• ALERTE FS-SSCT du CSA MESR – Lettre ouverte FERC CGT à la ministre
    https://academia.hypotheses.org/56915

    Les représentant·es des personnels CGT en FSSSCT MESR À : Mme la Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche S/C de M. Boris Melmoux-Eude, directeur général des Ressources Humaines M. Guillaume Aujaleu, chef du service des personnels ingénieurs, administratifs, techniques, … Continuer la lecture →

    #Démocratie_universitaire #En_partage #Gouvernance_de_l'ESR #Santé_au_travail #EHESS #INP_Toulouse #INRAE

  • Deux bébés meurent de la coqueluche à Montpellier : la vaccination recommandée aux femmes enceintes
    https://www.ouest-france.fr/sante/deux-bebes-meurent-de-la-coqueluche-a-montpellier-la-vaccination-recomm
    https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/MjAyNDA2ZmVlNzYzNDFhZDhmNDM2OGNhNGYyZDg2OTZiMmFlMGY?width=1260&he
    #santé

    « Depuis fin 2023, nous sommes confrontés à de nombreux cas de coqueluche, environ dix fois plus que d’habitude. Il faut remonter aux années 90 pour voir autant de cas ! », a confié à Midi Libre le Pr Éric Jeziorski, chef du service urgences post-urgences pédiatriques au CHU de Montpellier. D’après lui, les confinements successifs, en entraînant une baisse de l’immunité globale, seraient responsables de cette recrudescence de coqueluche. « La coqueluche est une des maladies les plus transmissibles, encore plus que la rougeole par exemple. Et comme c’était sa première circulation depuis le Covid… », explique-t-il.

  • Pr Antoine Flahault : « L’épidémie de choléra à Mayotte serait déjà jugulée si le gouvernement le voulait » – L’Express
    https://www.lexpress.fr/sciences-sante/sante/pr-antoine-flahault-lepidemie-de-cholera-serait-deja-jugulee-si-le-gouverne
    https://www.lexpress.fr/resizer/Pg0EqaN3MAyQsZNJ_6TQ6kEKfiI=/1200x630/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/lexpress/XWGL7O7DLRHQJE5DXG6FZIV2VA.jpg
    #santé

    Le 10 mai, le ministre de la Santé, Frédéric Valletoux, annonçait que l’épidémie de choléra à Mayotte était « circonscrite », « sous contrôle ». Un mois plus tard, le bilan s’est pourtant aggravé. Les cas recensés dans le département français d’outre-mer ont quasiment triplé, passant d’une soixantaine à 166 au dernier décompte officiel, le 11 juin. Deux personnes sont décédées de la bactérie depuis cette prise de parole.

    Comment expliquer une telle déconvenue ? Il y a plus d’un siècle, les dernières épidémies du genre avaient été jugulées en quelques semaines, rappelle le Pr Antoine Flahault, grand spécialiste de la diffusion des maladies à l’Institut de santé globale à Genève (Suisse). La science n’était pourtant pas aussi avancée que maintenant. Si les victimes s’accumulent à Mayotte, c’est à cause d’un manque de volonté politique, dénonce le scientifique.

  • Why Is Everyone Getting Sick? Behind the Global Rise in RSV, Flu, Measles - Bloomberg
    https://archive.ph/2024.06.14-204606/https://www.bloomberg.com/news/features/2024-06-14/why-is-everyone-getting-sick-behind-the-global-rise-in-rsv-flu-measles#selec

    https://archive.ph/bW13b/fdf5eb1c86669aed39ed51fba2b3ef9d1f5766ea/scr.png

    #santé #covid

    It’s not your imagination: Around the world, people really are getting sick more often than before the pandemic

  • Actualité de #Saint-Simon - La nouvelle classe
    https://www.partage-noir.fr/actualite-de-saint-simon-la-nouvelle-classe

    Est-ce à dire que les anarchistes se refusent à reconnaître les compétences et les capacités et, sous prétexte d’égalité, veulent procéder au nivellement des intelligences ? Il n’en est rien et Proudhon ainsi que Bakounine ont reconnu le rôle essentiel des techniciens et des savants dans les spécialités qui relèvent de leur compétence. Mais les anarchistes pensent qu’une création n’est vraiment collective que si tous les inté­ressés participent aux pouvoirs de décision ; certes, ils (...) #Interrogations_n°2_-_Mars_1975

    / Jean Barrué, Saint-Simon, #Interrogations, Archives Autonomies

    #Jean_Barrué #Archives_Autonomies_
    https://www.partage-noir.fr/IMG/pdf/interrogations-n02.pdf

  • Elle a osé le dire : « Le meilleur rempart contre le Nouveau Front Populaire, c’est pas le RN, c’est nous », déclare Aurore Bergé chez Hanouna. :blobugh :

    https://mastodon.social/@paul_denton/112672337026222146

    https://stockage.framapiaf.org/framapiaf/cache/media_attachments/files/112/672/337/276/940/308/original/b4843081ea225163.mp4

    Un jour, il faudra faire une psychanalyse collective, afin de comprendre comment on a réussi à laisser des champion·ne·s pareil·le·s nous représenter, parler en notre nom, avoir accès à la parole publique, etc.

    • j’imagine qu’ils visent les triangulaires ; ils se préparent à justifier leur maintient au 2nd tour et vont tenter de tordre le bras aux « macronistes fâchés mais pas fachos ».

      Après, si par un hasard extraordinaire y a un tir de barrage au 1er tour, des triangulaires avec macronie-inside, y’en aura peut-être moins que « prévu ».

    • Je ne sais toujours pas quelle audience il faut donner à ces personnes mais pour documenter ce nouveau barrage (on pourrait chercher un verlantonyme, ragebar* ou bagarre ?, de qui galvaude tous les mots) :

      #Aurore_Bergé, donc
      https://www.dailymotion.com/video/x90v2fa

      24/06 à 17:44
      Aurore Bergé affirme que « le meilleur rempart face au Front populaire, c’est pas le RN, c’est nous »

      La ministre de l’égalité entre les femmes et les hommes Aurore Bergé affirme sur Europe 1 que « le meilleur rempart, notamment face au Front populaire, c’est pas le RN, c’est nous », en l’occurrence le camp présidentiel.

      La ministre a aussi assuré que « oui », elle renvoie dos-à-dos « les extrêmes » comme le fait Emmanuel Macron et a refusé de donner une consigne de vote pour les seconds tours aux élections législatives, expliquant que les macronistes sont « les seuls à pouvoir gagner aux seconds tours » des triangulaires les opposant à la gauche et au RN.

      https://www.bfmtv.com/politique/elections/legislatives/direct-legislatives-la-campagne-entre-dans-sa-derniere-ligne-droite-apres-la-

      "Lundi, dans l’émission de propagande de l’extrême droite de Cyril Hanouna sur Europe 1, Aurore Bergé a clairement planté l’enjeu des législatives. « Le meilleur rempart, notamment face au Front populaire, c’est pas le RN, c’est nous », s’est vantée la ministre déléguée à l’Egalité entre les femmes et les hommes et à la Lutte contre les discriminations – c’est cocasse. Un propos dans la lignée de celui de sa collègue secrétaire d’Etat #Sarah_El_Haïry qui, la semaine dernière, s’était déjà promis de faire "barrage" à l’union de la gauche."

      Front républicain : les « valeurs » plus très actuelles d’Aurore Bergé
      https://www.liberation.fr/politique/front-republicain-les-valeurs-plus-tres-actuelles-daurore-berge-20240625_

      La ministre en charge du Renouveau démocratique #Prisca_Thévenot appelle à faire barrage au Nouveau Front populaire. (itw BFMTV)

      Jun 21, 2024
      https://mastodon.social/@Brevesdepresse/112654937510328575


      #Jean-Yves_Le_Drian

      "En cas de duel entre le Rassemblement national et le Nouveau Front populaire au second tour des élections législatives, Jean-Yves Le Drian, ex-ministre des Affaires étrangères, ne votera « jamais LFI ». Il se justifie en évoquant, dans un entretien à Ouest-France, « l’histoire de ce mouvement et d’un désaccord profond sur les valeurs et les méthodes ». En revanche, si une telle hypothèse se produit, « je n’aurai aucune difficulté à voter pour un candidat socialiste, écologiste ou communiste pour repousser le RN », assure-t-il."

      22 juin
      https://www.lexpress.fr/politique/legislatives-la-prediction-de-hollande-le-parti-qui-naura-jamais-le-vote-de

      Il faut aussi écouter les mots de ce professeur de philosophie, Daniel Salvatore Schiffer, invité sur le plateau, et à l’origine d’une pétition contre le Nouveau Front populaire, qui réunit la fine fleur de notre intelligentsia (Bernard Kouchner, Luc Ferry, Alexandre Jardin, Michel Onfray, Eric Naulleau, Pierre-André Taguieff, et, plus surprenant, l’éditeur Antoine Gallimard). Au second tour des législatives, en cas de duel entre le Rassemblement national et le Nouveau Front populaire, Salvatore Schiffer nous apprend que « beaucoup des signataires de cette tribune voteront évidemment, parfois à contrecœur, pour le RN, pour faire front, pour faire barrage à LFI et au NPA, qui sont de fieffés antisémites, des antirépublicains, des gens qui prônent la violence dans la rue, qui ne respectent pas les lois du Parlement…
      – Vous demandez leur dissolution alors ?, demande, faussement candide, l’inoxydable Elisabeth Lévy, directrice de “Causeur”.
      – Pourquoi pas, pourquoi pas, mais c’est pas le sujet. »

      Du côté de chez Bolloré…
      « Pierre Arditi, il pense que c’est Adolf Hitler qui arrive au pouvoir ? »
      David Le Bailly
      Publié le 25 juin 2024
      https://www.nouvelobs.com/medias/20240625.OBS90195/pierre-arditi-il-pense-que-c-est-adolf-hitler-qui-arrive-au-pouvoir.html

      Faudrait faire un autre fil avec ce qui lui est lié, le discours sur "les extrêmes".

      * comme une rage room où ça se défoule ? de quoi ?

      Lien vers :
      "Le « barrage républicain » contre le RN s’effrite, la gauche principale repoussoir, selon notre baromètre Odoxa - Public Sénat" (25 juin)
      https://seenthis.net/messages/1059312

    • Par contraste ?
      Législatives 2024 : la sénatrice de l’Yonne Dominique Vérien (UDI) soutient le socialiste Nicolas Soret
      Mardi 25 juin 2024 à 12:42
      Coup de théâtre dans la 3e circonscription de l’Yonne (Sens, Joigny). La sénatrice Dominique Vérien, de l’UDI, annonce qu’elle soutient Nicolas Soret, le candidat socialiste du Nouveau Front Populaire, dans le but, dès le premier tour, de faire barrage au RN.
      https://www.francebleu.fr/infos/politique/legislatives-2024-dans-l-yonne-la-senatrice-udi-dominique-verien-soutient
      (circo de julien odoul)

  • #saluzzo : polizia dei #braccianti e #frutta 4.0@0
    https://radioblackout.org/2024/06/saluzzo-polizia-dei-braccianti-e-frutta-4-0

    “Muntagnin”, “terùn” o “studènt”, le braccia nei campi di Saluzzo servono a migliaia – negli anni Settanta si parla di 4.000 lavoratori – ma non devono parlare, tantomeno avanzare pretese. Nel 1978 con la cosiddetta “Operazione Pesche” a regia Democrazia Proletaria e Lotta Continua, sono proprio gli studenti accampati ai margini della città a scaldarsi contro […]

    #L'informazione_di_Blackout #guerra
    https://cdn.radioblackout.org/wp-content/uploads/2024/06/braccianti.mp3

  • « Les enfants ne comprennent pas pourquoi ils ne sont pas avec leur papa » : Amy, séparée de son mari aux Canaries - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/57852/les-enfants-ne-comprennent-pas-pourquoi-ils-ne-sont-pas-avec-leur-papa

    « Les enfants ne comprennent pas pourquoi ils ne sont pas avec leur papa » : Amy, séparée de son mari aux Canaries
    Par Marlène Panara
    Après une périlleuse traversée de l’océan Atlantique, Amy et sa famille ont atteint l’archipel des Canaries. Mais peu après leur arrivée, la famille originaire du Sénégal est séparée, le temps d’effectuer des tests de paternité. Une séparation très difficile pour les trois enfants du couple. Témoignage.
    Amy* a pris la mer en Mauritanie pour les Canaries en mars, il y a trois mois. Après une périlleuse et difficile traversée, qu’elle ne souhaite pas évoquer, la jeune Sénégalaise débarque à El Hierro, à l’ouest des Canaries, avec sa petite sœur, son mari et leurs trois enfants de 9, 5 et 1 an et demi. Elle attend, depuis, d’être transférée avec sa famille sur le continent européen.
    "Après un mois à El Hierro, on a tous été emmenés à Las Palmas [sur l’île de Grande Canarie, ndlr]. C’est là que mon mari et moi avons été séparés. Avec les enfants et ma sœur, on vit dans le centre géré par Cruz Blanca. Mon mari, lui, est dans celui de la Croix-Rouge. Les deux structures sont séparées par un grillage.La journée, on peut sortir, alors on se voit dans un petit parc dehors. C’est la seule façon d’être ensemble, car quand on se parle à travers le grillage, les gens du centre nous disent d’arrêter, que c’est interdit.
    C’est très difficile de ne pas être ensemble dans le centre. Les enfants ne comprennent pas pourquoi ils ne sont pas avec leur papa le soir, ou quand ils vont se coucher. Ils n’ont pas l’habitude.
    Une fois aux Canaries, les familles sont soumises à des tests ADN pour vérifier leur lien de parenté, d’après la Croix-Rouge espagnole. Le but : vérifier que les mineurs voyagent bien avec des membres de leur famille. Si un enfant voyage avec une autre personne que ses parents, des exceptions peuvent être faites, avec l’aide d’un assistant social. Ces procédures peuvent prendre plusieurs semaines.
    J’ai fait une demande de regroupement familial. J’ai tout raconté à l’assistante sociale, on a fait un dossier, et des tests ADN. Mais depuis, je n’ai aucune réponse. On me demande aussi de prouver que ma sœur est bien ma sœur. En plus des tests ADN, j’ai donné des photos de ses fêtes d’anniversaire. J’espère qu’on va nous croire. On ne s’attendait pas à ça, car on est arrivé ensemble. Avant de venir ici, on vivait tous dans la même maison en Mauritanie. J’ai quitté le Sénégal avec mon mari en 2018, pour fuir mon père violent. J’ai pris ma petite sœur avec moi, pour nous sauver.
    InfoMigrants recueille régulièrement des témoignages de femmes migrantes ayant quitté leur pays pour fuir un entourage familial violent. Marie, une Ivoirienne de 22 ans, a fui la Côte d’Ivoire et sa famille musulmane, qui voulait la contraindre à un mariage forcé et à une mutilation génitale. « J’ai même eu peur qu’ils me tuent si je persistais dans ma relation avec un non musulman », avait-elle raconté.
    En Mauritanie, la vie n’était pas trop difficile, mais je voulais une autre éducation pour mes enfants. Je veux qu’ils fassent des études en français, c’est mieux pour leur avenir. Moi je ne voulais pas prendre la mer, mais on n’avait pas d’autres solutions pour aller en Europe. Et rentrer au Sénégal, c’était hors de question. C’est trop dangereux pour moi et ma famille.
    Le temps est si long ici. Je m’inquiète, j’ai peur qu’on soit séparés encore longtemps. Quand je demande des nouvelles de mon dossier, on me dit à chaque fois : ‘Il faut attendre’, ‘on vous tiendra au courant’. Je suis fatiguée.Et pendant ce temps, mes enfants ne vont pas à l’école. Ils jouent parfois avec les autres dans le centre, mais ils s’ennuient quand même un peu, on fait toujours la même chose. Parfois, je me mets dans un coin et je pleure. Je regrette, je me dis que je n’aurais jamais dû venir ici. Et puis je sèche mes larmes, et je me dis que ça va aller."

    #Covid-19#migrant#migration#espagne#canaries#mauritanie#senegal#regourpementfamilial#testADN#politiquemigratoire#routemigratoire#famille#mineur#sante

  • Dunkerque : une plainte déposée à la suite de la découverte d’un liquide bleu dans une cuve d’eau potable à destination des migrants
    https://www.lemonde.fr/international/article/2024/06/21/dunkerque-une-plainte-deposee-a-la-suite-de-la-decouverte-d-un-liquide-bleu-

    Dunkerque : une plainte déposée à la suite de la découverte d’un liquide bleu dans une cuve d’eau potable à destination des migrants
    L’association britannique Roots a déposé plainte après avoir découvert de l’eau souillée dans une citerne destinée aux exilés du campement de Loon-Plage.
    Le Monde avec AFP
    Une plainte a été déposée après la découverte d’un liquide bleu dans une cuve d’eau potable mise à disposition des migrants par une ONG dans un campement de Loon-Plage, près de Dunkerque, a appris l’Agence France-Presse vendredi 21 juin auprès d’associations. Ce liquide a été retrouvé le 14 juin, a fait savoir l’ONG britannique Roots, qui vient en aide aux migrants présents sur le littoral du nord de la France dans l’attente d’une tentative de traversée vers l’Angleterre, confirmant une information de Libération. L’association a porté plainte. Roots précise avoir donné aux gendarmes un échantillon du liquide pour qu’il soit analysé. Christopher, un bénévole de Roots, évoque une odeur chimique et mentholée, comme celle d’un produit ménager.
    « C’était un acte volontaire, dont on ne connaît pas la finalité mais, dans tous les cas, l’intention était de nuire », assène auprès de Libération Thomas Chambon, chargé de mission des maraudes sur le littoral pour l’association Utopia 56. La cuve est placée à l’écart du camp, à la jonction de deux routes de campagne. Pour la remplir, il faut se hisser et dévisser un gros bouchon au sommet de la citerne de 1 000 litres, selon nos confrères. Les membres de Roots avaient déjà retrouvé la citerne percée à coups de couteau.
    Médecins du monde explique à Libé qu’« on voit beaucoup des cas de gale. Des femmes présentent des infections urinaires, surtout l’été. Elles limitent leur consommation d’eau, en lien avec l’absence de toilettes dignes et sécurisées. » Sans compter l’impossibilité de se laver correctement.
    D’après Claire Millot de l’association Salam, qui distribue des repas aux exilés dans ce secteur, 300 à 400 personnes vivent actuellement sur ce vaste campement. Un point d’eau y a été installé par la communauté urbaine de Dunkerque à la suite de la grève de la faim d’un bénévole de l’association à la fin de 2023. L’amélioration de l’accès à l’eau des migrants était l’une des revendications, mais, selon Claire Millot, d’autres points d’eau qui devaient être installés ne l’ont pas été. L’association Roots, non mandatée par l’Etat, dispose et remplit des cuves d’eau potable sur le campement pour permettre aux migrants de boire, cuisiner et se laver.« Là, c’était un liquide bleu, donc les gars ne l’ont pas bu mais cela aurait été incolore et un poison, même un poison pas très violent qui donne juste mal au ventre, dans les conditions sanitaires dans lesquelles ils vivent, cela aurait pu être dramatique », s’alarme Mme Millot. Ce type d’actes sur le campement de Loon-Plage est, selon elle, « une première », mais elle craint que ce type de faits ne « se multiplient ».
    A Calais, une cuve d’eau de l’organisation Calais Food Collective avait été retirée par la mairie en août 2023, les associations dénonçant une nouvelle tentative d’« entrave à l’aide humanitaire ». L’énième épisode d’une guerre d’usure de longue date menée par la ville dirigée par la maire Natacha Bouchart (Les Républicains) contre les « points de fixation » des personnes exilés. En 2021, Calais Food Collective dénonçait le harcèlement quasi quotidien des services de la ville, de la préfecture et de la police : « 3 février, cuve enlevée par la police ; 8 février, cuve volée par police (…) ; 13 juin, de l’essence est répandue autour de la cuve (…) 21 août, cuve détruite au même moment qu’une opération de CRS ; (…) 4 septembre, urine et bris de verre sur une cuve ».
    L’association Utopia 56 souligne, pour sa part, que l’accès à l’eau est un droit fondamental et que deux personnes migrantes sont mortes noyées, en 2022 et 2023, « dans un canal en souhaitant se laver par manque d’accès à l’eau sur le campement [de Loon-Plage] ». L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime qu’il faut entre 50 et 100 litres d’eau par personne et par jour pour répondre aux besoins de base. A Calais, selon un rapport conjoint du collectif d’ONG Coalition eau et de l’association Solidarités International, datant de 2022, les exilés sur place disposaient en moyenne d’à peine 4,9 litres par jour.

    #Covid-19#migrant#migration#france#calais#humanitaire#campement#sante

  • Cinq migrants retrouvés morts dans une embarcation au large des Canaries - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/57905/cinq-migrants-retrouves-morts-dans-une-embarcation-au-large-des-canari

    Cinq migrants retrouvés morts dans une embarcation au large des Canaries
    Par La rédaction Publié le : 20/06/2024
    Les sauveteurs espagnols ont retrouvé mercredi soir cinq corps dans un canot de migrants au large de l’île canarienne de Tenerife. Trois cadavres ont été récupérés par les forces espagnoles mais deux autres ont été laissés dans l’embarcation à la dérive, les mauvaises conditions météorologiques rendant les opérations difficiles. Par ailleurs, 68 exilés du même bateau ont pu être secourus.
    La route migratoire reliant l’ouest de l’Afrique à l’archipel espagnol des Canaries continue de faire des victimes. Mercredi 19 juin dans la soirée, cinq corps de migrants ont été retrouvés par les autorités espagnoles dans une embarcation à la dérive à environ 800 km au sud de l’île de Tenerife, ont indiqué les sauveteurs sur X (ex-Twitter).
    La pirogue, partie de Gambie, a été repérée dans l’après-midi par un bateau commercial en route vers le Brésil. L’équipage a prévenu les Espagnols, qui ont rejoint le canot en détresse. Soixante-huit personnes ont été prises en charge par les sauveteurs puis ramenés aux Canaries, et trois corps récupérés. Mais les deux autres ont dû être laissés à bord de l’embarcation de fortune, qui continuait à dériver, en raison des mauvaises conditions météorologiques dans la zone, précisent les sauveteurs espagnols.
    Ce nouveau drame illustre l’augmentation des arrivées de migrants aux Canaries enregistrée ces dernières semaines. Et le mois de juin est particulièrement dense. Du 1er au 15 juin, 1 860 personnes ont débarqué dans l’archipel, contre 1 135 pour l’ensemble du mois de mai, selon les chiffres du ministère espagnol de l’Intérieur publiés lundi 17 juin.
    Depuis le début de l’année 2024, le nombre de débarquements aux Canaries connait un nouveau record. Entre le 1er janvier et la mi-juin, près de 19 000 migrants à bord de 290 canots sont arrivés dans ces îles espagnoles, contre près de 6 000 répartis dans 126 embarcations à la même période de l’an dernier.
    En 2023 déjà, les débarquements avaient explosé dans la région : près de 40 000 migrants étaient arrivés aux Canaries, soit plus du double du chiffre enregistré l’année précédente et plus même qu’en 2006, année de la « crise des cayucos », lors de laquelle près de 32 000 personnes avaient débarqué.Depuis 2018, les exilés tentent de rejoindre l’Espagne via les Canaries, en traversant l’Atlantique afin d’éviter les contrôles renforcés plus au nord, en Méditerranée. Si pendant longtemps les migrants prenaient la mer depuis les plages marocaines pour atteindre l’archipel espagnol, désormais ils n’hésitent plus à tenter leur chance plus au sud.
    Ainsi, en 2023, la majorité des départs ont eu lieu depuis les rives sénégalaises, distantes d’environ 1 500 km des Canaries. Et depuis janvier, on constate une recrudescence des tentatives de traversée depuis la Mauritanie.
    Mais beaucoup d’embarcations ne parviennent jamais à toucher les côtes espagnoles. Les forts courants et les vents violents fréquents dans cette partie de l’Atlantique peuvent provoquer des naufrages ou faire dériver les frêles canots, souvent surchargés et pas adaptés pour entreprendre une telle traversée. Selon l’ONG espagnole Caminando Fronteras, entre janvier et mai 2024, plus de 4 800 personnes ont perdu la vie dans cette zone maritime, soit une personne décédée toutes les 45 minutes. Un chiffre en nette augmentation : Caminando Fronteras avait comptabilisé 6 800 décès sur cette même route pour l’ensemble de l’année 2023.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#canaries#espagne#routemigratoire#atlantique#mortalite#sante

  • Nord de la France : à l’approche des législatives, une poussée d’actes anti-migrants - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/57942/nord-de-la-france--a-lapproche-des-legislatives-une-poussee-dactes-ant

    Nord de la France : à l’approche des législatives, une poussée d’actes anti-migrants
    Par Charlotte Boitiaux Publié le : 21/06/2024
    Dans le nord de la France où le Rassemblement national a obtenu des scores élevés aux élections européennes, les associations d’aide aux migrants se disent vigilantes. Elles dénoncent une libération de la parole et des actes racistes contre les populations exilées. Déjà plusieurs incidents ont été recensés ces derniers jours.
    Claire Millot, la vice-présidente de l’association d’aide aux migrants Salam, ne décolère pas. « Mme Bouchard [la maire de Calais] fait peur depuis des années aux gens : ’Vos enfants sont en danger’. Mais en danger de quoi ? », enchaîne-t-elle. « Les migrants ne vont pas partir avec un gamin sous le bras ! C’est irresponsable de tenir ce genre de propos. Et maintenant, regardez la situation… »
    La situation à laquelle fait référence la bénévole se passe à 50 km de là, à Dunkerque, plus précisément, dans le campement de Loon-Plage où survivent des centaines de migrants. Dans la nuit du 13 au 14 juin, la cuve qui alimente en eau potable les exilés a été volontairement contaminée par un agent étranger. Un liquide bleu s’en échappait au petit matin."Il y avait comme un goût sucré nous ont dit les témoins. Ce ne sont pas les autorités qui sont responsables de ça, on pense plutôt à un acte isolé", continue Claire Millot. Une plainte a été déposée et un flacon est parti en analyse. « Je ne pense pas, je n’espère pas, que ce soit du poison… Mais quand bien même, le message est clair », s’attriste Claire Millot. « Pas besoin de vous l’expliquer... Oui, on a peur de ces actes racistes, on a peur de ce que certains peuvent faire aux exilés ».
    Dans le nord de la France, entre Calais et Dunkerque notamment, où patientent depuis des années des milliers de migrants rêvant d’Angleterre, les relations entre immigrés et locaux se sont progressivement dégradées. L’extrême droite s’est enracinée peu à peu sur ce territoire, devenu, pour les cadres du Rassemblement national (RN), le symbole d’une « immigration incontrôlée ». Calais en est l’illustration : la ville a crédité Marine le Pen, la présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale, de 57 % des voix à l’élection présidentielle de 2017. Cinq ans plus tard, elle lui a accordé 61 % des suffrages. Même envolée pour les européennes. De 41% en 2019, Jordan Bardella, le président du RN, a raflé plus de 50% au scrutin de 2024 à Calais.
    Une percée de l’extrême droite et une libération de la parole raciste qui poussent les associations à plus de vigilance dans leur déplacement et dans la protection des migrants. « J’ai reçu des témoignages de personnes exilées qui ont reçu des jets d’eau de javel, à un arrêt de bus, le soir de la dissolution [le 9 juin, ndlr] », explique Juliette Delaplace, du Secours catholique à Calais. « Un autre m’a dit qu’il s’était fait jeter dessus une bombe à eau, avec un liquide sale à l’intérieur », continue-t-elle.D’autres militants évoquent encore un caillassage devant les locaux du Secours catholique. Une voiture a ralenti à proximité de l’association et des individus ont jeté des projectiles contre des exilés qui se trouvaient sur le trottoir.
    « Depuis deux semaines, nous notons qu’il y a des incidents… », renchérit Pierre Roque de l’association l’Auberge des migrants. « Et nous pensons que ces incidents sont liés à des électeurs RN, des électeurs qui estiment avoir gagné par avance. Cela serait bizarre de pas faire le lien avec les élections législatives, non ? » "C’est triste, précise-t-il. Ce sont sûrement des gens qui, parce qu’elles ont un fort sentiment de déclassement, se retournent sur les personnes encore plus précaires qu’elles". Dans la même semaine, les murs d’un ancien squat d’exilés à Calais ont également été recouverts de tags racistes. Sur une photo consultée par InfoMigrants, on distingue des messages écrits en noir sur un mur blanc. « Leave or Burn » (Partez ou brûlez) peut-on lire sur l’une d’entre elles. Ou encore : « À bas la tyrannie migratoire ».
    « On savait que ça arriverait un jour… », commente Claire Millot, de Salam. « Je milite dans le nord depuis des années, je n’ai jamais craint les violences de ce genre. Mais maintenant, je fais davantage attention », confesse-t-elle. « Je vérifie que ma maison ne soit pas taguée quand je pars de chez moi, que ma messagerie n’héberge pas de mails d’insultes. Parce que je sais, que maintenant, ça pourrait arriver ».L’association Utopia 56 dit se tenir sur ses gardes aussi. « C’est pas nouveau de faire face à l’extrême droite. On a déjà eu des dégradations de nos locaux, de nos véhicules », développe Charlotte Kwantes, coordinatrice nationale de l’association, à Paris. « On craignait l’amplification de ce phénomène avec le score du RN... Et il n’a pas fallu plus d’une semaine avant que des actes hostiles arrivent et ça, c’est hyper inquiétant. On craignait des menaces, on est face à des passages à l’acte ».
    Jordan Bardella a annoncé que s’il devenait Premier ministre au mois de juillet en cas de victoire aux élections législatives anticipées, « la question de l’immigration et du contrôle des frontières » serait « l’une de ses priorités ». Au programme : une « loi d’urgence » qui aura notamment vocation à faciliter et accélérer les expulsions. Elle permettrait aussi de supprimer le droit du sol et l’aide médicale d’Etat (AME).

    #Covid-19#migrant#migration#france#election#extremedroite#politique#calais#humanitaire#sante#violence

  • Syndromes respiratoires et cas de décès de certains pèlerins : Vers une nouvelle explosion des cas de Covid-19
    https://www.dakaractu.com/Syndromes-respiratoires-et-cas-de-deces-de-certains-pelerins-Vers-une-nou

    Syndromes respiratoires et cas de décès de certains pèlerins : Vers une nouvelle explosion des cas de Covid-19
    La maladie de la Covid-19 fait-elle sa « réapparition » au Sénégal ? Une baisse des cas positifs etait notés mais on ne peut pas parler de « sa disparition » du territoire sénégalais parce que jusque là, aucun service du ministère de la santé n’a informé sur « l’éradication définitive » de cette maladie qui a commencé ses ravages en 2019 dans une province en Chine . C’est un relâchement des sénégalais qui a été certes noté avec le non-respect des mesures sanitaires qui avaient été établies. En effet, sur certains pèlerins revenant de La Mecque, les symptômes ont commencé, après examen de routine, été détectés ( fièvre, toux, difficultés respiratoires etc… ) Des signes ressemblant à ceux de la Covid-19 certes, mais est-ce suffisant pour dire que réellement, c’est la Covid-19 ? En tout, tout ces signes portent à croire qu’il s’agirait d’une « résurgence » de la maladie. En effet, le ministre de la santé et de l’action sociale donne plus de détails sur ce qui est arrivé à ces pèlerins déjà dépistés.
    Ce qui reste préoccupant pour les autorités sanitaires du Sénégal, c’est cette vague de pèlerins venant de La Mecque qui montrent des signes de la maladie. Après les premiers tests sur plusieurs pèlerins, des cas positifs au coronavirus ont été confirmés. Le ministre de la santé et de l’action sociale, Ibrahima Sy qui s’est déplacé à l’aéroport international Blaise Diagne a fait le constat : « Nous avons été informés des cas de décès de certains pèlerins à La Mecque. Au début, nous avions pensé que cette situation était due à cette vague de chaleur. Mais on s’est rendu compte qu’il y’a un syndrome respiratoire avec les cas de décès. On s’est dit qu’il est préférable de prendre les dispositions au retour des pèlerins pour faire le dépistage des pèlerins. Il y’a d’ailleurs des cas de Covid-19 qui ont été détectés. Nous sommes en train de leur fournir l’information pour que leurs familles puissent prendre les dispositions ». Le Sénégal se dirige-t-il de nouveau vers des jours sombres comme cela l’a été particulièrement en 2020 ? l’autorité a déjà informé sur les dispositions à prendre concernant le respect des mesures sanitaires

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#lamecque#pelerinage#sante

  • Serge Slama, juriste : « Si les politiques et les lois du RN sont contraires au caractère républicain de nos institutions, il pourra être nécessaire de désobéir »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/06/23/serge-slama-juriste-si-les-politiques-et-les-lois-du-rn-sont-contraires-au-c

    Serge Slama, juriste (Serge Slama est professeur de droit public à l’université Grenoble-Alpes, membre du Centre de recherches juridiques et chercheur affilié à l’Institut Convergences Migrations. Il a notamment publié Les Discriminations selon l’origine (La Documentation française, 2009) : « Si les politiques et les lois du RN sont contraires au caractère républicain de nos institutions, il pourra être nécessaire de désobéir »
    Si le Rassemblement national (RN) obtient, aux législatives des 30 juin et 7 juillet, une majorité absolue à l’Assemblée nationale, il pourra appliquer une partie de son programme législatif. Quelles sont, en matière de droits des étrangers, les mesures qui représenteraient la rupture la plus forte ? Depuis l’avènement du Front national, dans les années 1980, les fondamentaux de ce parti d’extrême droite n’ont guère varié en matière d’immigration et d’asile : préférence nationale dans l’accès à certains emplois, à l’aide sociale et au logement social ; remise en cause du droit du sol et des droits des binationaux ; suppression de l’aide médicale de l’Etat ; réduction drastique de l’immigration légale, des régularisations de sans-papiers et restrictions au droit d’asile ; limitation du regroupement familial ; expulsion systématique des étrangers jugés « indésirables », réinstauration de frontières nationales en sus des frontières « Schengen »…
    Ces propositions sont en rupture radicale avec les principes républicains – égalité, fraternité, droit d’asile constitutionnel –, mais aussi avec les droits et libertés fondamentaux « garantis à tous ceux qui résident sur le territoire de la République », pour reprendre l’expression utilisée par le Conseil constitutionnel depuis 1993. Elles sont aussi, pour nombre d’entre elles, contraires à nos engagements internationaux et européens. Le Rassemblement national en est d’ailleurs conscient, puisque son groupe à l’Assemblée a déposé, le 25 janvier, une proposition de loi constitutionnelle visant à faire prévaloir la loi française sur le droit européen – ce qui constituerait un véritable « Frexit » juridique.
    La mise en œuvre d’un système de préférence nationale serait, selon les juristes, censurée par le Conseil constitutionnel. Si le RN souhaite l’appliquer, l’affrontement avec les Sages est-il inéluctable ?
    Comme l’a dit Laurent Fabius, le président du Conseil constitutionnel, dans Le Monde [le 6 mai], la préférence nationale « appliquée de façon systématique est contraire à la Constitution ». Dans une décision du 11 avril, le juge constitutionnel a, en effet, écarté une proposition de référendum d’initiative partagée des parlementaires Les Républicains qui imposait aux étrangers non européens des durées de résidence pour un large éventail de prestations sociales : elle a été jugée contraire à la Constitution.
    Si un gouvernement RN tentait, malgré tout, de mettre en œuvre une telle politique de manière systématique, il se heurterait à un premier écueil : la censure du Conseil constitutionnel. Il promet certes une révision de la Constitution, mais il se heurterait alors à un second écueil : il lui faudra obtenir à la fois l’accord du Sénat et de l’Assemblée nationale et la convocation, par le président de la République, d’un congrès ou d’un référendum – ce qui ne sera pas facile.
    Il y a une autre voie : un gouvernement RN pourrait être tenté de jouer le peuple contre le droit pour défier les institutions et essayer, en bafouant ouvertement l’Etat de droit, de surmonter les décisions constitutionnelles – dans certains milieux juridiques, on entend de plus en plus, ces dernières années, cette « petite musique ». La grande constance des gouvernements d’extrême droite est de pervertir les institutions, comme on l’a vu en Pologne, en Hongrie, au Brésil ou dans l’Amérique de Donald Trump.
    Si le RN n’obtient pas la majorité absolue, il pourrait former, s’il obtient un groupe parlementaire important, un gouvernement minoritaire, comme ceux d’Elisabeth Borne et de Gabriel Attal. Dans ce cas, il aurait du mal à faire adopter des projets de loi, mais aurait-il d’autres leviers en matière de droits des étrangers ?
    Depuis une trentaine d’années, le droit de l’immigration a été considérablement durci. La loi « immigration-intégration » du 26 janvier a ainsi introduit dans le code des étrangers des instruments qui permettent déjà au pouvoir exécutif, à droit constant, d’adopter de nombreuses mesures restrictives à l’encontre des étrangers : affaiblissement des catégories protégées contre les mesures d’éloignement, possibilité de remettre en cause le droit au séjour d’un étranger en cas de non-respect des principes et des valeurs de la République, extension de la notion d’ordre public…
    Un gouvernement RN pourra durcir encore l’application de ces textes, notamment dans le cadre des décrets ou des circulaires d’application de cette loi « Darmanin ». Il pourra également adresser des instructions pour diminuer drastiquement la délivrance des visas d’établissement – notamment aux étudiants internationaux, qui représentent le premier flux d’entrées en France (110 000 sur 300 000). Il pourra, enfin, durcir les conditions de régularisation en remettant en cause la circulaire Valls de novembre 2012 [relative aux conditions d’obtention d’un titre de séjour pour un ressortissant étranger en situation irrégulière].
    Peut-on imaginer, dans ce cas, un affrontement avec la haute juridiction administrative – le Conseil d’Etat ?
    Les travaux historiques montrent que dans les périodes de crise le Conseil d’Etat, comme institution, ne s’est jamais opposé au régime en place, y compris quand il s’agit du gouvernement de Vichy. Certains membres de la haute fonction publique auront sans doute des problèmes de conscience, mais l’institution elle-même a une faible résistance au politique : elle ne remettra pas en cause sa légitimité. Pour l’essentiel, elle mettra en musique juridique les mesures décidées par le gouvernement RN en s’efforçant d’assurer leur conformité avec la hiérarchie des normes. L’arrivée de l’extrême droite au pouvoir constituerait pourtant un point de bascule : si les politiques et les lois sont contraires au caractère républicain de nos institutions, il pourra être nécessaire de désobéir, par fidélité à la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, qui proclame le droit à la « résistance à l’oppression ».

    #Covid-19#migrant#migration#france#election#droit#immigration#constitution#preferencenationale#regularisation#naturalisation#sante

  • Patrick Weil, historien : « Le RN veut mettre à bas tout l’édifice du droit du sol construit avec constance par les rois de France et la République »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/06/22/patrick-weil-historien-le-rn-veut-mettre-a-bas-tout-l-edifice-du-droit-du-so

    Patrick Weil, historien : « Le RN veut mettre à bas tout l’édifice du droit du sol construit avec constance par les rois de France et la République »
    Tribune Patrick Weil,Historien
    Dès la première session de la nouvelle Assemblée nationale, pendant les Jeux olympiques, Jordan Bardella, s’il accède à Matignon, fera supprimer le droit du sol, comme il s’y est engagé. Ce faisant, il détruira un principe installé dans notre droit français depuis 1515. Même Vichy n’avait pas voulu le remettre en cause. Car, s’il intègre progressivement les enfants et petits-enfants d’étrangers dans notre nationalité, le droit du sol fait bien plus que cela : il offre à la très grande majorité des Français la preuve de leur nationalité, au moment du renouvellement de leurs passeport et carte d’identité, leur évitant les pires cauchemars administratifs. Il protège aussi notre souveraineté nationale contre des intrusions étrangères. Voici comment et pourquoi.
    Depuis 1515, le droit du sol permet à l’enfant d’un étranger né et résidant en France de devenir français. En 1889, le principe devient un fondement de la République : l’accès à la nationalité française par la naissance sur le sol s’applique progressivement et de plus en plus fermement au fil des générations. L’enfant d’immigré né en France n’est pas français à la naissance, comme il le serait aux Etats-Unis, mais le devient à sa majorité, tout en pouvant s’il le veut y renoncer. A la génération suivante, l’enfant né en France d’un parent déjà né en France est irrémédiablement français ; c’est ce qu’on appelle le double droit du sol.
    Ce droit du sol républicain, progressif et conditionnel, est tellement au fondement de notre identité nationale que même le régime de Vichy l’a maintenu dans le projet de réforme de la nationalité qu’il avait préparé. En 1986, après la victoire de la droite aux élections législatives, le groupe RPR à l’Assemblée nationale propose une abrogation complète du droit du sol. Le gouvernement de Jacques Chirac y renonce immédiatement, pour deux raisons fondamentales. La suppression du double droit du sol déstabiliserait des dizaines de millions de familles françaises : pour obtenir un passeport ou une carte d’identité, être né en France d’un parent né en France apporte la preuve facile que vous êtes français. Cette suppression transformerait l’administration de cette preuve en un parcours presque insurmontable.
    Le deuxième motif est que, sans intervention du droit du sol, les enfants d’étrangers restant étrangers génération après génération, des enclaves étrangères peuvent se développer sur le territoire national, avec un droit à la protection diplomatique du pays d’origine et le pouvoir de réclamer son intervention. Lorsque ces jeunes sont faits français par le droit du sol, la souveraineté de la République s’exerce sur eux de façon incontestable. Cet argument a été déterminant pour l’adoption de la loi de 1889. Il le reste aujourd’hui.
    Depuis 1986, la droite républicaine concentre ses objectifs de réforme du droit du sol sur l’acquisition de la nationalité française des enfants d’immigrés à la majorité. Le débat droite-gauche est simple : il porte sur la part respective d’automaticité et de manifestation de volonté dans cette acquisition. Marine Le Pen, Jordan Bardella et leur parti ont décidé de sortir de ce cadre et de mettre à bas tout l’édifice du droit du sol construit avec finesse, constance et expérience par les rois de France et la République.
    Cet été, dans chaque famille française, si cette loi est adoptée, la naissance sur le sol de France d’un enfant ne vaudra plus rien en droit. Chacun et chacune d’entre eux sera soumis à des complications administratives pour prouver sa nationalité par une filiation française. Il faudra probablement créer pour cela des registres de la population française, qui indiqueront la filiation des personnes. Une sorte d’administration de la nationalité française par le sang devra être mise en place – une tradition allemande, qui va à l’encontre de la tradition française.
    Les enfants d’étrangers nés en France, qui avaient vocation à devenir français à leur majorité, resteront des étrangers. Leurs enfants seront des étrangers, leurs petits-enfants aussi. Ils seront soumis à la menace quotidienne de l’expulsion. Pour les en protéger, ils feront appel aux Etats d’origine de leurs ancêtres immigrés, dont ils auront conservé formellement la nationalité. Ne parlant que notre langue, ils vivront dans notre société, maintenus dans une étrangeté artificielle. Face à ce danger, il n’est pas sûr que nos garde-fous juridiques et constitutionnels puissent faire barrage.
    Patrick Weil est historien. Il a notamment écrit « Qu’est-ce qu’un Français ? Histoire de la nationalité française depuis la Révolution » (Grasset 2002).

    #Covid-19#migrant#migrant#france#droit#nationalité#droitdusol#immigration#sante#integration#famille

  • Les binationaux et les « Français d’origine étrangère » dans le viseur du Rassemblement national
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2024/06/22/les-binationaux-et-les-francais-d-origine-etrangere-dans-le-viseur-du-rassem

    Les binationaux et les « Français d’origine étrangère » dans le viseur du Rassemblement national
    Par Corentin Lesueur
    Pour un responsable politique rompu à la communication comme Jordan Bardella, un lapsus n’est jamais anodin. Surtout prononcé à deux reprises dans la même minute. Désireux de balayer les « caricatures » faites de son programme, le président du Rassemblement national (RN) a prévenu, le 14 juin sur BFM-TV, que « les Français d’origine étrangère ou de nationalité étrangère » n’avaient « rien à craindre de la politique qu’[il] veu[t] mettre en œuvre » en cas d’accession à Matignon après les législatives anticipées des 30 juin et 7 juillet, à condition toutefois qu’ils « travaillent, paient leurs impôts, paient leurs cotisations, respectent la loi, aiment notre pays ».
    « Français d’origine étrangère » ? « Je pense qu’il a savonné [dérapé], ça peut arriver, on est un peu sur les rotules », a relativisé dans la foulée l’ex-cheffe de file des députés RN, Marine Le Pen. Questionné sur ses propres mots, lors d’un déplacement dans le Loiret, le 14 juin, Jordan Bardella a évité le sujet, jugeant qu’y répondre n’était pas susceptible d’« élever le débat ». L’expression, un classique de l’extrême droite française, ne l’a pourtant jamais rebuté. #En décembre 2022, craignant des débordements en marge d’un match de football entre la France et le Maroc, l’eurodéputé d’extrême droite avait tancé des « Français d’origine étrangère [enfermés] dans la repentance et la haine de la France », une « génération arrivée à l’âge adulte (…) et qui se comporte comme les ressortissants d’un Etat étranger ».« L’“origine” est un vieux fantasme du Front national [FN, devenu RN], une manière de suspecter par principe l’étranger ou celui qui viendrait de l’étranger, rappelle la sémiologue Cécile Alduy, professeure à Stanford (Californie) et chercheuse associée au centre de recherche politique de Sciences Po. Le RN, comme le FN sous Jean-Marie Le Pen [le cofondateur du parti], défend une philosophie naturaliste de la citoyenneté, définie par l’ascendance. C’est dans la chair, dans la nature biologique, que se transmettrait la citoyenneté française. »
    Depuis 2011 et sa prise de pouvoir au FN, Marine Le Pen jure ne pas faire de différences entre les Français. « Je l’ai dit et redit cent fois, et mon propos est extrêmement clair : nous défendons tous les Français, quelle que soit leur condition d’acquisition de la nationalité », a-t-elle répété, agacée, en janvier, pour dénoncer le projet de « remigration » discuté par certains dirigeants du parti Alternative pour l’Allemagne, son ancien allié (jusqu’en mai) au Parlement européen. Mais derrière sa volonté d’« apaisement » et sa promesse d’égalité, la triple candidate à la présidentielle et des membres de son parti distinguent bien plusieurs catégories de Français, selon leurs « origines » présumées ou leur appartenance à une autre nationalité.
    Moins de 10 % des personnes interpellées lors des émeutes de l’été 2023 étaient étrangères, selon le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin ? Sans aucune donnée à l’appui, Marine Le Pen assurait, le 6 juillet 2023, qu’une « ultramajorité » des auteurs des violences étaient « étrangers ou d’origine étrangère ». « Le lien qu’[elle] fait n’est pas sur la nationalité faciale des personnes qui sont dans ces quartiers. C’est : est-ce qu’ils se sentent ou non Français ? », abondait le lendemain Jean-Philippe Tanguy, alors député RN de la Somme, évoquant des « Français, mais de papier ».
    « Français de papier » ? Une expression prisée des nationalistes antisémites de l’entre-deux-guerres pour opérer une distinction entre les « Français de souche » et ceux d’origine étrangère. Comme si les Français « de cœur et d’esprit », autre expression du RN, étaient par essence incapables de certains délits ou crimes. En septembre 2022, Jordan Bardella déplorait la « violence importée dans ce pays », car « cela n’a rien de français de rouer de coups une vieille dame ».
    « Un geste d’amour », « un mode de vie » ou encore « une histoire ». Marine Le Pen, qui souhaite abroger le droit du sol pour réserver la nationalité à la filiation et à la naturalisation (au compte-gouttes), n’a jamais posé de définition claire à ce qu’elle considérait comme un « Français ». Interrogée à ce sujet par une auditrice de France Inter en 2011, la leader d’extrême droite avait brandi l’idée d’une « nationalité à points », menaçant les nouveaux Français d’une déchéance en cas de délit grave ou de crime pendant dix ans.
    La fille de Jean-Marie Le Pen avait surtout jugé nécessaire l’abrogation de la double nationalité, cible historique du FN et « frein majeur à l’intégration de populations dans notre pays ». « On n’a qu’une seule nationalité, comme on n’a qu’une identité, tranchait-elle alors. Il faut choisir [sous peine] de susciter des doubles allégeances qui pourraient être problématiques. » L’année suivante, elle contestait la légitimité d’Eva Joly, candidate écologiste à la présidentielle, car naturalisée et franco-norvégienne.
    Lors de sa troisième course à l’Elysée, en 2022, Marine Le Pen avait renoncé à la suppression de la double nationalité, totem de l’extrême droite jugé trop éruptif. « J’ai rencontré des milliers de gens. Par exemple des Marocains qui, juridiquement, ne peuvent renoncer à leur nationalité car leur pays l’interdit. Honnêtement, je préfère mettre ça de côté car c’est comme mettre du sel sur des plaies ouvertes », justifiait-elle dans Libération. Le RN ne promet certes plus de proscrire la binationalité, mais les personnes disposant de plusieurs passeports restent discriminées dans le programme du parti.
    Le projet de loi sur l’immigration que Marine Le Pen rêve de soumettre par référendum dès son arrivée à la présidence de la République ne contient pas seulement une allusion implicite à la théorie raciste du « grand remplacement », excluant toute politique susceptible d’entraîner l’« installation d’un nombre d’étrangers sur le territoire national de nature à modifier la composition et l’identité du peuple français ». Il vise à inscrire dans la Constitution la « préférence nationale » en matière d’emploi, de logement social ou de prestations sociales. Une discrimination qui ciblerait pour partie les binationaux, en plus des étrangers.
    Retranscrit dans une proposition de loi déposée en janvier par Marine Le Pen, ce projet de référendum graverait dans la Constitution la possibilité d’interdire, par une simple « loi organique », « l’accès à des emplois des administrations, des entreprises publiques et des personnes morales chargées d’une mission de service public aux personnes qui possèdent la nationalité d’un autre Etat ». Ex-secrétaire général du groupe RN à l’Assemblée nationale, Renaud Labaye confirme que les binationaux seraient concernés par ces interdictions, dont le champ d’application a été sciemment élargi. « On ne veut se fermer aucune porte et se laisser la possibilité de légiférer selon l’actualité ou la situation géopolitique », assume le proche collaborateur de Marine Le Pen.
    Bien au-delà, donc, des emplois, la plupart dans la fonction publique ou la santé, déjà fermés aux étrangers. « Une telle disposition, contraire au caractère républicain du gouvernement et à l’ensemble de nos engagements internationaux, changerait la nature même de notre Constitution, prévient le professeur de droit public à l’université Grenoble-Alpes Serge Slama. C’est simple, ce type de mesure n’a été instauré que sous [le régime collaborationniste de] Vichy [1940-1944], quand la fonction publique était réservée aux personnes d’ascendance française, dont le père était français. »

    #Covid-19#migrant#migration#france#politique#extremedroite#binationaux#nationalite#droit#constitution#sante

  • REPORTAGE. « C’est de la pure propagande électorale » : en Albanie, les centres de rétention pour migrants construits par l’Italie ne font pas l’unanimité
    https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/migrants/reportage-c-est-de-la-pure-propagande-electorale-en-albanie-les-centres

    « C’est de la pure propagande électorale » : en Albanie, les centres de rétention pour migrants construits par l’Italie ne font pas l’unanimité
    L’Italie construit en Albanie des centres de rétention pour accueillir les migrants sauvés en mer et examiner leur demande d’asile.
    Article rédigé par franceinfo - Louis Seiller Radio France
    Giorgia Meloni en a fait l’un des symboles de sa politique contre l’immigration. Depuis quelques mois, l’Italie construit des camps de rétention de migrants de l’autre côté de l’Adriatique, en Albanie. Opérés par les autorités italiennes elles-mêmes, ces centres pourraient accueillir chaque année 36 000 personnes, secourues en mer, le temps que leurs demandes d’asile soient étudiées. Un projet soutenu par le Premier ministre albanais mais qui ne fait pas l’unanimité sur place.
    Le bruit des tractopelles résonne en continu dans le modeste village de Gjadër, situé à 80 km au nord de Tirana. Le centre de rétention pour migrants que Giorgia Meloni fait construire à côté de chez eux inquiète les habitants. « Personne ne nous a demandé notre avis pour ces camps, explique Armando, 31 ans. L’État décide tout seul, et il se fiche de l’avis du peuple. Mais nous, qu’est-ce qu’on a à gagner avec ces camps ? Et l’Italie n’a pas de terrains chez elle ? Elle en a plein ! »
    Vingt kilomètres plus au sud, sur la mer Adriatique, des préfabriqués gris protégés par des grilles métalliques ont été installés dans le port de Shëngjin. Les restaurateurs de cette cité balnéaire sont largement opposés au projet, mais personne ne critique les choix du tout-puissant Premier ministre albanais. Edi Rama a mis en avant une « dette » de son pays : il y a 30 ans, l’Italie avait accueilli des centaines de milliers de réfugiés Albanais, comme Besnik Sulaj, 63 ans.
    Aujourd’hui, il tient un hôtel près du port : « Quand je vois les réfugiés aujourd’hui, je pense à ma vie et quand je suis arrivé en Italie en 1993. Des années difficiles, je ne savais pas la langue, rien. Je n’avais pas à manger, rien. Et des Italiens m’ont aidé. Je n’ai pas de problème avec l’arrivée de ces réfugiés : nous les Albanais on ne fait pas de divisions religieuses, et on n’est pas racistes. On accueille tous les immigrés ! »
    De nombreuses questions techniques et juridiques entourent le projet de la cheffe du gouvernement italien, et son coût pourrait dépasser les 650 millions d’euros. Côté albanais, l’activiste Arlinda Lleshi a organisé des manifestations pour dénoncer la perte de souveraineté de son pays : « Envoyer ces personnes chez nous, c’est de la pure propagande électorale. Mais pourquoi devrions-nous accepter que l’Albanie soit toujours un vassal des pays étrangers et faire le jeu d’une responsable politique qui veut rester au pouvoir ? C’est un accord qui n’a pas de sens et dont nous n’avons aucun intérêt à tirer. » Selon de nombreux experts, cette délocalisation en Albanie des centres de rétention italiens ne respecte pas le droit européen. Mais une quinzaine d’États membres ont déjà proposé de multiplier ce type d’accord.

    #Covid-19#migrant#migration#italie#albanie#asile#migration irreguliere#centrederetention#politiquemigratoire#UE#sante

  • #Esclavage dans les #mondes_musulmans : les faits, les clichés et leur postérité

    #M’hamed_Oualdi revient sur les traites serviles en terre d’islam, souvent instrumentalisées pour relativiser l’esclavage pratiqué par les Européens. Il démonte les comparaisons hasardeuses, sans complaisance pour une histoire dont les #traumatismes sont encore vivaces.

    https://www.mediapart.fr/journal/culture-et-idees/210624/esclavage-dans-les-mondes-musulmans-les-faits-les-cliches-et-leur-posterit
    #islam #histoire #traite_d'êtres_humains #traite_islamique #comparaison #traite_atlantique #traite_trans-saharienne #Sahara #imaginaire #couleur_de_peau #religion

    • L’esclavage dans les mondes musulmans. Des premières traites aux traumatismes

      L’esclavage dans les mondes musulmans suscite de nombreux fantasmes et de multiples instrumentalisations. Cet ouvrage propose une mise au point rigoureuse et informée sur ce sujet, afin de couper court aux polémiques qui l’entourent.

      Objet d’études scientifiques mais aussi et surtout de passions politiques, l’esclavage dans les mondes musulmans suscite de nombreux fantasmes et de multiples instrumentalisations. Pour couper court aux inlassables polémiques qui entourent ce sujet prétendument tabou, M’hamed Oualdi l’aborde dans cet ouvrage en historien, c’est-à-dire d’une manière attentive à la fois à l’établissement des faits et à l’appréhension de leur complexité.
      Contre la vision homogénéisante d’un esclavage « islamique » unifié qui ne sert qu’à relativiser la gravité de la traite atlantique, il souligne la diversité des traites au sein de ces mondes depuis la période médiévale et la pluralité des formes que prend la servitude en leur sein. Il pointe aussi le caractère ambivalent des politiques abolitionnistes mises en œuvre par les puissances européennes au XIXe siècle, avant d’interroger la persistance de l’esclavage et des traumatismes qui lui sont liés dans les sociétés arabes et musulmanes contemporaines. Des premières traites aux « post-esclavages », ce sont ainsi non seulement les étapes marquantes dans l’histoire de ces sociétés qui sont restituées, mais aussi la trajectoire et la parole de millions d’hommes et femmes asservis.

      http://www.editionsamsterdam.fr/lesclavage-dans-les-mondes-musulmans

      #livre

  • Rapport : Santé mentale des personnes exilées, une souffrance invisible

    A l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés, le Centre Primo Levi publie son rapport « Santé mentale des personnes exilées : une souffrance invisible », et demande que celle-ci soit enfin considérée comme un véritable enjeu de santé publique et de société.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/06/23/rapport-sante-mentale-des-personnes-exilees-un

    #migration #santé

  • Gilead Shot Provides Total Protection From HIV in Trial of Young African Women - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2024/06/21/health/lenacapavir-hiv-prevention-africa.html

    Il y a des bonnes nouvelles dont il faut se féliciter (même si on sait que les bénéfices iront chez les Big Pharma... la santé des gens avant tout, en attendant le grand basculement de l’économie pharmaceutique dont nous avons besoin).

    An injection given just twice a year could herald a breakthrough in protecting the population that has the highest infection rates.

    A close-up view of a pair of hands with pink painted nails drawing diluent from a tiny plastic test tube on a blue surface.
    A self-test for H.I.V. in Harare, Zimbabwe. The every-six-months injection was found to provide better protection than the current oral drug for what’s called pre-exposure prophylaxis, also taken as a daily pill.Credit...Aaron Ufumeli/EPA, via Shutterstock
    Stephanie Nolen

    By Stephanie Nolen

    Stephanie Nolen has covered the global H.I.V. pandemic for more than 25 years.
    June 21, 2024
    Want to stay updated on what’s happening in South Africa and Uganda? Sign up for Your Places: Global Update, and we’ll send our latest coverage to your inbox.

    Researchers and activists in the trenches of the long fight against H.I.V. got a rare piece of exciting news this week: Results from a large clinical trial in Africa showed that a twice-yearly injection of a new antiviral drug gave young women total protection from the virus.

    “I got cold shivers,” said Dr. Linda-Gail Bekker, an investigator in the trial of the drug, lenacapavir, describing the startling sight of a line of zeros in the data column for new infections. “After all our years of sadness, particularly over vaccines, this truly is surreal.”

    Yvette Raphael, the leader of a group called Advocacy for Prevention of H.I.V. and AIDS in South Africa, said it was “the best news ever.”

    The randomized controlled trial, called Purpose 1, was conducted in Uganda and South Africa. It tested whether the every-six-months injection of lenacapavir, made by Gilead Sciences, would provide better protection against H.I.V. infection than two other drugs in wide use in high-income countries, both daily pills.

    The results were so convincing that the trial was halted early at the recommendation of the independent data review committee, which said all participants should be offered the injection because it clearly provided superior protection against the virus.

    None of the 2,134 women in the arm of the trial who received lenacapavir contracted H.I.V. By comparison, 16 of the 1,068 women (or 1.5 percent) who took Truvada, a daily pill that has been available for more than a decade, and 39 of 2,136 women (1.8 percent) who received a newer daily pill called Descovy were infected.

    The findings were announced by Gilead. The data has not yet been subject to peer review. A second trial, conducted in six other countries, including Brazil and the United States, is assessing the effectiveness of lenacapavir in men who have sex with men, in transgender people and in those who use injection drugs. Midterm review of those results will take place later this year.

    #Santé_publique #Vaccins #SIDA

  • Actualité de #Saint-Simon - La hiérarchie graduée
    https://www.partage-noir.fr/actualite-de-saint-simon-la-hierarchie-graduee

    La classe industrielle, telle que la conçoit Saint-Simon, est étrangère au schéma marxiste, elle ignore l’antagonisme capital-travail, la lutte des classes. Elle réunit sous le nom de producteurs tous ceux qui jouent un rôle actif dans le cycle de la production : de l’ouvrier au chef d’entreprise qui fait fructifier son capital. Dans la pensée de Saint-Simon tous collaborent à une œuvre collective, chacun selon ses capacités, et cette hiérarchie des capacités légitimes ne créera pas des (...) #Interrogations_n°2_-_Mars_1975

    / Jean Barrué, Saint-Simon, Archives Autonomies , #Interrogations

    #Jean_Barrué #Archives_Autonomies_

  • Lo #sfruttamento uccide – Un altro omicidio sul lavoro
    https://radioblackout.org/2024/06/lo-sfruttamento-uccide-un-altro-omicidio-sul-lavoro

    Con Gormukh – rappresentante della comunità indiani del Lazio – abbiamo raccolto una testimonianza sull’omicidio di Satnam Singh, salito alla ribalta delle cronache. La realtà dei fatti è lontana dalla retorica dell’eccezionalità e del caso isolato e dalle scoperte del #capolarato dell’ultimo minuto, ma si tratta di un meccanismo di sfruttamento strutturale che connota il […]

    #L'informazione_di_Blackout #latina #morti_sul_lavoro

  • Elvis (* January 8, 1935) is alive.
    https://www.youtube.com/watch?v=QClj1WbIseQ


    And he is a gay communist now !

    La preuve

    https://www.youtube.com/watch?v=96V_gsINmko

    https://www.youtube.com/watch?v=RuBAqCBFNF8

    https://www.youtube.com/watch?v=Tyzv7GR6YUg

    Comme diraient mes copains amerloques : Only a dead communist is a good communist .

    Discussion scientifique : pourquoi il n’est pas le seul.
    https://www.youtube.com/watch?v=8eraNZHM1to

    Question : Pourquoi Elvis est vivant ?
    Réponse : C’est facile à prouver. Elvis est bon. C’est évident. Puisqu’on ne peut pas être et bon et communiste et mort à la fois (il n’y a pas d’intérêt une fois qu’on est mort), Elvis est vivant.
    QED.

    P.S. Elvis gay ? Bah évidemment. Vous avez regardé attentivement ses vidéos ? Alors !

    #rock_n_roll #wtf #crowdsourcing
    #sagesse_des_mouches #vie_éternelle #religion

  • Actualité de #Saint-Simon - Tout pour la production
    https://www.partage-noir.fr/actualite-de-saint-simon-tout-pour-la-production

    Le principe directeur de l’école saint-simonienne : tout pour la production, est devenu l’impératif du monde actuel. Les progrès de la science, le développement du machinisme, une technique de plus en plus poussée ont permis un accroissement vertigineux de la production. Partout on glorifie l’expansion, on se réjouit de l’augmentation du taux de croissance : ces bulletins de santé de la Production sont autant de bulletins de victoire. Comme l’affirmait Saint-Simon, la forme de (...) #Interrogations_n°2_-_Mars_1975

    / Jean Barrué, Saint-Simon, #Interrogations, Archives Autonomies

    #Jean_Barrué #Archives_Autonomies_
    https://www.partage-noir.fr/IMG/pdf/interrogations-n02.pdf

  • La population israélienne se prépare à une guerre avec le Hezbollah | Les Échos
    https://www.lesechos.fr/monde/afrique-moyen-orient/la-population-israelienne-se-prepare-a-une-guerre-avec-le-hezbollah-2103102

    C’est extraordinaire ; le journal inverse les choses et ment sans vergogne en affirmant qu’un bombardement des infrastructures sionistes se ferait en soutien du Hamas, alors que ce serait en représailles d’une offensive contre le Liban, offensive dont le journal rend d’ailleurs compte dans le paragraphe qui vient aussitôt après.

    Seule certitude : Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, soutenu et armé par l’Iran, a menacé cette semaine de bombarder à coups de roquettes, de missiles ou de drones la Galilée dans le nord d’Israël en signe de solidarité avec le Hamas dans la bande de Gaza - à l’origine de la guerre déclenchée le 7 octobre par des massacres commis dans le sud d’Israël.

    L’armée israélienne a, pour sa part, annoncé avoir approuvé des plans d’une éventuelle offensive de grande envergure contre le Liban, tandis qu’Israël Katz, le ministre des Affaires étrangères, a agité la menace d’une « guerre totale ». Bref, une déflagration générale menace de se produire à tout moment.

    #MSM #sans_vergogne

  • A Latina Satnam Singh è stato ucciso dal sistema di sfruttamento
    https://www.meltingpot.org/2024/06/a-latina-satnam-singh-e-stato-ucciso-dal-sistema-di-sfruttamento

    Il bracciante indiano buttato sul ciglio della sua abitazione da un “padrone” italiano insieme al braccio che gli era stato amputato da un macchinario agricolo è il simbolo tragico di un fenomeno capillare nel territorio laziale e in tutta la penisola. A poco più di 70 km dalla capitale, il sistema di sfruttamento bracciantile nell’Agro Pontino ha mostrato ancora una volta il suo volto più crudele. Satnam Singh, bracciante indiano, è morto lo scorso 19 giugno all’ospedale San Camillo di Roma, dove era ricoverato dopo aver perso un arto mentre lavorava in un’azienda agricola tra Borgo Santa Maria e Borgo