• « On ne peut pas monter dans un bus sans savoir où il part » : la préfecture casse la grève du #Samu_social de #Paris et laisse des familles dans l’inconnu - L’Humanité
    https://www.humanite.fr/social-et-economie/cgt/tous-les-problemes-vont-se-repeter-la-prefecture-casse-la-greve-du-samu-soc

    Plusieurs dizaines de policiers ont évacué de force, jeudi 13 août, le parvis du Samu social de Paris, où plusieurs centaines de travailleurs et famille non accompagnées ont entamé une #grève il y a plus d’un mois. « Il est hors de question d’expulser des familles et des personnes sans abri pour les remettre à la rue », dénonçait la CGT.

    [...]

    Pour rappel, les travailleurs sociaux du 115 en grève réclament des revalorisations salariales pour l’ensemble du personnel, comme des financements à la hauteur des besoins du terrain. De plus, ils exigent également l’arrêt immédiat des remises à la rue et demandent le respect strict du principe légal de continuité de l’accueil inscrit dans la loi DALO de 2007 : garantir qu’aucune personne ou enfant pris en charge ne puisse être remis à la rue sans solution adaptée.

    Et qui est aux commandes ?

    #hébergement_d'urgence #occupation #préfecture

    • Reportage « Ils envoient les forces de l’ordre face à une situation de détresse sociale » : 450 personnes évacuées du parvis du Samu social de Paris
      https://www.liberation.fr/societe/logement/ils-envoient-les-forces-de-lordre-face-a-une-situation-de-detresse-social

      Depuis un mois, rejoignant les grévistes du 115 et leurs collègues, des familles avec de nombreux enfants avaient monté un campement de fortune devant le siège du service chargé d’orienter les personnes sans abri vers l’hébergement d’urgence. Utopia 56 dénonce une dispersion sans solution de relogement.

      De l’avis général, le timing est assez particulier. Voire carrément cynique. « Invoquer la canicule pour expulser un jour où il fait 39°C… » s’étrangle Pauline Agazzi, salariée d’Utopia 56. Dans l’arrêté d’#évacuation signé par le préfet d’Ile-de-France, les fortes chaleurs et leurs impacts sur la santé étaient l’un des principaux motifs invoqués pour mettre fin au #campement de 450 personnes sans abri qui occupait depuis un mois le parvis du Samu social, dans le XIIIe arrondissement de Paris. Mais la préfecture a attendu le pic caniculaire, ce jeudi 13 août, pour envoyer les gendarmes et CRS disperser aux aurores l’occupation, sans solution de relogement. Condamnant donc les familles – dont environ 150 mineurs et énormément d’enfants de moins de 5 ans – à l’errance dans un Paris brûlant.

      La veille, entre les barnums qui servaient d’abri de fortune, et les pancartes militantes – « La rue tue, le logement protège, hébergement pour tous·tes maintenant » –, l’angoisse montait mais les petits continuaient de jouer au foot, presque comme si de rien n’était. Depuis la mi-juillet, associations de lutte contre la précarité et familles sans abri avaient rejoint ici le piquet de grève des travailleurs du Samu social, en débrayage reconductible depuis le 23 juin, après que leur direction leur a annoncé la suppression de 861 nuitées d’hébergement quotidien dans les hôtels sociaux et a missionné les écoutants du 115 pour prévenir les familles hébergées qu’après des mois à l’abri, il leur fallait retourner dans la rue. La goutte d’eau pour ces travailleurs de l’ombre de l’hébergement d’urgence, déjà engagés dans des négociations compliquées pour demander l’amélioration de leurs conditions de travail et une revalorisation de leurs salaires, et dont le métier est normalement de trouver des solutions pour les personnes à la rue, pas de les y remettre.

      « Convergence des batailles »

      Avec la saturation de l’hébergement d’urgence en Ile-de-France, le #115 est de toute façon un « pansement sur une jambe de bois », selon Elena Sauterey, éducatrice en centre qui est en grève depuis juin. Parmi les familles, les historiques d’appels sont tous remplis de sollicitations du 115, et les mémoires de ces coups de fil incessants et infructueux, qui se coupent automatiquement au bout d’une heure d’attente et puis rebelote. « Depuis un mois, ça a décroché seulement deux fois, dit Rokia, son bébé dans les bras. Les deux fois ils m’ont dit : “Il n’y a plus de place, rappelez demain.” » Cette mère de trois petits enfants de 6, 3 ans et 8 mois, malienne d’origine en situation régulière, n’est pas considérée comme prioritaire vis-à-vis des critères de plus en plus restreints du Samu social. Pour être considéré comme « P1 » – l’indice maximum de priorité, « les seuls qui ont une chance d’obtenir une place », selon Pierre Kreins, juriste au sein de la structure et gréviste lui aussi –, il faut désormais être enceinte de plus de sept mois ou avoir un bébé de moins de 3 mois, ce qui veut dire que « les bébés de 3 mois et 2 jours ne sont plus considérés comme prioritaires », s’insurge Pauline Agazzi. Au début de l’occupation, une mère et son nourrisson de 3 semaines vivaient sur le campement.

      De l’aveu de Pauline Agazzi, la réunion des salariés du Samu social et des « usagers » du 115, soit « les écoutants qui doivent passer leur temps à dire non aux familles, et les familles, qui se réunissent », ça n’allait pas de soi. Mais cette inédite « convergence des deux batailles » était une manière de dire « même politique publique, même combat », selon les mots de Jordan Bernard, secrétaire général de la CGT au Samu social de Paris. Une manière aussi de se comprendre les uns les autres, de montrer que « ce numéro ne dysfonctionne pas à cause des collègues mais parce qu’il est pensé comme tel » ajoute Elena Sauterey.

      « Ils vont juste délocaliser tout le monde »

      « Ils envoient les forces de l’ordre face à une situation de détresse sociale, se désole Charlotte Kwantes, d’Utopia 56, qui se souvient de précédentes évacuations « très traumatisantes pour tout le monde », notamment en mars dernier à la Gaîté lyrique. Là, il va juste y avoir plus de 400 personnes sur le carreau. » Les termes de l’arrêté préfectoral – qui cite une « situation sanitaire particulièrement préoccupante », la présence sur le campement de maladies aggravées par « la promiscuité, l’absence de conditions de repos adaptées et des difficultés d’accès à une alimentation et une hydratation appropriées » et la canicule qui s’intensifie – ont aussi choqué. Pour Charlotte Kwantes, « c’est hallucinant de lire un tel niveau de mensonges et de mauvaise foi » : « La chaleur, les pathologies qui sont liées à la vie à la rue… Ce sont les choses sur lesquelles toutes les associations interpellent la préfecture, qui est en même temps en train de supprimer les places d’hébergement. »

      Comme le dénonçaient Utopia 56 et la CGT, les seules solutions proposées aux familles étaient des déplacements vers des #sas_régionaux d’accueil temporaire, loin de l’Ile-de-France. Loin aussi des emplois, des écoles où les enfants sont inscrits pour la rentrée, des rendez-vous médicaux ou des démarches administratives. « On méprise tellement les personnes sans abri qu’on considère qu’une solution de trois semaines loin des attaches scolaires, médicales et professionnelles, c’est acceptable », dit le cofondateur d’Utopia 56, Yann Manzi. « Toutes les personnes refusent parce que ça ne répond pas à leurs besoins. Ils vont juste délocaliser tout le monde, ajoute Charlotte Kwantes, qui redoute le retour de multiples campements dans Paris. On va avoir 20 mineurs non accompagnés qui vont retourner sous les ponts. Ce dont ils parlent dans l’arrêté, ça va juste continuer à exister ailleurs. »

      « Ces gens vont être dans la rue encore ce soir. Ils ne vont pas disparaître comme par magie », renchérit Yann Manzi, qui appelle les élus parisiens et des villes qui bordent la capitale à se substituer encore davantage à l’Etat pour mettre à l’abri les familles. Quitte à ensuite présenter la facture à qui de droit, comme l’a fait Strasbourg, qui a attaqué l’Etat en 2022 pour carence dans sa mission d’hébergement des sans-abri et a obtenu gain de cause (et une réparation de plus de 536 000 euros), il y a quelques jours.

      voir https://seenthis.net/messages/1185816

      Au Samu social, où une réunion de négociation destinée à sortir de la crise a été annulée mercredi après la publication de l’arrêté préfectoral, la grève se poursuit, mais l’occupation restera comme un tournant. « Ce ne sont plus seulement des personnes que j’accompagne, dit Elena Sauterey. C’est devenu des frères et sœurs de lutte. »

    • À Paris, le campement de 450 personnes installé dans l’enceinte du Samusocial a été évacué
      https://www.infomigrants.net/fr/post/73073/a-paris-le-campement-de-450-personnes-installe-dans-lenceinte-du-samus

      Jeudi matin, les personnes sans-abris – principalement étrangères, en situations régulière ou irrégulière – se sont vues proposer par la préfecture des places d’hébergement en CAES (centres d’accueil et d’examen de la situation) ou bien en SAS régionaux. Mais face à ces propositions, quelque 300 personnes, sur les 450 présentes, ont préféré quitter les lieux et retourner dans Paris.

    • OCCUPATION DEVANT LA MAIRIE DE PARIS CENTRE - rue Eugène Spuller 75003
      https://paris-luttes.info/appel-a-soutien-occupation-21041#maj74566

      Les familles et mineurs isolés expulsés ce matin après leur occupation pendant 1 mois du parvis du Samu Social ont relancé une action contre la Ville de Paris ! Venez rejoindre la mobilisation pour exiger des solutions d’hébergement dignes et adaptées pour toutes et tous ✊

      (il n’y avait pas d’autre choix raisonnable. à cette occasion on se souviendra de l’antique slogan "dispersion, trahison !")

  • Belgique : les associations craignent une « crise humanitaire » après la suppression de 1 000 places d’accueil - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/72571/belgique--les-associations-craignent-une-crise-humanitaire-apres-la-su

    Belgique : les associations craignent une « crise humanitaire » après la suppression de 1 000 places d’accueil
    Par La rédaction Publié le : 22/07/2026
    La ministre belge de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt, a annoncé vendredi la suppression de 700 places d’accueil dans le réseau d’hébergement d’urgence en Belgique. Cette décision a fait l’effet d’une bombe chez les acteurs associatifs, alors que la responsable politique avait déjà annoncé supprimer 300 lits en juin dernier. Les ONG de la capitale belge craignent une « crise humanitaire ». Les associations bruxelloises s’inquiètent. Fin juin, la ministre de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt, avait déjà annoncé une première suppression de 300 places d’accueil dans le réseau d’hébergement d’urgence en Belgique. Cette fois-ci, vendredi 17 juillet, ce sont 700 places supplémentaires qui vont disparaître, a déclaré la responsable politique.
    Elles avaient été ouvertes en 2022 par le précédent gouvernement dans le cadre du « Brussels deal », un financement fédéral de 2 000 places pour gérer la crise de l’accueil. C’est donc la moitié de ce dispositif destiné aux demandeurs d’asile qui ne trouvaient pas de place dans le réseau de Fedasil (l’agence chargée de l’accueil des demandeurs d’asile en Belgique) qui va disparaître progressivement entre le 1er août et le 1er septembre. Selon la ministre, cette réduction est la suite logique de la baisse du nombre de demandeurs d’asile. « Grâce à la politique claire de ce gouvernement, ce nombre diminue depuis des mois. De ce fait, davantage de personnes peuvent être accueillies dans le réseau d’accueil régulier de Fedasil, et le nombre de personnes sur la liste de transfert diminue », a déclaré Anneleen Van Bossuyt.
    Selon les chiffres du Commissariat général aux réfugiés et aux apatrides, en 2025, 34 439 personnes ont introduit une demande de protection internationale auprès de l’Office des étrangers (OE), un chiffre en baisse de 13% par rapport à 2024 et de 3% par rapport à 2023. Et actuellement, 1 300 personnes sont encore sur liste d’attente pour obtenir un logement. En 2024, elles étaient environ 3 000.
    Mais malgré ces chiffres en baisse, les acteurs de l’hébergement à Bruxelles ont tenu à rappeler que le dispositif actuel est saturé. Après l’annonce, ils se sont indignés, dénonçant une décision « brutale » et prise « sans concertation préalable avec les autorités bruxelloises ni avec les opérateurs de terrain ». C’est notamment le cas du Samu social belge, qui estime que « sur près de 1 300 places disponibles dans nos centres d’accueil d’urgence, près de 40% sont directement financées dans le cadre du ’Brussels Deal’ ».
    L’organisation craint qu’une telle suppression de lits dans des délais aussi courts ne fasse courir un « risque majeur de crise humanitaire ». « Nos structures fonctionnent déjà à pleine capacité. Chaque jour, faute de places disponibles, des personnes sont contraintes de rester sans solution d’hébergement, malgré leur sollicitation auprès de nos services », déplore l’organisation dans un communiqué.
    Rien que le 17 juillet, le Samu social a dû refuser l’accueil, faute de place, à 78 hommes isolés sur 132 demandes, six femmes isolées sur 42 demandes et 55 personnes en famille sur 83 demandes, détaille l’organisation."On ne finance pas 2 000 places pendant quatre ans pour les supprimer de moitié en 15 jours sans tenir compte de la réalité du terrain", s’indigne de son côte BelRefugees, une plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés. Elle estime que les 1 300 personnes en liste d’attente témoignent justement que le réseau « reste sous tension ». Les associations s’inquiètent surtout de voir des campements de migrants se reformer dans des quartiers de la capitale, étant donné qu’une telle réduction « ne peut être compensée par les dispositifs bruxellois existants ». D’autant plus que, selon le dernier recensement de novembre 2024, 9 777 personnes étaient sans solution d’hébergement en région de Bruxelles-Capitale, soit une augmentation de 25% en deux ans.
    « Nous risquons de nous retrouver face à une crise humanitaire en plein cœur de la capitale européenne, et de voir réapparaître des tentes et campements de fortune dans l’espace public », a prévenu Sarah de Liamchine, directrice générale du Samu social.

    #Covid-19#migration#migrant#belgique#samusocial#humaitaire#hebergement#campemnt#sante#politiquemigratoire

  • « La majorité de nos élus ne respecte pas le droit d’accès aux informations publiques »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/12/29/la-majorite-de-nos-elus-ne-respecte-pas-le-droit-d-acces-aux-informations-pu

    Dans une tribune au « Monde », les membres du conseil d’administration de l’association Ma Dada, qui œuvre à la transparence de la vie publique, réagissent aux polémiques récentes autour des frais de mandat. Selon eux, un grand nombre d’élus et d’institutions refusent le droit à la transparence, en toute illégalité.

    Publié aujourd’hui à 09h00 Temps de Lecture 3 min.

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    Dépenses en vêtements de luxe, en parfums ou en articles pour enfants… Voilà plus d’un an que l’actualité révèle, à intervalles réguliers, des frais de mandat controversés mais légaux. Alors que les élections municipales approchent, nous soutenons que la mise en lumière de quelques factures ne doit pas occulter le vrai scandale que notre association constate au quotidien sur madada.fr : l’opacité persistante qui entoure nos institutions.

    Derrière chaque polémique sur une note de frais se cache un problème bien plus profond : le refus opposé silencieusement par la majorité de nos élus et administrations, en contradiction avec la loi sur le droit d’accès aux informations publiques.

    Ce droit d’accès est ancien : il a été créé en 1978 par la loi qui a fait advenir la Commission d’accès aux documents administratifs chargée d’évaluer, avant un éventuel recours en justice, si un secret peut s’opposer au principe de libre accès aux informations publiques. On peut même faire remonter ce principe de transparence encore plus loin dans le temps : l’article 15 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 précise en effet que « la société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration ».
    Politique de l’autruche

    Alors que le Conseil constitutionnel a reconnu une valeur constitutionnelle à ce droit depuis 2020, il est aujourd’hui largement bafoué. Les données recueillies sur notre plateforme associative le montrent : sur les 3 000 demandes de notes de frais effectuées à ce jour sur Ma Dada, une grande majorité se sont terminées par une fin de non-recevoir. Dans 75 % des cas, les administrations n’ont même pas répondu, se réfugiant dans un silence équivalent juridiquement, au bout d’un mois, à un « refus implicite ».

    Cette politique de l’autruche, motivée parfois par calcul politique ou simplement par l’absence de circuits administratifs axés sur la transparence, entrave l’évaluation des politiques publiques et empêche les citoyens de porter un jugement éclairé sur des sujets parfois clés pour le débat public, tels que l’environnement, la santé ou l’éducation.
    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés René Dosière, président de l’Observatoire de l’éthique publique : « Nous appelons à la création d’une plateforme donnant accès à la rémunération des élus »

    Certains élus regrettent qu’un sujet qu’ils considèrent comme anecdotique suscite autant d’attention médiatique et citoyenne. Il faut leur répondre que la question de l’exemplarité n’est jamais anecdotique, au moment où seuls 26 % des Français déclarent avoir confiance dans la politique, selon le baromètre de la confiance politique du Cevipof publié en février. De plus, l’attention médiatique et citoyenne sur ces factures est nourrie par l’obstruction systématique mise en œuvre par beaucoup d’élus pour s’opposer à leur publication. Les citoyens peuvent légitimement se dire que là où autant d’énergie est volontairement utilisée pour retarder la publication inévitable de documents, c’est qu’il y a nécessairement quelque chose à cacher.
    Mis en œuvre au Royaume-Uni

    Le train de vie des élus a toujours constitué un sujet d’application privilégié du droit d’accès, et pas uniquement en France. Ainsi, au Royaume-Uni, en 2009, le scandale des notes de frais abusives des parlementaires, qui a mené à plusieurs condamnations pénales d’élus, a éclaté grâce à la mise en œuvre du droit d’accès à l’information britannique. Depuis la publication proactive des frais de mandat des parlementaires, les scandales de détournement des notes de frais sont de l’histoire ancienne outre-Manche.
    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Anne Hidalgo prise dans une polémique sur ses frais de représentation

    Au-delà des notes de frais, tout un ensemble de documents mériteraient d’être publiés au moins en réponse à des demandes d’accès, comme la loi l’impose, voire de manière anticipée : les registres d’épandage de pesticides – sollicités, dès 2022, par l’association Générations futures –, les agendas des élus – demandés par Transparency International France –, les documents de marchés des centrales d’achat publiques – réclamés par les journalistes de Ouest-France –, les subventions publiques aux entreprises qui ont intéressé la commission d’enquête du Sénat…
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    Or, nous constatons plutôt une tendance inverse de renfermement de la part des élus et des institutions. Pire encore : de plus en plus d’utilisateurs de Ma Dada nous demandent comment formuler une demande de documents « de manière anonyme », de peur de représailles dans leur commune ou de la part de telle administration. Qu’un simple citoyen puisse craindre d’exercer un droit à valeur constitutionnelle en dit long sur la fragilité de notre culture démocratique. Le droit d’accès ne doit pas être un acte courageux pratiqué par quelques journalistes ou juristes initiés ; il devrait être un acte administratif normal, comme le prévoit le code des relations entre le public et l’administration.
    Lire aussi archives de 2023 | Article réservé à nos abonnés « L’accès aux documents administratifs est une obligation juridique »

    Pour pouvoir débattre démocratiquement des sujets qui comptent, sur des bases factuelles, et arrêter de perdre notre énergie dans des polémiques, il est urgent que les élus respectent au minimum la loi sur le droit d’accès à l’information. Cette proposition peut sembler manquer d’ambition formulée ainsi, mais pour les praticiens de la transparence que nous sommes, elle permettrait pourtant des progrès démocratiques majeurs.

    Xavier Berne, Pierre Chrzanowski, Elsa Foucraut, Kevin Gernier, Samuel Goëta, Samuel Le Goff, David Libeau, Laure Lucchesi, Noël Lucia et Laurent Savaëte sont tous membres du conseil d’administration de l’association Ma Dada.

    #Données_ouvertes #Données_publiques #Samuel_Goëta

  • « J’ai dépensé plus de 200 000 euros dans cet hôtel » : à la Goutte-d’Or, la mobilisation victorieuse contre l’expulsion d’un locataire longue durée – Libération
    https://www.liberation.fr/societe/logement/jai-depense-plus-de-200-000-euros-dans-cet-hotel-a-la-goutte-dor-la-mobil

    Dans le XVIIIe arrondissement parisien, l’action des riverains a permis de protéger des #locataires historiques d’un hôtel emblématique du quartier, et de réintégrer un occupant expulsé de façon extrajudiciaire.

    Pour une fois, c’est une belle histoire. Du genre qu’on aime se rappeler quand les batteries militantes sont à plat. Cette histoire, c’est celle de la mobilisation d’un quartier du nord de Paris, la Goutte-d’Or, au cœur de Barbès. Un coin qui, selon la chercheuse Hajer Ben Boubaker, autrice d’une somme sur le sujet (1), a été à partir des années 1950 la « maison-mère des luttes de l’immigration », entre caches d’armes pour le FLN algérien et cafés communautaires où se tramaient des réunions politiques.

    Rue Léon, au 14, se trouve l’épicentre : le restaurant les Trois Frères, tenu pendant trente ans par les frères Arab, réputé pour son couscous gratuit du jeudi soir qui a nourri pendant des décennies le tout-Paris estudiantin et fauché. Au-dessus du restaurant s’élève un hôtel à la façade blanche, aux garde-corps ouvragés et aux balconnets art déco. Cinq étages, quarante chambres, dont beaucoup occupées par des travailleurs à l’année, venus pour la plupart d’Afrique du Nord à partir des années 70, parfois sans titre de séjour, souvent sans le réseau et les garanties nécessaires pour se loger autrement. La chambre à l’hôtel des Trois Frères est ainsi devenue pour plusieurs d’entre eux une adresse définitive.

    Brutale augmentation de loyer

    Un de ces habitants se nomme Mebarek Hammar. Né à Tizi Ouzou, en Algérie, il y a 68 ans, il vit depuis 1990 dans cet hôtel, une chambre d’à peine 9 mètres carrés au cinquième étage. Vivant de petits boulots, cet homme mince et au regard vif s’est accommodé, faute de mieux, d’une vie spartiate : un lit, un bureau, une télévision, un frigo, et une fenêtre vers le ciel. Les murs se sont couverts au fil du temps de moisissures et le plafond s’affaisse. Malgré ces conditions difficiles, il y reste à l’année comme beaucoup d’autres – soit une quinzaine de locataires permanents. Le prix de la chambre est resté bas [pour un journaliste de Ration], autour de 500 euros mensuels, là où ailleurs dans le quartier, les hôtels de même catégorie exigent plutôt 600, voire 700 euros par mois.

    https://justpaste.it/imm40

    #logement #Paris #expulsion_illégale

    • L’hôtellerie en région parisienne, une solution faute de mieux face à l’engorgement de l’hébergement d’urgence
      https://www.liberation.fr/societe/logement/lhotellerie-en-region-parisienne-une-solution-faute-de-mieux-face-a-lengo

      Plus d’un tiers des 120 000 bénéficiaires de l’#hébergement_d’urgence en Ile-de-France sont logés dans des #hôtels. Un #business_lucratif qui se développe depuis une dizaine d’années.

      En Ile-de-France, sur les 120 000 personnes logées en hébergement d’urgence, 45 000 le sont à l’hôtel, selon la préfecture. Une prise en charge inconditionnelle [mais très contingentée] , sur seuls critères de détresse. Faute de places dans les centres d’hébergement d’urgence (CHU) ou en pension de famille, l’hôtel est devenu depuis vingt ans une alternative faute de mieux. 10 000 places supplémentaires ont été ouvertes dans ce secteur au cours des dix dernières années. Une alternative moins coûteuse, également. Le coût moyen d’ une nuitée en CHU, réglée par le Samu social, est de 40 euros par personne, contre environ 20 euros en hôtel.

      Le #Samu_social noue, via des marchés publics, des partenariats avec des établissements hôteliers. « Certains hôtels ne font que ça : il n’y a aucun seuil, ni plafond qui les limite », précise Vanessa Benoît, directrice générale du Samu social de Paris. Le tarif moyen en Ile-de-France, par personne et par nuit, est de 19,52 euros, avec une grande variation : « Le prix de la chambre est déterminé en fonction de la taille : une chambre simple est plus chère au mètre carré qu’une chambre double. Et le tarif est lié au prix moyen du mètre carré en location autour », explique la directrice générale.

      Trois niveaux de qualité

      Bien que cette solution doive être considérée comme temporaire, les personnes logées en hôtel par le Samu social y restent, en moyenne, 1 365 jours, soit 3 ans et 7 mois, faute de places en CHU ou autres structures d’hébergement. Selon les chiffres du Samu, sur les 51 000 personnes vivant à l’hôtel en Ile-de-France (dont une partie en chambres doubles), 8 335 ménages, soit 27 696 personnes, bénéficient d’un accompagnement par des travailleurs sociaux grâce aux plateformes d’accompagnement social à l’hôtel. Près de la moitié des bénéficiaires de cette aide sont des mineurs.

      Les hôtels d’hébergement d’urgence n’ont pas besoin d’un agrément particulier. L’établissement doit répondre à un cahier des charges correspondant à trois niveaux de qualité. L’hôtel de mise à l’abri, catégorie dans laquelle se situe l’hôtel Paris Léon, offre les prestations minimales requises, à savoir un micro-ondes collectif et un ratio d’une douche/toilette pour 20 personnes.

  • « Vous croyez qu’on est des taxis ? » Une enquête ouverte après le féminicide de Sylvia, morte dans l’indifférence après avoir supplié le Samu - L’Humanité
    https://www.humanite.fr/feminisme/feminicides/vous-croyez-quon-est-des-taxis-une-enquete-ouverte-apres-le-feminicide-de-s

    Par neuf fois, Sylvia Ianello a contacté le #Samu et les #pompiers. Violemment battue par son compagnon qui a pris la fuite, cette mère de deux enfants, contacte une première fois les secours, mais refuse d’être hospitalisée malgré les coups de pied reçus dans son ventre.

    Deux heures plus tard, la victime rappelle les secours. Mais le SAMU-Centre 15 ne prend pas au sérieux son appel au secour : « Vous croyez qu’on est des taxis ? », « Va falloir aller voir un psychiatre », rétorquent les différents services. La mère de famille sucombe d’une hémorragie interne le 2 août, au petit matin.

    #santé_publique #urgences #féminicide

  • Samuel Goëta, Les données de la démocratie. Open data, pouvoirs et contre-pouvoirs, Paris, C & F Éditions, 2024, 270 p. | Cairn.info
    https://shs.cairn.info/revue-reseaux-2025-3-page-303?lang=fr
    https://shs.cairn.info/numero/RES_251/cover/thumbnail?lang=fr

    Couverture de RES_251
    Compte rendu
    Samuel Goëta, Les données de la démocratie. Open data, pouvoirs et contre-pouvoirs, Paris, C & F Éditions, 2024, 270 p.

    Par Valérie Peugeot

    Pages 303 à 306
    Article
    Auteur(e)s
    Sur un sujet proche

    Huit ans après avoir soutenu sa thèse de sociologie consacrée aux politiques publiques d’ouverture des données et aujourd’hui engagé professionnellement dans l’accompagnement des démarches d’open data, Samuel Goëta revient dans cet ouvrage sur les promesses de leurs promoteurs. Il s’interroge plus spécifiquement sur l’une d’elles : l’open data contribue-t-il réellement à la qualité démocratique de nos sociétés ? Au-delà de quelques exemples emblématiques, constitue-t-il véritablement un contre-pouvoir aux mains des citoyens ? Participe-t-il à publiciser des problèmes et à les inscrire à l’agenda de l’action publique ?

    #Samuel_Goeta

  • Prix du livre cybersécurité 2025 : entre espionnage, démocratie, IA et éducation des jeunes hackers - INCYBER NEWS
    https://incyber.org/article/prix-du-livre-cybersecurite-2025-entre-espionnage-democratie-ia-et-educatio

    Alors que le Forum InCyber bat son plein, le prix du livre cybersécurité 2025 a dévoilé son palmarès. Cinq ouvrages, parmi 21 en lice cette année, ont été distingués dans des catégories reflétant la richesse et la complexité des enjeux cyber contemporains : grand public, jeunesse, recherche académique, cyberdéfense et intelligence artificielle.

    Sous la présidence de Maître Corinne Thiérache, avocate spécialisée en droit du numérique, le jury – qui comptait notamment Denis Fortier, RSSI chez ATEXIO, et Jacques Hebrard, expert en sciences criminelles – a salué des approches aussi bien pédagogiques qu’engagées, scientifiques que stratégiques.

    Côté grand public, c’est Espionner, mentir et détruire de Martin Untersinger (Grasset) qui décroche les honneurs.

    Pour les plus jeunes, le jury a misé sur la transmission des savoirs cyber dès le plus jeune âge, en couronnant J’apprends à hacker à 9 ans, co-écrit par Sara Sellos et Nicolas Fouville (Dunod).

    Dans la catégorie Recherche universitaire, c’est Samuel Göeta qui s’impose avec Les données de la démocratie (C&F Éditions).

    https://cfeditions.com/donnees-democratie

    Le prix Cyberdéfense revient à un acteur bien connu de la scène cyber française : l’amiral Arnaud Coustillière, pour Soldat de la cyberguerre (Taillandier).

    Enfin, le prix Intelligence Artificielle est attribué à La guerre à l’ère de l’intelligence artificielle, signé Laure de Roucy-Rochegonde (PUF).

    Un rendez-vous littéraire qui s’impose désormais comme un temps fort du Forum, à la croisée des idées, de la pédagogie et des combats cyber.

    #samuel_Goeta #Prix_InCyber

  • Le Prix du Livre INCYBER 2025 récompense cinq ouvrages de l’année sur la sécurité numérique - L’INFORMATICIEN & L’INFO CYBER-RISQUES - L’1FO Tech par L’Informaticien - L’INFORMATICIEN - L’1FO Tech par L’Informaticien
    https://www.linformaticien.com/magazine/cybersecurite/63251-le-prix-du-livre-incyber-2025-recompense-cinq-ouvrages-de-l-an

    Le Prix du Livre INCYBER 2025 récompense cinq ouvrages de l’année sur la sécurité numérique
    BERTRAND GARÉ 28 MARS 2025
    Alors que le Forum InCyber va se tenir dans quelques jours, l’annuel prix du livre sur le sujet de la cyber sécurité a rendu son verdict avec des gagnants dans différentes catégories.

    Parmi 21 ouvrages candidats, le jury a décidé de décerner 5 prix : grand public, jeunesse, recherches universitaires, cyberdéfense et IA. Le palmarès de cette édition 2025 est très représentatif de la diversité des enjeux de sécurité numérique, qu’il s’agisse de diplomatie numérique, de cyberguerre, d’intelligence artificielle et de développement des compétences.

    Présidé par Maître Corinne Thiérache, avocate au Barreau de Paris reconnue en matière de droit du numérique le jury comprenait également Denis Fortier RSSI chez ATEXIO et Jacques Hebrard, expert en sciences criminelles.

    Dans la catégorie Grand Public a été récompensé le livre « Espionner, mentir et détruire » de Martin Untersinger publié chez Grasset. Dans la rubrique Recherches Universitaires c’est l’ouvrage « Les données de la démocratie » écrit par Samuel Göeta chez C&F Edition qui a gagné le prix. Dans la catégorie Jeunesse « J’apprends à Hacker à 9 ans », le livre de Sara Sellos et Nicolas Fouville chez Dunod a remporté le prix. Le prix cyberdéfense a été remporté par l’ouvrage d’une personnalité bien connu du petit monde de la cyber, Arnaud Coustillière pour son livre « Soldat de la cyberguerre » chez Taillandier. Enfin , « la guerre à l’ère de l »intelligence artificielle » de Laure de Roucy-Rochegonde publié aux PUF a remporté le prix IA.

    Les auteurs dédicaceront leur livre sur le stand de la grande librairie lilloise "Le furet du Nord" lors du salon et leur prix sera remis sur ce même stand le mercredi 2 avril à 11 h 00.

    #Samuel_Goeta #InCyber

  • Enormer Anstieg bei Notrufen : Warum in Berlin gerade das Gesundheitssystem kollabiert
    https://www.berliner-zeitung.de/mensch-metropole/warum-in-berlin-gerade-das-gesundheitssystem-kollabiert-li.2310917

    Le système de santé publique allemand s’écroule. A Berlin s’ajoutent les conséquences de la politique néolibérale d’austérité et de privatisation à celles de l’absence de prévision et plannification des ressources par les gouvernements municipaux.

    27.3.2025 von Andreas Kopietz, Christian Schwager - Der Rettungsdienst der Feuerwehr verzeichnet einen exorbitanten Anstieg bei Notrufen. Nie wurden mehr gezählt als in diesem Jahr. Wir nennen die Gründe.

    Den Zustand des Gesundheitssystems kann man an einer Zahl ablesen: 1580. So viele Notrufe gingen durchschnittlich pro Tag im Januar bei der Berliner Feuerwehr ein – nicht nur ein Allzeithoch für einen Januar, sondern auch im Schnitt täglich 120 Einsätze mehr als im Januar des vergangenen Jahres. Der Januar war sogar der einsatzstärkste Monat aller Zeiten.

    Auf den Monat gerechnet waren das etwa 49.000 Notrufe, von denen mehr als 44.000 allein den Rettungsdienst betrafen. Auch im Februar und im März liegen die Zahlen höher als sonst. In der vergangenen Woche lag die Zahl der Notrufe bei mehr als 1500 und teils auch bei 1600.

    Für den außergewöhnlichen Anstieg gibt es verschiedene Erklärungen. Die Grippewelle zum Beispiel, die im Januar einen Höhepunkt erreicht hatte und sich in den Februar und bis in den März fortsetzte. Es gibt tatsächlich viele Menschen, die wegen „Atemwegsbeschwerden“, so heißt das im Fachjargon – also wegen Husten und Schnupfen – den Feuerwehrnotruf 112 wählen.

    „Interessant ist, dass die Zahl der Notrufe bei fast allen Einsatzcodes erhöht ist. Wir merken, dass es einen erhöhten Bedarf an Versorgung gibt“, sagt Feuerwehrsprecher Vinzenz Kasch. Er vermutet: „Offenbar sind die weiteren Versorgungseinrichtungen im Gesundheitssystem maximal ausgelastet. Bei uns könnte das Aufkommen so hoch sein, weil es an anderen Stellen nicht mehr läuft.“ Er sagt, diese Vermutung würden Aussagen von Kollegen nahelegen, die von überfüllten Arztpraxen berichten und die bei der Kassenärztlichen Vereinigung (KV) telefonisch nicht durchkommen.
    Feuerwehr muss Missstände im Gesundheitswesen ausbaden

    Der Sprecher drückt sich sehr vorsichtig aus. Doch im Grunde badet die Feuerwehr die Missstände im Gesundheitswesen aus. Die Misere scheint sich derzeit in den exorbitant hohen Einsatzzahlen des Berliner Rettungsdienstes zu manifestieren.

    Mehr als vier Millionen Menschen nehmen das ambulante medizinische Versorgungssystem jedes Jahr in Anspruch in einer der etwa 5700 Berliner Arztpraxen. Die Patienten leben in Berlin, sind Touristen oder kommen aus dem Brandenburger Umland.

    Das Berliner Gesundheitswesen funktioniert wie ein System kommunizierender Röhren: Den Druck auf einer Seite bekommt die andere zu spüren. Dazwischen bewegt sich der Rettungsdienst der Feuerwehr, gleichsam als Indikator für einen chronischen Mangel.

    Praxis in Grünau macht dicht – die Praxen ringsum nehmen keine Patienten auf

    Dies wird vor allem in den Wintermonaten deutlich, wie die Statistik der Kassenärztlichen Vereinigung für den Beginn dieses Jahres verdeutlicht: Infekte verschärfen die Nachfrage nach ärztlicher Therapie. Der Bereitschaftsdienst der KV registrierte vermehrt Hausbesuche aufgrund von Erkältungen und Grippe. Mit zwölf Prozent rangierten diese Diagnosen auf Platz zwei hinter Rücken und Kreuzschmerzen (14 Prozent). Diese Art Beschwerden treten unabhängig von der Jahreszeit auf und könnten somit ein Hinweis darauf sein, dass die Betroffenen die KV-Nummer 116 117 wählen, anstatt sich an ihre Hausarztpraxis zu wenden.

    Möglicherweise, weil sie keine eigene haben. So hat erst im vergangenen Herbst in Grünau eine stark frequentierte Hausarztpraxis zugemacht, „wegen Fachkräftemangel“. Die Praxen ringsum nehmen keine neuen Patienten auf.

    Und so wird dieser Mangel in den Rettungsstellen der Krankenhäuser spürbar – in Treptow-Köpenick, in Marzahn-Hellersdorf, in Lichtenberg zum Beispiel. Dort liegt der Versorgungsgrad bei Hausärzten bei 90 beziehungsweise knapp 85 und etwa 78 Prozent – eine gefühlte Unterversorgung. Von einer „tatsächlichen Unterversorgung“ ist laut offizieller Bedarfsplanung erst bei weniger als 75 Prozent die Rede.

    Ärzte gehen in Rente und weniger Junge wollen Praxis gründen

    In Treptow-Köpenick, Marzahn-Hellersdorf und Lichtenberg wächst die Bevölkerung stark. Kassensitze – so heißen die Konzessionen, mit denen sich Ärzte niederlassen können – bleiben dort unbesetzt. Die KV sah sich deshalb gezwungen, in diesen drei Bezirken eigene Praxen einzurichten.

    Es gibt verschiedene Gründe für unbesetzten Kassensitze. Einer liegt darin, dass sich eine Praxis in manchen Gegenden mit einem sehr hohen Anteil an gesetzlich Krankenversicherten für die Betreiber finanziell nicht lohnt. Wenigstens für Hausärzte beschloss die scheidende Bundesregierung Ende vergangenen Jahres, die Budget-Grenzen wegfallen zu lassen, die dazu geführt haben, dass in Berlin durchschnittlich 20 Prozent der erbrachten Leistungen nicht von den Krankenkassen honoriert wurden.

    Der demografische Wandel ist ein weiterer Grund. Die geburtenstarken Jahrgänge der Ärzte gehen in den Ruhestand. Für das Berliner Gesundheitswesen bedeutet das, dass circa 20 Prozent der Ärzte zwischen 60 und 65 Jahre alt sind. Mehr als 15 Prozent haben diese Grenze überschritten. Gleichzeitig findet in dem Beruf ein Bewusstseinswandel statt. Die nachrückende Generation zieht eine Anstellung in einer Praxis der Selbstständigkeit vor. Waren 2018 lediglich 19 Prozent der Berliner Ärzte und Psychotherapeuten angestellt, machen sie inzwischen etwa ein Viertel aus – Tendenz steigend. Das unternehmerische Risiko, vor allem aber auch eine überbordende Bürokratie sind hierfür verantwortlich.

    Auch am Mittwoch zweithöchste Auslastungsstufe im Rettungsdienst

    Der Mangel in der ambulanten Versorgung macht sich nicht nur im Osten der Stadt, sondern auch in westlichen Randlagen wie etwa Reinickendorf bemerkbar. Für Marzahn-Hellersdorf jedoch untermauerte im Januar dieses Jahres eine schriftliche Anfrage der Fraktion der Linken im Abgeordnetenhaus den allgemeinen Abwärtstrend mit konkreten Zahlen. Bei den Hausärzten sank der Versorgungsgrad von 90 Prozent im Jahr 2020 schrittweise auf 82 Prozent 2024. Bei Kinder- und Jugendärzten ging das Angebot von 102 auf 91 Prozent zurück. Bei Hautarztpraxen kann bei 72 Prozent von einer Unterversorgung gesprochen werden.

    Wer also keinen Hausarzt findet, aber ein medizinisches Problem hat, wendet sich an die Rettungsstelle des nächstgelegenen Krankenhauses oder ist geneigt, eben den Notruf 112 anzurufen.

    Um diesen Ansturm wenigstens etwas abzufangen, hat die Berliner Feuerwehr am Dienstag ein neues System von Notfallkategorien eingeführt. Nach diesem werden die echten oder vermeintlichen Notfälle nach Dringlichkeit abgearbeitet. Lebensbedrohliche Fälle sollen innerhalb von zehn Minuten Hilfe erhalten. Bagatellfälle, die 20 Prozent des Aufkommens ausmachen, müssen länger warten – oder werden gleich von der Feuerwehr an die allerdings ebenfalls überlastete KV abgegeben. Gleichwohl musste die Leitstelle am Mittwoch erneut die zweithöchste „Auslastungsstufe 2“ ausrufen und war kurz vor dem Ausnahmezustand.

    #Allemagne #Berlin #sécurité_sociale #privatisation aladie #iatrocratie #urgences #pompiers #samu

  • The origins of may 1st : The martyrs of Chicago
    https://www.partage-noir.fr/the-origins-of-may-1st-the-martyrs-of-chicago

    A meeting was held in Chicago’s Haymarket Square on May 4, 1886. Anarchist speakers #Albert_Parsons, #August_Spies and #Samuel_Fielden supported the demand for an eight-hour day for workers. The “Knights of Labor” had just launched a major mobilization campaign to obtain this right. The demonstrators begin to disperse when the police charge in. A bomb explodes among the police, who then fire into the crowd. #[en]_English

    / August Spies, #George_Engel, Albert Parsons, #Louis_Lingg, #Adolph_Fischer, #Michael_Schwab, #Oscar_Neebe, Samuel Fielden

    https://www.partage-noir.fr/IMG/pdf/pages_de_bd-mai-gb.pdf

  • Les données de la démocratie : open data, pouvoirs et contre-pouvoirs
    https://observatoire.francetierslieux.fr/instaurer-des-donnees-instaurer-des-publics-une-enquet

    Auteurs

    Chrystèle Bazin Journaliste indépendante et membre du comité éditorial du Média de l’Observatoire des Tiers-Lieux

    15 ans après, les promesses de l’open data en termes d’innovation et de renouveau démocratique ont-elles été tenues ? Une analyse critique du sociologue Samuel Goëta, spécialiste de l’open data par une fiche de lecture de son ouvrage « Les données de la démocratie : open data, pouvoirs et contre-pouvoirs ».

    Étudiant à l’université du Michigan en 2008, le sociologue Samuel Goëta se retrouve plongé dans les débuts de l’open data aux Etats-Unis, un mouvement qui défend un accès libre et gratuit aux données produites par les institutions publiques. Barack Obama, tout juste élu, lance data.gov et enclenche alors une dynamique mondiale. De retour en France, Samuel Goëta commence en 2012 une thèse en sociologie sur l’émergence de l’open data en France, puis co-fonde en 2016 la coopérative Datactivist.

    Outil de contre-pouvoir citoyen pour les uns, d’innovation économique pour les autres, voire d’instrument d’ubérisation de l’Etat, l’open data, après une période d’enthousiasme, se retrouve soumis aux vents tourbillonnants des changements d’orientation politique et finit par tomber relativement dans l’ombre jusqu’à la survenue du Covid-19. La pandémie relance le sujet de la transparence de l’action publique dans un contexte de défiance généralisée et la nécessité d’ouvrir les données publiques pour stimuler l’innovation en cette période d’urgence sanitaire. Depuis deux ans, c’est le déploiement massif des outils d’intelligence artificielle qui mobilise l’écosystème de l’open data.

    La première partie du livre revient sur l’histoire de l’open data, remontant ses racines à une ère pré-numérique, puis, dans la seconde partie, l’auteur pose un regard critique sur l’impact de l’open data et les raisons de ses défaillances. Il présente, enfin, dans la troisième partie, des pistes pour corriger les écueils actuels et relancer le développement de l’open data dans une perspective plus démocratique qu’économique, avec en toile de fond, l’accélération de la gouvernance par les données à travers l’intelligence artificielle et les enjeux de la crise climatique et environnementale.

    Cet essai, contribue, en outre, à éclairer la culture des tiers-lieux dans leur composante numérique et technologique (fablabs, makerspaces, hackathon, médiation numérique et data-literacy, etc.), en raison de leur proximité avec le mouvement de l’open data tant dans ses objectifs que dans ses combats : logiciels et licences libres, communs numérique, contre-pouvoir citoyens, gouvernance participative, refondation de la relation entre citoyens et gouvernants, etc.

    Les origines et les premiers temps de l’open data

    « Loin d’être un phénomène récent, l’ouverture des données s’inscrit dans un héritage historique et conceptuel varié comprenant la transparence et le droit d’accès à l’information, la liberté de l’information et le logiciel libre, le partage des données de la recherche, la modernisation des administrations, les industries de l’information et l’entraînement des modèles d’intelligence artificielle », écrit-il, replaçant l’open data dans une histoire qui s’étend sur plus de deux siècles, avec comme point de départ officiel un droit d’accès aux documents publics promulgué en Suède en 1766.

    Toutefois, l’histoire de l’open data en tant que mouvement est plus récente, elle remonte aux années 2000 et reste indissociable de celle de l’open source et de la culture du libre. Dans cette mouvance, les acteurs historiques de l’open data ont d’abord posé des jalons juridiques, rappelle l’auteur, avec la définition de licences libres (Utiliser, réutiliser, redistribuer : Open Definition en 2005 par l’Open Knowledge Foundation). Puis, l’attention s’est focalisée sur les principes techniques de l’ouverture des données publiques (structuration des données, formats, interopérabilité, etc.), avec notamment la réunion de Sébastopol en Californie en 2007. Sponsorisée par la Sunlight Foundation, Google et Yahoo !, cette rencontre a rassemblé une trentaine de participants dont l’éditeur Tim O’Reilly (Web 2.0, Government as a platform), Lawrence Lessig (Creative Commons), Aron Swartz (Reddit), Marcia Hoffmann (Electronic Frontier Foubdation) et établi une sorte de guide de l’open government à l’attention des candidats à l’élection américaine de 2008. Barack Obama répondra favorablement à cette initiative et lancera en 2009 une politique d’ouverture des données publiques avec, notamment, le site data.gov.

    Le poids de la Silicon Valley dans le profil des défenseurs de l’open data, teinte l’ouverture des données publiques d’une culture libertarienne et techno-solutionniste. Ainsi selon Tim O’Reilly, l’État devrait s’effacer jusqu’à devenir une plateforme de mise à disposition de ressources et de données pour que les entreprises et la société civile s’en saisissent et produisent de nouveaux services utiles à la collectivité ou à l’innovation. Il s’appuie sur l’essor des smartphones et des applications mobiles pour soutenir une ubérisation généralisée de l’économie et des monopoles d’État : cartes et GPS, transports en commun, marché immobilier, économie de la réputation, etc.

    En parallèle, les utopistes du Web de la première heure défendent une vision démocratique de l’open data : libre circulation des données dans une perspective d’émancipation individuelle par l’accès aux savoirs, démocratie participative, réduction de l’asymétrie d’information entre les citoyens et l’administration, lutte contre la corruption et les inégalités, etc. Parmi eux, Tim Berners Lee avec sa conférence TED « raw data now » et son « 5-star model », mais aussi les acteurs de la Civictech, des ONG, des data-journalistes, des collectifs de citoyens engagés, etc.

    Le bilan de l’open data en France

    La France va devenir une figure de l’open data dans le monde avec la promulgation de la loi pour une république numérique de 2016 qui a fait de l’ouverture des données publiques une règle par défaut dans les administrations françaises et qui a marqué l’organisation de la première consultation publique en ligne dans le cadre de l’élaboration d’une loi (21 000 contributions). Parmi les success stories de l’open data en France, Samuel Goëta cite nosdeputes.fr, un site du collectif Regards Citoyens, qui rend compte de la réalité du travail des députés de l’assemblée nationale (absentéisme, votes, etc.) ou encore la publication des déclarations de patrimoine et des conflits d’intérêts sur le site de la haute autorité pour la transparence de la vie publique (hatvp.fr).

    Cette percée de l’open data en France est le fruit d’un petit noyau d’acteurs pro-numériques, d’entrepreneurs de la tech et de personnalités politiques à l’instar de Daniel Kaplan avec la Fing, de Benoit Thieulin avec Netscouade, du réseau des cantines Silicon Sentier/Numa, de Nicolas Voisin avec Owni.fr dans le sillage de Wikileaks, d’Henri Verdier avec Etalab, de Gilles Babinet avec le CNNum (Conseil National du Numérique), d’Axelle Lemaire, l’autrice de la préface et secrétaire d’État chargée du numérique de 2014 à 2017, de Cédric Villani et son rapport sur l’intelligence artificielle en 2018, des villes pionnières comme Rennes, de projets comme la 27e région, etc.

    Cet enthousiasme pour un renouveau démocratique par les données et la technologie s’est rapidement heurté à la complexité administrative française et au peu d’entrain des responsables politiques au regard des données sensibles qui pourraient être révélées et des incertitudes concernant les impacts économiques promis. Samuel Goëta questionne, ainsi, la pertinence de l’ouverture des données publiques par défaut, décidée par la Loi du 7 octobre 2016 pour une République numérique, alors que personne ne s’est préoccupé de la capacité réelle des administrations à le faire : infrastructures insuffisantes, manque d’interopérabilité, besoin d’acculturation des agents publics, intervention des élus pour bloquer les données considérées comme sensibles au regard de leur carrière, problématique du maintien des données dans le temps, complexité structurelle des demandes d’accès aux données publiques, etc. Par conséquent, « la France est l’un des premiers pays au monde à avoir accordé un droit de savoir à ses citoyens mais en pratique le droit d’accès français est beaucoup plus faible que celui d’autres pays », déplore Samuel Goëta. Ensuite, la focalisation sur les dimensions techniques et juridiques de l’open data a limité la réflexion sur le contenu des données et sur les données essentielles à ouvrir : « Dans les faits, les données ouvertes se révèlent décevantes. (…) Les données sont soit manquantes, soit généralement trop inoffensives pour constituer une véritable machine à scandale et permettre des révélations ». Enfin, il note que les retombées en termes de création d’entreprises et d’emplois dans les territoires ont été largement surévaluées et ont fini par provoquer des déceptions et des reculs en termes de mobilisation des institutions publiques et territoriales, d’autant que l’ouverture des données a un coût pour l’administration.

    L’open data a-t-il pour autant fait pschitt, comme la polémique sur le financement des voyages privés de Jacques Chirac dans les années 1990 ? Pas tout à fait, car le Covid-19 a relancé le besoin de transparence de l’action publique afin d’établir une relation de confiance entre citoyens et gouvernants, et a favorisé le partage de données publiques afin de stimuler l’innovation pour faire face à la crise. Cette confiance a été cruciale pour enrayer l’épidémie : acceptation des gestes barrières, des contraintes de déplacement, acceptation de la vaccination. Et l’open data a permis une co-construction de solutions avec la société civile et les citoyens, à l’instar de l’application Covidtracker ou encore du partage des données pour la fabrication de masques ou autres protections dans les makerspaces et les fablabs.

    Open data, le temps du rebond

    Après avoir retracé les péripéties de l’open data, Samuel Goëta rappelle ses succès, des communs numériques aujourd’hui incontournables et sources de nombreux services d’utilité collective, à l’instar d’Open Food Facts qui a permis la création de Yuka, et d’Open Street Map qui outille, entre autre, l’aide humanitaire lors de catastrophes naturelles. L’intelligence artificielle se nourrit également de données publiques et ouvre un potentiel de nouvelles applications d’intérêt général. Il constate, en outre, que l’open data a permis une modernisation accélérée de l’administration : amélioration de la qualité des données et de leur structuration, coopération entre administrations et avec les entreprises et citoyens, etc.

    Cependant, il regrette l’instabilité et l’obstruction politiques qui empêchent l’ouverture de nombreuses données et leur maintien dans le temps. Il réclame alors une plus grande indépendance du service public de la donnée ainsi qu’une refondation du droit d’accès aux données publiques. Il propose, ainsi, d’intégrer la Commission d’accès aux documents administratifs (Cada) à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique, de sanctionner les refus d’accès lorsqu’ils sont illégitimes, ou encore d’inscrire l’ouverture des données dans les fiches de poste des agents publics.

    Il recommande, ensuite, d’élargir l’open data aux données d’intérêt général afin de pallier les données manquantes. Il préconise la création de coopératives de données (par exemple : des consommateurs qui reversent les données de leur carte de fidélité pour mieux évaluer les questions de pouvoir d’achat), ou encore le crowdsourcing de données auprès des citoyens afin d’améliorer des services publics ou éclairer une problématique collective (concertation publique, genre et espace public, défaillances des transports, gestion des déchets, etc.).

    Il relève, en outre, le problème de la découvrabilité des données et suggère d’améliorer le référencement des jeux de données, d’intégrer les bases de données publiques (prix immobilier, qualité de l’air) comme ressource dans les médiathèques, de montrer les résultats de l’utilisation de l’open data, à l’image d’un prix de l’open data des territoires, de créer une revue française des données publiques (data papers).
    Enfin, il appelle de ses vœux le développement d’une culture des données (data-literacy), arguant qu’on ne peut pas se concentrer uniquement sur l’offre de données, qu’il est tout aussi essentiel de s’assurer « que les citoyens soient capables de comprendre et d’utiliser les données (…) dans un contexte de crise climatique et de déclin de la biodiversité pour obtenir plus de justice et de démocratie, ce n’est pas le moment d’abandonner ». La promesse, véhiculée par l’open data, de transparence de l’action publique et de co-construction de solutions collectives avec les entreprises, associations et citoyens, pourrait effectivement gagner à être orientée sur des objectifs précis, limités et ancrés dans des territoires. Axelle Lemaire évoque, à ce propos dans la préface, le concept de municipalisme numérique, c’est-à-dire d’une structuration territoriale de l’écosystème de l’open data, car « l’échelon local est le plus à même de mobiliser les citoyens autour de projets concrets liés à la vie en collectivité », écrit-elle. Un propos que les acteurs des tiers-lieux ne pourront que confirmer. Des fabriques de territoires aux fabriques de données territoriales, une nouvelle idée de dispositif tiers-lieux pour l’ANCT ?

    Cet article est publié en Licence Ouverte 2.0 afin d’en favoriser l’essaimage et la mise en discussion.

    #Open_data #Samuel_Goeta

  • A Pathway to Peace in Ukraine | #Samuel_Charap
    https://www.foreignaffairs.com/ukraine/pathway-peace-ukraine

    As of now, Trump has said he wants the fighting to end, but he has not laid out a plan to get there. Any such plan should include four key features: a well-designed cease-fire agreement, a credible guarantee of #Ukraine’s postwar security, a way to provide accountability for Russia’s aggression, and measures to stabilize Russian-Western relations. The question of which side controls what territory is unlikely to be decided at the negotiating table; the line of contact, perhaps with some small swaps and adjustments, will remain where it is when the guns fall silent. Moreover, territorial control, while extremely important to both sides, is ultimately not as core a concern as these broader political issues.

  • Accusée d’ « #islamo-gauchisme », une chercheuse en #procès contre le vice-président de LR

    Ce mercredi a eu lieu l’audience d’appel pour #injure_publique après la #plainte de #Christelle_Rabier, enseignante-chercheuse, ciblée dans un tweet de l’actuel vice-président LR #Julien_Aubert l’accusant d’ « islamo-gauchisme ». Le délibéré sera rendu le 8 janvier prochain.

    C’est dans un contexte d’institutionnalisation et d’intensification de la #traque à l’ « islamo-gauchisme » que s’inscrit ce procès opposant Christelle Rabier, maîtresse de conférences à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS), à l’ex-député LR (et actuel vice-président du parti) Julien Aubert. Quelques jours après l’assassinat de Samuel Paty du 16 octobre 2021, Jean-Michel Blanquer, alors ministre de l’éducation, dénonce le 22 octobre au micro d’Europe 1 une « #complicité_intellectuelle du #terrorisme » derrière laquelle est désigné « l’islamo-gauchisme » qui « fait des #ravages à l’université » et favorise « une #idéologie qui, de près ou de loin, mène évidemment au pire ». Revenant sur l’assassinat de #Samuel_Paty, il soutient que « ce n’est pas un assassin seul, c’est un assassin qui est conditionné par d’autres gens, en quelque sorte les auteurs intellectuels de cet assassinat ». Des accusations qu’il réitérera le même jour devant le Sénat.

    Dans la foulée de ces déclarations, les députés Les Républicains Julien Aubert et #Damien_Abad réclament l’ouverture d’une #mission_d’information_parlementaire sur « les #dérives_idéologiques dans les milieux universitaires », dénonçant l’emprise « des courants islamo-gauchistes puissants dans l’enseignement supérieur » et la « #cancel_culture ». Une offensive réactionnaire annoncée dans un communiqué de presse le 25 novembre, et de nouveau par Julien Aubert sur le plateau de Cnews le lendemain, avant de publier deux tweets qui feront l’objet du procès face à Christelle Rabier. Après avoir déclaré dans un premier tweet titré « #Dérives_idéologiques dans les universités » qu’ « il y a deux mouvements, la #CancelCulture et l’#Islamogauchisme, qui nient le débat contradictoire et plaident pour une ostracisation de ceux qui ne pensent pas comme eux », le député en publie un second quelques heures plus tard ciblant explicitement dans un photomontage sept enseignants-chercheurs, dont l’enseignante de l’#EHESS :

    C’est à la suite de ces accusations que Christelle Rabier et son avocat décident, le 13 février 2021, de porter plainte contre Julien Aubert pour injure publique. L’ancien président de l’EHESS, #Christophe_Prochasson, avait alors refusé de lui accorder la #protection_fonctionnelle, refusant de fait de soutenir la chercheuse attaquée dans le cadre de ses recherches universitaires par un député réactionnaire. Après avoir déposé un recours en annulation contre cette décision auprès du #tribunal_administratif, l’enseignante finit par obtenir une prise en charge des frais d’avocat par son administration le 9 décembre 2022. Le rôle de la présidence de l’EHESS dans la traque à l’ « islamo-gauchisme » et à la répression des voix dissidentes s’est depuis affermie avec le successeur de Prochasson, #Romain_Huret, qui a sévèrement réprimé la mobilisation étudiante en soutien à la Palestine. Le 15 novembre 2023, le #tribunal_correctionnel rejette l’accusation de Christelle Rabier et innocente le député LR. L’audience d’appel avait lieu aujourd’hui, à la #Cour_d’appel de Paris. Le délibéré sera rendu le 8 janvier prochain.

    Ce procès pour « injure publique » reflète plus largement l’intensification sur les trois dernières années de la #chasse_aux_sorcières orchestrée par les gouvernements successifs. Après la demande d’une #mission_parlementaire par les deux députés LR, #Frédérique:Vidal mandatait en février 2021 le CNRS pour mener une « étude » sur l’ « islamo-gauchisme » dans les universités. En janvier 2022 se tenait à la Sorbonne le colloque « « Après la déconstruction : reconstruire les sciences et la culture » salué par des figures telles que Blanquer, Zemmour ou Ciotti, qui visait à faire un état des lieux de la pensée « #woke » et « décoloniale » dans les universités et à y restaurer un #ordre_moral_réactionnaire. La liste de ces initiatives est longue. La récente nomination par le nouveau gouvernement de #Patrick_Hetzel à la tête du ministère de l’ESR vient couronner cette #traque aux opposants politiques en promettant de renforcer la #répression et la #criminalisation de toute contestation de l’État radicalisé. La récente tribune de Hetzel laisse présager que les procès pour « islamo-gauchisme » fleuriront dans les prochains mois.

    Face à ces #intimidations et aux tentatives de #musèlement des #voix_dissidentes qui se multiplient, dans un contexte où le gouvernement prépare des offensives austéritaires d’ampleur, nous avons besoin de construire une riposte des organisations étudiantes, syndicales et politiques. Contre la criminalisation et la répression de l’État, de sa police et de sa justice, nous affirmons notre solidarité à Christelle Rabier et réitérons notre soutien inconditionnel à toutes celles et ceux qui se mobilisent contre l’ensemble des politiques réactionnaires et austéritaires du gouvernement, pour une société libérée des oppressions et de l’exploitation.

    https://www.revolutionpermanente.fr/Accusee-d-islamo-gauchisme-une-chercheuse-en-proces-contre-le-v
    #justice #France #ESR #enseignement_supérieur #université

    –-

    ajouté à la #métaliste de la saga autour du terme l’#islamo-gauchisme... mais aussi du #woke et du #wokisme, #cancel_culture, etc.
    https://seenthis.net/messages/943271

  • Une rue #Samuel_Paty inaugurée ce vendredi à #Vichy

    Dans l’Allier, la rue Neuve à Vichy a été débaptisée ce vendredi matin pour devenir la #rue_Samuel_Paty. Les parents de l’enseignant assassiné en octobre 2020 à Conflans-Sainte-Honorine sont venus de Moulins pour dévoiler la plaque au nom de leur fils.

    https://www.francebleu.fr/infos/societe/vichy-la-rue-samuel-paty-inauguree-ce-vendredi-2287854
    #toponymie #toponymie_politique #noms_de_rue

  • Open data, quelles données pour la démocratie ?
    https://lexdailynews.fr/open-data-quelles-donnees-pour-la-democratie

    Cette semaine, la rédaction vous recommande « Les données de la démocratie », un livre Samuel Goëta, aux éditions C&F.

    Apparu il y a une vingtaine d’années dans les sciences, le mouvement de l’open data promeut le libre usage des données, matière première de l’information.

    Loin du culte du secret et du capitalisme de surveillance, l’ouverture des données contribue à créer de nouveaux services numériques, améliorer l’efficacité des services publics et alimenter le débat citoyen.

    En France, la loi pour une république numérique de 2016 a fait de cette ouverture une norme pour les administrations.

    Quelles sont les motivations politiques, économiques et informationnelles de ce mouvement ? Comment la culture des données peut-elle devenir un outil au service de la démocratie et des contre-pouvoirs ?

    Enfin, l’auteur propose des pistes d’action pour que les données ouvertes renforcent la démocratie.

    Les données de la démocratie – Open data, pouvoirs et contre-pouvoirs , 272 pages, C&F Editions, 27 euros.

    #Samuel_Goëta #Open_data

  • #Législatives : #CNews incite ses téléspectateurs à ne pas accepter le résultat des #élections si le #RN ne l’emporte pas

    https://www.telerama.fr/television/legislatives-cnews-incite-ses-telespectateurs-a-ne-pas-accepter-le-resultat

    CNews incite ses téléspectateurs à ne pas accepter le résultat des élections si le RN ne l’emporte pas

    “MA VIE AU POSTE” – Tandis que les immigrés multiplient les agressions au couteau dans nos rues et nos campagnes, la “politicaillerie” des désistements va voler au peuple sa victoire électorale. Sur CNews, ça fait longtemps que le RN a gagné.

    Capture d’écran CNews

    Par #Samuel_Gontier

  • #32 – Open Data, les données de la démocratie avec Samuel Goëta ⋆ Cause Commune - Paris - 93.1 FM
    https://cause-commune.fm/podcast/parlez-moi-d-ia-32

    Cette semaine nous allons nous demander quels sont les enjeux de pouvoirs et de contre-pouvoirs autour de l’Open Data avec l’auteur d’un ouvrage de référence sur le sujet, qui vient juste de sortir et qui s’appelle « Les données de la démocratie ».

    Notre invité du jour, Samuel Goëta, connait bien ce sujet puisqu’il les suit depuis 2008, il était encore étudiant puis doctorant, il est désormais enseignant à ScPo Aix-en-Provence, activiste de la donnée et consultant dans ce domaine.

    Open Data, késako ? Open Data ou données ouvertes. C’est l’idée de publier, de rendre accessible, au plus grand nombre, sans restriction, des données sur un sujet. Mais pourquoi faire ?

    L’article 15 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 disait déjà « La Société a le droit de demander compte à tout Agent public de son administration. »

    Donc le 1er objectif de l’Open Data, la transparence des organisations et notamment de l’administration était déjà inscrit dans la déclaration des droits de l’homme en 1789.

    Autre objectif clé de l’Open Data, la participation ou la collaboration autour des données. Forcément si elles sont ouvertes, nous sommes plus nombreux à pouvoir les utiliser et travailler ensemble sur le sujet couvert.

    Sur le papier, tout cela est bien joli mais comment cela s’est mis en place en France pour que fin 2023, notre pays soit classé 1er pays européen dans le classement de l’Open Data Maturity Report 2023 et 2e pays au monde dans le OURdata Index de l’OCDE.

    Tout cela ne s’est pas fait en un jour. Cela reste encore fragile et pose encore de nombreuses questions vis-à-vis de notre administration, de notre économie et de notre démocratie.

    Autant de questions que nous allons aborder avec notre invité du jour Samuel Goëta


    https://cfeditions.com/donnees-democratie

    #Samuel_Goëta #Open_data #Podcast #Interview

  • Samuel Göeta : « Il y a aujourd’hui un open data à deux vitesses » - Horizonspublics.fr
    https://www.horizonspublics.fr/samuel-goeta-il-y-aujourdhui-un-open-data-deux-vitesses

    Sociologue, maître de conférences associé à Sciences Po Aix et spécialiste de l’open data, Samuel Goëta a publié, en février 2024, Les données de la démocratie. Open data, pouvoirs et contre-pouvoirs1. Co-fondateur de la société coopérative Datactivist, où il accompagne les projets d’ouverture de données, il a aussi participé, en 2012, à la création de l’association Open Knowledge France, qui anime le site Madata.fr, destiné à faciliter l’usage citoyen du droit d’accès aux documents administratifs.

    Apparu il y a une vingtaine d’années dans les sciences, le mouvement de l’open data promeut le libre usage des données, matière première de l’information. « L’open data fait vivre la démocratie » est la conviction qui anime Samuel Goëta, « militant de la première heure de ce mouvement », comme l’écrit Axelle Lemaire, secrétaire d’État en charge du numérique et de l’innovation entre 2014 et 2017 et à l’origine de la loi pour une République numérique2, dans la préface Des données de la démocratie. Open data, pouvoirs et contre-pouvoirs.


    https://cfeditions.com/donnees-democratie

    #Samuel_Goeta #Open_data #Interview

  • Passion opendata
    https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/la-question-qui/la-question-qui-du-lundi-27-mai-2024-6844464

    Interview de Samuel Goëta sur France Inter par Marie Misset.

    Saviez-vous que chaque citoyen a le droit d’accès à la fiche de paye d’Emmanuel Macron ? Notre invité, fervent défenseur de l’open data, a créé une plateforme visant à simplifier la consultation de documents administratifs par les individus, car il s’agit selon lui d’un enjeu démocratique majeur.


    https://cfeditions.com/donnees-democratie

    #Samuel_Goëta #Données_démocratie #Open_data

  • L’open data au service de la démocratie | CNNum | Traducteur et éclaireur des transformations numériques
    https://cnnumerique.fr/paroles-de/lopen-data-au-service-de-la-democratie

    Interview de Samuel Goëta par le Conseil national du Numérique.

    Quelle est la genèse de votre livre ?

    J’ai commencé à m’intéresser à l’open data dans le cadre de ma thèse en 2012, au moment où ce sujet était au cœur de l’actualité. Je pense qu’il est plus intéressant d’étudier les technologies quand les usages se massifient que lors de leur émergence. Il est passionnant de voir les usages numériques qui n’auraient pas pu avoir lieu sans l’open data, par exemple Pokémon Go qui utilise les données d’OpenStreetMap, Yuka qui a utilisé les données d’Open Food Facts ou bien encore CovidTracker pendant la pandémie. Derrière ces initiatives, ce sont des données ouvertes qui ont été utilisées, et ces pratiques sont maintenant entrées dans le quotidien des Français.

    Il ne faut cependant pas mettre de côté le rôle démocratique de l’ouverture des données. On oublie souvent de dire que les données jouent un rôle démocratique extrêmement important. Le fait d’accéder aux données dans leur plus grande précision permet de refaire les calculs, de vérifier les informations affirmées… Pour le dire autrement, l’open data peut, pour moi, réduire les asymétries d’informations entre l’administration et la société, et c’est justement ce qui m’intéresse.
    On m’interroge souvent sur le choix d’une abeille sur la couverture. Tout comme l’abeille est essentielle à la biodiversité, les données sont essentielles à la vie démocratique. Cette image sert aussi à montrer la fragilité de cet écosystème qui repose sur le travail et la détermination de peu de personnes à tous les niveaux. L’open data en France est un écosystème qui est essentiel à la vie démocratique. Mais cet écosystème est fragile et repose sur des bonnes volontés, il pourrait disparaître si on ne le soutient pas. J’essaie dans ce livre, de défendre le rôle primordial des données dans la démocratie et la nécessité d’en faire un objet au service des contre-pouvoirs dans le débat démocratique.

    https://cfeditions.com/donnees-democratie

    #Samuel_Goëta #Open_data #Interview

  • Pour Emmanuel Macron, l’Ukraine doit pouvoir frapper les bases russes « d’où sont tirés les missiles »
    https://www.liberation.fr/international/europe/pour-emmanuel-macron-lukraine-doit-pouvoir-frapper-les-bases-russes-dou-s

    En conférence de presse aux côtés d’Olaf Scholz mardi 28 mai au soir près de Berlin, le président français a estimé que Kyiv doit pouvoir frapper certaines bases russes avec des armes occidentales. En rupture avec plusieurs soutiens de l’#Ukraine, dont les Etats-Unis.

    • Biden allows Ukraine to hit some targets in Russia with US weapons
      https://www.bbc.com/news/articles/cy770l9llnzo.amp

      US President Joe Biden has given Ukraine permission to use American-supplied weapons to strike [military] targets in Russia, but only near the Kharkiv region, US officials say.

      [...] Russian forces have made gains in the Kharkiv region in recent weeks after a surprise offensive in the area, close to the border with Russia.

      The US official also told the BBC: "Our policy with respect to prohibiting the use of Army Tactical Missile System [ATACMS] or long-range strikes inside of Russia has not changed.”

    • U.S. escalation in Ukraine needs a plan | By Jeremy Shapiro and #Samuel_Charap
      https://www.washingtonpost.com/opinions/2024/06/03/weapons-ukraine-strike-russia-endgame

      This isn’t the first time the United States, under pressure from Ukraine and Western allies, has crossed a threshold previously deemed too escalatory. Past decisions on HIMARS launchers, cluster bombs, long-range munitions and F-16s were also driven by perceived Russian gains on the battlefield.

      [...] The real problem with Biden’s decision is that Washington has yet again made a major policy change reactively — in response to Russia’s military moves and not as part of a broader strategy to end the war. The Russians will continue to push, and in three or six months the United States could find itself back here again, under a similar Ukrainian and allied pressure campaign, tempted to breach its next threshold to try to reverse the negative trajectory. As Secretary of State Antony Blinken put it, “we’ll continue to do what we’ve been doing, which is, as necessary, adapt and adjust.

      But adaptation and adjustment do not constitute strategy, and reactive #escalation absent a strategy is not sound policy. Escalating U.S. involvement in this conflict — or any conflict — should be guided by an idea about how to bring the war to an end. In this case, that would have required demonstrating that Ukrainian strikes inside Russia using U.S. systems are part of an integrated strategy to end the war on terms favorable to Ukraine and the United States.

      That end will come, as the administration itself has repeatedly stated, at the negotiating table. In a bargaining process, coercive measures can be used as leverage. You impose military costs on your opponent with the goal of making them do what you want, not merely to counter their latest maneuver. But Ukraine and the West have shown no signs of being ready to start bargaining with Russia. And imposing costs absent a bargaining process makes further escalation inevitable. As Thomas Schelling, the guru of military coercion, noted, “If [our enemy’s] pain were our greatest delight and our satisfaction his greatest woe, we would just proceed to hurt and to frustrate each other.

      This spiral dynamic — of unrelenting Russian aggression and ever-increasing Western military support for Ukraine to counter Moscow’s momentum — has been ratcheting up nearly 2½ years. Without a bargaining process, it might continue for years to come. And someday, one side or the other might finally stumble over an actual red line, which could lead to exactly the major escalation the Biden administration has been trying to avoid.

  • Laura Sibony, IA pas de problèmes
    https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/jusqu-ici-tout-va-bien/jusqu-ici-tout-va-bien-du-lundi-27-mai-2024-8041391

    -> Le fil que l’on tire : passion open data

    Et parce qu’elles sont le moteur de l’intelligence artificielle, nous tirons aujourd’hui le fil des données pour faire rencontrer à Laure Sibony quelqu’un qui les veut toujours plus ouvertes et accessibles.

    Samuel Goëta est enseignant-chercheur à Sciences-Po Aix et co-fondateur de l’association Open Knowledge France qui est à l’origine de madada.fr, une plateforme associative qui simplifie la consultation de documents administratifs, à laquelle tous les citoyens ont droit. Son grand truc, c’est l’open data.

    Avoir accès à tous ces documents ça n’a pas l’air très excitant, on se dit "pourquoi moi j’irais consulter des documents administratifs", mais c’est par exemple ce qui a permis au média Libération, grâce à l’un des collaborateurs de Samuel Goëta, Xavier Berne, d’obtenir la fiche de paie du président Macron, auquel tout citoyen peut en théorie avoir accès.

    Samuel Goëta explique dans son livre publié chez C&F éditions “Les données de la démocratie. Open data, pouvoirs et contre-pouvoirs” à quel point l’open data est un enjeu démocratique fondamental. Du principe de la Déclaration du Droit de l’Homme et du Citoyen de 1789 selon lequel “La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration” aux progrès spectaculaires de l’IA générative, il nous aide à nous repérer dans le paysage de l’open data !

    Pour en savoir plus, écoutez l’émission...

    #Samuel_Goëta #Open_data #France_Inter

  • Données publiques, 
un trésor méconnu | Le7.info
    https://www.le7.info/article/23619-donnees-publiques-un-tresor-meconnu

    S’inspirer de Rennes

    La semaine dernière, Samuel Goëta était l’invité de l’un de ces rendez-vous du midi. Cofondateur des Datactivistes, collectif qui milite pour une ouverture totale des données, il a particulièrement insisté sur un point : si nos données personnelles valent de l’or, les données publiques en libre accès constituent un outil puissant de démocratie. Ce chercheur et militant en a même fait un livre(). « Les citoyens doivent se saisir des données pour proposer de nouvelles interprétations des politiques publiques, c’est un vrai contre-pouvoir. » Récemment, les données de fréquentation du centre-ville de Poitiers ou encore celles du trafic dans le Pont-Neuf avant les travaux ont été mises en ligne. De quoi alimenter le débat. Reste à faire en sorte que les citoyens s’en saisissent...

    En la matière, la métropole de Rennes n’hésite pas à aller chercher les usagers en lançant régulièrement des appels à projet thématiques assortis d’un accompagnement humain et financier. « La collectivité joue le rôle d’animateur de l’éco-système, souligne Yann Huaumé, vice-président au Numérique. Sur la base d’un cas d’usage concret, on réunit tous les partenaires intéressés pour travailler les données. » 
Les data (500 jeux) ne proviennent pas uniquement de la métropole mais de 
40 « producteurs » parapublics, associatifs ou entreprises. Une véritable stratégie territoriale a été élaborée avec des règles de partage. De quoi inspirer les voisins poitevins.

    ()Les données de la démocratie, pouvoir et contre-pouvoir (C&F éditions).

    #Samuel_Goeta #Poitiers

  • Parlez-moi d’IA n°32 avec Samuel Goëta pour évoquer l’Open Data et son livre Les données de la Démocratie | LinkedIn
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    Parlez-moi d’IA n°32 avec Samuel Goëta pour évoquer l’Open Data et son livre Les données de la Démocratie ⤵⤵⤵

    Cette semaine, nous nous demandons quels sont les enjeux de pouvoirs et de contre-pouvoirs autour de l’Open Data avec Samuel Goëta, l’auteur d’un tout nouvel ouvrage de référence sur le sujet, « Les données de la Démocratie ».

    Samuel Goëta connaît bien ce sujet puisqu’il les suit depuis 2008, il était encore étudiant puis doctorant quand il a commencé à suivre cet objet d’études. Il est désormais enseignant à ScPo Aix-en-Provence, activiste de la donnée et consultant dans ce domaine.

    Alors Open Data, késako ? Open Data ou données ouvertes. C’est l’idée de publier, de rendre accessible, au plus grand nombre, sans restriction, des données sur un sujet. Mais pourquoi faire ?

    L’article 15 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 disait déjà « La Société a le droit de demander compte à tout Agent public de son administration ». Le 1er objectif de l’Open Data reprend cet article et fait de la transparence des organisations et notamment de l’administration un principe clé.

    Autre pilier de l’Open Data, la participation ou la collaboration autour des données. Forcément si elles sont ouvertes, nous sommes plus nombreux à pouvoir les utiliser et travailler ensemble sur le sujet couvert.

    Sur le papier, tout cela est bien joli mais comment cela s’est mis en place en France pour que fin 2023, notre pays soit classé 1er pays européen dans le classement de l’Open Data Maturity Report 2023 et 2e pays au monde dans le OURdata Index de l’OCDE.

    Tout cela ne s’est pas fait en un jour. Cela reste encore fragile et pose encore de nombreuses questions vis-à-vis de notre administration, de notre économie et de notre démocratie. Autant de questions que nous avons abordé avec Samuel Goëta

    Programmation musicale : JPC
    Cheers de Victoria Flavian
    Réalisation : Jérôme Sorrel / Montage final et mise en ligne : Olivier Grieco.

    #Samuel_Goeta #Données_démocratie #Podcast #Radio_Cause_Commune

  • Recension du livre « Les données de la démocratie » de Samuel Goëta | LinkedIn
    https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7184452712401371136

    Recension du livre « Les données de la démocratie » de Samuel Goëta.

    Elsa Foucraut • Consultante • Enseignante • Autrice du "Guide du Plaidoyer" (éditions Dunod)

    💡"L’ouverture des données en France, rendue obligatoire par la loi pour une République numérique, ressemble à bien des égards à la tour de Pise. Ce superbe édifice, qui attire les regards du monde entier, doit son inclinaison à des fondations instables.”

    📚 Lecture du jour : "Les données de la démocratie" de Samuel Goëta (C & F EDITIONS), avec une préface de l’ancienne ministre du numérique Axelle Lemaire.

    Depuis 2016, la loi impose à toutes les administrations françaises le principe de l’open data par défaut. Pourtant, quiconque a déjà eu besoin d’accéder à des données d’intérêt général non publiques mesure à quel point le principe est loin d’être pleinement appliqué (euphémisme). De vraies fractures territoriales se creusent entre les collectivités, accéder aux données relève souvent du saut d’obstacles, et les données disponibles sur les portails open data des collectivités sont parfois décevantes.

    Le livre revient d’abord en détail sur l’histoire de l’open data : des origines aux étapes plus récentes, avec la création d’Etalab et la loi pour une République numérique. Une belle synthèse, avec plein de références et d’anecdotes que je ne connaissais pas. Il manquait justement un livre de référence pour retracer cette histoire contemporaine, avec le versant français.

    Mais ce sont les chapitres sur le bilan critique de l’open data, qui m’ont semblé les plus intéressants. Certes, les obstacles à l’open data tiennent parfois à la résistance consciente de certains agents (un "DataBase Hugging Disorder" ou DBHD 😅).

    Mais Samuel Goëta montre que cela tient le plus souvent à des frictions organisationnelles et/ou techniques : les agents n’ont pas toujours le mandat pour ouvrir des données qui pourraient servir l’opposition ou remettre en question l’action des élus ; de nombreux projets d’open data sont conçus comme des projets servant d’abord l’image de l’institution, sans les moyens de leur ambition ; la mauvaise qualité des données peut s’expliquer par le fait que les données d’une administration étaient d’une qualité suffisante pour un usage interne et n’avaient pas été envisagées pour un usage externe ; les problèmes techniques sont fréquents et l’ouverture se transforme parfois en une véritable enquête dans les serveurs quand les techniciens n’ont pas accès aux "schémas de base" ; et les agents sont parfois réticents parce qu’ils anticipent des usages malveillants des données, ou bien ont une interprétation excessive du RGPD (un grand classique !).

    L’ouvrage préconise notamment une refonte du droit d’accès aux données : transférer à la CNIL l’arbitrage de l’accès aux données individuelles traitées par les acteurs publics ; intégrer la Cada dans la HATVP ; donner à la CADA le pouvoir de sanctionner les administrations récalcitrantes ; créer un “référé communication” pour accélérer le traitement des demandes. Pourquoi pas !

    ➡ "Faut tout donner afin de changer les données" : une citation de NTM (oui oui) qui sert de conclusion au livre ;-)

    #Samuel_Goëta #Open_data #Données_démocratie