• Le Parlement européen appelle le Maroc à cesser sa « pression » sur l’Espagne
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/06/10/le-parlement-europeen-appelle-le-maroc-a-cesser-sa-pression-sur-l-espagne_60

    Le Parlement européen appelle le Maroc à cesser sa « pression » sur l’Espagne. Une résolution votée jeudi à une large majorité déplore une « tension diplomatique sans précédent » après le récent afflux migratoire dans l’enclave espagnole de Ceuta.
    Le Parlement européen a voté à une large majorité (397 pour, 85 contre), assortie de nombreuses abstentions (196), jeudi 10 juin, une résolution appelant le Maroc à cesser sa « pression » sur l’Espagne en organisant le passage massif de ses ressortissants vers l’enclave espagnole de Ceuta. Environ 10 000 personnes ont réussi à pénétrer dans la ville frontalière les 18 et 19 mai, profitant du relâchement des contrôles du côté marocain. Depuis, 8 000 d’entre elles ont été refoulées vers le Maroc. Parmi les 2 000 personnes restant sur place, 1 100 mineurs sont inexpulsables selon la loi espagnole.
    Les eurodéputés rappellent que le phénomène n’est pas lié à la question migratoire mais à l’accueil en avril, par l’Espagne, de Brahim Ghali, chef des indépendantistes sahraouis du Front Polisario. Arrivé pour soigner des complications liées au Covid-19, celui-ci a désormais regagné l’Algérie.
    Le Parlement réclame notamment le retour rapide des mineurs dans leur famille, dans le respect de la convention des droits de l’enfant de l’ONU. La résolution visait toutefois prioritairement à assurer l’Espagne du soutien de ses partenaires et à donner une réponse coordonnée à une question qui, soulignent ses auteurs, ne se résume pas à une relation conflictuelle entre Rabat et Madrid, mais concerne toute l’Union européenne (UE).Les institutions européennes avaient jusqu’ici affiché une grande prudence pour ne pas compliquer les rapports avec le Maroc, « partenaire privilégié » de la politique de voisinage au sein de laquelle il dispose, depuis 2008, d’un « statut avancé ». Le royaume est le troisième bénéficiaire des fonds européens affectés à cette politique.Rabat est aussi présenté comme un pion essentiel dans la lutte contre le terrorisme et le trafic de drogues. La Commission et le Conseil européen s’en sont donc tenus au rappel de quelques principes, dont l’inviolabilité des frontières extérieures de l’Union, et à une mention de la position des Vingt-Sept sur le Sahara occidental : basée sur les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, elle prône « la recherche d’une solution négociée » à ce conflit.
    Pas question, donc, d’imiter les Etats-Unis qui, quelques jours avant la fin du mandat de Donald Trump, avaient reconnu la souveraineté du Maroc sur la totalité du territoire du Sahara occidental. Et le texte ne fait pas allusion à la menace d’une éventuelle rupture des relations diplomatiques avec l’Espagne, évoquée par Rabat.La résolution votée par les eurodéputés déplore une « tension diplomatique sans précédent ». « Incident injustifiable », l’infiltration des migrants à Ceuta, facilitée par le relâchement du contrôle par la police marocaine, aurait pu provoquer « une véritable tragédie », indique le texte.Même si des vies ont été mises en danger, il faut toutefois en revenir au dialogue et ne pas mettre en péril la relation à long terme avec Rabat, notamment pour régler la question de la migration, dans « l’intérêt mutuel » des parties, soulignent les parlementaires. Ils veulent croire en la décision de réadmission, évoquée le 1er juin par les autorités marocaines, qui concernerait aussi 13 000 travailleurs saisonniers. Le roi Mohammed VI a également parlé de sa volonté de régler « définitivement » la question des mineurs marocains en Europe.Bruxelles mise sur la poursuite par le Maroc de sa stratégie nationale d’immigration et d’asile, fermement soutenue par les Européens, ainsi que sur le partenariat pour la mobilité entre l’Union européenne et le Maroc, relancé en 2019.
    Si Rabat n’a pour le moment pas réagi officiellement au vote, des voix se sont élevées dans la classe politique marocaine pour critiquer une tentative d’« européanisation » de la bataille diplomatique entre le Maroc à l’Espagne. Mercredi, le ministre marocain des affaires étrangères, Nasser Bourita, avait averti que la résolution était une « manière de détourner l’attention » sur une crise « qui ne s’est pas terminée le 1er juin », le jour de la sortie du territoire espagnol du chef du Polisario, Brahim Ghali

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  • Visé par deux plaintes, le chef du Polisario laissé libre à l’issue de son audition par un juge espagnol
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/06/01/vise-par-deux-plaintes-pour-tortures-et-genocide-le-chef-du-polisario-entend

    Visé par deux plaintes, le chef du Polisario laissé libre à l’issue de son audition par un juge espagnol. L’accueil de Brahim Ghali dans un hôpital de Logroño, en avril, a provoqué une crise diplomatique majeure entre le Maroc et l’Espagne. Le chef des indépendantistes sahraouis du Front Polisario, visé par deux plaintes pour « tortures » et « génocide », a été entendu mardi 1er juin par un juge espagnol, qui n’a pris aucune mesure coercitive à son égard, le laissant libre de quitter l’Espagne, où sa présence est à l’origine d’une crise majeure entre Rabat et Madrid.
    Hospitalisé depuis le mois d’avril à Logroño pour des complications liées au Covid-19, Brahim Ghali a été interrogé en visioconférence par un juge du haut tribunal madrilène de l’Audience nationale depuis l’hôpital de cette ville du nord de l’Espagne. Le juge ne s’est pas encore prononcé sur la suite de son enquête, mais le chef du Front Polisario n’a pas été inculpé à ce stade. Et à l’issue de cette audition fermée au public, le juge n’a prononcé, dans sa décision consultée par l’AFP, aucune mesure coercitive à son encontre, estimant qu’il n’existe « pas de risque de fuite avéré ». Le chef du Polisario devra uniquement fournir une adresse et un numéro de téléphone en Espagne pour pouvoir être localisé.
    Selon des sources judiciaires, rien n’empêche théoriquement Brahim Ghali de quitter l’Espagne – un scénario craint par Rabat et par les plaignants.
    Citant des sources policières, le média en ligne El Confidential a affirmé qu’un avion du gouvernement algérien, soutien du Polisario, avait décollé mardi matin en direction de Logroño pour récupérer le leader sahraoui, avant d’être dérouté à mi-chemin. Interrogée à ce sujet, la porte-parole du gouvernement espagnol, Maria Jesus Montero, a indiqué ne « pas avoir connaissance d’un quelconque vol qui aurait été renvoyé ou arrêté ».
    Sujet extrêmement sensible, l’audition du chef du Polisario a été scrutée en Espagne et au Maroc après plus d’un mois de tensions au plus haut niveau, avec en point d’orgue l’arrivée mi-mai de près de 10 000 migrants dans l’enclave espagnole de Ceuta.Selon le quotidien El Pais, le chef du Polisario est arrivé le 18 avril en Espagne, dans le plus grand secret, à bord d’un avion médicalisé de la présidence algérienne et muni d’un « passeport diplomatique ». Il a ensuite été admis à l’hôpital de Logroño sous un faux nom « pour des raisons de sécurité ». Rabat, qui accuse M. Ghali d’être un « criminel de guerre », réclame depuis des jours une enquête « transparente » sur les conditions de son arrivée en Espagne. En représailles, les forces marocaines ont ouvert les vannes il y a deux semaines à la frontière à Ceuta, provoquant une vague migratoire inédite.Pour Manuel Olle, l’avocat de M. Ghali, son client n’est « pas venu en cachette, il est entré avec son passeport, dans un état plus proche de la mort que de la vie ». Quant aux accusations qui pèsent sur lui, elles « sont totalement fausses » et résultent d’un « objectif totalement politique visant la crédibilité du peuple sahraoui », a affirmé l’avocat devant la presse à la sortie de l’audition, suggérant à demi-mot que Rabat pourrait être derrière ces plaintes.

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  • Spain accused of summary deportations as thousands sent back to Morocco | Spain | The Guardian
    http://www.theguardian.com/world/2021/may/19/spain-accused-of-summary-deportations-as-thousands-sent-back-to-morocco
    https://i.guim.co.uk/img/media/483d6ab248139098fd4b0790acac7f7b99046748/0_400_6000_3600/master/6000.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    Spain accused of summary deportations as thousands sent back to Morocco Campaigners say Spain may be violating migrants’ rights after mass crossing into enclave of Ceuta The rapid pace at which Spain is returning migrants to Morocco could mean that migrants’ rights are being violated, campaigners have warned, as Spain said it had already sent back 4,800 of the 8,000 people who had arrived in the north African enclave of Ceuta since Monday. “How can 4,000 people be summarily returned without violating the rights of children, asylum seekers, everyone?” Judith Sunderland, of Human Rights Watch, asked on Twitter. “The challenge of so many arrivals in a short time does not justify the violation of rights or abandoning our humanity.”
    On Wednesday arrivals in Ceuta had all but halted as Morocco tightened control of the border. Even so, Spain’s prime minister stepped up his criticism of the Moroccan government, drawing a direct link between its actions and the unprecedented influx of thousands of people, including an estimated 2,000 minors. “This is an act of defiance,” Pedro Sánchez told Spain’s parliament on Wednesday. “The lack of border control by Morocco is not a show of disrespect of Spain, but rather for the European Union.”
    The 36-hour mass crossing played out against a backdrop of deepening tensions with Morocco over Madrid’s decision to allow the leader of the Western Sahara independence movement to be treated for Covid-19 in Spain.As Spain scrambled to cope with the humanitarian crisis – deploying its army, military vehicles and 200 extra police to patrol the border – Sánchez promised swift action. “We will proceed to immediately return – I repeat, immediately return – all those who have entered Ceuta and Melilla irregularly,” he said, citing provisions set out in a longstanding bilateral agreement with Morocco. The agreement, however, stipulates exceptions for vulnerable groups such as minors, people with disabilities, pregnant women and asylum seekers. It also sets out a process that specifies that migrants must be identified before being returned.Rafael Escudero, of the Spanish Network for Immigration and Refugee Aid, said the frenzied pace of returns suggested Spanish officials were ignoring these provisions. “The maths don’t work out,” he said. “Even if there were 4,000 police officers on the ground, it would take at least 4,000 minutes to collect data and take a declaration. That’s dozens of hours … They’re carrying out summary deportations.”The concerns echo reports from journalists at the scene. The Associated Press said its reporters saw Spanish military personnel and police officers ushering adults and children through a gate in the border fence. Those who resisted were pushed and chased by soldiers who used batons to hasten them, it said.Spain’s interior minister, Fernando Grande-Marlaska, has denied that unaccompanied minors are being deported in violation of Spanish laws, but the ministry has not provided details on how migrants’ rights are being protected.Spain’s hardline approach has been vaunted by the Italian far-right politician Matteo Salvini on Twitter, and EU officials have backed Spain. “EU stands in solidarity with Ceuta & Spain,” Ursula von der Leyen, the president of the EU commission, said on Twitter on Tuesday.The commission vice-president Margaritis Schinas took a tougher stance, telling the Spanish broadcaster RTVE: “Nobody can intimidate or blackmail the European Union. Ceuta is Europe, this border is a European border and what happens there is not a problem for Madrid, but a problem for all.”

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  • L’entrée massive de migrants à Ceuta aggrave la crise diplomatique entre l’Espagne et le Maroc
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/05/18/l-entree-massive-de-migrants-a-ceuta-provoque-une-crise-diplomatique-entre-l

    L’entrée massive de migrants à Ceuta aggrave la crise diplomatique entre l’Espagne et le Maroc. L’intrusion de 8 000 personnes – dont 2 000 mineurs – survient alors que le climat est orageux entre Madrid et Rabat à la suite de l’hospitalisation en Espagne du chef du Front Polisario. La tension est montée d’un cran en Espagne dans la crise politico-migratoire qui l’oppose au Maroc. Lors d’une allocution télévisée, mardi 18 mai, le chef du gouvernement socialiste, Pedro Sanchez, a rappelé à Rabat que les « liens d’amitié » avec Madrid se fondent sur le « respect des frontières mutuelles » et a insisté sur sa « détermination » à résoudre, « avec célérité » et « fermeté », la « grave crise pour l’Espagne et l’Europe » que représente l’entrée massive, lundi, de milliers de migrants dans l’enclave espagnole de Ceuta, sur la côte nord du Maroc. « L’intégrité territoriale de l’Espagne, de ses frontières, qui sont aussi les frontières extérieures de l’Union européenne, et surtout la sécurité de nos compatriotes et leur tranquillité seront défendues par le gouvernement espagnol, à tout moment, face à n’importe quel défi, avec tous les moyens nécessaires et conjointement avec ses partenaires européens », a précisé M. Sanchez, peu avant d’aller visiter les deux enclaves.
    Devant la frontière grillagée de Ceuta, quatre tanks et des dizaines de militaires ont été déployés, mardi, tandis que de l’autre côté des centaines de Marocains se massaient encore aux abords de la plage, attendant le moment de franchir les quelques mètres qui les séparent de l’Espagne ou se jetant à la mer pour être repêchés plus loin par la garde civile. Deux cents policiers et gardes civils espagnols étaient attendus dans la journée en renfort. De son côté, le Maroc a convoqué en urgence à Rabat son ambassadrice en Espagne. La veille, près de 8 000 Marocains, dont quelque 2 000 mineurs, avaient rejoint Ceuta à la nage ou en longeant à pied les digues qui bordent les plages de Benzu, au nord, et de Tarajal, au sud. Une personne est morte noyée. Près de 3 800 adultes avaient déjà été reconduits à la frontière entre lundi et mardi – les mineurs ne pouvant pas être rapatriés –, selon le ministre espagnol de l’intérieur, Fernando Grande-Marlaska, mais l’ampleur de ces arrivées n’en est pas moins inédite dans
    Jeunes hommes, familles entières, femmes ou enfants non accompagnésn’ont pas été refoulés par la police marocaine, passive, absente, voire complice. Sur la vidéo d’un syndicat policier espagnol, diffusée sur les réseaux sociaux, on peut voir comment certains agents ont ouvert une porte grillagée pour faciliter le passage de dizaines d’hommes et d’adolescents. Franchissant sans entrave la frontière, les migrants ont pris de court les forces de l’ordre espagnoles.
    Le défilé de ces milliers de personnes dans la ville autonome d’à peine 85 000 habitants a provoqué l’émoi de la population locale, consciente de la fragilité de l’enclave. « Notre ville a subi une invasion, ce serait une erreur de traiter la question comme un problème migratoire, a assuré le président de Ceuta, le conservateur Juan Jesus Vivas. L’état d’esprit de la population est fait d’angoisse, d’incertitude, d’inquiétude et de peur. » Selon les médias locaux, dans les écoles, les classes étaient à moitié vides mardi, du fait de la crainte de nombreux parents. Le chef de l’opposition lui-même, Pablo Casado, président du Parti populaire (PP, droite), a demandé au gouvernement de faire en sorte que « continue à flotter notre drapeau comme il le fait depuis six cents ans à Ceuta ». La crise a été jugée suffisamment sérieuse pour que M. Sanchez annule son voyage à Paris, où il devait participer au Sommet sur le financement des économies africaines, consulte le roi Felipe VI, mette en marche un « comité de coordination » de la crise, se rende sur place dans la soirée et appelle le haut représentant de l’Union européenne (UE), Josep Borrell, et le président du Conseil européen, Charles Michel. Ce dernier a assuré sur Twitter de son « soutien » et de sa « solidarité avec l’Espagne », affirmant que « la coopération, la confiance et l’engagement mutuel doivent être les principes d’une relation forte entre l’Union européenne et le Maroc ». Des messages similaires ont été postés par les principaux dirigeants européens. « L’UE fera le nécessaire pour soutenir l’Espagne dans ces moments difficiles », a déclaré pour sa part M. e
    Pour les observateurs espagnols, il ne fait guère de doute que le Maroc a délibérément ouvert la porte en représailles à la décision de l’Espagne, le 18 avril, d’accueillir dans un hôpital de Logroño (nord), pour des « raisons humanitaires », et sous un faux nom, Brahim Ghali, le secrétaire général du Front Polisario, le mouvement de lutte pour l’indépendance du Sahara occidental. Le gouvernement espagnol n’a ni démenti ni confirmé l’hypothèse selon laquelle cette crise diplomatique serait à l’origine de l’entrée massive de migrants à Ceuta, se contentant de qualifier les crises migratoires de « phénomènes complexes ». En conseil des ministres, il a en outre débloqué 30 millions d’euros d’aides au Maroc pour lutter contre l’immigration illégale. Si l’hospitalisation sur le sol espagnol du chef séparatiste sahraoui (74 ans), atteint du Covid-19, avait suscité la colère de Rabat, elle est intervenue dans un contexte de tensions diplomatiques préalables et de difficultés internes au Maroc. Depuis que, le 10 décembre 2020, l’ancien président américain Donald Trump a décidé de reconnaître la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, Rabat attend de l’Espagne – et si possible de l’Europe – qu’elle fasse de même. Sans succès. Or, en échange, le Maroc avait rétabli ses relations avec Israël, une décision déjà difficile à l’époque, qui risque, dans le contexte actuel des bombardements sur Gaza, d’enflammer son opinion publique. A cela s’ajoute la grave crise économique et sociale que vivent les habitants des villes frontalières de Ceuta et Melilla depuis la fermeture des frontières en mars 2020, pour lutter contre la pandémie de Covid-19. Depuis des semaines, de nombreuses familles, qui vivaient de la contrebande et du commerce avec les enclaves espagnoles, manifestent tous les vendredis. Parmi elles, beaucoup ont franchi la frontière ce lundi, selon les témoignages recueillis sur place. Après avoir pris connaissance de l’accueil médical fourni à M. Ghali, considéré à Rabat comme un « criminel », le ministère marocain des affaires étrangères a publié deux communiqués de protestation. Dans le dernier, daté du 8 mai, il reprochait à Madrid une décision prise « dans le dos d’un partenaire et voisin » et prévenait que l’Espagne devrait en assumer « toutes les conséquences ».

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  • Sahara occidental : le chef du Front Polisario soigné du Covid-19
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/04/23/sahara-occidental-le-chef-du-front-polisario-soigne-du-covid-19_6077760_3212

    Sahara occidental : le chef du Front Polisario soigné du Covid-19. Selon le journal « Jeune Afrique », Brahim Ghali a été hospitalisé d’urgence en Espagne, près de Saragosse, sous un nom d’emprunt algérien.Brahim Ghali, le président de la République arabe sahraouie démocratique et secrétaire général du Front Polisario, dans un camp de réfugiés près de Tindouf, en Algérie, le 27 février 2021. Le chef des indépendantistes sahraouis du Front Polisario, Brahim Ghali, est soigné et se rétablit après avoir contracté le Covid-19, a indiqué, jeudi 22 avril au soir, la présidence de la République arabe sahraouie démocratique (RASD). « Le président de la RASD et chef du Front [Polisario] est en soins et sous observation médicale depuis plusieurs jours après avoir contracté le Covid », a précisé un communiqué de la présidence : « Nous informons les citoyens et citoyennes que son état n’est pas inquiétant et qu’il se rétablit. » Mais la présidence ne précise pas où est soigné le secrétaire général du Polisario.
    Ce communiqué a été publié en réponse à un article du journal français Jeune Afrique selon lequel le président de la RASD, âgé de 73 ans et qui souffrirait d’un cancer, a été hospitalisé d’urgence le 21 avril en Espagne, près de Saragosse, sous un nom d’emprunt algérien. Interrogées par l’AFP, des sources au sein du ministère espagnol des affaires étrangères ont simplement répondu que « M. Ghali a été transféré en Espagne pour des raisons strictement humanitaires afin de recevoir des soins médicaux », sans autre précision. Selon Jeune Afrique, « une équipe de médecins algériens a accompagné le leader sahraoui à Saragosse à bord d’un avion médicalisé affrété par la présidence algérienne ». La RASD, qui vient de célébrer le 45e anniversaire de sa proclamation, est soutenue par l’Algérie. M. Ghali a été élu le 9 juillet 2016 à la tête du Polisario, qui milite pour l’indépendance de l’ancienne colonie espagnole du Sahara occidental, qu’il se dispute avec le Maroc. Les indépendantistes sahraouis ont repris les armes en novembre 2020, en riposte à une opération militaire marocaine dans une zone tampon de l’extrême-sud du vaste territoire désertique.

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