• Antenne 5G incendiées : un coup de filet à Toulouse, sept personnes arrêtées par les gendarmes - ladepeche.fr
    https://www.ladepeche.fr/2022/11/24/info-la-depeche-antenne-5g-incendiees-un-coup-de-filet-a-toulouse-sept-per

    Depuis deux ans, les incendies des antennes relais 5G se multiplient dans le département de la Haute-Garonne, sans que les enquêteurs puissent identifier les auteurs. Mais cette fois sept personnes soupçonnées d’avoir participé ces actes de vandalisme ont été arrêtées ce mardi 22 novembre. « Elles sont entendues depuis trois jours pour dégradation et destruction en bande organisée et association de malfaiteurs », précise Samuel Vuelta-Simon, le procureur.

    En exploitant la vidéosurveillance, les militaires vont remarquer un véhicule suspect. Ils vont travailler jusqu’à l’identification de plusieurs personnes : six femmes et un homme «  appartenant à la mouvance contestataire multiforme (antivax, antipass et Gilets jaunes) », précise le procureur de la République. Ces activistes ne seraient pas à leur premier coup d’essai" . Certains suspects auraient aussi embrasé des radars vitesse en Ariège (09), encore le 30 mars et à Céreste, dans les Alpes-de-Haute-Provence, le 7 avril. Leurs agissements auraient entraîné un préjudice financier de centaines de milliers d’euros.

    #sabotage

  • L’activisme écologiste, épouvantail médiatique du moment

    https://www.acrimed.org/L-activisme-ecologiste-epouvantail-mediatique-du

    Les mouvements sociaux et autres actions de protestation qui percent le silence médiatique connaissent en général le même sort. Peu importent aux grands médias les objectifs de ces mouvements et les causes qu’ils défendent, ce sont leurs modalités d’action et les perturbations qu’elles causent qui retiennent systématiquement l’attention journalistique.

    #écologie #bassines #sabotage #criminalisation #media#medias#Presse#peinture#activisme#Action_politique

  • Reporterre, cynique boute-feu irresponsable

    Cinq manifestants, arrêtés lors de la manifestation de Sainte Soline, dont l’un gravement blessé d’un tir de LBD (orbite fracturée) a été placé en GAV par les gendarmes venus l’interpeller au CHU où il avait été évacué, ont été inculpés de « participation à un groupement en vue de la préparation de violences ou dégradations » (un an de prison).

    Ils comparaitront le 28 novembre prochain à Poitiers.

    Le même jour cinq autres manifestants itou après une action à Bures.

    Suivront au moins quatre autres manifestants, à qui il est reproché leur participation à deux manifs précédentes dans le Marais Poitevin…

    « On n’a pas réussi à interpeller les personnes qui ont jeté des cocktails Molotov, des boules de pétanque sur les forces de l’ordre, qui ont tiré des mortiers », reconnaissait le procureur de la République de Niort, Julien Wattebled, deux jours après la mobilisation (Mediapart).

    Après les sorties fracassantes de Darmanin sur les « éco-terroristes ». Eric-Dupont-Moretti invitait les parquets par une circulaire datée du 9 novembre à la plus grande sévérité.

    Là-dessus l’autoproclamé « quotidien de l’écologie » ne trouve rien de mieux à faire que de publier une « défense et illustration du sabotage », photos à l’appui, sur lesquelles on peut identifier les contrevenants ( !), un délire « ultra-gauchiste » rappelant les belles heures de « l’autonomie » des années 80.

    Pain bénit pour nos adeptes étatiques de la nouvelle stratégie de la tension. Des clous dans le cercueil des 5 inculpés qui vont comparaître à Poitiers le 28 novembre ! Sous réserve d’une étude juridique approfondie certains passages de cet article pourraient même tomber sous le coup de la loi.

    Cynisme mercantile : caressons la base dans le sens du poil. Et surtout soutenez-nous financièrement…

    Tout-à-fait logiquement les inculpés sont défendus par deux branquignols membres d’un énigmatique collectif de défense contre les violences étatiques, qui vont plaider « la désobéissance civile » et faire du procès une « tribune politique »…

    Le lendemain, pas gèné, le même Reporterre publie un autre article, titré « Ultras, violents, ces medias qui criminalisent les écologistes »…

    Gardez-moi de mes amis, mes ennemis je m’en charge…

    – Megabassines, les ingrédients d’une lutte efficace

    https://reporterre.net/Megabassines-petit-manuel-d-une-lutte-efficace

    – - Ultras, violents, ces medias qui criminalisent les écologistes

    https://reporterre.net/Ultras-violents-Ces-medias-qui-criminalisent-les-ecologistes

  • Un pylône de téléphonie mobile gravement vandalisé près de Laval La Tribune - Pierre Manière

    Un site appartenant à l’opérateur d’infrastructures TDF, et utilisé par Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free, a essuyé un acte de vandalisme dans la nuit de mardi à mercredi. Le pylône de 90 mètres s’est effondré, perturbant les communications dans la région.


    Les câbles qui stabilisaient ce pylône de 90 mètres ont vraisemblablement été sectionnés. (Crédits : TDF)

    Les actes de vandalisme visant les réseaux télécoms ne cessent décidément pas. Un site mobile de TDF situé à Changé, au nord de Laval, en a fait les frais dans la nuit de mardi à mercredi. Les images fournies par les équipes en charge du réseau de Free, publiées sur Twitter, et par TDF à La Tribune, sont impressionnantes. Ce pylône de 90 mètres a été retrouvé couché au sol. Un ou plusieurs câbles qui le maintenaient ont vraisemblablement été sectionnés.


    (Crédits : Capture d’écran Twitter)

    Cet acte de malveillance a perturbé les communications dans la région. Ce pylône hébergeait notamment les antennes de téléphonie mobile des quatre grands opérateurs, à savoir Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free. Il accueillait aussi des équipements de diffusion de radio pour Fun Radio et RTL2. Dans un communiqué, TDF précise qu’au total,  « près de 150.000 habitants de Laval et de sa région » ont été « en partie privés de radio » . Le signal a finalement été rétabli mercredi soir. TDF précise que  « les services de téléphonie mobile sont également très fortement touchés » . Le groupe a décidé de porter plainte, et  « travaille activement avec les autorités compétentes » . Des « solutions provisoires » visant à rétablir le service vont voir le jour, en attendant de réparer le pylône.


    (Crédits : TDF)

    Cet acte survient environ une semaine après que des réseaux Internet fixe ont été vandalisés dans la région de Marseille. Des fibres optiques, assurant des liaisons longue distance, ont été sectionnées https://www.latribune.fr/technos-medias/telecoms/les-reseaux-de-free-et-de-sfr-encore-vandalises-dans-la-region-de-marseill . Environ 4.600 pannes sur l’Internet fixe ont été constatées, dans la foulée, dans la région. Ces perturbations ont majoritairement concerné les clients de Free et de SFR. L’affaire en a rappelé une autre. Au printemps dernier, plusieurs liaisons longue distance avaient également fait l’objet de dégradations similaires https://www.latribune.fr/technos-medias/telecoms/d-importants-sabotages-de-fibres-optiques-perturbent-le-reseau-internet-91 . Elles avaient, cette fois aussi, occasionnés des pannes et dysfonctionnements chez les clients de Free et de SFR.

    Des réseaux essentiels à la vie du pays
    Les opérateurs tirent depuis longtemps la sonnette d’alarme. En mai dernier, Arthur Dreyfuss, l’ancien président de la Fédération française des télécoms (FFT), le lobby du secteur, avait appelé, dans nos colonnes, à  « durcir les sanctions pour les actes de vandalisme ». « L’enjeu n’est pas seulement de protéger les opérateurs, mais aussi toutes les activités les plus sensibles et essentielles du pays » , a-t-il expliqué.

    De fait, les réseaux télécoms sont aujourd’hui indispensables à la vie du pays. En juin 2021, un événement l’a rappelé. Une panne massive chez Orange a empêché de nombreux Français d’appeler les services d’urgence, et plusieurs personnes sont décédées, faute de pouvoir prévenir les secours. Le numérique, qui irrigue désormais tous les secteurs d’activités, rend ces derniers mécaniquement vulnérables aux problèmes concernant les infrastructures télécoms, dont les actes de vandalisme.

    #téléphonie #surveillance #mobile #internet #5g #téléphone #télécommunications #téléphonie_mobile #free #smartphone #france #technologisme #géolocalisation #sabotage #tdf #Orange #sfr #bouygues_telecom #Free #fft

    Source : https://seenthis.net/recherche?recherche=t%C3%A9l%C3%A9phonie

  • 8 caméras brûlées à Marseille
    https://lundi.am/8-cameras-brulees-a-Marseille

    lundimatin#356, le 24 octobre 2022 - « Démantelons, sabotons, incendions les infrastructures de la surveillance. »
    [Communiqué]

    Il y a encore quelques années, l’éclosion de caméras de vidéo surveillance au coin des rues faisaient encore scandale. A cela comme à tant d’autres choses, nous nous sommes habitués. Le quadrillage des villes par des centaines de dispositifs de surveillance ne va cependant pas de soi. C’est en tous cas ce que viennent nous rappeler les auteurs de ce communiqué anonyme qui assurent en avoir désactivé huit dans la nuit du 17 au 18 octobre dernier à Marseille. A rebours de la course inlassable au contrôle sécuritaire, certains s’organisent pour propager une certaine pratique de la discrétion.

    Dans la nuit du lundi 17 au mardi 18 octobre 2022, 8 caméras ont été détruites par le feu lors d’une action coordonnée dans le centre de Marseille. Notre ville est la 2e plus surveillée de France, elle sert de terrain d’expérimentation aux technologies sécuritaires : projet de BigData de la tranquillité publique, caméras à tous les coins de rue (1 558 au total), reconnaissance faciale, vidéo-verbalisation. Des projets au coût gigantesque (7 millions d’euros par an pour l’entretien du réseau de caméra et 25 000€ pour l’installation d’une caméra) et dont les dépenses viennent alimenter une vision politique raciste et bourgeoise basée sur la peur et la volonté de tout contrôler. La vidéo-surveillance normalise nos comportements et dissuade le passage à l’action subversive.

    Nous refusons d’être observés dans nos milieux de vie, dans nos interactions quotidiennes, dans notre intimité.
    Nous ne voulons pas voir nos quartiers s’aseptiser et Marseille devenir une station balnéaire pour touristes.
    Nous ne les laisserons pas aller plus loin dans leur fantasme de gestion et de contrôle de nos vies.

    Dérèglement climatique, effondrement de la biodiversité, inflation, crise énergétique, remise en cause du droit de grève, montée du fascisme… Alors que nous devrions entrer dès maintenant en résistance face au ravage écologique et social en cours, nous restons pétrifiés devant ces dispositifs répressifs.

    Démantelons, sabotons, incendions les infrastructures de la surveillance.

    Alors que la grève des raffineries maintient la pression sur l’État et les capitalistes, un mouvement plus large de contestation est en train de naître. Lycéen·nes, dockers, marins, féministes, cheminots, enseignant·es… tous·tes appellent à la grève générale ce mardi 18 octobre.

    Dans un contexte de forte mobilisation, des actions offensives, répétées et décentralisées peuvent renforcer le rapport de force. Partout dans nos villes et nos quartiers, commençons par débarrasser nos rues des caméras, puis continuons l’offensive. Organisons-nous en groupes d’actions, renforçons nos réseaux de lutte, rentrons en résistance !

    #Frankreich #Marseille #Überwachung #Video #Sabotage

  • Comment saboter un gazoduc
    Par Pierre Rimbert (mai 2021)

    https://www.monde-diplomatique.fr/2021/05/RIMBERT/63053

    Pour Washington, cibler Nord Stream 2 présente des avantages mercantiles autant que géopolitiques : grâce au soutien de la Commission européenne, favorable au marché flexible du gaz naturel liquéfié (GNL) américain plutôt qu’aux gazoducs russes, et à l’appui des pays les plus atlantistes de l’Union (Pologne, Danemark…), Washington n’entend pas seulement contrecarrer les plans de Moscou, mais aussi et surtout imposer ses excédents de gaz de schiste liquéfiés sur le marché européen. Et, au passage, mettre sous pression l’Allemagne, avec laquelle les différends commerciaux s’accumulent. Toute la subtilité diplomatique des États-Unis se déploie à cet effet.

    M. Trump, qui, depuis son arrivée au pouvoir, menace l’Europe de sanctions douanières, obtient en juillet 2018 la capitulation de Bruxelles : l’Union accepte de revoir de fond en comble sa politique gazière en faveur du GNL « de la liberté » (dixit M. Trump) et au détriment du gazoduc « totalitaire ». La nouvelle directive gaz, adoptée l’année suivante, empile les chicanes administratives destinées à entraver Nord Stream 2, au point que ses concepteurs doivent en repenser l’architecture juridique et commerciale.

    #gazoduc #nord_stream_2

  • La planète crame, ils bronzent
    https://www.frustrationmagazine.fr/capitalisme-ecologie-bourgeoisie

    Il se pourrait bien que l’été 2022 ait marqué un tournant : celui d’une prise de conscience plus généralisée du lien entre capitalisme et réchauffement climatique. La cause en est que les conséquences du dérèglement deviennent extrêmement perceptibles, ses effets plus directs et massifs. La dégradation concrète de nos modes de vie, qui annonce des […]

  • DoS-Angriff auf Yandex Taxi: Verkehrsstau in Moskau nach Fake-Bestellungen
    https://www.heise.de/news/DoS-Angriff-auf-Yandex-Taxi-Verkehrsstau-in-Moskau-nach-Fake-Bestellungen-7252

    3.9.2022 von Tilman Wittenhorst - Angreifern gelingt es, eine Flut von Taxi-Bestellungen zu derselben Moskauer Adresse zu platzieren. Daraufhin entsteht ein beachtlicher Verkehrsstau.

    Unbekannte haben den Taxi-Rufdienst der Firma Yandex mit Bestellungen überflutet und einen größeren Verkehrsstau in Moskau verursacht. Am Donnerstagmorgen (1.9.) stauten sich auf der Kutusowsski-Allee im westlichen Stadtteil Fili zahlreiche Taxis des Rufdienstes Yandex Taxi. Offenbar hatten dutzende Fahrer einen Ruf zu einer Adresse dort erhalten – und kamen dann rasch nicht mehr weiter. Nach etwa 40 Minuten soll sich der Stau allmählich aufgelöst haben. Das berichtet die russische Online-Ausgabe von Forbes.
    Algorithmus erkennt Bestellflut nicht

    Offenbar war es kurz zuvor einem oder mehreren Cyberangreifern gelungen, massenhaft Bestellungen bei dem Dienst zu platzieren und alle verfügbaren Fahrzeuge zu derselben Adresse zu ordern; mutmaßlich taten sie dies über die App Yandex.Go (unter diesem Namen tritt der Dienst öffentlich auf). Ein kurzes Video auf Twitter soll den Stau zeigen. Die Sicherheitsabteilung des Unternehmens stoppte nach einer Weile die Welle von Anfragen und der Stau löste sich auf. Die Pressestelle von Yandex.Go teilte mit, die Situation sei bereits unter Kontrolle und die Taxis würde wieder Aufträge erledigen. Der Algorithmus zum Erkennen und Verhindern solcher Fake-Taxirufe sei bereits „verbessert“ worden und werde solche Angriffe künftig verhindern, teilte die Pressestelle weiter mit.

    Das Unternehmen machte keine Angaben zu Details des Angriffs oder zu möglichen Urhebern – auch nicht dazu, warum der bereits vorhandene Algorithmus, der das verhindern soll, nicht angeschlagen hat. Yandex Taxi wolle auch darüber nachdenken, inwieweit die betroffenen Taxifahrer entschädigt werden könnten, berichtet Forbes (in russischer Sprache).

    Der Dienst Yandex Taxi ist ein Joint Venture von Yandex und dem früheren Rivalen Uber. Letzterer gab jedoch 2017 seine Präsenz auf dem russischen Markt auf und arbeitet seitdem mit dem ehemaligen lokalen Rivalen zusammen. Der IT-Konzern Yandex ist vor allem durch seine gleichnamige Suchmaschine bekannt, die sich speziell an russischsprachige Nutzer richtet.

    #Russland #Moskau #Taxi #Sabotage #Hacker #Auftragsvermittlung #Panne

  • Vendanges sauvages chez Bernard Arnault dans le Var !


    Ce dimanche matin - à l’appel des Soulèvements de la Terre et de la Confédération Paysanne - 300 personnes ont investi dans le Var une parcelle de vignes de #ChateaudEsclans accaparée par le groupe #LVMH dirigé par le milliardaire Bernard Arnault.




    Deux convois différents se sont rejoints au pied des rangs en chantant « Ô Bernard Arnault, espèce de blaireau, on vient vendanger chez toi ! » sur l’air d’avertissement frondeur du mouvement des gilets jaunes ou encore « Bernard si tu savais, ton pinard ce qu’on en fait. Du jus ! Du jus ! Aucune hésitation ! On boit, on boit, à la révolution ! ».



    Après une distribution de 200 sécateurs, nous sommes passés directement des déclarations d’intentions à l’action et avons entrepris de vendanger sans plus attendre les profits des spéculateurs ! Les gendarmes qui avaient suivi le cortège en nous spécifiant en vain l’interdiction de pénétrer sur des terrains privés ainsi que les agents de sécurité « pacific » (sic) de LVMH se sont tenus en retrait.




    Suite à la vendange rapide d’1,5 tonne de raisins, nous avons déambulé parmi les vignes puis sur la départementale jusqu’à la future cave de #lvmh, encore en chantier. Nous y avons alors déployé des pressoirs et foulé le raisins pour en faire plus de 1000 litres de jus redistribué aux participant.es et en soutien à la ZAP de Pertuis , expulsée mais encore en mouvement pour empêcher la bétonisation de dizaines d’hectares de terres maraîchères. Ce raisin était initialement destiné par Bernard Arnault à la production de la cuvée Whispering Angels. C’est sur ce domaine que le milliardaire revendique fièrement de produire le rosé le plus cher du monde. Nous avons ainsi repris notre part des anges et une petite revanche de classe qui en appelle d’autres.





    Cette action était la seconde - en quelques mois- des Soulèvements de la Terre et de la Confédération paysanne sur des vignobles livrés à la spéculation. La première - dans le Jura en mars - avait réuni des centaines de personnes pour reprendre et nettoyer une vigne qu’un obscur fond d’investissement laissait mourir. (https://lessoulevementsdelaterre.org/blog/dans-le-jura-600-personnes-reprennent-la-terre-aux-aux-spe)



    Le vignoble du Var est lui aussi la proie d’investisseurs qui font flamber le prix du foncier et placent l’avenir du territoire sous la mainmise de grands groupes. Cette nouvelle reprise de terres visait donc à s’en prendre en action à l’accaparement des terres agricoles et la financiarisation qui en découle. Nous invitons à décliner et multiplier à l’envie partout dans le pays ces initiatives de récoltes des fruits de l’accaparement et de ponction directe dans le porte-monnaie des bénéficiaires de jet-privés et de golfs arrosés cet été.

    Cette action inaugurale de la saison 4 des soulèvements de la terre, venue clôturer 2 jours d’assemblées, sera bientôt suivie d’une mobilisation nationale pour stopper le nouveau chantier de méga-bassine qui menace chaque jour de démarrer à Saint-soline dans les Deux-Sèvres malgré un été de sécheresse sans précédent. Guettez les réseaux sociaux des #SoulèvementsdelaTerre, un rendez-vous pour se rejoindre en masse sur le terrain devrait tomber des les jours qui viennent ! #PasUneBassinedePlus #ManifdeFindeChantier - https://lessoulevementsdelaterre.org/blog/pas-une-bassine-de-plus


    La terre aux paysan.nes et celles et ceux qui en prennent soin ! Accapareurs et spéculateurs, hors de nos vignes et de nos vies !

  • Cet été, des activistes ont choisi le sabotage, ils expliquent leurs actions
    https://ricochets.cc/Cet-ete-des-activistes-ont-choisi-le-sabotage-ils-expliquent-leurs-actions

    Face à l’urgence des désastres climatiques, écologiques (et donc sociaux) en cours et qui s’aggravent, des activistes n’attendent plus de miracles, ils agissent directement en sabotant des infrastructures qui nuisent à l’intérêt collectif. Golfs, SUV... Ils ont saboté, ils racontent - Mégabassines débâchées, pneus dégonflés, golfs rebouchés… Cet été, les activistes ont choisi le sabotage pour se faire entendre. Ils expliquent aujourd’hui leurs actions. Face à la sécheresse, ils dénoncent l’accaparement de (...) #Les_Articles

    https://reporterre.net/Golfs-SUV-Ils-ont-sabote-ils-racontent

  • Face à l’urgence climatique, les activistes écologistes ont soif de radicalité

    Sous l’effet d’un été de sécheresse, d’incendies et de pénurie d’eau, les activistes pour le climat durcissent le ton. Sachant le soutien croissant de la population, certains assument de causer des dégâts matériels au nom de la lutte contre une violence systémique.

    Mathieu Dejean / Mediapart / 23 août 2022 à 13h36

    « J’ai 22 ans, et je sais que chaque été est le plus froid du restant de ma vie. Il faut qu’on soit à la hauteur de cette radicalité. » Au bout du fil, Alizée, militante pour le climat à Dernière Rénovation, collectif qui s’est fait connaître en s’attachant au filet en pleine demi-finale hommes de Roland-Garros le 3 juin dernier, témoigne d’un état d’esprit en voie de normalisation.

    À l’instar de ses camarades qui ont bloqué le périphérique de Paris ou le Tour de France cet été pour demander la rénovation thermique (six d’entre eux seront jugés en novembre, une autre en janvier), et comme de plus en plus de collectifs écologistes, elle se dit prête à aller « jusqu’au procès » pour entraver le « business as usual ».

    Les espoirs déçus de bifurcation lors des dernières échéances électorales, la virulence de la sécheresse estivale et l’inertie du gouvernement ont achevé de modifier les options stratégiques d’une fraction du mouvement climat.

    « Pendant toute une période, le mouvement climat a mis l’accent sur sa respectabilité, sur le fait de ne pas s’en prendre aux biens et aux personnes, dans l’hypothèse que ça permettrait de construire un mouvement de masse. Maintenant on est à un point où, sous l’effet d’un sentiment d’urgence, des actions d’un autre type redeviennent légitimes. Il y a des choix à faire, qui sont exclusifs les uns des autres », observe Nicolas Haeringer, directeur des campagnes pour l’ONG 350.org et activiste depuis le début des années 2000.

    S’il constate, depuis une dizaine d’années déjà, une « montée en puissance de l’idée de désobéissance civile », Vincent Gay, membre du bureau d’Attac France et coauteur de Pour la justice climatique : Stratégies en mouvement, voit aussi émerger un flanc plus radical, qui agit spontanément et assume d’avoir « un impact matériel plus important » : « Cette tendance prend de l’ampleur. Face à l’accroissement de la crise, les débats entre organisations sur “jusqu’où aller” sont un peu derrière nous », affirme-t-il depuis l’université d’été d’Attac.

    En parallèle, comme pour nourrir un peu plus cette colère due à la destruction du vivant, le sécessionnisme des riches, consenti de fait par le gouvernement, devient plus criant que jamais – des terrains de golf arrosés aux itinéraires ridiculement courts effectués en jet privé et exposés publiquement.

    « L’immensité de la catastrophe a accentué la colère, comme l’absence de réaction du gouvernement. Maintenant, on est dans le mur, on le ressent dans nos chairs, et pourtant l’État protège les puissants qui nourrissent ce système », dénonce ainsi la militante écologiste Claire Lejeune, qui ne voit que la « résistance collective » comme solution, à l’Assemblée nationale et sur le terrain des luttes.

    « Le fait que ces caprices soient visibles et acceptés par le gouvernement rend légitimes des actions plus radicales », abonde le député de Paris Julien Bayou, secrétaire national d’Europe Écologie Les Verts (EELV), tout en posant la violence comme ligne rouge.

    Neutraliser, désarmer, saboter

    De fait, les activistes ciblent plus qu’avant la racine du problème, s’affranchissant des listes de revendications adressées aux ministères, dans l’espoir d’avoir un impact direct, même à petite échelle. Trous de terrains de golf bouchés avec du ciment, pneus de SUV dégonflés, jacuzzis éventrés ou encore mégabassines démantelées ont ainsi émaillé les mois de juillet et d’août.

    « La radicalité a une longue histoire dans le mouvement écologiste, du démontage du McDonald’s de Millau en 1999 à celui de la ferme-usine des mille vaches en 2014, mais ce qui est nouveau, c’est qu’aujourd’hui c’est beaucoup plus spontané et gazeux, signe que la colère monte », analyse la députée de La France insoumise (LFI) Aurélie Trouvé.

    Au sein du collectif des Soulèvements de la Terre, qui a organisé plusieurs actions contre des mégabassines (ces cratères géants qui pompent l’eau des nappes phréatiques afin d’alimenter les grandes cultures intensives), on constate aussi que les lignes bougent.

    Le 6 novembre 2021, la pompe d’une mégabassine (reconnue comme illégale) a ainsi été démontée lors d’une manifestation à laquelle 1 500 personnes ont participé à Mauzé-sur-le-Mignon (Deux-Sèvres), un acte revendiqué par le porte-parole de la Confédération paysanne, Nicolas Girod, qui a voulu remettre un bout de la pompe au ministre de l’agriculture.

    Une tribune demandant l’arrêt immédiat de la construction de « ces projets aberrants d’accaparement de l’eau », signée tant par la CGT que par des candidats à la présidentielle (Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot), a été publiée dans la foulée dans Le Monde, validant la légitimité de l’action.

    Certes, les pratiques de sabotage ou de résistance offensive ne sont pas nouvelles dans le milieu des luttes écologistes. Du sabotage de la centrale nucléaire de Fessenheim en 1975 à la résistance de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes contre l’« opération César » en 2012, elles font partie d’un répertoire d’actions collectives balisé. C’est l’importance qu’elles acquièrent dans cet arsenal relativement au plaidoyer et leur « capital sympathie » dans l’opinion publique qui constituent une nouveauté.

    « Le curseur bouge. J’ai dix-sept ans de recul, et je vois que ce qui pouvait être perçu comme extrémiste à l’époque est davantage compris aujourd’hui, voire conçu comme le minimum vital », affirme ainsi Lamya Essemlali, présidente de Sea Shepherd France, l’ONG de défense des océans réputée pour sa radicalité. « La crainte, c’est plutôt que l’attentisme de l’État face aux destructions du vivant provoque une situation hors de contrôle, avec les plus forts qui bouffent les plus faibles, et qu’on entre dans une guerre civile incontrôlable », ajoute-t-elle.

    Pour conserver ce soutien de la population, et faire comprendre leur nouveau modus operandi, les activistes revendiquent des actions de « désarmement », plutôt que de « sabotage ». « Cette notion a un sens assez clair : les bassines ou les cimenteries [des centrales à béton ont été volontairement dégradées fin juin 2021 à l’appel des Soulèvements de la Terre – ndlr] sont des armes de destruction, et il est nécessaire de les désarmer, dans un contexte de guerre contre le vivant », explique ainsi Justin, de la coordination des Soulèvements de la Terre.

    Lamya Essemlali qui, avec Sea Shepherd, s’est interposée contre des baleiniers, a confisqué des filets illégaux ou encore détruit des pièges de braconniers, est sur la même ligne. « On n’a jamais blessé personne en quarante-cinq ans, et détruire l’arme de quelqu’un qui s’apprête à agresser quelqu’un d’autre, ce n’est pas de la violence », affirme-t-elle.

    Ce renversement de l’accusation, où la question tacitement posée n’est plus celle de la légitimité de la violence, mais de sa nécessité dans des situations de violence systémique, est assez largement partagé par les mobilisations contemporaines. « Les critiques, voire le refus, de la non-violence sont […] portés par certain·es activistes comme l’affirmation du droit à la légitime défense dans un état d’urgence », note la directrice de recherche CNRS à Sciences Po Réjane Sénac dans son ouvrage Radicales et fluides.

    Avec la fin de l’abondance, la guerre des ressources commence

    « Ce n’est pas nouveau, mais c’est vrai que ça s’accélère en France », convient la députée écologiste de la Drôme Marie Pochon, venue de l’ONG Notre Affaire à Tous, qui anticipe qu’« un jour ou l’autre, malheureusement, ces actions vont dépasser les limites de la désobéissance civile ». Bien sûr, la culture de la non-violence demeure très forte dans le mouvement climat, comme en témoigne le récent Manifeste pour la non-violence de Pauline Boyer et Johann Naessens.

    Les deux coauteurs y affirment notamment : « La destruction de matériel ou le sabotage ne sont envisageables que si le groupe d’action les pense légitimes aux yeux de l’opinion publique. À l’inverse des stratégies violentes ou armées, où les activistes font tout pour ne pas se faire prendre ni juger pour leurs actions, les activistes des luttes non violentes mènent leurs actions à visage découvert, revendiquent publiquement leurs actions et sont prêt·es à subir des poursuites judiciaires. »

    Mais certain·es militant·es commencent à interroger ces règles, voire à passer outre. Le géographe et militant suédois Andreas Malm a ouvert la voie en brisant le tabou sur la « violence collective non armée » et la destruction de biens dans Comment saboter un pipeline.

    « Il n’est pas nécessaire de vouloir à tout prix s’exposer à la loi – au contraire, ce paragraphe du protocole de la désobéissance civile devient plus caduc chaque jour, un pouvoir qui détruit les fondements de la vie ne pouvant attendre aucune loyauté de ses sujets. Le sabotage peut s’accomplir dans l’obscurité », écrit-il. Les partisans d’une insurrection climatique lui ont emboîté le pas.

    À la mi-août, le collectif Rivières en colère revendiquait ainsi dans un communiqué le débâchage clandestin de deux mégabassines en Vendée : « La nuit du 8 au 9 août, nous avons enfilé des gants et masqué nos visages, nous avons pris des pinces et des couteaux, et nous avons enlevé la bâche qui recouvrait deux mégabassines du Sud-Vendée », détaillaient ses signataires, avant de mettre en garde la préfecture et le gouvernement que tout nouveau projet de ce type serait désormais accueilli de même.

    Joint par Mediapart, Andreas Malm, qui vient de passer plusieurs semaines avec le mouvement climat en Italie et en Allemagne, est formel : « J’ai longtemps hésité à le dire, mais on peut désormais affirmer que le sabotage est une tendance émergente dans le mouvement climat. Ce n’est pas un raz-de-marée, loin de là, mais ça arrive de plus en plus souvent, et le mouvement climat en Europe en parle et se demande sérieusement comment s’y engager à plus large échelle. Cela commence à être une tendance. »

    Il en veut pour preuve la variété des actions qui s’intègrent dans cette tactique : des plus douces, comme le mouvement des « tyre extinguishers » (dégonfleurs de pneus) qui s’en prend aux SUV sans formellement dégrader des biens, aux plus radicales comme le sabotage d’un pipeline en construction sous la rivière Wedzin Kwa, en Colombie-Britannique (Canada) en février 2022, ou celui d’un pipeline à Wilhelmshaven (Allemagne), le 12 août, par le mouvement Ende Gelände, qui a officiellement fait sienne cette tactique depuis un an. « Et ce n’est que le commencement. Tout indique que d’autres sabotages sont en préparation », ajoute Andreas Malm.

    Si les discussions sont encore conflictuelles à ce sujet au sein du mouvement climat dans son ensemble, le militant suédois estime que le passage à des méthodes d’action plus radicales est logique, compte tenu de l’aggravation du dérèglement climatique et de « la détermination de la classe dirigeante à brûler la planète aussi vite que possible ».

    « Le mouvement climat a connu une vague de mobilisations de masse en 2018-2019, qui doit être suivie par autre chose, quelque chose de nouveau : il doit y avoir une prochaine étape adaptée à la situation actuelle », conclut-il.

    Dépassement des organisations traditionnelles

    Pour la députée écologiste Marie Pochon, ce phénomène observable en France est comparable à celui des « gilets jaunes » dans un autre domaine. Désormais en effet, les actions ne sont plus toutes coordonnées par des collectifs : elles sont plus spontanées, sporadiques, et dépassent les organisations syndicales et partisanes :

    « Cette violence subie aujourd’hui, du fait des pénuries non anticipées d’eau et de l’appropriation des ressources par quelques-uns en ces temps de crise, provoque une colère qui s’exprime de manière moins structurée, et y compris en dehors du champ de la non-violence. »

    Comme les gilets jaunes, ces activistes n’ont plus aucune confiance dans le système institutionnel pour freiner la catastrophe climatique. « C’est le signal qu’il y a une perte totale de confiance dans la capacité de l’État à agir efficacement et rapidement », constate Vincent Gay.

    Les député·es écologistes, qui ont fait leur retour à l’Assemblée nationale, où ils disposent d’un groupe, comptent bien faire la démonstration que l’action politique institutionnelle peut être utile.

    Julien Bayou a ainsi annoncé son intention de déposer une proposition de loi à l’automne pour interdire les jets privés, ou encore demandé un moratoire immédiat sur la chasse, pour préserver la faune après la disparition de 60 000 hectares de forêt partis en fumée. « C’est l’inaction de l’État qui produit ce réflexe de la société. L’enjeu c’est : comment demander une transition à la majorité si les plus riches en sont complètement exemptés ? Ce n’est pas possible », explique-t-il au sujet des jets privés.

    En attendant, les conflits autour de l’eau, de la chasse ou encore de l’agriculture vont continuer à se durcir. Dans un contexte de fin de la situation d’abondance, la privatisation des ressources communes sera au centre des attentions. Le philosophe Mark Alizart, auteur du Coup d’État climatique, fait d’ailleurs sienne l’expression « guerre de l’eau » apparue cet été.

    « C’est la phase 2 du réchauffement climatique : la guerre des ressources, explique-t-il. Le changement climatique restait abstrait ; désormais, sa conséquence très concrète a jailli cet été : c’est la guerre pour s’accaparer des ressources. Dans ce contexte, l’illégalité est de tous les côtés. »

    Mathieu Dejean

    https://www.mediapart.fr/journal/france/230822/face-l-urgence-climatique-les-activistes-ecologistes-ont-soif-de-radicalit

    #eau #sécheresse #activisme #écologie #climat #réchauffement #sabotage #désobéissance_civile

  • Le numéro 33-34 de la revue #Nunatak (version italophone)


    Sommaire :

    La revue est disponible en ligne :
    https://nunatak.noblogs.org/files/2020/05/n.33.34.inv_.prim2014.interni.pdf

    Je mettrai ci-dessous des mots-clés et citations des articles...

    –-----

    métaliste des numéros recensés sur seenthis :
    https://seenthis.net/messages/969908

  • Guerres de l’eau :

    💧 « L’eau c’est fait pour boire » : chronique de la sécheresse 2022 - Contre Attaque
    https://contre-attaque.net/2022/08/04/leau-cest-fait-pour-boire-chronique-de-la-secheresse-2022

    Nous traversons une période de sécheresse inédite de mémoire d’Homme. La totalité de la France est en état d’alerte. Les précipitations en Bretagne ont baissé de 95% par rapport à un été normal. Les épisodes caniculaires s’enchaînent alors que les réserves en eau étaient déjà à un niveau critique avant l’été. Comme dans un film dystopique, nous allons manquer d’eau potable en France. Cas d’école à Gérardmer, dans les Vosges.

    voir aussi https://seenthis.net/messages/969030

  • La moustache pour tous ! En 1907, ouvriers boulangers et limonadiers se rebiffent Le Monde Diplomatique - Mathieu Colloghan 
    Des travailleurs luttant contre la grande précarité, des clients « pris en otage », des syndicats dont on conteste la légitimité à parler au nom des travailleurs, des contre-arguments aux « réalités économiques » et des enjeux plus larges que la lutte particulière pour les deux camps... Cette petite musique semble familière ? Peut-être. Sauf qu’en cette année 1907 le conflit porte sur le droit à la moustache.

    Le 17 avril 1907, les troupes françaises ont envahi Oujda, au Maroc, Rudyard Kipling a obtenu le prix Nobel de littérature, et les Parisiens profitent des premiers beaux jours. Ils se ruent sur les terrasses des brasseries des grands boulevards. C’est là, à 18 h 30, que débute par surprise la grève de la moustache. Pile à la demie, les garçons de café arrêtent de saisir les commandes, encaissent les consommations. Ils filent au comptoir prendre leur solde, rendent les tabliers et quittent les brasseries. Ils se retrouvent par petits groupes sur les trottoirs sous les regards incrédules et amusés des consommateurs étonnés de ce mouvement social loin des usines.

    Les patrons replient la terrasse pour fermer boutique au Café de la Paix, baissent le rideau de fer au Café Riche et coupent la lumière à L’International pour faire partir la clientèle qu’on ne peut plus servir. Chaises sur les tables. Plus un verre n’est rempli au Buffet de la gare de Lyon, plus un bouchon n’est tiré au Café Cardinal, plus une table n’est débarrassée à L’Américain. La fête est finie.

    Ainsi commence la grève des ouvriers limonadiers restaurateurs. . . . . . .
    Source : https://www.monde-diplomatique.fr/2022/08/COLLOGHAN/64948
    #gréve #greve #luttes_sociales #lutte_sociale #bistrots #restaurants #cafés #boulangeries #sabotage #inégalités #clemenceau

  • « Contre-attaque partout – pourquoi nous avons sabotés les machines de Pellenc ? »
    https://lundi.am/Contre-attaque-partout-pourquoi-nous-avons-sabotes-les-machines-de-Pellenc

    « Roger Pellenc, maire de Pertuis, PDG d’une industrie multinationale, veut étendre son territoire en détruisant 86 hectares de terres agricoles fertiles sur sa commune. Ce projet aurait pour but de doubler la surface de la zone commerciale existante, donnant à l’entreprise Pellenc une trentaine d’hectares pour se développer. Fin novembre 2021 des militant-es ont commencé l’occupation de maisons et de terres promises à la destruction : la Zone A Patates (ZAP) est née. Depuis les intimidations par le maire et sa police se succèdent : destruction illégale d’une maison, saccage d’une réserve d’eau, surveillance policière…

    #accaparement #ZAP #sabotage #écologie_radicale

  • #Belgique : Pas de retour à la normale avant plusieurs jours dans les hôpitaux Vivalia suite à une cyberattaque durant la nuit de vendredi à samedi Benjamin Carlier- RTBF
    https://www.rtbf.be/article/pas-de-retour-a-la-normale-avant-plusieurs-jours-dans-les-hopitaux-vivalia-1099

    La cellule de crise des hôpitaux du groupe Vivalia s’est réunie une nouvelle fois ce matin. Un planning de reprise des laboratoires, de la radiologie et de la remise en service de l’application permettant d’accéder aux dossiers des patients y a été présenté par les services informatiques. Selon le directeur du groupe Vivalia, Yves Bernard, cela prendra encore quelques jours avant un retour à la normale : « Il a été décidé ce matin de reporter les consultations et les opérations de demain. » Seules les urgences seront traitées ce mardi. Les centres de prélèvements sanguins au sein des hôpitaux du groupe seront également toujours fermés.


    Tous les patients concernés ont été prévenus par le groupe hospitalier. Une nouvelle réunion de la cellule de crise est prévue demain matin pour évaluer la situation et envisager encore plus concrètement le redémarrage des activités.
     
    Pour rappel, voici le dispositif communiqué par Vivalia pour l’annulation des différents soins :
    – Les opérations non urgentes sont supprimées sauf exception après avis concerté.

    – Les consultations sont annulées, un SMS a été envoyé individuellement aux personnes ayant un rendez-vous ce jour. Certaines consultations pourraient être maintenues suivant l’appréciation du médecin concerné qui prendra alors contact avec son patient ;

    – La médecine d’urgences est bien entendu maintenue. Nous insistons sur la nécessité de ne contacter ou se présenter à nos urgences qu’en cas de nécessité. Merci de consulter au préalable votre médecin généraliste ou le 1733 en soirée. En cas d’admission dans nos urgences, merci aussi de vous munir de votre vignette de mutuelle pour faciliter votre identification par nos équipes de soins ;

    – Radiologie/scintigraphie : tous les examens programmés sont annulés ;

    – Centres de prélèvements et Centres Covid : toute l’activité est arrêtée.

    #Santé #Hôpital #hacking #cyberattaque #cyberguerre #malware #ransomware #algorithme #sécurité #sécurité_informatique #piratage #cybersécurité #cyberattaques #internet

    • Imaginons que les #intérimaires en fin de contrat, les #vacataires lors de leur dernier jour de travail cliquent systématiquement sur les spam et malware afin de contaminer le système informatique de leurs négriers.

      Idem dans les unités de production.
      Morceau de cuivre dans les produits, ou morceau de verre, contamination du lait en poudre contaminé au à la listéria, . . . .

      N’est ce pas là une explications des « alertes » alimentaires ou informatique ?

      Les esclaves peuvent saboter le système.
      Il y a des conséquences pour les autres, mais ces autres se foutent éperdument du sort des petites mains de notre société, qu’est pas belle du tout à regarder.

      On appelait cela du #sabotage à une autre époque, ressemblant beaucoup à celle que nous subissons.

  • Françoise d’Eaubonne à Grenoble
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?article1679

    On voit nombre de jeunes gens, filles et garçons, se réclamer depuis quelques années de l’« écoféminisme » et des « sorcières ». Livres, colloques, articles de journaux et de sites « alternatifs », émissions de France Culture, documentaires d’Arte, articles du Monde et de la presse de gauche (Libération, Le Monde diplomatique), se sont faits l’écho de cette émergence, à moins qu’ils ne l’aient suscitée. C’est qu’il faut sans cesse renouveler les produits sur le marché des idées, quitte à faire du neuf avec du vieux. L’écoféminisme se présente ainsi pour une part comme un produit dérivé de l’écologie, et une tentative parmi d’autres – « collapsologie », « écosocialisme », « green technologies » - de récupérer le seul mouvement, le plus profond et le plus vaste, sans cesse croissant, qui soit apparu depuis les (...)

    #Documents
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/franc_oise_d_eaubonne_a_grenoble.pdf

  • Fibre optique : plusieurs câbles sectionnés dans la nuit, la connexion à Internet coupée ou ralentie en France
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2022/04/27/fibre-optique-plusieurs-cables-sectionnes-dans-la-nuit-la-connexion-a-intern

    Des ralentissements et des coupures de l’accès à internet ont été signalés dans plusieurs grandes villes françaises. L’opérateur Free signale de « multiples actes de malveillances » sur l’infrastructure fibre survenus durant la nuit et désormais « circonscrits ».

    « En 20 ans d’internet c’est la toute première fois que je vois une attaque physique d’une telle ampleur », a déclaré un expert français du réseau au Monde.

    Un des dirigeants de [Fr**] a déclaré au Monde qu’il était pour l’heure « trop tôt pour parler d’action coordonnée ».

    #sabotage

    • chez moi, coupure de l’internet freebox toute la matinée, depuis [probablement] 4-5h du mat jusqu’à 14h ; l’internet via partage de connexion freemobile marchait bien ; ils utilisent pas les mêmes fibres que la maison mère ?!...

      ça doit être un coup des mecs de FT ; ou plutôt de Bouygues, s’ils ont pris une pelleteuse :-)

      Les réseaux d’Orange et de Bouygues Telecom ont eux été épargnés.

    • le parquet de Paris ouvre une enquête préliminaire [Le Monde a complété son article]
      https://www.lemonde.fr/pixels/article/2022/04/27/fibre-optique-plusieurs-cables-sectionnes-dans-la-nuit-la-connexion-a-intern

      (...) la section cyber du parquet de Paris a annoncé l’ouverture d’une enquête préliminaire des chefs de « détérioration de bien de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation », « entrave à un système de traitement automatisé de données » et « association de malfaiteurs » , concernant ces incidents.

      L’incident est sérieux, mais il montre la grande résilience de l’Internet français et de ceux qui l’entretiennent. Si les câbles de fibre optiques qui ont été sectionnés constituent des artères majeures pour la circulation des données, notamment pour Free et SFR, les différents acteurs de l’Internet français se sont efforcés, mercredi matin, de trouver des chemins alternatifs, limitant considérablement les effets pour les internautes.

      A la mi-journée, Free annonçait ainsi que les incidents étaient désormais « circonscrits » et que « des problèmes résiduels [étaient] en cours de correction sur Reims et Graveline » . Chez Bouygues Telecom, « certains acteurs télécoms indiquent avoir observé des ruptures de liens Internet qui impactent les services de leurs clients » . Mais Bouygues Telecom « n’utilise pas les liens concernés par ces dysfonctionnements, et les services mobiles et fixes sont assurés normalement. Nos équipes restent toutefois en veille » , précise l’opérateur au Monde Orange, pour sa part, « n’a pas noté de perturbations particulières sur le réseau. Les équipes restent en vigilance renforcée » .

  • Francis Scarr sur Twitter :
    https://twitter.com/francska1/status/1518545733242212356

    Russia’s FSB claims that it foiled an assassination attempt organised by Ukraine on state TV’s Vladimir Solovyov

    Sergej Sumlenny sur Twitter :
    https://twitter.com/sumlenny/status/1518624438358626304

    Russian FSB has fabricated a “plot” to kill Russian TV propagandist Solovyov. Allegedly by Ukrainian SBU and Nazis. One of the “evidences” is neonazi inscription on a book. Signed by “Signature unclear”. Yes, FSB got an order to sign it with a “signature unclear” - and did so!

    Vincent Flibustier 👽 sur Twitter :
    https://twitter.com/vinceflibustier/status/1518856883834175489

    C’est absolument énorme 😂 👇 Le FSB, les services secrets russes, affirment avoir déjoué un complot contre un présentateur de TV russe par un ukrainien. Ils ont publié ce qu’ils ont retrouvé chez ce nazi ukrainien. 👇😂1/5

    M’intéressant ici aux jeux vidéo, c’est ce Tweet en particulier qui a attiré mon attention :

    Vincent Flibustier 👽 sur Twitter :
    https://twitter.com/vinceflibustier/status/1518856912355438592

    Le parfait attirail du petit nazi. Mais vous allez me dire : pourquoi ils exhibent des jeux vidéo sims ??? C’est nazi les sims ??? Non. C’est parce qu’à priori on leur a dit d’aller déposer des « boîtes de cartes sim » (de téléphone)... Et ils ont pris des boîtes de jeux sims.

    Sharon sur Twitter :
    https://twitter.com/Sharon_Kuruvila/status/1519021906883665921

    doing OSINT

    Russia appears to confuse ’The Sims’ for SIM cards in possible staged assassination attempt
    https://nypost.com/2022/04/25/russia-appears-to-confuse-the-sims-for-sim-cards-in-possible-staged-assassin

    Russian security services on Monday have been accused of staging a Ukrainian assassination attempt by releasing photos of confiscated copies of “The Sims” video games that some speculate were mistaken by Kremlin officers for SIM cards.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #jeu_vidéo_the_sims #jeu_vidéo_les_sims #nazi #ukraine #fsb #prise #trophée #méprise #échec #falsification #mdr #sabotage #signature_illisible

  • Un développeur sabote sa librairie pour porter une revendication pour le logiciel libre

    https://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-apres-les-critiques-sur-la-securite-des-librairies-un-devel

    Le monde de l’open source est en ébullition après la découverte de la faille Log4shell trouvée dans la librairie Apache Log4j dédiée à la journalisation des applications Java.

    Le développeur des librairies Colors et Fakers les a délibérement saboté en intégrant un module de drapeau US et une revendication

    En novembre 2020, il avait indiqué « ne plus vouloir soutenir les entreprises du Fortune 500 avec mon travail « gratuit » et que les entreprises devaient penser à forker le projet ou rémunérer le développeur avec un salaire annuel à 6 chiffres ».

  • Le souffle de Martha

    #Martha_Desrumaux est une enfant du Nord à la destinée romanesque. « Petite bonne », puis ouvrière à neuf ans, elle deviendra, à force de révolte et d’engagement, une pionnière dans les combats pour les droits sociaux dans l’entre-deux guerres. Personnage féminin emblématique du Front Populaire, Jean Renoir la met en scène dans le film La vie est à nous en 1936. Instigatrice de la lutte des mineurs contre l’occupant nazi, elle est déportée en 1942 et participe à la résistance au sein même du camp de Ravensbrück. Dès 1945, elle est désignée pour être l’une des premières femmes députées de l’Histoire de France, avant de tomber dans un relatif oubli.

    https://lcp.fr/programmes/le-souffle-de-martha-55887
    #film #film_documentaire #documentaire

    #syndicalisme #femmes_ouvrières #classe_ouvrière #lutte_des_classes #CGTU #CGT #politique #industrie_textile #France #féminisme #communisme #parti_communiste #femmes_syndicalistes_et_progressistes #meneuse_communiste #engagement_public #vierge_rouge #Louis_Manguine #marche_des_chômeurs #militantisme #guerre_civile_espagnole #brigades_internationales #Résistance #sabotage #grève #Ravensbrück #camp_de_concentration #déportation #droits_des_femmes

    Une citation :

    « Je suis Martha Desrumaux et les nazis ne m’ont pas eue »

  • 📚 Nouveauté des Éditions LIBRE - Histoire du sabotage (tome 1 & 2) 📚
    https://4iaql.r.ag.d.sendibm3.com/mk/mr/jGQ3VAqrf6FKz5KuruOetrD-4bnvGJEmr8PFJskaieuP4zhIZVyLBEl88Q-9D

    ✊🏾 Une histoire du sabotage en deux volumes, c’est l’occasion de parcourir les nombreux mouvements qui s’opposent à toutes les formes d’exploitation et d’oppression. Des attaques contre la fortification, durant le Moyen Âge, aux incendies contre les antennes 5G aujourd’hui, en passant par les traine-savates dans les usines et le sabotage de la colonisation, ces deux tomes permettent de comprendre ce qu’est le sabotage et pourquoi il est toujours d’actualité.

    #sabotage #anarchisme #colonisation #technologies

  • Sabrina AliBenali sur Twitter :
    https://twitter.com/DrSabrinaaurora/status/1461701757076230144

    Moissac Journée ensoleillée fin août 1993 19h30 Une enfant de 8 ans habitant Moissac fait de la poutre sur le rebord en fer d’une piscine dans un jardin pour s’entraîner à sa gym. Elle dérape.

    […]

    Cette petite fille c’était moi. Les soignants, la proximité de l’#hôpital et la prise en charge rapide d’un cas vital ont sauvé ma vie.

    Si cet accident se reproduisait aujourd’hui, il faudrait faire 40 minutes de route ( si j’avais tenu ) jusqu’à Montauban et arriver dans un service d’#urgence surchargé par la densité de population se reportant sur lui.

    #sabotage #criminel #France

  • « Tri des patients », « perte de chance »… Un collectif alerte sur la situation « #catastrophique » en #pédiatrie
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/10/28/tri-des-patients-perte-de-chance-un-collectif-alerte-sur-la-situation-catast

    « Nous sommes donc aujourd’hui à la croisée de deux chemins : soit le politique décide d’abandonner l’#hôpital_public, soit il prend enfin le problème à bras-le-corps et engage une réforme de fond (financement, recrutement, gouvernance) qui garantira un accès aux soins pour tous de qualité », a jugé Mme Hentgen.

    La situation est d’autant plus « grave » pour Christophe Marguet, chef de service au CHU de Rouen, que « l’hôpital public est le seul recours en médecine pédiatrique ». « A terme, on constate une perte de chance pour l’enfant qui a besoin de soins, pour les parents confrontés à la maladie chronique, et un #épuisement des #soignants », a expliqué Isabelle Desguerre, chef du service de neuropédiatrie à l’hôpital Necker-Enfants malades.

    Elisabeth Ouss, pédopsychiatre au sein du même établissement, a fait état de « conditions inéthiques, suscitant une charge mentale, une responsabilité terrible, qui ne suscitent pas de vocations et contribuent à éloigner de l’hôpital de jeunes praticiens ». Laurent Rubinstein, infirmier aux urgences et en réanimation, dit arriver à l’hôpital « la boule au ventre car [les soignants] ne sav[ent] pas s’[ils sont] en nombre suffisant ».

    #France #sabotage #criminel

    • La France aime beaucoup les violences sur les enfants. Y a qu’a voire comme ce sujet indiffère. La justice des mineurs sert seulement à en envoyé subir des viols en prison ou/et en maison et famille d’accueil. L’inceste et les violences sexuelles c’est ok alors le tri des enfants malade le gouvernement se dit pourquoi pas. Ce gouvernement ne donne pas de congé aux parents pour le deuil des enfants, ca coute trop cher à l’entreprise qu’ils disaient. Alors des moyens pour l’hopital je pense que Macron et son épouse pedocriminelle, donnera plutot de l’argent à l’interieur pour gazer les enfants et les soignants.

  • Réseaux télécoms : les actes de vandalisme se multiplient La Tribune - Pierre Manière
    https://www.latribune.fr/technos-medias/telecoms/reseaux-telecoms-les-actes-de-vandalisme-se-multiplient-892271.html

    Depuis environ un an, les dégradations et destructions visant des antennes de téléphonie mobile ou les réseaux Internet fixe grimpent en flèche, privant à chaque fois des milliers de foyers et d’entreprises de moyens de communiquer. Les opérateurs et le gouvernement se mobilisent pour enrayer ce fléau. Décryptage.

    C’est presque devenu monnaie courante. Pas une semaine ne se passe sans que les réseaux télécoms, mobiles et Internet fixe, essuient des sabotages, incendies volontaires, dégradations ou vols. Ce week-end, des habitants du Tarn en ont fait les frais. Dans la journée de samedi, une antenne-relais a été incendiée près d’Albi. Résultat : pas moins de 52.000 abonnés de Bouygues Telecom et de SFR se sont retrouvés, en un éclair, dépourvus de téléphonie mobile. S’il y a du mieux, « la situation n’est toujours pas totalement rétablie », explique à La Tribune ce lundi Arthur Dreyfuss, le secrétaire général de SFR et président de la Fédération française des télécoms (FFT), le lobby du secteur.


    Depuis la fin du mois d’août, les actes de vandalisme visant des antennes de téléphonie et infrastructures Internet fixe vont crescendo en Ile-de-France. « Plusieurs dizaines de sites ont déjà subi des dégradations », relève Arthur Dreyfuss, le président de la Fédération française des télécoms (FFT). (Crédits : Reuters)

    Le dirigeant précise que c’est un pylône de TDF qui a subi d’importants dégâts. « Or celui-ci irrigue des pylônes d’autres opérateurs, détaille-t-il. Au total, une soixantaine de sites mobiles ont été impactés. » Cette attaque n’a rien d’un cas isolé. Aux côtés de SFR et de Bouygues Telecom, Orange et Free voient régulièrement leurs installations vandalisées dans tout l’Hexagone. Tous sont confrontés à des dégradations d’antennes. « Chez Orange, en moyenne, environ une antenne par semaine est la cible de vandalisme, précise Cyril Luneau, le directeur des relations avec les collectivités locales de l’opérateur. Nous déplorons également des actes de malveillance sur le réseau fixe, dont des vols de câbles en cuivre [essentiels pour apporter la téléphonie et l’ADSL, Ndlr], à hauteur de dix actes par mois. » Il arrive aussi, chez tous les opérateurs, que les points de mutualisation, des installations critiques pour apporter l’Internet fixe à un grand nombre de foyers, soient attaqués.

    Des sabotages en forte hausse en Ile-de-France
    « C’est un fléau », alarme Arthur Dreyfuss. « Les réseaux télécoms sont très sensibles parce qu’ils permettent la connectivité des Français, des entreprises, mais aussi de l’ensemble des services d’urgence, rappelle-t-il. Cela fait dix à douze mois que nous constatons une multiplication des actes de vandalisme. » Le dirigeant précise que les territoires les plus touchés sont aussi, bien souvent, « ceux qui souffrent d’une couverture télécoms compliquée, ce qui est très dommageable pour les habitants et les entreprises ». Lesquels sont parfois extrêmement nombreux à en subir les conséquences. Arthur Dreyfuss se rappelle qu’en début d’année, l’incendie d’une antenne-relais près de Limoges a privé plus d’un million de personnes de télévision pendant plusieurs jours.

    Toutes les régions sont touchées. Mais depuis la fin du mois d’août, les actes de vandalisme vont crescendo en Ile-de-France. « Plusieurs dizaines de sites ont déjà subi des dégradations », relève le chef de file de la FFT. Qui sont, alors, les responsables de ces attaques ? Jusqu’à présent, les enquêteurs semblaient privilégier les pistes de l’ultra-gauche, des anarchistes ou des anti-5G. L’arrivée de la nouvelle génération de téléphonie mobile a notamment suscité une forte opposition et des débats électriques. A gauche et chez les écologistes, beaucoup craignent encore que cette technologie nuise à la planète, et certains redoutent l’impact des ondes sur la santé. Des thèses complotistes ont également circulé, comme celle d’une propagation du coronavirus par la 5G. En mars dernier, le tribunal correctionnel de Valence a ainsi condamné un résident de Pierrelatte (Drôme), opposé à la nouvelle génération de téléphonie mobile, à trois ans de prison - dont un an ferme -, a rapporté France Bleu https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/incendies-a-pierrelatte-un-anti-5g-condamne-a-trois-ans-de-prison-dont-un . En janvier et février, il avait incendié une antenne-relais et une chambre de télécommunications d’Orange. Cela dit, il apparaît bien difficile, aujourd’hui, de dresser des profils types.

    « La question d’un renforcement du dispositif pénal se pose »
    Face à ce vandalisme, les opérateurs et le gouvernement se mobilisent. Ce dimanche, Cédric O, le secrétaire d’Etat en charge du Numérique, a « [condamné] fermement » l’incendie du pylône de TDF dans le Tarn sur Twitter. « Avec Gérald Darmanin [le ministre de l’Intérieur, Ndlr], nous agissons aux côtés de l’ensemble des opérateurs pour mettre fin à ces actes inacceptables, dans le cadre de la convention nationale de lutte contre la malveillance visant les réseaux télécoms, qui met en danger des vies humaines », a-t-il insisté. Cette convention « a vocation à être déclinée localement par les préfectures », précise Arthur Dreyfuss. Elle vise à favoriser le partage d’informations entre les opérateurs, les gestionnaires de sites télécoms, la police, la gendarmerie et la justice. L’objectif est que tous puissent réagir au plus vite lorsque des installations sont vandalisées. Mais aussi d’agir de manière préventive. « Dans ce cadre, nous pouvons transmettre à la police et à la gendarmerie, à l’échelle départementale, des listes de sites sensibles, afin qu’une surveillance puisse, dans certains cas, être mise en place », explique le président de la FFT.

    A ses yeux, cette convention va « dans le bon sens ». Mais « la question d’un renforcement du dispositif pénal et des sanctions se pose lorsque les auteurs de ces faits extrêmement graves sont retrouvés », poursuit-il. Même son de cloche pour Cyril Luneau : « Nous militons notamment pour une politique pénale adaptée en cas de récidive », affirme-t-il. Le message a été bien reçu par le gouvernement. La balle est désormais dans son camp.

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    • Deux moines arrêtés pour avoir ciblé des antennes-relais 5G Le Figaro
      https://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/deux-moines-arretes-pour-avoir-cible-des-antennes-relais-5g-20210920

      Les deux hommes, âgés de 39 et 40 ans, disent agir pour « prémunir la population des effets nuisibles » de la 5G.

      Deux moines d’un couvent catholique intégriste du Rhône ont été mis en examen, la semaine dernière, pour s’en être pris à des antennes-relais par hostilité au déploiement de la 5G, a-t-on appris lundi de source judiciaire.

      Selon le parquet de Villefranche-sur-Saône, confirmant des informations du quotidien régional Le Progrès, les deux hommes, âgés de 39 et 40 ans, ont reconnu avoir mis le feu à un premier pylône téléphonique, dans la nuit du 14 au 15 septembre à Saint-Forgeux, au nord-ouest de Lyon. Les dégâts avaient été limités.


      ¨Deux antennes ont été visées par les deux moines. FABRICE COFFRINI / AFP _
      La nuit suivante, les deux moines, membres d’un couvent situé dans le Beaujolais, ont été interpellés en flagrant délit, par les gendarmes, tandis qu’ils tentaient d’incendier une antenne dans une autre commune, à Ancy.

      Mise en examen pour « association de malfaiteurs »
      Placés en garde à vue puis présentés à un juge d’instruction, ils ont reconnu les faits, expliquant avoir agi « pour prémunir la population des effets nuisibles » de la 5G, a précisé à l’AFP la procureure de Villefranche, Laëtitia Francart.

      Mis en examen pour « destruction et tentative de destruction par moyen incendiaire » et « association de malfaiteurs », les deux moines ont été placés sous contrôle judiciaire. Ils font partie d’une communauté capucine basée au couvent Saint-François, à Villié-Morgon, rattaché au mouvement intégriste de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, selon son site internet.

      Selon Le Progrès, une porte-parole du couvent a évoqué « un acte isolé et une erreur de jeunesse ». « Les ondes sont très nocives à la santé et ils souhaitaient agir pour le bien-être de l’humanité », a-t-elle déclaré au journal.