• Conf’ Paysanne sur Twitter , 10:39 AM · 28 août 2022
    https://twitter.com/ConfPaysanne/status/1563808542100004865

    "Action coup de poing de la ConfPaysanne avec @lessoulevements dans le Var contre l’accaparement du foncier. Lancement d’une vendange militante d’un domaine racheté par @LVMH @chateaudesclans

    https://video.twimg.com/ext_tw_video/1563808482150813698/pu/vid/1280x720/85AX6w8YqRbInxr2.mp4?tag=12

    Action coup de poing de la @ConfPaysanne
    avec @lessoulevements dans le Var contre l’accaparement du foncier. Lancement d’une vendange militante d’un domaine racheté par @LVMH
    @chateaudesclans.

    Les montages sociétaires ne sont pas régulés en France pour favoriser l’installation et la dynamique de nos territoires. Des investisseurs comme #BernardArnault s’accapagent ainsi des domaines viticoles. Non à une viticulture sans paysan.nes ! Stop financiarisation !


    Nous reprenons la terre à la finance ! Vendange dans la bonne humeur pour stopper la spéculation sur les terres agricoles !
    https://video.twimg.com/ext_tw_video/1563809669096824832/pu/vid/1280x720/toeCiCqowL-SR9SV.mp4?tag=12

    Les raisins commencent à affluer. #WhisperingAngel #Garrus #ChateaudEsclans les fruits de la Terre doivent revenir aux paysan.nes. Pour cela, il nous faut une grande Loi foncière pour réguler le foncier agricole. #safer

    Vendange terminée : un cortège de plus de 300 manifestant.es se forme et déambule parmi les vignobles. Direction la nouvelle cave #lvmh #ChateaudEsclans dont les travaux sont sur le point de s’achever pour presser le raisin devant !
    https://video.twimg.com/ext_tw_video/1563818105008168960/pu/vid/1280x720/OEhUE2qJ_ljzOX1s.mp4?tag=12

    Accaparement du foncier agricole : Paysan.nes et citoyen.nes se soulèvent dans le Var pour reprendre la terre à Bernard Arnault @lessoulevements @ConfPaysanne07 @LesAmisdelaConf @ConfAura @ConfDrome @ConfAude @PaysanneVar

    C’est une loi foncière qui lutte contre la financiarisation et les montages sociétaires type holding que nous revendiquons par cet acte de désobéissance civile contre @LVMH #ChateaudEsclans

    Reprenons la terre à la finance ! Le vignoble du Var est la proie d’investisseurs qui font flamber le prix du foncier. L’avenir du territoire va peu à peu être sous la mainmise de grands groupes, paysan.nes et leurs coopératives asservies une fois le monopole financier en place.

    L’accaparement du foncier agricole inquiète aussi pour l’installation de paysan.nes. Cette action vise à alerter les viticulteurs des dangers de l’accaparement financier des terres. Pour une viticulture paysanne ! Stop @LVMH

    Nous avons besoin d’outils de régulation ! Vite une loi foncière à la hauteur face à la financiarisation et aux montages sociétaires ! @AssembleeNat @publicsenat

    @MFesneau à quand une loi foncière pour stopper la financiarisation et l’agrandissement ? @fnsafer @PotierDominique @LVMH

    Conf’ Paysanne
    @ConfPaysanne
    11:23 AM · 28 août 2022
    https://twitter.com/ConfPaysanne/status/1563826354050764800

    Ce dimanche 28 août, 300 personnes ont repris une parcelle de vignes à la finance. Cette parcelle fait partie du domaine des Esclans récemment racheté par #BernardArnault, deuxième homme le plus riche du monde et dirigeant du groupe @LVMH
    (...)

    • Les Soulèvements de la Terre sur Twitter ,10:53 AM · 28 août 202
      https://twitter.com/lessoulevements/status/1563812102581665792

      🧑🏼‍🌾 Dans le Var on est plus de 300 avec la @ConfPaysanne
      et @lessoulevements
      en vendanges ce matin... Sur les terres de @LVMH
       ! Face aux milliardaires qui s’approprient la terre, on la reprend pour des usages paysans

      Nous sommes sur une parcelle du château d’Esclans, racheté par l’empire LVMH de Bernard Arnault !

      Cette action fait suite à celle que nous avons menée le 29 janvier 2022 dans le vignoble jurassien, avec la @ConfPaysanne pour reprendre des terres laissées à l’abandon. ImageImageImage
      D’ici 10 ans, la moitié des terres agricoles vont changer d’exploitant·e :il y a urgence à s’intéresser à leur devenir

      Vont-elles être reprises par de nouveaux paysan·nes, ou vont-elles partir à l’agrandissement d’exploitations toujours plus grandes et industrialisées ? Image
      Les données du recensement agricole sont sans appel : on est face à une concentration foncière et un plan de licenciement silencieux et massif... Au profit de gros acteurs comme LVMH !

      En 2000, la surface moyenne des exploitations était de 42 ha, 55ha en 2010 puis à 69 ha en 2020
      https://video.twimg.com/ext_tw_video/1563815311283036163/pu/vid/720x1280/4L8ZYr0ufnIKFYno.mp4?tag=12


      En 10 ans, la moyenne des surfaces par unité de production a augmenté de 25% alors que le nombre de fermes a reculé de 21%.

      Un recul de l’emploi agricole de 11%, soit une perte de 81000 emplois, 8 100 en moyenne par an.
      Le monde paysan est peu à peu tué par l’accaparement !
      Aujourd’hui dans le Var comme hier dans le Jura on s’attaque à l’accaparement de la viticulture par quelques uns au détriment de paysans qui ne peuvent plus s’installer ou vivre de leur travail, à qui les terres sont volées.

      Alors face aux accapareurs on reprend la terre et ses fruits !
      Nous avons récolté ce matin le raisin de Bernard Arnault destine à du vin de luxe, le Whispering Angel, un des rosés les plus chers du monde... Qui servira à autre chose qu’a ses profits 😏

      Après la récolte et une manif avec le raisin sur les terres de @LVMH, c’est l’heure de la vendange ! ImageImageImageImage
      Cette cuvée spéciale récupérée chez Bernard Arnault servira à soutenir la lutte pour protéger les têtes agricoles, empêcher leur accaparement et pour une viticulture paysanne. Et elle s’annonce très réussie, bravo à toustes !

  • #Harassmap, stop sexual harassement together

    HarassMap is based on the idea that if more people start taking action when sexual harassment happens in their presence, we can end this epidemic together. We support individuals and institutions to stand up to sexual harassment before or when they see it happen. By taking a collective stand against sexual harassment, re-establishing social consequences for harassers – and making role models of people who stand up to them – we believe that harassers can be deterred from harassing again.

    https://harassmap.org
    #cartographie #visualisation #agressions_sexuelles #résistance #Egypte #safe_space #harcèlement_sexuel

    signalé dans le livre de @nepthys et @reka : Cartographie radicale :

    En Égypte, la plateforme HarrassMap.org recueille le signalement de femmes victimes de harcèlement sexuel dans l’espace public et consigne les cas sur une carte interactive. Le « mouvement » se donne les moyens de sa lutte : l’information produite collectivement est mise gratuitement à la disposition de toutes et de tous et, continuellement mise à jour, fait naître de nouveaux projets. Les usages de l’espace sont ainsi revisités, lus autrement. Le mondial est lu à la lumière et au prisme du local. Reconceptualisée, désacralisée, désinstitutionnalisée, décloisonnée, libérée, émancipée, partagée, démocratisée, la carte, dans sa forme et ses usages, n’est plus la même.

    https://www.editionsladecouverte.fr/cartographie_radicale-9782373680539

  • « Les #réfugiés sont les #cobayes des futures mesures de #surveillance »

    Les dangers de l’émigration vers l’Europe vont croissant, déplore Mark Akkerman, qui étudie la #militarisation_des_frontières du continent depuis 2016. Un mouvement largement poussé par le #lobby de l’#industrie_de_l’armement et de la sécurité.

    Mark Akkerman étudie depuis 2016 la militarisation des frontières européennes. Chercheur pour l’ONG anti-militariste #Stop_Wapenhandel, il a publié, avec le soutien de The Transnational Institute, plusieurs rapports de référence sur l’industrie des « #Safe_Borders ». Il revient pour Mediapart sur des années de politiques européennes de surveillance aux frontières.

    Mediapart : En 2016, vous publiez un premier rapport, « Borders Wars », qui cartographie la surveillance aux frontières en Europe. Dans quel contexte naît ce travail ?

    Mark Akkerman : Il faut se rappeler que l’Europe a une longue histoire avec la traque des migrants et la sécurisation des frontières, qui remonte, comme l’a montré la journaliste d’investigation néerlandaise Linda Polman, à la Seconde Guerre mondiale et au refus de soutenir et abriter des réfugiés juifs d’Allemagne. Dès la création de l’espace Schengen, au début des années 1990, l’ouverture des frontières à l’intérieur de cet espace était étroitement liée au renforcement du contrôle et de la sécurité aux frontières extérieures. Depuis lors, il s’agit d’un processus continu marqué par plusieurs phases d’accélération.

    Notre premier rapport (https://www.tni.org/en/publication/border-wars) est né durant l’une de ces phases. J’ai commencé ce travail en 2015, au moment où émerge le terme « crise migratoire », que je qualifierais plutôt de tragédie de l’exil. De nombreuses personnes, principalement motivées par la guerre en Syrie, tentent alors de trouver un avenir sûr en Europe. En réponse, l’Union et ses États membres concentrent leurs efforts sur la sécurisation des frontières et le renvoi des personnes exilées en dehors du territoire européen.

    Cela passe pour une part importante par la militarisation des frontières, par le renforcement des pouvoirs de Frontex et de ses financements. Les réfugiés sont dépeints comme une menace pour la sécurité de l’Europe, les migrations comme un « problème de sécurité ». C’est un récit largement poussé par le lobby de l’industrie militaire et de la sécurité, qui a été le principal bénéficiaire de ces politiques, des budgets croissants et des contrats conclus dans ce contexte.

    Cinq ans après votre premier rapport, quel regard portez-vous sur la politique européenne de sécurisation des frontières ? La pandémie a-t-elle influencé cette politique ?

    Depuis 2016, l’Europe est restée sur la même voie. Renforcer, militariser et externaliser la sécurité aux frontières sont les seules réponses aux migrations. Davantage de murs et de clôtures ont été érigés, de nouveaux équipements de surveillance, de détection et de contrôle ont été installés, de nouveaux accords avec des pays tiers ont été conclus, de nouvelles bases de données destinées à traquer les personnes exilées ont été créées. En ce sens, les politiques visibles en 2016 ont été poursuivies, intensifiées et élargies.

    La pandémie de Covid-19 a certainement joué un rôle dans ce processus. De nombreux pays ont introduit de nouvelles mesures de sécurité et de contrôle aux frontières pour contenir le virus. Cela a également servi d’excuse pour cibler à nouveau les réfugiés, les présentant encore une fois comme des menaces, responsables de la propagation du virus.

    Comme toujours, une partie de ces mesures temporaires vont se pérenniser et on constate déjà, par exemple, l’évolution des contrôles aux frontières vers l’utilisation de technologies biométriques sans contact.

    En 2020, l’UE a choisi Idemia et Sopra Steria, deux entreprises françaises, pour construire un fichier de contrôle biométrique destiné à réguler les entrées et sorties de l’espace Schengen. Quel regard portez-vous sur ces bases de données ?

    Il existe de nombreuses bases de données biométriques utilisées pour la sécurité aux frontières. L’Union européenne met depuis plusieurs années l’accent sur leur développement. Plus récemment, elle insiste sur leur nécessaire connexion, leur prétendue interopérabilité. L’objectif est de créer un système global de détection, de surveillance et de suivi des mouvements de réfugiés à l’échelle européenne pour faciliter leur détention et leur expulsion.

    Cela contribue à créer une nouvelle forme d’« apartheid ». Ces fichiers sont destinés certes à accélérer les processus de contrôles aux frontières pour les citoyens nationaux et autres voyageurs acceptables mais, surtout, à arrêter ou expulser les migrantes et migrants indésirables grâce à l’utilisation de systèmes informatiques et biométriques toujours plus sophistiqués.

    Quelles sont les conséquences concrètes de ces politiques de surveillance ?

    Il devient chaque jour plus difficile et dangereux de migrer vers l’Europe. Parce qu’elles sont confrontées à la violence et aux refoulements aux frontières, ces personnes sont obligées de chercher d’autres routes migratoires, souvent plus dangereuses, ce qui crée un vrai marché pour les passeurs. La situation n’est pas meilleure pour les personnes réfugiées qui arrivent à entrer sur le territoire européen. Elles finissent régulièrement en détention, sont expulsées ou sont contraintes de vivre dans des conditions désastreuses en Europe ou dans des pays limitrophes.

    Cette politique n’impacte pas que les personnes réfugiées. Elle présente un risque pour les libertés publiques de l’ensemble des Européens. Outre leur usage dans le cadre d’une politique migratoire raciste, les technologies de surveillance sont aussi « testées » sur des personnes migrantes qui peuvent difficilement faire valoir leurs droits, puis introduites plus tard auprès d’un public plus large. Les réfugiés sont les cobayes des futures mesures de contrôle et de surveillance des pays européens.

    Vous pointez aussi que les industriels qui fournissent en armement les belligérants de conflits extra-européens, souvent à l’origine de mouvements migratoires, sont ceux qui bénéficient du business des frontières.

    C’est ce que fait Thales en France, Leonardo en Italie ou Airbus. Ces entreprises européennes de sécurité et d’armement exportent des armes et des technologies de surveillance partout dans le monde, notamment dans des pays en guerre ou avec des régimes autoritaires. À titre d’exemple, les exportations européennes au Moyen-Orient et en Afrique du Nord des dix dernières années représentent 92 milliards d’euros et concernent des pays aussi controversés que l’Arabie saoudite, l’Égypte ou la Turquie.

    Si elles fuient leur pays, les populations civiles exposées à la guerre dans ces régions du monde se retrouveront très certainement confrontées à des technologies produites par les mêmes industriels lors de leur passage aux frontières. C’est une manière profondément cynique de profiter, deux fois, de la misère d’une même population.

    Quelles entreprises bénéficient le plus de la politique européenne de surveillance aux frontières ? Par quels mécanismes ? Je pense notamment aux programmes de recherches comme Horizon 2020 et Horizon Europe.

    J’identifie deux types d’entreprises qui bénéficient de la militarisation des frontières de l’Europe. D’abord les grandes entreprises européennes d’armement et de sécurité, comme Airbus, Leonardo et Thales, qui disposent toutes d’une importante gamme de technologies militaires et de surveillance. Pour elles, le marché des frontières est un marché parmi d’autres. Ensuite, des entreprises spécialisées, qui travaillent sur des niches, bénéficient aussi directement de cette politique européenne. C’est le cas de l’entreprise espagnole European Security Fencing, qui fabrique des fils barbelés. Elles s’enrichissent en remportant des contrats, à l’échelle européenne, mais aussi nationale, voire locale.

    Une autre source de financement est le programme cadre européen pour la recherche et l’innovation. Il finance des projets sur 7 ans et comprend un volet sécurité aux frontières. Des programmes existent aussi au niveau du Fonds européen de défense.

    Un de vos travaux de recherche, « Expanding the Fortress », s’intéresse aux partenariats entre l’Europe et des pays tiers. Quels sont les pays concernés ? Comment se manifestent ces partenariats ?

    L’UE et ses États membres tentent d’établir une coopération en matière de migrations avec de nombreux pays du monde. L’accent est mis sur les pays identifiés comme des « pays de transit » pour celles et ceux qui aspirent à rejoindre l’Union européenne. L’Europe entretient de nombreux accords avec la Libye, qu’elle équipe notamment en matériel militaire. Il s’agit d’un pays où la torture et la mise à mort des réfugiés ont été largement documentées.

    Des accords existent aussi avec l’Égypte, la Tunisie, le Maroc, la Jordanie, le Liban ou encore l’Ukraine. L’Union a financé la construction de centres de détention dans ces pays, dans lesquels on a constaté, à plusieurs reprises, d’importantes violations en matière de droits humains.

    Ces pays extra-européens sont-ils des zones d’expérimentations pour les entreprises européennes de surveillance ?

    Ce sont plutôt les frontières européennes, comme celle d’Evros, entre la Grèce et la Turquie, qui servent de zone d’expérimentation. Le transfert d’équipements, de technologies et de connaissances pour la sécurité et le contrôle des frontières représente en revanche une partie importante de ces coopérations. Cela veut dire que les États européens dispensent des formations, partagent des renseignements ou fournissent de nouveaux équipements aux forces de sécurité de régimes autoritaires.

    Ces régimes peuvent ainsi renforcer et étendre leurs capacités de répression et de violation des droits humains avec le soutien de l’UE. Les conséquences sont dévastatrices pour la population de ces pays, ce qui sert de moteur pour de nouvelles vagues de migration…

    https://www.mediapart.fr/journal/international/040822/les-refugies-sont-les-cobayes-des-futures-mesures-de-surveillance

    cité dans l’interview, ce rapport :
    #Global_Climate_Wall
    https://www.tni.org/en/publication/global-climate-wall
    déjà signalé ici : https://seenthis.net/messages/934948#message934949

    #asile #migrations #complexe_militaro-industriel #surveillance_des_frontières #Frontex #problème #Covid-19 #coronavirus #biométrie #technologie #Idemia #Sopra_Steria #contrôle_biométrique #base_de_données #interopérabilité #détection #apartheid #informatique #violence #refoulement #libertés_publiques #test #normalisation #généralisation #Thales #Leonardo #Airbus #armes #armements #industrie_de_l'armement #cynisme #Horizon_Europe #Horizon_2020 #marché #business #European_Security_Fencing #barbelés #fils_barbelés #recherche #programmes_de_recherche #Fonds_européen_de_défense #accords #externalisation #externalisation_des_contrôles_frontaliers #Égypte #Libye #Tunisie #Maroc #Jordanie #Liban #Ukraine #rétention #détention_administrative #expérimentation #équipements #connaissance #transfert #coopérations #formations #renseignements #répression

    ping @isskein @karine4 @_kg_

    • Le système électronique d’#Entrée-Sortie en zone #Schengen : la biométrie au service des #frontières_intelligentes

      Avec la pression migratoire et la vague d’attentats subis par l’Europe ces derniers mois, la gestion des frontières devient une priorité pour la Commission.

      Certes, le système d’information sur les #visas (#VIS, #Visa_Information_System) est déployé depuis 2015 dans les consulats des États Membres et sa consultation rendue obligatoire lors de l’accès dans l’#espace_Schengen.

      Mais, depuis février 2013, est apparu le concept de « #frontières_intelligentes », (#Smart_Borders), qui recouvre un panel ambitieux de mesures législatives élaborées en concertation avec le Parlement Européen.

      Le système entrée/sortie, en particulier, va permettre, avec un système informatique unifié, d’enregistrer les données relatives aux #entrées et aux #sorties des ressortissants de pays tiers en court séjour franchissant les frontières extérieures de l’Union européenne.

      Adopté puis signé le 30 Novembre 2017 par le Conseil Européen, il sera mis en application en 2022. Il s’ajoutera au « PNR européen » qui, depuis le 25 mai 2018, recense les informations sur les passagers aériens.

      Partant du principe que la majorité des visiteurs sont « de bonne foi », #EES bouleverse les fondements mêmes du #Code_Schengen avec le double objectif de :

      - rendre les frontières intelligentes, c’est-à-dire automatiser le contrôle des visiteurs fiables tout en renforçant la lutte contre les migrations irrégulières
      - créer un #registre_central des mouvements transfrontaliers.

      La modernisation de la gestion des frontières extérieures est en marche. En améliorant la qualité et l’efficacité des contrôles de l’espace Schengen, EES, avec une base de données commune, doit contribuer à renforcer la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme ainsi que les formes graves de criminalité.

      L’#identification de façon systématique des personnes qui dépassent la durée de séjour autorisée dans l’espace Schengen en est un des enjeux majeurs.

      Nous verrons pourquoi la reconnaissance faciale en particulier, est la grande gagnante du programme EES. Et plus seulement dans les aéroports comme c’est le cas aujourd’hui.

      Dans ce dossier web, nous traiterons des 6 sujets suivants :

      - ESS : un puissant dispositif de prévention et détection
      - La remise en cause du code « frontières Schengen » de 2006
      - EES : un accès très réglementé
      - La biométrie faciale : fer de lance de l’EES
      - EES et la lutte contre la fraude à l’identité
      - Thales et l’identité : plus de 20 ans d’expertise

      Examinons maintenant ces divers points plus en détail.

      ESS : un puissant dispositif de prévention et détection

      Les activités criminelles telles que la traite d’êtres humains, les filières d’immigration clandestine ou les trafics d’objets sont aujourd’hui la conséquence de franchissements illicites de frontières, largement facilités par l’absence d’enregistrement lors des entrées/ sorties.

      Le scénario de fraude est – hélas – bien rôdé : Contrôle « standard » lors de l’accès à l’espace Schengen, puis destruction des documents d’identité dans la perspective d’activités malveillantes, sachant l’impossibilité d’être authentifié.

      Même si EES vise le visiteur « de bonne foi », le système va constituer à terme un puissant dispositif pour la prévention et la détection d’activités terroristes ou autres infractions pénales graves. En effet les informations stockées dans le nouveau registre pour 5 ans– y compris concernant les personnes refoulées aux frontières – couvrent principalement les noms, numéros de passeport, empreintes digitales et photos. Elles seront accessibles aux autorités frontalières et de délivrance des visas, ainsi qu’à Europol.

      Le système sera à la disposition d’enquêtes en particulier, vu la possibilité de consulter les mouvements transfrontières et historiques de déplacements. Tout cela dans le plus strict respect de la dignité humaine et de l’intégrité des personnes.

      Le dispositif est très clair sur ce point : aucune discrimination fondée sur le sexe, la couleur, les origines ethniques ou sociales, les caractéristiques génétiques, la langue, la religion ou les convictions, les opinions politiques ou toute autre opinion.

      Sont également exclus du champ d’investigation l’appartenance à une minorité nationale, la fortune, la naissance, un handicap, l’âge ou l’orientation sexuelle des visiteurs.​

      La remise en cause du Code frontières Schengen

      Vu la croissance attendue des visiteurs de pays tiers (887 millions en 2025), l’enjeu est maintenant de fluidifier et simplifier les contrôles.

      Une initiative particulièrement ambitieuse dans la mesure où elle remet en cause le fameux Code Schengen qui impose des vérifications approfondies, conduites manuellement par les autorités des Etats Membres aux entrées et sorties, sans possibilité d’automatisation.

      Par ailleurs, le Code Schengen ne prévoit aucun enregistrement des mouvements transfrontaliers. La procédure actuelle exigeant seulement que les passeports soient tamponnés avec mention des dates d’entrée et sortie.

      Seule possibilité pour les gardes-frontières : Calculer un éventuel dépassement de la durée de séjour qui elle-même est une information falsifiable et non consignée dans une base de données.

      Autre contrainte, les visiteurs réguliers comme les frontaliers doivent remplacer leurs passeports tous les 2-3 mois, vue la multitude de tampons ! Un procédé bien archaïque si l’on considère le potentiel des technologies de l’information.

      La proposition de 2013 comprenait donc trois piliers :

      - ​La création d’un système automatisé d’entrée/sortie (Entry/ Exit System ou EES)
      - Un programme d’enregistrement de voyageurs fiables, (RTP, Registered Traveller Program) pour simplifier le passage des visiteurs réguliers, titulaires d’un contrôle de sûreté préalable
      – La modification du Code Schengen

      Abandon de l’initiative RTP

      Trop complexe à mettre en œuvre au niveau des 28 Etats Membres, l’initiative RTP (Registered Travelers Program) a été finalement abandonnée au profit d’un ambitieux programme Entry/ Exit (EES) destiné aux visiteurs de courte durée (moins de 90 jours sur 180 jours).

      Précision importante, sont maintenant concernés les voyageurs non soumis à l’obligation de visa, sachant que les détenteurs de visas sont déjà répertoriés par le VIS.

      La note est beaucoup moins salée que prévue par la Commission en 2013. Au lieu du milliard estimé, mais qui incluait un RTP, la proposition révisée d’un EES unique ne coutera « que » 480 millions d’EUR.

      Cette initiative ambitieuse fait suite à une étude technique menée en 2014, puis une phase de prototypage conduite sous l’égide de l’agence EU-LISA en 2015 avec pour résultat le retrait du projet RTP et un focus particulier sur le programme EES.

      Une architecture centralisée gérée par EU-LISA

      L’acteur clé du dispositif EES, c’est EU-LISA, l’Agence européenne pour la gestion opérationnelle des systèmes d’information à grande échelle dont le siège est à Tallinn, le site opérationnel à Strasbourg et le site de secours à Sankt Johann im Pongau (Autriche). L’Agence sera en charge des 4 aspects suivants :

      - Développement du système central
      - Mise en œuvre d’une interface uniforme nationale (IUN) dans chaque État Membre
      - Communication sécurisée entre les systèmes centraux EES et VIS
      - Infrastructure de communication entre système central et interfaces uniformes nationales.

      Chaque État Membre sera responsable de l’organisation, la gestion, le fonctionnement et de la maintenance de son infrastructure frontalière vis-à-vis d’EES.

      Une gestion optimisée des frontières

      Grâce au nouveau dispositif, tous les ressortissants des pays tiers seront traités de manière égale, qu’ils soient ou non exemptés de visas.

      Le VIS répertorie déjà les visiteurs soumis à visas. Et l’ambition d’EES c’est de constituer une base pour les autres.

      Les États Membres seront donc en mesure d’identifier tout migrant ou visiteur en situation irrégulière ayant franchi illégalement les frontières et faciliter, le cas échéant, son expulsion.

      Dès l’authentification à une borne en libre–service, le visiteur se verra afficher les informations suivantes, sous supervision d’un garde-frontière :

      - ​Date, heure et point de passage, en remplacement des tampons manuels
      - Notification éventuelle d’un refus d’accès.
      - Durée maximale de séjour autorisé.
      - Dépassement éventuelle de la durée de séjour autorisée
      En ce qui concerne les autorités des Etats Membres, c’est une véritable révolution par rapport à l’extrême indigence du système actuel. On anticipe déjà la possibilité de constituer des statistiques puissantes et mieux gérer l’octroi, ou la suppression de visas, en fonction de mouvements transfrontières, notamment grâce à des informations telles que :

      - ​​​Dépassements des durées de séjour par pays
      - Historique des mouvements frontaliers par pays

      EES : un accès très réglementé

      L’accès à EES est très réglementé. Chaque État Membre doit notifier à EU-LISA les autorités répressives habilitées à consulter les données aux fins de prévention ou détection d’infractions terroristes et autres infractions pénales graves, ou des enquêtes en la matière.

      Europol, qui joue un rôle clé dans la prévention de la criminalité, fera partie des autorités répressives autorisées à accéder au système dans le cadre de sa mission.

      Par contre, les données EES ne pourront pas être communiquées à des pays tiers, une organisation internationale ou une quelconque partie privée établie ou non dans l’Union, ni mises à leur disposition. Bien entendu, dans le cas d’enquêtes visant l’identification d’un ressortissant de pays tiers, la prévention ou la détection d’infractions terroristes, des exceptions pourront être envisagées.​

      Proportionnalité et respect de la vie privée

      Dans un contexte législatif qui considère le respect de la vie privée comme une priorité, le volume de données à caractère personnel enregistré dans EES sera considérablement réduit, soit 26 éléments au lieu des 36 prévus en 2013.

      Il s’agit d’un dispositif négocié auprès du Contrôleur Européen pour la Protection des Données (CEPD) et les autorités nationales en charge d’appliquer la nouvelle réglementation.

      Très schématiquement, les données collectées se limiteront à des informations minimales telles que : nom, prénom, références du document de voyage et visa, biométrie du visage et de 4 empreintes digitales.

      A chaque visite, seront relevés la date, l’heure et le lieu de contrôle frontière. Ces données seront conservées pendant cinq années, et non plus 181 jours comme proposé en 2013.

      Un procédé qui permettra aux gardes-frontières et postes consulaires d’analyser l’historique des déplacements, lors de l’octroi de nouveaux visas.
      ESS : privacy by design

      La proposition de la Commission a été rédigée selon le principe de « respect de la vie privée dès la conception », mieux connue sous le label « Privacy By Design ».

      Sous l’angle du droit, elle est bien proportionnée à la protection des données à caractère personnel en ce que la collecte, le stockage et la durée de conservation des données permettent strictement au système de fonctionner et d’atteindre ses objectifs.

      EES sera un système centralisé avec coopération des Etats Membres ; d’où une architecture et des règles de fonctionnement communes.​

      Vu cette contrainte d’uniformisation des modalités régissant vérifications aux frontières et accès au système, seul le règlement en tant que véhicule juridique pouvait convenir, sans possibilité d’adaptation aux législations nationales.

      Un accès internet sécurisé à un service web hébergé par EU-LISA permettra aux visiteurs des pays tiers de vérifier à tout moment leur durée de séjour autorisée.

      Cette fonctionnalité sera également accessible aux transporteurs, comme les compagnies aériennes, pour vérifier si leurs voyageurs sont bien autorisés à pénétrer dans le territoire de l’UE.

      La biométrie faciale, fer de lance du programme EES

      Véritable remise en question du Code Schengen, EES permettra de relever la biométrie de tous les visiteurs des pays tiers, alors que ceux soumis à visa sont déjà enregistrés dans le VIS.

      Pour les identifiants biométriques, l’ancien système envisageait 10 empreintes digitales. Le nouveau combine quatre empreintes et la reconnaissance faciale.

      La technologie, qui a bénéficié de progrès considérables ces dernières années, s’inscrit en support des traditionnelles empreintes digitales.

      Bien que la Commission ne retienne pas le principe d’enregistrement de visiteurs fiables (RTP), c’est tout comme.

      En effet, quatre empreintes seront encore relevées lors du premier contrôle pour vérifier que le demandeur n’est pas déjà répertorié dans EES ou VIS.

      En l’absence d’un signal, l’autorité frontalière créera un dossier en s’assurant que la photographie du passeport ayant une zone de lecture automatique (« Machine Readable Travel Document ») correspond bien à l’image faciale prise en direct du nouveau visiteur.

      Mais pour les passages suivants, c’est le visage qui l’emporte.

      Souriez, vous êtes en Europe ! Les fastidieux (et falsifiables) tampons sur les passeports seront remplacés par un accès à EES.

      La biométrie est donc le grand gagnant du programme EES. Et plus seulement dans les aéroports comme c’est le cas aujourd’hui.

      Certains terminaux maritimes ou postes frontières terrestres particulièrement fréquentés deviendront les premiers clients de ces fameuses eGates réservées aujourd’hui aux seuls voyageurs aériens.

      Frontex, en tant qu’agence aidant les pays de l’UE et les pays associés à Schengen à gérer leurs frontières extérieures, va aider à harmoniser les contrôles aux frontières à travers l’UE.

      EES et la lutte contre la fraude à l’identité

      Le dispositif EES est complexe et ambitieux dans la mesure où il fluidifie les passages tout en relevant le niveau des contrôles. On anticipe dès aujourd’hui des procédures d’accueil en Europe bien meilleures grâce aux eGates et bornes self-service.

      Sous l’angle de nos politiques migratoires et de la prévention des malveillances, on pourra immédiatement repérer les personnes ne rempliss​​ant pas les conditions d’entrée et accéder aux historiques des déplacements.

      Mais rappelons également qu’EES constituera un puissant outil de lutte contre la fraude à l’identité, notamment au sein de l’espace Schengen, tout visiteur ayant été enregistré lors de son arrivée à la frontière.

      Thales et l’identité : plus de 20 ans d’expertise

      Thales est particulièrement attentif à cette initiative EES qui repose massivement sur la biométrie et le contrôle des documents de voyage.

      En effet, l’identification et l’authentification des personnes sont deux expertises majeures de Thales depuis plus de 20 ans. La société contribue d’ailleurs à plus de 200 programmes gouvernementaux dans 80 pays sur ces sujets.

      La société peut répondre aux objectifs du programme EES en particulier pour :

      - Exploiter les dernières technologies pour l’authentification des documents de voyage, l’identification des voyageurs à l’aide de captures et vérifications biométriques, et l’évaluation des risques avec accès aux listes de contrôle, dans tous les points de contrôle aux frontières.
      - Réduire les coûts par l’automatisation et l’optimisation des processus tout en misant sur de nouvelles technologies pour renforcer la sécurité et offrir davantage de confort aux passagers
      - Valoriser des tâches de gardes-frontières qui superviseront ces dispositifs tout en portant leur attention sur des cas pouvant porter à suspicion.
      - Diminuer les temps d’attente après enregistrement dans la base EES. Un facteur non négligeable pour des frontaliers ou visiteurs réguliers qui consacreront plus de temps à des activités productives !

      Des bornes d’enregistrement libre-service comme des frontières automatiques ou semi-automatiques peuvent être déployées dans les prochaines années avec l’objectif de fluidifier les contrôles et rendre plus accueillant l’accès à l’espace Schengen.

      Ces bornes automatiques et biométriques ont d’ailleurs été installées dans les aéroports parisiens d’Orly et de Charles de Gaulle (Nouveau PARAFE : https://www.thalesgroup.com/fr/europe/france/dis/gouvernement/controle-aux-frontieres).

      La reconnaissance faciale a été mise en place en 2018.

      Les nouveaux sas PARAFE à Roissy – Septembre 2017

      Thales dispose aussi d’une expertise reconnue dans la gestion intégrée des frontières et contribue en particulier à deux grand systèmes de gestion des flux migratoires.

      - Les systèmes d’identification biométrique de Thales sont en particulier au cœur du système américain de gestion des données IDENT (anciennement US-VISIT). Cette base de données biographiques et biométriques contient des informations sur plus de 200 millions de personnes qui sont entrées, ont tenté d’entrer et ont quitté les États-Unis d’Amérique.

      - Thales est le fournisseur depuis l’origine du système biométrique Eurodac (European Dactyloscopy System) qui est le plus important système AFIS multi-juridictionnel au monde, avec ses 32 pays affiliés. Le système Eurodac est une base de données comportant les empreintes digitales des demandeurs d’asile pour chacun des états membres ainsi que des personnes appréhendées à l’occasion d’un franchissement irrégulier d’une frontière.

      Pour déjouer les tentatives de fraude documentaire, Thales a mis au point des équipements sophistiqués permettant de vérifier leur authenticité par comparaison avec les modèles en circulation. Leur validité est aussi vérifiée par connexion à des bases de documents volés ou perdus (SLTD de Interpol). Ou a des watch lists nationales.

      Pour le contrôle des frontières, au-delà de ses SAS et de ses kiosks biométriques, Thales propose toute une gamme de lecteurs de passeports d’équipements et de logiciels d’authentification biométriques, grâce à son portefeuille Cogent, l’un des pionniers du secteur.

      Pour en savoir plus, n’hésitez pas à nous contacter.​

      https://www.thalesgroup.com/fr/europe/france/dis/gouvernement/biometrie/systeme-entree-sortie
      #smart_borders #Thales #overstayers #reconnaissance_faciale #prévention #détection #fraude_à_l'identité #Registered_Traveller_Program (#RTP) #EU-LISA #interface_uniforme_nationale (#IUN) #Contrôleur_Européen_pour_la_Protection_des_Données (#CEPD) #Privacy_By_Design #respect_de_la_vie_privée #empreintes_digitales #biométrie #Frontex #bornes #aéroport #PARAFE #IDENT #US-VISIT #Eurodac #Gemalto

  • tgalopin/html-sanitizer : Sanitize untrustworthy HTML user input
    https://github.com/tgalopin/html-sanitizer

    Un remplaçant potentiel pour la lib « safehtml » embarquée dans SPIP (plugin-dist https://git.spip.net/spip/safehtml) qui commence à poser des problèmes de compatibilité avec les usages du HTML 5 (entre autre les attributs data-truc)

    Voir aussi le plugin HTML-purifier : https://git.spip.net/spip-contrib-extensions/htmlpurifier
    et la discussion en cours sur le sujet : https://git.spip.net/spip/spip/issues/3926

    #SPIP #safehtml #HTML-sanitizer #HTML-purifier

  • #Nice, un laboratoire de la « Safe City » ?
    https://metropolitiques.eu/Nice-un-laboratoire-de-la-Safe-City.html

    Alors que les modes de gouvernement contemporains des villes sont souvent décrits comme dépolitisants, la mise en place des outils numériques de reconnaissance faciale de la safe city fait au contraire resurgir le clivage gauche-droite. La ville intelligente, ou smart city, est souvent revendiquée de manière consensuelle à droite comme à gauche (Courmont et Vincent 2020), de même que le volontarisme en matière de sécurité, qui constitue de plus en plus un incontournable du rôle d’élu local (Le Goff #Terrains

    / Nice, sécurité, #smart_cities, #élus_locaux, #partis

    #sécurité
    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met_challier2.pdf

  • Pentest Insights: Choosing a Tool for #traffic_analysis and Interception
    https://hownot2code.com/2021/11/11/pentest-insights-choosing-a-tool-for-traffic-analysis-and-interception

    GUEST POST Author David Balaban Traffic analysis is a very important stage of penetration testing. In packets transmitted over the network, you can find many interesting things, for example, passwords for accessing various resources and other valuable data. To intercept and analyze traffic, sniffers are used, which humanity has invented a great many. Today I will … Continue reading Pentest Insights: Choosing a Tool for Traffic Analysis and Interception

    #Tips_and_tricks #bugs #information_security #safety #security
    https://1.gravatar.com/avatar/a7fa0bb4ebff5650d2c83cb2596ad2aa?s=96&d=identicon&r=G

    • lien vers l’asso francophone
      https://echap.eu.org

      Nous avons publié et nous maintenons à jour des guides pour aider les personnes victimes de violences à se protéger d’utilisations abusives de la technologie.

      Guides généraux
      Guide : Se déconnecter de son ex-partenaire
      Guide : Stratégies de mots de passe
      Guides sur la sécurité de comptes en ligne :
      Vérifier les accès à son compte Google
      Guide de confidentialité pour WhatsApp
      Guide de confidentialité et de sécurité pour Instagram
      Guide de confidentialité et de sécurité pour Twitter
      Guide de sécurité pour Facebook
      Guides sur la sécurité d’appareils informatiques :
      Identifier des signes de la présence d’un logiciel espion sur Android
      Vérifier les informations partagées sur un téléphone Android
      Guide de sécurité pour iPhone

      Le contenu de ces guides est distribué sous licence Creative Common BY-NC-SA. L’identité graphique de Echap ainsi que les guides sous format PDF sont distribués sous licence Creative Common BY-NC-ND.
      Ressources externes

      Vous trouverez également des ressources pertinentes sur les sites web suivants :

      En français :
      Par le centre Hubertine Auclert (centre francilien pour l’égalité femmes-hommes)
      Le rapport sur les cyber-violences conjugales (2018)
      Le guide Aider les femmes à être en sécurité en ligne (sur Facebook)
      Le guide de protection numérique
      Le ressources du collectif Féministes contre le cyber-harcèlement
      Les ressources contre le stalking de l’association Protects
      Des listes d’organisations travaillant sur les violences conjugales sont disponibles sur le site Solidarité Femmes et sur la page d’orientation du centre Hubertine Auclert pour la région parisienne
      En anglais :
      Resources from the Clinic to End Tech Abuse
      Women’s Technology Safety and Privacy Toolkit by Technology Safety Australia

    • voir aussi:
      International Womens Media Foundation (#IWMF)

      Safety Training: Online Abuse and Harassment
      https://www.iwmf.org/programs/online-harassment

      Know Your Trolls

      About This Course

      Welcome to this course on online harassment developed by the IWMF, digital security experts, journalists, and online education experts who collaborated during workshops and sprints to co-create it. The goal of this course is to help journalists identify the abuse they are receiving online and who may be behind it as well as offer some key strategies that may help journalists to be better prepared.

      https://learn.totem-project.org/courses/course-v1:IWMF+IWMF_OH_EN+001/about

      Keep it Private

      About This Course

      Welcome to this course about online privacy for journalists developed by the IWMF, digital security experts, journalists, and online education experts who collaborated during workshops to co-create it. The goal of this course is to get journalists thinking about privacy and the information they share online. Journalists face the difficult task of needing to have an online presence while trying to protect themselves from being harassed and attacked online. This course will provide them with practical tips on how to better protect themselves and their families.

      https://learn.totem-project.org/courses/course-v1:IWMF+IWMF_KP_EN+001/about

      #online_harassment #online_abuse #digital_security #online_course #safety_training #journalism #privacy

    • SaferNet (Spanish)
      https://new.safernet.org.br/#

      About SaferNet

      SaferNet Brazil is a non-profit organization, that provides nationwide services in Brazil, without political, religious or racial party. Founded on December 20, 2005 by a group of computer scientists, professors, researchers and law graduates, the organization started to put into practice research and social projects to fight crimes and violations of the Human Rights on the Internet.

      At that time, it was urgently necessary to provide an effective, consistent and lasting response to the serious problems related to the misuse of the Internet: the practise of crimes and violations against human rights. Solicitation, production and large-scale dissemination of images related to child sexual abuse, racism, neo-nazism, religious intolerance, homophobia, incitement to crimes against life and cruelty against animals are examples of cyber crimes witnessed on the Internet.

      However, Brazil has a lack of concrete policies and actions that could help to cope with these complex matter, which involves economic, social and cultural factors, with implications in the fields of ethics, morality, education, health, law, public safety, science and technology.

      Once SaferNet Brazil was established, the organization became a national reference in the struggle against crimes and violations of human rights on the Internet and has been strengthened due to the national and international capacity for mobilization, the production of content and technology for the struggle against cyber crimes and the co-operation agreements signed with government institutions such as the Federal Public Ministry.

      Through the dialogue, SaferNet Brazil leads the search of solutions together with the Civil Society, the Internet Industry, the Federal Government, the Federal Public Ministry, the National Congress and Police authorities.

      Our goal is to transform the Internet in a responsible and ethical environment, that allows children, youngsters and adults to create, develop and build social relationships, knowledge and citizenship in a safe manner.

      We count on you to build a safer cyber world!

      http://www.safernet.org.br/site/node/2686

  • Nom, nom_site et bio etant des champs librement modifiables par les utilisateurs, on les protege comme des forums, via safehtml · a111edc67f - spip - SPIP on GIT
    https://git.spip.net/spip/spip/commit/a111edc6

    SPIP : exemple d’une bonne pratique pour instituer au niveau de la déclaration d’une table une protection automatique des données envoyées par les utilisateurs

    #SPIP #safehtml #filtrage #déclaration_table #injection_SQL

  • Mais quelle bonne idée cher Président !

    #Kaboul comme #Srebrenica ?

    France, UK to propose safe zone for people leaving #Afghanistan, submit resolution at UN meeting : Emmanuel #Macron

    “Our resolution proposal aims to define a safe zone in Kabul, under UN control, which would allow humanitarian operations to continue,” French President Macron said.

    Ahead of an emergency meeting by the United Nations on Monday, French President Emmanuel Macron said that France and Britain would propose for a safe zone in Kabul to protect people trying to flee Afghanistan.

    “Our resolution proposal aims to define a safe zone in Kabul, under UN control, which would allow humanitarian operations to continue,” news agency Reuters quoted Macron as saying on Sunday. During his visit to Mosul in Iraq later in the day, Macron stressed the resolution would be passed by the two countries and expressed hope that it would be accepted by member nations favourably. “I cannot see who could oppose enabling the safety of humanitarian operations,” he further said.

    UN secretary-general Antonio Guterres is scheduled to meet the permanent representatives for the United Kingdom, the United States, France, China and Russia — the five permanent members of the UN Security Council — to discuss the worsening situation in Afghanistan. Meanwhile, earlier on Saturday, Macron had said that France had held preliminary discussions with the Taliban about the humanitarian situation. The talks also included possible evacuation of more people out of the country.

    “We have begun having discussions, which are very fragile and preliminary, with the Taliban on the issue of humanitarian operations and the ability to protect and repatriate Afghans who are at risk,” Reuters had reported on Saturday citing the French President.

    France ended its evacuation operations in Afghanistan on Friday, two weeks after the Taliban seized the capital city of Kabul. The US troops are scheduled to withdraw completely from the country by August 31, a deadline that has been agreed upon by the Taliban.

    Several other countries have also closed their evacuation operations as the last date nears. The UK pulled out the last of its troops from the war-torn nation early on Sunday despite a number of Afghans, eligible for repatriation, being left behind.

    https://www.hindustantimes.com/world-news/france-uk-to-propose-safe-zone-for-people-leaving-afghanistan-submit
    #Macron #UK #France #safe_zones

    –—

    De zones sures, on en parlait en 2019 pour la #Syrie :

    Le plan de la Turquie est de créer dans le nord de la Syrie une vaste zone sécurisée pour renvoyer les réfugiés.

    https://seenthis.net/messages/805214

    En 2016 Merkel soutenait déjà la même idée de la Turquie :
    Turkey thanks Merkel for support of #safe_zones in Syria
    https://seenthis.net/messages/466387

    Mais on parlait aussi de leur inefficacité... comme l’ont démontré les exemples de l’#Irak et de la #Bosnie :
    Look back and learn : #Safe_zones in Iraq and Bosnia
    https://seenthis.net/messages/471070

    ping @isskein

  • 33 European cities sign ’alliance of safe harbours’ declaration

    An international network of cities is advocating for the just distribution of refugees and migrants in the European Union. During a founding conference in Italy, they articulated their vision of a welcoming Europe.

    On Friday (June 25), 33 European cities signed a declaration (https://staedte-sicherer-haefen.de/wp-content/uploads/2021/06/IASH-Statement_International-Alliance-of-Safe-Harbours_ENG.p) in the Italian city of Palermo to establish the “International Alliance of Safe Harbours”. All signees are united in their willingness to take in more refugees and migrants.

    “Cities that are willing to take in more people should be allowed to do so voluntarily,” said Mike Schubert, the mayor of #Potsdam in Germany, one of the cities that co-signed the declaration.

    “With the new network, we want to provide speedy relief for the cities along the Mediterranean,” the Social Democrat politician said.

    https://twitter.com/FromSea2City/status/1408696129009639426

    In addition to Potsdam and #Palermo, the capital of the Italian island of Sicily, #Amsterdam, #Munich, #Leipzig, #Würzburg, Athens, Barcelona and the French city of #Villeurbanne — among others — signed the declaration in the Italian port city as part of the “From the Sea to the City” conference.

    “Instead of concentrating the burden through hotspots and camps with many of them in a few cities along the Mediterranean, we rely on a wide distribution among many cities, which distributes the burden for the individual city through the power of a broadly supported alliance,” the declaration reads.

    ’Committed to humanitarian values’

    “As European cities and municipalities that firmly believe in the defence of human rights, we have been offering refugees and migrants a new home for decades. We are unconditionally committed to humanitarian values, universal human rights and the right to asylum, even in difficult times,” the statement reads.

    Among other things, the alliance calls for the right to asylum to be upheld in every European state, for quotas for the voluntary acceptance of refugees in the municipalities and for direct funding by the European Union to the municipalities for taking in migrants.

    In addition, the signees demanded legal immigration channels for a pragmatic immigration policy and a fair distribution of burdens between EU states.

    https://gw.infomigrants.net/media/resize/my_image_big/2fc280b800a3f4c4f5d95c9e1b1f1059e837d406.jpeg

    During said conference, Palermo Mayor Leoluca Orlando stressed that all people in distress at sea needed to be rescued, regardless of whether they are fishermen or migrants. The outspoken politician also suggested a European civil service for young people to help sea rescue efforts to support private aid organizations.
    Difficult legal situation

    The international alliance joins the existing German Safe Harbors coalition, which declared it would take in migrants and refugees rescued from distress at sea or stranded in overcrowded camps on the EU’s external borders.

    The city of Potsdam, located on Berlin’s doorsteps, coordinates the nationwide initiative, which was established in June 2019 and currently consists of more than 100 cities, municipalities and districts.

    In January of 2020, the coalition demanded that Chancellor Angela Merkel’s government allow them to immediately begin resettling refugees rescued on the Mediterranean Sea.

    However, the legal situation for the voluntary reception of migrants beyond the European distribution mechanisms is far from clear-cut. Federal Interior Minister Horst Seehofer has so far rejected any proposals from state governments like Berlin, Bremen and Thuringia.

    Since then, Cities of Safe Harbours has been asking the government to change Section 23, Paragraph 1 of Germany’s Residence Act, which mandates that the distribution of specialty humanitarian residence permits requires the approval of the federal interior ministry.

    https://www.infomigrants.net/en/post/33237/33-european-cities-sign-alliance-of-safe-harbours-declaration
    #Athènes #Barcelone

    #villes-refuge #asile #migrations #réfugiés #solidarité #résistance
    #ports #ports-sûrs #safe_harbours #humanisme

    –-

    ajouté à la métaliste sur les villes-refuge :
    https://seenthis.net/messages/759145

    Et plus particulièrement les #ports-refuge :
    https://seenthis.net/messages/759145#message878653

  • Sky in the Room : Maps from Quarantine

    This article aims to present and discuss the main results of an exercise carried out as part of a university course in Human Geography, which took place online in the period March-May 2020. Following the urge to represent the space perceived in the quarantine due to the lockdown period caused by the Covid-19 pandemic, about fifty students made themselves available to tell, through mental mapping, the transformations of their pre- and post-epidemic experience. After a brief introduction on the theoretical bases and the motivations of this specific assignment, we will analyze the elements highlighted by the students trying to offer a critical and contextual reading of how the subjective and contingent conditions interact with the relationships with the living space. The mental maps produced, therefore, will become the narrative tool to offer a reading of the time and space of modification in this particular and unprecedented situation. This condition has transformed external stimuli into mental contents by placing an emphasis on the relationships between individual and territory, relationships and perceptions of space.


    http://www.j-reading.org/index.php/geography/article/view/273/259
    #lockdown #confinement #cartographie #carto-experiment #quarantaine #coronavirus #covid-19 #cartes_mentales #corps #Moles #coquilles_subjective #Rohmer #espace_vécu #espace_perçu #safe_space #espace #temps #cartographie_subjective #émotions

    ping @reka @visionscarto

  • Trafic maritime : comment éviter les catastrophes - Mer - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/bretagne/mer/trafic-maritime-comment-eviter-les-catastrophes-31-05-2021-12759076.php


    Le 23 mars dernier, l’Ever Given se met en travers du Canal de Suez, bloquant une centaine de bateaux sur cet axe commercial hyper fréquenté. Il faudra sept jours pour réorienter le gigantesque porte-conteneurs et trois jours de plus pour désengorger le canal.
    Photo EPA

    Et si l’Ever Given s’était échoué au passage du rail d’Ouessant ou dans le détroit du Pas-de- Calais ? Surveillance, intervention, réglementation : comment les gendarmes de l’autoroute maritime la plus fréquentée au monde anticipent ce risque.

    Le 23 mars, lorsque l’Ever Given s’échoue au beau milieu du canal de Suez, les risques induits par le gigantisme des navires sautent aux yeux du grand public. Arrivant de Chine, ce porte-conteneurs taïwanais de 400 mètres de long, lancé en 2018, était chargé de 20 000 boîtes à destination de Rotterdam (Pays-Bas). Annoncé au port hollandais le 31 mai par le site MarineTraffic, il est encore retenu par les autorités égyptiennes (), qui viennent de revoir à la baisse le montant (550 millions de dollars) des dommages et intérêts réclamés à l’armateur et à ses clients.

    *L’Ever given suivi à la trace dans le rail d’Ouessant
    Les autorités françaises guettent le moment où se dénouera le différend. Elles ont l’intention de suivre à la trace l’Ever Given dès qu’il pointera en vue du rail d’Ouessant (29), la porte d’entrée obligatoire dans la Manche. Aussitôt, il sera pisté par le Cross Corsen, à la pointe du Finistère, puis par le Cross de Jobourg, au Cap de la Hague, et enfin, par celui de Gris-Nez, à l’extrémité du Pas-de-Calais. Leurs opérateurs croiseront les données de l’AIS du navire (son système d’authentification automatique par radio), avec les images de leurs radars, voire les informations émanant des sémaphores côtiers, où l’on scrute aussi la mer à la jumelle.

    75 000 navires par mois en Manche
    Ce réseau de vigies interconnectées surveille en permanence la navigation sur l’autoroute des mers la plus chargée du globe. Un quart du trafic mondial transite en Manche. Ce flux de 75 000 navires par mois doit cohabiter avec la centaine qui assurent quotidiennement les liaisons transManche, avec les pêcheurs aux routes erratiques par nécessité (800 unités répertoriées) et, aux beaux jours, avec les plaisanciers.

    Les conditions sont souvent délicates. Les courants de marées sont les plus importants d’Europe. Les vents dominants d’Ouest/Nord-Ouest, forts un tiers de l’année, poussent les navires vers les côtes françaises, où fleurissent les parcs d’éoliennes marines : cinq sont en cours d’installation et un sixième en projet.

    Préfet maritime de la Manche, le vice-amiral Philippe d’escadre Dutrieux, exerce son autorité du Mont Saint-Michel à la frontière belge : « Avec l’Ever Given, nous serons vigilants, prêts à réagir. Mais nous ne sommes pas particulièrement inquiets. Nous voyons déjà passer des plus gros navires. Le porte-conteneurs CMA-CGM Jacques Saadé, présent au Havre en janvier, emporte 23 000 boîtes ».

    Cela fait dix ans que les « gendarmes » français de cette autoroute liquide réfléchissent aux impacts du gigantisme sur la sécurité, assure le capitaine de frégate Raphaël Fachinetti. Il est le patron du Centre d’expertise des pratiques de lutte anti-pollution (CEPPOL), implanté à Brest, référent de la Marine nationale pour la lutte anti-pollution, l’assistance aux personnes et aux navires en difficulté. L’officier explique : « L’augmentation du tonnage allant de pair avec le renouvellement des flottes, nos interventions sont moins fréquentes. En revanche, les avaries se sont complexifiées. Pour le remorqueur Abeille Bourbon, que l’on pré-positionne dans les parages d’Ouessant, il faudra peut-être quatre à cinq heures, par mer formée, pour installer une remorque sur un très gros navire. Cela laisse en définitive assez peu de marge avant l’échouement ».

    189 avaries au large du Finistère en 2019
    En 2019, dernières statistiques connues, 189 avaries ont été signalées sur les gros navires au large du Finistère, un tiers de moins qu’en 2018. Cela a donné lieu à un remorquage, deux escortes et trois missions à bord des équipes d’évaluation et d’intervention du CEPPOL. Résultat des études menées, la France porte auprès de l’Organisation maritime internationale (OMI) une résolution obligeant tous les gros navires à imiter les supertankers qui disposent d’un mécanisme de prise en remorque simplifié et capable de résister par mauvais temps (8 mètres de creux, 50 nœuds de vent). Sans plus attendre, CMA-CGM, le troisième armateur mondial, a décidé d’équiper ses mastodontes. Les assureurs ont le pouvoir d’amplifier le mouvement, souligne le CEPPOL. Frappés d’obsolescence, deux des quatre remorqueurs Abeille d’assistance et d’intervention affrétés par la Marine Nationale seront enfin remplacés, en 2023, par des unités capables de tracter les géants des mers et recueillir 300 personnes. Pour cette façade maritime, l’Abeille Languedoc, basé à Boulogne, est concerné.

    L’amiral Dutrieux, qui supervise régulièrement des mises en situation pour éprouver le dispositif général de sécurité, explique qu’une « évolution de la réglementation dans le sens de davantage de transparence dans les chargements est nécessaire car si avant d’intervenir, nous connaissions plus vite la nature des cargaisons, notamment celle des conteneurs, nous gagnerions en efficacité ».

    Les pourparlers entre l’Autorité du canal de Suez (SCA) et le propriétaire de l’« Ever Given » au sujet d’une indemnisation n’avancent pas. La semaine dernière, un tribunal égyptien a confirmé l’immobilisation du navire.

    *Capacités d’interventions ? : notre assurance contre des préjudices sans prix
    Basé à Brest, le remorqueur de haute mer Abeille Bourbon avait réalisé, en mars 2013, un exercice de remorquage avec le porte-conteneurs géant Marco Polo, de la compagnie CMA CGM.
    Dans la nuit du 3 au 4 mai, dans les eaux britanniques, à l’entrée de la voie descendante du rail des Casquets, le câble reliant le remorqueur grec Christos XXIV au Varzuga, un pétrolier russe désarmé, se brise. Le vent souffle à 120 km/h, la mer est formée. Aussitôt, le Varzuga dérive vers l’est en direction des côtes françaises. Le Prémar de Cherbourg met alors en demeure le remorqueur de faire cesser le danger, pour 18 h, le 4 mai. Mais l’équipage grec est dépassé. En fin de journée, la météo s’améliorant, la Marine nationale entre en action. Un hélicoptère Caïman dépose une équipe d’intervention à bord afin de récupérer la remorque lancée depuis l’Abeille Liberté. La menace est enfin neutralisée.

    Coopération franco-brittanique
    L’accord de coopération franco-britannique « Mancheplan » organise la coordination des actions de sécurité maritime dans la Manche. Mais seule la France dispose de véritables capacités d’intervention dédiées. La Marine nationale maintient en alerte permanente trois hélicoptères (deux Caïman marine, à Lanvéoc- Poulmic (29) et Maupertuis, et un Dauphin, au Touquet) et trois puissants remorqueurs Abeille (« Bourbon » à Brest, « Liberté » à Cherbourg et « Languedoc » à Boulogne). Ces moyens sont complétés par deux navires anti pollution (à Brest et Cherbourg), capables aussi de tracter des coques de 200 m. Pour le dispositif relevant du Prémar de la Manche, la facture annuelle s’élève à 23 millions d’euros. Un coût à rapporter à celui du préjudice évité grâce ces moyens, souligne l’amiral Dutrieux : « Une étude annuelle conduite dans ma zone de responsabilité montre qu’un euro investi permet en moyenne d’éviter 240 euros de dommages. Concrètement, chaque mois, nous empêchons deux accidents ». Comme en aéronautique, le facteur humain est souvent la cause des incidents à la mer.

    • Gigantisme des navires : le regard des armateurs - Mer - Le Télégramme
      https://www.letelegramme.fr/bretagne/mer/gigantisme-des-navires-le-regard-des-armateurs-31-05-2021-12759160.php

      Le blocage du canal Suez, un grain de sable à l’échelle du trafic maritime. On s’en doute maintenant. L’incident qui a bloqué le canal de Suez du 23 au 31 mars est dû à une combinaison de facteurs. La taille de l’Ever Given n’est pas la seule cause, explique au Télégramme, Antoine Person, le secrétaire général de Louis Dreyfus Armateurs, qui contrôle une flotte de 90 navires. De surcroît, son incidence sur le trafic maritime a été dérisoire à l’échelle du flux planétaire : « En un mois, tout était rentré en ordre. Et si le blocage avait duré, les navires en provenance d’Asie se seraient déroutés au plus tôt vers le cap de Bonne- Espérance, n’allongeant que de sept jours leur route vers l’Europe, l’impact n’aurait pas été durable sur la logistique ».

      La course au gigantisme ne fait pas débat
      « De quoi parle-t-on ? », interroge Antoine Person. « En 2021, les plus gros navires n’atteignent pas la taille des supertankers de la fin des années 1970. Ces géants jaugeaient 550 000 tonnes de port en lourd (Tpl), soit le double d’un Ever Given ». Pour l’expert, tout conduit au gigantisme car il rime avec économies d’échelles. « Grâce à la poussée d’archimède, la taille des navires n’est bridée par aucune limite physique. Or, la tonne supplémentaire transportée sera toujours meilleur marché que la précédente. Les mastodontes sont à la fois les plus économiques et les plus écologiques. Voilà pourquoi augmenter la fiscalité sur les émissions de CO2 des navires inciterait à accroître leur taille ». Seuls des paramètres externes freinent cette évolution. En Europe, en particulier, les ports ne sont pas extensibles à l’infini. Le coût d’assurance lié au naufrage de navires aussi gros peut constituer un frein important.

      La sécurité n’est pas un frein au gigantisme
      Le nombre d’accidents n’a pas varié en dix ans, remarque Antoine Person. Comment l’expliquer ? « Confrontés une équation sécuritaire plus complexe, les acteurs innovent ». La mise en service des géants de la croisière - le dernier né des Chantiers de l’Atlantique, le MSC Virtuosa, transporte 9 000 passagers - est permise par la norme « #Safe_Return_To_Port » (SRTP). Leur évacuation étant devenue inenvisageable, on a préféré miser sur le fait de garantir le retour du navire à quai. Pour ce faire, les sécurités contre les risques d’incendie et de voie d’eau ont été considérablement renforcées. Simultanément, les équipements des nouveaux navires sont à la fois « plus fiables, plus nombreux, plus performants ». Ils réduisent considérablement les risques liés à la navigation, y compris dans les rails étroits et encombrés. Seul le brouillard résisterait encore à la technologie.

      La cybersécurité, le talon d’Achille des géants ?
      La flotte mondiale compte près de 80 000 gros navires. Elle se scinde en deux catégories, explique Antoine Person. Des « deux-chevaux », encore nombreux, qui sont inaccessibles aux cyber-pirates. Mais de plus en plus de « Tesla » bourrées d’électronique, et donc vulnérables. Pour ces navires, il est « du devoir de l’armateur de s’assurer que les équipements sont cyber- protégés ou de limiter les connexions ».

  • Swissinfo | Après le Danemark, la Suisse pourrait-elle renvoyer des réfugiés à Damas ?
    https://asile.ch/2021/05/11/swissinfo-apres-le-danemark-la-suisse-pourrait-elle-renvoyer-des-refugies-a-da

    Les réfugiés syriens sont en sécurité en Europe. Mais plus au Danemark. Copenhague estime possible de les renvoyer dans la région de Damas, une zone qualifiée de sûre par ses services d’immigration. Ce précédent en Europe peut-il influencer les conditions de renvois fixées par la Suisse ? L’article “Après le Danemark, la Suisse pourrait-elle renvoyer des […]

  • Toward a Gender-Sensitive Securitization of the Common European Asylum System

    EU Member States may legally designate a country as a Safe Country of Origin when human rights and democratic standards are generally respected. For nationals of these countries, asylum claims are treated in an accelerated way, the underlying objective of the “safe country” designation being to facilitate the rapid return of unsuccessful claimants to their country of origin. The concept of “safe country” was initially blind to gender-based violence. Yet, in the reform of the Common European Asylum System (CEAS), which began in 2016, the European Commission proposed two changes: first, that a common list of “safe countries” should be applied in all Member States, and second, that this concept should be interpreted in a “gender-sensitive” manner. In consequence, the generalization of a policy that has been documented as largely detrimental to asylum seekers has been accompanied by the development of special guarantees for LGBTI+ asylum seekers. In light of this, there is a need to examine the impact of “safe country” practices on LGBTI+ claimants and to investigate the extent to which the securitization of European borders is compatible with LGBTI+ inclusion. Based on a qualitative document analysis of EU “#safe_country” policies and on interviews with organizations supporting LGBTI+ asylum seekers, this article shows that despite the implementation of gender-sensitive safeguards, LGBTI+ asylum seekers are particularly affected by “safe country” practices. These practices permeate European asylum systems beyond the application of official lists, depriving many LGBTI+ asylum seekers of their right to have their protection claims fairly assessed.

    https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fhumd.2021.635809/full

    #asile #migrations #réfugiés #pays_sûrs #CEAS #LGBT #genre #homosexualité #Common_European_Asylum_System #régime_d'asile_européen_commun (#RAEC)

  • Denmark declares parts of Syria safe, pressuring refugees to return

    Denmark has stripped 94 Syrian refugees of their residency permits after declaring that Damascus and the surrounding area were safe. The Scandinavian nation is the first EU country to say that law-abiding refugees can be sent back to Syria.

    In Denmark, 94 Syrian refugees were stripped of their temporary residence permits, various British media reported this week. The move comes after the Danish government decided to extend the area of Syria it considers safe to include the Rif Dimashq Governorate – an area that includes the capital Damascus.

    According to the news platform Arab News, the Danish government said the 94 people will be sent to Danish deportation camps, but will not be forced to leave. Human rights groups however fear that the refugees will feel pressured to leave, even though their return is voluntary.

    The Danish immigration minister, Mattias Tesfaye, insisted last month that the Scandinavian country had been “open and honest from the start” about the situation of Syrian refugees, according to the British daily The Telegraph. “We have made it clear to the Syrian refugees that their residence permit is temporary. It can be withdrawn if protection is no longer needed,” the newspaper quoted Tesfaye as saying.

    The minister highlighted that Denmark would offer protection as long as needed but that “when conditions in the home country improve, a former refugee should return home and re-establish a life there.”
    ’Wreckless violation of duty’

    Last December, Germany’s deportation ban to Syria expired – but the only people now eligible for deportation are Syrian nationals who committed criminal offences or those deemed to pose a serious risk to public security. Denmark is the first European Union member to say that law-abiding refugees can be sent back to Syria.

    Human rights groups have strongly criticized the new Danish policy.

    “That the Danish government is seeking to force people back into the hands of this brutal regime is an appalling affront to refugee law and people’s right to be safe from persecution,” Steve Valdez-Symonds, refugee and migrant rights director at Amnesty International UK, told The Independent.

    “This reckless violation of Denmark’s duty to provide asylum also risks increasing incentives for other countries to abandon their own obligations to Syrian refugees,” he said.

    The organization Doctors without Borders (Médecins Sans Frontières, MSF) told The Independent that they assume people sent back to the Rif Dimashq Governorate would face similar challenges to the ones that people in northern Syria are facing, “given the scale and duration of the Syrian conflict ​and the impact of the war on infrastructure and the health system.”

    A member from the rights group Refugees Welcome in Denmark told The Telegraph that the 94 Syrians who had their residency permits revoked are facing years of limbo. “The government hopes that they will go voluntarily, that they will just give up and go on their own,” Michala Bendixen said. She said Syrian refugees now face a “very, very tragic situation,” and will be forced from their homes, jobs and studies and into Danish deportation camps.
    Denmark’s anti-migrant stance

    About 900 Syrian refugees from the Damascus area had their temporary protection permits reassessed in Denmark last year, according the The Independent. The latest decision to declare the Rif Dimashq area as safe will mean that a further 350 Syrian nationals (of 1,250 Syrians in the country) will have to undergo reassessment which could lead to a revocation of their protection status and residency permits.

    The ruling center-left Social Democratic Party in Denmark has taken a strong anti-migration stance since coming into office in 2019. Recently, Prime Minister Mette Frederiksen said she wants to aim for “zero” asylum seekers applying to live in Denmark.

    Denmark last year saw the lowest number of asylum seekers since 1998, with 1,547 people applying.

    https://www.infomigrants.net/en/post/30650/denmark-declares-parts-of-syria-safe-pressuring-refugees-to-return

    #safe_zones #zones_sures #zone_sure #retour_au_pays #renvois #expulsions #réfugié_syriens #Danemark

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    voir aussi cette métaliste sur le retour ("volontaire" ou non) des réfugiés syriens en Syrie :
    https://seenthis.net/messages/904710

    • Denmark has gone far-right on refugees

      Copenhagen claims Damascus is safe enough to send nearly 100 Syrians back.

      What has happened to Denmark? Once renowned as a liberal, tolerant, open-minded society with respect for human rights and a strong and humane welfare state, we have now become the first country in Europe to revoke residence permits for Syrian refugees.

      Last week, Danish authorities ruled that the security situation around Damascus has improved, despite evidence of dire living conditions and continued persecution by Bashar al-Assad’s regime. As a result, they stripped 94 refugees of their right to stay in the country. Another recently introduced proposal would move all asylum applicants outside Denmark.

      In other words, Denmark — the first country to sign the U.N. Refugee Convention in 1951 — has now adopted an asylum policy that’s less like that of its Scandinavian neighbors than of nationalist countries like Austria or Hungary.

      Thankfully, nobody is being sent back to Syria anytime soon. Under the new system, refugees have to have lived in Denmark for at least 10 years for their attachment to the country to be considered strong enough for continued residence, no matter how hard they have worked or studied. However, it’s currently impossible to deport anyone back to Syria — Denmark won’t negotiate with Assad — and very few Syrians are willing to return voluntarily. So those who lose their residency permits will likely end up in Danish camps awaiting deportation or in other European countries.

      But the fact remains that Denmark is now passing laws with obviously discriminatory purposes, with politicians on both the left and right speaking about ethnic minorities and Muslims in terms that would be unimaginable in neighboring countries. Indeed, had this law been pushed forward by a hard-right government it might not have been surprising. But Denmark is currently governed by a left-wing coalition led by the Social Democrats. What, indeed, has happened to our country?

      The answer lies in a tug of war between the Social Democrats and the far-right Danish People’s Party. Though the Danish People’s Party has never been part of a government, its representatives have spent the past two decades using their mandates for a single purpose: They only vote for bills concerning other issues if they get restrictions on foreigners in return. Step by step, the Danish People’s Party has dragged all the other parties in their direction — none more so than the Social Democrats with whom they compete for working-class voters.

      In 2001, a right-wing government made the first radical restrictions for refugees and foreigners. And while the Social Democrats first opposed it, they soon changed their strategy to fend off the challenge from the Danish People’s Party. At first, not all Social Democrats agreed to the new hard-line policy, but the party gradually came to embrace it, along with the vast majority of their voters. Today the Danish People’s Party has become almost redundant. Their policies, once denounced as racist and extreme, have now become mainstream.

      Two years ago, the government passed legislation turning the concept of refugee protection upside down: It replaced efforts at long-term integration and equal rights with temporary stays, limited rights and a focus on deportation at the earliest possibility. Paradoxically, this came at a time when Denmark received the lowest number of refugees in 30 years, and integration had been going better than ever in terms of employment, education and language skills.

      Meanwhile, the Danish Refugee Appeals Board has been stripped of its experts and cut down to only three members including an employee from the ministry of immigration, thus making it not quite as independent as the government claims, but more in line with Prime Minister Mette Frederiksen who is pursuing a goal of having “zero asylum seekers.”

      Currently, Danish politicians are discussing a bill that is even more extreme than its predecessors: a loose and imprecise plan for a contract to transfer asylum seekers who arrive in Denmark to a non-European country (most likely in Africa), where their cases will be processed. If they are granted asylum, they will stay in that third country.

      The minister says it would make the asylum system more “humane and fair,” but Danish human rights organizations and the UNHCR say it will do precisely the opposite. The plan is essentially a new form of colonialism, paying others to take care of “unwanted” persons far away from Denmark, and not accepting even a small portion of the millions of refugees in the world.

      Fortunately, it seems like the right wing is so offended by the Social Democrats co-opting and expanding their policies that they will vote against it. But if it passes, the policy could have terrible consequences for collaboration within the European Union and on the international level.

      This game has gone too far. Most Danes are not racist or against human rights and solidarity. But it’s getting hard to see how we can find our way back.

      https://www.politico.eu/article/denmark-has-gone-far-right-on-refugees
      #Damas

    • ECRE | Danemark : élargissement des lieux considérés comme “sûrs” en Syrie

      La Commission danoise de recours des réfugiés a déclaré que la situation dans le Grand Damas était assez sûr pour pouvoir penser à un retour des personnes ayant fui le pays. 350 cas de ressortissant·es de cette région vont être réévalués.

      Nous publions l’article, originellement écrit en anglais et traduit par nos soins, paru le 5 mars 2021 sur le site du Conseil européen sur les réfugiés et les exilés (ECRE) : https://www.ecre.org/denmark-authorities-widen-the-areas-of-syria-considered-safe-for-return-to-inc. Sur le même sujet, retrouvez l’article “Denmark declares part of Syria safe, pressuring refugees to return” publié le 4 mars 2021 sur Infomigrants.net : https://www.infomigrants.net/en/post/30650/denmark-declares-parts-of-syria-safe-pressuring-refugees-to-return

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      Danemark : Les autorités élargissent les zones de Syrie considérées comme sûres pour les retours

      À travers trois décisions, la Commission danoise de recours des réfugiés (Flygtningenaevnet) a déclaré que la situation dans le gouvernorat de Rif Damas (le Grand Damas) était suffisamment sûre pour un retour, élargissant, ainsi, la zone géographique considérée comme étant en sécurité par les autorités danoises. En conséquence, la portée géographique des réévaluations des cas de ressortissants syriens a été élargie pour inclure les cas du grand Damas. Des centaines de cas doivent être réévalués par la Commission de recours en 2021.

      En décembre 2019, la Commission d’appel des réfugiés a confirmé les décisions de première instance du Service danois de l’immigration de rejeter les besoins de protection de trois femmes demandeuses d’asile originaires de Syrie. Ce rejet était fondé sur une prétendue amélioration de la situation générale en matière de sécurité dans la région de Damas depuis mai 2018, date à laquelle le régime d’Assad a repris le contrôle total de la région. Depuis lors, un certain nombre de dossiers ont été traités par le Service danois de l’immigration et la Commission de recours des réfugiés, aboutissant à la révocation ou à la non prolongation des permis de séjour. En février 2020, le gouvernement social-démocrate danois a confirmé au Parlement qu’en dépit de la prétendue amélioration de la situation sécuritaire à Damas, aucun retour forcé ne serait effectué car cela impliquerait une coopération directe avec le régime. Cependant, malgré l’absence de possibilité pratique de retour forcé, le ministre de l’immigration, Mattias Tesfaye, a demandé en juin 2020 une accélération des réévaluations des cas de centaines de ressortissants syriens de la région de Damas, soit sur le controversé statut de protection subsidiaire temporaire (section 7.3 de la loi danoise sur les étrangers), soit sur le statut de protection subsidiaire (section 7.2 de la loi danoise sur les étrangers).

      Les dernières décisions de la Commission d’appel de refuser l’extension de la protection dans deux cas et de rejeter l’asile dans un cas, représentent une expansion des zones considérées comme sûres pour le retour par les autorités danoises, incluant déjà Damas mais maintenant aussi le gouvernorat environnant. Il s’agit d’une zone qui est passée sous le contrôle du régime d’Assad en mars 2020. Le Conseil danois pour les réfugiés (DRC), membre de l’ECRE, qui fournit une assistance juridique aux demandeurs d’asile au Danemark et une aide humanitaire en Syrie, note que la Commission d’appel a pris une décision partagée, avec des avis divergents sur la durabilité de la prétendue amélioration de la situation sécuritaire. En outre, l’organisation note que les décisions ignorent les risques évidents liés aux retours forcés : “Les risques de persécution et d’abus sont grands pour les individus s’ils sont arrêtés par la police ou rencontrés par les autorités, d’innombrables rapports révèlent de graves violations des droits de l’homme sur la population civile. En particulier les personnes considérées comme suspectes en raison de leurs relations familiales ou de leurs affiliations politiques, mais même des choses aussi aléatoires qu’une erreur sur votre nom de famille à un point de contrôle peuvent vous conduire en prison”, déclare Eva Singer, responsable de l’asile à DRC. En même temps, le DRC souligne le fait qu’en raison du manque de coopération pratique entre les autorités syriennes et danoises concernant les retours forcés, il n’est pas possible pour les autorités danoises de renvoyer les Syriens – et donc les décisions ne peuvent être exécutées. Cela met en veilleuse la vie d’un groupe de personnes bien portantes travaillant au Danemark et de familles ayant des enfants dans des écoles danoises.

      Sur la base des décisions de la Commission d’appel, le service danois de l’immigration va maintenant réévaluer jusqu’à 350 cas concernant des ressortissants syriens de la campagne de Damas. Selon la Commission d’appel des réfugiés, 600 à 700 cas concernant l’ensemble de la région de Damas devraient être réévalués en 2021.

      Pour plus d’informations :

      – ECRE, Denmark : No Forced Returns to Syria, February 2020 : https://www.ecre.org/denmark-no-forced-returns-to-syria
      – ECRE : Denmark : Appeal Board Confirms Rejection of Protection for Three Syrian Nationals, December 2019 : https://www.ecre.org/denmark-appeal-board-confirms-rejection-of-protection-for-three-syrian-nationa
      – ECRE, Denmark : Appeal Board Overturns Withdrawals of Protection Status for Syrians, June 2019 : https://www.ecre.org/denmark-appeal-board-overturns-withdrawals-of-protection-status-for-syrians

      https://asile.ch/2021/03/12/ecre-danemark-elargissement-des-lieux-consideres-comme-surs-en-syrie

    • ’Tragic Situation’ : Syrian Refugees in Denmark Are Losing Their Residencies in Bulk

      A new Danish policy has come into effect as the government of Denmark has declared its intent to deport at least 94 Syrian refugees back to their home country, saying that the decision stems from the government’s belief that certain areas in Syria are no longer dangerous to live in.

      Despite stirring strong criticism from human rights groups and organization, the Danish government has defended its decision to deport Syrian refugees who hail from the Syrian capital and its surrounding areas, saying that “an asylum seeker loses their legal status once it is no longer risky for them to be back.”

      The backlash against statements made by the Danish Minister for Integration, Mattias Tesfaye, attacked the policy saying that most refugees have already been starting to integrate into the Danish society for years, they have acquired education, learned the language, and took decent jobs, and that the decision to send them back to Syria to live under the same political regime that persecuted them during the first years of the civil war is only going to leave them in limbo.

      Online people have also been posting photos of refugees who have received revocation letters along with personal stories, many of which show how successful they have been starting their lives in Denmark.

      Additionally, social media users have widely shared the story of Akram Bathiesh, a refugee who has died of a heart attack shortly after receiving the notification of his residency being canceled. According to his family and friends, Bathiesh was terrified of going back to Syria where he had been in prison for his political stances.

      Denmark is the first EU nation to decide to send Syrian refugees home alleging better circumstances for them in Syria. Previously, Germany had decided to send back Syrian refugees with criminal records in Germany.

      According to official records released in 2017, more than 40k Syrians were living legally in Denmark, including ones with temporary residency permits.

      https://www.albawaba.com/node/syrian-refugees-denmark

      #résidence #permis_de_séjour

    • Denmark strips Syrian refugees of residency permits and says it is safe to go home

      Government denies renewal of temporary residency status from about 189 Syrians

      Denmark has become the first European nation to revoke the residency permits of Syrian refugees, insisting that some parts of the war-torn country are safe to return to.

      At least 189 Syrians have had applications for renewal of temporary residency status denied since last summer, a move the Danish authorities said was justified because of a report that found the security situation in some parts of Syria had “improved significantly”.

      About 500 people originally from Damascus and surrounding areas were being re-evaluated.

      The issue has attracted widespread attention since 19-year-old Aya Abu-Daher, from Nyborg, pleaded her family’s case on television earlier this month, moving viewers as she asked, holding back tears, what she had “done wrong”.

      Charlotte Slente, secretary general of the Danish Refugee Council, said that Denmark’s new rules for Syrians amount to “undignified treatment”.

      “The Danish Refugee Council disagrees with the decision to deem the Damascus area or any area in Syria safe for refugees to return to – the absence of fighting in some areas does not mean that people can safely go back. Neither the UN nor other countries deem Damascus as safe.”

      After 10 years of war, Bashar al-Assad is back in control of most of Syria, and frontline fighting is limited to the north of the country. However, one of the main reasons people rose up during the Arab spring remains: his secret police.

      Regime intelligence branches have detained, tortured and “disappeared” more than 100,000 people since the war broke out in 2011. Arbitrary detentions are widespread in formerly rebel-held areas that have signed reconciliation agreements with Damascus, according to Human Rights Watch.

      Areas under the regime are unstable. There has been next to no rebuilding, services such as water and electricity are scarce, and last year’s collapse of the Syrian pound has sent food prices rocketing by 230%.

      Hiba al-Khalil, 28, who left home on the refugee trail through Turkey and Greece before settling in Denmark in 2015, said: “I told the interviewer, just being outside Syria for as long as I have is enough to make you look suspicious to the regime. Just because your city isn’t being bombed with chemicals anymore doesn’t make it safe … Anyone can be arrested.”

      The trainee journalist added: “I was so happy to get to Denmark. I came here to work and study and make a new life. I’ve learned the language very well. Now I am confused and shocked it was not enough.”

      Khalil had been called back for a second immigration interview this week, and was not sure what would happen next or how she would afford a lawyer to appeal if her application renewal were rejected.

      According to Refugees Welcome Denmark, 30 Syrians have already lost their appeals – but since Copenhagen does not have diplomatic relations with Damascus it cannot directly deport people to Syria.

      At least some of the rejected applicants have been placed in a detention centre, which campaigners said amounted to a prison where residents could not work, study or get proper healthcare.

      Syrian men are generally exempt from the new policy because the authorities recognise they are at risk of being drafted into the Syrian military or punished for evading conscription. The majority of affected people appear to be women and older people, many of whom face being separated from their children.

      The parents of Mahmoud al-Muhammed, 19, both in their late 60s, had their appeal to stay in Denmark rejected, despite the fact Muhammed’s father retired from the Syrian military in 2006 and threats were made against him when the family left the country.

      “They want to put my parents in a detention centre for maybe 10 years, before Assad is gone,” he said. “They both have health problems. This policy is cruel. It is designed to make us so desperate we have to leave.”

      Denmark is home to 5.8 million people, of which 500,000 are immigrants and 35,000 are Syrian.

      The Scandinavian country’s reputation for tolerance and openness has suffered in recent years with the rise of the far-right Danish People’s party. The centre-left coalition in government, led by the Social Democrats, is in competition with the right for working-class votes.

      The new stance on Syrian refugees stands in stark contrast to neighbouring Germany and Sweden, where it is much easier for the larger Syrian populations to gain permanent residency and eventually citizenship.

      As well as stripping Syrians of their residency permits, the Danish government has also offered funding of about £22,000 per person for voluntary returnees. However, worried for their safety, in 2020 just 137 refugees took up the offer.

      Danish authorities have so far dismissed growing international criticism of the new policies from the UN and rights groups.

      The immigration minister, Mattias Tesfaye, told Agence France-Presse: “The government’s policy is working and I won’t back down, it won’t happen. We have made it clear to the Syrian refugees that their residence permit is temporary and that the permit can be revoked if the need for protection ceases to exist.”

      “It is pointless to remove people from the life they are trying to build in Denmark and put them in a waiting position without an end date,” Slente of the Danish Refugee Council said. “It is also difficult to understand why decisions are taken that cannot be implemented.”

      https://www.theguardian.com/world/2021/apr/14/denmark-revokes-syrian-refugee-permits-under-new-policy

    • ‘Zero asylum seekers’: Denmark forces refugees to return to Syria

      Under a more hostile immigration system, young volunteers fight to help fellow refugees stay – but their work is never done

      Maryam Awad is 22 and cannot remember the last time she had a good night’s sleep. It was probably before her application to renew her residency permit as a refugee in Denmark was rejected two years ago, she says.

      Before 2015, Awad’s family lived in a small town outside Damascus, but fled to Denmark after her older brother was detained by the regime. The family have been living in Aarhus, a port city in northern Denmark, for eight years.

      Awad and her younger sister are the only family members facing deportation. Their situation is far from unique. In 2019, the Danish government notified about 1,200 refugees from the Damascus region that their residency permits would not be renewed.

      Unlike the United Nations and EU, Denmark judged the region to be safe for refugees to return. However, as men could be drafted into the army and older women often have children enrolled in Danish schools, the new policy predominantly affects young women and elderly people.

      Lisa Blinkenberg, of Amnesty International Denmark, said: “In 2015, we have seen a legislative change which means that the residency permit of refugees can be withdrawn due to changes in their home country, but the change does not have to be fundamental. Then in 2019 the Danish immigration services decided that the violence in Damascus has stopped and that Syrians could be returned there.”

      Blinkenberg says Denmark’s policy towards asylum seekers and refugees has become notably more hostile in recent years. “In 2019, the Danish prime minister declared that Denmark wanted ‘zero asylum seekers’. That was a really strong signal,” she says.

      “Like in other European countries, there has been a lot of support for rightwing parties in Denmark. This has sent a strong signal for the government to say: ‘OK, Denmark will not be a welcoming country for refugees or asylum seekers.’”

      Awad smiles, briefly, for the first time when she receives a phone call from her lawyer. He tells her there is now a date set for her appeal with the refugee board. It will be her last chance to prolong her residency permit.

      She had been waiting for this phone call since February. “I am really nervous, but happy that it is happening,” she says. “I am glad that I had the support from friends who put me in touch with volunteers. If it wasn’t for them, I wouldn’t know what to do.”

      One of the volunteers Awad has received help from is Rahima Abdullah, 21, a fellow Syrian refugee and leader of the Danish Refugee Youth Council. Over the past two years Abdullah had almost single-handedly built a network of opposition to deportations targeting Syrians.

      “I have lost count of how many cases I worked on. Definitely over 100, maybe even 200,” Abdullah says.

      Abdullah, who grew up in a Kurdish family in Aleppo, first became politically active at 16 after her family sought refuge in Denmark. She has been regularly publishing opinion pieces in Danish newspapers and built a profile as a refugee activist.

      “The image of immigration in Danish media was very negative. I could see everyone talking about it but felt as if I didn’t have a voice. That’s why I decided to become an activist,” she says.

      In 2019, Abudullah and a classmate, Aya Daher, were propelled to the front pages of Danish media, after Daher found herself among hundreds of Syrians threatened with deportation.

      “Aya called me up, scared, crying that her application was rejected. Before we were thinking about finishing school, about exams and parties, but suddenly we were only concentrating on Aya’s future and her safety,” Abdullah recalls.

      “I posted her story on Facebook and I sent it to two journalists and went to sleep. In the morning I found that it was shared 4,000 times.”

      The story was picked up by local and international media, sparking a public outcry. Following her appeal to the Danish Refugee Board, Daher’s residency was extended for an additional two years on the grounds that her public profile would put her in danger from the Assad regime.

      “They gave me a residency permit because I was in the media. They did not believe in what I said about my situation and the dangers I would face in Syria. That really hurt,” Daher says. “I hope I don’t have to go through this process again.”

      “Aya can get on with her life now, but I am still doing the same work for other people in the same position,” Abdullah says. “Her case showed refugees that, if you get media attention and support from society, you can stay in Denmark.”

      Abdullah gets up to five messages a day from refugees hoping she can help them catch the attention of the media. “I have to choose who to help – sometimes I pass people on to other activists. There are two or three people helping me,” she says. “It gets hard to be a young person with school and a social life, with all that work.”

      But not everyone is as appealing to the media as Daher. The people whose stories pass unnoticed keep Abdullah up at night.

      “I worked with one family, a couple with young children. I managed to get them one press interview in Sweden, but it wasn’t enough,” Abudullah says. “The husband is now in Germany with two of the children trying to get asylum there. The wife stayed here with one child. She messaged me on Facebook and said: ‘You did not help us, you destroyed our life.’ I can’t be angry at her – I can’t imagine how she feels.

      “Aya’s story was the first of its kind at the time. Additionally, Danish media like to see an outspoken young woman from the Middle East, who is integrated into society, gets an education, and speaks Danish,” Abdullah says. “And this was just an ordinary Syrian family. The woman didn’t speak good Danish and the children were quite young.

      “Aya also doesn’t wear a hijab, which I think made some people more sympathetic towards her,” Abdullah adds. “There are people in Denmark who think that if you wear the hijab you’re not integrated into society. This makes me sad and angry – it shouldn’t be this way.”

      Daher, who became the face of young Syrian refugees in Denmark, says: “It was very difficult to suddenly be in the media, and be someone that many people recognise. I felt like I was responsible for a lot of people.

      “I had a lot of positive reactions from people and from my classmates, but there have also been negative comments.” she says. “One man came up to me on the street and said ‘go back to your country, you Muslim. You’re stealing our money.’

      “I respect that some people don’t want me to be here. There’s nothing more I can do about that,” Daher says. “They have not been in Syria and they have not been in the war – I can’t explain it to them.”

      Awad hopes she can return to the life she had to put on hold two years ago. “I don’t know how to prepare for the appeal. All I can do is say the truth,” she says. “If I go back to Syria they will detain me.” She hopes this will be enough to persuade the board to allow her appeal.

      “I planned to study medicine in Copenhagen before my residency application was rejected. I wanted to be a doctor ever since I came to Denmark,” she says. The uncertainty prompted her to get a qualification as a health assistant by working in a care home. “I just want my life back.”

      https://www.theguardian.com/global-development/2022/may/25/zero-asylum-seekers-denmark-forces-refugees-to-return-to-syria?CMP=Shar

  • Sur le #retour_au_pays / #expulsions de #réfugiés_syriens... une #métaliste.

    Je profite de billet de @gonzo :
    « Le Danemark devient le premier pays européen à dire aux réfugiés syriens qu’ils doivent rentrer chez eux »
    https://seenthis.net/messages/904689

    ... pour créer une métaliste des mouvements de retour ("volontaires" ou « forcés ») des réfugiés syriens vers la #Syrie.
    Car ce mouvement a commencé tôt, déjà en 2015 selon les archives seenthis...

    #asile #migrations #réfugiés

  • Aux Etats-Unis, la réforme de la législation d’Internet est lancée
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2021/02/15/aux-etats-unis-la-reforme-de-la-legislation-d-internet-est-lancee_6070007_32

    Les démocrates ont déposé au Sénat le Safe Tech Act, premier projet de loi de l’ère Biden sur la limitation du pouvoir des entreprises technologiques. Comme ils l’avaient promis pendant la campagne électorale de 2020, les démocrates américains sont partis à l’attaque contre l’impunité dont jouissent les grandes plates-formes numériques. Au vu de la pandémie et de la situation économique, la Silicon Valley espérait que la réglementation du secteur des technologies passerait au second rang des priorités de (...)

    #manipulation #législation #modération #extrême-droite #Section230 #SafeTechAct

  • Télétravailler, sans masque, avant d’aller à la plage : les îles de la tentation
    https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2020/11/26/travailler-a-distance-sans-masque-avant-d-aller-a-la-plage-les-iles-de-la-te

    Il faut reconnaître que les invitations étaient tentantes. A plusieurs reprises, nos interlocuteurs ont conclu les interviews par un « Alors, convaincu de venir chez nous ? ». Le « chez nous » en question : l’île Maurice ou les Seychelles. Tout comme la Barbade et les Bermudes du côté des Caraïbes, ces coins paradisiaques situés dans l’ouest de l’océan Indien se lancent à la conquête des digital nomads, ces télétravailleurs baroudeurs qui parcourent le monde. Grâce à un visa spécial, généralement valable pendant un an, ces îles proposent un titre de séjour permettant de mêler télétravail et pieds dans le sable au soleil. Les nouveaux venus ont simplement l’interdiction d’entrer sur le marché de l’emploi local. Alors chaque office du tourisme n’hésite pas à jouer sur le côté carte postale pour attirer les indécis. Mais, derrière des clichés qui font rêver, une réalité bien plus morose s’impose : ces visas ont surtout pour but de relancer l’attractivité de ces îles. Entre confinements, frontières fermées et vacances plus locales, les touristes ont déserté ces destinations pourtant très prisées. (..) Car la demande existe. A la mi-juillet, la Barbade a reçu plus d’un millier de demandes (en provenance surtout des Etats-Unis, du Canada et du Royaume-Uni), une semaine après avoir lancé son programme « Welcome Stamp » (« tampon de bienvenue »). Mêmes chiffres pour Maurice, avec une importante proportion de demandes venant de l’Hexagone. Une bouffée d’air bienvenue, même si cela pèse peu face au 1,3 million de touristes qui se sont rendus sur l’île l’année dernière.
    Une tentation qui est source de motivation pour Ophélie. Cette trentenaire, designer pour des sites Internet et des applications, s’apprête à faire sa demande de visa pour l’île Maurice dans les prochains jours. Une ­nouvelle expérience de télétravail pour cette digital nomad qui avait passé six mois en Nouvelle-Calédonie en 2019 et quelques mois en Afrique du Sud l’année précédente. « J’ai l’impression d’être plus productive, analyse-t-elle. J’ai envie de faire mon travail assez rapidement. Cela motive quand vous savez que deux heures après vous pouvez aller plonger ou nager avec les tortues. » Ce voyage sera aussi pour elle l’occasion de passer ses diplômes de plongée et son permis bateau. « Actuellement, je suis à Metz, ce n’était pas vraiment dans mes plans », ironise-t-elle.
    Encore mieux que les découvertes sous-marines, les différentes îles mettent en avant l’absence du Covid-19 sur leur territoire pour se vendre. Selon les derniers chiffres de l’Organisation mondiale de la santé, la Barbade compte sept morts de la maladie, les Bermudes neuf, Maurice dix et les Seychelles, elles, ne déplorent aucune victime. L’existence de ces safe zones s’explique par un protocole sanitaire strict appliqué à tout nouvel arrivant. Pour séjourner à Maurice, en plus de la présentation d’un test PCR négatif réalisé avant votre départ, vous devrez ainsi respecter une quarantaine de quatorze jours dans un hôtel avant de profiter de l’île. Le prix pour redécouvrir une vie sans confinement, où le masque de plongée a davantage la cote que son homologue chirurgical.

    #Covid-19#migrant#migration#maurice#seychelles#nouvellecaledonie#bermudes#visaspecial#sante#teletravail#economie#safezone

  • Numéro spécial de la #revue Society and Space autour des #hotspots
    "Governing Hotspots"

    Articles in this issue:

    Governing mobility in times of crisis: Practicing the border and embodying resistance in and beyond the hotspot infrastructure

    Five years into its implementation, those arriving and caught up in the hotspot system are still being warehoused where they are not wanted, pushed back to where they came from and constantly moved around at will. With the introduction of fast track asylum procedures and geographical movement restrictions on the islands, hotspots have become spaces where exceptional rules apply and where mobility is explicitly targeted.

    By Antonis Vradis, Evie Papada, Anna Papoutsi, Joe Painter

    #mobilité #frontière #résistance #îles

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    Hotspots and the geographies of humanitarianism

    This article focuses on the humanitarian geographies of the hotspots. It argues that hotspots are humanitarian in both idea and practice by raising two fundamental questions that form the basis for the article: what is humanitarianism, and who is it for?

    By Polly Pallister-Wilkins

    #humanitarisme

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    Containment beyond detention: The hotspot system and disrupted migration movements across Europe

    This article deals with the ways in which migrants are controlled, contained and selected after landing in Italy and in Greece, drawing attention to strategies of containment aimed at disciplining mobility and showing how they are not narrowed to detention infrastructures.

    By Martina Tazzioli, Glenda Garelli

    #Italie #containment #détention

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    Pop-up governance: Transforming the management of migrant populations through humanitarian and security practices in #Lesbos, Greece, 2015–2017

    This paper intervenes in recent debates on humanitarianism and security in migration by introducing the notion of ‘pop-up governance’. It reflects on our two year-long fieldwork on Lesbos, Greece at the peak of Europe’s migrant reception crisis (2015–2017).

    By Evie Papada, Anna Papoutsi, Joe Painter, Antonis Vradis

    #sécurité

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    Hotspot geopolitics versus geosocial solidarity: Contending constructions of safe space for migrants in Europe

    This article examines how contending constructions of safe space for migrants reflect the geopoliticization of humanitarianism and its geosocial discontents. It documents the ways in which Hotspots have made migrants unsafe, even as they have been simultaneously justified in humanitarian terms as making both Europe and refugees safer.

    By Katharyne Mitchell, Matthew Sparke

    #solidarité #safe_space

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    Hotspots of resistance in a bordered reality

    Drawing on ethnographic research and discourse analysis, conducted in Lesvos, Samos, and Athens (from March to September 2016), we examine how resistance to a bordered reality took place, as islands in the north Aegean, as well as Greek and European territories, were being remapped according to the logic of the hotspot.

    By Aila Spathopoulou, Anna Carastathis

    #Samos #Athènes

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    To oblivion and beyond: Imagining infrastructure after collapse

    Following Lauren Berlant and Dominic Boyer, we take the current moment as an opportunity to reconsider infrastructure and to work toward a perspective that would see it as a resource from which to construct more creative and equitable futures.

    By Daniel Carter, Amelia Acker

    https://www.societyandspace.org/journal-issues/volume-38-issue-6

  • La moitié des fermes en agroécologie en 2040 : mais qui va décider de leur attribuer des terres ? - Basta !
    https://www.bastamag.net/Safer-terres-agricoles-agroecologie-fermes-candidats-a-l-installation

    Elle a la lourde mission d’attribuer les #terres_agricoles, que se disputent exploitations agricoles classiques ou bio, projets agro-industriels et, demain, fermes en agroécologie. Aucune réforme agraire « climato-compatible » ne se fera sans elle. Pourtant, on en parle peu : la #Safer est une instance collective où siègent des élus et des représentants du monde agricole, qui a tous les attributs d’un Parlement pour partager le foncier. Sauf la #transparence.

  • Fehlender Schutz für Schwarze lesbische Geflüchtete
    #Mengia_Tschalaer

    NGO-Zahlen deuten darauf hin, dass in Bayern etwa 95 Prozent der Asylanträge, die von Schwarzen lesbischen Frauen gestellt werden, beim Bundesamt für Migration und Flüchtlinge (BAMF) erst einmal eine Ablehnung erfahren.

    Dies steht im Gegensatz zu der allgemeinen Ablehnungsrate von schwulen Männern von 50 Prozent und der von heterosexuellen Frauen von etwa 30 Prozent. Obwohl die Zahlen zu LSBTI-Asylanträgen nur eine Schätzung sind, weil das BAMF Asylfälle von LSBTI nicht gesondert erfasst, scheinen diese jedoch zu zeigen, dass lesbische Asylsuchende auf der Suche nach Flüchtlingsschutz in Deutschland besonderen Herausforderungen gegenüberstehen.
    Frauen und Kinder gelten als besonders schutzbedürftig

    Dies gilt insbesondere für Schwarze lesbische Frauen afrikanischer Herkunft, welche oft Formen von LSBTIQ-Feindlichkeit wie soziale Ächtung, Rassismus und (sexuelle) Gewalt erfahren.

    In Übereinstimmung mit einer kürzlich erlassenen EU-Richtlinie erkennt Deutschland Menschenrechtsverletzungen aufgrund der sexuellen Ausrichtung und der Geschlechtsidentität als Asylgrund an. Darüber hinaus erkennt Deutschland mit der Ratifizierung der Istanbuler Konvention von 2011, dass geschlechtsspezifische Gewalt eine Verfolgung darstellen kann und daher Flüchtlingsschutz gewährleistet werden soll. Tatsächlich werden Frauen und Kinder zusammen mit den Opfern von Sexhandel als die schutzbedürftigsten und am stärksten gefährdeten Personen im europäischen Asylsystem betrachtet.

    Wie die 2019 Statistik des Bundesamtes für Migration und Flüchtlinge zeigt, haben in Deutschland über 50 Prozent der heterosexuellen Frauen erfolgreich den Flüchtlingsstatus als Opfer geschlechtsspezifischer Verfolgung (Zwangsheirat, FGM, Ehrenmord, Vergewaltigung, häusliche Gewalt oder Zwangsprostitution) erlangt. Lesbische Geflüchtete kämpfen jedoch darum, erlebte Gewalt und Menschenrechtsverletzungen für den Flüchtlingsschutz geltend zu machen.

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    Ein Beispiel dafür ist Hope, eine lesbische Frau aus Uganda deren Asylfolgeverfahren zurzeit in Bayern läuft. In mehreren Gesprächen erzählt sie ihre Geschichte. Sie war 15 Jahre alt, als sie ihre erste sexuelle Begegnung mit einer Frau hatte. Zwei Jahre später verheiratete ihr Vater sie gegen ihren Willen mit einem Freund - einem älteren Mann mit mehreren Frauen -, um ihre sexuelle Orientierung zu „korrigieren“.

    Nach etwa einem Jahr verließ Hope die missbräuchliche Ehe, die dazu geführt hatte, dass sie infolge körperlicher Gewalt zwei Mal schwanger wurde und die Babys verlor. Sie überzeugte ihren Vater, sie an studieren zu lassen. Dort lernte sie eine Frau kennen, mit der sie fast zehn Jahre lang in einer Beziehung lebte. Angesichts der sich rasant verschärfenden politische Lage für queere Menschen in Uganda, war das Paar sehr vorsichtig und hielt seine Beziehung geheim.
    In den Fängen von Menschenhändlern

    Die Nachbarn schöpften über die Jahre jedoch Verdacht und 2017 wurde Hopes Wohnung von einem Mob durchsucht. Dabei erlitt ihre Partnerin so schwere Verletzungen, dass sie ins Krankenhaus behandelt werden musste. Hope verbrachte eine Woche in Polizeigewahrsam. Kurz nach ihrer Entlassung entschloss sie sich zur Flucht aus Angst vor weiteren sozialen Repressalien und staatlicher Verfolgung.

    Mit der Unterstützung ihrer Mutter arrangierte Hope eine Flugreise nach Italien über ein lokales Reisebüro. Bei ihrer Ankunft in Italien stellt sich jedoch heraus, dass die Agentin dieses „Reisebüros“ Mitglied eines Menschenhandelsrings war. Hope wurde Opfer von Sexhandel. Während eines Monats bediente Hope etwa fünf Kunden pro Tag. Dann verhalf ihr ein „Stammkunde“ zur Ausreise nach Deutschland, wo sie im Februar 2018 Asyl beantragte.

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    Im August 2018 wies das BAMF ihren Asylantrag mit der Begründung zurück, dass ihre Darstellung von Homosexualität, Trauma und Schmerz nicht glaubwürdig seien. Das BAMF rechtfertigt die Entscheidung damit dass Hopes Anspruch auf Schutzgewährung nicht im engeren Sinne unter den Flüchtlingsbegriff der Genfer Flüchtlingskonvention von 1951 fällt, weil „sie keine begründete Furcht vor Verfolgung nennen konnte“.

    Dass Hope jedoch einer Zwangsheirat und Vergewaltigung in der Ehe, häuslicher Gewalt und Sexhandel ausgesetzt war – Menschenrechtsverletzungen welche in direktem Zusammenhang mit ihrer sexuellen Orientierung stehen -, wurde in der Entscheidung völlig übersehen. Diese Gewalt wurden entweder als nicht direkt mit ihrem LSBTI-Asylantrag verbunden oder einfach als nicht glaubwürdig eingestuft. Dies beinhaltet auch den Sex-Trafficking-Vorfall.
    Sichtbarkeit würde Lesben in Uganda in Gefahr bringen

    Darüber hinaus stellte der Entscheider die Sexualität von Hope aufgrund des Mangels an (sichtbarem) Sex in Frage. Es schien ihm unglaubhaft, dass Hope keinen Geschlechtsverkehr mit Frauen während der Mittelschule hatte und dass sie es „schaffte“, fast zehn Jahre lang heimlich in einer Beziehung mit ihrer Partnerin zu leben.

    Für Hope wäre Sichtbarkeit jedoch mit großem Risiko verbunden gewesen. „Ich habe mich nie ganz geoutet. Ich kann das in Uganda nicht tun, sonst werde ich zu Tode geprügelt oder lande im Gefängnis. Die Polizei schützt dich nicht. Ich spreche also nie über diese Dinge", sagt sie.

    Und schließlich bemängelt der Entscheider, dass Hope keine gleichgeschlechtliche Beziehung in Deutschland unterhalten habe, obwohl dies nun ohne Angst vor Repressalien möglich wäre.
    Outing gegenüber deutschen Beamten fällt schwer

    Warum wurden die Episoden von Gewalt in Hopes queerer Asylgeschichte nicht mit ihrer Homosexualität in Beziehung gesetzt, könnte man fragen. Und warum wurde Hope den Flüchtlingsschutz verweigert, obwohl die Istanbuler Konvention von 2011 geschlechtsspezifische Gewalt als Fluchtgrund anerkennt?

    „Lesbische Asylsuchende sind im deutschen Asylsystem einer doppelten Diskriminierung ausgesetzt, weil sie Frauen und lesbisch sind“, sagt eine Psychologin, die in einer Beratungsstelle in Bayern lesbischen Frauen in ihren Asylanträgen hilft. Sie möchte ihren Namen zum Schutz ihrer Klientinnen nicht nennen.

    Nach Angaben der Lesbenberatungsstelle ist der häufigste Grund für die Ablehnung der, dass es für die Frauen unglaublich schwierig ist, sich gleich im ersten Moment dem/der Entscheider*in gegenüber zu outen. „Für viele Frauen sind sogar die Worte ,Ich bin lesbisch’ extrem schwierig auszusprechen", sagt die Beraterin.

    Zudem berufen sich Entscheider*innen oft auf westliche Stereotypen von Homosexualität. Vorstellungen von Zwangsehen und die Möglichkeit, dass auch lesbische Frauen Kinder haben, werden hingegen ausgeblendet. Letzteres wird tatsächlich oft als Grund für die Unglaubwürdigkeit und somit Ablehnung genannt.
    Ein positiver Bescheid macht Hoffnung

    Und letztlich wird erwartet, dass lesbische Geflüchtete, die häufig traumatisiert sind, Gewaltereignisse mit großer Genauigkeit - einschließlich genauer Daten und Orte - wiedergeben um ihre sexuelle Orientierung als „schicksalhaft und irreversibel“ (so der Wortlaut des deutschen LSBT-Asylgesetzes) darzustellen.

    Da Schwarze lesbische Geflüchtete die in Deutschland einen Asylantrag stellen meist weder dem heteronormative Opferbild von Mutterschaft und weiblicher Verletzlichkeit entsprechen noch den typisch westlichen „gay lifestyle“ verkörpern, scheint ihr Leid, ihr Schmerz und ihr Angst vor Verfolgung im deutschen Asylwesen oft unerkannt zu bleiben.

    Ein positiver Entscheid vom April 2020 im Fall einer lesbischen Geflüchteten aus Uganda lässt jedoch neue Hoffnung aufkeimen. Angesichts der zunehmenden Kriminalisierung von Homosexualität in Uganda sprach das Bayerische Obergericht nach elf Jahren Wartezeit ein positives Urteil aus.

    Es ist jedoch anzunehmen, dass der Weg bis zur Gleichberechtigung für Schwarze lesbische Frauen im Deutschen Asylwesen noch lang und steinig sein wird.
    Mengia Tschalaer ist Marie-Curie Research Fellow an der School of Sociology, Politics and International Studies der Universität von Bristol.

    Policy Brief: http://www.bristol.ac.uk/media-library/sites/policybristol/briefings-and-reports-pdfs/2020-briefings-and-reports-pdfs/Tschalaer_Briefing_86_Lesbian_Asylum_seekers_DE.pdf

    #migration #asylum #Germany #LGBTQ* #BAMF #sexuality #sexual_orientation #homosexuality

    https://www.tagesspiegel.de/gesellschaft/queerspiegel/asylgrund-homosexualitaet-fehlender-schutz-fuer-schwarze-lesbische-gefluechtete/25938886.html

    • #Safe_House „La Villa” – die LSBT*IQ-Geflüchtetenunterkunft

      Laut International Lesbian, Gay, Bisexual, Trans and Intersex Association (#ILGA) gibt es weltweit 72 Länder und Territorien mit antihomosexuellen Gesetzen, das sind 37 Prozent von 197 bewerteten Staaten. In 13 Ländern Afrikas und Asiens droht Homosexuellen sogar die Todesstrafe, darunter im Iran, in Saudi-Arabien und Teilen Nigerias. Sie gilt auch in wichtigen Reiseländern wie den Vereinigten Arabischen Emiraten und Katar, wird dort aber laut ILGA aktuell nicht vollstreckt.

      Seit der sogenannten Flüchtlingskrise 2015 wurde deutlich, dass sich unter den geflüchteten Männern und Frauen immer wieder homo-, bi- und transsexuelle Menschen befinden, die auf Grund der obengenanneten Verfolgung in ihrer Heimat zu uns gekommen sind. Leider mussten sie erleben, dass sie auch in den deutschen Erstaufnahmeeinrichtungen und Gemeinschaftsunterkünften von ihren Mitgeflüchteten oft offener Diskriminierung und Ausgrenzung ausgesetzt sind – wie schon in ihren Herkunftsländern.

      Dieser Zustand war unhaltbar. Daher hat die AIDS-Hilfe Frankfurt (AHF) früh gefordert, dass es für diese spezielle Zielgruppen einen besonderen Schutzstatus und entsprechende Schutzräume geben muss, um sie vor weiterer Diskriminierung zu bewahren und ihnen eine Perspektive in unserer freiheitlichen Gesellschaft zu eröffnen. Schon früh ermöglichte die AHF den Rainbow Refugees – eine Ehrenamtsgruppe, die sich für die Belange von LGBT*IQ-Geflüchteten einsetzt – die kostenfreie Raumnutzung für einen wöchentlichen Stammtisch im Switchboard. Die Kooperation wurde ausgebaut und besteht bis heute: es gibt inzwischen auch eine Ehrenamts-Gruppe für die La Villa. Die Nöte der Geflüchteten wurden durch die große Nachfrage nach Unterstützung und Hilfe noch sichtbarer und es war dringend notwendig, ein adäquates Angebot zu schaffen. Die Idee für eine Gemeinschaftsunterkunft für LGBT*IQ-Geflüchtete wurde geboren.

      So hat die AHF Anfang 2017 das Konzept für ein „Safe House“ erstellt und dank pragmatischer und unkonventioneller Unterstützung durch das Sozialdezernat der Stadt Frankfurt gemeinsam umsetzen können: Anfang April 2018 eröffnete die von den Bewohner*innen selbst benannte Gemeinschaftsunterkunft La Villa.

      Das Projekt begann mit 7 Bewohner*innen. Inzwischen ist das Haus mit 19 Bewohnern*innen in zehn Doppel- und zwei Einzelzimmern, wovon eines als Notfallzimmer dient, fast voll belegt. Die meisten Bewohner*innen sind schwule, junge Männer, aber auch Transfrauen und genderfluide Menschen haben dort eine sichere Unterbringung gefunden. Der jüngste Geflüchtete ist 21 Jahre, der Älteste 43 Jahre alt. Die Geflüchteten kommen aus dem Irak, Syrien, Iran, Marokko, Russland, Jamaika, Kuba, Aserbaidschan, Sudan und Kuwait. Der Bildungs- bzw. Ausbildungsstand der Bewohner*innen ist sehr unterschiedlich, genauso wie deren Einreise nach Deutschland. Die meisten der Bewohner*innen sprechen Englisch und/oder Französisch, einzelne auch schon recht gut Deutsch.

      Um das Zusammenleben zu verbessern gibt es einmal pro Monat ein verbindliches Hausmeeting. Thema ist zum Beispiel die Gemeinschaftsküche und die damit verbundenen typischen WG-Probleme wie Nutzung und Sauberkeit und wie diese gelöst werden können. Zur weiteren Stärkung des Gemeinschaftsgefühls wurden bereits kurz nach der Eröffnung Aktivitäten organisiert, die oft durch Ehrenamtliche und Spenden ermöglicht wurden. Dazu zählen beispielsweise der Besuch eines Eintrachtspiels, der Malteser-Social-Day mit Stadtführung und Bootsfahrt oder der ARCO-Weihnachtsempfang der Commerzbank, gemeinsames Kochen oder eine Ramadan-Feier.

      Viele Bewohner*innen haben sich seit ihrem Einzug weiterentwickelt. Das betrifft vor allem die Stärkung und Stabilisierung des eigenen Selbst. Die überschaubare Einrichtungsgröße mit 20 Bewohner*innen bietet Sicherheit sowie eine vertrauensvolle Atmosphäre und hilft auch traumatisierten Personen, Ruhe zu finden und sich langsam zu öffnen. Daraus resultiert das große Bemühen, auch bei einem negativen Bescheid und Abschiebedrohung, z.B. in ein Ausbildungsverhältnis zu kommen, um ihr Leben in ihrer neuen „Heimat“ zu regeln: Ein Bewohner hat trotz Sprachniveau B1 bereits einen Ausbildungsplatz im Hilton-Hotel gefunden.

      Nur fünf Bewohner*inner der La Villa haben einen gesicherten Aufenthalt – eine Bewohner*in hat subsidiären Schutz, zwei haben Asyl, zwei die Anerkennung als Flüchtling. Alle anderen sind im Asyl-Klageverfahren. Davon haben einige wenige bereits ihre zweite Ablehnung bekommen und nur eine Duldung erhalten, weil sie nicht in ihre Heimatländer abgeschoben werden können.

      Stand Februar 2019

      Ansprechpartner*innen:

      Petra Diabaté, M. A.
      Hausleiterin „La Villa“ und Sozialberaterin
      E-Mail: petra.diabate@ah-frankfurt.de
      Telefon: 01 76 / 22 54 88 73
      Fax: 0 69 / 75 00 56 31

      Mark Hayward
      Hausleiter „La Villa“ und Sozialberater
      E-Mail: mark.hayward@ah-frankfurt.de
      Telefon: 01 59 / 01 63 10 46
      Fax: 0 69 / 75 00 56 31

      #accomodation #safe_space #Frankfurt

      https://www.frankfurt-aidshilfe.de/content/safe-house

    • OPEN DYKES*_Gleichberechtigung im Asylverfahren für lesbische und queere geflüchtete Frauen
      Online-Veranstaltung*

      Eine Verletzung der Freiheit der sexuellen Orientierung und Geschlechtsidentität begründet in Deutschland ein Recht auf Asyl – trotzdem wird dieses Recht statistisch gesehen vor allem Schwarzen lesbischen und queeren Frauen* vorenthalten, die aufgrund ihrer Sexualität in ihren Heimatländern unter Unterdrückung und Verfolgung leiden. Dr. Mengia Tschalaer (Universität Bristol) hat im Rahmen ihrer Forschungen zu LSBTTIQ und Flucht in Deutschland festgestellt, dass diese Diskriminierung auf stereotypen Vorstellungen von lesbischer Sexualität beruht, die offensichtlich nicht mit den Lebensrealitäten der abgelehnten Asylbewerber_Innen übereinstimmen. Kaum berücksichtigt werden in den Asylentscheidungen auch Formen der Verfolgung und Gewalt wie Zwangsheirat, Vergewaltigung in der Ehe und häuslicher Gewalt, obwohl in Deutschland seit Ratifizierung der Istanbul-Konvention geschlechtsspezifische Gewalt als eine Verfolgung anerkannt ist und daher Flüchtlingsschutz gewährleistet werden soll.
      Was muss sich ändern, um die strukturelle Diskriminierung von Schwarzen lesbischen und queeren geflüchteten Frauen* abzubauen? Nach einem einführenden Vortrag durch Dr. Mengia Tschalaer diskutieren Monique Richards (Unicorn Refugees, PLUS Rhein-Neckar e.V.), Sara Schmitter (LeTRa), Margret Göth (Dipl.-Psychologin, PLUS Rhein-Neckar e.V.) in einer Online-Veranstaltung, welchen Konflikten sich Schwarze lesbische und queere Frauen* ausgesetzt sehen und welche Handlungsbedarfe bestehen, um tatsächlichen allen ihr Menschenrecht auf Asyl zu garantieren.
      Moderiert wird die Veranstaltung von der Vorstandsvorsitzenden des Hessischen Flüchtlingsrates Dr. des. Harpreet Kaur Cholia.

      Die Veranstaltung findet am 22.07.2020 von 18-20 Uhr statt und ist über Zoom, erreichbar unter
      https://us02web.zoom.us/j/83494542645?pwd=Zmt2NjdTMTU2OUtEQzh3ZEFnYXhFUT09

      Meeting-ID: 834 9454 2645
      Passwort: 355106,
      und im Facebook-Livestream verfolgbar.

      Das Queeres Netzwerk Heidelberg organisiert die Veranstaltungsreihe „OPEN DYKES* - lesbisch, queer und sichtbar“ – in Kooperation mit dem Amt für Chancengleichheit der Stadt Heidelberg und Mosaik Deutschland e. V. aus Mitteln des Bundesprogramms „Demokratie leben!“.

      Weitere Informationen zu den Aktionswochen vom 22. Juli bis zum 7. August 2020 von und für lesbische, queere und frauenliebende Frauen gibt es unter www.queeres-netzwerk-hd.de .

      https://www.facebook.com/events/606886813305719

  • La justice européenne sabre le transfert de vos données vers les USA à cause de la surveillance de masse
    https://www.numerama.com/tech/637073-la-justice-europeenne-sabre-le-transfert-de-vos-donnees-vers-les-us

    La Cour de justice de l’Union européenne invalide un accord de 2016 pris entre Bruxelles et Washington sur le transfert des données personnelles entre les deux rives de l’Atlantique. En cause, le manque d’encadrement des programmes de surveillance américains. C’est un coup de tonnerre juridique dans le ciel transatlantique. Jeudi 16 juillet, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a annoncé avoir invalidé la décision 2016/1250 relative à l’adéquation de la protection assurée par le bouclier de (...)

    #NSA #données #BigData #GAFAM #PrivacyShield #SafeHarbor #CJUE #CNIL #NOYB #[fr]Règlement_Général_sur_la_Protection_des_Données_(RGPD)[en]General_Data_Protection_Regulation_(GDPR)[nl]General_Data_Protection_Regulation_(GDPR) (...)

    ##[fr]Règlement_Général_sur_la_Protection_des_Données__RGPD_[en]General_Data_Protection_Regulation__GDPR_[nl]General_Data_Protection_Regulation__GDPR_ ##surveillance
    //c2.lestechnophiles.com/www.numerama.com/content/uploads/2017/12/surveillance.jpg

  • CJEU Judgment - First Statement
    https://noyb.eu/en/cjeu

    CJEU invalidates “Privacy Shield” in US Surveillance case. SCCs cannot be used by Facebook and similar companies. Facebook and similar companies may also not use “SCCs” to transfer data as DPC must stop transfers under this instrument. Schrems : “We need US surveillance reform. The Court has clarified that there cannot be any transfer of data in violation of EU law.” Max Schrems’ (chair of noyb.eu and party to the case) first reaction to the judgment : Schrems : “I am very happy about the (...)

    #procès #données #BigData #SafeHarbor #PrivacyShield #surveillance #[fr]Règlement_Général_sur_la_Protection_des_Données_(RGPD)[en]General_Data_Protection_Regulation_(GDPR)[nl]General_Data_Protection_Regulation_(GDPR) #CJUE (...)

    ##[fr]Règlement_Général_sur_la_Protection_des_Données__RGPD_[en]General_Data_Protection_Regulation__GDPR_[nl]General_Data_Protection_Regulation__GDPR_ ##GAFAM

  • Ethical guidelines for COVID-19 tracing apps
    https://www.nature.com/articles/d41586-020-01578-0

    Protect privacy, equality and fairness in digital contact tracing with these key questions. Technologies to rapidly alert people when they have been in contact with someone carrying the coronavirus SARS-CoV-2 are part of a strategy to bring the pandemic under control. Currently, at least 47 contact-tracing apps are available globally (see go.nature.com/2zc1qhk). They are already in use in Australia, South Korea and Singapore, for instance. And many other governments are testing or (...)

    #Apple #Google #algorithme #Alipay #Bluetooth #COVIDSafe_ #QRcode #SafeEntry #smartphone #contactTracing #géolocalisation #technologisme #consentement #métadonnées #obsolescence #BigData #COVID-19 #FreeSoftware #santé #selfie #surveillance #TraceTogether (...)

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