• Sablés au rhum et orange
    https://www.cuisine-libre.org/sables-au-rhum-et-orange

    Bien battre le beurre et le sucre. Ajouter le jus d’orange et le #Rhum, bien mélanger, puis ajouter le jaune d’œuf et faire mousser le mélange. Incorporer la farine avec la levure. Mélanger jusqu’à obtention d’une boule de pâte assez ferme (mais pas trop ; il y a du liquide) qui ne colle pas au plat. Laisser reposer la pâte durant 1 heure au frais. Sortir la pâte et la séparer en deux parts égales. Dans l’une, ajouter la cannelle et pétrissez la pâte à nouveau. Filmer les deux pâtes et remettez au frais au… Rhum, #Sablés, Farine de blé / #Sans viande, #Four

    #Farine_de blé

  • Étoiles de Moustiers au miel de lavande
    https://www.cuisine-libre.org/etoiles-de-moustiers-au-miel-de-lavande

    Petits #Sablés provençaux parfumés au #Miel de #Lavande. Faites chauffer l’eau, rajoutez le miel et le sucre puis laissez frémir à feu doux pendant 1 min. Dans un saladier, mettez la farine et versez le mélange eau-miel ainsi que le beurre fondu. Travaillez tous les ingrédients pour obtenir une pâte souple. Lorsque la pâte est froide, incorporez

    les œufs, les noix, le bicarbonate de soude et les épices. Formez une boule, entourez-la d’un film alimentaire et laissez reposer au réfrigérateur pendant une…

    Miel, Sablés, Farine de blé, Lavande, #Provence, #Treize_desserts / #Sans viande, #Four
    #Farine_de blé

  • #Sablés à la noisette
    https://www.cuisine-libre.org/sables-a-la-noisette

    Sablés à la noisette et au citron, pour le plaisir des écureuils ! Mélanger le sucre et la farine avec la poudre de noisette. Ajouter le beurre en petits morceaux et malaxer jusqu’à obtention d’un mélange sablé homogène. Battre les œufs avant de les ajouter. Mélanger jusqu’à obtenir une pâte homogène. Ajouter les zestes de citron et mélanger. Abaisser la pâte entre deux feuilles de papier sulfurisé pour éviter que cela ne colle, assez finement : sur 0,5 cm d’épaisseur. Réfrigérer au moins 30 minutes pour… Sablés, Farine de blé, #Poudre_de noisette / #Végétarien, #Sans œuf, #Sans viande, #Four

    #Farine_de blé

  • Vers des #sables alternatifs issus de la déconstruction des bâtiments : le projet de recherche SAND

    Le sable est la 3e ressource consommée dans le monde. Il existe de forts enjeux à développer l’#économie_circulaire de cette ressource non renouvelable : c’est l’objet du #projet_de_recherche #SAND destiné à valoriser du sable issu de la #déconstruction des bâtiments et des #boues_de_bétons dans les mortiers, et à mettre en place une filière de recyclage.

    Le projet de recherche SAND, financé par l’#Ademe et coordonné par l’entreprise #PAREX / #SIKA, est mené en synergie avec #Clamens et le Cerema. Il a pour objectif de produire du sable issu du recyclage de #matériaux_du_bâtiment et des boues de bétons afin d’économiser la #matière_première.

    En effet, le sable est la 3e ressource la plus consommée au monde après l’air et l’eau et son extraction a un fort impact environnemental, et est devenue un enjeu stratégique car sa raréfaction est de plus en plus critique.

    Du #sable_recyclé pour du mortier à usage du bâtiment

    La #dépendance mondiale du sable induit une forte tension au niveau de l’#approvisionnement et une hausse de prix. L’usage d’un #sable_de_substitution pour le bâtiment qui en est le principal consommateur et la création d’une filière de recyclage des #déchets_locaux_inertes du #BTP, dans une démarche d’économie circulaire, répondraient à ces problématiques en développant des emplois locaux.

    Par ailleurs, un procédé de production de sables alternatifs sera mis au point. Ce procédé, économe en énergie, permettrait de produire un gisement homogène et ayant les propriétés requises pour être intégré dans des #mortiers colles ou des mortiers d’enduits.

    Le projet, qui bénéficie d’un financement du #Programme_d’investissement_d’avenir et s’étendra sur quatre ans, sera mené en trois grandes étapes pratiques :

    - Définir les propriétés des sables recyclés qui pourront être incorporés dans des mortiers colles ou des mortiers d’enduits. Différentes propriétés des sables vont être analysées afin de garantir un flux homogène malgré la diversité des sources.
    - Mettre en place des formules adaptées selon le taux d’incorporation des sables recyclés. Les formules seront caractérisées selon les normes en vigueur, notamment d’un point de vue durabilité.
    – Mettre en place un démonstrateur industriel qui pour produire un sable homogène avec un procédé éconologique (économiquement viable et dont l’impact environnemental serait réduit). L’objectif est de s’assurer de la viabilité technique du procédé et de sa reproductibilité pour permettre le développement d’une filière des mortiers recyclés destinés au bâtiment. Ce démonstrateur permettra à terme de traiter 100.000 tonnes de sable par an.

    L’expertise du Cerema en caractérisation des matériaux mobilisée

    L’équipe de recherche DIMA (Durabilité, Innovation et valorisation des Matériaux Alternatifs) du Cerema sera plus particulièrement impliqué dans deux volets qu’il pilotera : l’évaluation des scénarii logistiques et des voies de valorisation des sables, et l’évaluation des impacts environnementaux, économiques et sociétaux des mortiers fabriqués. Des essais en laboratoire seront menés par le Cerema d’Ile-de-France afin de valider les mélanges proposés par le partenaire industriel. Une attention particulière sera portée à la durabilité des mortiers mis en œuvre.

    Dans une seconde phase, les mortiers à base de sables recyclés seront testés avec la pose de carrelages et d’enduits à l’aide de ce mortier sur des bâtiments existants.

    L’objectif final est de permettre la diffusion et la mise en oeuvre du procédé partout où il eut être utile aux filières.

    https://www.cerema.fr/fr/actualites/sables-alternatifs-issus-deconstruction-batiments-projet
    #sable #construction #recyclage #alternative

    et un nouveau mot : #éconologie

    ping @albertocampiphoto

  • Pourquoi les prix de l’essence et du diesel battent-ils des records historiques… et pas le pétrole ? Arnaud Ruyssen - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/economie/detail_pourquoi-les-prix-de-l-essence-et-du-diesel-battent-ils-des-records-hist

    C’est un constat surprenant, si vous regardez les prix du pétrole brut en octobre 2018, ils sont légèrement plus haut qu’aujourd’hui. Pourtant les prix à la pompe de l’essence et du diesel sont eux nettement plus élevés qu’en 2018. Déclic a voulu comprendre.

    Regardons les chiffres en détail. En octobre 2018, le pétrole Brent était à 86 $ le baril, très légèrement plus haut qu’aujourd’hui. En revanche, la différence sur le litre de diesel et d’essence est, elle, nettement plus élevée. 12 centimes de plus pour le diesel et pratiquement 20 centimes en plus pour l’essence.

    Ce ne sont pas les taxes qui sont en cause…
    Ce n’est donc pas la matière brute qui est la cause de cette hausse, mais alors quoi ? La tentation est grande d’incriminer les taxes qui représentent une part importante du prix du carburant. Voyons la décomposition pour le diesel : pour un litre, 63 centimes payent le carburant lui même, 19 centimes rémunèrent la distribution, le reste (52%) ce sont les 60 centimes d’accises et 30 centimes de TVA + une petite cotisation pour alimenter les réserves stratégiques.

    Mais ce n’est pas sur ce front-là qu’il faut chercher les raisons de la hausse. Les accises n’ont pas été augmentées depuis fin 2018 et la TVA est un pourcentage (21%) des autres composantes du prix. Elle accentue donc l’ampleur de la hausse mais n’en est pas la cause.

    C’est le raffinage qui coute très cher en ce moment
    Le coupable de cette hausse particulièrement forte des prix à la pompe se trouve, en fait, à Rotterdam, sur le marché du « Platts »… le pétrole raffiné utilisé en Europe occidentale. Ce pétrole transformé a une cotation spécifique, déconnectée du pétrole brut et, en ce moment, il flambe encore plus que la matière première. 

    La reprise de la demande mondiale post-covid est particulièrement forte au niveau des carburants et «  il y a une sorte de goulot d’étranglement au niveau des capacités de raffinage  » explique Olivier Neiyrinck, directeur technique de la fédération des distributeurs de carburants (BRAFCO). Cela alimente aussi des phénomènes de spéculation qui tirent encore les prix à la hausse.

    Voilà donc pourquoi les prix des carburant sont encore davantage sous tension que les prix du pétrole brut. La plupart des analystes tablent sur une stabilisation entre offre et demande dans le courant du mois de Novembre, qui devrait contribuer à stabiliser les prix.

    #pétrole #énergie #sables_bitumineux #gaz #économie #russie #extractivisme #etats-unis #arabie_saoudite #finance #spéculation #finance #capitalisme #économie #spéculation_financière #europe #agriculture #multinationales #décrypter

  • L’Atlas interactif du 6eme rapport du GIEC
    http://www.davduf.net/l-atlas-interactif-du-6eme-rapport-du-giec

    Pour la première fois, le #GIEC a mis en ligne un atlas interactif détaillant, pour chaque région du monde, les effets liés à une trentaine de « conditions climatiques génératrices d’impacts ». Tous les effets sur le temps et dans l’espace sont documentés. Bien lire le mode d’emploi pour en apprécier la terrible portée : https://interactive-atlas.ipcc.ch Revue de presse, du web & veille en tous genres

    / #Agro_alimentaire, #Sables_Bitumineux

    #Revue_de_presse,du_web&_veille_en_tous_genres

  • #Sablés viennois à la #Pistache et ses brisures
    https://www.cuisine-libre.org/sables-viennois-a-la-pistache-et-ses-brisures

    Mettre en consistance crémeuse le beurre doux. Ne pas hésiter à le battre au batteur plusieurs minutes. Le beurre doit devenir léger et blanchâtre. Ajouter le sucre glace tamisé, la fleur de sel légèrement pilée, la pâte à pistache et les blancs d’œufs. Battre quelques secondes pour obtenir une pâte homogène. Verser ensuite la farine et mélanger délicatement au batteur. Dresser vos sablés en utilisant une poche à douille avec une douille cannelée de grande taille. Réaliser des « W » ou laisser votre… #Chocolat, Pistache, Sablés, Farine de blé / #Sans viande, #Four

    #Farine_de blé

  • Ginger biscuits
    https://www.cuisine-libre.org/ginger-biscuits

    Préchauffer le #Four à 180°C. Battre le beurre et le sucre jusqu’à ce que l’ensemble soit bien crémeux. Ajouter l’œuf battu et le Golden Syrup. Dans un autre bol, tamiser la farine, les épices, la levure et le sel que vous ajouterez au 1er mélange. Former une trentaine de petites boules et les disposer, bien espacées, sur une feuille de papier sulfurisé. Les aplatir très légèrement (elles s’étaleront à la cuisson) et faire cuire à 180°C pendant 12 à 15 minutes. Laisser refroidir avant de manipuler. Les… #Gingembre, #Sablés, Farine de blé, #Angleterre / #Sans_viande, Four

    #Farine_de_blé

  • Diamants au citron
    https://cuisine-libre.fr/diamants-au-citron
    https://www.instagram.com/p/CBLnnOWoHtq

    Jaunes et brillants comme des soleils… Fêtez le solstice d’été avec ces délicieux sablés diamants au citron. Mélanger au batteur le beurre, le sel et le sucre. Tamisez les farines et zester finement le citron. Mélanger le tout à l’aide…

    #sablés #citron #solstice #Sans viande

  • #Canada. Un #oléoduc pour financer la #transition_énergétique : Trudeau joue les équilibristes

    Le Premier ministre canadien a relancé le projet d’expansion de l’oléoduc #Trans_Mountain, visant à exporter le pétrole des #sables_bitumineux de l’#Alberta. Tout en affirmant que les revenus générés serviraient à financer la transition énergétique. Un discours qui ne convainc pas tout le monde.

    https://www.courrierinternational.com/article/canada-un-oleoduc-pour-financer-la-transition-energetique-tru
    #énergie #extractivisme #pétrole

    ping @reka

  • #Sablés œufs de Pâques
    https://cuisine-libre.fr/sables-de-paques

    Sablés de Pâques aux parfums d’agrumes, comme des œufs au citron. Préchauffer le #Four à 180°C (th.6). Dans une jatte, mélanger du bout des doigts la farine, la poudre d’amande, l’œuf battu, le sucre glace et le beurre en morceaux avec une pincée de sel, le zeste du #Citron et la moitié de son jus. Travailler la pâte jusqu’à ce qu’elle soit sableuse. Former une boule. Laisser reposer 1 heure au frais. Étaler la pâte sur 1/2 cm d’épaisseur. À l’aide d’un emporte-pièce de forme ovoïde, découper des sablés…

    Citron, Sablés, Farine de blé / #Sans_viande, Four

    #Farine_de blé

  • Canada : Allégement fiscal pour le forage albertain La Presse canadienne - 23 Novembre 2018 - Le devoir

    https://www.ledevoir.com/economie/542054/allegement-fiscal-pour-le-forage-albertain

    La première ministre de l’Alberta, Rachel Notley, accorde des allégements fiscaux aux sociétés de forage de pétrole et de gaz naturel, en plus de critiquer le manque de compréhension d’Ottawa quant au sérieux des problèmes que représente la réduction de prix à laquelle est soumis le pétrole de l’Ouest canadien.


    Photo : Jason Franson La Presse canadienne Rachel Notley a annoncé que son gouvernement ajouterait le forage pétrolier et gazier à une liste d’industries exposées au commerce et exemptes de la taxe sur le carbone de la province.

    Dans un discours prononcé lors d’un événement à Calgary, organisé par l’association canadienne des entrepreneurs en forage de puits pétroliers (CAODC), elle a annoncé que son gouvernement ajouterait le forage pétrolier et gazier à une liste d’industries exposées au commerce et exemptes de la taxe sur le carbone de la province. L’exemption, rendue rétroactive à l’entrée en vigueur de la taxe au début de 2017, devrait permettre au secteur du forage un allégement d’entre 750 000 $ et 1,5 million par année.

    Mme Notley a par la suite critiqué un rapport financier fédéral dévoilé mercredi qui, selon elle, sous-estime la crise des prix du pétrole dans l’Ouest canadien. Le problème est imputé à la capacité insuffisante des pipelines, ce qui ne permet pas d’éliminer la surabondance de pétrole brut en Alberta, qui attend d’être exporté. Elle a fait valoir aux journalistes que, si le secteur manufacturier canadien avait autant souffert, cela aurait été mentionné dans le premier paragraphe du discours de présentation de l’Énoncé économique de l’automne.

    La CAODC, quant à elle, dit s’attendre à une légère amélioration de l’activité de forage l’année prochaine. Dans ses prévisions pour 2019, elle dit prévoir une augmentation de 51 puits, à environ 7000 puits. Cela représente une baisse par rapport aux quelque 13 000 puits qui étaient en activité en 2014, avant la chute des prix mondiaux du pétrole.

    « D’autres industries dans la même situation tendraient la main pour obtenir un renflouement gouvernemental. Pourtant, notre industrie a seulement demandé la permission et le soutien du gouvernement pour livrer nos produits sur le marché, a affirmé le président de l’association, Mark Scholz. Le manque d’action et d’attention du gouvernement fédéral à l’égard de cette question urgente est assourdissant. »

    #ruisselement #pétrole #fiscalité #énergie #pollution #pollution #sables_bitumineux #gaz #environnement #économie #gaz_de_schiste #extractivisme #canada #femme

    • Le texte ? On peu le demander gentiment, le texte en clair ?

      Les abus du Canada sont incroyables et trop bien cachés. Envers la terre, envers le territoire, envers les habitants déjà. Un pays pareil, tant vanté par le commun, aucun paywall ne peut se justifier face à la denonciation de ses exactions. Si ?!

      J’dis ça, en l’air.

    • Tout à fait..., Simon Roger partage sûrement cet avis.

      Au Canada, troisième réserve pétrolière mondiale, le poison de l’or noir de l’Alberta
      Par Simon Roger

      Publié le 06 Septembre 2018
      Contaminations (5/7). La province canadienne est souillée et défigurée par l’exploitation des sables bitumineux, qui empoisonne les fleuves, les lacs et les populations amérindiennes.

      A la sortie du long virage qui laisse entrevoir les premiers chalets de Fort Chipewyan, un panneau invite tout individu témoin d’un crime à contacter la cellule téléphonique mise à disposition par la police.

      La localité de 900 âmes du nord de l’Alberta, accessible par la route seulement quelques semaines par an, lorsque le froid est si mordant qu’il fige le lit des rivières en une glace suffisamment épaisse pour laisser circuler les véhicules, n’a pourtant pas le profil d’une cité de la peur. Ses habitants sont d’ailleurs bien incapables de se remémorer le moindre acte criminel commis ces dernières années dans le village peuplé de Premières Nations Mikisew Cree et Athabasca Chipewyan, deux groupes amérindiens parmi les cinquante composantes autochtones du Canada.

      La population de « Fort Chip », pourtant, débute la journée avec la boule au ventre, redoutant de tomber malade et inquiète pour l’avenir du lac dont la rive méridionale domine le panorama. Au milieu de l’hiver, seules quelques taches sombres rompent la monotonie de cette ligne d’horizon d’un blanc infini : elles signalent les îlots sur lesquels la végétation émerge du manteau neigeux.

      D’une superficie de près de 8 000 km2, le lac est de loin la plus grande retenue d’eau d’Alberta et de l’Etat voisin du Saskatchewan. Il est aussi la principale source de subsistance pour les populations amérindiennes, habituées depuis toujours à pêcher le grand brochet et le doré jaune dans l’Athabasca, à traquer le caribou, l’élan ou le bison dans les forêts alentour et à récolter des baies dans la nature environnante. Un mode de vie ancestral qui semble de moins en moins compatible avec une autre histoire albertaine, débutée celle-là vers la fin des années 1960, celle de l’extraction du pétrole issu des sables bitumineux.

      « On ne fait que survivre au jour le jour, maugrée Ray Ladouceur, un pêcheur de 76 ans. Depuis plus d’un demi-siècle, je vis du produit de ma pêche. Aujourd’hui, l’eau est polluée et le gouvernement a dû interdire la commercialisation de la pêche. »
      « On ne fait que survivre au jour le jour, maugrée Ray Ladouceur, un pêcheur de 76 ans. Depuis plus d’un demi-siècle, je vis du produit de ma pêche. Aujourd’hui, l’eau est polluée et le gouvernement a dû interdire la commercialisation de la pêche. » .
      « On ne fait que survivre au jour le jour, maugrée Ray Ladouceur, un pêcheur de 76 ans. Depuis plus d’un demi-siècle, je vis du produit de ma pêche. Quand les entreprises minières ont commencé à déverser leurs eaux usées dans la rivière Athabasca, qui se jette dans le lac, elles ont contaminé le poisson. Aujourd’hui, l’eau est polluée et le gouvernement a dû interdire la commercialisation de la pêche. » « Jusqu’où irons-nous, nous, les êtres humains, dans la destruction de toute chose ? », s’interroge le vieil homme avant de confier avoir perdu une quinzaine de membres de sa famille, victimes de cancers. Les rejets industriels qui affectent l’air, l’eau et le sol en seraient la cause.

      Infirmière au centre de santé, Jane Lepine recense de plus en plus de cas de cancers de l’estomac, du poumon ou du foie, de diabètes, de pathologies neurodégénératives, « parmi la population adulte, mais également chez les enfants de Fort Chipewyan ». « Cet endroit est une décharge publique de substances contaminantes, se désole l’infirmière, pour qui la prévalence de ces maladies ne peut être dissociée des émissions des activités pétrolières. Malheureusement, on manque de données sanitaires qui confirmeraient nos craintes. » Ce n’est pourtant pas faute d’avoir alerté l’autorité de santé de la province, Health Alberta, et son équivalent fédéral, Health Canada, qui a compétence pour agir dans les réserves indiennes dont fait partie le territoire de Fort Chipewyan.

      « Se faire soigner coûte très cher ici »
      Mais jusqu’à présent, les questions de la population locale n’ont reçu que des réponses très parcellaires. Cette quête de vérité obsède aussi John O’Connor. Ce médecin irlandais est arrivé au Canada il y a trente ans pour y remplacer un collègue européen ; il a fini par s’installer à demeure à Fort McMurray, la grande agglomération du nord de l’Alberta.

      Depuis 2000, lorsque plusieurs familles lui ont demandé d’y assurer quelques consultations hebdomadaires, le praticien s’intéresse au sort du village. « Je suivais déjà d’autres populations indiennes, mais pas Fort Chip, qui a la particularité d’être une communauté très isolée et condamnée à vivre en autosuffisance, explique John O’Connor. La route hivernale n’est ouverte que deux mois par an. Le reste du temps, il faut prendre l’avion pour aller se faire soigner à Fort McMurray, mais ça coûte très cher. »

      « Avant on se baignait dans le lac. Maintenant on ne peut plus. Mon grand-père chasse mais il ne trouve plus d’animaux. La plupart des jeunes s’en foutent des problèmes de pollution », se désole Chantel Wanderingspirit, 20 ans, au café de la station-service de Fort Chipewyan.
      « Avant on se baignait dans le lac. Maintenant on ne peut plus. Mon grand-père chasse mais il ne trouve plus d’animaux. La plupart des jeunes s’en foutent des problèmes de pollution », se désole Chantel Wanderingspirit, 20 ans, au café de la station-service de Fort Chipewyan. .
      Au gré de ses allers et venues, le médecin accumule les témoignages. « Les discussions tournaient beaucoup autour des changements de l’environnement, comme la raréfaction du nombre d’oiseaux, la mauvaise qualité de la viande issue de la chasse, les difformités constatées sur certains poissons… avec une préoccupation centrale, la qualité de l’eau du lac, décrit le praticien. J’ai observé ensuite des pathologies que je n’aurais jamais pensé identifier parmi une population d’un millier de personnes, par exemple plusieurs cas de cancers des voies biliaires, une maladie qui touche en temps normal un individu sur 100 000. » Il en informe les chefs des Premières Nations, interroge ses collègues médecins à Fort McMurray puis interpelle, en 2005, les autorités de santé. Sans réponse de ces dernières.

      Ce mutisme prendra fin après la diffusion par la télévision nationale canadienne CBC, quelques mois plus tard, d’un sujet relayant les questionnements de John O’Connor. Contraint de réagir à l’écho médiatique du reportage, Health Canada dépêche trois médecins sur place en mars 2006.

      Devant les journalistes qui couvrent la visite au centre de santé de Fort Chipewyan, l’un des représentants de l’agence fédérale boit un verre d’eau du robinet : preuve est faite que l’eau est parfaitement potable ! Aucune mesure sanitaire ne s’impose, concluent les trois experts avant de rejoindre leur avion en esquivant les questions de l’auditoire.

      « Taux de cancers plus élevés de 29 % »
      Les autorités de santé s’intéressent en revanche de près au docteur un peu trop suspicieux. Une procédure de radiation pour « mauvais comportement » dans le dossier de Fort Chip est ouverte contre John O’Connor par le collège des médecins et chirurgiens d’Alberta. La procédure ne s’éteindra qu’en novembre 2009, grâce à l’intervention d’un avocat et des habitants qui lancent une pétition pour soutenir leur médecin.

      Au même moment, fin 2009, sont rendues publiques les conclusions d’un rapport de l’Alberta Cancer Board sur l’incidence des cancers à Fort Chipewyan entre 1995 et 2006. Le document confirme l’augmentation de plusieurs types de pathologies (cancer des voies biliaires, du sang, du système lymphatique) et exige des études complémentaires afin d’en préciser les causes et d’évaluer l’état de santé général de la population. Une demande, là encore, classée sans suite.

      George Poitras est un ancien chef de la communauté indienne Mikisew Cree de Fort Chipewyan. « C’est David contre Goliath. Tout le delta est contaminé. Moins de 1 % des terres exploitées par les compagnies pétrolières ont été restaurées en cinquante ans. » SAMUEL BOLLENDORFF POUR LE MONDE
      « Ces taux de cancers 29 % plus élevés que la moyenne sont-ils de cause héréditaire, liés au mode de vie ou d’origine environnementale ? Nous avons plus que jamais besoin d’une étude impartiale, complète et rigoureuse pour répondre à cette question », insiste John O’Connor. Au centre de santé, on répond poliment que les informations – logiquement publiques – ne sont pas disponibles.

      « En 2017, plus de vingt personnes sont mortes à Fort Chip, presque toutes d’un cancer. C’est devenu une chose normale », relève Warren Simpson. A 48 ans, cet ancien salarié de plusieurs entreprises de sables bitumineux, qui fait face lui-même à son deuxième cancer, admet que peu de ses concitoyens osent pointer du doigt les industries. « C’est compliqué de scier la branche sur laquelle on est assis. »

      Ici comme partout ailleurs en Alberta, le pétrole règne en maître. Sur la route du cimetière de Fort Chipewyan se dresse un lycée. Il a été construit grâce aux subsides de la compagnie Shell Albian, comme le signale un panneau placé bien en évidence. Un peu plus loin sur la même chaussée apparaît un vaste complexe sportif, avec son terrain de hockey et sa piscine. Ces équipements ont été financés par le premier groupe pétrolier canadien, Syncrude, dont le logo orne la façade du bâtiment devant lequel se rangent, en fin d’après-midi, les pick-up qui laissent tourner leur moteur pour résister aux températures glaciales.

      « Notre industrie est le plus gros employeur de personnes autochtones au Canada, avance Terry Abel, vice-président de l’Association des producteurs de pétrole du Canada (CAPP en anglais). Au cours des dernières années, l’industrie bitumineuse a participé pour 4 milliards de dollars canadiens [2,5 milliards d’euros] au chiffre d’affaires des entreprises autochtones. Aucun autre secteur ne réalise un volume d’affaires équivalent avec elles », assène le dirigeant au siège de la CAPP, dans le quartier des affaires de Calgary, la capitale économique de l’Alberta.

      Des sables bitumineux faciles d’accès
      Le Canada possède la troisième réserve pétrolière de la planète, derrière le Venezuela et l’Arabie saoudite. Plus de 95 % de cet or noir imprègne les sables bitumineux, l’hydrocarbure non conventionnel composé de sable, de bitume et d’eau (80 % à 85 % de silice et d’argile pour environ 10 % de bitume).

      Selon les projections du Centre de recherches internationales associant Sciences Po et le CNRS (CERI), l’exploitation des sables bitumineux devrait apporter, au cours des vingt prochaines années, 200 milliards de dollars par an à l’économie canadienne. Seule la Russie pourrait se prévaloir d’une telle manne, mais ses gisements bitumineux, localisés en Sibérie, sont à des latitudes trop extrêmes pour envisager une activité rentable.

      Un site industriel de Syncrude, le premier groupe pétrolier canadien. La neige et le ciel virent au jaune, et les odeurs de soufre et d’ammoniac envahissent l’air de Fort McMurray.
      Un site industriel de Syncrude, le premier groupe pétrolier canadien. La neige et le ciel virent au jaune, et les odeurs de soufre et d’ammoniac envahissent l’air de Fort McMurray. .
      Les sables d’Alberta, en revanche, sont faciles d’accès. Autour de Fort McMurray, le bitume affleure à moins de 70 mètres de profondeur : il est extractible à l’aide de pelles géantes. Dans les deux autres gisements de la province, plus profonds, Peace River et Cold Lake, les compagnies recourent à la technique dite « in situ » : elles forent des puits et y injectent de la vapeur d’eau pour liquéfier le bitume, aspiré ensuite vers la surface. Ensemble, ces trois gisements couvrent une zone exploitable de 142 000 km2, plus vaste que la superficie de l’Angleterre, qui fit du Canada un dominion de la Couronne britannique en 1867.

      A cette époque, Fort Chipewyan était le haut lieu du commerce de fourrure de la région. Fondé en 1788 par la Compagnie du Nord-Ouest, le plus vieux comptoir de l’Alberta vivait au rythme des saisons de trappe et des campagnes de pêche sur le lac. Une existence à laquelle les doyens des communautés indiennes ont pu goûter, avant que l’industrialisation ne vienne rompre cet équilibre.

      « Quand j’étais enfant, on pouvait boire l’eau du lac, parfaitement limpide, et la forêt autour de Fort Chip était d’un vert profond, se remémore Ed Marten, conseiller au centre de santé local. Aujourd’hui, l’eau est couleur chocolat et la végétation est flétrie. »

      A la suite de la mise en route des premières installations minières en 1973, « des trappeurs sont tombés malades après avoir bu l’eau des rivières environnantes. On a vu arriver, venant du Sud, des fumées et des cendres des installations de Syncrude. On se disait que quelque chose ne tournait pas rond », retrace le Mikisew Cree de 65 ans, atteint d’un cancer à l’estomac, comme sa mère, morte en 2017.

      « Rejets durables »
      La génération d’Ed Marten a connu aussi le départ forcé pour le pensionnat catholique, « coupé des miens, de ma langue et de ma culture ». Ce passé douloureux est perceptible dans d’autres communautés indiennes, comme à Fort Smith, à 200 kilomètres plus au nord.

      Un panneau routier y signale le passage de la frontière avec la province voisine des Territoires du Nord-Ouest, mais rien ne distingue la localité de 2 500 habitants de sa cousine albertaine. Même quadrillage urbain, mêmes habitations colorées, même concentration humaine autour des points cardinaux de la vie dans le Grand Nord que représentent les stations-service et les épiceries.

      « Mon peuple vit ici depuis des milliers d’années. Tout ce que nous savons, nous le devons à la terre et à l’eau », confie François Paulette, un chef de la communauté Smith’s Landing.
      « Mon peuple vit ici depuis des milliers d’années. Tout ce que nous savons, nous le devons à la terre et à l’eau », confie François Paulette, un chef de la communauté Smith’s Landing. .
      François Paulette, un des chefs de la communauté Smith’s Landing, a préféré s’installer à la lisière de la forêt bordée par l’Athabasca. Dans cette zone où la rivière est agitée de puissants rapides, l’eau reste libre de glace au plus fort de l’hiver. « Un peu plus loin, on trouve un autre cours d’eau, Dog River, sur le plateau canadien, indique-t-il d’un geste ample. Mon peuple vit ici depuis des milliers d’années. Tout ce que nous savons, nous le devons à la terre et à l’eau. »

      « Mais il fut un temps [au début des années 1960] où le gouvernement décida de nous expulser de nos terres, prétextant que notre manière de vivre était en voie d’extinction, poursuit le chef de la communauté Déné, retiré à ses parents à l’âge de 6 ans pour l’école paroissiale. Quant à l’eau, il faudrait être naïf ou stupide d’espérer ne pas être touché par l’industrialisation. Les usines de pâte à papier, et après elles les compagnies de sables bitumineux, ont consommé beaucoup d’eau et rejeté beaucoup de déchets dans la rivière. »

      Le « traité no 8 », le texte qui régit depuis 1899 les rapports entre les communautés du nord de l’Alberta et la Couronne d’Angleterre, accorde aux populations indiennes un droit inaliénable de chasse et de pêche. Que vaut cet engagement sur des étendues de terres et d’eau souillées par les activités humaines ?, interpelle François Paulette.

      La région de Fort Smith n’a pourtant pas de pétrole, pas plus que celle de Fort Chip. Mais elles sont toutes deux irriguées par le réseau hydrographique de l’Athabasca. C’est par cette veine immense et ses affluents que les infrastructures pétrolières installées à plus de 200 km en amont diffusent leur poison liquide.

      « Le programme de suivi de la qualité de l’eau mis en place par le gouvernement d’Alberta n’est pas adapté aux risques des activités industrielles, soutient l’hydrogéologue canadien Gilles Wendling. On n’étudie pas, par exemple, les effets cumulatifs de ces rejets durables. » C’est l’une des revendications de l’association Keepers of the Water Athabasca (« Gardiens de l’eau de l’Athabasca »), qui tente de mesurer les impacts hydrographiques de l’exploitation des sables bitumineux, très consommatrice d’eau. L’ONG créée en 2006 recourt à l’expertise de chercheurs indépendants comme Gilles Wendling. « On en avait assez de la propagande des industriels et des agences gouvernementales de régulation, explique Jule Asterisk, l’une des porte-parole de Keeper. Les résistances sont très fortes lorsqu’on se penche sur ce sujet. »

      Dans la région de Fort McMurray, l’extraction des sables bitumineux se fait à partir de mines à ciel ouvert, comme cette unité du groupe pétrolier Suncor.
      Dans la région de Fort McMurray, l’extraction des sables bitumineux se fait à partir de mines à ciel ouvert, comme cette unité du groupe pétrolier Suncor. SAMUEL BOLLENDORFF POUR LE MONDE
      Sujet de tension entre la société civile, les autorités et les industriels, la question de l’eau n’épargne pas la sphère académique d’Edmonton, la capitale administrative de la province. Dans les bâtiments de briques rouges qui donnent à l’université d’Alberta un petit air de campus anglais, une étude alimente particulièrement la controverse, celle du professeur David Schindler. Connu pour avoir identifié, dans les années 1970-1980, les pluies acides comme vecteur de la mortalité des poissons des Grands Lacs, le biologiste a publié en 2010 la première étude d’importance sur la rivière Athabasca et ses affluents. Son équipe a retrouvé dans l’eau treize types de métaux lourds attribués à l’industrie des sables bitumineux, parmi lesquels du mercure, du nickel, du plomb, du thallium, de l’uranium et de l’arsenic.

      « Les concentrations de métaux lourds sont toutes très basses, en amont comme en aval des installations de sables bitumineux, et elles n’ont pas varié depuis des décennies », affirme de son côté William Shotyk, titulaire de la chaire d’agriculture et d’environnement de l’université d’Alberta, à partir de mesures collectées en 2016. Pour ce géologue, fier de faire visiter le laboratoire ultramoderne construit grâce aux fonds d’Alberta Innovates, l’agence de recherche financée par la province et le secteur pétrolier, « on retrouve les mêmes valeurs de contaminants que celles que l’on peut observer au nord de la Norvège, dans la région la mieux préservée d’Europe ! »

      « Risque extrême »
      « Soutenir qu’une industrie qui brûle de fortes quantités de pétrole et utilise des solvants chimiques en grand nombre ne génère pas de pollution n’est tout simplement pas crédible, rétorque le biologiste, aujourd’hui retraité. La question n’est pas de savoir si la pollution est avérée ou non, mais jusqu’à quel point elle affecte la biosphère. »

      Six mois après l’étude de David Schindler, un autre rapport scientifique a corroboré ses résultats, les experts de la Société royale du Canada ont notamment relevé le haut niveau de toxicité « chronique » des eaux rejetées par l’industrie dans ses bassins de décantation. Un an plus tard, la presse albertaine rendait public un document confidentiel du ministère de l’environnement qui qualifiait la contamination de la rivière Athabasca de « sujet de première importance ».

      Robert Grandjambe, guide et trappeur à Fort Chipewyan. « On mange du poisson du lac, du caribou, du canard sauvage. 90 % de notre alimentation provient du lac et des bois... Parfois, je me demande si nous voulons vraiment sauver l’environnement. »
      Robert Grandjambe, guide et trappeur à Fort Chipewyan. « On mange du poisson du lac, du caribou, du canard sauvage. 90 % de notre alimentation provient du lac et des bois... Parfois, je me demande si nous voulons vraiment sauver l’environnement. » .
      Masqués par la neige abondante de l’hiver, ces lacs artificiels vérolent peu à peu le paysage du nord de l’Alberta. Après un demi-siècle d’activité pétrolière, ils contiennent, en volume cumulé, 1 300 milliards de litres d’eau polluée, et pourraient nécessiter 50 milliards de dollars de frais d’assainissement, selon les calculs de Pembina. L’institut canadien spécialisé dans l’énergie a alerté à plusieurs reprises sur les fuites de certains bassins remplis de déchets industriels. « C’est un risque extrême sur le plan environnemental, confirme Simon Dyer, le directeur de Pembina à Edmonton, d’autant que le gouvernement d’Alberta continue d’exempter les entreprises de nettoyer ces bassins, comme la réglementation les y oblige. » En 2008, Syncrude avait été condamné à une amende de 3 millions de dollars à la suite de la mort de 1 600 canards qui s’étaient posés sur l’un des bassins de la compagnie pétrolière.

      La forêt boréale porte elle aussi les stigmates de cette addiction à l’or noir. Depuis la route bosselée et glissante qui relie Fort Chipewyan à Fort McMurray, l’agglomération de 75 000 habitants développée pour et par l’industrie bitumineuse, les futaies d’épinettes, de sapins, de mélèzes et de peupliers font apparaître d’impressionnantes trouées. Certaines sont dues aux feux de forêts qui embrasent régulièrement l’Ouest canadien pendant l’été. Mais les clairières résultent aussi des coupes dictées par les compagnies extractives.

      Cette déforestation n’est pas sans effets sur la biodiversité animale. Le caribou figure au premier rang des espèces les plus menacées. « En coupant les arbres, on crée des corridors qui permettent aux prédateurs comme le loup d’accéder plus facilement aux hordes de caribous », déjà fragilisés par le réchauffement climatique, explique Simon Dyer. Dans certaines régions de l’Alberta, leur population a décliné de 80 % depuis les années 2000, note l’Institut Pembina.

      Regroupé dans le parc national Wood Buffalo, le plus grand troupeau du monde de bisons des bois en liberté pourrait être la prochaine victime collatérale de l’industrie pétrolière. Inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1983, cette aire naturelle n’est qu’à 30 km d’un énorme projet d’exploitation de sables bitumineux porté par le consortium sino-canadien Teck Resources. Cette mine à ciel ouvert, d’une superficie de 290 km2, permettrait d’extraire 260 000 barils de pétrole par jour pendant plus de quarante ans.

      « Sentiment de honte »
      Teck assure que le projet n’affectera pas l’« intégrité » du parc. Les conclusions de l’entreprise, relayées par l’agence canadienne d’évaluation environnementale, ne convainquent pas les communautés riveraines, qui ont alerté l’Unesco. Dans leur rapport de mission, les experts onusiens estiment que le Canada manque à ses devoirs de protection et demandent aux autorités de mettre en œuvre d’ici à la fin 2018 les dix-sept recommandations énumérées dans leur synthèse.

      Près du parc naturel de Wood Buffalo, classé au patrimoine mondial de l’Unesco.
      Près du parc naturel de Wood Buffalo, classé au patrimoine mondial de l’Unesco. SAMUEL BOLLENDORFF POUR LE MONDE
      « Le gouvernement refuse de choisir entre croissance économique et exigence environnementale, analyse Becky Kostka, et les petites communautés indiennes du Nord ne pèsent pas face aux besoins énergétiques des grandes villes du sud de la province, Edmonton et Calgary. » La responsable des terres et des ressources de la Première Nation de Fort Smith, qui n’est pas d’ascendance indienne, dénonce aussi un problème de mentalité : « La plupart des Canadiens ignorent le sort des Premières Nations ou alors ils éprouvent un sentiment de honte face aux missions catholiques qui les ont colonisées par le passé. »

      Avec l’expansion de l’activité bitumineuse, la colonisation prend un autre visage en Alberta, celui d’hommes blancs célibataires, originaires des quatre coins du Canada et parfois même des Etats-Unis ou d’Europe, tous aimantés par « Fort McMoney » (le surnom de Fort McMurray) et sa ceinture d’usines fumantes et crépitantes. Car en dépit des variations du prix du pétrole, les sables bitumineux restent le meilleur filon pour amasser des dollars.

      Souvent installée dans des baraquements à la sortie de la ville, cette population uniforme écume à la nuit tombée les bars de la ville. Entre deux pintes de bière, Brad et ses collègues natifs d’Ontario ou du Nouveau-Brunswick, à l’autre bout du pays, partagent la même motivation. Opérateurs pour Syncrude, ils gagnent 150 000 dollars par an, « cinq fois plus que ce que l’on pourrait toucher dans nos provinces d’origine », précise Brad. « L’eau n’est pas polluée et le Canada est bien moins émetteur de gaz à effet de serre qu’un pays comme la Chine », ajoute son ami Daven.

      « Il faut stopper cette industrie sale »
      De toute façon, « les sables bitumineux, c’est comme la politique, mieux vaut ne pas aborder le sujet si vous voulez conserver vos amis, ironise Denis Roy, électricien pendant quarante ans à Fort McMurray. Bien sûr que l’industrie pétrolière contamine la région, confie le retraité, mais personne ne veut perdre son boulot. »

      Selon les prévisions de la CAPP, la production de pétrole brut (issu des sables bitumineux de l’Ouest canadien) devrait passer de 2,3 millions de barils par jour en 2015 à 4,8 millions en 2030. « Tant que la demande mondiale de pétrole sera forte, l’industrie canadienne des sables pétrolifères souhaitera y répondre », commente sobrement Terry Abel, le numéro deux des producteurs de pétrole.

      De Calgary à Fort Chipewyan, 900 km plus au nord, personne n’envisage la fin prochaine de l’exploitation des gisements bitumineux. « On a besoin l’un de l’autre, résume Archie Waguam, le chef des Mikisew Cree de Fort Chip, à propos des compagnies pétrolières. Et puis, si c’est nécessaire, on peut sortir un carton rouge et bloquer un projet trop nocif pour l’environnement. » Mais le leader indien préfère sortir son carnet de chèques et faire prospérer les affaires des siens. En décembre 2017, les Mikisew Cree et la Première Nation de Fort McKay ont conclu une participation de 49 % dans un parc de stockage du pétrolier Suncor d’un montant historique de 500 millions de dollars.

      Le tableau blanc sur lequel Archie Waguam a griffonné les priorités de sa communauté pour les cinq ans à venir fait apparaître le développement économique en tête de liste, et la santé en cinquième position. Les permis d’exploitation accordés aux compagnies pétrolières assurent aux Premières Nations des revenus de plusieurs millions de dollars chaque année. « On a plusieurs joint-ventures avec les pétroliers et on développe nos propres affaires. On vient par exemple de lancer la construction d’un hôtel de luxe à Fort McMurray », se vante le responsable.

      Si les montants de ces tractations demeurent confidentiels, l’existence de négociations entre populations locales et secteur privé est connue de tous. « Qu’est-ce qui est préférable, poursuivre une entreprise pour atteinte à l’environnement et prendre le risque de perdre devant la justice, ou négocier directement avec elle des compensations financières ? », argumente Melody Lepine, qui défend les intérêts des Mikisew Cree auprès de l’industrie.

      Au milieu de l’hiver, seules quelques taches sombres rompent la monotonie du lac Athabasca : elles signalent les îlots sur lesquels la végétation émerge du manteau neigeux.
      Au milieu de l’hiver, seules quelques taches sombres rompent la monotonie du lac Athabasca : elles signalent les îlots sur lesquels la végétation émerge du manteau neigeux. SAMUEL BOLLENDORFF POUR LE MONDE
      Parmi les habitants de Fort Chip, tout le monde ne goûte pas le pragmatisme des élus indiens. « L’argent est l’autre fléau qui mine notre communauté », s’inquiète le guide et trappeur Robert Grandjambe, qui dénonce pêle-mêle la corruption de certains chefs et les enveloppes de 350 dollars distribuées par les compagnies pétrolières, selon plusieurs témoins, aux participants à leurs réunions publiques.

      « C’est l’argent qui mène le monde aujourd’hui, constate aussi Alice Rigney, la responsable du centre local pour les jeunes. Mon père a vécu quatre-vingt-dix ans, il n’avait que ce qu’il pêchait dans le lac et ce qu’il trouvait dans la nature, mais il est mort heureux. Il faut stopper cette industrie sale qui contamine l’eau et pollue la planète. » « Personne n’ignore aujourd’hui que les énergies fossiles aggravent l’état de la planète, et pourtant elles continuent de se développer, note l’ancien chef des Mikisew Cree de Fort Chipewyan, George Poitras. C’est comme si quelqu’un vous frappait et que vous lui répondiez : ne t’arrête pas, continue de frapper. »

      Contaminations : sept reportages dans des zones souillées à tout jamais
      Depuis dix mois, Le Monde s’est associé au photographe Samuel Bollendorff pour explorer et rendre compte d’une réalité à peine imaginable. Des zones entières du globe, des villes, des forêts, des lacs, des océans, sont devenues impropres au développement humain, souillées à tout jamais, peut-être le prélude à notre monde de demain. Ces territoires se situent majoritairement dans les pays qui ont vu naître l’industrialisation.

      Sept journalistes se sont succédé d’Anniston aux États-Unis à Dzerjinsk en Russie, de Fort Chipewayn au Canada, à Regencia au Brésil, de Fukushima au Japon à « la terre des feux » à côté de Naples, jusqu’au grand gyre du Pacifique. Ils ont enquêté sur ces millions de kilomètres carrés contaminés aux produits chimiques, aux hydrocarbures, à la radioactivité. Et ont découvert des paysages dévastés ainsi que des populations rongées par un mal invisible, le lent poison qui s’est infiltré dans leur environnement, avec l’assentiment des autorités. Leurs reportages ont été rassemblés dans une série baptisée « Contaminations », que nous publions du 1er au 8 septembre en sept volets.

      Au premier abord, dans les images, tout semble paisible, harmonieux, rassurant : une mer calme, une forêt éclairée par une lumière douce… Mais derrière cette séduction apparente, la réalité est toxique. Car la contamination est bien souvent invisible à l’œil nu. Et c’est tout l’intérêt de cette démarche photographique : elle donne l’illusion de la beauté bucolique à l’endroit même où la nature est empoisonnée. Le travail photographique de Samuel Bollendorff est aussi exposé à Visa pour l’image, le festival international du photojournalisme à Perpignan, du 1er au 16 septembre.

  • Smiley à la #Fraise
    http://www.cuisine-libre.fr/smiley-a-la-fraise

    Dans un saladier réunissez le beurre coupé en dés, la farine, le sucre glace et le sucre vanillé. Mélangez bien à la main pour obtenir une pâte sableuse et friable puis ajoutez les jaunes d’œufs. Continuez de mélanger et formez une boule de pâte. Recouvrez de film alimentaire et placez au frais pendant 2 h. Préchauffez le #Four à 170°C. Étalez la pâte sur 2 mm d’épaisseur au rouleau à pâtisserie. Découpez la moitié de la pâte avec un emporte-pièce en forme de smiley et le reste avec un emporte-pièce du même…

    Blé, Fraise, #Sablés / #Sans_viande, Four, Dessert, goûter, sucrerie, tisane..., #Familial

    #Blé #Dessert,_goûter,_sucrerie,_tisane...

  • Canada : Le parc national Wood Buffalo, le plus vaste au pays, en déclin Bob Weber - 15 Juillet 2018
    https://www.ledevoir.com/societe/532487/le-parc-national-wood-buffalo-le-plus-vaste-au-pays-en-declin

    Une étude exhaustive du plus vaste parc national au Canada conclut que pratiquement chaque aspect de son environnement se détériore.

    Le rapport de 561 pages sur le parc national Wood Buffalo, dans le nord de l’Alberta, signale que l’industrie pétrolière, les barrages hydroélectriques, les changements climatiques et même les cycles naturels sont en train de saigner à blanc le delta des rivières Paix et Athabasca.

    L’étude fédérale a été conduite en raison des inquiétudes soulevées à l’égard du statut de patrimoine mondial de l’UNESCO du parc. Alors que le delta dépend de « la réalimentation de ses lacs et bassins », celle-ci est en déclin, peut-on lire dans le rapport qui signale que « sans intervention immédiate », sa valeur patrimoniale sera perdue.

    Sur les 17 indicateurs de santé environnementale étudiés, 15 sont en déclin.


    Fondée sur des décennies de recherches, avec 50 pages de références, l’étude constitue sans doute l’évaluation la plus complète de cette région en aval des plus importants centres de production énergétique et d’un des plus grands barrages hydroélectriques au pays.

    « Il y a littéralement des centaines d’études différentes en cours par rapport au parc ou aux sables bitumineux ou à Hydro C.-B. », souligne Don Gorber, qui était à la tête de l’initiative d’Environnement Canada.

    M. Gorber a découvert que l’eau — ou plutôt son absence — est à la source de la dégradation du parc.

    Le débit de la rivière Paix a reculé de 9 % depuis la construction du barrage Bennett en Colombie-Britannique. Celui de la rivière Athabasca a pour sa part chuté de 26 %.

    Les embâcles de glace qui inondaient auparavant les milieux humides et les lacs inondés ne se produisent plus. Par conséquent, l’habitat des bisons rétrécit, des espèces envahissantes étouffent la végétation locale et les oiseaux migratoires commencent à éviter des zones où ils faisaient autrefois escale par millions.

    Les Autochtones qui se rendent par bateau sur une bonne partie de leur territoire ancestral y ont perdu accès. Les trappeurs qui piégeaient des centaines de rats musqués chaque saison rapportent que ces petits rongeurs friands d’eau sont disparus. D’autres signalent que l’eau stagnante, dépourvue d’oxygène, tue les poissons.

    Produits chimiques
    Avec des niveaux d’eau plus bas, la concentration de produits chimiques similaires à ceux produits par les sables bitumineux monte en flèche. Les oeufs d’oiseaux présentent des traces de métaux lourds et d’hydrocarbures.

    « Mon intention était de déterminer s’il y avait un problème dans le parc et pas de pointer le responsable du doigt », soutient Don Gorber.

    Que les incendies de forêt, l’agriculture, les cycles naturels ou l’industrie forestière soient également à blâmer ou pas, « sans aucun doute, il y a quelque chose qui se passe », conclut-il.

    #Environnement #destruction #eau #Barrages #rivières #poissons#oiseaux #sables_bitumineux #capitalisme

  • Tragédie de Lac-Mégantic : les mauvais coupables Le Devoir - 23 janvier 2018 - Brian Myles
    http://www.ledevoir.com/societe/justice/518213/tragedie-de-lac-megantic-les-mauvais-coupables

    Au lendemain de l’acquittement de Thomas Harding, Richard Labrie et Jean Demaître, la mairesse de Lac-Mégantic, Julie Morin, a bien cerné le malaise suscité par ce procès pour négligence criminelle ayant causé la mort de 47 personnes.
     
    « Ce n’est pas juste des hommes qui ont manqué de jugement, c’est le système qui est malade », a-t-elle commenté.
     
    Le déraillement d’un convoi de pétrole brut de la Montreal, Maine Atlantic Railway (MMA), le 6 juillet 2013, ne relève pas de la négligence criminelle. Les Harding, Labrie et Demaître constituaient des cibles faciles pour les enquêteurs. Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a voulu faire sur leur dos le procès de la déréglementation dans le transport ferroviaire. Celui-ci viendra bien assez tôt, lorsque la MMA ou ce qu’il en reste reviendra en cour pour son procès criminel.


     
    Dans l’intervalle, le DPCP ferait bien de ne pas porter la cause en appel, et de respecter la décision empreinte de sagesse populaire prise par le jury qui a prononcé l’acquittement des trois employés de la MMA, après neuf journées de délibérations.
     
    Certes, le chef du train, Thomas Harding, aurait dû mettre en place davantage de freins sur le convoi, laissé sans surveillance en haut d’une pente. Il en a mis sept, alors qu’un expert de la Couronne a indiqué lors du procès qu’il en fallait le double. Thomas Harding a d’ailleurs l’intention de plaider coupable à des accusations pénales portées contre lui en vertu de la Loi sur la sécurité ferroviaire.
     
    On ne pouvait cependant pas reprocher à M. Harding et à ses collègues immédiats le caractère vétuste des équipements de la MMA, les réparations bâclées, l’incendie de la locomotive et la cascade d’événements fortuits qui, additionnés les uns aux autres, ont mené au déraillement et à l’explosion du convoi au centre-ville de Lac-Mégantic.
     
    Ils porteront toujours une responsabilité morale pour le décès de 47 personnes, mais leur conduite ne correspondait pas aux critères complexes de la négligence criminelle, soit d’avoir fait preuve d’un comportement qui s’éloigne de façon marquée de celui d’une personne dite « raisonnablement prudente ».
     
    Un rapport du Bureau de la sécurité des transports du Canada sur la tragédie de Lac-Mégantic a mis en lumière la culture de négligence en matière de sécurité qui prévalait au sein de la MMA. C’est la véritable cause du drame. Cette culture a pu s’épanouir parce qu’Ottawa a cédé à l’appel des sirènes de la déréglementation dans le transport ferroviaire.
     
    La Commission d’examen sur la sécurité ferroviaire, dont le rapport est attendu au printemps, peut corriger le tir. Elle se doit de faire passer la sécurité du public avant les intérêts industriels.

    #pétrole #canada #lac-mégantic #sables_bitumineux #transports #catastrophe #culture-de-négligence #sécurité-du-public #Transport-férroviaire #Quebec

  • Les plans d’eau du Québec ouverts aux pétrolières Le Devoir - 21 septembre 2017 - Alexandre Shields

    Le gouvernement Couillard a décidé d’ouvrir les lacs et les rivières du Québec aux projets d’exploration et d’exploitation de pétrole et de gaz. Les forages en milieu hydrique, mais aussi ceux en milieu terrestre pourront d’ailleurs être réalisés avec des opérations de fracturation, à proximité de secteurs habités, d’écoles, d’aires protégées et de parcs nationaux.
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    Le projet de règlement de 115 pages prévoit d’ailleurs des dispositions pour encadrer les futurs forages, y compris ceux avec fracturation. L’entreprise qui souhaitera mener ces travaux devra notamment respecter une distance minimale de 175 mètres entre la tête du puits et « une concentration d’activités résidentielles, commerciales, industrielles ou de services ». Pour une résidence isolée, le règlement évoque une distance minimale de 150 mètres. C’est donc dire que les activités de l’industrie pourront se déployer très près de zones habitées.


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    Le règlement sur l’exploitation pétrolière et gazière en milieu terrestre prévoit que les entreprises devront respecter les mêmes distances qu’en milieu hydrique par rapport aux secteurs habités. Cela signifie que le projet Haldimand de Pétrolia, en Gaspésie, pourrait aller de l’avant. Ce projet pétrolier rejeté par la Ville de Gaspé et critiqué par plusieurs citoyens est situé à 350 mètres d’un secteur résidentiel.
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    Pour les forages en milieu terrestre, le règlement fixe en outre à 275 mètres la distance minimale à respecter, par rapport à « un établissement de santé et de services sociaux », ou encore par rapport à « un établissement d’enseignement », « un bâtiment où sont offerts des services de garde à l’enfance » et « un site patrimonial ». Dans le cas d’un cimetière, cette distance séparatrice est ramenée à 100 mètres.
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    Tant pour les forages en milieu terrestre que pour ceux en milieu hydrique, « le ministre peut toutefois permettre la réduction des distances si le titulaire de l’autorisation lui démontre qu’une mesure de protection efficace permet de réduire les risques », précise le document élaboré par le gouvernement Couillard.
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    Les pétrolières pourront par ailleurs recourir à la « récupération assistée du pétrole », une technique d’exploitation qui n’a jamais été évoquée auparavant au Québec. Celle-ci permet d’augmenter la quantité de brut ramené à la surface en forant des puits supplémentaires qui permettent d’injecter, par exemple, du gaz ou des produits chimiques, pour stimuler la production.
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    http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/508467/les-plans-d-eau-du-quebec-ouverts-aux-petrolieres

    #canada #quebec #forage #pétrole #gaz #école #gaz_de_schiste #hydrocarbures #pollution #sables_bitumineux #extractivisme

  • Le « Pourquoi pas elle ? » des retraités fillonistes des Sables-d’Olonne
    https://www.mediapart.fr/journal/france/280417/le-pourquoi-pas-elle-des-retraites-fillonistes-des-sables-d-olonne

    Dans la cité balnéaire de #Vendée, qui a ravi à Nice le titre de ville la plus âgée de #France, Fillon est arrivé très largement en tête du premier tour. Les électeurs de droite s’y disent désemparés pour le second. En phase avec le FN sur bien des points, ils s’inquiètent surtout de la sortie de l’euro.

    #élection_présidentielle #Emmanuel_Macron #François_Fillon #Marine_Le_Pen #Sables-d'Olonne

  • Trudeau Says the Canadian Oil Sands Needs to Be ’Phased Out’ - The New York Times
    http://www.nytimes.com/aponline/2017/01/13/world/ap-cn-canada-trudeau-oil-sands.html

    Canadian Prime Minister Justin Trudeau sparked anger in the oil-rich province of Alberta on Friday for saying Canada needs to phase out the oil sands.

    Trudeau told a town-hall meeting in Peterborough, Ontario that they can’t shut down the oil sands tomorrow but they need to phase it out eventually.

    The prime minister was asked about his government’s approval of pipelines and whether that was consistent with the promise to reduce greenhouse gas emissions. He said there needs to be a transition off dependence on fossil fuels.

    Trudeau’s comments caused outrage on social media and criticism from Alberta politicians. Premier Rachel Notley said the oil sands are not going anywhere any time soon.

    Alberta opposition leader Brian Jean said the oil and gas industry provides thousands of good-paying jobs and if Trudeau wants to shut it down he’ll have to go through him and four million Albertans first.

    Alberta has the third-largest oil reserves in the world.

  • #Sables_mouvants

    New York, fin de l’été 1989. Le grand reporter Tom Sandman vient de passer plusieurs mois en Chine, où il a été témoin du massacre de tian’anmen. C’est rempli de doutes sur son métier qu’il regagne New York. Là, tout semble se liguer contre lui : sa petite amie le quitte, son aquarium est transformé en scène de guerre par son propre père, et son patron, Raymond Burnes, anticommuniste notoire, l’expédie aussitôt à Berlin, afin de rendre compte des troubles en RDA. Tourmenté par d’horribles maux de dents et des cauchemars délirants, il part pour un pays au bord de l’implosion.

    Sables mouvants est une fiction historique captivante qui nous replonge dans le contexte de la fin de la guerre froide et la chute de la RDA. Le récit croise habillement les événements de 1989 avec l’histoire tragique d’une allemande de l’Est passée à l’ouest, dont le destin raconte, lui aussi, ce que fut le régime est-allemand : la terreur et la trahison.

    http://www.lagrume.org/collections/litterature/sables-mouvants
    #murs #barrières_frontalières #BD #bande_dessinée #frontières #Berlin #chute_du_mur_de_Berlin #Allemagne #histoire #DDR #livre #mur_de_Berlin

    Quelques planches choisies :

    Avec quelques #chiffres et #statistiques sur le nombre qui a fui l’#Allemagne_de_l'Est :


    –-> 3 millions de personnes en 40 ans ont fui la #DDR, soit 15% de la population, surtout en 1949 et 1961

  • La banque alimentaire de Fort McMurray est débordée | Feu de forêt à Fort McMurray | ICI.Radio-Canada.ca
    http://ici.radio-canada.ca/regions/alberta/2016/06/20/008-banque-alimentaire-fort-mcmurray-deborde.shtml

    La banque alimentaire de Fort McMurray reste extrêmement occupée. Dix jours après sa réouverture, l’organisme distribue environ quatre fois plus d’aide qu’avant l’incendie dans la ville.

    La grande majorité des clients n’avaient jamais eu besoin d’aide alimentaire avant. Il s’agit souvent de travailleurs qui sont revenus à Fort McMurray, mais qui n’ont pas encore de revenu parce que leur entreprise a toujours ses opérations à l’arrêt.

    Depuis l’incendie, la situation est totalement différente, observe la directrice de la banque alimentaire de Fort McMurray, Arianna Johnson. Elle n’avait jamais vu les clients faire la queue.

    fortmcmoney.com fortmacandthebeast.com #fortmcmoney #feu #petrole #sablesbitumineux #climat #pollution #environnement

  • L’ordre d’évacuation donné trop tard à Fort McMurray, selon deux pompiers | Feu de forêt à Fort McMurray | ICI.Radio-Canada.ca
    http://ici.radio-canada.ca/regions/alberta/2016/06/21/005-fort-mcmurray-ordre-evacuation-pompiers-risque-vie-danger.shtml

    Deux pompiers qui travaillaient le jour où a commencé le feu de forêt qui a ravagé Fort McMurray, au début du mois de mai, estiment que les autorités ont donné trop tard l’ordre d’évacuation, mettant la vie des habitants en danger.

    « Nous avons été chanceux d’avoir peu de décès. Cela aurait pu être pire », estime l’un des deux pompiers en entrevue avec CBC.

    D’après les deux pompiers, l’ordre d’évacuation aurait dû être donné dès le matin du 3 mai. Parmi les quelques milliers de personnes qui ont quitté leur domicile ce jour-là, deux adolescents sont décédés dans un accident de voiture sur l’autoroute 881, complètement congestionnée à cause d’une circulation trop dense.

    « La progression du feu était prévisible »

    Le 2 mai, le feu se situait à 1,2 kilomètre à l’ouest de la ville, avant de doubler en superficie le 3 mai, jusqu’à atteindre 2600 hectares. À ce moment-là, 37 pompiers étaient en exercice. L’après-midi, 115 de plus ont été appelés pour les aider.

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  • Le gouvernement veut contrer la fraude durant la reconstruction de Fort McMurray | Feu de forêt à Fort McMurray | ICI.Radio-Canada.ca
    http://ici.radio-canada.ca/regions/alberta/2016/06/29/013-fort-mcmurray-reconstruction-prevention-fraude-constructeurs-go

    Le gouvernement albertain a annoncé des mesures qui visent à s’assurer de la fiabilité des constructeurs embauchés pour reconstruire les édifices et maisons détruits à Fort McMurray à cause d’un feu de forêt.

    Les constructeurs devront maintenant fournir une déclaration incluant leur historique financier, leurs réalisations passées, leurs contrats en cours et les amendes qu’ils se sont vus imposer. Ces informations seront compilées dans un registre qui sera accessible au public en ligne.

    Les résidents de Fort McMurray qui veulent embaucher une entreprise pour reconstruire ou réparer leur maison auront donc davantage d’informations pour faire un choix éclairé.

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  • Fort McMurray et la Bête, un speed doc par @davduf
    http://fortmacandthebeast.com

    3 mai 2016. La plus grande catastrophe du #Canada s’abat sur Fort McMurray, le trésor de guerre du pays, troisième réserve mondiale de #pétrole. Les pompiers vont l’appeler « la Bête. » Il était temps de revenir dans cette ville où j’avais passé trois hivers.

    (avec une #cartographie_interactive que j’ai faite et qui permet de visualiser l’étendue des dégâts en la transposant « chez vous »)

  • New rules to root out “unqualified” builders | Fort McMurray Today
    http://www.fortmcmurraytoday.com/2016/06/29/province-hopes-new-rules-will-root-out-unqualified-builders

    Any company hoping to get involved in rebuilding Fort McMurray will have their work history - and any outstanding fines - posted online by the province to help residents avoid being duped by shady or incompetent builders.

    Municipal Affairs Minister Danielle Larivee said during a Wednesday afternoon press conference that construction companies doing work on homes will have to complete a “builder declaration” before they can apply for a building permit.

    #fortmcmoney #feu #petrole #sablesbitumineux #climat #pollution #environnement