• “Ils ont uriné sur le lit de mon fils, ses harceleurs vont réintégrer le lycée” : à Pontarlier, une mère témoigne (France 3 Bourgogne-Franche-Comté)
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/doubs/pontarlier/mon-fils-se-faisait-uriner-dessus-ses-harceleurs-vont-r

    Fin 2019, plusieurs cas de harcèlement scolaire ont été signalés au lycée Xavier Marmier, à Pontarlier (Doubs). Alors que le conseil de discipline avait décidé d’exclure deux élèves, le rectorat vient de revenir sur cette décision.

    #éducation #internat #second_degré #harcèlement #sanctions

  • Surveillés, exploités : dans l’enfer des #livreurs_à_vélo

    Dans cette enquête inédite, Le Média révèle les mécanismes de #surveillance des livreurs mis en place par les plateformes pour mieux les exploiter, et plus largement les conditions de travail scandaleuses auxquelles ils sont soumis : temps de travail excessif, mise en danger de mort...

    Depuis quelques années, les livreurs à vélo sont apparus dans le paysage urbain. Avec leurs sacs colorés, ils parcourent les rues des plus grands villes européennes. Ils travaillent pour des #plateformes_numériques, souvent dans des conditions plus que précaires.

    Dans cette enquête inédite, nous révélons les mécanismes de surveillance des livreurs mis en place par des plateformes telles que #Deliveroo, #Foodora ou #Uber_Eats pour mieux les exploiter, et plus largement les conditions de travail scandaleuses auxquelles ils sont soumis. À partir de l’histoire de #Frank_Page, jeune livreur Uber Eats décédé à la suite d’un accident de voiture près de l’autoroute, nous retraçons la façon dont les plateformes numériques de livraison imposent des rythmes dangereux et affectent aux livreurs des parcours potentiellement meurtriers.

    Mais cette histoire en cache plein d’autres. Derrière cette organisation du travail prétendument novatrice se cachent des pratiques régulières de répression syndicale, chez Deliveroo ou chez Uber. De Bordeaux à Dijon, en passant par Paris, les livreurs qui essaient de s’organiser face aux plateformes en paient le prix, parfois chèrement. Et cela ne se limite pas à la France.

    Ainsi, nous révélons en exclusivité que Deliveroo a espionné des syndicalistes en Angleterre en essayant de recueillir des données privées et en espionnant leurs réseaux sociaux. Le flicage ne s’arrête pas là. Grâce à l’association #Exodus_Privacy, nous avons aussi découvert comment certaines applications - celle de Deliveroo, notamment - surveillent leurs livreurs et récoltent certaines données, qui sont par la suite redirigées vers de régies publicitaires, exposant ces entreprises à une potentielle violation de la loi européenne sur la vie privée.

    https://www.youtube.com/watch?v=vASAMVRiy8s&feature=emb_logo


    https://www.lemediatv.fr/emissions/les-enquetes/surveilles-exploites-dans-lenfer-des-livreurs-a-velo-sJHkn_vURXeCnFw7IvBks

    A partir de la minute 33, il y a une interview avec Paul-Olivier Dehay, fondateur de l’ONG Personal data.io (https://wiki.personaldata.io/wiki/Main_Page).
    Il explique comment les plateformes de livreurs utilisent les données collectées :

    « On peut diviser son groupe d’ ’employés’ grâce à ces outils, et commencer à appliquer des traitements différents à chacun de ces sous-groupes. Par exemple offrir des bonus à certains et pas à d’autres, des encouragements, faire des expériences de traitements différents. C’est un outil managérial pour gérer la force ouvrière des livreurs. Ces plateformes cherchent à opérer en ayant un maximum d’informations sur le marché, mais par contre en livrant un minimum d’informations à chaque entité pour faire son travail. Donc quand un livreur livre un plat il ne sait pas si dans l’heure il va avoir encore 3 ou 4 boulots, il n’a aucune information sur les prédictions ou quoi que ce soit, parce que la plateforme cherche à pousser un maximum de risques économiques vers les livreurs, et cherche à optimiser toujours dans son intérêt. On voit que l’asymétrie d’information pour ces plateformes est stratégique pour eux. Uber n’a pas de voiture, Deliveroo n’a pas de vélo, ce qu’ils ont c’est de l’information, et de l’information qui vaut de l’argent pour des restaurants, pour des livreurs, et pour des consommateurs au final. C’est mettre tous ces acteurs ensemble qui va permettre à la plateforme de faire de l’argent. On peut tout à fait imaginer un scénario où chacune des parties se réapproprie un maximum de ces données et au final se demande ’En fait, pourquoi on a besoin de cet intermédiaire ? Pourquoi est-ce qu’on ne peut pas agir avec des outils qui nous permettent d’interagir directement’. Si on suit cette logique d’exposition de la plateforme, de mise à nu de la plateforme, on se rend compte qu’au final il n’y a rien derrière, il n’y a rien qui a vraiment une valeur, c’est dans l’#asymétrie de l’information qu’ils construisent la valeur »

    #exploitation #travail #conditions_de_travail #précarité #surveillance #gig_economy #économie_de_la_tâche #livreurs #auto-entrepreneurs #liberté #enquête #deliveroo_rider #téléphone_portable #smartphone #syndicats #risques #accidents #coursiers #coursiers_à_vélo #grève #accidents #décès #morts #taxes #résistance #taux_de_satisfaction #Dijon #Brighton #algorithme #déconnexion #Guy_MacClenahan #IWGB #réseaux_sociaux #flexibilité #sanctions #contrôle #Take_it_easy #dérapage #strike #pisteur #géolocalisation #publicité #identifiant_publicitaire #Appboy #segment.io #Braze #information #informations #charte #charte_sociale
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  • Coup d’État sur la « #loi_haine »

    La #loi « contre la haine » s’est transformée en loi sécuritaire au nom de la lutte « anti-terroriste ». Ce bouleversement a été acté hier à 22h30, par un #amendement (http://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/amendements/2583/AN/161) de dernière minute proposé par le gouvernement et adopté par les députés serviles de l’Assemblée nationale. Ce #coup_de_force du gouvernement, imposé in extremis, est une nouvelle démonstration d’#anti-parlementarisme. L’honneur des députés exige qu’ils rejettent la loi dans son ensemble.

    Alors que la loi exigeait initialement de retirer les #contenus_illicites en 24 heures, elle impose désormais aux #plateformes de retirer en une heure les contenus que la #police lui signalera comme relevant du #terrorisme ou d’#abus_sur_mineurs. La police décidera seule des contenus relevant du terrorisme – sans le contrôle d’un juge. On l’a déjà vu abuser illégalement de ce pouvoir pour qualifier des propos militants de « terroristes » afin de les faire censurer – la justice avait alors attendu plus d’une année pour dénoncer ces abus de la police.

    De plus, alors que la loi ne concernait initialement que les plateformes ayant plusieurs millions de visiteurs par mois (Facebook, Twitter, Youtube…), les nouvelles mesures « anti-terroristes » visent désormais n’importe quelle plateforme, de toute taille. Il pourra s’agir du forum de n’importe quel site de presse, d’une plateforme militante, d’un petit hébergeur associatif ou de tout nœud d’un réseau social décentralisé tel que Mastodon ou PeerTube.

    Le délai d’une heure est matériellement impossible à respecter pour la grande majorité des plateformes Web (typiquement pour les signalements qui leur seraient faits de nuit). Ces plateformes n’auront d’autres choix que de fermer boutique ou de déléguer leur modération aux outils de censure automatisée fournis par Google et Facebook. Dans tous les cas, les grands vainqueurs seront ces deux dernières entreprises, dont la concurrence sera anéantie ou mise sous leur joug.

    Enfin, alors que la loi initiale ne prévoyait que des #sanctions financières, les nouvelles mesures prévoient des sanctions concrètes, drastiques. Si une plateforme ne censure pas un contenu dans l’heure qui suit sa notification par la police, la police pourra exiger que les fournisseurs d’accès à Internet empêchent l’accès à cette plateforme depuis la France.

    Une concentration totale des pouvoirs

    La #concentration_des_pouvoirs dans les mains de la police est totale : c’est à la fois elle qui décide quelles plateformes attaquer, qui qualifie un contenu comme étant illégal et qui met en œuvre sa sanction. L’ensemble du Web français est à sa merci.

    Si la police était mal intentionnée, il lui suffirait de publier anonymement et au milieu de la nuit des messages « terroristes » sur les plateformes de son choix pour les faire censurer (car presque aucune plateforme ne peut avoir des modérateurs réveillés toute la nuit pour répondre dans l’heure à la police). Rien dans la loi n’empêche de tels abus.

    Notons que cette situation n’est pas entièrement nouvelle : c’est la loi anti-terroriste de 2014 qui avait créé ce dispositif de #censure_policière. À l’époque toutefois, le délai pour répondre à la police était de 24 heures. Il passe aujourd’hui à #1_heure, démultipliant les risques d’abus.

    Un coup de force anti-parlementaire

    Le Parlement n’a jamais eu l’occasion de débattre des dangers de ce nouveau délai d’une heure imposé à l’ensemble du Web. Le Parlement n’a même pas eu l’occasion d’en prendre connaissance. Pendant des mois de débats sur la proposition de loi « contre la haine », le Parlement n’a parlé que de sujets bien éloignés du terrorisme. Ce n’est qu’au dernier moment, en séance publique lors de la 2ème lecture à l’Assemblée nationale, et alors que le sujet n’avait pas été abordé en commission des lois, que le gouvernement est parvenu à lui imposer ces changements, par surprise et par ignorance. Il aurait pourtant fallu en débattre pendant des mois, en auditionnant des dizaines d’acteurs, pour prétendre respecter nos principes démocratiques.

    La situation a tout pour rappeler un autre dossier : le règlement européen contre les contenus terroristes, qui prévoit lui aussi un délai de retrait en #une_heure. L’an dernier, la Commission européenne et les États membres avaient exercé une terrible pression sur le Parlement européen pour qu’il adopte en première lecture un texte en urgence avant les élections européennes (voir notre page de campagne : https://www.laquadrature.net/censureterro). Tout avait été fait pour empêcher un véritable débat, mais il avait pu au moins durer quelques semaines – permettant notamment de limiter la censure policière par l’autorisation préalable d’un juge ou d’une autorité indépendante (et la loi française serait ici contraire à la position du Parlement européen).

    Hier, le débat n’a pas même eu lieu.

    Le gouvernement semble s’être lassé de la comédie démocratique. L’avis des parlementaires n’a plus aucune conséquence sur le processus législatif : à quoi bon leur permettre de s’en faire un ? Autant gagner du temps et leur demander de tout signer à la dernière minute et sans leur expliquer.

    Si les députés ont encore un semblant de respect pour leurs fonctions démocratiques, ils doivent s’opposer à cette proposition de loi. Au moins du fait que le gouvernement a entièrement nié et insulté celles-ci hier. Et du fait, aussi, que le gouvernement a manipulé diverses volontés et associations luttant contre la haine afin de dévoyer au final la loi vers ses objectifs purement sécuritaires.

    Formellement, l’Assemblée nationale doit encore décider d’adopter ou non cette proposition de loi dans son ensemble aujourd’hui. Tout député ne qui ne votera pas contre cette loi actera que le gouvernement l’a démis de ses fonctions.

    https://academia.hypotheses.org/8795
    #sécurité #terrorisme #anti-terrorisme #censure #réseaux_sociaux #internet

    ping @isskein @karine4 @reka @simplicissimus @davduf @daphne @marty @mathieup

  • En France, les retenues et les exclusions toujours très pratiquées (Le Figaro)
    https://www.lefigaro.fr/actualite-france/en-france-les-retenues-et-les-exclusions-toujours-tres-pratiquees-20191128

    Laxiste, l’école française ? On en est loin. Les pratiques punitives sont fréquentes, tant à l’école primaire qu’au collège, selon une enquête menée auprès de quelque 20.000 élèves en 2017 : en primaire, ce sont environ six élèves sur dix qui sont punis chaque année, dont plus d’un sur quatre l’ayant été au moins trois fois.

    #éducation #punitions #sanctions #laxisme #paywall

  • En ces temps de #Hirak en #Irak, il faut rappeler comment dés 2003 les #Etats-Unis y ont INSTAURÉ la #corruption et VOLÉ, en compagnie d’Irakiens (les « exilés ») qu’ils ont eux-mêmes placés à la tête de l’Etat, des dizaines de milliards de dollar d’avoirs irakiens débloqués (via des banques US) après avoir été gelés pour cause de (très meurtrières) #sanctions « contre Saddam Hussein ».

    Ed Harriman reviews ‘US House of Representatives Government Reform Committee Minority Office’, ‘US General Accountability Office’, ‘Defense Contract Audit Agency’, ‘International Advisory and Monitoring Board’, ‘Coalition Provisional Authority Inspector General’ and ‘Special Inspector General for Iraq Reconstruction’ · LRB 7 July 2005
    https://www.lrb.co.uk/v27/n13/ed-harriman/where-has-all-the-money-gone

    The ‘reconstruction’ of Iraq is the largest American-led occupation programme since the Marshall Plan. But there is a difference: the US government funded the Marshall Plan whereas Donald Rumsfeld and Paul Bremer have made sure that the reconstruction of Iraq is paid for by the ‘liberated’ country, by the Iraqis themselves. There was $6 billion left over from the UN Oil for Food Programme, as well as sequestered and frozen assets, and revenue from resumed oil exports (at least $10 billion in the year following the invasion). Under Security Council Resolution 1483, passed on 22 May 2003, all of these funds were transferred into a new account held at the Federal Reserve Bank in New York, called the Development Fund for Iraq (DFI), so that they might be spent by the CPA ‘in a transparent manner … for the benefit of the Iraqi people’. Congress, it’s true, voted to spend $18.4 billion of US taxpayers’ money on the redevelopment of Iraq. But by 28 June last year, when Bremer left Baghdad two days early to avoid possible attack on the way to the airport, his CPA had spent up to $20 billion of Iraqi money, compared to $300 million of US funds.

    The ‘financial irregularities’ described in audit reports carried out by agencies of the American government and auditors working for the international community collectively give a detailed insight into the mentality of the American occupation authorities and the way they operated, handing out truckloads of dollars for which neither they nor the recipients felt any need to be accountable. The auditors have so far referred more than a hundred contracts, involving billions of dollars paid to American personnel and corporations, for investigation and possible criminal prosecution. They have also discovered that $8.8 billion that passed through the new Iraqi government ministries in Baghdad while Bremer was in charge is unaccounted for, with little prospect of finding out where it went. A further $3.4 billion earmarked by Congress for Iraqi development has since been siphoned off to finance ‘security’.

    That audit reports were commissioned at all owes a lot to Henry Waxman, a Democrat and ranking minority member of the House of Representatives Committee on Government Reform. Waxman voted in favour of the invasion of Iraq. But since the war he’s been demanding that the Bush administration account for its cost. Within six months of the invasion, Waxman’s committee had evidence that the Texas-based Halliburton corporation was being grossly overpaid by the American occupation authorities for the petrol it was importing into Iraq from Kuwait, at a profit of more than $150 million. Waxman and his assistants found that Halliburton was charging $2.64 a gallon for petrol for Iraqi civilians, while American forces were importing the same fuel for $1.57 a gallon.

    [...] Waxman raised another question: if Halliburton was being allowed to rip off the Iraqi people, was the Bush administration allowing it to milk the US government as well? [...]

    • Irak : des tonnes de dollars évaporées - Le Temps
      https://www.letemps.ch/monde/irak-tonnes-dollars-evaporees

      Dans cet article de 2007, il y a une erreur dans le premier paragraphe ; il fallait écrire millions au lieu de milliards, comme le prouve indirectement un article (éhonté de damage control) du Monde de 2008*

      Mais le sort de l’argent du contribuable américain n’échappe pas non plus à la critique. Le Trésor américain a déjà dépensé environ 300 milliards de dollars (232 milliards d’euros), dont 21 milliards pour la reconstruction.

      La corruption ne concerne pas que les Irakiens. En atteste l’inculpation mercredi de trois officiers supérieurs de l’armée américaine et d’un homme d’affaires dans une affaire de pots-de-vin dans la reconstruction dans la région de Hilla, au sud de Bagdad. Les chefs d’inculpation retenus : corruption, association de malfaiteurs et escroquerie. A propos de cette ville irakienne, un ancien responsable du CPA, Robert Stein, a été condamné le 5 février dernier à 9 ans de prison pour avoir participé à un réseau de marchés truqués et de blanchiment d’argent. Un de ses complices, l’homme d’affaires américain Michael Morris, a été arrêté hier à Bucarest, en Roumanie, et devrait être extradé.

      *L’article du monde dit :
      https://www.lemonde.fr/ameriques/article/2008/12/14/la-reconstruction-de-l-irak-un-gachis-de-100-milliards-de-dollars_1131018_32

      Au milieu de 2008, 117 milliards de dollars avaient été dépensés pour la reconstruction de l’Irak, dont 50 milliards payés par le contribuable américain, poursuit le document.

    • Ces entreprises qui ont prospéré sur le dos de la reconstruction en Irak
      https://www.france24.com/fr/20130319-irak-anniversaire-reconstruction-kpr-financial-times-gagnant-guer

      Là, carrément, l’argent du contribuable irakien on s’en contrefout,

      “Ces données sont choquantes et rappellent à quel point l’argent des contribuables américains a été mis à contribution dans des projets qui n’ont, au final, pas fait grand chose pour améliorer la situation sur place”, a souligné au "Financial Times" Claire McCaskill, une sénatrice américaine du parti démocrate qui milite pour encadrer plus strictement ce type de contrats.

    • Fraudes en Irak : 23 milliards de dollars ont disparu
      https://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2008/06/17/fraudes-en-irak-23-milliards-de-dollars-ont-disparu_1059185_3218.html

      Selon la BBC, des procès pour corruption, surcharge de factures adressées au Pentagone ou au département d’Etat, non-livraison de biens payés et autres coups tordus, visent 70 entreprises américaines contractantes, en tête desquelles se trouve le groupe Halliburton, dirigé, jusqu’à sa nomination à la vice-présidence des Etats-Unis en 2000, par Dick Cheney. Halliburton avait obtenu, sans aucun appel d’offres, le plus gros contrat de reconstruction en Irak, mais ni la BBC ni aucun autre média ne peut publier quoi que ce soit sur les enquêtes et les procès en cours : « L’administration Bush a imposé le silence (gagging order) sur toutes ces affaires », déplore Panorama.

      [...]

      A Bagdad, chacun le sait, pour entrer dans la police, il faut verser 500 dollars de bakchich. Pour monter en grade, c’est 1 000. Besoin de médicaments rares ? Quelqu’un, au ministère de la santé, indiquera où trouver le pharmacien à qui il a vendu ses propres stocks, au noir. Toutes les guerres ont leurs profiteurs. « Mais en Irak, dit Munther Abdul Razzaq, un élu sunnite du Parlement, l’ampleur de la corruption défie l’imagination. »

    • Des milliards de dollars disparus mystérieusement en Irak | Slate.fr
      http://www.slate.fr/lien/39357/irak-vol-dollars-guerre

      Malgré des années d’enquêtes et de vérifications, les responsables de la Défense américaine ne peuvent toujours pas expliquer où est passé cet argent. CBS News a évoqué par le passé la fraude, le gaspillage ou les profiteurs de guerre, dans un pays alors dévasté, où les banques n’existaient plus et la traçabilité financière était impossible. Précédemment, il avait été dit que cet argent avait été égaré suite à une erreur de comptabilité. Mais pour la première fois, l’hypothèse d’un vol est soulevée par le gouvernement fédéral : Stuart Bowen, l’inspecteur général spécial pour la reconstruction en Irak, a déclaré au Los Angeles Times qu’il s’agirait peut-être du « plus grand vol de fonds de l’histoire du pays ».

      Ce contentieux constitue aujourd’hui une ombre sur les relations de Washington avec Bagdad, les responsables irakiens menaçant d’aller en justice pour récupérer cet argent. Ils affirment en effet que le gouvernement américain s’était engagé à protéger ces fonds dans un accord juridique datant de 2004 et tiennent donc Washington pour responsable.

  • Jusqu’à quand l’#OTAN ?, par Serge Halimi (Le Monde diplomatique, novembre 2019)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2019/11/HALIMI/60956

    Dorénavant, l’Union compte une majorité d’États qui ont participé aux aventures impériales des #États-Unis (seize de ses membres actuels ont contribué à la guerre d’#Irak) ; elle relaie l’ingérence de Washington en Amérique latine (d’où la reconnaissance absurde de l’opposition vénézuélienne comme gouvernement légal) ; elle feint de s’opposer aux caprices de l’administration Trump, mais rentre dans le rang sitôt que celle-ci menace de la punir (#sanctions économiques contre les entreprises qui commercent avec l’Iran). L’#Europe pesait davantage au #Proche-Orient avant son élargissement. Et si Charles de Gaulle s’opposait à l’adhésion du #Royaume-Uni au Marché commun parce qu’il pensait que ce pays deviendrait le cheval de Troie américain sur le Vieux Continent, les États-Unis n’ont rien à craindre du Brexit. Car, au fil des décennies, l’#Union_européenne est devenue leur écurie.

    #UE

  • Guerre aux pauvres - Le Monolecte
    https://blog.monolecte.fr/2019/10/23/guerre-aux-pauvres

    D’aucuns prétendent que Macron et son administration n’aiment pas les pauvres.
    C’est totalement faux !
    J’en tiens pour preuve la constance avec laquelle l’équipe gouvernementale n’a eu de cesse d’en créer toujours plus, n’épargnant aucun effort pour agrandir au pas de charge le bataillon de surnuméraires sommés de passer d’une vie modeste à un mode « survie précaire perpétuelle » et sans espoir d’amélioration aucune.

    #guerre_aux_pauvres #RSA #chômage #pauvreté #exclusion

    • Dans l’article, je reparle des départements qui inventent des revenus fictifs aux allocataires du #RSA, qui les forcent à les déclarer à la #CAF pour pouvoir les éjecter illégalement du dispositif, donc, les mettre à la rue. → https://seenthis.net/messages/806190

      Je m’interroge à présent sur les #sanctions financières que l’on inflige aux gens au RSA avec tant de légèreté, alors que tout le monde sait que ça ne suffit pas pour survivre et que le moindre incident est une catastrophe.
      Sanctionner un RSAste, c’est lui créer immédiatement une dette locative et/ou énergétique, c’est l’enfoncer irrémédiablement.
      Grosso-modo, ça revient à le mettre à la rue… où l’espérance de vie est de 48 ans.

      Autrement dit, une sanction financière contre une personne au RSA est assimilable à la peine de mort.

      Peut-on encore parler de sanction proportionnée ?

  • Iranian Tanker Adrian Darya 1 Offloads Oil Cargo in Syria
    https://maritime-executive.com/article/iranian-tanker-adrian-darya-1-offloads-oil-cargo-in-syria

    Satellite imagery shows that the blacklisted Iranian VLCC Adrian Darya 1 has finally begun offloading her cargo at the port of Baniyas, Syria, despite U.S. and EU #sanctions.

    #Iran

  • Quand l’exploitation minière divise la Grèce

    Dans une vaste plaine au coeur des #montagnes du nord de la Grèce, quatre mines de charbon laissent un paysage dévasté. Alors que cet ensemble d’exploitations à ciel ouvert, principal pourvoyeur d’emplois de la région, s’étend toujours plus, les glissements de terrain se multiplient, ravageant les villages environnants.

    Entre relogements aléatoires, maladies liées à l’extraction du lignite et refus d’indemnisations, le combat des citoyens pour se faire entendre se heurte à un mur.


    https://www.arte.tv/fr/videos/084754-002-A/arte-regards-quand-l-exploitation-miniere-divise-la-grece
    #extractivisme #Grèce #charbon #mines #pollution #énergie #destruction #IDPs #déplacés_internes #travail #exploitation #centrales_thermiques #sanctions #privatisation #DEI #lignite #santé #expropriation #villes-fantôme #agriculture #Allemagne #KFW #Mavropigi #effondrement #indemnisation #justice #migrations #centrales_électriques #documentaire #terres #confiscation #conflits #contamination #pollution_de_l'air

    ping @albertocampiphoto @daphne

  • Les #sanctions économiques démystifiées
    https://www.lorientlejour.com/article/1169940/les-sanctions-economiques-demystifiees.html

    [...] pendant la présidence de Bill Clinton, on estime ainsi qu’environ 40 % de la population mondiale – soit 2,3 milliards de personnes – était soumise à une forme de sanction américaine. À l’heure actuelle, les États-Unis ont près de 8 000 sanctions en vigueur dans le monde [...]

    [...]

    ... après un siècle d’expérience en la matière, la justification de ce type de mesures reste loin d’être convaincante. Une étude publiée en 2009 par le Peterson Institute for International Economics a ainsi conclu que seul un tiers des 170 cas de sanctions analysés atteignait les objectifs déclarés. Un taux de réussite qui tombait même à moins de 5 % dans une autre étude publiée en décembre 1997 par la revue International Security du Massachusetts Institute of Technology. De tels taux d’échec suggèrent que les gouvernements utilisent souvent des arguments erronés pour justifier l’imposition de sanctions. Il convient de démystifier ces idées fausses, et en particulier sept d’entre elles.

    #etats-unis

  • Flags of inconvenience - noose tightens around Iranian shipping - Reuters
    https://af.reuters.com/article/worldNews/idAFKCN1UL0LX


    FILE PHOTO: Iranian oil tanker Grace 1 sits anchored after it was seized earlier this month by British Royal Marines off the coast of the British Mediterranean territory on suspicion of violating sanctions against Syria, in the Strait of Gibraltar, southern Spain July 20, 2019.
    REUTERS/Jon Nazca/File Photo

    Somewhere on its journey from the waters off Iran, around Africa’s southern tip and into the Mediterranean, the Grace 1 oil tanker lost the flag under which it sailed and ceased to be registered to Panama. Iran later claimed it as its own.

    The ship carrying 2 million barrels of Iranian crude was seized by British Royal Marines off Gibraltar, raising tensions in the Gulf where #Iran detained a UK-flagged ship in retaliation.

    Grace 1 remains impounded, not because of its flag but because it was suspected of taking oil to Syria in breach of EU sanctions, an allegation that Iran denies.

    Yet Panama’s move on May 29 to strike it from its register mid-voyage was part of a global squeeze on Iranian shipping.

    Nations that register vessels under so-called “#flags_of_convenience” allowing them to sail legally have de-listed dozens of tankers owned by Iran in recent months, tightening the economic noose around it.

    In the biggest cull, Panama, the world’s most important flag state, removed 59 tankers linked to Iran and Syria earlier this year, a decision welcomed by the United States which wants to cut off Tehran’s vital oil exports.

    Panama and some other key flag states are looking more closely at the thousands of ships on their registers to ensure they comply with U.S. sanctions that were re-imposed against Iran last year and tightened further since.

    A Reuters analysis of shipping registry data shows that Panama has de-listed around 55 Iranian tankers since January, Togo has de-listed at least three and Sierra Leone one.

    That represents the majority of its operational fleet of tankers, the lifeblood of the oil-dominated economy, although Iran may have re-registered some ships under new flag states.

    When a vessel loses its flag, it typically loses insurance cover if it does not immediately find an alternative, and may be barred from calling at ports. Flags of convenience also provide a layer of cover for a vessel’s ultimate owner.

    International registries charge fees to ship owners to use their flags and offer tax incentives to attract business.

    #sanctions #pavillon_de_complaisance
    #pavillon_de_non_complaisance

  • Mahmoud Abbas menace de mettre fin aux accords de paix avec Israël Par RFI Publié le 26-07-2019
    Avec notre correspondante à Ramallah, Marine Vlahovic
    http://www.rfi.fr/moyen-orient/20190726-palestine-mahmoud-abbas-menace-fin-accords-paix-israel

    Le président palestinien a déclaré jeudi 25 juillet qu’il ne respectera plus les accords passés avec l’État hébreu. Une annonce en réaction à la démolition controversée de 70 habitations palestiniennes à Sour Baher, dans le sud de Jérusalem, en début de semaine.

    C’est la première fois que Mahmoud Abbas s’exprime en personne et aussi précisément sur le sujet, mais rien n’assure que cette remise en cause des accords de paix soit suivie d’effets. Le président palestinien a annoncé la création d’un « comité chargé d’étudier la mise en œuvre de cette décision. » Des débuts timides, alors que face aux dégradations des relations avec l’État hébreu.

  • Did John Bolton Light the Fuse of the UK-Iranian Tanker Crisis? | The American Conservative
    https://www.theamericanconservative.com/articles/did-john-bolton-light-the-fuse-of-the-uk-iranian-tanker-cri

    The rationale for detaining the Iranian vessel and its crew was that it was delivering oil to Syria in violation of EU sanctions. This was never questioned by Western news media. But a closer look reveals that the UK had no legal right to enforce those sanctions against that ship, and that it was a blatant #violation of the clearly defined global rules that govern the passage of merchant ships through international straits. 

    The evidence also reveals that Bolton was actively involved in targeting the Grace 1 from the time it began its journey in May as part of the broader Trump administration campaign of “maximum pressure” on #Iran.

    Contrary to the official rationale, the detention of the Iranian tanker was not consistent with the 2012 EU regulation on #sanctions against the Assad government in Syria. The EU Council regulation in question specifies in Article 35 that the sanctions were to apply only within the territory of EU member states, to a national or business entity or onboard an aircraft or vessel “under the jurisdiction of a member state.”

  • Vessels Change Names, Go Dark to Ship Venezuelan Oil to Cuba - Bloomberg
    https://www.bloomberg.com/news/articles/2019-07-08/vessels-change-names-go-dark-to-ship-venezuelan-crude-to-cuba


    Esperanza turns off signal to conceal delivery of Venezuelan oil to Cuba

    • Oil tanker Nedas sailed incognito for 42 days in April-May
    • U.S. continues to target shipments between the two countries

    Stopping the flow of Venezuelan oil to its ally Cuba might prove harder than the U.S. expected.

    Tankers are being renamed and vessels are switching off their transponders to sail under the radar of the U.S. government. The vessel Ocean Elegance, an oil tanker that has been delivering Venezuelan crude to Cuba for the past three years, was renamed Oceano after being sanctioned in May. The ship S-Trotter, another one that’s on the sanctions list, is now known as Tropic Sea, according to data compiled by Bloomberg.

    The oil tanker Nedas, after being sanctioned in April, made a delivery to Cuba incognito because it turned off its satellite tracking system. It went unaccounted for 42 days, but shipping reports show that it delivered oil to Cuba. After the ghost delivery, it discreetly changed its name to Esperanza. The Nedas/Esperanza has delivered 2 million barrels of crude to Cuba this year, according to shipping reports.

    Halting the flow between the two countries may prove difficult. There are over 4,500 crude oil tankers in operation globally, and state oil giant Petroleos de Venezuela SA also uses oil products vessels, adding to the complexity of the task.

    Nevertheless, the U.S. continues to target shipments between the two countries and aims to close loopholes in sanctions, according to a senior U.S. administration official. The goal is to surgically and methodically cut off funds to the regime of President Nicolas Maduro.

    #AIS #sanctions #Venezuela

  • It’s time to recognize how men’s careers benefit from sexually harassing women in academia

    The wave of accusations about sexual harassment and predation in media and art has shown that it is impossible to separate the art from the artist, sparking much needed discussion about “how the myth of artistic genius excuses the abuse of women” (Hess 2017). We have a similar myth in academia: that the contributions of a harassing scholar can be separated from his bad behavior. It is time to debunk that myth once and for all.

    https://hugeog.com/wp-content/uploads/2019/06/HG_Vol-12_No1_2019_ch11.pdf
    #université #harcèlement #sexisme #harcèlement_sexuel #Me_too #MeToo

    Tribune écrite par des géographes aux Etats-Unis dans la revue Human Geography...

    Et je me rends compte qu’il faudrait qu’un jour je commence une métaliste sur cette question, car on commence à avoir une belle collection de documents sur seenthis...

    • Après #metoo, le besoin urgent d’une déontologie universitaire

      La #loi_du_silence se lève progressivement sur le problème du harcèlement sexuel à l’université. « De tels comportements ne doivent plus être acceptés, tolérés, voire encouragés. C’est pourquoi il est urgent qu’ils soient reconnus pour ce qu’ils sont : des #fautes_déontologiques et professionnelles, appelant des #sanctions_disciplinaires », insistent de nombreuses associations et universitaires de différentes universités françaises.

      La prise de conscience est lente, mais grâce au travail du #CLASCHES (https://clasches.fr), au mouvement #MeToo qui a soutenu la prise de parole des victimes et à la mobilisation d’universitaires (https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/061218/violences-sexuelles-dans-l-enseignement-superieur-et-la-recherche-au), la loi du silence se lève progressivement sur le problème du harcèlement sexuel à l’université.

      Ce problème n’est pourtant pas encore traité avec le sérieux et la volonté politique qu’il requiert : qu’il s’agisse des procédures locales mises en place par les universités, de la communication à destination de la communauté universitaire sur le rôle des référent·e·s, des formations, des enquêtes et de l’application réelle de sanctions, les éléments essentiels pour la lutte contre le harcèlement sexuel n’en sont qu’à leurs balbutiements. Le fonctionnement rétrograde des #procédures_disciplinaires, qui ne peuvent être ouvertes que par les président·e·s d’université, ne reconnaissent pas de statut aux #victimes, et impliquent généralement de faire juger les personnes mises en cause par leurs ami·e·s et collègues, est particulièrement problématique (1). Les universités, de surcroît, ont trop souvent tendance à se défausser sur la #justice_pénale lorsque des #agressions_sexuelles ou des faits de harcèlement leur sont rapportés alors qu’elles ont la #responsabilité de les traiter non pas en tant que #délits mais en tant que manquements à des obligations professionnelles.

      Or, cette tendance des établissements de l’#Enseignement_Supérieur à prendre pour référence unique le #droit_pénal et y renvoyer les comportements pénalement répréhensibles qui sont dénoncés a une autre conséquence : non seulement les procédures disciplinaires ne sont pas systématiques en cas de délit d’agression sexuelle ou de harcèlement sexuel, mais elles laissent de côté par la même occasion l’ensemble des comportements de nature sexiste ou sexuelle qui forment la racine de ce problème.

      Lorsque des étudiant·e·s dénoncent des comportements soit sexistes, soit à connotation sexuelle ou amoureuse de la part de leurs enseignant·e·s, ceux-ci ne sont pas toujours susceptibles d’être sanctionnés pénalement. Pourtant ces comportements, outre leur gravité intrinsèque et leurs lourdes conséquences sur les étudiant·e·s et leurs trajectoires, constituent des manquements aux obligations professionnelles de l’enseignant·e, dans la mesure où ils entravent le fonctionnement du #service_public.

      Et en tant que service public, l’Enseignement Supérieur et la Recherche doit notamment assurer un environnement de respect et de sécurité et une relation pédagogique favorable à l’apprentissage de tou·te·s les étudiant·e·s : la "drague" n’a pas sa place dans cette relation et enfreint à ce titre les obligations professionnelles des enseignant·e·s.

      Ainsi, ce ne sont pas seulement les comportements répréhensibles devant les tribunaux (2) qui posent problème : toutes les sollicitations sexuelles et/ou amoureuses de la part d’enseignant·e·s compromettent cette #relation_pédagogique. Tout comportement à connotation sexuelle ou amoureuse de la part de l’enseignant·e est fondamentalement incompatible avec la #confiance, le #respect et l’#égalité_de_traitement nécessaires pour qu’un·e étudiant·e puisse étudier, apprendre, faire un stage ou réaliser un travail de recherche dans de bonnes conditions. Ces fautes professionnelles devraient systématiquement faire l’objet d’une #procédure_disciplinaire accompagnée d’une enquête précise, et non d’un simple #rappel_à_l’ordre informel (3), quand elles ne sont pas simplement passées sous silence.

      Dans le contexte institutionnel actuel de l’enseignement supérieur, la relation pédagogique est fortement asymétrique : l’enseignant·e est non seulement investi·e d’une position d’#autorité où il / elle est celui ou celle qui sait et transmet un savoir, mais cette relation pédagogique a aussi des implications très concrètes sur les notes, les évaluations, voire le jugement par l’ensemble d’une équipe pédagogique à l’égard d’un·e étudiant·e. Les enseignant·e·s ont ainsi un réel pouvoir de décision sur l’avenir universitaire et professionnel de leurs étudiant·e·s. Ce type d’#asymétrie suscite souvent à la fois crainte et admiration de la part des étudiant·e·s. Il est indispensable que les enseignant·e·s n’abusent pas de cette position et ne se sentent ni en droit et ni en mesure de le faire. Dans une telle situation d’asymétrie, tout comportement à connotation sexuelle ou amoureuse de la part de l’enseignant·e, qu’il soit répété ou non, que l’étudiant·e y réponde favorablement ou non, est assimilable à un #abus_de_pouvoir.

      Des situations qui entravent la déontologie la plus élémentaire sont trop souvent écartées d’un revers de main au prétexte que les personnes impliquées sont « des adultes consentants » (4). Comment construire une relation de confiance et de respect mutuel avec un directeur ou une directrice de thèse qui vous fait des avances, quand bien même votre refus serait respecté ? Comment se sentir à l’aise en cours avec un·e enseignant·e qui vous complimente sur votre apparence ? Il n’est plus acceptable d’entendre – comme c’est aujourd’hui trop souvent le cas – des enseignant·e·s parler de leurs classes comme d’un terrain de chasse réservé, avec ce qu’il faut de parfum de transgression, du moment que leur environnement professionnel regarde discrètement ailleurs. Il n’est plus acceptable d’apprendre qu’un·e enseignant·e sort régulièrement avec des étudiant·e·s sans que cela n’entraîne de réaction ferme au sein des établissements. Le caractère choquant de ces comportements est pourtant admis de tou·te·s, qui ont la décence de n’en parler que dans des espaces confidentiels, entre collègues et à voix basse, mais pas le courage d’y mettre un terme.

      Le corps médical, confronté aux mêmes problèmes, a récemment introduit une précision dans le code de déontologie médicale, afin de faciliter la prise de sanctions adéquates en cas de plainte (5). Il est nécessaire et urgent qu’une clarification analogue soit adoptée et communiquée dans le cadre des établissements d’Enseignement Supérieur, au niveau national dans les décrets statutaires des enseignant·e·s et des différents corps d’enseignant·e·s et par conséquent dans le règlement intérieur de chaque établissement, et qu’il devienne ainsi clair, pour les enseignant·e·s comme pour les étudiant·e·s, que « l’enseignant·e ne doit pas abuser de sa position, notamment du fait du caractère asymétrique de la relation d’enseignement, et doit s’abstenir de tout comportement à connotation sexuelle ou amoureuse (relation intime, parole, geste, attitude…) envers l’étudiant·e » (6).

      De tels comportements ne doivent plus être acceptés, tolérés, voire encouragés. C’est pourquoi il est urgent qu’ils soient reconnus pour ce qu’ils sont : des fautes déontologiques et professionnelles, appelant des sanctions disciplinaires.

      (1) Voir à ce propos CLASCHES, « L’action du CLASCHES », Les cahiers du CEDREF, 19 | 2014, mis en ligne le 17 avril 2015 ; Alexis Zarca, « La répression disciplinaire du harcèlement sexuel à l’université », La Revue des droits de l’homme, 12 | 2017, mis en ligne le 29 juin 2017 ; DOI : 10.4000/revdh.3109. Voir également le colloque « Violences sexistes et sexuelles dans l’enseignement supérieur et la recherche : de la prise de conscience à la prise en charge » à l’Université de Paris Diderot (décembre 2017).

      (2) Pour rappel, ces comportements sont principalement les agressions sexuelles, dont le viol, ainsi que le harcèlement sexuel constitué soit par « le fait d’imposer à une personne, de façon répétée, des propos ou comportements à connotation sexuelle ou sexiste, qui portent atteinte à sa dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant, ou créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante », soit par « toute forme de pression grave (même non répétée) dans le but réel ou apparent d’obtenir un acte sexuel ».

      (3) Rappelons que l’avertissement et le blâme figurent parmi les sanctions qui peuvent être déterminées à l’issue d’une procédure disciplinaire.

      (4) Dans l’enseignement secondaire, les élèves mineur·e·s de plus de quinze ans sont légalement protégé·e·s de leur côté par l’existence du délit d’atteinte sexuelle qui court jusqu’à dix-huit ans si la personne majeure a une autorité de fait sur la victime. Il faut cependant noter qu’une partie importante des lycéen·ne·s atteignent leur majorité durant leur scolarité.

      (5) Un commentaire précise désormais ainsi l’article 2 du code de déontologie : « le médecin ne doit pas abuser de sa position notamment du fait du caractère asymétrique de la relation médicale, de la vulnérabilité potentielle du patient, et doit s’abstenir de tout comportement ambigu en particulier à connotation sexuelle (relation intime, parole, geste, attitude, familiarité inadaptée …) ».

      (6) Les établissements pourront ensuite déterminer plus précisément l’extension de cette exigence, en tenant compte de leur organisation et de la structure de leurs formations.

      https://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/280619/apres-metoo-le-besoin-urgent-d-une-deontologie-universitaire

  • Le numéro 1, un très beau numéro de la revue
    #Nunatak , Revue d’histoires, cultures et #luttes des #montagnes...

    Sommaire :

    Une sensation d’étouffement/Aux frontières de l’Iran et de l’Irak/Pâturages et Uniformes/La Banda Baudissard/
    À ceux qui ne sont responsables de rien/Des plantes dans l’illégalité/Conga no va !/Mundatur culpa labore

    La revue est disponible en pdf en ligne (https://revuenunatak.noblogs.org/numeros), voici l’adresse URL pour télécharger le numéro 1 :
    https://revuenunatak.noblogs.org/files/2017/03/Nunatak1HiverPrintemps2017.pdf

    Je mettrai ci-dessous des mots-clés et citations des articles...

  • Les Etats-Unis au Venezuela : la chute de Maduro ou le chaos
    https://www.mediapart.fr/journal/international/300519/les-etats-unis-au-venezuela-la-chute-de-maduro-ou-le-chaos

    En appuyant l’opposant Juan Guaidó et en sanctionnant le pays, Washington est parvenu à donner corps à la propagande chaviste. Quatre mois après le début du bras de fer, l’échec est patent : la population est étranglée économiquement, la politique répressive du gouvernement s’intensifie. Alors que l’opposition et le gouvernement socialiste se sont réunis cette semaine à Oslo, les États-Unis demeurent fermes sur leur position.

    #Amérique_du_Sud #sanctions,_Venezuela,_diplomatie_américaine,_John_Bolton,_Donald_Trump,_Nicolas_Maduro,_pétrole,_Juan_Guaidó

  • China Restarts Purchases of Iranian Oil, Bucking Trump’s Sanctions — Bourse & Bazaar
    https://www.bourseandbazaar.com/articles/2019/5/17/china-restarts-purchases-of-iranian-oil-bucking-trumps-sanctions

    PACIFIC BRAVO is currently reporting its destination as Indonesia, but the tanker was recently acquired by Bank of Kunlun, a financial institution that is owned by the Chinese state oil company CNPC. TankerTrackers.com believes China is the ultimate destination for the oil on board.

    PACIFIC BRAVO is the first major tanker to load Iranian crude after the Trump administration revoked waivers permitting the purchases by eight of Iran’s oil customers. The revocation of the waivers, which sent shockwaves through the global oil market, was a major escalation of Trump’s “maximum pressure” campaign on Iran.

    The purchase of Iranian oil in the absence of a waiver exposes the companies involved in the transaction—including the tanker operator, refinery customer, and bank—to possible designation by the U.S. Treasury Department, threatening the links these companies may maintain with the U.S. financial system.

    Bank of Kunlun has long been the financial institution at heart of China-Iran bilateral trade—a role for which the company was sanctioned during the Obama administration. Despite already being designated, Bank of Kunlun ceased its Iran-related activities in early May when the oil waivers were revoked. PACIFIC BRAVO’s moves point to a change in policy.

    China-Iran trade slowed dramatically after the reimposition of U.S. secondary sanctions in November, suggesting the Chinese government had chosen to subordinate its economic relations with Iran to the much more important issue of its ongoing trade negotiations with the United States. But these negotiations have since broken down. This week, President Trump announced plans to impose tariffs on a further $300 billion in Chinese imports in addition to punitive measures against Chinese telecommunications giant Huawei, which has been targeted in part for its alleged violations of Iran sanctions.

    #iran #chine #pétrole #sanctions

  • South Sudan hires U.S. lobbyists to help block war #crimes court - contract - Reuters
    https://uk.reuters.com/article/uk-southsudan-justice-idUKKCN1S51YW

    #Soudan_du_Sud : un contrat de #lobbying qui risque de promouvoir l’#impunité - RFI
    http://www.rfi.fr/afrique/20190429-soudan-sud-contrat-lobbying-bloquer-creation-cour-justice-impunite

    C’est un contrat de deux ans signé le 18 avril entre Juba et Gainful Solutions. Pour 3,7 millions de dollars, cette société américaine de lobbying est chargée d’aider à améliorer les relations entre le pays et l’administration Trump. Mais aussi de persuader Washington d’annuler les #sanctions en vigueur contre Juba et de bloquer des sanctions potentielles.

    Or, l’accord va plus loin. L’entreprise californienne doit également « retarder et au final bloquer la mise en place d’une cour hybride » au Soudan du Sud. Une institution cruciale prévue par l’accord de #paix de septembre.

    Nyagoah Tut Pur, la chercheuse qui a révélé l’existence du document, explique que « cette cour est un pilier pour la paix et une exigence de la population essentielle à la stabilité ».

    #Etats-Unis #leadership

  • Syria Latest: Day-to-Day Life in War-Weary Damascus - Bloomberg
    https://www.bloomberg.com/news/features/2019-04-26/waiting-19-hours-for-gas-in-a-lifeless-city

    Instead of a frenzy of reconstruction and the promise of revival, Syrians have found themselves fighting another battle. Weary and traumatized from the violence, they’re focused on trying to survive in a decimated economy that shows no signs of imminent revival and with no peace dividend on the horizon.

    [..,]

    Robert Ford, a former U.S. ambassador to Syria, said the Trump administration is much more aggressive than under Barack Obama, using more secondary penalties that target those doing business with sanctioned individuals or companies.

    In November, the U.S. Treasury Department added a network of Russian and Iranian companies to its blacklist for shipping oil to Syria and warned of significant risks for those violating the sanctions.

    “It is a conscious policy of the American government to try to strangle to death the Iranian government in Tehran and the Syrian government in Damascus,” said Ford, who’s now a fellow at the Middle East Institute. “They don’t want to fight a military war with the Syrian government, but they’re perfectly willing to fight an economic war.”

    Ford likened the situation in Syria to the one in Cuba after the economy collapsed in the Soviet Union in the late 1980s. Cuba had financial difficulties, “but the Castros are still there,” he said.

    #Syrie #sanctions #civils #etats-unis

  • Economic #Sanctions as Collective Punishment: The Case of #Venezuela | Reports | CEPR
    http://cepr.net/publications/reports/economic-sanctions-as-collective-punishment-the-case-of-venezuela

    We find that the sanctions have inflicted, and increasingly inflict, very serious harm to human life and health, including an estimated more than 40,000 deaths from 2017–2018; and that these sanctions would fit the definition of collective punishment of the civilian population as described in both the Geneva and Hague international conventions, to which the US is a signatory. They are also illegal under international law and treaties which the US has signed, and would appear to violate US law as well.

    #etats-unis #crimes #civils -#victimes_civiles

  • Andrej Hunko : Berichte von der Venezuela-Reise
    https://www.andrej-hunko.de/en/start-3/aktuell/4517-berichte-von-der-venezuela-reise
    Written on 23 April 2019. Posted in Aktuell

    Vom 16. bis 27. April befindet sich Andrej Hunko in Venezuela, um sich dort ein Bild von der Lage zu machen und politische Gespräche zu führen. Hauptinteresse bei der Reise sind die humanitäre Situation sowie Möglichkeiten für eine friedliche Lösung der politischen Krise. (siehe Pressemitteilung vom 16. April) An dieser Stelle werden unregelmäßig Berichte von der Reise veröffentlicht. Die neuesten Beiträge erscheinen oben.

    Freitag, 26.04.2019: Gesprächspartnerinnen und -partner in Venezuela

    Im Laufe des Venezuela-Besuchs ist eine recht lange Liste an Gesprächspartnerinnen und Gesprächspartnern zusammengekommen. Diese dokumentieren wir an dieser Stelle (noch unvollständig) und ergänzen sie ggf. bis zum Ende der Reise am morgigen Samstag:

    Daniela Vogl (Geschäftsträgerin Deutsche Botschaft)
    Baltazar Porras (Erzbischof von Mérida)
    Laetitia Courtois (Leiterin des Internationalen Komitees vom Roten Kreuz in Venezuela)
    Rafael Uzcátegui (General-Koordinator der Menschenrechtsorganisation Provea)
    Jorge Arreaza (Außenminister)
    Oly Millán, Héctor Navarro, Gustavo Márquez (Plattform zur Verteidigung der Verfassung)
    Andrés Antillano (Movimiento de Pobladores)
    Antonio González Plessman (Menschenrechtsorganisation SurGentes)
    Carolus Wimmer (Kommunistische Partei, PCV)
    Tania Díaz (Regierungspartei PSUV)
    Edgar Zambrano (Oppositionspartei Acción Demócratica, Vizepräsident der Nationalversammlung)
    Henry Ramos Allup (Oppositionspartei Acción Democrática, Generalsekretär)
    Juan Guaidó (Oppositionspartei Voluntad Popular, Parlamentspräsident)
    Luis Augusto Romero (Oppositionspartei Avanzada Progresista, Generalsekretär)
    Nicolás Maduro (Präsident)
    José Federico Hernández (Leiter Panamerikanische Gesundheitsorganisation der UNO (PAHO/OPS))
    Projekt “El Otro Beta” im Armenviertel Petare
    Fr: Antonio Aranibar (Mitarbeiter von Peter Grohmann, Koordinator der acht UN-Organisationen in Venezuela)
    Sa: Isabel Brilhante Pedrosa (EU-Vertreterin in Venezuela)

    Mittwoch, 24. April 2019: Treffen mit Präsident Maduro und Parlamentspräsident Guaidó

    Habe gestern den Präsidenten der boliviarischen Republik Venezuela, Nicolás Maduro, getroffen und die Solidarität mit dem venezolanischen Volk gegenüber Wirtschaftssanktionen und Kriegsdrohungen zum Ausdruck gebracht.

    Wir hatten einen langen Austausch über die internationale Lage und insbesondere über die Erosion des Völkerrechts. Maduro betonte die Unrechtmäßigkeit der Sanktionen und der Beschlagnahmungen venezolanischen Vermögens durch internationale Banken auf Druck der USA, die die Lage im Land verschlimmert.

    Ich habe meinen Wunsch verdeutlicht, dass Venezuela keine NO-Go-Area werden darf und dass ich deshalb erwarte, dass viele Abgeordnete, Journalisten und interessierte Menschen das Land in dieser schwierigen Zeit besuchen würden und sich ein umfassendes Bild der Lage machen. Maduro sagte, alle seien willkommen.

    Im Vorfeld hatte ich den Parlamentspräsidenten Juan Gaidó und weitere hochrangige Vertreter der Opposition getroffen. Habe dort meine Überzeugung zum Ausdruck gebracht, dass eine Lösung der Krise nur friedlich und dialogisch sein kann. Guaidó stellte mir verschiedene Gewerkschaftsführer vor, die in Opposition zur Regierung stehen. Im Anschluss nahm ich als Beobachter an einer Parlamentssitzung teil.

    Was die Chancen auf Dialog angeht, gab es gemischte Signale: Maduro sagte, dass er immer für Dialog sei, auch mit dem Teufel, dass er noch im November und Dezember mit vier hochrangigen Oppositionsvertretern verhandelt habe, dass solche Gespräche aber sinnlos seien, wenn sie, wie zuletzt, auf Druck der USA abgebrochen würden. Einige Vertreter der Opposition sahen in Verhandlungen nur einen Zeitgewinn für die Regierung.

    Unabhängig von der Beurteilung der schwierigen, komplexen, teilweise auch erschütternden politischen und wirtschaftlichen Lage im Lande, halte ich es für wichtig international für ein Ende der Sanktionen und Drohungen einzutreten. Eine Lösung der Krise kann nicht gewaltsam von außen herbei geführt werden.

    #Venezuela #Allemagne #gauche #politique #sanctions #boycott #impérialisme

  • Instauration de la #charia à Brunei : l’indignation de l’Occident traduit ses peurs

    Le Parlement européen a voté jeudi 18 avril en faveur de #sanctions contre Brunei où, depuis le début du mois, les relations homosexuelles ou adultères peuvent être punies de mort par #lapidation. Curieusement, cet universitaire irakien estime que ces peines sont d’ordre dissuasif et que les condamnations de l’Occident traduisent une crainte d’un “éveil des nations” musulmanes.


    https://www.courrierinternational.com/article/opinion-instauration-de-la-charia-brunei-lindignation-de-locc
    #Brunei #homosexualité #homophobie #LGBT

  • le Conseil d’Etat de #Bâle refuse d’exécuter un renvoi Dublin

    le Conseil d’Etat du canton de Bâle vient de prendre une position très forte : ils refusent d’exécuter le renvoi d’un jeune demandeur d’asile afghan qui devrait, selon décision du SEM confirmée par un arrêt du TAF, être renvoyé vers l’Autriche à cause du règlement du Dublin. Auparavant le Grand Conseil avait été saisi d’une #pétition et les 2/3 du Parlement ont soutenu les conclusions de la pétition. Le porte-parole du gouvernement dit : « Le Conseil d’Etat juge que l’accord de Schengen-Dublin n’est [dans ce cas] pas applicable. »

    Le canton s’expose ainsi aux réprimandes du #SEM, qui peut user de #sanctions financières (l’article évoque un montant de 128’000 francs de manque à gagner pour le canton dans l’hypothèse où le requérant obtiendrait une admission provisoire au terme de la procédure d’asile en Suisse).

    C’est un acte fort posé par le Conseil d’Etat bâlois, qui montre la voie du courage politique face aux décisions absurdes d’un règlement inhumain. Le gouvernement le fait avec toutes les pincettes nécessaires (« ce cas est particulier », « nous suivons le vote du Grand Conseil », etc.), mais il le fait et publiquement. Puisse cet acte inspirer d’autres cantons humanistes, qui auraient tout intérêt à s’opposer collectivement au SEM sur ce genre de cas.

    #Suisse #asile #migrations #réfugiés #NEM #renvois_Dublin #Dublin #règlement_Dublin #résistance

    Source : reçu par email d’un ami... qui lui-même cite cette source :
    Basler Regierung verweigert Ausschaffung

    Die Exekutive folgt einer Petition des Grossen Rates und will einen jungen Afghanen nicht ausweisen. Damit widersetzt sie sich einem Entscheid des Bundesverwaltungsgerichts.

    https://www.bazonline.ch/basel/stadt/basler-regierung-verweigert-ausschaffung/story/19616376

  • Russia cashes in as European oil refiners pay for U.S. sanctions - Reuters
    https://www.reuters.com/article/us-oil-urals-analysis-idUSKCN1RO0DR

    Initially, Europeans gravitated to heavy, sour Venezuelan oil when sanctions on Iran hit in early November but then Washington also placed sanctions on the Latin American country in late January in a bid to oust President Nicolas Maduro.

    #pétrole #raffineries #sanctions #états-unis #europe #russie