• Larmes de patrons - Coup de gueule Le Hollandais Volant
    https://lehollandaisvolant.net/?d=2022/08/04/13/21/07-larmes-de-patrons

     On est pris en otage" : un directeur de parc d’attractions écœuré par les demandes des saisonniers https://rmc.bfmtv.com/actualites/economie/travail/on-est-pris-en-otage-un-directeur-de-parc-d-attractions-ecoeure-par-les-d

    C’est marrant, car quand les travailleurs se sentaient pris en otage par le marché du travail saturé et contrôlé par les patrons, BFM et TF1 n’en parlait pas. Maintenant que le rapport de force a changé, c’est ouin-ouin matin, midi et soir.

    Voyons ça du point de vue d’un employé lambda :

    Ceux qui viennent travailler chez nous indiquent leurs conditions à leur arrivée

    Oui ça s’appelle un contrat : tu vois, le truc dans lequel les deux partis indiquent leurs conditions, puis signent.
    On vous a dit que c’était un truc écrit par les RH et à faire signer par les employés ? On vous a menti. Bye bye, au suivant !

    On paie au Smic mais avec des qualités de travail exceptionnelles.

    Voyons quel est le problème ? Ah oui : les quatre premiers mots de ta phrase.
Parce qu’EDF, Orange, Free, Suez, etc. s’en branlent de l’ambiance à ton travail : ce qu’ils veulent c’est qu’on leur paye les factures. Or, c’est pas une bonne ambiance qu’on paye ça, mais avec une partie du salaire.


    Et comme les prix augmentent mais pas le smic, bah les gens vont là où on paye autre chose que le smic.
… et si t’es obligé de fermer, car tu peux pas faire tourner la boutique, désolé pour toi, mais c’est que ton business pue la merde d’un point de vue économique. C’est tout.

    Il y a une bonne ambiance et ceux qui viennent une première saison, reviennent en général d’année en année

    Visiblement pas, car sinon tu serais pas plus en manque cette année que l’an dernier. Et puis franchement, quand vous les patrons faites des vérifications de références sur un CV en contactant les anciens employeurs, bah nous on fait pareil. Une boîte qui paye pas, ou une boîte où les conditions sont merdiques, ça se sait très vite. Et ça marche aussi dans l’autre sens : une boîte qui est prête à payer pour recruter ça se sait également.

    "Avant de commencer ils demandent des jours de congés. Quand on signe un contrat de travail, ils s’en foutent, ils n’ont aucun devoir. Ils viennent deux jours et ne viennent plus sans prévenir. La personne qui signe un contrat de travail en tant que salarié n’a aucun devoir. Il n’a aucune valeur juridique, les gens font ce qu’ils veulent de leur contrat de travail. On est pris en otage.

    Oui ça s’appelle la période d’essai. Tu sais, le truc que tu utilises (toi et tes potes patrons) pour jarter les employés du jour au lendemain.
Autrement tu racontes absolument n’importe quoi. Le contrat est un contrat pour les deux parties et ça a une valeur, justement.

    La première année, vous êtes payés au Smic. La deuxième vous avez 100 euros de plus et encore 100 euros la troisième.

    Bravo ! au train où vont les choses, ça n’est pas une augmentation, ça, c’est juste le SMIC qui suit l’inflation.

    On a une fidélisation pour ceux qui sont venus une première fois et on l’esprit du travail. Vous avez également plus de responsabilités", explique-t-il.

    On a plus de responsabilités. Ok, donc ça mérite un salaire plus élevé, si ne me trompe pas. Du coup la hausse de 100€ dont tu parles, c’est pour les responsabilités en plus ? la fidélité ? ou ton bon cœur ? Un choix possible parmi les trois.

    Car si tu veux la jouer « chuis sympa, je récompense les fidèles et le travail en plus », c’est 3×100 € qu’il faut donner.

    Mais c’est difficile de donner à un jeune de 16-17-18 ans plus que le Smic alors qu’il ne connaît pas du tout le travail

    Très juste.
C’est pour ça qu’il existe l’intérim et la période d’essai.
De là, l’augmentation c’est pas au bout d’un an qu’il faut la donner : c’est au bout d’une semaine. Tu serais surpris de constater où ça mène de récompenser les efforts.

    Enfin ça c’est si on est un formateur, un chef d’équipe. C’est sûr que si t’es un pingouin qui fait du Power-Point / Excel huit heures par jour dans un bureau sans voir qui fait quoi dans ton entreprise, c’est plus difficile de repérer les bons éléments et les branleurs.

    Le rapport s’est inversé" ", déplore Vincent Humbert.

    You goddamn right !

    Comme j’ai dit, quand les travailleurs gueulaient vous n’avez pas voulu écouter. Vous vous êtes même foutus de nous.

    La fête est finie maintenant : vous partagez ou vous crevez.

    Ah et dernière chose : si vos employés se barrent, c’est généralement qu’ils se barrent ailleurs, parce que ailleurs ça paye mieux. Ils traversent des rues, comme Manu leur a dit de faire, tu vois ?

    Ça veut donc dire qu’il existe des patrons qui eux sont moins cons et payent correctement. Je me répète, mais : vous partagez ou vous crevez. Et si c’est pas possible, je me répète encore, c’est que ton business pue et que t’es pas à la hauteur.

    #salarié #salariat #salaires #intérim #business #France #contrat #rh

  • Inflation : encore une (nouvelle) semaine de hausse ! Olivier Dauvers

    Nouveau pointage du baromètre hebdomadaire A3 Distrib / Dauvers sur les prix d’un panier de 150 majeurs des rayons (ces produits qui fondent la perception d’inflation tant le nombre d’yeux qui se posent dessus est grand !) et conclusion identique aux semaines précédentes : la hausse continue. Le cap des 14 % depuis le 1er janvier est désormais bien dépassé. C’est surtout la régularité qui frappe, comme s’il s’agissait d’un mouvement immuable. Sur les 5 dernières semaines par exemple, l’inflation hebdomaire moyenne atteint ainsi + 0,4 %.

    Source : https://www.olivierdauvers.fr/2022/11/03/inflation-encore-une-semaine-de-hausse

    #inflation #bénéfices #dividendes #économie #en_vedette #crise #capitalisme #pauvreté #salaires #inégalités #politique #finances #prix #economie

  • l’inflation et ses docteurs folamours Les Bons calculs Economiques !

    La crise économique tant attendue arrive, celle de la pandémie commençait à ennuyer tout le monde.

    Inflation par les couts car ce ne sont pas les salaires qui eux n’augmentent pas qui seraient à l’origine de celle ci. Même chose pour les retraites, les prestations sociales . . .

    Les intrants
    Matières premières ? Il n’y a pas de pénuries en cours.

    Mais c’est quoi l’inflation ?
    Inflation par l’écart entre l’offre et la demande ?
    Inflation par les coûts (les hausses de matières premières ?

    Le lien afin d’écouter, de télécharger le podcast de Radio Campus Lille => http://richessem.eklablog.com/l-inflation-et-ses-docteurs-folamours-les-bons-calculs-economiqu
    Attention, cette émission de radio pourrait comporter des contenus sensibles !

    Une inflation systémique du fait du ruissellement monétaire mondial pour tenter de sauver le capitalisme ?

    A propos du nouveau choc entre l’ancien impérialisme nord-américain et le nouvel impérialisme chinois).
    Avec quels impacts ?

    Redistribution des richesses, pauvreté accrue ...
    Quid de la mondialisation dans un tel contexte ? Inégalités ? Ressources ? Guerres ...
    Les marges de manoeuvre des acteurs (macro, comme les Etats ; micro comme les multinationales ... au fait, comment elles vont ces multinationales ?

    Voir l’évolution boursière, et notamment des firmes de tête, qui perdent depuis le début de l’année entre 10 et 75% de leur valeur.

    C’est la guerre à la réalité sauf dans certains médias libres.

    En France, Madame Sandrine Rousseau, est beaucoup moins prompte à s’émouvoir quand les femmes sont quotidiennement agressées et exploitées sur leur lieu de travail, qu’ailleurs.

    A propos de la dernière motion de censure recalée à l’assemblée nationale, 12 député.e.s PS sur 31 ont refusé de la voter, 4 écologistes sur 24 et 6 communistes sur 23, dont fabien roussel, se sont aussi abstenu.

    #inflation #économie #en_vedette #crise #travail #capitalisme #pauvreté #salaires #inégalités #politique #finance #prix #economie #radio

  • L’inflation, c’est quoi ? La crise de l’inflation épisode 1 Décoder l’économie

    https://www.youtube.com/watch?v=YQCMztt6rMo

    La crise économique tant attendue arrive. Cela tombe bien, celle de la pandémie commence à ennuyer tout le monde.

    La crise dont il faut avoir peur aujourd’hui et dont vont nous sauver nos chers décideurs grâce à leurs mesures miracles est celle de l’effondrement économique. La courbe de l’horreur n’est plus celle du nombre de cas positifs, mais celle de l’inflation.

    Nous allons voir dans une série de trois vidéos si la courbe de l’inflation est aussi fiable que celle des tests RT-PCR, et si les mesures économiques de nos dirigeants seront aussi chères et aussi efficaces que les mesures sanitaires.

    Je vous invite à me dire qui est le plus mauvais entre un expert en économie et un expert en santé, moi je n’arrive pas à trancher.

    Nous allons voir dans cette vidéo ce qu’est l’inflation, la manière dont cet indicateur est construit, ses limites, et la différence entre l’indicateur et ce que vivent réellement les gens.

    Dans la deuxième vidéo, nous verrons ce qui cause l’inflation et dans la troisième nous verrons si c’est vraiment « l’inflation » qu’il faut combattre ou s’il vaut mieux l’accompagner, par exemple en augmentant les salaires.
    Merci à Kairospresse pour leur contribution. N’hésitez-pas à les soutenir !

    #inflation #prix #Analyse #économie #Salaires #retraités #retraites #Etat

    • Qui cause l’inflation ? Pas la guerre en Ukraine ! La crise de l’inflation épisode 2 Décoder l’économie

      https://www.youtube.com/watch?v=mDtQNo9QYsM

      Nous avons vu dans la vidéo précédente que, contrairement à la définition du Larousse, l’inflation ne traduit pas la hausse de tous les prix, de tous les produits existants, mais traduit la hausse du prix du panier moyen des Français calculé par l’Insee.

      Le prix de ce panier augmente lorsque certains produits augmentent de prix, pas forcément tous. Nous avons également vu que puisque personne ne consomme la même chose, le panier moyen ne correspond à personne en particulier et donc personne ne ressent la même inflation que son voisin. Par exemple, ceux qui travaillent et doivent prendre leur voiture tous les jours von être beaucoup plus impacté par la hausse du prix de l’essence que les retraités. Retraités qui sont majoritaires chez les votants aujourd’hui en France.

      Dans cet article, nous allons voir quels prix augmentent spécifiquement et pourquoi.
      Nous verrons que, la plupart du temps, les prix ne varient pas tout seul : des décisions politiques ont des impacts majeurs sur les hausses ou baisses de prix, ainsi que des effets d’aubaines de puissants producteurs.

      Comprendre que l’inflation (ou plutôt les hausses de certains prix) ne tombe pas du ciel et est décidée politiquement nous amènera vers le troisième et dernier article de cette série, concernant les solutions à l’inflation

    • Ne combattez pas l’inflation, augmentez les salaires ! La crise de l’inflation épisode 3 Décoder l’économie

      https://www.youtube.com/watch?v=z-meMdyNW7c

      Nous avons vu dans le premier article que, contrairement à la définition du Larousse, l’inflation ne traduit pas la hausse de tous les prix, de tous les produits existants.
      L’inflation est la hausse du prix du panier moyen des Français calculé par l’Insee.
      Le prix de ce panier augmente lorsque certains produits augmentent de prix, pas forcément tous.

      Nous avons également vu que puisque personne ne consomme la même chose, le panier moyen ne correspond à personne en particulier et donc personne ne ressent la même inflation que son voisin. Par exemple, ceux qui travaillent et doivent prendre leur voiture tous les jours vont être beaucoup plus impactés par la hausse du prix de l’essence que les retraités. Retraités qui sont majoritaires chez les votants aujourd’hui en France et donc orientent les choix politiques.

      Dans le deuxième article, nous avons vu que, la plupart du temps, les prix ne varient pas tout seuls : des décisions politiques ont des impacts majeurs sur les hausses ou baisses de prix.
      Parfois la hausse des prix est directement décidée par une loi, comme pour le tabac ou l’énergie, parfois quelques grands groupes se mettent d’accord pour maintenir des prix artificiellement hauts, et s’en mettre plein les poches.

      Le cas de l’essence montre les deux effets à la fois. D’une part, l’Etat fait monter les prix avec notamment la taxe carbone que vont payer les Français qui font le plein, et ensuite se sert de l’argent gagné pour faire des cadeaux fiscaux à certaines entreprises.
      D’autre part, les producteurs de pétroles usent de leur pouvoir quasi monopolistique pour maintenir des prix élevés.

      Dans ce troisième article nous allons voir ce qu’il est possible de faire en cas d’inflation et les conséquences des différentes solutions proposées.

  • Le PDG de Total se dit « fatigué de cette accusation de "m’être augmenté de 52%" » alors qu’il ne s’est augmenté que de 51,7% Par Loïc Le Clerc - Regards

    Pour le mépris, on sait qu’on peut faire confiance à Emmanuel Macron. Désormais, l’indécence a elle aussi un nom : Patrick Pouyanné.

    Depuis le début des blocages des raffineries, c’est la guerre (médiatique) des chiffres : les grévistes sont-ils des privilégiés capricieux ? Total a fait appel à tous porte-flingues, le premier d’entre eux se nommant Dominique Seux, pour faire passer le mot : les ouvriers en raffinerie gagneraient en moyenne 5000 euros brut par mois. On serait plus sur du 3000€ brut mensuel, « pour les postes à haute, très haute qualification » , selon la FNIC-CGT
     


    Les salariés de Total demandent 10% d’augmentation, des investissements dans l’appareil productif et des embauches alors que, en parallèle, ce sont les bénéfices, la rémunération du patron de TotalEnergies ainsi que les dividendes versés aux actionnaires qui font tâche d’huile. Voyez plutôt :
    • 19 milliards de bénéfice au premier semestre 2022
    • 2,62 milliards d’euros de dividendes exceptionnels versés aux actionnaires

    Et le salaire de Patrick Pouyanné ? 5,9 millions d’euros annuel. Et les grévistes et leurs soutiens de marteler que le bougre s’est augmenté de 3 millions en 2021, soit une hausse de 52%. De quoi faire enrager le premier concerné, qui crie à la calomnie sur Twitter :

    « Je suis fatigué de cette accusation de "m’être augmenté de 52%" – voici la vraie évolution de ma rémunération depuis 2017 – elle est constante sauf 2020 car j’ai volontairement amputé mon salaire et ma part variable a normalement baissé avec les résultats de TotalEnergies ».

    Il est vrai que Patrick Pouyanné ne s’est pas augmenté de 52% entre 2020 et 2021, mais de… 51,7%. Il est vrai que cette baisse de salaire en 2020 (-36,4%) l’a fait vertigineusement chuté à la neuvième place du classement des patrons du CAC 40.

    Ou, comme l’a calculé l’économiste Maxime Combes, en cinq ans, Patrick Pouyanné a gagné l’équivalent de 1919 années de Smic net, « soit grosso-modo une année de Smic net par jour ».

    Donc merci au PDG de Total de mettre fin à cette polémique sur son augmentation de 51,7% car, en effet, l’indécence ne se calcule pas à trois millions d’euros près.
     
    Loïc Le Clerc
    #total #économie #richesse #SMIC #indécence #salaires #bénéfices #dividendes

    Source : http://www.regards.fr/actu/article/le-pdg-de-total-se-dit-fatigue-de-cette-accusation-de-m-etre-augmente-de-52

    • 1974, la pénurie d’impôts frappe Total
      https://lesjours.fr/obsessions/total/ep2-rapport-schvartz

      Total criminel climatique », « Total exploiteur des peuples du monde entier »… Ce dimanche, on a entendu pas mal de slogans anti-Total lors de la marche « contre la vie chère et l’inaction climatique » organisée par la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes). Faire des compagnies pétrolières un thème de mobilisation politique et sociale est efficace – d’ailleurs, la gauche réclame un référendum d’initiative partagé sur les superprofits de la multinationale française. Mais ce n’est pas très original, ainsi que nous allons vous le raconter en poursuivant notre voyage dans le passé de Total, à partir d’archives historiques inédites.

      S’attaquer à Total, qui s’appelait alors la Compagnie française des pétroles (CFP), c’est ce qu’avait décidé de faire le Parti communiste au milieu des années 1970. Durant quelques mois, le parti dirigé par Georges Marchais tonne ainsi contre le « scandale pétrolier ». Conférence de presse, émission spéciale à la télévision et enfin une journée d’action dans toute la France, le 19 mars 1975, pour « dénoncer le scandale pétrolier et démasquer les profiteurs du gaspillage et du pillage ». Ces derniers, ce sont les patrons des compagnies pétrolières, des « trafiquants » dixit le secrétaire général du PC, qui « devraient être en prison » car ils « trichent avec les prix », sont une « mafia » et « ne paient pratiquement pas d’impôt ». Tout cela avec le soutien d’un gouvernement qui s’en prend aux « petits contribuables » et défend « les milliardaires ».

      https://www.cinearchives.org/Films-447-305-0-0.html
      #scandaaale

  • Les 20 produits star les plus inflationnistes Le web grande distribution - Olivier Dauvers

    Nouvelle contribution totalement exclusive au suivi du phénomène de l’année : l’inflation.

    Toutes les semaines, avec les camarades d’A3 Distrib, nous suivons l’évolution des prix d’un panier de 150 références star (revoir la dernière publication ici). Quels sont donc, parmi ces majeurs des assortiments, les plus inflationnistes ?

    Pour l’essentiel, il s’agit des mêmes marques que lors du pointage précédent (revoir ici). En haut du classement, toujours le blanc de poulet Fleury Michon, à la fois victime de l’augmentation des coûts de production de la volaille mais aussi d’une disponibilité matière pénalisée par les suites de la grippe aviaire. Les 2 produits Charal de notre échantillon payent eux-aussi une relative pénurie de matière. Bref, même s’il y a chaque fois une (bonne) explication, l’inflation pique. Le pire… : c’est pas terminé.

    Quelques exemples :

    Fleury Michon, blanc de poulet +42%

    Charal, l’extra moelleux +38%

    Fruit d’or +36%

    Confiture bonne maman Framboise +33%

    Coquillettes Barilla +29%

    Spaghetti Barilla +26%

    Huile d’olive Puget +25%

    Camembert Le Rustique +23%

    Farine francine fluide +21%

    Beurre président +20%

    Leerdamer original +20%

    #inflation #escroquerie #économie #alimentation #en_vedette #france #crise #capitalisme produits pour la #bourgeoise #salaires #finance #prix #economie #marques #agro-industrie #industrie_agro-alimentaire #industrie_agro-alimentaire  #multinationales

    Source https://www.olivierdauvers.fr/2022/10/10/quels-sont-les-produits-les-plus-inflationnistes

  • Micro-thermomètre

    La température monte dans le pays en dépit des exhortations à baisser les niveaux de chauffage.

    Notre micro (celui de nos camarades de On passe au Rouge pour être exact) a fait office de thermomètre, dans les rues de Lille, le 29 septembre dernier.

    Ce Mercredi 5 Octobre 2022, c’était L’Heure de l’mettre, et la Saint Christophe Béchu sur Radio Campus Lille, 106,6 Mhz, https://www.campuslille.com


    Le lien afin d’écouter, de télécharger l’émission => https://bellaciao.org/Podcast-Micro-thermometre

    « De l’argent pour les salaires, pas pour la guerre, pas pour les actionnaires ! »

    Et si ce n’était que le début ?

    C’est l’heure de l’mettre !

    L’heure de l’mettre https://bellaciao.org/Podcasts

    #Salaires #prix #profits #radio #podcast #manifestations

  • Salaires, prix, profits, et tout ce qui s’ensuit...

    Ce Mercredi 28 Septembre 2022, c’était L’Heure de l’mettre, et la Sainte Méloni sur Radio Campus Lille, 106,6 Mhz, https://www.campuslille.com

    C’est quoi cette fixette que vous faites tous là, sur les prix ? Et que je pleurniche sur les factures qui viennent, et que je me plains dans les rayons du superbe marché, et que je compte mes petits sous au fond de ma petite poche... Les gens sont d’un mesquin !

    Ben quoi ! Tu mets un pull, tu pisses sous la douche, tu éteins ta télé (hi hi !), tu sauves la planète quoi ! Le prix, le prix, le prix !

    Le lien afin d’écouter, de télécharger l’émission => https://bellaciao.org/Podcast-Salaires-prix-profits-et-tout-ce-qui-s-ensuit

    Mais enfin, on peut pas en vouloir au prix quand même... Si on regarde bien, il n’est que l’enfant, bâtard, du rapport entre le profit et le salaire. Et on lui en voudrait à ce pauvre petit ?

    On en voudrait à la conséquence et pas à la cause ? A savoir le viol perpétré chaque jour par le profit, contre ce pauvre petit salaire meurtri et humilié, et dans son plus simple appareil ?

    Non. On n’est pas comme ça. Laissons les prix tranquilles et occupons-nous de rendre justice au salaire, et donc de faire payer le profit.

    C’est grosso modo le projet, que nous développerons avec nos outils, genre faucille, marteau, guillotine – mais radiophoniques hein ! - ce mercredi. C’est-à-dire la veille, précisément, du jeudi. Du jeudi 29 septembre. T’as pigé ?

    Ben quoi...

    C’est l’heure de l’mettre !

    (En seconde partie d’émission vous entendrez l’entretien toujours de très grande qualité, que nous accorda Peter Mertens, ex-Président du PTB, à Manifiesta, dimanche dernier)

    L’heure de l’mettre https://bellaciao.org/Podcasts

    #Salaires #prix #profits #radio #podcast

  • Chauffeur de cars, crèches, enseignants… Pourquoi cette rentrée sous pénuries ?, par François Ruffin
    https://blogs.mediapart.fr/ruffin-francois/blog/270822/chauffeur-de-cars-creches-enseignants-pourquoi-cette-rentree-sous-pe

    Le #travail est maltraité, méprisé depuis quarante ans. Il est considéré, par nos dirigeants, comme un « coût » à diminuer. Un prof touchait 2,3 fois le Smic en 1980, c’est aujourd’hui 1,2 fois. On ne parle plus de « #métiers », avec des savoir-faire, des qualifications, un statut, mais d’ « #emploi ». Qui devient des bouts de boulot, à cumuler.

    Depuis quarante ans, surtout pour les métiers populaires, les salaires sont « modérés », la sous-traitance encouragée, les horaires découpés, la #précarité installée. Plus nos dirigeants célèbrent « la valeur travail » dans les mots, plus ils l’écrasent dans les faits : de loi en loi, le travail est dépouillé de ses droits. Et c’est la main invisible du marché, ici le marché du travail, qui doit réguler tout ça. Eh bien, on le voit, ça ne marche pas.

    L’écrasement du travail, par les revenus, par les statuts, par le temps, par la pression, cet écrasement a des conséquences pour les salariés, pour les individus : eux vivent mal de leur travail, et souvent ils vivent mal leur travail, même si – et ce n’est pas un paradoxe – ils « aiment leur métier ». Mais cet écrasement a aussi des conséquences pour la société : elle est déréglée, désorganisée. C’est le chaos qui s’installe, dans des pans entiers.

  • Les femmes médecins passent plus de temps en consultation... et gagnent moins que les hommes | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/231656/ecart-salarial-remuneration-femmes-hommes-medecins-duree-consultations-inegali

    Il est évident que des consultations plus longues ne font pas nécessairement des consultations de meilleure qualité. Cela étant, les patients ayant bénéficié de ces minutes supplémentaires ont tendance à être plus satisfaits des soins reçus. En 2016, une étude révélait même que les patients âgés avaient moins de risques de mourir à l’hôpital ou d’y retourner s’ils étaient pris en charge par des femmes.
    Un système imparfait

    Outre ces consultations plus longues, l’enquête met aussi en évidence des différences au niveau de la facturation. Alors qu’elles établissent davantage de diagnostics et passent plus de commandes pour leurs patients, les femmes médecins ont tendance à proposer des tarifs moins élevés. Ce décalage entre le temps accordé à leurs patients et les revenus générés pourrait expliquer pourquoi les femmes médecins sont confrontées à un plus grand risque d’épuisement professionnel que leurs homologues masculins, alertent les auteurs de l’étude.

  • Ce Vendredi : Grèves : le métro de Londres pratiquement à l’arrêt Figaro avec AFP

    La paralysie fait suite à une grève des cheminots, qui réclament une augmentation des salaires face une inflation record.

    Le métro de Londres était quasi paralysé vendredi et le reste du réseau de transports en commun fortement perturbé par une grève pour les salaires face à une inflation au plus haut au Royaume-Uni, au lendemain d’un débrayage massif de cheminots.

    « Il n’y a pratiquement aucun service » dans le métro de Londres, même si « deux lignes offrent une circulation réduite » avec un train toutes les 15 minutes environ, a indiqué à l’AFP une porte-parole de l’opérateur de transports publics TfL. Le trafic des bus, surchargés en raison du repli de nombreux Londoniens sur ce mode de transport, était aussi perturbé.


    Plus gros mouvement de grève depuis des décennies
    Devant la station Blackhorse Road (Nord-Est de Londres), des gens rassemblés attendent l’ouverture de l’Overground, réseau de trains de banlieue qui fonctionne vendredi en service réduit. « Overground seulement, pas de métro aujourd’hui », crie à la cantonade un salarié non-gréviste à l’attention des voyageurs dont un grand nombre n’est pas au courant de la grève. « Je vais être en retard au travail, je dois me rendre dans le centre de Londres », lance une jeune femme qui sort en courant de la station et se précipite vers les arrêts de bus attenants.

    Si de nombreux usagers des trains jeudi se montraient compréhensifs envers les grévistes du rail, certains Londoniens en retard se montraient moins cléments vendredi. « Je comprends le message (que les grévistes) veulent faire passer à leurs patrons, mais (...) Londres est une grande ville et de nombreuses personnes ont besoin de se rendre à leur travail », critique Catherine Ondo, une vendeuse âgée de 25 ans. « Je ne sais pas comment je vais me rendre au travail », se désole Greg Skalski, 43 ans, employé dans la construction. Il dénonce « les tarifs de TfL qui ont fortement augmenté » et estime que les salaires de l’opérateur public sont déjà au-dessus de la moyenne du pays.

    Le Royaume-Uni connaît ces jours-ci une nouvelle salve de débrayages massifs dans les transports, la poste, les ports, le plus gros mouvement de grève depuis des décennies face à l’inflation. Un nouveau jour de grève est notamment prévu dans les trains samedi. Les négociations avec la multitude d’opérateurs ferroviaires privés du secteur sont dans l’impasse, selon les syndicats. Ces derniers ont par ailleurs rejeté une offre de hausse salariale de 8% sur deux ans de Network Rail, entreprise publique de gestion des lignes ferroviaires, qu’ils accusent d’être conditionnée à des licenciements massifs.

    Le ministre des Transports Grant Shapps, accusé par les syndicats de bloquer la situation, reproche de son côté aux organisations syndicales de refuser des réformes pour moderniser le rail. Il pourrait passer en force, a-t-il assuré vendredi sur Sky News. « Si nous ne pouvons pas mettre en place ces modernisations, nous devrons (les) imposer », a-t-il dit. Liz Truss, la favorite dans la course à la succession de Boris Johnson à Downing Street, a aussi fait preuve de fermeté envers les syndicats sur Twitter. « En tant que Premier ministre, je ne laisserai pas notre pays être rançonné par des syndicalistes militants », a-t-elle écrit. Le maire travailliste de Londres, Sadiq Khan, qui a autorité sur les transports londoniens et qui est engagé depuis des mois dans un bras de fer sur leur financement avec l’exécutif, s’est dit de son côté « inquiet que le gouvernement ne pousse délibérément (les syndicats) à la grève à Londres », dans des déclarations à Sky News.

    #Londres #grèves #inflation #métro #transports #grève #travail #Salaires #Syndicats #néo_libéralisme

    • La consommation d’eau des data centers microsoft source d’inquiétudes  Elsa Bembaron - Le figaro
      https://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/la-consommation-d-eau-des-data-centers-source-d-inquietudes-20220819

      Alors que l’Europe est frappée par la sécheresse, un rapport paru aux Pays-Bas dénonce la hausse de la consommation d’eau de centres de données de Microsoft.

      Cela ne pouvait pas tomber plus mal. Alors que l’Europe est frappée par une des pires sécheresses de son histoire, la presse néerlandaise se fait l’écho d’un rapport accablant pour les centres de stockage de données. L’année dernière, un centre de stockage de données géant de Microsoft, situé dans le nord du pays, a avalé 84 millions de litres d’eau, soit 4 à 7 fois plus que ce qui avait été initialement annoncé par l’Américain. Révélé par un média local, Noordhollands Dagblad https://www.noordhollandsdagblad.nl/cnt/dmf20220810_68483787 , confirmé par le gouvernement des Pays-Bas, l’affaire suscite de nombreuses inquiétudes.

      La hausse de la consommation d’eau inquiète d’autant plus, qu’elle pourrait encore s’aggraver cette année. En effet, comme la plupart des centres de stockage de données de dernière génération, celui de Microsoft utilise l’air ambiant pour rafraîchir ses serveurs. Cette technique, dite du « air cooling », permet de réaliser de substantielle économie d’énergie, puisqu’elle limite le record à la climatisation. Mais pour fonctionner, il faut que la température extérieure soit inférieure à 25 degrés. Quand la chaleur monte, il faut continuer à rafraîchir les installations, très sensibles aux variations. Pour cela, Microsoft a recours à des systèmes de refroidissement à eau. Et plus il fait chaud, plus de data centers consomment de l’eau. L’année dernière, la température a excédé les 25 degrés dans la région concernée pendant six jours. Été 2022, ce seuil fatidique a déjà été franchi six fois au cours depuis début août selon les données disponibles sur le site weatheronline.

      De quoi continuer à alimenter le débat sur l’empreinte environnemental des data centers. Actuellement, ils consommeraient 4% de l’électricité produite dans le monde selon Wavestone... contribuant ainsi indirectement au réchauffement climatique ! Plus que jamais, la question de l’efficacité énergétique est brûlante. Mais d’autres questions se posent, notamment liées aux usages du numérique, aux habitudes de consommation de chacun.

      #Eau #gaspillage #microsoft #big_data #data_centers #chaleurs #électricité #réchauffement_climatique #Données

    • Troisième jour de grève dans les transports britanniques face à l’inflation Par AFP, édité par Victor de Thier
      https://www.rtbf.be/article/troisieme-jour-de-greve-dans-les-transports-britanniques-face-a-l-inflation-110

      Les transports au Royaume-Uni sont affectés samedi par une nouvelle journée de grève pour les salaires, après un premier débrayage de cheminots jeudi et une grève dans le métro de Londres vendredi, face à une forte inflation.

      En pleines vacances scolaires, environ un train sur cinq seulement a circulé samedi en raison de cette grève à l’appel des syndicats Rail, Maritime and Transport (RMT), Transport Salaried Staffs Association (TSSA) et Unite qui réclament une hausse de salaires adaptée à l’augmentation du coût de la vie.


      . . . . . . .
      La grève de samedi a perturbé notamment les déplacements des touristes, des fans de football se rendant aux matchs et des festivaliers. Elle devrait aussi affecter la circulation des trains dimanche matin.
      . . . . . .
      Dimanche, les dockers du port de Felixstowe (est de l’Angleterre) - le plus gros pour le fret dans le pays - démarrent une grève de huit jours, menaçant de mettre à l’arrêt une grande partie du trafic de marchandises du pays.

      Côté rail, Mick Lynch, secrétaire général du RMT, a déclaré que les grévistes avaient le soutien du public affirmant : ils sont « juste derrière nous ».

      « Je pense que le public britannique en a assez d’être arnaqué par ce gouvernement et par les entreprises britanniques, avec des entreprises comme BP et British Gas qui font des profits énormes alors que les gens ont du mal à gagner leur vie », a-t-il déclaré samedi sur la BBC.
      . . . . . . .

    • Super augmentation de salaires

      C’est le rêve de millions de travailleurs : une augmentation de salaire automatique, qui compense entièrement l’inflation.

      Et c’est à Bruxelles que cela se passe.

      Quelque 60.000 employés de l’UE recevront une augmentation de salaire d’environ 8,5 % d’ici la fin de l’année, ce qui atténuera totalement la gigantesque inflation."

      Source : Bild
      #ue #union_européenne #inflation #salaires

  • #Hautes-Alpes : la #police_aux_frontières de #Montgenèvre peine à recruter, malgré les #renforts annoncés

    Le syndicat Alliance Police Nationale dans les Hautes-Alpes #alerte sur la situation au sein de la PAF à Montgenèvre. Sur les 10 renforts annoncés en octobre dernier, seuls 3 sont arrivés, faute de candidats.

    La PAF (police aux frontières) de Montgenèvre n’attire pas. En octobre dernier, lors d’un déplacement à la frontière franco-italienne, le directeur de la police aux frontières, Fernand Gontier annonçait l’arrivée prochaine de dix policiers. Sept mois plus tard, le compte n’y est pas : seulement trois ont pris leur fonction.

    « Le problème c’est qu’il n’y a aucun candidat pour Montgenèvre », déplore Vincent Guillermin, secrétaire départemental du syndicat Alliance à BFM DICI.

    Manque de moyens

    Pour l’organisation syndicale, il y a plusieurs explications à cette situation. La première est que la profession souffre d’un déficit d’#image sur le secteur. Vincent Guillermin parle de « #rouleau_compresseur qui s’abat sur la profession ».

    Le syndicat met en cause également le manque de moyens. En province, les #salaires ne sont pas suffisamment attractifs. « Ils varient entre 1700 euros et 3000 euros selon l’ancienneté et le grade », regrette le secrétaire départemental Alliance 05. Ce dernier réclame une indemnité de résidence pour fidéliser les policiers.

    Aujourd’hui, l’effectif est composé de 52 policiers à la frontière. Mais, depuis le mois de mars, huit policiers ont souhaité quitter le service dans le cadre des #mutations, nous confiait le syndicat qui alertait sur « le solde migratoire négatif de la PAF ».

    https://www.bfmtv.com/bfm-dici/hautes-alpes-la-police-aux-frontieres-de-montgenevre-peine-a-recruter-malgre-
    #PAF #personnel #attractivité #frontières #frontière_sud-Alpine #Briançonnais

  • Le #dégel du #point_d’indice, ou l’art d’offrir ce qui est dû

    C’est l’une des mesures phares proposées par le gouvernement pour parer à l’érosion du #pouvoir_d'achat des #fonctionnaires. Toute la question est de savoir si ce geste est aussi généreux qu’il prétend l’être.

    Alors, commençons par le commencement : le point d’indice, c’est tout simplement la valeur de base à partir de laquelle sont calculés tous les salaires des fonctionnaires. C’est cet outil qu’a choisi d’utiliser le gouvernement pour faire face à la hausse brutale de l’#inflation, comme le rappelle Stanislas Guerini, le ministre de la Fonction publique, lundi 6 juin sur franceinfo. « Dans le texte que nous sommes en train de préparer pour le pouvoir d’achat des Français, il y aura aussi le dégel du point d’indice, confirme Stanislas Guerini. La #revalorisation du point d’indice. C’est un geste de reconnaissance du travail, évidemment. De reconnaissance aussi des difficultés avec le retour de l’inflation. On a cette situation inédite. » Le dégel du point d’indice serait un geste de reconnaissance des difficultés liées à l’inflation, et de #reconnaissance du travail fourni par les fonctionnaires.

    L’érosion du pouvoir d’achat

    On peut, me semble-t-il, hausser au moins un sourcil face à cette argumentation. Le point d’indice, c’est avant tout l’outil permettant d’ajuster les salaires des fonctionnaires par rapport à l’inflation. Entre 1995 et 2010, il a été revalorisé 24 fois pour que le pouvoir d’achat des fonctionnaires ne diminue pas en raison de la hausse des prix ! Puis, en 2010, il est gelé sous la présidence de Nicolas Sarkozy, et il le restera pendant la présidence de François Hollande, pour l’essentiel, et pendant le premier quinquennat d’Emmanuel Macron, intégralement.

    Conséquence : des économies substantielles pour l’État, et une érosion du pouvoir d’achat pour les fonctionnaires. Selon un rapport de l’INSEE publié en août 2021, les salaires dans la fonction publique, corrigés de l’inflation, ont diminué de 0,7% entre 2009 et 2019. Dans le même temps, les salaires du privé, eux, augmentaient de près de 5%.

    En apparence l’érosion est limitée, mais en apparence seulement, car elle masque de très fortes disparités. Dans une tribune parue en mars dernier dans Le Monde, l’économiste Philippe Askenazy explique que les gouvernements successifs ont rendu une partie des crédits économisés sur le point d’indice par le biais de ce que l’on a appelé « la #politique_catégorielle ». Pour faire simple, certains corps de la fonction publique ont été augmentés au détriment des autres. Les grands corps techniques, l’#Ena, la #police ont vu le gel du point compensé, voir surcompensé. En revanche, les #enseignants et les « petits » fonctionnaires, les fonctionnaires de catégorie C, ont été de grands perdants.

    Il y a donc un certain cynisme à entendre Stanislas Guerini nous dire que le dégel du point d’indice serait une « reconnaissance du travail fourni par les fonctionnaires » Non, ce n’est pas un cadeau de la part du gouvernement, c’est un dû pour compenser l’érosion de leur pouvoir d’achat, du fait des décisions prises, notamment, par ce même gouvernement.

    Des solutions floues

    Le gouvernement ne se concentre pas uniquement sur le salaire des fonctionnaires. #Stanislas_Guerini est également sensible à une autre dimension, le #sens et la #mission. « Il faut faire un petit peu faire respirer les carrières des agents de la fonction publique. Leur permettre de retrouver du sens, de l’action. C’est vrai qu’il y a un enjeu de sens. Mois c’est ça qui me frappe beaucoup, il faut redonner le sens à la mission des services publiques. Au fond, la raison d’être d’une certaine façon des services publiques. »

    Il faut « redonner le sens de la mission du service public. » Alors oui, certes. Mais comment ? Le moins que l’on puisse dire, c’est que les solutions avancées par Stanislas Guerini sont floues… En revanche, on peut trouver une piste dans un article publié en 2015 par la chercheuse Florence Audier et ses collègues. Ils reviennent sur la multiplication des #primes à la #performance, qui font partie des mesures décidées pour compenser le gel du point d’indice. Et ils expliquent que ces primes à la performance contribuent à déconstruire le sens de la mission dans la fonction publique, en l’éloignant de son idéal : celui d’agents désintéressés, au service de l’#intérêt_général. La « #crise_de_sens » dont s’émeut Stanislas Guerini viendrait donc, en partie au moins, d’une politique suivie par son propre gouvernement. Après avoir proposé d’offrir une hausse de salaires qui était due, le voilà donc désormais qui cherche à compenser ce qu’ils ont eux-mêmes abîmé.

    https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/entre-les-lignes/le-degel-du-point-dindice-ou-lart-doffrir-ce-qui-est-du_5176270.html#xt
    #salaire #salaires #fonction_publique #travail

  • Négociations salariales : comme de « l’électricité dans l’air » mais pas dans les câbles ...

    Grève des agents de l’énergie – En France, des coupures de courant ont touché la population | Tribune de Genève
    https://www.tdg.ch/en-france-des-coupures-de-courant-ont-touche-la-population-965839029385

    De la tension dans l’air : une grève d’agents de l’énergie a provoqué jeudi des coupures d’électricité de quelques heures dans le Nord et l’Ouest pour des dizaines de milliers de foyers et dans des entreprises, les syndicats réclamant une hausse des salaires.

    A Angers, le CHU « en tension » mis hors tension :
    https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/angers-49000/panne-d-electricite-a-angers-175-000-clients-prives-d-electricite-dans-

    Même chose au centre hospitalier universitaire (CHU) d’Angers où trois groupes électrogènes ont permis de maintenir un fonctionnement normal.
    « La sécurité des soins a été assurée », précise la direction du CHU. Trois groupes électrogènes, l’un situé au sein de l’établissement, rue Larrey, le deuxième au service de soins de suite et de réadaptation de Saint-Barthélemy-d’Anjou et le troisième au pôle médico-social Saint-Nicolas, ont permis d’alimenter en électricité les différents bâtiments. Ils peuvent tenir trois jours.

    https://my-angers.info/06/02/mouvement-social-la-coupure-de-courant-qui-touche-plus-de-175-000-foyers-a-angers/109432

    Lors d’une telle panne électrique, 3 groupes électrogènes prennent le relais au CHU, au Pôle médico-social Saint-Nicolas et au SSR de Saint-Barthélemy d’Anjou. L’autonomie est de 3 jours, mais en réalité illimité, puisqu’il suffit de les réalimenter, précise les services du CHU d’Angers.

    https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/angers-49000/pourquoi-une-coupure-d-electricite-a-angers-et-ses-alentours-les-explic

    L’action, à laquelle auraient participé une cinquantaine de grévistes, est justifiée par le syndicat pour « mettre la pression », dans le cadre de revendications pour des hausses de salaires qui concernent l’ensemble du secteur de l’énergie.
    Un courrier au préfet
    « Dans l’Ouest, cela fait trois mois que le mouvement est engagé », poursuit Jean-Marc Bozzani. Avec en point d’orgue, donc, une coupure volontaire, ce jeudi midi, sur le site occupé de La Corbière, à Saint-Barthélemy-d’Anjou, mais aussi sur deux autres sites de l’agglomération. Sur ce point, la CGT assume.
    Mais l’animateur régional tient à préciser : « Il y a deux mois, nous avons envoyé un courrier au préfet pour prévenir qu’en cas de refus de la direction de nous écouter, il faudrait s’assurer du fonctionnement des groupes électrogènes pour l’hôpital, les pompiers, les établissements pénitentiaires… » En somme, selon la CGT, l’action ne serait pas née sur un coup de tête. Et la préfecture était prévenue…
    Augmentations insuffisantes
    Pour les grévistes, les hausses de salaires restent insuffisantes dans le secteur. « Plus 0,3 %, relève Jean-Marc Bozzani. Alors que RTE a fait 661 millions de bénéfices et que le patron s’est lui-même octroyé 28 % d’augmentation. »
    Conséquence : « Cela commence à générer des démissions. On n’en est pas encore au stade critique de l’hôpital, mais ça inquiète forcément. Et les collègues partent dans des entreprises avec 30 %, 40 %, 50 % de salaires en plus. »

    #salaires #grève #luttes_sociales #syndicats #RTE

    • Ouverture par le parquet d’Angers d’une enquête de flagrance.

      https://my-angers.info/06/03/coupure-electrique-a-angers-le-procureur-de-la-republique-prend-la-parole/109456

      Après la gigantesque coupure de courant volontaire d’agents de RTE impactant 175 000 foyers dans le département , le Procureur de la République d’Angers a pris la parole sur son réseau social.
      « Les pouvoirs publics attendent rarement qu’on leur demande de prendre leurs responsabilités. Une enquête est ouverte depuis ce midi des chefs de mise en danger de la vie d’autrui et atteinte à la liberté du travail. Les plaintes sont reçues par la police ou le parquet. »

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Enqu%C3%AAte_de_flagrance_en_droit_fran%C3%A7ais

      https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006071154/LEGISCTA000006151876/#LEGISCTA000006151876

      Est qualifié crime ou délit flagrant le crime ou le délit qui se commet actuellement, ou qui vient de se commettre. Il y a aussi crime ou délit flagrant lorsque, dans un temps très voisin de l’action, la personne soupçonnée est poursuivie par la clameur publique, ou est trouvée en possession d’objets, ou présente des traces ou indices, laissant penser qu’elle a participé au crime ou au délit.
      A la suite de la constatation d’un crime ou d’un délit flagrant, l’enquête menée sous le contrôle du procureur de la République dans les conditions prévues par le présent chapitre peut se poursuivre sans discontinuer pendant une durée de huit jours.
      Lorsque des investigations nécessaires à la manifestation de la vérité pour un crime ou un délit puni d’une peine supérieure ou égale à cinq ans d’emprisonnement ne peuvent être différées, le procureur de la République peut décider la prolongation, dans les mêmes conditions, de l’enquête pour une durée maximale de huit jours.

  • A Amsterdam, l’aéroport de Schiphol incapable de faire face à l’afflux de voyageurs

    La compagnie nationale KLM, associée à Air France, a dû en annuler plus de 70, et une partie de son trafic a été déroutée vers Rotterdam. Une tuile pour la société, qui connaissait un redressement spectaculaire à la faveur de la forte reprise des mouvements, et qui réunissait ses actionnaires lundi 2 mai, notamment pour confirmer la nomination de Marjan Rintel, ex-présidente des chemins de fer néerlandais (NS), au poste de PDG. Elle succède à Pieter Elbers.

    Pour la direction de Schiphol, il s’agissait, au cours du week-end, d’assurer « la sécurité des passagers et des personnels », a-t-elle fait valoir. Elle était en réalité incapable de faire face à un afflux de voyageurs pourtant prévisible compte tenu d’un manque criant d’agents de sécurité et de bagagistes. Il en manquerait 500 sur un total de 5 000 dans ce hub parmi les plus importants d’Europe qui, en 2019, avant la pandémie, avait enregistré quelque 70 millions de passagers. Lors de cette semaine de congés scolaires aux Pays-Bas on en prévoyait 174 000 par jour.

    « Grève à la française »

    Un fort taux d’#absentéisme et la difficulté à trouver des remplaçants pour les nombreux membres du personnel qui ont quitté l’entreprise durant la crise sanitaire expliquent une situation qui n’est plus exceptionnelle. L’aéroport londonien d’Heathrow a, en effet, été confronté à des problèmes semblables il y a quelques semaines, et celui de Bruxelles-Zaventem a lancé une opération de recrutement de 1 200 collaborateurs qui se heurte à la traditionnelle faiblesse des #salaires dans ce secteur, ainsi qu’à la nécessité, pour les candidats, d’accepter des horaires très flexibles.

    L’absence, aux Pays-Bas, d’un système de chômage partiel a, en outre, accéléré les départs d’employés lors de la pandémie. Et ceux qui sont restés décrivent des conditions de travail devenues impossibles. Ils ont déclenché, vendredi 23 avril, ce que le quotidien NRC appelait « une #grève à la française ». Un mouvement « sauvage », non organisé par les syndicats, ce qui est exceptionnel dans l’histoire sociale du royaume. En quelques heures, 150 bagagistes sont parvenus à bloquer toute l’activité, ce qui avait entraîné une première vague d’annulations de vols : une centaine pour KLM, une quarantaine pour d’autres compagnies. La police avait finalement dû couper les accès routiers menant à l’aéroport.

    Schiphol a commencé à pâlir en 2021, quand des pilotes ont été vus en train de charger eux-mêmes des bagages pour permettre à leur appareil de décoller

    Une convention sectorielle fixe que la demi-douzaine d’opérateurs néerlandais qui emploient des bagagistes doit octroyer « au minimum » 14 euros brut de l’heure et que 80 % du personnel doit être en CDI. Selon le syndicat FNV, KLM, qui dispose de son propre département bagages, n’octroierait, elle, qu’un salaire horaire brut de 10,86 euros et privilégierait les contrats temporaires. La compagnie a indiqué, à l’issue de la grève, qu’elle était désormais prête à débattre, « dans les prochaines semaines », avec les syndicats, du manque de personnel, de la charge de travail et du « maintien de l’emploi sur le long terme ».

    https://www.lemonde.fr/economie/article/2022/05/03/a-amsterdam-l-aeroport-de-schiphol-incapable-de-faire-face-a-l-afflux-de-voy

  • Despite its beautiful Ori games, Moon Studios is called an ’oppressive’ place to work | VentureBeat
    https://venturebeat.com/2022/03/18/despite-its-beautiful-ori-games-moon-studio-is-called-an-oppressive-pla

    Gaming fans know Moon Studios for its amazing Ori games with beautiful art and emotional stories. But a number of current and former employees consider the Ori studio an oppressive place to work. That is according to GamesBeat’s interviews with Moon developers.

    Franciska Csongrady sur Twitter :
    https://twitter.com/TigrMoth/status/1505276733771112449

    I worked at Moon Studios for two years. I was the only woman on the story team. I struggle to find the words to express what a soul-destroying experience it was to work with the heads of the studio, Thomas and Gennadiy.

    The whole studio is built on the lie that Quality justifies everything. Verbal abuse. Crunch. Public humiliation. But it just wears you down, and burns you out. Burnt out people do not produce quality.

    Anything good that you had made before they had killed your creative spark was used to lure new, unwitting devs in, to fill the places of the friends you watched leave, one by one.

    Please, don’t be fooled. Don’t perpetuate the problem by working for places like Moon. We have to stop the defeatist mentality that this is just what the industry is like. There are better places out there. You deserve better.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #moon_studios #jeu_vidéo_ori #culture_toxique #ressources_humaines #encadrement #turnover #jeu_vidéo_blind_forest #jeu_vidéo_ori_and_the_will_of_the_wisps #thomas_mahler #gennadiy_korol #oppression #activision_blizzard #riot_games #ubisoft #ea #electronic_arts #microsoft #succès #violence_verbale #micromanagement #crunch #glassdoor #cd_projekt_red #jeu_vidéo_cyberpunk_2077 #sean_murray #hello_games #jeu_vidéo_no_man_s_sky #salaires #rémunération #primes #royalties #crédits #santé_mentale #santé_psychique #stress_post_traumatique #viol

  • #Kathleen_Stock : Quand les féministes s’embrouillent, le patriarcat s’en sort bien.
    https://tradfem.wordpress.com/2022/03/10/kathleen-stock-quand-les-feministes-sembrouillent-le-patriarcat-s

    Le féminisme populaire au Royaume-Uni est en plein essor en ce moment, avec la journaliste Julie Bindel qui monte au front en tant que trouble-fête en cheffe. Au cours d’une longue histoire d’activisme qui a commencé dans les années 1980, militant contre la violence masculine à Leeds au moment où Peter Sutcliffe traquait dans les rues, Julie Bindel a toujours été directe, entière et peu intéressée à ménager les sensibilités petites-bourgeoises. Son nouveau livre n’est pas différent. Feminism for Women est un manifeste passionné pour le type de féminisme qu’elle défend – en fait, le seul féminisme qu’elle consent à reconnaître comme digne de ce nom.
    Le féminisme de Bindel s’attache sans honte aux femmes et aux filles du démodé genre féminin, et sur ce qui a tendance à arriver aux plus vulnérables d’entre elles – pauvres, ouvrières, noires, jeunes, vieilles, lesbiennes ou victimes de la traite – aux mains des hommes. Elle balance sur la façon dont les autres féministes (elle utiliserait des guillemets) ont rendu méconnaissable le projet initial de la deuxième vague. Dans une mosaïque d’interviews, d’anecdotes personnelles et d’argumentaires vifs, elle démontre que les femmes font face à une série d’injustices : tout d’abord par les hommes qui les agressent ; puis par un système judiciaire qui les rabaisse et les ignore ; enfin, par une culture imbibée de pornographie qui transforme leur humiliation en plaisir masculin ; et pour finir, par les féministes carriéristes et celles de la « Blue Fringe Queer Brigade », qui ne peuvent ou ne veulent pas intervenir pour changer tout cela, tant elles sont obsédées par le fait d’éviter la violence linguistique par l’utilisation d’un pronom mal placé.
    Le livre file à toute allure, truffé de blagues et de formules mémorables

    Version originale : https://www.spectator.co.uk/article/as-feminists-fall-out-it-s-not-just-the-patriarchy-that-s-under-fire
    Traduction : #Tradfem

  • « Le 8 mars, je ferai grève pour une véritable politique féministe » Maartje De Vries
    https://www.solidaire.org/articles/le-8-mars-je-ferai-greve-pour-une-veritable-politique-feministe

    « Solidarité avec toutes les femmes du monde. » Le 8 mars, Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, ce mot d’ordre retentira de la Belgique à l’Afrique du Sud, des États-Unis à l’Inde. Partout dans le monde, les femmes descendent dans la rue pour défendre leurs droits, pour l’égalité des salaires, pour des services publics forts, pour les droits à disposer de leur corps. Elles s’opposent à une droite émergente qui cherche à imposer une image conservatrice des femmes. Maartje De Vries, présidente de Marianne, mouvement de femmes du PTB, explique pourquoi elle participera à cette journée.

    Une vraie politique féministe donne de l’oxygène aux femmes sur le plan économique
    Anaïs travaille en tant qu’aide-ménagère. Aujourd’hui, elle est payée 11,48 euros de l’heure. Au bout de quatre ans de service, son salaire horaire passera à 12,30 euros. C’est le maximum. Elle est célibataire et mère d’une fille en bas âge. Elle a beaucoup de mal à joindre les deux bouts sur le plan financier. Avec ses collègues, Anaïs se bat depuis plusieurs mois pour obtenir une augmentation de salaire et une indemnité kilométrique plus élevée. La grande entreprise de titres-services pour laquelle elle travaille réalise d’énormes bénéfices, mais il est impossible d’obtenir une véritable augmentation de salaire. Pour elle et ses collègues, il s’agit d’une lutte constante pour arriver à la fin du mois. Ces propos d’une militante décrivent bien la situation : « Pendant que nos patrons font des millions de bénéfices, je ne sais pas si je pourrai servir un repas chaud sur la table à la fin du mois... »

    Travailler dur mais ne pas gagner assez pour joindre les deux bouts, cette situation est probablement familière à de nombreuses femmes. Outre le nettoyage, on le voit aussi dans la vente, les soins, la garde d’enfants, etc. Les femmes sont, en effet, surreprésentées dans les secteurs où les salaires sont les plus bas et les contrats précaires. Cette situation entraîne une grande disparité de revenus et explique en partie l’écart salarial entre les femmes et les hommes. Celui-ci se maintient actuellement à 22,7 %.

    Ce sont également ces secteurs qui ont continué à fonctionner pendant la pandémie. Ce travail, souvent invisible et sous-estimé, est soudain devenu essentiel. « Essentiel » oui, mais pas mieux rémunéré pour autant. Au contraire, selon l’Organisation internationale du travail (OIT), la Belgique fait partie des pays où les femmes ont subi le plus de pertes de salaire par rapport aux hommes. C’est ce qui ressort d’un rapport sur l’impact de la crise du Covid sur les femmes, préparé par le Sénat en octobre 2021. Le gouvernement n’a pas procédé à une évaluation des mesures socio-économiques visant à contenir la pandémie selon le genre. Et les femmes en paient le prix fort.

    Cʼest le moment d’augmenter le pouvoir d’achat. Mais, alors que nous payons désormais beaucoup plus cher à la caisse et à la pompe à essence, que nous devons avaler des factures d’énergie insensées, le gouvernement, lui, continue d’insister sur la norme salariale, la loi qui bloque toute augmentation des salaires. En outre, le salaire minimum n’a toujours pas été porté à 14 euros de l’heure. Or, une telle augmentation ferait une grande différence pour beaucoup de travailleuses des secteurs à bas salaires. Une véritable politique féministe donne de l’oxygène financier aux femmes par le biais de négociations salariales libres et d’un salaire horaire minimum de 14 euros. C’est une bonne chose pour tout le monde et surtout pour les femmes.

    Une vraie politique féministe ne se repose pas sur les femmes
    Pénurie de services de garderie, crèches beaucoup trop chères ou qui ne trouvent plus de personnel, maisons de repos qui font faillite ou doivent fermer à cause d’abus, résidents qui doivent payer des sommes astronomiques chaque mois, personnel qui se tue à la tâche et qui reste en sous-effectif pour fournir les soins nécessaires. La privatisation et la logique de marché se sont emparées du secteur des soins. Cette situation est mauvaise pour la qualité, l’accessibilité, le coût et les conditions de travail.

    Pourtant, ces services jouent un rôle important dans la vie des travailleuses. Pourquoi ? Près de la moitié des femmes travaillent à temps partiel. L’une des raisons étant que les femmes doivent encore assumer la majeure part des tâches dans le domaine des soins et du ménage : tâches ménagères, garde des enfants, des personnes âgées, des malades, des personnes sans défense... la liste est interminable. La pandémie a remis la situation des femmes à l’avant-plan. Les femmes ont été encore plus sollicitées dans le domaine des soins et ont été mises à rude épreuve par la fermeture des écoles et des crèches. Si ces services font défaut, s’ils sont trop chers ou inaccessibles, ces tâches reviendront aux familles et donc principalement aux femmes.

    Prenons l’exemple de Christiane, qui n’a pu reprendre le travail que six mois après son accouchement. Avant cela, il n’y avait pas de place pour son fils à la crèche, et les premiers mois, elle n’a même pas pu y accéder à plein temps. Les grands-parents viennent à la rescousse un jour par semaine, pour le reste, elle est obligée de prendre un congé parental. Ou Leila, qui s’occupe de son père qui ne peut plus vivre de manière autonome. Une maison de repos ou un appartement spécialisé est inabordable. Leila tente alors de garder son père à la maison le plus longtemps possible et, comme Christiane, en paie le prix. Pour eux, ces tâches supplémentaires signifient moins d’emploi rémunéré et donc moins de revenus.

    Les femmes ont donc beaucoup à gagner de services publics forts, de qualité et accessibles. Lors de la dernière édition de ManiFiesta, j’ai interviewé Kristen Ghodsee, professeure américaine, autrice du livre « Pourquoi les femmes ont une meilleure vie sexuelle sous le socialisme ? ». Elle y décrit l’importance de services publics forts dans l’émancipation des femmes. Les services collectifs prennent en charge de nombreuses tâches qui sont aujourd’hui effectuées par la famille et donc souvent par les femmes. Cela permet aux femmes dʼavoir accès à une carrière complète en pouvant concilier leur vie professionnelle et leur vie familiale.

    Investir dans des services publics de qualité, accessibles et abordables, qui créent également de bonnes conditions de travail et de rémunération, est un choix politique. Le gouvernement ne fait pas ce choix. Il choisit de laisser le plus possible au secteur privé et de diriger ce qui reste dans une logique d’efficacité et de profit. Cela rend souvent le service coûteux et inaccessible, de sorte qu’une grande partie de la charge des soins retombe sur les femmes. Une véritable politique féministe ne se fait pas en remettant toujours plus de travail sur le dos des femmes, mais investit dans des services publics forts.

    Une véritable politique féministe protège les femmes contre la violence
    Au moment où j’écris ces lignes, le sixième féminicide de cette année a été confirmé. À Liège, des centaines de jeunes ont manifesté contre la violence sexuelle après le viol brutal d’une jeune fille de 15 ans. Ces derniers mois, cette problématique a connu une couverture médiatique importante. Les plaintes se sont succédé concernant des comportements sexuellement transgressifs dans la vie nocturne, dans les magasins, dans les universités, dans le secteur culturel. Selon un rapport du Comité P, la police manquerait de moyens et de formation pour traiter correctement les plaintes pour violence intra-familiale. Le rapport du Sénat montre que la crise du Covid s’est accompagnée d’une hausse de la violence. En bref, notre société est aux prises avec un problème profondément ancré. D’autre part, le gouvernement Vivaldi fait preuve d’une gestion lente et fragmentée.

    Il a fallu un an et demi à lʼécologiste Sarah Schlitz, secrétaire d’État à l’Égalité des genres, pour mettre sur papier un « plan d’action national contre la violence sexiste ». Après avoir annoncé qu’il était prêt en août, il a fallu attendre novembre pour qu’il soit finalement rendu public. Quant aux modalités de mise en œuvre et aux budgets qui seront affectés, c’est toujours le flou le plus complet. 2,5 millions dʼeuros par an, c’est ce qu’a annoncé la secrétaire d’État. Mais comment cet argent sera-t-il affecté ? Et quelle contribution supplémentaire les autres ministères sont-ils prêts à mettre sur la table ? Rien n’est encore clair. Cependant, nous savons tous qu’un plan dépourvu de moyens suffisants nʼaura aucun effet. Le 8 mars, je me joindrai à la grève pour une vraie politique contre les violences faites aux femmes, avec une approche large allant de la prévention à l’accompagnement des victimes, au suivi des auteurs, etc. Parce qu’une véritable politique féministe est une politique qui protège les femmes contre les violences.

    #Femmes #Luttes #Féminisme #Belgique #Marché #Gréve #Services_publics #Salaires #Egalité

  • Prime contre salaire
    https://laviedesidees.fr/Prime-contre-salaire.html

    Depuis vingt ans, les gouvernements successifs imaginent de nouvelles façons d’augmenter le « pouvoir d’achat » des travailleurs. Délaissé, le salaire est pourtant un outil autrement plus puissant : il pose les travailleurs comme producteurs, et non comme simples consommateurs.

    #salaires #travail #pouvoir_d'achat
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20220307_pouvoir_d_achat_avec_liens.docx
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20220307_pouvoir_d_achat_avec_liens.pdf

  • Les #pénuries de #main-d’œuvre font rarement grimper les #salaires https://www.alternatives-economiques.fr/penuries-de-main-doeuvre-rarement-grimper-salaires/00102282

    Tout le monde n’a pas la chance d’être codeur informatique ou expert en cyber-sécurité (voir le premier volet). Les secteurs prêts à gonfler les salaires pour recruter des compétences trop rares ne sont pas légion. La règle ne s’applique pas dans la majorité des branches professionnelles où les tensions de recrutements se sont le plus intensifiées et qui cumulent, toutes, deux caractéristiques : des conditions de travail difficiles et des salaires faibles qui font désormais, depuis le choc des confinements, fuir nombre de candidats.

    La règle bute également sur les dispositifs d’exonérations de cotisations sociales sur les salaires (jusqu’à 1,6 Smic hors outre-mer) qui bloquent toute évolution du bas de grille des salaires conventionnels : quand l’employeur augmente le salaire, il doit payer cette hausse et des cotisations patronales en nette augmentation, puisque les allègements sont dégressifs. Le fait que ceux-ci soient plus importants à proximité du Smic limite donc les velléités. Ni la sortie de crise économique, ni la nouvelle crise de vocation chez les candidats ne changent la donne.

    Des « trappes à bas salaire »

    En témoigne le niveau des hausses de salaire accordées, quand il y en a. Celles-ci reflètent un réajustement autour du Smic et non la réévaluation nécessaire pour que la rémunération soit une contrepartie à la hauteur des contraintes auxquelles exposent les emplois.

    Pourtant, cela permettrait de restaurer leur attractivité. Dans la branche des hôtels-cafés-restaurants (HCR) – que 237 000 salariés ont quittée entre février 2020 et 2021, fatigués par la maigreur de la paye et le travail en coupure, de nuit et le week-end –, l’augmentation moyenne de 16,33 % des salaires conventionnels actée le 17 janvier, par un seul syndicat, ne doit pas faire illusion.

    Elle traduit un rattrapage par rapport à la grille 2018, toujours en vigueur. Pour la majorité des salariés, serveurs, barmen, cuisiniers, concentrés sur les trois premiers échelons du premier niveau, l’augmentation va de 4,16 % (44 centimes de plus que le Smic) à 5,9 % (63 centimes de plus). Ils n’ont plus qu’à espérer, pour ceux au contact des clients, que la défiscalisation des pourboires – sans cotisations pour les employeurs, sans impôt pour les salariés – obtenue pour 2022, se révèle payante. Car, pour les conditions d’emploi et de travail, discutées dès février, les organisations patronales semblent avoir déjà remisé le sujet du 13e mois.

    Dans le transport routier de marchandises (TRM), où manqueraient 60 000 chauffeurs selon les syndicats, la proposition patronale, signée par deux organisations syndicales le 11 février, prévoit une hausse rétroactive moyenne de 5 % au 1er février 2022 dans les entreprises adhérentes à l’une des deux organisations patronales signataires, suivie d’une hausse de 1 % au 1er mai.

    Celles-ci porteront la grille juste au-dessus du Smic : à 25 centimes de mieux pour le premier coefficient (+ 2,36 %), à 55 centimes pour le dernier (+ 5,20 %). « Le patronat ne veut pas perdre les allègements de charges sur les bas salaires », commente Patrice Clos, secrétaire général de FO Transport et Logistique, non-signataire.

    Dans la coiffure, qui a perdu 6 500 salariés depuis 2013, soit 7 % des effectifs, et qui compterait 10 000 postes non pourvus, toujours rien non plus. L’intersyndicale a suspendu les négociations le 19 janvier. La dernière proposition patronale concédait, pour l’entrée de grilles, 0,2 % de plus que le Smic (42 centimes) et, pour la majorité des salariés, une hausse juste équivalente au niveau de l’inflation cumulée de 5,2 % depuis 2018, date de la grille en vigueur. Selon la Dares, 21 % des salaires mensuels de la branche sont inférieurs à 1,05 Smic, contre 5 % dans l’ensemble des branches.

    Des gratifications recommandées par le Cése

    Face à cette impasse des trappes à bas salaires, le Cése propose de miser sur le dialogue social et « la négociation d’accords types de branche visant à mieux garantir l’attractivité des métiers », via l’octroi d’avantages collectifs : chèques-déjeuner, mobilités, logement. Leur financement serait mutualisé et défiscalisé sous conditions, dont un minimum conventionnel au moins égal au Smic.

    « Ces avantages ne doivent pas être considérés comme un salaire versé en contrepartie du travail, et ne doivent donc pas faire l’objet de prélèvements obligatoires (fiscaux et sociaux) », précise l’avis. Sa recommandation cible « quelques secteurs où la part des entreprises de taille moyenne ou petite est prépondérante ». Reste qu’elle revient à accorder des gratifications, sans interroger les mécanismes d’allégements de salaire, ne serait-ce que pour les emplois non délocalisables.

    La situation n’empêche pas les initiatives. A Narbonne dans l’Aude, le patron du restaurant Les Grands Buffets vient d’annoncer une revalorisation de 30 % du pouvoir d’achat de ses 195 salariés, via une prime d’intéressement financée par la hausse du prix du menu de 5 euros. A Paris, Alain Fontaine, patron du restaurant Le Mesturet (21 salariés), a bousculé l’organisation du travail, pour l’adapter au départ de huit salariés.

    « La restauration doit remettre en cause son modèle », explique-t-il. Sa recette ? Finie l’ouverture sept jours sur sept. Il ferme le samedi midi et le dimanche, a réduit l’amplitude horaire en semaine (dernier client à 22 heures), supprimé la coupure de mi-journée pour servir en continu. Les salaires ont été augmentés en cuisine et, avec la réduction d’amplitude, toute l’équipe « peut rentrer le soir en métro » et éviter les dépenses en taxi. « Avec 200 couverts en moyenne par jour, contre 300 avant, le chiffre d’affaires a baissé mais pas la profitabilité », résume le sexagénaire.

    Augmentation ni immédiate ni automatique

    Les hausses de salaire ne sont ni immédiates, ni automatiques face à l’intensification des difficultés de recrutement. Les marges de négociations diffèrent évidemment d’un secteur à l’autre, selon leur capacité à absorber le coût des augmentations par des gains de productivité ou leur capacité à pouvoir les répercuter sur leurs prix de vente.

    Dans les entreprises, les arbitrages se font à l’aune de l’urgence, des bénéfices attendus, des contreparties possibles ou des alternatives envisageables : diversifier les profils, former en interne, recourir à l’intérim, à l’apprentissage, etc. Car la nature des tensions, selon les activités et les niveaux de qualification demandés, s’explique par des raisons variées, mêlant (ou pas) les facteurs salaire, conditions d’emploi et/ou de travail, représentation négative des métiers, capacité d’accueil en formation.

    Avant de jouer la carte salariale pour les postes d’aides-soignantes et d’infirmières, le directeur de l’Ehpad privé Les monts de Matin, situé à Besayes (Drôme), a d’abord revu à la baisse ses ambitions de recrutement, misé sur la prise en charge à 100 % des frais de garde d’enfant, la réduction et/ou l’aménagement des horaires.

    Face au rebond pandémique, fin 2020, il s’est décidé à proposer mieux que le marché : 1 800 euros net par mois (pour quatre jours de travail hebdomadaires) pour les postes d’aides-soignantes et 2 200 euros net par mois pour ceux d’infirmer diplômé d’Etat. Sans réussir à pourvoir tous les postes :

    « Si deux ou trois infirmiers postulent, je les embauche, notez-le ! Depuis la pandémie, la profession s’est détournée des maisons de retraite », ajoute Didier Meyrand, persuadé que « la seule manière d’en sortir, c’est de jouer sur les salaires et les conditions de travail ».

    « Le problème aujourd’hui, c’est de faire venir les candidats », renchérit Patricia Gabriel, DRH de KSB France (1 220 salariés), leader mondial des pompes et robinetteries industrielles. L’industrie bataille, de longue date, pour redorer son image, associée à des métiers pénibles, peu valorisants.

    La pandémie n’a rien arrangé. « Les difficultés de recrutement se sont généralisées à tout le territoire », confirme Patricia Gabriel. Face aux difficultés accrues cet automne pour pourvoir une cinquantaine de postes d’usineurs, de techniciens de maintenance et de technico-commerciaux, elle n’a pas pour autant bousculé l’échelle de salaires, déjà « supérieurs à la moyenne du marché », mais fait assaut de communication, tout en renforçant les opérations au long cours auprès des centres de formation.

    De bons niveaux de rémunération contribuent à l’attractivité d’une branche d’activité, mais ils ne font pas tout.