#sahara_occidental

  • #Coronavirus : au #Maroc, des dizaines de migrants sub-sahariens arrêtés et confinés de force

    Alors que le nombre de contaminations au Covid-19 continue d’augmenter au Maroc, de nombreux migrants affirment être arrêtés et mis en #quarantaine dans des conditions pénibles, le temps de subir des tests de #dépistage. ONG et défenseurs des droits des migrants dénoncent des pratiques discriminatoires.

    Une cinquantaine de migrants sub-sahariens ont été arrêtés dimanche 21 juin, chez eux, sur leur lieu de travail et parfois dans la rue par la police marocaine qui les a conduits dans une école de la ville de #Laâyoune, dans la région du #Sahara_occidental. Pendant sept jours, ils ont été entassés dans des salles de classe, sans accès à l’eau courante ou à des vêtements propres, sans possibilité de sortir ou de s’alimenter correctement. Tous ont subi des tests de dépistage au coronavirus avant d’être relâchés dans la soirée, dimanche 28 juin. Ceux testés positifs au Covid-19 ont été mis en quarantaine dans un #hôtel où ils reçoivent notamment un traitement à la #chloroquine.

    « On est libres mais sous le choc », confie à InfoMigrants Mohamed*, un jeune Ivoirien qui travaille au Maroc depuis trois ans. « J’étais chez moi le jour où la police nous a emmenés. Je suis sorti car j’entendais des cris dehors. Mes voisins refusaient de se laisser embarquer. Lorsque les policiers m’ont vu, ils m’ont aussi demandé de les suivre pour faire le test du coronavirus. Je ne portais qu’un short sur moi. J’ai voulu aller chercher des vêtements et mon téléphone, ils m’ont dit que ce n’était pas la peine, qu’il y en avait juste pour 4 heures. »

    Mohamed était loin de se douter qu’il allait passer une semaine en enfer. Cinq heures après son arrivée à l’école de Laâyoune, une équipe médicale s’est présentée pour lui faire passer un premier dépistage. « On était plus de 50. Personne ne pouvait sortir tant qu’on n’avait pas les résultats. Trois jours plus tard, on a appris que 11 personnes étaient positives. Elles ont été mises à l’écart dans un hôtel où ils leur donnent des médicaments. »

    « Les Africains sub-sahariens sont traités différemment »

    Ayant été au contact des 11 malades, le reste du groupe a subi un second test vendredi, tout en étant maintenu dans des conditions de vie déplorables et sans aucune visibilité sur leur date de sortie. « On a été traités comme des animaux. Tout était très sale, on dormait par terre sur des petits matelas. Il n’y avait pas d’eau dans les toilettes. On nous donnait deux morceaux de pain par jour, du riz et parfois une sardine ou du lait concentré », raconte à InfoMigrants Amadou*, un Guinéen de 20 ans, lui aussi retenu dans l’école de Laâyoune. La police est venue le chercher sur son lieu de travail, un salon de coiffure afro où il exerce depuis un an. « Ils ne regardent même pas ceux qu’ils arrêtent, tout ce qui compte c’est qu’on ait la peau noire », lâche le jeune Guinéen, criant à la discrimination.

    Un sentiment que partage Cynthia Magallanes-Gonzales, une sociologue américaine, docteure en migrations de l’Université du Michigan, qui travaille au Maroc depuis quatre ans. « Ces personnes ont été clairement arrêtées à cause de leur #couleur_de_peau puis placées dans des lieux qui s’apparentent à des #centres_de_rétention puisqu’il y a une #surveillance_policière permanente et interdiction d’en sortir », commente-t-elle pour InfoMigrants, ajoutant que plusieurs migrants sur place lui avaient confié souffrir de fortes angoisses.

    https://twitter.com/drchismosa/status/1276143702084407298?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E12

    « Les Marocains aussi se font dépister, mais pas dans les mêmes conditions, évidemment. D’autres personnes originaires de pays occidentaux ne seraient pas non plus retenues de la sorte. Les Africains sub-sahariens ont un traitement différent », poursuit la sociologue.

    Selon l’Association marocaine des droits humains (AMDH), cette pratique « d’arrestations et d’enfermement illégal des migrants » s’observe « partout au Maroc, y compris dans le nord à #Nador et #Tétouan » près de l’enclave espagnole de Ceuta, « mais aussi à #Tanger », au niveau du détroit de Gibraltar qui sépare le Maroc de l’Espagne de seulement quelques dizaines de kilomètres. Ces vagues d’arrestations ont débuté à la mi-mars, affirme l’association, interrogée par InfoMigrants.

    Des tests de dépistage falsifiés ?

    Mais ces dernières semaines, ce sont surtout les villes de la côte atlantique sud du Maroc, face à l’archipel espagnol des #Canaries, qui sont dans le viseur des autorités. L’AMDH a indiqué à InfoMigrants que 32 hommes, cinq femmes et leurs enfants étaient actuellement toujours enfermés dans un centre d’accueil à #Tarfaya, à une centaine de kilomètres au nord de Laâyoune, dans des conditions toutefois quelque peu « meilleures par rapport aux autres centres d’#enfermement ». Testés positifs au coronavirus, ils doivent être « libérés après avoir achevé leur traitement à la chloroquine dans trois jours ».

    Un peu plus au nord, à #Tan-Tan, la situation est plus tendue. L’AMDH a recensé un groupe de 33 migrants dont « 20 femmes et 3 bébés » placés en quarantaine dans l’#hôtel_Hagounia depuis sept jours « sans qu’ils n’aient subi un seul dépistage au Covid jusqu’à présent ».

    La côte atlantique sud du Maroc est devenue ces derniers mois une vraie plaque tournante de la migration tandis que la route dite de la « Méditerranée centrale », via la Libye, apparaît de moins en moins praticable et particulièrement dangereuse. « Beaucoup de migrants partent de Laâyoune pour rejoindre les Canaries juste en face. Sauf que récemment, les autorités espagnoles de l’archipel ont annoncé avoir secouru 30 migrants en provenance de Laâyoune, porteurs du coronavirus. Il n’y avait eu qu’une petite dizaine de cas dans la ville jusqu’à présent alors les gens et les médias locaux ont commencé à faire le raccourci entre migrants et Covid », explique Cynthia Magallanes-Gonzales. La découverte d’un foyer épidémique dans une usine de poissons qui emploie principalement des étrangers a achevé de cristalliser les inquiétudes autour des migrants sub-sahariens de Laâyoune.

    Même chose à Tarfaya où un #cluster a été identifié, le 21 juin, dans un centre d’hébergement pour migrants : le ministère de la Santé a annoncé 37 nouveaux cas en 24 heures, alors que la zone ne dénombrait jusqu’à présent que sept personnes contaminées.

    « Les autorités cherchent à rassurer la population marocaine en mettant tout sur notre dos, c’est injuste », s’insurge Mohamed, l’Ivoirien. « Ils font passer les migrants pour malades, mais c’est faux. Les résultats des tests sont falsifiés : ils barrent la mention ’négatif’ et écrivent ’positif’ à côté au stylo », accuse le jeune homme qui a transmis plusieurs photos à InfoMigrants pour étayer ses propos. Un porte-parole du ministère de la Santé basé à Laâyoune affirme, sur les réseaux sociaux, suivre la situation de très près et assure qu’il ne s’agit que d’une « erreur d’impression » qui a été corrigée à la main.

    Des arguments qui ne passent pas auprès de Mohamed, Amadou et les autres, convaincus d’être des bouc-émissaires. « On a été relâchés sans aucun papier attestant qu’on avait fait le dépistage. J’ai peur d’être de nouveau arrêté à tout moment, alors je me cache et je limite mes déplacements », conclut Mohamed, désabusé.

    *Prénom modifié par souci d’anonymat

    https://www.infomigrants.net/fr/post/25682/coronavirus-au-maroc-des-dizaines-de-migrants-sub-sahariens-arretes-et

    #migrations #asile #réfugiés #covid-19 #discriminations

    signalé ici aussi :
    https://seenthis.net/messages/863827

    • Marruecos encierra a migrantes en centros del Sáhara, a base de pan y leche, tras acusarlos de propagar el virus

      La Asociación Marroquí de Derechos Humanos (AMDH) y la entidad saharaui Equipe Media alertan del arresto de decenas de migrantes subsaharianos en El Aaiún y Tarfaya después de ser señalados por las autoridades marroquíes como los culpables del brote de coronavirus en la región.

      «Nos han encerrado a todos los black [negros]. Dicen que todos los black están infectados con corona. Yo no tengo coronavirus. No sabemos qué nos van a hacer», se escucha a una mujer subsahariana en un vídeo que graba desde una furgoneta junto a otras ocho mujeres antes de que un hombre enfundado en un traje de protección anti-covid abra la puerta para hacer subir a otra joven.

      «Ayudadme. Voy a morir aquí. Los militares nos tienen encerrados y nos obligan a tomar comprimidos contra el coronavirus. Yo no tengo el corona. Ayudadme, por favor», lamenta otra mujer en un segundo vídeo en el que aparece con su hijo pequeño sobre su regazo.

      Estos dos testimonios no son casos aislados, sino que representan la realidad de la población negra en el Sáhara Occidental ocupado por Marruecos que, desde mediados de este mes de junio, es detenida por la gendarmería en las calles o en sus propios domicilios para ser trasladados a centros de internamiento bajo la excusa de someterlos a pruebas de coronavirus, según señalan numerosas ONG.

      El foco más grave de COVID-19 en Marruecos aparece en dos empresas españolas. EFE/EPA/JALAL MORCHIDI

      La Asociación Marroquí de Derechos Humanos (AMDH) denuncia que desde hace cerca de dos semanas las fuerzas de seguridad marroquíes están deteniendo a la población subsahariana en El Aaiún y sus alrededores tras conocerse 33 casos positivos de covid-19 entre los 70 migrantes que llegaron en dos pateras a la isla canaria de Fuerteventura, así como los 37 que fueron rescatados en la playa de Tarfaya, a 90 kilómetros de la capital del Sáhara Occidental.

      Durante meses, esta región ha estado libre de covid-19, pero en las últimas semanas los casos se han disparado. Las cifras varían cada día, pero la última actualización de la organización saharaui Equipe Media señala 168 casos positivos este pasado jueves en «epicentros industriales de fábricas de envasado y conservas de sardina en el puerto de El Aaiún». En declaraciones a este diario señalan que «se trata de 24 inmigrantes subsaharianos y 144 marroquíes».

      Por su parte, las autoridades marroquíes no han detallado datos sobre los focos donde se concentran estos casos. El Ministerio marroquí de Sanidad se limitó a reconocer este jueves 37 casos positivos en la región de El Aaiún-Saguía El Hamra y no ofreció más explicaciones.

      Contagios para justificar detenciones

      Desde la AMDH señalan a Público que «la infección por coronavirus es, ante todo, una oportunidad para detener a los subsaharianos». «Les vale con que solo uno haya dado positivo para mantenerlos a todos en los centros de internamiento antes de enviarlos de regreso a las fronteras más cercanas, como Mauritania», detallan desde esta ONG, que añade: «Algunos pueden estar enfermos, pero otros estarán contaminados por haber sido encerrados con ellos».

      Por otro lado, desde esta entidad dicen desconocer qué tipo de medicación pueden estar recibiendo estas personas. El gobierno de Marruecos construyó a principios de marzo, al declararse la pandemia de coronavirus, hasta tres centros de internamiento: uno en El Aaiún, otro en Tarfaya y un tercero entre ambas, en la localidad de Tah, con el fin de confinar a los migrantes irregulares cuyo objetivo era alcanzar las islas Canarias durante la fase de confinamiento domiciliario.

      Sin embargo, AMDH afirma que tras haber superado esa fase, no solo siguen sin liberar a quienes ya estaban encerrados, sino que han comenzado a retener a todos los subsaharianos bajo sospecha de ser portadores de la enfermedad.

      La socióloga e investigadora de flujos migratorios africanos Cynthia González considera que estas detenciones son claramente racistas: «Cuando a un miembro de un grupo racializado le pasa algo, se la culpa a todo el grupo. Si un migrante negro tiene coronavirus, van a hacer redadas en todos lo barrios de migrantes negros, mientras que si un europeo blanco tiene coronavirus, no lo harán».

      Equipe Media se muestra crítico con estas circunstancias: «Los marroquíes acusan a los subsaharianos de haber llevado el virus cuando en realidad son los marroquíes los que están entrando en El Aaiún por oleadas desde abril, procedentes de lugares de Marruecos que son focos del virus».

      A ello añaden que los subsaharianos «llevan tiempo trabajando en las conserveras y en el puerto en condiciones muy duras e insalubres a cambio de poco dinero o comida».

      Condiciones deplorables y negativos convertidos en positivo

      Tarek (nombre ficticio) está encerrado en una escuela de El Aaiún que se ha convertido un centro de internamiento improvisado para más de una veintena de personas. "Estamos en colchones tirados en el suelo. Me hicieron la prueba de coronavirus el domingo, di negativo, pero sigo bloqueado porque 11 compañeros sí dieron positivo. Los que estamos sanos tememos enfermar”, cuenta en diferentes mensajes de WhatsApp este joven de Costa de Marfil que trabajaba en el puerto. «Acaban de llegar para hacernos otra prueba y aseguran que en 24 o 48 horas, tras conocer los resultados, nos dejarán marchar», quiere creer. Según denuncian varios de los entrevistados, las instalaciones carecen de duchas y no pueden lavarse.

      El relato de Amadou, quien también prefiere utilizar un nombre ficticio, coincide en gran medida con el de Tarek. «La Policía marroquí me vino a buscar a casa el domingo. Me dijeron que les siguiera, que solo me iban a hacer la prueba de coronavirus y podría regresar a casa. Me llevaron junto a otros negros a una escuela de El Aaiún y a día de hoy todavía sigo esperando que me dejen salir», relata.

      Además, Amadou alerta: «Nos dijeron que 11 personas estaban enfermas de covid-19. Miramos el informe y ponía negativo, pero lo tacharon y escribieron a mano positivo».

      La AMDH confirma este hecho y publica en sus redes sociales la imagen de uno de los informes médicos alterados cuyo resultado negativo de coronavirus pasó a ser positivo. A todas estas irregularidades, Equipe Media añade el trato vejatorio y discriminatorio que estas personas padecen en estos centros. De hecho, tanto Tarek como Amadou corroboran que los responsables del centro en el que permanecen encerrados llevan una semana sirviéndoles únicamente pan y leche.

      Prueba de ello es la concentración que tuvo lugar este pasado jueves en la puerta del centro en el que los retenidos lanzaron al pie de los gendarmes y paramilitares marroquíes barras de pan y cartones de leche que acumularon durante la semana. «No podemos vivir con esta dieta tan pobre», critica Amadou.

      https://www.publico.es/sociedad/marruecos-coronavirus-marruecos-encierra-migrantes-centros-sahara-base-pan-l

  • Sahara occidental et « accord du siècle » : le Maroc à l’heure de choix décisifs
    Abdellah El Hattach | Mercredi 4 décembre 2019 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/opinion/sahara-occidental-et-accord-du-siecle-le-maroc-lheure-de-choix-decisi

    (...) Ce n’est ni un hasard ni une coïncidence si l’annonce du secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, de sa visite au Maroc, est intervenue quelques heures après l’entretien téléphonique entre le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, et son homologue russe, Serguei Lavrov.

    Le chef de la diplomatie russe, qui a clairement indiqué que son pays cherchait à trouver une solution à la question du Sahara occidental, a invité Bourita à se rendre à Moscou durant le mois de décembre en vue d’approfondir le partenariat stratégique qui lie le Maroc et la Russie.

    Sauf que le Maroc est également lié par un partenariat du même type avec les États-Unis dont le chef de la diplomatie est arrivé pour une visite ce mercredi 4, afin de raffermir les relations solides entre le Maroc et les États-Unis. Quand Moscou et Washington sont en course ou en concurrence sur un même dossier ou un même périmètre géographique, ce n’est jamais bon signe, il faut toujours s’attendre à des dommages collatéraux.

    Si par son partenariat avec le Maroc, la Russie cherche, notamment, à étendre son influence géopolitique sur cette région stratégique de la Méditerranée occidentale, Washington en revanche dispose déjà d’un pied-à-terre dans cette région –grâce à sa VIe flotte et à l’AFRICOM (commandement des États-Unis pour l’Afrique –, et cherche plutôt à recruter de nouveaux amis en faveur de son allié israélien et commercialiser son fameux « accord du siècle ».

    Profil bas face aux agressions contre Gaza

    Mais on est là dans l’ordre du chantage pur et simple : une flexibilité des États-Unis dans le dossier du Sahara occidental contre une normalisation des relations entre le Maroc et Israël. Non seulement cette approche est inadmissible pour le Maroc mais elle est contreproductive.

    Le Maroc, dont le roi est président du Comité Al-Qods, a longtemps facilité les contacts pour la paix entre Palestiniens et Israéliens mais uniquement dans le cadre de la légalité internationale et du droit immuable des Palestiniens à disposer de leur État.

    Il est vrai aussi que le Maroc a fait profil bas lors des dernières agressions israéliennes contre la bande de Gaza et aucun communiqué du ministère marocain des Affaires étrangères n’a été publié dans ce sens.

    Par ailleurs, lors du dernier conseil ministériel de la Ligue arabe qui s’est tenu au Caire, le Maroc n’y était représenté « que » par un ambassadeur. (...)

    #IsraelMaroc

    • Les raisons secrètes de la visite de Mike Pompeo au Maroc
      Aziz Chahir | Mercredi 4 décembre 2019
      https://www.middleeasteye.net/fr/opinion-fr/les-raisons-secretes-de-la-visite-de-mike-pompeo-au-maroc

      (...) Le Maroc est un partenaire privilégié des États-Unis dans la promotion de la tolérance et le « vivre ensemble ». Le royaume accueille la plus importante communauté juive dans le monde arabo-musulman (près de 3 000 personnes).

      Le Maroc est un « ami d’Israël » comme se plaisait à le répéter Hassan II qui reçut le Premier ministre israélien, Shimon Perez, en 1986, et choisit de nommer deux Marocains d’origine juive pour occuper respectivement la fonction de ministre et le poste de conseiller royal.

      En 2019, Trump a chargé son gendre et haut conseiller, Jared Kushner, de se rendre au Maroc pour rencontrer le roi et convaincre les juifs d’origine marocaine de soutenir l’« accord du siècle ». Malgré des réticences officielles, le Maroc a été représenté à la conférence de Bahreïn, qui s’est tenue en juin.

      Donald Trump sait pertinemment qu’il aura besoin de la monarchie marocaine pour vendre son « projet de paix » avec les Palestiniens.

      Après le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem, en 2018, le président américain se souviendra longtemps de la manœuvre de Mohammed VI, président du Comité Al-Qods, qui est parvenu, en 2019, à rallier le roi Abdallah de Jordanie, tuteur des lieux saints de Jérusalem, avant d’accueillir le pape au Maroc.

      Un leadership religieux sunnite (islamo-chrétien) pourrait influer sur la gestion du conflit israélo-palestinien. Le rapprochement de l’administration Trump avec le Maroc vient donc à point nommé alors que le processus de paix est dans l’impasse. (...)

  • Sous la pression, l’Institut du monde arabe déprogramme une chanteuse sahraouie - RFI
    http://www.rfi.fr/afrique/20190304-chanteuse-sahraouie-deprogrammee-institut-monde-arabe-aziza-brahim-maro

    Selon une source bien informée, tout est parti d’un article paru le 29 janvier dernier sur un site marocain réputé proche du palais, le 360. Il s’émouvait de la programmation à l’Institut du monde arabe (IMA) d’#Aziza_Brahim, la qualifiant d’activiste du Front Polisario.

    Dans la foulée, l’ambassade du Maroc à Paris appelle l’Institut pour demander des explications. L’IMA se justifie en expliquant que la chanteuse a toute sa place dans le cadre du festival Les Arabofolies, qui a pour thématiques les femmes et les résistances. Des explications qui ne convainquent pas les diplomates marocains en poste à Paris.

    Ces derniers font alors pression sur les mécènes marocains qui financent régulièrement les projets de l’Institut, et qui finissent par menacer l’IMA de se désengager si le concert prévu initialement le 10 mars était maintenu.

    Son président, Jack Lang, tente bien d’intervenir, en expliquant que la chanteuse n’est nullement une activiste du #Polisario mais seulement une artiste qui chante l’histoire de son peuple. Rien n’y fait : le président de l’institution cède finalement sous la pression. Résultat, le 7 février, l’Institut annonce que « pour une raison indépendante de la volonté de l’artiste », le concert est annulé.

    Aziza Brahim - Lagi
    https://www.youtube.com/watch?v=kG4OX8uQpI0

    #musique #chanson #pression #diplomatie #Maroc #Sahara_occidental

    • #notre_ami_le_roi

      https://www.humanite.fr/editorial-notre-ami-le-roi-638595

      Éditorial. Notre ami le roi
      Vendredi, 7 Juillet, 2017
      Maurice Ulrich

      Une trentaine d’années après un livre de Gilles Perrault qui fit date, Notre ami le roi, révélant les sinistres réalités du pouvoir d’Hassan II au Maroc, le roi Mohammed VI est toujours « notre ami ». La visite à sa majesté d’Emmanuel Macron, il y a trois semaines, en témoigne. Il eut l’honneur selon le mot d’un diplomate de dîner en famille dans sa résidence privée. Le président de la République s’est dit « touché par cette marque d’amitié ». On ne sait pas si l’ampleur du mouvement social qui soulève le Maroc depuis plusieurs mois fut évoquée au dessert. D’ailleurs, soulignait ironiquement (on l’espère) le Figaro au lendemain de cette visite, « Emmanuel Macron n’en aura eu qu’un écho très lointain, puisque son séjour au Maroc s’est concentré sur la rencontre avec Mohammed VI et sa famille, sans entretien avec des représentants de la société civile ». Décidément, Emmanuel Macron pourrait écrire dans ses carnets intimes ce mot de Louis XVI qu’il affectionne : « Rien. »

      Rien, depuis que le 28 octobre dernier le jeune poissonnier Mouhcine Fikri a été broyé par une benne à ordures alors qu’il tentait désespérément de récupérer le matériel qui venait de lui être arraché par les policiers. Depuis, les manifestations populaires n’ont fait que prendre de l’ampleur, dans une région du Rif où le drame a remis à vif les blessures historiques de l’oppression du pouvoir central et a été vécu comme un révélateur d’une situation sociale où 40 % de la population est au chômage, où l’industrie est redevenue, après une courte embellie, quasiment inexistante, et où la corruption financière aussi bien que politique ronge la société. Les témoignages recueillis par notre envoyée spéciale Rosa Moussaoui sont sans ambiguïté. Les seules réponses du pouvoir, face à ce soulèvement du Rif qui n’a cessé de s’amplifier et de se structurer depuis octobre, ont été la répression, l’arrestation des militants les plus en vue, la volonté de faire taire la presse. 135 Rifains sont détenus à ce jour, dont 7 journalistes. Le silence de la France officielle est assourdissant. Il est des « amitiés » qui sont une chape de plomb.
      Par Maurice Ulrich

    • Géométrie variable, l’histoire tranchera...

      L’artiste Aziza Brahim annule son concert à Jérusalem occupée
      Campagne BDS France, le 29 juillet 2015
      https://www.bdsfrance.org/lartiste-aziza-brahim-annule-son-concert-a-jerusalem-occupee

      Appel au boycott du concert d’Enrico Macias au Maroc : « Je me fous éperdument de cette menace »
      Nadir Dendoune, Le Courrier de l’Atlas, le 4 février 2019
      https://www.lecourrierdelatlas.com/maroc-appel-au-boycott-du-concert-d-enrico-macias-au-maroc-je-me

      #boycott

    • « Je suis une activiste sociale » : les chants sahraouis d’Aziza Brahim déprogrammés de l’IMA
      https://www.lemonde.fr/culture/article/2019/04/26/musiques-du-monde-les-chants-sahraouis-de-resistance-d-aziza-brahim_5455127_


      La chanteuse Aziza Brahim à Barcelone, en décembre 2018.
      NINA PETRE

      A l’approche de son passage, vendredi 26 avril, au Pan Piper, à Paris, elle se dit consternée mais pas étonnée. Jointe par téléphone à Barcelone, où elle vit depuis dix ans et finalise le mixage d’un cinquième album dont la parution est prévue à l’automne, la chanteuse sahraouie Aziza Brahim revient sur l’annulation du concert qu’elle devait donner le 10 mars à l’Institut du monde arabe (IMA) : « –Ce n’est un secret pour personne. Le concert a été annulé suite à la pression de l’ambassade du Maroc et des mécènes marocains. Je ne comprends pas qu’une institution publique, en France, qui sait à quel point la liberté d’expression n’est pas respectée au Maroc, cède à ce chantage. »

      La chanteuse était programmée en clôture de la première édition du festival Les Arabofolies, sous-titrée « _Résistances ». Selon Greg Connan (Dérapage Productions), agent en France de l’artiste, un site marocain d’information, Le360, a alerté l’ambassade, qui a contacté Jack Lang, président de l’IMA. « La programmatrice m’a informé qu’ils avaient reçu un coup de fil insistant sur le fait qu’Aziza Brahim était une activiste du Front Polisario [mouvement de libération des populations sahraouies], ce qui est totalement faux, détaille M. Connan. Je leur ai raconté son parcours, ses idées. Les responsables de la programmation ont ensuite tenté de sauver ce concert, sans résultat. »

      #paywall

  • #Sahara_occidental : premier jour de discussion après six ans de silence - RFI

    http://www.rfi.fr/afrique/20181205-sahara-occidental-premier-jour-discussion-apres-six-ans-silence

    Cette première journée de discussions a été préparée minutieusement par l’équipe de l’ONU. Horst Kohler a rencontré les délégations séparément mercredi matin à Genève. Des entretiens bilatéraux, qui ont eu lieu à son hôtel, et qui avaient pour but d’entendre chaque partie en tête à tête, de faire le point avant de commencer cette table ronde, la première depuis six ans.

    D’ores et déjà, les attentes pour cette rencontre ne sont pas importantes. Il ne devrait pas y avoir de grandes avancées sur le dossier du Sahara occidental. L’enjeu de ce rendez-vous est surtout de prendre la température et de voir le rôle que chacun entend se donner dans ce nouveau processus. Un processus qui devra tout de même compter avec la dernière décision du Tribunal de l’Union européenne qui vient de donner raison au Front Polisario. Ce dernier avait saisi la justice européenne pour contester l’accord sur l’aviation civile conclu en janvier dernier entre le Maroc et l’UE estimant qu’il ne devait pas concerner le territoire du Sahara occidental. Un verdict qui a un goût de victoire pour le Front Polisario.

  • Sahara occidental : l’ONU tente de relancer le dialogue - RFI
    http://www.rfi.fr/afrique/20181205-sahara-occidental-onu-tente-relancer-le-dialogue

    Alors, on reparle du #Sahara_occidental après quelques années de silence

    Le dialogue sur le Sahara occidental doit reprendre ce mercredi 5 décembre. Les discussions se dérouleront pendant deux jours, au Palais des droits de l’homme des Nations unies de Genève. Le Sahara occidental est situé au sud du Maroc, à la frontière avec la Mauritanie et l’Algérie. Depuis le retrait en 1976 de l’Espagne, qui l’avait colonisé, ce territoire est contrôlé à 80% par le Maroc alors que le Front Polisario, mouvement politique et armé sahraoui, demande son indépendance. Les négociations, sous l’égide de l’ONU, sont au point mort depuis 2012. Jusqu’à ce que, Horst Kohler, nouvel envoyé des Nations unies sur cette question, ne décide de ressusciter le dialogue en invitant tous les acteurs à Genève.

    De notre envoyée spéciale à Genève,

    C’est la grande nouveauté de ces discussions. Pour la première fois, le Front Polisario, le Maroc, mais aussi l’Algérie et la Mauritanie, ont été invités à s’asseoir autour de la table, avec le même statut. L’idée, c’est de sortir du clivage entre le Maroc et le Front Polisario, qui dure depuis plus de quarante ans. Le point de crispation majeur c’est celui du statut du Sahara occidental.

  • #Sahara_occidental. Après des années d’impasse, une table ronde à Genève - Monde - LeTelegramme.fr
    https://www.letelegramme.fr/monde/sahara-occidental-apres-des-annees-d-impasse-une-table-ronde-a-geneve-0

    Front Polisario, Maroc, Algérie et Mauritanie se réunissent mercredi à Genève pour relancer les débats sur l’avenir du Sahara occidental.
    L’émissaire de l’Onu Horst Kohler réunit mercredi 5 et jeudi 6 décembre à Genève le Maroc, le #Front_Polisario, l’Algérie et la Mauritanie pour une « table ronde initiale », avec l’espoir de relancer les négociations sur ce territoire disputé du Sahara occidental, au point mort depuis 2012. « Il est temps d’ouvrir un nouveau chapitre dans le processus politique », souligne la lettre d’invitation adressée en octobre par Horst Kohler, décidé à trouver une solution pour le dernier territoire du continent africain en attente d’un statut post-colonial.

    #paywall

  • La #jeunesse oubliée du #Sahara_occidental
    https://orientxxi.info/magazine/la-jeunesse-oubliee-du-sahara-occidental,2729

    « Notre gouvernement écoute plus la communauté internationale que notre propre peuple. On se sent abandonnés », lance un jeune dans la rue. « Nous voulons une solution politique, pas seulement du pain et de l’eau », ajoute-t-il.

    À chaque congrès du #Front_Polisario, les jeunes réclament haut et fort la reprise des armes. « Ils refusent tout ! Même dans leur humeur ils sont agressifs », s’exclame Abda Ckej, membre du secrétariat national du Front Polisario. Le vieil homme se sent dépassé. « Les personnes qui ont fondé le Front Polisario sont maintenant une minorité. La majorité est composée de jeunes qui n’ont pas connu la guerre et qui ne connaissent pas la réalité », explique-t-il. « Ils nous mettent une grande pression. Ils nous demandent des armes, une formation militaire. On essaie de leur dire non et de les calmer, mais combien de temps tiendrons-nous encore ? Les procédés de paix ne donnent rien », ajoute Abda Ckej.

    « On accepte de mourir pour notre cause », affirme Mohamed, le jeune chargé des forces spéciales de la gendarmerie. S’il meurt en combattant pour l’indépendance du Sahara occidental, il sera honoré et considéré comme un martyr. « De toute façon, les gens comme nous, avec aucune ressource, ils sont déjà morts », ajoute-t-il.

    Rejoindre les forces de l’ordre, c’est aussi une manière de tromper l’ennui ou de répondre à des besoins économiques. Dans les camps, l’armée est l’un des seuls secteurs qui recrute.

    S’EXPATRIER POUR EXISTER
    De nombreux #Sahraouis font leurs études à l’étranger. Si leurs résultats sont satisfaisants, ils peuvent facilement obtenir des bourses pour étudier à Cuba, en Espagne ou en Algérie. Mais une fois de retour dans les camps, il leur est très difficile de trouver un emploi payé qui réponde à leurs qualifications.

    Salama, un ami de Saleh, fait partie des nombreux jeunes qui ont décidé de s’expatrier. Il passe ses vacances dans les camps de réfugiés pour rendre visite à sa mère. Pendant que la famille s’active pour honorer les règles de l’hospitalité sahraouie, le jeune homme se confie : « Je reçois des critiques parce que je pars à l’étranger. Il y a des gens qui pensent qu’il faut rester ici et faire pression », explique-t-il. Salama se sert de quelques dattes et d’un verre de lait de chamelle avant de préciser : « Mais la majorité d’entre nous pense qu’il vaut mieux partir parce que l’aide humanitaire ne suffit pas. C’est grâce aux gens qui partent en Espagne qu’on a de quoi vivre. Ils permettent à leur famille d’avoir des choses très essentielles ».

  • MEP: Reality of my three days in occupied Western Sahara

    In December 2016, the European Court of Justice reaffirmed that Morocco had no sovereignty over Western Sahara.

    Therefore, the EU-Morocco trade agreement had been illegally applied to that territory.

    This ruling, a mere statement of fact, brought the frozen conflict of Western Sahara to the forefront of the EU agenda, after more than four decades of European passivity or even discreet complicity with the illegal occupying force in Africa’s last colony.

    Rather than complying with the ruling and negotiating a separate agreement with the UN-recognised representative of the people of Western Sahara, the Polisario Front, the Commission chose to prioritise at all costs the preservation of its relationship with its partner in Rabat.

    In a diplomatic whirlwind, the commission and Morocco negotiated a solution that would allow Western Sahara to continue to be part of any successor agreement and it is now holding its breath while the European Parliament assesses this proposal.

    Rather than securing the ECJ-required “consent of the people of Western Sahara”, the commission travelled to Rabat in order to “consult” representatives of “the people concerned by the agreement” and to evaluate the potential benefits for “the local population”.
    Demographic engineering?

    The latter objective de facto gives credit to an illegal and massive process of demographic engineering by Morocco, resulting in the indigenous Saharawi population to become a minority in its own territory.

    The overwhelming share of the “consulted” stakeholders was composed of Moroccans or local representatives with a direct interest in preserving the status quo ante.

    It was estimated that out of the 112 stakeholders that the commission claims to have consulted, 94 of them rejected taking part in the consultation or were never even invited to such talks.

    Following repeated prodding from the Greens/EFA parliamentarians, the commission has had to concede that it does not dispose of any data whatsoever on the existing trade with and from Western Sahara.

    A delegation from the committee on international trade (INTA), including myself, visited the cities of Dakhla and Laayoune in September.

    The programme of the visit had been fully agreed with the Moroccan authorities, who accompanied us alongside a fleet of “official journalists” to every single meeting.

    Moreover, the INTA delegation did not travel outside the part occupied by Morocco.

    We did however learn that the Moroccan authorities are adamant about their intention to continue labelling products from Western Sahara as Moroccan, even though the ECJ ruling clearly states that Western Sahara and Morocco are “two separate and distinct territories”.

    The reality check came when I decided to have an additional meeting with some Saharawi activists.
    Strange incident

    The Moroccan authorities used a textbook method of harassing the human rights defenders: the activists were arrested for reportedly not wearing their seat belt.

    After hours of discussions with an inordinate number of plainclothes police officers, definitely more than needed for a minor traffic infringement, and after being told in quite an aggressive way that I should not have meetings outside of the mission, we managed to leave and hold the meeting in the early hours of the morning.

    I wonder how traffic police had so much information.

    The Sahrawis we met explained that their daily lives are full of such episodes. They showed us several videos of a demonstration that took place on that same day.

    Some of the activists ended up in the hospital after suffering from police brutality. All this happened while the parliamentary delegation was enjoying lavish food from the Moroccan-installed local authorities presenting the extraordinary development prospects of a new agreement negotiated with a benevolent Moroccan administration.

    Some in the parliament claim that “we should not oppose development” in Western Sahara and that opposing the proposed agreement would be to the detriment of the population bringing trade, jobs and income.

    This statement ignores the very fundamental fact: this agreement would consolidate the illegal annexation of Western Sahara by Morocco and run directly against the UN-led peace efforts, by dividing the territory of Western Sahara in two and strengthening one of the parties of the conflict.

    What is the incentive for Rabat to engage genuinely in the UN peace talks foreseen in early December, when it has the EU’s blessing to continue to disregard international law and when it stands to gain from further benefits from a new trade agreement with Brussels?

    If the European parliament gives its consent to this agreement, the ECJ will most likely strike it down.

    We need to stand by the principles of international law instead of signing agreements that clearly violate the rule of law and the right of Sahrawi people to reunite and enjoy their right to self-determination. Our reputation and the fate of a people is at stake.


    https://euobserver.com/opinion/143054
    #Sahara_occidental #occupation #Maroc

  • Time for EU to stop being bystander in Western Sahara

    The Western Sahara conflict is at a turning point.

    UN peace talks towards a negotiated settlement are expected as early as November.

    With the recent appointment of a new UN secretary general’s special envoy, former German president Horst Koehler, and the upcoming renewal of the UN peacekeeping operation (MINURSO) in a conflict that has been frozen for nearly 40 years, there is a rare window of opportunity to change the status quo.

    It is in the interest of the EU, and the future of the Maghreb region as a whole, for decision makers in Brussels to stop being a bystander in the political process and use their effective policy options to create the conditions for meaningful negotiations.

    This is not about the EU doing the UN’s job. But instead about the EU being an active player in the security and stability of its Southern neighbourhood.

    Unfortunately, the EU’s current approach is defined by a narrow and misguided focus on trade with Morocco at the expense of the Saharawi people. This has clear negative implications for the UN political process.

    In successive judgements, the European Court of Justice ruled that EU-Morocco trade agreements could not be applied to Western Sahara – which in line with international law is deemed “separate and distinct” from Morocco.

    But the EU has continued on a course of undermining its own legal rulings and somehow finding a process that would support the illegal trading of Western Saharan resources through Morocco.

    As the prospects of renewed UN peace talks approach, the EU cannot continue to ignore the grave consequences of its actions. As the recognised representative of the Saharawi people, the Polisario is duty bound to protect the interests of our people and of our natural resources.

    We are left with no choice but to go back to the courts, which will only tie up our and the EU’s bandwidth, all at the same time when the UN and UN Security Council members are asking us to focus all our resources on the political process.

    The negative impact of the EU’s actions goes further.

    While the Polisario has stated clearly and publicly our position to negotiate with no pre-conditions, when the talks likely resume in November we will be sat opposite an empty chair.
    Happy with status quo

    Put simply, Morocco will not come to the negotiating table to agree to peacefully give up its illegal occupation of Western Sahara while the EU continues to sign trade deals which implicitly help to strengthen the status quo.

    The uncomfortable reality for the EU is that Morocco neither wants negotiations nor a genuine political process; yet it is being rewarded for the illegal occupation and exploitation of our natural resources.
    What about Saharawi?

    A key missing element in the EU’s approach has been the will of the Saharawi people.

    The EU has sadly afforded preferential treatment to Morocco’s illegal occupation of Western Sahara including by knowingly excluding from the trade talks the thousands of Saharawis forced to live in exile in refugee camps as a result of the occupation.

    To highlight this, 89 Saharawi civil society organisations wrote to EU leaders earlier this year to highlight their deep concerns over EU’s trade negotiations, the absence of consent, and to remind EU leaders of the dire human rights situation under Morocco’s brutal and illegal occupation.

    This leaves the Polisario with no other choice but to pursue all available legal avenues to ensure such agreements do not continue to violate our rights under international and European law.

    Against this backdrop, an urgent change of approach is needed, which would see the EU finally play a genuine, impartial, and constructive role in supporting peace – including by suspending all ongoing trade negotiations and agreements which concern the territory or territorial waters of Western Sahara, appointing an EU envoy to support the UN political process on Western Sahara, and using preferential trade agreements as a peace dividend to incentivise the successful conclusion of a peace agreement.

    During his recent visit to the region Koehler was clear: the ultimate goal of the political process is the self-determination of the Saharawi people.

    International law is unequivocal on this.

    It is high time for the EU to get behind this international objective for the sake of a sustainable future for the Maghreb built on democratic stability, prosperity, and the rule of law.

    https://euobserver.com/opinion/142566
    #Sahara_occidental #conflit #Sahraoui
    cc @reka

  • Illusion cartographique au Nord, barrière de sable à l’Est : les #frontières mouvantes du #Sahara_occidental
    http://journals.openedition.org/espacepolitique/2644

    C’est entre 1981 et 1987 que l’Etat marocain entreprend, avec l’aide de techniciens français, la fortification militaire de lignes de dunes dans une perspective défensive. La fin des années 1970 est alors marquée par des combats violents entre les Forces armées marocaines (FAR) et le Front Polisario, qui agit dès 1976 depuis des bases arrière algérienne et mauritanienne. La prise pour cible du territoire marocain (hors de la zone controversée) et l’occupation ponctuelle de Tan Tan par les indépendantistes (opération « Houari Boumédiene ») sont vécues côté marocain comme un affront et renforcent l’idée d’un nécessaire mur de sécurisation pour protéger les centres névralgiques du Sahara, à savoir les villes, les oasis, les mines de phosphate de Bou Craa et les sources de la Saguia al Hamra (Mohsen-Finan, 2004). Entreprise à la faveur d’un renversement du rapport de forces sur le terrain par les FAR, la fortification de dunes s’étale sur plusieurs années

    #cartographie #Maroc

  • Le Tribunal de l’UE dit non à l’application de l’accord de pêche UE-Maroc au Sahara [occidental] - Sputnik France
    https://fr.sputniknews.com/international/201807271037386613-tribunal-ue-accord-peche-ue-maroc-application-sah

    Le Tribunal de l’UE a rendu sa décision dans une ordonnance, datée du 19 juillet, sur l’applicabilité de l’accord de pêche UE-Maroc au territoire du Sahara occidental et dans les eaux qui lui sont adjacentes. L’institution judiciaire européenne a confirmé les arrêts du 21 décembre 2016 et du 27 février 2018 de la Cour de justice de l’UE (CJUE).

    Le 19 juillet, une journée avant l’annonce de l’entente entre la Commission européenne et Rabat sur le nouveau contenu de l’accord de pêche UE-Maroc dont l’application devait inclure les eaux adjacentes au territoire du Sahara occidental, et dont la signature était prévue pour le 24 juillet, le Tribunal de l’Union européenne, a confirmé dans une ordonnance les arrêts de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE). Ce dernier affirmait que le territoire du Sahara occidental et les eaux qui lui sont adjacentes ne faisaient pas partie du territoire du royaume du Maroc.

    La CJUE confirme donc que le #Sahara_occidental ne fait pas partie du royaume du #Maroc.

  • Sahara occidental : la guerre pour les ressources naturelles a commencé | Middle East Eye
    http://www.middleeasteye.net/fr/analyses/sahara-occidental-la-guerre-pour-les-ressources-naturelles-commenc-12

    Le Sahara occidental comporte 1 200 kilomètres de côtes entre le Maroc et la Mauritanie. Pour le #Maroc comme pour l’Union européenne, l’enjeu est de taille. L’accord de pêche est doté d’une enveloppe de 40 millions d’euros et offre un bon retour sur investissement pour l’Union européenne : chaque euro investi par l’UE est censé supporter la création de 2,78 euros de valeur ajoutée pour le secteur de la #pêche de l’UE.

    Il prévoit l’accès d’un maximum de 126 navires de pêche de l’UE et, sur la période 2014-2017, une moyenne de 69 navires de l’#Union_européenne ont sollicité des autorisations de pêche. Les captures halieutiques des navires de l’UE s’élèvent à environ 83 000 tonnes par an, dont 91 % dans les eaux du #Sahara_occidental, selon un rapport d’évaluation réalisé par l’Union européenne.

  • Bâtir de meilleures habitations pour les réfugiés sahraouis avec des bouteilles de sable

    Dans le sud ouest de l’#Algérie, au fin fond du #désert, un jeune réfugié sahraoui remplit de vieilles bouteilles avec du sable pour construire des habitations qui résistent mieux au rude climat.


    http://www.unhcr.org/fr/news/stories/2017/1/5878ad7da/batir-meilleures-habitations-refugies-sahraouis-bouteilles-sable.html
    #recyclage #réfugiés #asile #migrations #logement #hébergement #architecture #PET #bouteilles_en_plastique #camp #camps_de_réfugiés #Awserd

  • #Sahara_Occidental : malgré les menaces de censure, un #documentaire expose les violations des droits de l’homme

    La vie au Sahara Occidental, un territoire contesté contrôlé par le gouvernement marocain, est rarement racontée par ses habitants.

    Dans un environnement militarisé, dans lequel les médias et le journalisme citoyen sont agressivement contrôlés, peu de récits du Sahara Occidental parviennent au public au-delà de la région immédiatement concernée. Cependant, un nouveau documentaire retraçant les difficultés d’un groupe de médias indépendant qui tente de documenter les violations des droits de l’homme est en passe d’y parvenir.

    Le film 3 Stolen Cameras (Trois caméras volées) a été diffusé pour la première fois au Festival du film documentaire DOK Leipzig en Allemagne en novembre 2017, malgré des menaces de censure et des problèmes de financements.

    https://fr.globalvoices.org/2018/01/20/220491
    #droits_humains #film #occupation #Maroc

    • #3_STOLEN_CAMERAS

      The members of video activist group, Equipe Media, fight to keep their cameras. They use them to document the Moroccan kingdoms’ violations of human rights in Africa’s last colony – Western Sahara.

      No journalists are allowed entry and the only images that find their way out of the territory are the ones Equipe Media manages to film in secret, hiding on roof tops and risking severe consequences. They film police and military attacks on peaceful demonstrations as well as testimonies of violence that Sahrawis are exposed to in their everyday life.

      This is a story about breaking an absolute censorship with unique footage from an area where the Moroccan authorities have managed to implement a near total media blockade.

      http://www.3stolencameras.com/the-film

      https://vimeo.com/221398816

  • Despite Threats of Censorship, Documentary Filmmakers Show Human Rights Violations in Western Sahara · Global Voices
    https://globalvoices.org/2018/01/10/despite-threats-of-censorship-documentary-filmmakers-show-human-rights

    Stories about life in Western Sahara — a disputed territory controlled by the Moroccan government — are rarely told by people who live there.

    In a militarized environment with aggressive controls on media and citizen reporting, few stories of Western Sahara reach audiences beyond the immediate region. But a new documentary film that charts one independent media group’s struggle to document human rights violations in Western Sahara has the opportunity to change this.

    The film, 3 Stolen Cameras, had its world premiere at the DOK Leipzig Documentary Film Festival in Germany last November, despite threats of censorship and funding challenges.

    #sahara_occidental #droits_humains

  • « #Procès_politique » au #Sahara_occidental

    En juillet, de nombreux militants pacifiques de la cause sahraouie ont été condamnés par la justice marocaine à de lourdes peines de prison. Les défenseurs du peuple sahraoui en Europe dénoncent une parodie de #justice.

    https://www.lecourrier.ch/151677/proces_politique_au_sahara_occidental
    #procès #condamnation #résistance #Sahraouis #Maroc
    cc @reka

  • La dynamique des #alliances ouest-sahariennes

    Au #Sahara_occidental, entre les derniers contreforts de l’Anti-Atlas et l’océan Atlantique s’étend le Pays #Takna. Plaque tournante du commerce de longue distance, cet espace est depuis des temps reculés l’objet d’un étroit contrôle de la part des populations qui l’occupent.

    À l’encontre de l’historiographie contemporaine, héritière des chroniqueurs arabes du Moyen Âge, l’auteur appréhende cette zone géographique à partir des données archéologiques les plus récentes et attache une attention toute particulière aux sources locales : généalogies, fonds d’archives familiaux, registres comptables des maisons de commerce. Appliquant une méthode de lecture longitudinale, au plus près des documents, il dégage les outils indispensables, et jusqu’ici ignorés, pour comprendre et analyser la dynamique des alliances économiques et politiques trans-sahariennes, du xvie siècle à nos jours.

    La combinaison des modes de vie offre ici une approche pertinente du lien des tribus avec le sol. L’espace n’est plus seulement topographique : ses #frontières sont aussi sociales. Le modèle anthropologique préside ainsi aux stratégies de contrôle du territoire et trouve son expression dans l’affirmation des solidarités.


    http://books.openedition.org/editionsmsh/6994
    #histoire
    via @ville_en

  • #Sahara_occidental : espoir d’un règlement après le retrait du #Front_Polisario

    L’ONU a exprimé vendredi soir son espoir d’une relance des #négociations pour régler le conflit au Sahara occidental après que le Front Polisario, mouvement indépendantiste sahraoui, s’est retiré d’une zone tampon de la région.


    http://www.courrierinternational.com/depeche/sahara-occidental-espoir-dun-reglement-apres-un-geste-du-fron