• La France demande à Israël de ne pas expulser Salah Hamouri
    AFP / le 06 septembre 2020 à 20h33 - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1231647/la-france-demande-a-israel-de-ne-pas-expulser-salah-hamouri.html

    La France a demandé dimanche à Israël de surseoir à l’expulsion de l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri et d’autoriser sa famille à le rejoindre à Jérusalem, ont indiqué des sources diplomatiques à l’AFP.

    Jeudi dernier, le ministère israélien de l’Intérieur avait informé M. Hamouri de « son intention (...) de révoquer son statut permanent en Israël », ouvrant ainsi la voie à son expulsion du pays.

    Né à Jérusalem de mère française et de père palestinien, M. Hamouri avait été emprisonné entre 2005 et 2011, un tribunal israélien l’ayant reconnu coupable d’un projet d’assassinat d’Ovadia Yossef, ancien grand rabbin d’Israël, fondateur du parti ultra-orthodoxe Shass et défunt père de l’actuel grand rabbin du pays.

    Palestinien né à Jérusalem, ville dont la partie orientale a été annexée par l’Etat hébreu en 1967, M. Hamouri n’a pas la nationalité israélienne mais un permis de résidence. Or ce permis peut, ce qui est rare, ne pas être renouvelé par les autorités. Et c’est ce que le ministre de l’Intérieur, Arié Dery, figure de proue du parti Shass, a fait en demandant jeudi la révocation du statut de M. Hamouri qui a désormais un peu moins d’un mois pour interjeter appel.

    A la « demande » du Quai d’Orsay, l’ambassadeur de France en Israël, Eric Danon, a effectué dimanche « une démarche » auprès du ministère des Affaires étrangères israélien afin de « demander » à ce que M. Hamouri puisse « demeurer à Jérusalem » et aussi « permettre à sa famille de le rejoindre », a indiqué à l’AFP le service de presse de l’ambassade de France à Tel-Aviv.

    L’épouse de M. Hamouri, la Française Elsa Lefort, fille de l’ex-député communiste et ancien président de l’Association France-Palestine Solidarité Jean-Claude Lefort, avait été expulsée en janvier 2016 d’Israël avec l’interdiction d’y revenir pendant 10 ans.

    L’ambassadeur Danon a discuté du dossier Hamouri avec la directrice adjointe de l’Europe aux Affaires étrangères israéliennes, Anna Azari, qui a, elle, accusé l’avocat franco-palestinien de « profiter » de son statut de résident permanent pour « nuire à l’Etat », a indiqué dans un message à l’AFP la diplomatie israélienne.

    Militant notamment pour la cause des prisonniers palestiniens, M. Hamouri est accusé par Israël, malgré ses dénégations, d’être un membre du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), un mouvement jugé terroriste par l’Etat hébreu. Il y a quelques années, il avait été écroué pendant 13 mois sans charge dans le cadre d’une procédure dénoncée par Amnesty International.

    #Salah_Hamouri

    • Jérusalem. Netanyahou veut expulser Salah Hamouri
      Lundi 7 Septembre 2020 | Pierre Barbancey | L’Humanité
      https://www.humanite.fr/jerusalem-netanyahou-veut-expulser-salah-hamouri-693200

      Selon les accords d’Oslo, les Palestiniens de Jérusalem dépendent d’Israël

      Le ministre israélien estime que Salah Hamouri utilise sa position de résident d’Israël pour agir contre cet État. Il évoque sa condamnation à sept ans de prison, mais s’appuie aussi sur la détention administrative d’un an (en 2018-2019) alors qu’aucun procès n’a eu lieu et que les dossiers étant secrets, nul ne sait officiellement pourquoi celui qui est maintenant un avocat des droits de l’homme avait été enfermé.

      Autant dire que si cette mesure était appliquée, que le statut permanent de résident était annulé, Salah Hamouri serait obligé de quitter la Palestine. En effet, selon les accords d’Oslo, les Palestiniens de Jérusalem ne dépendent pas de l’Autorité palestinienne, mais d’Israël. Toute installation ailleurs qu’à Jérusalem ou de quiconque n’est pas israélien, y compris à Ramallah, nécessite l’obtention d’un visa de la part d’Israël. Qui peut refuser de l’octroyer. C’est déjà le cas pour l’épouse de Salah Hamouri, qui ne peut plus se rendre ni en Israël ni dans les territoires palestiniens en vertu d’une décision discriminatoire.

      L’idée israélienne est maintenant d’empêcher Salah Hamouri de rester. Sans sa carte de résident permanent, il n’a plus comme pièce d’identité que son passeport français. Le ministère français des Affaires étrangères, qui « a engagé des démarches pour obtenir des explications sur les motifs de cette décision et son retrait sans délai », indique que la situation de Salah Hamouri « est suivie attentivement et à haut niveau par les autorités françaises ». La France souligne qu’il « doit pouvoir mener une vie normale à Jérusalem, où il est né et où il réside. Son épouse et son fils doivent également obtenir le droit de se rendre à Jérusalem pour le retrouver ». Il a trente jours pour contester cette mesure politique.

  • Salle de presse - France-Diplomatie-Ministère des Affaires étrangères
    Point de presse du 04 septembre 2020
    https://basedoc.diplomatie.gouv.fr/vues/Kiosque/FranceDiplomatie/kiosque.php?fichier=ppfr2020-09-04.html

    4. Situation de M. Salah Hamouri

    Q - Les autorités israéliennes ont annoncé avoir entamé des démarches pour expulser l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri. Quelle est la position de la France ?

    R - Nous avons appris que les autorités israéliennes avaient notifié hier à Salah Hamouri la révocation de son titre de séjour à Jérusalem. Le ministère de l’Europe et des affaires étrangères, à travers le Consulat général de France à Jérusalem et l’Ambassade de France à Tel Aviv, a engagé des démarches pour obtenir des explications sur les motifs de cette décision et son retrait sans délai. Nous maintenons un contact étroit avec Salah Hamouri et son entourage.

    M. Salah Hamouri doit pouvoir mener une vie normale à Jérusalem, où il est né et où il réside. Son épouse et son fils doivent également obtenir le droit de se rendre à Jérusalem pour le retrouver.

    La situation de Salah Hamouri est suivie attentivement et à haut niveau par les autorités françaises./.

    #Francediplo #Salah_Hamouri

  • Une nouvelle grave : Salah Hamouri est menacé d’expulsion - Association France Palestine Solidarité
    https://www.france-palestine.org/Une-nouvelle-grave-Salah-Hamouri-est-menace-d-expulsion

    Ce jeudi 3 septembre 2020, Salah Hamouri a été convoqué au centre d’interrogatoire de Moskobiyeh, à Jérusalem. Une lettre du ministre de l’intérieur israélien, Aryé Deri, membre du parti ultra-orthodoxe Shas, lui a été remis. Par cette missive, le ministre indique sa décision de retirer purement et simplement la carte de résidence permanente de Salah Hamouri, seul papier officiel lui permettant de vivre, chez lui, à Jérusalem. A cette fin, il invoque incroyablement une loi de 1952 sur « l’entrée en Israël » alors que Salah est né et vit à Jérusalem depuis 1985.

    Cette révocation aboutirait à une expulsion définitive de Salah. Elle est arguée pour des faits supposés, et jamais prouvés, pour lesquels néanmoins il a déjà effectué plus de 8 années de prison (5 incarcérations). Le ministre de l’intérieur israélien, par cette lettre supplante le système judiciaire, ainsi que le droit de chaque "accusé" à se défendre. Nul ne peut être puni deux fois et encore moins par simple décision d’un ministre !

    Il prend une décision politique et uniquement politique, une décision par ailleurs arbitraire, inhumaine et extrêmement rare : celle de déchirer, en quelque sorte, la carte de résident de Salah Hamouri afin de procéder à son expulsion de sa terre natale.

    @loutre

    • ElsaLefort
      @ElsaLefort
      ·3h
      https://twitter.com/ElsaLefort/status/1301753193714638849

      1- Bafouer le droit international, harceler les Palestiniens
      2- Chouiner à la moindre réaction de la communauté internationale

      La méthode ne prend plus, tout comme @francediplo
      , on vous voit

      Un ministre qui juge un individu ≠ indépendance de la justice ≠ démocratie
      https://pbs.twimg.com/media/EhDBoXuWoAAwvr2?.jpg

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      Ambassade d’Israël
      @IsraelenFrance
      https://twitter.com/IsraelenFrance/status/1301567102499852288
      Surpris que @francediplo
      apporte son appui sur twitter à LibertéPourSalah qui incrimine Israël des pires maux et remet en cause l’indépendance de la justice et l’Etat de droit israéliens. Le dialogue entre nos 2 démocraties suppose une confiance entre nos institutions mutuelles.
      7:05 PM · 3 sept. 2020·Twitter for iPhone
      ““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““"

      C’est : l’ @ambfranceisrael qui avait retwitté hier le message du Comité de soutien de Salah Hamouri, depuis la réprimande israélienne, il l’a effacé.
      #Salah_Hamouri

    • Israël entame des démarches pour expulser le franco-palestinien Salah Hamouri
      Par Le Figaro avec AFP
      Publié hier à 22:18
      https://www.lefigaro.fr/flash-actu/israel-entame-des-demarches-pour-expulser-le-franco-palestinien-salah-hamou

      Les autorités israéliennes ont entamé des démarches pour expulser l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri, au cœur d’un différend entre Israël et la France, a indiqué jeudi à l’AFP le ministère israélien de l’Intérieur. Salah Hamouri, un militant de la cause palestinienne accusé par Israël -malgré les dénégations de l’avocat- d’être un membre actif du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), un mouvement jugé terroriste par l’Etat hébreu, avait été arrêté le 30 juin à Jérusalem, puis libéré après une semaine de détention.

      D’après l’ambassade d’Israël en France, l’avocat, qui défend des prisonniers palestiniens, avait été arrêté « dans le cadre d’une opération policière antiterroriste ». Pour être libéré, Salah Hamouri a dû payer une caution, s’engager à ne pas parler pendant trois mois à certaines personnes et se tenir prêt à se rendre « disponible pour d’éventuelles convocations de la justice », avait indiqué en juillet le Quai d’Orsay qui avait suivi le dossier. Mais, jeudi, le ministre israélien de l’Intérieur Arié Dery, figure de proue du parti ultra-orthodoxe Shass, a informé Salah Hamouri de « son intention (...) de révoquer son statut permanent en Israël », selon les services du ministère.

      Né à Jérusalem de mère française et de père palestinien, Salah Hamouri avait été emprisonné entre 2005 et 2011, un tribunal israélien l’ayant reconnu coupable de projet d’assassinat d’Ovadia Yossef, ancien grand rabbin d’Israël et fondateur du parti Shass, décédé en 2013. Les Palestiniens nés à Jérusalem, ville dont la partie orientale a été annexée par l’Etat hébreu en 1967, n’ont pas la nationalité israélienne, à moins d’en faire la demande, mais un permis de résidence permanent les autorise à vivre et travailler sur le territoire israélien. Sans ce permis, Salah Hamouri ne pourrait donc plus rester à Jérusalem ou sur le territoire israélien, ce qui conduirait à son expulsion.

      « Israël n’ayant pas réussi à le contraindre (...) à quitter la Palestine, il entend maintenant l’expulser purement et simplement de sa terre natale », a réagi jeudi dans un communiqué l’ONG France-Palestine qui a demandé aux autorités françaises et européennes d’intervenir. Après l’arrestation de Salah Hamouri en juin, la France avait demandé des « éclaircissements » sur les raisons de son arrestation et déclaré tout mettre en oeuvre pour que sa situation soit « réglée au plus vite ».

  • Salle de presse - France-Diplomatie-Ministère des Affaires étrangères
    Déclarations officielles de politique étrangère du 02 juillet 2020
    https://basedoc.diplomatie.gouv.fr/vues/Kiosque/FranceDiplomatie/kiosque.php?fichier=bafr2020-07-02.html

    2 - Israël - Situation de M. Salah Hamouri (2 juillet 2020)

    Nous avons appris l’arrestation et le placement en détention de notre compatriote M. Salah Hamouri mardi 30 juin à Jérusalem, moins de deux ans après sa remise en liberté à laquelle nous avions beaucoup travaillé.

    La France demande que l’ensemble des droits de M. Salah Hamouri soient respectés. Notre consulat général à Jérusalem veille à ce que notre compatriote puisse pleinement bénéficier de la protection consulaire prévue par la Convention de Vienne de 1963.

    Le ministère de l’Europe et des affaires étrangères et son réseau diplomatique et consulaire s’attachent à obtenir des éclaircissements sur les motifs de son arrestation, maintiennent un contact étroit avec l’entourage de M. Hamouri et sont pleinement mobilisés auprès des autorités israéliennes pour que la situation de M. Hamouri et de son épouse soit réglée au plus vite.

    La situation de M. Hamouri est suivie attentivement et à haut niveau par les autorités françaises.

    #FranceDiplo #Salah_Hamouri

  • Palestine. Tentative d’enlèvement de l’avocat Salah Hamouri
    Par Nadir Dendoune | le mercredi 20 mai 2020 | Le courrier de l\’Atlas
    https://www.lecourrierdelatlas.com/proche-orient-palestine-tentative-d-enlevement-de-l-avocat-salah

    Traces de violences sur le dos de Salah Hamouri, que trois individus ont essayé de saisir ce mercredi 20 mai, à Ramallah en Palestine. Photo (G) : AHMAD GHARABLI / AFP - Photo (D) : DR

    Pour les proches de Salah Hamouri, il ne fait aucun doute : les forces spéciales israéliennes ont tenté d’enlever l’avocat franco-palestinien. Une scène invraisemblable survenue ce mercredi 20 mai à Ramallah, digne des séries Netflix.

    #Salah_Hamouri

  • INTERVIEW – Salah Hamouri : « Les Israéliens nous maintiennent tous dans une grande prison »
    Middle East Eye - Elodie Farge - 27 octobre 2018
    https://www.middleeasteye.net/fr/reportages/interview-salah-hamouri-les-isra-liens-nous-maintiennent-tous-dans-un

    (...) MEE : Certains parlent de l’acharnement d’Israël à votre encontre, à quelle fin selon vous ? Incarneriez-vous quelque chose dont les autorités israéliennes auraient peur ?

    SH : Je pense que l’occupation israélienne harcèle tout le peuple palestinien, pas moi uniquement. Je fais partie de ce peuple donc je subis un acharnement.

    L’occupation israélienne harcèle tout le peuple palestinien, pas moi uniquement

    C’est vrai que je sens une pression spéciale sur moi pour me faire partir. Je ne sais pas si je suis considéré comme un symbole ou pas mais je crois que leur objectif me concernant est véritablement de me pousser à l’exil en utilisant ma famille comme moyen de pression.

    MEE : Pensez-vous que la diplomatie française ait contribué à votre libération ?

    SH : Je pense que la diplomatie française n’a pas agi suffisamment pour obtenir ma liberté. Parce qu’à partir du moment où il n’y avait aucune charge contre moi, la France aurait dû taper du poing sur la table des négociations.

    « Les autorités françaises doivent avoir du courage et défendre le droit de tous les citoyens français », rappelle Salah Hamouri (AFP)

    Je pense que la diplomatie française n’a pas agi suffisamment pour obtenir ma liberté

    La France peut, si elle s’en donne les moyens, être une puissance respectée. À mon avis, la France a trop tardé à réagir, me concernant. Les efforts faits finalement auraient dû l’être dès le premier jour de ma détention et avec vigueur. (...)

    #Salah_Hamouri

  • La lettre de Salah Hamouri après sa sortie de prison
    Le courrier de l\’Atlas - Par Nadir Dendoune - le mercredi 3 octobre 2018
    http://www.lecourrierdelatlas.com/proche-orient-la-lettre-de-salah-hamouri-apres-sa-sortie-de-pris

    Salah Hamouri détenu arbitrairement en Israël depuis le 23 août 2017, a été libéré ce dimanche 30 septembre. Cet avocat franco-palestinien a adressé une lettre à tous ceux qui ont plaidé en sa faveur durant sa détention.

    Cher·e·s ami·e·s,

    Me voici enfin libéré, après 13 mois de détention, dans une sombre prison de l’occupation. 13 mois sans jamais connaître le motif de ma détention. 13 mois sans savoir quand je retrouverai la liberté. (...)

    #Salah_Hamouri

  • Elsa Lefort (comité Salah Hamouri) : « Israël veut vider Jérusalem de sa population arabe. »
    Regards - Ajoutée le 2 oct. 2018
    https://www.youtube.com/watch?v=d_LeAI1a-zM&feature=youtu.be

    L’avocat franco-palestinien, incarcéré depuis un an dans les geôles israéliennes - sans raison formelle, a été libéré dimanche dernier. Mais de quelle liberté dispose-t-il réellement ? Son épouse, Elsa Lefort, porte-parole du comité de soutien à Salah Hamouri, est l’invitée de #LaMidinale.

    #Salah_Hamouri

  • Israël : le Franco-Palestinien Salah Hamouri libéré
    RFI - Publié le 30-09-2018
    http://www.rfi.fr/moyen-orient/20180930-israel-le-franco-palestinien-salah-hamouri-libere-apres-plus-an-detenti

    L’avocat franco-palestinien Salah Hamouri, 33 ans, a été libéré de prison dimanche après plus d’un an de détention administrative en Israël. Il lui est interdit de célébrer sa libération et de participer à des activités militantes pendant 30 jours. Il a rejoint le domicile familial à Jérusalem-Est.

    Dans leur maison située dans un faubourg de Jérusalem-Est, les parents de Salah Hamouri, ont mis de la musique en fond sonore, même si l’avocat franco-palestinien a interdiction de fêter sa libération. Après 13 mois de prison, il fait son retour sous des cris de surprise, rapporte notre correspondante à Jérusalem, Marine Vlahovic.

    Soupçonné de conduire des « activités illégales » en Cisjordanie et à Jérusalem et placé en détention administrative, c’est à dire sans inculpation, ni vrai procès, le trentenaire dénonce une arrestation arbitraire.

    « Il n’y a rien qui explique pourquoi ils sont venus. Ils n’y a aucune charge. Rien. »

    Désormais libre, Salah Hamouri a un objectif : retrouver sa femme française et son fils, qui sont interdits de territoire par Israël depuis bientôt deux ans.

    « Le retour de ma femme et de mon enfant, c’est un deuxième combat pour moi, parce que je sais bien que le seul but pour les Israéliens c’est de se débarrasser de moi. Ils veulent m’obliger à sortir du pays. Ça je ne veux pas, c’est une décision définitive pour moi. Moi je reste là. Ils me manquent beaucoup, mais malgré cela, le moral ça va. Et j’espère que pour le reste des prisonniers, ils vont sortir au plus vite. »

    Selon des organisations de défense des droits des prisonniers, 450 palestiniens sont incarcérés en Israël sous le régime de la détention administrative.

    #Salah_Hamouri

    • Israël libère l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri, après plus d’un an de prison
      LE MONDE | 30.09.2018 à 16h59 • Mis à jour le 01.10.2018 à 09h37 | Par Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)
      https://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2018/09/30/apres-plus-d-un-an-de-detention-israel-libere-l-avocat-franco-palestinien-sa

      L’homme de 33 ans avait été arrêté à Jérusalem le 23 août 2017. Les accusations portées contre lui sont restées confidentielles, comme c’est souvent le cas pour les détentions administratives.
      (...)
      Il a été libéré sous certaines conditions, notamment celle de limiter ses activités militantes pour la cause palestinienne. Celui qui a passé l’essentiel de sa détention administrative dans la prison de Ketziot dans le désert du Néguev raconte volontiers le quotidien de son expérience derrière les barreaux. Dans la section III, six tentes de vingt détenus, lits superposés. Chaque jour, réveil à 6 h 30, inspection. Puis on s’occupe comme on peut :

      « Avec mon expérience de la prison, je savais qu’il fallait rendre chaque journée utile, et ne pas fixer les murs ou compter les étoiles. On essayait d’améliorer notre niveau culturel, de courir un peu, de faire des pompes. J’ai donné des cours d’histoire de la Palestine, de français aussi. »

      Son surnom : « le Français ». « C’est mieux que son dernier passage en prison, où on l’appelait Sarkozy ! », rit sa mère, qui est française. Emprisonné pour la première fois en 2005, Salah Hamouri est une figure emblématique en France des réseaux propalestiniens. Il estime que Paris n’a pas tout fait pour accélérer sa libération, malgré la visite consulaire mensuelle. « Je sais que mon dossier était dérangeant et que les relations avec Israël sont spéciales », affirme-t-il

    • France Diplomatie
      Israël - Libération de Salah Hamouri (30 septembre 2018)
      https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/israel-territoires-palestiniens/relations-bilaterales/evenements/article/israel-liberation-de-salah-hamouri-30-09-18

      La France se réjouit de la libération hier de notre compatriote Salah Hamouri, en faveur duquel le Président de la République et le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sont intervenus à plusieurs reprises auprès du Premier ministre israélien.

      Au cours des treize mois de la détention administrative de notre compatriote, les autorités consulaires françaises lui ont rendu régulièrement visite.

      Nous souhaitons à présent que l’épouse et le fils de Salah Hamouri puissent obtenir le droit de se rendre à Jérusalem pour le retrouver.

  • Salah Hamouri, un an dans les limbes de la justice israélienne
    Libération - Par Guillaume Gendron, Correspondant à Tel-Aviv — 26 août 2018 à 20:06
    http://www.liberation.fr/planete/2018/08/26/salah-hamouri-un-an-dans-les-limbes-de-la-justice-israelienne_1674653

    Né à Jérusalem d’un père palestinien et d’une mère française, le binational de 33 ans a passé la moitié de sa vie d’adulte en prison. Denise Hamouri, qui vit toujours à Jérusalem-Est, égrène les sentences : « Trois mois de prison au lycée pour avoir collé des affiches, quatre mois à la fac, puis sept ans. »
    Icône

    La dernière correspond à sa condamnation en 2005 pour sa participation, selon la justice israélienne, à une cellule du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) qui planifiait l’assassinat d’Ovadia Yossef, grand rabbin cofondateur du parti religieux Shass. Malgré l’absence de preuve matérielle, Hamouri, qui n’a jamais reconnu les faits, avait choisi de plaider coupable en échange d’un accord divisant la peine encourue par deux.

    Durant son incarcération, il devient l’icône des réseaux français pro-palestiniens qui le considèrent comme un « prisonnier politique » et réclament sa libération, alors que la France, présidée par Nicolas Sarkozy, s’affaire sur le sort de Gilad Shalit, ce soldat franco-israélien tombé aux mains du Hamas.

    A sa sortie de prison en 2011 (dans le cadre des accords Shalit, justement), Hamouri, qui a entamé des études de droit à l’ombre, enchaîne les conférences et rejoint Addameer, une association de soutien aux prisonniers palestiniens. Il épouse la fille du président de son comité de soutien, l’ex-député communiste Jean-Claude Lefort.

    Pour Elsa Lefort, expulsée d’Israël en janvier 2016 avec le jeune fils du couple, c’est ce non-renoncement au militantisme qui est visé par les autorités israéliennes : « A chaque retour en Israël, il était interrogé, on lui mettait la pression : "Pourquoi tu ne restes pas en France, un si beau pays… Tu n’y auras pas de problèmes…" Le but est de le pousser à quitter Jérusalem. » La dernière arrestation d’Hamouri, souligne Elsa Lefort, a eu lieu trois jours après qu’il a passé l’examen du barreau palestinien.

  • Elsa Lefort: “The fate of my husband, #Salah_Hamouri, does not matter to our leaders” | Ceasefire Magazine
    https://ceasefiremagazine.co.uk/elsa-lefort-the-fate-husband-salah-hamouri-matter-leaders

    The French government has been characteristically toothless. Lobbying efforts by Lefort and French campaigners reached French President Emmanuel #Macron, who has twice called on the Israeli Prime Minister, Benjamin Netanyahu, to release Hamouri. In response, Israel punitively transferred Hamouri on December 31 to Megiddo #Prison, where a detainee was tortured to death in 2013, and extended his administrative detention order twice.

    #France #Israel

  • Les détentions administratives, un Guantanamo israélien

    https://orientxxi.info/magazine/les-detentions-administratives-un-guantanamo-israelien,2039

    Quand la communauté juive de Palestine dénonçait les lois qui servent aujourd’hui contre les Palestiniens en général, et Salah Hamouri en particulier

    La communauté juive s’était en son temps violemment opposée à cette législation. (…) Une de ces manifestations fut un meeting organisé par l’Association des juristes juifs de Palestine, auquel assistèrent 400 avocats juifs, le 7 février 1946. On pouvait entendre le Dr M. Dunkelblum (nommé ensuite membre de la Haute Cour de justice d’Israël) : « Ces ordonnances constituent (…), une violation flagrante des principes fondamentaux de la légalité, de la justice, de la discipline. Elles légalisent le plus parfait arbitraire des autorités militaires et administratives. (…) Les Defense Regulations dépouillent les citoyens de leurs droits et confèrent aux autorités des pouvoirs illimités.

    Encore plus intéressantes furent les paroles prononcées par le Dr Bernard Joseph de l’Agence juive (devenu le Dr Dov Joseph, plus tard ministre de la Justice) : « La question que posent ces ordonnances est la suivante : seront-nous tous soumis au terrorisme légal ? (…) Le citoyen n’a aucune garantie contre une arrestation à vie sans jugement, aucune garantie de liberté individuelle. Il n’existe pas de possibilité de recours contre les actes du commandement. (...) Il n’est pas nécessaire qu’un délit soit réellement commis. Il suffit qu’une décision soit prise dans un bureau, et le destin d’un homme est fixé. (…) Entre la liberté et l’anarchie, il n’y a pas d’alternative. On ne peut pas demander au citoyen de se plier à une législation qui le met hors-la-loi ».

    M. J. Shapira [futur ministre israélien de la justice], s’exprima de manière encore plus violente : « Le régime instauré avec la promulgation des Defense Regulations en Palestine n’a son équivalent dans aucun pays civilisé. Même en Allemagne nazie il n’existait pas de telles lois. Ce qui se passait à Maidanek3 et ailleurs était contraire à la lettre écrite de la loi. (…) Nous devons déclarer à la face du monde : les Defense Regulations minent les fondements de la loi. (…) Le transfert d’une grande partie de la juridiction civile à une juridiction exclusive ou parallèle des tribunaux militaires signifie la négation de la loi elle-même ».

    À la fin du meeting, les résolutions suivantes furent adoptées :
    1) Les Defense Regulations privent les citoyens de leurs libertés fondamentales ;
    2) Elles (…) instaurent un régime d’arbitraire sans aucun contrôle juridique.

  • Solidarité avec Jean-Claude Lefort - [UJFP]
    jeudi 16 août 2018 par le Bureau national de l’UJFP
    http://www.ujfp.org/spip.php?article6595

    Jean-Claude Lefort, ancien président de l’AFPS et militant pour la libération de Salah Hamouri, avocat français et palestinien détenu administratif (c’est-à-dire sans procès et sans accès à un quelconque dossier d’accusation) en Israël depuis près d’un an, reçoit d’un certain Didier Blum ce message privé : « Attention aux balles perdues, fils de pute ».

    #Salah_Hamouri

  • France : Emmanuel Macron a reçu la mère de Thomas Gallay, emprisonné au Maroc
    Par RFI Publié le 12-08-2018
    http://www.rfi.fr/france/20180812-thomas-gallay-emprisonne-maroc-macron-recu-mere-bregancon

    Cela fait trente mois que Béatrice Gallay se bat pour que son fils, condamné et emprisonné au Maroc pour appartenance à une cellule « terroriste », soit rapatrié en France. Venue faire le pied de grue devant la résidence présidentielle de Brégançon avec une pancarte « Secours pour Thomas, otage au Maroc », elle a fini par être reçue samedi 11 août par Emmanuel Macron au Fort de Brégançon, résidence officielle d’été. Après un entretien de 30 minutes, elle est repartie confiante et optimiste. (...)

    #Salah_Hamouri

  • Palestine. Le « cher Bibi » emprisonne Salah Hamouri pour trois mois de plus
    L’Humanité – Jeudi, 28 Juin, 2018
    Pierre Barbancey
    https://www.humanite.fr/palestine-le-cher-bibi-emprisonne-salah-hamouri-pour-trois-mois-de-plus-657

    La nouvelle est tombée. Sèche comme le claquement d’une porte de prison : la détention administrative de l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri, qui devait se terminer ce 30 juin, a été renouvelée pour trois mois sur ordre du ministre de la Défense israélien, Avigdor Lieberman.
    (...)
    Interrogé par l’Humanité hier, le ministère français des Affaires étrangères n’a pas souhaité réagir immédiatement « compte tenu de la complexité de la situation de M. Hamouri que nous suivons avec attention », en attente d’« un retour détaillé » des diplomates sur place.

    #Salah_Hamouri

    • Salah Hamouri : la France botte en touche une nouvelle fois
      Vendredi, 29 Juin, 2018 - Pierre Barbancey
      https://www.humanite.fr/salah-hamouri-la-france-botte-en-touche-une-nouvelle-fois-657547

      Jeudi, nous avons reçu un communiqué du ministère des Affaires étrangères. « Nous ne pouvons que regretter cette décision, sur laquelle doit se prononcer la justice israélienne dans les prochains jours », peut-on lire, soulignant que « nous n’avons cessé, depuis l’arrestation de M. Hamouri, de transmettre des demandes précises aux autorités israéliennes, pour qu’il soit mis fin au régime de sa détention administrative. ». On ne ne sait pas quelles sont ces demandes. Demande de dossier ? Demande de libération ? Ce mot n’apparait qu’en fin de communiqué en ces termes : « Dans l’attente de sa libération, que nous espérons rapide, M. Salah Hamouri continuera de bénéficier de la protection consulaire prévue par la Convention de Vienne, au titre de laquelle il a pu recevoir, depuis le début de sa détention, des visites régulières des autorités consulaires françaises ». Voilà ! Le ministère « espère » la libération de Salah Hamouri en évoquant les interventions du président, dont la dernière en date du 5 juin, lorsqu’il a reçu en grandes pompes Netanyahu. Emmanuel Macron a « renouvelé notre demande qu’il soit mis fin à la détention administrative de M. Salah Hamouri. Ces demandes faites par le président de la République et le ministre sont relayées avec constance auprès des autorités israéliennes en vue de leur mise en œuvre. »

      Mais de libération il n’en est toujours pas question.

    • Israël - Situation de Salah Hammouri
      https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/israel-territoires-palestiniens/article/israel-situation-de-salah-hammouri
      28 juin 2018

      Le ministère de la Défense israélien a notifié à Salah Hammouri la prolongation de sa détention administrative pour une durée de trois mois. Nous ne pouvons que regretter cette décision sur laquelle la justice israélienne doit se prononcer dans les prochains jours.

      Comme Jean-Yves Le Drian l’a dit à l’Assemblée nationale le 22 février, « nous n’avons cessé, depuis l’arrestation de Salah Hammouri, de transmettre des demandes précises aux autorités israéliennes, pour qu’il soit mis fin au régime de sa détention administrative ». Lors de ses entretiens avec le Premier ministre israélien, le président de la République a lui-même évoqué la situation de Salah Hammouri et a demandé qu’il soit mis fin à sa détention administrative.

      Dans l’attente de sa libération, que nous espérons rapide, Salah Hammouri continuera de bénéficier de la protection consulaire prévue par la Convention de Vienne, au titre de laquelle il a pu recevoir, depuis le début de sa détention, des visites régulières des autorités consulaires françaises.

  • Salah Hamouri menacé de trois mois de prison supplémentaires Salah Hamouri menacé de trois mois de prison supplémentaires
    Pierre Barbancey | Jeudi, 24 Mai, 2018 | L’Humanité
    https://www.humanite.fr/salah-hamouri-menace-de-trois-mois-de-prison-supplementaires-655807

    En détention administrative depuis le mois d’août, l’avocat franco-palestinien devrait sortir le 30 juin. Mais les sbires de Netanyahou s’acharnent.

    La « justice » israélienne vient d’annoncer que l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri restera en prison jusqu’au 30 juin et n’exclut pas de renouveler pour trois mois l’ordre de détention administrative sous prétexte que de nouveaux éléments secrets se sont ajoutés au dossier tout aussi secret. Israël montre ainsi qu’il entend agir sur tous les fronts pour faire taire toutes les voix remettant en cause l’occupation des territoires palestiniens et la colonisation.

    #Salah_Hamouri

  • Site officiel de la Ville de Stains.
    Communiqué d’Azzédine Taibi, Maire de Stains - le 18 mai 2018
    http://www.ville-stains.fr/site/index.php?option=com_content&view=article&id=1764&catid=15&Itemid=64

    Une nouvelle fois, la Ville de Stains est convoquée au Tribunal Administratif de Montreuil, suite à la requête du Préfet de Seine-Saint-Denis, pour tenter de nous obliger à retirer la banderole de soutien à Salah HAMOURI :

    Le mardi 22 mai 2018
    à partir de 9h30
    Tribunal Administratif de Montreuil
    7, rue Catherine-Puig
    93100 MONTREUIL

    Alors que notre compatriote, l’avocat franco-palestinien Salah HAMOURI est toujours emprisonné injustement dans les geôles israéliennes et ce depuis près de 8 mois, sans accusation ni jugement, le Préfet de Seine-Saint-Denis poursuit sa vaine entreprise d’intimidation à notre encontre, en interpellant une nouvelle fois le Tribunal Administratif pour obtenir le retrait de la banderole de soutien à Salah HAMOURI apposée sur le fronton de la Mairie. Plus, il demande la suspension du vœu voté majoritairement en Conseil Municipal, faisant de Fadwa BARGHOUTHI une citoyenne d’honneur de notre ville, alors même que Marwan BARGHOUTHI est citoyen d’honneur de notre ville depuis 10 ans sans que cela n’ait jamais posé de problème.

    #Salah_Hamouri

  • Ivry : la préfecture s’oppose au portrait de Salah Hamouri sur la façade de la mairie
    Le Parisien | 06 mai 2018,
    http://www.leparisien.fr/val-de-marne-94/ivry-la-prefecture-s-oppose-au-portrait-de-salah-hamouri-sur-la-facade-de

    Les services de l’Etat jugent « cette prise de position » contraire au « principe de neutralité imposé aux collectivités territoriales ». Le maire PCF se dit stupéfait.

    « Cette prise de position est de nature à compromettre le respect du principe de neutralité imposé aux collectivités territoriales. » Voilà ce que la préfecture du Val-de-Marne pense du portrait affiché depuis six mois sur la façade de la mairie d’Ivry-sur-Seine. Les services de l’Etat l’ont fait savoir par courrier, quinze jours après que le visage de Salah Hamouri, peint par l’artiste C215, a été vandalisé. L’œuvre est en cours de restauration depuis.

    #Salah_Hamouri

  • Carhaix. Salah Hamouri, citoyen d’honneur à l’unanimité
    Par Ouest-France Modifié le 26/04/2018 à 09h59
    https://www.ouest-france.fr/bretagne/carhaix-plouguer-29270/carhaix-salah-hamouri-citoyen-d-honneur-l-unanimite-5721657

    L’avocat franco-palestinien, actuellement emprisonné, a été fait citoyen d’honneur de la ville, mardi, lors du conseil municipal.

    La dernière délibération du conseil municipal proposait aux élus de faire Salah Hamouri citoyen d’honneur de la ville de Carhaix. Cet avocat franco-palestinien, spécialisé dans la défense des Droits de l’Homme, est détenu de façon arbitraire depuis plusieurs mois en Israël. La délibération a été votée à l’unanimité par les élus

    #Salah_Hamouri

  • Il faut « exiger la fin des pratiques de détentions qui constituent une violation des droits des enfants » en Israël
    Etienne Balibar, professeur émérite de philosophie, université de Paris- Ouest ; Pierre Barbancey, journaliste ; Michel Benassayag, psychanaliste et philosophe ; Rony Brauman, médecin et essayiste ; Alain Brossat, professeur de philosophie ; Marie Buisson, FERC CGT ; Cybèle David, animatrice de la fédération SUD éducation ; Alain Gresh, directeur du journal en ligne Orient XXI. info ; Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU ; Nacira Guénif, sociologue, université Paris-8 ; Kaddour Hadadi, artiste (HK) ; Geneviève Jacques, présidente de la Cimade ; Nicole Lapierre, socio-anthropologue ; Jean Etienne de Linarès,délégué général de l’ACAT ; Gilles Manceron, historien ; Malik Salembour, président de la LDH ; Sylvie Tissot, sociologue ; Dominique Vidal, collaborateur du Monde diplomatique, Le Monde, le 23 janvier 2018
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2018/01/23/il-faut-exiger-la-fin-des-pratiques-de-detentions-qui-constituent-une-violat

    Tribune. Nous sollicitons le soutien du président de la République et son intervention pour l’arrêt de la détention d’enfants palestiniens dans les prisons israéliennes. Nous voulons en particulier attirer son attention sur le cas de Ahed Tamimi poursuivie par le gouvernement israélien : le 15 décembre dernier Mohamed Tamimi 15 ans est atteint à la tête par une balle de métal recouverte de caoutchouc tirée à courte de distance par des soldats de l’armée d’occupation israélienne. Le jeune garçon était dans un état critique et sa cousine Ahed Tamimi, âgée de 16 ans, était visiblement bouleversée par l’annonce de son état et la gravité de ses blessures.

    Ces mêmes soldats ont approché une heure plus tard la maison familiale, et Ahed les a frappés en leur criant de partir. Ce moment filmé par sa mère et diffusé sur les réseaux sociaux montre le courage d’une adolescente affrontant à mains nues deux soldats lourdement armés.

    Le 19 décembre 2017, Ahed Tamimi est enlevée chez elle en pleine nuit par l’armée puis traduite devant un tribunal militaire. Les douze motifs d’inculpation retenus contre elle lui font courir le risque de 12 ans de prison. Les tribunaux militaires israéliens ne traitent que des cas de prisonniers palestiniens avec un taux de condamnation de 99,74 %. Ainsi, l’avenir de Ahed Tamimi paraît sombre sans notre intervention.

    Nous lui demandons d’apporter urgemment son soutien à la libération immédiate de Ahed Tamimi et à la levée de toutes les charges retenues contre elle.

    Le cas de Ahed Tamimi n’est pas isolé. Selon l’association Defense of Children International-Palestine, Israël poursuit chaque année de 500 à 700 enfants devant des tribunaux militaires, certains âgés de 12 ans, et détient en prison une moyenne de 200 enfants en toute période.

    Selon les enquêtes des agences des Nations unies, dont l’Unicef, Human Right Watch, B’tselem, Amnesty International, and Defense for Children International – Palestine, trois enfants arrêtés sur quatre subissent des violences lors de leur arrestation ou des interrogatoires. Ils sont fréquemment arrêtés lors de descentes nocturnes dans leur foyer ; 85 % des enfants palestiniens arrêtés ont les yeux bandés et 95 % sont menottés.

    Ils sont privés d’accès à un avocat, de visite de leurs parents durant les interrogatoires et sont forcés de signer des aveux. Ils sont souvent placés en « détention administrative », pouvant ainsi être détenus plusieurs mois sans inculpation ni procès. Leurs centres de détention souvent situés hors des territoires occupés en Israël, rendent les visites de leurs familles difficiles. L’usage des cellules d’isolement pour les interrogatoires d’enfant est une pratique assimilée à la torture par la loi internationale.

    Le rapport de l’Unicef de 2013 « Enfants en détention militaire israélienne » conclut : « la maltraitance des enfants au contact du système militaire de détention semble être généralisée, systémique et institutionnalisée tout au long du processus, depuis le moment de leur arrestation jusqu’à la poursuite en justice de l’enfant, son éventuelle condamnation et l’application de la peine ».

    Nous demandons au président Emmanuel Macron de prendre contact d’urgence avec les autorités israéliennes pour exiger que cessent enfin des pratiques de détentions qui constituent une violation des droits des enfants, des droits humains et du droit international.

    Nous lui rappelons qu’à ce jour, notre compatriote Salah Hamouri demeure lui aussi dans les geôles israéliennes, victime de la même procédure inique de « détention administrative ».

    La France doit agir pour que Ahed Tamimi et tous les autres enfants palestiniens prisonniers retrouvent leur foyer dans les plus brefs délais. On ne saurait regarder ailleurs alors que des enfants et l’un de nos compatriotes sont détenus illégalement loin de leurs familles.

    #Palestine #Ahed_Tamimi #enfants #prisons #Salah_Hamouri

  • Emmanuel Macron demande à Netanyahou la libération de Salah Hamouri
    Par Nadir Dendoune | le lundi 15 janvier 2018

    http://www.lecourrierdelatlas.com/palestine-emmanuel-macron-demande-a-netanyahou-la-liberation-de-

    Vaut mieux que tard que jamais. Après plusieurs mois d’hésitations, la diplomatie française semble enfin se bouger pour son compatriote Salah Hamouri détenu arbitrairement en Israël depuis le 23 août.

    Dans un courrier adressé à plusieurs responsables associatifs, début janvier, le cabinet de la Présidence a indiqué que « le président de la République a évoqué le sujet avec Benjamin Netanyahou, Premier ministre d’Israël, lors de leur rencontre, le 10 décembre dernier, et a demandé la libération de Monsieur Hamouri ».
    (...)
    Le 31 décembre dernier, l’administration pénitentiaire israélienne avait informé Salah Hamouri de son transfert immédiat de la prison du Néguev (Qeziot) vers celle de Meggido située au sud-est d’Haïfa. Une décision prise en guise de mesure punitive, suite à l’interview donnée par Salah Hamouri à nos confrères de l’Humanité, via l’intermédiaire de ses avocats.

    #Salah_Hamouri

  • Palestine. Paris espère la libération de Salah Hamouri
    Rosa Moussaoui | Jeudi, 26 Octobre, 2017

    https://www.humanite.fr/palestine-paris-espere-la-liberation-de-salah-hamouri-644468

    Le Quai d’Orsay se dit « préoccupé » par le sort du Franco-Palestinien et dénonce « l’utilisation abusive et systématique de la détention administrative ».

    C’est la première fois, depuis l’arrestation de l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri, arbitrairement détenu depuis le 23 août en Israël, que la France prend officiellement position dans cette affaire. « Nous demandons que l’ensemble des droits de Salah Hamouri soient bien respectés et espérons sa libération. Nous demandons aussi que sa famille puisse lui rendre visite », a déclaré hier la porte-parole du Quai d’Orsay, Agnès Romatet-Espagne. « Préoccupé » par le sort de notre compatriote, le ministère des Affaires étrangères s’étonne de ne disposer d’aucune information sur les charges retenues contre lui. « La France rappelle que l’utilisation abusive et systématique de la détention administrative porte atteinte au droit à un procès équitable et aux droits de la défense », a insisté Agnès Romatet-Espagne. Il y a quelques semaines, Amnesty International avait dénoncé la « détention arbitraire » de Salah Hamouri, emblématique, selon cette ONG, de « l’usage abusif de la détention administrative, permettant de détenir des suspects indéfiniment sans charges ni procès ».

    #Salah_Hamouri

  • Israël : l’Etat français muet sur le cas Hamouri
    29 sept. 2017 Par Les invités de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/290917/israel-letat-francais-muet-sur-le-cas-hamouri

    Plusieurs spécialistes en géopolitique considèrent que le silence du gouvernement français sur l’incarcération de Salah Hamouri, franco-palestinien de 32 ans, arrêté le 23 août dernier à Jérusalem, « n’est qu’un exemple parmi bien d’autres du deux poids deux mesures qui est de mise quand c’est l’Etat d’Israël qui viole les droits de l’Homme et ceux des peuples ».
    Les signataires :

    Monique Cerisier ben Guiga, sénatrice honoraire,

    Dominique Vidal, historien et journaliste,

    Géraud de la Pradelle, professeur émérite des Universités,

    René Backman, journaliste,

    Giovanna Tanzarella, militante associative,

    Pierre Blanc, universitaire,

    Agnès Levallois, consultante,

    Jean-Paul Chagnollaud, professeur émérite des Universités.

    #Salah_Hamouri

  • Le syndicat des avocats de France condamne l’incarcération de Salah Hamouri en Israël
    Le courrier de l\’Atlas | Par Nadir Dendoune | le vendredi 22 septembre 2017

    http://www.lecourrierdelatlas.com/france-le-syndicat-des-avocats-de-france-condamne-l-incarceratio

    Il y a quelques jours, ici même dans nos colonnes (voir notre article), Alexandre Braud, avocat au barreau de Béthune, se plaignait de l’absence de positionnement de son syndicat, le SAF (Syndicat des Avocats de France) à propos du sort de l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri, emprisonné arbitrairement en Israël depuis le 23 août 2017.

    « Pour justifier leur silence, les responsables du syndicat m’avaient répondu qu’au moment de son arrestation, Salah Hamouri n’était avocat que depuis trois jours et que le syndicat ne défend que les confrères qui sont arrêtés dans l’exercice de leurs fonctions », se souvient Alexandre Braud. Quelques jours après, le discours du SAF a radicalement changé.

    Ce vendredi 22 septembre, par la main de son président Bernard Couderc, le syndicat des avocats de France a envoyé une lettre à Emmanuel Macron, lui demandant « d’œuvrer pour que la France fasse libérer l’un des siens, avocat injustement soumis à l’arbitraire d’un pouvoir aveugle et sourd ».

    « J’ai l’honneur de vous saisir du cas de monsieur Salah Hamouri, dont vous connaissez sans doute la situation. Je rappelle que Salah Hamouri est un français de 32 ans, marié à une française, il est père de famille. Il est chercheur terrain pour Addameer Prisoner Support and Human Rights Association (Addameer). Il est aussi est avocat », commence le président du SAF dans sa lettre.

    #Salah_Hamouri