• Coronavirus : en Tunisie, une centaine de travailleurs confinés dans une usine de masques
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/09/24/coronavirus-en-tunisie-une-centaine-de-travailleurs-confines-dans-une-usine-

    A leur poste de travail, musique mezoued en fond sonore, des ouvrières assemblent sans relâche les élastiques et la toile bleue des masques jetables que tous les Tunisiens ont déjà pu acheter en pharmacie pour se protéger de l’épidémie de Covid-19. Elles en produisent jusqu’à 100 000 par jour. « Nous avons été réquisitionnés pour fournir l’armée au début de la pandémie. C’est pour ça que nous avons fait le choix du confinement. Il ne fallait prendre aucun risque », explique Mohamed Alouini.A l’origine, les produits phares de Consomed sont plutôt des équipements médicaux tels que les trousses chirurgicales ou les housses à usage unique pour les hôpitaux. Mais le masque s’est rapidement imposé comme une nouvelle priorité. Le frère de Mohamed Alouini, Hamza, se souvient du salon de l’Arab Health Medical Exhibition de Dubaï, en janvier, quand des clients peu communs ont commencé à le démarcher : « Un premier Chinois est venu me demander si je faisais des masques. J’ai cru que c’était une blague, jusqu’à ce que ce que deux, trois, quatre Chinois viennent me demander la même chose. » Hamza Alouini entend finalement parler de ce mystérieux virus apparu à Wuhan, en Chine. Très vite, il réfléchit à une stratégie pour produire davantage de ce produit soudainement très convoité. Reste alors le plus difficile : convaincre les employés, à l’époque tous effrayés par la propagation du coronavirus dans le monde, d’accepter de rester à l’usine pour éviter le risque de fermeture en cas de contamination. Sonia Chaarabi, 32 ans, cheffe de zone originaire de Hajeb El Ayoun, à 60 km de Kairouan, se souvient des premiers jours. Jeune mariée, elle a dû faire des compromis entre sa vie de famille et l’usine. « Nous n’avions aucune relation avec l’extérieur et il fallait beaucoup travailler pour répondre à la demande. C’était un effort collectif », raconte-t-elle.

    #Covid-19#migrant#migration#tunisie#sante#economie#dubai#chine#circulationthérapeutique#masque

  • Avec le coronavirus, « tout s’est arrêté d’un coup » : l’Afrique pleure ses touristes disparus
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/09/25/avec-le-coronavirus-tout-s-est-arrete-d-un-coup-l-afrique-pleure-ses-tourist

    Les vols internationaux ont beau avoir repris mi-juillet au Sénégal, les touristes continuent de se tenir à distance, échaudés par l’évolution imprévisible de la pandémie de Covid-19 à travers la planète. Le pays connaît les mêmes déboires que ses pairs africains. Du Maroc à l’Afrique du Sud, du Cap-Vert à l’Ethiopie, le tourisme a connu un coup d’arrêt brutal et prolongé sur l’ensemble du continent. Selon le Conseil mondial du voyage et du tourisme (WTTC), la crise du secteur pourrait entraîner la destruction de 7 à 17 millions d’emplois, sur l’année 2020, dans une région du monde déjà frappée par un chômage très élevé.
    Au premier semestre, les arrivées de voyageurs internationaux en Afrique ont chuté de 57 %, selon l’Organisation mondiale du tourisme (OMT). Et la débâcle est loin d’être terminée : début septembre, la moitié des destinations africaines n’avaient toujours pas rouvert leurs frontières. « L’industrie a été décimée », s’afflige Naledi Khabo, la directrice de l’Association du tourisme africain, une agence de promotion du continent basée aux Etats-Unis : « La banqueroute menace de nombreuses PME qui constituent l’essentiel des acteurs du secteur. Elles n’ont pas les fonds pour faire face et doivent souvent se débrouiller sans aides publiques. » Le constat est d’autant plus amer que l’Afrique était, avant la pandémie, de plus en plus demandée par les touristes internationaux. Les arrivées étaient en forte hausse (+ 6 % en 2019). Le secteur représente aujourd’hui 10 % des recettes d’exportation du continent (contre à peine 5 % dans les années 1980) et plus d’un emploi sur cinq dans certains pays comme le Cap-Vert ou l’île Maurice.« La dynamique était excellente et tout s’est arrêté d’un coup », résume Sisa Ntshona, le patron de la Fédération du tourisme en Afrique du Sud : « C’est particulièrement regrettable pour une économie comme la nôtre, qui essaie de se diversifier dans les services pour moins dépendre des matières premières. » Le professionnel garde un souvenir traumatisant du premier coup de semonce : l’annulation en janvier d’un congrès international sur l’ophtalmologie censé se tenir en juin au Cap. L’événement, en préparation depuis cinq ans, devait accueillir 15 000 participants venus du monde entier. Soit 15 000 billets d’avions, 15 000 chambres d’hôtel et tous les à-côtés, dont il a fallu se passer.
    L’Afrique du Sud, qui rouvrira ses frontières le 1er octobre après avoir été durement touchée par le coronavirus, pleure ce tourisme de conférence dont elle était l’un des piliers continentaux. Elle s’interroge aussi sur l’avenir des safaris proposés aux amoureux de la faune sauvage dans les réserves du pays telles que le célèbre parc Kruger. « Rien ne permet de penser que les clients types – des Occidentaux fortunés et en général un peu âgés – vont se précipiter pour revenir tant que la situation sanitaire ne sera pas complètement sous contrôle », indique M. Ntshona.

    #covid-19#migrant#migration#afrique#tourisme#sante#economie

  • Une centaine de passagers bloqués à l’Aibd : Ils refusent de payer les tests Covid à 40.000 CFA
    https://www.seneweb.com/news/Societe/une-centaine-de-passagers-bloques-a-l-ai_n_329625.html

    Encore les tests Covid que rechignent à passer les voyageurs au départ du Sénégal ou à l’arrivée. Selon des informations de Seneweb, une centaine de passagers sont présentement bloqués à l’aéroport international Blaise Diagne de Diass. Ils refusent de se soumettre aux tests Covid-19 d’un coût de 40.000 FCfa le test.En effet, en plus des billets d’avion qui leur ont couté 1500 euros, une famille sénégalaise qui est retournée en Espagne, a vivement dénoncé, hier, dans les colonnes de EnQuête, les tests Covid imposés à l’aéroport Blaise Diagne à tout voyageur qui souhaite quitter le Sénégal. La famille qui a refusé de s’exécuter, a finalement dû payer, au niveau de l’aéroport, 180 euros, à raison de 60 euros (40.000 francs Cfa) par test. « Ce n’est ni plus ni moins une arnaque », s’insurge ladite famille qui affirme n’avoir « jamais reçu les résultats desdits tests. C’est quoi si ce n’est de l’arnaque ? Et cela ne repose sur rien. Ce n’est ni la loi ni le décret », fulmine le père de famille dans les colonnes du quotidien.
    Il faut rappeler que le Sénégal, qui exige des documents pour entrer dans son territoire, exige aussi un test Covid à ceux qui sont sur le départ, alors que les pays d’accueil n’en font pas une exigence. Mor Kane, député de la diaspora y voit une nouvelle forme de corruption sur le dos des voyageurs. « Pour moi, c’est une corruption qui ne dit pas son nom. Le 25 août, des collègues ont quitté le Sénégal pour l’Espagne via la compagnie Iberia. On leur a fait payer 50 euros chacun avant l’embarquement sans aucun reçu », dénonce-t-il.Ce matin encore, la problématique des tests Covid fait encore l’actualité à l’Aibd où la centaine de personnes citées qui a débarqué d’un vol en provenance de l’Italie, maintient le bras de fer d’autant que les tests sont requis à l’entrée comme à la sortie du territoire sénégalais, là où nombre de pays de destination, au départ de Dakar, n’en font aucune exigence. Les émigrés en appellent aux autorités sénégalaises pour l’arrêt de ces tests qui disent-ils, ont fini de les dépouiller sur le plan financier.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#diaspora#test#sante#italie#espagne#aeroport#depistage

  • issue_brief_cross-border-mobility_summary.pdf
    https://www.iom.int/sites/default/files/documents/issue_brief_cross-border-mobility_summary.pdf

    The dramatic impacts of the COVID-19 pandemic have further embedded public health concerns in questions of migration and mobility at large, revealing the critical need to rethink policies and practices. •International human mobility has been drastically reduced, with border closures and travel restrictions of unprecedented scale.With a few exceptions, almost all countries have restricted international mobility. As they contemplate removing internal restrictions and reopening borders, states are confronted with a high level of uncertainty and one common challenge: how to resume cross-border mobility while safeguarding global public health? •Given this high level of uncertainty, a range of flexible and innovative public health solutions will need to be implemented at the border, which will need to be adjusted by governments at national and regional levels based on existing and emerging evidence about the pandemic, as well as their ongoing effectiveness. •For governments contemplating selective reopening based on diverse criteria such as infection rates, geographical proximity, regional integration agreements, and high value trade and mobility corridors, they will also need to take into account the measures and capacities in partner countries to manage additional risk. No country can be left behind in the effort to integrate public health concerns into humanmobilityat the border, and beyond.

    #Covid-19#migration#migrant#OIM#sante#frontiere#circulation

  • HCR - HCR : la lutte contre la surpopulation et la détresse dans les centres d’accueil des îles grecques doit faire partie intégrante de la réponse d’urgence
    https://www.unhcr.org/fr/news/press/2020/9/5f6cbd2aa/hcr-lutte-contre-surpopulation-detresse-centres-daccueil-iles-grecques.html

    Pour soutenir les efforts de décongestion et accélérer les transferts, la capacité d’accueil sur le continent doit être renforcée. Le HCR appelle les autorités grecques à augmenter les places d’hébergement sur le continent, avec le soutien de la Commission européenne. Le HCR appelle également les Etats européens à poursuivre leur soutien envers la Grèce en offrant des places de relocalisation pour les demandeurs d’asile et les personnes ayant obtenu le statut de réfugiés qui sont les plus vulnérables. De même, les politiques et les mesures visant à faciliter l’intégration et l’autonomie à long terme des réfugiés reconnus en Grèce sont une priorité.À Lesbos, les autorités nationales, avec le soutien du HCR et d’autres acteurs humanitaires, s’efforcent d’améliorer les conditions de vie dans le nouveau site d’urgence, en remédiant aux lacunes en matière de soins de santé, d’eau, d’installations sanitaires et d’hygiène. En date du 24 septembre, quelque 250 personnes avaient été testées positives au Covid-19, et le dépistage se poursuit pour tous les nouveaux arrivants sur le site. Selon les autorités sanitaires nationales, toutes ces personnes sont placées en quarantaine avec les membres de leur famille. Des soins médicaux durables et adéquats ainsi que l’accès à l’eau, aux installations sanitaires et à l’hygiène sont donc plus nécessaires que jamais.Pour faire face à l’arrivée de conditions météorologiques moins favorables, le HCR prévoit de fournir des kits d’isolation et des palettes en bois aux familles qui vivent sous tente, à titre de mesure provisoire.

    #Covid-19#migrant#migration#grece#UE#camp#sante#depistage#HCR

  • All Blacks’ quarantine puts New Zealanders offside - Asia Times
    https://asiatimes.com/2020/09/all-blacks-quarantine-puts-new-zealanders-offside

    New Zealand Rugby on Thursday refused to rule out boycotting the end of this year’s Rugby Championship in Australia after organizers unveiled a schedule that would leave the All Blacks stranded in quarantine at Christmas. The row overshadowed plans for a tournament that host Australia described as a “mini-World Cup” over six weeks, with double-header matches each weekend featuring the Wallabies, South Africa, New Zealand and Argentina. “Six unmissable back-to-back double-headers featuring four of the very best Test nations in world rugby – all in our backyard – this really is a once-in-a-lifetime event,” Rugby Australia interim chief executive Rob Clarke said. Southern hemisphere governing body SANZAAR is staging the tournament in one country for the first time due to the Covid-19 pandemic, with the opening round in the Queensland state capital Brisbane on November 7.But it was the final round – which has the Wallabies playing the All Blacks in Sydney on December 12 – that needled NZR. With the New Zealand government enforcing a strict two-week coronavirus quarantine on all international arrivals, the schedule means the All Blacks face being isolated from their families at Christmas even if they fly home straight after the match

    #Covid-19#migrant#migration#nouvellezelande#australie#argentine#rugby#sante#competitionsportive#quarantaine

  • Rio postpones world-famous carnival over Covid-19 - Asia Times
    https://asiatimes.com/2020/09/rio-postpones-world-famous-carnival-over-covid-19

    “We just can’t do it in February. The samba schools won’t have the time or financial and organizational resources to be ready,” he told journalists after a plenary meeting by the group’s directors. Rio’s carnival is an epidemiologist’s nightmare in a pandemic: an extended festival of tightly packed crowds dancing through the streets and flocking to the city’s iconic “Sambadrome” for massive parades featuring scantily clad dancers, small armies of drummers and all-night partying at close quarters. The event draws millions of tourists from around Brazil and the world to the beachside city each year.

    #Covid-19#migrant#migration#bresil#sante#tourisme#epidemiologie#carnaval

  • The rise of the ’half-tourist’ who combines work with a change of scene | Travel | The Guardian
    https://www.theguardian.com/travel/2020/sep/25/the-rise-of-the-half-tourist-who-combines-work-with-a-change-of-scene
    https://i.guim.co.uk/img/media/b05a637a5cc1b0e65e9a20bbf51ac416ea9c61e2/0_167_5760_3456/master/5760.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    Until the pandemic the term “remote worker” conjured up an image of a young hipster lugging a Mac around a co-living space somewhere in Bali or Berlin. But when coronavirus forced half of the UK to work from home back in April, a whole new cohort of people, who had spent their entire careers in an office, realised that working from different locations was a real possibility. Boris Johnson’s announcement on 22 September of a new set of Covid-restrictions that could last up to six months – including advice to work from home wherever possible, in a reversal of previous messaging – could well inspire many more people to adopt a nomadic working life.
    Destinations hit by the global halt in travel have already started to target nomadic workers to make up for the loss of tourist income. Barbados was one of the first to launch a “digital nomad” visa, in July. Since then, a wave of other countries have announced similar programmes, including Estonia, Georgia and Croatia. Most recently, Anguilla launched a visa scheme inviting visitors to live and work on the island for 12 months, “swapping grey skies and jumpers for tropical blues and daily temperatures reaching for the 30s”.
    The downside of these schemes is that they require proof of high earnings – at least €3,504 a month for Estonia, for example; US$50,000 a year for Barbados. Some also charge an application fee, and if you want to rent a villa in Anguilla you’ll need a very hefty bank balance. While the new working visas have garnered a lot of publicity, most remote workers are interested in shorter-term stints abroad, switching between periods at home and abroad – although anyone planning to decamp needs to check the constantly changing travel restrictions.

    #Covid-19#migrant#migration#sante#travailleurmigrant#travailleurnomade#tourisme

  • Dorm snitches and party bans: how universities around the world are tackling Covid | World news | The Guardian
    https://www.theguardian.com/world/2020/sep/25/universities-respond-to-covid-surge
    https://i.guim.co.uk/img/media/f1ea83bab8910b4b84c3ef09ba609f2b5194855d/0_185_3673_2204/master/3673.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    In India, where daily coronavirus cases exceed 80,000, only one state has given approval for universities to reopen for the new term, which typically begins in November. Restrictions overseas have prompted many Indians – 61%, according to one survey – to postpone plans for international study.

    #Covid-19#migrant#migration#inde#sante#etudiant

  • Covid-19 : en Guadeloupe, le règne du grand flou
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/09/25/covid-19-en-guadeloupe-le-regne-du-grand-flou_6053625_3224.html

    Les mesures en Guadeloupe vont bien au-delà de la fermeture des bars et restaurants pour les deux prochaines semaines. Il faut « casser la courbe ascendante » des contaminations, selon Alexandre Rochatte. Le représentant de l’Etat insiste sur l’application stricte des gestes barrières et le port du masque, et demande aux entreprises de privilégier le télétravail. Bannis aussi les rassemblements de plus de dix personnes dans l’espace public. Les plages et les rivières sont interdites entre 11 h 30 et 14 heures, et le soir de 19 heures à 5 heures le lendemain, pour éviter les regroupements. Les liaisons inter-îles sont également touchées : pour aller en Martinique ou à Saint-Martin, il faudra désormais motiver son voyage.
    Des membres du service santé des armées doivent arriver en renfort pour suppléer les personnels soignants du CHU. L’alerte la plus inquiétante vient de Valérie Denux. Après le bilan de la mobilisation du CHU dans le cadre du plan blanc déclenché le 23 août, la directrice de l’agence régionale de santé a souligné le cocktail souvent mortel que représentent le Covid-19 et les maladies chroniques, comme l’obésité, le diabète ou les pathologies cardiaques. Mme Denux affirme qu’un tiers de la population guadeloupéenne est en danger, avec 100 000 personnes qui souffrent de pathologies de longue durée dans l’archipel.

    #Covid-19#migration#migrant#france#guadeloupe#sante#circulation#insularité#personnelsoignant

  • Covid-19 : Montréal tente de sauver son centre-ville
    https://www.lemonde.fr/smart-cities/article/2020/09/25/covid-19-montreal-tente-de-sauver-son-centre-ville_6053637_4811534.html

    la frénésie habituelle a laissé place à un calme « dominical » tous les jours de la semaine. Les campus des universités McGill et Concordia, qui dispensent la majorité de leurs cours en ligne, sont eux aussi désertés par les étudiants québécois et étrangers qui irriguent en temps normal la vie festive de Montréal. Dans le métro, des panneaux publicitaires « Derrière le masque, on garde le sourire » encouragent les passagers à rester optimistes, mais la moitié des usagers habituels a renoncé à y mettre les pieds.
    La fermeture des frontières a également entraîné de facto la disparition des touristes étrangers dans le vieux Montréal (11 millions en 2019), comme le ralentissement de l’activité économique, celle des hommes d’affaires. « C’est une catastrophe pour toute l’hôtellerie » témoigne Eve Paré, qui préside l’Association des hôtels du Grand Montréal. Le parc hôtelier de la ville est passé d’un taux moyen d’occupation de 90 % l’été dernier à 10 % en juin-juillet de cette année, avec des tarifs de chambre bradés. Dès le début de la crise, en mars dernier, 85 % des effectifs ont été mis à pied ; aujourd’hui, seuls quelques employés sont rappelés au compte-gouttes pour travailler pendant les week-ends. « En attendant qu’un vaccin soit disponible, on espère au moins que des tests à résultats immédiats voient bientôt le jour, seule garantie pour que les gens se remettent à voyager » estime Eve Paré.
    Montréal a été la ville la plus durement touchée au Canada par le Covid-19, déplorant près de 3 500 décès, sur les 5 800 enregistrés au Québec. Dès le printemps dernier, le gouvernement fédéral, celui du Québec ainsi que la municipalité de Montréal ont multiplié aides au loyer, prêts et subventions pour tenter de placer sous respirateur artificiel les activités commerciales du centre-ville. Mais c’est tout un écosystème à ranimer, sans savoir si les habitudes et comportements adoptés pendant la crise perdureront.

    #Covid-19#migrant#migration#canada#quebec#sante#economie#etudiant#touristme

  • En Suisse, une votation sur l’immigration vise les travailleurs européens
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/09/25/en-suisse-une-votation-sur-l-immigration-vise-les-travailleurs-europeens_605

    Depuis deux décennies, la Suisse connaît en effet un boom démographique sans précédent, la population passant de sept à près de neuf millions d’habitants alors que le taux de natalité est en berne. De nombreux ressortissants européens sont venus s’installer et s’ajouter au flux des 300 000 frontaliers. Médecins et dentistes allemands, à Zürich. Ingénieurs en chimie français, à Bâle. Mécaniciens horlogers, français aussi, dans l’arc jurassien. Ouvriers italiens, dans tout le Tessin. Une menace sur l’emploi, vraiment ? Il existe une autre lecture du phénomène. « La prospérité suisse ne vient pas seulement de nos innovations et de notre travail acharné, elle vient également de nos relations avec le reste du monde et de notre marché du travail ouvert. Nous gagnons un franc sur deux grâce à notre accès à l’étranger, tout particulièrement aux Etats de l’Union européenne », observe Daniela Schneeberger, conseillère nationale PLR (Parti libéral-radical, droite modérée) pour le canton de Bâle-Campagne.
    La crise sanitaire due au coronavirus a aussi rappelé que, sans l’apport du personnel soignant étranger, surtout issu des pays de l’Union (Grecs, Espagnols, Italiens, Baltes…), les CHU n’auraient pas eu assez d’infirmiers et d’infirmières dans les étages. Bien souvent, les « héros suisses du Covid-19 » ne l’étaient pas. Au fond, dans son rapport à l’étranger, la Suisse est depuis bien longtemps une contradiction. Celle d’un pays qui aime se penser en forteresse, alors qu’il est ouvert aux quatre vents. L’UDC a su exploiter jusqu’ici cet étrange paradoxe. Mais cela risque bien de ne pas suffire cette fois. Car, à Bruxelles, la Commission européenne a fait savoir qu’en cas de oui à l’initiative, la relation entre Berne et l’UE deviendrait ingérable. Si l’accord bilatéral sur la liberté de circulation devait être dénoncé côté suisse, les six autres accords bilatéraux deviendraient automatiquement caducs, c’est ce que l’on appelle la « clause guillotine ».

    #Covid-19#migrant#migration#suisse#politiquemigratoire#sante#personnelsoignant#frontaliers#UE#crisesanitaire

  • Philippine police draw flak for plan to monitor social media on quarantine
    https://uk.reuters.com/article/us-health-coronavirus-philippines-social/philippine-police-draw-flak-for-plan-to-monitor-social-media-on-quaranti

    MANILA (Reuters) - Philippine police drew criticism from netizens and activists on Sunday for a plan to monitor social media to enforce quarantine rules, with critics accusing the authorities of authoritarianism and double standards. National Police Lieutenant General Guillermo Eleazar, head of a task force enforcing quarantine protocols, warned of fines and penalties of community service for people violating precautionary measures, while violators of liquor bans will face “additional (...)

    #Facebook #COVID-19 #santé #SocialNetwork #surveillance

    ##santé
    https://static.reuters.com/resources/r

  • « 15 000 euros n’achètent pas une vie » : un employeur accusé d’avoir mis en danger une salariée décédée du #covid - Basta !
    https://www.bastamag.net/mort-du-covid-15-000-euros-n-achetent-pas-une-vie-un-employeur-accuse-mis-

    Ludgero Matias Dos Santos a perdu sa femme, Maria de Fatima Dos Santos, décédée du Covid-19 alors qu’elle continuait de travailler pour son employeur, XPO Logistics, sur le site de Fleury-Mérogis (Essonne). Il accuse l’entreprise d’avoir fait travailler sa femme sans protections et alors qu’il y avait des suspicions de cas positifs sur le site. « Le 29 mars elle est entrée à l’hôpital, le 5 avril elle était morte », confie-t-il. La société demande à le rencontrer le 13 mai. Étrangement, le 11 mai, il découvre un virement de 15 000 euros provenant de la société XPO Logistics sur leur compte joint. Pour Matias Dos Santos, « c’était juste pour m’amadouer, pour acheter mon silence ». Pour la direction de l’entreprise, il s’agit d’un « don » pour « accompagner les familles endeuillées » (voir leur réponse intégrale ci-dessous). Il a décidé de porter plainte.

  • Exposing Your Face Isn’t a More Hygienic Way to Pay
    https://www.eff.org/deeplinks/2020/09/exposing-your-face-isnt-more-hygienic-way-pay

    A company called PopID has created an identity-management system that uses face recognition. Their first use case is as a system for in-store, point of sale payments using face recognition as authorization for payment. They are promoting it as a tool for restaurants, claiming that it is pandemic-friendly because it is contactless. Nonetheless, the PopID payment system is less secure than alternatives, unfriendly to privacy, and is likely riskier than other payment alternatives for anyone (...)

    #Starbucks #Walmart #Paypal #algorithme #CCTV #payement #biométrie #température #facial #reconnaissance #vidéo-surveillance #COVID-19 #pauvreté #santé #surveillance #EFF #FoodTech (...)

    ##pauvreté ##santé ##PopID

  • Volunteer sleuths track down Hawaii’s quarantine scofflaws
    https://apnews.com/3c3bf234730eb15b466d3f4577c50167

    Former longtime television reporter Angela Keen knows how to track people down. During the coronavirus pandemic, she’s putting her skills to use finding tourists who defy Hawaii’s mandatory two-week quarantine on arriving travelers. When members of her Facebook group spot tourists posting about their beach trips on social media, Keen zeroes in on photos for clues like license plate numbers she can run down and distinctive furnishings she can match up with vacation rental listings. Armed (...)

    #Facebook #milice #COVID-19 #délation #famille #immatriculation #santé #SocialNetwork (...)

    ##santé ##surveillance

  • An earthquake shook Tanzania. A new law prohibits citizens from speaking about it online.
    https://www.pressenza.com/2020/08/an-earthquake-shook-tanzania-a-new-law-prohibits-citizens-from-speaking-a

    New online content regulations prohibit certain topics without government approval When a major earthquake of 6.0 on the Richter scale shook coastal East Africa at around 8:15 on August 12, Tanzanians quickly took to Twitter to report on the unusual natural event that momentarily swayed chandeliers, shattered windows and cracked walls. The earthquake hit beneath the Indian Ocean, approximately 82 kilometers from the shores of southeast Dar es Salaam, Tanzania, the nation’s cultural and (...)

    #censure #COVID-19 #santé #SocialNetwork #surveillance

    ##santé

  • 5G : « Le choix technologique est fait avant le choix de société »
    https://www.alternatives-economiques.fr/5g-choix-technologique-choix-de-societe/00093884

    Qu’on soit pour ou contre la 5G, ou même que l’on ne sache pas quoi en penser, personne ne semble se satisfaire de la qualité du débat public sur ce sujet. D’un côté, des maires de plusieurs grandes villes, tout juste élus, demandent un moratoire sur son déploiement, dans la foulée des citoyens de la Convention sur le climat qui avaient formulé le même vœu. De l’autre, les promoteurs de cette nouvelle génération de réseau mobile la présentent comme une évolution logique voire naturelle, bref un progrès (...)

    #5G #écologie #technologisme #santé

    ##santé

  • A Chinese city withdraws ’civility code’ following online criticism
    https://advox.globalvoices.org/2020/09/14/a-chinese-city-withdraws-civility-code-following-online-criticis

    Despite censorship, criticism of the plan flooded Chinese social media Building upon the successful implementation of its “health code” system in restricting citizens’ movement during COVID-19 pandemic, Suzhou — a Chinese city near Shanghai — attempted to launch a “civility code” in early September to rank citizens’ civility and award or punish them accordingly. But strong reactions from netizens forced authorities to postpone the plan. The health code is a coding system that keeps track of an (...)

    #Alipay #QRcode #smartphone #censure #SocialCreditSystem #COVID-19 #santé #SocialNetwork #surveillance (...)

    ##santé ##GlobalVoices

  • Données de santé : le Conseil d’Etat rejette un nouveau recours contre le Health Data Hub
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2020/09/22/donnees-de-sante-le-conseil-d-etat-rejette-un-nouveau-recours-contre-le-heal

    Cette action avait été lancée par un collectif s’inquiétant de voir des données de santé de Français hébergées par l’entreprise américaine Microsoft. Le Conseil d’Etat a rejeté lundi 21 septembre le recours en référé déposé cinq jours plus tôt par un collectif à l’encontre du « Health Data Hub ». Lancée en décembre, cette plate-forme centralise certaines données de santé des Français, collectées par les hôpitaux, l’Assurance-maladie, etc., pour des projets de recherche scientifique. Ces données sont stockées « sous (...)

    #Microsoft #procès #données #HealthDataHub #santé

    ##santé

  • Coronavirus : 18,000 test results published by mistake
    https://www.bbc.com/news/uk-wales-54146755

    The details of more than 18,000 people who tested positive for coronavirus were published online by mistake by Public Health Wales. The health body said the data of 18,105 Welsh residents was viewable online for 20 hours on 30 August. Most cases gave initials, date of birth, geographical area and sex, meaning the risk of identification was low, Public Health Wales (PHW) said. However 1,928 people in living in communal settings were more at risk. Nursing home residents or those living in (...)

    #NHS #données #COVID-19 #santé #bug

    ##santé

  • « La course au vaccin peut compromettre toute réponse adéquate à la pandémie »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/09/23/la-course-au-vaccin-peut-compromettre-toute-reponse-adequate-a-la-pandemie_6

    Accélération des procédures, logique de concurrence favorisant l’opacité… Pour Pauline Londeix et Jérôme Martin, cofondateurs de l’Observatoire de la transparence dans les politiques du médicament, et Els Torreele, bio-ingénieure, le modèle de la compétition fait courir le risque d’aboutir à des vaccins médiocres, analysent-ils, dans une tribune au « Monde ».

    Tribune. Compétition effrénée pour espérer juguler la pandémie de Covid-19 et retourner à nos vies quotidiennes au plus vite ? Ou bien course folle à la rentabilité à court terme aux dépens des produits de santé en développement, de la sécurité sanitaire, de l’adhésion à la vaccination ou encore de l’usage de l’argent public ? Dans la course aux vaccins contre le Covid-19, qui protégera la santé publique ?

    Ne pas confondre vitesse et précipitation

    La Chine a été le premier pays à annoncer, fin juin, sa décision d’autoriser le vaccin nommé Ad5-nCoV et développé par la firme chinoise CanSino pour un usage militaire, à peine six mois après l’identification du nouveau virus SARS-CoV-2. Mi-août, la Russie a surpris le monde entier en déployant son candidat vaccin « Spoutnik V », malgré les inquiétudes de la communauté internationale, tant cette autorisation semble prématurée. Aux Etats-Unis, le président Trump fait tout son possible pour que le candidat développé par la firme Moderna soit mis sur le marché avant l’élection présidentielle du 3 novembre. De son côté, le gouvernement britannique adapte son cadre légal pour être en mesure d’autoriser un vaccin avant la fin de l’année, alors que l’Agence européenne du médicament (EMA) a déjà fait passer les vaccins en développement en procédures accélérées.

    L’urgence est là, mais confondre vitesse et précipitation peut compromettre toute réponse adéquate à la pandémie. Le modèle qui s’est imposé pour répondre à la crise, celui de la compétition et de l’accélération des procédures, n’est pas le plus pertinent pour obtenir ces outils indispensables. Ils ne le seront que s’ils sont suffisamment efficaces. Car pour le moment, et encore loin de la ligne d’arrivée proche promise par de nombreux leaders internationaux, cette course semble bien plus satisfaire des stratégies de domination géopolitiques, des intérêts populistes ou encore ceux, financiers, des multinationales pharmaceutiques. L’idée semble acquise que tel pays, ou tel industriel, doit être le premier à remporter cette course, faisant presque oublier l’ampleur du défi médical que représente le développement de vaccins – un effort qui peut d’habitude représenter entre cinq et dix années de recherche et de développement.

    Compression des procédures

    Ici, les Etats, et d’autres, ont décidé de lancer simultanément toutes les phases de recherche habituellement distinctes et successives. Sont ainsi compressées des procédures pourtant indispensables à la sécurité et à l’évaluation de l’efficacité de tout produit de santé. Pour répondre à une demande mondiale, la production en masse de doses est même lancée en parallèle des phases d’essais cliniques, et ce sans garantie sur l’efficacité des candidats.

    Dans cette course folle, où gagner en vitesse semble plus important que développer les meilleurs outils pour répondre aux besoins des populations, les logiques de concurrence encouragent l’opacité et l’absence de concertation entre les différents acteurs. Ainsi, les développeurs des huit principaux candidats vaccins en phase 3 ont choisi de cibler la même protéine du virus, parce qu’elle semblait plus exploitable à court terme, négligeant d’autres pistes de recherche potentiellement plus prometteuses à plus long terme. Il n’est pas certain qu’une plus grande concertation et un échange des résultats intermédiaires aient nécessité plus de temps, mais il semble assuré que cela réduirait les risques d’obtenir des vaccins médiocres.

    S’appuyant sur une consultation d’experts internationaux, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié un « profil de produit cible ». Il présente les caractéristiques minimales qu’un vaccin utile à la santé publique doit remplir. Malheureusement, les développeurs ne sont pas tenus de les suivre. Et, comme les protocoles d’études cliniques sont tenus secrets, nous ne disposons pas des éléments précis permettant d’évaluer les objectifs des études en cours. Comment, par exemple, sont déterminées la bonne tolérance des produits en développement et même tout simplement leur efficacité ?

    Cette efficacité n’est pas binaire, elle ne s’évalue pas entre tout et rien, et prendre conscience des échelles est indispensable pour prévoir les politiques vaccinales. Un vaccin qui ne créerait pas d’immunité collective n’aurait un intérêt que très limité au niveau populationnel. Selon des études, ce serait le cas d’un vaccin dont l’efficacité de protection contre l’infection serait inférieure à 60 %, même si la totalité de la population était vaccinée, ce qui paraît peu probable. Or, les candidats vaccins en phase 3 risquent de présenter une efficacité bien inférieure à 60 % et pourraient seulement réduire la sévérité de l’infection.

    Logique de compétition

    Dès lors, on comprend aisément la tentation pour un développeur inscrit dans une logique de compétition : s’il souhaite que son essai soit le premier à fournir les apparences d’un succès, la question initiale posée dans le protocole doit être la plus large possible et celle à laquelle il est le plus simple possible de répondre. Il a, par exemple, intérêt à ce que la question soit « le vaccin est-il efficace ? », pour ne pas avoir trop de contraintes à définir a posteriori ce que l’étude a pu démontrer, ni devoir répondre publiquement à la question « efficace à quel taux ? ».

    C’est la raison pour laquelle il est essentiel qu’un comité indépendant puisse revoir les protocoles et leurs résultats une fois l’étude achevée, et que des experts sans lien d’intérêt puissent réfléchir à définir les caractéristiques idéales des produits recherchés. Ce comité, dont les discussions et travaux doivent être ouverts, publics et transparents, permettrait de réfléchir à une approche de développement d’outils complémentaires, et non mis en concurrence. Par exemple, un vaccin qui bloquerait la transmission pourrait être plus adapté au personnel soignant, alors qu’un autre, permettant de limiter la sévérité des symptômes, le serait plus aux personnes âgées ou aux personnes atteintes d’autres pathologies. Mais une telle approche ne semble pas à l’ordre du jour dans ce contexte international de concurrence effrénée.

    Chèques en blanc aux industriels

    Sommes-nous prêts à dépenser des milliards d’argent public pour un bénéfice limité sur le plan sanitaire ? Le rôle de la puissance publique est-il de signer des chèques en blanc aux industriels, de déréguler, puis de se retirer de l’évaluation du produit, des stratégies de recherche, de production et de commercialisation ?

    Car à force d’admirer la success story de la petite start-up Moderna, qui développe l’un des candidats vaccins les plus avancés, on en oublie que sa principale force est bien d’avoir comme partenaire intellectuel et logistique de recherche, et comme financeur, l’immense National Institutes of Health (NIH), financé par l’argent public américain. En France, en juin, le laboratoire Sanofi, qui a reçu de nombreuses aides publiques pour le développement d’un vaccin contre le SARS-CoV-2, a même menacé d’approvisionner en priorité les Etats-Unis, afin d’obtenir davantage d’aides publiques auprès de l’Union européenne et de la France. Le laboratoire a eu gain de cause le 31 juillet, lorsque la Commission européenne a annoncé un accord avec la firme et avec GSK leur garantissant l’achat de 300 millions de doses. Si les investissements des firmes sont constamment mis en avant pour justifier ce type d’accords, l’ampleur des risques pris par le public dans le financement de ces candidats vaccins et dans l’achat de doses semble constamment occultée, alors que l’efficacité et l’innocuité ne sont pas garanties.
    Le simple fait que les pouvoirs publics n’aient pas accès aux protocoles de recherches d’essais alors qu’ils les financent par des milliards d’euros publics devrait susciter l’indignation

    La place des Etats dans cette « course » est donc paradoxale. A voir l’industrie pharmaceutique s’autoréguler, on croirait presque qu’ils sont portés disparus, alors qu’ils n’ont jamais été aussi présents comme financeurs et à travers leurs infrastructures de recherche publique.
    Le simple fait que les pouvoirs publics n’aient pas accès aux protocoles de recherches d’essais alors qu’ils les financent par des milliards d’euros publics devrait susciter l’indignation. En mai 2019, les Etats membres de l’OMS se sont engagés à mettre en place la transparence, notamment sur les essais cliniques, les prix, les financements de la recherche et du développement et les brevets. Depuis le début de la crise due au Covid-19, nombreux ont été les exemples des conséquences dramatiques de l’opacité. Si la résolution de l’OMS ne dispose pas de pouvoir contraignant, sa mise en œuvre est plus que jamais cruciale, pour aiguiller les politiques publiques en santé et pour juguler la pandémie mondiale que nous traversons.

    En matière de vaccin comme pour tous les produits de santé, la transparence sur les protocoles de recherche et les données cliniques ainsi qu’une revue indépendante et systématique de ceux-ci par la communauté scientifique constituent une nécessité, une exigence éthique et une urgence absolue. Les Etats doivent également publier les contrats signés avec les firmes pharmaceutiques et exiger d’elles qu’elles publient sans délai les protocoles d’études des essais en cours, et les résultats détaillés dès que les études ont abouti.

    Le modèle de la compétition n’est donc pas adapté. Il fait courir un grand risque d’aboutir à des vaccins médiocres, sans réel impact sur la pandémie à l’échelle globale, notamment au regard de l’engagement financier et logistique de la puissance publique. Celle-ci devrait au contraire promouvoir un modèle de coopération, avec des études transparentes sur les objectifs, la méthode, les financements et les conditionnalités d’accès. Cette voie, qui ne confond pas urgence et rentabilité à court terme, ne garantit pas un succès rapide, mais elle ne l’exclut pas et réduit les risques d’obtenir des produits sans intérêt. Cette solution réinscrirait la recherche et le développement dans des logiques d’intérêt public, ce qui doit aussi se prolonger dans la production et la commercialisation pour garantir des prix justes et un accès à tous. D’autres modèles existent donc, encore faut-il que les Etats cessent de réduire leur rôle à celui de prestataire de service des entreprises du médicament et se rappellent que la santé est une affaire publique.

    #santé_publique

  • How India can contain coronavirus - Asia Times
    https://asiatimes.com/2020/09/how-india-can-contain-covid-19

    India should focus on controlling the spread of Covid-19 by imposing focused lockdowns in hotspots that threaten to negate the country’s containment successes, Dr Shiv Pillai, director of the Harvard Immunology Graduate Program at Harvard Medical School, told Asia Times in a telephone interview. Over a longer time frame, India’s best hope of controlling the runaway spread of the deadly virus would be injecting a significant number of citizens with the vaccines currently being tested in various countries. Dr Pillai expects approvals for vaccines to come before the end of the year.
    “It will be a silver bullet compared with what we have now,’’ he said from Cambridge, Massachusetts. “India is a great country to make vaccines. We have the two best vaccine-making companies in the world – Bharat Biotech and Serum Institute. They are also cost-effective.’’
    India has numerous pockets of high density across its 1.38 billion population, which makes it tough to contain Covid-19. Widespread lockdown fatigue and a lack of discipline regarding wearing masks, hand hygiene and social distancing is negating the tireless efforts of health workers and administrators in several parts of the country.“India is not Sweden, where you can tell people to stay apart. People have to go out, people have to work. Vaccination is the only answer,” said Pillai. “Fortunately, the deaths are not as dramatically high as elsewhere. Many [0f] the sick are recovering, including older people.’’Countrywide lockdowns had a severe impact on the economy, with the June quarter reporting a 23.9% contraction in gross domestic product. More than a hundred million lost their jobs and many workers had no option but to head back to their villages, inadvertently spreading the virus across the hinterland.
    India, which has 5.6 million cases, the second-highest number after the United States (7 million), has a fatality rate of around 89,000, much lower than than the US’s 204,000. Brazil and Mexico have recorded 137,000 and 73,700 fatalities from 4.56 million and 700,000 cases, respectively.

    #Covid-19#migrant#migration#inde#sante#confinement#travailleurmigrant#migrationinterne#vaccination

  • Airlines want quick US$10 Covid-19 test to replace quarantine in bid to kick-start international travel | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/news/hong-kong/article/3102628/airlines-want-quick-us10-covid-19-test-replace-quarantine-bid-kick

    Airlines want international travellers to take a quick US$10 Covid-19
    test at the airport, removing the need for the quarantine measures they say are killing the industry. Two Hong Kong infectious diseases experts also said the test could generate reliable results, and believed local authorities “could consider’ accepting its results for the mandatory predeparture testing of travellers from high-risk places, though they stopped short of recommending quarantine exemption. The International Air Transport Association has thrown its weight behind a 15-minute test it hoped would be ready “in the coming weeks”, citing health care firms Roche, and Abbott, who have developed rival kits. Calling for systematic testing at departure airports, Alexandre de Juniac, the association’s director general, said the mass testing could “save the winter season” and warned the recovery in air travel had stalled. “We fully understand the need for protection for the population against reimporting the virus, that is why we are proposing Covid-19 systematic testing at the departure airport as an alternative to quarantine,” de Juniac said.

    #Covid-19#migrant#migration#hongkong#sante#testrapide#quarantaine#economie

  • Coronavirus: China eases visa restrictions for foreigners | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/news/china/diplomacy/article/3102766/coronavirus-china-eases-visa-restrictions-foreigners

    China will ease entry restrictions for foreigners from Monday, with the spread of the coronavirus through imported cases largely under control. As of Wednesday, China had 10 new imported cases and no new local cases or deaths, with a total of 168 confirmed cases still being treated, and 6,864 close contacts of previous cases still being monitored. Foreign nationals holding valid Chinese residence permits for work, personal matters or family reunion are allowed to enter China without applying for new visas, according to a Chinese foreign ministry statement released late on Wednesday. If these permits expired after March 28, the holders can apply for new visas through Chinese embassies or consulates if the purpose of the visit to China remains unchanged.
    But other restrictions introduced in March would continue, the statement said.Anybody coming from abroad will still have to have coronavirus tests and complete 14 days of quarantine, according to the regulations.“While ensuring effective epidemic control, the Chinese government will continue resuming people-to-people exchanges in a step-by-step and orderly manner,” it said. Self-quarantine of all international travellers to Beijing as China fights import of coronavirusSelf-quarantine of all international travellers to Beijing as China fights import of coronavirus

    #Covid-19#migrant#migration#chine#sante#casimporte#restrictionsanitaire#test#quarantaine#visa#etranger