• Naufrage en Méditerranée : 7 migrants sont morts et 50 autres ont été secourus au large de la Libye
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/08/17/naufrage-en-mediterranee-7-migrants-sont-morts-et-50-autres-secourus-au-larg

    Naufrage en Méditerranée : 7 migrants sont morts et 50 autres ont été secourus au large de la Libye
    Quarante-cinq hommes et cinq femmes secourus, dont vingt-neuf mineurs non accompagnés, étaient à bord d’une petite embarcation en bois. Ils affirment être originaires d’Egypte et de Somalie, selon l’ONG Emergency.
    Le Monde avec AFP
    Sept migrants ont été retrouvés morts, lundi 17 août, après le naufrage de leur embarcation au large de la Libye, tandis que cinquante autres ont pu être sauvés, dont deux se trouvent dans un état grave, a annoncé l’ONG italienne Emergency. « Notre équipe a découvert la présence de neuf personnes allongées sur le pont (…). Pour sept d’entre elles, il n’y avait plus rien à faire. Les deux autres sont dans un état critique, victimes d’asphyxie », a expliqué l’ONG dans un communiqué. La petite embarcation surchargée a été aperçue lundi matin vers 6 heures. Le navire de l’ONG s’est approché et a secouru les naufragés sous la surveillance d’une vedette libyenne. Les migrants – 45 hommes et 5 femmes, parmi lesquels se trouvent 29 mineurs non accompagnés – ont affirmé être originaires d’Egypte et de Somalie. La cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, du parti Fratelli d’Italia (extrême droite), a été élue en 2022 notamment sur la promesse de lutter contre l’immigration clandestine. Son gouvernement a signé des accords avec la Tunisie et la Libye afin de limiter les départs de migrants de leurs côtes et a rendu plus difficile le travail des ONG humanitaires. Selon le ministère de l’intérieur italien, 17 800 migrants sont arrivés dans le pays depuis début 2026, contre 39 116 au même moment en 2025.

    #Covid-19#migration#migrant#mediterranee#italie#egypte#somalie#routemigratoire#migrationirreguliere#sante#mortalite

  • Mer Méditerranée : quatorze corps découverts au large de la Libye par des ONG de secours - InfoMigrants
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    Mer Méditerranée : quatorze corps découverts au large de la Libye par des ONG de secours
    Par La rédaction Publié le : 17/08/2026
    Samedi 15 août, trois corps ont été découverts en Méditerranée par l’avion Seabird 1 de l’ONG allemande Sea-Watch. La veille, un avion opéré par les associations SOS Méditerranée et Humanitarian Pilots Initiative (HPI) avait repéré onze corps en décomposition au large des côtes libyennes. Les ONG de secours en mer ont dénoncé « les conséquences humaines des politiques européennes meurtrières ».
    Ce sont des drames passés inaperçus. Samedi 15 août, le Seabird 1, l’avion de l’ONG allemande Sea-Watch, et l’organisation ResQship ont découvert trois corps en mer Méditerranée. Le Sea Watch 5 et le voilier Nadir se sont rendus sur les lieux de la découverte des corps.
    Mais, « en raison de l’état de décomposition des corps et des capacités de récupération limitées des navires civils, les corps n’ont pas pu être repêchés », précise un communiqué de Sea-Watch.
    La veille, vendredi 14 août, l’équipage de l’Albatross UNO, l’avion de surveillance aérienne opéré conjointement par SOS Méditerranée et Humanitarian Pilots Initiative (HPI) avaient déjà découvert onze corps dans un état de décomposition avancé à la surface de l’eau, au large de la Libye.
    Dans un communiqué publié le même jour, SOS Méditerranée avait évoqué « une scène particulièrement éprouvante ». « En descendant à plus basse altitude, l’équipage a pu distinguer davantage de détails. Certains corps portaient encore des vêtements ; d’autres semblaient maintenus à la surface par des chambres à air », rapportait également le communiqué. « Cette découverte met en évidence d’une manière brutale les conséquences humaines des politiques européennes meurtrières fondées sur l’indifférence et la dissuasion à tout prix », avait ajouté l’association. Les corps se trouvaient à quelque 57 milles marins de la ville côtière libyenne de Zouara. Les gardes-côtes italiens ont indiqué avoir été informés de la découverte et avoir ensuite averti les autorités libyennes, les corps se trouvant dans la zone de recherche et de sauvetage (SAR) de la Libye.
    Selon les derniers chiffres de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), 1 668 personnes sont mortes ou disparues en mer Méditerranée depuis le début de l’année 2026 en tentant de rejoindre l’Europe. Elles étaient 1 035 à la même période en 2025. Plus de la moitié des décès sont dus aux conditions climatiques très sévères en janvier. Parmi ces victimes, 872 ont péri sur la route de Méditerranée centrale qui reste la plus meurtrière. Pays de transit et de départ, la Libye reste le premier pays de départ pour rejoindre l’Europe, comme le souligne la plateforme téléphonique d’alerte Alarm Phone, dans son rapport semi-annuel publié le 9 août.
    Ces chiffres marquent une hausse de la mortalité alors que le nombre de migrants est en baisse en raison de politiques européennes plus strictes. Toutes routes migratoires de Méditerranée confondues, ce sont plus de 26 600 exilés qui ont rejoint l’Europe en étant partis de Libye ou de Tunisie depuis le début de l’année, d’après les données de l’agence des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR). Un chiffre en baisse par rapport aux années précédentes. L’agence européenne de contrôle des migrations Frontex a indiqué que le nombre total de franchissements illégaux de la frontière de l’Union européenne avait baissé de 26% en 2025 par rapport à l’année précédente, s’établissant à presque 178 000.

    #Covid-19#migrant#migration#UE#frontex#frontiere#sante#mortalite#migrationirreguliere#routemigratoire#mediterranee

  • À Ceuta, des migrants bloqués aux portes de l’Europe attendent de connaître leur sort - InfoMigrants
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    À Ceuta, des migrants bloqués aux portes de l’Europe attendent de connaître leur sort
    Par FRANCE 24 Publié le : 18/08/2026
    L’enclave espagnole située en Afrique du Nord a vu, fin juillet, des milliers de migrants arriver sur son territoire. Certains d’entre eux se sont installés sur la plage El Trampolin, à Ceuta. Ces personnes de différentes nationalités, qui parlent des langues diverses, vivent dans des conditions sommaires sur cette bande de sable. L’Europe leur semble très proche, mais leur avenir est incertain et la crainte de l’expulsion est permanente. De loin, les tentes rudimentaires en roseaux, alignées les unes contre les autres, semblent faire partie d’un décor estival, samedi 15 août, sur l’une des plages de la ville de Ceuta, enclave espagnole située en Afrique du Nord. Des rires et de la fumée s’en élèvent. En s’approchant, c’est une scène totalement différente qui se dessine. Des vêtements en lambeaux, des pieds nus, des corps épuisés par la route. Ici, personne n’est là pour passer des vacances au bord de la mer. Des personnes arrivées les 30 et 31 juillet - lors d’une vague migratoire où plus de 70 000 personnes ont traversé la frontière entre le Maroc et Ceuta - se retrouvent bloquées dans l’attente d’une décision juridique. Chacune a son propre parcours et ses propres attentes, mais toutes ont fini sur la même plage El Trampolín.
    La première chose qui frappe, c’est le mélange de langues et de nationalités : aux côtés des migrants du Maghreb et d’Afrique subsaharienne, se croisent Bangladais et Égyptiens, Algériens, Irakiens, Indiens et Palestiniens, Syriens et Yéménites. Sur la plage, les tentes semblent être organisées par nationalité, construites avec des roseaux, des bouts de tissu et des matériaux simples. À l’intérieur, il n’y a presque rien : quelques effets personnels et des morceaux de carton utilisés pour dormir.
    Les vêtements sont lavés dans la mer et les ressources essentielles, comme l’eau et la nourriture, se partagent. Autour des exilés, des voitures de police surveillent, stationnant sur place. Plus de deux semaines après le franchissement de la frontière par des dizaines de milliers de migrants, la quasi-totalité sont repartis. Mais environ 2 000 personnes sont toujours à Ceuta. Sous l’une de ces tentes, Kamara, Nigérian de 35 ans, vient de terminer la préparation de son premier repas après près de 24 heures sans manger. La mendicité et l’aide de quelques bienfaiteurs lui permettent chaque jour d’obtenir un peu de nourriture ou quelques euros avec lesquels il achète de quoi calmer sa faim. « Je suis fatigué de toute cette situation, mais je ne considère pas le retour au Maroc comme une option envisageable, je resterai ici jusqu’à ce qu’ils statuent sur notre sort », confie-t-il à France 24. Kamara, comme des centaines de migrants d’Afrique subsaharienne présents sur la plage, a passé des années au Maroc avant de se rendre fin juillet à Ceuta. Des années d’attente, puis un voyage qui l’a conduit sur une plage européenne, mais sans l’avoir encore mené à la vie dont il rêvait.
    La situation du Sénégalais Mamadou ne diffère guère : le même parcours, la même ambition, et la même souffrance. Il a déposé une demande d’asile, et il sait, dit-il, que le Maroc ne l’accueillera plus. Il appelle les autorités espagnoles à assumer leurs responsabilités et à assurer un accueil digne ainsi qu’une vie décente, au lieu de la vie d’errance qu’il mène actuellement. « J’ai maintenant 35 ans, mais j’ai l’impression que ma vie part en fumée. Je vois des personnes de mon âge qui ont des emplois, voyagent librement et vivent une vie normale, tandis que moi je vis au milieu d’une souffrance qui augmente jour après jour », témoigne-t-il. Malgré cela, il a toujours un rêve. Il dit qu’il veut atteindre l’autre rive, la France, où vit son frère. Un frère qui lui raconte Paris, ses lumières, et ses opportunités de travail. Le problème désormais n’est pas seulement d’atteindre l’Europe, réagit-il, mais l’incertitude concernant la suite : « Combien de temps vais-je rester ici ? Est-ce que ma demande d’asile sera acceptée ? Pourrai-je poursuivre ma route ? Ou me retrouverai-je contraint de retourner au Maroc ? Je n’en ai pas la moindre idée. »
    Abdelmajid, un jeune Yéménite, a traversé la mer en nageant près de huit kilomètres pour rejoindre Ceuta. Il était poussé par un seul rêve : l’Europe. Arrivé dans l’enclave espagnole un jour avant la grande vague migratoire, il a découvert un autre décor, loin de l’image qu’il s’était imaginée dans son esprit. « Quand les événements des 30 et 31 juillet ont commencé, les migrants ont été sortis du centre d’hébergement de la ville, et je me suis retrouvé dehors, sans abri », explique-t-il. Depuis, il vit dans des conditions difficiles, sous une tente, dormant dans la rue sous le soleil et loin de sa famille.
    « Le Yémen vit une guerre, et les conditions les plus élémentaires d’une vie digne sont bafouées : pas d’eau, pas d’électricité, pas de sécurité ni de sûreté », poursuit-il. Abdelmajid s’accroche à l’espoir de régulariser sa situation et que sa demande d’asile soit examinée, ce qui lui permettrait, espère-t-il, d’obtenir une protection. Non loin de lui, les Égyptiens Tarek et Ramadan racontent un long voyage à travers l’Afrique du Nord. De l’Égypte à la Libye, puis la Tunisie, ensuite l’Algérie à nouveau, pour finalement arriver au Maroc.
    Pour Tarek, aucune étape de ce périple n’a été facile : « En Libye, nous avons été exposés à la violence, à des tirs, et à des situations qui ont laissé en nous des traces profondes, et aujourd’hui nous souffrons encore. » Il ajoute : « Certains d’entre nous ont essayé d’atteindre la frontière plus d’une fois. Nous parcourons de longues distances à pied avant de nous approcher des clôtures frontalières puis nous repartons, avant de tenter à nouveau. » Tarek demande que leur situation soit examinée et qu’ils obtiennent une chance de vivre loin de cette route qui les a épuisés. Ramadan, quant à lui, affirme que le nombre d’Égyptiens arrivés à Ceuta est important. Il l’estime à environ 55 personnes. Ils ont tous pour objectif de « chercher une vie meilleure, travailler et assurer un avenir plus stable ».
    Certains ont laissé derrière eux une épouse et des enfants, tandis que leurs familles en Égypte suivent leurs nouvelles de loin. « Nous nous accrochons à l’espoir de régulariser nos situations et de poursuivre la route vers l’Europe », ajoute Ramadan, qui dit vivre dans des conditions difficiles où certains ont passé des jours ou des semaines dans l’attente, sans argent, et dans une totale incertitude quant à leur sort. Si la grande majorité des migrants arrivés à Ceuta sont des hommes, un nombre non négligeable de jeunes femmes ont également risqué leur vie. Parmi elles, Sabah, une Marocaine de 18 ans, qui se tient dans une longue file d’attente pour recevoir son unique repas quotidien distribué par la Croix-Rouge. Elle a été relativement chanceuse, puisqu’elle a pu obtenir une place à l’intérieur du centre d’hébergement temporaire pour migrants à Ceuta (CETI), à l’abri loin des tentes. L’angoisse se lit sur son visage : « Nous ne savons pas encore ce qu’il adviendra de mon sort. La coupure de la communication avec ma famille augmente mon sentiment de peur et de tristesse », s’ajoute à cela la difficulté de s’adapter à une ville qu’elle ne connaît pas. Sabri, un jeune Tunisien, est arrivé au Maroc il y a environ huit mois. Fin juillet, il traverse la frontière dans l’espoir lui aussi que la ville soit sa porte d’entrée vers l’Europe. Mais le rêve s’est heurté à la réalité : faim, soif et une attente dont il ignore la fin. Il demande une réponse claire des autorités : « Que comptent-ils faire de nous ? » À cette question « simple », il souligne : « Pour moi, elle signifie tout ». « Vont-ils nous expulser ? Ou vont-ils nous transférer vers d’autres centres à l’intérieur de l’Espagne ? », s’interroge-t-il. Cette réalité difficile, Rachid, âgé de 45 ans, la vie lui aussi depuis son arrivé à Ceuta le 27 juillet. Depuis ce jour, il dit subir une tragédie quotidienne.
    Un seul repas par jour est devenu pour lui une réalité habituelle. Il ne mange que pour calmer sa faim. Il a même essayé de retourner au Maroc, mais cela lui a été refusé parce qu’il ne possède pas la nationalité marocaine. Le paradoxe, c’est que l’arrivée à Ceuta, qui représentait pour lui le début d’une vie meilleure, s’est transformée en impasse. Il dit : « Je suis venu chercher une société plus organisée, plus avancée et plus libre, mais je me suis retrouvé face à des conditions qui m’ont amené à penser à retourner en Algérie. »
    Il va plus loin : « Je conseille à mes frères marocains qui peuvent retourner dans leur pays de le faire, plutôt que de rester dans ces conditions de vie. »
    Les histoires se multiplient à Ceuta. Les langues, les pays et les chemins empruntés sont différents pour chaque personne, mais une chose fait consensus : l’arrivée à Ceuta n’a pas été la fin du voyage.
    Pour certains, le voyage avait commencé des années auparavant, depuis le Soudan ou le Yémen, le Nigeria, depuis l’Égypte ou la Tunisie, l’Algérie, en passant par la Libye, le Maroc et d’autres pays.
    Pour d’autres, la souffrance a réellement commencé après l’arrivée.
    Ils ont découvert qu’il existait d’autres frontières qui n’apparaissent pas sur les cartes : les procédures légales, l’attente des décisions des autorités, l’absence de logement, la faim, et la peur de l’inconnu.
    Dans l’attente de mesures rapides des autorités espagnoles, les militants d’associations non gouvernementales s’efforcent de contribuer à garantir les droits et la dignité de ces migrants, notamment en leur fournissant les besoins essentiels en eau et en nourriture. Mohamed Sano, avocat spécialisé dans les questions de migration et d’asile à Madrid, estime également que les conditions de vie des migrants à Ceuta nécessitent une « intervention urgente », considérant que les autorités espagnoles, tant nationales que locales, sont confrontées à une situation exceptionnelle « pour laquelle il ne semble pas, jusqu’à présent, exister de solutions immédiates permettant de la gérer ». Dans le même contexte, l’avocat Bassim Salem, spécialiste des questions de migration et d’asile, explique que la situation des migrants non marocains diffère selon leurs nationalités et leurs situations, et que leurs dossiers feront l’objet d’un examen individuel. Mohamed Sano affirme que « toute personne a le droit de demander l’asile », mais que le dépôt ne signifie pas nécessairement son acceptation. La décision revient à l’administration en charge de l’immigration et aux autorités compétentes après l’étude de chaque cas. Il indique aussi que l’existence d’une guerre ou d’un conflit dans un pays peut être un facteur dans l’acceptation d’une demande d’asile, mais qu’il ne s’agit pas d’une garantie automatique. Bassim Salem précise que les demandes d’asile incluent des examens médicaux et des contrôles de sécurité (vérifications d’identité, des fichiers de police...), ainsi qu’une étude de la protection. Cette dernière permet de savoir si une personne qui a fui son pays d’origine a le droit d’être protégée.
    Quant aux personnes venant de pays que l’Union européenne (UE) classés parmi les « pays d’origine sûrs », leurs chances de voir leurs demandes acceptées peuvent être « limitées ». En cas de refus, elles peuvent être soumises à des procédures de retour vers leurs pays ou vers un pays tiers, conformément aux accords en vigueur. Selon des ONG marocaines, cette crise migratoire inédite a entraîné la mort de plus de 141 personnes, dont beaucoup se sont noyées. Pour celles restées sur place, « la situation reste extrêmement difficile », confirme Ramsès Mohamed Azoumik, militant de l’association Elin, qui s’occupe de la situation des migrants et des réfugiés à Ceuta depuis 21 ans. À ses yeux « les autorités espagnoles ainsi que les autorités de Ceuta n’ont pas fourni jusqu’à présent une solution garantissant à ces personnes les minimales d’un accueil digne ». Le militant réclame, avant toute chose, « que les droits de ces personnes et leur dignité soient respectés, qu’elles puissent accéder aux procédures légales, et qu’elles obtiennent de l’eau, de la nourriture et un lieu convenable pour séjourner. » De la plage El Trampolín, l’Europe n’est géographiquement plus très loin. Et si les migrants qui s’y pressent ont franchi la frontière, ils n’ont pas encore obtenu la vie dont ils rêvent.

    #Covid-19#migration#migrant#maroc#espagne#ceuta#crisemigratoire#sante#UE#frontiere

  • Mayotte : un migrant meurt lors du naufrage d’une embarcation transportant 11 Comoriens - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/73147/mayotte--un-migrant-meurt-lors-du-naufrage-dune-embarcation-transporta

    Mayotte : un migrant meurt lors du naufrage d’une embarcation transportant 11 Comoriens
    Par La rédaction Publié le : 17/08/2026
    Une embarcation avec à son bord onze migrants comoriens a chaviré, dimanche, faisant un mort. Le naufrage a eu lieu au moment de l’interception du bateau par les gardes-côtes comoriens. C’est une nouvelle victime des traversées irrégulières vers Mayotte. Une embarcation de fortune transportant onze migrants originaires des Comores a chaviré, dimanche 16 août, au large de Mayotte, faisant un mort, a appris l’AFP de source policière. Le naufrage a eu lieu après qu’un bateau des gardes-côtes comoriens a tenté d’intercepter le bateau, a indiqué cette même source. Les dix survivants ont débarqué sur l’île de Chissioua Mtsamboro, située au nord de l’archipel de Mayotte, dans l’attente d’être pris en charge par les autorités françaises.
    Ces exilés naviguaient sur un « kwassa-kwassa », une embarcation précaire en bois, habituellement utilisée pour la pêche, et non adaptée à la navigation en haute mer. Leur utilisation représente l’une des principales causes de naufrage au large de l’archipel. De nombreux migrants tentent depuis plusieurs années de rejoindre illégalement Mayotte, département français de l’océan Indien situé géographiquement au sein de l’archipel des Comores. Ainsi, ils sont 13 914 migrants a avoir entamé la traversée vers Mayotte entre juillet et décembre 2025 selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).
    L’embarcation qui a fait naufrage dimanche était entièrement constituée de Comoriens, ces derniers représentants la très grande majorité de l’immigration irrégulière sur l’île. Mais une analyse publiée récemment par l’OIM montre que l’archipel des Comores constitue un corridor important de transit pour des migrants partis d’Afrique de l’Est, d’Afrique centrale. Ces exilés sont principalement originaires de République démocratique du Congo, du Burundi ou encore de Somalie. Cette route migratoire est réputée pour être meurtrière. Ces derniers mois, des drames similaires ont eu lieu au large de Mayotte, dont plusieurs au moment de l’interception des navires par les gardes-côtes français.
    Fin mars 2026, une femme a perdu la vie lors du naufrage d’un kwassa, survenu au moment de son interception par la police aux frontières. Le pilote du bateau avait alors refusé de s’arrêter. Une enquête du journal Le Monde parue en 2025 avait pointé du doigt les méthodes d’interceptions des kwassa par les forces de l’ordre françaises, susceptibles de provoquer des naufrages. Elle avait notamment décrit le cas d’un naufrage, en juillet 2025, durant lequel les occupants d’un kwassa avaient été victimes d’une interception violente par un bateau de la Police aux frontières française. Celle-ci était entrée en collision avec l’embarcation, projetant les personnes à l’eau, faisant deux morts et sept disparus. L’enquête recensait une vingtaine de cas similaires à celui-ci, au large de Mayotte. Aucun bilan précis n’existe sur cette route migratoire. Mais d’après les données publiques du Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) Sud océan Indien, au moins 477 exilés sont morts ou ont disparu dans les eaux territoriales françaises autour de Mayotte depuis 2010

    #Covid-19#migrant#migration#mayotte#oceanindien#routemigratoire#migrationirreguliere#kwassa#sante#mortalite#frontiere

  • Ebola : l’épidémie devient la plus meurtrière de l’histoire de la RDC

    L’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) est devenue lundi la plus meurtrière de l’histoire du pays, a confirmé l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). En trois mois, elle a déjà fait 2.325 morts sur 4.945 cas confirmés, dépassant le bilan de la précédente flambée, en 2018-2020 dans l’est du pays, qui avait tué 2.299 personnes sur 3.381 cas.

    L’épidémie de 2018-2020 dans l’est de la RDC était considérée jusqu’alors comme la plus meurtrière de l’histoire du pays.

    Selon l’OMS, la flambée actuelle est « la plus importante » que ce pays de la région des Grands Lacs n’ait « jamais connue », le nombre de nouveaux cas « doublant chaque semaine dans certaines zones particulièrement touchées ».

    Cette annonce intervient dans un contexte où le virus Bundibugyo « prend le pas sur les mesures de lutte mises en place », a déclaré à ONU info, Tarik Jašarević, porte-parole de l’OMS.1.040 guérisons, dont une trentaine en 24 heures

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2014/10/21/ebola-qui-sont-les-artisans-de-la-mort-et-comment-les-combattre/#comment-75478

    #rdc #santé #ebola

    • Does unauthorized immigration drive community crime rates? Evidence from 11,500 U.S. neighborhoods

      Research on the immigration-crime nexus has grown substantially, yet few studies differentiate among immigrants of different legal statuses, including undocumented immigrants. Of those that do, analyses are conducted at state and metropolitan area levels, leaving unanswered the question of how the presence of undocumented immigrants is associated with neighborhood crime rates—our focus. To construct neighborhood-level estimates of the undocumented population, we access restricted-use individual-level Census data, where tract of residence can be identified, and apply an imputation procedure. We combine these estimates with a dataset containing crime information for roughly 11,500 neighborhoods across U.S. cities over a decade. Controlling for change in foreign-born citizens and lawful permanent residents as well as other correlates of community crime rates, we estimate neighborhood-level fixed effects models to determine how change in undocumented residents is associated with change in violent and property crime levels between 2010 and 2018. We find that neighborhoods that experienced greater increases in the share of undocumented residents saw greater reductions in property crime and no detectable change in violent crime. We also document distinct patterns in which increasing undocumented residents is associated with decreasing aggravated assaults but increasing robberies, consistent with a possible victimization explanation.

      https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/07352166.2026.2699123

  • « Je ne suis pas utopiste, ni même pessimiste, ou encore optimiste : je suis un bisounours noir. J’ai un côté sombre, mais un cœur tout rose. »

    Pratiquer l’indifférence et le détachement pour préserver sa santé mentale, entre rejet de la politique et incapacité à détourner le regard face à la misère. Une traversée corrosive sur la tentation de l’apathie et les limites du « rien à foutre ».

    À lire sur La Psychothèque :

    https://www.psychotheque.com/rubrique-piquante/le-je-men-foutisme

    #philosophie #santementale #lapsychotheque #psychotheque #ecriture #essai #indifference #bisounoursnoir

  • Dans le Pas-de-Calais, le feu et l’essor des « megaboats » créent des tensions autour des traversées de migrants dans la Manche
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/08/17/dans-le-pas-de-calais-le-feu-et-l-essor-des-megaboats-creent-des-tensions-au

    Dans le Pas-de-Calais, le feu et l’essor des « megaboats » créent des tensions autour des traversées de migrants dans la Manche
    Depuis début 2026, le nombre de tentatives de passages en Angleterre est en nette diminution. Mais des embarcations plus grosses posent d’importants problèmes de sécurité. En outre, deux départs de feu, attribués par certains aux migrants, même si la justice n’en a pas tranché la cause, attisent la colère d’une partie de la population.
    Par Véronique Chocron (Boulogne-sur-Mer [Pas-de-Calais], envoyée spéciale)
    Dans la voiture, jeudi 13 août, les deux bénévoles de l’association Opal’Exil ne sont pas sereines en démarrant leur maraude, qui longera la côte vers le sud, à partir de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais). Sylvie et Florence, retraitées, ont, comme d’habitude, chargé le coffre pour apporter de l’eau, du pain et des habits secs aux personnes exilées qui échouent dans leur tentative de traverser la Manche en bateau de fortune (small boat) vers le Royaume-Uni. Mais ce matin, pour la première fois, elles n’ont pas enfilé leurs chasubles avec le nom de leur collectif inscrit dans le dos.
    Des départs de feu se sont déclarés la veille dans des dunes boisées du littoral, sur les communes de Neufchâtel-Hardelot et Dannes. « Une zone de base d’attente des migrants », a précisé le directeur du cabinet du préfet du Pas-de-Calais. L’incendie a ravagé une habitation et 190 hectares de végétation. Le parquet de Boulogne-sur-Mer a ouvert une enquête pour « destruction involontaire » et « destruction volontaire par incendie ». « Toutes les pistes restent ouvertes. Il y a eu deux départs de feu », a rapporté le procureur adjoint, Patrick Leleu, dans le quotidien local Nord Littoral, expliquant qu’ils pouvaient être liés « au mode de vie habituel des exilés », mais aussi à une « opération de gendarmerie ». « Il y a des tensions, parce que certains habitants sont très remontés à l’égard des exilés, à qui ils attribuent les départs de feu, explique Sylvie. Des bénévoles se sont fait prendre à partie hier, à Neufchâtel-Hardelot, donc là, on y va sans chasuble pour ne pas être ciblées. »
    Arrivée et garée sur une route tranquille de Neufchâtel-Hardelot, l’équipe de maraude est rejointe par une des bénévoles qui, la veille, a essuyé des insultes. « Nous étions venues aider trois exilés sortis des dunes en feu, en détresse respiratoire, explique-t-elle sous le couvert de l’anonymat. Nous avons appelé les pompiers, et des gens qui ne résident pas ici à l’année se sont attroupés et nous ont crié : “C’est de votre faute si ces gens sont là et s’il y a le feu, arrêtez de leur donner à boire.” On m’a lancé une bouteille d’eau dans le dos, et une personne m’a ensuite poursuivie à vélo en m’injuriant. » Elle s’inquiète aussi d’une pétition circulant depuis plusieurs jours dans la station balnéaire huppée, où il est question de « la présence, sur le territoire communal, de personnes en situation irrégulière et [d]es troubles qui en résultent ».
    Se dirige également vers la voiture une famille, cachée depuis six jours dans les bois de la commune pour tenter une traversée vers l’Angleterre. Elle guettait un appel de Sylvie. Leur campement a été atteint par les flammes. Les parents branchent leurs portables sur une borne de recharge que Florence a posée au sol, et chacun prend un gobelet de thé. Ils sont bidounes, apatrides au Koweït, qu’ils ont quitté en 2023. « Nous sommes en France depuis trois mois et demi et nous avons tenté 18 fois d’embarquer pour traverser », explique Hussein, le fils aîné, 17 ans. Entre-temps, avec ses parents et sa sœur de 14 ans, ils ont vécu deux ans et demi en Allemagne, où leur demande d’asile n’a pas abouti. « Ce refus vaut pour toute l’Union européenne, donc leur seule solution aujourd’hui pour rester en Europe, c’est l’Angleterre », explique Florence.
    « C’est devenu très compliqué de monter sur les bateaux, il y a beaucoup d’exilés et peu de places, et c’est encore plus dur pour les familles, poursuit la bénévole. Lors d’une précédente tentative, Hussein et sa mère n’ont pas réussi à monter alors que le père et la fille y étaient parvenus. Et ont dû redescendre. » Ils s’apprêtent à réessayer, en espérant profiter de la fenêtre météo actuellement favorable aux traversées de la Manche – peu de vagues, peu de vent.
    A 6 kilomètres de là, assis avec un groupe d’une dizaine de compatriotes derrière la gare de Dannes-Camiers, Amit (son prénom a été changé), Iranien de 30 ans, n’est en France que depuis deux semaines, mais il a déjà tenté sept fois de monter sur un bateau pour le Royaume-Uni. Il n’a pas d’autres affaires sur lui qu’un gilet de sauvetage dans un sac-poubelle. « Je suis chrétien, je travaillais comme commercial en Iran. J’ai participé aux manifestations contre le régime, et je suis en danger là-bas », dit Amit en mimant avec ses bras la corde du pendu. Il est arrivé en France en passant par la Turquie, la Bulgarie et la Serbie. « Je veux aller en Angleterre parce que j’ai des amis là-bas », dit-il. Aussi, au Royaume Uni, le taux d’octroi de l’asile a atteint 71 % pour les personnes migrantes arrivées irrégulièrement, entre 2018 et 2024, par small boat.
    Sous le soleil brûlant, sur ce morceau de littoral, se croisent les pompiers mobilisés sur l’incendie, les migrants chassés des dunes par le feu et les vacanciers à la plage. « L’an dernier [en 2025], les traversées étaient plus nombreuses, mais se faisaient la nuit, plus discrètement. Désormais, les départs sont plus visibles, en plein jour, note Léa Biteau, coordinatrice de l’antenne du Secours catholique de Calais. Par ailleurs, beaucoup tentent le passage et n’y parviennent pas : des familles sont là depuis plus d’un an et ont fait des centaines de tentatives. Leur état de santé physique et psychique se détériore. »
    La préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord confirme une baisse des tentatives de traversée depuis début 2026 : sur les sept premiers mois de l’année, 16 849 personnes ont essayé de traverser la Manche de la France vers le Royaume-Uni, contre 49 966 personnes en 2025. Un recul dû aux moyens mis en place par la gendarmerie et la police, mais aussi à la météo qui, cet hiver, n’a permis que peu de fenêtres de passage. Les organisations criminelles qui organisent les traversées se sont adaptées en augmentant la taille des bateaux pneumatiques et le nombre d’exilés à bord. Seize embarcations de plus de 100 personnes ont tenté le passage depuis début 2026. Dans la nuit du 9 au 10 août, ce sont 230 migrants, dont plus de 20 enfants, sur une même embarcation précaire, qui ont traversé la Manche au départ des côtes françaises. Quelques jours plus tôt, le 4 août, plus de 170 migrants avaient été secourus au large de Boulogne-sur-Mer, après l’incendie de leur bateau en pleine mer. « Le nombre de personnes par embarcation ne cesse d’augmenter », alerte la préfecture maritime : il est passé de 26 personnes en moyenne en 2021 à 67 personnes depuis début 2026.
    « Ce que la presse britannique appelle maintenant les “megaboats”, forcément, ça nous inquiète beaucoup, prévient Gérard Barron, président depuis 2000 de la Société nationale de sauvetage en mer de Boulogne-sur-Mer. Nous, on atteint nos limites. Si vous avez 230 personnes à l’eau en même temps, c’est un défi logistique, physique de les sortir de l’eau avant qu’ils ne commencent à se noyer. Donc des solutions sont activement recherchées par la préfecture maritime. » Alors que le Royaume-Uni a externalisé le contrôle de sa frontière sur le littoral du nord de la France, moyennant finances, la presse d’outre-Manche a récemment fait ses gros titres sur le phénomène de ces grands bateaux, dont les capacités dépassent désormais largement celles d’un avion de ligne moyen-courrier, a expliqué le Daily Mail, schéma à l’appui, dans un article publié le 10 août. Les tabloïds ont par ailleurs calculé qu’une traversée, qui coûte aux migrants autour de 2 000 livres sterling (environ 2 300 euros), dans un bateau transportant 230 exilés, pourrait avoir rapporté quelque 460 000 livres sterling aux trafiquants.
    « Le durcissement de la situation ici vient aussi d’influenceurs et de politiciens britanniques d’extrême droite. Plusieurs sont venus il y a une dizaine de jours et ont diffusé des photos et des noms des bénévoles, dont les nôtres, sur leurs réseaux sociaux, explique Sylvie, une des bénévoles de l’association Opal’Exil. Ils sont venus filmer des embarquements et ont pris à partie les personnes exilées qui montaient sur les bateaux pour dire que la police française fait mal son travail et que tout l’argent donné par l’Angleterre pour la frontière est dilapidé en vain. » Depuis, l’ancienne psychomotricienne prend un masque dans sa poche, au cas où, pour échapper aux photos volées.

    #Covid-19#migration#migrant#france#royaumeuni#megaboat#routemigratoire#sante#santementale#migrationirreguliere

  • À Ceuta, les mineurs marocains refusent le retour réclamé par Rabat - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/73139/a-ceuta-les-mineurs-marocains-refusent-le-retour-reclame-par-rabat

    À Ceuta, les mineurs marocains refusent le retour réclamé par Rabat
    Par RFI Publié le : 17/08/2026
    Depuis la crise de Ceuta, Rabat réclame le retour de l’ensemble des mineurs marocains non accompagnés présents en Espagne. Ils sont nombreux à se trouver actuellement dans l’enclave espagnole depuis la dernière crise migratoire.
    Ils se baladent en petits groupes le long de la côte et font passer les journées entre baignades et repos à l’ombre des arbres. Les mineurs marocains arrivés à Ceuta espèrent encore rejoindre l’Europe et ne souhaitent pas revenir au Maroc. C’est le cas de Bilal, 17 ans : « Je veux rester ici, à Ceuta, ou en Europe. Il n’y a rien au Maroc, je n’ai pas d’avenir là-bas ». Certains ont trouvé une place en centre d’hébergement, d’autres dorment dans la rue, peut-être un millier.
    Tous les soirs, ils se retrouvent sur la playa del Trampolín, avec les autres exilés venus de toute l’Afrique et du Moyen-Orient. Ici, les grandes ONG distribuent des sandwichs et pourvoient des soins de base, mais les besoins sont énormes.
    « Nous pensons qu’il reste, à Ceuta, plus de 7 000, 8 000, 10 000 personnes. Nous ne pouvons pas le savoir parce qu’ils ne sont pas enregistrés », indique Julian Rodriguez, médecin bénévole. Des cabanes de fortune ont été construites avec des cartons et des morceaux de bois sur la plage. De longues queues se forment devant les équipes médicales. Elles traitent des blessures, des maladies de peau, des problèmes respiratoires. « La santé publique, ici, n’existe pas. Une plage, des besoins personnels… Non, c’est impossible », ajoute le médecin. Dans ce qui ressemble de plus en plus à un bras de fer diplomatique, Rabat tient justement les autorités espagnoles pour responsables des conditions de vie des mineurs isolés. Mais la loi espagnole interdit tout retour collectif des mineurs isolés. Chaque enfant doit faire l’objet d’un examen individuel.

    #Covid-19#migration#migrant#espagne#maroc#ceuta#mineur#sante#MNA#crisemigratoire

  • Royaume-Uni : près de 100 mineurs détenus à tort dans le cadre de l’accord franco-britannique « one in, one out » - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/73092/royaumeuni--pres-de-100-mineurs-detenus-a-tort-dans-le-cadre-de-laccor

    Royaume-Uni : près de 100 mineurs détenus à tort dans le cadre de l’accord franco-britannique « one in, one out »
    Par La rédaction Publié le : 14/08/2026 Dernière modification : 16/08/2026
    Selon un organisme chargé de surveiller les prisons et les centres de rétention, en l’espace de neuf mois, 94 migrants mineurs ont été détenus au Royaume-Uni dans le cadre de l’accord franco-britannique « one in one out ». Il s’agissait de personnes impliquées dans des procédures de reconnaissance de minorité, qui se sont finalement avérées être des mineurs. Les enfants sont normalement exclus de ce dispositif de renvoi d’exilés vers la France. Près d’une centaine d’enfants exilés détenus au Royaume-Uni. Du 15 août 2025 au 1er mai 2026, 94 migrants ont été identifiés à tort comme étant des adultes et placés en détention dans le cadre de l’accord franco-britannique « one in one out » ["un pour un"], alors qu’ils étaient en réalité mineurs. C’est ce que révèle une lettre adressée le 13 août à Anna Turley, la ministre d’État à la Sécurité des frontières et à l’Asile, par Jane Leech, présidente par intérim des comités de surveillance indépendants (IMB), chargés de contrôler les prisons et les centres de rétention.
    D’après ce document et les données fournies par le Home Office à l’IMB, sur 304 cas de litiges concernant l’âge des migrants détenus au cours de ces neuf mois, 94 (soit 31%) ont finalement été reconnus comme étant mineurs. L’accord « one in, one out » "place en détention des personnes très vulnérables et nouvellement arrivées, notamment des enfants et des victimes d’abus", a ainsi signalé Jane Leech.
    Les mineurs sont en effet censés être exclus de ce dispositif, qui prévoit depuis août 2025 le renvoi en France de migrants arrivés à bord de « small-boats » au Royaume-Uni, en échange de l’accueil par ce pays d’exilés se trouvant sur le sol français. Comme le rappelle le journal britannique The Guardian, le gouvernement britannique limite en outre la détention des mineurs non accompagnés à 24 heures. « L’IMB s’inquiète donc de l’inefficacité des mécanismes de protection des enfants et estime qu’il faudrait prendre davantage de mesures pour garantir que les personnes dont l’âge fait l’objet d’un litige ne soient pas placées en détention dès le départ », considère la présidente de l’organisation. Toutefois, dans sa lettre, l’IMB remarque « qu’une fois qu’un litige relatif à l’âge est engagé, les personnes concernées se voient rapidement attribuer un hébergement individuel, à l’écart de la population carcérale générale, et qu’une fois reconnues comme mineures, elles sont remises à la charge des services sociaux. » En réaction, un porte-parole du Home Office a assuré au Guardian que « des évaluations rigoureuses de l’âge sont essentielles pour préserver l’intégrité de nos frontières, garantir que les migrants bénéficient d’une protection adéquate et aient accès aux services. » Avant d’ajouter : « Nous continuerons à renforcer et à moderniser ce processus, notamment grâce au déploiement, dès l’année prochaine, d’une technologie d’intelligence artificielle de pointe pour faciliter l’évaluation de l’âge ».
    Dans son courrier, l’IMB dénonce également la longueur des délais pris par les autorités pour mener les évaluations de minorité des étrangers détenus en vue de leur renvoi en France. « Dans deux cas examinés par le Conseil de Heathrow, il a fallu 40 jours, voire plus, entre l’arrivée au centre de rétention pour immigrants (IRC) et l’évaluation de l’âge », souligne Jane Leech. « Trop souvent, les enfants réfugiés sont traités comme des adultes et placés dans des situations dangereuses, exposés à des risques d’abus et de négligence, et confrontés à des risques importants en matière de protection », a de son côté réagi Imran Hussain, directeur exécutif des affaires extérieures au Refugee Council, cité par The Guardian.
    Face à ces chiffres, le Refugee Council appelle en outre « le gouvernement britannique à donner la priorité aux évaluations professionnelles menées par des travailleurs sociaux qualifiés, ce qui s’est avéré être le moyen le plus précis de déterminer l’âge et, par conséquent, d’éviter ces risques. » Les observations de l’IMB ne s’arrêtent pas à l’âge des migrants détenus. D’après l’organisation et la lettre de Jane Leech, certains exilés placés en détention dans le cadre de l’accord attendent leur expulsion vers la France depuis plus de six mois, alors qu’ils n’étaient censés être détenus que pendant 28 jours au maximum, et ce « dans des cas exceptionnels » uniquement. Elles notent également le cas de migrants sur le point d’être renvoyés en France alors qu’ils souffrent de tuberculose ou nécessitent un traitement hospitalier. L’IMB cite aussi certains étrangers qui risquent d’être expulsés après avoir été séparés de leur famille, avec laquelle ils étaient arrivés, ce qui a un « impact particulièrement néfaste » pour les exilés concernés, déplore Jane Leech.
    Ce n’est pas la première fois qu’un organisme pointe du doigt les conditions de détention et les abus subis par des exilés détenus dans le cadre de l’accord franco-britannique. Depuis sa signature, le traité est notamment contesté par de nombreuses associations, qui dénoncent « un marchandage cynique de vies humaines ». En février, l’ONU a elle-même appelé les deux pays à mettre fin à l’accord, avertissant qu’il pourrait y avoir de « graves violations du droit international des droits de l’Homme ». L’organisation avait mentionné le cas d’un Érythréen, « contraint de rester pieds nus lors de son arrestation, la tête recouverte d’une cagoule et plaqué au sol, les bottes des gardes appuyées sur sa nuque ». Interrogé, le Home Office s’était défendu de toute dérive.
    Autre exemple : début janvier, The Guardian avait de son côté déjà révélé que 85 migrants placés en centre de rétention au Royaume-Uni en vue de leur renvoi en France affirmaient avoir subi des traitements dégradants de la part des autorités britanniques. Les exilés, originaires du Soudan, d’Afghanistan et d’Iran notamment, dénonçaient un accès limité à des soins médicaux, le refus d’accès à un avocat et des préjudices psychologiques, notamment dans le centre d’Harmondsworth, en périphérie de Londres. Selon les dernières données officielles, entre le 4 août 2025 et le 30 juin 2026, 1 087 personnes ont été renvoyées en France dans le cadre de l’accord franco-britannique. Dans l’autre sens, ce sont 1 117 personnes qui ont été transférées de la France vers le Royaume-Uni. Un chiffre qui représente seulement 4% des arrivées de migrants en small boat. Depuis le début de l’année, environ 15 500 personnes ont rejoint clandestinement la Grande-Bretagne par la Manche, selon les chiffres officiels des autorités britanniques. Un nombre en baisse de plus de 40% par rapport à la même période en 2025.

    #Covid-19#migrant#migration#royaumeuni#france#politiquemigratoire#accordmigratoire#mineur#sante#santementale

  • Côte d’Ivoire : plus de 250 migrants rapatriés depuis le Niger et la Libye via des « retours volontaires » - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/73077/cote-divoire--plus-de-250-migrants-rapatries-depuis-le-niger-et-la-lib

    Côte d’Ivoire : plus de 250 migrants rapatriés depuis le Niger et la Libye via des « retours volontaires »
    Par La rédaction Publié le : 14/08/2026
    À bord de deux vols charters organisés par l’OIM, 254 migrants ont été rapatriés en Côte d’Ivoire les 11 et 13 août 2026. Ils étaient coincés au Niger et en Libye. Jeudi 13 août, 119 migrants – 79 hommes, 18 femmes et 22 mineurs – sont arrivés à l’aéroport d’Abidjan. Ils avaient embarqué quelques heures plus tôt à bord d’un vol charter opéré dans le cadre du programme de « retour volontaire » de l’OIM. Quelques jours plus tôt, le 11 août, un autre vol venant du Niger avait déjà atterri en Côte d’Ivoire. À son bord figuraient 135 ressortissants ivoiriens, dont deux mineurs, selon l’agence ivoirienne de presse (AIP).
    Ils ont été accueillis par le ministre délégué auprès du ministère des Affaires étrangères, Adama Dosso, la Direction générale des Ivoiriens de l’extérieur (DGIE) et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), à leur arrivée à l’aéroport Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, toujours selon l’AIP. « Les Ivoiriens où qu’ils se trouvent doivent être secourus », a déclaré le ministre. Depuis le début de l’année, plusieurs opérations de « retour volontaire » vers la Côte d’Ivoire ont eu lieu. En mars dernier, 150 personnes – 134 hommes, 13 femmes et 3 enfants – ont été rapatriées du Niger. Et avant cela, d’autres opérations ont précédé. Le 25 février dernier, 145 personnes ont été rapatriées de Tunisie. Et quelques semaines plus tôt, le 9 février, c’est un autre vol venu du Niger qui avait ramené 149 Ivoiriens dans leur pays.
    Une fois rapatriés, les migrants reçoivent une assistance immédiate pour regagner leurs familles, suivie d’un programme de suivi et de réintégration pouvant s’étendre jusqu’à 18 mois. Ensuite, débute la délicate question de la réinsertion. Une étape qui peut s’avérer difficile car certains sont rejetés par leur famille, et d’autres supportent mal l’échec de leur exil. Rencontrée par InfoMigrants à Abidjan en mars 2025, Reine a vécu cette mauvaise expérience. Après 8 ans passés en Tunisie, cette Ivoirienne, mère de trois enfants, n’a reçu que le mépris de sa famille à son retour : « Ça n’a pas été facile. J’ai été rejetée, je n’ai pas eu l’accueil que j’aurais voulu avoir... ». Et « ce n’est pas un cas isolé », rappelait Denise Origlia, cheffe de projet à AVSI en Côte d’Ivoire. « Il y a encore beaucoup de préjugés autour de l’échec de la migration », expliquait-elle. « La migration est vue comme un investissement de la part de la famille, de la communauté [beaucoup de familles pauvres contribuent à payer les passeurs pour le voyage, ndlr]. Donc leur retour au pays, sans résultats, notamment financiers, peut être mal perçu ».
    De manière générale, « les Ivoiriens qui rentrent au pays sont dans un état psychique très compliqué. Beaucoup ont subi des sévices, ont été victimes de traite, ont été réduits en esclavage », détaillait, elle aussi en mars 2025, Stéphane Guéla, chargé du programme réintégration de l’agence onusienne à Abidjan. « Certains ont été vendus, ils sont passés de mains en mains. Ils ne vont pas bien du tout. C’est pour ça que dès leur retour en Côte d’Ivoire, nous faisons intervenir le ’programme de santé mentale’ pour les prendre en charge, au moins sur le court-terme »

    #Covid-19#migrant#migration#libye#niger#cotedivoire#OIM#retourvolontaire#sante#santementale#tunisie

  • Pour les jeunes, la quête effrénée du corps parfait : « Je prends toujours mon shaker de protéines avant de venir à la salle »
    https://www.lemonde.fr/series-d-ete/article/2026/08/16/pour-les-jeunes-la-quete-effrenee-du-corps-parfait-je-prends-toujours-mon-sh

    Entre culte du corps « parfait », quête de la #performance et recherche d’une alimentation utilitariste, la consommation de produits de nutrition sportive a décuplé dans le monde depuis une quinzaine d’années. Le marché, qui représentait 250 millions d’euros en France en 2024 (contre 68 millions d’euros en 2013), selon le cabinet d’études Xerfi, est porté aux deux tiers par la vente de ces protéines.

    [...]

    Impossible de décorréler cette tendance de celle qui touche en parallèle les salles de sport. Après 2021 et la fin de la pandémie de Covid-19, les Français se sont rués dans les salles de fitness pour rompre avec la sédentarité. Un engouement qui s’est confirmé depuis : avec plus de 200 ouvertures de salles par an, la France compte à ce jour plus de 6 000 établissements pour plus de 7 millions d’adhérents.

    [...]

    Pour expliquer le succès des salles de sport, Guillaume Vallet, chercheur en économie et sociologie à l’université Grenoble-Alpes et auteur de La Fabrique du muscle (L’Echappée, 2022), a une autre explication. Dans une période marquée par les crises systémiques (environnementales, géopolitiques, sanitaires, financières…), « une partie des jeunes se replient sur leur corps, perçu comme un rempart, la seule ressource matérielle facilement contrôlable à leur niveau, exploitable et en même temps protectrice ». Et dans ce nouveau « capitalisme des vulnérabilités », les individus sont invités à « être de véritables “entrepreneurs” de leur corps », la protéine et les compléments alimentaires « devenant l’ingrédient magique pour obtenir des résultats rapidement ».

    https://justpaste.it/gptvt

    #corps #alimentation #alimentation_protéinée #protéine #compléments_alimentaires #sport #salles_de_sport

  • La nuit des longs couteaux | Documentaire
    https://www.youtube.com/watch?v=S1X3VCwsMvA

    En archives et éclairages d’historiens, un décryptage de cette « Nuit » de trois jours qui vit les nazis commettre une vague d’assassinats politiques à l’été 1934, aspirant l’Allemagne dans la barbarie.

    (pas encore regardé mais je le ferais pour mieux me souvenir que la denrée exotique aujourd’hui, c’est le parti de masse, et son épuration, dont on vit d’’autres manifestations en URSS)

    #Histoire #nazisme #parti_de_masse #SA #Nuit_des_longs_couteaux

  • Nessuno si chiede quanto potrà reggere ancora la satura e inquinata Terra di lavoro

    A Nord della provincia di Caserta il “dopo Terra dei fuochi” non si vede. Ai vecchi sversamenti e ai roghi cronici si affiancano infatti nuovi siti di stoccaggio, scaricati su suoli già compromessi. L’assenza di una visione d’insieme rende la pianificazione una deroga burocratica ripetuta. I cittadini continuano a chiedere un “piano sanitario straordinario per smettere di contare le vittime”. Basta seguire il corso del #Rio_Lanzi per rendersene conto

    Il viaggio comincia dove l’acqua sembra ancora pulita. Si percorre la statale SS7 e poi la SS6 “Casilina” a Nord di Caserta: il paesaggio cambia all’altezza dell’Area di sviluppo industriale (Asi) Volturno Nord. Un cartello segnala un ponte: sotto scorre il Rio Lanzi. Si costeggiano i cancelli dell’ex Ginori Pozzi, considerato il più grande sito europeo di sversamento di rifiuti speciali pericolosi e tossico-nocivi. I 49 ettari dell’area rientrano nell’applicazione della sentenza della Corte europea dei diritti dell’uomo (Cedu) sull’ecocidio della “Terra dei fuochi”.

    La statale prosegue verso Calvi Risorta (CE); si attraversa il ponte della Casilina per raggiungere la fonte del fiume nel Comune di Rocchetta e Croce (CE). Ad accompagnare il percorso sono le parole di Mario, urbanista e attivista, co-autore di una mappatura dal basso che incrocia i siti di stoccaggio rifiuti con i dati sull’incidenza tumorale in provincia.

    “La parabola di quest’area si sviluppa lungo tre assi: la tradizione agricola di canapa e tabacco, la traumatica industrializzazione degli anni Sessanta e Settanta, e l’attuale deriva speculativa del business dei rifiuti e della conversione energetica, che continuano a stratificarsi sulla stessa terra, ignorando le istanze del territorio -spiega Mario-. La mappatura, fatta con Movimento basta impianti e Medici per l’ambiente (Isde), riguarda la Terra di lavoro, nome dell’antica Campania Felix estesa tra casertano, basso Lazio e parte del Molise. Rappresenta il contrappasso di una zona storicamente agricola, poi segnata nel secondo novecento da industrializzazione selvaggia, ecomafie e oggi saturazione ambientale. Ai vecchi sversamenti e ai roghi cronici si affiancano nuovi siti di stoccaggio che si sommano su suoli già compromessi, senza che nessuno si chieda quanto la terra possa ancora reggere”.

    Seguire il corso del Rio Lanzi significa ripercorrere una cronologia di denunce, illeciti e superamenti delle soglie di contaminazione registrati dall’Agenzia regionale per la protezione ambientale in Campania (Arpac).

    Il primo punto di rilevamento è vicino alle rovine dell’antica Cales, insediamento pre-romano degli Ausoni -va precisato che le analisi avvengono in punti di prelievo spot e non con sorveglianza continua-. Avvicinandosi al fiume su una strada sterrata si trova poco più che un rigagnolo nei periodi caldi: sulle sponde si accumulano rifiuti plastici, sacchi industriali, tubi rotti e stracci, mentre l’acqua forma una schiuma densa in superficie.

    A valle l’idrografia si biforca: il canale dei Lanzi verso Francolise, il Rio Lanzi fino al litorale di Mondragone. I dati epidemiologici mostrano un’incidenza tumorale crescente verso le foci con i valori più alti nel mondragonese e a Castel Volturno. Tracciare un nesso causale resta però un’operazione epidemiologicamente impropria: i tumori hanno eziologia multifattoriale, latenze pluridecennali e dipendono anche da stile di vita e suscettibilità genetica. Gli stessi Medici per l’ambiente segnalano che la frammentarietà dei dati non consente di isolare l’impatto di una singola matrice, ciò non esclude però la centralità del principio di precauzione: l’evidenza della contaminazione chimica basta a giustificare lo stop all’esposizione, senza attendere una certezza matematica del danno sanitario. L’acqua e le falde restano testimoni dei veleni tra Napoli e Caserta. Ma il “dopo Terra dei fuochi” qui non è ancora davvero arrivato.

    Per il triennio 2021-2023 la classificazione dei corpi idrici superficiali (fluviali) di Arpac restituisce un quadro netto, confermato dai dati 2024. Lungo il canale Agnena la stazione di monte a Francolise (A1BIS) registra stato ecologico “cattivo” e chimico “non buono” per superamento delle soglie di Pfos, sostanze industriali persistenti e bioaccumulabili. Più a valle, verso Mondragone (A2), la classificazione resta “cattiva” ma i contaminanti si moltiplicano: arsenico, cromo, il fungicida metalaxil, i diserbanti glifosate e Ampa che insieme all’arsenico mantengono in stato “scarso” anche il torrente Savone, principale affluente del sistema. L’unica stazione del monitoraggio operativo, la LZ2 sul Rio Lanzi, mostra stato “scarso” per arsenico e toluene, quest’ultimo è un idrocarburo industriale usato come solvente la cui presenza in un canale agricolo suggerisce reflui industriali non trattati. Il lieve miglioramento del 2024 va letto alla luce della natura temporanea dei prelievi spot, non come segno di bonifica strutturale.

    A unificare l’asta fluviale è il LIMeco, indice dello stato ecologico complessivo, costantemente insufficiente: certifica una carenza cronica di ossigeno causata dal carico organico di scarichi fognari abusivi e dal dilavamento dei reflui zootecnici degli allevamenti bufalini. I modelli di vulnerabilità degli acquiferi della piana campana indicano che l’idrogeologia locale accelera la migrazione dei contaminanti verso le riserve idriche profonde, trasformando i canali superficiali in una rete di trasporto del danno verso le falde.

    Il tema della reale pressione ambientale è al centro del dibattito sulle autorizzazioni industriali. Durante l’audizione in commissione parlamentare Ambiente del 26 marzo, Ignazio De Rosa ha sollevato una criticità sui criteri di pressione ambientale cumulativa: “Se nel calcolo dell’indice si includessero non solo i siti di stoccaggio attivi, ma anche gli impianti sequestrati dalla procura, quelli colpiti da incendi, le aree in attesa di bonifica e i siti illegali, la soglia massima risulterebbe con ogni probabilità già ampiamente superata”.

    L’anomalia normativa sta nella valutazione atomistica dei singoli progetti nelle procedure di Valutazione di impatto ambientale (Via), regolate dalla delibera della giunta regionale 680 del 2017: ogni impianto viene esaminato come se operasse nel vuoto, calcolando emissioni e distanze tramite l’astrazione geometrica della buffer zone. Per gli impianti di trattamento rifiuti o biogas la valutazione sinergica sui vettori ambientali e sulle matrici chimico-fisiche resta un’astrazione burocratica. Questo vuoto normativo ignora il danno reale, che gli attivisti ricostruiscono con metodologie indirette, dato che i registri tumori dell’Asl di Caserta sono fermi al 2021. Mentre si accumulano nuovi impianti Antonio Rivezzi dell’Isde segnala “l’assenza di dati aggiornati sui tumori alla mammella nelle donne sotto i quarant’anni”.

    Biagio, docente e attivista, spiega come il meccanismo delle soglie per ampliamenti venga aggirato con il frazionamento dei progetti: “La provincia di Caserta è stata trattata come un eldorado per investimenti speculativi dove la fragilità istituzionale ha reso possibile l’insediamento di impianti impensabili altrove”.

    L’acqua scorre fino al litorale Domizio tra campagne interrotte da scheletri di lamiera. Alla foce del Savone è densa e maleodorante; le coltivazioni lambiscono le anse del fiume. Mario racconta che il depuratore cittadino lavora a un quarto della capacità reale. L’interazione tra nuova impiantistica e stress chimico preesistente innesca un effetto sinergico: due sostanze tossiche non producono un danno doppio, ma esponenzialmente superiore, un meccanismo che i modelli usati nelle autorizzazioni continuano a sottostimare.

    Il futuro di questo territorio ruota attorno a tre nodi: un’area già satura non può accogliere altri siti impattanti; l’assenza di una valutazione ambientale strategica cumulativa e il mancato aggiornamento dei fattori di pressione permettono la ripetizione degli stessi modelli di sfruttamento; e la scarsa affidabilità delle reti di monitoraggio, con dati inaccessibili o parziali, costringe i cittadini a forme di monitoraggio autogestito. Sono loro a pagare il prezzo biologico di questa saturazione.

    “Vogliamo immaginare un altro futuro per la nostra terra. Si deve applicare nei fatti la sentenza Cedu, particolarmente emblematica per l’area dell’ex sito Pozzi, ed estenderla a tutta la Terra di lavoro -racconta Biagio-. La richiesta è duplice: bloccare le nuove autorizzazioni impattanti e bonificare tutti i siti contaminati, integrando i principi sanciti dalla Corte negli atti di indirizzo delle giunte comunali. Ribadiamo inoltre la necessità di un piano sanitario straordinario per smettere di contare le vittime, costruendo presidi sanitari che rispondano all’ecocidio”.

    Se la Terra di lavoro è stata una terra felice per chi vi ha investito ed estratto, per chi la abita ha rappresentato una condanna biologica scritta a piccole dosi, anno dopo anno. Sulle sponde del Savone e lungo il canalone dell’Agnena la vita quotidiana resta legata a quei corsi d’acqua, usati per pescare e irrigare, nella rassegnazione verso un inquinamento che sembra normale solo perché dura da sempre, una rassegnazione che la rete territoriale prova a rompere, rifiutando la logica per cui ogni nuovo impianto va valutato da solo, come se la terra e l’acqua non fossero già compromesse. Nei moduli di una Via non c’è una casella di sopportazione ecosistemica: forse è anche da lì che si dovrà ripartire.

    https://altreconomia.it/nessuno-si-chiede-quanto-potra-reggere-ancora-la-satura-e-inquinata-ter
    #Terra_dei_fuochi #pollution #déchets #Caserta #Campanie #santé #tumeurs #cancer #Terra_di_lavoro #environnement #sols #pollution_du_sol #Mondragone #Francolise #épidémiologie #Castel_Volturno #eau #pollution_chimique #Savone #rivière #Agnena

  • Soudan du Sud : le long voyage des femmes pour accéder aux soins de santé

    Au Soudan du Sud, les coupes budgétaires de l’aide publique au développement ont entraîné la fermeture de deux tiers des centres de santé du Bahr el Ghazal du Nord. Sans soins de proximité, les femmes enceintes, les enfants en bas âge et les patients dans un état critique doivent désormais parcourir de longues distances pour rejoindre l’hôpital d’Aweil, soutenu par Médecins Sans Frontières (MSF).

    Quand se soigner devient impossible : 1,4 million d’habitants privés de soins essentiels
    Lorsque son nouveau-né de sept jours, Rou, a développé des gonflements sur tout le corps, Abuk s’est immédiatement rendue au centre de santé le plus proche de chez elle. Mais il n’y avait pas de médicaments. Elle a alors effectué quatre heures de route en moto-taxi pour rejoindre l’hôpital du comté d’Aweil Est. Là encore, la structure n’a pas pu prendre en charge le cas complexe de Rou. Après trois nouvelles heures de route, Abuk a enfin pu atteindre l’hôpital d’État d’Aweil, où Médecins Sans Frontières gère une unité de soins intensifs néonatals.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/08/16/soudan-du-sud-le-long-voyage-des-femmes-pour-a

    #feminisme #santé #soudan

  • Les nouveaux « deals » de santé avec l’Afrique profitent aux Etats-Unis, pas aux pays africains

    Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, les États-Unis ont mis fin à leur aide au programme de santé en Afrique, pour préférer des accords bilatéraux avec des pays africains, guidé par des objectifs de sécurité et d’influence.

    Depuis le début du second mandat de Donald Trump, en janvier 2025, les États-Unis ont multiplié les coups de boutoir contre l’architecture de l’aide publique au développement et de la santé mondiale, qui désigne les efforts menés à l’échelle internationale pour améliorer la santé des populations et réduire les inégalités.

    Dissoudre l’USAID, l’Agence des États-Unis pour le développement, sabrer les programmes de santé mondiale, supprimer les financements destinés à la planification familiale et à la santé reproductive, se retirer des cadres multilatéraux dont l’Organisation mondiale de la santé, étendre la « règle du bâillon mondial » sont autant de décisions qui traduisent un désengagement du principal donateur pour la santé mondiale. Les effets sont déjà tangibles. Dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne, des systèmes de santé, dépendants des financements extérieurs, vacillent et sont au bord de la rupture.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/08/16/les-nouveaux-deals-de-sante-avec-lafrique-prof

    #santé #usa #afrique

  • C’è chi resta! La scommessa di #salvatore_calzerano a Pinetamare
    https://informareonline.com/ce-chi-resta-la-scommessa-di-salvatore-calzerano-a-pinetamare

    Tra le tante difficoltà, #castel_volturno è un territorio ancora in grado di essere attrattivo per alcuni dei suoi giovani, che nonostante tutto non smettono di credere nella propria città. È il caso di Salvatore Calzerano, #barbiere ventiduenne, che con tanti sacrifici ha deciso di dar vita al suo primo salone. Salvatore ha deciso di […] L’articolo C’è chi resta! La scommessa di Salvatore Calzerano a Pinetamare proviene da Informareonline, scritto da Stefano Errichelli

    #Approfondimenti #Attualità #EVIDENZA #Magazine_Agosto_2026

  • Vous reprendrez un peu de sauce piquante ?

    Sur ce blog, je traite et analyse des sujets divers et avariés qui me font frémir de délire. Sans avoir un avis journalistique ou autre, j’exerce en toute impunité. Écrivain bipolaire à la plume corrosive, poétique, parfois humoristique ou tragique, mais toujours authentique.

    https://www.psychotheque.com

    #psychothèque #blog #écritures #poésie #chroniques #bipolarité #plumecorrosive #humournoir #billetdhumeur #satiresociétale

  • Après de nouveaux rejets acides dans un #ruisseau cet été, des voix réclament la suspension des activités minières d’Imerys à #Glomel
    https://splann.org/imerys-glomel-rejets-acides-juillet-2026

    La publication d’un arrêté préfectoral le 5 août a révélé qu’une pollution émanant de la #mine de Glomel (22) avait été constatée début juillet. La capacité de la multinationale à maîtriser sa production d’andalousite est plus que jamais questionnée. Certains opposants réclament la suspension de ses activités. L’article Après de nouveaux rejets acides dans un ruisseau cet été, des voix réclament la suspension des activités minières d’Imerys à Glomel est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #Pollutions #Andalousite #biodiversité #blavet #carrière #centre-bretagne #Côtes_d'Armor #Douar_Bev #eau_et_rivières #écologie #effluents_acides #ellé #environnement #extraction #extractivisme #fer #Imerys #industrie #industrie_minière #jean-yves_jégo #kreiz_breizh #langonnet #le_faouët #plouray #préfecture #Refracterre #rivière #sabès #udb #union_démocratique_bretonne

  • « On ne peut pas monter dans un bus sans savoir où il part » : la préfecture casse la grève du #Samu_social de #Paris et laisse des familles dans l’inconnu - L’Humanité
    https://www.humanite.fr/social-et-economie/cgt/tous-les-problemes-vont-se-repeter-la-prefecture-casse-la-greve-du-samu-soc

    Plusieurs dizaines de policiers ont évacué de force, jeudi 13 août, le parvis du Samu social de Paris, où plusieurs centaines de travailleurs et famille non accompagnées ont entamé une #grève il y a plus d’un mois. « Il est hors de question d’expulser des familles et des personnes sans abri pour les remettre à la rue », dénonçait la CGT.

    [...]

    Pour rappel, les travailleurs sociaux du 115 en grève réclament des revalorisations salariales pour l’ensemble du personnel, comme des financements à la hauteur des besoins du terrain. De plus, ils exigent également l’arrêt immédiat des remises à la rue et demandent le respect strict du principe légal de continuité de l’accueil inscrit dans la loi DALO de 2007 : garantir qu’aucune personne ou enfant pris en charge ne puisse être remis à la rue sans solution adaptée.

    Et qui est aux commandes ?

    #hébergement_d'urgence #occupation #préfecture

    • Reportage « Ils envoient les forces de l’ordre face à une situation de détresse sociale » : 450 personnes évacuées du parvis du Samu social de Paris
      https://www.liberation.fr/societe/logement/ils-envoient-les-forces-de-lordre-face-a-une-situation-de-detresse-social

      Depuis un mois, rejoignant les grévistes du 115 et leurs collègues, des familles avec de nombreux enfants avaient monté un campement de fortune devant le siège du service chargé d’orienter les personnes sans abri vers l’hébergement d’urgence. Utopia 56 dénonce une dispersion sans solution de relogement.

      De l’avis général, le timing est assez particulier. Voire carrément cynique. « Invoquer la canicule pour expulser un jour où il fait 39°C… » s’étrangle Pauline Agazzi, salariée d’Utopia 56. Dans l’arrêté d’#évacuation signé par le préfet d’Ile-de-France, les fortes chaleurs et leurs impacts sur la santé étaient l’un des principaux motifs invoqués pour mettre fin au #campement de 450 personnes sans abri qui occupait depuis un mois le parvis du Samu social, dans le XIIIe arrondissement de Paris. Mais la préfecture a attendu le pic caniculaire, ce jeudi 13 août, pour envoyer les gendarmes et CRS disperser aux aurores l’occupation, sans solution de relogement. Condamnant donc les familles – dont environ 150 mineurs et énormément d’enfants de moins de 5 ans – à l’errance dans un Paris brûlant.

      La veille, entre les barnums qui servaient d’abri de fortune, et les pancartes militantes – « La rue tue, le logement protège, hébergement pour tous·tes maintenant » –, l’angoisse montait mais les petits continuaient de jouer au foot, presque comme si de rien n’était. Depuis la mi-juillet, associations de lutte contre la précarité et familles sans abri avaient rejoint ici le piquet de grève des travailleurs du Samu social, en débrayage reconductible depuis le 23 juin, après que leur direction leur a annoncé la suppression de 861 nuitées d’hébergement quotidien dans les hôtels sociaux et a missionné les écoutants du 115 pour prévenir les familles hébergées qu’après des mois à l’abri, il leur fallait retourner dans la rue. La goutte d’eau pour ces travailleurs de l’ombre de l’hébergement d’urgence, déjà engagés dans des négociations compliquées pour demander l’amélioration de leurs conditions de travail et une revalorisation de leurs salaires, et dont le métier est normalement de trouver des solutions pour les personnes à la rue, pas de les y remettre.

      « Convergence des batailles »

      Avec la saturation de l’hébergement d’urgence en Ile-de-France, le #115 est de toute façon un « pansement sur une jambe de bois », selon Elena Sauterey, éducatrice en centre qui est en grève depuis juin. Parmi les familles, les historiques d’appels sont tous remplis de sollicitations du 115, et les mémoires de ces coups de fil incessants et infructueux, qui se coupent automatiquement au bout d’une heure d’attente et puis rebelote. « Depuis un mois, ça a décroché seulement deux fois, dit Rokia, son bébé dans les bras. Les deux fois ils m’ont dit : “Il n’y a plus de place, rappelez demain.” » Cette mère de trois petits enfants de 6, 3 ans et 8 mois, malienne d’origine en situation régulière, n’est pas considérée comme prioritaire vis-à-vis des critères de plus en plus restreints du Samu social. Pour être considéré comme « P1 » – l’indice maximum de priorité, « les seuls qui ont une chance d’obtenir une place », selon Pierre Kreins, juriste au sein de la structure et gréviste lui aussi –, il faut désormais être enceinte de plus de sept mois ou avoir un bébé de moins de 3 mois, ce qui veut dire que « les bébés de 3 mois et 2 jours ne sont plus considérés comme prioritaires », s’insurge Pauline Agazzi. Au début de l’occupation, une mère et son nourrisson de 3 semaines vivaient sur le campement.

      De l’aveu de Pauline Agazzi, la réunion des salariés du Samu social et des « usagers » du 115, soit « les écoutants qui doivent passer leur temps à dire non aux familles, et les familles, qui se réunissent », ça n’allait pas de soi. Mais cette inédite « convergence des deux batailles » était une manière de dire « même politique publique, même combat », selon les mots de Jordan Bernard, secrétaire général de la CGT au Samu social de Paris. Une manière aussi de se comprendre les uns les autres, de montrer que « ce numéro ne dysfonctionne pas à cause des collègues mais parce qu’il est pensé comme tel » ajoute Elena Sauterey.

      « Ils vont juste délocaliser tout le monde »

      « Ils envoient les forces de l’ordre face à une situation de détresse sociale, se désole Charlotte Kwantes, d’Utopia 56, qui se souvient de précédentes évacuations « très traumatisantes pour tout le monde », notamment en mars dernier à la Gaîté lyrique. Là, il va juste y avoir plus de 400 personnes sur le carreau. » Les termes de l’arrêté préfectoral – qui cite une « situation sanitaire particulièrement préoccupante », la présence sur le campement de maladies aggravées par « la promiscuité, l’absence de conditions de repos adaptées et des difficultés d’accès à une alimentation et une hydratation appropriées » et la canicule qui s’intensifie – ont aussi choqué. Pour Charlotte Kwantes, « c’est hallucinant de lire un tel niveau de mensonges et de mauvaise foi » : « La chaleur, les pathologies qui sont liées à la vie à la rue… Ce sont les choses sur lesquelles toutes les associations interpellent la préfecture, qui est en même temps en train de supprimer les places d’hébergement. »

      Comme le dénonçaient Utopia 56 et la CGT, les seules solutions proposées aux familles étaient des déplacements vers des #sas_régionaux d’accueil temporaire, loin de l’Ile-de-France. Loin aussi des emplois, des écoles où les enfants sont inscrits pour la rentrée, des rendez-vous médicaux ou des démarches administratives. « On méprise tellement les personnes sans abri qu’on considère qu’une solution de trois semaines loin des attaches scolaires, médicales et professionnelles, c’est acceptable », dit le cofondateur d’Utopia 56, Yann Manzi. « Toutes les personnes refusent parce que ça ne répond pas à leurs besoins. Ils vont juste délocaliser tout le monde, ajoute Charlotte Kwantes, qui redoute le retour de multiples campements dans Paris. On va avoir 20 mineurs non accompagnés qui vont retourner sous les ponts. Ce dont ils parlent dans l’arrêté, ça va juste continuer à exister ailleurs. »

      « Ces gens vont être dans la rue encore ce soir. Ils ne vont pas disparaître comme par magie », renchérit Yann Manzi, qui appelle les élus parisiens et des villes qui bordent la capitale à se substituer encore davantage à l’Etat pour mettre à l’abri les familles. Quitte à ensuite présenter la facture à qui de droit, comme l’a fait Strasbourg, qui a attaqué l’Etat en 2022 pour carence dans sa mission d’hébergement des sans-abri et a obtenu gain de cause (et une réparation de plus de 536 000 euros), il y a quelques jours.

      voir https://seenthis.net/messages/1185816

      Au Samu social, où une réunion de négociation destinée à sortir de la crise a été annulée mercredi après la publication de l’arrêté préfectoral, la grève se poursuit, mais l’occupation restera comme un tournant. « Ce ne sont plus seulement des personnes que j’accompagne, dit Elena Sauterey. C’est devenu des frères et sœurs de lutte. »

    • À Paris, le campement de 450 personnes installé dans l’enceinte du Samusocial a été évacué
      https://www.infomigrants.net/fr/post/73073/a-paris-le-campement-de-450-personnes-installe-dans-lenceinte-du-samus

      Jeudi matin, les personnes sans-abris – principalement étrangères, en situations régulière ou irrégulière – se sont vues proposer par la préfecture des places d’hébergement en CAES (centres d’accueil et d’examen de la situation) ou bien en SAS régionaux. Mais face à ces propositions, quelque 300 personnes, sur les 450 présentes, ont préféré quitter les lieux et retourner dans Paris.

    • OCCUPATION DEVANT LA MAIRIE DE PARIS CENTRE - rue Eugène Spuller 75003
      https://paris-luttes.info/appel-a-soutien-occupation-21041#maj74566

      Les familles et mineurs isolés expulsés ce matin après leur occupation pendant 1 mois du parvis du Samu Social ont relancé une action contre la Ville de Paris ! Venez rejoindre la mobilisation pour exiger des solutions d’hébergement dignes et adaptées pour toutes et tous ✊

      (il n’y avait pas d’autre choix raisonnable. à cette occasion on se souviendra de l’antique slogan "dispersion, trahison !")

  • « Tous ces migrants illégaux qui arrivent sur nos côtes prennent les emplois des Britanniques » : dans la station balnéaire de Jaywick, le vote pour Nigel Farage est nourri par la peur de l’étranger
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/08/12/tous-ces-migrants-illegaux-qui-arrivent-sur-nos-cotes-prennent-les-emplois-d

    « Tous ces migrants illégaux qui arrivent sur nos côtes prennent les emplois des Britanniques » : dans la station balnéaire de Jaywick, le vote pour Nigel Farage est nourri par la peur de l’étranger
    Par Julie Zaugg (Jaywick [Royaume-Uni], envoyée spéciale)
    Pour Michelle (qui n’a donné que son prénom), 54 ans, la décision de déménager à Jaywick, sur la côte de l’Essex, n’a pas été prise à la légère. « J’ai consulté les statistiques officielles pour trouver l’un des endroits au Royaume-Uni avec la population la plus blanche », relate-t-elle, le 5 août, assise devant le Sunspot, un minicentre commercial abrité dans des bâtiments de tôle qui a ouvert en 2023 sur le front de mer de cette station balnéaire isolée, située à un peu plus d’une centaine de kilomètres à l’est de Londres. « Je ne me sens plus en sécurité dans les grandes villes avec tous ces groupes de migrants illégaux qui rôdent », poursuit-elle.Jeudi 13 août, lorsque les résidents de Clacton-on-Sea, la circonscription dont fait partie Jaywick, se rendront aux urnes pour élire leur député, elle votera pour Nigel Farage, le dirigeant du parti d’extrême droite Reform UK.
    Les chalets bordant la plage de Jaywick, communauté fondée en 1928 comme village de vacances pour la classe ouvrière, sont progressivement devenus des résidences principales pour les personnes défavorisées fuyant la capitale. En ce mercredi après-midi de début août, des résidents sillonnent la rue principale sur des scooters pour personnes à mobilité réduite. La plage est parsemée de tentes érigées par des personnes sans domicile fixe. Trois jeunes femmes assises à même le trottoir versent de la vodka dans une bouteille de cola. Sur les balcons, des pancartes munies du slogan « Je suis avec Nigel » signalent l’allégeance politique du lieu.
    L’élection de Clacton-on-Sea a été déclenchée par la démission de Nigel Farage, qui occupe ce siège parlementaire depuis 2024. Placé sous enquête en raison d’un don non déclaré de 5 millions de livres (5,8 millions d’euros) provenant du cryptomilliardaire Christopher Harborne, il a choisi de démissionner et de se représenter à son propre poste, décrivant le scrutin du 13 août comme un vote « du peuple contre l’establishment ». Les principaux partis ont choisi de boycotter le scrutin pour ne pas rentrer dans son jeu.
    Cette décision a ouvert la voie à une série de candidats fantaisistes, dont Count Binface (« le comte à tête de poubelle »), qui a promis de maintenir le prix des croissants à 1 livre et de renvoyer à l’école les climatosceptiques. L’acteur Laurence Fox, qui représente le parti d’extrême droite Reclaim, est aussi sur les rangs. La réélection de Nigel Farage semble toutefois assurée. Un sondage de Mandate Research, publié le 3 août, lui attribue 73 % des intentions de vote.
    Les façades des hôtels à la peinture fanée ornant le front de mer témoignent des jours meilleurs qu’a connus cette station balnéaire avant que les classes ouvrières londoniennes ne découvrent les séjours tout compris en Espagne dans les années 1980. La fête foraine installée sur la jetée en bois était l’une des plus connues du pays. Des touristes journaliers en habit de plage fréquentent désormais les manèges brinquebalants et les échoppes vendant du sucre d’orge et des bulots. « Il n’y a qu’une seule personne qui aura mon vote, c’est Nigel », glisse Steve Devaux, 58 ans. Sa bête noire, ce sont les gens qui vivent de l’aide sociale. « Je possède plusieurs logements, et mes locataires ont des télés à écran plat et des meubles neufs sans avoir jamais travaillé un seul jour de leur vie », déplore-t-il.
    L’immigration l’inquiète aussi. « Tous ces migrants illégaux qui arrivent sur nos côtes prennent les emplois des Britanniques », lâche-t-il. La population de la cité est pourtant à 96 % blanche, selon le dernier recensement réalisé en 2021. Le 1er juillet, une embarcation de fortune contenant six migrants est arrivée sur l’une des plages locales, mais il s’agissait d’une première. « Clacton-on-Sea compte de nombreux retraités issus de la classe ouvrière, relève Peter Klotz, un élu travailliste au conseil municipal. On leur a vendu l’idée que tous leurs maux avaient été causés par les migrants. » Les plus de 65 ans représentent 32 % de la population, contre 19 % à l’échelle nationale.
    Le pasteur Stephen Clayden, qui prêche pour l’église Le Pain de vie, dans une halle blanche en face d’un supermarché Lidl, fait partie des orateurs affiliés à la droite dure qui ont influencé le discours politique à Clacton-on-Sea. « Les gens sont inquiets, lance-t-il. Des groupes d’hommes asiatiques ont été vus à proximité de certaines écoles. » Il dit vouloir « [se] battre pour éviter que les hôtels de la cité ne servent à héberger des demandeurs d’asile, comme ailleurs au Royaume-Uni ». Interdit de prêche dans la ville voisine de Colchester en raison du contenu homophobe et islamophobe de ses sermons, Stephen Clayden a reçu le soutien de Nigel Farage dans une vidéo mise en ligne en mai.
    Siégeant dans un ancien théâtre néoclassique, le chef (non élu) du conseil municipal de Tendring (qui comprend Clacton-on-sea et Jaywick), Ian Davidson, est préoccupé par le cirque médiatique qui s’est abattu sur la commune de 53 200 habitants. « Cette élection n’est pas une blague, soupire-t-il. Nous élisons notre représentant parlementaire. » Il a préparé une présentation d’une trentaine de pages à l’intention des candidats pour les informer des enjeux locaux. « Clacton-on-Sea souffre d’un profond dénuement, détaille-t-il. Le nombre de jeunes qui obtiennent un diplôme d’études secondaires est plus bas que la moyenne nationale. L’espérance de vie est dix-huit ans plus basse qu’à Saffron Walden [une riche commune de l’Essex]. » Il y voit un effet du manque d’emplois dans cette station balnéaire qui ne parvient guère à attirer les touristes. « C’est un cercle vicieux, poursuit-il. Comme les logements sont bon marché, les personnes défavorisées et les séniors déménagent ici, faisant pression sur les ressources publiques. »
    Sur la place centrale de Clacton-on-Sea, on sent poindre ces défis. Un groupe d’habitués sirote des canettes de bière en lançant des grossièretés aux passants. Une dame âgée en minijupe et en haut très court se promène en marmonnant, une poupée dans les bras. Un garçon d’une douzaine d’années tente d’écouler des parfums de contrefaçon qu’il trimballe dans un cabas en papier.« L’absence de perspectives pousse de nombreux électeurs dans les bras de Reform UK », juge Ben Lattimore, un résident de 39 ans qui prend le soleil dans un parc au bord de l’eau. Il pense toutefois que le scrutin déclenché par Nigel Farage va entamer sa popularité. « Nous avons bien compris qu’il cherche juste à détourner l’attention de ses problèmes financiers », dit-il. Reform UK, qui caracolait en tête des sondages il y a un an, avec 34 % des intentions de vote au niveau national, a vu cette part chuter à 26 %, selon le baromètre Ipsos de juin.

    #Covid-19#migration#migrant#royaumeuni#extremedroite#migrationirreguliere#politiquemigratoire#sante

  • Ceuta : sur les réseaux sociaux, les fausses informations et appels à traverser la frontière le 15 août inquiètent les autorités - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/73024/ceuta--sur-les-reseaux-sociaux-les-fausses-informations-et-appels-a-tr

    Ceuta : sur les réseaux sociaux, les fausses informations et appels à traverser la frontière le 15 août inquiètent les autorités
    Par La rédaction Publié le : 11/08/2026
    Plus d’une semaine après l’entrée de plus de 80 000 migrants dans l’enclave espagnole de Ceuta fin juillet, des messages en ligne relaient des appels à retraverser la frontière le 15 juillet. La Garde civile espagnole estime qu’"une campagne en ligne active susceptible de mobiliser la population" existe bel et bien mais reste impossible à quantifier.
    Tout sourire et vêtue d’une combinaison de plongée, une jeune femme s’affiche sur les réseaux. En seule légende : « +212 ➡️ +34 », en référence aux indicatifs téléphoniques du Maroc et de l’Espagne. Un message simple qui témoigne de la réussite de sa traversée du Maroc vers l’Espagne. Comme l’avait déjà constaté InfoMigrants, nombreux sont les migrants qui documentent leur émigration réussie sur les réseaux.Mais ces derniers jours, à peine plus d’une semaine après l’arrivée massive de plus de 80 000 migrants dans l’enclave de Ceuta, des messages circulent massivement sur Tiktok, Instagram et Facebook et évoquent tous une même date : le 15 août 2026.
    Parfois vus plusieurs centaines de milliers de fois, ces messages affirment que « le 15 août, le poste frontière de Ceuta / El Tarajal sera ouvert normalement si Dieu le veut. Le 15 août est férié en Espagne mais le poste reste ouvert 24h/24. Il est peu probable qu’il y ait beaucoup de circulation ». Dans d’autres posts, un visuel citant un faux communiqué du gouvernement espagnol avançant qu’"il a été décidé d’ouvrir les points de passage frontaliers le 15 août (…) de 10h à 23h" circule.Et dans les commentaires, des vagues de messages de Marocains. « L’armée ne nous a pas permis de rentrer la première fois. Espérons qu’on le refera le 15/08 », écrit l’un d’eux, partageant son numéro commençant par +212. En dessous, les messages se multiplient. « Nous sommes deux et prêts, voici mon numéro », commente un autre.
    D’autres partagent des liens de groupes WhatsApp. « Que Dieu soit avec nous », avance une jeune femme dans l’un des groupes rejoints par InfoMigrants. « Je vais travailler deux ans en Espagne », prédit une autre. D’autres partagent des vidéos issus des réseaux sociaux montrant les « meilleurs itinéraires » à la nage pour rejoindre Ceuta en évitant les contrôles policiers.
    Ces messages, repérés il y a plusieurs jours, commencent à inquiéter les autorités qui craignent de voir affluer une nouvelle vague de personnes à la frontière entre le Maroc et la petite enclave espagnole. Selon une enquête de la Garde civile espagnole, il existe bien « une campagne en ligne active susceptible de mobiliser la population » mais il n’existe aucun élément permettant d’estimer le nombre de participants potentiels ni de supposer que les événements survenus fin juillet se reproduiront le 15 août.
    Le rapport fait également état d’une quantité importante de désinformation, notamment concernant l’ouverture de la frontière, l’aide financière perçue par les migrants après leur arrivée ou encore la récente décision de la Cour suprême. Cette dernière avait déjà été largement instrumentalisée fin juillet même si, là aussi, l’impact réel de ces publications est difficile à quantifier.
    De manière générale, le sujet de l’émigration vers l’Europe a toujours suscité un fort intérêt au Maroc. Quelques jours avant l’afflux massif à Ceuta, Les images de Farah, une marocaine arrivée à Ceuta, ont fait le tour des réseaux. Les vidéos de la jeune fille faisant un signe de victoire devant les caméras du média local El Faro de Ceuta ont été visionnées plusieurs millions de fois et ont même été diffusées dans des journaux télévisés nationaux.
    « Tous ces contenus sur les réseaux sociaux rencontrent un effet de masse car ils entretiennent le récit d’une Europe perçue comme un Eldorado », racontait à InfoMigrants Saïd Tbel de l’AMDH. Et d’ajouter : « Imaginez l’impact que cela peut avoir sur une jeunesse sans perspectives lorsqu’elle voit un homme revenir d’Europe avec une voiture ou de l’argent ou quand elle voit sur les réseaux sociaux un habitant du quartier parti en Europe réussir ».En réponse, la frontière se renforce. Selon RFI, le dispositif sécuritaire a été augmenté à Fnideq et aux abords du poste-frontière avec Ceuta. Des vidéos montrent l’arrivée massive de véhicules des forces de l’ordre. Une information confirmée par l’Association marocaine des droits humains à Tétouan, à nos confrères du site d’information marocain Yabiladi.Même chose du côté espagnol de la frontière. La directrice générale de la Garde civile, Mercedes González, a ordonné qu’aucun nouveau congé ne soit accordé aux officiers de l’institution armée en poste à Ceuta et Melilla en raison de « la situation opérationnelle résultant de l’augmentation de la pression migratoire irrégulière » dans les deux villes autonomes, selon un document interne obtenu par El Pais. « La circulaire intervient à la suite de ces informations faisant état d’une nouvelle tentative présumée de franchissement massif de la frontière par des migrants en situation irrégulière, encouragée sur les réseaux sociaux pour samedi prochain », note le journal.
    Les autorités espagnoles sont particulièrement sur le qui-vive car même si la quasi-totalité des Marocains entrés à Ceuta fin juillet ont été renvoyés dans leur pays, la situation est loin d’être revenue à la normale. Selon le président de Ceuta, Juan Jesús Vivas, entre 8 000 et 11 000 migrants sans papiers se trouveraient encore dans la ville autonome.Sur la plage de Trampolin, à Ceuta, plusieurs centaines d’exilés luttent pour leur survie depuis maintenant plus d’une semaine. Pour s’abriter, ils ont commencé à construire de petites cabanes avec les objets trouvés sur place, parfois avec des pans de tissus. Sur des morceaux de bois, des vêtements ont été suspendus. Mais en attendant qu’une décision soit prise sur leur sort, les exilés patientent sur le sable. Le CETI est saturé et ne peut pas accueillir les nouveaux arrivants.

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    Espagne : un réseau d’exploitation sexuelle de mineures non accompagnées subsahariennes démantelé
    Par La rédaction Publié le : 12/08/2026
    La police espagnole a annoncé mardi 11 août avoir démantelé un réseau de traite de jeunes migrantes subsahariennes à des fins d’exploitation sexuelle. Cinq membres du réseau, qui opéraient depuis les îles Canaries, ont été arrêtés. La Guardia Civil a annoncé mardi 11 août le démantèlement d’une organisation criminelle implantée à Gran Canaria, dans les îles Canaries. Elle est accusée d’avoir recruté des mineures non accompagnées hébergées dans des centres d’accueil afin de les transférer vers l’Espagne continentale et la France où elles ont été exploitées sexuellement.
    L’opération baptisée Jabany a conduit à l’arrestation de cinq personnes, dont un mineur. Grâce au déroulement de cette opération, la Guardia civil a aussi pu libérer deux victimes et empêcher la fuite de quatre autres mineures, « les empêchant de quitter les îles selon la même procédure que dans les cas précédents ».
    L’enquête a débuté après le retour en Espagne d’une jeune migrante qui avait quitté un centre de protection de Gran Canaria et avait été transférée en France. Selon son témoignage, elle avait été attirée par la promesse d’un emploi avant de finalement réussir à revenir en Espagne. Elle a alors raconté sa situation aux autorités. C’est à la suite de ce témoignage que les enquêteurs se sont intéressés à d’autres cas de disparitions de mineures hébergées dans des centres de protection de l’île. Après plusieurs mois d’enquête, ils ont alors constaté un schéma similaire dans plusieurs cas : des mineures quittaient leur centre d’accueil sans leurs documents personnels et apparaissaient quelques heures plus tard sur des vols à destination de différentes villes de la péninsule espagnole.Selon les enquêteurs, le réseau profitait de la vulnérabilité particulière des jeunes filles, souvent sans liens familiaux en Espagne, désireuses de trouver du travail et confrontées à la barrière de la langue.
    Pour la Guardia Civil, la répétition de ces départs et la présence de documents d’identité utilisés pour les voyages ont permis d’établir qu’il ne s’agissait pas de fugues isolées, mais d’une « organisation structurée ». Chaque membre avait des rôles bien définis : « certains membres étaient chargés de contacter les mineurs ou de faciliter les contacts depuis les centres ; d’autres géraient les formalités administratives, la distribution des effets personnels ou l’achat des billets », expliquent les autorités. Dans certains cas, les suspects accompagnaient même les victimes à l’aéroport pour s’assurer qu’elles puissent accéder à la zone d’embarquement et être ensuite transférées vers leur destination finale. Des investigations supplémentaires sont toujours en cours afin de déterminer si d’autres jeunes filles ayant quitté des centres de protection de Gran Canaria au cours des dernières années ont pu être victimes du même réseau. Et si oui, de retrouver leurs traces.Cette annonce intervient alors que la problématique de la prise en charge des mineurs non accompagnés (MNA) en Espagne fait couler beaucoup d’encre. À la suite de l’afflux de plus de 80 000 migrants dans l’enclave de Ceuta fin juillet, il reste des milliers de MNA dans le petit territoire espagnol en terre marocaine et les autorités sont confrontées à leur délicate prise en charge. Parmi eux se trouvent de nombreuses jeunes filles, particulièrement vulnérables aux risques de violences sexuelles et d’exploitation. Quelques adolescents ont trouvé un hébergement provisoire chez des habitants mais de très nombreux jeunes sont toujours contraints de dormir à la rue. Cette situation les expose à de graves risques d’exploitation et de traite d’êtres humains, met en garde l’Unicef. « Certains d’entre eux sont très jeunes, il y a aussi des filles, et c’est un véritable traumatisme de se retrouver seuls, sans projet migratoire », a souligné le directeur général de l’Unicef Espagne, José María Vera, interrogé par le média Cadena Ser.

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