• 55% of Hospitalized COVID Patients Still Had Symptoms at 2 Years | MedPage Today
    https://www.medpagetoday.com/infectiousdisease/covid19/98664

    “Regardless of initial disease severity, #COVID-19 survivors had longitudinal improvements in physical and mental health, with most returning to their original work within 2 years; however, the burden of symptomatic sequelae remained fairly high,” the group wrote. “COVID-19 survivors had a remarkably lower health status than the general population at 2 years.”

    […]

    Study limitations included the lack of a control group of hospital survivors with a respiratory infection other than COVID, so there was no way to tell if these abnormalities are specific to COVID. There may have also been participation bias, where participants with fewer symptoms might have been less likely to participate. Finally, the data came from a single center early in the pandemic, which may limit its generalizability.

    #séquelles

  • Après 37 jours de grève de la faim, le militant détenu en isolement Libre Flot a été libéré - Basta !
    https://basta.media/Libre-Flot-detention-preventive-isolement-greve-de-la-faim-association-de-m

    Florian D. était en détention provisoire et placé à l’isolement depuis décembre 2020. Il est suspecté d’association de malfaiteurs terroristes après son retour de Syrie où il a combattu Daesh aux côtés des Kurdes.

    (...) Selon Médiapart, le parquet national antiterroriste et le juge d’instruction en charge de cette affaire ne voulaient pas entendre parler d’une mise en liberté, pour « l’ordre public » et pour les nécessités de l’enquête. « La qualification terroriste empêche tout », confiaient lundi ses avocats.

    Tout s’accélère pourtant le lendemain. Face à son état de santé qui se détériore de jour en jour, le juge d’instruction accepte finalement sa demande de mise en liberté pour raisons médicales. Le mardi soir, à la suite de cette nouvelle, Libre Flot met un terme à sa grève de la faim. C’est libre qu’il a été transféré, ce jeudi en début d’après-midi, à l’hôpital de Villejuif (Val-de-Marne). Il a été accueilli dans un service de renutrition spécialisé. À la fin de son hospitalisation Florian D devrait rester en liberté sous bracelet électronique accompagné d’un contrôle judicaire strict, dans l’attente de son procès.

    « En novembre 2021, un juge de la détention et des libertés avait ordonné la réalisation de deux enquêtes de faisabilité de la libération. Elles ont été réalisées par le Service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP) et elles étaient toutes positives, avec des projets de sortie vérifiés et validés. À l’époque, ça n’avait rien changé, mais c’est un de ces projets avec travail et hébergement en dehors de son milieu familial que Florian va désormais pouvoir effectuer », expliquent ces deux avocats. Dans cette affaire, l’instruction est toujours en cours et le procès ne devrait pas avoir lieu avant début 2023, au plus tôt.

    #antiterrorisme #séquelles

  • Complications neurologiques et perte de matière grise : comment le Covid-19 affecte le cerveau

    De nombreuses recherches ont mis en évidence les conséquences cérébrales des formes sévères du Covid-19. Une étude britannique mesure cette fois les effets des formes légères, tant sur le volume de matière grise que sur les performances cognitives. Et ils sont importants.
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/03/15/comment-le-covid-19-affecte-le-cerveau_6117521_3244.html

    • Le Covid-19, une pathologie cérébrale ? La question peut paraître incongrue. En deux ans, le virus SARS-CoV-2, qui a touché 452 millions de personnes et déjà fait officiellement 6 millions de morts, a clairement affiché la couleur : c’est par le nez et par la gorge qu’il nous infecte ; par les poumons qu’il nous tue. En deux mots, une maladie respiratoire. Pourtant, plus le temps passe, plus les médecins et les chercheurs découvrent que le pathogène touche d’autres organes. Des atteintes des reins, du système digestif ou encore du cœur ont été mises en évidence. Mais c’est désormais et surtout les conséquences du Covid-19 sur le cerveau qui sont au centre de l’attention de plusieurs équipes à travers le monde.

      En janvier, Serena Spudich et Avindra Nath, respectivement chercheurs à l’université de Yale et aux Instituts américains de la santé, ont ainsi souligné, dans la revue Science, la « myriade de complications neurologiques manifestées au cours des phases sévères de la maladie ». Accident vasculaire cérébral, délire, inflammation cérébrale, encéphalopathie ou encore confusion et désordres neuromusculaires… La liste des pathologies observées qu’ils dressent est impressionnante. D’autant, insistent-ils, que « beaucoup des personnes qui subissent ces symptômes neurologiques ont moins de 50 ans et semblaient en bonne santé avant leur infection ».

      Mais ces formes sévères ne sont pas seules en cause. Les deux chercheurs rappellent ainsi les différents symptômes neurologiques et psychiatriques associés à ce que l’on nomme le « Covid long ». Difficultés de mémoire, de concentration, maux de tête, fatigue, altération du toucher « et, dans le pire des cas, délire et paranoïa ». « L’hétérogénéité de ces symptômes et la difficulté de distinguer ce qui relève directement du SARS-CoV-2 ou d’une pathologie préexistante aggravée par le virus pose un énorme défi de compréhension des mécanismes en jeu », écrivent-ils.

      Ils invitent également à se pencher sur les risques de voir le virus accélérer ou même déclencher des pathologies neurodégénératives telles Alzheimer et Parkinson chez les personnes âgées. Enfin, ils jugent nécessaire de suivre les conséquences à long terme des syndromes inflammatoires multiples pédiatriques (PIMS) observés chez certains enfants. « La portée complète des complications neurologiques à long terme de la maladie n’a pas encore été réalisée », concluent-ils.

      Une réduction importante de la matière grise

      Covid sévère, « Covid long », PIMS… Si les atteintes cérébrales touchent plusieurs catégories de personnes contaminées, du moins celles-ci semblaient-elles rester jusqu’ici minoritaires, constituées des cas les plus graves. Par ailleurs, les constats réalisés après coup n’offraient pas l’assurance qu’il s’agissait là de conséquences directes de l’infection. Peut-être le ver était-il déjà dans le fruit. Une étude britannique, publiée mardi 7 mars dans la revue Nature, lève ces deux réserves et noircit donc encore un peu le tableau.

      Réalisée par l’université d’Oxford, elle a suivi 785 personnes parmi les quelque 500 000 appartenant à la base de données UK Biobank. Toutes avaient subi un scanner cérébral et des examens cognitifs avant le début de la pandémie. Agées de 51 à 81 ans, 401 d’entre elles ont été contaminées par le SARS-CoV-2, avant de subir un second scanner, entre mars 2020 et avril 2021, en moyenne quatre mois et demi après leur infection. Parmi elles, seules 4 % ont été hospitalisées. Un échantillon témoin de 384 personnes non infectées, similaire en âge, sexe et facteurs de risque, a subi les mêmes examens.

      Cette étude dite longitudinale, capable de comparer la situation avant et après l’infection, portant, qui plus est, sur une grande majorité de Covid légers, éclaire donc la face jusqu’ici cachée du paysage. Et elle en dégage une image assez nette. En effet, le groupe des personnes contaminées présente une réduction plus importante du volume de matière grise, là où sont abrités les amas de corps cellulaires des neurones. Ce même groupe présente également une dégradation plus marquée des tissus cérébraux. Les scientifiques ont mesuré le phénomène. « Cela dépend des régions, mais, en moyenne, la quantité de tissu perdu ou endommagé est de 0,2 % à 2 % plus importante chez les personnes contaminées », indique Gwenaëlle Douaud, la première signataire de l’article.

      Pour mesurer la portée de ces chiffres, il faut savoir que passé 55 ans, chacun d’entre nous perd 0,2 % à 0,3 % de tissu cérébral chaque année. « Cela veut dire que l’infection a fait perdre en moins de six mois ce que l’on perd habituellement en près de dix ans, commente le neuroscientifique Pierre-Marie Lledo, directeur de recherche au CNRS et chef de l’unité perception et mémoire à l’Institut Pasteur, qui n’a pas participé à l’étude. Je ne m’attendais pas à un chiffre si important. »

      Les tests cognitifs ont confirmé les résultats de l’imagerie. Les personnes infectées ont montré un déclin plus important de leurs capacités à réaliser des tâches complexes. « L’effet apparaît plus marqué chez les personnes les plus âgées », précise Gwenaëlle Douaud. « C’est un peu comme si cette infection entraînait un vieillissement accéléré », résume Pierre-Marie Lledo.

      Portée dans le temps inconnue

      Face à de tels résultats, deux questions se posent immédiatement : d’une part, la cause, ou plus exactement la façon dont le virus s’attaque au cerveau. D’autre part, la conséquence à plus long terme, l’éventuelle réversibilité du phénomène. L’imagerie réalisée dans cette étude répond partiellement à la première interrogation. Les régions les plus endommagées chez les participants infectés sont celles connectées au cortex olfactif primaire. Or le Covid-19, on le sait, crée des perturbations importantes de l’odorat.

      L’étude ne disposait pas des données sur une éventuelle anosmie des individus suivis et n’a donc pas pu comparer celle-ci aux atteintes cérébrales. Mais les mécanismes de la perte d’odorat dans le Covid-19 avaient déjà été établis à l’été 2021 par l’équipe de Pierre-Marie Lledo. Dans un article publié dans Science Translational Medicine, elle avait montré, chez des patients anosmiques, comment le virus infectait les neurones sensoriels et provoquait une inflammation persistante des tissus et du système nerveux olfactif.

      Si la porte d’entrée semble établie, reste à savoir ce qui la franchit. « Il y a deux hypothèses, insiste Pierre-Marie Lledo. Soit c’est l’absence d’odorat qui entraîne une atteinte cérébrale, soit c’est le virus qui entre dans le cerveau. » La première semble assez naturelle. Le chercheur français la compare au « bras plâtré qui perd sa masse musculaire ». A l’inverse, les diverses analyses du liquide céphalorachidien chez des patients présentant des troubles neuropsychiatriques n’ont pas décelé d’ADN viral. Les autopsies conduites sur des victimes du Covid-19 pas davantage, les quelques exceptions se limitant à la région de l’odorat. En revanche, des examens de tissus cérébraux de patients vivants ont mis en évidence « des neuro-inflammations et des réponses immunitaires inappropriées », indique l’article publié en janvier par Science.

      Autant de conséquences dont on ignore pour le moment la portée dans le temps. Si l’on imagine une poursuite de la dégradation au-delà des quatre mois et demi observés dans l’étude britannique, on est facilement pris de frissons. « Mais il faut éviter la psychose, insiste Pierre-Marie Lledo. Ces régions sont extrêmement plastiques. Elles s’épaississent chez les parfumeurs et les atteintes à l’odorat sont souvent réversibles. » « Si la cause des atteintes cérébrales est la perte d’odorat, on peut espérer leur régression avec le retour de l’odorat, renchérit Gwenaëlle Douaud. Si c’est le virus ou la réaction immunitaire, les effets délétères devraient également diminuer à mesure que l’on s’éloigne de l’infection. » Le suivi de ces 785 volontaires devrait le confirmer.

      Nathaniel Herzberg

      #santé #covid-19 #cerveau #séquelles

  • World’s brightest x-rays reveal COVID-19’s damage to the body

    A new scanning technique delivers exquisitely detailed images—and could revolutionize the study of human anatomy.

    This HiP-CT scan reveals the vasculature within a lung lobe from a 54-year-old male who died of COVID-19. HiP-CT scans show that in severe COVID-19 cases, the lungs’ blood vessels are severely damaged: Here, airspaces are colored with cyan, open blood vessels are colored in red, and blocked, damaged blood vessels are colored in yellow.

    https://www.nationalgeographic.com/science/article/worlds-brightest-x-rays-reveal-covid-19-damage-to-the-body

    #covid #poumons #dommages #sequelles #imagerie_medicale #technologies #maladies_vasculaires

  • COVID-19 isn’t just a cold

    This thread is long, and hard to read - not just because of the technical language, but because “it’s just a cold,” “the vaccine protects me,” and “at least our children are safe” are comforting fairy tales.

    I wish they were true.

    This virus is like measles and polio: a virus with long-term impact.

    Even a “mild” case in a vaccinated individual can lead to long-term issues which cause a measurable uptick in all-cause mortality in the first 6 months, and get progressively worse with time.

    SARS-CoV-2 is a systemic disease which has multiple avenues to induce long-term impairment, attacking the brain, heart, lungs, blood, testes, colon, liver, and lymph nodes, causing persistent symptoms in more than half of patients by six months out.

    The CoVHORT study, limited to non-hospitalized patients in Arizona - “mild” cases - found a 68% prevalence of 1 or more Covid symptom after 30 days, rising to 77% after 60 days. (We will explore an explanation later).

    https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0254347

    To prevent panic, @CDCgov has been using the term “mild” to describe any case of COVID-19 which does not require hospitalization.

    #LongCOVID, however, is anything but “mild”, as the replies to @ahandvanish’s thread make heartbreakingly clear.

    https://twitter.com/ahandvanish/status/1423017721822949376

    A University of Washington study found that 30% of Covid patients had reduced Health Related Quality of Life, with 8% of the patients limited in routine daily activities.

    https://jamanetwork.com/journals/jamanetworkopen/fullarticle/2776560

    These patients are struggling with real physical issues.

    This Yale study demonstrated reduced aerobic capacity, oxygen extraction. and ventilatory efficiency in “mild” COVID patients even after recovery from their acute infection.

    https://journal.chestnet.org/article/S0012-3692(21)03635-7/abstract

    It’s also a vascular disease. A Columbia study found “significantly altered lipid metabolism” during acute disease, which “suggests a significant impact of SARS-CoV-2 infection on red blood cell structural membrane homeostasis.”

    https://pubs.acs.org/doi/full/10.1021/acs.jproteome.0c00606

    Oregon Health & Science University found that “symptomatic or asymptomatic SARS-CoV-2 infection is associated with increased risk of [fatal] cardiovascular outcomes and has causal effect on all-cause mortality.”

    https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2021.12.27.21268448v1

    Let’s review: SARS-CoV-2 causes an increase in mortality and reduced aerobic capacity even after asymptomatic cases, and remains in the body months after the initial infection.

    No, it’s not “just a cold.”

    But we’re just getting started. It gets worse. Way worse.

    The virus appears to be able to cross the blood-brain barrier and cause significant neurological damage.

    The ability of the spike protein to cross the blood-brain barrier was demonstrated in mice at the University of Washington.

    https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33328624

    A joint study by Stanford and Germany’s Saarland University found inflammation in the brain, and “show[ed] that peripheral T cells infiltrate the parenchyma.”

    https://www.nature.com/articles/s41586-021-03710-0

    For context, the parenchyma is the functional tissue of the brain - your neurons and glial cells. It isn’t normally where T cells are:

    “In the brain of healthy individuals, T cells are only present sporadically in the parenchyma.”

    https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6751344

    The Stanford study also discovered microglia and astrocytes which displayed “features .. that have previously been reported in human neurodegenerative disease.”

    Post-mortem neuropathology in Hamburg, Germany found “Infiltration by cytotoxic T lymphocytes .. in the brainstem and cerebellum, [with] meningeal cytotoxic T lymphocyte infiltration seen in 79% [of] patients.”

    https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1474442220303082#

    An autopsy of a 14-month-old at Brazil’s Federal University of Rio de Janeiro found that “The brain exhibited severe atrophy and neuronal loss.”

    https://www.thelancet.com/journals/lanam/article/PIIS2667-193X(21)00038-7/abstract

    The UK Biobank COVID-19 re-imaging study compared before and after images of “mild” cases, and found “pronounced reduction in grey matter” and an “increase of diffusion indices, a marker of tissue damage” in specific regions of the brain.

    https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2021.06.11.21258690v3

    That seems to explain why there is evidence of persistent cognitive deficits in people who have recovered from SARS-CoV2 infection in Great Britain.

    https://www.thelancet.com/journals/eclinm/article/PIIS2589-5370(21)00324-2/fulltext

    Also worrisome are syncytia, where an infected cell extrudes its own spike protein and takes over its neighbors, fusing together to create a large multi-nucleus cell.

    Delta’s particular aptitude for this may partly explain its severity.

    https://www.news-medical.net/news/20211006/SARS-CoV-2-emerging-variants-display-enhanced-syncytia-formation.aspx

    And, yes, syncytia formation can happen in neurons. For our visual learners, here is video of syncytia and apoptosis (cell death) in a (bat) brain:

    https://twitter.com/nytimes/status/1429604323047133185

    Luckily, the University of Glasgow found that “Whilst Delta is optimised for fusion at the cell surface, Omicron .. achieves entry through endosomal fusion. This switch .. offers [an] explanation for [its] reduced syncytia formation.”

    https://www.gla.ac.uk/media/Media_829360_smxx.pdf

    If you’re interested in further understanding the host of neurological symptoms and the mechanisms underlying them, this Nature article is an excellent primer:

    https://www.nature.com/articles/d41586-021-01693-6

    Let’s review: SARS-CoV-2 can cross the blood-brain barrier, and even “mild” or asymptomatic cases can cause loss of neurons and persistent cognitive defects?

    That doesn’t sound “mild” to me; I like my brain.

    But it keeps getting worse.

    The brain isn’t the only organ affected: Testicular pathology has found evidence of “SARS-Cov-2 antigen in Leydig cells, Sertoli cells, spermatogonia, and fibroblasts” in post-morten examination.

    https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/andr.13073

    A Duke pathology study in Singapore “detected SARS-CoV-2 .. in the colon, appendix, ileum, haemorrhoid, liver, gallbladder and lymph nodes .. suggesting widespread multiorgan involvement of the viral infection.”

    https://gut.bmj.com/content/gutjnl/early/2021/06/13/gutjnl-2021-324280.full.pdf#page1

    The same study found “evidence of residual virus in .. tissues during the convalescent phase, up to 6 months after recovery, in a non-postmortem setting,” suggesting that “a negative swab result might not necessarily indicate complete viral clearance from the body.”

    It also causes microclots: “Fibrin(ogen) amyloid microclots and platelet hyperactivation [were] observed in [Long COVID] patients,” in this work by Stellenbosch University of South Africa, which also explored potential treatments.

    https://www.researchsquare.com/article/rs-1205453/v1

    Let’s review - SARS-CoV2 attacks our veins, blood, heart, brain, testes, colon, appendix, liver, gallbladder and lymph nodes?

    No, it’s not “just a respiratory virus”.

    Not even close.

    There are also immunology implications:

    Johns Hopkins’ @fitterhappierAJ found that “CD95-mediated [T cell] differentiation and death may be advancing T cells to greater effector acquisition, fewer numbers, and immune dysregulation.”

    https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fimmu.2020.600405/full

    This Chinese military study of the initial Wuhan outbreak concluded that “T cell counts are reduced significantly in COVID-19 patients, and the surviving T cells appear functionally exhausted.”

    https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fimmu.2020.00827/full

    The study authors went on to warn, “Non-ICU patients with total T cells counts lower than 800/μL may still require urgent intervention, even in the immediate absence of more severe symptoms due to a high risk for further deterioration in condition.”

    Those warnings have since been proven by discovery of autoimmune features.

    This study of 177 Los Angeles healthcare workers found that all had persistent self-attacking antibodies at least 6 months after infection, regardless of illness severity.

    https://translational-medicine.biomedcentral.com/articles/10.1186/s12967-021-03184-8

    In the words of T-cell immunologist Dr. Leonardi (@fitterhappierAJ)

    https://twitter.com/fitterhappierAJ/status/1475227891034210314

    This Kaiser Permanente S.California study found that, although natural immunity provided substantial protection against reinfection, “Hospitalization was more common at suspected reinfection (11.4%) than initial infection (5.4%).”

    https://www.clinicalmicrobiologyandinfection.com/article/S1198-743X(21)00422-5/abstract

    In fact, remember those cytokine storms? It turns out that even that even severe COVID-19 may not be a viral pneumonia, but an autoimmune attack of the lung.

    https://twitter.com/DaveLeeERMD/status/1413816137570205697

    Let’s review - it’s autoimmune: SARS-CoV2 convinces our body to attack itself.

    That might explain why the Arizona study saw more symptoms after 60 days than at 30 days.

    It also means “natural immunity” isn’t something to count on.

    But if you’re counting on vaccination to feel safe, there’s even more bad news.

    A study of Israel healthcare workers found that “Most breakthrough cases were mild or asymptomatic, although 19% had persistent symptoms (>6 weeks).”

    https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa2109072

    Perhaps the most terrifying study is from Oxford University, which examined the effects of vaccination on long COVID symptoms, because not only did it find that vaccination does not protect against Long Covid, but that Long Covid symptoms become more likely over time:

    In the words of the study authors, “vaccination does not appear to be protective against .. long-COVID features, arrhythmia, joint pain, type 2 diabetes, liver disease, sleep disorders, and mood and anxiety disorders."

    https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2021.10.26.21265508v3

    “The narrow confidence intervals rule out the possibility that these negative findings are merely a result of lack of statistical power. The inclusion of death in a composite endpoint with these outcomes rules out survivorship bias as an explanation.”

    That finding contradicts the findings from the UK Zoe app study, which found that “the odds of having symptoms for 28 days or more after post-vaccination infection were approximately halved by having two vaccine doses.”

    https://www.thelancet.com/journals/laninf/article/PIIS1473-3099(21)00460-6/fulltext

    However, the structural limitations of the Zoe study - discussed in detail by @dgurdasani1 in the linked thread - may explain why it is particularly susceptible to bias against detecting a progressive degenerative condition.

    https://twitter.com/dgurdasani1/status/1422802883632893952

    Let’s review: we’ve now shown that vaccination appears to offer no protection against the long-term autoimmune effects of COVID - which we know causes T-cells to attack the lungs, and can cause T-cells to enter the brain.

    Why are we letting this run wild?!

    You may think, at least our children are safe.

    They are not.

    The CDC is tracking incidence of a life-threatening multisystem inflammatory syndrome in children following an acute COVID-19 infection, with 5,973 cases as of November 30, 2021.

    https://covid.cdc.gov/covid-data-tracker/#mis-national-surveillance

    Children also suffer from Long Covid.

    “More than half [of pediatric patients] reported at least one persisting symptom even 120 days [after] COVID-19, with 42.6% impaired by these symptoms during daily activities.”

    https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2021.01.23.21250375v1

    Focusing exclusively on pediatric deaths is vastly underselling the danger to children.

    Anybody telling you that SARS-CoV-2 is “just a cold” or “safe for children” is lying to you. They are ignoring the massive body of research that indicates that it is anything but.

    Since our vaccines don’t stop transmission, and don’t appear to stop long-term illness, a “vaccination only” strategy is not going to be sufficient to prevent mass disability.

    This isn’t something we want to expose our kids to.

    Let’s review: even for children and vaccinated people, a “mild” case of COVID causes symptoms that point to long-term autoimmune issues, potentially causing our own body to attack our brains, hearts, and lungs.

    Scared? Good.

    Now we’re ready to get to work.

    “This is the virus most Americans don’t know. We were born into a world where a virus was a thing you got over in a few weeks.” — @sgeekfemale, to whom I owe a “thank you” for her editing assistance on this thread.

    The viruses they know in Kolkota, Kinshasa, and Wuhan are different: dangerous, lethal beasts.

    Since 2020, the field has been leveled. Willing or no, we’ve rejoined the rest of the world. We are, all of us, vulnerable in the face of an unfamiliar threat.

    The first step is acknowledging the threat.

    That means acknowledging that our response has been woefully inadequate, and that is going to be uncomfortable.

    The thought that we could have prevented this, but didn’t, will feel unconscionable to some.

    The knowledge that we could start preventing this today, but haven’t, is unconscionable to me.

    https://twitter.com/IanRicksecker/status/1426584062827712512

    It’s time to quit pretending “it’s just a cold,” or that there is some magical law of viruses that will make it evolve to an acceptable level.

    There’s no such law of evolution, just wishful thinking, easily disproven by:

    Ebola. Smallpox. Marburg. Polio. Malaria.

    There are things we can do to reduce our individual risk, immediately.

    That starts with wearing a good mask - an N95 or better - and choosing to avoid things like indoor dining and capacity-crowd stadiums.

    https://twitter.com/LazarusLong13/status/1440398111445188618

    This isn’t a choice of “individual freedom” vs “public health”. It isn’t “authoritarian” to ask people to change their behavior in order to save lives.

    https://www.thehastingscenter.org/individual-freedom-or-public-health-a-false-choice-in-the-covid-e

    As Arnold @Schwarzenegger argued so convincingly in @TheAtlantic, it is our patriotic duty:

    “Generations of Americans made incredible sacrifices, and we’re going to throw fits about putting a mask over our mouth and nose?”

    https://www.theatlantic.com/ideas/archive/2021/08/schwarzenegger-schmuck-mask-vaccines/619746

    “Those who would sacrifice essential liberty for a little bit of temporary security deserve neither!”

    What is the essential liberty here?

    It is the liberty to be able to breathe clean air, to live our lives without infecting our families and risking disability.

    To get there, we need to listen to our epidemiologists and public health experts - the ones who have been trying to tell us this since the beginning:

    https://twitter.com/EpiEllie/status/1444088804961304581

    It is time — long past time — to give up on the lazy fantasy that we can let it become “endemic” and “uncontrolled” because it inconveniences us, because it is killing our political opponents, or because the virus will magically evolve to some “mild” state.

    It is time — long past time — to begin controlling this virus.

    It’s possible: Japan, New Zealand, and South Korea have done it.

    It saves lives:

    It’s even good for the economy:

    “Globally, economic contraction and growth closely mirror increases and decreases in COVID-19 cases... Public health strategies that reduce SARS-CoV-2 transmission also safeguard the economy.”

    https://bmcinfectdis.biomedcentral.com/articles/10.1186/s12879-021-06357-4

    It’s time.

    https://threadreaderapp.com/thread/1478611650760437765.html

    sur twitter :
    https://twitter.com/IanRicksecker/status/1478611650760437765

    #long-covid #covid-19 #coronavirus #covid_long #long_covid #séquelles #post-covid

  • Il faut en finir, en France, avec le mythe de l’enfant non concerné par le Covid-19 - L’Express
    https://www.lexpress.fr/actualite/idees-et-debats/il-faut-en-finir-en-france-avec-le-mythe-de-l-enfant-non-concerne-par-le-co

    Les infections, même asymptomatiques, peuvent avoir des conséquences à long terme. Les preuves de séquelles neurologiques, de phénomènes qui pourraient prédisposer certains malades à développer des troubles neurodégénératifs, voire des démences, s’accumulent. Focaliser sur le taux de mortalité, c’est ignorer le risque d’handicap ou de dommages aux organes chez les survivants, qui peuvent compromettre la qualité et l’espérance de vie des plus jeunes. Enfin, minimiser l’impact sur les enfants par une comparaison avec les adultes est un biais cognitif dont les experts devraient s’affranchir et les parents se préoccuper : savoir que "très peu d’enfants en mourront", comme a déclaré la présidente de la SFP, ou faire l’hypothèse que les "Covid longs" seront plus rares que chez l’adulte, (...)

    #covid19

  • Twelve-month systemic consequences of #COVID-19 in patients discharged from hospital: a prospective cohort study in Wuhan, China | Clinical Infectious Diseases | Oxford Academic
    https://academic.oup.com/cid/advance-article/doi/10.1093/cid/ciab703/6352408

    Conclusions

    Physiological, laboratory, radiological or electrocardiogram abnormalities, particularly those related to renal, cardiovascular, liver functions are common in patients who recovered from COVID-19 up to 12months post-discharge.

    #séquelles #covid_long #long_covid #post_covid

  • Suivi des patients ayant survécu après une hospitalisation pour #covid-19

    1-year outcomes in hospital survivors with #COVID-19: a longitudinal cohort study - The Lancet
    https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(21)01755-4/abstract

    Findings

    1276 COVID-19 survivors completed both visits [6 months, 12 months]. The median age of patients was 59·0 years (IQR 49·0–67·0) and 681 (53%) were men. The median follow-up time was 185·0 days (IQR 175·0–198·0) for the 6-month visit and 349·0 days (337·0–361·0) for the 12-month visit after symptom onset. The proportion of patients with at least one sequelae symptom decreased from 68% (831/1227) at 6 months to 49% (620/1272) at 12 months (p<0·0001). The proportion of patients with dyspnoea, characterised by mMRC score of 1 or more, slightly increased from 26% (313/1185) at 6-month visit to 30% (380/1271) at 12-month visit (p=0·014). Additionally, more patients had anxiety or depression at 12-month visit (26% [331/1271] at 12-month visit vs 23% [274/1187] at 6-month visit; p=0·015). No significant difference on 6MWD was observed between 6 months and 12 months. 88% (422/479) of patients who were employed before COVID-19 had returned to their original work at 12 months. Compared with men, women had an odds ratio of 1·43 (95% CI 1·04–1·96) for fatigue or muscle weakness, 2·00 (1·48–2·69) for anxiety or depression, and 2·97 (1·50–5·88) for diffusion impairment. Matched COVID-19 survivors at 12 months had more problems with mobility, pain or discomfort, and anxiety or depression, and had more prevalent symptoms than did controls.

    Interpretation

    Most COVID-19 survivors had a good physical and functional recovery during 1-year follow-up, and had returned to their original work and life. The health status in our cohort of COVID-19 survivors at 12 months was still lower than that in the control population.

    #séquelles

    • Understanding #long_COVID: a modern medical challenge - The Lancet
      https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(21)01900-0/abstract

      Most evidence about long COVID has been limited and based on small cohorts with short follow-up. However, in The Lancet, Lixue Huang and colleagues report 12-month outcomes from the largest longitudinal cohort of hospitalised adult survivors of COVID-19 so far. Including adults (median age 59 years) discharged from Jin Yin-tan Hospital in Wuhan, China, this study advances our understanding of the nature and extent of long COVID.

      At 1 year, COVID-19 survivors had more mobility problems, pain or discomfort, and anxiety or depression than control participants (matched community-dwelling adults without SARS-CoV-2 infection). Fatigue or muscle weakness was the most frequently reported symptom at both 6 months and 12 months, while almost half of patients reported having at least one symptom, such as sleep difficulties, palpitations, joint pain, or chest pain, at 12 months. The study shows that for many patients, full recovery from COVID-19 will take more than 1 year, and raises important issues for health services and research.

      First, only 0·4 of patients with COVID-19 said that they had participated in a professional rehabilitation programme. The reason for such low use of rehabilitation services is unclear, but poor recognition of long COVID and lack of clear referral pathways have been common problems worldwide. Second, the effect of long COVID on mental health warrants further and longer-term investigation. The proportion of COVID-19 survivors who had anxiety or depression slightly increased between 6 months and 12 months, and the proportion was much greater in COVID-19 survivors than in controls. Third, the outcomes from this cohort cannot be generalised to other populations—eg, patients not admitted to hospital, younger people, and those from racially minoritised and other disadvantaged groups who have been disproportionately affected by the pandemic. Research in these populations needs to be prioritised urgently.

      #covid_long #post_covid

  • No Long-term CV Impact With Mild #COVID-19, Two New Studies Reassure
    https://www.tctmd.com/news/no-long-term-cv-impact-mild-covid-19-two-new-studies-reassure

    Mild cases of COVID-19 that do not require hospitalization are unlikely to have any lasting cardiovascular effect on otherwise healthy individuals, a study of British healthcare workers suggests. Published the same week, the latest in a series of analyses looking at college athletes who recovered from mild COVID also found no evidence of cardiac damage on imaging.

    Sources :

    Joy G, Artico J, Kurdi H, et al. Prospective case-control study of cardiovascular abnormalities 6 months following mild COVID-19 in healthcare workers. J Am Coll Cardiol Img. 2021;Epub ahead of print.

    Berry C, Mangion K. Cardiovascular complications are very uncommon in healthcare workers with mild or asymptomatic COVID-19 infection. J Am Coll Cardiol Img. 2021;Epub ahead of print.

    Hendrickson BS, Stephens RE, Chang JV, et al. Cardiovascular evaluation after COVID-19 in 137 collegiate athletes: results of an algorithm-guided screening. Circulation. 2021;143:1926-1928.

    #séquelles

    Reste à savoir ce qu’il se passe chez ceux qui ont eu une atteinte du myocarde pendant l’infection.

  • 3-month, 6-month, 9-month, and 12-month respiratory outcomes in patients following COVID-19-related hospitalisation : a prospective study - The Lancet Respiratory Medicine
    https://www.thelancet.com/journals/lanres/article/PIIS2213-2600(21)00174-0/abstract

    Il s’agit de patients sans co-morbidité et n’ayant pas eu besoin d’intubation avec ventilation assistée

    #COVID-19 : Les poumons en soufflent encore un an plus tard | santé log
    https://www.santelog.com/actualites/covid-19-les-poumons-en-soufflent-encore-un-plus-tard

    Les chercheurs britanniques avec leurs collègues de Wuhan, ont enquêté sur le cours naturel de la guérison d’une pneumonie sévère associée au COVID-19 sur une durée d’1 an après l’hospitalisation, chez 83 patients recrutés à leur sortie de l’hôpital et évalués à 3,6 et 12 mois. Chaque évaluation comprenait des mesures du fonctionnement des poumons, une tomodensitométrie et un test de marche. Cette analyse montre :
     
    [...]

    – à 12 mois, la majorité des patients se sont complètement rétablis,
    – cependant, 5% des patients signalent encore un essoufflement ;
    – un tiers des participants présentent toujours une fonction pulmonaire réduite, en particulier en termes de transfert de l’oxygène des poumons dans le sang – un symptôme plus fréquemment observé chez les femmes que chez les hommes ;
    – chez 25% des patients, le scanner détecte des zones anormales dans les poumons, en particulier chez les patients ayant développé les complications pulmonaires les plus sévères.

    #évolution #séquelles

  • High-dimensional characterization of post-acute sequalae of COVID-19 | Nature
    https://www.nature.com/articles/s41586-021-03553-9

    #COVID-19 : De multiples #séquelles à long terme, un risque de décès accru | santé log
    https://www.santelog.com/actualites/covid-19-de-multiples-sequelles-long-terme-un-risque-de-deces-accru

    Cette nouvelle étude révèle la prévalence élevée de ces #COVID_longs, y compris chez des personnes n’ayant développé que des formes légères de la maladie.

    [...]

    Cette analyse très exhaustive révèle le fardeau énorme qui va peser sur la population mondiale dans les années à venir. Il s’agit du suivi des données de plus de 87.000 patients COVID-19 et de près de 5 millions de témoins. Cette large étude « démontre que jusqu’à 6 mois après le diagnostic, le risque de décès après même un cas bénin de COVID-19, n’est pas anodin et augmente avec la sévérité de la maladie », résume l’auteur principal, le Dr Ziyad Al-Aly, MD, professeur de médecine.

  • #Covid-19 : « La #réanimation est une spécialité médicale qu’il est difficile de maîtriser en quelques mois »
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/02/covid-19-la-reanimation-est-une-specialite-medicale-qu-il-est-difficile-de-m

    Alors que le nombre de malades du Covid-19 en réanimation a de nouveau augmenté jeudi, avec plus de 5 100 personnes hospitalisées, le ministre de la santé, Olivier Véran, a annoncé attendre un pic d’ici à la fin du mois d’avril. Quelle est la situation concrète pour les soignants ? Comment travaille le personnel dans les services de réanimation ? Professeur de médecine intensive-réanimation à l’hôpital Avicenne de Bobigny (Seine-Saint-Denis), Stéphane Gaudry a répondu à vos questions.

    Camille : Les mesures prises par l’exécutif vous paraissent-elles suffisantes ? Surtout, trois semaines suffiront-elles ?

    Il est difficile d’anticiper l’efficacité de mesures dont l’application dépendra de notre capacité collective à comprendre [mal barré au vu de l’info publique disponible] la gravité de la situation. D’un point de vue strictement sanitaire, il aurait été préférable de prendre des mesures plus restrictives. La durée minimale de ce type de mesures est de quatre semaines, si toutefois l’objectif est purement sanitaire. Je comprends qu’il y ait d’autres priorités, mais la situation actuelle dans les hôpitaux est très préoccupante.

    Statisticken amateur : On lit partout que la moyenne d’âge des personnes hospitalisées en soins intensifs a baissé. Cela est-il lié à la vaccination de nos aînés ? Qu’en est-il du nombre absolu de patients en soins intensifs ?

    L’âge a baissé en grande partie parce que le nombre de contaminations a surtout augmenté dans la tranche d’âges des 20-60 ans. L’efficacité de la vaccination est aussi une raison pour les tranches au-delà de 75 ans. Pour le nombre de patients en unités de soins intensifs, il a dépassé depuis plusieurs jours les capacités habituelles de la région Ile-de-France.

    Sophie : Y a-t-il beaucoup de femmes enceintes atteintes du Covid-19 en réanimation ?

    Un certain nombre de femmes enceintes sont hospitalisées en réanimation. Elles peuvent développer une forme grave du Covid-19, mais c’est moins notable que pendant l’épidémie de grippe A(H1N1), où la proportion de femmes enceintes était marquante.

    Sansdessousdessous : Quelles sont les #séquelles laissées par la réanimation chez les patients ? Combien de temps les patients ont-ils besoin pour retrouver l’ensemble de leurs capacités ?

    Les séquelles de la réanimation sont physiques (fatigue, diminution de la mobilité…) et psychiques (syndrome post-traumatique). En dehors du Covid-19, 50 % des patients qui passent par la réanimation n’ont pas repris leur activité professionnelle douze mois après. C’est probablement [?!!!!] pour cela que l’objectif doit [devrait !] être de limiter les arrivées en réanimation plutôt que d’augmenter le nombre de lits [ce ou bien ou bien_ lamentable]_

    Cam : Combien de #soignants faut-il pour un seul patient en réanimation ? Est-ce différent des autres services ?

    Oui, c’est très différent des autres services. Il faut deux infirmières de réanimation pour cinq patients, alors qu’en service conventionnel une infirmière s’occupe de dix patients. [seulement ! c’est un scandale] Les lits de réanimation étant ouverts vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept, il faut embaucher entre cinq et six infirmiers ou infirmières pour ouvrir trois lits de réanimation. D’où la difficulté d’ouvrir des lits de réanimation à moyens constants de ressources humaines.

    Astien : Combien gagnent une infirmière, un interne et un médecin en réanimation ?

    Après un bref sondage dans le service de réanimation, en début de carrière, une infirmière gagne 1 600 euros net. Un interne gagne environ 1 600 euros net, hors garde, auquel s’ajoutent 100 euros par garde. Les jeunes médecins gagnent 2 600 euros net, hors garde. La garde d’un médecin senior est payée 17 euros l’heure.

    Arthur : Quand vous parlez de réanimation, est-ce que cela signifie intubation ?

    Certains malades (une proportion minoritaire) qui sont en réanimation ne sont pas intubés. Ils reçoivent des quantités extrêmement importantes d’oxygène (on parle d’oxygénothérapie à haut débit). Leur situation, très précaire, peut se dégrader à tout moment et ceci justifie leur hospitalisation en réanimation.
    Certains patients plus stables, et recevant malgré tout de grandes quantités d’oxygène, sont hospitalisés dans des services intermédiaires afin de laisser des places en réanimation. Plus la situation se dégrade sur le plan épidémique, plus nous sommes obligés de laisser des patients en situation précaire en dehors de la réanimation.

    Bob : Ne peut-on pas former à la réanimation des médecins d’autres spécialités pour rapidement accroître nos capacités en réa ?

    Des médecins d’autres spécialités viennent nous aider à la prise en charge des patients atteints d’une forme grave de la maladie. Néanmoins, la réanimation est une spécialité médicale qu’il est difficile de maîtriser en quelques mois – la formation dure cinq ans après les six années d’étude de médecine, soit onze ans. On peut accepter que des non-spécialistes prennent en charge les malades graves, mais il faut avoir conscience que cela se fera au dépend de la qualité du soin donné à un patient dont la vie est en danger.

    Florence : Quelles sont actuellement les chances de survie d’un patient admis en réanimation pour Covid-19 ?

    Actuellement, 25 % à 30 % des patients atteints du Covid-19 qui sont admis en réanimation meurent. Cette mortalité est comparable aux pneumonies graves (autres que le Covid-19) admises en réanimation. La mortalité dépend, bien entendu, de l’âge et de l’état général du patient.

    Actu : Quelle est la proportion de personnes en surpoids ou obèses en réanimation ? Et quel est l’écart avec la proportion de ces personnes dans la population française ? En quoi cela représente-t-il un surrisque ?

    La proportion de personnes obèses hospitalisées pour une forme grave du Covid-19 en réanimation est d’environ 40 %, pour 17 % dans la population générale en France.

    Ornella : Les patients Covid de réanimation décèdent-ils tous de pneumopathie ? Ou quelles sont les autres causes de décès ?

    Dans ses formes graves, le Covid-19 est une pathologie touchant préférentiellement le poumon, mais pouvant également atteindre d’autres organes, comme le cœur, les reins ou le cerveau. En réanimation, les patients meurent de défaillances multi-organes. La défaillance respiratoire (pneumonie grave) est, dans la grande majorité des cas, au premier plan.

  • Frontiers | Neuropsychiatric and Cognitive Sequelae of COVID-19 | Psychology
    https://www.frontiersin.org/article/10.3389/fpsyg.2021.577529/full

    #COVID-19 : Des #séquelles cognitives et psychologiques chez 20% des survivants | santé log
    https://www.santelog.com/actualites/covid-19-des-sequelles-cognitives-et-psychologiques-chez-20-des-survivants

    Cette revue de la littérature menée par l’Université d’Oxford Brookes (UK) confirme qu’une grande proportion des survivants de formes sévères du COVID-19 sera affectée par des complications neuropsychiatriques et cognitives. Si les études révèlent au fil du temps l’ampleur considérable des conséquences psychologiques de la crise et des mesures associées, peu de données ont encore été publiées sur les séquelles cognitives de la maladie. Cet examen de psychologues et de psychiatres de l’Oxford Health NHS Foundation Trust confirme la prévalence dans de nombreux cas de troubles cognitifs et de problèmes de santé mentale à long terme.

    #post-covid #covid_long #neurologie #psychiatrie

  • Le coronavirus ne sera pas vaincu d’ici la fin de l’année, selon l’OMS
    https://www.bfmtv.com/sante/le-coronavirus-ne-sera-pas-vaincu-d-ici-la-fin-de-l-annee-selon-l-oms_AD-2021

    L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a jugé lundi irréaliste de penser que l’humanité sera débarrassée du Covid-19 d’ici la fin de l’année.

    Sauf en France, où tout sera terminé au mois de mai, avec les beaux jours et la vaccination des vieux.

    • Dans une publication de France TV Info du 18/02, Un certain Didier Pittet, président de la mission indépendante nationale sur l’évaluation de la gestion de la crise Covid-19 en France prétendait qu’on devrait « vivre avec le virus » jusqu’à l’été 2022 et qu’à partir de là, « tout serait plus facile » ...

      https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/vaccin/video-covid-19-probablement-qu-a-l-ete-2022-tout-sera-beaucoup-plus-fac

      Mais aussi la transcription par Le Temps d’un « clavardage » entre l’infectiologue et le public.

      https://www.letemps.ch/evenements/didier-pittet-revenir-une-vie-normale-ne-sera-probablement-cas-lete-2022

      Dans une réponse donnée, on peut lire que :

      Une fois que les personnes vulnérables seront vaccinées, il est certain que le risque que ces personnes décèdent sera nettement diminué, voire supprimé. On pourra alors se permettre d’alléger considérablement les mesures, tout en laissant circuler le virus (car il ne disparaîtra de toute façon jamais). Certaines personnes vulnérables le resteront. Ceci dit, progressivement, avec l’immunité de population qui augmentera, la circulation deviendra faible, et donc avec un risque minimal pour la population.

      Problèmes soulevés par ce propos :
      - Si on vaccine prioritairement les personnes « vulnérables », càd âge élevé et/ou avec comorbidités aggravantes en cas d’infection au SARS CoV-2, on fera certes baisser les décès dans cette catégorie de population. Par contre en laissant tous les autres sans vaccin, on les laisse exposé·es à une probable contamination surtout dans leurs lieux de travail, dans les transports en commun, ou dans les établissements scolaires. En fait dans des lieux fermés où l’air est confiné et qui accueillent un grand nombre de personnes. Donc, le virus pourra continuer à se propager, entraînant son lot de nuisance chez les non-vacciné·es.

      - Croire en une immunité de groupe ? Il est fort probable que cette dernière soit sera de courte durée, soit ne concernera qu’un nombre limité de personnes immunisées dans un instant T puisque l’infection par ce virus (comme celui de la grippe d’ailleurs) ne confère pas une immunité durable.

      - Croire que la vaccination renforcerait l’immunité de groupe ? Comme tous les virus, il a une fâcheuse tendance compulsive à muter (comme les virus de la grippe). Donc nécessité de prévoir une production de vaccins adaptés au fil des saisons. Et quand on voit les difficultés qu’ont certains pays à se fournir en doses vaccinales, ça ne va aller tout seul.

      – Apparemment, on fait l’hypothèse que la réactivation de l’épidémie pourrait prendre un caractère saisonnier (comme pour la grippe). Bien que la vaccination antigrippale se soit développée, cela n’a pas empêché certain·es de tomber gravement malade. Sauf que l’infection par SARS CoV 2 a des effets potentiellement plus destructeurs qu’un banale grippette.

      Conclusion (en ce qui me concerne) : je ne suis pas prêt à me laisser démasquer principalement dans des lieux où il y a foule.
      Après, dans mes relations avec ma famille ou mes amis, ben... j’avoue que je me conforme aux exigences de chacun·e et que, lorsqu’on m’envoie un signal de tolérance, j’ai tendance, malgré le risque, à tomber le masque. Pas simple, non ?

      Et ces questions concernent surtout celles et ceux qui comme moi ne sont pas encore concerné·es par la vaccination.

    • Il a surtout mis sous le boisseau les #covid_longs et les #séquelles. Une part conséquente (et encore à quantifier) des personnes qui ont été contaminées (indépendamment de l’âge, des facteurs de risque, de la condition physique et même de l’expression de symptômes) se retrouvent avec des liaisons pulmonaires et/ou cardiaques et/ou cérébrales qui les handicapent à long terme (sans que l’on puisse savoir s’il y a possibilité de récupération).

      Cette question des séquelles est centrale et à elle seule nécessite une politique de #suppression du virus   : aucun système de santé, aucune organisation sociale ne va pouvoir encaisser des centaines de milliers de personnes rendues invalides par la maladie.

      Et effectivement, il y a toujours le problème des #mutations.

      #covidiots

  • #Long_covid

    Les poumons sont l’organe cible de l’infection par le SRAS-CoV-2, et facteur pronostic évident.

    MAIS le virus peut se propager à de nbx organes :
    le cœur, les vaisseaux sanguins, les reins, l’intestin et le cerveau ...

    Des #symptômes persistants sont signalés après la phase aigue du COVID-19, y compris chez les personnes qui souffrent initialement d’une maladie légère.
    –au delà de 12 semaines
    –10-20% des infectés (?)
    Une approche multidisciplinaire est nécessaire

    https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7287410

    on sait déja que
    les coronavirus (SARS COV 1 et MERS-CoV)
    Double triangle pointant vers la droite
    Double triangle pointant vers la droite
    persistance de symptômes débilitants

    cf altération des scores de qualité de vie, de santé mentale, à 1 an ds une cohorte canadienne infectée en 2003

    Tansey et al. Arch Intern Med. 2007 ;167(12):1312-1320

    Quels sont les symptômes persistants après COVID 19 ?
    La Cohorte COVICARE suisse a suivi 669 patients ambulatoires entre le 18 mars et le 15 mai.

    https://twitter.com/Hopitaux_unige/status/1329386439335845892

    https://www.youtube.com/watch?v=aIcag7-8SMM&feature=youtu.be

    Parmi eux, 1/3 souffraient toujours de symptômes à 30-45 jours de l’infection initiale. Parmi les signes les plus fréquents : fatigue, dyspnée, dysosmie/dysgueusie

    https://www.acpjournals.org/doi/10.7326/M20-5926

    mais ATTENTION.

    Il ne faut pas confondre les
    1-symptômes dûs à 1 inflammation chronique persistante
    2- conséquences (csq) des dommages aux organes (lésions de la phase aiguë au cœur / poumon/ cerveau/ reins)

    3- Csq aspécifiques de l’hospitalisation/immobilisation par la maladie/isolement social/SSPT
    4- Effets du déconditionnement périphérique lié au confinement et/ou à la maladie elle-même

    Long covid could be 4 different syndromes, review suggests

    https://www.bmj.com/content/371/bmj.m3981

    D’ailleurs à quoi seraient dus les symptômes persistants :
    – persistance du virus dans l’organisme / les organes ?
    – réinfection ?
    – dysfonction immunitaire ( système immunitaire affaibli ou surstimulé ) ?
    On ne sait pas exactement (cf SARS)
    https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/21435231

    Les complications physiques évidentes sont de toutes façons prises en compte en sortie d’hospitalisation. Cela dirigera les patients vers un SSR (quand ils sont dénutris, ont une atteinte neuromusculaire séquellaire...)
    HAS : https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2020-06/rr_parcours_covid_parcours_de_readaptation_du_patient_covid_-_domicile_mel

    un bilan fonctionnel respiratoire complet est déjà recommandé pour évaluer les séquelles respiratoires (fibrose post SDRA), trois mois après la sortie de l’hôpital
    https://splf.fr/wp-content/uploads/2020/12/guide-pr-en-charge-sequelles-respiratoires-sars-cov2.pdf

    quelles sont les données de la littérature sur les symptômes de #LongCovid et leur origine/étiologie ?

    atteinte neurologique (1/2) :
    ~ 10 à 35% souffrent de symptômes persistants, principalement neurologiques : dysfonctionnement du système nerveux autonome, troubles du sommeil, syndromes douloureux, étourdissements, difficultés cognitives.

    https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S030439402030803X

    atteinte neurologique (2/2) : origine ?

    – invasion virale directe du SNC par SARS COV2
    – réponse immunitaire à médiation virale

    Emerging Neurological and Psychobiological Aspects of COVID-19 Infection

    https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33198412

    atteinte respiratoire (1/2) :
    ~ 30% des patients hospitalisés après la phase aigue
    * atteinte TDM et de fonction respiratoire s’améliore au cours du suivi
    Recovery after COVID-19 – an observational prospective multi-center trial

    https://erj.ersjournals.com/content/early/2020/11/26/13993003.03481-2020

    atteinte respiratoire (2/2) :
    pour les patients ambulatoires c’est moins clair :
    *dyspnée
    *intolérance à l’effort
    *douleurs thoraciques

    dysfonction autonomique (1/2) : prévalence non connue
    ~ syndrome d’intolérance orthostatique
    – palpitations
    – dyspnée
    – douleurs thoraciques
    – hypotension orthostatique
    – syncope

    dysfonction autonomique (2/2) physiopathiologie :
    – conséquence de l’orage cytokinique ?
    – Atteinte directe du système nerveux autonome par le coronavirus ?
    – déconditionnement ou hypovolémie ?
    – neuropathie à médiation immunitaire ou virale ?

    https://www.rcpjournals.org/content/clinmedicine/early/2020/11/26/clinmed.2020-0896

    atteinte cardiaque (1/2) : risque de maladie cardiovascu.
    Flèche nord-est
    suite à 1 infection à coronavirus, MAIS l’att. myocardique persistante n’est pas avérée pour SARS COV2 malgré la présence (autopsie) de virus dans cellules

    update on COVID-19 Myocarditis

    https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33317101

    atteinte cardiaque (2/2) : arythmies persistantes
    ~ tachycardie sinusale inappropriée
    – hyperactivité intrinsèque du nœud sinusal,
    – dysfonctionnement autonome
    – état hyperadrénergique

    Management of Arrhythmias Associated with COVID-19
    https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33231782

    atteinte digestive ~ 35% des patients à la phase aigue.
    tube digestif : taux élevé d’ACE2, le récepteur de liaison au SRAS-COV-2,
    = site d’infection virale efficace
    = site d’excrétion virale périodique

    Symptômes persistants peu étayés

    https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33037400

    atteinte cutanée
    Plutôt à la phase aigue = lésions acrales ~ pseudo-engelures, éruptions érythémateuses maculopapuleuses, éruptions vésiculaires, des éruptions urticariennes, des éruptions vasculaires

    An Evidence-Based Review
    https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7456663

    en CCL :
    –symptômes (liste non exhaustive) persistants de #LongCovid nombreux
    – physiopathologie n’est pas élucidée
    – études de cohorte sont donc NECESSAIRES
    –avec une action COORDONNEE de recherche/prise en charge sur notre territoire

    https://twitter.com/corinne_depagne/status/1343577380464586752

    #covid-19 #covid #séquelles #maladie #coronavirus

  • Sinon, après un gros mois de confinement, il y a toujours une proportion phénoménale d’abrutis qui se fait un devoir de laisser ostensiblement le nez en dehors du masque. (Je dis ostensiblement, parce que vraiment, la plupart du temps ça se fait avec un regard de défiance façon pseudo-rebelle qui sachions mieux que les autres.)

    • À part ça, avec mon beau-frère hier, on se faisait la remarque que, quand tu prononces « Pfizer », tu postillonnes tellement que tu dois facilement contaminer une vingtaine de personnes.

      « Pfizer », c’est le genre de mot qui fait mécaniquement remonter le R_effectif.

      #pffft

    • abrutis très largement de sexe masculin
      #masculinité
      https://www.ladn.eu/nouveaux-usages/usages-par-genre/masques-hommes-refusent-porter

      Une étude de la Middlesex University de Londres et du Mathematical Science Research Institute de Berkeley montre que les hommes sont moins enclins à observer le port du masque que les femmes. Et ce, alors que les hommes sont plus durement touchés par le virus. Cette différence de comportement n’est pas due à de l’insouciance ou une mauvaise information mais à une certaine idée de la masculinité.

      L’étude menée par Valerio Capraro et Hélène Barcelo indique que les hommes sont plus à même de penser que le port d’un masque est « un signe de faiblesse, honteux et pas cool. » Bref, le masque n’est pas assez viril pour ces messieurs. Si on avait besoin d’exemple pour illustrer le concept de « masculinité toxique », en voilà un tout trouvé. Dans Scientific American, la journaliste Emily Willingham qualifie même le masque de « préservatif du visage ». Comme le masque, le préservatif, pourtant essentiel dans la lutte contre la pandémie de VIH, a fait l’objet d’un rejet de la part d’hommes qui adhèrent à l’idéologie de la masculinité.

      Le problème, c’est que le masque sert surtout à protéger les autres.

    • Évidemment je ne suis pas prêt de retourner au cinéma. Déjà qu’en temps normal, il y a toujours quelqu’un pour regarder son écran de téléphone-qui-fait-loupiotte en plein milieu du film, ou pour retirer ses chaussures et te glisser ses arpions dégueulasses sous le nez, je suis bien persuadé qu’en temps de Covid il y a aura toujours un bon quart de la salle qui profitera de la pénombre pour ne pas porter correctement son masque.

    • Meg, désolé c’est pas clair, mais je suis bien d’accord : c’est un truc de mecs, oui. Au supermarché où je vais, en dehors du centre, où il n’y a pas de bandes de copines, c’est 100% des mecs.

      Mais parmi les groupes de jeunes femmes hier dans l’hyper-centre (dont la présence n’est pas anecdotique, le centre-ville de Montpellier un samedi après-midi de shopping, les groupes de jeunes copines en goguette, c’est beaucoup de monde), je dirais que c’était pas loin de la moitié qui se faisaient un devoir de jouer les rebelles-sans-masque. Et hier, sur l’ensemble des andouilles qui arboraient fièrement leur refus de porter un masque correctement, ça m’a frappé, mais je dirais que pas loin d’un tiers, c’étaient ces jeunes filles en groupe (je précise parce que justement, c’est le fait que ça ne m’a pas semblé un comportement ultra-minoritaire par rapport aux mecs qui croient que le masque ça fait rétrécir la bite).

      Donc, oui, la masculinité toxique pour les mecs qui affichent ostensiblement qu’ils sont au-dessus de ces conneries de masque, je suis très très d’accord. Par contre, quel est le processus qui fait que quasiment la moitié des groupes de post-adolescentes, quand elles se promènent bras-dessus-bras-dessous, s’esclaffant bruyamment en fendant la foule (ce qui est très sympa, et c’est une des raisons d’habiter une ville comme Montpellier, dont le centre-ville est à la fois très jeune, très féminin et très vivant), décident aussi qu’on va ostensiblement porter le masque sous le menton, c’est pas juste réductible à la masculinité toxique (je suspecterais un peu le même genre de processus, à cet âge, qui fait qu’on se met à cloper, parce qu’on pense que c’est un symbole de liberté).

    • Très bien mais comment je fais pour deviner que ton propos se limite strictement à ton observation personnelle d’un seul centre ville très spécifique ? Aussi j’ai pas trop confiance en la perception d’un homme blanc sur la visibilité des étudiantes (masquées ou pas) en centre ville. Il suffit qu’il y ai 30% de meufs pour avoir l’impression qu’elles sont majoritaires dans un groupe, si tu parle d’un bon tiers, je traduit ca par 5% grand max. J’avais documenté ce biais sur seenthis mais je ne sais pas ou, pas le temps de rechercher. On trouve le même biais de perception pour les personnes racisées, pas besoin qu’il y en ai beaucoup pour qu’on les perçoivent comme majoritaires.
      #biais_de_perception

    • Ah ah, le coup du centre-ville de Montpellier, j’étais resté bloqué sur le fait que je venais « tout juste » de poster (c’est-à-dire « il y a 16 heures » avant, m’informe Seenthis) une anecdote comme quoi on était allées faire pipi au centre commercial, et que j’avais posté ou référencé pas plus de quatre nouveaux messages entretemps…
      https://seenthis.net/messages/889802

      Pour une raison inconnue (mais sans doute inquiétante), j’en avais présupposé que ça devrait être évident pour tout le monde :-)))

    • j’ai énormément de monde au moi, la morgue en moins, qui a décidé de plus trop faire gaffe parce que ça tue surtout les vieux, que de toute façon on est exposé au taf, qu’un pote l’a eut et ça va, etc. Plus qu’énormément même, il n’y a presque plus que moi qui semble inquiet, ne serait-ce que de continuer à le faire circuler. C’est très très chelou.

    • (plus trop faire gaffe, ça veut dire rien de plus que tout les nouveaux gestes masques, lavage des mains, pas de bises etc (aussi très très chelou d’estimer à quel point on est en train de se viander ou pas)).

    • On est au creux de la vague, donc, oui, c’est normal d’alléger la pression. Mais l’exponentielle est à priori repartie à la hausse. Aussi, je dirais qu’on peut être à moitié insouciant pour encore 15 jours... Comme dit par ailleurs, on n’est pas descendu en dessous de 300 morts quotidiens lors de cette 2nde vague, 10000 morts par mois du Covid. Il n’y a pas volonté collective de faire plus d’effort. C’est autant de morts que le cancer, avec juste la difficulté que ça mobilise plus de personnel. Je parle en terme de gouvernance, vous l’aurez compris. On se satisfait de la fatalité des cancers... alors le covid, finalement...

    • Oui, fatalisme, c’est le mot... plein de gens qui me disent aussi « pour moi, je m’en fout »... Et/Ou « j’ai pas peur de la mort »... (ça, je ne sais pas, pour moi, c’est des gens qui pensent qu’Achille est un modèle, alors que c’est juste l’erreur incarnée).

    • C’est quand j’aborde la question des séquelles et des covids longs que je congèle l’ambiance.
      Les gus sont d’autant + prêts à clamser qu’ils estiment le risque négligeable pour leur gueule, mais quand tu commences à dérouler des données OMS qui estiment qu’on est sur du 20-30% de séquelles sur l’ensemble des infectés (et pas seulement sur les cas sévères ou même juste les symptomatiques) et que les premiers prix, ce sont des fibroses pulmonaires, des atteintes neuro avec chute significative du QI et des cardiopathies, avec risques ↗️ d’infarcts, AVC, y compris chez les jeunes en bonne santé préalable, ça rigole nettement moins…

    • Un autre argument qui porte, quand même, c’est l’ampleur de la réduction de durée de vie (10 ans), y compris parmi les générations qui considèrent que les vieux ont joui d’une existence meilleure que la leur lors d’une époque où « le progrès » comportait encore des aspects positifs et qui sans oser le formuler voient la mortalité covid comme un « juste retour des choses », une revanche sociale enfin (de nouveau) à portée de main.

      COVID-19 : How Many Years of Life Lost ?
      https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2020.06.08.20050559v2

      Each COVID-19 death causes more than a decade of lost life in the US.

      #covid-19 #plateau ou #faux-plat (descendant) #séquelles #mortalité #jeunisme #troisième_vague

    • bon je note les arguments... C’est pas des gus dont je parle, mais de mon entourage, trento-quarante piges, relativement éduqués et tout et tout. On dirait que tout ce monde part dans les tranchées sous taz.

    • Je pense qu’on doit en revenir à l’erreur originelle qui vient en bonne partie de notre gouvernement et qui a consisté à nous prendre pour des cons et distiller au fur et à mesure de l’épidémie des vérités mélangées à des contre-vérités. Cela a excité un peu tout le monde dans un sens ou dans un autre car peu de gens sont vraiment au clair sur ce qu’il faut faire. Je ne suis pas certain que dans mon entreprise (où beaucoup de monde continue à venir alors qu’on pourrait faire du 100% télétravail) l’aréosolisation a bien été comprise. Et donc on voit plein de comportements absurdes. Et j’ai pas fait d’études hommes/femmes, cela dit je ne dirais pas que la proportion serait 95% d’hommes qui font n’importe quoi contre 95% de femmes qui seraient au taquet, à vue d’oeil on est sûrement pas loin du 50/50, la connerie se partage toujours très bien même si les motivations ne sont pas les mêmes.

  • « La peur s’est déplacée. Ce n’est plus celle du virus mais celle du confinement sans limite de temps », Journal de crise des blouses blanches
    https://www.lemonde.fr/journal-blouses-blanches/article/2020/11/21/journal-de-crise-des-blouses-blanches-la-peur-s-est-deplacee-ce-n-est-plus-c

    « On ne devrait pas admettre des patients en réanimation uniquement “parce qu’il y a des places” » . Nicolas Van Grunderbeeck, 44 ans, réanimateur au centre hospitalier d’Arras (Pas-de-Calais)

    « Le problème de la “dernière place” résume tous les problèmes éthiques de #réanimation. La crise a fait prendre conscience à tous de cette réalité, éloignée en temps normaux par une pratique de la médecine où l’on fait parfois “parce qu’on peut le faire”.

    Les capacités d’hospitalisation en soins critiques ont été augmentées partout grâce aux renforts, notamment celui des anesthésistes-réanimateurs et du personnel paramédical des blocs opératoires : merci à eux. Mais malgré cette extension, il ne reste, ce soir, qu’une place de réanimation pour la garde.

    On ne devrait pas admettre des patients en réanimation “parce qu’il y a des places”. Le temps change vite, comme en mer ou en montagne : on passe de cinq places à rien, et c’est à ce moment-là qu’arrive le ou la patiente qui en a absolument et immédiatement besoin. De même, comme pour tous les traitements, la réanimation inutile, pour un patient pas assez ou trop grave, comporte aussi ses effets indésirables : douleurs, anxiété, ou faux espoirs pour le patient, sa famille… Et les ressources utilisées pour les uns ne seront plus disponibles pour les autres.

    S’il y a toujours eu, en temps “normal”, des décisions d’admission ou de non-admission, la situation épidémique – et la limite des ressources disponibles – ont augmenté l’enjeu et le nombre de sollicitations. Contrairement à ce qui est parfois perçu, ce n’est pas évident de refuser des patients, encore moins quand c’est souvent. Les réanimateurs sont devenus les référents des limitations thérapeutiques, et on peut passer plus de temps, en garde, à exercer la “non-réanimation” que la réanimation elle-même.

    Depuis le printemps, nous avons appris à connaître un peu mieux la maladie, et aussi appris pour qui on peut espérer une vie après un syndrome de détresse respiratoire aigu lié au Covid. On en revient à l’essentiel : admettre des patients pour essayer de leur rendre une “vie vivable après” la réanimation. Pas pour faire plaisir à un collègue, à la famille, pas parce qu’une maladie incurable “a encore une possibilité de traitement”, pas pour “passer un cap” infranchissable, pas parce que certains estiment que c’est mieux de mourir en réanimation ou juste après, pas en raison d’une maladie d’organe ou de son traitement qui deviendraient plus importants que le patient lui-même.

    Ce “retour aux basiques” est probablement une des raisons de la motivation maintenue des équipes de soins critiques, sursollicitées, et qui répondent encore présent. C’est souvent, à l’inverse, les traitements inappropriés et les souffrances infligées qui nous font arrêter la réanimation.
    Voilà ce qu’il y a derrière les décisions de refus d’admission des réanimateurs. »

    « Je suis très préoccupée par le vécu des survivants et de leurs proches » . Aurélie Frenay, 36 ans, psychologue en réanimation au centre hospitalier Saint-Joseph Saint-Luc à Lyon (Rhône)

    « Depuis quelques années, les services de réanimation s’adaptent pour s’ouvrir vingt-quatre heures sur vingt-quatre aux visites et aux entretiens avec les familles. Là, tout d’un coup, nous sommes revenus en arrière, et tout se ferme. Tout est à réinventer, et l’absence des visites a des effets importants sur l’état psychologique des patients et de leurs proches. Il faut créer des liens différents, être un médiateur, appeler les familles, parfois tenir le téléphone à l’oreille du patient, faire des vidéos avec des tablettes… On ne peut plus porter les gens par le regard, les mots, une main sur l’épaule. Jamais je n’aurais cru maintenir des liens avec des familles par SMS.

    On bricole, on fait ce qui marche. Mais il y a beaucoup de travail et cela m’arrive de retourner à l’hôpital le week-end, d’appeler les familles le soir. On ne peut pas aider tout le monde, c’est très frustrant. Il est difficile de renoncer.

    Je suis très préoccupée par le vécu des survivants et de leurs proches. Il y a des gens qui sont restés en réanimation pendant des mois et sont sortis juste avant la deuxième vague. Ils sont extrêmement marqués, avec des séquelles physiques et psychiques : troubles du sommeil, de l’alimentation, cauchemars… Ils vivent ce qu’on pourrait définir comme un état de stress post-traumatique avec une incapacité à reprendre une vie active, une place dans leur famille. Des bruits les font sursauter, tellement ils ont été marqués par les alarmes des machines pendant des jours. On commençait à revoir ces patients de la première vague mais on n’a plus le temps de le faire. »

    « Nos patients n’ont pas les moyens de se confiner correctement et nous n’avons aucune alternative à leur proposer » . Slim Hadiji, 46 ans, médecin généraliste dans le 13e arrondissement de Marseille

    « Cette semaine, j’ai rempli 49 fiches individuelles de détection Covid, j’ai dû hospitaliser deux patients en réanimation, et j’en ai un troisième qui vient de sortir des soins intensifs et bénéficie d’oxygène à domicile. Pour moi, l’épidémie ne ralentit pas.

    Je commence à être en rupture de tests antigéniques. Je n’arrive pas à obtenir mon quota de quinze tests par jour. J’essaie de me débrouiller avec mes collègues, mais beaucoup de mes confrères aux alentours n’ont pas leur dotation non plus. Est-ce un problème d’approvisionnement des pharmacies, d’anticipation de commandes ? Ou est-ce que cela signifie qu’on sera servis au compte-gouttes ? C’est un problème, car ces tests m’ont déjà permis de détecter une bonne vingtaine de cas positifs.

    Les contaminations que j’observe dans mon cabinet sont exclusivement d’origine intrafamiliale. Il suffit d’un cas positif, souvent une personne qui ramène le Covid de son lieu de travail, pour que toute la famille soit touchée. Notre difficulté est toujours la même : dans les quartiers populaires, nos patients n’ont pas les moyens de se confiner correctement chez eux et nous n’avons aucune alternative à leur proposer.

    La semaine dernière, je demandais une feuille de route pour les généralistes. Le 13 novembre, j’ai reçu un pavé de 22 pages du ministère de la santé qui définit une vision globale. Malheureusement, il n’y a toujours pas de fiche simple pour ma pratique quotidienne. Et je suis encore obligé de m’en remettre à mes contacts hospitaliers pour les patients diabétiques, hypertendus… Nous, généralistes, avons plein de questions. Qu’est-ce que je dois arrêter, qu’est-ce que je dois prescrire, qu’est-ce que je dois surveiller ? J’ai besoin d’aide. Il faut que les gens aient autant de chances d’être bien soignés qu’ils soient hospitalisés à Paris, Lille ou pris en charge dans les quartiers populaires de Marseille.

    Quand je prescris des bilans biologiques, je vois des dégradations importantes, des atteintes hépatiques, des facteurs de coagulation très perturbés. Si un patient venait me voir, hors Covid, avec un tel bilan, je prendrais peur. Ce virus fait des choses qu’une autre maladie n’a pas l’habitude de faire. Le risque thromboembolique y est très important. C’est inimaginable de ne pas proposer systématiquement un #bilan_biologique aux patients Covid au-delà de la quarantaine. On éviterait pas mal de passages en réanimation. »

    « Moralement, c’est lourd. On s’identifie aux patients : 50-60 ans, c’est l’âge de mes parents » . Lucas Reynaud, 30 ans, interne en réanimation à l’hôpital de Montélimar (Drôme)

    « En début de semaine, je pensais qu’on avait passé le pic dans le service, que le plateau était atteint. Mais, dans la nuit de mercredi à jeudi, trois nouveaux malades du Covid sont arrivés, et le projet de la baisse de charge est pour le moment repoussé.

    J’ai eu trois décès en cinq jours, dont un monsieur qui était arrivé en même temps qu’un autre, avec les mêmes antécédents. L’un est toujours dans le coma, le second n’a pas survécu. Il avait 76 ans. Deux semaines auparavant, il était sans machine, les jambes croisées dans son lit… Une dame de 56 ans a dû être transférée à Lyon car elle avait besoin d’un appareil plus sophistiqué pour soulager son cœur et oxygéner son sang. J’ai aussi fait une entrée gravissime, une femme renversée par une voiture.

    « Le soir, entre jeunes médecins, on se raconte nos cas, nos difficultés, nos interrogations. Cela nous sert de psychothérapie de groupe »
    En expérience humaine, pathologies rencontrées et gestes pratiqués, ce que je vis est un condensé de mes dix années de médecine. Une plongée rapide dans le grand bain. Au début du mois, j’ai même doublé une garde senior. Moralement, c’est lourd. On s’identifie aux patients : 50-60 ans, c’est l’âge de mes parents. Normalement, il ne faut pas le faire en médecine. De l’empathie, il faut en avoir, mais s’identifier, non. L’expérience va m’endurcir, même si je suis encore jeune.

    Notre chance, à Montélimar, en tant que jeunes médecins, c’est d’être logés à l’internat. Nous sommes une trentaine. Le soir, on se retrouve pour débriefer. On se raconte nos cas, nos difficultés, nos interrogations. Cela nous sert de psychothérapie de groupe. La dernière fois, j’ai fait remarquer qu’on ne parlait que boulot. Mais on en a besoin, je crois. »

    « On est agréablement surpris, le pic est monté moins haut que ce qu’on craignait ». Thomas Gille, 39 ans, pneumologue à l’hôpital Avicenne de Bobigny (Seine-Saint-Denis)

    « Contrairement à certains autres établissements de l’AP-HP [Assistance Publique-Hôpitaux de Paris], à Avicenne, on connaît plutôt un plateau qu’une décrue, ces jours-ci. Déjà, lors de la première vague, on avait été les premiers saturés et les derniers désaturés d’Ile-de-France, notamment parce que la Seine-Saint-Denis est un désert médical, en raison de la grande précarité de la population, de ses facteurs de risques, etc.

    L’activité reste importante mais elle a arrêté d’augmenter, c’est très net. Comparé à mars-avril, il y a environ deux fois moins de lits occupés par des patients infectés par le virus. Sauf accident, ça va décroître dans les jours qui viennent. On va accompagner cette décrue en reprogrammant des blocs qui n’étaient pas urgents et avaient été décalés. Par exemple, des chirurgies ambulatoires de la cataracte, ou des coloscopies.

    On est agréablement surpris, le pic est monté moins haut que ce qui avait été craint. Probablement qu’il y a eu un effet “vacances scolaires”, qui réduit la circulation du virus de manière évidente. Mais nous restons prudents face à un risque de rebond du fait de la rentrée, dans la mesure où tout est décalé.

    Comme pneumologue, il y a des questions en suspens : quelles sont les #séquelles ? Dans quelles proportions ? S’il y a de l’inflammation ou de la fibrose pulmonaire qui persiste, avec quoi peut-on la traiter ? La semaine dernière, j’ai revu un patient septuagénaire très gêné, qui reçoit de l’oxygène lorsqu’il marche, ce qui n’était pas du tout le cas avant sa contamination. On a essayé un premier traitement, qui a été partiellement efficace. Sans doute avait-il une maladie pulmonaire sous-jacente qui n’avait pas été identifiée ni ressentie, mais a probablement été accélérée par l’infection. »

    #covid-19 #hôpital

  • « J’ai l’impression d’être sénile » : Le brouillard cérébral, séquelle de la Covid-19
    https://www.les-crises.fr/j-ai-l-impression-d-etre-senile-le-brouillard-cerebral-sequelle-de-la-cov

    Source : The New York Times, Pam Belluck Traduit par les lecteurs du site Les-Crises Cette maladie touche des milliers de patients, entravant leur capacité à travailler et à mener leur vie quotidienne. Michael Reagan chez lui à New York. Des symptômes cognitifs et neurologiques persistants l’ont forcé à se mettre en arrêt maladie. Credit : Hiroko Masuike – The New York Times Après avoir contracté le coronavirus en mars, Michael Reagan a perdu tout souvenir de ses 12 jours de vacances à Paris, alors même que le voyage n’a eu lieu que quelques semaines plus tôt.Lire la suite

  • #Coronavirus: ’Long Covid could be four different syndromes’ - BBC News
    https://www.bbc.com/news/health-54540544

    These symptoms may be due to four different syndromes:

    permanent organ damage to the lungs and heart
    post-intensive-care syndrome
    post-viral fatigue syndrome
    continuing Covid-19 symptoms

    Some of those affected have had a long stay in hospital with severe Covid-19 - but others, who have had a mild infection, have never even been tested or diagnosed.

    Source: NIHR Evidence - Living with Covid19 - Informative and accessible health and care research
    https://evidence.nihr.ac.uk/themedreview/living-with-covid19

    #séquelles

  • Eurosurveillance | Reduced maximal aerobic capacity after #COVID-19 in young adult recruits, Switzerland, May 2020
    https://www.eurosurveillance.org/content/10.2807/1560-7917.ES.2020.25.36.2001542#html_fulltext

    L’armée suisse détecte des #séquelles chez ses recrues ayant contracté Covid-19 - Heidi.news
    https://www.heidi.news/sante/l-armee-suisse-detecte-des-sequelles-chez-ses-recrues-ayant-contracte-covid-

    L’infection à Covid-19 laisse des traces. Fatigue, souffle court, perte de l’odorat… L’armée suisse vient de sortir une étude, publiée le 10 septembre dans la revue Eurosurveillance, qui confirme le phénomène sur ses propres troupes. Elle montre qu’environ une jeune recrue sur cinq, âgée d’une vingtaine d’années environ, présentait encore une capacité respiratoire altérée, détectable aux tests d’endurance, un à deux mois après l’infection.

  • #COVID-19 : des #séquelles réelles, mais peu documentées
    https://francais.medscape.com/voirarticle/3606466

    Serge Cannasse

    15 octobre 2020

    #France – Les médias se sont faits l’écho de publications rapportant la persistance de troubles après la phase aiguë de Covid-19. À la demande de la Direction générale de la santé, le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) a étudié la littérature parue sur le sujet, dans le but d’aider les praticiens à repérer et traiter les patients concernés. Il avertit d’emblée que les travaux sont trop peu nombreux et le recul insuffisant pour tirer des conclusions générales et valides. Néanmoins, il dresse un état des lieux des pathologies observées, en prenant garde de ne pas affirmer de lien direct avec la maladie Covid-19 et de laisser supposer leurs mécanismes physiopathologiques. Ainsi, pour la gériatrie, il explique qu’il « y a un manque total de données prospectives. » Il signale cependant le lancement de l’étude française COVID-OLD coordonnée par Gaëtan Gavazzi et à laquelle participent de nombreuses études dont celle de Nancy. Elle suivra pendant 1 an l’évolution de la #fonctionnalité chez les patients de plus de 70 ans atteints par le SARS-CoV-2.

    Manifestations respiratoires

    Là aussi, les données sont « limitées ». Les symptômes retrouvés sont un syndrome restrictif et/ou diminution de la DLCO (Capacité de diffusion du monoxyde de carbone – CO), une fibrose. Un travail a montré l’intérêt d’une réhabilitation respiratoire.

    Complications cardiaques

    Leur prévalence a été estimée entre 7 et 22% des formes graves. Ce sont : atteintes myocardites aiguës ischémiques, arythmie par fibrillation auriculaire, troubles de la conduction, tachyarythmie, fibrillation ventriculaire.

    Les patients ayant une pathologie cardiaque antérieure à l’infection par le SARS-CoV-2 sont plus à risque de complication. « C’est pourquoi ils ne doivent pas interrompre leur traitement habituel, en particulier les IEC/ARA2 et leur accès aux soins, éventuellement par téléconsultation, ne doit pas être limité », précise le texte.

    Il faut rechercher des séquelles cardiaques chez tous les patients ayant eu une maladie Covid-19 avec manifestations cardiaques quelle qu’en soit la sévérité (au minimum, ECG sur 24 heures, échographie cardiaque, test d’effort et/ou IRM cardiaque).

    Une tachycardie est fréquemment rapportée, mais n’est pas associée à un surrisque de décès.

    Troubles secondaires de l’immunité

    Certaines ont été rapportées à distance de l’infection à SARS-CoV-2, avec quelques formes graves spécifiques aux enfants (par exemple, un syndrome Kawasaki-like).

    Manifestations neurologiques

    Par rapport aux manifestations respiratoires, elles semblent bien moins fréquentes, mais elles sont potentiellement nombreuses, notamment encéphalite, encéphalomyélite, syndrome de Guillain-Barré, rhabdomyolyse, avec une fréquence particulièrement élevée d’événements cérébro-vasculaires (62% des troubles post-Covid dans une étude) : ischémie, hémorragie intracérébrale, vascularite du système nerveux central.

    Complications neuropsychologiques

    Elles sont très fréquemment rapportées, avec des fréquences variant fortement d’une étude à l’autre, selon les pays et les groupes sociaux. Elles semblent favorisées par l’isolement, la quarantaine, l’exercice d’une profession exposant au risque d’infection. Un soutien social est associé à une diminution du risque d’anxiété et/ou de dépression.

    Complications ORL

    Les troubles olfactifs sont fréquents pendant la phase aiguë et peuvent perdurer ensuite, de 1 à plus de 4 semaines, mais les données manquent sur le long terme.

    Conclusion

    Le HCSP formule plusieurs recommandations : standardisation du recueil des données, inclusion dans une cohorte de suivi #post-Covid des patients non inclus dans la cohorte French COVID (patients hospitalisés à la phase aiguë), coordination nationale des cohortes existantes.

    #covid-long

  • « Je suis passée tout près de la mort » : après le traumatisme de la #réanimation, la longue reconstruction psychologique des patients Covid-19
    https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/je-suis-passee-tout-pres-de-la-mort-apres-le-traumatisme-de-la-reanimat

    Les rescapés partagent la même incompréhension. Les patients de Marisa Denos se demandent comment et pourquoi une telle épreuve est arrivée, si les #séquelles vont rester, si le virus va revenir. « L’anxiété est d’autant plus forte que l’on parle d’un #traumatisme collectif, à une échelle immense », poursuit Marilyne Baranes. Cette docteure en psychologie clinique et psychopathologie, spécialiste du stress post-traumatique, suit cinq patients post-réanimation, âgés de 28 à 40 ans. « D’habitude, des patients sortis de réanimation ont, plus ou moins rapidement, le sentiment d’avoir échappé à la mort, d’être tiré d’affaire. Là, les gens ne comprennent pas pourquoi cette maladie a fait tant de dégâts, pourquoi on n’a pas prévenu les gens plus tôt. Et avec la possibilité d’une deuxième vague, ils sont pétris de peur. »

    L’angoisse est d’autant plus forte pour des jeunes qui n’avaient jamais connu l’hôpital. A 22 ans, Hugues Mignot voit son état physique revenir « quasiment comme avant », même si tout effort sportif reste interdit. Ses cheveux et poils de barbe blanchissent et tombent. « C’est lié au stress post-traumatique », dit calmement ce Parisien passé dix jours en réanimation en mai. À l’hôpital Foch de Suresnes (Hauts-de-Seine), Hugues Mignot était l’un des rares patients conscients dans le service. Si les médecins étaient « très humains », les souvenirs restent violents, comme cette vue sur la chambre d’un homme très âgé, placé sous respirateur et dans le coma. Ou ces trois jours critiques « où je me suis rendu compte que c’était peut-être la fin ».

    #coronavirus

  • Persistent Symptoms in Patients After Acute #COVID-19 | Infectious Diseases | JAMA | JAMA Network
    https://jamanetwork.com/journals/jama/fullarticle/2768351

    This study found that in patients who had recovered from COVID-19, 87.4% reported persistence of at least 1 symptom, particularly fatigue and dyspnea. Limitations of the study include the lack of information on symptom history before acute COVID-19 illness and the lack of details on symptom severity. Furthermore, this is a single-center study with a relatively small number of patients and without a control group of patients discharged for other reasons. Patients with community-acquired pneumonia can also have persistent symptoms, suggesting that these findings may not be exclusive to COVID-19.6

    Clinicians and researchers have focused on the acute phase of COVID-19, but continued monitoring after discharge for long-lasting effects is needed.

    #séquelles

  • « Est-ce que je vais guérir ? » : des malades du #Covid-19 témoignent de symptômes persistants après plusieurs mois
    https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/est-ce-que-je-vais-guerir-des-malades-du-covid-19-temoignent-des-sympto

    Sur les réseaux sociaux, leurs témoignages apparaissent accompagnés du hashtag #apresJ20, #apresJ60, parfois même #apresJ100. Des personnes affirmant avoir souffert du Sars-CoV-2 disent connaître encore de lourds symptômes, longtemps après leur apparition. D’après un suivi du CHU de Rennes, entre 10 et 15% des patients non-hospitalisés interrogés n’avaient toujours pas repris leur activité, six semaines après la maladie. « Ils présentaient toujours des symptômes inattendus, très invalidants », développe Pierre Tattevin, chef du service des maladies infectieuses. « Un tiers des patients avaient l’impression d’avoir perdu leur capacité respiratoire. Et 40% exprimaient une grande fatigue. »

    L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a évoqué cette réalité le 22 juin, lors d’une conférence de presse (en anglais) : « Certaines personnes ont des symptômes persistants, comme une toux sèche au long cours, de la fatigue ou le souffle court en montant des marches », a reconnu l’institution. Une étude néerlandaise, relayée par le site NL Times, a récemment montré que 60% des patients interrogés – environ 1 600 – présentaient toujours des symptômes respiratoires, près de trois mois après le début de la maladie. Pourtant, 91% d’entre eux n’ont pas été hospitalisés, et 85% de ces patients étaient en bonne santé avant le Covid-19. D’après Benjamin Davido, infectiologue à l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches (Hauts-de-Seine), 5 à 10% des malades du coronavirus pourraient être dans cette situation