#sérologie

  • Valeur prédictive des résultats des #tests diagnostiques : l’exemple des tests #covid-19
    https://www.prescrire.org/Fr/203/1845/58650/0/PositionDetails.aspx

    Les performances des tests sont variables, que ce soit les tests diagnostiques de l’infection par #PCR ou les tests sérologiques recherchant une immunité liée à une infection passée. Parfois leur sensibilité est médiocre, conduisant à beaucoup de faux négatifs.

    En prenant l’hypothèse de deux tests sérologiques pour le virus #Sars-CoV-2, l’un de performance moyenne avec une sensibilité de 85 % et une spécificité de 98 %, et l’autre de performance médiocre dont la sensibilité serait de 65 % et la spécificité de 90 %, on peut calculer la probabilité que le contact avec le virus soit diagnostiqué à bon escient si on connait la fréquence de la maladie.

    Un exemple (parmi d’autres) peut être celui d’une personne sans symptôme notable d’une région où 2 % des habitants ont été infectés par le virus Sars-CoV-2 qui se fait tester. Si le test le plus performant est positif, la probabilité que la personne testée ait été véritablement infectée est de 45 % (valeur prédictive positive, VPP). Si le test de moindre performance est utilisé et que le résultat est positif, cette probabilité n’est que de 12 %. Autrement dit, le test est faussement positif dans 83 % des cas.

    Dans les mêmes conditions de tests mais dans une région où 12 % des habitants ont été infectés, si le test le plus performant est positif, la probabilité que la personne testée ait été véritablement infectée est de 85 %. Si le test de moindre performance est positif, cette probabilité n’est que de 47 %.

    Parmi les personnes qui ont eu des symptômes évocateurs de covid-19, des études ont montré qu’en pleine circulation virale, environ 25 % des cas vus par des généralistes étaient réellement liés à l’infection par le Sars-CoV-2.

    Dans ces conditions, chez une personne qui a eu des symptômes évocateurs de covid-19, si le test le plus performant est positif, la probabilité que la personne testée ait été véritablement infectée est de 93 %. Si le test de moindre performance est utilisé et positif, cette probabilité n’est que de 68 %.

    #statistiques #sérologie

  • Retour sur la consultation avec un infectiologue à la Salpétrière. #apresJ20, @lapsyrevoltee
    https://twitter.com/lapsyrevoltee/status/1266061619660050433

    J’ai été très bien accueillie. Le Dr m’a gardée 1h15, il ne m’a pas coupé la parole, il m’a écoutée, a posé des questions, m’a laissé le temps de poser toutes mes questions, etc.
    Nous sommes BEAUCOUP

    Le service est submergé. Ils sont en train de réaliser l’ampleur du problème. L’Hôtel Dieu et Bichat ouvrent aussi un #suivi_post-covid. Ils voient beaucoup de gens avec des examens normaux ou quasi normaux et des symptômes très variés même s’il y a a souvent la tachycardie au premier plan.

    Voilà les hypothèses avec lesquelles ils travaillent (le Dr m’a bien précisé qu’il restait humble, que peut-être les études sur la maladie lui donneraient tort mais qu’il devait partir de quelque part et que donc, il partait de ce qu’il connaissait comme réactions similaires) :

    – Le virus n’est plus dans notre corps. Certaines familles de virus sont connues pour rester actives dans le corps (la mononucléose, la famille des herpès ou des zona par exemple) mais ce n’est pour le moment le cas d’aucun coronavirus connu. Donc quand on est aussi avancé dans la maladie, pour eux ce n’est pas une réactivation du virus (même s’il peut se détecter sur des cellules dites mortes).

    – Une partie des symptômes sont des micro-lésions dues à la #réaction_immunitaire forte qui a crée des dégâts en sécrétant des anticorps auto-immuns qui se sont attaqués à notre organisme. Ces micro-lésions peuvent ne pas se voir aux examens alors qu’elles se voient aux autopsies où on peut directement observer le tissus au microscope. Ces lésions sont réversibles. Ils sont plus inquiets des gens qui ont des choses visibles aux examens. La réaction auto-immune peut toucher tous les endroits où le corps a constaté la présence de virus et comme le virus a des affinités avec les récepteurs ACE qui se trouvent quasi dans tous les organes, ça explique la multiplicité des atteintes possibles

    – Après la réaction immunitaire, il y a un #état_inflammatoire qui peut durer très longtemps. D’après mes prises de sang, j’en sors à peine alors que je suis à J77. Cet état inflammatoire se voit sur divers paramètres à la prise de sang (pour moi c’était une forte élévation de la ferritine, de la vitesse de sédimentation et de certains globules blancs) et cet état inflammatoire peut toucher quasiment tous les endroits du corps. Cet état inflammatoire donne des douleurs, un épaississement du sang, etc. et il vient se surajouter aux lésions laissées par l’orage immunitaire

    – Une fois que tout cela est passé, il y a ce qu’on appelle le #syndrome_post-viral. Apparemment, cela existe dans beaucoup de virus à des pourcentages très faibles. Il semblerait que pour le covid, le syndrome post-viral touche beaucoup plus de personnes
    Ce syndrome est dû au fait que la lutte contre le virus a épuisé l’organisme de toutes ses forces. Il peut se manifester par de la fatigue au sens commun mais pas forcément. Pour eux, une partie de nos essoufflements seraient dus à ça, sans atteinte pulmonaire. On demande à notre corps un effort qu’il ne peut pas fournir et donc il montre des signes de lutte (essoufflement, tachycardie, douleur). Comme quand vous alliez bien et que vous essayiez de soulever un meuble hyper lourd vous aviez ces symptômes et bien là le seuil est fortement abaissé
    Ce syndrome peut durer quelques mois mais la plupart du temps il se résorbe. J’ai posé la question du syndrome de fatigue chronique qui a été évoqué ici, lui pense que ce sera un pourcentage minime de gens qui vont être confrontés à ça, que dans la plupart des cas cela va rentrer dans l’ordre (là il se base sur des comparaisons avec la dengue, la mononucléose, etc.).

    – Le corps étant très affaibli, il peut être en proie à d’autres problèmes connexes qu’il faut explorer : les maladies inflammatoires qui étaient en germe mais non déclarées peuvent survenir après un tel épisode et il faut faire une exploration pour vérifier que ce n’est pas le cas par exemple. De même, si on a été infecté dans notre vie par des virus qui restent dormants dans l’organisme comme ceux dont on parlait au début de ce thread (zona, herpes, varicelle, cytomegalovirus, mononucléose), ces virus habituellement tenus en respect par les défenses immunitaires du corps peuvent refaire des symptômes à la faveur de notre épuisement et cela peut se voir à la prise de sang. C’est pour ça que certain.e.s d’entre vous ont eu des zonas par exemple.

    – Son conseil c’est d’aller à notre rythme. Rester actif, marche, vélo d’appartement sans résistance, gym douce et s’arrêter dès qu’on se sent fatigué.e ou essoufflé.e. Bien écouter son corps, ne pas aller au-delà des limites. Essayer de se reposer, de ne pas s’exposer au stress, d’avoir une bonne alimentation pour recharger les réserves. Bref s’armer de patience et prendre soin de soi. Quand je lui ai rapporté les propos de ma généraliste il était outré, il m’a dit que vu mon état il ne fallait pas que je reprenne en présentiel que ça serait vraiment néfaste, que j’avais besoin de temps

    – Sur la question des sérologies, au-delà du seuil de détection qui devra être amélioré pour détecter des anticorps en petite quantité, il m’a expliqué que les sérologies sont actuellement fiables à 90% mais que c’est une histoire de protéines ciblées. On ne se bat pas tou.te.s contre le virus avec les mêmes protéines (qui s’associent à des types de globules blancs) et si une #sérologie cible un type de protéines qui n’est pas celui que vous avez utilisé pour combattre le virus alors forcément elle reviendra négative. Pour info, ma sérologie en laboratoire bien qu’elle fasse partie de la liste homologuée est revenue négative. J’attends de voir celle de l’hôpital...

    – Enfin concernant le suivi, comme j’avais déjà fait une écho du coeur et un scanner thoracique. Il m’a dit qu’il n’aurait peut être pas de réponse pour moi et qu’il en était désolé. Il m’a ensuite confiée à une infirmière adorable ! Elle m’a pris 12 tubes de sang pour vérifier que je n’ai pas déclaré une autre maladie inflammatoire, étudier en profondeur mon système immunitaire et voir s’il y a une #immunodépression à cause de l’épuisement, faire une autre sérologie et d’autres paramètres que j’ai oubliés. Ils m’ont fait sur place un électrocardiogramme qui a été revu avec le médecin et un test PCR. J’y retourne la semaine prochaine pour avoir un rendu des résultats sanguins, voir si j’ai d’autres questions qui sont venues et discuter de la possibilité de faire un électromyogramme. L’important étant d’éliminer ce qui pourrait être grave et de me soulager des symptômes mais tout ne me prévenant que pour l’instant ils n’ont pas les réponses.

    Même si j’ai payé l’effort de la route et la grosse prise de sang par une incapacité à faire quoi que ce soit aujourd’hui, j’ai trouvé que ça valait vraiment le coup de faire un point global avec un Dr à l’écoute. Ca rend plus facile de supporter le fait qu’il n’y ait pas de réponse. Je rappelle que je ne suis pas médecin et que je vous retranscris donc avec mes mots ce que j’ai compris de l’entretien, il peut y avoir des approximations.

    #post-covid #soin

    • « On commence à douter de soi-même » : après plusieurs semaines de Covid-19, des malades épuisés par des symptômes qui durent, Pascale Santi et Elisabeth Pineau
      https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/05/30/on-commence-a-douter-de-soi-meme-apres-plusieurs-semaines-de-covid-19-des-ma

      Fatigue extrême, douleurs articulaires, gêne respiratoire… Des dizaines de jours après l’apparition de la maladie, de nombreux convalescents continuent d’en ressentir les effets. Et se sentent parfois délaissés par le corps médical.

      « Un jour, j’ai mon âge, et le lendemain, j’ai la sensation d’avoir 90 ans. » Stéphane Gilles résume ainsi son quotidien depuis qu’il a ressenti les premiers symptômes du Covid-19, aux alentours du 18 mars. Plus de soixante-dix jours au cours desquels ce chef d’entreprise lyonnais de 57 ans, sportif et sans antécédents médicaux, a appris à vivre avec des hauts et des bas. Le test sérologique – destiné à repérer la présence d’anticorps spécifiques au SARS-CoV-2 – effectué il y a trois semaines lui est revenu positif. « Je suis toujours fatigué, j’ai encore du mal à respirer. Hier, j’ai monté deux escaliers, j’ai cru que j’allais tomber dans les pommes , explique-t-il d’une voix posée. Un sac de courses que je dépose sur une table, il me faut une heure pour m’en remettre. »

      Au bout de cinq semaines, il se croyait pourtant guéri de la maladie, qui s’est déclarée comme « une sorte de petite pharyngite ». Comme lui, combien sont-ils à ressentir des symptômes plusieurs semaines, voire plusieurs mois après avoir été contaminés ? Difficile à évaluer car il n’existe pas encore à ce jour de statistiques. Gêne respiratoire persistante, oppression thoracique, tachycardie, vertiges, névralgies de type sciatique, douleurs articulaires, crampes, fourmillements dans les jambes et les mains, migraines, pertes de mémoire, éruptions cutanées… le spectre des manifestations décrites est très large.

      Patricia (certains malades préfèrent témoigner sous le couvert de l’anonymat), elle, a eu les premiers symptômes du Covid-19 le 16 mars : fortes courbatures, maux de tête, grande fatigue, un peu plus de 38 °C de température, une pesanteur sur la poitrine et une toux plutôt faible. Près de onze semaines plus tard, cette femme de 55 ans, habituée des sports d’endurance, souffre toujours de cette inflammation thoracique, des sensations de brûlure comme de l’air glacé à l’intérieur des poumons, et une toux sèche que la chaleur aggrave, ce qui gêne sa respiration, notamment la nuit. Un suivi effectué en milieu hospitalier a montré des examens médicaux (scanner, bilan sanguin, exploration fonctionnelle respiratoire) normaux. Elle doit prendre un traitement utilisé habituellement contre l’asthme pour apaiser la gêne respiratoire. « J’ai repris le travail le 4 mai à plein temps, malgré la réticence du médecin du travail, en pensant qu’avec le télétravail ça passerait, mais il a fallu se rendre à l’évidence au bout de deux semaines et demie, et passer à mi-temps en raison d’un épuisement dès la mi-journée et de problèmes de concentration. »

      L’impression de ne pas être pris en compte

      Nombreux sont ces patients présentant une forme longue de la maladie – malgré l’absence supposée de facteurs de risque – à n’avoir pu se faire prescrire de test virologique (dit « PCR ») au début de l’épidémie, tests réservés alors aux cas graves et au personnel soignant. Quand elle s’est rendue aux urgences le 25 avril en raison d’un seuil de D-dimères (marqueurs biologiques d’une activation de la coagulation) trop élevé, Virginie, 42 ans, s’est vue répondre qu’elle n’avait peut-être jamais contracté le virus dans la mesure où elle n’avait pas été testée : « On m’a dit : “Ne vous inquiétez pas, le scanner thoracique et l’angioscanner sont bons” », raconte, entre deux toussotements, cette mère de famille de Seine-et-Marne, dont les premiers symptômes remontent au 18 mars. « Notre corps nous dit quelque chose et les résultats sanguins autre chose, c’est très perturbant, on commence à douter de soi-même. J’ai même pensé à aller voir un psy en me disant : c’est dans ma tête. »

      Pour ces malades dont l’état n’a pas nécessité une hospitalisation d’office, la médecine a encore trop peu de réponses à fournir. A l’épuisement de la maladie s’ajoutent un sentiment de désarroi et parfois l’impression de ne pas être pris en compte par le corps médical. Quand on n’invoque pas ouvertement devant eux le syndrome du malade imaginaire… « Le réflexe est de tout mettre sur l’anxiété. La dernière fois que j’ai appelé le SAMU, début mai, à cause de grosses céphalées et vertiges, on m’a envoyé balader » , témoigne Nicolas, 42 ans, éducateur sportif à Yerres (Essonne), symptomatique depuis le 12 mars.

      Quant aux entourages personnel et professionnel, eux non plus ne se montrent pas toujours empathiques : « Certains nous disent : est-ce que tu n’en fais pas un peu trop ? , raconte Arnaud Fillion, commercial de 57 ans résidant à Vaucresson (Hauts-de-Seine), qui vient de franchir le seuil des quatre-vingts jours de maladie. Dans l’esprit collectif, le Covid, soit c’est une grosse grippe, soit on est gravement malade et hospitalisé, mais si votre état est entre les deux, ça déstabilise les gens. »

      Une « courbe parfaite »
      Estimant que ces patients représentent en quelque sorte l’ « angle mort » de l’épidémie, une psychologue de la région parisienne, connue sur Twitter sous le pseudonyme @lapsyrévoltée, a décidé le 12 avril de lancer le mot-dièse #apresJ20. Depuis, sous ce mot-clé – et désormais #apresJ60 –, ils sont des centaines d’internautes à partager leurs expériences et décrire, jour après jour, l’évolution de leur propre tableau clinique.

      En compilant depuis deux mois et demi leurs témoignages, la psychologue observe une « courbe parfaite » : après une première phase virale entre dix et quinze jours souvent peu intense, parfois sans fièvre, puis une accalmie entre cinq et dix jours, survient une rechute brutale entre J20 et J30. « La tachycardie et l’essoufflement sont alors systématiques, puis des symptômes périphériques s’installent comme des problèmes rénaux ou neurologiques. Plus on avance dans le temps, plus ce sont des symptômes d’allure inflammatoire » , résume-t-elle. Sur Facebook, des groupes ont également vu le jour, comme « Soutien Covid19 de J1 à #apresJ60 », dont le millier de membres sont invités chaque jour à faire part de leur « météo intérieure » . Les médecins font, eux aussi, état de patients ayant du mal à remonter la pente.

      Prises de sang, électrocardiogramme, scanner thoracique, tests PCR et sérologique négatifs… malgré la batterie de tests effectués, les maux de Nicolas restent à ce jour inexpliqués. Certains malades ont pu voir poser un diagnostic sur une partie de leurs symptômes. C’est le cas d’Anaïs Enet-Andrade, malade depuis près de quatre-vingts jours, dont le cardiologue a décelé une péricardite (inflammation de la membrane autour du cœur) à J35. Depuis, cette Parisienne sportive de 35 ans suit un traitement et observe que la tachycardie qui s’était déclarée « s’est arrêtée depuis quelques semaines » . Son compagnon, en revanche, dont la maladie s’est manifestée vingt-cinq jours après elle, « n’a rien cliniquement donc il n’a pas de traitement, pourtant il a parfois les poumons en feu. C’est déroutant et désespérant » .

      La jeune femme, chargée de projet dans une association, déplore aussi le manque d’accompagnement de ces personnes qui font le « yo-yo » par #Covidom, la plate-forme permettant un suivi à distance quotidien et automatisé des malades ne nécessitant pas d’hospitalisation. Elle-même a été accompagnée jusqu’au 30e jour « et du jour au lendemain, plus rien. Quand j’ai eu une rechute à J35, j’ai essayé plusieurs fois de les recontacter, en vain » . Pour ces patients, des consultations post-Covid commencent à être mises en place, comme à la Pitié-Salpétrière, à Paris, ou à l’hôpital Nord de Marseille

      Une forme d’impuissance

      Le 24 mai, Virginie a dû être hospitalisée pour de très fortes douleurs aux jambes. Le verdict est tombé deux jours plus tard : « syndrome de type fibromyalgie associé à un syndrome antiphospholipidique post-Covid-19 sans thrombose ». Elle n’a pas de traitement spécifique car la fibromyalgie reste mal connue, mais s’est vue prescrire un antalgique pour atténuer la douleur. « Je suis soulagée de savoir pourquoi j’avais ces coups de poignard dans les jambes » , murmure la jeune quadragénaire, dont la sérologie s’est révélée positive.

      Face à des symptômes si polymorphes, les médecins avouent une forme d’impuissance, tâtonnant avec les traitements. Certains patients ont accès à des corticoïdes ou à des antihistaminiques, d’autres ressortent de la consultation uniquement avec du paracétamol et des vitamines. « Certains médecins ont la main leste sur les psychotropes : ils prescrivent des anxiolytiques avec un fort pouvoir addictif ou des somnifères, y compris à des personnes dans des états de fragilité terrible » , s’alarme @lapsyrévoltée.

      L’incertitude génère, sinon du stress post-traumatique, au minimum des épisodes de déprime et de la souffrance personnelle. Quand il aura retrouvé un peu d’énergie, Arnaud Fillion a prévu de se faire accompagner : « Aujourd’hui, on est un peu en mode survie, on priorise » , dit ce cycliste accompli. Surtout, devant une maladie dont ils peinent à voir la fin, beaucoup s’inquiètent des éventuelles séquelles à terme. « Est-ce que ça attaque le système immunitaire ? Est-ce que c’est lui qui se retourne contre-moi ? , s’interroge Nicolas. Mon inquiétude porte surtout sur les symptômes neurologiques. Mais j’ai conscience qu’à l’heure actuelle, je n’aurai pas de réponse. » C’est, pour tous, la seule certitude du moment.

    • Covid-19 : la médecine déroutée par les symptômes des convalescents de longue durée
      https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/05/30/covid-19-la-medecine-deroutee-par-les-symptomes-des-convalescents-de-longue-

      Après une infection sévère ou non par le nouveau coronavirus, certains patients restent très fatigués et essoufflés. Des troubles persistants encore mal connus, que les médecins sont en train d’explorer.

      Des symptômes légers voire inexistants, mais aussi des formes graves entraînant le décès ou un long séjour en réanimation… En quelques mois, les (multiples) signes cliniques de l’infection au SARS-CoV-2 ont été identifiés. Mais, au-delà des symptômes aigus, médecins et patients découvrent toute une palette de troubles survenant plus à distance, chez des patients hospitalisés ou non. A quoi correspondent-ils, combien de malades touchent-ils et quelle prise en charge proposer ?

      « On est encore dans l’inconnu. Les syndromes post-infectieux, c’est classique. Mais, avec ce nouveau virus, la littérature scientifique est quasi inexistante. Il faut structurer des recherches pour mieux comprendre », estime Yazdan Yazdanpanah, chef de service des maladies infectieuses à l’hôpital Bichat (AP-HP) et coordinateur de REACTing, un consortium de l’Inserm qui coordonne la recherche française pendant les épidémies.

      Pour l’heure, les initiatives se multiplient. « Toutes les sociétés savantes mettent sur pied des études Covid dans leur discipline. On va aussi développer des études d’observation en population générale », prévoit le Pr Yazdanpanah. Lancée dès fin janvier pour mieux cerner les formes nécessitant une hospitalisation, la cohorte French Covid-19 recense désormais 3 500 patients. Le suivi, prévu pour six mois, sera sans doute allongé. REACTing réfléchit aussi à créer une cohorte de patients non hospitalisés.

      Parallèlement, de nombreux hôpitaux organisent un suivi systématique de leurs patients Covid, et des consultations post-Covid se créent, qui croulent déjà sous les demandes.

      Dormir plus de quinze heures par jour

      Dans les formes traînantes ou à rechute, les patients se plaignent surtout de fatigue, de difficultés respiratoires, de tachycardie (augmentation du rythme cardiaque). « Attention au terme “rechute”, il s’agit d’une rechute des symptômes, mais très peu de ces patients ont encore une #PCR positive » , c’est-à-dire une charge virale, souligne d’emblée Pierre Tattevin, chef du service des maladies infectieuses au CHU de Rennes.

      Quoique non exceptionnels après une infection virale, comme la grippe ou la mononucléose infectieuse, ces tableaux déroutent toutefois médecins et malades. « La fatigue peut être extrême au point de dormir plus de quinze heures par jour. Il y a aussi la sensation de membres “lourds à porter”, des difficultés de concentration qui contraignent parfois à arrêter un travail qui venait d’être repris, des fourmillements de tout le corps, des céphalées… , énumère la professeure Dominique Salmon, infectiologue à l’Hôtel-Dieu (AP-HP), à Paris. Certains sont pris pour des hypocondriaques par leurs médecins ou les services d’urgence contactés tant leurs symptômes sont variés ! » , insiste-t-elle.

      « Même dans les formes peu graves, la dyspnée [gêne respiratoire] persiste très longtemps. Nos soignants malades ont aussi été surpris par l’intensité des symptômes et leur durée » , renchérit Lucile Sesé, pneumologue à l’hôpital Avicenne, à Bobigny (Seine-Saint-Denis).

      La persistance d’une anosmie (perte de l’odorat) est également fréquente : 10 % à 20 % des patients concernés ne récupèrent que partiellement ou pas du tout après un mois, fait savoir le docteur Alain Corré, médecin ORL à l’Hôpital Fondation Rothschild (Paris). Une agueusie (perte du goût) est souvent associée. Avec la professeure Salmon et l’hôpital Lariboisière, il vient de lancer un essai clinique, CovidORL, auprès de 120 volontaires. Objectif : étudier l’évolution de leur anosmie avec ou sans corticoïde inhalé.

      Des troubles gênants six semaines après

      Si leur fréquence reste à évaluer, fatigue et autres symptômes persistants seraient loin d’être rares, comme le montrent les estimations de l’équipe de Rennes, qui a eu l’idée de suivre les malades de Covid non gardés à l’hôpital avec une application destinée habituellement à la surveillance de la chirurgie ambulatoire. Interrogés six semaines après l’infection, 10 % à 15 % des 400 patients de cette base ont toujours des troubles gênants. « C’est une proportion très inattendue après une infection virale respiratoire. Mais, après bilan clinique et, pour certains, avec des examens complémentaires, nous n’avons pas trouvé de cause évidente à ces symptômes, ni de profil particulier chez ces malades », mentionne Pierre Tattevin. Les signes respiratoires sont améliorés dans beaucoup de cas par des bronchodilatateurs (traitement de l’asthme), et semblent s’amender avec le temps, poursuit-il.

      A l’hôpital Saint-Joseph, à Paris, le constat est proche : « Certains patients ont une toux persistante avec une sensation de brûlure, mais un examen, une fonction respiratoire, une imagerie et un bilan sanguin normaux, explique le docteur Sergio Salmeron, chef du service de pneumologie. Cela évoque une inflammation des bronches dont on ne sait si elle est due au virus ou à une hyperactivité bronchique » , appelant à la prudence : « 25 % à 30 % de la population française ont des allergies respiratoires, et c’est la période pollinique. »

      Une anxiété amplificatrice

      La pneumologue Lucile Sesé et ses collègues se disent également vigilants à d’autres causes d’essoufflement : embolie pulmonaire, problème cardiaque ou encore syndrome d’hyperventilation (une respiration inadaptée engendrée par l’anxiété), qu’ils ont commencé à observer chez des patients sans formes très graves. De fait, chez ces derniers, comme ceux passés en réanimation, il peut y avoir une intrication avec des troubles psychologiques allant jusqu’à un état de stress post-traumatique. « Des malades se sont vus mourir, seuls, loin de leurs proches » , nuance Charles-Hugo Marquette, pneumologue au CHU de Nice. « L’anxiété peut aussi être amplifiée par les nombreux témoignages sur les réseaux sociaux, à l’instar de la maladie de Lyme », ajoute l’infectiologue Eric Caumes (Pitié-Salpêtrière). Tous les cliniciens insistent sur la prise en charge de ce volet.

      Quant aux tachycardies, elles s’expliquent, selon Claire Mounier-Vehier (cardiologue à l’Institut Cœur-Poumon au CHU de Lille), par la persistance d’un état inflammatoire qui induit une hyperactivité du système nerveux sympathique. « On observe aussi des tableaux de tachycardie avec fatigabilité et chutes de tension artérielle chez des personnes habituellement en surpoids et hypertendues, et qui ont perdu beaucoup de kilos en réanimation lors de la phase aiguë de Covid, poursuit la cardiologue. Pour ces patients, dont la morphologie s’est modifiée, il est important de revoir l’ordonnance, d’adapter la dose d’antihypertenseurs. »

      Ces symptômes pourraient-ils s’installer dans la durée ? « On va probablement voir arriver des syndromes de fatigue chronique ou de douleurs chroniques post-Covid, comme c’est le cas après d’autres infections virales, notamment à EBV [virus d’Epstein-Barr], qui est un modèle de fatigue persistante post-virale , prédit l’interniste Jean-Benoît Arlet, de l’Hôpital européen Georges-Pompidou (AP-HP). Reste à savoir dans quelle proportion, et si ces syndromes surviendront sur des terrains particuliers. »

      La crainte de séquelles sur les poumons

      « Il n’y a rien d’étonnant pour l’instant. On est très près de la pathologie aiguë, estime, de son côté, le professeur émérite d’infectiologie au CHU de Grenoble, Jean-Paul Stahl. Rappelons-le, on ne court pas le marathon après une pathologie respiratoire sévère, et même dans la majorité des cas, y compris sans gravité, des symptômes, notamment la fatigue, persistent après une infection virale, c’est connu. »

      Se pose également la question de la longue récupération des patients en sortie de réanimation. « Certains ont perdu beaucoup de poids, de musculature, notamment au niveau thoracique, sont épuisés et ont du mal à reprendre le dessus » , décrit la professeure Salmon, en soulignant le besoin d’une réhabilitation progressive.

      Il y a aussi les lésions pulmonaires et la crainte de séquelles sous forme de fibrose. « Nous avons, à ce jour, revu une trentaine de patients après un séjour en réanimation avec des scanners très anormaux. La très grande majorité va beaucoup mieux un mois après, avec des améliorations spectaculaires, un seul présente des images de fibrose étendue » , rassure Jean-Marc Naccache, spécialiste de la fibrose pulmonaire à l’Hôpital Saint-Joseph. Dans la région rennaise, moins touchée que d’autres en France par l’épidémie, une cinquantaine de patients (dont 25 transférés d’Ile-de-France) ont été pris en charge en réadaptation après un séjour en réanimation pour Covid. « Nos médecins réadaptateurs sont agréablement surpris par la récupération assez rapide au niveau moteur et respiratoire, mais on ne sait pas encore si elle sera complète » , indique Pierre Tattevin.
      Les médecins vont aussi rechercher des séquelles sur d’autres organes : cerveau, cœur, reins…

      Effets à retardement sur les enfants

      Reste aussi la question de savoir si des désordres immunitaires post-Covid (bien identifiés en phase aiguë sous forme d’ « orage cytokinique » ) pourraient se manifester plus tard. Depuis le 1er mars, 176 cas de formes atypiques de syndrome de Kawasaki (maladie inflammatoire de type vascularite) ont été recensés en France chez les enfants et adolescents. « Plus qu’un symptôme persistant, il s’agit d’une manifestation aiguë hyperinflammatoire survenant en décalage de quatre à cinq semaines de l’infection, et transitoire » , précise Alexandre Belot, rhumato-pédiatre à l’hôpital Femme-Mère-Enfant de Lyon, qui anime le comité de pilotage du registre national. La plupart de ces jeunes patients répondent bien au traitement et ne devraient pas garder de séquelles.

      Dans les mois et années à venir, verra-t-on apparaître d’autres maladies inflammatoires ou auto-immunes déclenchées par le SARS-CoV-2 ? Face à un virus totalement inconnu il y a encore six mois et qui ne cesse de créer la surprise, les médecins restent modestes et prudents dans leurs prévisions. L’intérêt mondial pour cette maladie et le regroupement des cas sur quelques semaines créent cependant un effet loupe, qui laisse espérer que ces malades ne tomberont pas dans l’oubli.

  • Coronavirus : ruée sur les tests sérologiques pour savoir si l’on a été contaminé par le Covid-19
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/05/21/savoir-si-on-l-a-eu-la-ruee-sur-les-tests-serologiques-du-covid-19_6040320_3

    Savoir si l’on a été en contact avec le virus, même sans symptômes… c’est la question qui pousse de plus en plus de particuliers à se faire tester. Mais les autorités répètent que les résultats ne doivent pas être un « passeport d’immunité », vu le flou qui existe sur l’immunité à la maladie.

    Les autorités ont beau inciter à la prudence et les certifications françaises tarder à se matérialiser, les #tests_sérologiques suscitent l’engouement des particuliers, avec ou sans ordonnance.
    Pour le constater, dans les grandes villes, il suffit presque de traverser la rue : au premier laboratoire d’analyses médicales venu, il y a foule, la plupart des grands réseaux nationaux disposant désormais, depuis quelques semaines, de stocks suffisants de ces tests réalisables à partir d’une simple prise de sang et fournissant des résultats en un à deux jours.

    Savoir si l’on a été, oui ou non, en contact avec le virus, même sans symptômes, si cette grippe harassante attrapée début mars ou fin janvier n’était pas le Covid-19, les raisons d’être curieux ne manquent pas. Pour autant, martèlent les pouvoirs publics, une sérologie positive ne doit pas être considérée comme un « passeport d’immunité » , au regard des interrogations qui demeurent sur la réponse immunitaire au Covid-19.

    « Depuis le 5 mai, le jour où l’on a reçu les tests, ça n’arrête pas. On aurait dit le premier jour des soldes » , constate, dans le 4e arrondissement de Paris, une biologiste ayant tenu à rester anonyme, à la tête d’un laboratoire où les files de patients et les journées s’allongent, entre prélèvements Covid-19 et début de rattrapage de l’activité habituelle. Sur 120 patients journaliers, 40 % viennent pour un test sérologique, estime-t-elle. Le taux de positifs est d’environ 6 %, comme pour les tests PCR, ces prélèvements nasopharyngés à partir desquels on détecte la présence du virus lui-même, et non celle des anticorps.

    « On paie la politique de ne pas dépister »

    « C’est beaucoup du diagnostic de rattrapage, on paie aujourd’hui la politique de ne pas dépister » , ajoute la biologiste. Parfois aussi, le test est un « gadget » que s’offrent les personnes qui en ont les moyens, sans toujours avoir eu de symptômes ni vu de médecin, regrette-t-elle. Le test, facturé 30 à 40 euros, n’est pas remboursé pour le moment, sauf pour les soignants – un avis de la Haute Autorité de santé (HAS) sur ce point est attendu dans les prochains jours.

    Dans un quartier moins cossu du 12e arrondissement, place Félix-Eboué, l’affluence n’est pas moindre. Un jeune homme « à risque » s’enquiert au comptoir : « Vous testez bien les IgG et les IgM [deux types d’anticorps] ? » La plupart des laboratoires proposent des tests quantitatifs s’appuyant sur la méthode éprouvée Elisa (des automates de laboratoire détectent la quantité des anticorps anti-SARS-CoV-2 dans le sérum sanguin) et tous respectent les critères de performance énoncés par la HAS.

    Le téléphone sonne : « Oui, madame, c’est sur prise de sang, par contre ce n’est pas remboursé. » Schéhrazade Sbahi, biologiste médicale, estime à plus d’une centaine le nombre de tests quotidiens. « Il y a ceux qui veulent reprendre le boulot, revoir la famille et les grands-parents, ceux qui doivent voyager ou se déplacent dans leur pays d’origine » , dit-elle. La rentrée des classes a aussi amené son lot de parents inquiets, venus faire tester leur enfant.

    Confusion et pédagogie sur les bénéfices d’un test

    Le laboratoire du 4e arrondissement a ainsi accueilli une famille dont les parents ont eu de lourds symptômes, l’un d’eux a été testé positif par test PCR (prélèvement nasal). Ce mois-ci, ils ont fait tester leurs trois enfants : sérologie négative. Venu aussi se faire tester, ce couple qui a fêté le déconfinement en dînant avec un ami, pour apprendre deux jours plus tard que ce dernier avait déclaré des symptômes et était positif au Covid-19. Pour ces derniers, ce sera donc un test PCR, précise la biologiste chargée de leur suivi, qui doit régulièrement renvoyer chez eux des gens symptomatiques venus à tort pour une sérologie.

    La HAS, dans sa série d’avis, a réaffirmé la prééminence des tests PCR comme outil privilégié de diagnostic pour toute personne présentant des symptômes ou pour les « cas contacts ». Elle reste prudente sur la sérologie, qui n’est praticable qu’à partir de quatorze jours après les premiers symptômes, le temps que des anticorps aient pu se former, et rappelle qu’une sérologie positive ne garantit pas de protection contre le virus ni ne permet de dire si l’on est contaminant.

    Cédric Carbonneil, chef du service d’évaluation des actes professionnels de la HAS, maintient cet appel à la prudence : « Il n’y a pas de raison que les patients se rendent dans un laboratoire sans avoir vu au préalable un médecin qui va statuer sur l’examen clinique et prescrire le test adéquat » , dit-il.

    Quant à l’espoir, compréhensible, de connaître son degré de protection face au virus : « La réponse, aujourd’hui, est que l’on ne sait pas, on n’a pas de garantie que, s’il y a une présence d’anticorps, on sera protégé contre une réinfection ultérieure. Il ne faut pas qu’il y ait cette volonté de se rassurer, parce que ça va être faussement rassurant. »

    Théorème de Bayes et prévalence du virus

    Outre les inconnues sur l’immunité, plusieurs facteurs sont cités par la HAS pour déconseiller un dépistage généralisé. Un des arguments s’appuie sur la règle de Bayes, principe cardinal des probabilités conditionnelles, qui permet d’affiner la probabilité d’un événement en fonction du contexte dans lequel il survient. Dans le cas du Covid-19, plus la prévalence du virus est faible dans une population, plus le risque de faux positif du test sérologique est grand.

    Par exemple, si un patient est testé dans un hôpital où la prévalence du virus est estimée à 69 %, un test sérologique positif garantit à 99 % qu’il a eu le Covid-19. En revanche, s’il fait partie d’une population où l’on présume que le virus a une prévalence de 5 %, soit à peu près la prévalence nationale estimée par l’Institut Pasteur (4,4 %), la valeur prédictive d’un test positif descend à 70 %, les faux positifs devenant plus fréquents. De là vient notamment la recommandation, traduite en mesures concrètes mardi par le ministre de la santé, Olivier Véran, de tester avant tout les soignants et les intervenants dans des milieux à risque.


    Tableau de la Haute Autorité de santé présentant des simulations de valeur prédictive positive des tests sérologiques en fonction de la prévalence de la maladie. HAUTE AUTORITE DE SANTE

    Ce choix ne fait toutefois pas l’unanimité et alimente les différends entre épidémiologistes, virologues et immunologistes, entre acteurs de santé publique et chercheurs, dont les manières d’aborder l’épidémie s’opposent parfois publiquement, souvent plus silencieusement.

    Une « envie de savoir » légitime

    A l’Institut Curie, l’immunologiste clinique Olivier Lantz reconnaît d’emblée que les tests sérologiques sont entourés de confusion et que « trouver des anticorps, c’est une chose, savoir s’ils sont protecteurs, c’en est une autre » . Cette capacité neutralisante fait d’ailleurs l’objet de recherches toujours en cours. Toutefois, estime-t-il, « que des gens qui ont eu des symptômes en région parisienne, où la prévalence dépasse sans doute les 10 %, aient envie de savoir s’ils l’ont eu, c’est parfaitement légitime » . Déplorant une communication fondée sur des arguments d’autorité, voire sur la peur, il ajoute :

    « On peut toujours voir le verre à moitié vide ou à moitié plein, mais a priori ils sont protégés pour au moins quelques mois dans l’immédiat. C’est une vérité provisoire, comme toujours en science, mais c’est cela qu’il faut expliquer, plutôt que de dire qu’il ne faut surtout pas faire de sérologie parce que vous allez croire que vous êtes protégé alors que vous ne l’êtes pas. »

    Dans les mois qui viennent, son équipe va suivre la sérologie de 2 500 volontaires de l’institut de recherche et tenter de répondre à quelques questions de sérologie cruciales : dans quelle mesure des asymptomatiques ont-ils été en contact avec le virus, combien de temps les personnes touchées vont-elles garder leurs anticorps et, enfin, celles qui en possèdent sont-elles protégées en cas de deuxième exposition au virus ?

    Huit cent soixante-dix employés ont déjà été prélevés, avec « différents niveaux d’exposition, plein de choses intéressantes à faire… », note-t-il. Si les pouvoirs publics restent réticents à inclure plus largement les tests sérologiques dans leur arsenal, du point de vue de la science, dit-il, pour comprendre ce qu’il se passe, « la sérologie, c’est la clé de tout » .

    #sérologie #immunité

  • Interpreting Diagnostic #Tests for #SARS-CoV-2 | Infectious Diseases | JAMA | JAMA Network
    https://jamanetwork.com/journals/jama/fullarticle/2765837

    Using available evidence, a clinically useful timeline of diagnostic markers for detection of #COVID-19 has been devised (Figure). Most of the available data are for adult populations who are not immunocompromised. The time course of #PCR positivity and seroconversion may vary in children and other groups, including the large population of asymptomatic individuals who go undiagnosed without active surveillance. Many questions remain, particularly how long potential immunity lasts in individuals, both asymptomatic and symptomatic, who are infected with SARS-CoV-2.

    #sérologie #immunité

    • point rapide et très complet sur les différents tests disponibles
      (il faut un petit bout de temps pour comprendre le graphique…)

      on apprend ainsi :
      qu’une des règles pour le retour au travail du personnel soignant du CDC est fondée, entre autres, sur une étude portant sur un échantillon de 9 personnes…

      In a study of 9 patients, attempts to isolate the virus in culture were not successful beyond day 8 of illness onset, which correlates with the decline of infectivity beyond the first week. That is in part why the “symptom-based strategy” of the Centers for Disease Control and Prevention (CDC) indicates that health care workers can return to work, if “at least 3 days (72 hours) have passed since recovery defined as resolution of fever without the use of fever-reducing medications and improvement in respiratory symptoms (e.g., cough, shortness of breath); and, at least 10 days have passed since symptoms first appeared.

      ou encore, pour les tests d’anticorps :

      Rapid point-of-care tests for detection of antibodies have been widely developed and marketed and are of variable quality. Many manufacturers do not reveal the nature of antigens used. These tests are purely qualitative in nature and can only indicate the presence or absence of SARS-CoV-2 antibodies.

      … on coopère, mais pas trop…

  • #Coronavirus Antibody Tests May Produce Contradictory Results - Bloomberg
    https://www.bloomberg.com/news/articles/2020-05-05/coronavirus-antibody-tests-may-produce-contradictory-results

    On the final leg of my unscientific experiment, I tracked down a pediatric intensive care nurse, Deborah Lees, who lives around the corner from me. A mother of three, Lees had relatively mild symptoms—a cough, fatigue, and low-grade fever—and took a positive swab test for Covid-19 on March 24. More than two weeks later, her hospital performed a lab-based test that showed she had IgG antibodies but no IgM.

    Sitting on her sofa, she pricked her finger to drop blood into the Biopanda test cassette—the one in which I’d tested positive. Her results were negative. We were baffled. “It’s very confusing,” she said. “I thought I had antibodies, which takes away at least some of the fear, that at least you’re protected to some extent.”

    A representative of Biopanda, Han Yan, says: “She may have had a weak antibody response, and our test wasn’t sensitive enough to detect it.”

    After four tests and conflicting cross-checks, I’m still not sure if I’ve had Covid-19. I’d like to think the Biopanda test is right, but if it couldn’t pick up the nurse’s antibodies, I wonder why it picked up mine. I worry that many of the tests on the market might give people a false sense that they have some immunity. Until we know more about this virus—how it’s transmitted and why some people are dodging it, despite being exposed—I will continue to work from home, wear my mask and gloves in the supermarket, and try to stay 6 feet away from people when I venture outdoors.

    Dommage que l’infirmiere n’ait pas répété le premier test sérologique.

    #sérologie

  • Research team determines #COVID-19 infection fatality rate
    https://medicalxpress.com/news/2020-05-team-covid-infection-fatality.html

    Le test sérologique utilisé a un taux de faux positif de 1%.

    In Gangelt, the IFR after the #SARS-CoV-2 outbreak is 0.37 percent," says lead investigator Prof. Dr. Hendrik Streeck, Director of the Institute for Virology at the University Hospital Bonn.

    Based on the #IFR and the number of deaths, estimations about the total number of infections in similar demographic areas with different infection rates can be made. Comparing this number with the number of officially reported infections leads to an estimate of unreported cases. In Gangelt, this figure is about 5 times higher than the official number of people tested positively. With an extrapolation based on 6,700 SARS-CoV-2 associated deaths in Germany, a total of 1.8 million infections can be assumed. This number of unreported cases is about 10 times higher than the officially reported cases (162,496 on May 3rd, 2020).

    #Allemagne #sérologie

    • For the first time, our data enables us to estimate how many people have been infected after the superspreading event. Approximately 15 percent of Gangelt had been infected. The total number of infections allows us to determine the infection fatality rate. In Gangelt, the IFR after the SARS-CoV-2 outbreak is 0.37 percent,” says lead investigator Prof. Dr. Hendrik Streeck, Director of the Institute for Virology at the University Hospital Bonn.
      […]
      Preliminary studies showed that the ELISA test is false positive in about one percent of the cases. “However, with such high frequency of infections in Gangelt [ie, 15%], a one percent false positive rate is not critical,” Hartmann explains. For studies planned to take place across Germany with an estimated infection rate of approximately one to two percent a one percent false positive rate pose rather a problem.

      [puisque, selon la prévalence dans la population entre un tiers [pour un taux de 2%] et la moitié [taux de 1%] des positifs seraient de faux positifs]

  • Anti-SARS-CoV-2 screening - Google Drive
    https://docs.google.com/spreadsheets/d/17Tf1Ln9VuE5ovpnhLRBJH-33L5KRaiB3NhvaiF3hWC0/htmlview#gid=0

    Fichier de Seroprévalence #sars-cov2 dans différents pays ou villes
    Par :

    Henrik Jarlov sur Twitter : “First #COVID19 antibody prevalence beginning to be reported from European hot-spots Italy and Spain. Bergamo: 23.2% in health care workers and 61.9% among people in quarantine (biased samples) Barcelona: 5.5% observed in random sample of 311 people” / Twitter
    https://twitter.com/DrJarlov/status/1256917173794152448

    #sérologie

  • After Recovery From the #Coronavirus, Most People Carry Antibodies - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2020/05/07/health/coronavirus-antibody-prevalence.html

    La plus grande série, étasunienne, de #sérologie à ce jour. Tous sauf 3 ont développé des anticorps y compris ceux qui avaient développé des formes légères de #COVID-19 (dont on pensait qu’ils en développaient moins). Le test utilisé a un taux de faux positif de moins de 1%.

    Étude non encore acceptée pour publication.

    Several small studies have given reason to hope that people who have had Covid-19, the illness caused by the coronavirus, would gain some immunity for some period of time. The new study is the largest by far, with results from 1,343 people in and around New York City.

    The study also eased a niggling worry that only some people — only those who were severely ill, for example — might make antibodies. In fact, the level of antibodies did not differ by age or sex, and even people who had only mild symptoms produced a healthy amount.

    #anticorps #immunité

    • Mêmes conclusions dans une étude de l’institut Pasteur et CHU de Strasbourg, 26 mai 2020

      https://www.pasteur.fr/fr/espace-presse/documents-presse/covid-19-tres-grande-majorite-malades-atteints-forme-mineure-developpent-ant

      La réponse immunologique des individus atteints de formes mineures d’infection par le SRAS-CoV-2 reste mal caractérisée.

      Des équipes du CHU de Strasbourg et de l’Institut Pasteur ont étudié 160 volontaires, membres du personnel hospitalier des deux sites des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg, infectés par le SRAS-CoV-2 (et diagnostiqués positifs par PCR) et qui ont développé des formes mineures de la maladie n’ayant pas nécessité une hospitalisation.

      La présence d’anticorps anti SRAS-CoV-2 a été mesurée par deux techniques, un test de diagnostic rapide et un test mis au point par l’Institut Pasteur (appelé S-Flow). L’activité neutralisante des anticorps a été mesurée avec un test dit de neutralisation de pseudovirus.

      Le délai médian entre l’apparition des symptômes et le prélèvement d’échantillons sanguins était de 24 jours (entre 13-39 jours). Le test immunodiagnostic rapide a détecté des anticorps dans 153 (95,6%) des échantillons et le test S-Flow dans 159 (99,4%). Des anticorps neutralisants (NAbs) ont été détectés dans 79%, 92% et 98% des échantillons prélevés, respectivement 13-20, 21-27 et 28-41 jours après le début des symptômes.

      Cette étude montre que des anticorps contre le SRAS-CoV-2 sont présents chez pratiquement tout le personnel hospitalier testé préalablement positif par PCR. L’activité neutralisante des anticorps augmente au fil du temps, ce qui suggère que les personnes développent une immunité potentiellement protectrice.

      « On savait que les personnes atteintes de formes sévères de la maladie développaient des anticorps dans les 15 jours qui suivaient le début des signes. On sait maintenant que c’est également vrai pour ceux qui font des formes mineures, même si les taux d’anticorps sont vraisemblablement plus faibles » commente Arnaud Fontanet, un des auteurs de l’étude et responsable du département Santé globale à l’Institut Pasteur.

      « Notre étude montre que les niveaux d’anticorps sont, dans la plupart des cas, compatibles avec une protection contre une nouvelle infection par SRAS-CoV-2, au moins jusqu’à 40 jours après le début des signes. L’objectif maintenant est d’évaluer sur le long terme la persistance de la réponse anticorps et sa capacité de neutralisation associée chez ces personnels soignants » déclarent Timothée Bruel et Olivier Schwartz, respectivement chercheur et responsable de l’unité Virus et immunité à l’Institut Pasteur.

      « Les résultats de cette étude sont très encourageants pour les personnes déjà infectées par le virus car même en ayant développé une forme légère de la COVID19 elles sont capables de générer des anticorps protecteurs qui sont présents au moins 40 jours après le début des symptômes, reste à vérifier leur persistance dans le temps. Ces résultats sont également une bonne nouvelle pour les futures stratégies vaccinales » conclut le professeur Samira Fafi-Kremer, chef du service virologie des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg et première auteure de l’étude.

      https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2020.05.19.20101832v2

    • Mêmes conclusions dans une étude de l’institut Pasteur et CHU de Strasbourg, 26 mai 2020

      Mêmes conclusions pour les formes mineures, les plus fréquentes, dont on pensait donc qu’elles ne développaient pas une immunité suffisante.

      Une autre étude, revue par les pairs celle-ci contrairement aux deux précédentes, va également dans ce sens :

      Targets of T cell responses to SARS-CoV-2 coronavirus in humans with COVID-19 disease and unexposed…
      https://seenthis.net/messages/853439

  • Haute Autorité de Santé - Premières indications pour les tests sérologiques du #COVID-19
    https://www.has-sante.fr/jcms/p_3182370/fr/premieres-indications-pour-les-tests-serologiques-du-covid-19

    la HAS identifie aujourd’hui 7 indications pour les tests sérologiques, sur prescription médicale : 

    En diagnostic initial pour les patients symptomatiques graves hospitalisés, dont la RT-PCR est négative mais chez qui les symptômes cliniques ou le scanner sont évocateurs d’un COVID-19. 

    En diagnostic de rattrapage de patients symptomatiques graves hospitalisés mais qui n’ont pas eu un test RT-PCR dans les sept premiers jours. 

    En diagnostic initial de patients symptomatiques sans signes de gravité suivis en ambulatoire dont le test RT-PCR est négatif mais dont le tableau clinique est évocateur. 

    En diagnostic de rattrapage de patients symptomatiques sans signes de gravité suivis en ambulatoire mais chez qui un test RT-PCR n’a pu être réalisé avant 7 jours. 

    En diagnostic différé des patients symptomatiques sans signes de gravité diagnostiqués cliniquement mais n’ayant pas fait l’objet d’une RT-PCR et ce depuis la mise en place de la phase 2 (à partir du 2 mars 2020). 

    En détection d’anticorps chez les professionnels soignants non symptomatiques, en complément du dépistage et de la détection de personne-contact par RT-PCR selon les recommandations en vigueur, si la RT-PCR est négative. 

    En détection d’anticorps chez les personnels d’hébergement collectif (établissements sociaux et médico sociaux, prisons, casernes, résidences universitaires, internats, …) non symptomatiques en complément du dépistage et de la détection de personne-contact par RT-PCR selon les recommandations en vigueur, si la RT-PCR est négative. 

    Pour la HAS, il est primordial que ces tests ne soient utilisés qu’à des fins médicales, dans le cadre d’une prise en charge individuelle. Des utilisations à des fins collectives, telles que l’organisation du travail au sein d’une entreprise ou l’aide au déconfinement, ne sont pas envisageables.

     Des indications susceptibles d’évoluer

    Si les données scientifiques et les publications sont de plus en plus nombreuses, le recul est encore insuffisant dans plusieurs domaines. Mal utilisés, les tests pourraient induire en erreur les patients sur leur immunité. Un relâchement sur les mesures barrières et la distanciation sociale pourrait ainsi augmenter le risque d’une nouvelle vague épidémique. Ce qu’il faut à tout prix éviter. 

    C’est pourquoi, à ce jour, la HAS ne recommande pas de recourir aux tests sérologiques chez certaines populations comme les professionnels qui ont continué d’être en contact avec le public ou chez les professionnels qui ont été confinés et vont reprendre une activité en présentiel. 

    Le dépistage au sein de ces populations pourrait à l’avenir être recommandé si les données scientifiques et épidémiologiques venaient à évoluer, notamment s’il s’avérait qu’avoir rencontré le virus et développé certains anticorps conférait une immunité face au virus. Ces données seraient alors prises en compte et l’avis de la HAS revu très rapidement.

    #sérologie #sars-cov2

  • ‘Serology’ is the new #coronavirus buzzword. Here’s why it matters. - The Washington Post
    https://www.washingtonpost.com/opinions/2020/05/04/serology-is-new-coronavirus-buzzword-heres-why-it-matters

    Utilité de la #sérologie #sars-cov2, par Marc Lipsitch

    To understand the overall pattern in the U.S. population, larger serologic surveys must cover a wide range of areas, not just hot spots, recruiting a truly representative sample.

    Testing the same people for antibodies and virus week after week can help answer another question: Do antibodies to the virus signal that a person is protected against further infection, so-called seroprotection? The idea is to follow individuals with and without antibodies, who are otherwise similar (live in the same area, have similar work patterns and otherwise are likely to have similar risks of encountering an infectious person), and find out if those with antibodies have lower rates of contracting the virus than those without.

    In the best case, maybe those with antibodies are completely protected; more likely, based on experience with other coronaviruses, they will be at lower but not zero risk.

    As in every epidemiologic study, the challenge in these studies is to separate causal from confounding factors, by ensuring that seropositives (those with detectable antibodies) and the seronegatives (those without) have comparable exposures to viral infection.

    #épidémiologie #immunité

  • Covid-19 : une première étude sérologique en France et déjà beaucoup d’enseignements | Institut Pasteur
    https://www.pasteur.fr/fr/espace-presse/documents-presse/covid-19-premiere-etude-serologique-france-deja-beaucoup-enseignements

    Fin mars 2020, 661 personnes reliées à un lycée de Crépy-en-Valois (Oise) ont fait l’objet d’une investigation épidémiologique menée par les chercheurs de l’Institut Pasteur avec le soutien de l’Agence régionale de la santé des Hauts-de-France et de l’Académie d’Amiens, avec l’appui de l’Etablissement Français du Sang. Grâce à la population de Crépy-en-Valois, et suite à l’utilisation de tests de détection du virus, associés à trois tests sérologiques développés par l’Institut Pasteur, cette étude révèle que 26% de la population étudiée a été infectée par le SARS-CoV-2 et possède des anticorps contre ce virus. Plus précisément, parmi les personnes fréquentant le lycée, 41% ont été infectées, alors que parmi leurs proches, le pourcentage est de 11%. Ces résultats sont publiés sur MedRxiv.

     

    • Le taux d’attaque de l’infection dans cette communauté est estimé à 25,9%.
    • Plus précisément, parmi les personnes ayant fréquenté le lycée, le taux d’attaque est de 41%. Parmi les proches des lycéens, le taux d’attaque est de 11%.
    • Le taux d’hospitalisation dans cette population jeune (âge médian de 37 ans) est de 5,3%, et il n’y a pas eu de décès.
    • La perte de l’odorat et la perte du goût sont les deux symptômes qui ont une valeur prédictive très forte en faveur d’une infection.
    • La proportion de personnes infectées sans symptômes pendant la période d’étude est d’au moins 17%. 
    • Les sujets fumeurs semblent moins infectés par le virus : 7,2% des fumeurs de l’étude sont infectés, contre 28% des non-fumeurs.
    • Trois tests sérologiques mis au point par les chercheurs de l’Institut Pasteur ont montré leur efficacité sur le terrain pour détecter de manière spécifique et sensible les anticorps contre le SARS-CoV-2.

  • #anticorps et #Immunité anti #SARS-Cov-2 chez les sujets #asymptomatiques et chez les sujets guéris de la #COVID-19

    NIH begins study to quantify undetected cases of coronavirus infection | National Institutes of Health (NIH)
    https://www.nih.gov/news-events/news-releases/nih-begins-study-quantify-undetected-cases-coronavirus-infection

    A new study has begun recruiting at the National Institutes of Health in Bethesda, Maryland, to determine how many adults in the United States without a confirmed history of infection with SARS-CoV-2, the virus that causes coronavirus disease 2019 (COVID-19), have antibodies to the virus. The presence of antibodies in the blood indicates a prior infection. In this “serosurvey,” researchers will collect and analyze blood samples from as many as 10,000 volunteers to provide critical data for epidemiological models. The results will help illuminate the extent to which the novel coronavirus has spread undetected in the United States and provide insights into which communities and populations are most affected.

    [...]

    “This study will give us a clearer picture of the true magnitude of the COVID-19 pandemic in the United States by telling us how many people in different communities have been infected without knowing it, because they had a very mild, undocumented illness or did not access testing while they were sick,” said Anthony S. Fauci, M.D., NIAID director. “These crucial data will help us measure the impact of our public health efforts now and guide our COVID-19 response moving forward.”

    #sérologie #coronavirus #covid-19

  • Thread by MartinFierro769 : 1/n Pour mieux comprendre la Covid19, deux études me paraissent particulièrement importantes. Il s’agit d’études de cas. La première est une…
    https://threadreaderapp.com/thread/1248649044202840067.html

    Pour mieux comprendre la Covid19, deux études me paraissent particulièrement importantes. Il s’agit d’études de cas. La première est une étude allemande que j’avais repérée il y a qqs semaines en preprint et qui a été publiée par la suite dans @nature nature.com/articles/s4158…

    #coronavirus #sérologie #contagion #charge_virale