• [Dans tes oreilles !]
    Résistance ? Violence ? Pacifisme ? Collaboration ?

    Alors que le #G7 pérore et que le contre G7 s’endort, je viens d’enchainer 2 écoutes que je trouve plutôt complémentaires :

    Damasio, Dufresne, Lordon : Résistance, résistances
    https://ecrits-aout.fr/articles/damasio-dufresne-lordon

    G7 de Biarritz : le contre-sommet peine à déborder
    https://radioparleur.net/2019/08/25/g7-de-biarritz-le-contre-sommet-peine-a-deborder

    pitch du premier :

    C’est le Dictionnaire amoureux de la Résistance, de #Gilles_Perrault, qui sert de point de départ à cette rencontre. L’esprit de la Résistance peut-il encore nous être utile aujourd’hui ? Peut-on le voir à l’œuvre dans les #mouvements des peuples actuels ?
    Cette question qui leur est proposée, #Alain_Damasio, #David_Dufresne [@davduf] et #Frédéric_Lordon la débordent bien vite. Peut-on échapper à la #société-de-contrôle ou doit-on la renverser ? Est-il possible de construire un archipel de #dissidences qui résiste à la #répression ? Le Grand soir n’est-il qu’un fossile d’une pensée politique ensevelie ?

    pitch du second :

    Samedi 24 août, deux manifestations, l’une pacifique, l’autre plus radicale ont illustré les dissensions du contre-sommet du G7. Entre volonté de respecter un #consensus d’action non-violentes, #critiques #stratégiques réciproques et présence policière permanente, la journée a été mouvementée…
    [ lire aussi l’article qui retranscrit les journées]

    Je termine ces écoutes comme je le souhaitais, avec bien plus de questions que de réponses et c’est tant mieux. Mon expérience m’a appris que c’est lorsqu’on ne montre qu’une seule voie pour atteindre un but, pis encore, quand elle ressemble à une autoroute de la mi-août, qu’on va le plus souvent droit dans le mur. Je ne crois pas en une « masse critique » unie qui ferait basculer les choses et surtout les pouvoirs, fédérée par UNE parole, encore moins UNE personne.

    Et puis, objectivement, force est de reconnaître que l’injonction au #pacifisme, comme toute #injonction, est une #violence. Même combat, d’ailleurs, concernant l’injonction à la non-violence !
    Elle l’est d’autant plus que dans 90% des cas elle est un non-sens dû une méconnaissance historique (voire un #déni, une #dissonance_cognitive). Le pacifisme c’est croire en la #Paix, la rechercher et tout faire pour y parvenir. Qui peut actuellement dire que nous vivons en paix sauf à s’extraire de toutes les crasses et casses sociales locales, sauf à s’extraire de nos responsabilités internationales et ne pas reconnaitre les multiples chemins (#kyriarchie) de la domination ? Le pacifisme c’est résister pour la paix, et la #résistance, ne serait-ce que par l’auto-défense, implique parfois de se battre. Sinon nous basculerions dans un dogme du #sacrifice.

    C’est dans la reconnaissance de ces voie multiples des multitudes de luttes à mener que se situe, selon moi, ce #résistances avec un petit « r » et beaucoup de « s » auquel il est fait référence dans le premier enregistrement.

    Quand à la #non-violence, une fois encore je renverrai vers la tribune de #Juliette_Rousseau, qui a été la porte-parole de la Coalition climat 21, collectif de la société civile créé en 2014 pour préparer les mobilisations pendant la #COP21, et qui en a tiré cette leçon : La non-violence doit accepter la pluralité des formes de lutte
    https://archive.org/details/20170419_La_Non-Violence


    (https://seenthis.net/messages/591248)

    Et pour un peu de légèreté, ce mini clip du compte Illuminati Reptilien sera parfait en clap final : https://twitter.com/IllumiReptilien/status/1165255537652568064

  • Marie BUSCATTO, sociologue de l’art et du travail - entretien consacré aux conditions de féminisation du travail artistique

    https://www.youtube.com/watch?v=KiPivjAkrLs&feature=youtu.be

    Ce qui m’a semblé le plus interessant dans ce que dit Marie Buscatto c’est le fait que les gens aiment que les artistes soient précaires. Or quant les femmes sont précaires dans la culture patriarcale, elles doivent utiliser leur corps sur le plan sexuel, que ca soit dans le couple, ou sur le périphérique. Et quant les femmes sont précaires, elles ont souvent des enfants ou/et parents à charge, doubles journées...

    Je pense que l’adoration que les masses portent à Van Gogh est vraiment connecté à ce lien entre création et sacrifice. Barbara Heinrich parle de lui comme d’un saint martyre laïque, un ascète de l’art. Je pense que le sacrifice ou martyre des femmes n’est pas vraiment reconnu car il est vu comme naturel, allant de soi et il est "gratuit". C’est vu comme normal que les femmes se sacrifient pour la carrière de leur conjoint, pour les enfants de leur conjoints, pour la collectivité via le bénévolat... C’est dans la nature des femmes de se sacrifié, leur sacrifice n’a pas de valeur. Par contre un homme qui se sacrifie, c’est reconnu, car ce n’est pas dans la nature des hommes de se sacrifié, alors que c’est une exigeance qu’on attend des femmes, allant jusqu’à les traité d’égoïstes quant elles ne font pas leur devoir de faire des enfants. Souvent les deux sont opposés, les hommes crée l’art, les femmes la vie (on m’a expliqué ca très jeune, du fait de mon sexe je ne pourrais jamais crée de l’art). Les hommes se "sacrifient" pour l’art et les femmes se sacrifient pour que les hommes aient une descendance à qui faire croire que les hommes se sacrifient pour l’art.

    Il y a par dessus ce principe l’idée que si tu as du plaisir dans ta pratique tu ne mérite pas de rémunération. Il y a aussi pour les femmes tout le travail invisible lié au devoir, charge ménagère, charge mentale, charge sociale, charge émotionnelle, charge parentale, charge contraceptive, charge sexuelle... qui n’est pas reconnu comme du travail. Les femmes sont sensé aimer leurs enfants, conjoints, foyers... et faire leurs devoirs dans la joie et l’amour qui font office de rémunération.

    L’amour implique le sacrifice et la souffrance, surtout des dominé·es. On trouve cette idée dans la bible, Abraham doit tuer son fils pour prouver son amour à un père qui exige de la souffrance pour son petit plaisir narcissique de dominant.

    #amour #sacrifice #martyre
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    Autre aspect important dans ce que dit Marie Buscatto, le réseautage. Avec le contexte actuel de la #ligue_du_Lol et des #boys_clubs on voie assez concrètement comment ca se passe. Les hommes sont comme la classe possédante décrite pas Monique Pinçon-Charlot. Les hommes ont une forte conscience et solidarité de classe (la plus part sont masculinistes sans le reconnaitre ouvertement #fraternité ) et ils agissent en coordination pour nuire aux femmes (équivalent des pauvres pour la classe possédante). Par exemple dans les profession et milieux très masculinisées il y a une pratique de la misogynie active (injures sexistes, harcèlement moral et sexuel, Violences physiques et sexuelles, paternalisme, culture porno, bière, foot...) qui ne trouve pas d’équivalence dans les milieux très féminisés ou les hommes sont bien accueillis (éducation, santé, danse... ), obtiennent les meilleurs postes et trouvent le moyen de se plaindre sans cesse du milieu féminin. Les milieux comme l’armée, la police, le btp, la restauration... sont extrêmement hostile aux femmes. Les hommes bénéficient en plus de la complicité de nombreuses femmes, surtout des rares qu’ils tolèrent dans leur milieux privilégiés, comme la classe possédante décrite par Monique Pinçon-Charlot bénéficie de l’adhésion des masses qui votent pour les intérêts des riches.

    Les femmes qui réussissent le mieux dans l’art sont d’un milieu favorable, souvent filles d’artistes, compagnes d’artistes, grandes bourgeoises, ayant fait de hautes études. Le niveau des femmes doit être supérieur en tout à celui des hommes pour obtenir un peu de reconnaissance.

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    Le rapport à la colère, ca me semble aussi un des éléments clé qui n’a pas été évoqué par Marie Buscatto. Je ne sais plus dans quel émission france cul écouté hier il y avait une digression sur #Dante. Dante disait au sujet de la divine Comédie, que l’art est toujours vengeance. C’était en lien avec le fait que Dante avait été chassé d’une ville et son texte met les habitant·es de cette ville au cœur de son enfer. La divine comédie était donc inspiré par un sentiment de haine et une implacable vengeance. On retrouve la même chose avec Sade qui a surtout écrit en prison pour se venger de ses ennemis.

    Je dirait pas que l’art est toujours vengeance comme Dante, mais je reconnais que c’est aussi plutot un moteur de l’art que j’apprécie.

    Par rapport aux femmes, dans la culture patriarcale, ca renvoie aux Érinyes qui sont :
    Mégère (Μέγαιρα / Mégaira, « la Haine »)
    Tisiphone (Τισιφόνη / Tisiphónê, « la Vengeance »)
    Alecto (Ἀληκτώ / Alêktố, « l’Implacable »).

    Autant dire que les femmes n’ont pas le droit de se venger, pas le droit à la haine et pas le droit à l’implacabilité. Dans la perspective de l’art vu par Dante, elles ne peuvent qu’être d’affreuses mégères furieuses et hystériques, ce qui n’est pas un compliment. La colère et la haine sont réprimés chez les femmes et valorisés chez les hommes.

    Parfois des gentes me "complimentent" en me disant que je dessine comme un homme ou que mon dessin n’est pas féminin. Je croie que c’est en lien à cette idée d’expression de la colère, comme mon travail est plutot motivé par le sentiment de révolte, les gentes trouvent que c’est viril ou masculin et me félicitent pour ça.

    #mégèrisme
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    Sur le talent. Marie Buscatto dit que c’est une prérequis, nécessaire et qu’il y a bien des gentes talentueuses mais peu d’élues. Les facteurs sont nombreux pas seulement de genre. La surreprésentation des hommes blancs de la classe dirigeante parmi les artistes qui ont accès à une rémunération de leur travail en est témoin.

    Comme mon travail est très démonstratif en temps de travail et savoir faire, les gentes me complimentent souvent sur mon "talent". Et me disent que je serais obligatoirement reconnue ... un jour. C’est gentil de me dire cela, et j’y travaille, mais à mes yeux c’est l’expression de la croyance dans le mérite. Et c’est une méconnaissance des mécanismes de la société et des milieux artistiques. Il y a bien sur des personnes qui font exception, qui sont parvenues à la reconnaissance (sachant quant même que "Notre besoin de reconnaissance est impossible à rassasier", j’essaye de faire exception) dans un contexte défavorable, mais comme le dit le début de ma longue phrase ; elles font exception, alors que je parle ici de changer la règle.

    –----

    Par rapport au temps de travail et au savoir faire, j’ai écouté aussi ce matin un entretiens avec Christine Delphy, sur l’expo Elles qui avait eu lieu à Beaubourg.
    https://www.centrepompidou.fr/cpv/resource/ccBLAM/r8EK9Mn
    Elle disait que le temps de travail est une chose que les gens peuvent convoité à travers l’art. Elle donne l’exemple d’un touriste qui vente son achat d’un souvenir qui est "beau" parce qu’il y a beaucoup de temps de travail dans le façonnage de la pièce.
    Et là je me dit que le temps de travail des femmes n’a pas non plus la valeur de celui des hommes. Les techniques les plus emblématiques sont dans le textile, broderie, crochet, tricot, dentellerie... et ce travail n’est pas rémunéré convenablement surtout lorsqu’il est effectué par des femmes, et il y a ce truc circulaire car ces travaux sont dévalorisées car catégorisés comme féminins.

    –—

    Il y aussi la notion de savoir faire, perçu comme de l’application scolaire, laborieuse quant c’est un travail de femmes et perçu comme génial si c’est masculin. J’ai pas vu qu’on dise que Bosch ou Van Eyck sont laborieux et scolaires du fait que leur travail soit minutieux.
    Ce truc du génie me rappel une phrase de Titiou Lecoq entendu dans un conférence, elle disait qu’en tant que mère d’un petit garçon elle se mettais une pression folle en imaginant son fils devenir un génie si elle bosse bien en tant que mère, ou un psychopathe si elle faillit dans son devoir d’éducatrice.
    Je me suis dit mais si elle avait une fille de quoi elle aurais peur en tant que mère ? Je n’imagine pas que les mères projettent l’avenir de leur filles comme des potentielles génies qui deviendront des psychopathes si la mère à été en faillite éducatrice.
    Je parle de la projection des mères, mais c’est toute la société qui n’imagine pas le génie au féminin. Le génie étant une tare pour les femmes car ça les dénature , leur nature étant toute entière dans leur matrice.
    Tout ca semble bien verrouiller.

    –---
    #femmes #invisibilisation #féminisme #arts

    cc @mona

  • #Musée de la #prison #Hoa_Lo, au Vietnam

    Sur wiki :

    La Prison Hỏa Lò est une ancienne prison située à Hanoï au Vietnam, également appelée #Maison_centrale ou ironiquement #Hanoi_Hilton. Elle a été construite durant l’#occupation_française. Détruite en partie en 1990, elle est maintenant un musée.


    https://fr.wikipedia.org/wiki/Prison_H%E1%BB%8Fa_L%C3%B2

    Carte, photos et dessin du quartier dans laquelle fut installée la prison par les Français et de la prison elle-même :

    Règlement de la prison :

    #cartographie

    Photos des salles du musée :


    Salle D :

    Salle E, #cachots :

    Le #badamier :

    La #fuite...

    Couloir des #condamnés_à_mort :

    #Ngo_Gia_Tu : « Je refuse de reconnaître les actions qu’on m’attribue. Je n’ai pas créé le communisme. Le #communisme est né de l’#injustice infligée par l’#oppression_capitaliste au monde des #ouvriers et des #paysans » :

    Bâtiment des #femmes :

    #haut-relief se situant dans la cour de la prison :


    #terrorisme


    #théâtre


    #éducation #école #résistance #organisation_politique

    « Les détenus luttent contre la main de fer de l’ennemi » :

    Dans la même salle que celle où c’est marqué « Les détenus luttent contre la main de fer de l’ennemi » (si je ne me trompe pas), cette plaque :
    « Je n’ai rien à ajouter. Dans cette bataille pour la #survie, entre nous qui avons perdu notre pays et notre #liberté, et vous qui êtes des #envahisseurs, le #sacrifice de gens comme moi est inévitable. Je sais juste que nous finirons par vaincre » :


    #victoire

    Les ex-prisonniers devenus des personnalités importantes du #parti_communiste vietnamien (une salle leur est consacrée) :


    #propagande

    #Phan_Thi_Khuong : « Je participe à la #révolution pour renverser des réactionnaires comme vous »

    –------------

    Puis cette prison fut utilisée pour y détenir les soldats américains capturés durant la guerre du Vietnam, dont #John_McCain. Voici quelques images :

    John McCain qui se fait soigner :

    #Hanoï #Vietnam #colonisation #Indochine #colonialisme #mémoire #France

    Comme vous y êtes habitués maintenant, les photos suivront dans les prochains jours... car il faut le temps pour les charger...

    cc @reka

  • Notes anthropologiques (XVII)

    Georges Lapierre

    https://lavoiedujaguar.net/Notes-anthropologiques-XVII

    Où il est question de la pensée et de son aliénation

    Dans son essai sur Dionysos, Maria Daraki en évoquant la cosmogonie antique des Grecs écrit : « Au sein d’une culture qui, aux humains, assigne l’identité d’“homme-sexe” et de “femme-sexe”, les morts se donnent à Terre. Les femmes y trouvent un “amant”, les hommes une “amante”. Une telle mort, il faut la vouloir, c’est en cela que se résume la piété. » Et un peu plus loin : « Pour Empédocle, Terre est une sphère dont les “larges flancs” enferme le “feu” de l’union sexuelle cosmique… » Puis elle ajoute : « Et l’on reste rêveur. Alors que, pour la pensée scientifique des siècles classiques, la terre est un disque plat et immobile, pour cette pensée entièrement magique, la terre est une sphère, elle est remplie de feu et elle tourne ! »

    Ce sont sans doute les chamans des tribus indiennes ou indigènes encore existantes qui, à travers les techniques de l’extase, se rapprochent le plus de ce centre spirituel, de cette illumination visionnaire et prophétique qui accompagne l’efflorescence de la pensée. (...)

    #anthropologie #pensée #aliénation #individu #cosmovision #sacrifice

  • The Top 5 Sacrifices Entrepreneurs Make
    https://hackernoon.com/the-top-5-sacrifices-entrepreneurs-make-d61d064f2fc6?source=rss----3a814

    By Todd Belveal, Founder and CEO at Washlava (2015-present). Originally published on Quora.There’s a lot to love about doing a startup.I value freedom above all else in life, and startups are really freeing. Your time is your own, its spent on inherently creative pursuits, and you don’t have to waste any of it listening to business-speak or jargon in endless meetings.You can be yourself, be fearless, and get paid to do it.I enjoyed working in the corporate world, met great people and had good experiences. But there’s a real feeling of flexibility and control with startups you don’t get with a traditional job.Don’t be fooled — it’s work to run a company. You still wake up on the wrong side of the bed and don’t want to go to work. But in the end, it’s easy to get motivated because you’re (...)

    #entrepreneur #entrepreneurs-make #sacrifice #quora-partnership #entrepreneurship

  • Notes anthropologiques (X)

    Georges Lapierre

    https://lavoiedujaguar.net/Notes-anthropologiques-X

    La Danse des Aigles (suite et fin)

    Tout en haut du mât se trouve juché le musicien. Il accompagne le vol des « aigles » du son lancinant de sa flûte. À Tamaletom, la flûte était faite d’un roseau maigrelet, qui permettait de tirer des sons aigres et aigus ; elle était décorée en son milieu d’une plume d’un rouge vif, que le souffle du musicien agitait. Autrefois le musicien et le maître de danse se succédaient en haut du mât, le musicien dansait tout en jouant d’un petit tambour et de la flûte, puis prenait place parmi les danseurs (comme quatrième danseur), ensuite le maître du rituel dansait à son tour, faisait des offrandes aux quatre points cardinaux, puis imitait le vol d’un rapace. Les deux fonctions, celle de musicien et celle de chef des danseurs, sont séparées, mais parfois elles peuvent être confondues. Souvent le musicien est aussi le chef des danseurs, comme aujourd’hui dans la capitale, et il joue assis sur le bloc giratoire. À Tamaletom, elles étaient séparées et le musicien était resté au pied du mât. Le chef des danseurs ou encore le maître du rituel, était appelé le k’ohal. À Xilatzen, dans l’hacienda Tancolol, il était appelé « dame aigle » ou « mère aigle », nous dit Guy Stresser-Péan. (...)

    #Mexique #anthropologie #danse #rituel #aguardiente #nahual #sacrifice #guerre #Aztèques #Guy_Stresser-Péan

  • La liturgie du sacrifice

    Georges Lapierre

    http://lavoiedujaguar.net/La-liturgie-du-sacrifice

    L’essai de Georges Lapierre Vierge indienne et Christ noir,
    une « petite archéologie de la pensée mexicaine »,
    paraît en feuilleton, deux fois par mois,
    sur « la voie du jaguar ».

    Troisième partie : La rebelle
    La Vierge de Cancuc

    La conquête du Mexique a consisté à mettre fin à une organisation sociale complexe en étroite relation avec un système de pensée tout aussi complexe pour lui substituer l’ordre du vainqueur, lui-même intimement lié à tout un système de pensée, le christianisme. Hernán Cortés s’est avéré un diplomate redoutable, sachant conclure des alliances circonstancielles tout en poursuivant une fin terrible : la soumission absolue ou l’anéantissement. Les conquistadores étaient des prédateurs, le bras armé et impitoyable de l’Empire chrétien d’Occident. Quand il ne leur était pas possible de soumettre entièrement les peuples, ce qui a pu se passer avec les tribus nomades du Nord ou les tribus caraïbes du Sud, les conquérants ne voyaient pas d’autres alternatives que l’élimination physique pure et simple (...)

    #Mexique #histoire #religion #civilisations #christianisme #sacrifice #Aztèques #revitalisation #Christ #cosmovision

  • Celle à la jupe de serpents

    Georges Lapierre

    http://lavoiedujaguar.net/Celle-a-la-jupe-de-serpents

    L’essai de Georges Lapierre Vierge indienne et Christ noir,
    une « petite archéologie de la pensée mexicaine »,
    paraît en feuilleton, deux fois par mois,
    sur « la voie du jaguar ».

    Une gravure de Posada reproduite sur la page de couverture du livre de León-Portilla Tonantzin Guadalupe nous fait entrevoir ou, plutôt, pressentir ces correspondances souterraines, ces substitutions clandestines, ces glissements vertigineux d’un univers mental à un autre univers mental. Ce fragment d’une gravure nous montre la population d’un village mexicain agenouillée devant l’apparition miraculeuse d’une image de la Vierge de Guadalupe Tepeyac au cœur d’un agave majestueux.

    Faisons maintenant une petite incursion dans l’univers religieux des Aztèques : nous pouvons voir au Musée d’anthropologie de Mexico une statue gigantesque, d’une rare et terrifiante beauté. Elle représente Coatlicue, la déesse mère primitive avec sa jupe de serpents entrelacés. (...)

    #Mexique #histoire #religion #dualité #Terre_Mère #sacrifice #peuples_originaires #cosmovision

  • 27. #Violences conjugales : 223 000 femmes victimes chaque année
    http://www.alternativelibertaire.org/?Violences-conjugales-La-honte-doit

    De même que le #viol est favorisé par une « culture du viol » qui le légitime, de même, les représentations dominantes de l’amour justifient et banalisent les violences conjugales. Parmi ces représentations, on trouve, d’une part, celles qui présentent l’amour comme un #sacrifice, un don total de soi et un abandon à l’autre  ; d’autre part, celles qui présentent l’amour comme une passion dévastatrice pouvant mener jusqu’à la #destruction de l’autre. Pourtant, aimer n’est pas détruire  !

    Contrairement à un préjugé courant, l’enquête Enveff citée plus haut a montré que les violences conjugales traversent tous les milieux sociaux et toutes les catégories socioprofessionnelles à parts égales. En d’autres termes, croire que la violence conjugale ne concerne que les pauvres relève du #mépris de classe pur et simple : elle ne dépend ni du niveau de revenu ni du niveau de diplôme des agresseurs et agressées. 40 % des cas de violences conjugales interviennent dans le couple lors d’une première #grossesse lorsque les femmes sont le plus isolées (interruption de travail avec un congé maladie ou maternité) ou le plus vulnérables physiquement.

  • Des #sacrifices humains | Revue du Mauss permanente
    http://www.journaldumauss.net/?Des-sacrifices-humains

    Comme on peut évaluer -dans la mesure du possible- que les victimes de la #chasse-aux-sorcières représentent quelque 10% de celles des sacrifices humains mésoaméricains, on conviendra que ceux européens sont quantitativement bien moindres ; mais ces derniers n’en réunissent pas moins, comme ci-dessus proposé, les principaux caractères qualifiant les sacrifices humains. Aussi le terme ’chasse’ paraît une douce litote pour désigner deux siècles d’assassinats religieux programmés pour contenir, entre autres, une féminité guère moins redoutée du christianisme que la judéité : la présente note visait donc à souligner que sur le plan anthropologique, le sacrifice humain n’est en rien propriété d’un autre-bout-du-monde ’sauvage’ -ce dont témoignent à l’envers des mots qui, bien qu’habillant des pratiques sociétales très comparables, traitent, spontanément et comme toujours, nos latitudes avec indulgence et les univers exotiques avec acrimonie.

    • La France a enregistré en 2015 des commandes record d’armements. Et l’année en cours sera encore meilleure !

      Sans états d’âme

      Les succès enregistrés depuis 2012, notamment les ventes décisives à l’Arabie saoudite, au Qatar et à l’Égypte, ont des causes partiellement extérieures à la France. Il est clair que le désengagement des États-Unis vis-à-vis de ces trois grands pays sunnites est à mettre en relation avec la reprise des relations de Washington avec l’Iran. Malgré les critiques sévères des défenseurs de droits de l’homme, le soutien politique spectaculaire marqué par la France à ces trois États a joué à plein, ce que l’on reconnaît volontiers chez le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian. Deuxième élément, s’agissant du Rafale, il a été vendu à des pays déjà clients de Dassault, parfois depuis très longtemps. Troisième facteur décisif : une politique commerciale agressive, bénéficiant pleinement du soutien de l’Élysée, partiellement dégagée des versements de commissions occultes.

      lepoint.fr/editos-du-point/jean-guisnel/ventes-d-armes-en-2015-la-france-a-explose-les-compteurs-03-06-2016-2044079_53.php

      Et sur un autre chou pourri, on exulte aussi :

      … jamais la France n’en a vendu autant que cette année. Si l’on bloque les compteurs aujourd’hui, l’Hexagone est même devenu le deuxième exportateur mondial d’armement, derrière les Etats-Unis mais devant la Russie. A deux mois de la fin de l’année, le total des #ventes_d’armes tricolores en 2015 avoisine déjà les 16 à 17 milliards d’euros. A noter aussi : pour la première fois, la France exporte plus de #matériel_militaire qu’elle n’en achète pour ses besoins.

      #fierté_nationale #industrie_de_l'armement #sacrifices_humains #croissance #rentrez_chez_vous

  • Le nouveau code du travail Myriam El Khomri : On l’a lu pour vous. Explications

    Retour vers le 17 iéme siècle avec le nouveau projet de loi sur la législation du travail.
    
L’étude de cette loi par Benoit Boussemart : Une loi anti travail, anti salariés.

    Le préambule du projet de loi de suppression du code du travail de Monsieur badinter, l’article premier est un poème.
    
61 articles trés courts, mais, à chaque fois,

    – Une disposition d’ordre public : La loi (il faut bien être en accord avec les traités internationaux sur la législation du travail).
    
- La possibilité, pour tout ce qui est négociation collective, d’acter tout ce qui est contraire à la loi
    
- Les dispositions supplétives qui en rajoutent une couche.

    – Des exceptions aux exceptions d’exceptions.

    – La aussi, une législation par ordonnances prévue.
    Le libre choix du salarié, de qui se moque t’on ?


    Exemples,
    
- La durée légale du travail.

    – les heures supplémentaires payées avec seulement 10 % de majoration.
    
- Les accords d’entreprises qui peuvent rester secrets, et donc non accessibles aux salariés ! ! ! ! ! !
    
- Le nouveau référendum.

    – La justification des nouvelles difficultés économiques des entreprises.
    
- 9 Mars 2016 : Dans la rue !

    En résumé, les convention et accords collectifs peuvent remplacer la loi. Il n’y aura donc plus de lois.

    L’employeur peut faire tout ce qu’il veut en 3 ans.


    – Benoit Boussemart : Blog La richesse des Mulliez et les grandes fortunes.

    Source : http://www.campuslille.com/index.php/entry/le-nouveau-code-du-travail

    #audio #radio #Myriam_El_Khomri #badinter #code_du_travail #Radios_libres #Economie #réforme_code_du_travail #social

    • Pour le texte du « poème », voir ici http://seenthis.net/messages/465676

      Un juriste à qui je le faisais lire était ahuri qu’on puisse écrire ce genre de choses dans un texte de loi. Le patronat aura beau jeu ensuite de hurler à l"#insécurité_juridique, puisqu’en toute rigueur la loi ouvre la possibilité de contester
      • la nécessité du bon fonctionnement de l’entreprise dont il est évident que seul le chef de celle-ci est fondé à décider
      • la proportionnalité des mesures adoptées
      sans aucun critère formel de l’une ou de l’autre mentionné dans la loi.

      Bon courage aux juges (les prudhommes ?) qui auront à trancher ce genre de contentieux…

    • J’ai mis en ligne la partie de l’émission qui parlait du code du travail.
      Les 10 premières minutes de l’émission sont consacrées à la genèse de cette loi, du programme de ce gouvernement.
      L’intégralité de l’émission est bien entendue sur le site de la Radio.

      Cette genèse est expliquée dans le livre de Jean-François Trans : La gauche bouge 1985. Extraits :
      – « La lutte contre le chomage exige une extension massive du travail à temps partiel. »
      – « La gauche ne sera plus un système économique, mais un système de valeurs. »
      Ce ne sera plus une façon de produire, mais une manière d’être. »
      – « Ce n’est pas par calcul ou par malignité que la gauche a accepté de laisser fermer les entreprises ou entamer le pouvoir d’achat des Français. C’est par lucidité »
      Faut oser !
      https://www.monde-diplomatique.fr/2014/09/RIMBERT/50769

      Jean-François Trans : MM. Jean-Yves Le Drian, Jean-Michel Gaillard, Jean-Pierre Jouyet, Jean-Pierre Mignard et... François Hollande.

    • Le mauvais procès instruit contre le code du travail, Alain Supiot
      http://www.alterecoplus.fr/tribune/le-mauvais-proces-instruit-contre-le-code-du-travail-201603031440-00003

      En 1999, le juriste Alain Supiot, spécialiste du droit du travail, avait présidé à la rédaction d’un rapport commandité par la Commission européenne sur les « Transformations du travail et le devenir du droit du travail en Europe », qui a fait date. Devenu un « classique », ce texte est à l’origine de la notion de droits de tirage sociaux, qui a inspiré les concepts de #sécurisation_des_parcours_professionnels ou de sécurité sociale professionnelle. AlterEcoPlus publie en exclusivité un extrait de la préface à la seconde édition de cet ouvrage, intitulé Au-delà de l’emploi et publié ce mercredi 2 mars aux éditions Flammarion. Dans cette préface, le professeur au Collège de France critique notamment le récent projet de réforme du code du travail du gouvernement de Manuel Valls.

      « Le droit du travail est dénoncé dans tous les pays européens comme le seul obstacle à la réalisation du droit au travail. A l’image du président Mao guidant le Grand Bond en avant1, la classe dirigeante pense être l’agent historique d’un monde nouveau, dont l’avènement inéluctable exige de la population le #sacrifice de toutes les sécurités acquises. Cette fuite en avant est éperdue chez les gouvernants des pays de la zone euro.

      S’étant privés de tous les autres instruments de politique publique susceptibles de peser sur l’activité économique, ils s’agrippent au seul levier qui leur reste : celui de la #déréglementation du #droit_du_travail. Agrippement d’autant plus frénétique qu’ils sont désormais placés sous la menace des sanctions prévues par les traités, mais aussi et surtout de la perte de confiance des marchés financiers.

    • Pour un droit du travail digne de ce nom, Alain Supiot
      http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/10/16/droit-du-travail-non-a-la-politique-du-grand-bond-en-avant_4790965_3232.html

      (...)

      Ce qui frappe le plus dans cette résurgence du vieux projet de « contrat collectif d’entreprise » est son aspect vieillot. Il participe de l’agenda néolibéral des années 1970, qui a déjà été largement mis en oeuvre et dont il serait temps de dresser le bilan. Depuis trente ans en effet – contrairement aux poncifs sur l’aversion française aux réformes –, toutes les potions du néolibéralisme censées doper la croissance et l’emploi ont été administrées à notre pays : la « corporate governance » - gouvernance d’entreprise - , le « new public management » - nouvelle gestion publique, niant toute différence entre le public et le privé - , la déréglementation des marchés financiers, la réforme des normes comptables, l’institution d’une monnaie hors contrôle politique, l’effacement des frontières commerciales du marché européen… Et bien sûr, la déconstruction du droit du travail, objet d’interventions législatives incessantes et source première de l’obésité (réelle) du code du travail (les seules dispositions de la loi Macron démantelant le repos dominical l’ont alourdi de 5 pleines pages du Journal officiel.

      Bilan Des réformes

      Mais quel est le bilan de ces réformes ? La déréglementation des marchés financiers a conduit à leur implosion en 2008, suivie de l’explosion du chômage et de l’endettement public. La « corporate governance », en indexant les intérêts des dirigeants des grandes entreprises sur le rendement financier à court terme, a précipité ces dernières dans un temps entropique incompatible avec l’action d’entreprendre, l’investissement productif et donc… l’emploi. Quant au droit du travail, le reflux de la loi au profit de la négociation collective a déjà été largement engagé. Avec quels résultats ? M. Combrexelle a le mérite de le dire clairement : « la négociation collective n’est plus adaptée aux exigences d’une économie moderne et mondialisée, les acteurs sont fatigués et dépassés, les résultats sont décevants, bref, la négociation collective ne permet pas d’obtenir des résultats conformes à l’intérêt général ».

      S’il recommande de persévérer dans cette voie, c’est à l’évidence par devoir plutôt que par conviction. La perspective d’une nouvelle extension du domaine de la négociation d’entreprise n’a pas enthousiasmé davantage les principaux intéressés, qu’il s’agisse des syndicats ou des représentants des PME. Ces derniers ont déclaré avoir mieux à faire dans des journées déjà surchargées que de fabriquer des codes d’entreprise.

      Pour un gouvernement qui se réclame de la démocratie sociale, un tel consensus devrait suffire à clore le débat. Mais en Europe comme en Chine, les choix de politique économique ont été soustraits à la démocratie. A l’image du président Mao guidant le Grand Bond en avant, la classe dirigeante pense être l’agent historique d’un monde nouveau, dont l’avènement inéluctable exige de la population le sacrifice de toutes les sécurités acquises.

      En finir avec le catéchisme néolibéral

      Cette fuite en avant est éperdue chez les gouvernants des pays de la zone euro. S’étant privés de tous les autres instruments de politique publique susceptibles de peser sur l’activité économique, ils s’agrippent frénétiquement au seul levier qui leur reste : celui de la déréglementation du marché ou du droit du travail (les deux se confondent dans leur esprit). L’appel à ces « réformes courageuses » est un mot d’ordre si rabâché depuis quarante ans qu’on en oublierait presque l’obscénité du spectacle donné par nombre de ces responsables ou experts qui, cumulant souvent eux-mêmes les sécurités du public et les bénéfices du privé, dénoncent, au nom des outsiders, les avantages extravagants dont jouiraient les insiders, et n’ont de cesse d’opposer les chômeurs aux smicards, les précaires aux titulaires d’un CDI, les salariés aux fonctionnaires, les actifs aux retraités, les immigrés aux indigènes…

      Adapter le droit du travail aux temps présents est un problème en soi, qu’il ne faut pas confondre avec la question de l’emploi (qui relève bien davantage du droit commercial et du droit fiscal). Plutôt que de rabâcher le vieux catéchisme néolibéral, il faudrait pour le résoudre prendre la mesure des transformations considérables de l’organisation du travail intervenues depuis vingt ans à l’échelle du globe. On trouve un concentré de ces bouleversements dans le récent conflit de la filière porcine. Les travailleurs concernés sont des petits entrepreneurs qui ont des salariés mais sont eux-mêmes dans un rapport d’allégeance aux grandes firmes et aux banques. Ces entrepreneurs dépendants ont été enrôlés depuis cinquante ans dans un modèle d’élevage industriel « hors sol », dont on sait aujourd’hui qu’il est une impasse économique et une catastrophe écologique (pollution des eaux, circuits longs à fort impact carbone). Le conflit est né de la concurrence des éleveurs allemands, qui sont allés plus loin dans l’industrialisation et usent des ressources du droit européen pour employer une main-d’oeuvre à bas coût échappant aux charges sociales.

      Un juste prix

      Elevés dans des conditions indignes de la sensibilité animale, les porcs ou les volailles hors sol donnent une viande de basse qualité qui est exportée à vil prix, notamment dans les pays du Sud, où elle casse toute possibilité de développement d’un élevage endogène à taille humaine. Les éleveurs réclamaient d’être payés un juste prix ; on leur a octroyé des baisses de charges, qui vont saper un peu plus les comptes de la Sécurité sociale. La consigne qui leur est donnée pour l’avenir est celle du bond en avant : faites des usines à viande toujours plus grandes avec toujours moins de personnel ; exportez toujours plus loin et toujours moins cher.

      Une réforme du droit du travail digne de ce nom ne devrait-elle pas plutôt viser à établir un cadre juridique assurant à tous les travailleurs (salariés ou indépendants) qui concourent à cette chaîne de production les conditions d’un travail décent ? C’est-à-dire un travail qui leur assure la sécurité économique et leur donne la satisfaction de produire une viande de qualité dans le respect des animaux et de l’environnement. La question aujourd’hui posée au droit du travail n’est plus tant de régler le face-à-face d’un employeur et d’une collectivité de travail au sein d’une entreprise clairement circonscrite. Elle est d’encadrer les liens d’allégeance qui se tissent au sein des réseaux de production et de distribution.

      L’essor de l’allégeance est un phénomène plus général qui résulte du déclin du règne de la loi, désormais traitée comme un simple outil au service du calcul. Visant à affaiblir d’un même mouvement la force des lois et celle des contrats individuels, le projet de sous-traiter aux entreprises la fabrique du droit du travail est un symptôme de ce changement de paradigme juridique, mais pas une réponse aux questions qu’il soulève.

      (...)

  • Général Vincent Desportes : « Les Français devront consentir à certains sacrifices » | La-Croix.com - France
    http://www.la-croix.com/Actualite/France/General-Vincent-Desportes-Les-Francais-devront-consentir-a-certains-sacrif

    À quels sacrifices pensez-vous ?

    D’abord, dans le domaine des #libertés_individuelles. On le voit avec l’état d’urgence, qui va être probablement prolongé, il y aura un certain nombre de restrictions en matière de circulation ou de droit de réunion. Il faudra également prendre des mesures qu’on a trop tardé à prendre et qui demandent de la clarté sur le plan politique, qu’il s’agisse du #contrôle aux #frontières ou de la politique envers les #communautés. Sur ces sujets, il convient de sortir du politiquement correct pour entrer dans le stratégiquement nécessaire. Puis il faudra faire des sacrifices budgétaires. Si ce qui est prioritaire, c’est la #sécurité des Français et la protection du territoire, il faut renforcer les moyens accordés à la sécurité et à la défense. L’#armée, qui avait déjà été surredéployée après les attentats de janvier dans le cadre de l’opération Sentinelle, est une fois de plus sollicitée. Or elle est très en dessous de la masse critique nécessaire pour faire tout ce qu’on lui demande.

    #budget #terrorisme

    • Bizarrement, ce ne sont jamais ceux qui ordonnent les #sacrifices qui en font les frais.
      Les militaristes chouinent depuis des mois qu’il n’y a pas assez d’argent pour la sécurité et comme le gouvernement ne veut pas lâcher sa politique d’austérité contre-productive, on peut facilement en déduire que les coupes dans les budgets sociaux et culturels sont en vue. Manière, comme on ferme les salles de spectacles et annule les manifestations, ça ne devrait pas être trop difficile de faire passer la pilule… d’autant plus qu’avec l’état d’urgence, on n’a plus le droit de manifester…

    • Celui là est pas mal aussi :
      " Analyse. Face au terrorisme et ses conséquences, que valent les critères de Maastricht ? La guerre a un prix, le sang n’en a pas...

      Comment la France peut-elle faire la guerre contre des terroristes aussi déterminés avec un boulet financier tel que les critères de Maastricht qui la contraignent sur le plan budgétaire et l’empêchent d’assurer pleinement la sécurité des Français ainsi que sa pleine souveraineté ? Alors que certains grands pays européens se sont un à un défilés pour éviter d’accompagner la France sur les théâtres d’opérations comme au Mali pour lutter contre le terrorisme international de Daech, comment l’Europe peut-elle continuer à donner des leçons à la France sur le respect des critères de Maastricht après les sanglantes attaques terroristes de Paris qui ont fait près de 130 morts ?

      Ce débat, les Français y ont droit. Car ils viennent de payer très chèrement le prix du sang, la France ayant choisi de faire la guerre au terrorisme international au Mali, en Irak et en Syrie notamment. Contrairement à d’autres pays. Mais la guerre a un prix. Pour 2015, le surcoût des opérations extérieures (OPEX) devrait s’élever à 1,2 milliard d’euros et celui des opérations intérieures (OPINT) à 180 millions. Mais ça, c’était avant les attaques du vendredi 13 novembre.

      Trois solutions : soit les pays européens acceptent de partager le prix de cette guerre avec la France, soit on retire certaines dépenses de défense du périmètre maastrichtien, soit, encore plus simple, les critères de Maastricht sont au moins gelés, sinon abolis, pour faire face à l’état d’urgence face à Daech.
      Un budget de la défense étranglé

      Le budget de la défense reste contraint en dépit d’un nouvel effort budgétaire au printemps dernier. Et selon le délégué général pour l’armement (DGA), Laurent Collet-Billon, il ne reste plus grand-chose dans les caisses du programme 146 (budget d’équipement militaire). Au soir du 6 octobre, « nous avions 217 millions d’euros de crédits de paiement : nous envisageons de mettre de côté 200 millions d’euros pour payer notamment les PME ; il reste donc 17 millions utilisables pour les autres dépenses ordinaires », a-t-il précisé le 7 octobre aux députés de la commission de défense. Pour le dire crûment, que dalle...

      Et pourtant, tous les responsables militaires ont très tôt - et ce, bien avant les attentats de janvier - averti que la guerre contre Daech serait longue et dure... Donc coûteuse. En novembre 2014 déjà, le chef de l’état-major de l’armée de Terre, le général Jean-Pierre Bosser, affirmait que « l’adversaire n’est plus seulement aux portes de l’Europe, il en a franchi le seuil ». Mais, face à cette urgence maximale, certains grands pays ont continué à se voiler la face, jouant encore et toujours les gardes-chiourmes des critères de Maastricht. Vendredi 13 novembre, la France en a payé le prix, le prix du sang. Jusqu’à quand le Traité de Maastricht prévaudra-t-il sur la sécurité des Français et des Européens ? "
      http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/le-prix-de-la-guerre-le-prix-du-sang-et-les-petits-boutiquiers-de-l-europe

  • Amour et génération Y : La précarité a-t-elle tué mon couple ? - ChEEk Magazine
    http://cheekmagazine.fr/societe/generation-y-la-precarite-a-t-elle-tue-mon-couple

    #Chômage, horaires décalés ou #emplois du temps surchargés : et si la #précarité professionnelle des jeunes de la génération Y avait un impact négatif sur leur vie amoureuse ? Enquête.  

    “Deux semaines par mois, je vis à 400 kilomètres de mon mec.” À défaut de trouver un boulot à côté de chez elle, Margot, 33 ans, mariée depuis cinq ans, est obligée de vivre la moitié du #temps loin de son compagnon. Et elle n’est pas la seule dans ce cas. Slashers, chômeurs ou #travailleurs_précaires, les jeunes de la génération Y ne sont pas épargnés par un marché de l’emploi difficile où le CDI se fait rare. Comment parvient-on à faire cohabiter couple et précarité quand celle-ci implique des #sacrifices_amoureux ?

  • Documentaires de Wladimir TCHERTKOFF (Le Sacrifice...)
    http://www.dailymotion.com/video/xqeoyn_documentaires-de-wladimir-tchertkoff-le-sacrifice_news

    Le sacrifice : documentaire de 24 mn de Wladimir Tchertkoff (2003)
    Dans les mois qui suivirent la catastrophe de Tchernobyl,un million de liquidateurs ont été réquisitionnés pour tenter de confiner le réacteur en feu. Le témoignage de quelques-uns d’entre eux, la mort de la plupart dans l’indifférence générale.
    Ce documentaire semble difficile à trouver hors versions web : un stockage local est donc recommandé

    #tchernobyl #nucléaire #vidéo #documentaire #liquidateur #sacrifice