• Piotr Pavlenski, portrait d’un agitateur forcené converti au « kompromat »
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/02/14/piotr-pavlenski-portrait-d-un-agitateur-forcene-converti-au-kompromat_602963


    L’activiste russe Piotr Pavlenski, lors d’une conférence de presse dans le bureau de son avocat, le 14 février à Paris.
    LIONEL BONAVENTURE / AFP

    Le performeur russe, à l’origine de la diffusion de vidéos ayant poussé Benjamin Griveaux à retirer sa candidature à la Mairie de Paris, utilise les mêmes méthodes que les services russes pour discréditer les opposants : l’art du « dossier compromettant ».

    Devant un parterre d’étudiants en droit réunis à Paris, en décembre 2019, Piotr Pavlenski clamait que « l’art politique est un art » qui exige d’« agir pour forcer l’appareil d’Etat à se démasquer ». « Pour cela, expliquait-il, l’artiste utilise les mêmes instruments que ceux dont use le pouvoir. » Il est passé aux travaux pratiques en préparant la mise à mort du candidat La République en marche (LRM) à la Mairie de Paris, Benjamin Griveaux, avec la technique, bien connue en Russie, du kompromat (ou « dossier compromettant »).

    En publiant une vidéo vieille de deux ans attribuée à l’ancien secrétaire d’Etat en train de se masturber, Piotr Pavlenski, 36 ans dans quelques jours, n’a rien fait d’autre, en effet, que d’imiter les services de sécurité russes, qui font « tomber » quelques-unes de leurs cibles en diffusant des vidéos intimes, souvent tournées à leur insu. Vladimir Poutine y a eu lui-même recours. Alors chef des services de sécurité russes (FSB, ex-KGB), il avait utilisé ce procédé pour écarter en 1998 le procureur Iouri Skouratov, chargé d’enquêter sur la corruption dans l’entourage et la famille de Boris Eltsine. Une vidéo diffusée à la télévision montrant les ébats du magistrat avec deux prostituées avait suffi. Puis ce fut le tour de plusieurs opposants d’être victimes de kompromat.

    • Non, le GriveauxGate n’est pas qu’une question de sexe
      http://www.analysedulangage.com/index.php/2020/02/14/griveauxgate

      Puisque cet article a été refusé, comme toutes mes dernières tribunes, par la rédaction du Huffington Post, bien loin des valeurs portées par sa fondatrice Arianna Huffington, voici sur mon site le décryptage qui a été censuré. On ne peut que déplorer ce type d’agissement : le danger pour la démocratie est dans cette peur sous-jacente ayant pour conséquence une sphère médiatique à la botte du pouvoir.

      https://seenthis.net/messages/822879

    • Tout ce foin sur le revenge port et les #vils_réseaux_sociaux me gonfle puissamment.

      J’ai une copine qui a reçu des #dickpics, y compris de #grands_hommes de son domaine d’activité. Les diffuser tombe sous le coup de la loi pour une République numérique, le faire savoir, sans diffusion, ça fera quoi : rien.

      Dans cette « affaire », que sait-on de la destinataire de la vidéo ? Vu la pelletée de merde expédiée dans le ventilateur, je doute qu’elle se dévoile pour exprimer son point de vue… Et donc, tout le discours « vertueux » considère qu’elle était consentante. Ce qui me paraît, perso, hautement improbable.

      Alors, dans le sens de ce que dit Élodie Mielczareck, révéler qu’un candidat à de hautes fonctions publiques pratique ce genre d’ignominie me parait indispensable, et même de salubrité publique, pour connaître le mode de fonctionnement de l’individu. Problème : sans image, ça n’a pas de poids et ouvre la porte à des attaques en diffamation, avec image, c’est répréhensible.

      Et je ne suis que très peu réceptif à l’argumentaire de Piotr Pavlenski sur le double langage. Quand bien même BG revendiquerait publiquement ses écarts de conduite par rapport à la morale traditionnelle, ça ne rend pas plus tolérable des pratiques ignobles comme le dickpic.

      La réaction réflexe « ça relève du privé  » participe, me semble-t-il, à l’étouffement de la voix de la destinataire. En gros, elle a drôlement intérêt soit à faire comme si ça avait été une bonne surprise de recevoir ça (rôle assez difficile à assumer publiquement), soit à la boucler.

    • « On accuse les réseaux sociaux ou l’anonymat sur Internet d’avoir permis l’affaire Griveaux, mais les vidéos se sont surtout propagées grâce aux terrains fertiles que sont les groupes privés militants et des forums masculins obsédés par ce type de contenus. »
      https://www.politico.eu/article/how-kompromat-on-a-close-macron-ally-went-viral

      A close friend of prominent figures on the far left and supporter of the Yellow Jackets movement, the Paris-exiled Pavlenski first approached political activists to spread the information. Controversial lawyer and Macron opponent Juan Branco told Le Point he was aware of the upcoming publication of the videos.

      “He consulted me as a lawyer,” Branco said. “For him it was a political act. In the same way that he opposed Putin’s regime, he was ready to do whatever it takes to oppose Macron’s regime, which he considers just as repressive.”
      ’Streisand effect’ and online forums

      The blog post first popped up on Twitter on accounts close to populist groups.

      Laurent Alexandre, a businessman and essayist who has a lot of supporters among far right groups, was one of the first to tweet the link to his 74,000 followers on Twitter, before deleting his tweet.

      “This kind of action can create a ’Streisand effect,’” said Lamy, referring to the internet phenomenon whereby an attempt to hide, remove or censor a piece of information has the unintended consequence of publicizing the information more widely.

      Alexandre’s actions were imitated Thursday by his friend Joachim Son-Forget, a member of parliament with 61,000 Twitter followers who is also a former member of Macron’s La République En Marche — he was ousted after a series of scandals including sending misogynistic tweets targeting a fellow parliamentarian.

    • L’édito du Monde empile tous les poncifs.
      Toujours conditionné par l’affirmation (pour l’instant sans aucun commencement de preuve) du consentement de la destinataire.
      La relation était probablement consentie, sinon on aurait une affaire encore plus grave, mais est-ce que ça implique automatiquement le consentement à ce genre de pratique ? À mon sens, l’envoi de ce genre de message n’est pas vraiment une «  relation  » mais un geste unilatéral.

      Affaire Benjamin Griveaux : l’abaissement de la démocratie
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/02/15/affaire-benjamin-griveaux-l-abaissement-de-la-democratie_6029690_3232.html

      Oublié le droit reconnu aux adultes d’entretenir une relation sexuelle librement consentie, tant qu’elle ne viole aucune loi.

    • Pas vu la vidéo et pas d’avis sur le caractère consensuel (et si je me pose la question : qui peut envoyer une photo de sa bite avec le consentement de la destinataire, je me demande aussi qui peut envoyer une photo de sa bite tout court ? à part pour marquer son territoire ?). Mais dans l’hypothèse où le geste n’est pas délictueux, j’aime bien la réaction d’#Ovidie qui replace ça dans le contexte des violences en ligne majoritairement infligées aux femmes.

      Ovidie : « en se retirant, Griveaux envoie un mauvais message » - Libération
      https://www.liberation.fr/debats/2020/02/14/en-se-retirant-il-envoie-un-mauvais-message_1778509

      Lors d’actions de prévention en milieu scolaire, on me rapporte très régulièrement des situations où des jeunes filles se retrouvent harcelées après la circulation non consentie de photos ou vidéos. La plupart du temps, ce sont elles qui sont contraintes de quitter l’établissement, après avoir entendu de la part de la communauté éducative qu’il fallait « réfléchir avant d’envoyer ça ». Il me semble qu’on prend le problème à l’envers. Quel message Benjamin Griveaux envoie-t-il indirectement à ces jeunes filles en se retirant si rapidement de la course aux municipales ? Qu’il revient aux victimes de s’effacer de l’espace public.

      En tant qu’ancien porte-parole d’un gouvernement qui se targue d’avoir fait du sexisme et des violences sexuelles une de ses priorités, il aurait été bien plus courageux de montrer l’exemple en prenant publiquement la défense des victimes et en critiquant toute l’idéologie puante qui sous-tend le revenge porn. Car sans honte, ni culpabilisation autour des questions de sexualités, le revenge porn n’est rien.

    • Un tweet de Frédérique Matonti (politiste du sexe et du genre)

      L’art de mélanger tout et n’importe quoi et notamment ce qui relève du pénal (ballets roses) et ce qui relève du comportement certes éventuellement condamnable moralement mais licite

      https://twitter.com/FMatonti/status/1228601012778360833

      Elle répond à un diplomate qui la joue gauloise.

      Il est vrai que la France chrétienne de la Montespan, de la du Barry, que la France de Felix Faure, de Le Troquer et des ballets roses, des bordels et de la syphilis, du maréchal octogénaire et de ses visiteuses du soir nous rappelle d’autres valeurs...

      C’est le même mélange dans beaucoup d’affaires sexuelles : on ne sait pas si on blâme la moralité du bonhomme ou des actes violents punis par la loi (sexe avec des mineures, actes non-consensuels, etc.). Dans un cas on aimerait dire qu’on s’en fout, dans l’autre que c’est hyper grave mais il y a une manière de mettre tout ça sur le même niveau qui est assez minable et empêche de rappeler des exigences de base en matière de relations sexuelles et entre sexes.

    • Vu qu’on n’a strictement aucune info de quelque sorte sur la relation, càd la personne réceptrice, je vois mal ce qu’on pourrait en dire. La réaction à en faire est vraiment super différente suivant le cas où c’est non-consenti (harcèlement donc etc), et le cas où c’est consenti. Je veux dire, des couples, hétéros ou homos, qui s’envoient vidéos ou photos pour s’exciter l’un l’autre lorsque les conjoints/amants/amoureux sont éloignés, c’est juste méga courant, et pas récemment, ça fait genre… 20 ans que c’est courant, avec internet. Et dans le cas où c’est consenti, je suis totalement d’accord avec Ovidie.

    • Savoir si la personne réceptrice était consentante, ou qui elle est, importe peu, on espère surtout qu’elle va bien. Si une vidéo de ce type circule au-delà du cercle intime, c’est soit un piratage soit une dénonciation de la personne qui reçoit ce type de message et qui n’a pas l’intention de se laisser faire.
      Donc non consentante, et avec ce genre de preuve, aucune hésitation à rendre public ce genre de pratique de #sale_type.

    • Le consentement importe fondamentalement pour la qualification juridique.

      Sur le fond, bien que je pense comme toi que s’il y a diffusion, c’est qu’il y a non consentement, mais on ne peut non plus exclure qu’il y ait eu une évolution dans le temps. C’est le fondement même du revenge : aux temps heureux a succédé ce qui est vécu comme une «  trahison  » entraînant la «  vengeance  »…

      Et on avance vers le dévoilement de la destinataire,
      https://seenthis.net/messages/825979

  • À Marseille, le candidat LREM dérape face à un journaliste : « Je vais te mettre la tête dans le cul »

    https://www.lefigaro.fr/elections/municipales/a-marseille-le-candidat-lrem-derape-face-a-un-journaliste-je-vais-te-mettre

    Malgré les gros câlins de Macron, les LaRem toujours très subtils) n’arrivent pas vraiment à se détendre.

    À Marseille, le candidat LREM dérape face à un journaliste : « Je vais te mettre la tête dans le cul »

    Yvon Berland, qui avait perdu ses nerfs à la suite d’un article des Échos, s’est excusé, reconnaissant une réaction « disproportionnée ».

    • Pour ceux qui TLDR :

      Il a finalement fini par lui envoyer un SMS lapidaire : « Je vais te mettre la tête dans le cul... »

      et :

      Yvon Berland, qui est également l’ancien président de l’université Aix-Marseille

      Bref : le type ne se contente pas de gueuler en direct, il envoie des menaces passibles de poursuites pénales par SMS. Mais ce n’est pas le premier abruti venu, il a une longue carrière de président d’université.

      Ce qui confirme ce que faisait remarquer Todd : le niveau de bêtise de nos élites est proprement terrifiant.

    • Sinon, de manière quasiment unanime dans les médias dignes de Google News : le terme approprié est « pète les plombs » ou, plus fréquemment encore : « dérape ».

      Si un individu d’origine plus clairement, euh, arabo-musulmane avait envoyé un SMS à un journaliste sur le thème « Je vais te mettre la tête dans le cul », je n’ai aucun doute que ce serait déjà devenu un sujet de société aux enjeux nationaux, sur lequel tout le monde serait invité à se positionner.

    • Ahlala, on montre son vrai visage de #sale_type quand on est à la traine dans tous les sondages : 8% seulement d’intention de votes à Marseille pour LREM, ça plombe.

      Dommage, LREM ne va pas pouvoir annuler les élections et dire que Marseille est une petite commune, c’est la 2em de France.

      Et puis, à Toulouse, je me réjouis de voir des personnes ayant voté avec ferveur Macron qui me disaient il y a encore 6 mois qu’ils voteraient encore pour lui, m’expliquer leur dégout. (J’ai la victoire modeste, j’ai fait ah bon)

    • Berland : ancien président d’Aix-Marseille Université (il a terminé son mandat en juin dernier).

      Ahlala, parier sur le mauvais cheval après avoir du lâcher le pouvoir universitaire pour raison d’âge, ça rend aigri, c’est moche...

    • @touti Oh ! excellente idée d’affichage pour la permanence de la candidate LREM de ma commune qui a planté son QG de campagne juste devant chez moi ! Ça fait des semaines que je me dis qu’il faudrait faire quelque chose justement.

    • @sombre Merci et oui, mais la brutalité, ce n’est pas seulement la violence policière, c’est aussi la violence verbale, l’attitude méprisante et ordurière, c’est la violence avec laquelle les LaRem imposent leurs mensonges récurents, leur vision du monde et leur projet de société bien pourri de la gueule. Cette violence là serait aussi à déconstruire.

    • @reka :

      Cette violence là serait aussi à déconstruire.

      C’est bien ce à quoi je pensais :)
      Mais cette violence verbale, ce mépris de classe a trop longtemps infusé dans leur mental et la plupart des « marcheurs » et « marcheuses » sont devenu·es des grand·es malades qui se sentent dans une totale impunité.

  • Pourquoi George Soros et sa fondation quittent la Hongrie

    https://www.franceinter.fr/monde/pourquoi-george-soros-et-sa-fondation-quittent-la-hongrie

    George Soros, en 2017 à Bruxelles © AFP / Olivier Hoslet / POOL

    Le milliardaire américain d’origine hongroise George Soros a annoncé mardi qu’il suspendait les activités de sa fondation destinée à mener des programmes d’enseignement pour les réfugiés. La fondation déménage également ses locaux de Budapest à Berlin.

    La fondation de #Georges_Soros ne donnera plus de cours aux réfugiés hongrois : mardi, l’Université d’Europe centrale (CEU), implantée à Budapest, a annoncé qu’elle ne reconduisait pas ses modules d’enseignement destinés aux réfugiés, ni ses activités de bourses de recherche financées par l’UE sur les politiques migratoires.

    « Nous suspendons ces programmes dans l’attente d’une clarification de notre situation fiscale et juridique », explique un communiqué de l’organisation. En cause, une taxe de 25% sur les organisations qui « soutiennent l’immigration ». Adoptée en juin dans le cadre d’un ensemble de lois anti-immigration, elle entre en vigueur ce vendredi.

    #hongrie #berlin #réfugiés

    • @aude_v Soros est avant tout un pillard monstrueux à la tête d’un gang de financiers de haut vol, qui pour s’enrichir détruisent les systèmes sociaux de pays entiers (dont 50 % des habitant.e.s sont des femmes), n’oublions pas les enfants.
      .
      Ses ong servent avant tout ses intérêts, qui paye commande.

      On remarquera qu’elles ont réussi à faire élire Victor Orban.
      (Aux USA, Hillary Clinton a bien réussi à faire la courte échelle pour mettre Donald Trump au pouvoir).

      La société hongroise a toujours été tolérante pour ce qui est de l’homosexualité, voir les bains publics de Budapest.

      Dans les campagnes une pauvreté sans nom, pour ce pays qui n’arrive plus à produire lui même ses pommes de terres.

    • Comment penser que Soros investirai un centime, dans une ONG qui ne lui rapporterai pas beaucoup plus.

      Personnellement, après avoir lu pas mal de choses sur les ONG et leurs résultats, je pense qu’elles remplacent les missionnaires.
      Pour beaucoup, de belles et généreuse promesses, mais quand on regarde ce qu’elles font vraiment, et qui les finance, on y croit plus.
      Il y a de belles paroles, parfois des actes trés généreux, mais dans la réalité . . .

      Exemple d’acte généreux, pour les missionnaires : Ils ont sauvé pas mal d’indiens d’Amérique du Sud au moment de la colonisation espagnoles, Las Casas a fait ce qu’il a pu, pour eux, et l’intérêt de l’église catholique.
      A la même époque, l’Afrique Noire, une mine de bois d’ébène, complètement ignorée des missionnaires.

      WWF :
      https://seenthis.net/messages/718609
      https://seenthis.net/messages/602953
      https://seenthis.net/messages/571110

      Mais pas que : Amnesty International , Journée internationale des disparus.
      https://www.legrandsoir.info/courrier-au-service-de-presse-d-amnesty-international-section-francais
      . . . . .

      S’agissant de l’Amérique latine, on pourrait à juste titre s’étonner de l’absence de la #Colombie, mais, vu la modestie des chiffres, je ne vais pas pinailler ici sur les 45 000 victimes de cette pratique depuis 1985 (d’après la Unidad de Victimas), dont de nombreuses pendant la présence au pouvoir de la faction politique qui vient de revenir à la présidence en la personne de M. Ivan Duque.

      j’ai été très surpris par la prestation, ce matin 1er septembre, au journal de 8 heures de France Culture, présenté par Sophie Delton, de Mme Geneviève Garrigos, qui se présente comme la "porte-parole" d’AI. Sans référence particulière aux communiqués d’AI précédemment cités, elle s’est concentrée sur quatre pays, dont la Corée du Nord et la Syrie, mais a surtout passé la majeure partie de son intervention à dénoncer de façon extravagante « la politique de terreur imposée à l’opposition » à travers les « disparitions » au… Venezuela et au Nicaragua.
      . . . . .

      Par ailleurs, j’ai rencontré des volontaires ayant travaillé pour des ONG en Afrique, elles(ils) sont rentrés démolis par le comportement des dirigeants d’ONG.
      Marqué(e)s à vie.

      La plupart des ONG font un sale travail.

      à part cela Aude, merci pour le ton modéré de ton commentaire

    • Avec un peu de retard : Je voulais parler de mon expérience à la CEU, cette rentrée était chahutée et je n’ai pas eu le temps. Donc rapidement avant de revenir sur le sujet.

      J’ai travaillé sur des projets en coopération très étroite avec les département environnement et géographie de la CEU entre 1995 et 2002, en particulier avec un remarquable prof qui s’appelle Ruben Mnatsakanian. je voulais juste rappeler que la CEU a été un lieu de recherche et de réflexion important sur l’espace post soviétique et les pays ex-socialiste, une formidable opportunité pour des centaines voire des milliers d’étudiantes et d’étudiants d’Asie centrale, du Caucase, des pays de l’Est, d’Ukraine, de Russie, etc... qui sans les programmes de la CEU n’auraient jamais eu les moyens financier d’étudier dans leurs pays. La sélection des dossiers se faisait de manière très sérieuse et transparente. Ruben se déplaçait dans tous les pays pour mener les entretiens, longuement rencontrer les candidats, ensuite les décisions étaient prises de manière collégiales, après de longues discussions, jamais à la légère et surtout sans aucune considération pour les origines sociales ou la « richesse » supposées des candidats... La formation était excellente et je garde encore aujourd’hui - 20 ans après - de très bonnes relations de travail avec certain·es de ces étudiant·es. La nébuleuse des organisations et ong soutenues par Soros, c’est autre chose et je ne préjuge pas ici de ses intentions ou de ses crapuleries, j’ai juste expérimenté en live à quel point cette université a été importante pour toute une génération d’étudiant·es, et plus récemment de réfugiés et migrants qui avaient accès à l’enseignement supérieur.

      Le reste plus tard.

  • Israeli minister planned eviction of West Bank Bedouin 40 years ago, document reveals
    Now agriculture minister, then settler activist, Uri Ariel was already planning in the 1970s the eviction of Bedouin living east of Jerusalem that is taking place now in Khan al-Ahmar
    Amira Hass Jul 12, 2018 2:57 AM
    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-document-reveals-the-eviction-of-bedouin-was-planned-40-years-ago-

    Forty years ago Uri Ariel, now agriculture minister, was already planning the eviction of Bedouin living east of Jerusalem. This emerges from a document signed by him titled, “A proposal to plan the Ma’aleh Adumim region and establish the community settlement of Ma’aleh Adumim B.”

    The document outlines a plan to turn some 100,000 to 120,000 dunams (25,000 to 30,000 acres) of Palestinian land into an area of Jewish settlement and develop it as a “Jewish corridor,” as he put it, from the coast to the Jordan River. In fact, a large part of the plan has been executed, except for the eviction of all the area’s Bedouin.

    Now the Civil Administration and the police are expediting the demolition of the homes of the Jahalin in Khan al-Ahmar. This is one of approximately 25 Bedouin communities in the area that have become a flagship of the Bedouin resistance in the West Bank’s Area C against the efforts by the Israeli occupation to uproot them, gather them in a few compounds adjacent to Area A, and impose a semi-urban lifestyle on them.

    The boundaries of the area that Ariel sets for his plan are the Palestinian villages of Hizme, Anata, Al-Azariya and Abu Dis to the west, the hills overlooking the Jordan Valley to the east, Wadi Qelt to the north and the Kidron Valley and Horkania Valley to the south. “In the area there are many Bedouin involved in the cultivation of land,” he writes, contrary to the claims voiced today by settlers that the Bedouin only recently popped up and “took over” the land.

    But Ariel has a solution: “Since the area is used by the military and a large part of the industry there serves the defense establishment, the area must be closed to Bedouin settlement and evacuated.”

    This document, exposed here for the first time, was found by Dr. Yaron Ovadia in the Kfar Adumim archives when he was doing research for a book he’s writing about the Judean Desert. Ovadia wrote his doctorate about the Jahalin tribe.

    “Since [the area] is unsettled, it is now possible to plan it entirely,” Ariel wrote, about an area that constituted the land reserves for construction, industry, agriculture and grazing for the Palestinian towns and villages east of Bethlehem, Jerusalem and Ramallah. “Arab urban/rural settlement is spreading at an amazing pace along the route from Jerusalem eastward, and this linear spread must be stopped immediately.”

    His solutions: to build urban neighborhoods that will become part of Jerusalem and to “administratively close the area of the Arab villages by means of an appropriate plan.” This administrative closure by an appropriate plan can be discerned in the reality perpetuated by the Interim Agreement of 1995, which artificially divided the West Bank into Areas A and B, to be administered by the Palestinians, and Area C, which covers 60 percent of the West Bank, to be administered by Israel. That’s how Palestinian enclaves were created with limited development potential within a large Jewish expanse.

    Ariel’s plan was apparently written between late 1978 and the beginning of 1979, and he said that as far as he recalls, it was submitted to Brig. Gen. Avraham Tamir, the IDF’s head of planning. “We have been living for three years in the existing settlement at Mishor Adumim,” writes Ariel, referring to a settlement nucleus that was established in 1975 and was portrayed as a work camp near the Mishor Adumim industrial zone. Even before Ma’aleh Adumim was officially inaugurated, Ariel was proposing to build “Ma’aleh Adumim B,” i.e., Kfar Adumim, which was established in September 1979.

    Some Jahalin families were indeed evicted from their homes in 1977 and 1980. In 1994, expulsion orders were issued against dozens more, and they were evicted in the late 1990s, with the approval of the High Court of Justice. But thousands of Bedouin and their flocks remained in the area, albeit under increasingly difficult conditions as firing zones, settlements and roads reduced their grazing areas and their access to water. From the early 2000s the Civil Administration has been planning to evacuate the Bedouin and forcibly resettle them in permanent townships.

    It’s tempting to present Ariel’s 40-year-old suggestions as an example of the personal and political determination that characterizes many religious Zionist activists and was facilitated by the Likud electoral victory in 1977. But it was Yitzhak Rabin’s first government that decided to build a 4,500-dunam industrial zone for Jerusalem in Khan al-Amar. In 1975 it expropriated a huge area of 30,000 dunams from the Palestinian towns and villages in the area and built a settlement there disguised as a work camp for employees of the industrial zone.

    In a study (“The Hidden Agenda,” 2009) written by Nir Shalev for the nonprofit associations Bimkom – Planners for Planning Rights and B’tselem, he notes that the Housing and Construction Ministry’s Jerusalem district director when Ma’aleh Adumim was first being built in 1975 said that the objective behind it was political – “to block the entrance way to Jerusalem from a Jordanian threat.” But since the objective was political, it was clear that he wasn’t referring to a military threat, but to demographic growth that would require additional construction.

    The planning for Ma’aleh Adumim actually began in Golda Meir’s time in the early 1970s; at the time, minister Israel Galili advised Davar reporter Hagai Eshed that it would be best if the press didn’t deal with this “exciting and interesting” issue, “because it could cause damage.” Both the Meir and Rabin governments considered the planned settlement to be part of metropolitan Jerusalem. Moreover, during Rabin’s second government, the period of the Oslo Accords, Bedouin were evicted, in the spirit of Ariel’s proposal.

    Perhaps the most crucial move was actually made in 1971, when under that same government of Meir, Galili and Moshe Dayan, military order No. 418 was issued, which made drastic changes to the planning apparatus in the West Bank. The order removed the rights of Palestinian local councils to plan and build. As explained in another study by Bimkom (“The Prohibted Zone,” 2008) this prepared the legal infrastructure for the separate planning systems – the miserly, restrictive system for the Palestinians and the generous, encouraging one for the settlements. This distorted planning system refused to take into account the longtime Bedouin communities that had been expelled from the Negev and had been living in the area long before the settlements were built.

    The settlement part of Ariel’s proposal succeeded because it was merely a link in a chain of plans and ideas had already been discussed when the Labor Alignment was still in power, and which were advanced by a bureaucratic infrastructure that had been in place even before 1948. Today, under a government in which Ariel’s Habayit Hayehudi party is so powerful, the open expulsion of Bedouin is possible. But the expulsion of Palestinians in general is hardly a Habayit Hayehudi invention.

  • Le financier George Soros transfère 18 milliards à sa fondation
    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_le-financier-george-soros-transfere-18-milliards-a-sa-fondation?id=97393

    Le légendaire financier américain George Soros, 87 ans, a transféré une grande partie de sa fortune à sa fondation, créée en 1984 pour promouvoir la démocratie, les droits de l’homme et la liberté de la presse.
    . . . .
    Open Society Foundations (OSF) a reçu 18 milliards de dollars de M. Soros, grand donateur du parti démocrate américain, a indiqué à l’AFP une porte-parole. « Cette somme reflète un processus en cours de transfert des actifs » de M. Soros, « qui prévoit de laisser la vaste majorité de sa fortune à Open Society Foundations », a-t-elle souligné. Cette donation fait d’Open Society Foundations la deuxième plus riche ONG aux Etats-Unis après la Fondation Bill et Melinda Gates, qui dispose de 40 milliards de dollars
    . . . . . .

    #ONG #sale_type #souros