• Un couteau suisse sanitaire pour voyager au temps du covid-19
    https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2021/01/22/un-couteau-suisse-sanitaire-pour-voyager-au-temps-du-covid-19_6067251_450005

    Alors que la campagne globale de vaccination vient de commencer, le secteur du tourisme et du transport rêve d’un retour à la normalité. Au printemps 2020 déjà, en Allemagne, au Royaume-Uni, aux Etats-Unis et en Chine, les gouvernements envisageaient la création de certificats immunitaires qui seraient attribués aux personnes ayant déjà eu le Covid-19 pour leur permettre de se déplacer.Testée fin 2020 lors de deux vols sur Cathay Pacific Airways et United Airlines, cette solution sera adoptée d’ici à fin janvier par six autres compagnies.Avec l’arrivée des vaccins, le débat a repris de plus belle. Mais, si l’idée d’un passeport attestant la vaccination contre le Covid-19 est soutenue par la Commission européenne et certains Etats membres dont l’économie repose sur le tourisme (la Grèce, Malte…), le gouvernement français, lui, est « très réticent ». Le secrétaire d’Etat chargé des affaires européennes, Clément Beaune, estime même que la question n’a pas besoin d’être abordée au programme du prochain conseil européen.Un passeport vaccinal au format numérique, c’est en tout cas la solution technologique qu’a mise au point la fondation genevoise à but non lucratif The Commons Project. Née il y a deux ans, avec l’ambition de « créer des plateformes digitales pour le bien commun », elle a lancé, en décembre 2020, en partenariat avec le Forum économique mondial (FEM), une nouvelle application pour téléphones Android et iOS, CommonPass, qui pourrait aider à résoudre l’épineuse équation des déplacements au temps du Covid-19.
    Sur le papier, le concept est simple. L’utilisateur télécharge gratuitement l’application sur son téléphone. Celle-ci lui indique les règles sanitaires en vigueur dans le pays où il souhaite se rendre. Si un vaccin ou un test est requis, il est invité à se rendre dans un centre de santé partenaire (CommonPass en compte à ce jour 350 aux Etats-Unis) qui enverra directement les résultats sur le téléphone du patient. Grâce à un QR code, ceux-ci seront accessibles aux autorités – aéroportuaires, par exemple. Testée fin 2020 lors de deux vols sur Cathay Pacific Airways et United Airlines, cette solution sera adoptée d’ici à fin janvier par six compagnies aériennes sur certaines destinations.A la différence des autres applications existantes (Apple Health App, IBM Digital Health Pass), l’équipe de CommonPass se targue d’avoir conçu une architecture « où il n’y a rien à hacker ». Ce point est loin d’être anodin. Car, comme pour les applications de traçage, il faut pouvoir garantir aux utilisateurs que leurs données seront protégées. C’est d’ailleurs cette dimension que souligne l’Organisation mondiale de la santé (OMS), contactée par Le Monde : « Au-delà des considérations scientifiques, il existe des aspects éthiques, juridiques et de droits de l’homme liés à la confidentialité des données personnelles et au secret médical. »
    Inspirée des « cartes jaunes » (ces certificats internationaux de vaccination ou de prophylaxie) mises au point par l’OMS à la fin des années 1960, qui concernaient le choléra, la peste, la vérole et la fièvre jaune, l’équipe de CommonPass a eu l’idée de l’appliquer au Covid-19 dès avril 2020. En Afrique de l’Est, la fermeture des frontières pour cause de pandémie avait entraîné des dizaines de kilomètres d’embouteillages de camions, pénalisant les pays sans accès à la mer, qui devenaient tributaires des livraisons de nourriture et de médicaments en provenance des grands ports. « Seuls les chauffeurs dont le test était négatif pouvaient traverser la frontière », explique Thomas Crampton, responsable marketing et communication de la fondation. Mais ces tests prenaient du temps, les chauffeurs attendaient ensemble, il arrivait qu’ils se transmettent le virus. A ce moment-là, on s’est dit qu’il faudrait un genre de “passe santé” pour pouvoir traverser les frontières. »Dans un premier temps, l’équipe de la fondation a l’idée d’intégrer la variable Covid-19 dans une application existante, destinée au suivi régional des marchandises. En juillet, elle organise une première réunion pour préparer le projet. Plus de cinquante pays sont à la table : des ministres de la santé, des compagnies aériennes, d’autant plus enthousiastes que le projet est à but non lucratif. Payant pour les compagnies aériennes, le service restera gratuit pour les utilisateurs, et le modèle économique, sans actionnaires. « On ne fait pas ça pour devenir une licorne [une start-up valorisée à plus de 1 milliard de dollars] mais pour aider le monde à résoudre le problème du Covid », résume Thomas Crampton.
    Paul Meyer, spécialiste de technologie de la santé, s’est entouré de cadors pour le projet de sa fondation, lancée en 2019 grâce à une bourse de la Fondation Rockefeller. Parmi les cofondateurs, l’épidémiologiste américain Brad Perkins, qui fut pendant vingt ans chef de l’innovation des centres de prévention et de contrôle des maladies (CDC), la plus haute institution sanitaire aux Etats-Unis – il a notamment travaillé sur l’anthrax et le virus Ebola. Ainsi qu’Alan Warren, un ingénieur qui a travaillé douze ans au développement de Google Docs et Drive. Conçue pour supporter 100 millions d’utilisateurs simultanément, Common­Pass est désormais soutenue par une large coalition d’acteurs de la santé et de la technologie.

    #Covid-19#migration#migrant#passeportvaccinal#sante#circulation#frontiere#technologie

  • Chiffres de l’immigration en 2020 : demandes d’asile et mesures d’éloignement en baisse
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/01/22/chiffres-de-l-immigration-en-2020-demandes-d-asile-et-mesures-d-eloignement-

    La crise sanitaire due au Covid-19 a rendu imprévisible un sujet que le gouvernement veut pourtant maîtriser fermement : l’immigration. Jeudi 21 janvier, le ministère de l’intérieur a rendu publics les chiffres de l’année 2020 sur la question. Bien que ceux-ci soient provisoires, une tendance non équivoque se dégage : une écrasante majorité des indicateurs sont à la baisse. « 2020 : une année totalement atypique, de rupture », souligne-t-on place Beauvau. Parmi les sujets politiquement sensibles pour le gouvernement : celui de la demande d’asile. Jusqu’en 2019, elle continuait d’augmenter en France et les autorités ne cachaient pas leur volonté d’enrayer la tendance. En 2020, sous l’effet de la crise sanitaire, qui a limité les passages aux frontières et provoqué le ralentissement, voire l’arrêt, de certains services de l’Etat lors du premier confinement, la demande d’asile a fortement chuté. Une situation semblable à celle du reste de l’Union européenne (UE).
    En France, 81 669 nouvelles demandes de protection ont été introduites en préfecture dans les guichets uniques des demandeurs d’asile, contre 138 420 en 2019 (- 41 %). Côté ministère de l’intérieur, on reste prudent sur les évolutions futures de cette tendance : « Le Covid peut avoir un effet de ralentissement des déplacements ou provoquer au contraire une fuite » des pays. De leur côté, les services de l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides (Ofpra), chargés d’examiner les demandes, ont enregistré 95 600 dossiers en 2020 et concluent à une baisse de 28 % par rapport à 2019. Cette différence de chiffres tient principalement au fait que l’Ofpra prend en compte dans ses statistiques les cas dits des « réadmissions éteintes ». Il s’agit des personnes dont la demande d’asile relevait, en 2019, d’un autre Etat membre de l’UE au titre du règlement de Dublin, mais dont la France est devenue responsable, en 2020, dès lors qu’aucun renvoi vers le pays en question n’est intervenu entre six et dix-huit mois après leur arrivée.
    Alors que le débat sur les conditions d’accueil des demandeurs d’asile a été prégnant ces dernières semaines et que les campements se reconstituent inlassablement depuis 2015, ce ralentissement n’a pas permis de rectifier le tir. A ce jour, seul un demandeur d’asile sur deux est hébergé le temps que son dossier soit étudié, le dispositif national d’accueil (DNA) étant saturé – 4 500 places supplémentaires doivent être créées en 2021. Pour Didier Leschi, directeur de l’Office français de l’immigration et de l’intégration, c’est également sur l’intégration qu’il faut travailler, justifiant la situation par « une forte présence indue de réfugiés dans le DNA ».Depuis plusieurs années, le gouvernement tente de fluidifier la prise en charge des demandeurs d’asile en accélérant le délai de traitement des dossiers. La crise sanitaire a largement freiné le processus : le délai moyen d’examen des demandes devant l’Ofpra est passé de 161 jours en 2019 à 262 jours en 2020. En cause : une « diminution de l’activité décisionnelle de l’ordre d’un quart puisque, en raison principalement de l’interruption des entretiens d’asile durant le premier confinement, on a rendu environ 90 000 décisions en 2020, contre plus de 120 000 en 2019, explique Julien Boucher, directeur de l’Ofpra. Le mouvement que nous engageons pour diminuer les stocks de demandes en instance va permettre de reprendre la trajectoire de baisse des délais d’instruction. »En 2020, comme en 2019, les demandeurs d’asile proviennent en premier lieu d’Afghanistan (8 886 demandes) puis du Bangladesh (4 345). Le Pakistan s’est placé en troisième position avec 3 426 demandes. L’Albanie et la Géorgie, qui occupaient le haut du tableau ces dernières années, disparaissent des dix premières nationalités qui demandent l’asile. Place Beauvau, on veut y voir « le résultat d’un effort politique lié à la grande qualité de la coopération » avec ces Etats, considérés comme des pays d’origine sûrs, et pour lesquels la France voulait réduire les arrivées.
    En tête des demandes de protection depuis 2018, les autorités scrutent particulièrement la demande afghane. En 2020, « elle ne baisse que de 15 %, les Afghans continuent de venir en France après avoir été déboutés dans d’autres pays européens », note Didier Leschi. Parmi les demandeurs d’asile primo-arrivants, la part des personnes relevant du règlement de Dublin – soit celles dont la demande d’asile relève d’un autre Etat de l’UE – reste stable. Elle était de 25 % en 2019 et baisse légèrement à 21 % en 2020, d’après les chiffres du ministère. En revanche, « l’effet de la crise a augmenté le nombre de cas Dublin qui sont retombés dans la procédure de droit commun [passant sous la responsabilité de la France] », précise-t-on au ministère.Au total, 24 118 personnes ont bénéficié d’une protection (décisions de l’Ofpra et de la Cour nationale du droit d’asile confondues), soit un taux de réponses positives de 24 %. En 2019, elles étaient plus de 36 000 à se voir octroyer le statut de réfugié ou la protection subsidiaire, soit une baisse de 33,5 % entre les deux années.Un autre effet imprévu du Covid-19 sur les chiffres de l’immigration risque d’inquiéter le gouvernement et en premier lieu le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, qui revendique une ligne stricte : celui du départ des étrangers en situation irrégulière. A cet égard, les retours forcés ont drastiquement chuté, passant de 18 906 en 2019 à 9 111 en 2020 (- 52 %). Parmi tous les renvois, ce sont ceux vers les pays tiers (hors UE) qui diminuent le plus, avec une baisse de 62 %. Dans l’entourage du ministre, on tient à insister sur « une augmentation des interpellations de personnes en situation irrégulière depuis cet été ». Différentes justifications liées à la crise sanitaire sont évoquées : des centres de rétention administrative – dont l’activité a été drastiquement réduite pendant le premier confinement – qui tournent au ralenti, un trafic aérien perturbé, les difficultés à obtenir un laissez-passer consulaire avec les autorités des pays tiers… Le ministre a notamment multiplié les visites au Maroc et en Tunisie pour mettre en œuvre sa ligne de fermeté.

    #Covid-19#migrant#migration#france#politiquemigratoire#sante#crisesanitaire#asile#retention#retour

  • Coronavirus: Hongkongers stranded overseas fear travellers from Britain who returned via Dubai and tested positive for Covid-19 could make getting home harder | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/news/hong-kong/health-environment/article/3118744/coronavirus-hongkongers-stranded-overseas-fear

    Hundreds of Hongkongers stranded overseas by a ban on travel from Britain fear they may face further difficulties returning home after three of their number, who flew to Hong Kong via Dubai and Singapore, tested positive for Covid-19.Many had already travelled to Dubai weeks ago, after the government said the only way they would be able to return was by spending three weeks in a destination outside Britain.The United Arab Emirates is one of the few places still allowing arrivals from there that also offers transit routes to Hong Kong, and had been considered the best available option, at least before Thursday’s news raised the spectre of further disruptions and uncertainty.One female Hong Kong resident, who flew to Dubai with her family 10 days ago said there was “a high level of anxiety for everyone right now”.

    #Covid-19#migrant#migration#hongkong#sante#retour#test#dubai#singapour#grandebretagne#anxiete#peur

  • America’s Salad Bowl Becomes Fertile Ground for Covid-19 - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2021/01/22/us/coronavirus-arizona-yuma-covid.html

    Because Yuma County produces the lettuce, broccoli and other leafy greens that Americans consume during the cold months, it is known as “America’s salad bowl.” Now it has become a winter hothouse for Covid-19.
    Over the course of the pandemic, the Yuma area has identified coronavirus cases at a higher rate than any other U.S. region. One out of every six residents has come down with the virus.Each winter, the county’s population swells by 100,000 people, to more than 300,000, as field workers descend on the farms and snowbirds from the Midwest pull into R.V. parks. This seasonal ritual brings jobs, local spending and high tax revenue. But this year, the influx has turned deadly.Father Chapa’s parish is weathering the full spectrum of the pandemic’s surge. In Spanish and English, he ministers to Mexican-American families who have been rooted here for generations as well as the seasonal residents, all of them afflicted. The church is handling three times the number of funerals it usually does.
    While coronavirus cases are starting to flatten across the country, the virus is still raging in many border communities. Three of the six metro areas with the highest rates of known cases since the outbreak began are small cities straddling Mexico: Yuma; Eagle Pass, Texas; and El Centro, Calif.
    Seasonal migration, the daily flow of people back and forth and lax measures to contain the virus’s spread have created a combustible constellation. Arizona has seen among the highest increases in newly reported deaths of any state over the past two weeks — and it is not clear when this troubling trend will abate.Halfway between San Diego and Phoenix, but geographically isolated from both, Yuma has only one hospital. Understaffed and overwhelmed with cases, it has been airlifting critically ill patients to other cities. And the fallout from Christmas and New Year festivities is not over.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#mexique#frontiere#circulation#sante#famille#migrationsaisonniere#communauté#texas#arizona#californie

  • Vaccine passports essential for resumption of international travel | Flights | The Guardian
    http://www.theguardian.com/travel/2021/jan/22/vaccine-passports-essential-for-resumption-of-international-travel-says
    https://i.guim.co.uk/img/media/32e11ea6e2aa2fd6033c1c8e4077939bd7214f06/0_44_4996_2998/master/4996.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    The World Tourism Organisation says international coordination, standardised certification and harmonised testing protocols all needed for safe travel to restart. In future, passengers may have to prove they’ve been vaccinated before boarding a flight.Vaccine passports must become essential travel documents in order to restart international tourism.The recommendation comes from the Global Tourism Crisis Committee, which met in Madrid this week to discuss measures to ensure the safe resumption of international travel. It called for international health and travel bodies to step up the coordination of a standardised digital certification system, as well as harmonised testing protocols.The meeting, organised by the World Tourism Organisation (UNWTO), took place against a backdrop of rising coronavirus cases and new strains of the virus prompting the UK to shut down all travel corridors, require all arrivals into the UK to quarantine and a total ban on arrivals from South America and Portugal.
    The UNWTO secretary-general, Zurab Pololikashvili, said: “The rollout of vaccines is a step in the right direction, but the restart of tourism cannot wait. Vaccines must be part of a wider, coordinated approach that includes certificates and passes for safe cross-border travel.”
    Dr Richard Dawood, a specialist in travel medicine at the Fleet Street Clinic in London, said proof of vaccination in order to travel is inevitable. “It won’t really be our choice – [vaccine passports] will de facto be a requirement by individual countries to prove immunity.” He said existing international health regulations, for example the requirement for yellow fever certificate to enter certain countries, means the framework for a global approach already exists. “The ground work has been laid.” The issue will be around how to implement a secure system. “At the moment people in the UK are given a bit of paper once they’ve been vaccinated. It’s not exactly secure. There needs to be some fair consideration at some point to how we will keep records of vaccinations without burdening the NHS. [For health passports to work] we need a way to authenticate vaccines.”

    #Covid-19#migration#migrant#sante#passeportvaccinal#nhs#grandebretagne#tourisme

  • A l’arrivée à Roissy, « personne ne m’a demandé mon attestation sur l’honneur »
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/01/22/a-l-arrivee-a-roissy-personne-ne-m-a-demande-mon-attestation-sur-l-honneur_6

    La jeune femme vient d’Orenbourg, une ville située aux portes du Kazakhstan, à plus de 1 200 kilomètres de la capitale russe, par laquelle elle a transité, et a troqué les − 20 °C de sa ville contre la douceur des 10 °C parisiens.Collée sur son passeport, une pastille jaune indique qu’a bien été vérifié à son arrivée sur le sol français le certificat de son test PCR effectué moins de soixante-douze heures avant l’embarquement. « J’avais déjà été contrôlée à Moscou, avant d’embarquer sur le vol de l’Aeroflot et on m’a redemandé le papier ici à Roissy », explique Mme Vasko, qui dit travailler en France. Elle a aussi rempli une attestation certifiant une « absence de symptômes d’infection au Covid-19 et d’absence de contact avec un cas confirmé de Covid-19 », et s’est engagée « sur l’honneur à s’isoler durant sept jours », ainsi qu’à refaire un test de dépistage à l’issue de cette période.
    Cette « attestation de déplacement vers la France métropolitaine depuis un pays n’appartenant pas à l’espace européen », mise en place lundi 18 janvier, doit être remplie systématiquement. Sont exclus de cette obligation les passagers en provenance des états membres de l’Union européenne (UE), ainsi qu’Andorre, l’Islande, le Liechtenstein, Monaco, la Norvège, Saint-Marin, la Suisse et le Vatican. Jeudi soir, le chef de l’Etat a annoncé que tous les entrants en France depuis les pays de l’UE devront eux aussi fournir un certificat de test PCR, mais sans devoir se confiner durant sept jours.
    Iyer Jayarama, qui pousse son chariot jusqu’aux portes automatiques marquant la sortie dans le hall des arrivées, témoigne d’une absence de contrôle de cette attestation de déplacement. « J’arrive de Delhi [la capitale de l’Inde] où c’est la folie là-bas, il y a énormément de contrôles avant de pouvoir embarquer sur Air India. Mais ici, si l’on m’a demandé plusieurs fois mon certificat de test, personne ne m’a parlé de la nécessité de me confiner durant sept jours », avance le sexagénaire. Quelques minutes avant lui, Sofia Azeba, passeport marocain en main, arrive tout juste de Fès. Cette chef de projet digital confirme les vérifications tatillonnes au Maroc et les différents points de contrôle installés par la préfecture de police à Roissy. Une fois débarqué de l’avion, le voyageur passe par un premier point tenu par la sécurité civile qui inspecte son certificat de test et appose une pastille de couleur sur le passeport. Après le passage aux guichets de la police de l’air et des frontières, un autre contrôle est assuré par la Croix-Rouge.
    Là, à l’entrée de la salle où les tapis roulants livrent les bagages, cinq postes informatiques permettent de contrôler de nouveau les arrivants. Une zone y est aussi prévue pour les personnes qui n’auraient pas eu accès à un test PCR dans les soixante-douze heures avant leur départ, notamment les ressortissants français. « Ces trois contrôles sont nécessaires, mais si j’ai bien rempli dans l’avion l’attestation sur l’honneur, personne ne me l’a demandée ici », témoigne aussi Yasser Alaktar, en provenance d’Abou Dhabi, la capitale des Emirats arabes unis, qui a gardé en poche les trois pages du document. Efficaces pour la vérification des tests PCR, les contrôles semblent moins stricts sur les attestations. Sur celle-ci, le voyageur doit aussi indiquer la raison de sa venue sur le sol français. L’attestation propose de multiples catégories certifiant le « motif de déplacement » : ressortissant français ou de l’UE, personnels diplomatiques, voyageur en « transit de moins de vingt-quatre heures en zone internationale », « professionnels de santé concourant à la lutte contre [le] Covid-19 », équipage pour les transports aériens, ou pour le secteur maritime, « travailleur humanitaire ou volontaire international », étudiant ou mineur scolarisé « justifiant d’un lieu d’hébergement en France », « ressortissant étranger séjournant en France pour motif professionnel impérieux sous couvert d’un ordre de mission émis par l’Etat d’appartenance », etc. Autant de scénarios qui n’ont pas été contrôlés pour les voyageurs rencontrés ce jeudi

    #Covid-19#migrant#migration#france#test#attestationdeplacement#frontiere#controle#sante

  • Tests PCR pour les voyageurs, masques, campagne vaccinale... les dernières annonces du gouvernement
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2021/01/21/covid-19-le-variant-britannique-pourrait-necessiter-un-nouveau-confinement-p

    La situation sanitaire reste tendue en France, où la menace des nouveaux variants, dont le « VOC 202012/01 » plus contagieux, fait prendre à l’exécutif des mesures de restrictions supplémentaires. L’Elysée a notamment annoncé, jeudi 21 janvier à l’issue d’un Conseil européen, que des tests PCR seront exigés à tous les voyageurs, y compris européens, avant leur entrée en France. Cette obligation s’appliquera « hors voyages essentiels », a précisé l’Elysée : « Les travailleurs frontaliers et le transport terrestre seront en particulier exemptés. »Le pays a enregistré 346 morts supplémentaires et près de 23 000 nouvelles contaminations en vingt-quatre heures, selon les chiffres diffusés ce jeudi par les autorités sanitaires, alors que 25 735 malades au total demeurent hospitalisés. Parallèlement, on estime à 824 000 le nombre de personnes ayant reçu une première dose de vaccin contre le Covid-19 en France, a précisé la direction générale de la santé – soit 131 000 de plus en vingt-quatre heures.

    #Covid-19#migrant#migration#france#ue#sante#restrictionsanitaire#test#travailleurfrontalier#circulation#frontiere

  • ’I’m certain that people have died here’ – German doctor talks about his experience treating migrants in Bosnia

    Aid workers are increasingly alarmed about the worsening situation of the some 1,500 migrants stuck in northwest Bosnia, hundreds of whom are staying in abandoned buildings and makeshift forest settlements with little access to aid. InfoMigrants spoke with German streetwork doctor Gerhard Trabert about his patients’ physical and mental health, a lack of cooperation at the expense of the migrants and what ought to happen next.

    Over the past 20 years, Gerhard Trabert has done no fewer than 34 medical aid missions abroad in countries and hotspots including Afghanistan, Syria, Ethiopia, Sri Lanka, Indonesia and Lesbos.

    In 1998, the German doctor and social worker founded the aid organization “Armut und Gesundheit in Deutschland” ("Poverty and Health in Germany"), whose medical streetwork approach is to seek out homeless people so they get access to health care. For his accomplishments and services, he received Germany’s Federal Cross of Merit in 2004 and was named professor of the year in 2020, among other awards.

    Trabert’s latest mission took him to northwest Bosnia and Herzegovina, where the living conditions of the some 1,500 migrants stranded in the Una-Sana canton are becoming increasingly miserable and dangerous. For months, they have been staying there without access to the most basic necessities.

    Despite not receiving an official permit to deliver medical care, Trabert and his team managed to treat some 170 people in Bihać, the administrative center of the Una-Sana canton, and several other hotspots in the region over the course of eight days.

    InfoMigrants spoke to the 64-year-old in mid-January, three days after he returned from his trip to Bosnia. The interview, which has been edited and condensed for clarity, was conducted by InfoMigrants’ Benjamin Bathke.

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    InfoMigrants: The experiences you had in Bosnia must still be very present. What is going through your mind now that you’re back in Germany?

    Gerhard Trabert: Seeing people living in ruins without access to food, water and medical care at freezing temperatures in shabby blankets and mattresses, who make open fire to somehow keep warm; seeing the migrant camp Lipa that’s still not functioning — all this makes (you) melancholic, sad and angry because these conditions shouldn’t, they mustn’t exist; and Europe is failing to act.

    It’s bizarre that only a ten-hour car drive away from my home, it almost feels like being almost in another world. It also feels bizarre how different and incommensurate priorities can be: While protective measures against COVID-19 are being discussed in Germany, none of these measures exist for migrants and refugees in Bosnia. People complain about not being able to go skiing this winter while migrants live in cold and damp huts full of snow and mud.

    All week long we had sub-zero temperatures. After spending three hours in one of the dwellings, we were chilled to the bone. Of course we were able to go where it’s warm afterwards, but the notion that these people are living in these conditions 24/7 is unfathomable. It’s hard to convey these things if you haven’t seen them with your own eyes or sensed it with your own body, if only temporarily.


    https://twitter.com/InfoMigrants/status/1351220558529224704

    Can you tell us why you decided to go to Bosnia and what your mission looked like, broadly speaking?

    It was a very spontaneous decision after watching all the media reports. We drove down there with two mobile clinics and had contact with our Bosnian partner organization SOS Bihać upfront. We tried to get a permit but decided we could no longer wait and must give it a try. Our vehicles are rolling consulting rooms equipped with an examination couch, medical equipment, medicine, dressing material, and so on. After waiting at the Croatian-Bosnian border for six hours, we were allowed to cross the border, but without our vehicles. A few hours later, we were told we couldn’t go anywhere because of the curfew in Bosnia, so they brought us to a nearby accommodation. The next day, it took another five hours to finally enter Bosnia with our vehicles and drive to Bihać.

    Our team of five consisted of two nurses, two social workers and myself in the role of a physician. We had brought high-quality, suitable material including sleeping bags usable for down to -15°C, sleeping pads, hygiene articles like diapers and toilet paper and warm underwear. We weren’t able to use our mobile clinics, especially in the first few days, because SOS Bihać told us police would come immediately if we show up at a hotspot with the vehicles. So we put as much as we could in our backpacks and walked to the hotspots.

    One of those hotspots you described on Facebook is the run-down four-story building in Bihać of what you say used to be an elderly care facility. What did you experience there?

    We saw more than 100 Pakistani and Afghan men staying there in the freezing cold, most of them between the ages of 20 and 40. We went from floor to floor, introduced ourselves and offered help. It was so dark we had to use flash lights and headlamps at all times. There was this biting smoke everywhere from the open fireplaces they used to keep somewhat warm and cook food.

    Around one in three people had some kind of injury that required medical attention. We treated lots of cases of scabies, which causes bacteria to enter the wound through itching. Fortunately, we had brought special salves and medication needed to treat scabies, which a local pharmacy didn’t have. Many people had respiratory diseases and problems with their digestive organs like gastritis due to the cold and their general living conditions. We also saw skin wounds and severe open wounds as well as typical stress disorders like high blood pressure. During our second visit, we changed the bandages.

    Experiencing people forced to live like this was very intense. Some people told us they had been staying in the building for over a year, one even said it’s been three years. They occasionally try to cross the border, get pushed back and return to the ruin.

    https://gw.infomigrants.net/media/resize/my_image_big/5a72f32860f584ddd9f1aa6e8c805ff8e535fd37.jpeg

    What do the surroundings of the ruin look like?

    It’s a hotspot in the middle of the city, next to a river. The distance to our apartment in Bihać, which has a population of around 50,000, was only 200 meters. During the day, people were out and about in the city for a while and received some food at kiosks. I saw some shovel snow, so perhaps they received some money in exchange. But a regular care concept for these people doesn’t exist. Drinking water, groceries, sanitary facilities — the migrants are more or less dependent on themselves.

    I also noticed protests by locals, but we were told those Bosnians weren’t against refugees and migrants per se but against illegal hotspots. They called for accommodating and providing for them instead of living in the middle of Bihać by the hundreds. But it seems that nobody on the Bosnian side feels responsible for providing for them.

    What about the NGOs — to what extent can they alleviate the suffering?

    My impression after a week on the ground is that there was no real cooperation, interconnectedness or communication between the NGOs. We even sensed some competition. It’s a scrap for power and competence, and many things happened in a very uncoordinated way.

    Regarding Bosnian authorities, there are conflicts between the Una-Sana canton and the capital Sarajevo. Overall, the different players didn’t look at who has which resources, who can take on which task, and so on. I perceived the situation as absolute bleak. And I do have to say that this imbroglio was wanted from the side of Bosnian authorities, which didn’t surprise me as I know it from my time on Lesbos, where the Greek, but also the EU authorities acted similarly: Signaling time and again to the people that they were not welcome there. So I assume chaos is part of the strategy.

    How does the group dynamics among the migrants staying in the hotspots look like? Are there hierarchies and tensions?

    From my experience on the ground in Bosnia, but also from missions in other countries, I must say that there is a hierarchy among the different nationalities. Syrians usually hold the top spot, followed by Afghans, Pakistani, Bangladeshi and northern African countries like Morocco. Why? Because Syrians have the best shot at receiving asylum. Migrants there know exactly how Europe reacts. This hierarchy sometimes manifests in violent confrontations — we treated stab wounds, for instance. Moroccans and Algerians told us they couldn’t go to groups from other countries without getting sent away. There are some mixed groups, including people from Afghanistan and Pakistan as well as Moroccans and Algerians.

    What can you tell us about people’s mental health?

    Please allow me to make a short scientific digression. There are three forms of traumatization, primary, secondary and tertiary. Primary and secondary cases occur when people suffer from violence directly or observe others becoming the victim of violence, respectively. My point is about the tertiary form of traumatization, or sequential traumatization. It means that a person with a primary or secondary trauma — and that includes all the 1,500 people in northwest Bosnia — who isn’t received with respect, who isn’t able to share their experiences with others, who isn’t listened to or shown empathy, also suffers from tertiary traumatization. The tragic thing about this third form is that it is graver than the first two because only then does the trauma become chronic; only then they have flashbacks, anxieties, sleep disorders, depressions, panic attacks and heightened risk of suicide. All this means that the way we treat those people leads to another, active traumatization. And you can feel it when you talk to talk to them.

    Speaking of suicides, you said in a recent interview that you “wouldn’t be surprised if people died here”. What made you arrive at this conclusion?

    We were told there were bears and wolves in the woods in the Una-Sana canton that have attacked and killed migrants in the past, as well as many wild dogs that have bitten many of them. We treated one person with a bite wound from a dog, which is extremely dangerous because of the certain kind of germs in that wound. If such a wound isn’t treated with antibiotics, his life is in danger. We gave him a special antibiotics. He also had a swollen, infected hand. I cannot imagine that nobody has died yet — and dies — in these conditions. The question is how deaths are dealt with, and I believe they are swept under the rug. If you look at the living conditions as well as the diseases and illnesses of these people with a bit of common sense, I’m certain that people have died.

    On your Facebook page, you also wrote about treating small children.

    In Bosanska Bojna, a small village north of Bihać directly on the border with Croatia, a contact who was shooting a film there had met 20 families who lived in ramshackle houses and ruins with their infants and toddlers. We were able to drive there with our mobile clinics because there were no controls. We treated infections, inflammations of the middle ear, which unless it is treated can lead to meningitis. It seemed that the children there were well cared for by and large, but it’s always difficult to tell because children being able to suppress many things fairly well means it’s not easy to see the scars and wounds on their souls.

    Many had stomach aches and nausea, which could stem from the hygienic conditions, but could also be an indicator for a psychosomatic component. Children can also get depression, but the symptoms are different from those in adults: Most of the time, children are very nervous or hyperactive. Oftentimes, this is interpreted as attention deficit disorder, when it is in fact a depression. One sees that time and again among migrant children: Being hyperactive or reclusive, which I also saw in Bosanska Bojna. Partly no talking and no eye contact, nothing. Symptoms like these are always signs for psychic traumatization.

    What did you hear about violent push backs at the hand of Croatian police?

    We have seen many wounds on arms and legs that might well have been caused by beatings. Many call trying to cross the borders “Game” — they go back time and again in the hope to eventually encounter Croatians who allow them into the country.

    Calling it “Game” — is that some kind of coping strategy or black humor?

    I think it speaks to an optimism bias that’s especially prevalent in situations of extreme stress like the one migrants in northwest Bosnia are in. They perceive and describe their situation much more positive than it objectively is. This also manifests in their language, so “Game” is a trivialization to suppress the brutality of the experience a bit. Optimism bias also applies to their general situation and their health conditions, otherwise they wouldn’t be able to act in their situation or survive. It’s astounding what the body and the psyche do in order to deal with such life-threatening situations.

    Why do so many people choose to live outside of the camp in Lipa?

    Lipa is located at 750 meters in an area hostile to life. It is surrounded by wood, and it’s cold and windy there. There is no infrastructure nearby. The village of Lipa is hours away by foot, and you have to use a dirt road for two kilometers to reach the camp. It’s obvious that the location of the camp emphasizes to the people: “You are not welcome here, and we kind of don’t care what happens to you.”

    That’s why people look for opportunities elsewhere like in Bihać, where they might get some kind of assistance or earn some money by working somewhere. So they use former factories, the ruins of the said elderly care facility or the so-called jungle camp in Velika Kladuša, where we also treated people. These hotspots are everywhere because there is no real care concept, like I said before. So people try to create a certain amount of ’free space’ for themselves they can shape more actively — notwithstanding all the other deprivations, because hardly anybody goes to those spaces and brings food and water.

    From your perspective, what needs to happen now to help migrants in northwestern Bosnia?

    My principal claim is to evacuate all of the people there and distribute them among EU member states. It’s possible, we can achieve it and it needs to happen. Their living conditions are not in keeping with human rights and are inhumane. We cannot wait for all of Europe to go along with this. There’s a shift to the right across Europe, toward nationalism and racism, which I also see in this debate. We have to take a stand, and German needs to lead the way.

    Right this moment we need to conceptually organize how medical care can be provided. This needs to happen immediately. The EU alongside Bosnia needs to show where money is invested in a transparent way. At Lipa, we need tents that protect people from all kinds of weather. We also need a hygiene concept and sanitary facilities. All of this is possible — the containers can be brought there and be installed quickly. Moreover, we need a real interconnectedness and cooperation between the different organizations, and ideally a UN organization like UNHCR at the helm that brings together all the different players and decides who does what and where. My impression is that the Bosnian authorities are overburdened and ill-suited, which has something to do with the old wounds and still existent power struggles and rivalries from the Bosnian war.

    Will you go back to Bosnia and Herzegovina in case you receive the permission from the Bosnian authorities to deliver medical aid?

    Yes, in that case we would go back there, at least with one mobile clinic. We would then deliver medical aid in cooperation with others and might leave the vehicle in Bosnia long-term, perhaps by lending it to a different NGO to use free of charge like we’re doing right now in Sicily with an Italian NGO.

    https://www.infomigrants.net/en/post/29741/i-m-certain-that-people-have-died-here-german-doctor-talks-about-his-e
    #route_des_Balkans #Bosnie #asile #migrations #réfugiés #Balkans #santé_mentale #violence #Gerhard_Trabert #Lipa #hiver #froid #neige #Bihać #hotspot #hotspots #traumatisme #the_game #game #camp_de_réfugiés

  • Amazon offre ses services à Joe Biden pour vacciner les Américains
    https://korii.slate.fr/biz/amazon-offre-services-logistique-joe-biden-vaccination-americains-covid-

    Une proposition pas tout à fait désintéressée. Si elle eût paru saugrenue il y a quelques années, l’idée qu’un géant du privé comme Amazon vienne à la rescousse d’États parfois dépassés dans leur lutte contre la pandémie de Covid-19 a fait du chemin. Elle en a tant fait que, mercredi 20 janvier, l’entreprise de Jeff Bezos a écrit au président Biden pour lui proposer ses services. Annoncé mi-janvier, le plan de Joe Biden pour la campagne américaine de vaccination est ambitieux : le 46e président des (...)

    #Amazon #domination #COVID-19 #lobbying #santé

    ##santé

  • How the Pandemic Turned Refugees Into ‘Guinea Pigs’ for Surveillance Tech
    https://onezero.medium.com/how-the-pandemic-turned-refugees-into-guinea-pigs-for-surveillance-t

    An interview with Dr. Petra Molnar, who spent 2020 investigating the use of drones, facial recognition, and lidar on refugees The coronavirus pandemic unleashed a new era in surveillance technology, and arguably no group has felt this more acutely than refugees. Even before the pandemic, refugees were subjected to contact tracing, drone and LIDAR tracking, and facial recognition en masse. Since the pandemic, it’s only gotten worse. For a microcosm of how bad the pandemic has been for (...)

    #algorithme #drone #biométrie #migration #facial #reconnaissance #vidéo-surveillance #COVID-19 #santé #surveillance (...)

    ##santé ##EuropeanDigitalRights-EDRi

  • Coronavirus : les humanitaires français espèrent une vaccination des migrants au printemps - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/29760/coronavirus-les-humanitaires-francais-esperent-une-vaccination-des-mig

    Tout en reconnaissant un effort des autorités françaises pour organiser une campagne vaccinale efficace auprès des migrants, plusieurs ONG s’inquiètent de la lenteur des vaccinations et espèrent que les centres d’hébergement d’urgence pourront en bénéficier au printemps.Vulnérables et précaires, les migrants figurent en bonne position sur la liste des populations les plus menacées par la crise sanitaire. Mais leur place dans la campagne de vaccination contre le Covid reste encore à préciser. Médecins sans frontières (MSF) espèrent que d’ici trois ou quatre mois, des vaccins seront disponibles.
    « On aimerait qu’au printemps, la campagne de vaccination débute », explique Corinne Torre, de l’ONG, contactée par InfoMigrants. « Il ne faut pas trop tarder parce qu’après la trêve hivernale, il pourrait y avoir des remises à la rue, des fermetures de centres… On perdrait la trace de nombreux migrants ». Dans l’attente des premiers vaccins, la Haute autorité de santé (HAS) avait dès novembre classé les quelque 300 000 à 600 000 sans-papiers de France parmi ses cibles prioritaires. Pour l’heure, les Ehpad, le personnel soignant, et les personnes âgées hors Ehpad sont prioritaires. « Mais les migrants ne sont pas oubliés ou mis de côté. Ils sont prévus dans la campagne vaccinale, c’est ce qu’il ressort de nos réunions de travail avec le ministre de la Santé », déclare confiante Corinne Torre tout en rappelant que « la vaccination est gratuite pour tous, même pour les personnes sans couverture médicale - qui n’ont pas d’AME, ou de PUMA ».
    « Le gouvernement affiche une bonne volonté, ces publics sont priorisés, le discours est parfait mais on n’a pas d’information sur ce qui va être fait », regrette de son côté Carine Rolland, membre du conseil d’administration de Médecins du monde (MdM). MSF rappelle que les migrants sont particulièrement exposés au coronavirus. « Près de 89% des migrants que nous avons rencontrés dans deux foyers de Seine-Saint-Denis étaient positifs au Covid en tests sérologiques, pendant la première vague ». Dans les foyers de travailleurs immigrés, les occupants sont souvent âgés et en surnombre, ce qui augmente leur risque d’être atteint par le virus.

    #Covid-19#migrant#migration#france#sante#vaccination#inclusion#santepublique#vulnerabilite#travailleurmigrant#foyer#travailleurimmigre

  • Paris : des migrants « à bout » incendient un bâtiment du CRA du Mesnil-Amelot - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/29776/paris-des-migrants-a-bout-incendient-un-batiment-du-cra-du-mesnil-amel

    Mercredi 20 janvier, vers 11h15, deux bâtiments du centre de rétention administrative (CRA) du Mesnil-Amelot, en région parisienne, ont été incendiés par plusieurs migrants. Les dégâts sont importants puisque plusieurs chambres et espaces de vie sont inutilisables mais les pompiers sont intervenus très rapidement. Aucun blessé grave n’est à déplorer. (...) Le mobile de l’incendie n’a pas été encore formellement identifié mais la situation est « très tendue » depuis plusieurs mois, rappelle la Cimade. Le CRA du Mesnil-Amelot tourne à plein régime avec 70 personnes dans ses locaux (la capacité maximale en temps de coronavirus).
    Et la crise sanitaire n’a rien arrangé. « En raison de la fermeture des frontières et de l’absence de vols aériens, les personnes restent en CRA. Ils vont même jusqu’au bout de la durée maximale d’enfermement, trois mois [90 jours, ndlr] ! Et une fois ce temps écoulé, ceux qui sortent, passent en comparution immédiate, se voient confirmer la mesure d’éloignement et retournent en CRA dès le lendemain… pour 90 jours à nouveau ! », détaille Mathilde Godoy. « Comment voulez-vous que les gens restent calmes ? Les voisins de chambre voient les mêmes personnes sortir et revenir à nouveau. Ils deviennent fous ».Exaspérés par une expulsion qui n’arrive jamais et par la perspective d’un enfermement sans fin, les sans-papiers sont donc « à bout ». « Ils sont enfermés pour rien ! 90 jours, c’est suffisamment long pour perdre le boulot qu’on avait trouvé, pour perdre le logement qu’on avait loué ! Les passages en CRA, ce sont comme des courtes peines de prison, à la fin, on n’a plus rien ! Sauf qu’eux, ils n’ont rien fait. Ils sont là parce qu’ils n’ont pas de papiers, pas parce qu’ils ont un commis un délit ».
    Autre élément qui a mis le feu aux poudres : les tests PCR (pour savoir si une personne est atteinte du coronavirus). Ces tests sont réclamés par plusieurs États pour s’assurer que les voyageurs entrant dans le pays sont « négatifs au coronavirus ». Pas d’exception pour les personnes en situation irrégulière. « Plusieurs sans-papiers ont refusé de se soumettre aux tests. Et refuser est un droit », rappelle Mathilde Godoy. « Pourtant, ils sont intimidés, quand ils refusent de s’y soumettre, ils peuvent être condamnés. Une personne a récemment pris quatre mois de prison ferme à cause d’un refus de test PCR ! » Depuis plusieurs mois, voire plusieurs années, les conditions de vie dans les CRA français sont régulièrement dénoncées par les collectifs d’aide aux sans-papiers. InfoMigrants a écrit de nombreux articles sur les suicides, les tentatives de suicide, les cas d’automutilation et les grèves de la faim qui s’y déroulent

    #Covid-19#migrant#migration#france#cra#sante#santementale#test#crisesanitaire#retention#delit#expulsion

  • EU could ban travellers from Britain to contain Covid variants | World news | The Guardian
    https://www.theguardian.com/world/2021/jan/21/eu-could-ban-travellers-from-britain-to-contain-covid-variants
    https://i.guim.co.uk/img/media/cbfda604e5f022b981a0bec7d42e3f41b7f23970/0_148_4425_2655/master/4425.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    The European Union could ban travellers from Britain and restrict movement at the bloc’s own internal borders under proposals to be debated by leaders at a videoconference summit.The need to clamp down on the spread of the new variants of coronavirus will dominate discussions between the 27 heads of state and government on Thursday evening. The prevalence of the variants in any area, whether the country is in the EU or outside the bloc, would be sufficient to ban travel under one proposal paper drafted by the German government.For those outside the EU, such as the UK, the prohibition on movement would be countrywide, according to Berlin. “Where member states consider this necessary to protect public health, they are free to impose further-reaching temporary bans on entry and on transporting passengers entering from third countries with virus variant areas,” German officials write.On Thursday, Angela Merkel’s chief of staff, Helge Braun, told ARD television that the EU’s own internal borders would also need to be closed if the new, more transmissible, variants could not be brought under control.

    #Covid-19#migrant#migration#ue#grandebretagne#variant#propagation#sante#santepublique#frontiere#circulation

  • Black, Asian and minority-ethnic UK workers hit worst by Covid job cuts | Job losses | The Guardian
    http://www.theguardian.com/business/2021/jan/19/black-and-minority-ethnic-uk-workers-hit-worst-by-covid-job-cuts
    https://i.guim.co.uk/img/media/6ccf06f36064546404c46825c34e93d15248d43b/0_0_4527_2717/master/4527.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    Black, Asian and minority-ethnic (BAME) workers have suffered the brunt of job cuts during the pandemic, according to analysis that shows the number in employment has dropped by 26 times more than the drop in white workers over the same period.The employment rate for people from BAME backgrounds slumped 5.3% in the year to September 2020, compared with a 0.2% decrease in the number of employed white workers.The TUC called on the government to act quickly to protect vulnerable BAME workers, many of whom faced redundancies in the accommodation and food sectors, where about a quarter of BME workers have lost their jobs.The TUC general secretary, Frances O’Grady, said she blamed systemic racism that pushed a disproportionate number of such workers into low-income and part-time jobs.BAME workers have borne the brunt of the economic impact of this pandemic, she said. “In every industry where jobs have gone, BME people have been more likely to be made unemployed.”“The time for excuses and delays is over. Ministers must challenge the systemic racism and inequality that holds back BME people at work,” she added.Last month, the Office for National Statistics said its research into the wellbeing of different ethnic groups showed that 27% of people from black backgrounds reported finding it difficult to make financial ends meet, compared with fewer than 10% among most white groups.More people from BAME backgrounds worked in precarious and poorly paid jobs, leading them to be among the most worried about their household finances going into the pandemic in March.
    A rise in unemployment among BAME workers was likely to have played a part, the report found.More than 800,000 workers have been made redundant during the pandemic and the unemployment rate is expected to peak at about 7.5% sometime between April and June, according to data from the Office for Budget Responsibility.But the unemployment rate for BAME people has already reached 8.5%, much higher than the overall average of 4.9% and the 4.5% average for white workers, the TUC report said.Job losses have been concentrated in a handful of industries, with three industries accounting for 70% of job losses: 297,000 in accommodation and food, 160,000 in wholesale and retail and 115,000 in manufacturing. O’Grady said that in sectors such as hospitality, retail and the arts, BAME employment had “literally plummeted”.

    #Covid-19#migrant#migration#grandebretagne#sante#inegalite#minorite#economie#vulnerabilite

  • La crise du coronavirus comme tremplin pour la Technopolice
    https://technopolice.be/covid-19

    De par son ampleur, et désormais sa longévité, la crise sanitaire du coronavirus a surpris tout le monde, et en premier lieu les décideurs et décideuses politiques. Depuis le début de l’épidémie – rapidement devenue pandémie –, les autorités adoptent toute une série de mesures, plus ou moins contraignantes et liberticides, dans le but d’endiguer la propagation du virus. Les stratégies mises en place diffèrent peu d’un endroit à un autre. Globalement, la plupart des pays, villes et régions piochent dans le (...)

    #COVID-19 #Coronalert #santé #drone

    ##santé

  • Covid : en Europe, l’appel de la frontière - Libération
    https://www.liberation.fr/planete/2021/01/20/covid-en-europe-l-appel-de-la-frontiere_1818093

    Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union se réunissent ce jeudi pour acter d’une cohésion d’ensemble en vue d’éviter que chaque pays ne décide seul des mesures de contrôle de leurs frontières. Au risque d’abîmer durablement le principe européen de libre circulation des biens et des personnes. C’est le grand retour des frontières nationales. Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE, qui se réunissent ce jeudi soir par visioconférence, vont acter du droit de chaque pays à instaurer des mesures de contrôle à leurs frontières pour lutter contre la propagation du coronavirus (interdiction de voyager, tests, quarantaine…), mettant ainsi fin (temporairement ?) à l’espace de libre circulation Schengen. Ce que les souverainistes n’ont jamais réussi à obtenir, le Covid-19 l’a réalisé, alors même qu’on sait qu’une frontière, cette ligne politique immatérielle et poreuse par nature, n’a jamais protégé contre un virus…

    #Covid-19#migrant#migration#ue#frontiere#librecirculation#virus#propagation#sante#restrictionsanitaire#politique

  • Decade of conflict triggering ‘slow tsunami’ across Syria, Security Council hears | | UN News
    https://news.un.org/en/story/2021/01/1082592

    “Today, millions inside the country and the millions of refugees outside, are grappling with deep trauma, grinding poverty, personal insecurity, and lack of hope for the future”, Special Envoy Geir Pedersen said via video link.
    Ten years of death, displacement, destruction and destitution “on a massive scale”, have left millions of Syrians grappling with “deep trauma, grinding poverty, personal insecurity and lack of hope for the future”, he added.
    He cited the UN humanitarian office, OCHA, in saying that more than eight in 10 people are living in poverty, and the World Food Programme (WFP) has assessed that 9.3 million are food insecure. And with rising inflation and fuel shortages, he expects that the authorities will be unable to provide basic services and goods. The pandemic is also continuing to take its toll.
    “Syrians are suffering”, the UN official said, speaking out against economic sanctions that would worsen the plight of Syrians. “A torn society faces further unraveling of its social fabric, sowing the seeds for more suffering and even more instability”, he warned. Civilians continue to be killed in crossfire and IED attacks while facing dangers ranging “from instability, arbitrary detention and abduction, to criminality and the activities of UN-listed terrorist groups”, said the UN envoy. “The political process is not as yet delivering real changes in Syrian’s lives nor a real vision for the future”, he said, pointing to the need for confidence-building steps, such as unhindered humanitarian access; information on and access to detainees; and a nationwide ceasefire. He called for “more serious and cooperative international diplomacy” and urged States to build on common interests, including stability, counter-terrorism and preventing further conflict that “could unlock genuine progress and could chart a safe and secure path out of this crisis for all Syrians”. Mr. Pedersen flagged that, depending on COVID, the Syrian-led, Syrian-owned, UN-facilitated Constitutional Committee will convene in Geneva next week. “We need to ensure that the Committee begins to move from ‘preparing’ a constitutional reform to ‘drafting’ one, as it is mandated to do”, he spelled out.
    UN Humanitarian Coordinator Mark Lowcock, spoke of “historically high levels” of food prices and the “drastically” declining value of Syria’s currency that have together driven food insecurity. “As a result of decreased purchasing power, over 80 per cent of households report relying on negative coping mechanisms to afford food”, he told ambassadors. Also of grave concern is the continuing economic crisis that has created fuel shortages and power cuts during winter, and a rising dependency on child labor. Furthermore, harsh weather has sparked widespread flooding, forcing Syrians to “spend entire nights standing up in their tents due to rising flood waters”, the UN Humanitarian Coordinator said. As the COVID pandemic compounds the economic crisis, he said that amidst limited testing, “there are indications that Syria may be experiencing a renewed wave of infections”. Turning to desperate conditions at the notorious Al Hol refugee camp, the UN official stressed that security must be provided without endangering residents, violating their rights or restricting humanitarian access. He reminded that most of the 62,000 people there are younger than 12, and “growing up in unacceptable conditions”. Stressing the UN’s focus on life-saving humanitarian needs, Mr. Lowcock said the Organization was committed to assisting but required “adequate funding, improved access, and an end to the violence that has tormented Syrians for nearly a decade”.

    #Covid-19#migrant#migration#syrie#refugie#personnedeplacee#camp#sante#crise#vulnerabilite#sante

  • Covid-19 dans le monde : la Chine suspend des vols avec la France
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/01/21/covid-19-dans-le-monde-le-bilan-des-morts-depasse-celui-des-soldats-americai

    La Chine a annoncé, jeudi 21 janvier, la suspension pour deux semaines des vols d’Air France entre Paris et Tianjin, près de Pékin, à la suite de la découverte de cinq cas de Covid-19 à l’arrivée d’un vol en provenance de la capitale française. Cette suspension est applicable à compter du 25 janvier, a annoncé dans un communiqué l’Administration chinoise de l’aviation civile (CAAC). Une mesure similaire avait été prise en novembre pour une semaine entre Paris et Shanghaï.Air France assure depuis l’été dernier trois liaisons par semaine entre Paris et la Chine, deux avec Shanghaï et un avec Tianjin, ville portuaire située à une centaine de kilomètres à l’est de Pékin.
    La Chine, où le coronavirus a fait son apparition fin 2019, a pratiquement enrayé l’épidémie au printemps dernier, après la mise en place de mesures radicales. Le pays a pratiquement fermé ses frontières aux ressortissants étrangers depuis mars 2020, avant d’entrouvrir la porte à partir de l’été.
    Ces dernières semaines, la Chine fait face à une nouvelle résurgence épidémique, notamment à Pékin, où quelque 20 000 habitants d’un quartier du sud de la capitale ont été placés mercredi en confinement, après la découverte de cas du variant anglais du Covid-19.

    #Covid-19#migrant#migration#chine#france#frontiere#circulation#sante

  • HCR - « Tout ce que je veux, c’est un médecin pour mon frère et une école pour moi »
    https://www.unhcr.org/fr/news/stories/2021/1/60081601a/veux-cest-medecin-frere-ecole.html

    Le HCR appelle à fournir des abris décents, à augmenter les capacités d’accueil et à accélérer les transferts vers la Grèce continentale, parallèlement à des programmes efficaces d’intégration des réfugiés, à un soutien continu de la Commission européenne et à la relocalisation dans d’autres États européens. Le voyage long de 10 heures depuis Athènes vers la ville de Speyer, dans le sud-ouest de l’Allemagne, met fin à une période de turbulences pour la famille Mohamed, qui avait commencé, il y a trois ans, lors du meurtre du père de Nasro par des militants à Mogadiscio, la capitale de la Somalie.
    Les militants ont également menacé la vie de Hindi. Dans l’incapacité de s’occuper de ses enfants et craignant pour sa vie, elle a décidé en 2018 de fuir son pays natal et de se rendre en Grèce. Ils ont passé dix mois dans des conditions difficiles au sein d’un centre d’accueil sur l’île de Leros, avant d’apprendre qu’ils allaient être transférés en Allemagne et pouvoir mener une vie plus stable. Pendant les deux premières semaines, la famille a été mise en quarantaine dans un centre de réfugiés à Speyer en raison de la pandémie de Covid-19. Ils avaient leur propre chambre bien équipée, ce qui semblait un luxe après de nombreux mois de conditions difficiles en Grèce.

    #Covid-19#migrant#migration#grece#sante#unhcr#refugie#integration

  • En pleine pandémie, l’OIM a fourni une aide au retour volontaire à plus de 2 500 migrants depuis la Grèce en 2020 | Organisation internationale pour les migrations
    https://www.iom.int/fr/news/en-pleine-pandemie-loim-fourni-une-aide-au-retour-volontaire-plus-de-2-500-migr

    L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a soutenu le retour volontaire de quelque 2 565 personnes depuis la Grèce vers leur pays d’origine en 2020, en coordination avec les autorités grecques et les représentants diplomatiques des pays respectifs. Malgré les difficultés et les défis induits par la COVID-19 au cours de l’année écoulée - notamment les restrictions de mobilité et la fermeture des frontières -, de nombreux migrants vivant en Grèce ont exprimé leur souhait de retourner volontairement dans leur pays d’origine. « Il est extrêmement important de pouvoir continuer à offrir une aide au retour volontaire et à la réintégration pendant cette période difficile, car pour de nombreux migrants, la COVID-19 a engendré des difficultés supplémentaires dans leur séjour dans l’UE », a expliqué Gianluca Rocco, chef de la mission de l’OIM en Grèce.
    Les 2 565 migrants de retour de Grèce dans le cadre du programme d’aide au retour volontaire et à la réintégration (AVRR) de l’OIM provenaient de 46 pays, le plus grand contingent (734 migrants) étant originaire du Pakistan. Viennent ensuite la Géorgie (529 migrants), l’Iraq (489), l’Afghanistan (188) et l’Iran (163). Trente pour cent des migrants aidés étaient des hommes âgés de 22 à 29 ans. Le nombre de retours a fluctué tout au long de l’année 2020 en raison des restrictions dues à la COVID-19, passant de 868 au premier trimestre à 300 par mois à la fin de l’année. Depuis son lancement en Grèce en 2010, le programme AVRR de l’OIM a aidé plus de 50 000 personnes à retourner volontairement dans leur pays d’origine. En 2020, l’OIM a lancé des initiatives pour surmonter les difficultés, atténuer l’impact négatif sur les migrants et veiller à ce que les protocoles du ministère de la santé soient appliqués à tous sans discrimination. Les équipes médicales de l’OIM ont procédé à des évaluations et des examens médicaux, y compris des tests de dépistage de la COVID-19. En outre, des informations pertinentes ont été communiquées par le biais d’activités de sensibilisation en ligne et la distribution de brochures et d’affiches aux communautés de migrants. En parallèle, des lignes d’assistance téléphonique fonctionnant en 13 langues ont permis de fournir des conseils à distance en cas de besoin.

    #Covid-19#migrant#migration#grece#retour#oim#sante#pakistan#irak#georgie#afghanistan#iran#protocolesanitaire

  • Covid-19 dans le monde : le variant britannique présent dans au moins 60 pays et territoires ; de premiers cas découverts à Pékin
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/01/20/covid-19-dans-le-monde-le-variant-anglais-du-sars-cov2-s-etend-a-au-moins-60

    Le variant britannique du virus qui donne le Covid-19 continue de se répandre à travers le monde. Il était présent la semaine dernière dans 60 pays et territoires, soit 10 de plus qu’au 12 janvier, a rapporté l’Organisation mondiale de la santé (OMS) mercredi. Le variant sud-africain qui, comme le britannique, est beaucoup plus contagieux que ne l’était le virus SARS-CoV-2 originellement, se diffuse, lui, plus lentement et est présent dans 23 pays et territoires, soit trois fois de plus qu’au 12 janvier, précise l’OMS.
    L’OMS a aussi expliqué suivre la diffusion de deux autres variants apparus au Brésil : le P1, apparu dans l’Etat de l’Amazonas et détecté aussi au Japon sur 4 personnes venues du Brésil et un autre variant. « Il y a actuellement peu d’informations disponibles pour évaluer si la transmissibilité ou la sévérité sont modifiées par ces nouveaux variants », note l’agence onusienne, mais elle souligne que leurs caractéristiques génétiques similaires aux variants britannique et sud-africain rendent nécessaires des études plus poussées. Mercredi, Pékin a annoncé le confinement strict de cinq quartiers de la banlieue sud de la capitale chinoise, après la découverte du variant anglais parmi une poignée de cas de contamination. Ces cas sont les premiers signalés dans la capitale, qui compte 21 millions d’habitants. La Chine avait déjà fait état de ce variant anglais à la fin de décembre chez une étudiante arrivée à Shanghaï (est) en provenance du Royaume-Uni.

    #Covid-19#migrant#migration#sante#variant#circulation#transmission

  • L’aérien, le rail et le maritime freinés par les dispositifs sanitaires
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/01/20/l-aerien-le-rail-et-le-maritime-freines-par-les-dispositifs-sanitaires_60669

    Un an après le début de la propagation mondiale du Covid-19, la France a décidé de se claquemurer. Depuis le 18 janvier, les conditions d’entrée et de sortie de la métropole ont été durcies. Test PCR négatif et « septaine » d’isolement sont désormais exigés pour franchir les frontières de l’Hexagone. Un tour de vis très mal vécu par les compagnies aériennes et les gestionnaires d’aéroports déjà très affaiblis par près de dix mois de pandémie. Avec un transport aérien quasi à l’arrêt, la fréquentation des aéroports parisiens s’est effondrée de 69,4 %, a indiqué, lundi 18 janvier, le Groupe ADP. Les plates-formes de Roissy-Charles-de-Gaulle et d’Orly n’ont accueilli en 2020 que 33,1 millions de passagers, contre 108 millions en 2019 – année record, il est vrai.
    En 2021, le Groupe ADP table sur un trafic en repli de 45 % à 55 % par rapport à 2019. Avec une petite reprise de l’activité en deux temps, au printemps, d’abord, puis plus fortement en été. Mais la tendance observée en décembre invite déjà à la prudence. Roissy et Orly n’ont accueilli que 2 millions de passagers, en recul de 75,7 % par rapport à décembre 2019. Les compagnies aériennes françaises avaient pourtant remis une partie de leur flotte d’appareils en activité pour transporter les touristes de Noël vers les Antilles et La Réunion. Air France opère par exemple trois vols par jour vers la Martinique et presque autant vers la Guadeloupe.La compagnie nationale et ses concurrentes voient donc d’un très mauvais œil la décision des autorités de la Martinique et de la Guadeloupe d’obliger les voyageurs à faire un test PCR, suivi de sept jours d’isolement à leur arrivée aux Antilles. Ces dispositions interviennent au plus mauvais moment. « Juste quand les touristes recommençaient à voyager », se désole Marc Rochet, président du groupe Dubreuil Aéro (Air Caraïbes, French Bee). « Les DOM sont, avec l’Afrique, le deuxième foyer de résilience du trafic pour le long-courrier », indique un cadre dirigeant d’Air France. M. Rochet prévoit déjà que « le trafic va forcément chuter ». Selon lui, « il n’y a pas encore d’annulations significatives, en revanche, les ventes de billets freinent fortement ».
    Pour relancer l’activité, l’Association internationale du transport aérien (IATA) demande l’instauration d’un carnet de vaccination numérique paneuropéen. Un document qui permettrait de voyager librement en Europe sans devoir subir un test PCR. Une initiative soutenue par deux compagnies du Golfe, Emirates et Etihad, qui ont commencé à tester l’application Travel Pass développée par IATA.Sur mer aussi, les mesures sanitaires freinent le redémarrage de l’activité. Les compagnies de ferrys, déjà frappées par deux confinements, des quarantaines et le Brexit, pour celles qui desservent le Royaume-Uni, ne voient toujours pas la fin de la tempête qui menace de les engloutir. Alors la création d’un passeport sanitaire et les contrôles renforcés aux frontières posent question… « Le passeport vaccinal ne doit surtout pas être considéré comme la panacée », prévient Pierre-Antoine Villanova, directeur général de Corsica Linea, qui prône une « approche équilibrée » entre enjeux sanitaires et économiques.

    #Covid-19#migrant#migration#france#sante#passeportvaccinal#economie#transport#circulation##frontiere#vaccination

  • Passeport vaccinal : le débat ne fait que commencer en Europe
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/01/20/passeport-vaccinal-le-debat-ne-fait-que-commencer-en-europe_6066925_3244.htm

    Il est urgent d’attendre, tant le sujet est politiquement miné et porte en lui les germes de nouveaux débats entre Européens. Mais les Vingt-Sept ne pourront pas totalement s’en abstraire même s’ils essaieront, lors de la réunion en visioconférence de leurs chefs d’Etat et de gouvernement, prévue jeudi 21 janvier, de ne pas se déchirer sur la question du passeport vaccinal. Dans la mesure où les campagnes de vaccination contre le Covid-19 en sont encore à leurs débuts et où, à ce stade, on ne sait toujours pas dans quelle mesure le vaccin limite la contagion, ils devraient donc renvoyer les chapitres les plus éruptifs de la discussion à plus tard.
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    Cela fait plusieurs semaines que la Commission européenne travaille sur cette piste, mais, mardi 12 janvier, le premier ministre grec a décidé de porter le débat sur la scène publique. Dans un courrier adressé à Ursula von der Leyen, la présidente de l’exécutif communautaire, Kyriakos Mitsotakis a en effet appelé l’Union européenne (UE) à adopter un certificat « standardisé » de vaccination. « Les personnes vaccinées devraient être libres de voyager », écrit le dirigeant conservateur. Avant de poursuivre : « Pour des pays comme la Grèce, qui dépendent du tourisme, il est impératif que ce problème soit résolu avant la saison estivale. »Alors que la montée des infections dans certains pays et la propagation des variants se traduisent par des restrictions supplémentaires aux frontières intérieures de l’UE, Athènes n’est pas seule à prôner l’instauration d’un tel certificat. Son initiative a d’ores et déjà reçu le soutien, plus ou moins explicite, de plusieurs Etats, notamment de ceux dont l’économie est très tournée vers le tourisme, comme l’Espagne, Malte, ou le Portugal. Mais pas seulement : le Danemark et la Pologne, qui ont pour leur part déjà commencé à délivrer des passeports vaccinaux à leurs citoyens, y sont aussi très favorables.
    Ceci étant dit, la proposition de Kyriakos Mitsotakis rencontre également des oppositions vives. Comme en Roumanie, où le président Klaus Iohannis « ne pense pas que ce soit une bonne idée », car « cela diviserait la population européenne en deux ». Ou en France, où Clément Beaune, secrétaire d’Etat aux affaires européennes, a très vite fait entendre ses réticences. « C’est un débat qui n’a pas lieu d’être et ce serait choquant, alors qu’on débute partout cette campagne de vaccination en Europe, qu’il y ait des droits plus importants pour certains que pour d’autres », a-t-il lancé, le 17 janvier, sur Franceinfo. « Quand l’accès au vaccin sera généralisé, ce sera un sujet différent », a-t-il précisé.

    #Covid-19#migrant#migration#ue#sante#passeportvaccinal#circulation#frontiere#tourisme#droit#economie#vaccination

  • India’s Aadhaar identity system is eroding the rights of pregnant women
    https://www.codastory.com/authoritarian-tech/aadhaar-biometric-id-system

    From the denial of maternity benefits to a lack of access to reproductive health services, the negative effects of this sweeping program are being felt across the country Pooja Devi Kol lives in Dabhaura, a small village in the central Indian state of Madhya Pradesh, and is expecting her first child in four months. Lately, she has been forced to divide her time between managing her pregnancy and filing multiple applications for state maternity benefits. Courtesy of a 2017 scheme, (...)

    #femmes #discrimination #COVID-19 #Aadhaar #pauvreté #santé

    ##pauvreté ##santé

  • L’embrasement du #Roforofo_Jazz sur un nouvel EP

    Avec la sortie d’un EP 5 titres Fire Eater, le combo parisien marque son goût prononcé pour les mélanges aventureux, mixant #hip_hop, #afrobeat et #jazz dans un style unique.

    Afro Latin Vintage Orchestra, Oghene Kologbo, les Frères Smith, Los Tres Puntos, No Water Please, ou encore Sax Machine, chacun de ces groupes cache dans son line-up un ou plusieurs des membres de Roforofo Jazz. Le live band composé de sept musiciens et du MC originaire de Chicago Days (alias RacecaR) se retrouve aujourd’hui a remué sédiments et limons musicaux dans un marécage de radicalité hip hop, de groove #funk, de puissance afro, de liberté jazz avec un goût prononcé pour les mélanges aventureux.

    https://pan-african-music.com/roforofo-jazz-fire-eater

    https://officehomerecords.bandcamp.com/album/fire-eater

    #musique