• Affaire du lait contaminé : de nouvelles révélations accablent Lactalis AFP - 30 Novembre 2018 - Le figaro
    http://www.lefigaro.fr/conso/2018/11/30/20010-20181130ARTFIG00075-affaire-du-lait-contamine-de-nouvelles-revelation

    Contrairement à ce que le géant de l’agroalimentaire affirmait, des boîtes de lait auraient été remises sur le marché alors qu’elles ont été produites dans une unité de production contaminée par les salmonelles, selon des documents de la Direction générale de la Santé (DGS), consultés par l’AFP. Toutefois, le géant de l’agroalimentaire conteste ces affirmations.

    Nouveau rebondissement dans l’affaire Lactalis. Alors que le groupe a été autorisé en septembre dernier à remettre ses laits en poudre pour #bébé dans les rayons des supermarchés et des pharmacies, un nouveau scandale vient accabler le groupe. Deux types de salmonelles ont été retrouvés dans des produits fabriqués par la tour n°2 de l’usine de Craon en Mayenne, alors même que le groupe a toujours maintenu que cette unité de production a été préservée par l’affaire du lait contaminé. Un argument qui avait d’ailleurs en partie justifié la reprise de la commercialisation des produits. D’autant que ces révélations émanent de découvertes faites lors d’autocontrôles réalisés par le groupe peu avant le début de l’affaire du lait contaminé, selon des documents de la Direction générale de la Santé (DGS), consultés par l’AFP. Selon des comptes-rendus de réunions hebdomadaires de sécurité sanitaire organisées sous l’égide de la DGS entre le 6 décembre 2017 et le 7 février 2018, le groupe Lactalis a étendu, le 20 décembre 2017 son retrait-rappel « à l’ensemble des produits fabriqués sur le site de Craon depuis le 15 février 2017 à la suite de la mise en évidence de Salmonella mbandaka et Salmonella agona dans des produits fabriqués par la tour n°2 lors d’autocontraintes environnementales en novembre ».

    Toutefois, Lactalis « conteste fermement » les documents de la Direction générale de la Santé (DGS), indique Lactalis dans un communiqué. « Nous confirmons qu’en aucun cas il n’y a eu, avant l’arrêt de la tour n°2 début décembre 2017, de résultat positif de #salmonelle dans les produits issus de cette tour n°2, ce qui peut être vérifié notamment auprès de la DDCSPP (Direction départementale de la Cohésion Sociale et de la protection des populations) », affirme le groupe laitier. « S’il y a bien eu des autocontrôles positifs dans l’environnement de la tour n°2 en aucun cas il y a eu mise en évidence de salmonelle +dans les produits fabriqués par la tour n°2+ » de l’usine de Craon (Mayenne) « avant déclenchement de la crise début décembre », assure Lactalis. Le groupe laitier estime avoir été mis en cause dans une information tirée « d’une phrase inexacte d’un compte-rendu de la Direction Générale de la Santé du 27 décembre 2017 », et regrette la reprise d’une « information erronée (...) qui lui porte préjudice ». Lactalis a toujours assuré que le phénomène de contamination était limité à la tour n°1. La tour n°2 a elle repris sa production en juillet. En octobre dernier, le groupe a tenu à rappeler que « le phénomène de contamination a toujours été limité aux fabrications de la tour 1 de l’usine de Craon, provoquant d’ailleurs l’arrêt définitif de cette tour et son démantèlement ».

    En tout état de cause, « ces nouvelles informations confirment ce que l’on pensait depuis le départ, à savoir que l’ensemble de l’usine était complètement contaminé par des salmonelles, ce qui justifiait nos demandes de fermeture d’usine », dénonce Quentin Guillemain président de l’association des familles victimes du lait contaminé (AFVLCS). « Cette tour n° 2 est un élément majeur nouveau dans la mesure où Lactalis a toujours assuré que le phénomène de contamination était limité à la tour n°1 » de l’usine, qui a été depuis définitivement fermée. La tour n°2 a elle repris sa production en juillet. « C’est sur l’absence de contamination dans la tour n°2 que le groupe s’appuie pour justifier la réouverture de l’usine de Craon », a ajouté Quentin Guillemain. « Lactalis a menti depuis le début, avec la complicité des autorités qui savaient depuis le mois de décembre. C’est ce que nous apprennent les derniers documents. Plus aucun produit ne doit sortir de cette usine, elle doit être fermée », ajoute ce dernier.

    Craintes de nouveaux cas de contaminations
    Les réunions de sécurité sanitaire réunissent chaque semaine plusieurs services de l’État, dont l’Agence nationale de santé publique (ANSP), l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) ou la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGGCCRF). Dans le rapport de la commission d’enquête du Sénat du 5 avril 2018, la directrice générale de la DGCCRF évoquait déjà la détection de salmonelle dans « l’environnement » de la tour n° 2. « Le 21 décembre 2017, suite à la détection de la bactérie dans l’environnement de la tour n° 2, le groupe Lactalis annonce généraliser le retrait-rappel à l’ensemble des produits fabriqués ou conditionnés sur la partie du site Lactalis Nutrition Santé depuis le 15 février 2017 », expliquait-elle aux sénateurs.

    Ces nouvelles révélations vont attiser la colère des associations, d’autant que la reprise de la commercialisation des laits infantiles de Lactalis était mal passée auprès de l’association de consommateurs Foodwatch, qui la jugeait « inacceptable ». « Nous n’avons aucune garantie que les nombreux dysfonctionnements dans l’affaire Lactalis, qui vont bien au-delà des aspects sanitaires, ne vont pas se reproduire », soutenait Karine Jacquemart, directrice de l’ONG #foodwatch. « L’enquête judiciaire préliminaire est toujours en cours. Et les conclusions de la Commission d’enquête parlementaire n’ont même pas encore été prises en compte. Il serait très grave que Lactalis et tous les acteurs impliqués s’en tirent en toute impunité », affirmait-elle. Pour rappel, l’ONG a porté plainte en février dernier avec plusieurs parents pour exiger la totale transparence dans cette affaire.

    Depuis le début de la crise, Lactalis a notamment été accusé d’avoir manqué de transparence et d’avoir tardé à réagir, ne retirant ses produits qu’à la fin 2017, alors que la salmonelle a été détectée en août et novembre de la même année. L’indignation a ensuite été décuplée par les ratés des distributeurs qui ont continué à vendre les boîtes de lait pourtant interdites. Les excuses tardives du discret président du groupe, Emmanuel Besnier, en février puis celles des enseignes de la grande distribution n’ont pas apaisé les familles des victimes ni les services de l’État.

    #Emmanuel_Besnier #lactalis #multinationales  #alimentation # #santé #agriculture_et_alimentation #grande_distribution #crapules #agroalimentaire #En_vedette #Actualités_françaises

  • ‘We’re Out of Options’: Doctors Battle Drug-Resistant Typhoid Outbreak - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2018/04/13/health/drug-resistant-typhoid-epidemic.html

    Genetic sequencing revealed that a common, aggressive MDR typhoid strain called H58 interacted with another bacteria, likely E. coli, and acquired from it an additional DNA molecule, called a plasmid, that coded for resistance to ceftriaxone.

    #typhoide #antibio_résistance #antibiotiques #santé #bactéries #microbes

  • Des centaines de malades contaminés par des framboises de Chine Le Devoir - 10 février 2018
    http://www.ledevoir.com/societe/sante/519883/framboises-infectees-probablement-des-deces-survenus-l-ete-dernier

    Des framboises congelées importées de Chine ont rendu malades des centaines de personnes l’été dernier au Québec, et en ont probablement tué certaines, selon un récent bilan de la santé publique.
     

    Les petits fruits contaminés par un virus ont entraîné une grande vague de rappels parce qu’ils ont été utilisés par des transformateurs alimentaires — des brasseurs, des pâtissiers et des glaciers, par exemple — en plus d’être cuisinés par des cafétérias d’hôpital ou de résidences pour aînés.
     
    Les framboises étaient contaminées par un norovirus, un type de virus très contagieux qui provoque des gastroentérites souvent longues et sévères. Au moins 724 Québécois sont tombés malades, un nombre qui ne représenterait que « la pointe de l’iceberg ».
    Selon le Dr Yves Jalbert, directeur de la protection à la Direction générale de santé publique du ministère de la Santé, il est évident qu’il y a eu des décès durant cette période, sans toutefois pouvoir en préciser le nombre. La santé publique ne suit pas l’évolution de chacun des malades infectés. (La Presse) 

     #agriculture #agroalimentaire #salmonelles #alimentation #canada #Quebec #chine #gastroentérites
     #économie #fruits #framboises #transport #patisseries #glaces #norovirus #importations

    En France idem : Alerte aux framboises bio contaminées chez Picard en 2017 *
    http://alerte-environnement.fr/2017/07/15/alerte-aux-framboises-bio-contamines-chez-picard
    Des sachets de framboises bio de la marque Picard font actuellement l’objet d’un rappel produit en raison de la présence de norovirus GC I qui peuvent causer des gastro-entérites aigües chez l’adulte.
    Leader Price et Thiriet

  • Affaire Lactalis : « L’alimentation industrielle est tout sauf saine »
    https://reporterre.net/Affaire-Lactalis-L-alimentation-industrielle-est-tout-sauf-saine

    Marie-Claire Frédéric — J’ai repensé à une histoire : #Lactalis avait accusé un producteur artisanal de #camemberts au #lait_cru d’avoir des #fromages contaminés. Ce producteur avait dû retirer tout un stock de la vente. Ensuite, on a fait des analyses, et il s’est avéré que c’était faux. Mais le mal était fait. Le gars avait perdu plein de camemberts, et sa réputation était atteinte. C’est interpellant.

    Vous travaillez sur la #fermentation, due à de « bonnes » #bactéries. Mais comment expliquez-vous les contaminations aux mauvaises bactéries, ici dans le cas de Lactalis, aux #salmonelles ?

    D’une certaine manière, c’est le résultat de 150 ans d’#hygiénisme à outrance. Pour vivre, on a absolument besoin des bactéries. Il y en a beaucoup de bonnes, qui nous sont utiles, et il y en a quelques-unes qui sont #pathogènes, comme la listeria, les salmonelles, etc. Dans l’ensemble du vivant, ces bactéries s’équilibrent les unes les autres.

    Mais, quand on éradique les bactéries, quand on utilise des produits, comme on dit dans les publicités, qui tuent 99 % des bactéries, cela éradique toutes les bonnes et celles qui restent, généralement, ce sont les pathogènes, justement. Plus on va faire la guerre aux bactéries, plus c’est dangereux, parce qu’on va sélectionner des souches #résistantes aux #bactéricides ou aux #antibiotiques.

    #alimentation #santé #diffamation

  • #Lactalis et ses fautes face aux salmonelles
    https://www.mediapart.fr/journal/france/140118/lactalis-et-ses-fautes-face-aux-salmonelles

    Le PDG du géant laitier #Emmanuel_Besnier a discrètement rencontré Bruno Le Maire, vendredi. Il s’est engagé à réaliser les investissements nécessaires dans l’usine contaminée aux salmonelles à #Craon. En juin 2016, le tribunal administratif de Nantes avait annulé l’autorisation préfectorale d’exploiter le site où d’importants travaux avaient été engagés sans attendre l’enquête publique.

    #France #Salmonelle

  • #Lactalis, roi de la dissimulation

    Bien avant le scandale des #salmonelles, Lactalis s’était déjà distingué en cachant ses défaillances aux pouvoirs publics. #Falsification_de_produits, optimisation fiscale, rejets polluants, etc., Mediacités s’est replongé dans les dossiers d’un empire très secret.


    https://www.mediacites.fr/nantes/enquete-nantes/2018/01/12/lactalis-roi-de-la-dissimulation
    #évasion_fiscale #pollution #industrie_laitière #France #paywall

    • http://www.liberation.fr/france/2018/01/12/lactalis-emmanuel-besnier-le-boss-invisible_1622133

      A la tête du géant de l’agro-alimentaire depuis près de dix-huit ans, le Mayennais cultive le secret dans sa vie comme dans son groupe. Au point que les ministres n’ont pas son portable.

      Les doigts d’une main sont beaucoup trop nombreux pour compter les interviews qu’Emmanuel Besnier a accordées à la presse - nous aussi avons tenté d’entrer en contact, mais en vain… Depuis qu’il est patron de l’empire laitier Lactalis, c’est encore plus simple : il n’a pas parlé à un journaliste. Une rare photo de lui existe, réalisée à Zagreb en 2007 au ministère croate de l’Agriculture (ci-contre). Lors de sa venue vendredi à Bercy pour répondre à la convocation de Bruno Le Maire, il a emprunté une entrée discrète afin d’échapper aux objectifs des photographes. Alors que les syndicalistes agricoles se voient accorder audience plus qu’exceptionnellement, la grande majorité des 15 000 salariés français du groupe Lactalis n’ont jamais rencontré Emmanuel Besnier car il ne se rend jamais dans ses usines. Les ministres de l’Agriculture qui se succèdent rue de Varenne ne connaissent pas son numéro de portable. « Je ne l’ai même jamais rencontré », nous confiait Stéphane Le Foll avant de quitter son ministère en 2017. Au stade de Laval, l’héritier de Lactalis assiste aux matchs de son équipe de foot préférée (dont il est actionnaire et sponsor) depuis sa loge aux mêmes vitres fumées que sa berline. Dans un restaurant de la préfecture de la Mayenne où il a ses habitudes, il déjeune dans un salon privé. Il refuse de publier les comptes de son groupe, qui ne l’ont été qu’une fois et sous la contrainte lors de l’OPA hostile mais réussie contre l’Italien Parmalat en 2011. « Il a repris l’adage de son père : le bruit ne fait pas de bien et le bien ne fait pas de bruit », a confié un jour à Paris Match son ami Jean Arthuis, eurodéputé et ex-ministre, un des rares à le fréquenter.

      La 8e fortune française.
      S’il est invisible et muet, Besnier pèse très lourd. En 2017, le magazine Forbes l’a classé 8e fortune française et 116e mondiale, avec 11,3 milliards de dollars (9,32 milliards d’euros). Pour mémoire, quatre ans plus tôt, elle était estimée à 4,3 milliards de dollars. De quoi investir dans un jet privé, des costumes et des propriétés de luxe sous les tropiques ou fréquenter le Fouquet’s et les clubs du moment ? Que nenni. Le milliardaire élancé (1,90 mètre), à l’élégance sobre (dit-on), ne se rend pas davantage au Rotary Club ou au Lions Club. Ni ne fraye parmi les politiques en vue, les puissants des affaires ou les cercles parisiens. Le PDG n’a aucune vie publique, à l’instar de son paternel Michel.

      C’est la mort de ce dernier en juin 2000 d’une crise cardiaque dans sa maison de Marbella qui l’a propulsé dans le fauteuil de PDG de Lactalis, groupe familial qu’il avait rejoint immédiatement après ses études à l’Institut supérieur de gestion, à Paris. Il n’a alors que 29 ans. Plus tôt, l’héritier a étudié dans deux institutions catholiques de Laval, sa ville de naissance. Après ses études supérieures, Emmanuel Besnier s’est forgé une expérience dans la production aux Etats-Unis, puis dans la logistique et les questions commerciales en Espagne. Avant de rejoindre le siège lavallois en 1995 pour devenir directeur du développement et occuper un bureau voisin de celui du paternel durant cinq ans. Ses interlocuteurs le disent solitaire, calme, franc et peu adepte du haussement de ton, à l’inverse de son père. Mais il serait ferme, pour ne pas dire intransigeant et brutal : à l’image de sa gestion de la crise avec les producteurs-fournisseurs de lait depuis 2016.

      En 4×3.
      Le propriétaire du leader mondial du secteur (avec sa sœur et son frère, actionnaires à 49 % du groupe mais sans responsabilité opérationnelle) a soufflé ses 47 bougies en septembre dans son château du XIXe avec sa femme et leurs trois enfants. C’est son père qui avait acheté en 1973 cette demeure d’Etrammes, près de Laval, où il a vécu au quotidien et vient désormais en famille le week-end profiter du court de tennis, de la piscine et du sauna. Pour l’anecdote, à l’occasion de son mariage, le publicitaire Jean-Claude Decaux, qui travaille avec Lactalis, avait décidé de placarder dans les panneaux 4 × 3 de Laval des affiches « Félicitations président ! » Furieux, le tout frais époux avait fait tout enlever. A Paris, le cadet loge dans un appartement du VIIe arrondissement situé près de ceux de son frère et de sa sœur. En vacances, Emmanuel Besnier et les siens rejoignent leur maison de l’île de Ré ou le chalet de Courchevel où le tycoon mayennais aime skier. Pas bling-bling, mais dans les codes bourgeois.

    • http://www.liberation.fr/france/2018/01/16/lactalis-la-ville-de-craon-a-cran_1622784

      En Mayenne, depuis l’arrêt de l’activité de l’usine où ont été retrouvées des traces de salmonelles, 250 personnes ont été placées au chômage technique. L’inquiétude et l’agacement sont palpables.

      A Craon, petite ville de la Mayenne où coule l’Oudon, et où se dresse un orgueilleux château du XVIIIe, le ciel est lourd et l’inquiétude dans toutes les têtes depuis l’arrêt de l’activité de l’usine Lactalis, où ont été retrouvées des traces de salmonelles. Avec 250 personnes placées au chômage technique sur un effectif de 327 employés affectés à la production de poudre de lait, la grande question demeure la durée de cette période d’inactivité.

      « Tout le monde est très inquiet car tout le monde connaît des gens qui travaillent à l’usine, souligne Régine, 56 ans, venue faire son marché sur une place de la ville. Personnellement, j’y ai des amis qui travaillent avec leur fils et je n’ose même pas les appeler. La Mayenne est un département rural où on a besoin de ces emplois. »

      Tirant son chariot devant les étals débordant de clémentines et de salades vertes, Régine salue en outre la « conscience professionnelle » et le sérieux des employés de Lactalis, et ne comprend pas ce qui a pu se passer pour provoquer la contamination. Mariée à un inséminateur qui fait régulièrement le tour des élevages de la région, elle ne cache pas en revanche son ressentiment vis-à-vis du géant laitier : « Est-ce qu’il ne va pas en profiter encore pour baisser le prix du lait ? Début janvier, alors que toutes les laiteries augmentaient leurs prix, Lactalis baissait le sien. Ils n’en ont rien à faire des éleveurs, ni de la laiterie ! » Une manifestation d’éleveurs devant l’usine est d’ores et déjà annoncée pour vendredi.

      « On en a marre des journalistes »

      Devant la petite camionnette d’où s’échappent les effluves parfumés de galettes de sarrasin, le sentiment d’inquiétude est tout aussi prégnant. Mais se double aussi d’exaspération, voire de franche colère face aux feux médiatiques dont fait l’objet la commune.

      « Vous fouillez la merde et vous ne faites qu’en rajouter ! » s’emporte une dame engoncée dans son anorak à l’adresse des journalistes qui défilent ces derniers jours dans la petite ville de 4 500 habitants, dont le maire, comme les employés de Lactalis, déclinent toute déclaration. « Je suis productrice de lait et au finale, c’est encore les éleveurs qui vont morfler », ajoute-t-elle, même si pour l’heure, le lait des producteurs qui fournissaient l’usine de Craon est livré sur d’autres sites.

      « Pourquoi on ne parle pas de ce qui va bien à Craon ? » suggère de son côté un amateur de crêpes et de hippisme, qui cite le dernier vainqueur des championnats du monde de gentlemen riders, remporté à Doha par un natif de Saint-Quentin-des-Anges, une commune voisine. « On en a marre des journalistes qui viennent seulement ici pour démolir, reprend un grand gaillard, aux cheveux frisés comme seul rempart à la pluie. Allez voir à Monaco ce qui s’y passe et laissez-nous tranquilles ! »

      Logique industrielle

      Une dame de 52 ans, cheveux tirés en arrière et sourire entendu, qui dit connaître plusieurs employés de Lactalis, se montre plus conciliante. Et laisse entendre à demi-mot que l’hygiène dans l’usine de Craon où l’on produit en continu, jour et nuit, du lait infantile mais aussi du fromage, n’a pas toujours été irréprochable : « Ceux qui travaillent à l’usine savent bien qu’il y a déjà eu des petits problèmes. Il fallait bien un jour que ça éclate. »

      Devant la rôtisserie, un bonnet de laine enfoncé sur le crâne, Vincent Guillet, ancien porte-parole de la Confédération paysanne, s’interroge de son côté sur une logique industrielle qui, a force de vouloir tout aseptiser au maximum, rend peut-être plus sensible l’être humain à la moindre bactérie. « Alors que dans les fromages, on a aussi des bactéries, des champignons », remarque-t-il, tout en approuvant les contrôles systématiques de la laiterie sur le lait tiré dans le tank de l’exploitation, comme à la sortie du camion-citerne. Eleveur de vaches laitières installé à Craon et produisant pour Lactalis, il déplore l’absence de syndicat au sein de l’usine : « A chaque fois que quelqu’un a voulu monter une section, il s’est fait viré. Et aujourd’hui, on envoie des gens travailler sur d’autres sites, sans personne pour discuter des conditions. »

      « Manque de rigueur dans les contrôles »

      Au bar-restaurant la Station, avec plat du jour et hors-d’œuvre à volonté, le son de cloche est un peu différent. Et on vitupère là aussi surtout contre « l’emballement » médiatique qui apparaît totalement démesuré face au problème de santé soulevé. « Il y a peut-être eu un manque de rigueur dans les contrôles, mais les conséquences ne sont pas si dramatiques, estime un client installé devant son expresso. On ne peut même pas dire combien il y a eu de cas avérés de salmonellose. Et des germes et des microbes, il y en a partout dans une maison. »

      Il en est un qui fait l’unanimité en s’attirant des huées lorsqu’il apparaît sur la chaîne d’info en continu : le président de l’Association des victimes du lait contaminé, Quentin Guillemain. « Lui, c’est un vrai fouteur de merde ! » s’exclame un retraité moustachu.
      Pierre-Henri Allain correspondant à Rennes

      Cet article est totalement désespérant. Les gens interrogés en sont quasiment à reprocher aux instances de contrôles d’avoir repéré les bactéries. Tout ça pour préserver du travail ! On est vraiment dans un pays d’aliéné·e·s.

  • Les pratiques obscures de Lactalis | L’Humanité
    https://www.humanite.fr/les-pratiques-obscures-de-lactalis-648623

    Le géant laitier puissant et discret pressure salariés, producteurs et consommateurs, sans se soucier de la sécurité alimentaire.

    C’est l’histoire d’une petite entreprise familiale de Mayenne devenue, en plusieurs décennies, l’un des leaders mondiaux des produits laitiers. Et qui, par ses pratiques, illustre les dérives de l’industrialisation de l’agriculture et de l’agroalimentaire.

    Fondée en 1933, la petite entreprise Besnier, sise à Laval, produit au départ des camemberts. Dans les années 1950, elle se diversifie dans le beurre et la crème fraîche, puis le lait, pour devenir aujourd’hui, au fil d’OPA tous azimuts, un des mastodontes du secteur. Au dire de Daniel Jaouen, président du directoire, interrogé dans le quotidien Ouest-France le 23 novembre 2017, le groupe familial, détenu par les trois petits-enfants du fondateur, pèserait « plus de 18 milliards d’euros de chiffre d’affaires, employant 80 000 salariés dans 90 pays ». On n’en sait guère plus, Lactalis, qui n’est pas coté en Bourse, refuse de publier ses comptes, préférant payer des amendes plutôt que de dévoiler ses marges… L’application de la loi Sapin va toutefois l’obliger à les rendre en partie publics, cette année. Et l’affaire du lait infantile contaminé rappelle que le groupe a déjà été l’objet de plusieurs polémiques.
    Condamné pour « fraude sur le lait et publicité mensongère »

    En 2000, Lactalis, qui s’appelait encore Besnier, du nom de son fondateur, a été condamné pour « fraude sur le lait et publicité mensongère » : l’industriel coupait son lait avec de l’eau. La fraude portait sur 70 % de la fabrication du groupe. En 2008, la marque Galbani, propriété du groupe, est accusée à son tour, avec d’autres marques, de recycler des fromages périmés et de les avoir mis en vente. Une pratique qui lui a permis de générer quelque 10 millions d’euros de chiffres d’affaires. En décembre 2012, le Canard enchaîné avait aussi accusé le groupe de vendre du lait stérilisé UHT pour du lait frais pasteurisé, au prix bien plus élevé. Une fraude découverte par la Répression des fraudes, mais qui avait été classée sans suite en raison d’un vide réglementaire. En mars 2015, l’entreprise a cette fois été condamnée à une amende de 56,1 millions d’euros dans l’affaire dite du « cartel des yaourts » pour entente illicite sur les prix des produits laitiers frais vendus sous marques de distributeurs.

    Enfin, depuis le début des années 2010, le groupe, qui pointe du doigt la « crise de la surproduction laitière », est régulièrement la cible des critiques des agriculteurs de la filière laitière qui lui reprochent d’acheter le lait à un prix trop bas. En 2016, une grande partie des éleveurs de l’Ouest ont bloqué le siège, à Laval, bien décidés à aller au bout de leur action pour obtenir le « juste prix » pour leur production. Ils accusaient le géant des produits laitiers de les étrangler avec un prix d’achat passé en deux ans de 36 centimes le litre à 26 centimes le litre. Les fournisseurs reprochaient à la firme d’être un des plus mauvais payeurs de la profession ! Lactalis a fini par céder, de crainte de voir son image abîmée auprès des consommateurs. Sic !

    Bien qu’empêtré dans cette affaire de contamination de son site mayennais, le géant laitier poursuit sa course au gigantisme. Début janvier, il a annoncé s’être offert le laitier américain propriétaire de la marque de yaourts traditionnels islandais Siggi’s, qui rencontre un énorme succès auprès des consommateurs américains. Un rachat qui fera de l’entreprise familiale française le numéro quatre du yaourt à marques aux États-Unis.
    Ils vont tous se retrouver dans le même bain de lait

    Avec cette affaire, les distributeurs sont sous la menace d’actions en justice de la part des familles. Selon le Parisien, Leclerc va prochainement faire l’objet d’une plainte. Une action de groupe aurait été lancée par dix familles contre le groupe Lactalis pour « mise en danger de la vie d’autrui ». « Le fait de poursuivre la vente de produits concernés par une opération de retrait/rappel est susceptible de constituer une tromperie aggravée, ce qui est un délit pénal », rappelle la DGCCRF. Les concernés risquent une peine de prison de sept ans et une amende de 750 000 euros.
    Alexandra Chaignon

    #patrons_voyous #Ya_basta !

  • Besnier et la culture de l’opacité - l’affaire Lactalis Benoit Boussemart - La richesse des mulliez et les grandes fortunes - 4 Janvier 2018
    http://richessem.eklablog.com/article-261-besnier-et-la-culture-de-l-opacite-l-affaire-lactali

    Bonjour

    Comme promis, quelques éléments d’informations sur le groupe #Besnier SA (BSA). Pour s’y retrouver, voir ci-dessous l’organigramme du groupe publié lors de l’émission d’Elise Lucet sur France 2, organigramme qui n’a pas été contesté par la famille.

    Télécharger « Organigramme Besnier.pdf http://ekladata.com/LJYqu1uQpLNkRfPI2JTcg07nzZY/Organigramme-Besnier.pdf »

    BSA se décompose en trois grandes composantes : la partie "Groupe #Lactalis", société française contrôlée à 100% par BSA et sa filiale à 100% Galac ; la partie internationale de Lactalis, via BSA International en Belgique, contrôlée à 100% par "Groupe Lactalis" et #Galac ; et enfin la composante "Parmalat", groupe italien contrôlé à un peu plus de 89% (le % a augmenté par rapport à l’organigramme, suite à l’OPA lancée par la famille Besnier pour racheter tous les titres ; OPA qui a échoué), via la société "Sofil", contrôlée également à 100% par "Groupe Lactalis" et Galac. L’ensemble du groupe BSA pèse 17,3 Mds d’euros, seul chiffre publié sur le site "2016".

    Jusqu’à présent, seuls les comptes de #Parmalat étaient disponibles (données sociales et consolidées), le groupe n’ayant pas le choix puisque cette société est cotée. En revanche, il ne publiait que quelques informations en Belgique (les comptes sociaux de BSA International). Mais ni Sofil, ni Galac, ni "Groupe Lactalis" et bien évidemment encore moins BSA ne publiaient de comptes (ni les comptes sociaux, ni les comptes consolidés) malgré les obligations légales que sont censés faire respecter les présidents des Tribunaux de commerce et les procureurs de la République. Mais manifestement, la famille Besnier est au dessus de ces contingences !

    Elle va devoir pourtant s’y plier, car l’affaire de la "salmonelle", cachée au public pendant plusieurs mois, procède de ce même culte du secret (selon le Canard Enchainé, Lactalis avait gardé "confidentiel" en août 2017 le rapport mentionnant la contamination) ; avec un préfet de la Mayenne qui a préféré - selon ses propres dires - rendre public l’arrêté de fermeture partielle du site de Craon en le publiant au ... Recueil des Actes Administratifs !!! Vous connaissez ce bidule ? Et ceci le 29 décembre, Lactalis ayant été notifié le 9 décembre. En allant sur le site dédié au RAA, rien sur Lactalis !!! Bizarre. En tout état de cause, il pourrait y avoir des suites judiciaires, avec des pénalités à la clé, et des indemnités à verser à d’éventuelles parties civiles. D’où l’intérêt de connaître la situation financière réelle d’un tel groupe, qui s’était fortement endetté lors du rachat de Parmalat. Voir France 2, l’émission d’Elise Lucet.

    Peut-être un lien de cause à effet : le groupe vient de publier pour la première fois en Belgique les comptes consolidés de BSA International. Cette composante réalisait en 2016 (en M€) 4 899 de chiffre d’affaires, réalisait (part du groupe) 133 de bénéfice net et disposait de 3 004 de capitaux propres.

    Il faut ajouter à ces capitaux propres les capitaux propres du groupe Parmalat, 3 329 M€ en 2016, pour un chiffre d’affaires de 6 530 M€ et un bénéfice net de 79 M€.

    Par ailleurs, l’endettement financier net des deux composantes est faible (135 M€) relativement au cumul des fonds propres.

    Mais la question se pose pour Sofil (qui a participé au rachat de Parmalat), pour "Groupe Lactalis" et pour BSA évidemment. Les seules données fiables seraient les données consolidées de BSA, mais comme pour la salmonelle, sortez, il n’y a rien à voir !!!

    Notre président s’était fait le chantre de la transparence financière des groupes, lorsqu’il était ministre. Tout cela est resté lettre morte, les multinationales sont au dessus des lois ... puisque personne ne trouve à y redire.

    Bons comptes ; bonnes #salmonelles !!!

    B. Boussemart

  • #Laits contaminés par des #salmonelles : #Lactalis savait... et n’a rien dit
    https://www.nouvelobs.com/sante/20180102.OBS0048/laits-contamines-par-des-salmonelles-lactalis-savait-et-n-a-rien-dit.html

    Lactalis s’est bien gardé d’ébruiter l’affaire. Comme l’y autorise la loi, le numéro 1 mondial des produits laitiers n’a pas fait savoir qu’au mois d’août, puis de novembre 2017, elle avait repéré « des salmonelles sur du matériel de nettoyage et sur les carrelages » de son site de Craon, en Mayenne, rapporte « le Canard enchaîné » ce mercredi 3 janvier. Soit cette même usine d’où sont issus les lots de laits infantiles dont le rappel a été ordonné par les pouvoirs publics début décembre... pour cause de contamination aux salmonelles.

    Mais ça n’est pas tout. L’hebdomadaire satirique révèle aussi que l’inspection sanitaire du ministère de l’Agriculture serait passée à côté de la contamination de l’usine, lors d’une visite de routine en septembre dernier.

    Interrogé par « le Canard », un expert en sécurité sanitaire des #aliments s’en étonne :

    « Comment les contrôleurs s’y sont-ils pris pour ne détecter en septembre aucune salmonelle, alors que l’on sait aujourd’hui, après enquête, que l’usine était infectée depuis février, au moins ? »

    #crimes #criminels #santé

    • Lait contaminé Lactalis : la réponse des autorités mise en cause - 03/01/2018 - ladepeche.fr
      https://www.ladepeche.fr/article/2018/01/03/2715274-lait-contamine-lactalis-la-reponse-des-autorites-mise-en-cause.htm

      Le ministère de l’Agriculture, épinglé par le Canard Enchaîné, a reconnu mercredi qu’aucune anomalie n’a été décelée en septembre dans l’usine lors d’un contrôle sanitaire. Cela s’explique par le fait que l’inspection « portait » seulement sur « un nouvel atelier de mélange à sec de céréales » et pas sur les activités de poudre de lait.

      Le ministère affirme n’avoir « pas eu connaissance » des résultats des auto-contrôles menés par le groupe en août et en novembre qui avaient décelé, eux, des traces de salmonelles dans les bâtiments, mais pas sur les chaînes de production.

      Pour sa défense, il souligne aussi qu’une obligation de notification n’existe que lorsque une non-conformité a été décelée sur un produit mis sur le marché.

      En face, Lactalis rétorque que « les autorités ont à disposition les résultats des audits en permanence ».

  • Centre d’actualités de l’ONU - L’#OMS publie une liste de #bactéries contre lesquelles il est urgent d’avoir de nouveaux #antibiotiques
    http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=39034

    L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a publié lundi sa première liste « d’agents pathogènes prioritaires » résistants aux antibiotiques, énumérant les 12 familles de bactéries les plus menaçantes pour la santé humaine.

    Cette liste a été établie pour essayer d’orienter et de promouvoir la recherche-développement de nouveaux antibiotiques, dans le cadre des efforts de l’OMS pour lutter contre la résistance croissante aux antimicrobiens dans le monde.

    Elle met plus particulièrement en avant la menace des bactéries à Gram négatif résistantes à de nombreux antibiotiques. Elles ont des capacités intégrées de trouver de nouveaux moyens de résister aux traitements et peuvent transmettre le matériel génétique permettant à d’autres bactéries de devenir elles aussi résistantes.

    « Cette liste est un nouvel outil pour veiller à ce que la recherche-développement réponde aux besoins urgents de la santé publique », indique le Dr Marie-Paule Kieny, Sous-Directrice générale à l’OMS pour le Groupe Systèmes de santé et innovation. « La résistance aux antibiotiques augmente et nous épuisons rapidement nos options thérapeutiques. Si on laisse faire le marché, les nouveaux antibiotiques dont nous avons le besoin le plus urgent ne seront pas mis au point à temps ».

    La liste de l’OMS comporte trois catégories selon l’urgence du besoin de nouveaux antibiotiques : critique, élevée ou moyenne.

    Le groupe le plus critique comporte des bactéries multirésistantes qui représentent une menace particulière dans les hôpitaux, les maisons de retraite ou pour les patients dont les soins imposent d’utiliser des dispositifs comme des respirateurs ou des cathéters sanguins. Il comporte Acinetobacter, Pseudomonas et diverses entérobactéries (dont Klebsiella, E. coli, Serratia, et Proteus). Elles peuvent provoquer des infections sévères, souvent mortelles, telles que des infections sanguines et des pneumonies.

    Ces bactéries sont devenues résistantes à un grand nombre d’antibiotiques, y compris les carbapénèmes et les céphalosporines de troisième génération, les meilleurs produits disponibles pour traiter les bactéries multirésistantes.

    Le deuxième et le troisième groupe de la liste – les catégories de priorité élevée et moyenne – comportent d’autres bactéries de plus en plus résistantes provoquant des maladies plus courantes telles que la #gonorrhée ou les intoxications alimentaires par les #salmonelles.

    La liste a pour but de pousser les gouvernements à mettre en place des politiques incitant les agences financées par le public comme le secteur privé à investir dans la recherche fondamentale et la recherche développement avancée pour découvrir de nouveaux antibiotiques. Elle donnera des orientations pour les nouvelles initiatives telles que le partenariat mondial pour la recherche développement d’antibiotiques de l’OMS et de la DNDi (WHO/DNDi Global Antibiotic R&D Partnership) qui s’engage dans le développement à but non lucratif de nouveaux antibiotiques.

    La #tuberculose – dont la résistance au traitement traditionnel a augmenté ces dernières années – n’a pas été incluse dans la liste, car le problème est pris en charge par d’autres programmes dédiés. D’autres bactéries qui n’en font pas partie, comme les #streptocoques A et B et les #chlamydias, ont de faibles niveaux de résistance aux traitements existants et ne constituent pas actuellement une menace sérieuse pour la santé publique.

    Liste OMS des agents pathogènes prioritaires pour la recherche-développement de nouveaux antibiotiques :

    Priorité 1 : CRITIQUE

    1. Acinetobacter baumannii, résistance aux carbapénèmes

    2. Pseudomonas aeruginosa, résistance aux carbapénèmes

    3. Enterobacteriaceae, résistance aux carbapénèmes, production de BLSE

    Priorité 2 : ÉLEVÉE

    1. Enterococcus faecium, résistance à la vancomycine

    2. Staphylococcus aureus, résistance à la méthicylline, résistance intermédiaire ou complète à la vancomycine

    3. Helicobacter pylori, résistance à la clarithromycine

    4. Campylobacter spp., résistance aux fluoroquinolones

    5. Salmonellae, résistance aux fluoroquinolones

    6. Neisseria gonorrhoeae, résistance aux céphalosporines, résistance aux fluoroquinolones

    Priorité 3 : MOYENNE

    1. Streptococcus pneumoniae, insensible à la pénicilline

    2. Haemophilus influenzae, résistance à l’ampicilline

    3. Shigella spp., résistance aux fluoroquinolones

    #antibiorésistance

  • Why a top food poisoning expert won’t ever eat these foods - The Washington Post
    https://www.washingtonpost.com/news/wonk/wp/2016/02/02/why-a-top-food-safety-expert-doesnt-eat-oysters-and-always-orders-meat-well-done/?tid=pm_business_pop_b

    The way in which the American food system works is often perplexing, if not entirely nonsensical, according to Marler. For this reason, he takes precautions people less familiar with food safety oversight might find absurd. In a recent piece, published in Bottom Line Health, he lists six foods he no longer eats, because he believes the risk of eating them is simply too large. The list includes raw oysters and other raw shellfish, raw or under-cooked eggs, meat that isn’t well-done, unpasteurized milk and juice, and raw sprouts.

    #insécurité alimentaire #salmonelles #états-unis

  • Soupçons de #fraude à la #viande contaminée en Bretagne
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/02/17/soupcons-de-fraude-a-la-viande-contaminee-en-bretagne_4368074_3244.html

    Confirmant une information du quotidien régional Le Télégramme, le parquet de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) a indiqué lundi 17 février que le groupe coopératif breton Cooperl, numéro un du porc en France, faisait l’objet d’une enquête préliminaire sur des soupçons de fraude à la viande contaminée aux #salmonelles.

    Trois cadres du groupe ont été placés en garde à vue le 12 février dans le cadre de cette enquête, puis relâchés, a précisé à l’AFP le procureur de la République Gérard Zaug. Le groupe est soupçonné d’avoir, entre 2010 et 2012, maquillé les résultats d’autocontrôles, de façon à commercialiser comme exempte de salmonelles quelque 1 500 tonnes de viande de porc contaminée.

  • Chicken Plant Chemicals Might Mask Salmonella | Mother Jones
    http://www.motherjones.com/tom-philpott/2013/08/your-chicken-swims-chemical-cocktail

    Quelle soupe, bon appétit !

    Here’s how the system is supposed to work, Kindy writes:

    As the chicken moves down the processing line, the bird is sprayed with, and bathed in, an average of four different chemicals. To check that most bacteria have been killed, occasional test birds are pulled off the line and tossed into plastic bags filled with a solution that collects any remaining pathogens. That solution is sent to a lab for testing, which takes place about 24 hours later. Meanwhile, the bird is placed back on the line and is ultimately packaged, shipped and sold.

    But for the pathogen tests to be accurate, the bacteria-killing chemicals must be rapidly neutralized by the solution—"something that routinely occurred with the older, weaker antibacterial chemicals," Kindy writes. If the chemicals aren’t neutralized and instead continue working, the tests will deliver results indicating that the birds are more free of pathogens—and safer to eat—than they actually are.

    There’s circumstantial evidence that new, stronger chemicals are indeed compromising the validity of the tests. For one thing, according to the USDA’s testing program, the rate at which salmonella is found on chicken carcasses has plunged by half over the past few years, Kindy reports. Great, right? Except that, according to the Centers for Disease Control, the actual rates of salmonella infection among the general public have barely budged. Salmonella still leads to more hospitalizations and deaths than any other food-borne pathogen. Poultry products are a major source of salmonella poisoning, the CDC reports.

    #poulet_industriel #usine_à_viande #alimentation #santé #salmonelle