• L’Allemagne, nouvelle destination rêvée des jeunes Tunisiens
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2022/12/05/l-allemagne-nouvelle-destination-revee-des-jeunes-tunisiens_6152993_3212.htm

    L’Allemagne, nouvelle destination rêvée des jeunes Tunisiens
    Le pays européen, en manque criant de main-d’œuvre, a délivré près de 5 500 autorisations de travail à des Tunisiens depuis le début de l’année.
    Le Monde avec AFP
    Publié le 05 décembre 2022 à 10h36 Mis à jour le 05 décembre 2022 à 10h36
    FETHI BELAID / AFP
    France, Canada, pays du Golfe et dorénavant Allemagne. Malgré la barrière de la langue, les jeunes Tunisiens sont de plus en plus nombreux à vouloir émigrer légalement vers la première économie européenne, en manque criant de main-d’œuvre. Cet exode croissant (avec 5 474 autorisations de travail accordées par l’Allemagne à des Tunisiens de janvier à octobre, après 4 462 en 2021 et 2 558 en 2020) est stimulé par une absence de quotas et une reconnaissance accrue ces dernières années des diplômes étrangers, y compris pour les qualifications d’avant bac.
    L’Allemagne, pays à très faible natalité, a « d’énormes besoins de main-d’œuvre, pas seulement dans la santé ou l’informatique, mais aussi dans l’hôtellerie-restauration, le bâtiment, la pose de fibre optique ou la conduite de poids lourds », explique à l’AFP Narjess Rahmani, directrice de l’agence d’aide à l’émigration Get in Germany. Dans les secteurs sous tension, certains employeurs procurent au candidat un contrat d’embauche ou d’apprentissage pour faciliter l’obtention du visa et financent même sa formation linguistique de base (niveau B1, environ six mois d’allemand).
    Yeft Benazzouz, directeur de l’école de langue Yeft, a vu la demande de cours d’allemand exploser depuis 2020. « Avant, j’avais des groupes d’une ou deux personnes et c’est monté à six ou sept », dit-il. Même si depuis l’été, le rythme s’est ralenti à cause d’une forte inflation et de la chute du pouvoir d’achat en Tunisie. Outre la langue, M. Benazzouz enseigne les comportements de base à adopter, utilisant volontiers des proverbes pour marquer les esprits, comme « Pünktlich ist schon spät » (« à l’heure, c’est déjà tard »).« Pour aller en Allemagne, il faut comprendre la mentalité : ce sont des bosseurs et ils misent beaucoup sur la motivation des jeunes, le sérieux du travail », souligne Mme Rahmani. Selon elle, les Tunisiens s’intègrent très facilement : « Parce qu’on a eu la colonisation française, les jeunes sont habitués aux langues étrangères. On est aussi très ouvert aux autres cultures à travers le tourisme et le mélange culturel tout au long de notre histoire. »
    Les étudiants de Yeft sont souvent très qualifiés, dans un pays où la formation initiale est réputée et où le chômage des jeunes diplômés atteint des sommets : environ 30 %.L’ingénieure hydraulique Nermine Madssia, 25 ans, a opté pour l’Allemagne – comme sa sœur, future infirmière –, délaissant des offres en France, « où il y a du racisme » antimusulman, selon cette jeune fille qui porte le voile. Elle pense y trouver « du respect et de la considération, avec un bon salaire », contrairement à la Tunisie, où la rémunération moyenne plafonne à 1 000 dinars (environ 300 euros) et où même un ingénieur informaticien – métier très prisé – touche à peine deux fois ce montant en début de carrière.
    La Tunisie traverse de graves difficultés économiques, avec une croissance poussive (moins de 3 %) et une dette publique énorme, creusée par le Covid-19 puis la guerre en Ukraine. Le tout doublé d’une crise politique depuis que le président Kaïs Saïed s’est emparé de tous les pouvoirs en juillet 2021. Résultat : un jeune sur deux veut partir, que ce soit légalement (plus de 40 000 ingénieurs ont émigré ces cinq dernières années, plus de 3 300 médecins…) ou illégalement, avec 16 000 Tunisiens arrivés clandestinement en Italie depuis début 2022.Elyes Jelassi, 28 ans, boucle sa valise en prenant soin d’y insérer de l’huile d’olive et des épices, « un bout de Tunisie », avant de s’envoler pour l’Allemagne. Sous les yeux de sa famille, rassemblée dans leur ville de Korba, cet infirmier assure qu’initialement, « il ne pensait pas quitter le pays ». « Après trois ans d’études et stages dans plusieurs hôpitaux, j’ai décidé de ne pas faire carrière en Tunisie. A l’étranger, ce sera mieux », dit-il à l’AFP. Recruté à distance, M. Jelassi a décroché un contrat de travail en Allemagne dans une clinique de Wiesbaden (ouest), qui le logera gratuitement les six premiers mois. Outre l’argument salarial, il est convaincu d’y trouver des conditions plus propices qu’en Tunisie, où « les hôpitaux souffrent d’un manque de matériel, ce qui provoque des conflits avec les citoyens et rend le travail stressant ». Mais il n’imagine pas « rester à vie » dans ce pays et aimerait « revenir en Tunisie à l’âge de 50 ans ».

    #Covid-19#migrant#migration#allemagne#tunisie#politiquemigratoire#postcovid#economie#penuriemaindoeuvre#sante#migrationqualifiee

  • La Chine abandonne, de facto, sa politique zéro Covid
    https://www.lemonde.fr/international/article/2022/12/07/la-chine-abandonne-de-facto-sa-politique-zero-covid_6153322_3210.html

    La Chine abandonne, de facto, sa politique zéro Covid
    La Commission nationale de la santé annonce la fin des restrictions sanitaires les plus dures, à l’origine d’une vague de mécontentement.
    Par Frédéric Lemaître(Pékin, correspondant)
    Comme le reste du monde, la Chine se met à vivre avec le Covid-19 et met fin, sans le dire explicitement, à sa politique zéro Covid, consistant à empêcher le virus de circuler en limitant au maximum la circulation des personnes et des biens. La Commission nationale de la santé a en effet annoncé, mercredi 7 décembre, plusieurs mesures décisives. La première établit que « les personnes infectées asymptomatiques et les cas légers qui peuvent être isolés à domicile le seront de manière générale ». Jusqu’à présent, ces personnes étaient envoyées dans des centres de quarantaine où elles ne bénéficiaient généralement d’aucun traitement, mais étaient isolées du reste de la population.
    Par ailleurs, le pays va « réduire davantage la portée des tests à l’acide nucléique et en réduire la fréquence », a indiqué la commission. Jusqu’à présent, les habitants devaient présenter des tests réalisés dans les quarante-huit ou soixante-douze heures pour entrer dans la plupart des lieux publics. Une rencontre avec un responsable politique, même de niveau subalterne, devait parfois être précédée de trois tests effectués dans les trois jours précédents.Autre changement majeur annoncé : les tests à grande échelle ne seront désormais plus menés que dans « les écoles, les hôpitaux, les maisons de retraite et les centres de travail à haut risque ». Il est fréquemment arrivé que des villes de plusieurs millions d’habitants testent systématiquement la population à la moindre détection d’un cas, et les files d’attente interminables à tous les coins de rue devant les kiosques à tests faisaient jusqu’ici partie du paysage urbain.
    Dans la même logique, le recours aux confinements, parfois appliqués à des quartiers, voire à des villes entières, sera également réduit. Les zones à risque n’ayant enregistré aucun cas pendant cinq jours devront être rouvertes. De Shanghaï à Urumqi, des dizaines de villes avaient, ces derniers mois, procédé à des confinements très sévères, d’autant moins acceptés que la population avait le sentiment que c’était au cours des tests quotidiens obligatoires qu’elle risquait d’être contaminée.
    Par ailleurs, « les écoles sans foyers de cas doivent continuer les cours normalement », selon les nouvelles règles. A Pékin, toutes les écoles ont été fermées mi-novembre à titre de précaution. Autre nouveauté, annoncée mercredi : il sera désormais possible de voyager d’une province à l’autre, sans avoir à présenter un test PCR négatif de moins de quarante-huit heures, et aucun test ne sera non plus exigé à l’arrivée. Si ces nouvelles mesures sont effectivement appliquées, elles marquent un revirement complet par rapport à la politique suivie jusqu’ici par la Chine et qui repose sur le triptyque « tester, tracer, isoler ». Vacciner n’en fait pas partie. Si la politique zéro Covid a pu être présentée comme un succès, notamment en raison du nombre de décès infiniment plus faible en Chine que dans le reste du monde – on ne compte officiellement que 5 235 décès –, elle était de plus en plus contestée. Relativement efficace face aux premiers variants du SARS-CoV-2, elle ne l’était plus face à Omicron, à la fois moins sévère et plus contagieux. Malgré cette politique, des villes comme Canton et Pékin devaient faire face à plusieurs milliers de cas de Covid. Résultat : les responsables multipliaient les contrôles et les confinements, rendant ceux-ci de moins en moins supportables.
    Depuis un mois, les manifestations se sont multipliées dans plusieurs villes du pays ou dans les locaux de Foxconn, sous-traitant d’Apple, contre cette politique jugée désormais excessive. Entre les personnes dialysées ne pouvant se rendre à l’hôpital, les femmes sur le point d’accoucher ne pouvant rejoindre une maternité ou les habitants d’un immeuble en feu morts parce que les portes étaient cadenassées, les abus de la politique zéro Covid étaient de plus en plus flagrants et critiqués, malgré la censure, sur les réseaux sociaux.Le mécontentement a même pris une tournure politique avec, les 26 et 27 novembre, plusieurs manifestations (à Pékin, Shanghaï, Wuhan, Chengdu en particulier) au cours desquelles des Chinois ont explicitement réclamé la démission de Xi Jinping ou dénoncé la dictature du Parti communiste. Du jamais-vu depuis le mouvement des étudiants de juin 1989. En recevant le président du Conseil européen, Charles Michel, à Pékin, le 1er décembre, Xi Jinping avait reconnu que ces manifestations étaient le fruit de la « frustration » engendrée par trois années de politique zéro Covid.Ce début d’autocritique n’a fait l’objet d’aucune communication d’ampleur dans le pays, et les responsables chinois estiment que la nouvelle politique sanitaire est due à l’évolution du virus, moins dangereux qu’auparavant. Néanmoins, la Ligue de la jeunesse communiste a établi, pour la première fois, mardi 6 décembre, un lien entre les manifestations et la nouvelle politique. Reste à voir comment celle-ci sera mise en œuvre. Un grand nombre de Chinois continuent de croire que le Covid-19 est mortel et se méfient des vaccins. Néanmoins, l’aspiration à un retour à la normale est générale. Dès mercredi, les sites de tourisme en ligne étaient pris d’assaut.

    #Covid-19#migrant#migration#chine#sante#politiquesanitaire#zerocovid#vaccin#tourisme#economie#deplacementinterne

  • Grève longue durée chez Sanofi - POLITIS
    https://www.politis.fr/articles/2022/12/greve-longue-duree-chez-sanofi

    Grève longue durée chez Sanofi
    Politis • 6 décembre 2022
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    Grève longue durée chez Sanofi
    Manifestation intersyndicale contre la politique du gouvernement, en février 2021.
    © Martin Noda / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP.

    Depuis le 14 novembre, un mouvement de grève national se propage chez Sanofi, à l’appel de quatre syndicats : CGT, CFTC, FO, CFDT. Compiègne, Sisteron, Ploërmel, Vitry, Le Trait… : seize sites sont touchés, selon la CGT. Les grévistes demandent une augmentation des salaires de 10 % en 2023, accompagnée d’une prime de partage de 10 000 euros, pour suivre l’inflation. Les salariés de plusieurs sites se sont également mobilisés pour l’embauche des travailleurs en contrat précaire. En 2021, le bénéfice net de l’entreprise pharmaceutique française était en hausse de 11,8 % et s’élevait à 8,21 milliards d’euro

    https://www.leprogres.fr/economie/2022/12/06/sanofi-la-greve-entre-dans-sa-troisieme-semaine
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/val-de-marne/greve-des-salaries-de-sanofi-a-vitry-on-ne-supporte-plu
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/herault/montpellier/sanofi-durcissement-du-mouvement-de-greve-a-montpellier
    https://www.ledauphine.com/social/2022/12/06/sanofi-en-greve-nous-ne-sommes-pas-des-irresponsables-des-stocks-de-medi
    https://alpesdusud.alpes1.com/news/alpes-de-haute-provence/97294/haute-provence-le-conflit-perdure-a-sanofi-sisteron

    #grève #Sanofi #revendications_salariales #NAO

  • Comment l’ancien patron de Qwant, champion de la vie privée, se réinvente dans la cybersurveillance – POLITICO
    https://www.politico.eu/article/comment-lancien-patron-de-qwant-champion-de-la-vie-privee-se-reinvente-dans

    Qwant — le moteur de recherche que Leandri a cofondé en 2011 — a reçu plus de 50 millions d’euros d’argent public français et européen depuis sa création. (...)

    Des années plus tard, beaucoup de choses ont changé. L’été dernier, Qwant a été si près de la faillite que l’entreprise a dû demander un prêt de 8 millions d’euros au géant chinois des télécommunications Huawei.

    Leandri, qui a quitté l’entreprise en disgrâce en 2020, a pris un tout autre chemin. Sa nouvelle entreprise, Altrnativ, n’est pas spécialisée dans la défense de la vie privée des citoyens, mais dans le secteur en pleine expansion de la cybersurveillance.

  • La ligne bleue - Julien, le marais et la libellule
    France 3 | diffusé le 05/12/22 à 23h01 disponible jusqu’au 13/04/23

    https://www.france.tv/france-3/hauts-de-france/la-ligne-bleue/4339327-julien-le-marais-et-la-libellule.html

    Julien, le marais et la libellule
    france-3 société 2022 53 min
    Le marais poitevin, deuxième zone humide de France, est aujourd’hui au centre d’un combat que mènent les défenseurs de l’eau. Face à un énorme projet de construction de bassines d’irrigation, un collectif s’acharne à prouver la catastrophe écologique annoncée et revendique un autre modèle agricole. Malgré la lutte qu’il mène sans relâche pour sauver le marais, Julien, batelier, a su garder un éternel émerveillement pour ce qui l’entoure. Avec son allure d’homme des bois, son franc parlé et son large sourire espiègle, il part à la découverte de ce territoire paradoxal et de ces habitants qui ont pris leur destin en main.

    #Bassines #megabassines #Sainte-Soline
    #Marais_Poitevin

  • Israël a décidé de maintenir Salah Hamouri en prison
    DROITS HUMAINS Pieds et mains enchaînés, l’avocat franco-palestinien a été présenté mardi devant un tribunal israélien qui le maintient en détention jusqu’au 1er janvier. Face aux pressions et à la mobilisation, Tel-Aviv n’a pas osé prononcer son expulsion.
    Publié le
    Mercredi 7 Décembre 2022 | Pierre Barbancey | L’Humanité
    https://www.humanite.fr/monde/salah-hamouri/israel-decide-de-maintenir-salah-hamouri-en-prison-773650

    Au mépris de toutes les lois internationales et des droits humains, la « justice » israélienne a décidé de maintenir en prison Salah Hamouri. Deux audiences se sont déroulées mardi, dans l’enceinte de la prison de Givon, à Ramleh. L’une pour examiner le recours déposé contre la suspension de son permis de résident de Jérusalem, la seconde pour examiner l’ordre de déportation émis par le ministère de l’Intérieur.

    Salah Hamouri et ses représentants légaux, y compris l’avocat Lea Tsemel, l’avocat Mahmoud Hassan et le centre HaMoked pour la défense de l’individu, étaient présents, ainsi qu’un représentant du consulat général de France à Tel-Aviv. Pendant tout ce temps, Salah Hamouri a été présenté avec deux paires de menottes métalliques aux mains et aux pieds, une chaîne reliant les deux. En détention administrative depuis le mois de mars, l’avocat franco-palestinien ne l’est plus depuis dimanche minuit. Ce qui n’a pas empêché les autorités israéliennes de le garder enfermer depuis lors.

    Les deux parties ont présenté leurs arguments oraux mais, à la fin de la session, le tribunal n’a pas rendu de décision sur l’expulsion. Les « juges » ont d’abord pris acte que le statut de résident permanent à Jérusalem du Palestinien Salah Hamouri avait été révoqué par le ministère de l’Intérieur. Mais, comme l’avocat possède un passeport émis par la République française, il lui est normalement possible, comme n’importe quel ressortissant français, de séjourner en Israël. Encore faut-il remarquer que, si Israël occupe Jérusalem-Est depuis 1967 et l’a annexée quelques années plus tard, elle reste territoire palestinien au regard du droit international. Donc, ces « juges » ont décidé que le Français Salah Hamouri ne devait pas rester dans leur pays, mais sans oser prononcer son expulsion. En conséquence de quoi ils ont choisi de le maintenir enfermé à la prison d’Hadarim, estimant qu’il se trouve en toute illégalité sur le territoire israélien et que, de plus, il est toujours catégorisé comme « sagav », désignation israélienne pour un détenu de haute sécurité.

    « Nous avons demandé que Salah soit libéré et qu’il reste à Jérusalem-Est, voire en Cisjordanie, avec des garanties qu’il répondra à toute convocation concernant et sa ­révocation de résidence et son expulsion, ce qui permettrait qu’il ne reste pas en prison », a expliqué à l’Humanité, sans grand optimisme, Mahmoud Hassan, l’un des défenseurs de Salah Hamouri. Ce dernier a redit son refus d’être déporté.

    Le tribunal a prévu une audience de révision judiciaire concernant sa détention le 1er janvier, où il examinera les mises à jour concernant sa révocation de résidence. Interrogé lundi matin par l’Humanité, le ministère français des Affaires étrangères a répondu tard dans la soirée : « Nous avons signifié de la manière la plus claire notre position aux autorités israéliennes : Salah Hamouri ne doit pas être expulsé. » Il est clair que, sous la pression, Israël tergiverse mais n’abdique pas. Pas encore. À l’évidence, seule la mobilisation forcera Tel-Aviv à cesser son harcèlement contre Salah Hamouri et sa famille.

    #Salah_Hamouri

    • Point de presse du 05 décembre 2022
      https://basedoc.diplomatie.gouv.fr/vues/Kiosque/FranceDiplomatie/kiosque.php?fichier=ppfr2022-12-05.html#Chapitre3

      3. Situation de M. Salah Hamouri
      Q - La situation de l’avocat franco-palestinien reste confuse. Depuis dimanche minuit sa détention administrative est terminée mais ce lundi matin il n’était toujours pas libre. Selon nos informations, deux audiences sont prévues, aujourd’hui à 10h locale et demain, alors qu’Israël a fait savoir qu’elle allait expulser Salah Hamouri. Interpellé jeudi vous n’avez absolument pas évoqué cette expulsion programmée, vous contentant de répéter (je vous cite) : « La France suit la situation de Salah Hamouri de très près et au plus haut niveau. Le Président de la République avait abordé son cas lors d’en entretien téléphonique avec le Premier ministre israélien Y. Lapid. Les services du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères sont en contact étroit avec sa famille et ses avocats. M. Salah Hamouri doit pouvoir mener une vie normale à Jérusalem, où il est né et où il réside, et son épouse et ses enfants doivent pouvoir s’y rendre pour le retrouver ». Que mettez-vous en oeuvre concrètement pour empêcher Israël d’expulser Salah Hamouri puisque les mots ne suffisent pas et que l’intervention du Président de la République auprès de l’ancien Premier ministre, Yaïr Lapid, n’a visiblement eu aucun effet ? Envisagez-vous des sanctions à l’encontre d’Israël ? Demandez-vous la suspension de l’accord de coopération entre ce pays et l’Union européenne comme le prévoient les textes lorsque les droits humains ne sont pas respectés, ce qui est manifestement le cas s’agissant de Salah Hamouri ? Ou, au contraire, allez-vous, une fois de plus, laisser Israël se moquer du droit international et, dans le cas présent, de la France ?

      R - Nous avons signifié de la manière la plus claire notre position aux autorités israéliennes : Salah Hamouri ne doit pas être expulsé. Il doit pouvoir exercer l’ensemble de ses droits et mener une vie normale à Jérusalem, sa ville de naissance et de résidence. Des démarches ont été menées encore tout récemment auprès du gouvernement israélien pour rappeler notre opposition à l’expulsion de notre compatriote. Notre mobilisation se poursuit de même que notre assistance au titre de la protection consulaire.

      #FranceDiplo

    • WAFA: “Deportation hearing of Palestinian French human rights defender postponed until January 1”
      Dec 6, 2022
      https://imemc.org/article/wafa-deportation-hearing-of-palestinian-french-human-rights-defender-postpone

      RAMALLAH, Tuesday, December 6, 2022 (WAFA) – The Israeli court decided today to continue retaining Palestinian-French human rights defender and administrative detainee, Salah Hammouri, 37, in Israeli jails until January 1, awaiting a final decision regarding revoking his Jerusalem residency and deporting him to France, according to Addameer Human rights Association.

      On November 30, the occupation authorities informed Hammouri of its decision to deport him to France on December 4 after revoking his Jerusalem residency. (...)

  • Niche

    Caroline Fiat #LFI annonce que ce sera elle-même qui défendra sa PPL réintégration des soignants dans la niche parlementaire #RN le 12 janvier. « La commission a révoqué le rapporteur RN, donc ce sera moi. Le RN m’offre du temps parlementaire »

    https://twitter.com/fredericdelpech/status/1600174792681742336
    @fredericdelpech from ... LCI

    le seul endroit où leur éviction pose un problème substantiel en matière d’accès aux soins, pour des raisons qui ne sont pas sans fondement (disons a minima chlordécone, comme métonymie de la France), c’est la Guadeloupe. LFI et RN y font d’ailleurs de bons scores.

    déplus à constater l’attitude de nombreux soignants, outre les experts de plateau, il devient difficile de situer les plus dangereux et d’évaluer le nombre des nuisibles parmi eux...

    edit
    À l’Assemblée, LFI et le RN s’accordent sur les soignants non vaccinés
    https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/a-l-assemblee-lfi-et-le-rn-s-accordent-sur-les-soignants-non-vaccines

    #santé_publique #vaccination #soignants

  • Canada : Inquiétudes chez les vétérans sur l’aide à mourir La Presse canadienne à Ottawa - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/societe/773388/sante-inquietudes-chez-les-veterans-sur-l-aide-a-mourir

    Les révélations selon lesquelles certains anciens combattants canadiens se sont vu offrir l’aide médicale à mourir alors qu’ils cherchaient du soutien du gouvernement fédéral ajoutent aux inquiétudes concernant la volonté d’Ottawa de permettre cette procédure pour des motifs de problèmes mentaux.

    Des groupes d’anciens combattants demandent plutôt à Ottawa d’accroître l’accès aux services de santé mentale pour les anciens militaires, ce qui comprend la résolution des longs délais d’attente que beaucoup se voient obligés d’endurer lorsqu’ils demandent de l’aide.


    « Les blessures de santé mentale ne peuvent être terminales que si elles ne sont pas traitées, pas soutenues et sous-financées », a déclaré le directeur général de Wounded Warriors, Scott Maxwell. L’organisme gère des programmes de soutien en santé mentale pour les anciens combattants et les premiers intervenants.
    « Cela devrait être là où nous nous concentrons : ressources, financement et investissement dans un accès rapide à des soins de santé mentale. »

    Alors que l’aide médicale à mourir a été légalisée en 2016 pour les Canadiens souffrant de blessures et de maladies physiques, les critères devraient être élargis en mars pour inclure les personnes vivant avec des problèmes de santé mentale.

    Bien que ce plan ait déjà suscité la crainte de psychiatres de partout au pays, qui affirment que le Canada n’est pas prêt pour une telle décision, M. Maxwell et d’autres sonnent également l’alarme quant à l’impact potentiel sur les anciens soldats malades ou blessés.

    Témoignage d’une vétérane
    Ces préoccupations se sont cristallisées au cours des dernières semaines, après la venue d’allégations selon lesquelles plusieurs anciens militaires qui ont demandé de l’aide à Anciens Combattants Canada au cours des trois dernières années ont plutôt reçu des conseils sur l’aide à mourir.

    Il s’agit notamment de la caporale à la retraite et paralympienne canadienne Christine Gauthier, qui a raconté la semaine dernière au comité permanent des anciens combattants de la Chambre des communes qu’ elle s’était vu offrir une mort assistée au cours de sa lutte de cinq ans pour obtenir une rampe d’accès pour fauteuils roulants chez elle.

    Le gouvernement fédéral a blâmé une seule employée d’Anciens Combattants, affirmant que la gestionnaire agissait seule et que son cas avait été confié à la Gendarmerie royale du Canada. Il a aussi indiqué que des formations et de l’encadrement ont été dispensés au reste des employés du département.

    La question a néanmoins suscité des craintes quant à ce qui se passera si les critères de l’aide médicale à mourir sont élargis en mars, d’autant plus que de nombreux anciens combattants souffrant de blessures mentales et physiques continuent de devoir attendre des mois, voire des années, pour obtenir un soutien fédéral.

    Ces temps d’attente ont persisté pendant des années malgré la frustration, la colère et les avertissements de la communauté des anciens combattants ainsi que du bureau de l’ombudsman des vétérans, du vérificateur général du Canada et d’autres au sujet de l’impact négatif de ces temps d’attente.

    « Ma crainte est que nous offrions aux gens un moyen de mettre fin à leurs jours alors qu’il existe des traitements, mais ces traitements sont plus difficiles d’accès que la mort médicalement assistée », a récemment témoigné Oliver Thorne, du Veterans Transition Network, devant le comité permanent des anciens combattants.

    Malgré les affirmations du gouvernement selon lesquelles une seule employée était responsable de proposer l’aide médicale à mourir comme option, la directrice adjointe des services aux anciens combattants de la Légion royale canadienne, Carolyn Hughes, a affirmé que les allégations avaient avivé la colère et des craintes de longue date de la communauté.

    « De nombreux anciens combattants ont été fâchés et retraumatisés par cette situation », a-t-elle déclaré au même comité. Elle a cité la perception de certains selon laquelle la stratégie du ministère est de nier, retarder les services et attendre que les vétérans meurent.

    Le premier ministre Justin Trudeau a soutenu vendredi que le gouvernement cherchait à trouver le juste équilibre entre l’accès à l’aide médicale à mourir et la protection des Canadiens vulnérables, y compris les anciens combattants.

     #armée #guerre #traumatisme #soins #santé_mentale #aide_médicale #suicide #décès #santé_publique

  • À Gennevilliers, les travailleurs sans papiers de RSI ont levé leur piquet de grève - Le Parisien
    https://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/a-gennevilliers-les-travailleurs-sans-papiers-de-rsi-ont-leve-leur-piquet
    https://www.leparisien.fr/resizer/LFm3UjPYSUewH4zxwGH0zCtc3iA=/1200x675/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/leparisien/KOHAF5IZYZDC7JLY3AWTLC5JEQ.jpg

    Les salariés mobilisés depuis 13 mois pour obtenir leur régularisation ont quitté leur campement après avoir obtenu un titre de séjour provisoire les autorisant même [même] à travailler. Mais ils restent vigilants jusqu’à la fin de l’instruction de leurs dossiers.

    Première victoire pour les grévistes sans papiers de RSI . La lutte continue pour ceux de DPD et Chronopost !
    http://www.sudptt.org/La-prefecture-du-92-delivre-83-recepisses-aux-grevistes-de-RSI-La-lutte

    M. Rendre-la-vie-impossible-Darmanin a reçu le 29 septembre une délégation concernant uniquement la situation du piquet de RSI à Gennevilliers, suite à l’interpellation de Mme Faucillon, députée des Hauts-de-Seine. Depuis, la préfecture des Hauts-de-Seine a convoqué 83 des occupants qui ont reçu des récépissés avec autorisation de travail avec la mention « a demandé un premier titre de séjour portant la mention travailleur temporaire ». C’est une première étape importante pour les camarades en grève depuis bientôt un an !

    L’article du Parisien est sous #paywall, en revanche j’ai trouvé ça

    JO de Paris 2024 : des travailleurs sans papiers sur les chantiers
    https://justpaste.it/6j8ko

    Alors qu’une enquête préliminaire a été ouverte en juin par le parquet de Bobigny pour travail dissimulé sur le chantier du village des athlètes, « Le Monde » a rencontré plusieurs ouvriers sans papiers sur des sites des JO en Seine-Saint-Denis. De son côté, le gouvernement dit vouloir faciliter la régularisation des travailleurs dans les secteurs en tension.

    « On est là pour survivre, on n’a pas le choix ».
    C’est un chantier comme un autre. Il est embauché comme manœuvre pour « piocher, faire du béton, de la maçonnerie ou ranger le matériel ». Un de plus où il n’a « pas de contrat, pas de fiche de paye, pas de congés », 80 euros la journée, qu’il termine à 17 heures ou à 21 heures.
    Le chantier sur lequel il pointe depuis des mois, c’est celui du village des athlètes des Jeux olympiques (#JO) de 2024.

    #travail #ouvriers #sans_papiers #intérim #Jeux-olympiques

  • Coronavirus : le patron de Pfizer refuse d’être interrogé au Parlement européen Steven Ferdman - RTBF
    https://www.rtbf.be/article/coronavirus-le-patron-de-pfizer-refuse-detre-interroge-au-parlement-europeen-11

    Albert Bourla, le CEO du géant pharmaceutique Pfizer, a une nouvelle fois refusé de se présenter au Parlement européen, où la commission spéciale sur le Covid-19 l’avait invité à venir donner des explications sur les accords passés avec la Commission européenne pour fournir des vaccins aux pays de l’UE.

    L’eurodéputée belge Kathleen Van Brempt (Vooruit), qui préside cette commission spéciale, l’indique lundi. « Je regrette profondément ce refus. L’UE a consacré beaucoup de fonds publics, durant la pandémie, à la production et l’achat de vaccins. Comme co-décideur du budget européen, le parlement a le droit d’avoir une totale transparence sur les modalités de ces dépenses et sur les négociations qui ont précédé », estime-t-elle.

    Les eurodéputés souhaitaient avoir accès à tous les documents relatifs aux négociations ayant précédé les contrats d’achat anticipé de vaccins contre le Covid-19. Ils manquent pour le troisième contrat de Pfizer.

    En octobre, une première audition avait été organisée au Parlement européen avec les directions d’importants producteurs de vaccins comme CureVac, Novavax et GSK. Albert Bourla y était le grand absent, envoyant une collaboratrice à sa place.

    #pfizer #pharma #big_pharma #covid-19 #coronavirus #santé #pandémie #confinement #sante #covid #en_vedette #sars-cov-2 #vaccination
    #L'argent , le #fric #l'artiche , le #flouz le #jonc #la #fraiche

  • Hala Abou-Hassira, ambassadrice de Palestine : « Le manque d’action de la communauté internationale nous inquiète »
    RFI - Publié le : 05/12/2022 - Invité du matin
    https://www.rfi.fr/fr/podcasts/invit%C3%A9-du-matin/20221205-hala-abou-hassira-palestine-nous-attendons-de-la-france-une-initiative-

    Hala Abou-Hassira, Ambassadrice de Palestine en France est ce lundi 05 décembre, l’invitée du matin de RFI. Situation de l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri menacé d’expulsion de Jérusalem-Est, crise israélo–palestinienne, absence de dialogue en perspective entre les deux parties du conflit, quel rôle peut jouer la France dans la résolution de ce conflit… Elle répond aux questions de RFI.

    #Salah_Hamouri

  • La méthode de François Ruffin pour reconquérir la classe travailleuse Sébastien Gillard - Solidaire
    https://www.solidaire.org/articles/la-methode-de-francois-ruffin-pour-reconquerir-la-classe-travailleuse

    Depuis 2017, François Ruffin porte à l’Assemblée nationale les voix des travailleurs modestes, comme il le fait à travers ses films et ses livres… Toujours présent sur le terrain, le député-reporter de gauche (France Insoumise, FI) n’a pas sa langue dans sa poche quand il s’agit de défendre la place de la classe travailleuse au sein d’une stratégie de gauche et leurs intérêts face à ceux des ultra-riches. Rencontre.

    Votre nouveau livre s’intitule « Je vous écris du front de la Somme ». Pourquoi ce livre et pourquoi ce titre ?
    François Ruffin . Le 19 juin au soir, lors du second tour des élections législatives, 8 des 17 députés élus dans ma région du Nord de la France, en Picardie, viennent du Rassemblement national (anciennement Front national, parti d’extrême droite, NdlR). De même pour le département du Pas-de-Calais où la moitié des députés élus sont du RN. Dans le département voisin du Nord, c’est pareil… Ces territoires basculent vers l’extrême droite et je crains un abandon de mon camp. Après cette élection, j’entends à gauche des réflexions qui en disent long… « Ces territoires n’auraient jamais adhéré ni à la République, ni à la démocratie. » Pourtant, je viens d’une région ouvrière qui a, pendant un siècle, fourni des bataillons de députés socialistes et communistes à l’Assemblée nationale. Je me devais de réagir.

    _ Debout les Femmes ! Le « road movie parlementaire » de François Ruffin (La France insoumise) arrive en Belgique _ https://www.solidaire.org/articles/debout-les-femmes-le-road-movie-parlementaire-de-francois-ruffin-la-franc

    Je n’ai pas envie de laisser ces gens à l’extrême droite, ce sont les miens. Et puis, la gauche qui perd les ouvriers, ce serait comme perdre son âme. Ce n’est pas seulement un enjeu électoral.
    Vous défendez l’idée que la gauche doit se saisir de la question du Travail et de la dignité au travail… Pourquoi est-ce si important ?
    François Ruffin . Ce qui est ressorti de ma campagne électorale, c’est une division en trois de l’espace social : « nous », les travailleurs modestes ; « ils », ceux qui se gavent sur notre dos ; « eux », ceux d’en bas qui nous pompent.

    C’est le refrain que j’ai entendu pendant toute ma campagne : « Nous, on travaille mais on n’a droit à rien. » Je ne dis pas que j’adhère à ce constat, au contraire, je le mets en lumière pour le combattre. Mais si on ne comprend pas la vision du monde des travailleurs modestes, on ne va pas pouvoir la transformer. La gauche est vue par beaucoup de travailleurs pauvres comme le « parti des assistés ». On va faire du social pour eux mais il n’y aurait rien pour les travailleurs. J’ai eu un témoignage hallucinant : « Je ne peux pas être de gauche parce que je suis pour le travail. »

    François Ruffin : « Dans le ventre de la bête, on peut voir sa fragilité » https://www.solidaire.org/articles/francois-ruffin-dans-le-ventre-de-la-bete-peut-voir-sa-fragilite

    La question, maintenant, c’est : Comment fait-on pour renverser ça ? Comment fait-on pour montrer que le travail en France, depuis 150 ans, c’est nous, la gauche, et pas la droite ou l’extrême droite ?

    Cela correspond aussi à des politiques qui depuis 40 ans, sous l’étiquette de gauche, ont accepté la casse sociale et se demande avec quoi on va réparer ensuite.

    En 2011, Terra Nova, think tank associé au Parti socialiste, sort un rapport éloquent à ce sujet...
    François Ruffin . Oui, il disait qu’il fallait faire l’impasse sur les ouvriers et se concentrer sur d’autres cibles électorales : les jeunes, les quartiers, les descendants d’immigrés, les femmes... Je ne dis pas que ce ne sont pas des gens dont il ne faut pas se soucier mais ce rapport disait de les mettre en avant et d’abandonner les ouvriers. François Hollande (président socialiste de 2012 à 2017, NdlR), à la fin de son mandat, dit que « perdre les ouvriers, ce n’est pas grave. »

    https://www.youtube.com/watch?v=4Qmzre4fu88&feature=emb_imp_woyt

    Cela faisait 30 ans que la gauche abandonnait les ouvriers sans le dire… Là, au moins, il n’y avait plus d’hypocrisie de la part du PS mais je n’ai pas envie que la gauche, en 2022, revienne à la stratégie Terra Nova sans le dire.

    Comment convaincre cette partie de la classe travailleuse ?
    François Ruffin . À la sortie de la pandémie, la gauche française a manqué une bonne occasion pour insister sur l’importance des métiers essentiels, selon vous. Avec la crise du Covid, on a vu que, sans les travailleurs, le pays s’arrête. On demande aux caristes, aux camionneurs, aux manutentionnaires, aux caissières, aux auxiliaires de vie, aux infirmières, aux soignants, aux assistantes maternelles, etc. de poursuivre le travail alors que les autres s’arrêtent.

    Sans elles, sans eux, tout s’écoule. Il n’y a plus un seul rouleau de papier toilette dans les supermarchés et les les personnes âgées, les malades ne sont plus soignées. Cela montre la nécessité de ce travail souvent invisible. Le président Emmanuel Macron dit à ce moment là : « Il faudra se rappeler que le pays tout entier repose aujourd’hui sur ces hommes et sur ces femmes que nos économies reconnaissent et rémunèrent si mal. » Il ajoute que les distinctions sociales ne peuvent reposer que sur l’utilité commune, citant la Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1789. Je connais bien mon Macron de gauche, il aura duré 30 secondes… (Rires)



    Le gouvernement a ensuite commandé un rapport qui se penche sur l’attractivité des métiers de la deuxième ligne. Les chercheurs ont identifié près de 5 millions de travailleurs indispensable qui doivent continuer à travailler en temps de crise. Les deux experts précisent que ces métiers sont pénibles, qu’ils sont sous payés et que les horaires y sont instables. Malgré ces conditions, ces travailleurs ont davantage que les autres un sentiment d’utilité.

    La conclusion politique de la ministre du Travail à l’époque, Élisabeth Borne, aujourdʼhui Première ministre, c’est de faire confiance au dialogue social pour aboutir à quelque chose d’intéressant… Par générosité, selon elle, le patronat français donnerait des horaires stables, des contrats à durée indéterminée et des salaires augmentés de 30 %. Rien de tout cela ne se produit,… Au contraire, c’est même pire avec l’inflation qui viendra rogner leurs revenus de 3 % car nous n’avons pas l’indexation automatique des salaires pour laquelle je me bats. 

    Vous dites qu’il faut maintenant renouer avec la fierté de classe. Comment faire ?
    François Ruffin . Pendant la campagne présidentielle, on aurait dû mettre en lumières ces salariés, les nommer et leur dire qu’on allait changer leur vie. Le Parti communiste de l’après-guerre a mis en valeur le métallo et le mineur de fond en disant qu’ils allaient reconstruire la France… Nous aurions dû dire pendant la campagne au cariste et à l’auxiliaire de vie que ce sont eux qui tiennent le pays debout mais on ne les a pas évoqué.

    Comment pourraient-ils se reconnaître dans la gauche si on ne parle pas d’eux concrètement ? Il faut dire comment on va construire un horaire stable pour les auxiliaires de vie qui font 2 heures le matin et 2 heures le soir… C’est dans ces secteur-là, chez ces travailleurs modestes, qu’on trouve une grande masse de vote Rassemblement National. Mélenchon (candidat de la FI à la dernière élection présidentielle, NdlR) fait des bons résultats chez les gens qui ont moins de 1 000 euros. Au-dessus, ça va plutôt vers le RN.

    Il faut mettre en avant cette revendication très simple : les travailleuses et travailleurs doivent pouvoir vivre de leur métier. Je pense aussi qu’il ne faut pas laisser la valeur travail à la droite. Il faut construire une fierté du travailleur. C’est un mot actif, pas passif comme « salarié ». La gauche parle du travail comme si c’était une malédiction et des salariés comme des victimes plutôt que comme des acteurs de l’histoire et du pays aujourd’hui.

    Quelle méthode pour aller à la rencontre des travailleurs pauvres dans votre région ?
    François Ruffin . On doit en permanence rappeler que le conflit central de la société, c’est la ligne de fracture que vous avez énoncée : le rapport travail/capital, les petits contre les gros, le bas contre le haut. Pendant la campagne, je disais aux gens de compter jusqu’à trois : pendant ce temps, Jeff Bezos avait gagné 10 000 euros. En trois secondes, le patron d’Amazon gagne autant que Hayat, ma suppléante et accompagnante d’enfants en situation de handicap, en un an. La multinationale américaine ne paye pas d’impôts en France alors que le boulanger du coin va être taxé à 24 %. Quand on dit ça, les gens se disent que l’injustice ce n’est pas le voisin qui ne se lève pas le matin mais plutôt les gros, là-haut…

    Le problème c’est que le capital est peu visible. Avant, les salariés connaissaient leur patron, ils voyaient le château qu’il se construisait à côté de l’usine, sa grosse voiture… Maintenant, Bernard Arnault a sa résidence à Saint-Tropez, une île dans le Pacifique, un appartement à New-York, etc. Ils se sont éloignés de ceux qui travaillent donc il faut reconstruire cette proximité par des images : le yacht de Jeff Bezos qui ne passe pas sous le pont de Rotterdam par exemple. Quand on lit le journal financier Les Échos, on voit que les dividendes n’ont jamais été aussi élevés en France (44 milliards d’euros)… Il faut répéter ces chiffres encore et encore parce qu’ils essayent de les cacher de manière obsessionnelle.


    Pendant des semaines, quatre raffineries de pétrole sur six que compte la France ont été bloquées. Les travailleurs demandaient une augmentation de 10 % alors que les géants de lʼénergie se font des milliards de bénéfices. (Photo by Franck Castel/Abacapress.com)

    La deuxième chose c’est l’universalisation des droits. La gauche doit cesser de construire des droits spéciaux pour les pauvres et les exclus. Il faut étendre le filet social à la jeunesse par exemple mais c’est un droit qui doit être universel. Quand on a fait l’école gratuite, on ne l’a pas seulement fait pour les enfants des gens qui gagnent moins de 1 000 euros/mois. Quand on a fait les pensions ou la sécurité sociale, c’était pour tout le monde, qu’importe ce qu’il y avait en bas de la fiche de paye. Cela permettrait d’éviter les effets de petite jalousie.

    Total a récemment annoncé 2,4 milliards de dividendes alors que la classe travailleuse fait face à la crise… Quelle a été votre réaction ?
    François Ruffin . Il faut dire aux gens que ces bénéfices sont dû à la guerre et au prix de l’essence qui flambe. Il n’y a aucun travail supplémentaire de la part de Total… Je demande aussi simplement aux gens si ils ont été augmentés de 52 %. Ils répondent « non », étonnés, et je leur dis que c’est l’augmentation du salaire du PDG de Total l’année dernière.

    Aujourd’hui, il y a une indécence gigantesque. Un gavage en haut avec les PDG français qui ont doublé leur rémunération l’an dernier et un rationnement en bas, avec les travailleurs à qui on dit de se serrer la ceinture : au niveau des salaires comme je l’ai déjà dit mais aussi au niveau du nombre de postes d’enseignants dans les collèges et lycées, pour les accompagnant d’enfants en situation de handicap, etc.

    C’est ce que je voulais montrer dans mon film Merci patron : l’univers des pauvres et l’univers des riches. Si on ne les juxtapose pas, on ne crée pas de révolte. Il ne faut pas seulement parler de dividendes mais également des 1,3 million de Français qui ont fait appel au Secours populaire pendant le confinement. Dans Merci patron, quand les gens me disaient qu’ils sautaient des repas, j’étais bouche bée, c’était le silence complet dans les salles de cinéma… Maintenant, toutes les semaines, on rencontre des gens qui travaillent et qui se privent de nourriture.

    Il faut mettre en lumière ce gavage en haut et ce rationnement en bas. C’est une pratique courante des dominants que de faire passer les choix politiques comme étant une fatalité naturelle. Il faut mettre en lumière les choix politiques qui sont pris : le gouvernement Macron prévoit une réforme des retraites et l’annonce à la Commission européenne pour pouvoir baisser les impôts de production à hauteur de 8 milliards d’euros, un cadeau pour les grandes entreprises…

    Quelles sont les batailles politiques que vous menez actuellement ?
    François Ruffin . On se bat pour l’indexation des salaires pour faire face à l’inflation, contre la réforme des retraites de Macron et j’essaie aussi de mobiliser sur les conditions de travail des gens. Il y a une force de révolte chez les gens qui ont l’impression de mal faire leur travail : 52 % des Français ont le sentiment de ne pas faire un travail de qualité et d’en être empêchés. Je suis convaincu qu’il faut des emplois qui permettent de vivre sur le plan matériel et qui permettent de se réaliser sur le plan existentiel.

    Je vous écris du front de la Somme
    Éditions Les Liens qui libèrent, 144 pages, 10 euros.

    #François_Ruffin #classe_travailleuse #Assemblée_nationale #gauche #casse_sociale #assistés #terra_nova #ps #macron #dividendes #salaires
     

  • Chlordécone : Appel au peuple martiniquais à se mobiliser massivement contre le non-lieu

    L’empoisonnement des peuples martiniquais et guadeloupéen au chlordécone constitue l’un des plus grands scandales sanitaires de notre siècle.
    Encore aujourd’hui, des femmes et des hommes meurent dans d’atroces souffrances ; des enfants subissent les conséquences sur leur santé et leur développement intellectuel de cet empoisonnement délibéré ; les cours d’eau, les nappes phréatiques, la mer, les sols sont durablement contaminés.
    Face à cette tragédie, la réponse de l’Etat français serait donc un non-lieu !?

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2022/12/04/chlordecone-appel-au-peuple-martiniquais-a-se-

    #international #martinique #colonisation #santé

  • Israël : la libération et l’expulsion de l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri reportées
    RFI - Modifié le : 03/12/2022
    https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20221202-isra%C3%ABl-la-lib%C3%A9ration-et-l-expulsion-de-l-avocat-franco-palest

    L’avocate de Salah Hamouri a annoncé lors d’une conférence de presse ce vendredi à Jérusalem qu’une nouvelle audience en présence de ses défenseurs aura lieu le mardi 6 décembre. 

    La libération de Salah Hamouri, incarcéré depuis mars dernier, et son expulsion vers la France étaient prévues pour ce dimanche. C’est en raison d’un vice de forme que le militant des droits de l’homme a vu sa libération et son expulsion reportées, rapporte notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul. Ses défenseurs n’étaient pas présents lors de son audience jeudi dernier.

    Lors d’une conférence de presse à Jérusalem, Denise Hamouri, la mère de l’avocat franco-palestinien a réclamé une intervention plus forte des autorités françaises : « Le message aux autorités françaises est claire, c’est qu’elles ne peuvent pas accepter qu’un de leur citoyen soit traité de cette façon. Salah est palestinien, il veut rester en Palestine, mais il est français aussi et la France se doit de le protéger, assène-t-elle. Je crois que c’est à Monsieur Macron de faire ça ».

    Munir Nusseibeh, professeur de droit international à l’université Al-Quds à Jérusalem, se tourne quant à lui vers les compagnies aériennes qui accepteraient de participer à son expulsion. « Ces compagnies ne devraient pas se mettre dans une situation où elles permettent de réaliser des crimes de guerre. Les compagnies aériennes ne devraient pas accepter quiconque de monter à bord de leurs appareils et être expulsé vers la France contre son gré », a affirmé l’universitaire.

    #Salah_Hamouri

  • Artist #Nan_Goldin on addiction and taking on the #Sackler dynasty: ‘I wanted to tell my truth’
    https://www.theguardian.com/artanddesign/2022/dec/04/artist-nan-goldin-addiction-all-beauty-and-bloodshed-sackler-opioid

    Since then, that is in effect what she has done, becoming a high-profile activist who has used her status as an artist to radically change the landscape of the American and European art world. Goldin’s much-publicised war on the billionaire Sackler dynasty, whose company, Purdue Pharma, fuelled the deadly opioid epidemic in America, has resulted in the family’s name being removed from a raft of major galleries and museums, including the Tate, the Louvre and the Guggenheim. For a long time, the Sackler name was a byword for almost unparalleled philanthropy and largesse towards the arts; it is now synonymous with shame and misery on an even grander scale. “If that’s what a group of 12 people can do,” says Goldin, referring to the friends and assistants who form the core of her small, but dramatically effective, organisation, Pain (Prescription Addiction Intervention Now), “then anything is possible.”

    Goldin’s transformation from artist to activist is brilliantly traced in a new documentary feature film, All the Beauty and the Bloodshed, which won the Golden Lion at this year’s Venice film festival. It is directed by Laura Poitras, who is best known for her Academy Award-winning 2014 film Citizenfour, about the American whistleblower Edward Snowden. Poitras deftly weaves Goldin’s activism into the bigger story of her life and art, including the rawly intimate photographic projects such as The Ballad of Sexual Dependency and Sisters, Saints and Sibyls, that reflect how deeply the two are intertwined. From the off, her photography drew directly on her life and her circle of friends: bohemians, transexuals, addicts and fellow self-made artists in her native Boston and later in New York. Her style, often described as diaristic, has been enormously influential and made her one of the world’s most famous photographers, whose work now resides in prestigious museums and collections around the world.

    #purdue_pharma #oxycontin #laura_poitras #addiction

  • Potage de beurrine
    https://www.cuisine-libre.org/potage-de-beurrine

    Nettoyez la courge (il n’est pas indispensable de la peler). Coupez en quatre et retirez les pépins. Faites cuire les morceaux de la beurrine avec le céleri, la tomate, I‘ail émincé, les brins de coriandre, I’huile et un peu de sel dans une cocotte avec l’eau. Temps de cuisson : 25 min. Mixez le tout et servez chaud. #Céleri_rave, #Kabocha, #Potages / #Sans viande, #Sans œuf, #Végétarien, #Bouilli

  • Chutney de baies de sorbier et d’abricots
    https://www.cuisine-libre.org/chutney-de-baies-de-sorbier-et-d-abricots

    Rincez soigneusement les baies de sorbier. Couper les abricots en lanières et hacher le piment. Pelez et hachez également l’oignon et l’ail. Mettez tous les ingrédients dans une casserole et faites cuire le mélange lentement jusqu’à ce qu’il épaississe, au moins une demi-heure. Pendant qu’il est encore chaud, versez le chutney dans des bocaux propres. #Chutneys, #Abricot_sec, #Finlande, #Vinaigre_de cidre, #Sorbe / #Végétarien, #Sans viande, #Sans œuf, #Sans lactose, Végétalien (vegan), #Sans gluten, #Bouilli

    #Végétalien_vegan_

  • "Comme vous le savez, la mortalité infantile est désormais en hausse en France..."

    Crise de la pédiatrie : « Monsieur le président, votre silence est assourdissant », la lettre de 10 000 soignants à Emmanuel Macron

    Monsieur le président, le 21 octobre, après deux semaines seulement d’épidémies hivernales, habituelles et prévisibles, nous vous avions écrit pour vous alerter sur la situation précaire de la pédiatrie, les risques et les pertes de chance déjà encourus par les enfants, et le désespoir des soignants qui en résulte.

    Un mois plus tard, nous restons sans réponse de votre part : votre silence est assourdissant.

    Tout au long de ce mois, nous avons été confrontés à ce que nous n’osions imaginer : quotidiennement, des enfants hospitalisés sur des brancards ou sur les genoux de leurs parents aux urgences, dans un bureau réaménagé pour l’occasion, des enfants intubés et hospitalisés sans chambre dans le couloir de la réanimation, des prises en charge trop tardives et des soins précaires, des retours prématurés à domicile et des retours en catastrophe d’enfants renvoyés chez eux faute de place, des transferts hors secteurs par dizaines en réanimation, mais aussi en hospitalisation classique.

    Nous pensions que transférer des enfants à 300 kilomètres de chez eux était une dégradation majeure des soins, nous constatons désormais qu’il pouvait y avoir pire : ne plus pouvoir transférer car l’épidémie a déferlé partout, saturant l’ensemble des services de pédiatrie français. Nous culpabilisions d’envoyer des adolescents au sein de services adultes, ce sont désormais des enfants âgés de 3 ans que nous envoyons.

    Eternelle variable d’ajustement

    Et encore, toujours, les annulations de soins, les reports de chirurgie comme unique réponse de nos tutelles à l’urgence, au détriment des enfants porteurs de handicap, de maladie chronique et pédo-psychiatriques, soupape désormais permanente de l’hôpital, éternelle variable d’ajustement.

    En cette fin novembre, les rappels des soignants à peine sortis de l’hôpital pour venir aider la nuit suivante ne suffisant pas, ce sont les infirmiers des réanimations adultes qui viennent à la rescousse : ils n’ont jamais soigné un enfant, qu’à cela ne tienne, ils s’occuperont désormais de nourrissons en réanimation.

    L’épidémie annuelle de bronchiolite s’est transformée en un mauvais remake de la pandémie de Covid-19. Sauf que cette fois-ci, il n’y a pas d’alternative pour sauver l’hôpital, la pédiatrie libérale est noyée dans la vague, l’hospitalisation privée en pédiatrie est inexistante car non rentable. Et vous n’êtes pas apparu pour rassurer les parents, assurer les soignants de votre soutien et de la volonté de sauver l’hôpital public. A la place, votre gouvernement empile les enveloppes et les mesures d’urgence temporaires au fil de la catastrophe, et remet en cause les constats unanimes des soignants et des patients, les menaçant en « une » des journaux d’enquête publique.

    Mortalité infantile en hausse

    Comme vous le savez, la mortalité infantile est désormais en hausse en France, alors que sa diminution continue dans la seconde moitié du XXe siècle était notre fierté nationale. Vous n’ignorez pas les difficultés que connaît l’hôpital public en général, mais une société qui ne peut plus prendre soin des enfants est une société sur le déclin. Aucun parent, grand-parent, aucun citoyen ne peut accepter de sacrifier l’enfance et l’avenir.

    Monsieur le président de la République, il s’agit de la dernière chance de notre société pour arrêter l’hémorragie massive des soignants qui quittent l’hôpital public, désabusés, épuisés, culpabilisés. Nous demandons simplement de pouvoir faire notre travail, de soigner, sereinement. Pour cela, nous vous demandons :

    – d’être à nos côtés et de reconnaître la responsabilité de l’Etat dans la crise sanitaire majeure que nous vivons ;

    – de vous engager à prendre les mesures nécessaires pour sécuriser le travail des soignants à l’hôpital : plafond du nombre de patients par infirmier et infirmière, respect des temps de repos et des temps de formation. De mieux indemniser sur le long terme le travail de nuit et de week-end ;

    – de vous engager à prendre les mesures pour la reconnaissance de la spécificité et de l’expertise de la pédiatrie ;

    – de vous engager à remettre le service hospitalier au centre des décisions, afin que les soignants puissent orienter et décider des soins adaptés sans subir les strates administratives loin du terrain ;

    – de vous engager à augmenter le nombre de jeunes formés aux métiers du soin et à assurer la formation générale en pédiatrie de chacun, en réinstaurant notamment la pédiatrie dans les écoles d’infirmiers et d’infirmières et en restaurant les possibilités de financement des formations en puériculture.

    Nous osons espérer que les contours exacts et les applications de ces mesures seront discutés plus spécifiquement lors des Assises de la pédiatrie, au printemps 2023, mais il est indispensable que ces engagements forts sur des mesures structurelles et pérennes soient pris en amont et immédiatement.

    Monsieur le président, plus encore que jusqu’à présent, la crise actuelle pousse aux démissions toujours plus nombreuses. Dos au mur, la France saura-t-elle sauver ses enfants ?

    Premiers signataires : professeure Nadia Bahi-Buisson, présidente du conseil national des universités de pédiatrie ; docteur Emmanuel Cixous, président du syndicat national des pédiatres en établissement Hospitalier (SNPEH) ; professeur [merdeux] Robert Cohen, président du conseil national professionnel de pédiatrie ; professeure Isabelle Desguerre, co-animatrice du collectif de pédiatrie et du collectif Inter-Hôpitaux ; professeur Bruno Dohin, président du collège national hospitalier et universitaire de chirurgie pédiatrique ; Charles Eury, président du collège des infirmier(e)s puéricultrices(teurs) ; professeure Christèle Gras-Le Guen, présidente de la société française de pédiatrie (SFP) ; docteur Christophe Libert, président de l’association des psychiatres infanto-juvéniles de secteur sanitaire et médico-social (API) ; Mahmoud Rifai, Interne, président de l’association des juniors en Pédiatrie d’Ile de France (AJP) ; docteure Brigitte Virey, président du syndicat national des pédiatres français (SNPF) ; Pr Jean-Luc Jouve, président de la Commision médicale d’établissement (CME) de l’AP-HM (Marseille) et président du Conseil national des universités ; professeur Rémi Salomon, président de la CME de l’AP-HP (Paris) et président de la conférence des présidents de CME de CHU ; professeure Sabine Sarnacki, présidente de la société française de chirurgie pédiatrique ; docteur Andreas Werner, président de l’association française de pédiatrie ambulatoire de chirurgie infantile ; et 36 associations de patients dont les associations Aide aux jeunes diabétiques, Vaincre la mucovicidose, Maladie foie enfant.

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/11/30/crise-de-la-pediatrie-monsieur-le-president-votre-silence-est-assourdissant-

    Lire aussi :
    « Oui, par manque de moyens, la pédopsychiatrie doit depuis des années trier les enfants » https://seenthis.net/messages/980921
    « La dégradation de l’hôpital public risque d’aboutir à la disparition de pans entiers d’activités et de savoir-faire »
    « Les personnels soignants quittent l’hôpital parce qu’ils ne veulent pas devenir des monstres »
    Dominique Méda : « Il pourrait être nécessaire de recruter jusqu’à 100 000 infirmiers pour un montant de 5 milliards d’euros »

    #santé_publique #pédiatrie #hôpital #enfants #malades

    • C’est encore pire que ça...

      Dans un pays du « tiers-monde » tu te bats pour améliorer les choses, tu t’organises, tu te formes, tu te renseignes, tu battis, tu construis des solidarités, des réseaux, des partenariats...

      Ici tu ne peux que faire chaque jour l’inventaire du nauffrage en cours...

    • @o.a Oui ! La destruction systématique se double d’une redoutable machine de guerre destinée à décourager toute forme de solidarité et d’auto-organisation. (L’impression que c’est justement le rôle de l’extrême-droite.)

    • Là je trouve que les médias ont un rôle décisif de décervelage permanent, on est sans cesse ramené à l’actualité, au présent mais l’avenir c’est çà dire la capacité à se projeter est totalement absente, en regardant la pyramide des âges on comprends mieux... la France est un pays de retraités ou de pré-retraités qui veulent être tranquille et après des décennies de lavage de cerveau libéral pensent plus à transférer du capital à leurs gosses que de construire un pays vivable socialement, sanitairement, politiquement...

      donc c’est après moi le déluge, le petit chéque pour noel et démerdez vous...

  • Grève à la clinique Floréal de Bagnolet – Sortant du village
    https://sortantduvillage.info/2022/11/23/greve-a-la-clinique-fleoral-de-bagnolet

    Grève à la clinique Floréal de Bagnolet
    23 novembre 2022

    Mise à jour du jeudi 1er décembre
    Neuvième jour de grève.

    La stratégie définie par les grévistes consiste à limiter la négociation autour de la hausse de salaire, sachant que toutes les irrégularités repérées par la fédération CGT des hôpitaux privés sont dores et déjà traitées en amont, à l’échelle du groupe ALMAVIVA, voire de la branche professionnelle.

    La direction de la clinique Floréal joue en permanence la diversion. Lors des négociations locales, la revendication salariale des salarié·es de la clinique Floréal de Bagnolet est évacuée. ALMAVIVA ne propose que des mesures qui ne sont rien d’autre que des mises en conformité avec la loi qui n’étaient jusque-là pas appliquées : rectification des cotisations de la prévoyance au taux correct (alors qu’il y avait sur-cotation), payement des primes d’urgences (qui n’ont jamais été versées), avenant 32, etc.

    À la liste des contentieux qu’il faudra régulariser, les salarié·es ont repéré avec les représentants de la fédération CGT que les astreintes, qui doivent normalement être payée à 200 %, sont systématiquement dédommagées sous forme de récupération de temps de travail .
    Pour se donner la niaque nécessaire contre le patron et le froid, on met la sono à fond et on danse.

    Hier soir, jeudi 30 novembre, la délégation est montée pour une nouvelle négociation vers 17 heures. La durée des rencontres est désormais beaucoup plus courte. Moins d’une heure après, les délégué·es sont de retour pour restituer les nouvelles propositions de la direction : le montant de 40 €, correspondant à celui de la prime, est annoncé pour la première fois. Cette prime de flexibilité ne sera versée qu’aux salarié·es en CDI, présents dans l’entreprise depuis au moins 3 ans. De plus, la direction laisse filer l’information selon laquelle l’ARS aurait refusé une partie des réquisitions demandées et fait appel au professionnalisme – de façon culpabilisante – pour mettre en place un service minimum à partir du lendemain.

    La consternation est totale dans l’assemblée.

    Après un débat animé, la décision est prise de remonter immédiatement pour faire savoir que les grévistes reconduisent la grève jusqu’au lendemain matin et que les salarié·es prendront une décision en AG à ce moment-là.

    Ce matin, donc l’AG vote à l’unanimité le rejet de la mise en place du service minimum et la reconduction de la grève jusqu’au lendemain (vendredi 2 décembre), même heure, pour une nouvelle AG.

    À suivre !

    #revendications_salariales #grève #santé #hôpitaux #mouvement_social #Clinique_Floréal_Bagnolet #groupe_Almaviva_Santé #réquisitions

  • Le trajet entre le domicile et le travail peut être considéré comme du temps de travail effectif, selon la Cour de cassation
    https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/c-est-mon-boulot/le-trajet-entre-le-domicile-et-le-travail-peut-etre-considere-comme-du-

    140 000 euros, c’est la belle somme que vient de se voir attribuer par la justice un salarié qui passait trop de temps dans sa voiture, entre ses différents lieux de travail. Une décision qui pourrait avoir des conséquences.

    La Cour de cassation vient en effet de changer de position dans cette toute récente décision. Elle vient de s’aligner sur la position de la Cour justice de l’Union européenne, alors qu’elle s’y refusait jusqu’alors, comme le précise le site spécialisé dans les ressources humaines ActuEL-RH. Concrètement, il s’agit de l’histoire de l’employé rennais d’une entreprise de serrurerie, un commercial qui était obligé de sillonner douze départements de l’ouest de la France pour son travail : il roulait environ 60 000 kilomètres par an.

    Ces trajets entre le domicile du salarié et le lieux du premier et du dernier rendez-vous : les juges l’ont considéré comme du temps de travail, alors que l’entreprise ne voulait pas en entendre parler. Pour la Cour de cassation, ces temps passés en voiture sont bien du temps de travail effectif. Une nouveauté qui va pouvoir faire jurisprudence.

    D’autant que le salarié ne devait pas se contenter de rouler : iI était entièrement à la disposition de son employeur pendant qu’il était au volant. Il était tenu de téléphoner en voiture, grâce à un kit mains libres et de répondre à ses clients, à son patron ou aux techniciens de l’entreprise. Pas de doute pour les juges, il s’agissait bien de temps de travail et non pas seulement de temps de trajet.

    Une décision lourde de conséquences pour le salarié lui-même, qui se voit attribuer la somme de 140 000 euros en indemnités et en dommages et intérêts pour licenciement abusif. Il avait travaillé six ans, entre 2009 et 2015, à ce régime. Pour tous les autres salariés soumis à ces contraintes, ces temps de trajet qui sont aussi du temps de travail peuvent entrer dans le décompte des heures supplémentaires. Ce qui peut faire une belle différence sur la fiche de paie à la fin du mois.

    #travail #transports #temps_de_travail #titre_putaclic

    • on a envie de croire aux bonnes nouvelles, et v’là que France info titre façon Père Noël. oui, le temps de transports est du temps de travail, mais non, pour nos juristes, sauf à se voir imposer la chose d’abord hors des prétoires, c’est du trajet, sauf dans des cas spécifiques dont il restera à voir lesquels (VRP, livreurs, ...?) et comment.

      Le temps de trajet des salariés itinérants peut désormais être qualifié de temps de travail effectif
      https://www.actuel-rh.fr/content/le-temps-de-trajet-des-salaries-itinerants-peut-desormais-etre-qualifie-de

      Après plusieurs années de résistance, la Cour de cassation a fini, dans un arrêt du 23 novembre 2022, par s’aligner sur la position de la CJUE : le temps de déplacement d’un salarié itinérant entre son domicile et les sites des premier et dernier clients peut, sous conditions, être reconnu comme du temps de travail effectif. En conséquence, il peut entrer dans le décompte des heures supplémentaires.

      non mais, imaginez le désordre social si il fallait partout payer les temps de transports (ce qui ferait d’ailleurs un bon « malus écologique »).

      #salariés-itinérants

  • Face aux épidémies, la mollesse du gouvernement n’est pas sérieuse – l’édito de Ration double la gauche, les syndicats, les révolutionnaires
    https://www.liberation.fr/idees-et-debats/editorial/face-aux-epidemies-la-mollesse-du-gouvernement-nest-pas-serieuse-20221130
    https://www.liberation.fr/resizer/F5cbVx28JWPAOrRS7k_BQvokTZg=/1200x0/filters:format(jpg):quality(70):focal(3565x2795:3575x2805)/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/liberation/DEGQMU2H7FAMHJ467Y7WZI3BVY.jpg
    Les urgences de l’hôpital André-Grégoire à Montreuil (Seine-Saint-Denis), le 14 juin. (Marie Rouge/Libération)

    Confronté à une triple épidémie hivernale et fragilisé par les crises successives, le système hospitalier ne cesse d’envoyer des alertes. Les réponses que l’exécutif y apporte depuis des semaines sont d’une légèreté déconcertante.

    Cela fait plusieurs semaines qu’ici ou là, la sonnette d’alarme est tirée : le froid arrive, les fenêtres vont se refermer et les virus s’en donner à cœur joie. Une évidence comme le nez rougi au milieu de la figure. Nous sommes pour la plupart convaincus qu’il va falloir « vivre avec » le virus du #Covid, comme nous « vivons avec » celui de la grippe saisonnière depuis longtemps. Est-ce une raison pour rester les bras ballants et les sinus au vent ? Evidemment non, pour trois raisons. Nous savons aujourd’hui que certains gestes de base permettent de limiter la diffusion des virus, à commencer par le port du #masque et le lavage des mains [Pittet, sors de ce corps... ndc] . Cela ne coûte rien de les appliquer. Il existe désormais des vaccins dont le rappel diminue de 50 % le risque de transmission du virus (aux plus âgés et aux plus faibles notamment). Surtout, l’état des structures hospitalières est tel que l’on ne peut plus courir le risque d’engorger des hôpitaux déjà fragilisés par une épidémie de bronchiolite en plein boum.

    Dans ce contexte, la sagesse aurait été, de la part du gouvernement, d’imposer le port du masque dans les transports en commun [pour l’enlever au travail, à l’école, dans les salles d’attente de la Caf et d’ailleurs ? ndc ] dès la fin des beaux jours. Il suffit d’une ou deux personnes non masquées, malades du Covid ou de la grippe, dans une rame de métro ou de RER surchargée, pour contaminer plusieurs personnes alentour. C’est ce qui est en train de se passer avec ces deux épidémies qui progressent de concert. Il a fallu attendre cette semaine pour que le gouvernement appelle à porter le masque dans des zones de promiscuité et à se faire vacciner. Cette mollesse n’est pas sérieuse. De même, constater qu’aucun progrès réel n’a été fait sur la qualité de l’#air en intérieur dans les #écoles laisse songeur. Pendant ce temps-là, les structures hospitalières, où les conditions de travail se sont encore dégradées, peinent à surmonter une épidémie de bronchiolite. On n’ose imaginer l’impact sur les hôpitaux d’une flambée de la grippe combinée à l’arrivée d’une neuvième vague d’ampleur du Covid.

    edit avec pas mal de #confusion, ingrédient de base au pays des Lumières éteintes

    #hôpital #santé_publique #RDR #réduction_des_risques

    • A Londres et Paris, le même déni de l’effondrement du système de santé, Christian Lehmann
      https://www.liberation.fr/societe/sante/journal-depidemie-a-londres-et-paris-le-meme-deni-de-leffondrement-du-sys

      Le système de santé s’est effondré. Ces mots, qu’aucune autorité sanitaire ne veut entendre, ne devraient pas étonner ceux, dont je suis, qui depuis plus de vingt-cinq ans alertent en vain sur la situation, et bataillent au quotidien dans leurs cabinets et leurs services pour tenter de s’opposer aux décisions politiques et économiques qui nous ont collectivement amené à cette situation. Et pourtant, ces mots sont difficiles à intégrer, même pour nous, au cœur du système. (...) Même nous, qui tentions d’alerter sur les conséquences de directives prises par des tutelles à qui seule importait la maîtrise des dépenses d’un système social jugé trop dispendieux, même nous, qui observions l’eau monter dans les compartiments supposément étanches, qui assistions impuissants à l’absorption de la biologie médicale et des cliniques par les grands groupes privés, à la prise de pouvoir des assureurs à la Sécurité sociale et au ministère, n’arrivions à envisager pleinement ce qui se profilait, ni à quoi ressemblerait ce monde d’après.

      « Bon, faut pas déconner, ça coûte du pognon tout ça »

      Le Covid, dans ce contexte, fut la tempête parfaite. Les soignants, dans leur grande majorité, firent front, malgré le dénuement des débuts, malgré les mensonges. Dans ces premiers mois, face à des instances décisionnaires tétanisées qui pour la première fois depuis des décennies étaient confrontées au réel, les injonctions bureaucratiques, les vexations administratives, durent céder devant l’urgence. Cela eût un temps. Comme me l’avait dit Ohian, 34 ans, urgentiste à Toulouse, dès juillet 2020 : « On nous a filé des moyens temporaires pour passer la crise, qui en pratique correspondent aux moyens dont on aurait besoin pour bosser décemment en temps normal. Les trois quart de ces moyens ont été repris dès le bordel fini et on nous a gentiment expliqué que oui, mais bon, faut pas déconner non plus, hein, ça coûte du pognon tout ça. » Et au stade où nous en sommes, ce n’est même plus une question d’argent, c’est une question de survie. Le système de santé s’est effondré et nous évoluons, sans parfois en avoir bien conscience, dans des ruines.

      (...) les annonces ministérielles répétées selon lesquelles les médecins généralistes seront amenés à prendre en charge plus de patients chaque jour grâce aux réformes en cours, les injonctions à « soulager l’hôpital » en participant à la permanence des soins, alors que la durée moyenne de travail d’un généraliste est de 53 heures par semaine (DREES), sont d’autres symptômes de ce déni constant de l’effondrement du système.
      https://justpaste.it/caedr

  • Israël : l’avocat Salah Hamouri bientôt expulsé vers la France
    La Croix (avec AFP), le 30/11/2022 à 20:42 Modifié le 30/11/2022 à 20:57
    https://www.la-croix.com/Monde/Israel-lavocat-Salah-Hamouri-bientot-expulse-vers-France-2022-11-30-120124

    L’avocat franco-palestinien Salah Hamouri, détenu sans accusation formelle dans une prison israélienne depuis le mois de mars dernier, doit être expulsé dimanche prochain en France, ont indiqué mercredi 30 novembre à l’AFP sa famille et un groupe de soutien.

    « Le défenseur des droits de l’homme franco palestinien Salah Hamouri, détenu dans le cadre d’une détention administrative arbitraire, vient de recevoir, ce 30 novembre, une notification selon laquelle il sera déporté de force dimanche le 4 décembre en France », a indiqué le groupe de soutien à l’AFP, une information confirmée par sa famille, une source diplomatique et les autorités palestiniennes. (...)

    #Salah_Hamouri
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    https://twitter.com/LiberezSalah/status/1597996014014984193

    https://twitter.com/LiberezSalah/status/1598118789845241858

    • Israeli revokes Jerusalem Residency Rights Of Imprisoned Palestinian-French Lawyer
      Dec 1, 2022 – – IMEMC News
      https://imemc.org/article/israeli-revokes-jerusalem-residency-rights-of-imprisoned-palestinian-french-l

      On Wednesday, the Israeli Prison Authority informed imprisoned Palestinian-French lawyer, held under Administrative Detention without charges or trial, that it revoked his Jerusalem ID card and stripped him of all residency rights in occupied Jerusalem, and will be deporting him to France upon his release.

      The Israeli occupation imposed a three-month Administrative Detention order against the imprisoned lawyer, Salah Hammouri, 37, and renewed the order in June 2022, then renewed it again in September 2022.

      Hammouri, a lawyer and a field researcher with the Ad-Dameer Prisoner Support And Human Rights Association, spent more than eight years in Israeli prisons, starting when he was abducted in 2001 and was sentenced to five months in prison.

      In 2004 he spent four months under arbitrary Administrative Detention orders without charges, then was abducted again in the year 2005 and was imprisoned for seven years, and then in the year 2017, he was abducted yet another time and spent 13 months under Administrative Detention orders, and upon his release, he received an order barring him from entering the rest of the West Bank for two years.

      On June 6, 2022, Salah received another three-month Administrative Detention order just hours before his scheduled release after being imprisoned for three months under a similar order.

      The decision to revoke his residency was made in October of last year, 2021, after accusing him of “breeching loyalty to the state” for his human rights and legal work in defending Palestinian political prisoners.

      Salah was born to a Palestinian father from Jerusalem where he grew up and lived, and his mother is a French national.

      Several years earlier, Israel deported his French wife to her country after detaining her at the airport in Tel Aviv for three days when she returned to Jerusalem. Salah and his wife have two children. (...)

    • Point de presse du 1er décembre 2022
      https://basedoc.diplomatie.gouv.fr/vues/Kiosque/FranceDiplomatie/kiosque.php?type=ppfr#Chapitre4

      4. Situation de M. Salah Hamouri

      Q - Avez-vous une réaction à l’expulsion de l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri ? Confirmez-vous que celle-ci doit intervenir ce dimanche ?

      R - La France suit la situation de Salah Hamouri de très près et au plus haut niveau. Le Président de la République avait abordé son cas lors d’en entretien téléphonique avec le Premier ministre israélien Y. Lapid. Les services du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères sont en contact étroit avec sa famille et ses avocats.

      M. Salah Hamouri doit pouvoir mener une vie normale à Jérusalem, où il est né et où il réside, et son épouse et ses enfants doivent pouvoir s’y rendre pour le retrouver.

  • Insurgé.es de la Commune
    http://anarlivres.free.fr/pages/nouveau.html#insurges

    Le Musée d’art et d’histoire Paul-Eluard, 22 bis, rue Gabriel-Péri, à Saint-Denis (93), organise du 9 décembre 2022 au 6 mars 2023, une exposition « Insurgé.es ! Regards sur celles et ceux de la Commune de Paris de 1871 ». Rappelons que ce musée conserve l’un des plus importants fonds sur cette période (dessins, estampes, affiches, journaux, photographies, correspondances, peintures et divers objets). Par ailleurs, l’exposition « entend faire la part belle aux nouvelles approches et à la diversité des regards contemporains » (...)

    #Saint-Denis #musée #CommuneParis #exposition

  • Soins médicaux pour personnes sans assurance maladie

    Vous vivez dans la ville de Zurich, vous n’avez pas d’assurance maladie et vous êtes malade ou ressentez des douleurs ?

    Dans la ville de Zurich, il existe différentes offres pour les personnes sans assurance maladie. Si vous vivez depuis au moins 3 mois dans la ville de Zurich, les coûts sont pris en charge.

    https://www.stadt-zuerich.ch/gud/de/index/gesundheitsversorgung/medizin/nkv/nkv-fr.html
    #sans-papiers #Zurich #Suisse #villes-refuge #migrations #soins_médicaux #santé #assurance_maladie #accès_aux_soins

    –—

    ajouté à la métaliste sur les villes-refuge :
    https://seenthis.net/messages/759145

    • Sans-Papiers sollen bessere medizinische Versorgung bekommen

      Geschätzt 10’000 Menschen haben in Zürich keine Krankenversicherung. Die Stadt schaltet auf ihrer Website eine Anlaufstelle auf, um die Betroffenen zu erreichen.

      Personen, die keine Krankenversicherung haben, sollen in der Stadt Zürich ab 2023 medizinisch versorgt werden. Die Stadt startet ein Pilotprojekt, um die Betroffenen, oft Sans-Papiers, zu erreichen.

      Geschätzt leben über 10’000 Menschen in Zürich, die über keine Krankenversicherung verfügen. Schwierig sei es vor allem, diese Menschen zu erreichen, wie die Stadt Zürich in einer Medienmitteilung vom Montag schrieb.

      Zwar gebe es bereits spezialisierte Anlaufstellen für Menschen ohne gültige Aufenthaltsberechtigung. Doch hätten Auswertungen ergeben, dass nur die wenigsten Betroffenen diese Einrichtungen besucht hätten. Darum schaltet die Stadt die Anlaufstellen auf ihrer Website auf, wie es weiter heisst.

      Das Angebot wird in 13 Sprachen aufgeführt. Beiträge in den sozialen Medien und Flugblätter sollen auf die Website aufmerksam machen.
      Kosten von 4,6 Millionen Franken

      Medizinische Erstkonsultationen sollen im Ambulatorium Kanonengasse der Stadt Zürich, der Meditrina-Praxis des Schweizerischen Roten Kreuzes des Kantons Zürich und in lebensbedrohlichen Notfällen in den Notfallaufnahmen des Stadtspitals Zürich stattfinden.

      Das Pilotprojekt hatte 2021 auch der Zürcher Gemeinderat deutlich gutgeheissen. Er hatte einen Kredit von 4,6 Millionen angenommen. Das Projekt ist auf drei Jahre angesetzt.

      https://www.tagesanzeiger.ch/sans-papiers-sollen-bessere-medizinische-versorgung-bekommen-946958582