• France : les migrants, grands #oubliés des mesures de #prévention contre le #coronavirus

    Alors que le chef de l’État français a demandé à la population de se confiner et de respecter les règles d’hygiène afin de limiter la propagation de l’épidémie de coronavirus, les migrants vivant dans les campements sauvages sont les grands oubliés de ces mesures. Les associations s’inquiètent et réclament des mises à l’abri.

    « Je veux demander des sacrifices pour ralentir l’épidémie. Jamais ils ne doivent mettre en cause l’aide aux plus fragiles. (…) Pour les plus précaires, les plus démunis, pour les personnes isolées, nous ferons en sorte qu’ils puissent être nourris et protégés. » Ces mots sont ceux du président Macron lors de son discours à la nation lundi 16 mars demandant à la population de se confiner afin d’éviter la propagation de l’épidémie de coronavirus.

    Pourtant, les associations d’aide aux migrants s’inquiètent, faute d’informations des autorités. Dans une lettre ouverte envoyée lundi aux préfets du Pas-de-Calais et du Nord ainsi qu’aux maires de Grande-Synthe et de Calais, 24 associations – dont l’Auberge des migrants et Médecins du monde - réclament notamment la mise à l’abri des migrants qui vivent dans les campements du nord de la France.

    https://twitter.com/AubergeMigrants/status/1239629502466187266?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E12

    « Rien n’est prévu pour les personnes à la rue »

    « On a demandé à l’État des mises à l’abri et l’installation d’une clinique mobile à proximité des camps mais rien n’a été fait », indique à InfoMigrants Antoine Nehr de l’association Utopia 56 à Calais. Même son de cloche en région parisienne : « On continue nos maraudes car rien n’est prévu pour les personnes à la rue », souffle Louis Barda de Médecins du monde (MdM) à Paris.

    À Calais, les associations estiment qu’environ 800 migrants dorment dans la rue. Environ 500 autres se trouvent en bordure de Paris, principalement à Aubervilliers. « Les regroupements de plus de 100 personnes sont interdits, or ils sont beaucoup plus nombreux dans les camps de migrants et plusieurs à vivre sous une même tente », signale Louis Barda.

    https://twitter.com/Utopia_56/status/1239885533993668608?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E12

    Les mesures d’hygiène dans les campements sauvages posent aussi question. « Les autorités ont distribué dans les camps de Calais des flyers avec les gestes d’hygiène à adopter, signale Antoine Nehr. Mais il n’y a pas de point d’eau partout, ni même de savon. » Une situation également observée dans les camps parisiens.

    « Un scandale sanitaire »

    « C’est un scandale sanitaire ! On assiste à de graves atteintes aux droits fondamentaux. Ce n’est pas nouveau certes, mais c’est encore plus visible aujourd’hui », déplore Louis Barda.

    Conséquences immédiates du coronavirus, les maraudes ont été diminuées et de nombreux accueils de jour ont dû fermer leurs portes. C’est le cas par exemple de ceux d’Utopia 56 et de MdM à Paris mais aussi de celui du Secours catholique à Calais. Le dispositif d’Utopia 56 de mise à l’abri des familles chez des particuliers ne peut, lui non plus, plus fonctionner.

    Le risque est donc que les migrants soient de plus en plus isolés. D’autant que selon l’Auberge des migrants, l’association la Vie active qui distribue des repas aux migrants de Calais a fermé son espace prévu pour recharger les téléphones. « Si un migrant est malade, comment va-t-il faire pour contacter le 15 s’il n’a plus de batterie ? », s’interroge François Guennoc.

    https://www.youtube.com/watch?v=4K-lbcMONCQ&feature=emb_logo

    Quelles réponses des autorités ? Pour l’instant très peu. La préfecture d’Ile-de-France affirme à InfoMigrants que des structures dédiées vont être mises en place pour les sans-abris malades. Et pour les autres, ceux potentiellement contagieux sans avoir de symptômes ?

    Du côté de la préfecture de police de Paris, on répond à InfoMigrants « qu’à l’heure actuelle, on gère les urgences », expliquant implicitement que les migrants ne sont pas leur priorité. La préfecture du Pas-de-Calais n’est pas plus loquace : « Pour l’heure, nous n’avons aucun élément pour répondre à ces questions ».

    La maire de Paris a en revanche annoncé mardi 17 mars l’ouverture d’un gymnase pour y loger les personnes à la rue. Anne Hidaldo a également proposé à l’État d’en ouvrir 14 supplémentaires dans les jours qui viennent.

    https://twitter.com/Anne_Hidalgo/status/1239905582771056641?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E12

    https://www.infomigrants.net/fr/post/23498/france-les-migrants-grands-oublies-des-mesures-de-prevention-contre-le

    #France #migrants #SDF #sans-abris

  • #Règles_Élémentaires

    Règles Élémentaires est la première association française de collecte de #produits_d’hygiène intime à destination des femmes sans-abri et mal-logées. Depuis la création de l’association en novembre 2015 par Tara Heuzé-Sarmini, l’#association aide les plus démunies à se protéger et rester dignes.


    https://www.regleselementaires.com
    #précarité_menstruelle #menstruations #femmes #pauvreté #sans-abri #SDF #France #produits_hygiéniques #dignité #collecte

    ping @nepthys

  • Reprendre place. Contre l’#architecture_du_mépris

    Pourquoi avons-nous cette étrange impression que la ville ne nous appartient pas ? De n’être que de passage alors même que nous y résidons ? Quel est ce malaise que nous ressentons à la vue d’un #banc design segmenté en places individuelles, de #pics au rebord d’une vitrine, de #grillages et de caméras tous azimuts ? Ce sont autant de symptômes de #suspicion et de mépris de la ville à notre égard, autant de sensations de #dépossession. Loin d’être une chose inerte, l’espace urbain formé par les urbanistes et architectes est politique, vivant et signifiant. Il envoie des signaux de reconnaissance et de mépris à destination de ceux qui y vivent. C’est pourquoi il est plus que temps d’apprendre à décrypter le #langage_urbain pour pouvoir reprendre place en son sein et exiger de ceux qui la fabriquent, architectes et politiques en tête, qu’ils prennent en compte sa destination véritable : servir ses habitants.

    https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/reprendre-place-9782228924542
    #livre #urban_matter #villes #géographie_urbaine #vidéosurveillance #droit_à_la_ville #urbanisme #architecture #villes

    ping @karine4

    –---

    ajouté à la métaliste sur le #mobilier_urbain #anti-sdf / #anti-réfugiés :
    https://seenthis.net/messages/732278

    #architecture_défensive #SDF #sans-abri #anti-SDF #architecture_hostile

  • No Fixed Abode

    This book will finally give a face and a voice to those we so easily forget in our society. It will tell the highly personal, human and sometimes surprisingly uplifting stories of real people struggling in a crumbling system. By telling their stories, we will come to know these people; to know their hopes and fears, their complexities and their contradictions. We will learn a little more about human relationships, in all their messiness. And we’ll learn how, with just a little too much misfortune, any of us could find ourselves homeless, even become one of the hundreds of people dying on Britain’s streets.

    As the number of rough sleepers skyrockets across the UK, No Fixed Abode will also bring to light many of the ad-hoc projects attempting to address the problem. You will meet some of the courageous people who dedicate their lives to saving the forgotten of our society and see that the smallest act of kindness or affection can save a life.

    This is a timely and important book encompassing wider themes of inequality and austerity measures; through the prism of homelessness, it offers a true picture of Britain today – and shows how terrifyingly close to breaking point we really are.


    https://www.panmacmillan.com/authors/maeve-mcclenaghan/no-fixed-abode/9781529023718

    #SDF #décès #mort #UK #Angleterre #livre #sans-abris #sans-abrisme

  • Des avocats genevois dénoncent l’absence de prise en charge des requérants mineurs

    Un collectif d’avocats interpellent l’Exécutif cantonal. Ils s’insurgent d’un manque d’assistance des services de l’État.

    La #détresse de requérants d’asile mineurs non accompagnés interpelle un collectif d’avocats. Une vingtaine d’entre eux a lancé un #appel au Conseil d’État de Genève afin qu’il réagisse d’urgence à l’absence de #prise_en_charge de ces #enfants par les services de l’État.

    « Depuis la création de notre permanence, nous accueillons chaque semaine quantité de jeunes auxquels le #Service_de_protection_des_mineurs a refusé son assistance. Celui-ci les renvoie ainsi dans la rue sous prétexte que les ressources manquent ou que les requérants ne sont pas en mesure de prouver leur #minorité », écrivent les avocats mardi dans une lettre ouverte au gouvernement genevois.

    Accompagnés de juristes et d’étudiants en droit de l’Université de Genève, ces avocats inscrits au barreau ont mis en place bénévolement une permanence au début du mois de novembre, avec l’aide du Collectif lutte des mineurs non accompagnés. Ils viennent en aide à des jeunes d’origines diverses vivant seuls dans les rues de Genève.

    Ces jeunes souffrent du froid et de la faim ; certains sont malades, font les poubelles pour essayer de survivre ou subissent des agressions faute d’avoir un lieu protégé pour passer la nuit, ajoutent ces avocats et juristes de la permanence juridique pour les mineurs non accompagnés. A la veille de Noël plus particulièrement, ils se réfèrent à la Constitution fédérale.

    Présomption de minorité

    La charte fondamentale prévoit notamment que quiconque se trouve dans une situation de détresse a le droit de recevoir les moyens indispensables pour mener une existence conforme à la dignité humaine. Ces obligations sont d’autant plus vraies pour les mineurs, également protégés par la Convention internationale des droits de l’enfant qu’a signée la Suisse.

    Les avocats appellent en particulier l’État à présumer de la minorité des jeunes qui ne disposent pas de papiers. Il ne s’agit là que de suivre la jurisprudence du Comité des droits de l’enfant, notent les juristes genevois.

    https://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/Des-avocats-genevois-denoncent-l-absence-de-prise-en-charge-des-requerants-mineurs/story/10635216
    #justice #Genève #MNA #mineurs_non_accompagnés #asile #migrations #réfugiés #Suisse #âge #SPMI #Collectif_lutte_des_mineurs_non_accompagnés #SDF #sans-abrisme #sans-abris

  • Métropole de Lille : près de 3000 sans-abris recensés, dont 680 enfants Quentin Vasseur - 24 Décembre 2019 - France 3

    Invisibles ou presque, les personnes sans-abri sont pourtant nombreuses dans la métropole lilloise. Dans un rapport paru fin novembre https://www.adu-lille-metropole.org/wp-content/uploads/2019/11/SansAbrisme_web.pdf , la MEL fait le triste compte du nombre de personnes vivant à la rue, en campement ou en squat : celui-ci s’établirait à 2830 personnes, parmi lesquelles 686 enfants, et même 51 enfants en bas âge.

    Ce calcul s’établit sur la base des 2281 personnes déjà recensées par le SI-SIAO, la base de données des services intégrés d’accueil et d’orientation. À ce chiffre doivent s’ajouter « d’autres personnes connues des associations et ne figurant pas dans le SI-SIAO », parmi lesquelles une quarantaine de ménages non-connus des maraudes, un peu plus de 80 jeunes migrants, et 430 personnes de culture roms présentes en campement ou en squat.
     

    Parmi les 686 enfants dénombrés dans ce compte, on en trouve de tous les âges :
    • 51 enfants âgés de moins d’un an
    • 200 enfants âgés d’un à quatre ans
    • 195 enfants âgés de cinq à neuf ans
    • 151 enfants âgés de 10 à 14 ans
    • 89 mineurs âgés de 15 à 17

    L’étude de la MEL révèle également une disparité dans les situations familiales : 62% des sans-abris sont des hommes isolées, 13% des femmes seules et 19% des familles.
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    La suite : https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/nord-0/lille-metropole/infographies-metropole-lille-pres-3000-abris-recenses-d

    #invisibles #SDF #enfants #Lille #France #ps #roms #sans-abri #pauvreté #sans-abris #hébergement #guerre_aux_pauvres #Invisibles

  • Plusieurs millions de nouveaux réfugiés et déplacés climatiques en 2019

    Un porte-parole du Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) de l’ONU a déclaré mercredi que des millions de nouveaux déplacés et réfugiés climatiques étaient apparus en 2019, dont près de 750 000 personnes pour la seule Somalie, en proie à d’intenses aléas climatiques.

    “Le bruit du vent nous a réveillés en pleine nuit. Quelques instants plus tard, de l’eau a commencé à entrer chez nous. Nous avons seulement réussi à attraper nos enfants avant de nous enfuir vers une zone surélevée.” Rafael Domingo, un père de quatre enfants, a tout perdu lors du passage du cyclone Idaien mars dernier au Mozambique. Comme lui, 73 000 personnes se sont retrouvées sans-abri, ne laissant d’autre choix que de fuir les zones sinistrées, ont raconté de nombreux témoins à l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

    Qu’ils changent simplement de région ou qu’ils quittent leur pays après une catastrophe naturelle, ces hommes et ces femmes incarnent une catégorie de migrants dont on parle peu : les déplacés et les réfugiés climatiques. Selon le Conseiller spécial sur l’action pour le climat du HCR, Andrew Harper, “rien que sur la première moitié de l’année, les tempêtes, les inondations et autres catastrophes ont provoqué plusieurs millions de nouveaux déplacements”.

    Dans un discours alarmant prononcé à la COP 25 de Madrid, mercredi 11 décembre, le porte-parole onusien explique que “les changements climatiques amplifient la fréquence et l’intensité des catastrophes naturelles et qu’ils contribuent à fragiliser les populations et à déclencher des conflits”. Il estime par conséquent que “davantage de personnes seront menacées de déplacement à moins qu’une action urgente ne soit prise.”

    Outre les catastrophes naturelles, Andrew Harper s’est dit “particulièrement préoccupé” par l’épuisement des ressources naturelles, la diminution des rendements agricoles ou encore la pénurie de bétail qui deviennent “des multiplicateurs de menaces de conflit et d’instabilité pouvant conduire à des crises humanitaires et à de nouveaux déplacements, à la fois en interne et au-delà des frontières.”

    En première ligne de ces menaces climatiques, la région du Sahel voit déjà des effets dévastateurs. “En Somalie, un pays hautement vulnérable aux changements climatiques, plus de 746 000 personnes ont été déplacées au sein du pays cette année à cause de l’intensification de la sécheresse, mais aussi des inondations monstres et des conflits”, souligne Andrew Harper.

    Dans les régions fragiles, souvent frappées par les catastrophes naturelles, les déplacés parviennent rarement à retrouver leur ancienne vie. “Beaucoup d’entre nous ne pourrons jamais rentrer chez eux. La sécheresse en Somalie revient tout le temps. Les habitants n’ont pas assez de temps ou de moyens pour se remettre sur pieds à chaque fois”, a expliqué à l’OIM Halima, une mère de trois enfants déplacée en Somalie à cause de la sécheresse.
    Plus de 250 millions de réfugiés climatiques en 2050
    Dans son dernier rapport sur la paix dans le monde paru en juin, l’Institute for Economics and Peace, un think tank australien, estimait à 18 millions le nombre de personnes forcées à quitter leur foyer à cause d’une catastrophe naturelle. Cela correspond à plus de 60% de l’intégralité des déplacements dans le monde en 2017.
    Les auteurs du même rapport notent également qu’actuellement, près d’un milliard de personnes vivent dans des zones “hautement à très hautement” exposées aux aléas climatiques. Ainsi, des millions de personnes risquent de se déplacer ou migrer dans un futur proche. La Banque mondiale estime que d’ici 2050, on dénombrera 143 millions de migrants climatiques originaires d’Afrique sub-saharienne, d’Asie du sud-est et d’Amérique latine. Au total, ils pourraient même dépasser les 250 millions à l’échelle de la planète, selon les prévisions de l’ONU.

    Depuis la COP 25 Madrid, le HCR a appelé à “une action urgente” notamment en mettant en place des systèmes de prévision et d’alerte précoce améliorés ainsi que des stratégies de réduction des risques. Il s’agit également “d’intensifier les efforts d’adaptation et de résilience” en diversifiant, par exemple, les sources de revenus des populations fragiles qui dépendent souvent entièrement de l’agriculture ou de la pêche, par exemple.

    L’agence onusienne appelle également les pays accueillant des réfugiés à instaurer un véritable cadre de protection pour les populations déplacées par le climat. À ce jour, les catastrophes naturelles et autres événements dus au réchauffement de la planète ne constituent pas un argument permettant de demander l’asile, les déplacés environnementaux n’ont d’ailleurs aucun statut juridique défini comme c’est le cas pour les réfugiés. La Suède fait toutefois figure de pionnière en la matière en reconnaissant depuis 2005, le droit à la protection pour les personnes victimes de catastrophes environnementales. Depuis 2009, une quarantaine de pays africains a également ratifié la Convention de Kampala sur la protection et l’assistance des déplacés environnementaux inter-Afrique.

    Les questions climatiques occuperont une place de choix à l’occasion du tout premier Forum mondial sur les réfugiés, les 17 et 18 décembre prochains à Genève, puisqu’il s’agira de l’un des six thèmes fondamentaux discutés et pouvant, comme l’espère Andrew Harper du HCR, donner lieu à des actions concrètes dès 2020.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/21507/plusieurs-millions-de-nouveaux-refugies-et-deplaces-climatiques-en-201
    #IDPs #réfugiés_climatiques #réfugiés_environnmentaux #déplacés_internes #asile #migrations #réfugiés #climat #prévisions #Somalie #sans-abri #catastrophe_naturelle #changements_climatiques #Sahel #COP_25 #risques #protection #statut #Convention_de_Kampala

    Lien entre changements climatiques et #conflits :

    Outre les catastrophes naturelles, #Andrew_Harper s’est dit “particulièrement préoccupé” par l’épuisement des ressources naturelles, la diminution des rendements agricoles ou encore la pénurie de bétail qui deviennent “des multiplicateurs de menaces de conflit et d’#instabilité pouvant conduire à des #crises_humanitaires et à de nouveaux déplacements, à la fois en interne et au-delà des frontières.”

    #guerre

    • Asile : réfugié climatique, un statut non reconnu mais qui compte

      L’ONU prévoit 250 millions de réfugiés climatiques d’ici à 2050 dont une grande partie sera issue d’une Afrique sub-saharienne pas assez résiliente face à l’intensification des catastrophes naturelles. Le phénomène pourrait amplifier les départs de migrants vers l’Europe, sauf que le statut de réfugié climatique n’y est pas reconnu.

      Sécheresses, inondations, ouragans : les épisodes météorologiques dévastateurs sont de plus en plus fréquents et de plus en plus intenses sous l’effet du changement climatique. Si aucune région du monde n’est épargnée, toutes n’ont pas la même propension à la résilience ni les mêmes capacités de reconstruction.

      En Afrique sub-saharienne, au Moyen-Orient ou en Asie, des pans entiers de population sont déjà contraints de quitter leur région ou même leur pays d’origine pour tenter de tout recommencer ailleurs. Ce sont des “réfugiés climatiques”.

      Si le terme est apparu pour la première fois en 1985 dans un rapport du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), il n’existe à ce jour dans le monde aucun statut juridique pour ces déplacés environnementaux. La Suède fait toutefois figure de pionnière en la matière en reconnaissant depuis 2005, le droit à la protection pour les personnes victimes de catastrophes environnementales. Depuis 2009, une quarantaine de pays africains a également ratifié la Convention de Kampala sur la protection et l’assistance des déplacés environnementaux inter-Afrique. Et plus récemment, début novembre, la Nouvelle-Zélande a annoncé se pencher sur la création d’un visa spécial pour les réfugiés climatiques du Pacifique.

      Reste que pour la plupart des pays de la planète, le changement climatique ne peut justifier une demande d’asile. En France, notamment, “ce n’est pas un argument recevable en tant que tel, mais il peut être pris en compte et ajouté au dossier dans certains cas”, indique une porte-parole de France Terre d’Asile, contactée par InfoMigrants. “Si le changement climatique vous force, par exemple, à partir de chez vous pour une région où votre ethnie est mal acceptée ou menacée, l’argument pourra être entendu. Mais on ne reconnaît que ce qui est de la main de l’Homme. Le climat ne peut être utilisé que comme un élément de compréhension au dossier”, précise l’ONG.

      “Une crise migratoire en Europe ? Attendez de voir dans 20 ans...”

      Selon les estimations de l’ONU, le monde comptera au moins 250 millions de réfugiés climatiques d’ici 2050. En moins de 10 ans, les dangers liés au climat “déplacent en moyenne 21,7 millions de personnes par an, soit 59 600 par jour”, souligne Steve Trent, directeur exécutif de la Fondation pour la justice environnementale (EJF), dans un rapport publié début novembre. “Si l’Europe pense avoir un problème avec la crise migratoire actuelle, attendez de voir dans 20 ans quand les conséquences du changement climatique forcera des millions de personnes à quitter l’Afrique”, enchérit le général Stephen Cheney, retraité de l’armée américaine, cité par le rapport.

      “Il faut regarder les choses en face : l’Afrique a une population jeune et de plus en plus éduquée. L’enseignement est dispensé dans des langues comme l’anglais, le français, l’espagnol, le portugais… alors bien sûr, l’Europe est une meilleure destination aux yeux de ces jeunes [...] Et il est impossible d’arrêter cette migration”, explique Ibrahim Thiaw, directeur exécutif de l’agence pour l’environnement de l’ONU, joint à Nairobi par InfoMigrants.

      Parmi les régions les plus vulnérables : le Sahel, jusqu’à la Somalie, affirme-t-il, des régions où la production agricole est cruciale. Elle représente par exemple 30% du produit intérieur brut en Sierra Leone, au Liberia ou en Centrafrique. Dix-sept des vingt pays les plus dépendants à l’agriculture au monde se trouvent en Afrique sub-saharienne.

      Le changement climatique, un amplificateur des conflits

      “En combinant l’accroissement démographique -l’Afrique comptera 2 milliards d’habitants en 2050- à la dégradation des ressources naturelles et leur mauvaise gestion, la seule issue possible c’est la migration, poursuit Ibrahim Thiaw. Les déplacés climatiques sont un phénomène déjà présent, qui s’accentue de jour en jour sans que l’on puisse véritablement le quantifier car beaucoup de paramètres entrent en jeu et nous n’avons même pas de définition claire de ce qu’est un réfugié climatique.”

      Un statut qui pourrait ne jamais être reconnu internationalement, bien que le rôle du changement climatique dans les conflits actuels soit démontrable. “En Syrie, on comptait déjà 1,3 et 1,5 million de personnes fuyant la sécheresse avant même que la guerre ne commence. Personne ne dit que le changement climatique est la raison du conflit syrien, mais il est à ne pas en douter un ‘amplificateur des menaces’ pouvant mener à des violences”, argue Steve Trent de l’EJF.

      Si Ibrahim Thiaw de l’ONU ne croit pas, pour l’heure, à une convention mondiale sur les réfugiés climatiques, il exhorte la communauté internationale mettre en place et appliquer des accords régionaux sur le modèle de la Convention de Kampala encore trop méconnue. Il encourage aussi les potentiels migrants à bien réfléchir à leur projet migratoire avant de se lancer aveuglément sur des routes souvent dangereuses à travers le désert, les forêts tropicales ou la Méditerranée. “Un pays comme l’Ouganda est très accueillant. Il n’y a pas de camp de réfugiés et ils sont exemplaires sur l’intégration”, conclut-il.

      https://www.infomigrants.net/fr/post/6031/asile-refugie-climatique-un-statut-non-reconnu-mais-qui-compte

    • Groundswell : Preparing for Internal Climate Migration

      This report, which focuses on three regions—Sub-Saharan Africa, South Asia, and Latin America that together represent 55 percent of the developing world’s population—finds that climate change will push tens of millions of people to migrate within their countries by 2050. It projects that without concrete climate and development action, just over 143 million people—or around 2.8 percent of the population of these three regions—could be forced to move within their own countries to escape the slow-onset impacts of climate change. They will migrate from less viable areas with lower water availability and crop productivity and from areas affected by rising sea level and storm surges. The poorest and most climate vulnerable areas will be hardest hit. These trends, alongside the emergence of “hotspots” of climate in- and out-migration, will have major implications for climate-sensitive sectors and for the adequacy of infrastructure and social support systems. The report finds that internal climate migration will likely rise through 2050 and then accelerate unless there are significant cuts in greenhouse gas emissions and robust development action.


      https://openknowledge.worldbank.org/handle/10986/29461
      #rapport

  • « L’architecture du mépris a des effets sur nous tous »
    https://usbeketrica.com/article/l-architecture-du-mepris-a-des-effets-sur-nous-tous

    Au fond, cette « #architecture du #mépris » a des effets sur nous tous, des effets complètement irrationnels : la #ville est moins accueillante, moins fonctionnelle, les marginaux ne peuvent pas squatter et les familles ne peuvent même pas se poser. Ce mobilier nous oblige à être dans le mouvement perpétuel et nous empêche de nous arrêter pour former un « nous » confiant, accueillant. Évidemment, ces choix urbains ne sont pas neutres : ils reflètent un modèle social fondé sur l’évitement des conflits et la maîtrise des débordements.

    #exclusion

  • Un sistema desbordado deja sin techo a los refugiados

    Los 95.000 solicitantes de asilo que llegaron este año —el doble que en 2018— llenan la red de acogida. La solidaridad de vecinos impide que duerman en la calle.

    Claudia, Eduardo y sus dos hijos de 10 y 7 años han pasado tres noches esta semana durmiendo en el suelo de una parroquia de Madrid. En El Salvador, donde vivían, tenían buenos trabajos, pero huyeron de allí por la extorsión de las maras. “Nos pedían dinero constantemente, pero a la tercera ya no teníamos más y empezaron las amenazas de muerte. Nos vigilaban. En septiembre nos llamaron por última vez y nos dijeron: ‘El dinero que no pagáis lo vais a gastar enterrando a vuestros hijos’. Colgamos y decidimos vender todo”. La pareja desembarcó el jueves de la semana pasada en el aeropuerto de Barajas e inmediatamente fue a la comisaría para intentar registrar su demanda de asilo. Aseguran que traen pruebas de su persecución y piden protección. Las cuatro noches de hotel que reservaron terminaron y solo les quedan 50 euros. La quinta noche no tuvieron dónde dormir. En teoría, el Estado debe encargarse de dar alojamiento a todos aquellos solicitantes de asilo que no tienen medios, al menos hasta que se resuelva su petición. Pero no lo consigue. Si no fuese por la solidaridad de vecinos, voluntarios y párrocos, decenas de familias como la de Claudia y Eduardo dormirían cada noche sobre cartones en las calles de Madrid.

    Este año han llegado a España unos 95.000 solicitantes de asilo. La Secretaría de Estado de Migraciones asume que no tiene capacidad para dar un techo a todos los que lo necesitan. Tampoco el Ayuntamiento de Madrid, que debe atender las emergencias sociales. Ninguna de las dos Administraciones tiene un plan que pueda ejecutarse a corto plazo. El resultado es una imagen que comienza a ser recurrente: familias enteras con niños que cada noche se acurrucan bajo mantas térmicas a las puertas del Samur Social, el servicio municipal de la capital que, en última instancia, debería evitar que duerman a la intemperie. Todos esperan una cama para dormir. No todos la consiguen.

    Es medianoche. Martes. Hace un frío húmedo: el termómetro marca seis grados. Otra familia salvadoreña, de siete miembros, se encoge bajo un andamio de la Carrera de San Francisco, la calle de la capital donde está el edificio del Samur Social al que peregrinan los recién llegados. Son la abuela, tres hermanas, el marido de una de las hermanas y dos nietos. A los pequeños ni siquiera se les ve, tapados con kilos de mantas y el abrazo de los padres. Los mayores solo enseñan los ojos bajo la ropa de abrigo. Están muy apretados y, al moverse un poco, activan la alarma antirrobos del andamio que les cobija. El guardia de seguridad acude cuando oye la sirena. “A ver si no os movéis mucho”, les pide bronco. Creen que si se marchan de allí perderán su lugar en la lista de espera, pero el frío es insoportable y deciden aceptar la oferta del padre Javier Baeza, que les ofrece unos colchones en la parroquia San Carlos Borromeo, en Vallecas.

    La red nacional de acogida para solicitantes de asilo está al borde del colapso. Las 95.000 demandas presentadas este año, entre las que hay un 20% de menores de edad, doblan prácticamente las del año anterior. El ritmo es de 9.000 al mes. Más de un tercio de los solicitantes que han llegado a España este año son venezolanos, inmersos en una crisis humanitaria. Pero también hay colombianos, hondureños, nicaragüenses y salvadoreños que escapan de la violencia de sus países. Todo apunta a que los números, debido a la inestabilidad creciente en América Latina, seguirán aumentando.
    Red de vecinos

    Frente al Samur Social viven Eneko, Sandra y sus dos hijos. Desde su ventana han visto cómo la cola de personas que duermen en la calle ha aumentado en los últimos meses. Al final se decidieron a intervenir. Fue una noche de septiembre, cuando Sandra vio por primera vez que los trabajadores del servicio de emergencias dejaban en la calle a una pareja marroquí con cinco niños. “Me pongo los botines y le digo a Eneko: ‘Pues voy a bajar’. Consigo hablar con el encargado de turno y me dice que no puede hacer nada. Me empiezo a desesperar y a llamar a conocidos que me pudieran ayudar. Uno de ellos me habla de la Iglesia del Padre Ángel. Llamo allí y me dicen que aunque no tenían camas libres podían dormir en los bancos, así que los enviamos en dos Cabify. Empezamos a dar a conocer su caso a los medios, a hacer presión y a los dos días se les alojó”, cuenta la vecina. Ese mismo día, Eneko y Sandra volvieron a ver a otra pareja sin techo que se disponía a pasar la noche frente a su casa. En este caso eran venezolanos y tenían tres niños. Desde entonces no han parado de llegar familias.

    Eneko y Sandra fueron la punta de lanza de un movimiento más grande de solidaridad que suple la incapacidad de las instituciones. Hay otros vecinos, como Gabriela García, que les llevan sopa todas las noches, pero también abogados y párrocos. Cocinan para las familias y les llevan mantas y ropa de abrigo y, cuando no hay más suelo en las iglesias, los alojan en sus casas o les pagan una pensión.

    El sistema de asilo español solo concede algún tipo de protección a uno de cada cuatro solicitantes, una de las tasas más bajas de Europa, así que la inmensa mayoría verá rechazada su petición. España, por ejemplo, no reconoce como refugiado a prácticamente ninguno de los centroamericanos que, hostigados por la violencia, no encuentran protección en su propio país. Los venezolanos también suelen quedarse fuera, pero a ellos el Gobierno les concede un permiso de residencia y trabajo de un año por razones humanitarias. En todos los casos, de cualquier forma, mientras se estudia su situación la ley les permite vivir regularmente en España y a los seis meses, trabajar.

    Un sistema insuficiente

    La Secretaría de Estado de Migraciones tiene la obligación de acoger a los más vulnerables, pero está fallando. Nadie se preparó para estos números. España, que hasta ahora veía en la distancia el desafío que asumían sus socios europeos con la llegada de miles de refugiados, se ha colocado entre los cinco países de la UE que más demandas recibe, a poca distancia de Francia y Alemania. El Defensor del Pueblo lleva desde 2013 advirtiendo de las graves deficiencias del sistema.

    Margareth Yanett Jiménez y Julio César Aponte son una pareja de funcionarios venezolanos que desde el 15 de julio también duermen en la parroquia San Carlos Borromeo. Tienen dos niños mellizos de ocho años, Sarah Valentina y Moisés Nicolás. La niña rompió a llorar el viernes de la semana pasada cuando, tras ver que llegaban nuevas familias de solicitantes de asilo, creía que iban a perder la suerte de almacén donde duerme junto a sus padres. “Hace tres meses que nos reunimos con una trabajadora social de la Secretaría de Migraciones para que nos buscase un sitio donde vivir”, cuenta Jiménez. No tuvieron más noticias hasta el viernes 22. “La trabajadora nos llamó y nos dijo que el lunes nos dirían a qué sitio ir. Gloria a Dios”, celebró Jiménez. Diez minutos después llegó el jarro de agua fría: se habían equivocado con el número de plazas y no les correspondía ninguna. Hasta que les vuelvan a llamar. Durante los cuatro meses que la familia Aponte Jiménez lleva en la parroquia se ha dedicado a ayudar a los que van llegando. Les acompañan a poner las demandas de asilo, les indican dónde gestionar los papeles y qué documentos hay que llevar. A Julio César Aponte, agotado mentalmente de tanto llamar y esperar en vano, los voluntarios de la parroquia ya le conocen como “el conserje” o “el monaguillo”.

    El primer escollo administrativo que encuentra el solicitante de protección internacional está en el Ministerio del Interior. La Oficina de Asilo, con un programa informático de los noventa y el mismo personal desde hace 26 años, ha sido un departamento tradicionalmente olvidado. Solo el año pasado se puso en marcha un plan de choque con más funcionarios y medios con los que se ha quintuplicado el ritmo de resolución. Pero no es suficiente. Por cada dos solicitudes que entran se resuelve solo una. En los cajones hay más de 120.000 expedientes abiertos. Casos que deberían cerrarse en unas semanas, pueden llevar hasta dos años.

    Interior se ocupa de tramitar las solicitudes, pero la Secretaría de Estado de Migraciones, dependiente de otro ministerio, el de Trabajo, ha de gestionar el alojamiento de los que no tienen dónde vivir. El departamento de Consuelo Rumí ha estirado la red de acogida de 11.400 camas a 14.000 en el último año, pero, aunque varía según la semana, sigue habiendo miles de personas en lista de espera que duermen donde pueden. Como la familia Aponte o la familia de El Salvador cobijada bajo el andamio. “No tenemos suficientes recursos para responder al ritmo de llegadas actual”, afirman fuentes de Migraciones. “Si se resolviese con más agilidad, se descartarían expedientes y se aliviaría el sistema. Así podríamos dar una respuesta adecuada”, señalan apuntando a Interior.

    El desbordamiento del Estado obliga a los Ayuntamientos a hacerse cargo de los solicitantes que quedan fuera del sistema y ha llevado a ciudades como Madrid, puerta de entrada de casi la mitad de ellos, y Barcelona, el segundo destino, a atender un perfil desconocido en España de personas sin hogar: familias extranjeras con niños.

    “Si esto no se aborda, seguiremos teniendo niños en la calle durante todo el invierno”, mantiene el concejal de Familias, Igualdad y Bienestar Social de Madrid, José Aniorte, de Ciudadanos. “Ningún Ayuntamiento del mundo puede soportar esta presión”, asegura el edil, que dedica un cuarto de las 4.000 plazas para gente sin hogar a solicitantes de asilo. Su homólogo en Barcelona, el concejal Marc Serra (Barcelona en Comú), asegura que la ciudad tiene una alta demanda de alojamiento que antes no existía y que cada noche dan cobijo a cerca de 150 migrantes, la mayoría solicitantes de asilo de los que debería ocuparse Migraciones. Todas son familias con menores. Serra reconoce que también se queda gente en la calle, pero nunca con un perfil tan vulnerable. “En términos cuantitativos puede no ser mucho, pero hay familias desatendidas que acabamos asumiendo nosotros. Es lo suficientemente grave como para este sea un tema prioritario”, advierte.

    El volumen de solicitudes y la consecuente crisis de gestión ha llevado al Gobierno socialista a endurecer su discurso y hablar de “abuso” en el sistema. “Vemos con preocupación la utilización de la solicitud de asilo como vía de entrada a España por personas que van a ver denegada su petición porque no tienen perfil de beneficiario de protección internacional”, advierten fuentes de la Secretaría de Estado de Migraciones. Y aquí reside la paradoja. El tapón que alarga los plazos de resolución perjudica al conjunto de los solicitantes de asilo, pero ha acabado convirtiéndose en una puerta para miles de personas que pretenden mudarse a un país al que resulta extremamente complicado migrar de forma regular.

    https://elpais.com/politica/2019/11/23/actualidad/1574521465_352891.html
    #SDF #Espagne #sans-abri #asile #migrations #réfugiés #hébergement
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  • Des parents et des enfants sans domicile hébergés dans des écoles à Lyon

    Des parents d’élèves de cinq écoles se sont mobilisés pour mettre à l’#abri dans les #locaux_scolaires des élèves et leurs parents qui n’ont pas de logement.

    Pour échapper à la rue, ils ont trouvé refuge à l’école. Depuis la rentrée des vacances de la Toussaint, le groupe scolaire Michel-Servet, dans le Ier arrondissement de Lyon, héberge la nuit 17 enfants, âgés de 2 à 12 ans, et 9 parents. C’est l’une des cinq écoles occupées à ce jour par le collectif Jamais sans toit : des parents d’élèves, des enseignants, des habitants qui se mobilisent chaque année pour mettre à l’abri les familles en difficulté en attendant les hypothétiques places en hébergement ouvertes dans le cadre du plan froid. Au total, 30 enfants seraient hébergés dans ces établissements scolaires. « Aujourd’hui, les administrations trient et dissèquent les critères de vulnérabilité des familles pour ne pas les prendre en charge », dénonce le collectif, à l’origine d’un rassemblement de plusieurs centaines de personnes mercredi soir devant l’hôtel de ville de Lyon.

    En 2018, Jamais sans toit a pu faire dormir au chaud une centaine d’enfants pendant plusieurs semaines avant leur prise en charge, qui s’est soldée pour une partie d’entre eux par un retour à la rue aux beaux jours. « Le grand changement cette année, c’est que même les demandeurs d’asile se retrouvent dehors, une marche de plus a été franchie », constate Pauline Manière, mère d’élève à Michel-Servet. Raphaël Vulliez, enseignant de l’école, pointe un « manque de volonté politique » : « Il y a 24 000 logements vides, pour certains chauffés et surveillés, dans la métropole mais on en est encore à ce faux concept de l’appel d’air, de dire que si on loge tout de suite les gens, ça va en attirer d’autres. » Pour lui, payer sporadiquement des nuits d’hôtel ne règle rien : « C’est brutal pour les familles, ça coûte cher à la collectivité et ça condamne à être chaque année dans ce schéma d’urgence plutôt que de pérennisation. »
    « Tenir sur la durée »

    Alors l’entraide prend le pas au quotidien. En parallèle de la collecte de nourriture, de couettes, de vêtements chauds, Jamais sans toit organise des « goûters solidaires » pour constituer une cagnotte. Elle sert à faire des courses pour les dîners et les petits-déjeuners des familles, parfois à leur payer l’hôtel le week-end. La mairie du Ier arrondissement s’est également engagée à en financer un certain nombre. L’objectif du collectif Jamais sans toit : « tenir sur la durée », explique Céline Hernu, mère présente ce mercredi soir à Michel-Servet.

    Il est 19 heures, Naslati vient d’arriver dans le hall de l’école avec ses 4 enfants, âgés de 3 à 12 ans. Les trois plus jeunes sont nés à Mayotte, sur le territoire français donc, tandis que leur mère et son aîné sont comoriens. Naslati, 31 ans, a atterri en métropole en février pour « trouver une vie meilleure », « voir grandir ses petits sans bêtises ». Elle a d’abord été hébergée chez des amis, avant d’obtenir un récépissé de carte de séjour l’autorisant à travailler. Mais depuis un mois, elle est à court de solution de logement.
    « J’ai honte, je n’ai jamais été assistée »

    Elle a essayé de s’installer pour la nuit dans le hall d’un hôpital avant d’en être chassée. Alors elle s’est débrouillée une dizaine de jours, campant sous le porche de stations de métro, veillant sur ses enfants endormis contre elle. Depuis le 5 novembre, le dortoir de fortune de Michel-Servet est sa bouée. Elle va pouvoir entamer sa formation en français à Pôle Emploi, peut-être trouver quelques heures de ménage. « A Mayotte, je m’occupais du nettoyage chez des gens. Mais même en travaillant cinq jours par semaine, je gagnais 200 euros par mois et je n’avais pas de fiches de paie », raconte-t-elle.

    Fatima et Abdel El Marhani, 40 ans, ont, eux, déjà des promesses d’embauche, comme employée en grande surface et agent d’entretien, mais n’ont pas réussi à trouver un appartement en arrivant le 12 novembre de Colmar (Haut-Rhin), où leurs affaires attendent dans un garage. Ils sont sur liste d’attente pour un logement social. D’abord hébergés avec leurs trois filles chez des amis, ils sont venus par le bouche-à-oreille à l’école. « J’ai honte, je n’ai jamais été assistée. Je ne demande pas une villa en centre-ville, je veux juste un appartement avec une chambre pour les filles, de quoi faire à manger chaud », dit Fatima, « citoyenne française qui paie ses impôts ».

    « On a de plus en plus l’impression de faire le travail de l’Etat qui ne veut pas assumer », souligne Raphaël Vulliez. Alors Jamais sans toit a décidé « d’aller plus loin » en organisant, samedi, les baptêmes républicains des enfants accueillis. « Chaque fois que les familles frappent à une porte administrative, elles sont retoquées. C’est un moyen de leur signifier qu’elles ont leur place dans notre société, qu’on veille sur elles, qu’on ne va pas les lâcher », explique Anne Lasseur, conservatrice des musées Gadagne et habitante du quartier. Egalement en première ligne de la « crise » de l’hébergement dans la métropole, un collectif de travailleurs sociaux appelle à une grève le 28 novembre.

    https://www.liberation.fr/france/2019/11/21/des-parents-et-des-enfants-sans-domicile-heberges-dans-des-ecoles-a-lyon_
    #occupation #école #SDF #sans-abris #France #Lyon #hébergement #résistance

  • Le #campement sauvage près de la gare de #Grenoble sur le point d’être démantelé

    #Lionel_Beffre, le préfet de l’#Isère a annoncé ce mardi 19 novembre l’#évacuation imminente du campement de migrants situé entre la gare de Grenoble et le quartier Saint-Bruno. Une annonce intervenue lors de la présentation du dispositif mis en place dans le cadre du plan d’#hébergement_d’urgence hivernal. D’après Droit au logement, l’expulsion est imminente et aura lieu dès ce jeudi matin à 7 h 30.

    Alors qu’il présentait le plan d’hébergement d’urgence hivernal 2019-2020, Lionel Beffre, le préfet de l’Isère a annoncé le prochain démantèlement du camp de migrants situé sous l’estacade entre la gare de Grenoble et le quartier Saint-Bruno.


    Ce campement, déjà plusieurs fois évacué, notamment au mois de juin, abrite sous des tentes plusieurs dizaines de personnes, dont des enfants. Leurs profils ? Des demandeurs d’asile et des migrants, arrivés pour la plupart des Balkans, n’ayant pas encore fait de demande administrative d’asile.

    En toile de fond, un nouveau duel à fleurets mouchetés entre le représentant de l’État et la #Ville_de_Grenoble. La #municipalité demandant au préfet « de respecter les compétences de l’État et de la loi pour mettre toutes les personnes à l’abri à Grenoble […] pour que personne ne reste dans le plus grand dénuement après l’évacuation […] », rapporte le Dauphiné libéré.

    « Les services de l’État seront mobilisés pour procéder à l’évacuation »

    « Nous serons amenés prochainement à prendre nos responsabilités parce que ce campement devient dangereux à bien des égards », a ainsi prévenu Lionel Beffre. « Des immondices en tous genres, des braséros de fortune dans lesquels sont brûlés du bois, des cartons... Sans oublier la production de fumées incommodantes », liste le haut fonctionnaire. De surcroît, ajoute-t-il, « il y a parmi les occupants des passeurs, voire des dealers. Mais aussi et surtout la présence d’enfants dans une situation préoccupante ».

    Devant l’état sanitaire déplorable du campement, Corinne Torre. cheffe de mission à Médecins sans frontières (MSF) venue à Grenoble le visiter, avait rappelé à l’État ses responsabilités. Pour mémoire, Eric Piolle avait signé, en avril dernier avec treize autres édiles, une lettre adressée au gouvernement dénonçant les conditions d’accueil des migrants.

    « J’ai fait savoir au maire de Grenoble, puisque le pouvoir de police lui appartient, qu’il pouvait prendre un arrêté pour mettre un terme à cette situation et mettre ces personnes à l’abri », déclare Lionel Beffre. Une décision dont il pense « qu’elle ne viendra pas » et qu’en conséquence, « les services de l’État procéderont à l’évacuation ».

    Par ailleurs, le préfet assure qu’il prendra « des mesures empêchant que d’autres personnes en difficulté se réinstallent sur le site ». De quoi rappeler, dans un autre registre, les dix-neuf blocs rocheux destinés à dissuader « les passeurs et les locataires d’emplacements » installés par la mairie de Grenoble au mois de juillet dernier.

    « Nous ne reconduisons pas assez vite à la frontière les demandeurs d’asile déboutés »

    Pourquoi des demandeurs d’asile se retrouvent-ils dans ce genre ce campement ? « Parce que nous n’avons pas assez de places d’hébergement et n’arrivons pas à reconduire assez vite à la frontière les demandeurs d’asile déboutés ». Si c’était le cas, « ces derniers n’occuperaient pas des places indument, pérennisant ainsi au fil du temps leur situation », explique le préfet.

    « Aujourd’hui nous sommes dans une situation où le droit d’asile est très clairement dévoyé », lance Lionel Beffre. Qui s’en explique. « Une partie non négligeable des ces demandeurs d’asile sont originaires des Balkans. Or, dans ces pays-là, même si ça a été le cas dans le passé, il n’y a plus de dictatures, persécutions ou oppressions qui sont le fondement du droit d’asile », expose le préfet.

    Pour le haut fonctionnaire, les chances qu’ont donc leurs ressortissant d’obtenir le sésame du droit d’asile est très minime, « de l’ordre de 10 à 15 % ». Pour les autres, « notre devoir c’est de les accueillir dans des lieux spécialisés », conclut le préfet. Notamment pour les accompagner dans la constitution de leur dossier de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra).

    Si aucune date n’a été officiellement annoncée pour l’expulsion, elle aura lieu ce jeudi 21 novembre au matin selon Droit au logement. Qui déplore qu’« au moins un tiers des familles, si ce n’est plus, ne seront pas relogées, et laissées dans le froid, sans tente ni lieu ou s’installer, après un tri humain effectué par l’État. » Le Dal appelle ainsi à un rassemblement en solidarité à 7 h 30 en face du camp, côté Saint-Bruno.

    https://www.placegrenet.fr/2019/11/20/campement-gare-de-grenoble-demantele/268584
    #SDF #sans-abrisme #sans-abri #démantèlement #destruction #campement_sauvage #préfecture #migrations #asile #réfugiés #hébergement #logement #déboutés #expulsions #renvois

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  • Ruling allowing Serco to evict asylum seekers sets ‘dangerous precedent’

    Campaigners are warning that a “dangerous precedent” has been set by a “brutal” ruling from Scotland’s highest court that evicting asylum seekers by changing their locks is lawful.

    The judgement means an estimated 150 people in Glasgow can now be evicted. The Inner House of the Court of Session rejected an appeal by Govan Law Centre and upheld an earlier court verdict in favour of the multinational housing provider, Serco.

    Most of those affected have had their pleas for asylum refused and have no right to public funds. They now face street homelessness even though they may working on appeals to Home Office decisions to deport them. Serco claimed it could now evict up to 20 people per week.

    Lawyers, including those from the Scottish Human Rights Commission, said they had “serious” concerns that the judgement meant the rights of vulnerable people living in Scotland would be breached.

    The court found that because Serco is a private organisation, it does not have to meet human rights obligations. The company lost its Home Office contract to house asylum seekers in Glasgow to the Mears Group in September.

    If the court had found in Govan Law Centre’s favour, Serco would have been forced to get a court order before making each eviction, giving asylum seekers greater protection. The company has previously sought court orders in some cases.

    At a press conference held by Govan Law Centre, which was representing clients in the case, those living in Serco accommodation and facing eviction spoke about their fears of ending up on the streets in the depths of winter.

    Campaigners said they had deep concerns for clients and were frustrated that many of those facing eviction are still fighting appeals. People can spend years in the asylum system, falling in and out of destitution and their right to accommodation, before their right to protection is recognised.

    Lorna Walker, instructing solicitor for Govan Law Centre, said: “To lose your home and become street homeless, especially when you have no right to public funds, is one of the worst things that could happen to a human being.

    “It is our position that without a court of law the outcome can be catastrophic. We are deeply concerned that it is held that the human rights act does not extend far enough to protect this most vulnerable group of people from being evicted.”

    Khadija Anwar, from Kenya, spoke of her shock and confusion following the decision. She and her husband, Muhammad, from Pakistan, are facing eviction from their Serco flat after having their case refused. Now in their seventies, they have been destitute for five months, relying on support from Positive Action in Housing, food banks and other charities.

    “Both of us are very tired,” she said. “I am struggling with arthritis and vertigo and my husband has heart problems, dementia problems. It’s very difficult.”

    She added: “Already I can’t bear this cold, even inside the house. How can they do this? Do they think we can stay out on the street in this cold? I’m so worried about my husband, my loving husband. This is not the stage where we can leave [the UK] without each other.”

    Robina Qureshi, chief executive of Positive Action on Housing, said: “What the court has done is legally institute a form of housing apartheid in Glasgow where one section of our community have their housing and human rights upheld, yet another can be dragged from their homes and on to the streets without recourse to public funds, to work or any form of support.

    “What does an eviction without due process look like? Where are the police, where are the sheriffs officers? Serco and other private housing companies now have carte blanche. They have the freedom to do this. What we have seen that people are enduring destitution for years and finally getting leave to remain.

    “But the fight does not stop here. And we are ready for it.”

    Positive Action on Housing is hoping to find additional capacity in its rooms for refugees programme, where volunteer hosts offer someone a bed. But Qureshi acknowledged it was not a perfect set-up, claiming people should be able to build their lives without the support of charity.

    Currently the only other option is the Glasgow Night Shelter for Destitute Asylum Seekers, which has space for about 20 men but is often full. The Glasgow Winter Shelter will not open until December.

    Govan Law Centre is currently consulting with clients. But it may appeal to the UK Supreme Court, while the Scottish Human Rights Commission, which intervened in the case, confirmed it is also considering further legal action.

    Judith Robertson, chair of the commission, said: “We have serious concerns about the implications of this ruling, both for the people directly affected and for the protection of human rights more broadly.

    “The court’s finding that Serco is not acting as a public authority in this context, and therefore is not bound by human rights legal obligations, has profound consequences for how people’s rights are protected when public services are delivered by private providers.

    “Governments should not be able to divest themselves of their human rights obligations by outsourcing the provision of public services.”

    Fiona McPhail, Shelter Scotland’s principle solicitor, agreed the decision was “deeply concerning”. She added: “It’s the state that has the statutory obligation to accommodate asylum seekers. If by privatising those services, the state can avoid its obligations under human rights law, this sets a dangerous precedent.”

    Glasgow City Council has recently made cuts of over £3m to existing homeless services. Shelter Scotland is taking the council to court for failing to meet its duty to accommodate homeless people.

    https://theferret.scot/serco-judgement-evictions-glasgow-lock-change
    #SDF #sans-abrisme #sans-abri #Ecosse #asile #migrations #réfugiés #UK #privatisation #serco #hébergement #logement

    • Lock change evictions ruled lawful

      Refugee Survival Trust fears a humanitarian crisis on Glasgow’s streets, as lock change evictions of asylum seekers approved by Court of Session.

      A humanitarian catastrophe created by the UK Home Office and Serco, its former housing contractor, will force hundreds of vulnerable asylum seekers onto the streets of #Glasgow, warns the Refugee Survival Trust.

      This follows a ruling by the Court of Session, which found Serco’s controversial ‘lock change’ eviction policy to be lawful. This ruling will see people who are fleeing war and persecution evicted from their homes and forced onto the city’s streets into destitution.

      Cath McGee, Destitute Asylum Seeker Service Manager at the Refugee Survival Trust said, “We’ve been hearing from asylum seekers living under enormous stress who have told us that they are terrified of losing the roof over their head in the harsh winter months. We now fear a humanitarian crisis on Glasgow’s streets involving hundreds of already vulnerable people who have no other means to support themselves as they cannot work or claim benefits.”

      “These people have nowhere else to go. They are not permitted to access homeless services so throwing them out of their homes onto the streets will place them at enormous risk. They have fled war and persecution and are seeking asylum in Scotland. Now they will be forced to fight for their daily survival.”

      “With their basic right to shelter taken from them they won’t have a postal address to collect important letters related to their asylum case. Nor will they be in a position to seek legal advice or gather new evidence to support a fresh asylum claim to help them stay in the UK.”

      Scots housing law prevents Scottish families from being evicted without a court order. The Refugee Survival Trust, a charity that leads the Destitute Asylum Seeker Service in Glasgow and provides practical support including small emergency cash grants to asylum seekers facing destitution, says this should apply to everyone in Scotland, regardless of their immigration status.
      “Vulnerable people seeking asylum should be afforded the same housing rights as Scottish families. We should not tolerate a system that treats people seeking international protection in this brutal way,” said Ms McGee.

      In September 2019, the #Mears_Group took over the contract to provide housing to asylum seekers in Glasgow. The Group is yet to give a formal undertaking that it won’t force asylum seekers into homelessness and destitution.

      “We’re calling on the Mears Group to make a public commitment that they won’t pursue lock change evictions to forcibly remove vulnerable people seeking asylum here in Scotland from their homes,” added Ms McGee.

      https://www.rst.org.uk/archives/3232

    • Disappointing decision on Serco lock changes

      Today the Court of Session found in favour of Serco in a test case for asylum seeker lock changes.

      Our Principal Solicitor Fiona McPhail commented:

      “This decision is deeply disappointing news for all those directly affected.

      “We now face a situation where around 300 people will be at risk of summary eviction, with no right to homeless assistance or no right to work to earn their own income to cover rent, meaning there is a high risk they will end up on the streets of Glasgow.

      “Our clients are continuing to progress their asylum claims and cannot return to their country of origin.

      “The finding that Serco is not a public authority and therefore does not need to comply with the Human Rights Act or the Equality Act is deeply concerning. It’s the state that has the statutory obligation to accommodate asylum seekers - if by privatising those services, the state can avoid its obligations under human rights and equalities law, this sets a dangerous precedent.

      Gordon MacRae, Assistant Director for Communications and Policy, Shelter Scotland said:

      “At Shelter Scotland we think there are both moral and legal cases to be heard. It is morally repugnant to force anyone out of their home with nowhere for them to go. Public bodies must not stand by while people face winter on the streets.

      “Shelter Scotland exist to protect everyone’s housing rights no matter their circumstances. We will continue to do what we can protect those whose rights are denied. “

      Fiona McPhail added:

      “The Court appears to have placed some emphasis on the type of case it was- and the fact that it was not a judicial review. Hopefully the solicitors in this case will reflect on these observations, as judicial review proceedings were raised by another party and have been put on hold whilst this case has been taken as the lead case.”

      https://scotland.shelter.org.uk/news/november_2019/disappointing_decision_on_serco_lock_changes

    • #Glasgow faces homeless crisis with asylum seeker evictions

      With temperatures plunging, night shelters scramble to deal with fallout after court ruled to allow ‘lock-change evictions’.

      Asylum seekers in Glasgow are facing the prospect of sleeping on the streets in freezing conditions when the wave of “lock-change evictions” – held off for nearly 18 months by public protests and legal challenges – finally begins in earnest over the next fortnight, with the only available night shelter already full to capacity and frontline workers desperately scrambling to secure more emergency accommodation.

      Earlier this month, Scotland’s highest court upheld a ruling that Serco, which claims it has been “demonised” over its controversial policy of changing the locks on the homes of refused asylum seekers, did not contravene Scottish housing law or human rights legislation. The private housing provider now plans to evict 20 people a week.
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      Annika Joy, who manages the Glasgow night shelter for destitute asylum seekers, is blunt about the prospects of avoiding a homelessness crisis across the city, where temperatures plummeted to below zero last week. “We don’t have any slack,” she says. “We have 24 beds here, booked to capacity every night. We believe there are already 150 asylum seekers at any time who are making survival decisions, perhaps being forced to sell sex or labour for accommodation, or sofa surfing. Now we estimate that another 150 people will be evicted by Serco over the winter.”

      Joy is painfully aware of how basic the shelter’s provisions are. There are no showers in the building, nor sufficient secure space where guests can store possessions. Without enough power for a catering cooker, the hot breakfasts and dinners provided with donated food are made on a minimal four-ring hob. In the bunk room itself, colourful blankets and sheets are draped around beds. It looks like a children’s sleepover party, but these are adult males desperately trying to create privacy among strangers, many of whom suffer from insomnia or night terrors.

      Refused asylum seekers in the UK find themselves in an almost uniquely unsupported position, with no right to homeless assistance or to work to provide for themselves.

      Graham O’Neill of the Scottish Refugee Council says many of those initially refused have their claims accepted on appeal – 55% according to most recent figures. A quarter of those Serco planned to evict when it first announced its lock-change policy in July 2018 have since returned to Section Four homelessness support.

      For O’Neill, there is a deep frustration that many of those still facing eviction are waiting weeks for decisions that should be made within days, or have fresh asylum claims ready but aren’t allowed to lodge them because of Home Office bureaucracy. “They are facing street homelessness, when actually in law they have an entitlement to support.”

      Joy says that a longer-term solution is needed across the city: “These are not people who will need a bed for a few nights until they have their lives sorted out, and we won’t end homelessness in Glasgow without a proper plan for asylum seekers.”

      The city is already facing a winter crisis, with demands for the council night shelter to open early because of freezing temperatures, while last month Shelter Scotland launched a judicial review that claims Glasgow city council has illegally denied temporary accommodation to homeless applicants.

      With this in mind, campaigners are working together with local housing associations and charities who have spare rooms, and in discussion with Glasgow’s city council and the Scottish government – who are limited because they are not legally allowed to directly fund accommodation for over-stayers - to put together a critical mass of long-term accommodation.

      The plan is to offer accommodation along with wraparound legal and health support, which can also serve the women who make up one in five of those facing eviction and who currently have nowhere to go.

      Robina Qureshi, director of Positive Action in Housing, which has been supporting a number of those anticipating eviction, emphasises the long-term psychological toll of the lock-change policy, saying: “People are very frightened about the prospect of being turfed onto the street at any time.”

      Joy emphasises how much living circumstances impact on people’s capacity to access support. “It’s striking how many rights our guests who have been refused by the Home Office have. When people are less anxious about where they are going to spend the night, when they have the encouragement to open up about their experiences, we often discover new information that can help their claims.”

      https://www.theguardian.com/society/2019/nov/27/glasgow-faces-homeless-crisis-with-asylum-seeker-evictions-set-to-begin

  • #Tags et #graffitis #anti-touristes à #Athènes, en #Grèce
    Photos prises en juillet 2019

    Dear tourist, enjoy your AirBnB.
    A futur homeless


    #SDF #sans-abris

    Immigrants welcome
    Tourists fuck off

    AirBnB tourists leave

    AirBnB tourists, time to leave

    AirBnB tourists leave

    Don’t be an asshole, don’t do AirBnB

    AirBnB does not include breakfast

    #AirBnB #tourisme #art_de_rue #street_art

    Ajouté à la métaliste:
    https://seenthis.net/messages/745557#message808994

  • COMMENT L’ÉTAT JETTE LES MINEURS ÉTRANGERS À LA RUE

    Enquête sur le #Demie, ce dispositif de la mairie de #Paris, géré par la #Croix-Rouge, dont le but est d’évaluer la #minorité des jeunes étrangers. Nous avons exposé comment fonctionne l’#évaluation, en y infiltrant un journaliste, et essayé de comprendre pourquoi autant de mineurs se retrouvent à la rue dans la capitale.

    https://www.youtube.com/watch?v=49Rn8s3YXk0&feature=youtu.be


    #âge #asile #migrations #réfugiés #France #SDF #sans-abris #MNA #mineurs_non_accompagnés #vidéo

    ping @isskein

  • Le Syndicat des immenses | I.M.M.E.N.S.E.S : Individus dans une Merde Materielle Enorme mais Non Sans ExigenceS

    http://syndicatdesimmenses.be


    Dans le cadre des "24h du droit a un toit" lancé les 10-11 mai 2019 par le mouvement DROIT À UN TOIT (https://droitauntoit-rechtopeendak.brussels) pour une fin du sans-abrisme à Bruxelles, le "Syndicat des immenses" a été officiellement lancé. "Immense" est l’acronyme de "Individu dans une Merde Matérielle Enorme mais Non Sans Exigences" (http://syndicatdesimmenses.be). Contact : syndicatdesimmenses@gmail.com.
    Merci à Karine pour la vidéo.

    https://www.youtube.com/watch?v=fSMn_jhU0dY

    Exemples :
    Une petite centaine d’immenses poussent quotidiennement la porte de cette association. En devenant immense, du jour au lendemain, j’ai perdu beaucoup d’amis. S’il n’y a pas assez de sandwiches, priorité aux immenses ! OK, je suis immense, mais de là à me manquer de respect ! Comment faire entendre la voix des immenses ? Si l’activité n’intéresse plus aucun immense, on y met fin. Votre public est constitué exclusivement d’immenses ? On compte quelques immenses parmi nos bénévoles. Les immenses seraient plus forts s’ils se regroupaient. Les immenses sont de plus en plus visibles dans la ville. Encore une immense qui a retrouvé un logement ! La seule différence entre vous et nous, les immenses, c’est qu’on est dans une sacrée merde matérielle ! Le Syndicat des immenses a été officiellement lancé le 10 mai 2019 en face du Parlement européen, square Léopold, à la faveur des « 24 heures du droit à un toit »organisé par le mouvement bruxellois DROIT ÀUN TOIT (www.droitauntoit-rechtopeendak.brussels).

    Avantages :
    • Fin de l’hypocrite euphémisme qui ne trompe personne (« usagers », « bénéficiaires », « gens », « public » voire « clients ») : on spécifie le problème matériel de la personne.
    • Fin de la stigmatisation(« SDF », « sans-abri », « sans-papiers », « précaires »...) : on ne réduit pas les personnes à leur problème matériel, et, partant, on a moins la détestable tentation de les mettre toutes dans le même sac.
    • Fin de la pirouette faussement non-négative (« habitants de la rue ») : qui veut d’un trottoir en guise de salon ?
    • Le nom immense est clairement positif, valorisant, enviable.Une proposition du Syndicat des immenses − #Bruxelles, 31mars 2019

    Fondé en mars 2019 dans la foulée de la première Assemblée ouverte du mouvement Droit à un toit / Recht op een dak https://droitauntoit-rechtopeendak.brussels , le Syndicat des immenses (SDI) s’est d’abord appelé « Les précaires en colère », mais précaire, comme SDF, sans-abri ou sans-papiers, est stigmatisant. A surgi alors l’appellation immense , acronyme de Individu dans une Merde Matérielle Énorme mais Non Sans Exigences. Le SDI est un groupe de pression et d’action, non un groupe de parole. Il porte des revendications http://syndicatdesimmenses.be/wp-content/uploads/2019/09/Revendications-SDI.pdf , défend les droits des immenses et intervient chaque mois dans l’espace public. Il a un logo, une bannière, un site http://syndicatdesimmenses.be , un compte bancaire, un groupe Facebook https://www.facebook.com/login/?next=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Fgroups%2Fsyndicatdesimmenses.be%2F , une adresse mail, des cartes de membre, des cartes de visite, et bientôt des statuts.

    Le 20 mars 2020 aura lieu la première « Université d’été des immenses ».

    #pauvreté #SDF #inégalités #femmes #hommes #enfants #précarité #chômage #logement #pauvres #logement #sans-abri #pauvreté 
    #sans-abris #hébergement #guerre_aux_pauvres #espace_public #stigmatisation #sans-papiers #précaires

  • L.A. might ban homeless people from sleeping on many streets. What about your block?

    A plan under consideration at City Hall would ban sleeping on streets and sidewalks within 500 feet of schools, parks, day-care facilities and some popular venues, eliminating at least a quarter of #Los_Angeles for homeless people trying to bed down at night, a Times analysis found.


    https://www.latimes.com/projects/homeless-sleeping-maps
    #bannissement #ségrégation #périmètres_d'exclusion #exclusion #anti-SDF #sans-abrisme #SDF #sans-abri #cartographie #frontières #visualisation #USA #Etats-Unis #barrières_urbaines #in/visibilité #murs_urbains #invisibilité #ressources_pédagogiques #murs_intra-urbains #villes #géographie_urbaine #urbanisme
    ping @reka

  • CAMPEMENTS DE MIGRANTS SANS-ABRI : COMPARAISONS EUROPÉENNES ET RECOMMANDATIONS

    Depuis quelques années, les campements de migrants sans-abri défraient la chronique. Présents dans certains quartiers ou à la périphérie des #villes, ils suscitent des réactions indignées ou exaspérées. Désignés comme un retour des #bidonvilles, ils sont principalement habités par des immigrés aux situations variées : demandeurs d’asile et réfugiés aux dossiers incorrectement traités, ressortissants européens roms, sans-papiers… Ces sites sont régulièrement évacués puis repeuplés. #Visibilité et volume du problème distinguent la France, particulièrement #Paris. C’est ce que montre une enquête réalisée en 2018 dans six capitales européennes (#Bruxelles, #Berlin, #Bucarest, #Londres, #Madrid et #Rome). En ce qui concerne les migrations, la prise en charge des dossiers y repose sur le droit national et les moyens de sa mise en oeuvre. Mais, dans ces métropoles, les autorités locales ont davantage la main face aux campements que dans les villes françaises. Il serait judicieux de s’inspirer de leurs réalisations, tant en ce qui concerne le recensement que le traitement des phénomènes. Comparaison et coopération s’imposent d’autant plus que la dimension proprement européenne de l’#errance et de la grande indigence s’avère cruciale. En tout état de cause, la situation et la politique française, singulièrement à Paris, méritent d’être appréciées à l’aune de ce qui se déroule dans d’autres pays européens. La France ne saurait se résoudre à une #banalisation que l’on ne rencontre pas ailleurs.


    http://www.fondapol.org/etude/campements-de-migrants-sans-abri-comparaisons-europeennes-et-recommandatio
    #campements #migrations #sans-abri #sans-abrisme #SDF #réfugiés #asile #France #rapport #urban_matter #migrerrance

    ping @isskein @karine4

  • Des migrants latino-américains sans abri aux portes de la mairie de Saint-Ouen
    https://www.mediapart.fr/journal/france/230819/clone-seine-saint-denis-des-migrants-latino-americains-se-retrouvent-sans-

    Ils ont quitté leur pays, la Colombie, Cuba, la Bolivie, la République dominicaine, le Pérou. Certains sont partis pour des raisons économiques, d’autres pour des motifs politiques, pourtant tous se trouvent maintenant contraints de vivre dans la rue depuis leur expulsion, mardi 30 juillet, d’un ancien entrepôt devenu un squat au début de l’année.

    #IMMIGRATION #sans-abris,_France,_migrants,_asile,_Cuba,_perou,_Saint-Ouen,_Colombie

  • #Strasbourg, #Hôtel_de_la_Rue

    Fin juillet 2019, dans une banlieue de Strasbourg, des personnes sans abri s’installaient dans un bâtiment vide appartenant à la ville. Il s’agit de l’un des 65 000 #logements_vacants qui se trouvent sur le territoire de l’Eurométropole [1]. C’est un « squat » de plus, donc, dans un pays où 3 millions de logements sont vacants, soit 8,4% du parc immobilier national, alors que 143 000 personnes sont sans domicile [2]. En France, en 2018, 566 personnes sans abri sont mortes du fait qu’elles (sur-)vivaient dans la rue.

    https://visionscarto.net/strasbourg-hotel-de-la-rue
    #occupation #squat #logement #hébergement #sans-abrisme #sans-abri #asile #migrations #réfugiés #France #campement

    Un billet de @nepthys à lire sur @visionscarto

    ping @karine4 @reka