• Santé des femmes au travail : invisibilisation, biais et discriminations (+ autre texte)

    La santé des femmes dans le monde du travail est un enjeu social, économique et politique majeur. Si les femmes représentent près de 49% de la population active en France, elles continuent de subir des inégalités de santé liées à des conditions de travail spécifiques, à des biais de genre dans la médecine et à une reconnaissance insuffisante de leurs souffrances et pathologies.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/04/10/sante-des-femmes-au-travail-invisibilisation-b

    #feminisme #santé #travail

  • Au Danemark, dans le centre d’Avnstrup, antichambre des expulsions pour les familles sans papiers - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/70658/au-danemark-dans-le-centre-davnstrup-antichambre-des-expulsions-pour-l

    Au Danemark, dans le centre d’Avnstrup, antichambre des expulsions pour les familles sans papiers
    Le Danemark a adopté une politique d’expulsion systématique des étrangers déboutés de l’asile ou ayant perdu leur droit au séjour dans le pays. Les personnes sont poussées à coopérer avec les autorités pour quitter le pays par leurs propres moyens. Celles qui refusent sont envoyées en centre d’expulsion en vue d’un retour négocié ou contraint dans leur pays. Comme dans le centre d’expulsion d’Avnstrup, que la rédaction d’InfoMigrants a pu visiter.
    Pour atteindre le centre d’expulsion d’Avnstrup, à Hvalsø, il faut quitter Copenhague et rouler pendant une cinquantaine de kilomètres vers l’ouest. En avançant sur la route, les zones urbaines se dissipent et les paysages ruraux s’installent. La région est réputée pour la beauté de la forêt de Bidstrup et ses chemins de randonnée.
    C’est au milieu de ces bois que s’élèvent les bâtiments en briques du centre d’expulsion de d’Avnstrup. Cet ancien sanatorium, entré en fonction en 1940, est devenu un centre d’accueil pour demandeurs d’asile dans les années 1990. Géré par la Croix-Rouge, il sert aujourd’hui de centre d’expulsion et est dédié aux familles d’étrangers. Les hommes seuls qui doivent quitter le Danemark sont, eux, hébergés dans le centre de Kærshovedgård (région du Midtjylland), géré par l’administration pénitentiaire. En cette fin mars 2026, 185 personnes sont hébergées à Avnstrup. Une partie sont « dublinées ». Elles sont entrées en Europe par un autre pays que le Danemark et doivent y retourner pour y effectuer leur demande d’asile. Ces « dublinés » ont été identifiés lors de la « phase 1 » de la demande d’asile : le premier examen de la situation.
    D’autres sont envoyés dans le centre durant l’examen de leur demande d’asile - examen appelé « phase 2 ». Généralement ces personnes ont commis un délit et doivent quitter le pays après avoir effectué leur peine. La dernière catégorie d’étrangers vivant dans le centre est celle des personnes à qui l’asile a été refusé en phase finale - la « phase 3 ». Avnstrup compte environ un tiers de résidents pour chacun de ces trois cas de figure.
    Au sein de l’Union européenne (UE), le Danemark est le seul pays à avoir fait le choix d’établir sur son territoire des centres d’expulsions. Après avoir accueilli plusieurs milliers de réfugiés dans les années 1980 et 1990, Copenhague défend désormais une politique très restrictive sur l’immigration. Celle-ci repose notamment sur l’obligation de quitter le territoire danois en cas de réponse négative à la demande d’asile ou de fin du droit au séjour. Cette mission d’expulsion et rapatriement incombe à l’agence danoise des retours (Hjemrejsestyrelsen) créée en 2020 et placée sous l’autorité du ministère de l’Immigration et de l’Intégration.
    En cas de réponse négative à une demande d’asile, les personnes étrangères sont incitées à coopérer avec les autorités pour rentrer dans leur pays par leurs propres moyens. Elles peuvent alors rester dans le centre d’hébergement où elles se trouvent et bénéficier d’une aide financière pour monter un projet dans leur pays. Si elles refusent de coopérer, elles doivent alors quitter leur centre d’hébergement et sont placées dans un centre d’expulsion : Avnstrup ou Kærshovedgård.
    Des solutions de départ sont de nouveau proposées régulièrement aux personnes retenues dans les centres. Si la coopération est impossible, l’issue peut être un départ forcé. Des moments extrêmement difficiles à vivre pour les familles du centre. « Cela arrive quatre à cinq fois par an. Les agents viennent généralement très tôt le matin et emmènent les gens [...] C’est terrible, dans ces moments-là, les murs du centre tremblent », raconte Helle Jørgensen, la responsable du centre d’Avnstrup pour la Croix-Rouge.
    À Avnstrup, les étrangers sont libres de leurs mouvements. Mais ils ont l’obligation de confirmer leur présence deux fois par jour auprès du personnel de l’agence danoise du retour qui possède un bureau dans le centre, explique depuis son bureau Helle Jørgensen. Ils ont la possibilité de quitter le centre durant deux jours, deux fois par mois, à condition d’obtenir une permission spéciale des autorités danoises.
    Même l’accès à la nourriture est différencié selon le statut administratif des personnes. Les demandeurs d’asile en phase 1 de la procédure reçoivent des repas préparés alors que ceux en phase 2 et 3 ont le droit de préparer leur repas. « Normalement, les personnes [en attente de la réponse de leur demande d’asile] reçoivent de l’argent de poche pour cela mais, ici, les personnes déboutées ne peuvent pas posséder d’argent donc les gens commandent en ligne les ingrédients dont ils ont besoin pour cuisiner et cela leur est livré dans le centre », détaille Helle Jørgensen.
    Une rigoureuse distinction qui frôle parfois l’absurde. « Nous avons accueilli récemment 20 femmes auparavant hébergées à Kærshovedgård. Là-bas, elles mangeaient dans une cafétéria des repas qui leur étaient servis. En arrivant ici, l’administration ne voulait pas du tout que leur confort de vie s’améliore. Donc nous recevons deux fois par semaine des repas surgelés pour ces 20 femmes uniquement, alors que le reste des résidents peut cuisiner », rapporte la responsable. « Les conditions [de vie] sont censées être aussi dures que possible, aussi intolérables que possible, c’est le mot que [les responsables] utilisent, pour essayer de pousser les gens à partir. Mais sans franchir la ligne qui consisterait à violer leurs droits », dénonce Eva Singer, du Danish Refugee Council.
    Et cette période de détention dans le centre peut durer des mois, voire des années. Car certains profils sont inexpulsables, faute de relations diplomatiques avec le pays d’origine, d’accord du pays européen de première entrée, de reconnaissance des autorités du pays d’origine. Anna* fait partie des étrangers inexpulsables que les autorités danoises refusent malgré tout de régulariser. Cette Cubaine de 54 ans erre depuis 15 ans dans le système d’asile danois et vit dans le centre d’Avnstrup depuis un an et demi. Puisque les autorités cubaines refusent de la reconnaître, elle ne peut pas être expulsée vers le pays. Mais elle n’est pas libre pour autant, elle est « tolérée » au Danemark et est contrainte de vivre dans le centre d’Avnstrup alors que sa fille et ses trois petits enfants vivent légalement au Danemark. « Je dois pointer auprès des services de l’immigration deux fois par jour. Je ne peux rien faire de ma vie. J’ai perdu ma famille, j’ai perdu le contact avec mes amis. Je suis très angoissée et anxieuse », confie-t-elle à InfoMigrants depuis la chambre d’une amie. Pour les étrangers contraints de vivre dans cet entre-deux, tout est prévu. Le centre possède sa propre école et sa propre crèche. Un café, une clinique, un psychologue et de nombreuses activités sont accessibles aux adultes, tous privés du droit de travailler et de toute aide financière de l’État. Après quelques années, les enfants peuvent également sortir du centre et fréquenter les écoles locales. Devant la petite école du centre, quelques vélos ont été jetés par terre à la hâte. On entend les cris des enfants en récréation depuis l’arrière du bâtiment. Pour la vingtaine d’élèves de l’école et leurs parents, les cartables et les horaires de l’école donnent un semblant de normalité au quotidien, en attendant le départ

    #Covid-19#migrant#migration#danemark#politiquemigratoire#expulsion#droit#sante#santementale

  • Dans la Hongrie d’Orban, farouchement anti-immigration mais dépendante des travailleurs étrangers - InfoMigrants
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    Dans la Hongrie d’Orban, farouchement anti-immigration mais dépendante des travailleurs étrangers
    Par RFI Publié le : 08/04/2026
    Hostile à l’immigration, la Hongrie de Viktor Orban fait pourtant de plus en plus appel à des travailleurs étrangers pour faire tourner son économie. Une présence de plus en plus visible et un équilibre politique délicat qui ont relégué le sujet au second plan dans la campagne des élections législatives du 12 avril 2026.
    Sac isotherme fluo aux couleurs de Wolt ou Foodora sur le dos, les livreurs à vélo ont envahi les rues de Budapest. À l’image des autres grandes villes hongroises, beaucoup sont étrangers, comme ce jeune Bangladais, qui travaille deux ou trois jours par semaine à côté de ses études d’économie. « Franchement, je suis très content », assure-t-il, montrant la batterie de son vélo pour nuancer l’image d’un boulot pénible. « Je me sens en sécurité », ajoute-t-il, en évoquant son expérience en Italie, avant de filer le long du Danube. Si cette présence surprend davantage ici qu’ailleurs, c’est qu’elle contraste avec l’image d’un pays qui a fait de sa ligne anti-immigration l’un des piliers du pouvoir de Viktor Orban.
    Depuis la crise migratoire de 2015, le gouvernement hongrois a construit une politique parmi les plus restrictives d’Europe : barrière à la frontière sud, refus des quotas européens et droit d’asile quasiment réduit à néant, ce qui lui vaut une condamnation par la justice européenne depuis juin 2024 à payer une somme forfaitaire de 200 millions d’euros et à une astreinte d’un million d’euros par jour de retard pour non application de la politique commune de l’Union en matière de protection internationale. Entre-temps, la Commission européenne a activé une procédure permettant de déduire directement l’amende des fonds européens destinés à la Hongrie, faute de paiement. Une fermeté érigée en marqueur par le pouvoir politique, revendiquée, et qui a contribué à la popularité de Viktor Orban dans les urnes.
    Pourtant cette question est aujourd’hui beaucoup moins visible dans le débat politique. À l’approche des élections législatives du 12 avril, la campagne du Premier ministre s’est recentrée sur la guerre en Ukraine et les attaques contre l’opposition. La migration, longtemps au cœur de son discours, est reléguée à l’arrière-plan, comme si le sujet était devenu plus délicat à manier au moment même où le pays dépend davantage de travailleurs étrangers. Car depuis 2022, le gouvernement a été contraint d’ouvrir les portes du pays à une immigration de travail. En effet, avec l’ouverture du marché européen, les professionnels hongrois ont massivement émigré, principalement vers l’Allemagne et l’Autriche, créant une pénurie de main-d’œuvre durable. Et dans un pays proche du plein emploi, avec un taux de chômage autour de 5 %, les entreprises peinent à recruter.
    Sans compter que l’exécutif a voulu faire de l’industrie des batteries pour véhicules électriques la locomotive de son développement économique. Sous la pression du patronat, le recours à des travailleurs étrangers s’est imposé. En quelques années, leur nombre, historiquement faible, a presque doublé. Les permis délivrés à des ressortissants hors Union européenne ont eux été multipliés par près de cinq. Aujourd’hui, ils seraient plus de 100 000, selon les données de l’Office central des statistiques hongrois. Même si leur part reste limitée en comparaison des voisins européens, certains dénoncent le double discours des autorités. « Ils prêchent de l’eau et boivent du vin », résume Tamas Székely, président du syndicat VDSZ, la Fédération des syndicats des travailleurs de la chimie, de l’énergie et des industries diverses.
    Pour répondre à ces besoins, le gouvernement a créé un statut spécifique : celui de « travailleur invité ». Le séjour de ces travailleurs venus pour l’essentiel d’Asie (Philippines, Vietnam en tête), est strictement encadré : accès limité à certains métiers, impossibilité de faire venir leur famille, permis valables deux ans – prolongeables d’un an – et délivrés uniquement par des entreprises partenaires stratégiques du gouvernement ou des agences spécifiquement agréées. Un système qui exclut toute possibilité d’installation et d’intégration. « Chez Samsung, plus de la moitié des salariés sont des travailleurs invités », affirme le syndicaliste Tamas Székely. Une estimation impossible à vérifier de manière indépendante, les entreprises ne publiant pas de données détaillées. À Debrecen, à l’est de la Hongrie, où le groupe chinois CATL construit une gigantesque usine, plusieurs sources évoquent déjà un recours important à des travailleurs étrangers. « Les travailleurs étrangers acceptent tout, y compris de travailler douze heures par jour, et de faire des heures supplémentaires, ce qui en fait aussi un point de comparaison dans les entreprises », explique le syndicaliste.
    L’afflux de ces salariés venus d’ailleurs dans un pays qui n’avait connu qu’une immigration européenne ne s’est pas faite sans frictions. « Certaines entreprises ont résolu la question en séparant les travailleurs hongrois et non hongrois, jusque dans les équipes et les horaires, de sorte qu’ils se rencontraient à peine », indique Tamas Székely, qui évoque des différences culturelles. À Budapest, l’arrivée de nombreux livreurs étrangers a aussi généré des tensions. Pour faciliter la cohabitation, l’association Menedék a ainsi créé une brochure en plusieurs langues, dont l’ourdou ou le bengali, pour expliquer les règles de circulation à vélo. Pour apaiser les tensions et faciliter la cohabitation, l’association Menedek a réalisé une brochure sur les règles de circulation à vélo dans la capitale hongroise.
    Dans les faits, cette main-d’œuvre est souvent tenue à l’écart de la population locale, logée dans des dortoirs ou des foyers à proximité des usines et transportés en bus. « Il y a un aspect très pratique : on regroupe les travailleurs pour réduire les coûts. Mais aussi une volonté de limiter les contacts, les conflits et la visibilité. Parce que dès que les étrangers deviennent visibles, cela devient immédiatement un sujet politique », décrypte Andras Kovacs, président de l’association Menedék, qui vient en aide aux migrants.
    Sara Sos, travailleuse sociale au sein de l’ONG, décrit des salariés « très difficiles d’accès, extrêmement isolés » et qui ne les sollicitent qu’en dernier recours. Certains travailleurs doivent également payer des frais importants aux agences de recrutement pour obtenir ces emplois, frais dont ils s’acquittent une fois le salaire touché. Ils sont aussi une variable d’ajustement quand les commandes ralentissent. Aucune des agences spécialisées sollicitées n’a accepté de répondre à nos questions. « C’est un système très toxique, où tout le monde dépend des autres. L’employeur dépend des agences pour avoir des travailleurs. Le travailleur dépend de l’agence pour avoir un emploi. Et l’agence dépend du travailleur pour gagner de l’argent. Tout le monde a peur de l’autre », constate Andras Kovacs. Le discours politique, lui, n’a pas changé. Si la campagne cible désormais surtout le président ukrainien Volodymyr Zelensky et agite le risque de guerre, le slogan du Fidesz d’Orban continue de clamer : « Stop migration », dans un pays où la présence de travailleurs étrangers n’a jamais été aussi visible. « L’ennemi migratoire vise surtout ceux qui arrivent à la frontière sans papiers, les demandeurs d’asile. Là, il n’y a aucun changement : le système reste très strict », confirme le président de Menedék. Une contradiction assumée, qui repose sur une distinction clairement revendiquée par le gouvernement, comme l’analyse l’économiste Zoltán Pogátsa : d’un côté, les « bons migrants », ceux qui travaillent et répondent aux besoins de l’économie ; de l’autre, les « mauvais », perçus comme un poids pour l’État. Face aux critiques, la ligne est difficile à tenir entre nécessité économique et rejet politique. Depuis 2025, les quotas ont été abaissés et les conditions durcies. Seuls certains pays peuvent désormais envoyer des travailleurs en Hongrie. « Il y a deux ans, le gouvernement a créé ce statut sous la pression économique. Mais en quelques mois, avec les critiques politiques - notamment de l’extrême droite - il a reculé et durci les règles », explique Zoltán Pogátsa.
    Un équilibre politique périlleux, qui confine parfois à l’absurde, relève le syndicaliste VDSZ. Il rappelle cette affaire d’une travailleuse invitée philippine tombée amoureuse qui a eu un enfant avec un Hongrois mais à qui l’administration avait demandé de quitter le pays, selon la réglementation en vigueur. « Pendant ce temps, le gouvernement répète à l’envi que la Hongrie serait le pays le plus favorable aux familles du monde entier ! », ironise le syndicaliste.
    Du côté de l’opposition aussi, le thème de l’immigration reste sensible : si le pro-européen et conservateur Peter Magyar critique l’hypocrisie et l’opacité du système actuel, il se garde bien de toute inflexion sur le sujet. Dans son programme, Peter Magyar réaffirme le maintien d’une politique migratoire stricte. Il assure même vouloir se passer des travailleurs étrangers, en faisant revenir les Hongrois partis trouver des conditions meilleures à l’étranger. « Ce type de propagande permet toujours de gagner des élections et de garder le pouvoir, analyse Tamas Székely. En 2018, ils ont gagné avec la migration. On ne sait jamais exactement qui sera l’ennemi, mais il en faut toujours un. »

    #Covid-19#migrant#migration#hongrie#politiquemigratoire#economie#travailleurinvite#immigration#sante#philippines#vietnam#travailleurmigrant

  • L’Irlande, cinquième pays de l’UE en termes de nombre de demandes d’asile par habitant - InfoMigrants
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    L’Irlande, cinquième pays de l’UE en termes de nombre de demandes d’asile par habitant
    Par La rédaction Publié le : 08/04/2026
    Avec 2,4 demandes d’asile pour 1 000 habitants, l’Irlande se place en cinquième position des pays de l’Union européenne en nombre de primo-demandeurs par rapport à sa population. La Somalie est la première nationalité, représentant plus d’un demandeur sur six. Même si les chiffres sont en baisse, comme partout en Europe, le gouvernement irlandais envisage pour 2026 des mesures de restriction de l’accueil et d’accélération des procédures. L’Irlande est le cinquième pays de l’Union européenne (UE) en termes de premières demandes d’asile reçues par habitant. Et ce, même si les chiffres de l’asile ont diminué de 30 %, passant de plus de 18 000 demandes reçues en 2024 à près de 13 000 en 2025 - ce qui constitue un retour aux seuils de 2022 / 2023. De nouveaux chiffres publiés fin mars par la Commission européenne montrent en effet que l’Irlande a reçu 2,4 demandeurs d’asile pour 1 000 habitants l’année dernière. Il s’agit du cinquième ratio derrière la Grèce (5,3 pour 1 000) ; Chypre et l’Espagne (2,9 toutes les deux) et le Luxembourg (2,6).
    Ce taux est en baisse : en 2024 avec ses 18 000 demandes reçues, l’Irlande comptait 3,4 demandeurs pour 1 000 habitants, détaille le média irlandais BreakingNews.ie : le pays se plaçait alors au troisième rang européen. Cette diminution s’inscrit dans un contexte plus large : l’Union européenne a connu une baisse générale des demandes d’asile de 27 % en 2025. Le taux moyen est alors passé de 2 à 1,5 demandes pour 1 000 habitants dans l’UE. Parmi les États-membres, seuls la Lettonie, la Lituanie et la Hongrie ont enregistré une légère augmentation du nombre de demandes d’asile.
    Malgré la baisse de la demande d’asile, le gouvernement irlandais compte bien faire entrer en vigueur cette année son nouveau projet de loi sur la protection internationale, qui prévoit un traitement plus rapide des demandes d’asile et des potentiels renvois. Cet important ensemble de réformes présenté fin 2025 prévoit, entre autres, que les demandeurs d’asile salariés reversent entre 10 et 40 % de leur revenu hebdomadaire aux frais d’hébergement - ce qui concernerait environ 7 500 personnes selon le ministre de la Justice, Jim O’Callaghan. Dans le cadre de ce projet de loi également, le gouvernement a durci les règles relatives au regroupement familial pour les réfugiés, en limitant la possibilité de faire venir leurs proches dans le pays. Ceux-ci devront patienter pendant trois ans avant que leur conjoint-e et leurs enfants puissent les rejoindre.
    Si le texte est adopté sans modification par le parlement, cette mesure entrera en vigueur avec le reste de la loi sur la protection internationale à la mi-2026. Une telle proposition gouvernementale « est cruelle » et va « directement à l’encontre de tout ce que nous devrions défendre en tant que pays », a réagi en février le porte-parole du Parti travailliste pour la justice, Alan Kelly.C’est que les conditions de vie des primo-arrivants sont déjà rudes. Fin février, la Haute cour de justice a condamné l’État irlandais à verser 9 500 et 6 000 euros à deux demandeurs d’asile - un Afghan et un Indien - qui avaient attaqué l’État en justice pour avoir été laissés sans abri à leur arrivée dans le pays en 2023, a rapporté l’Irish Times.
    Ces dernières années, en particulier en 2024 lors de la hausse des arrivées, les hommes seuls se sont de plus en plus retrouvés sans solution d’hébergement, le gouvernement mettant en avant la crise du logement et la saturation des centres d’accueil. « Pour aller faire nos besoins, nous devons marcher environ six kilomètres. On va dans une mosquée du centre-ville qui nous accepte », témoignait Sami*, un Afghan rencontré par InfoMigrants dans les rues de Dublin en 2024. « C’est tellement insupportable la vie ici, je suis à bout. Je me sens tout le temps triste ». En janvier 2026, 1 123 nouvelles demandes d’asile sont arrivées en Irlande, selon le dernier rapport mensuel des autorités de protection irlandaises. Soit légèrement plus (3,5%) qu’en janvier 2025. Pas moins d’un quart de ces demandes émanaient de ressortissants somaliens. La Somalie promet ainsi de se maintenir en tête des nationalités qui demandent l’asile dans le pays. Avec 2 015 demandes en 2025, le pays représente au moins un demandeur sur six en Irlande. Les nationalités qui suivent sont le Nigeria (1 910) ; le Pakistan (1 665) ; l’Afghanistan (1 290) et la Géorgie (865).
    Depuis septembre 2025, le gouvernement encourage les retours volontaires vers les pays d’origine, en gonflant l’aide financière dédiée. Les personnes choisissant de rentrer volontairement avant ou après avoir reçu une décision de première instance sur leur demande de protection peuvent désormais recevoir 2 500 euros d’aide par personne, et jusqu’à 10 000 euros maximum par famille.

    #Covid-19#migration#migrant#UE#irlande#asile#politiquemigratoire#sante#somalie#nigeria#pakistan#afghanistan#georgie

  • Nord de la France : des agents britanniques dans un centre d’accueil pour dissuader les migrants de traverser la Manche - InfoMigrants
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    Nord de la France : des agents britanniques dans un centre d’accueil pour dissuader les migrants de traverser la Manche
    Par Clémence Cluzel Publié le : 08/04/2026
    Des agents britanniques interviennent chaque mois depuis cet automne au sein d’un centre d’accueil de migrants près d’Arras, dans le Pas-de-Calais. Un nouveau volet dans le partenariat franco-britannique pour tenter de déconstruire les clichés sur les conditions d’accueil au Royaume-Uni et dissuader les candidats à l’exil de traverser la Manche. Sans forcément de réel succès.
    Depuis cet automne s’opère un nouvel aspect de la coopération franco-britannique pour lutter contre les arrivées de migrants sur les côtes anglaises. Une fois par mois depuis octobre, des agents britanniques se rendent au centre d’accueil et d’examen des situations (CAES) de Croisilles, près d’Arras (Pas-de-Calais) afin d’informer et surtout déconstruire les clichés des migrants désireux de rejoindre le Royaume-Uni. "Les agents viennent à deux pour apporter des informations sur la réalité de l’accueil des migrants en Angleterre. Ils déconstruisent les idées reçues répandues : vous aurez du travail, un logement, des papiers", explique Alain Boulanger, coordinateur du CAES au quotidien La Voix du Nord. "La réalité est que la Grande-Bretagne n’est pas l’Eldorado que s’imaginent les exilés", confirme au même média Claude Picarda, directeur des CAES du département. Leur intervention a également permis de résoudre certaines situations jusque là bloquées, tel que le regroupement familial d’un enfant avec ses parents déjà au Royaume-Uni.
    Ouvert en octobre 2016, le CAES de Croisilles offre une solution de "mise à l’abri", principalement à des hommes seuls, ainsi qu’une aide pour leurs démarches administratives : la demande d’asile - qui concerne entre 5 et 7 % des personnes - ou le retour au pays, une option qui reste rare. "Plus de 90 % des exilés (du CAES) veulent traverser la Manche pour gagner la Grande-Bretagne, qui reste un Eldorado", affirme le coordinateur, cité par La Voix du Nord.
    Ces interventions britanniques, menées en soutien au travail de l’équipe du CAES, visent avant tout à dissuader les migrants de tenter cette traversée dangereuse. Au moins 29 personnes sont mortes en mer en 2025 selon un décompte AFP réalisé à partir de sources officielles.
    "L’idée est aussi de dire aux exilés qu’il existe des voies légales pour se rendre en Grande-Bretagne depuis la France", développe Alain Boulanger, au quotidien local. Et de citer l’accord "un pour un" entré en vigueur le 5 août 2025 : celui-ci prévoit le renvoi en France d’un migrant arrivant au Royaume-Uni par "small boat", en échange de quoi Londres s’engage à accepter un migrant se trouvant en France et exprimant sa volonté de demander l’asile. Mais le dispositif patine : selon le Home Office, entre août 2025 et mars 2026, seuls 377 migrants ont été renvoyés en France et 380 ont été accueillis au Royaume-Uni dans le cadre de cet accord.
    Reste que les interventions des agents britanniques peinent à porter leurs fruits auprès des exilés. "Quand l’objectif final est à 30 km alors qu’on a fait 6 000 km à pied pour venir, il est très difficile de dissuader de traverser la Manche. Certains tentent, échouent, finissent par poser les bagages. Mais ce n’est pas du tout la majorité", rapporte Alain Boulanger au média nordiste. D’autant qu’en face le discours des passeurs est bien différent, tout comme celui des exilés ayant réussi à passer au Royaume-Uni. "On leur dit que continuer signifie potentiellement perdre la vie. Mais notre discours bute sur l’attrait qu’il y a pour ce pays. Certains y ont aussi des intérêts : une famille sur place, un lieu où s’établir, de l’argent qu’ils ont envoyé pour éviter de se faire dépouiller… Ils parlent aussi la langue pour la plupart" indique-t-il encore.
    En 2025, près de 50 000 personnes ont essayé de traverser la Manche pour rejoindre le Royaume-Uni à bord de "small boats", selon des chiffres de la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord. Pour la même période, 6 177 migrants ont été secourus en mer par les forces françaises.
    Depuis son arrivée au pouvoir à l’été 2024, le gouvernement travailliste britannique a fait de l’immigration irrégulière son cheval de bataille. Cela s’est traduit par un durcissement de sa politique migratoire avec l’adoption d’une série de mesures répressives pour lutter contre l’immigration illégale. Parmi elles, la réduction de la protection accordée aux réfugiés, qui seront "forcés de rentrer dans leur pays d’origine dès qu’il sera jugé sûr", avait déclaré la ministre de l’Intérieur Shabanah Mahmood cet hiver. L’accès automatique des demandeurs d’asile aux aides sociales et au regroupement familial a aussi été supprimé, tandis qu’il faudra désormais pouvoir justifier de 20 ans de présence au Royaume-Uni pour pouvoir rester indéfiniment dans le pays. Début mars, le gouvernement britannique a également annoncé cesser d’accorder des visas d’études à certains pays (Afghanistan, Cameroun, Birmanie, Soudan) dénonçant des "abus" commis par ces ressortissants. Près de 60 000 personnes ont été expulsées du pays entre juillet 2024 et janvier 2026, certains par la force et d’autres à travers des “retours volontaires”. C’est 30 % de plus que sur les 19 mois d’avant : en effet, de décembre 2022 à juin 2024, un peu plus de 44 600 étrangers avaient été expulsés.
    Parallèlement, le nombre de réfugiés statutaires à la rue a explosé. Plus de 19 000 réfugiés sont à la rue au Royaume-Uni, selon la BBC se basant sur des données gouvernementales,. C’est cinq fois plus qu’en 2021/2022, où les autorités avaient recensé 3 500 personnes sans-abri. Les organisations d’aide aux migrants du pays pointent "une conséquence directe" de la politique gouvernementale. En 2025 41 472 migrants sont arrivés au Royaume-Uni après une périlleuse traversée de la Manche depuis la France, soit le deuxième nombre le plus élevé après le record de 45 774 arrivées enregistrées en 2022, selon les données du Home Office. L’accord de coopération entre Londres et Paris pour lutter contre les traversées illégales a été prolongé le 31 mars dernier mais uniquement pour deux mois, faute d’avoir pu trouver un partenariat permanent. Le Royaume-Uni exige plus d’interventions en mer des autorités françaises pour empêcher les traversées des "small boats" dans la Manche. Mais Paris se refuse à cette requête, s’appuyant sur le droit international de la mer qui interdit les interventions en mer (au profit des opérations de secours). Les autorités craignent en effet qu’une hausse de ces interpellations n’augmente au contraire la mise en danger de la vie des exilés, ainsi que des forces de l’ordre.
    Londres va fournir un financement de 16,2 millions de livres (18,5 millions d’euros) qui servira à assurer la surveillance des plages au cours des deux prochains mois. Depuis 2023, le Royaume-Uni a versé 540 millions d’euros à la France dans le cadre du traité de Sandhurst, signé en 2018 et prolongé jusqu’en 2023. Celui-ci prévoit le financement par Londres d’une partie des actions menées par la France pour sécuriser les plages françaises. Cet argent sert à financer les patrouilles sur les plages, l’achat de matériel (drones), ou encore la construction (en cours) du futur centre de rétention de 140 places de Dunkerque - situé à Loon-Plage - qui doit ouvrir fin 2026/début 2027.

    #Covid-19#migrant#migrant#france#royaumeuni#politiquemigratoire#sante#droit

  • Plus de 70 migrants portés disparus après un naufrage en mer Méditerranée - InfoMigrants
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    Plus de 70 migrants portés disparus après un naufrage en mer Méditerranée
    Par La rédaction Publié le : 07/04/2026
    Plus de 70 personnes sont portées disparues après le naufrage d’une embarcation de migrants en Méditerranée centrale samedi. Trente-deux exilés ont été secourus par des navires marchands présents à proximité et deux corps ont été récupérés. Les survivants ont débarqué sur l’île italienne de Lampedusa.
    Une embarcation en bois surchargée de migrants s’est retournée samedi 4 avril au large de la Libye, ont indiqué sur X les ONG Mediterranea Saving Humans et Sea-Watch. Une vidéo publiée sur les réseaux sociaux par Sea-Watch et tournée depuis son avion de surveillance Sea-Bird 2 montre des hommes s’agrippant à la coque du bateau chaviré, à la dérive en pleine mer, et des personnes dans l’eau.
    Trente-deux exilés ont été secourus par deux navires marchands présents dans la zone et deux corps ont été récupérés. Ils ont débarqué dimanche matin sur l’île italienne de Lampedusa.Le canot était parti samedi après-midi de Tajoura, dans le nord de la Libye, avec à son bord environ 105 femmes, hommes et enfants. Ainsi, au moins 71 personnes sont portées disparues dans le naufrage de cette embarcation."Nous partageons la douleur des survivants, de leurs familles et de leurs proches. Ce dernier naufrage n’est pas un tragique accident, mais bien la conséquence des politiques des gouvernements européens qui refusent d’ouvrir des voies d’accès sûres et légales", a écrit Mediterranea Saving Humans.
    Ce nouveau drame intervient quelques jours seulement après une autre tragédie en Méditerranée centrale. Dans la nuit de mardi 31 mars à mercredi 1er avril, 19 corps de migrants ont été retrouvés dans un canot près des côtes italiennes.L’embarcation avait été repérée à la dérive par un avion de reconnaissance italien, mais aucun navire des gardes-côtes libyens ni de navire civil ne se trouvait dans la zone pour intervenir. Il a alors été décidé d’envoyer un navire des gardes-côtes italiens depuis Lampedusa. Cinquante-huit survivants avaient pu être secourus.
    Selon le porte-parole des gardes-côtes, Roberto D’Arrigo, certains migrants pourraient avoir péri durant leur traversée vers Lampedusa, dans des conditions météorologiques particulièrement difficiles, avec des vagues atteignant sept mètres (23 pieds) de haut."Ce ne sont pas des tragédies isolées, mais un schéma de violence aux frontières conçu pour tuer", a accusé dimanche sur X Sea-Watch, en référence à ces deux derniers naufrages.Lampedusa est un point d’arrivée clé pour les migrants traversant la mer Méditerranée depuis l’Afrique du Nord, nombreux étant ceux qui perdent la vie au cours de ce voyage dangereux."La mer Méditerranée est devenue l’axe migratoire le plus meurtrier au monde", déplore au micro de RFI Sophie Beau, directrice générale de SOS Méditerranée, qui avec son navire Ocean Viking porte secours à des embarcations en détresse dans cette zone maritime.
    Depuis janvier en effet, le nombre de décès a explosé en Méditerranée. Entre le 1er janvier et le 31 mars 2026, 831 migrants ont péri en tentant de rejoindre les côtes européennes, contre 415 à la même période de 2025. Un record pour cette période de l’année depuis les premiers relevés de l’Organisation internationale des migrations (OIM) en 2014.Et ce chiffre pourrait être bien plus élevé. De nombreuses embarcations disparaissent en mer sans laisser de traces, ce qu’on appelle des « naufrages invisibles ». Cela a notamment été le cas mi-janvier, lors de la tempête Harry, qui a balayé le bassin méditerranéen et les côtes italiennes et a généré des vagues allant jusqu’à 16 mètres de haut et des rafales de vent atteignant plus de 54 nœuds.
    L’OIM estime que huit bateaux avec 380 personnes à bord ont fait naufrage à cette période en Méditerranée centrale. Les ONG Mediterranea Saving Humans et Refugees in Libya dénombrent, elles, près de 30 embarcations parties de Tunisie. Au total selon les humanitaires, un millier d’exilés ont péri pendant la tempête Harry.

    #Covid-19#migration#migrant#mediterranee#italie#migrationirreguliere#routemigratoire#mortalite#sante

  • « La mer Méditerranée est devenue l’axe migratoire le plus meurtrier au monde », selon l’ONG SOS Méditerranée - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/70748/la-mer-mediterranee-est-devenue-laxe-migratoire-le-plus-meurtrier-au-m

    « La mer Méditerranée est devenue l’axe migratoire le plus meurtrier au monde », selon l’ONG SOS Méditerranée
    Par RFI Publié le : 07/04/2026
    Plus de 70 personnes sont portées disparues après le naufrage d’une embarcation en Méditerranée samedi. Deux corps ont été repêchés tandis qu’une trentaine de survivants, en état de choc, ont été ramenés à Lampedusa, en Italie. Pour en parler, Sophie Beau, directrice générale de SOS Méditerranée France, ONG qui porte secours aux migrants en mer, était l’invitée d’Afrique Mid

    #Covid-19#migrant#migration#mediterranee#routemigratoire#migrationirreguliere#sante#mortalite

  • Sendou : 31 migrants arrêtés, le cerveau du réseau activemen... | Seneweb -
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/sendou-31-migrants-arretes-le-cerveau-du-reseau-activement-recherche_n_4888

    Sendou : 31 migrants arrêtés, le cerveau du réseau activement recherché
    Auteur : Ablaye Gadiaga Sarr
    Une tentative d’émigration irrégulière a été déjouée dans la nuit du 29 mars 2026 sur la plage de Sendou, dans la commune de Bargny. L’opération, menée par le poste de police de Bargny avec l’appui de la Brigade spéciale, a permis l’interpellation de trente et un (31) candidats au départ.Selon des sources sécuritaires, l’intervention fait suite à l’exploitation d’un renseignement criminel faisant état d’un embarquement imminent. Alertés aux environs de minuit, les éléments de la Brigade de recherches ont effectué une descente sur les lieux. À leur arrivée, si une partie du groupe a réussi à prendre la fuite à la faveur de l’obscurité, 31 individus ont pu être appréhendés par les forces de l’ordre.
    Parmi les personnes interpellées figurent 20 Sénégalais, dont un mineur, 10 Gambiens et un ressortissant guinéen. Les premières auditions ont permis de révéler les modalités d’organisation du voyage, ainsi que les sommes versées par les candidats, comprises entre 200 000 et 500 000 FCFA.L’enquête a également mis en lumière une nouvelle stratégie adoptée par les réseaux de passeurs pour contourner la surveillance accrue des Forces de défense et de sécurité (FDS). Ces derniers privilégient désormais des sites de rassemblement multiples, à l’image de la plage de Sendou, pour éviter d’attirer l’attention. Le plan consistait à utiliser des pirogues de fortune pour transporter les migrants vers une embarcation plus grande, stationnée discrètement en haute mer.Les témoignages recueillis indiquent que certains candidats avaient déjà versé une partie du montant exigé, tandis que d’autres devaient régler le reliquat une fois arrivés en Espagne. Dans plusieurs cas, les transactions financières étaient directement organisées par des proches basés à l’étranger. Les investigations se poursuivent activement afin de mettre la main sur l’organisateur principal du réseau, actuellement en fuite

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#gambie#guinee#migrationirreguliere#routemigratoire#bargny#sante

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    Sendou : 31 migrants arrêtés, le cerveau du réseau activement recherché
    Auteur : Ablaye Gadiaga Sarr
    Une tentative d’émigration irrégulière a été déjouée dans la nuit du 29 mars 2026 sur la plage de Sendou, dans la commune de Bargny. L’opération, menée par le poste de police de Bargny avec l’appui de la Brigade spéciale, a permis l’interpellation de trente et un (31) candidats au départ.Selon des sources sécuritaires, l’intervention fait suite à l’exploitation d’un renseignement criminel faisant état d’un embarquement imminent. Alertés aux environs de minuit, les éléments de la Brigade de recherches ont effectué une descente sur les lieux. À leur arrivée, si une partie du groupe a réussi à prendre la fuite à la faveur de l’obscurité, 31 individus ont pu être appréhendés par les forces de l’ordre.
    Parmi les personnes interpellées figurent 20 Sénégalais, dont un mineur, 10 Gambiens et un ressortissant guinéen. Les premières auditions ont permis de révéler les modalités d’organisation du voyage, ainsi que les sommes versées par les candidats, comprises entre 200 000 et 500 000 FCFA.L’enquête a également mis en lumière une nouvelle stratégie adoptée par les réseaux de passeurs pour contourner la surveillance accrue des Forces de défense et de sécurité (FDS). Ces derniers privilégient désormais des sites de rassemblement multiples, à l’image de la plage de Sendou, pour éviter d’attirer l’attention. Le plan consistait à utiliser des pirogues de fortune pour transporter les migrants vers une embarcation plus grande, stationnée discrètement en haute mer.Les témoignages recueillis indiquent que certains candidats avaient déjà versé une partie du montant exigé, tandis que d’autres devaient régler le reliquat une fois arrivés en Espagne. Dans plusieurs cas, les transactions financières étaient directement organisées par des proches basés à l’étranger. Les investigations se poursuivent activement afin de mettre la main sur l’organisateur principal du réseau, actuellement en fuite

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  • Sendou : 31 migrants arrêtés, le cerveau du réseau activemen... | Seneweb -
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    Sendou : 31 migrants arrêtés, le cerveau du réseau activement recherché
    Auteur : Ablaye Gadiaga Sarr
    Une tentative d’émigration irrégulière a été déjouée dans la nuit du 29 mars 2026 sur la plage de Sendou, dans la commune de Bargny. L’opération, menée par le poste de police de Bargny avec l’appui de la Brigade spéciale, a permis l’interpellation de trente et un (31) candidats au départ.Selon des sources sécuritaires, l’intervention fait suite à l’exploitation d’un renseignement criminel faisant état d’un embarquement imminent. Alertés aux environs de minuit, les éléments de la Brigade de recherches ont effectué une descente sur les lieux. À leur arrivée, si une partie du groupe a réussi à prendre la fuite à la faveur de l’obscurité, 31 individus ont pu être appréhendés par les forces de l’ordre.
    Parmi les personnes interpellées figurent 20 Sénégalais, dont un mineur, 10 Gambiens et un ressortissant guinéen. Les premières auditions ont permis de révéler les modalités d’organisation du voyage, ainsi que les sommes versées par les candidats, comprises entre 200 000 et 500 000 FCFA.L’enquête a également mis en lumière une nouvelle stratégie adoptée par les réseaux de passeurs pour contourner la surveillance accrue des Forces de défense et de sécurité (FDS). Ces derniers privilégient désormais des sites de rassemblement multiples, à l’image de la plage de Sendou, pour éviter d’attirer l’attention. Le plan consistait à utiliser des pirogues de fortune pour transporter les migrants vers une embarcation plus grande, stationnée discrètement en haute mer.Les témoignages recueillis indiquent que certains candidats avaient déjà versé une partie du montant exigé, tandis que d’autres devaient régler le reliquat une fois arrivés en Espagne. Dans plusieurs cas, les transactions financières étaient directement organisées par des proches basés à l’étranger. Les investigations se poursuivent activement afin de mettre la main sur l’organisateur principal du réseau, actuellement en fuite

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#gambie#guinee#migrationirreguliere#routemigratoire#bargny#sante

  • Le Mexique durcit le ton contre l’administration Trump pour ses ressortissants morts dans les prisons de l’ICE
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/04/03/le-mexique-durcit-le-ton-contre-l-administration-trump-pour-ses-ressortissan

    Le Mexique durcit le ton contre l’administration Trump pour ses ressortissants morts dans les prisons de l’ICE
    Par Mathieu Tourliere (Mexico, correspondance)
    Pour le gouvernement du Mexique, la mort de José Ramos, survenue le 25 mars dans sa cellule du centre de détention de la police américaine de l’immigration (ICE) d’Adelanto, en Californie, est celle de trop. Originaire de la ville de Silao, dans l’Etat du Guanajuato, José Ramos résidait depuis vingt-huit ans à Los Angeles, où il travaillait dans une blanchisserie industrielle et était père de deux enfants, citoyens des Etats-Unis.
    Cet homme, « très travailleur et très responsable », selon son épouse, Antonia Tova, est devenu le quatorzième ressortissant mexicain décédé dans un centre de détention migratoire depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, en janvier 2025. Neuf jours plus tôt, le Mexique apprenait avec effarement la mort de Royer Perez, 18 ans, originaire de l’Etat du Chiapas, dans le centre de détention de l’ICE à Glades, en Floride. Cinq jours après le décès de José Ramos, l’ICE s’est fendu d’un communiqué insistant sur le fait que l’homme de 52 ans, arrêté puis transféré dans le centre d’Adelanto en février, était un « étranger illégal » qui avait été « condamné pour possession d’une substance interdite et vol » en août 2025. Selon les autorités migratoires, il souffrait de diabète, hyperlipidémie et hypertension, et « recevait une attention médicale constante durant son incarcération ». L’explication n’a pas convaincu de l’autre côté de la frontière : le 30 mars, Vanessa Calva, la directrice de la protection consulaire du Mexique aux Etats-Unis, a reproché à l’ICE de n’avoir toujours pas informé le gouvernement du Mexique sur les causes de la mort de José Ramos, assurant que son cas « n’est pas un fait isolé mais le reflet d’une tendance alarmante et inacceptable ».
    La présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, a durci le ton lors de sa conférence de presse du 30 mars, annonçant « plusieurs actions pour protester contre la nouvelle mort d’un Mexicain », la quatrième survenue depuis janvier 2025 à Adelanto, l’une des plus grandes prisons pour migrants des Etats-Unis. D’une capacité de 1 940 places, elle se trouve dans le désert de Mojave, et l’ICE la sous-traite à l’entreprise Geo Group. Le gouvernement du Mexique a fait savoir qu’il présenterait une plainte à la Commission interaméricaine des droits humains (CIDH) – une branche de l’Organisation des Etats américains – pour dénoncer les mauvais traitements réservés aux immigrants détenus. Il apportera aussi son soutien, via un amicus curiae (« ami de la cour », un système qui permet à des personnes morales, Etats ou entreprises, de déposer des argumentaires pour éclairer les juges américains), à un procès collectif intenté par des organisations de Los Angeles contre l’ICE et les conditions « inhumaines et illégales » à Adelanto.
    La politique anti-immigration menée par l’administration Trump affecte en premier lieu les quelque 39 millions de Mexicains qui résident aux Etats-Unis, dont environ 4 millions sans papiers, selon des estimations du Pew Research Center. Selon le gouvernement mexicain, depuis le début du second mandat de Donald Trump, les autorités migratoires ont arrêté 177 192 citoyens mexicains, et, au 26 mars, 13 722 ressortissants étaient détenus dans des centres de l’ICE. Jusqu’au décès de José Ramos, Mexico s’était contenté de déplorer les morts, d’exiger des enquêtes approfondies et d’envoyer des notes diplomatiques à Washington, alors que le réseau des 50 consulats mexicains aux Etats-Unis assurait le suivi des décès au cas par cas.
    « Il y avait une forte réticence à les condamner publiquement, que j’attribue à une crainte de provoquer une réaction furibonde de Donald Trump, ainsi qu’à l’intention de ne pas faire de vagues avant la fin de la renégociation du traité de libre-échange avec les Etats-Unis et le Canada », analyse Martha Barcena, ambassadrice du Mexique aux Etats-Unis de 2018 à 2021. Selon la diplomate, la réaction du gouvernement mexicain, bien que tardive, est bienvenue ; elle considère cependant que le recours à la CIDH a surtout une portée « médiatique et dirigée vers l’opinion publique du Mexique », car Washington n’est pas signataire de la Convention interaméricaine des droits humains et ne reconnaît donc pas l’autorité de la commission. Celle-ci ne pourra émettre qu’une opinion consultative « que le gouvernement de Trump ignorera », anticipe-t-elle.
    Le soutien du gouvernement du Mexique au recours collectif contre l’ICE est une bonne nouvelle pour les organisations qui prétendent, par la voie légale, obliger l’administration Trump à améliorer les conditions de détention à Adelanto. « Nous espérons que cela aidera à visibiliser ce qui se passe derrière les murs », commente Alvaro Huerta, avocat au Centre légal de défense des migrants. Le document du recours collectif, présenté en janvier, dénonce l’insalubrité des installations d’Adelanto, qui fait pulluler les maladies – il signale une épidémie de varicelle –, alors que les détenus souffrants sont livrés à leur sort pendant plusieurs jours. Au fil des 65 pages, on découvre que les prisonniers sont entassés à huit dans des cellules froides, étroites et sales, dont les murs sont couverts de moisissure, sous la vigilance continue d’agents armés. Ils sont également soumis à des mesures punitives ou à l’isolement s’ils protestent.
    Alvaro Huerta explique que l’ICE a envoyé en urgence des centaines de personnes à Adelanto après les raids contre les migrants lancés par l’administration Trump en Californie, en juin 2025. Assez rapidement, l’organisation pour laquelle il travaille a reçu des appels de parents de personnes incarcérées, qui s’alarmaient du manque d’attention médicale ou que leurs proches dormaient à même le sol, sans vêtements de rechange. « Nous avons recueilli des témoignages qui décrivaient des conditions horribles au niveau de la nourriture ou de l’accès à l’eau potable, déplore-t-il. La surveillance médicale est défectueuse, surtout dans des cas d’urgence, et les détenus y sont traités encore plus mal qu’en prison. »

    #Covid-19#migration#migrant#etatsunis#mexique#migrationirreguliere#ICE#expulsion#politiquemigratoire#droit#sante

  • Naufrage en Méditerranée : plus de 70 personnes sont mortes ou portées disparues
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/04/05/naufrage-en-mediterranee-plus-de-70-personnes-sont-mortes-ou-portees-disparu

    Naufrage en Méditerranée : plus de 70 personnes sont mortes ou portées disparues
    Le Monde avec AFP
    Plus de 70 personnes sont portées disparues en Méditerranée centrale, dimanche 5 avril, à la suite du naufrage d’une embarcation de migrants qui a fait au moins deux morts, ont annoncé les ONG Mediterranea Saving Humans et Sea-Watch. Trente-deux personnes ont pour l’instant été secourues. L’embarcation « en bois » était partie samedi après-midi de Libye avec à son bord 105 femmes, hommes et enfants, selon Mediterranea Saving Humans. « Tragique naufrage de Pâques. Trente-deux survivants, deux corps repêchés, plus de 70 personnes portées disparues », a écrit l’ONG sur X.
    Elle a précisé que le bateau avait chaviré dans une zone de recherche et de sauvetage contrôlée par les autorités libyennes. Selon Sea-Watch, les survivants ont été secourus par deux navires marchands et débarqués, dimanche matin, sur l’île italienne de Lampedusa.
    Une vidéo, publiée sur X par l’ONG et visiblement tournée de l’avion de surveillance Sea-Bird 2, montre des hommes s’agrippant à la coque du bateau chaviré, à la dérive en pleine mer, puis approché par un navire marchand. « Nous partageons la douleur des survivants, de leurs familles et de leurs proches. Ce dernier naufrage n’est pas un tragique accident, mais bien la conséquence des politiques des gouvernements européens qui refusent d’ouvrir des voies d’accès sûres et légales », a écrit Mediterranea Saving Humans.
    Lampedusa est un point d’arrivée important pour les migrants traversant la Méditerranée à partir de l’Afrique du Nord. Nombreux sont ceux qui périssent en tentant cette traversée périlleuse.
    Depuis le début de l’année 2026, 683 migrants sont morts ou ont été portés disparus en Méditerranée centrale, selon l’Organisation internationale pour les migrations. D’après le ministère de l’intérieur italien, 6 175 personnes sont arrivées sur les côtes italiennes au cours de la même période, selon les derniers chiffres datant du 3 avril.

    #Covid-19#migration#migrant#lampedusa#italie#mediterranee#routemigratoire#sante#mortalite#migrationirreguliere

  • Scandale sanitaire des implants vaginaux : ne laissons plus les femmes dans la souffrance !

    Malgré leur interdiction dans plusieurs pays, et des milliers de cas de complications graves en France, les implants vaginaux sont encore largement utilisés par le corps médical. Des centaines de patientes dénoncent pourtant des mutilations et douleurs depuis 10 ans. Dans une tribune transpartisane, des député·es de divers groupes de l’Assemblée nationale, ainsi que des associations, alertent, et appellent à l’indemnisation des victimes.

    Malgré leur interdiction dans plusieurs pays, dont le Royaume-Uni ou la Nouvelle-Zélande, et des milliers de cas de complications graves en France, les implants vaginaux sont encore largement utilisés par le corps médical. Ces bandelettes, posées en cas d’incontinence (qui concerne, à différents degrés, 25% à 40% de femmes) ou de descentes d’organe, sont présentées aux femmes comme une solution rapide et quasi-miracle, malgré un coût pouvant atteindre jusqu’à 2500€ en dépassements d’honoraires. Des centaines de patientes dénoncent pourtant depuis bientôt 10 ans des mutilations générées par ces implants en polypropylène qui s’incrustent dans les nerfs et peuvent se rétracter jusqu’à 30%, allant pour certaines jusqu’à sectionner l’urètre.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/08/28/cancers-feminins-a-bas-le-sexisme/#comment-73256

    #feminisme #santé

  • Pourquoi on devrait chanter plus souvent (même mal)

    Chanter, même faux, c’est bon pour le corps, le cœur et le collectif : ça soigne, ça relie, et ça fait naître des révolutions. Dans cet épisode, je vous parle du pouvoir du chant, et de pourquoi on devrait chanter plus souvent.

    https://podcasts.360.audion.fm/en/renverser-la-table/pourquoi-on-devrait-chanter-plus-souvent-meme-mal
    #chant #chanter #podcast #audio #santé #bien-être #collectif #féminisme #manifestation #émotions #lien_affectif #vibrations #nerf_vague #vibration_vocale #chant_collectif #corps #prendre_place #voix #cri #crier #attachement #ocytocine #chorale #circle_songs #émotions #puissance

  • #Calais, une médecine de l’exil

    L’heure est aux frontières. Quel #accompagnement_médical pour les exilés qui tentent leur traversée ? Comment soigner une population mobile et déracinée ? Quelle est la portée de l’#acte_de_soin dans une société qui laisse ces étrangers à la marge ?
    Cet ouvrage s’intéresse aux #professionnels_de_santé dans leur relation avec des patients exilés. A travers les #consultations_médicales et paramédicales se déploient divers enjeux : la violence de la frontière sur les #corps, l’adaptation des pratiques face aux contraintes imposées par les politiques sécuritaires, la #résistance et la #désillusion des soignants, l’invention d’une nouvelle forme de médecine. Ce point de vue est original dans la mesure où il est peu exploré étant donné la discrétion des soignants et il est l’occasion d’entrouvrir la porte d’un service peu connu, qu’est la #permanence_d’accès_aux_soins_de_santé (#PASS).

    https://www.puv-editions.fr/ouvrage/calais-une-medecine-de-lexil
    #santé #médecine #soins #exil #migrations #frontières #violence #livre #Chloé_Tisserand

  • Trenta interventi del “118” in 28 giorni al #Centro_di_permanenza_per_il_rimpatrio di Torino

    È accaduto nel febbraio di quest’anno, a riprova della tensione che si registra in Corso Brunelleschi. Nei primi dodici mesi dalla riapertura del #Cpr (marzo 2025) si registrano 215 interventi. Intanto l’ente gestore, #Sanitalia, alle prese con difficoltà gestionali, finalizza due operazioni immobiliari in Piemonte. Dallo spazio di coworking Toolbox di Torino alla seconda casa di risposo più grande d’Italia, che si trova ad Asti, per un totale di quasi 30mila metri quadrati

    Trenta chiamate al “118” in 28 giorni dal Centro di permanenza per il rimpatrio di Torino. Mai così tante da quando la struttura ha riaperto a fine marzo 2025. I dati comunicati dalla centrale operativa della Croce rossa ad Altreconomia raccontano della crescente tensione che si registra in Corso Brunelleschi, culminata a inizio marzo di quest’anno con una persona trasferita in ospedale in “codice rosso” -probabilmente per overdose- e poi rimasta intubata per diversi giorni. Intanto l’ente gestore Cooperativa Sanitalia, mentre fa conti con i problemi all’interno del Cpr, è pronta a finalizzare la seconda operazione milionaria nel giro di pochi mesi con l’acquisizione degli oltre diecimila metri quadrati dello spazio di coworking torinese Toolbox.

    Abbiamo così chiesto tramite accesso civico ad Azienda Zero, ente di governance del sistema sanitario regionale, quante chiamate al “118” fossero partite dal Cpr negli ultimi dodici mesi. Solo a febbraio, come detto, sono state 30: un picco rispetto alle quattro di gennaio e alle 12 del dicembre 2025. Una su tre è stata classificata, guardando alla patologia che ha motivato la chiamata, come “traumatica” e sul totale 22 sono chiamate classificate con “codice verde” e cinque “giallo”.

    Dati che confermano quanto abbiamo già raccontato rispetto alla crescente tensione nella struttura. Sanitalia è infatti alle prese con diversi cambiamenti di gestione: non solo c’è stato un “giro di vite” tra medici e infermieri operativi all’interno del Cpr –il cui responsabile è un chirurgo plastico– ma soprattutto da qualche settimana il direttore è stato sospeso. A inizio gennaio 2026 è stato denunciato da uno dei “trattenuti” che lo ha accusato di averlo aggredito e insultato.

    Le difficoltà per Sanitalia insomma non mancano e non sembrano rientrate nel mese di marzo. Oltre all’intervento d’urgenza dell’ambulanza per un “codice rosso”, anche la situazione all’interno continua a essere molto tesa. La consigliera regionale del Piemonte Alice Ravinale (Alleanza verdi e sinistra) e la vicepresidente del consiglio comunale di Torino Ludovica Cioria (Partito democratico) dopo un sopralluogo avvenuto il 26 marzo hanno denunciato, oltre alla mancanza addirittura della carta igienica, gravi lacune a livello sanitario.

    “Circa due persone su tre che fanno uso di psicofarmaci o sonniferi e continuano gli atti anticonservativi -hanno spiegato- molte delle persone hanno situazione di disagio psichico e di sofferenza dovuta a pregresse patologie o a incidenti registrati nel Cpr”. Tra i casi più eclatanti segnalati quello di un giovane di origine tunisina costretto all’uso di busto metallico dopo la frattura di due vertebre a causa di una caduta dal tetto della struttura.

    I dati ottenuti da Altreconomia da Azienda Zero, però, possono aiutare anche ad allargare lo sguardo per fare un bilancio sui primi dodici mesi di riapertura del Cpr. In totale sono state 215 le chiamate al “118” in 359 giorni di attività di cui il 71% in codice verde, il 21% giallo, il 7% bianco e l’1% rosso. Tra le patologie più ricorrenti alla base degli interventi degli operatori sanitari ci sono quella traumatica (73), psichiatrica (45) e poi un generico “altre patologie” (36) seguito da gastroenterologia (15) e poi ben 11 per problematiche cardiocircolatorie.

    Tante o poche chiamate? L’unico metro di paragone disponibile sono i dati contenuti nella relazione del Garante comunale per le persone private della libertà personale del 2023 con i dati riferiti agli anni precedenti. Nel 2022, anno in cui a marzo la Coalizione italiana libertà e diritti civili denunciava 12 atti di autolesionismo al giorno, le chiamate sono state 192 di cui il 67% in codice verde mentre nel 2021 –l’anno della morte di Moussa Balde- il totale era di 201 con il 42% di codici verdi. Nei dodici mesi appena passati, quindi, si registra un dato totale leggermente più alto di interventi del “118” (215) a dimostrazione della sofferenza costante nel Cpr di Torino. Anche durante la gestione targata Sanitalia che, intanto, all’esterno continua a firmare contratti.

    È in via di definizione quello per l’acquisto del coworking Toolbox che si trova nel quartiere Crocetta. Aperto nel 2010 all’interno di un complesso storico del Novecento -da circa diecimila metri quadrati- in via Agostino da Montefeltro 2 di proprietà della famiglia Milanese, oggi conta più di di 750 membri tra freelance, professionisti, start-up e aziende innovative con oltre 150 attività diverse e 300 eventi l’anno.

    Di fronte al notaio Alberto Vadalà, il 29 gennaio 2026 Simone Fabiano, il rappresentante legale della Cooperativa Sanitalia, ha registrato la società Toolbox coworking Srl che ha come socio anche la Antares investments holding Srl (qui abbiamo raccontato l’articolata composizione tra cooperativa e società). “All’esito dell’operazione -si legge nella comunicazione inviata dalla società ad Altreconomia– le attuali attività di Toolbox e le relative risorse umane non saranno modificate e proseguirà l’attuale operatività dell’aziende così come l’attuale destinazione dell’immobile”. Il valore dell’operazione non è ancora noto.

    Quel che si sa, invece, è che a fine novembre 2025 Sanitalia ha concluso per 7,5 milioni di euro l’acquisto della Casa di riposo “Maina”, la seconda più grande d’Italia (capienza di 380 posti) dopo il Pio Albergo Trivulzio di Milano. Chiusa a dicembre 2022, la vendita del complesso da oltre 19mila metri quadrati era stata affidata dal marzo 2023 a tre commissari nominati dal Tribunale di Asti (Luca Geninatti Satè, Roberto Frascinelli e Alberto Abbate) che per tre volte avevano provato a mettere all’asta il complesso. Tutte erano andate deserte fini all’ultima del 21 novembre. Sanitalia Health Care se l’è aggiudicata dopo l’intermediazione dalla J-invest Spa, società con sede a Bologna specializzata nell’acquisto di crediti deteriorati, come quello del Maina, che lo avrebbe poi rivenduto al gruppo della sanità privata torinese.

    “Da astigiani chiediamo chiarezza sul destino di un edificio che costituisce un pezzo di storia della città: che cosa diventerà? In che tempi? Nessuno ha ancora risposto”, sottolinea il consigliere comunale del Partito democratico Michele Miravalle. Si sa solo che la stessa Sanitalia ha presentato un ricorso contro il Tribunale amministrativo regionale del Piemonte contestando il prezzo di vendita e allungando di fatto i tempi di recupero del complesso da 19mila metri quadrati. “La sanità regionale sulla carta al ‘Maina’ ha ancora 120 posti letto convenzionati ma ci sono però ancora i debiti milionari passati da ripianare. L’assessorato alla Sanità dovrebbe essere il primo a voler conoscere le intenzioni dell’acquirente. Ma ad oggi, non è stato fatto nessun incontro istituzionale tra l’acquirente e gli enti locali: in questa vicenda ci sono più domande che risposte”.

    https://altreconomia.it/trenta-interventi-del-118-in-28-giorni-al-centro-di-permanenza-per-il-r

    #santé #CPR #Turin #migrations #réfugiés #asile #détresse #détention_administrative #rétention

  • Jenseits von Gut und Böse – Friedrich Wilhelm Nietzsche
    https://projekt-gutenberg.org/authors/friedrich-wilhelm-nietzsche/books/jenseits-von-gut-und-boese/chapter/8/?gl_book_search=Nihilin&gl_jump=1&gl_jump_query=Nihilin

    Vous cherchez à comprendre la profonde aversion allemande contre tout ce qui est russe ? Elle existe depuis le début de l’alliance de la bourgeoisie avec la famille de Hohenzollern. Le militarisme de la noblesse prusse et le nationalisme de la classe bourgeoise ont inspiré l’abjecte diatribe du philosophe déglingué Friedrich Nietzsche.

    208.

    Wenn heute ein Philosoph zu verstehen giebt, er sei kein Skeptiker, – ich hoffe, man hat Das aus der eben gegebenen Abschilderung des objektiven Geistes herausgehört? – so hört alle Welt das ungern; man sieht ihn darauf an, mit einiger Scheu, man möchte so Vieles fragen, fragen ... ja, unter furchtsamen Horchern, wie es deren jetzt in Menge giebt, heisst er von da an gefährlich. Es ist ihnen, als ob sie, bei seiner Ablehnung der Skepsis, von Ferne her irgend ein böses bedrohliches Geräusch hörten, als ob irgendwo ein neuer Sprengstoff versucht werde, ein Dynamit des Geistes, vielleicht ein neuentdecktes Russisches Nihilin, ein Pessimismus bonae voluntatis, der nicht bloss Nein sagt, Nein will, sondern – schrecklich zu denken! Nein thut. Gegen diese Art von »gutem Willen« – einem Willen zur wirklichen thätlichen Verneinung des Lebens – giebt es anerkanntermaassen heute kein besseres Schlaf- und Beruhigungsmittel, als Skepsis, den sanften holden einlullenden Mohn Skepsis; und Hamlet selbst wird heute von den Ärzten der Zeit gegen den »Geist« und sein Rumoren unter dem Boden verordnet. »Hat man denn nicht alle Ohren schon voll von schlimmen Geräuschen? sagt der Skeptiker, als ein Freund der Ruhe und beinahe als eine Art von Sicherheits-Polizei: dies unterirdische Nein ist fürchterlich! Stille endlich, ihr pessimistischen Maulwürfe!« Der Skeptiker nämlich, dieses zärtliche Geschöpf, erschrickt allzuleicht; sein Gewissen ist darauf eingeschult, bei jedem Nein, ja schon bei einem entschlossenen harten Ja zu zucken und etwas wie einen Biss zu spüren. Ja! und Nein! – das geht ihm wider die Moral; umgekehrt liebt er es, seiner Tugend mit der edlen Enthaltung ein Fest zu machen, etwa indem er mit Montaigne spricht: »was weiss ich?« Oder mit Sokrates: »ich weiss, dass ich Nichts weiss«. Oder: »hier traue ich mir nicht, hier steht mir keine Thür offen.« Oder: »gesetzt, sie stünde offen, wozu gleich eintreten!« Oder: »wozu nützen alle vorschnellen Hypothesen? Gar keine Hypothesen machen könnte leicht zum guten Geschmack gehören. Müsst ihr denn durchaus etwas Krummes gleich gerade biegen? Durchaus jedes Loch mit irgend welchem Werge ausstopfen? Hat das nicht Zeit? Hat die Zeit nicht Zeit? Oh ihr Teufelskerle, könnt ihr denn gar nicht warten? Auch das Ungewisse hat seine Reize, auch die Sphinx ist eine Circe, auch die Circe war eine Philosophin.« – Also tröstet sich ein Skeptiker; und es ist wahr, dass er einigen Trost nöthig hat. Skepsis nämlich ist der geistigste Ausdruck einer gewissen vielfachen physiologischen Beschaffenheit, welche man in gemeiner Sprache Nervenschwäche und Kränklichkeit nennt; sie entsteht jedes Mal, wenn sich in entscheidender und plötzlicher Weise lang von einander abgetrennte Rassen oder Stände kreuzen. In dem neuen Geschlechte, das gleichsam verschiedene Maasse und Werthe in’s Blut vererbt bekommt, ist Alles Unruhe, Störung, Zweifel, Versuch; die besten Kräfte wirken hemmend, die Tugenden selbst lassen einander nicht wachsen und stark werden, in Leib und Seele fehlt Gleichgewicht, Schwergewicht, perpendikuläre Sicherheit. Was aber in solchen Mischlingen am tiefsten krank wird und entartet, das ist der Wille: sie kennen das Unabhängige im Entschlusse, das tapfere Lustgefühl im Wollen gar nicht mehr, – sie zweifeln an der »Freiheit des Willens« auch noch in ihren Träumen. Unser Europa von heute, der Schauplatz eines unsinnig plötzlichen Versuchs von radikaler Stände- und folglich Rassenmischung, ist deshalb skeptisch in allen Höhen und Tiefen, bald mit jener beweglichen Skepsis, welche ungeduldig und lüstern von einem Ast zum andern springt, bald trübe wie eine mit Fragezeichen überladene Wolke, – und seines Willens oft bis zum Sterben satt! Willenslähmung: wo findet man nicht heute diesen Krüppel sitzen! Und oft noch wie geputzt! Wie verführerisch herausgeputzt! Es giebt die schönsten Prunk- und Lügenkleider für diese Krankheit; und dass zum Beispiel das Meiste von dem, was sich heute als »Objektivität«, »Wissenschaftlichkeit«, »l’art pour l’art«, »reines willensfreies Erkennen« in die Schauläden stellt, nur aufgeputzte Skepsis und Willenslähmung ist, – für diese Diagnose der europäischen Krankheit will ich einstehn. – Die Krankheit des Willens ist ungleichmässig über Europa verbreitet: sie zeigt sich dort am grössten und vielfältigsten, wo die Cultur schon am längsten heimisch ist, sie verschwindet im dem Maasse, als »der Barbar« noch – oder wieder – unter dem schlotterichten Gewande von westländischer Bildung sein Recht geltend macht. Im jetzigen Frankreich ist demnach, wie man es ebenso leicht erschliessen als mit Händen greifen kann, der Wille am schlimmsten erkrankt; und Frankreich, welches immer eine meisterhafte Geschicklichkeit gehabt hat, auch die verhängnisvollen Wendungen seines Geistes in’s Reizende und Verführerische umzukehren, zeigt heute recht eigentlich als Schule und Schaustellung aller Zauber der Skepsis sein Cultur-Übergewicht über Europa. Die Kraft zu wollen, und zwar einen Willen lang zu wollen, ist etwas stärker schon in Deutschland, und im deutschen Norden wiederum stärker als in der deutschen Mitte; erheblich stärker in England, Spanien und Corsika, dort an das Phlegma, hier an harte Schädel gebunden, – um nicht von Italien zu reden, welches zu jung ist, als dass es schon wüsste, was es wollte, und das erst beweisen muss, ob es wollen kann –, aber am allerstärksten und erstaunlichsten in jenem ungeheuren Zwischenreiche, wo Europa gleichsam nach Asien zurückfliesst, in Russland. Da ist die Kraft zu wollen seit langem zurückgelegt und aufgespeichert, da wartet der Wille – ungewiss, ob als Wille der Verneinung oder der Bejahung – in bedrohlicher Weise darauf, ausgelöst zu werden, um den Physikern von heute ihr Leibwort abzuborgen. Es dürften nicht nur indische Kriege und Verwicklungen in Asien dazu nöthig sein, damit Europa von seiner grössten Gefahr entlastet werde, sondern innere Umstürze, die Zersprengung des Reichs in kleine Körper und vor Allem die Einführung des parlamentarischen Blödsinns, hinzugerechnet die Verpflichtung für Jedermann, zum Frühstück seine Zeitung zu lesen. Ich sage dies nicht als Wünschender: mir würde das Entgegengesetzte eher nach dem Herzen sein, – ich meine eine solche Zunahme der Bedrohlichkeit Russlands, dass Europa sich entschliessen müsste, gleichermaassen bedrohlich zu werden, nämlich Einen Willen zu bekommen, durch das Mittel einer neuen über Europa herrschenden Kaste, einen langen furchtbaren eigenen Willen, der sich über Jahrtausende hin Ziele setzen könnte: – damit endlich die langgesponnene Komödie seiner Kleinstaaterei und ebenso seine dynastische wie demokratische Vielwollerei zu einem Abschluss käme. Die Zeit für kleine Politik ist vorbei: schon das nächste Jahrhundert bringt den Kampf um die Erd-Herrschaft, – den Zwang zur grossen Politik.

    Vous avez sans doute reconnu le son et le contenu des mots qui ont donné l’enthousiasme aux foules nazies. On gagne facilement le coeur allemand avec l’idée de sa grandeur expliqué par le contraste avec ce qui est russe, scoialiste et infirme.

    ... encore ...

    https://projekt-gutenberg.org/authors/friedrich-wilhelm-nietzsche/books/jenseits-von-gut-und-boese/chapter/9/?gl_book_search=Russland&gl_jump=1&gl_jump_query=Russland

    Unsre Redlichkeit, wir freien Geister, – sorgen wir dafür, dass sie nicht unsre Eitelkeit, unser Putz und Prunk, unsre Grenze, unsre Dummheit werde! Jede Tugend neigt zur Dummheit, jede Dummheit zur Tugend; »dumm bis zur Heiligkeit« sagt man in Russland, – sorgen wir dafür, dass wir nicht aus Redlichkeit zuletzt noch zu Heiligen und Langweiligen werden! Ist das Leben nicht hundert Mal zu kurz, sich in ihm – zu langweilen? Man müsste schon an’s ewige Leben glauben, um ...

    ... un peu d’antisemitisme agrémenté d’une nuance de russophobie ...

    https://projekt-gutenberg.org/authors/friedrich-wilhelm-nietzsche/books/jenseits-von-gut-und-boese/chapter/10/?gl_book_search=russisch&gl_jump=1&gl_jump_query=russisch

    Die Juden sind aber ohne allen Zweifel die stärkste, zäheste und reinste Rasse, die jetzt in Europa lebt; sie verstehen es, selbst noch unter den schlimmsten Bedingungen sich durchzusetzen (besser sogar, als unter günstigen), vermöge irgend welcher Tugenden, die man heute gern zu Lastern stempeln möchte, – Dank, vor Allem, einem resoluten Glauben, der sich vor den »modernen Ideen« nicht zu schämen braucht; sie verändern sich, wenn sie sich verändern, immer nur so, wie das russische Reich seine Eroberungen macht, – als ein Reich, das Zeit hat und nicht von Gestern ist –: nämlich nach dem Grundsatze »so langsam als möglich!« .

    Valeurs allemandes éternelles.

    #Allemagne #philosophie #russophobie #histoire #iatrocratie #santé

  • Aux Etats-Unis, la remise en cause du droit du sol voulue par Donald Trump semble laisser la Cour suprême sceptique
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/04/01/aux-etats-unis-la-remise-en-cause-du-droit-du-sol-voulue-par-donald-trump-se

    Aux Etats-Unis, la remise en cause du droit du sol voulue par Donald Trump semble laisser la Cour suprême sceptique
    par Piotr Smolar (Washington, correspondant)
    Le déplacement était chargé d’une violence symbolique. Mû par son goût pour l’intimidation, Donald Trump a accompli un geste inédit, mercredi 1er avril. Il s’est rendu à la Cour suprême pour assister au débat sur le droit du sol, qu’il cherche à remettre en question. Cette présence silencieuse du président américain ne dura qu’un temps, celui de l’intervention de son représentant, le solliciteur général des Etats-Unis, John Sauer. Quittant l’enceinte avant la clôture du débat, le magnat s’est sans doute lassé des échanges sophistiqués, empreints de références à des précédents fameux.
    Les questions ont essentiellement concerné les notions de « domicile » et d’« allégeance » des parents étrangers et des enfants, sans controverse majeure sur la question migratoire actuelle aux Etats-Unis. Le solliciteur général a certes évoqué l’existence d’une industrie touristique de la naissance, conduisant des Russes et des Chinois à élaborer des stratégies pour accoucher dans le pays. « Nous sommes dans un nouveau monde (…) où 8 milliards de personnes se trouvent à un vol en avion d’accoucher d’un enfant qui sera un citoyen américain », a lancé John Sauer. « C’est un monde nouveau, c’est la même Constitution », a platement répondu John Roberts, le président de la Cour suprême. Un scepticisme a semblé dominer parmi les neuf magistrats au sujet des arguments de l’administration. Le jour même de son retour à la Maison Blanche, Donald Trump a pris pour cible le droit du sol, marqueur idéologique fondamental dans la lutte contre « l’invasion » supposée du pays par 20 millions de sans-papiers, un chiffre communément cité par les républicains, mais non repris par les démographes sérieux. Le 20 janvier 2025, le président signait un décret prétendant protéger « la signification et la valeur de la citoyenneté américaine ».
    Il s’agissait d’une remise en cause radicale de l’un des principes fondamentaux du modèle national, puissante machine assimilatrice et patriotique. Le décret présidentiel stipulait que la citoyenneté ne devait pas être accordée à des enfants nés de père non citoyen ou n’étant pas un résident permanent et de mère en situation illégale ou disposant d’un statut temporaire. Dans leur mémoire déposé devant la Cour suprême, les avocats de l’administration prétendaient que le système tel qu’il a existé depuis plus d’un siècle est devenu « une incitation perverse pour l’immigration illégale qui a eu un impact négatif sur la souveraineté, la sécurité nationale et la stabilité économique du pays ». Mais le décret présidentiel n’a jamais été mis en œuvre, ayant fait l’objet de nombreuses plaintes et décisions judiciaires défavorables.
    Le droit du sol a été gravé dans la Constitution en 1868, après la guerre de Sécession, afin de renforcer les droits des Noirs, anciens esclaves. La section I du 14e amendement stipule que toute personne née ou naturalisée aux Etats-Unis et relevant de sa « juridiction » en est un citoyen. C’est cette référence à la « juridiction » qui se trouve au cœur de l’argumentaire de l’administration. Selon elle, les enfants de personnes en situation illégale ou dotées d’un statut temporaire ne seraient pas concernés, n’ayant pas développé de « liens d’allégeance » avec les Etats-Unis, avec notamment un domicile permanent.
    Evénement
    Mercredi, une affaire ancienne figurait au cœur des débats, datant de 1898, celle de Wong Kim Ark. Né à San Francisco de parents chinois, ce jeune cuisinier décida, à l’âge de 21 ans, de leur rendre visite dans leur pays d’origine. A son retour aux Etats-Unis, on lui refusa l’entrée, en prétextant du fait qu’il n’était pas un citoyen américain. La Cour suprême finit par lui donner raison.Le solliciteur général, John Sauer, a affirmé qu’une révision du droit du sol ne serait pas rétroactive. Cela n’a guère rassuré certains magistrats, notamment Ketanji Brown Jackson. Celle-ci s’est intéressée aux aspects pratiques. Comment prouver cette « allégeance » ? « Va-t-on convoquer des femmes enceintes pour une déposition ? » A ce jour, les seules exceptions admises au droit du sol concernaient les enfants de diplomates étrangers, d’éventuelles forces d’occupation et leur descendance, ou bien encore les tribus indiennes, au nom du caractère particulier de leur souveraineté et de leurs lois. Il a fallu attendre l’Indian Citizenship Act de 1924 pour que leurs membres soient officiellement reconnus comme des Américains, sans que la question soit entièrement réglée.
    « La règle claire et intangible du 14e amendement a contribué à la croissance et à la prospérité de notre nation, a noté Cecillia Wang, l’avocate de l’association American Civil Liberties Union, dans son propos introductif devant la Cour. Elle découle des textes et de l’histoire. Elle est applicable et elle empêche la manipulation. Le décret présidentiel échoue sur tous ces points. De larges pans du droit américain deviendraient incohérents. Des milliers de bébés américains perdraient immédiatement leur citoyenneté. Et si l’on accorde du crédit à la théorie du gouvernement, la citoyenneté de millions d’Américains, passés, présents et futurs, pourrait être remise en question. »
    De retour à la Maison Blanche, Donald Trump a publié un court message sur Truth Social, assurant que les Etats-Unis étaient le seul pays « assez stupide » pour tolérer le droit du sol ; et les chaînes d’information de montrer la carte de toutes les autres nations concernées.Le 26 mars, quelques jours à peine avant cette session de la Cour suprême, le président américain avait personnellement attaqué deux de ses membres, nommés pourtant par ses soins : Neil Gorsuch et Amy Coney Barrett. « Ils me rendent malade parce qu’ils sont mauvais pour notre pays », avait-il asséné. Le magnat ne leur pardonne pas de s’être joints aux juges libéraux pour censurer son dispositif de tarifs douaniers mondiaux dits « réciproques », le 20 février. Pour lui, il en va des magistrats comme des journalistes : seuls ceux qui abondent dans son sens méritent sa considération.

    #Covid-19#migration#migrant#etatsunis#politiquemigratoire#droit#droitdusol#sante#citoyennete

  • Allemagne : polémique après les propos du chancelier, Friedrich Merz, sur le rapatriement de « 80 % des Syriens » sur trois ans
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/04/01/allemagne-polemique-apres-les-propos-du-chancelier-friedrich-merz-sur-le-rap

    Allemagne : polémique après les propos du chancelier, Friedrich Merz, sur le rapatriement de « 80 % des Syriens » sur trois ans
    Dix ans après l’arrivée de plusieurs centaines de milliers de réfugiés, le débat à Berlin ne porte plus sur leur intégration mais sur leur retour dans leur pays d’origine. Les économistes dénoncent les risques pour une économie en pénurie de main-d’œuvre.
    Par Elsa Conesa (Berlin, correspondante)
    Le 31 août 2015, face à l’afflux de centaines de milliers de réfugiés venus de Syrie et d’Afghanistan, la chancelière allemande, Angela Merkel, prononçait sa formule devenue célèbre : « Wir schaffen das. » (« Nous y arriverons. ») Une décennie plus tard, à Berlin, le débat ne porte plus sur l’intégration des Syriens, mais sur l’ampleur d’un éventuel rapatriement de ceux-ci vers leur pays d’origine.
    Lors d’une visite du président syrien, Ahmed Al-Charaa, à Berlin, lundi 30 mars, le chancelier, Friedrich Merz (CDU), a en effet affirmé qu’« au cours des trois prochaines années », « environ 80 % des Syriens qui se trouvent actuellement en Allemagne devraient retourner dans leur pays d’origine », précisant que c’était là « le souhait du président Al-Charaa » afin de reconstruire le pays. Pour M. Merz, l’objectif serait « de rapatrier en priorité ceux qui ne disposent plus d’un titre de séjour valide en Allemagne », mais aussi, à terme, tous ceux ayant fui la guerre, celle-ci étant désormais « terminée ».
    Ses propos, ambigus, ont semblé plaider pour que « ceux qui vivent [en Allemagne] et souhaitent y rester soient bien intégrés », tout en soulignant que « beaucoup de ceux qui sont ici sont attendus chez eux ». A plusieurs reprises, le gouvernement allemand a indiqué souhaiter que les personnes arrivées en 2015 avec le statut de réfugié puissent retourner en Syrie, compte tenu de l’évolution de la situation politique à Damas. Mais aucun chiffre précis n’avait été jusqu’ici mentionné. L’objectif de 80 % donné par le chancelier signifierait que quelque 750 000 Syriens devraient repartir d’ici à 2029, un peu moins de 1 million de Syriens vivant aujourd’hui en Allemagne.
    Face au tollé suscité par ces propos, notamment chez son partenaire de coalition à Berlin, le Parti social-démocrate (SPD), M. Merz a fait valoir que ce chiffre avait été évoqué par le président syrien lui-même, lors de leur rencontre. Ce dernier a démenti, quelques heures plus tard, avoir évoqué un seuil aussi élevé. « Je n’ai pas dit cela. Ce sont d’autres qui l’ont dit, notamment le chancelier fédéral », a corrigé M. Al-Charaa lors d’une interview accordée au cercle de réflexion londonien Chatham House, dans laquelle il salue la politique d’accueil de l’Allemagne depuis 2015. « Cette charité ne devrait pas se terminer de manière déplaisante. Le réfugié a le droit de rentrer librement et de son plein gré », a-t-il ajouté. Il a par ailleurs semblé lier le retour des Syriens aux investissements d’entreprises allemandes dans son pays.
    De fait, un retour aussi massif des personnes venues de Syrie depuis 2015 semble peu réaliste. « Quatre-vingt-dix pour cent des Syriens vivant en Allemagne bénéficient d’un statut de protection reconnu, rappelle l’économiste et spécialiste de l’immigration Herbert Brücker, de l’Institut de recherche sur le marché du travail et la formation professionnelle (IAB). Si l’on voulait remettre cela en question, ce qui est théoriquement possible dans le droit allemand, il faudrait engager une procédure de réexamen de chaque cas individuellement. Ceux-ci seraient ensuite portés devant les tribunaux, ce qui prendrait des années et surchargerait certainement la justice allemande, puisque nous parlons d’environ 700 000 cas. Il est peu probable que cela se produise », conclut-il.
    L’hypothèse de retours volontaires semble, elle aussi, illusoire. Jusqu’ici, seuls quelques milliers de Syriens ont fait le choix de repartir, malgré un programme proposant une prise en charge des billets d’avion et de bus et le versement de diverses aides par le gouvernement allemand, depuis janvier 2025. Entre 2016 et 2024, environ 244 000 Syriens sont, en outre, devenus des citoyens allemands.
    Plusieurs économistes ont par ailleurs souligné le risque, pour l’économie allemande, d’un rapatriement à grande échelle de Syriens, aujourd’hui bien intégrés au marché du travail – notamment dans le secteur de la santé, sujet à des difficultés de recrutement, et où officient quelque 6 000 médecins syriens. Plus de 60 % des personnes arrivées en 2015 et en âge de travailler occupent aujourd’hui un emploi, a révélé une étude de l’IAB parue en août 2025, contre 70 % pour l’ensemble de la population allemande.
    « Nous risquerions de perdre un potentiel considérable de main-d’œuvre, met en garde M. Brücker. Actuellement, cela représente environ 320 000 personnes, mais ce nombre va augmenter à 380 000 personnes d’ici à la fin de cette année et à plus de 400 000 en 2027, soit environ 1 % de la population active en Allemagne. Cela freinerait la croissance en conséquence. Et de toute façon, en raison de l’évolution démographique, nous perdons chaque année environ 460 000 travailleurs. C’est une situation à laquelle nous devons faire face. »
    Le gouvernement allemand a fait de la question de l’immigration, dominante lors des élections législatives de février 2025 après une série d’attaques meurtrières commises par des personnes d’origine étrangère, sa priorité sur la scène intérieure. M. Merz cherche délibérément à rompre avec la politique d’accueil associée à Mme Merkel – pourtant du même parti que lui –, accusée rétrospectivement d’avoir alimenté la progression de l’extrême droite.
    Depuis son entrée en fonctions, en mai 2025, le gouvernement alliant les conservateurs de la CDU-CSU et les sociaux-démocrates du SPD a prolongé et durci les contrôles aux frontières déjà en vigueur, limité le regroupement familial et restreint l’accès d’une partie des immigrés aux prestations sociales.Dans le même temps, il a repris et augmenté les expulsions de personnes condamnées vers l’Afghanistan et la Syrie. Le nombre de demandes d’asile ayant reculé, il se targue régulièrement de l’efficacité des mesures mises en place. Malgré les tentatives de clarification successives de son entourage, les propos tenus par le chancelier, lundi, ont en revanche été presque unanimement lus comme un impair, dont le dirigeant est coutumier.

    #Covid-19#migrant#migration#allemagne#syrie#retour#asile#politiquemigratoire#sante

  • Tunisie : 19 corps de migrants récupérés en mer Méditerranée, une vingtaine de disparus - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/70695/tunisie--19-corps-de-migrants-recuperes-en-mer-mediterranee-une-vingta

    Tunisie : 19 corps de migrants récupérés en mer Méditerranée, une vingtaine de disparus
    Par Leslie Carretero Publié le : 01/04/2026
    Un naufrage au large de la Tunisie a causé la mort d’au moins 19 migrants le week-end dernier. Seize personnes ont pu être secourues par les gardes-côtes tunisiens, mais une vingtaine d’exilés sont portés disparus. Cette année, le nombre de décès en Méditerranée, sur la route vers l’Europe, a explosé.Samedi 28 mars, une embarcation chargée d’environ 60 migrants a coulé seulement quelques minutes après son départ de Sfax, une ville portuaire du centre-est de la Tunisie, a appris InfoMigrants. Ce jour-là, les conditions météorologiques en mer s’avéraient très mauvaises en raison d’une tempête.
    Les autorités tunisiennes, alertées par Alarm Phone, la plateforme d’aide aux migrants en mer, « sont parvenues à secourir 16 migrants irréguliers et à repêcher 19 corps, tous de nationalités d’Afrique subsaharienne, à 11 milles du port de Sfax [environ 17 km, ndlr] », indique à InfoMigrants Houcem Jebabli, porte-parole de la Garde nationale.Une vingtaine de personnes à bord de ce même canot sont portées disparues, selon Alarm Phone.À l’été 2023, l’Union européenne (UE) a signé un accord avec la Tunisie, qui prévoit que Tunis empêche les migrants de prendre la mer pour rejoindre Lampedusa, distante de 130 km. En échange, l’UE s’est engagée à verser 260 millions d’euros d’aides à la Tunisie, destinés à équiper et former les gardes-côtes à l’interception des embarcations de migrants mais aussi à soutenir le développement économique et l’emploi dans le pays. À la suite de cet accord conclu entre la Tunisie et l’UE, les arrivées de migrants ont chuté d’environ 60 % en un an.
    En 2024, sous l’impulsion de l’Italie, la Tunisie a aussi créé sa SAR zone (zone de recherche et de sauvetage). Jusqu’à présent, la Tunisie ne disposait pas de sa propre zone de recherche et de sauvetage en mer. Lorsque des canots d’exilés quittaient les côtes de Sfax et s’éloignaient des eaux territoriales de la Tunisie, ils se retrouvaient dans des eaux internationales, sous responsabilité libyenne ou maltaise le plus souvent. La création de cette nouvelle SAR zone a pour but de « sauver davantage de vies », selon Tunis, et aussi d’intercepter davantage de migrants qui tentent la traversée depuis Sfax pour rejoindre Lampedusa. Mais depuis deux ans, les ONG accusent régulièrement les Tunisiens de ne jamais prendre les appels de détresse.
    Et cette année, le nombre de morts en Méditerranée explose. Entre le 1er janvier et le 31 mars 2026, 831 migrants ont péri en tentant de rejoindre l’Europe, contre 415 à la même période de 2025. Un record pour cette période de l’année depuis les premiers relevés de l’Organisation internationale des migrations (OIM) en 2014.Mais ce chiffre pourrait être bien plus élevé. Lors de la tempête Harry qui a balayé le bassin méditerranéen et les côtes italiennes du 19 au 21 janvier dernier, plusieurs embarcations ont disparu en mer. Les ONG Mediterranea Saving Humans (MSH) et Refugees in Libya ont dénombré près de 30 canots partis de Tunisie durant cette période. Au total selon les humanitaires, un millier d’exilés ont péri pendant cette tempête - l’OIM avait quant à elle estimé que huit bateaux avec 380 personnes à bord, avaient fait naufrage à cette période en Méditerranée centrale.
    « Plus on met la pression pour empêcher les départs, plus on crée des conditions idéales pour les passeurs. Ils peuvent imposer des départs hasardeux, voire désastreux aux migrants », qui n’hésitent plus à partir y compris par mauvais temps en hiver, avait expliqué début mars à l’AFP Arnaud Banos, chercheur au CNRS, spécialiste des migrations maritimes.Les accords, notamment de l’Italie avec la Tunisie et la Libye afin qu’ils retiennent les migrants en transit vers l’Europe, ont également conduit les filières de passeurs à s’éloigner des villes de départ habituelles, de Tripoli vers Misrata en Libye, ou remonter vers le nord de la Tunisie à Bizerte pour rejoindre la Sardaigne, selon le chercheur. « Les traversées s’allongent, sont très exposées au vent avec des courants très forts. Les passages sont certes moins contrôlés, mais les embarcations aussi moins visibles des secours », avait ajouté Arnaud Banos

    #Covid-19#migrant#migration#tunisie#mediterranee#routemigratoire#sante#mortalite#migrationirreguliere#libye

  • Deux migrants meurent lors d’une tentative de traversée de la Manche - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/70687/deux-migrants-meurent-lors-dune-tentative-de-traversee-de-la-manche

    Deux migrants meurent lors d’une tentative de traversée de la Manche
    Par La rédaction Publié le : 01/04/2026
    Deux migrants sont morts mercredi lors d’une tentative de traversée irrégulière de la Manche, selon la préfecture maritime. Selon une source policière citée par l’AFP, les deux victimes étaient des hommes, l’un soudanais et l’autre afghan. Ces deux décès sont les premiers enregistrés en mer en 2026.Selon une source policière citée par l’AFP, les deux victimes étaient des hommes, l’un soudanais et l’autre afghan. La troisième personne blessée, une femme, a été transportée à l’hôpital sans que son pronostic vital ne soit engagé.Contactée par InfoMigrants, la Prémar a expliqué que l’embarcation était déjà remplie quand elle est arrivée au large de Gravelines. « On ne sait pas encore d’où venait le canot mais il était chargé avec un premier groupe de personnes. Il est venu au large de Gravelines pour récupérer un autre groupe. C’est au moment de l’embarquement de ce second groupe que le drame a eu lieu », précise un porte-parole.Selon le communiqué officiel, les secours sont intervenus auprès de huit migrants en difficulté. Trois nécessitaient « une prise en charge médicale immédiate ».Cinq autres personnes secourues, non blessées, ont elles été interpellées et placées en garde à vue, toujours selon la source policière.L’embarcation avait été repérée par la gendarmerie maritime vers 07h30 au large de Zuydcoote (Nord), tout près de la frontière belge - ce qui laisse penser que le premier groupe ait pu embarquer sur le canot en Belgique avant de faire route vers la France pour récupérer un second groupe.Les traversées illégales de la Manche sont très dangereuses en raison de plusieurs facteurs notamment la fragilité des embarcations fournies par les passeurs, la surcharge des canots, et les mouvements de foule au moment de monter à bord.
    Le fait de venir au large récupérer des migrants s’apparente au mode opératoire des « taxi-boats », qui consiste à embarquer des passagers en les forçant à entrer dans l’eau. Ce procédé est de plus en plus utilisé sur les côtes du nord de la France pour éviter les interceptions terrestres par la police sur les plages."Il en résulte une augmentation considérable des risques encourus par les migrants, l’embarquement se faisant directement dans l’eau, dans des conditions toujours plus chaotiques", soulignait la Prémar il y a quelques mois.Ces deux décès sont les premiers enregistrés en mer pour 2026. Au moins 29 migrants ont péri en mer l’an dernier en tentant de rejoindre le Royaume-Uni depuis la France, selon un décompte de l’AFP à partir de sources officielles.
    Les drames migratoires se déroulent aussi sur terre. Le corps d’un migrant a été découvert début mars dans un canal le long du camp de Loon-Plage, près de Dunkerque. Fin janvier, un autre migrant d’origine subsaharienne avait trouvé la mort à Marck, près de Calais. Il avait été écrasé après avoir chuté d’un camion, dans lequel il se cachait afin d’atteindre le Royaume-Uni

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  • Italie : 19 migrants retrouvés morts dans un canot au large de Lampedusa - InfoMigrants
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    Italie : 19 migrants retrouvés morts dans un canot au large de Lampedusa
    Par La rédaction Publié le : 01/04/2026
    Dix-neuf corps de migrants ont été retrouvés dans la nuit de mardi à mercredi dans un canot à une centaine de kilomètres de Lampedusa. Sept personnes, dont deux jeunes enfants, ont pu être secourues par les gardes-côtes italiens, et pris en charge sur l’île italienne.
    Nouvelle découverte macabre au large de l’île italienne de Lampedusa. Dans la nuit de mardi 31 mars à mercredi 1er avril, 19 corps de migrants ont été retrouvés dans un canot près des côtes italiennes.
    Vers 3 heures du matin, une opération de sauvetage est menée par les gardes-côtes italiens à environ 85 milles (135 km) de l’île, entre l’Italie et la Libye, selon l’agence de presse Ansa. La vedette des gardes-côtes a secouru sept personnes, dont deux jeunes enfants, et a récupéré les 19 cadavres dans la zone de recherche et de sauvetage libyenne (SAR zone).Les sept rescapés, dont deux jeunes enfants, souffraient d’"hypothermie et d’intoxication aux fumées d’hydocarbures" et sont soignées, a indiqué à l’AFP le maire de Lampedusa, Filippo Mannino. « Tous [les autres] seraient morts d’hypothermie », a écrit l’agence, qui fait état de vents violents, de pluie et de températures de 10 degrés Celsius dans la zone.Lampedusa est un point d’arrivée clé pour les migrants traversant la mer Méditerranée depuis l’Afrique du Nord, nombreux étant ceux qui perdent la vie au cours de ce voyage dangereux.Le week-end dernier, un autre drame s’est déroulé dans cette zone maritime. Un canot d’environ 60 migrants subsahariens a coulé seulement quelques minutes après son départ de Sfax, une ville du centre-est de la Tunisie connue pour être un lieu de départ des exilés vers l’île italienne de Lampedusa.Seize personnes ont été secourues mais 19 cadavres ont été récupérés en mer et une vingtaine de migrants sont portés disparus.
    Et cette année, le nombre de morts en Méditerranée explose. Entre le 1er janvier et le 31 mars 2026, 831 migrants ont péri en tentant de rejoindre l’Europe, contre 415 à la même période de 2025. Un record pour cette période de l’année depuis les premiers relevés de l’Organisation internationale des migrations (OIM) en 2014.Et ce chiffre pourrait être bien plus élevé. Lors de la tempête Harry qui a balayé le bassin méditerranéen et les côtes italiennes du 19 au 21 janvier, plusieurs embarcations ont disparu en mer. L’ONU estime que huit bateaux avec 380 personnes à bord ont fait naufrage en Méditerranée centrale. Mais les ONG Mediterranea Saving Humans (MSH) et Refugees in Libya ont dénombré près de 30 embarcations parties de Tunisie durant cette période. Au total selon les humanitaires, un millier d’exilés ont péri pendant la tempête Harry.
    « Plus on met la pression pour empêcher les départs, plus on crée des conditions idéales pour les passeurs. Ils peuvent imposer des départs hasardeux, voire désastreux aux migrants », qui n’hésitent plus à partir y compris par mauvais temps en hiver, avait expliqué début mars à l’AFP Arnaud Banos, chercheur au CNRS, spécialiste des migrations maritimes

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  • Mer Égée : 19 migrants, dont un bébé, meurent noyés au large de la Turquie - InfoMigrants
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    Mer Égée : 19 migrants, dont un bébé, meurent noyés au large de la Turquie
    Par La rédaction Publié le : 01/04/2026
    Dix-neuf migrants afghans, dont un bébé, sont morts mercredi matin dans le naufrage de leur embarcation en mer Égée au large de Bodrum, dans le sud-ouest de la Turquie, ont annoncé les gardes-côtes turcs. Dix-huit corps ont été récupérés par les autorités et une personne est décédée après son arrivée à l’hôpital.Les autorités turques ont récupéré, mercredi 1er avril dans la matinée, 18 corps de migrants, dont celui d’un bébé, en mer Égée, au large de Bodrum dans le sud-ouest du pays, selon un communiqué de la garde-côtière. Vingt-et-une personnes ont par ailleurs pu être secourues lors de cette opération. Mais l’une d’elles est décédée après son arrivée à l’hôpital, portant le bilan à 19 exilés morts dans ce naufrage.Selon le gouverneur de la province, Idris Akbiyik, cité par l’agence de presse officielle Anadolu, « tous les passagers de l’embarcation étaient de nationalité afghane ».
    D’après les gardes-côtes, l’embarcation pneumatique, qui transportait « un grand nombre de migrants irréguliers », a refusé de s’arrêter « malgré les avertissements visuels et sonores émis » et a « continué sa fuite à grande vitesse ». « En raison des conditions météorologiques et maritimes difficiles, [le canot] a pris l’eau et a coulé », affirme le communiqué.Mercredi matin, les recherches se poursuivaient pour retrouver une personne disparue.La station balnéaire très courue de Bodrum est située à proximité de plusieurs îles grecques, parmi lesquelles Kos, un des points d’entrée dans l’Union européenne (UE) en mer Égée. Moins de cinq kilomètres séparent Kos de la Turquie.
    Les naufrages sont fréquents lors de ces traversées périlleuses vers les îles grecques, notamment en raison de collisions avec des navires des autorités grecques ou turques. Le 9 mars, une collision entre un bateau des gardes-côtes turcs et une embarcation de migrants a causé la mort d’au moins 14 exilés au large des côtes de Finike, dans la province d’Antalya au sud-ouest de la Turquie

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  • Traversées de la Manche : Londres et Paris prolongent de deux mois seulement leur accord pour sécuriser la frontière - InfoMigrants
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    Traversées de la Manche : Londres et Paris prolongent de deux mois seulement leur accord pour sécuriser la frontière
    Par Charlotte Boitiaux Publié le : 01/04/2026
    Londres et Paris ont prolongé mardi de deux mois seulement leur accord de coopération pour lutter contre les traversées illégales de la Manche. Un deal précaire puisque les deux pays ne sont pas parvenus à conclure un accord permanent. Le Royaume-Uni exige de la France plus d’interventions en mer pour empêcher les traversées de la Manche. Paris refuse. Londres et Paris vont prolonger de deux mois seulement leur accord de coopération sur la sécurisation de leur frontière commune dans la Manche, a annoncé mardi 31 mars le Home Office (équivalent du ministère français de l’Intérieur). Au terme d’âpres discussions, les deux pays n’ont pas réussi à finaliser un nouveau partenariat permanent.En attendant d’autres pourparlers, il fallait donc parer au plus urgent : maintenir la militarisation de la frontière pour empêcher les traversées clandestines de la Manche. Pour cela, Londres va fournir un financement de 16,2 millions de livres (18,5 millions d’euros). De l’argent qui servira à assurer la surveillance des plages au cours des deux prochains mois. « Alors que les négociations en vue de la finalisation d’un accord franco-britannique amélioré se poursuivent, les contrats opérationnels ont été prolongés de deux mois afin de fournir des capacités françaises essentielles en matière de maintien de l’ordre et de surveillance », a indiqué le ministère britannique de l’Intérieur dans un communiqué. Depuis des mois, les deux gouvernements négocient une nouvelle prolongation, mais sont en désaccord. Le point d’achoppement principal ? Augmenter le nombre d’interventions des autorités françaises en mer pour intercepter les « small boats ». Selon plusieurs médias britanniques, Londres souhaite ainsi conditionner le versement d’une contribution financière à un objectif d’interceptions supérieur à celui constaté actuellement.
    Mais la France s’y oppose, mettant en avant le droit international de la mer qui interdit les interventions en mer - et donne la priorité aux seules opérations de secours. « Paris craint que les exigences britanniques ne mettent davantage en danger la vie des demandeurs d’asile et des agents français », résume le Guardian.
    « Nous ne voulons pas d’une recrudescence des traversées de migrants pendant que les négociations se poursuivent. Nous souhaitons une augmentation significative du nombre d’agents chargés de l’application de la loi sur les plages françaises », a ainsi déclaré un porte-parole du Home Office. « Nous voulons en avoir plus pour notre argent ».
    Côté français, on grince des dents face aux exigences britanniques. « Ce que nous voulons, c’est que […] les Britanniques contribuent au financement des systèmes d’interception, qui sont très coûteux. Mais ils ne doivent pas subordonner ce financement à une exigence d’efficacité qui pourrait être extrêmement dangereuse pour les migrants, pour les services [de sécurité] et pour la France […] Le sauvetage passe avant tout. Et la loi », a déclaré le 26 mars Xavier Ducept, secrétaire d’État chargé de la Mer, devant la commission d’enquête parlementaire sur le respect des libertés et droits fondamentaux des personnes migrantes.
    Cette négociation franco-britannique s’inscrit dans le traité de Sandhurst, signé en 2018 entre Londres et Paris. Ce traité prévoit que le Royaume-Uni finance une partie des actions menées par la France pour sécuriser les plages françaises, car c’est sur le sol français que se situe la frontière franco-britannique. C’est donc sur ses côtes que se déroulent les contrôles des personnes en partance pour le Royaume-Uni.Ce partenariat avait déjà été prolongé de trois ans en 2023, et devait expirer ce mardi 31 mars à minuit.
    Depuis 2023, le Royaume-Uni a versé 540 millions d’euros à la France dans le cadre du traité. L’argent sert à financer les patrouilles sur les plages, à l’achat de matériel comme des drones, mais également à la construction (en cours) du futur centre de rétention de Dunkerque - qui se situe précisément à Loon-Plage. Son ouverture est prévue pour la fin 2026-début 2027 et devrait compter 140 places.L’an passé, 41 472 migrants sont arrivés au Royaume-Uni après une périlleuse traversée de la Manche depuis la France, soit le deuxième nombre le plus élevé après le record de 45 774 arrivées enregistrées en 2022, selon les données du Home Office. Au moins 29 migrants ont péri en mer en 2025, d’après un comptage effectué par l’AFP à partir de sources officielles françaises et britanniques

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