• Au Sénégal, plus de 250 « migrants irréguliers » interceptés en deux jours, selon la marine
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2024/07/22/au-senegal-plus-de-250-migrants-irreguliers-interceptes-en-deux-jours-selon-

    Au Sénégal, plus de 250 « migrants irréguliers » interceptés en deux jours, selon la marine
    Le Monde avec AFP
    Plus de 250 « migrants irréguliers » venus de différents pays d’Afrique de l’Ouest, dont plusieurs femmes, ont été interceptés, vendredi 19 et samedi 20 juillet, au Sénégal, selon la marine, quelques jours après un naufrage meurtrier au large de la Mauritanie voisine d’une embarcation partie des côtes sénégalaises.
    Cinquante-sept « candidats à l’émigration irrégulière » ont été « interpellés » samedi matin « à terre » par une patrouille de la marine sénégalaise à Saint-Louis, une zone de pêche dans le nord du pays, a annoncé sur le réseau social X la direction des relations publiques des armées (Dirpa), sans plus de détails.
    Plus tôt, la Dirpa avait fait état de l’interception vendredi de plus de 202 « migrants irréguliers » à bord d’une pirogue. L’embarcation a été arrêtée par un patrouilleur de la marine dans la localité de Lompoul, une autre zone de pêche dans la même partie Nord.
    Les candidats à l’émigration interpellés samedi comptent 22 Sénégalais dont 4 femmes, 14 Ivoiriens dont 11 femmes, 17 Maliens et 4 Gambiens, selon la Dirpa. Parmi ceux interceptés vendredi, il y avait 5 femmes et un mineur. Ils ont été « remis aux services compétents » vendredi, a précisé la Dirpa qui n’a pas précisé leurs nationalités.
    Près de 90 migrants partis pour l’Europe ont péri début juillet au large de la Mauritanie lorsque leur navire a chaviré et des dizaines de personnes ont été portées disparues dans ce drame. L’embarcation était partie de la frontière entre la Gambie et le Sénégal avec 170 passagers à bord, selon l’agence de presse officielle mauritanienne qui cite des survivants. Le premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, avait appelé après ce drame les jeunes à ne pas emprunter la périlleuse route de l’Atlantique vers l’Europe. « Je lance encore un appel à la jeunesse : votre solution ne se trouve pas dans les pirogues », avait-il précisé à Saint-Louis (nord), devant des centaines de jeunes. « L’avenir du monde est en Afrique et vous devez en être conscients, vous les jeunes. Le seul continent qui a encore une marge de progression et de croissance importante, c’est l’Afrique », a-t-il estimé.
    La route de l’Atlantique est particulièrement dangereuse à cause de ses forts courants et parce que les migrants y voyagent sur des bateaux surchargés, parfois pas en état de naviguer, manquant généralement d’eau potable. Mais elle est de plus en plus empruntée à cause du renforcement de la surveillance en Méditerranée par de jeunes gens en quête d’un meilleur avenir en Europe.
    Plus de 5 000 personnes sont mortes en essayant de rejoindre l’Espagne par la mer sur les cinq premiers mois de l’année, soit 33 morts par jour, selon Caminando Fronteras, une ONG espagnole. Il s’agit du nombre de décès quotidiens le plus élevé depuis que l’ONG a commencé à collecter des données en 2007.

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#migrationirreguliere#sante#espagne#canaries#routemigratoire#mauritanie#saintlouis#loumpoul

  • « Ce ne sont pas les #bassines qui ont sauvé les nappes, mais les règles de gestion plus strictes »

    Alors qu’une nouvelle journée de mobilisation contre ces retenues très gourmandes en eau se tient ce samedi dans le Sud-Ouest et l’Ouest, l’hydroclimatologue #Florence_Habets fait le point sur ce que la science en dit.

    « La guerre de l’eau a commencé » : le titre était bien trouvé. Samedi 13 juillet, l’hydroclimatologue Florence Habets s’est glissée parmi le public du Festival international de journalisme de Couthures-sur-Garonne (Lot-et-Garonne) pour assister à un débat entre l’activiste Julien Le Guet, porte-parole du collectif Bassines Non Merci, et l’agriculteur Patrick Franken, vice-président de la chambre d’agriculture départementale. Le débat n’a pas vraiment eu lieu, tant les positions étaient inconciliables, regrette la directrice de recherche au CNRS et professeure attachée à l’Ecole normale supérieure de Paris.

    Ce vendredi 19 juillet, les écologistes, rassemblés depuis mardi et ce week-end non loin du chantier de la bassine controversée de #Sainte-Soline (#Deux-Sèvres), ont manifesté près du site où doit être construit un autre ouvrage du même genre, à Saint-Sauvant (Vienne). De leur côté, une centaine d’agriculteurs hostiles à la contestation se sont pressés à Melle (Deux-Sèvres). « Opposée à toute violence » mais acculée à soutenir la « désobéissance civile » au nom de la science, Florence Habets constate tristement que seul le vacarme militant a permis de questionner l’#irrigation intensive. Pour nourrir les « échanges » qu’elle rêverait apaisés, la chercheuse passe en revue quelques publications récentes consacrées aux bassines et autres retenues d’eau.

    Qu’est-ce qu’une bassine, selon la science ?

    On ne trouve pas trace de ce mot dans la littérature scientifique ; les Anglo-Saxons parlent de « reservoir » ou de dam (« barrage »). Une bassine, c’est une #retenue_artificielle_d’eau, creusée sur plusieurs mètres de profondeur avec des #digues sur les quatre côtés, rendue étanche au moyen d’une #bâche. Une sorte de version extra-large des petits #bassins_de_rétention au bord des autoroutes. Une bassine ne se remplit pas de façon naturelle mais par #pompage, dans une nappe ou une rivière. C’est ce qui la distingue d’une retenue plus classique, « collinaire » (alimentée par l’écoulement venu des collines et par le captage de sources), ou posée sur un cours d’eau (barrage).

    A partir de quand les retenues d’eau artificielles se sont-elles multipliées ?

    L’irrigation massive a commencé dans les années 70-80, surtout après la sécheresse historique de 1976. Des agriculteurs ont construit de petites #retenues_collinaires dans leurs champs. C’était rentable : ils ne payaient pas les volumes qu’ils prélevaient. Aujourd’hui, l’irrigation continue de croître, notamment dans le Nord.

    Combien y a-t-il de bassines et autres réserves artificielles d’eau en France ?

    On connaît mal l’ensemble des retenues en France. Certaines ont été déclarées, lorsqu’il y avait des aides de l’Etat ou de la Politique agricole commune européenne, mais pas toutes. Aujourd’hui, alors que leur construction est soumise à autorisation, beaucoup restent méconnues, voire illégales. Un rapport présenté en avril par France Stratégie a estimé le nombre des retenues artificielles à 670 000 grâce à des données satellitaires. C’est beaucoup, une par kilomètre carré, 1 % de la surface du pays. L’opération a été bien plus délicate que le comptage des piscines, car la végétation ou les algues peuvent masquer leur surface. Le volume stocké dans ces réserves artificielles serait de 18 milliards de m³.

    Quel volume total est consacré à l’irrigation en France ?

    En 2020, plus de 3 milliards de m³, soit 11 % des prélèvements d’eau. Mais comme il n’y a pas de compteurs, il ne s’agit que d’une estimation.

    Les détracteurs des bassines leur reprochent de favoriser l’#évaporation de l’eau. Quel volume ce #gaspillage représente-t-il ?

    D’après le rapport de France Stratégie, environ un milliard de m³ s’évapore chaque année sur 18 milliards. Le chiffre demande à être affiné en fonction des types de retenues. L’hypothèse la plus vraisemblable est qu’il y a davantage d’évaporation dans les bassines où l’eau est stockée sans mouvement ni renouvellement pendant des mois.

    Vous avez encadré une étude de master sur la situation hydrologique dans le bassin des #Autizes, en #Vendée, lieu d’implantation des premières bassines françaises à partir de 2006. Quelles sont ses conclusions ?

    Ce travail raconte que les premières bassines sont des pansements sur des plaies. A l’époque, dans cette partie du Marais poitevin où les #cultures_intensives se sont développées sur d’anciennes prairies à coups d’irrigation massive, les agriculteurs pompaient tellement dans les nappes phréatiques, l’été, que des cours d’eau se trouvaient à sec. Parfois, le sens du courant changeait car, dans ce coin, les rivières sont souvent connectées avec les réserves souterraines. Et le niveau de certaines nappes descendait si bas, au-dessous du niveau de la mer, que de l’eau salée menaçait de faire intrusion et de les polluer. Pour donner un fondement scientifique à leurs craintes, les bénévoles des associations environnementales ont fait des mesures et produit des données. Les résultats étaient alarmants.

    Comment l’Etat a-t-il réagi à cette alerte ?

    Ce milieu naturel emblématique est protégé au niveau européen, donc l’Etat a dû trouver une solution pour limiter les atteintes écologiques. Au lieu de réduire fortement l’irrigation, il a choisi de faire construire ces fameuses premières bassines tout en les finançant. En parallèle, la gestion des prélèvements a été confiée à l’#Etablissement_public_du_Marais_poitevin, qui a des missions de protection de l’eau et de la biodiversité. Les seuils en deçà desquels les prélèvements dans les nappes sont impossibles ont aussi évolué, ce qui a permis de préserver ces réserves. Le tout s’est fait dans la concertation, avec des échanges entre irrigants, l’accord des associations écologistes, et sous la supervision de l’Etablissement public du Marais poitevin.

    Les promoteurs des bassines disent qu’après la construction de ces ouvrages en Vendée, le niveau des nappes est remonté durant l’hiver.

    Ce ne sont pas les bassines qui ont sauvé les nappes, mais les règles de gestion plus strictes qui ont mis un terme aux pratiques agricoles malmenant le milieu ; elles ont aussi rendu les contraintes environnementales acceptables. Mais tout n’est pas parfait. Le projet controversé de la #Coop_79 [#coopérative_des_Deux-Sèvres, ndlr] dont fait partie la bassine de Sainte-Soline, est, lui, porté par un groupement d’irrigants, sans le contrôle d’une structure chargée de préserver l’eau et la #biodiversité. Les engagements environnementaux sont assez limités.

    Le plan d’adaptation de la France au changement climatique dort dans les tiroirs du ministère de la Transition écologique. Un futur texte éclairé par la science devrait-il prôner un moratoire sur les bassines ?

    Les 10 % d’économies d’eau prévues par le #plan_Eau, présenté l’an dernier, font malheureusement l’impasse sur l’#agriculture : les seules économies demandées portent sur l’#eau_potable. En mai, après la crise agricole, beaucoup de décisions défavorables à l’eau et à la biodiversité ont été prises ; un décret a même limité les possibilités de recours contre les bassines. L’urgence serait plutôt d’aider ceux qui se tournent vers une irrigation raisonnée et raisonnable. Aujourd’hui, beaucoup d’agriculteurs se trouvent coincés dans un système qui leur impose de produire plus pour rentabiliser des outils de production et d’irrigation chers. Les bassines sont coûteuses à construire (une bâche immense est plus onéreuse qu’un simple petit lit d’argile), à faire fonctionner (le prix de l’électricité pour pomper l’eau s’envole), et elles ont une durée de vie limitée (les bâches ne sont pas éternelles). Les premières ont été vues comme des objets de transition, non pérennes. Ce ne sont pas des moyens d’adaptation au changement climatique. On a affaire, ici, à un problème de #politique_publique stupide, pas d’agriculteurs.

    https://www.liberation.fr/environnement/agriculture/ce-ne-sont-pas-les-bassines-qui-ont-sauve-les-nappes-mais-les-regles-de-g
    #nappes_phréatiques #méga-bassines #eau

  • Actualité de #Saint-Simon - Un néo saint-simonisme
    https://www.partage-noir.fr/actualite-de-saint-simon-un-neo-saint-simonisme

    Saint-Simon a eu le mérite — à une époque où le machinisme et l’industrialisation n’en étaient qu’à leurs débuts — de proclamer la primauté de l’économie sur la politique, des producteurs sur les féodalités renaissantes, sur les chefs de partis ou d’Etats, sur la caste militaire ; en un mot, de la primauté des abeilles sur les frelons. A la moitié d’une nouvelle classe sociale est liée la formation d’une élite dirigeante qui, dans la pensée de Saint-Simon, ne doit pas être dominante ; la (...) #Interrogations_n°2_-_Mars_1975

    / Jean Barrué, Saint-Simon, Archives Autonomies , #Interrogations

    #Jean_Barrué #Archives_Autonomies_
    https://www.partage-noir.fr/IMG/pdf/interrogations-n02.pdf

  • Emigration irrégulière : La Marine intercepte une pirogue au large de Saint-Louis avec 150 personnes
    https://www.dakaractu.com/Emigration-irreguliere-La-Marine-intercepte-une-pirogue-au-large-de-Saint

    Emigration irrégulière : La Marine intercepte une pirogue au large de Saint-Louis avec 150 personnes
    La marine nationale sénégalaise a intercepté dans la nuit du lundi au mardi 25 juin, une pirogue au large de Saint-Louis avec à son bord environ 150 migrants.Selon le tweet de la Dirpa, c’est le patrouilleur de haute mer NIANI qui a effectué cette opération à 135 km au large des côtes Saint-Louisiennes. 3 femmes et 3 enfants étaient parmi les 150 personnes secourues et ramenées à Dakar à la Base Navale. Les services de la communication des Armées sénégalaises renseignent que six (6) malades sont pris en charge, ce mardi matin.

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#migrationirreguliere#traversee#routemigratoire#atlantique#saintlouis#mineur#sante

  • Actualité de #Saint-Simon - Cogestion ou autogestion
    https://www.partage-noir.fr/actualite-de-saint-simon-cogestion-ou-autogestion

    Cogestion ou autogestion Le dialogue, s’il est constructif, doit être plus qu’un échange de propos oiseux entre gens de bonne compa­gnie : il doit conduire à une réforme des structures de l’entre­prise. La cogestion est née de ce souci et, depuis 1951, elle est pratiquée en Allemagne Fédérale où les entreprises sidérur­giques et les charbonnages occupant plus de mille salariés bénéficient même d’une cogestion paritaire. Dans le précédent numéro d’Interrogations, Heinz Zimmermann a fort (...) #Interrogations_n°2_-_Mars_1975

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  • Actualité de #Saint-Simon - La nouvelle classe
    https://www.partage-noir.fr/actualite-de-saint-simon-la-nouvelle-classe

    Est-ce à dire que les anarchistes se refusent à reconnaître les compétences et les capacités et, sous prétexte d’égalité, veulent procéder au nivellement des intelligences ? Il n’en est rien et Proudhon ainsi que Bakounine ont reconnu le rôle essentiel des techniciens et des savants dans les spécialités qui relèvent de leur compétence. Mais les anarchistes pensent qu’une création n’est vraiment collective que si tous les inté­ressés participent aux pouvoirs de décision ; certes, ils (...) #Interrogations_n°2_-_Mars_1975

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  • Actualité de #Saint-Simon - La hiérarchie graduée
    https://www.partage-noir.fr/actualite-de-saint-simon-la-hierarchie-graduee

    La classe industrielle, telle que la conçoit Saint-Simon, est étrangère au schéma marxiste, elle ignore l’antagonisme capital-travail, la lutte des classes. Elle réunit sous le nom de producteurs tous ceux qui jouent un rôle actif dans le cycle de la production : de l’ouvrier au chef d’entreprise qui fait fructifier son capital. Dans la pensée de Saint-Simon tous collaborent à une œuvre collective, chacun selon ses capacités, et cette hiérarchie des capacités légitimes ne créera pas des (...) #Interrogations_n°2_-_Mars_1975

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  • Actualité de #Saint-Simon - Tout pour la production
    https://www.partage-noir.fr/actualite-de-saint-simon-tout-pour-la-production

    Le principe directeur de l’école saint-simonienne : tout pour la production, est devenu l’impératif du monde actuel. Les progrès de la science, le développement du machinisme, une technique de plus en plus poussée ont permis un accroissement vertigineux de la production. Partout on glorifie l’expansion, on se réjouit de l’augmentation du taux de croissance : ces bulletins de santé de la Production sont autant de bulletins de victoire. Comme l’affirmait Saint-Simon, la forme de (...) #Interrogations_n°2_-_Mars_1975

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  • Actualité de Saint Simon - Une Europe supranationale
    https://www.partage-noir.fr/actualite-de-saint-simon-une-europe-supranationale

    Cette morale et cette religion universelles n’ont nées de sens que si disparaissent les frontières artificielles nées du régime militaire. La France n’est qu’un membre de la société euro­péenne, écrit #Saint-Simon, et tous les industriels sont mus par les intérêts de la production. Savants, artistes, industriels doi­vent s’unir par dessus les frontières pour défendre le même idéal de paix. La formule célèbre — et optimiste — : l’union des travailleurs fera la paix du monde, pourrait (...) #Interrogations_n°2_-_Mars_1975

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  • Actualité de Saint Simon - A chacun selon ses capacités
    https://www.partage-noir.fr/actualite-de-saint-simon-a-chacun-selon-ses-capacites

    Peut-il y avoir des conflits entre les divers groupes sociaux constituant la société industrielle, cette société dans laquelle on est passé du régime gouvernemental ou militaire au régime administratif ou industriel ? Non, répond Saint­-Simon, car chacun exerce une fonction, conforme à sa capacité et retire de la société des bénéfices exactement proportionnés à sa mise sociale, à sa capacité positive. On reconnait là la formule célèbre de l’école saint-simonienne : à chacun sa capacité, à (...) #Interrogations_n°2_-_Mars_1975

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  • Actualité de #Saint-Simon - Le parti industriel
    https://www.partage-noir.fr/actualite-de-saint-simon-le-parti-industriel

    Classe industrielle, parti industriel : ces termes reviennent sans cesse dans l’œuvre de Saint-Simon. Si l’on, en croit Enfantin, c’est en 1817 que Saint-Simon a créé ce vocable d’industriel qui depuis a connu la fortune que l’on sait. Quels sont les producteurs ? Saint-Simon entend par industriels tous ceux qui travaillent et qui concourent à toutes les formes de la production : paysans, ouvriers, artisans, fabricants, commerçants. Chefs d’entreprises et ouvriers sont également — (...) #Interrogations_n°2_-_Mars_1975

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  • Actualité de #Saint-Simon - La science de la production
    https://www.partage-noir.fr/actualite-de-saint-simon-la-science-de-la-production

    Quelle est donc cette évolution des types sociaux ? Quelle est la marche de notre société à partir du moment où elle s’est vraiment constituée ? Saint-Simon prend comme point de départ le Moyen Age (XIe, XIIe siècle) caractérisé par le pouvoir militaire spirituel des prêtres : système militaire et théologique (ou encore féodal et papal) qui correspondait à l’état de la civilisation et à la supériorité sociale des classes militaire et sacerdotale. Si la fin du XIe siècle marque l’apogée de (...) #Interrogations_n°2_-_Mars_1975

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  • Actualité de #Saint-Simon - La physiologie sociale
    https://www.partage-noir.fr/actualite-de-saint-simon

    Un classement chronologique des écrits de Saint-Simon conduirait à penser que de 1803 à 1816 il s’est intéressé aux sciences et à la philosophie, puis de 1816 à 1825 aux ques­tions politiques et sociales. En fait on ne peut ainsi dissocier la pensée de Saint-Simon et il y a une interdépendance étroite entre sa philosophie et ce que nous appellerions maintenant sa sociologie. Dans son Mémoire sur la Science de l’homme (1813), il insiste sur le fait que tout système de politique géné­rale (...) #Interrogations_n°2_-_Mars_1975

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  • Actualité de #Saint-Simon - Introduction
    https://www.partage-noir.fr/actualite-de-saint-simon-introduction

    Selon une tradition soigneusement entretenue, Marx et Engels ont fondé durant les années quarante du siècle dernier le socialisme scientifique, qui succédait à un ensemble de doctrines confuses qualifié socialisme utopique. Scientifique, utopique : on conçoit que le rapprochement de ces deux épithètes suffit à donner à la seconde un sens péjo­ratif ! La même tradition veut que Proudhon, difficilement classable, soit un petit-bourgeois, que le socialisme antiautori­taire et antiétatique de (...) #Interrogations_n°2_-_Mars_1975

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    #Archives_Autonomies_ #Jean_Barrué
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  • Battling to Save James Baldwin’s Home in the South of France
    https://www.nytimes.com/2017/04/04/arts/battling-to-save-james-baldwins-home-in-the-south-of-france.html


    The former home of James Baldwin in Saint-Paul-de-Vence, France, where a developer plans to build apartment buildings and a swimming pool. Credit...Rebecca Marshall for The New York Times

    L’éternel problème des veuves et autres héritiers sous les régimes capitalistes frappe la mémoire de James Baldwin. La tentative de préservation du domaine de Baldwin par un groupe d’Europénnes rajoute des problèmes.

    4.4.2017 by Rachel Donadio - SAINT-PAUL-DE-VENCE, France — From 1970 until his death in 1987, James Baldwin lived and wrote in a house with an idyllic garden in this medieval village on the Côte d’Azur, with the Alps at its back and the Mediterranean visible far below.

    But those who arrive today to pay homage to Baldwin won’t find anything commemorating that American novelist, playwright and essayist. No house museum greets them, or even a plaque with his name. The wing where Baldwin lived was torn down a few years ago. The remaining two houses on the property are in disrepair, the once-verdant garden unkempt. And the local real estate developer who now owns the property, after the Baldwin family lost control of it more than a decade ago, plans to build three apartment buildings and a swimming pool.

    Heartsick at the prospect, a group started last year by an American novelist in Paris began fund-raising to buy the property, which is nearly 6 acres, and convert it into a writers’ retreat dedicated to Baldwin. But the group does not have the blessing of the Baldwin family, some of whose members question its tactics and even its standing to champion the cause.

    “To me the issue is very straightforward: It’s about representation,” said Aisha Karefa-Smart, a niece of Baldwin’s. “Who gets to represent James Baldwin’s legacy and who gets to speak about who he was.”

    The interest in the house comes at a time when Baldwin, with his prescient insights into race relations in the United States, is having something of a posthumous revival, fueled by the Black Lives Matter movement and the Oscar-nominated documentary “I Am Not Your Negro.”

    Baldwin, who had lived in Paris earlier in his life, first came to Saint-Paul-de-Vence in 1970, at the age of 46, after a breakdown. He had been excoriated by fellow members of the civil rights movement — some called the author, who was gay, Martin Luther Queen — and believed he was under surveillance by the United States government. In France, he found the tranquillity and distance to write.

    At the time of his death from cancer, he had been buying the house in installments from his landlady, Jeanne Faure, who grew up in Algeria under French colonial rule. Despite her right-wing politics, she and Baldwin had become the best of friends. (When President François Mitterrand of France made Baldwin a commander of the Legion of Honor in 1986, one of the country’s highest honors, the author brought Ms. Faure to the ceremony.)

    Friends of Baldwin in Saint-Paul recall that Ms. Faure was adamant that he have the house after her death. But a complex legal battle ensued among the Baldwin family, relatives of Ms. Faure and a woman who had worked as Ms. Faure’s housekeeper. In 2007, a court ruled in favor of the former housekeeper, Josette Bazzini, who said that Ms. Faure had bequeathed her the house, according to Jules B. Farber’s book “James Baldwin: Escape From America, Exile in Provence.”

    Shannon Cain, the American novelist leading the campaign to create the writer’s retreat, said she was inspired to rescue the house after reading an opinion piece in Le Monde last March, “France Must Save James Baldwin’s House,” by Thomas Chatterton Williams, a writer in Paris.

    “I cannot believe I have the privilege to be alive at this moment on earth when James Baldwin’s house is in danger and I happen to have the skills and temperament to do this work,” Ms. Cain said.

    But her efforts have upset the Baldwin estate and family members.

    Ms. Karefa-Smart said that she and her relatives were offended by Ms. Cain’s registration of a website without the family’s permission and offering family members seats on the board of a group aimed at saving the house they had lost. Last year, the Baldwin estate threatened legal action for the group’s registering a website using James Baldwin’s name without permission. Gloria Karefa-Smart, Aisha’s mother, is the sole executor of the writer’s estate, and is known by scholars for her protectiveness over the rights to cite his work. (She did not return requests for comment.)

    “We don’t know who she is, and this organization is not legit, it’s not a 501(c)(3),” Aisha Karefa-Smart said, referring to its lack of nonprofit status under the United States tax code. (Ms. Cain, who is white, later sent a letter to the family introducing herself and in an interview said the organization would apply for nonprofit status in the United States this week.)

    Ms. Cain’s lack of connection to Baldwin has also played a role. “It’s not whiteness per se, but your experience as a white person does not give you proximity for what you’re trying to represent,” Ms. Karefa-Smart said in the interview. She likened the group’s approach to that of a white artist, Dana Schutz, whose painting of Emmett Till, the black teenager whose lynching by two white men in Mississippi in 1955 helped set off the civil rights movement, drew protests last month from some who said the artist was co-opting black pain.

    It’s not only Baldwin family members who are concerned by Ms. Cain’s efforts; several others initially involved with her have distanced themselves. Others were taken aback that Ms. Cain squatted in the house last summer, and intended to draw a salary from the fund-raising.

    The Harvard professor Henry Louis Gates Jr. backed away after learning that the Baldwin family didn’t support the group, though he says he would love for the house to become a “place of pilgrimage.”

    Ms. Cain does not apologize for seeking a salary. “A successful nonprofit needs a professional running this place,” she said.

    But she called herself “an imperfect candidate for this job” because of her race. She added that she would leave the organization if her presence hindered efforts to save the house.

    In recent months, the group, now called His Place in Provence, has expanded; among the principals are Dereke Clements, an African-American dancer in France, and its advisory board includes the writer Rebecca Walker, daughter of the novelist Alice Walker. Hélène Roux Jeandheur, whose mother was close to Baldwin and whose family still runs the art-filled Colombe d’Or hotel here, where Baldwin used to spend time in the evenings, is helping set up a French nonprofit.

    “She cannot change being a white woman,” Mr. Clements said of Ms. Cain, as the two sat beneath a makeshift whiteboard with the names of major African-American cultural figures they hope to enlist. “But this is not an individual effort anymore.”

    But even if the revamped group can raise more money, it’s not clear that the house can be reclaimed. In November a local developer, Socri, said it would consider selling the property for 9 million euros (about $9.5 million), according to an email from Socri’s real estate agent provided by Ms. Cain. But in an email last month, Mendi Leclerc, an assistant to the developer, said construction will move ahead “very soon.”

    “We are not ready to sell this project, especially not to people who illegally occupied the site for many days,” Ms. Leclerc added, referring to Ms. Cain. Ms. Leclerc said that the company could “envision” putting a commemorative plaque on the site.

    The mayor of Saint-Paul-de-Vence, Joseph Le Chapelain, who signed the building permit last year, said the project was out of his hands. “It’s a private company,” he said. “The city has no power over it.”

    An employee at the French culture ministry said that the ministry could not intervene to declare the house a historic site unless the private owner requested that.

    But for some in France, the lack of recognition shows disrespect for Baldwin in a town that honors other cultural figures who lived here, including Matisse and Chagall.

    For others, the family’s loss of the house speaks to the difficulties faced by African-Americans in owning property and their cultural heritage.

    The essayist Rachel Kaadzi Ghansah, one of several African-American writers who have recently made pilgrimages here, said a visit raised the painful issue of the “paradoxical and the elusive nature of never being able to declare our work our own, and to say, ‘You can’t take this from me.’”

    Aisha Karefa-Smart said that she would consider supporting the effort if donors she trusted tried to buy the house and dedicate it to Baldwin, the way several African-American artists bought Nina Simone’s house in March.

    “If it happens, wonderful. If not, it’s not going to impact the power and the scope of his legacy,” she added.

    Trevor Baldwin, one of Baldwin’s nephews, who helped get a street in Harlem named for the author, said in an email that he would like something more tangible in Saint-Paul-de-Vence. “I hope there will be a commemorative vestige to honor his dedication to elevating humanity through enlightenment with appreciation for his love of the country that saved his life,” Mr. Baldwin wrote. Saint-Paul-de-Vence, where his uncle “chose to die,” Mr. Baldwin said, was deeply meaningful to the writer.

    Baldwin left behind an unfinished play, “The Welcome Table,” about an African-American living in the South of France. Its title refers to the table in his garden here, where friends would talk late into the night. In the developer’s plans, that patch of lawn will become the entrance to an underground garage.

    #USA #France #Saint-Paul-de-Vence #activisme #lettres #capitalisme

  • Dans les camps. Hospitalité française
    http://anarlivres.free.fr/pages/nouveau.html#camps

    Le 23 février 1939 paraissait dans « Le Libertaire » un article de Maurice Doutreau sur le camp de concentration de Saint-Cyprien dans les Pyrénées-Orientales qui « accueillait » les républicains espagnols, fuyant l’avancée des troupes franquistes. Les premiers camps sont situés en bord de mer, sur la plage, où il n’y a rien pour les accueillir, à part les barbelés, les gardes mobiles et les troupes coloniales. Séparés de leur famille, les hommes sont parqués dans le froid, sans soins et sans hygiène. Le journaliste dénonce ces conditions de vie inhumaine, l’hypocrisie des politiques et le rôle de ses confrères de la presse bourgeoise chargés de faire accepter l’inacceptable (...)

    #GuerreEspagne #anarchisme #libertaire #camps #médias #Saint-Cyprien

  • « Une belle grève de mai », par Benjamin Fernandez (abonnés ⁕ en kiosques, mai 2024) // https://www.monde-diplomatique.fr/66839


    David de la Mano. — « Ante el silencio » (Avant le silence), Saint-Nazaire, 2019

    Un an avant Mai 68, mouvement de grève le plus important de l’histoire de #France, une ville de 63 000 habitants vit près de 50 000 manifestants réclamer de meilleurs salaires. Était-ce la répétition générale ? En tout cas un moment de grande solidarité entre les diverses catégories d’ouvriers de Saint-Nazaire, mais également entre cette masse de salariés et l’ensemble de la population. Destination commune : la victoire.

    Près de 60 ans après, faut croire que le #patronat à pris sa revanche en empoisonnant la population de #Saint_Nazaire et au-delà. Une enquête de #splann qui fera date. Saint-Nazaire, malade de ses industries
    https://splann.org/enquete/pollution-saint-nazaire
    https://seenthis.net/messages/1054226
    #capitalisme #Seveso #pollutions #sociétés_industrielles

  • Saint-Nazaire : un mois après une cyberattaque historique, des services municipaux encore mutilés et ça va durer - Simon Cherner

    Après le cybertsunami, la reconstruction. Touchée de plein fouet par une attaque informatique historique dans la soirée du 9 avril, l’agglomération de Saint-Nazaire retrouve progressivement l’usage de ses services numériques. Mais le chemin sera long : considérée comme « très sérieuse », selon une source proche du dossier, l’agression aurait mis totalement hors service quelque 400 applications clés de la municipalité, fait disparaître quelques données et forcé de nombreuses équipes à revenir au papier et au crayon. Une régression technologique sans précédent pour la collectivité, et qui persiste encore en partie aujourd’hui.


    « Tous les systèmes touchés sont en train d’être remis en route et en sécurité, mais nous en avons pour tout l’été, au moins, car nos services informatiques doivent repartir de zéro », indique au Figaro un porte-parole de l’agglomération nazairienne. La collectivité s’apprête à livrer, à la fin du mois, un nouveau point d’étape sur la reconstruction numérique en cours. Épaulée par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), la mairie de Saint-Nazaire prend l’attaque particulièrement au sérieux. « C’est un acte de guerre » , a déclaré à plusieurs reprises le maire David Samzun (PS). Le volet judiciaire de l’attaque est suivi par la section cyber du parquet de Paris.

    Une attaque particulièrement grave
    Signe de cette discrète offensive numérique, l’agglomération connaîtrait environ 150 tentatives d’intrusion informatique par jour depuis les six derniers mois. L’une a fini par percer. Un mois plus tard, la faille qui a ouvert la voie aux pirates a pu être déterminée et circonscrite à l’adresse mail générique d’un service technique de l’agglomération. Le mot de passe associé à cette adresse aurait été forcé de manière assez rudimentaire, par force brute ou par l’intermédiaire d’une base de données précédemment piratée et partagée en ligne. Une fois en possession du mail, les attaquants ont pu s’en prendre aux serveurs de l’agglomération. Près d’un tiers du réseau interne a été infecté par un rançongiciel. Aucun groupe ne semble pour l’heure avoir revendiqué l’attaque.

    « C’est un sujet très sensible. Ce genre d’attaque de grande envergure est particulièrement grave pour une agglomération comme Saint-Nazaire (127.000 habitants, NDLR) », commente un expert en cybersécurité basé en Loire-Atlantique qui préfère rester anonyme. « Les rançongiciels ont la cote auprès des pirates informatiques depuis l’attaque fondatrice du virus WannaCry , en 2017, poursuit-il. La période du Covid a accéléré la tendance et, désormais, nous voyons de plus en plus les tensions géopolitiques se répercuter dans le cyberespace, qui reste encore largement un Far West surveillé par un nombre insuffisant de shérifs. »

    À la mi-mai, le secteur le plus mal en point correspondrait aux services de l’eau, dont les facturations et les prélèvements ont été complètement gelés. D’autres services, comme celui en charge des papiers d’identité, de l’urbanisme et des centres de loisirs fonctionnent au ralenti, et uniquement par papier. Une semaine après l’attaque, la mairie évoquait un délai de deux ans, avant le rétablissement complet de ses services. Un mois plus tard, aucune échéance n’est avancée par l’agglomération de Saint-Nazaire.

    #hacking #cyberattaque #sécurité #internet #ransomware #sécurité_informatique #cyberattaques #cybersécurité #malware #piratage #algorithme #en_vedette #Saint-Nazaire #services_publics #services_public

    Source : https://www.lefigaro.fr/nantes/saint-nazaire-un-mois-apres-une-cyberattaque-historique-des-services-munici

  • #TNT #TPMP #ARCOM : Mettre des nouilles dans le caleçon de ses chroniqueurs | Mediapart | 14.05.24

    https://www.mediapart.fr/journal/culture-et-idees/140524/la-commission-d-enquete-sur-la-tnt-confirme-que-le-macrono-lepenisme-est-u

    #Saintoul : Et puis, il y a un point de départ plus personnel, tiré de mon expérience d’enseignant. Tout ce qu’on nous demande de faire quand on est prof, tout ce que l’institution scolaire attend de nous et nous demande de transmettre aux élèves, est en permanence contrebattu par la télévision. La préférence pour la complexité, les valeurs de désintéressement et de patience sont loin d’être les principes cardinaux qui régissent la télé aujourd’hui. Par ailleurs, comment voulez-vous lutter contre le harcèlement scolaire, quand vous avez des ministres qui défilent chez un harceleur notoire dont l’un des jeux favoris est de mettre des nouilles dans le caleçon de ses chroniqueurs [Cyril #Hanouna – ndlr] ?

    • juste avant, y a :

      Mediapart : En octobre dernier, votre groupe parlementaire a fait usage de son droit de tirage annuel pour obtenir la création de la commission d’enquête sur la TNT. Quels objectifs poursuiviez-vous à ce moment-là ?

      Aurélien Saintoul : Le premier objectif, et il est pleinement atteint à mon sens, était d’abord d’éviter que la procédure de renouvellement des fréquences TNT – lancée cette année par l’Arcom, elle concerne quinze canaux hertziens, notamment ceux occupés par les chaînes du groupe Canal+ et TF1 – passe pour une formalité. Tout le monde semble considérer que la libéralisation de l’audiovisuel, consacrée en 1986 par la loi sur la liberté de communication, est indépassable. Personne ne s’interroge sur les effets qu’elle produit sur l’information et la qualité des programmes. Il fallait donc rappeler que les groupes audiovisuels privés ne sont pas propriétaires de leur fréquence, ont des obligations à l’égard du public, elles-mêmes motivées par l’intérêt général.

  • L’homme qui toucha à son poste | Libé | 12.05.24

    https://www.liberation.fr/politique/aurelien-saintoul-le-depute-lfi-qui-a-touche-au-poste-20240513_TOGUOK7Z3F

    #Saintoul (rapporteur, LFI) a propos de Bataillon (prézident, LaRem) :

    « Il pensait plutôt avoir affaire à une mission d’information. Nous étions dans une commission d’enquête, un lieu où l’on cherche à établir des faits. »

    Du coup, le rapport[eur] se fait tailler en commission :

    La discussion en commission de son rapport la semaine passée a été l’occasion d’une nouvelle passe d’armes. Les députés de la majorité, de la droite et de l’extrême droite ont initialement demandé le retrait de 19 propositions (sur 47). « Tentative de censure », s’est insurgé Saintoul. Neuf propositions sont finalement inscrites « à titre personnel du rapporteur » dans le document final.

    Le rapport sort ce mardi. On attend le makin’of.

    • Au sein du mouvement (#LFI), il fait partie de la génération de trentenaires (Paul Vannier, Antoine Léaument, Clémence Guetté…), souvent des anciens collaborateurs parlementaires, ayant accédé à l’hémicycle [en 2022] aux dernières législatives. Il s’est engagé avec Mélenchon à 21 ans, prenant sa carte au Parti de gauche : « Je me disais que celui-là n’était pas comme les autres, qu’il donnait le bon sens aux mots. Je trouvais assez utile quelqu’un qui parlait de capitalisme et d’anticapitalisme. » La ligne n’a jamais varié.

  • Copains comme cochons : élus, éleveurs ou écrivains, qui sont les lobbyistes du porc en #Bretagne ?

    La Bretagne concentre la majorité de la production porcine de France. Un leadership qu’un conglomérat d’éleveurs, de politiques et d’alliés parfois inattendus compte préserver contre vents et marées. À travers quatre #infographies réalisées en partenariat avec La Revue dessinée, nous montrons les liens qu’entretiennent ces acteurs et les structures qui servent à défendre leurs intérêts. Une #cartographie inédite et pourtant non exhaustive d’un #lobby capable de tordre le bras au gouvernement.

    #Philippe_Bizien, un poids lourd de la filière

    L’enquête publiée par Splann ! en juillet 2022 sur l’extension de la #porcherie #Avel_vor, à #Landunvez (29), met en évidence l’#influence de son gérant sur toute la filière. Propriétaire de l’une des plus grandes exploitations porcines de France, d’où peuvent sortir chaque année jusqu’à 26.000 cochons, Philippe Bizien cumule de nombreuses autres fonctions. Il dirige plusieurs poids lourds de l’#agro-industrie : président de la société #Evel’Up (numéro 2 du porc en France) il est aussi à la tête de différentes structures défendant les intérêts des éleveurs et des méthaniseurs, en Bretagne.

    Ni les recours juridiques contre l’extension d’Avel vor menés par des associations environnementales, gagnés en première instance en 2019 et en appel en 2021, ni la condamnation de Philippe Bizien et de sa société pour #homicide_involontaire en 2022, ni, enfin, l’ouverture d’une #enquête impliquant Avel vor pour #mise_en_danger_de_la_vie_d’autrui par le pôle environnemental du parquet de Brest en 2023, n’ont eu raison de son ascension au sein du lobby du cochon.

    En 2023, il hérite d’une fonction nationale : il devient président de la section porcine de la #Coopération_agricole (anciennement #Coop_de_France), le très puissant syndicat défendant les intérêts des coopératives françaises auprès des pouvoirs publics français et des institutions européennes. Il cumule ainsi cinq mandats – donc cinq indemnités – et bénéficie d’un accès privilégié aux politiques et aux représentants de l’État.

    En janvier 2024, une délégation composée des députés Renaissance #Didier_Le_Gac et #Antoine_Armand, s’est rendue dans l’élevage de Philippe Bizien dans le cadre « d’une mission confiée par #Marc_Fesneau pour ancrer favorablement l’élevage en France », selon les mots de Didier Le Gac. Un soutien réaffirmé par le député Antoine Armand sur le réseau X, faisant fi des polémiques lié à la porcherie landunvezienne « On les suspecte. On les dénigre et parfois on les harcèle. Mais comme ici dans le Finistère, ils et elles nourrissent la France, sont engagés dans la transition écologique et façonnent nos paysages. »

    De puissants relais locaux

    Au-delà des liens de sang qui unissent, jusqu’en 2014, le gérant d’Avel vor au maire de Landunvez, – qui n’est autre que son père – lequel signe les autorisations d’agrandir la porcherie, c’est tout le secteur porcin qui tire les ficelles de la politique locale du pays de Landunvez.

    À la lumière de cet organigramme, les liens entre élus locaux et Evel’Up, la coopérative porcine présidée par Philippe Bizien, sont flagrants.

    À quelques dizaines de kilomètres de Landunvez, la commune de #Saint-Renan est administrée depuis 2014 par #Gilles_Mounier (divers droite), qui était cadre d’Evel’Up jusqu’en en 2021. Il a abandonné ce poste lors de son accès à la vice-présidence du conseil départemental du Finistère, en tant que chargé du développement durable et des territoires. Son épouse est toujours responsable communication au sein d’Evel’Up.

    À #Saint-Renan, les liens entre Evel’Up et la mairie ne datent pas d’hier puisque le prédécesseur de Gilles Mounier au poste de maire, #Bernard_Foricher, était aussi salarié de cette coopérative porcine (qui portait alors le nom de #Pigalys).

    Gilles Mounier n’est pas le seul à être passé de la direction d’Evel’Up à une carrière politique. Un peu plus au nord de Landunvez, la commune de #Kernouës est administrée par #Christophe_Bèle, directeur pendant 20 ans de la coopérative porcine Pigalys, devenue #Aveltis puis… Evel’Up.

    Ces deux soutiens historiques de la puissante filière porcine dans le #Finistère siègent désormais ensemble au sein de la commission locale de l’#eau et du syndicat des eaux du Bas-Léon. Ils occupent ainsi des postes stratégiques pour la gestion de l’eau du pays d’Iroise, à l’heure où le secteur porcin pèse lourd sur la qualité et la quantité d’#eau_potable disponible pour les habitants du territoire.

    La famille élargie

    À l’échelle nationale, le lobby porcin est aussi discret qu’organisé. Parmi ses principaux représentants, on trouve le député Les Républicains (LR) de #Loudéac-Lamballe (22), conseiller régional de Bretagne et vice-président de l’Assemblée nationale jusqu’en 2022, #Marc_Le_Fur. Surnommé le « #député_du_cochon », il s’attaque depuis plusieurs années aux associations qui critiquent l’élevage en déposant en 2022 par exemple, un amendement dit « anti-L214 » visant à « supprimer la réduction d’impôts pour les dons aux associations dont les adhérents sont reconnus coupables d’actes d’intrusion sur les propriétés privées agricoles ».

    Dans sa croisade contre « les normes excessives » il est aidé par #Jacques_Crolais, son ancien attaché parlementaire, directeur de l’#UGPVB (#Union_des_groupements_des_producteurs_de_viande_de_Bretagne) jusqu’en avril 2024, poste qu’il vient de quitter pour prendre la direction… d’Evel’Up.

    Autre député défendant ardemment la filière porcine : #Didier_Le_Gac, député Renaissance de Brest rural (29), dont fait partie la commune de #Landunvez. Il est l’une des chevilles ouvrières de la cellule de gendarmerie dite « #Demeter » créée à la demande de la #FNSEA, ayant pour but « d’identifier et poursuivre les agressions, intrusions et dégradations sur les exploitations agricoles ». Son lancement a été effectué en grande pompe en décembre 2019 à Saint-Renan (29), commune administrée par Gilles Mounier (dont vous retrouverez la figure dans l’organigramme « de puissants relais locaux ») à quelques kilomètres de la porcherie de Philippe Bizien.

    À cette époque-là et jusqu’en 2023, la FNSEA était présidée par #Christiane_Lambert, éleveuse de porcs dans le Maine-et-Loire, aujourd’hui présidente du #Comité_des_organisations_professionnelles_agricoles_de_l’Union_européenne (#Copa-Cogeca) – le plus important syndicat agricole européen.

    Le 14 mars 2024, Christiane Lambert a reçu la médaille d’officier de la Légion d’honneur sous le haut patronage d’#Erik_Orsenna (dont vous retrouverez la figure dans l’organigramme « La famille étendue ») et de l’ex-ministre de l’agriculture #Julien_Denormandie. Tous deux proches de l’association vitrine des grandes entreprises de l’#agroalimentaire, #Agriculteurs_de_Bretagne, ils viennent de cosigner le livre « Nourrir sans dévaster » (Flammarion).

    Une influence nationale

    De Plouvorn à Plonevez-Porzay en passant par Lamballe, Pouldreuzic, Loc-Equiner… Le lobby porcin s’est fait une place de choix dans de nombreuses institutions locales et nationales. De la Vallée des Saints… jusqu’à l’Académie française.

    Une statue de Saint-Alexis a été installée dans la Vallée des Saints en juillet 2022, le lieu, crée par des militants bretons en 2009 sur la commune de Carnoët, dans les Côtes d’Armor, se veut « une Île de Pâques à la bretonne ».

    La sculpture en granit de 4,25 m de haut a été financée conjointement par Le Crédit Agricole du Finistère, la Sica de Saint-Pol-de-Léon – premier groupement français de producteurs de légumes et d’horticulteurs – et la Brittany Ferries, pour rendre hommage à #Alexis_Gourvennec, considéré comme le père de l’agriculture bretonne moderne.

    Il était l’un des plus gros éleveurs porcins français avec 2.000 truies et 48 employés en 1984. Il a occupé la présidence de la Caisse régionale du Crédit Agricole de 1979 à 1998. Connu pour légitimer le recours à la violence en manifestation, l’entrepreneur léonard a contribué à diffuser sur la péninsule une vision ultra-libérale et productiviste de l’agriculture.

    Par-delà cet hommage en granit, les figures bien vivantes présentes dans cet organigramme, continuent de creuser le sillon d’Alexis Gourvennec.

    La filière porcine s’est par ailleurs organisée pour influencer l’opinion publique et laver l’image de l’agriculture bretonne et de ses pollutions. #Agriculteurs_de_Bretagne, association créée par de grandes entreprises de l’agroalimentaire en 2009 après la mort très médiatisée d’un cheval dans les algues vertes à Saint-Michel-en-Grève (22), assure des missions d’accueil d’écoles dans des exploitations de son réseau ainsi que la diffusion du magazine #Le_P’tit_Agri, destiné aux 7-11 ans. Elle tient également des stands lors de grands événements comme les Vieilles Charrues, à Carhaix (29) ou déploie parfois ses couleurs dans des stades, dont celui de Guingamp (22).

    Présidente de ce lobby jusqu’en 2022, #Danielle_Even, éleveuse de porcs dans les Côtes-d’Armor, a été propulsée sur la scène médiatique par l’académicien, businessman et conseiller des présidents Mitterrand et Macron, Erik Orsenna, lequel a invité « sa voisine », en 2013, sur le plateau de l’émission de Michel Drucker « Vivement Dimanche ». « La Bretagne, grâce au porc, sera le nouveau Qatar ! », lance-t-il alors. Depuis, il est présent pour soutenir le lobby à de nombreuses reprises comme lors des remises de légion d’honneur à #André_Sergent, éleveur de porcs et président de la chambre d’agriculture du Finistère, ou à Christiane Lambert, ancienne présidente de la FNSEA et actuelle présidente de la Copa-Cogeca.

    https://splann.org/enquete/les-travers-du-porc/lobby-porc-bretagne

    #élevage #porc #France #infographie #élevage_porcin
    #industrie_agro-alimentaire

    • A fond ! Sur ma watch list dès que possible.

      Première impression de la bande annonce... c’est bien joué, mais les textes sont dits sans le niveau requis pour les langues utilisées.
      Je trouvais que dans Le Jeune Karl Marx , cette erreur n’était pas commise.

    • Vu hier soir... film très lent. Je ne sais pas trop quoi en penser.
      Intéressant, comment Kropotkin explique sa mission de proposer une nouvelle #cartographie_anarchiste de la région... et l’absurdité de la présence de 4 heures différentes dans la petite ville de Saint-Imier : l’heure de l’usine, celle de la municipalité, celle de la poste et celle de la gare (si je ne me trompe pas).

    • Vu.
      La collection de photos d’anarchistes en vantant leurs mérites et actes militants, j’aimerais trop voir ça dans la cour de récré.
      Ca serait vachement plus censé que tout ce que j’ai pu connaître, qui existe actuellement ou existera dans l’avenir.
      Ravachol = 100 points

  • Bien manger, pour tout le monde : vers une #Sécurité_sociale_de_l’alimentation

    Pour donner accès à de bons aliments, produits localement et de bonne qualité, des initiatives essaiment à travers la France pour créer une #Sécurité_sociale de l’#alimentation. Le principe : donner accès à tout le monde au bien manger, en remboursant les aliments grâce à la solidarité. On vous emmène à #Saint-Étienne, dans un village du #Vaucluse et à #Montpellier, où citoyennes et citoyens montrent la voie.

    https://basta.media/bien-manger-pour-tout-le-monde-vers-une-securite-sociale-de-l-alimentation

    #SSA #sécurité_sociale_alimentaire

  • #Sainte-Soline, Autopsie d’un #carnage - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=3ymjnILRclQ


    #deux-sèvres

    L’histoire de Serge, de Mickaël, d’Alix, d’Olivier aucune chaine de télé n’a osé la raconter. Or, étouffer les voix de celles et ceux qui ont vécu Sainte-Soline dans leur chair, c’est les écraser une deuxième fois. Grâce à la co-production de #Reporterre et #OFF_investigation, nous pouvons vous mettre ce #documentaire en accès libre. Mais pour continuer demain, nous avons besoin de vous. Pour que d’autres voix émergent et participent à faire éclater la vérité, faites un don.
    ➡️ https://donorbox.org/reporterre-offin...

    ©️ Crédits :
    Sur une idée originale de Clarisse Feletin
    Réalisation : Clarisse Feletin et Maïlys Khider
    Montage : Bérénice Sevestre et Julien Bouillet
    Documentation : Robin Couturier
    Musique composée et dirigée par Hélène Blazy
    Illustration : Arnaud Bétend
    Graphisme : Florian Parisot
    Mixage : Edward Pellicciari (Creative Sound)
    Étalonnage : Fred Fleureau
    Tournage des interviews : Valentin Wender, Léo Le Gat, Robin Couturier, Jean-Marc Pitte
    Rédaction en chef : Jean-Baptiste Rivoire
    Productions : Off Investigation et Reporterre
    Avec le soutien du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC Talent).

    Nous tenons à remercier particulièrement les journalistes reporters d’images indépendants qui nous ont permis de documenter l’enchaînement des faits :
    Camille Reporter, Joanie Lemercier, Rémy Servais, Vincent Verzat (Partager C’est Sympa), Bertrand Sinssaine, Joé Rexach (Blast), Lisa Lap (Le Media), Yoan Bonnet, La gang de la Boisselière.

    Remerciements également à : Anne Stambach, Ninon Brilloit. Jean-Jacques Guillet, Bassines Non Merci, La Ligue des Droits de l’Homme, Les Soulèvements de la Terre, Julie Trottier, Antoine et Rémi. les médics de Toulouse Marion et Val.

    🔎 Synopsis : Le 25 mars 2023, près de 20.000 manifestants convergent vers le chantier de la mégabassine de Sainte Soline (Deux-Sèvres) pour protester contre l’accaparement de l’eau par une poignée de gros céréaliers soutenus par l’État. Interdite, la manifestation est sévèrement réprimée. Équipés « d’armes de guerre », parfois montés sur des « Quads », 3.200 gendarmes tirent plus de 5.000 munitions (grenades explosives ou assourdissantes, balles de LBD 40, ...) sur des militants déterminés, mais aussi des femmes, des vieillards, des enfants, des élus et même des blessés. Un « usage disproportionné et indiscriminé de la force », selon la #Ligue_des_Droits_de_l'Homme. Plus grave : les autorités interdisent l’accès aux secours durant plusieurs heures. Résultat : plus de 240 #blessés, dont certains entre la vie et la mort.
    🕯️ Un an après, Off investigation et Reporterre, deux #médias_libre des actionnaires, du pouvoir, et des annonceurs publicitaires retracent minutieusement de l’intérieur et en toute #indépendance l’une des plus graves #répressions de civils organisée sous la #Vème_République depuis octobre 1961.

  • Toujours contre le projet échangeur autoroutier Drôme-Provençale
    https://ricochets.cc/Toujours-contre-le-projet-echangeur-autoroutier-Drome-Provencale-7435.html

    rdv à #Saint-Paul-Trois-Châteaux le 09 avril 2024 à 17h30, salle Pommier, Pl. de Castellane. Toujours contre ce projet échangeur autoroutier porté par Vinci et la mairie. On voit avec la contestation de l’A69 que les projets de bétonisation routière passent de plus en plus mal parmi la population. Extraits d’infos de l’association des opposants à ce projet destructeur de terres agricoles : Combien de fois faudra-t-il le répéter ? Pour la deuxième fois et à nouveau au sujet de la (...) #Les_Articles

    / #Ecologie, Saint-Paul-Trois-Châteaux