• #COVID-19 gives the lie to global health #expertise - The Lancet
    https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(20)30739-X/abstract

    As the #coronavirus disease 2019 (COVID-19) outbreak began spreading in Europe and the USA, a chart started circulating online showing ratings from the 2019 Global Health Security Index, an assessment of 195 countries’ capacity to face infectious disease outbreaks, compiled by the US-based Nuclear Threat Initiative and the Johns Hopkins School of Public Health’s Center for Health Security. The USA was ranked first, and the UK second; South Korea was ranked ninth, and China 51st; most African countries were at the bottom of the ranking.

    Things look different now. The US and UK Governments have provided among the world’s worst responses to the pandemic, with sheer lies and incompetence from the former, and near-criminal delays and obfuscation from the latter. Neither country has widespread testing available, as strongly recommended by WHO, alongside treatment and robust contact tracing.1 In neither country do health workers have adequate access to personal protective equipment; nor are there nearly enough hospital beds to accommodate the onslaught of patients. Even worse, by refusing to ease #sanctions against Iran, Venezuela, and Cuba, the US has crippled the ability of other countries to respond, continuing to block medical supplies and other humanitarian aid.2

    #compétences #santé_publique

  • Covid19 & chloroquine : à propos d’une étude très fragile, et d’un dangereux emballement médiatique et politique – curiologie
    http://curiologie.fr/2020/03/chloroquine

    Depuis plusieurs jours, la chloroquine, un traitement antipaludéen, est présenté à l’envi dans de nombreux médias comme source de tous les espoirs contre le Covid19. Dans les laboratoires et les hôpitaux, l’utilisation et l’évaluation de ce traitement correspond à une réalité (voir par exemple dans ce vaste essai clinique annoncé ce 22 mars)… Mais la « vie médiatique » de la chloroquine est très loin de cette réalité-là.
    Ceci n’est PAS un traitement miracle contre le covid-19, et son intérêt dans le traitement de la maladie n’est PAS démontré à cette heure. Ne faites pas les cons…

    En France – et désormais aux États-Unis – la chloroquine subit un traitement médiatique absurde, et une starification complètement irresponsable. La raison est peut-être, en partie, à chercher du côté des fausses représentations des journalistes qui traitent actuellement le dossier Covid19, et d’un manque de compréhension de la méthode scientifique, handicaps que nous avons abondamment analysés par ailleurs [1].

    L’emballement médiatique autour de la chloroquine, liée à une étude française pourtant très problématique, peut en effet se comprendre par des mécanismes hélas très classiques :

    présupposé erroné selon lequel un chercheur parle nécessairement au nom de la communauté scientifique ;
    présupposé erroné selon lequel un chercheur au passé prestigieux est forcément toujours à la pointe de la recherche, respectueux des bases de la méthode scientifique, et insoupçonnable d’inconduite scientifique ;
    présupposé erroné selon lequel un chercheur isolé qui crie victoire a de bonnes raisons de le faire, et ne saurait être victimes de biais ou d’illusions ;
    désintérêt pour les signaux d’alerte relatifs aux points précédents ;
    inculture quant à la nature et la qualité variables des études scientifiques ;
    incapacité de lire les études ou d’analyser les données ;

    #Coronavirus #Santé_publique #Emballement_médiatique

  • La France en pénurie de masques : aux origines des décisions d’État
    https://theconversation.com/la-france-en-penurie-de-masques-aux-origines-des-decisions-detat-13

    Nous focaliserons notre attention uniquement sur la question de l’équipement de l’État en masques, à la fois en masques chirurgicaux réputés être suffisants pour les malades qui ne postillonnent pas ainsi à la face des autres, mais aussi en masques dits FFP2, qui garantissent une véritable barrière de protection faciale pour toutes les personnes exposées aux projections de gouttelettes porteuses de virus, à commencer par l’ensemble du corps médical.

    Pour retracer cette généalogie d’une suite de décisions qui ont désarmé la France en masques face à une pandémie pourtant annoncée comme certaine dans le futur par de nombreux experts, nous suivrons un strict récit chronologique qui commence en 2005 avec un rapport parlementaire d’alerte sur les risques épidémiques présents et à venir qui oblige l’État français à s’organiser en conséquence, pour anticiper le pire, selon le célèbre adage : « gouverner c’est prévoir ».

    Le récit sera forcément un peu long, mais comprendre la généalogie de faits aussi graves exige un peu de temps, surtout si on veut ajouter des citations concrètes.

    Tous les experts prédisent que des pandémies ne manqueront pas de survenir, et ce de plus en plus souvent. Une des plus récentes mises en garde officielles provient des États-Unis. Le Directeur du National Intelligence Service, Dan Coats, avertit dans son bilan sur les menaces dans le monde, le 29 janvier 2019 :

    « Nous estimons que les États-Unis et le monde resteront vulnérables à la prochaine pandémie de grippe ou à une épidémie à grande échelle d’une maladie contagieuse qui pourrait entraîner des taux massifs de décès et d’invalidité, affecter gravement l’économie mondiale, mettre à rude épreuve les ressources internationales. »

    Il parle du

    « défi de ce que nous prévoyons être des épidémies plus fréquentes de maladies infectieuses, en raison de l’urbanisation rapide et non planifiée, des crises humanitaires prolongées, de l’incursion humaine dans des terres auparavant non encore exploitées, l’expansion des voyages et du commerce internationaux et le changement climatique régional ».

    Ce rapport parlementaire est suivi d’un autre, moins d’un an après, à propos de la grippe aviaire. Le corps de doctrine préconisé reste le même : les mesures barrières, plus les masques, dont on précise que des études conduites sur la grippe en Asie ont montré l’efficacité : « Une étude scientifique a démontré que le port de masques à Hongkong, pendant l’épidémie de SRAS en 2003, a entraîné une diminution significative du nombre d’affections respiratoires ». Et là aussi le rapporteur rappelle que « la catégorie recommandée pour se protéger contre la grippe est celle FFP2 ».

    Il y a 14 ans, deux documents parlementaires écrivaient donc noir sur blanc que les masques font partie de la panoplie indispensable contre la propagation d’un virus très contagieux de type coronavirus.

    Mais ce jugement a posteriori ignore que sous le feu de la lutte sanitaire personne ne peut prédire quand la pandémie finira. Les arguments qu’il mobilise visent l’EPRUS (établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires). Cet établissement public assure la gestion des moyens de lutte contre les menaces sanitaires graves, tant du point de vue humain (la réserve sanitaire) que du point de vue matériel (achat et stockage de produits sanitaires d’urgence). Selon le sénateur,

    « Si le rôle de l’EPRUS est réduit à celui de logisticien, il convient d’approfondir la piste d’une mutualisation des stocks gérés par l’EPRUS avec ceux du ministère de la Défense. »

    Résumons : cet organisme a contribué à gérer logistiquement une crise sanitaire potentiellement grave en faisant en sorte que personne n’ait jamais manqué de masques de protection. Mais il est appelé à se fondre dans une « mutualisation », un des mots-clés de la gestion managériale contemporaine des services publics, où tout est fait pour « rationaliser », comprendre pour faire des économies.

    Le masque FFP2 ne serait plus utile ?

    Le 16 mai 2013, le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale édite sa « Doctrine de protection des travailleurs face aux maladies hautement pathogènes à transmission respiratoire ».

    Dès l’introduction, il explicite que l’aspect gestionnaire est un fil conducteur de ses choix : « La présente doctrine est le fruit d’un travail interministériel mené dans un souci d’efficacité et d’économie globale, s’appuyant notamment sur le retour d’expérience acquis lors des pandémies de la décennie écoulée », comprendre notamment le H1N1. Il prend appui sur l’avis du Haut conseil de la santé publique (HCSP) du 1er juillet 2011.

    Le SGDSN en retient que

    « Le HCSP propose, pour les salariés régulièrement exposés à des contacts étroits avec le public du fait de leur profession (comme les métiers de guichet), l’utilisation du masque chirurgical sur la base des arguments suivants : – observance potentiellement supérieure pour le port du masque anti-projection ; pas d’efficacité inférieure démontrée chez les professionnels de santé du masque anti-projection versus l’appareil de protection respiratoire (APR) dans le contexte de la circulation d’un agent pathogène “courant” ; cohérence avec les dispositifs préconisés pour le grand public. »

    Ainsi, le 1er juillet 2011, le consensus de septembre 2009 a disparu. L’INRS, l’Afssaps, la DGS, le Conseil supérieur d’hygiène publique de France et l’OMS, mobilisés pour défendre un masque FFP2 pour tous les salariés exposés, voient leurs recommandations évacuées et le port du masque chirurgical doit suffire désormais.

    La campagne victorieuse contre le H1N1 a été (trop) massive et aurait généré du « gâchis » à concurrence de plusieurs dizaines de millions d’euros. Par souci de se montrer plus respectueux de l’argent public, les gouvernements suivants et les parlementaires ont justifié de limiter les dépenses à l’avenir, y compris pour les structures de prévention des épidémies, le tout dans un contexte de dénonciation permanente de la supposée gabegie au sein des hôpitaux et donc de forte restriction de leurs capacités budgétaires.

    Les trois opérateurs de la prévention (l’EPRUS, l’Institut de veille sanitaire, et L’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé) ont tous vu baisser leurs recettes entre 2010 et 2014, la restriction totale avoisinant les 54 millions d’euros, soit une baisse de 24 %.

    On a commencé alors à poser la question des stocks de masques (entre autres) pour finalement se convaincre que les masques FFP2 n’étaient pas si indispensables que cela pour le public. Donc on en vient à considérer que la mission de protection régalienne à l’égard des populations repose prioritairement sur le stockage de masques chirurgicaux.

    Et puisque les masques FFP2 sont à destination des personnels de santé, alors pourquoi ne pas transférer la responsabilité de leur acquisition à chaque pôle de santé ?

    Certains produits ne seront plus stockés « en raison de la plus grande disponibilité de certains produits et de leur commercialisation en officine de ville » ou en raison « du transfert de la responsabilité de constituer certains stocks vers d’autres acteurs (par exemple, les établissements de santé et les établissements médico-sociaux pour les masques de protection FFP2 de leurs personnels) », précise encore le rapport du sénateur.

    Les choses sont dites : si d’autres acteurs peuvent les vendre ou peuvent les acheter, à quoi bon obliger l’État à faire des stocks préventifs ? ! La chaîne de déresponsabilisation s’achève alors.

    Au principe de précaution : stocker pour être sûr d’avoir en cas de crise, car c’est vital, se substitue la logique : être sûr de ne pas trop stocker car c’est essentiel de ne pas dépenser plus qu’il ne faut.

    Raisonnement critiqué aujourd’hui par nombre d’experts, quand par une approche bureaucratico-comptable, s’éloignant de toute vision politique anticipatrice, on a oublié, étape par étape, les alertes sanitaires majeures qui prévalaient à ces choix de stocks préventifs de masse.

    L’État s’est donc désarmé peu à peu, au risque de mettre en danger les citoyens, à commencer par les professionnels de santé non hospitaliers, tout aussi directement en contact avec les malades que leurs collègues des hôpitaux.

    Tout ceci s’est fait avec la parfaite bonne conscience de hauts fonctionnaires et d’un personnel politique de droite et de gauche qui avaient à cœur de participer à un « bonne gestion des deniers publics », oubliant peu à peu les finalités premières, engagés qu’ils étaient sur un chemin (les politistes parlent de « path dependancy ») qui les font aller toujours plus loin vers un nouvel objectif dans lequel ils sont entrés, en perdant de vue le point de départ.

    #Santé_publique #Masques #Principe_de_précaution

  • En guerre ?! Non, complètement dépassés...
    très bon article, très critique sur les défaillances européennes et l’obsession de la compression des couts. Par ailleurs, un appel à utiliser dès aujourd’hui les médicaments qui marchent et réduisent l’effet du coronavirus par Jean Dominique Michel, anthropologue de la santé
    - Anthropo-logiques -
    http://jdmichel.blog.tdg.ch/archive/2020/03/19/en-guerre-non-completement-depasses-305135.html

    Les dernières données en provenance d’Italie le confirment : ce virus n’est dangereux que pour les personnes souffrant de ces pathologies chroniques, ces « maladies de civilisation » qui seraient à 80% évitables si on avait une politique de santé digne de ce nom - problème que j’ai abordé dans ce blog à réitérées reprises.

    La vérité est qu’à peu près rien n’a été réellement fait au cours des décennies écoulées pour protéger la population contre les principaux facteurs de risque (que sont la malbouffe, la pollution, le stress et la sédentarité) malgré des dégâts sanitaires monstrueux. Aujourd’hui, c’est cette population déjà atteinte dans sa santé qui est frappée. 99% des victimes en Italie (parmi les 2’500 premiers morts) souffraient d’une à trois maladies chroniques, avec des taux de 75% de tension artérielle élevée, 35% de diabète, 30% de maladies cardio-vasculaires, etc. )
    Il faut oser le dire : ce n’est pas le virus qui tue (il est bénin pour les personnes en bonne santé), ce sont les pathologies chroniques qu’on a laissé honteusement se développer en favorisant des industries toxiques au détriment du bien commun et de la santé de population (pour un développement de ce constat, se référer à l’article suivant).


    [...]
    Défaillance de la réponse

    L’autre cause majeure de cette crise, c’est la vétusté de notre réponse sanitaire. Les pays asiatiques ont réagi avec la connaissance, les moyens et la technologie du XXIème siècle. Avec les succès que l’on observe. En Europe, par manque de préparation, de moyens mais aussi de capacité à nous organiser, on est revenu ni plus ni moins aux méthodes du XIXème. Au lieu donc de réagir avec la seule méthode adaptée (dépister – confiner les personnes infectées – soigner), on en a été très vite contraints à renoncer à dépister (avec pour conséquence une ignorance de la situation réele) et faire le choix de confiner tout le monde. Avec pour conséquence de détruire la vie économique et sociale… en laissant les cas critiques tomber malades chez eux en attendant de venir saturer les services hospitaliers en urgence.

    Ce qui est contraire à toutes les recommandations et bonnes pratiques en santé publique face à une épidémie ! Et constitue à vrai dire un très pauvre pis-aller, en l’absence des moyens qui permettraient d’agir.

    Pourquoi en est-on arrivé là ? Parce que nous ne sommes pas parvenus, malgré le temps dont nous disposions, à mettre en place les bonnes réponses. Le manque de tests et de mesures de dépistage en particulier est critique, alors que la Corée, Hong-Kong et la Chine en faisaient leur priorité absolue. Les produire ne pose pas de problème technique et notre capacité industrielle est largement suffisante. C’est un problème d’organisation et de passage à l’action.

    Les pays mentionnés ont par ailleurs mis à profit l’intelligence artificielle notamment pour identifier les chaînes de transmissions possibles pour chaque cas positifs (avec les smartphones, on peut par exemple faire l’inventaire des déplacements et donc des contacts que les personnes infectées ont eu avec d’autres personnes dans les 48h précédent l’apparition des symptômes).

    Pour ne rien arranger, nous avons réduit de manière importante la capacité en soins intensifs de nos hôpitaux au cours de la décennie écoulée, ce qui nous conduit à être aujourd’hui en manque de lits et de matériel de réanimation. L’hôpital est devenu obèse en captant des activités médicales qui pourraient pour la plupart être assumées par des structures plus légères et moins coûteuses. Alors qu’on sabrait dans le même temps dans les services de soins intensifs -cf le graphique en tête d’article.
    [...]
    And now ?

    notre passivité en particulier à rendre disponible des médicaments apparemment efficaces contre le virus, déjà inclus dans les treatment guidelines de différents pays, ressemble à un vrai scandale.

    L’#hydroxychloroquine en particulier (combinée avec l’azithromycine, un antibiotique donné contre les infections bactériennes opportunistes mais qui a aussi une action antivirale) s’est avérée curer la charge virale en 5 jours lors de différents essais cliniques.

    Ce médicament est utilisé depuis plus de 60 ans, nous en avons une parfaire connaissance pharmacocinétique. Les Chinois, les Coréens, les Indiens, les Belges et les Saoudiens l’ont homologué pour traiter le SARS-CoV-2.

    Bien sûr, des essais cliniques n’apportent pas la preuve scientifique rigoureuse (evidence) fournie par un essai randomisé en double-aveugle. Mais lorsque des essais cliniques portant sur 121 personnes (en Chine), 24 personnes (Marseille) et 30 personnes (Stanford, avec groupe-témoin) obtiennent tous une élimination de la charge virale en 5 jours, avec une substance dont on connaît parfaitement les caractéristiques et les modalités d’usage, il est juste invraisemblable qu’on ne l’incorpore pas d’urgence dans notre stratégie de soins. Les Américains (voir référence infra) suggèrent que l’hydroxychloroquine aurait de surcroît un effet prophylactique permettant, si cela se vérifie, d’en prescrire pour éviter de contracter le virus.

    On entend pour l’instant de vieilles huiles venir minauder qu’on ne saurait faire la moindre entorse aux procédures habituelles. Les objections qu’on entend (par exemple des centres français de pharmacovogilance) portent sur les risques de surdosage ou d’effets problématiques à long-terme, ce qui est peu compréhensible dès lors qu’il s’agit pour le Covid d’un traitement de 6 jours, à doses modérée, avec une molécule au sujet de laquelle on a une immense expérience, qu’on connaît, utilise et maîtrise depuis 60 ans et dont on connaît les interactions possibles avec d’autres substances !

    #covid-19 #santé #épidémie #pandémie

  • La mondialisation des infox et ses effets sur la santé en Afrique : l’exemple de la chloroquine
    https://theconversation.com/la-mondialisation-des-infox-et-ses-effets-sur-la-sante-en-afrique-l

    Au Cameroun et dans tous les pays enquêtés, la demande en chloroquine a augmenté dans les pharmacies à l’annonce du premier cas de Covid-19. Au Bénin comme au Burkina Faso, la chloroquine est disponible chez des vendeurs de médicaments dans un marché informel ou dans la rue, qui disent avoir écoulé leur stock au cours des derniers jours.
    Les infox ajoutent le risque médicamenteux au risque infectieux

    En Afrique, l’attente pour un traitement ou un vaccin qui traite définitivement la pandémie est très forte ; la popularité des médicaments et leur aura d’efficacité et de modernité expliquent en partie cet attrait.

    La circulation d’informations sur les réseaux sociaux en faveur de la chloroquine trouve une prolongation dans sa circulation sur le marché informel, où les produits ne sont pas contrôlés et peuvent être périmés ou « de qualité inférieure ou falsifiée » (selon la catégorisation de l’OMS), la vente n’étant par ailleurs pas accompagnée de l’information d’un médecin ou d’un pharmacien sur leur toxicité.

    Avant même une éventuelle autorisation de mise sur le marché de la chloroquine pour traiter la maladie Covid-19, nos enquêtes exploratoires au Sénégal, au Bénin, au Cameroun et au Burkina Faso montrent que la population peut donc déjà se la procurer, à ses risques et périls, dans le circuit informel. Cette situation ajoute au risque infectieux un risque médicamenteux qui n’est pas a priori traité par les services focalisés sur la réponse à la pandémie et pourrait passer “sous le radar” en temps de crise sanitaire.

    Cet exemple montre que les dommages provoqués par l’infodémie ne sont pas que le fait des fake news, ces fausses informations entièrement dépourvues de fondement, mais qu’ils peuvent résulter d’informations s’avérant plus tard exactes. Lorsque des essais thérapeutiques auront validé la chloroquine (qui après des débats a été rajoutée aux protocoles initiés par Reacting) ou d’autres traitements du COVID-19, un circuit officiel d’accès aux produits et un dispositif de prévention et contrôle des risques médicamenteux seront définis, qui n’existent pas encore aujourd’hui. L’exemple montre aussi la porosité entre secteurs formels et informels dans le champ de la santé et dans le champ des médias, jusqu’au niveau des médias internationaux.

    #Infox #sante_publique #Afrique #Médias_sociaux

  • 12h13 : Macron exhorte les entreprises et les salariés à poursuivre leur activité

    https://www.challenges.fr/monde/direct-l-allemagne-depasse-la-barre-des-10-000-cas_703249

    Emmanuel Macron a exhorté ce jeudi 19 mars les entreprises et les salariés à poursuivre leur activité « dans le respect des règles de sécurité sanitaire », malgré les difficultés provoquées par la crise du coronavirus, selon l’Elysée.

    A l’occasion d’une visioconférence avec le Premier ministre Edouard Philippe et plusieurs ministres, le chef de l’Etat a appelé à « la responsabilité ’civique’ des entreprises pour poursuivre leur activité lorsque cela est possible » et sur « l’importance pour les salariés des entreprises qui se sont mis en conformité avec les règles sanitaires d’aller travailler sur les sites de production », a précisé la présidence.

    Je me suis fait abonner par je ne sais quel hasard depuis plusieurs mois à la liste du syndicat CGT interne de Chronopost et je trouvais intéressant de voir comment cela tournait donc j’ai continué à recevoir et lire les discussions. Actuellement, comme le service est nécessaire pour l’envoi de médicaments et de ressources vitales, il a été maintenu. Depuis quelques jours, les salariés se battent pour obtenir des gants et des masques qu’ils n’ont toujours pas. Résultat à prévoir dans les prochaines heures : l’arrêt du service Chronopost.

    Le mail qui tourne aujourd’hui :
    « Ce matin, L’AE TG2 de Strasbourg a informé son chef d’agence du droit de retrait de l’ensemble de l’équipe TG2 Chronopost. »
    (Je sais pas bien ce que signifient les sigles)

    La politique de l’impasse et du déni se poursuit donc en sommant d’injonctions contradictoires les salariés qui devraient se confiner, retourner au turbin, protéger leurs proches et ne rien porter comme protections. Voila où on en est des représentants politiques et d’un abruti qui n’a pensé qu’aux élections municipales au lieu de s’occuper de sauvegarder la #santé_publique.

    Dans ta gueule la #grève_générale

    • Montreuil, le 18 mars 2020.
      Lettre au Président Directeur Général du Groupe La Poste

      Monsieur le Président,

      Alors que notre pays entre dans une phase de confinement qui concerne tous ses habitants et donc tous les travailleurs et travailleuses, nous vous interpellons sur la situation des salariés appelés à travailler dans les entreprises du Groupe La Poste dans cette période.
      Alors que le corps médical est unanime pour considérer que le seul moyen de stopper l’épidémie est de rester chez soi, il revient aux dirigeants du Groupe La Poste de tout faire pour créer les conditions pour que les postières et postiers puissent respecter cette consigne pour eux-mêmes, leurs familles et les usagers de La Poste.
      La CGT demande l’arrêt immédiat de toutes les activités ne participant pas à la production de biens et de services répondant aux besoins essentiels de la population.
      C’est pourquoi à chaque fois que la question se pose, la CGT considère que c’est en premier lieu, l’option de permettre aux postières et postiers, de rester chez eux par un placement administratif en ASA Covid-19 qui doit être envisagé avec les intéressés.
      Ces exigences concernent toutes les entreprises du Groupe, filiales et maison mère, ainsi que les salariés de la sous-traitance pour lesquels La Poste a une responsabilité en tant que donneur d’ordre.
      Elles concernent également tous les salariés de ces entités, quel que soit leur contrat de travail et notamment, la catégorie des cadres qui ont une place et une responsabilité particulière.
      Cette crise doit être l’occasion pour La Poste de rompre avec le salariat à deux vitesses mis en place pour tirer vers le bas les droits et garanties collectives de toutes et tous dans le Groupe.
      Les témoignages nombreux que nous recevons, les échanges divers qui se tiennent avec les directions locales, montrent en grande majorité que ce n’est pas cette voie que vous semblez aujourd’hui privilégier. C’est, pour la CGT, une infraction à l’obligation faite aux employeurs d’assurer la préservation de la santé de ses salariés.
      Nous vous demandons de respecter cette obligation avant toutes choses. Il revient à la direction elle seule, de tout faire pour fournir sans délai, les équipements de protection indispensables à celles et ceux qui travaillent.
      Par ailleurs, les salariés de MEDIAPOST payés au-delà du SMIC, nous font part aujourd’hui de leur mise en chômage partiel et du fait que la direction leur annonce qu’ils seront payés à 84% de leur salaire. Si c’est le cas, les engagements du Président de la République qu’aucun travailleur ne perdra d’argent dans la crise, ne sont pas respectés.
      Nous vous demandons donc de faire le nécessaire pour que pas un cent ne manque à ces salariés sur leur paie, dont ils ont impérativement besoin pour vivre.
      La CGT défend de longue date le service public postal aujourd’hui encore mis à mal par les effets d’une stratégie qui soumet l’ensemble des activités à des critères de rentabilité financières, incompatibles avec la réponse aux besoins de la population.
      Un service public aujourd’hui soumis, à juste titre, à des obligations de continuité destinée à maintenir un minimum d’accès au service pour la population en cas de crise par exemple.
      Montreuil, le 18 mars 2020.

      Cette obligation semble aujourd’hui tenir de prétexte pour obliger les postières et postiers à travailler dans leur grande majorité, qui plus est, dans des conditions de sécurité inacceptables.
      Deux feuilles de papier jetables, un savon et une bouteille d’eau, représentent-ils vraiment le kit officiel proposé par le COMEX aux facteurs pour assurer en tournée leur sécurité sanitaire et celles des usagers ?
      Nous demandons officiellement la transparence aux postiers, à leurs représentants syndicaux et aux usagers, sur les missions fondamentales répondant aux besoins essentiels de la population, définies a priori par la direction du Groupe.
      Par ailleurs, la continuité du travail ainsi retenue, devra s’effectuer avec les garanties de sécurité maximale pour les salariés qui auront, sur la base du volontariat, à les assumer y compris avec la reconnaissance qui leur sera due.
      Nous vous demandons, dans ce cadre, que la direction de La Poste organise à son initiative la réunion de tous les CHSCT sur le territoire.
      La CGT considère que les postières et postiers qui effectuent leur travail au quotidien dans un contexte difficile, ont leur mot à dire, à tous les niveaux des décisions prises les concernant.
      Ce sont des centaines de postières et postiers qui, ces dernières heures, ont fait part aux directions locales de leur souhait de faire valoir leur droit de retrait.
      S’ils l’ont fait, c’est à chaque fois en considérant l’absence de mesures crédibles qui garantissent leur sécurité et celle de l’ensemble des salariés.
      Nous considérons comme légitime l’activation par les postiers du droit de retrait à chaque fois que les faits ou le doute existent quant à leur sécurité et celle des usagers.
      Malheureusement, il semble qu’une fois de plus, les directions de La Poste aient dans de nombreux endroits, fait le choix de l’arbitraire et de la menace de sanction, plutôt que du dialogue pour trouver une solution dans l’intérêt général que commande le contexte de crise actuel.
      Cela n’est pas acceptable et indigne d’un Groupe comme La Poste qui a besoin de restaurer son image auprès de ses salariés et de l’opinion publique.
      Le service public c’est d’abord le respect des femmes et des hommes, celles et ceux qui le font, celles et ceux qui en bénéficient. C’est l’inverse de la brutalité.
      C’est aujourd’hui, par son comportement envers la population et ses salariés, par sa volonté de replacer ses choix dans l’intérêt général, avant les exigences du business, que la direction de La Poste préparera au mieux l’avenir du Groupe et de ses salariés.
      Pour la CGT FAPT,
      Christian MATHOREL, Secrétaire Général.
      Fédération nationale des salariés du secteur des activités postales et de télécommunications CGT

  • L’épidémie n’a pas de vertus - Perspectives Printanières
    https://perspectives-printanieres.info/index.php/2020/03/10/lepidemie-na-pas-de-vertus

    Des « bénéfices » écologiques évoqués ces derniers jours, des enseignements écologistes peuvent néanmoins être tirés. Tout d’abord, retarder l’émergence de nouveaux virus s’ajoute à la longue liste d’arguments pour stopper la destruction des milieux « sauvages ». Les écologistes ne peuvent ainsi vanter les très maigres effets écologiques de l’épidémie puisque ceux-ci sont le résultat d’une trajectoire écocidaire des sociétés. C’est bien cette orientation générale qu’il faut infléchir, voire renverser. Ce n’est un secret pour personne : la réduction des émissions de CO2 en Chine n’est pas directement corrélée à la diffusion du coronavirus lui-même, mais bien à la baisse de l’activité productive du pays que la maladie qu’il provoque a entraînée, c’est-à-dire directement aux corps contaminés. Si les capitalistes n’avaient pas besoin d’humain-es et de leurs corps pour poursuivre leurs objectifs de profits, la propagation du virus n’aurait a priori pas d’effets économiques (du point de vue de la production), donc pas d’effets climatiques. L’impossibilité de fonctionnement du capitalisme quand les corps qu’il soumet ne sont plus fonctionnels (au sens capitaliste) révèle le darwinisme social sur lequel il s’appuie en permanence. Rappeler ces éléments semble extrêmement futile, alors que cela permet d’empiéter sur les récits hégémoniques qui gomment consciemment certains enjeux politiques fondamentaux de l’épidémie. Cette réintroduction de la dimension humaine dans la production de biens et services éclaire ce qu’il faut entraver si l’on se soucie vraiment de la « planète » : les intérêts du capitalisme fossile et de l’habiter colonial de la Terre qu’il perpétue. Ainsi, plutôt que de se reposer sur des épidémies qui viendraient « naturellement » réguler le développement des sociétés, il ne reste plus qu’à trouver d’autres moyens pour reproduire ce blocage tout en épargnant les humain-es !

    Toujours pas passé ici, cet excellent texte de Twoinou ?

    Petite sélection de textes sur #épidémie #santé_publique #écologie #coronavirus

  • Coronavirus : "On doit se préparer à l’ouragan !"

    Le #coronavirus, trop ou trop peu, trop tôt, trop tard ? Les politiques de lutte contre la #pandémie sont-elles proportionnées à l’événement, notamment en #France, et comment les médias en France éclairent-ils ou pas cette question ? Au lendemain de l’intervention d’Emmanuel Macron, question posée à nos deux invités : #François_Salachas, neurologue à la Pitié-Salpêtrière et membre du collectif Inter-Hôpitaux ; et #Philippe_Devos, intensiviste au CHC de Liège, président de l’Association belge de syndicats de médecins (ASBYM).

    https://www.arretsurimages.net/emissions/arret-sur-images/coronavirus-on-doit-se-preparer-a-louragan

    #parole_d'experts #covid-19 #covid_19 #épidémie #hôpitaux #système_de_santé #santé_publique #parole_de_médecins

    Une #vidéo très instructive en présence de François Salachas que vous vous rappelez probablement pour ce dialogue avec #Macron :
    Macron chahuté à l’hôpital : « Vous pouvez compter sur nous… l’inverse reste à prouver »


    http://www.leparisien.fr/video/video-macron-interpelle-a-l-hopital-ah-oui-vous-pouvez-compter-sur-nous-l

  • Lettre d’Italie au temps du #Coronavirus

    La propagation du coronavirus est un scénario jamais vu auparavant. Bien que certains gouvernements continuent de sous-estimer la gravité de la menace (les États-Unis en particulier), l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a maintenant officiellement déclaré la COVID-19 comme une pandémie, et de plus en plus de gouvernements commencent à prendre conscience de l’ampleur de la menace.

    L’Italie est aujourd’hui le deuxième pays le plus touché après la Chine, avec plus de 17 000 cas confirmés et plus de 1 200 décès, et ce chiffre ne cesse d’augmenter. L’Italie peut donc être considérée comme un scénario de test pour déterminer comment le virus pourrait affecter d’autres États du Nord. La situation évolue très rapidement, créant beaucoup de confusion, mais nous avons pensé qu’il serait utile de partager quelques brèves réflexions sur certains aspects de cette crise : l’attitude de l’État face à la propagation du virus ; les mesures gouvernementales ; les luttes sociales qui en découlent ; la manière dont nous nous organisons dans ces circonstances.

    Le COVID-19 est un nouveau virus et les experts ont mis du temps à se mettre d’accord sur la manière de l’affronter. Cette confusion, associée à la rapidité et à la facilité avec lesquelles des informations non vérifiées peuvent être diffusées dans le monde d’aujourd’hui, a fait que les conseils et analyses variés et souvent contradictoires ont abondé. Jusqu’à il y a une semaine, certaines personnalités, y compris des politiciens, la définissaient comme une mauvaise grippe ne touchant que les personnes âgées ayant des problèmes médicaux préexistants. Cependant, la gravité du COVID-19 est maintenant devenue évidente pour tout le monde en Italie. Et il a mis à genoux le système national de santé italien. Cela s’explique par trois raisons principales : le virus se propage efficacement et rapidement ; lorsque les gens tombent gravement malades, ils ont besoin de semaines de soins intensifs ; les coupes et les mesures d’austérité des gouvernements successifs ont érodé l’efficacité d’un système de santé publique qui sinon aurait pu bien mieux s’en sortir. Bien que les soins de santé dans certaines régions du Nord soient, à bien des égards, parmi les meilleurs selon les normes européennes, le fait que le système soit géré au niveau régional signifie qu’il existe d’énormes disparités internes. Jusqu’à présent, il a été reconnu que le seul outil efficace pour contenir la contagion est de limiter les contacts entre les personnes. C’est pourquoi les pays touchés ont décidé de verrouiller certaines zones ou, dans le cas de l’Italie, l’ensemble du pays.

    Les différentes réactions au virus dans les différents États du monde reflèteront l’équilibre des forces sociales dans ce pays. Dans le cas de l’Italie, le gouvernement a pris des mesures drastiques, bien qu’il aurait pu faire beaucoup plus et plus tôt, et bien qu’il faille faire encore davantage. Il a notamment cherché à équilibrer la contradiction entre la menace croissante pour la santé publique et les intérêts du capital, ce qui a donné lieu à une réponse confuse, donnant trop souvent la priorité à la seconde et mettant les personnes en danger.

    L’approche de l’Italie face à la crise

    Le 4 mars, l’Italie a déclaré une fermeture dans les zones du nord les plus touchées, interdisant tout déplacement inutile. Les détails du décret ont été divulgués à la presse avant que le gouvernement n’ait pu faire l’annonce officielle, ce qui a provoqué l’afflux de centaines de personnes dans les gares, qui espéraient prendre un train pour se rendre en dehors des zones rouges. De nombreuses personnes ont voyagé à travers le pays cette nuit-là, atténuant l’effet des mesures de sécurité puisqu’ils emmenaient potentiellement le virus dans de nouvelles régions.

    Le 9 mars, ce décret a ensuite été étendu à l’ensemble du pays. Tous les rassemblements publics ont été interdits, les bars sont obligés de fermer à 18 heures, tous les voyages non essentiels sont interdits et toute personne voyageant doit avoir avec elle un formulaire détaillant les raisons de son déplacement. La fermeture des écoles et des universités a été prolongée jusqu’au 3 avril.

    Dans la soirée du 11 mars, le gouvernement a annoncé la fermeture de tous les commerces non essentiels. Les magasins d’alimentation, les pharmacies, les bureaux de poste, les marchands de journaux, les stations d’essence restent ouverts. Cependant, en réponse à la pression de la Confindustria (l’union des employeurs italiens), de nombreuses activités productives ne sont pas incluses dans ce nouveau décret. Cela signifie que les ouvrier.e.s d’usines, les travailleurs.ses des centres d’appel, les travailleurs.ses du secteur de la logistique sont toujours obligé.e.s de se rendre au travail.

    Ce dernier décret a créé une situation où les gens sont interdits de se rassembler ou de se promener dans les espaces publics (sauf en cas de nécessité) et sont obligé.e.s de rester chez eux.elles, alors qu’une partie importante des travailleuses.eurs est encore entassée dans des usines produisant des biens non essentiels ou offrant des services non essentiels.

    De nombreux rapports ont fait état de conditions de travail dangereuses dans les entrepôts et les usines. Le 9 mars, les travailleurs.euses de l’usine FIAT de Pomigliano, dans le sud de l’Italie, ont fait une grève sauvage pour protester contre le manque de mesures de sécurité. Les travailleurs.euses de la logistique d’un hub de Bartolini à Caorso dans le Nord, et d’un entrepôt de TNT à Caserta ont fait de même. Au moment de la rédaction du présent rapport, des rapports de grève arrivent toutes les heures, touchant les principaux sites de production du pays (pour plus de détails, voir en italien : https://poterealpopolo.org/coronavirus-sciopero-ovunque). Le plus grand syndicat de base USB a appelé à une grève de 32 heures de tous les secteurs non essentiels, et les principales centrales syndicales doivent rencontrer le premier ministre.

    Les prisons italiennes sont un autre point de mire. Le système pénitentiaire italien est depuis longtemps en crise. Des installations obsolètes et un grave surpeuplement font que les prisons italiennes sont en violation perpétuelle des réglementations en vigueur. Dans ces conditions, les restrictions imposées par le gouvernement (interdiction de visites, limitation des appels aux familles et des permis de travail jusqu’au 31 mai, entre autres) ont déclenché des révoltes dans les prisons de tout le pays. Treize personnes sont mortes au cours de ces révoltes dans des circonstances qui ne sont toujours pas claires. Il semblerait qu’un gardien ait été testé positif à Vicence, et les familles témoignent de la crainte des détenu.e.s qui ont un accès limité à l’information et aux conseils. S’il est vrai qu’« On peut juger du degré de civilisation d’une société en entrant dans ses prisons » (Dostoïevski), l’Italie ne se porte pas bien.

    Le gouvernement doit maintenant annoncer un ensemble de mesures économiques. Il paraitrait que ces mesures pourraient inclure des interruptions de remboursement de prêts ou des factures des services de première nécessité ainsi et des extensions des indemnités de chômage, mais il reste à voir si une aide sera apportée aux travailleurs.ses indépendant.e.s, aux travailleuses.rs ayant un contrat « zéro heures » ou qui travaillent au noir. Le gouvernement a débloqué 25 milliards d’euros pour des mesures extraordinaires en réponse au coronavirus, mais avec l’économie italienne au bord de l’effondrement, il est difficile d’imaginer qu’une telle somme puisse faire une vraie différence. L’UE avait montré quelques signes de flexibilité dans son approche, mais le 12 mars, la BCE a renoncé à apporter davantage de soutien, faisant s’envoler les taux d’intérêts et le « spread ». L’économie mondiale se dirige vers une récession majeure, et l’Italie sera plus durement touchée que la plupart des autres pays.

    Coronavirus et entre-aide, que pouvons-nous faire pour nous soutenir mutuellement ?

    Lorsque la crise frappe une société inégalitaire, ce sont toujours les personnes vulnérables qui souffrent le plus : les personnes âgées, les travailleuses.rs, les migrant.e.s, les femmes, les personnes souffrant de maladies préexistantes. En tant qu’activistes de Potere al Popolo, nous essayons de trouver des moyens de briser l’isolement et d’établir des relations de soutien mutuel et de solidarité entre les communautés.

    Dans de nombreuses villes, nous avons mis en place un système d’aide mutuelle pour les personnes ayant besoin de soutien pour les tâches quotidiennes, comme faire les courses pour les produits de première nécessité (dans le respect stricte des conditions de sécurité).

    Nous avons également créé une ligne téléphonique nationale pour fournir des conseils juridiques aux travailleurs.ses touché.e.s par la crise. Cette ligne a été mise en service il y a quelques jours seulement, mais nous avons déjà reçu plus de 70 appels de travailleuses.rs qui sont contraint.e.s de travailler dans des conditions dangereuses, qui ont été licencié.e.s ou qui travaillent au noir et qui, à ce titre, risquent d’être exclu.e.s des plans de soutien du gouvernement en cas de crise. Avec les informations recueillies lors de ces appels, nous sommes en mesure, en tant qu’organisation, de planifier les mesures à prendre et de formuler des demandes aux employeurs.ses et au gouvernement. Tous les appels à la ligne d’assistance sont d’abord pris par un petit groupe de professionnel.le.s juridiques bénévoles, puis les coordonnées des appelants sont transmises aux bénévoles dans leur localité pour un soutien suivi.

    Jusqu’à présent, nous avons identifié trois domaines clés d’intervention. Le premier est le secteur de la logistique. Nous avons été en contact avec des magasiniers d’Amazon qui nous ont dit qu’ils.elles travaillent plus que d’habitude en raison de l’augmentation de la demande (les gens commandent à domicile plutôt que d’aller dans les magasins) et dans des conditions qui ne respectent pas les mesures de sécurité prescrites. Le second est celui des centres d’appel. Les entreprises qui gèrent des centres d’appel ont été réticentes à autoriser les travailleurs.ses à travailler à domicile en raison de l’augmentation des coûts liés à l’acquisition de la technologie nécessaire, de sorte que les travailleuses.rs continuent à travailler dans des bureaux exigus. Dans les deux cas, nous avons demandé à des avocats d’envoyer un avertissement formel aux employeurs en question pour exiger que des mesures de sécurité soient mises en œuvre et que tous les travailleurs.ses soient exempté.e.s d’heures supplémentaires.

    Le troisième est celui des garanties pour les travailleurs.ses saisonniers. Ces travailleuses.rs sont très nombreux.ses en Italie, notamment dans l’agriculture et le tourisme, mais aussi dans les usines. Le travail saisonnier est une forme de travail précaire car l’employeur.se n’est pas obligé.e d’embaucher les mêmes travailleurs.ses chaque année. Toutefois, les travailleuses.rs saisonniers ont accès aux allocations de chômage (les allocations de chômage ne sont pas universellement accessibles en Italie). Nous avons écrit au gouvernement et au département de la sécurité sociale pour demander que les travailleurs.ses saisonniers qui ne seront pas réemployés cette année en raison de la crise se voient accorder des indemnités pour toute cette période de chômage prolongée.

    Au-delà de ces cas spécifiques, qui sont des exemples d’actions concrètes qui peuvent être prises, nous demandons au gouvernement de garantir les salaires de toutes les personnes concernées, y compris les indépendant.e.s, les personnes travaillant sans contrat légal, les travailleurs.ses du spectacle. Nous demandons que toute personne qui a perdu son emploi puisse bénéficier d’allocations de chômage, que toute personne incapable de payer ses factures, son loyer ou son hypothèque puisse bénéficier d’une amnistie.

    Nous demandons également que toutes les activités de production non nécessaires soient arrêtées (avec des travailleurs.es en congé payé).

    Enfin, nous exigeons que l’État investisse massivement dans les services de santé, recrute davantage de travailleuses.rs de la santé sur des contrats à durée indéterminée et place la production de médicaments et d’équipements de santé sous contrôle public. Nous demandons au gouvernement de renoncer à l’austérité et de lever le pacte fiscal de l’UE. L’Italie est actuellement confrontée à une grave crise économique. Seul un changement complet de paradigme, avec des investissements publics énormes dans l’économie, les services publics et la création d’emplois, nous sauvera des pires effets de cette catastrophe.

    Notre réponse à la crise a donc été triple : s’organiser au sein de nos communautés pour répondre aux besoins immédiats ; soutenir les luttes des travailleurs.ses sur le terrain (y compris par des conseils juridiques) ; formuler des demandes politiques plus larges à l’égard de l’État. Nous pensons que la seule façon de sortir de cette catastrophe est de renforcer notre capacité d’action collective et de coordination. Par conséquent, aux organisations progressistes qui observent de loin les événements en Italie, nous conseillons de commencer à s’organiser, d’élever des revendications pour protéger la santé et la sécurité de vos communautés.

    https://poterealpopolo.org/lettre-ditalie-au-temps-du-coronavirus
    #covid-19 #covid_19 #Italie #gravité #système_de_santé #santé_publique #austérité #distanciation_sociale #santé_publique #usines #entrepôts #conditions_de_travail #prisons #grève #économie #soutien_mutuel #solidarité #logistique #centres_d'appel #travailleurs_saisonniers #saisonniers #travail_saisonnier #salaires #compensation #chômage

  • Se soigner tout·es pour se soigner mieux - Mon blog sur l’écologie politique
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/Se-soigner-tout-es-pour-se-soigner-mieux

    La santé est un bien commun et ça nous éclate au visage aujourd’hui : une personne mal soignée est une personne qui peut en infecter d’autres. Les maladies infectieuses sont moins présentes aujourd’hui dans le paysage sanitaire des pays riches et ont été remplacées par les maladies chroniques (qui nécessitent d’autres politiques de prévention). Mais les voilà de retour avec notamment ce coronavirus qui engage les gouvernements à mettre en place des mesures, y compris coercitives, pour freiner sa propagation.

    #santé #politique #bien_commun #communs #étranger

    • #CMU #AME #sécu #migrants #asile #santé_publique #coronavirus

      Revenons à notre droit au soin pour les personnes étrangères en séjour irrégulier. « Les bénéficiaires de l’AME souffrent plus fréquemment que les autres assurés de pathologies infectieuses graves, telles que la tuberculose, les affections hépatiques, ou le VIH (3) », ne serait-ce que parce qu’ils et elles viennent de ces pays plus pauvres où les maladies infectieuses sont plus présentes. Restreindre leur accès à la médecine de ville et aux soins tout court, c’est retarder la prise en charge et laisser les malades attendre des situations plus aiguës pour consulter, soit parce qu’une consultation hospitalière est plus lourde qu’en ville, soit parce que ces soins ne sont dispensés gratuitement que lorsque leur « absence mettrait en péril le pronostic vital (3) ». Des prises en charge rapides sont d’autant plus efficaces et moins coûteuses. Elles bénéficient à la santé de l’ensemble de la population.

      Au-delà de la décence qui interdit de laisser crever autrui devant sa porte, au-delà de la mesquinerie des calculs à court terme sur la santé publique dans nos pays sous gouvernance néolibérale, il y a cet intérêt-là, plus fort que tout : c’est ensemble que nous serons en bonne santé. Ou non. Et le raisonnement vaut aussi pour d’autres biens communs.

  • Coronavirus : « Pourquoi demander à la population de rester à la maison si on met à la rue les personnes vulnérables »
    https://www.bastamag.net/coronavirus-covid19-logement-mesures-APL-requisition-moratoire-expulsions-

    Les expulsions de #Logement et les coupures d’énergie reprendront ce 1er avril pour les personnes qui ont des difficultés à payer leurs échéances. Alors que la crise sanitaire liée au Covid-19 s’intensifie, l’association Droit au logement demande des mesures d’urgence au gouvernement, qui vient d’en prendre pour les entreprises. Des mobilisations sont prévues le 28 mars. Voici leur appel. « Tandis que l’épidémie de coronavirus gagne du terrain, il doit être instauré des mesures d’urgence pour le logement, (...) ça bouge !

    / Logement, #Luttes_sociales, Santé , Menaces sur la #Santé_publique

    #ça_bouge_ ! #Menaces_sur_la_santé_publique

  • Opinion | With Coronavirus, ‘Health Care for Some’ Is a Recipe for Disaster - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2020/03/06/opinion/coronavirus-immigrants-health.html

    L’idéologie contre la santé publique

    Doctors and immigration advocates have long worried that the public charge rule would present a grave public health danger. The rule could deter millions of noncitizens — even those who were not technically subject to its provisions — from using programs like Medicaid, WIC and SNAP or from seeking medical care of any kind, lest they imperil their immigration status. That kind of avoidance would make those groups less healthy and thus more susceptible to the vagaries of, say, an infectious disease outbreak.

    The administration was not blind to those risks. When it first proposed the new rule, officials at the Department of Homeland Security noted that it could very well lead to worse health outcomes for immigrants, especially infants, children and women who were pregnant or nursing. Yes, they acknowledged, vaccination rates might fall as a direct result of what they were proposing. Yes, communicable diseases might become more prevalent. But, the agency said, the new regulations were essential to a goal more important than protecting public health: making immigrants “self-sufficient.”

    Many changes to law and policy have been undertaken in the past several years under the banner of “self-sufficiency” and its close cousin “personal responsibility.” Social safety net programs like SNAP and TANF have been cut; work requirements have removed thousands of people from Medicaid; and immigrant communities have been subject to a roster of anti-immigrant policies — not just the public charge rule, but also family separations and abysmal treatment of detained migrants at the border, and ICE raids and mass deportations at home.

    #Santé_publique #Immigration #Etats-Unis #Responsabilité_personnelle

  • What Do Frontline Health Care Workers Need Most When They Face an Outbreak Like This?

    Health care workers are our first line of defense against disease, whether coronavirus or otherwise. In order to safely and effectively do their jobs they need to both have proper training and the right protective equipment. This keeps them safe from infection in “peace time” and during a large outbreak like we have now.

    Health care workers are often the first affected by these types of outbreaks and to some extent can act as a canary in the coal mine for how infectious a new disease outbreak is. In the past, health care workers have died from infections and also amplified initial cases spreading the outbreak quickly. If we are to protect health workers and limit transmission, we must do more to ensure the right training and the right equipment are available all the time and not just once an outbreak has started.

    Health workers are making heroic efforts in China, where they have converged on the epicenter. They can only protect us if they are protected.

    Amanda McClelland is the senior vice president, Prevent Epidemics at Resolve to Save Lives an Initiative of Vital Strategies, and has more than 15 years of experience in international public health management and emergency response.

    #Santé_publique #COVID-19 #Infirmières #Protection

  • Pollution : une surmortalité « significative » est mesurée autour du bassin de Lacq - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/191219/pollution-une-surmortalite-significative-est-mesuree-autour-du-bassin-de-l

    Selon une #étude de #Santé_publique_France, on trouve « une surmortalité pour les pathologies de l’appareil respiratoire » autour des usines du #bassin_de_Lacq. Mais ces nouvelles mesures ne permettent pas d’évaluer si les industries sont la cause de cet excès de décès. [...]

    Surprise, la méthode retenue aujourd’hui par Santé publique France est la même qu’en 2002 : une étude épidémiologique dite écologique, c’est-à-dire utilisant des données de façon agrégée et par zone géographique. Or seul un autre genre d’étude, dite analytique, étudiant les situations individuelles d’une série de personnes (par cohorte ou en suivant des cas témoins, par exemple) permettrait d’établir un lien de causalité entre la proximité des usines et l’#excès_de_mortalité.

    #industrie #pollution #santé #méthodologie

  • Le gouvernement britannique autorise Amazon à accéder aux données de 40 millions de patients | korii.
    https://korii.slate.fr/tech/gouvernement-britannique-amazon-acces-donnees-medicales-40-millions-pati

    Les données de santé : nouveau secteur de valorisation pour les plateformes. Le guerre est lancée ; les Etats collaborent. Chacun son cheval, Amazon en Grande-Bretagne ; Microsoft en France.

    L’ONG Privacy International dénonce un accord passé entre le fabricant d’Alexa et le ministère de de la Santé qui va au-delà de l’annonce initiale.

    Outre-Manche, l’exécutif dirigé par Boris Jonhson essuie actuellement une pluie de critiques pour avoir validé une autorisation d’accès aux informations médicales stockées sur les serveurs du NHS (National Health Service) et mises à la disposition d’Amazon sans aucune compensation financière et sans l’accord des patient·es.

    En juillet dernier, Matt Hancock, ministre de la Santé et des Affaires Sociales, avait fait part d’un accord conclu avec Amazon pour que le géant américain puisse utiliser un certain nombre de données de santé dans le but d’aider les malades à obtenir de meilleurs conseils médicaux via Alexa. L’idée semblait louable. Cependant, l’accord va bien plus loin que ce qui avait été annoncé initialement.
    À lire aussiLa big data en santé, une mine d’or de 12 milliards d’euros pour la Grande-Bretagne

    Privacy International, une ONG qui milite contre la violation de la vie privée commise par les gouvernements, a révélé, après enquête et publication de l’intégralité du contrat, qu’il incluait « toutes les informations sur les soins de santé, y compris, sans s’y limiter, les symptômes, les causes et les définitions, ainsi que tout le contenu, les données, les informations et autres documents protégés par le droit d’auteur », détenus par le NHS et le ministère de la Santé et des Affaires Sociales. Le mastodonte du e-commerce a par ailleurs reçu un blanc-seing pour utiliser ces données à d’autres fins que de fournir des conseils médicaux.
    Boris Johnson persiste et signe

    En résumé, le gouvernement de Boris Johnson a remis entre les mains d’Amazon les clés du coffre-fort contenant l’intégralité des données de santé sensibles et personnelles de la grande majorité des Britanniques, avec toute latitude pour ce dernier de s’en servir comme il l’entend. L’accord empêche même le ministère de la Santé et des Affaires Sociales « d’émettre toute publicité sans une autorisation préalable écrite d’Amazon ».

    Ces révélations ont provoqué un véritable tollé dans les rangs des travaillistes et au sein de la population, après avoir été rendues publiques il y a quelques jours par Privacy International. Amazon s’est tout de suite défendu en affirmant que les personnes qui utilisent Alexa n’auront en réalité accès qu’à du « contenu général sur la santé ». Pour l’instant, le gouvernement de Boris Johnson n’a pas prévu de faire machine arrière et maintient l’accord dans son intégralité.

    #Amazon #Données_santé #Santé_publique #Vectorialisme

  • Scientists Dodge FDA to Offer a $1 Million Anti-Aging Treatment in Colombia
    https://onezero.medium.com/scientists-dodge-fda-to-offer-a-1-million-anti-aging-treatment-in-co

    Would you pay $1 million and fly to South America for a chance to live longer?

    Libella Gene Therapeutics, a Kansas-based company that says it is developing a gene therapy that can reverse aging by up to 20 years, is hoping your answer is yes. In an interview with OneZero, the company says it is ready to give an experimental anti-aging therapy to older people at a clinic north of Bogota, Colombia. But that’s not all — it’s also charging people $1 million to participate. Scientists and ethicists say the company’s experiment is not only dubious but it also raises concerns about how anti-aging treatments should be tested in people.

    The aim of Libella’s therapy is to lengthen a person’s telomeres, which sit at the tips of chromosomes like caps on the end of shoelaces. First discovered in the 1970s, telomeres have been linked to aging because they seem to shorten as a person gets older. By delivering a gene called TERT to cells, which in turn makes a telomere-rebuilding enzyme called telomerase, Libella thinks it can prevent, delay, or even reverse aging.

    “I know what we’re trying to do sounds like science fiction, but I believe it’s a science reality,” Jeff Mathis, CEO of Libella Gene Therapeutics, tells OneZero.

    The anti-aging field has drawn plenty of criticism for scams and overhyped products with no proven health benefits. Libella’s clinical trial listings also raise red flags. First among them is the fact that the company and its trials are located in different countries. Mathis, an occupational therapist who runs a rehabilitation practice in Manhattan, Kansas, says he chose Colombia for the trial because it was the “path of least resistance.” The company looked at eight different countries, and he says, “the easiest, the quickest, and the best way forward ended up being in Colombia.”

    Leigh Turner, a bioethicist at the University of Minnesota who studies clinical trials that market unproven therapies, says he suspects the company chose to go outside the country to avoid the Food and Drug Administration, which oversees clinical trials in the United States. “Even though the company is based in the United States, they’ve managed to find a way to evade U.S. federal law by going to a jurisdiction where it’s easier to engage in this activity,” he tells OneZero.

    Turner says the $1 million participation cost is alarming because most clinical trials are free. In fact, many pay people to participate because of the time commitment and the potential risks involved with receiving an experimental treatment. Andrews justifies the fee, saying it costs Libella “hundreds of thousands of dollars to produce enough of the gene therapy to treat one person.”

    Some researchers in the field are concerned that putting a lot of telomerase into cells could make cells divide more quickly and promote tumor growth, says Austad. Previous research has linked longer telomeres to increased cancer risk, with scientists finding that cancer cells tend to have more telomerase that most normal cells. But telomere evangelists like Michael Fossel believe that shortened telomeres are a cause of age-related diseases like cancer and thus, lengthening them could help protect against these conditions.

    How a dubious clinical trial was able to be registered into a government website in the first place has been a longstanding problem for the National Institutes of Health, which runs ClinicalTrials.gov. The website is the largest database of its kind and lists studies in more than 200 countries. It’s a tremendous resource for people with rare diseases, cancer, and those who have run out of treatment options, and physicians regularly refer their patients to the site.

    But Turner says the site can be easily manipulated and taken advantage of because the process to register is automated. NIH does not screen studies that are submitted to the database, which allows companies to submit predatory and pay-to-participate studies on the site. This has been the case with many stem cell businesses marketing unproven therapies. “ClinicalTrials.gov can basically be used as a marketing platform,” Turner says.

    Being registered on the site gives an air of legitimacy, and often patients can’t tell the difference between a scientifically sound clinical trial and one that’s suspicious. ClinicalTrials.gov listings also don’t include information about participation costs, so patients can’t tell if there’s a fee involved up-front.

    #Pharmacie #Anti_âge #Arnaque #Vieillesse #Santé_publique #Génomique

  • Vendre ses données de santé, ça coûte combien ? - CNET France
    https://www.cnetfrance.fr/news/vendre-ses-donnees-de-sante-ca-coute-combien-39895205.htm

    C’est une statistique assez surprenante, pour ne pas dire inquiétante. Selon une enquête de CSA Research pour le laboratoire pharmaceutique Roche, si 78 % des français interrogés estiment que le partage de données de santé (avec des scientifiques) est un acte citoyen qui peut faire progresser la recherche (jusque là, on parle d’open science, donc aucun problème), 20 % sont prêts à aller plus loin que le simple partage, et ne verraient ainsi aucun problème… à les vendre. Chez les 18-24 ans, ils sont même 36 %, « conscients » qu’ils sont de « la valeur » de ces données.

    Oui, leur valeur. Un débat fait rage depuis quelques années autour de la monétisation des données, et leur caractère « patrimonial » ou non. Si vos données personnelles vous appartiennent (et leur valeur aussi) au même titre que votre corps, et si elles ont une valeur importante, pourquoi pas, pensent certaines personnes, accepter sciemment qu’elles soient revendues, contre un petit pécule ? Nous en avons déjà parlé sur CNET France : vos données personnelles en disent beaucoup sur vous, et forcément, pour cette raison, elles ont de la valeur pour de nombreux acteurs, des publicitaires aux assurances, en passant par les chercheurs. Mais seules, isolées, brutes, elles ne valent en fait pas grand chose.

    En novembre 2019, Alphabet a ainsi mis la main sur les données de santé de millions d’Américains, officiellement dans le cadre d’un accord pour « développer de nouvelles technologies dans le domaine de la santé », officieusement dans un but économique. Ainsi, le chercheur en droit et technologie Florian Martin-Bariteau, de l’université d’Ottawa, explique-t-il sur ICI Radio-Canada Première, que « les données de santé sont le nouvel eldorado des compagnies technologiques dans le monde entier ». Car, pense-t-il, sous le manteau, les entreprises qui nouent ce genre de partenariats à priori dans un but noble, pourraient bien être tentées de « se servir de ces informations pour les revendre ». Et d’ajouter qu’on « nous dit pour nous rassurer que Google n’aura pas le droit d’utiliser cet ensemble de données pour les coupler avec les données des consommateurs qu’elle a déjà », mais que « Google est un expert des ’oups’ », et que « ce n’est pas la compagnie qui a la meilleure réputation en gestion des données personnelles et de sécurité des données ».

    Pour éviter ce genre de collecte-revente qui se font (ou se feraient) dans le dos des personnes, sans leur consentement direct, des lois existent, comme le RGPD, effectif en Europe depuis mai 2018. Mais le plus simple ne serait-il pas de laisser les individus vendre eux-mêmes leurs données de santé ? Octroyer un « droit de propriété » aux gens serait ainsi un moyen pour ces derniers, estiment Gaspard Koenig et Jaron lanier, de garder la main sur des données qui ne sont pas comme les autres, car leur valeur ne diminue pas à l’usage.

    Créer un marché qui n’existe pas, c’est l’eldorado des gens sans éthique.

    Sur son site, Embleema publie un « manifeste » intéressant, qui prône une co-construction de la valeur des données de santé, entre les patients et les chercheurs en médecine. Robert Chu et ses associés expliquent que « nos données de santé sont notre actif numérique le plus précieux, car elles peuvent nous sauver la vie dans une situation d’urgence, et fournir des informations critiques pour la prise de décision des prestataires de soins », mais que jusqu’ici, « elles étaient gardées en captivité dans des silos protégés, par crainte de voir nos droits aux soins violés », au grand dam de la « médecine personnalisé, qui perd une mine de données » essentielles.

    Selon la startup, « Blockchain santé » sera l’un des moyens, demain, de redonner « le pouvoir aux patients », de ne plus les obliger à « faire appel à des tiers pour traiter leurs informations les plus sensibles ». Robert Chu explique ainsi « qu’aujourd’hui, les données des patients sont revendues par des sociétés (comme Cegedim en France), qui les achètent à des professionnels de santé comme des hôpitaux, les anonymisent, puis les vendent aux laboratoires pharmaceutiques ». D’après ses estimations, « ce marché, qui avoisine les 200 millions d’euros en France, est capté par ces tiers, et, la source des données, le patient, ne perçoit rien. » Outre Cegedim, notons au passage que d’autres « courtiers de données », comme Sophia Genetics, qui déploie des solutions d’intelligence artificielle en santé, ou OpenHealth Company, effectuent pour des hôpitaux et des médecins le traitement de leurs données, issues de plusieurs centaines de milliers de patients.

    Vendre des données de santé peut coûter cher… à leur propriétaire

    Au fond, revendre vos données de santé ne vous rapporterait donc bien souvent qu’un petit pécule. Mais dans le même temps, estiment les défenseurs de la vie privée et de la protection des données personnelles, cela pourrait vous en coûter, à terme, d’une toute autre façon. Certes, l’idée d’un "droit patrimonial" des données de santé, destiné à contrer la monétisation "sans contrôle" actuelle, est séduisante. Mais une fois les données revendues, celles-ci échappent à leur "propriétaire".

    "Si les données de santé devraient d’abord servir à l’amélioration de la qualité des soins, on ne peut ignorer qu’elles peuvent servir à d’autres finalités, notamment en matière de marketing médical pour les industriels du secteur. À titre d’exemple, connaître la consommation de médicaments par zone de chalandise permet d’organiser les tournées des visiteurs médicaux pour cibler les médecins non-prescripteurs ; ou, à l’instar de n’importe quel secteur commercial, connaître les profils des internautes permet de pousser de la publicité en ligne, toujours plus personnalisée. Les industries de santé consacrent de plus en plus de budget à leur marketing digital, en direction des prescripteurs ou des patients eux-mêmes", observe ainsi Valérie Peugeot, commissaire à la CNIL, en charge du secteur santé.

    En outre, l’anonymisation des données n’est qu’une illusion, d’autant plus que le risque de piratage plane fortement, rappelle cette dernière : "Il se passe rarement plus de quelques jours sans qu’on ne découvre une faille de sécurité sur des logiciels clés ou, plus grave, qu’une fuite de données ne soit révélée. En janvier 2018, ce sont les données de 53 000 patients américains, comprenant entre autres des informations cliniques et des données sur les médicaments prescrits, qui sont parties dans la nature. Mais surtout, plus le nombre de bases de données accessibles est important, plus les croisements entre bases sont possibles, et plus les risques de « réidentification » de données pourtant anonymisées sont grands".

    Ainsi, explique Valérie Peugeot, "il ne suffit pas de décorréler l’information médicale (la pathologie, la prescription...) du nom du patient. Il faut pouvoir s’assurer que d’autres informations associées ne permettront pas de remonter jusqu’à lui. Par exemple, si le patient souffre d’une pathologie lourde et qu’on dispose du nom de la petite commune où il demeure, il est extrêmement simple de l’identifier." Et de citer en exemple la mésaventure du gouvernement australien, qui a mis en 2016 les données de remboursements de dépenses médicales anonymisées de 2,9 millions de personnes en "open data" : la publication scientifique en ligne ScienceX a rapidement démontré que le processus pouvait être inversé, et s’est amusée à réidentifier 7 célébrités australiennes, "dont 3 députés et 1 footballeur".

    La monétisation de nos données de santé serait, redoutent certains, un premier pas vers une marchandisation de soi délétère. “Toute la régulation Informatique et Libertés est opposée à cette approche. Si nous étions dans quelque chose de patrimonial, on pourrait imaginer qu’une fois que vous avez vendu vos données à un service, il pourrait très bien les revendre ensuite à qui il veut sans vous demander votre consentement”, m’expliquait récemment Olivier Desbiey, membre du Laboratoire d’Innovation Numérique (LINC) de l’institution. “En donnant aux données personnelles un caractère patrimonial, on en ferait de simples marchandises, et au-delà, on ferait de l’être humain une marchandise”, concluait-il.

    Plutôt que de revendre nos données, l’idée portée par des penseurs comme Michel Bauwens ou Evgeny Morozov, serait de rendre nos données personnelles “open source”, d’en faire des biens communs, considérées comme une ressource collective - afin de nous redonner à tous la main sur elles. Mais là encore, l’exemple australien cité plus haut par Valérie Peugeot semble rendre cette idée un peu utopique. D’où le retour, peut être, aux fondamentaux : les lois, les réglementations, et le débat, à mêmes de verrouiller et de protéger nos données, y compris de nous-mêmes.

    #Santé_publique #Données_médicales #Données_personnelles #Marchandisation

  • New period emoji could help ’end taboo’ around menstruation, advocates say
    https://www.yahoo.com/lifestyle/new-period-emoji-could-help-end-taboo-around-menstruation-advocates-say-20472

    https://s.yimg.com/uu/api/res/1.2/8g74caClgAPALNA3buolvQ--~B/aD0xMDgwO3c9MTkyMDtzbT0xO2FwcGlkPXl0YWNoeW9u/https://media-mbst-pub-ue1.s3.amazonaws.com/creatr-uploaded-images/2019-10/7f2813e0-fa88-11e9-a7b6-6c09ec2c14c8

    Visits from “Aunt Flow” during “that time of month” are officially over — along with all the other euphemisms that people use to secretly talk about their menstrual cycle.

    Ma mère disait « Les anglais débarquent ». Enfant, je pensais au « débarquement » qui avait tant hanté son enfance... pas du tout, cela renvoit à Waterloo.

    J’en profite pour vous donner le site web d’un projet mené par une de mes ancienne étudiante (une excellente étudiante d’ailleurs) sur le même thème décomplexé autant que décomplexant.
    https://dansmaculotte.com/fr

    The long-awaited period “drop of blood” emoji is finally available on iPhone keyboards in “a real breakthrough” in fighting the stigma around menstruation — and advocates say it’s about time we got this bloody conversation started.

    As a part of Apple’s iOS 13.2 update, the tech giant released a set of 350 brand-new emojis including mixed-race couples, gender-neutral individuals, people with disabilities and more in a push to be more inclusive.

    Plan International UK, a charity that advocates for girl’s rights, started a campaign in 2017 to include menstruation in the emoji lexicon to help girls, women and other menstruators “talk more freely about their periods,” Plan International UK’s Chief Executive, Rose Caldwell, says in a statement.

    “We’re addressing the need to normalise periods by calling for an #periodemoji” our CEO @TanyaBarronPlan. Vote here https://t.co/afgvexZmdw pic.twitter.com/hJ8qwXoIVk
    — PlanInternational UK (@PlanUK) May 30, 2017

    Plan International UK’s 2017 online petition garnered nearly 55,000 signatures, with a majority of supporters voting for the underwear symbol with blood-drops, NPR reported. However, the Unicode Consortium, the organization that decides what symbols become emojis, rejected the initial design. They later approved a proposed “drop of blood” symbol earlier this year to represent menstruation, blood donations and medicine.

    While the inclusion of a menstruation symbol is a huge step towards “menstrual equity,” or equal access to medically necessary period products, Caldwell and other period advocates say that the fight is far from over.

    “This is only one part of the solution,” writes Caldwell. “Period poverty will not stop until we fix the toxic trio of affordability of products, lack of education and period shame.”

    In the U.S. alone, one in five girls are absent from school because they can’t afford period products, according to a survey by Always — but, that number doubles abroad. UNESCO estimates that one in ten girls in Sub-Saharan Africa miss school during their menstrual cycle.

    One reason for the high costs of period products like tampons and sanitary pads stems from how they’re sold. In 2014, 40 states in the U.S. had a sales tax on period products, considering them a “luxury” item instead of an “essential good.”

    #Emoji #Menstruations #Femmes #Santé_publique

  • Trump Retreats From Flavor Ban for E-Cigarettes - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/11/17/health/trump-e-cigarettes-flavor-ban.html

    WASHINGTON — It was a swift and bold reaction to a growing public health crisis affecting teenagers. Seated in the Oval Office in September, President Trump said he was moving to ban the sale of most flavored e-cigarettes as vaping among young people continued to rise.

    “We can’t have our kids be so affected,” Mr. Trump said. The first lady, Melania Trump, who rarely involves herself publicly with policy announcements in the White House, was there, too. “She’s got a son,” Mr. Trump noted, referring to their teenager, Barron. “She feels very strongly about it.”

    But two months later, under pressure from his political advisers and lobbyists to factor in the potential pushback from his supporters, Mr. Trump has resisted moving forward with any action on vaping, while saying he still wants to study the issue.

    Even a watered-down ban on flavored e-cigarettes that exempted menthol, which was widely expected, appears to have been set aside, for now.

    “Bans don’t work,” he said. “They never have.”

    Mr. Trump has also been under an intense lobbying campaign over the past seven weeks, waged by tobacco and vaping companies, along with conservative organizations, like Americans for Tax Reform, which are opposed to regulatory limits that would affect retailers, small businesses and adult consumers of e-cigarettes. Some have promoted enforcing sales restrictions to protect minors, or raising the national age to 21 for sales of all tobacco products.

    The trajectory of the flavor ban — from a bold pronouncement of swift action to a fizzle after the political realities of taking such an action emerge — is similar to Mr. Trump’s stance on gun legislation.

    #Tabac #Lobbying #E_cigarette #Santé_publique

  • #Luxembourg : 62% du personnel soignant est étranger Olivier Loyens - 9 Octobre 2019 - l’essentiel
    http://www.lessentiel.lu/fr/luxembourg/story/62-du-personnel-de-soin-vient-de-l-etranger-31134319

    Près de deux tiers des professionnels de santé au Grand Duché sont étrangers. Cette dépendance pourrait provoquer une crise du système de soins

    Un seuil critique a été dépassé. Le Luxembourg n’étant pas autonome pour faire fonctionner son système de santé, les professionnels de la santé étrangers représentent, aujourd’hui, 62% de l’effectif total des professions médicales et de santé du pays. C’est le principal enseignement de l’étude sur « l’état des lieux des professions médicales et des professions de santé au Luxembourg », dont les résultats ont été présentés ce mardi à Luxembourg.

    « Le pays est extrêmement vulnérable et dépendant des décisions politiques et économiques des pays frontaliers en faveur des soignants », déplore Étienne Schneider, ministre LSAP de la Santé. « Toute initiative en France, en Belgique ou en Allemagne, qui viserait à rehausser les salaires des soignants engendrerait immédiatement une grave crise du système sanitaire luxembourgeois », complète Marie-Lise Lair, auteur de l’étude.

    Un plan d’action « dans les prochains mois »
    De plus, les institutions signalent des difficultés de recrutement de médecins et de certaines professions de santé, avec un allongement du délai de recrutement et un élargissement de la distance géographique pour rechercher des candidats potentiels, jusqu’en Europe de l’Est. Enfin, d’autres facteurs influencent les difficultés de recrutement, comme le coût du logement, l’absence de centre hospitalier universitaire, l’absence de faculté de médecine complète, ou encore l’absence de programme d’intégration d’un jeune médecin.

    « Devant une telle situation de dépendance, il faut revoir en profondeur l’organisation du système de santé », estime Étienne Schneider. D’autant que le pays est censé respecter un engagement pris auprès de l’Organisation mondiale de la Santé, à savoir réduire de moitié le recrutement étranger de professionnels de la santé pleinement formés, d’ici 2030.

    Quelques « mesures profondes »
    L’étude va permettre au ministère et aux autres acteurs de la santé de mettre en place un plan national d’action. En attendant, le ministre avance déjà quelques « mesures profondes » qu’il faudra prendre, comme revaloriser et rendre plus attrayantes les professions médicales (accompagner les jeunes médecins lors de leur installation, améliorer les conditions de l’exercice médical au Luxembourg, investir dans les soins primaires), revaloriser les professions de santé auprès des jeunes et des parents, ou encore renforcer le nombre d’étudiants en médecine et revoir la formation et la fonction des soignants.

    « Le plan d’action sera appliqué dans les prochains mois », promet Étienne Schneider. Les patients, qui sont les premiers à être impactés par cette pénurie de ressources en professionnels de la santé, peuvent espérer que le ministre tiendra parole, car le temps presse...

    #Santé #migrations #migrants le Luxembourg se méfie de l’#union_européenne qu’il ne peut piller totalement #ue #france #belgique #allemagne #oms #paradis_fiscaux #pillage #travail #migrations #inégalités #médecine #sante #santé_publique

    • Les principaux chiffres de l’étude
      17 595 professionnels travaillent aujourd’hui dans le secteur de la santé et des soins, dont 15 062 professions de santé réglementées (dont 6 214 infirmiers et 3 784 aides-soignants) et 2 331 médecins (dont 2 000 environ travaillent à plein temps)

      –51% des médecins sont de nationalité luxembourgeoise.

      –En 2017, les femmes représentaient près de 40% des médecins.

      –26% des médecins n’habitent pas au Luxembourg.

      –Le ratio global du médecins pour 1 000 habitants est passé de 3,13 en 2007 à 3,53 en 2017. Les cantons les moins bien dotés sont Vianden, Clervaux et Mersch.

      –D’ici 2034, 59% (hypothèse 65 ans) à 71% (hypothèse 60 ans) des médecins vont partir à la retraite.

  • Purdue Pharma annonce se déclarer en faillite pour régler la crise des opiacés AFP - 16 Septembre 2019 - RTBF

    Le groupe pharmaceutique américain Purdue Pharma a annoncé dimanche qu’il allait se déclarer en faillite dans le cadre d’un accord à l’amiable, espérant en tirer 10 milliards de dollars pour solder des milliers de plaintes liées à la crise des opiacés.

    Le président de Purdue, Steve Miller, a précisé dans un communiqué que cet accord « fournira des milliards de dollars et des ressources essentielles aux collectivités de tout le pays qui tentent de faire face à la crise des opiacés ».

    En vertu de cet accord, toutefois assujetti à l’approbation d’un tribunal, la totalité de la valeur du groupe Purdue sera versée à un organisme établi au bénéfice des plaignants et de la population américaine.

    Purdue Pharma, fabricant d’un des principaux médicaments anti-douleur aux opiacés, l’OxyContin, fait l’objet de plus de 2.000 plaintes.

    Le groupe a déclaré s’être placé sous la protection de la loi américaine sur les faillites - « Chapitre 11 » - et a précisé que le conseil d’administration d’une nouvelle entreprise serait choisi par les plaignants avant d’être approuvé par le tribunal des faillites.

    M. Miller a également indiqué que cette restructuration éviterait de « gaspiller des centaines de millions de dollars et des années en litiges prolongés ».

    Dans le cadre de l’accord, l’entreprise pourrait fournir des millions de médicaments nécessaires au traitement de la toxicomanie, tels que le Nalmefene et le Naloxone, gratuitement ou à coût faible.

    En plus de l’abandon du contrôle de Purdue, la riche famille américaine Sackler pourrait à titre privé devoir notamment contribuer à hauteur de 3 milliards de dollars.

    Très influents au sein du gotha new-yorkais, les Sackler ont bâti leur fortune sur l’OxyContin, ce puissant antidouleur accusé d’être au coeur de la crise des opiacés à l’origine de 47.000 morts par overdose aux Etats-Unis en 2017.

    Source : https://www.rtbf.be/info/economie/detail_purdue-pharma-annonce-se-declarer-en-faillite-pour-regler-la-crise-des-o

    #Opioides #Sackler #Philanthropie #Procès #Accord_amiable #Procès #mécénat #Oxycontin #big_pharma #drogues #opiacés #addiction #drogue #pharma #santé_publique #overdose #philantropophagie

  • #Quebec : Un système de santé qui rend malades ses soignants Texte collectif - 11 avril 2019 - Le devoir
    https://www.ledevoir.com/opinion/idees/551885/un-systeme-de-sante-qui-rend-malades-ses-soignants

    La chaîne de montage de l’usine de santé qu’ont mise en place nos gouvernements successifs menace très sérieusement de défaillir, car les ouvriers sont de plus en plus souffrants, abandonnant chaque jour l’usine pour partir en congé de maladie. Depuis la réforme de 2015, les heures liées aux congés de maladie des employés du réseau de la santé ont en effet augmenté de 24 %.


    Photo : Fred Dufour Agence France-Presse « Les valeurs et principes de la logique industrielle sont la plupart du temps en contradiction profonde avec les valeurs, les normes et même le code de déontologie des métiers relationnels », rappellent les auteurs.

    Le taux historique des congés de maladie met en lumière un aspect qui, selon nous, va bien au-delà d’une simple crise circonstancielle. La crise actuelle révèle plutôt un fossé abyssal entre les valeurs humanistes que portent et défendent les soignants et les valeurs de type industriel que le ministère et ses gestionnaires imposent avec une autorité machinale depuis plusieurs années.

    Pour le ministère et ses gestionnaires, le « bon » soignant, c’est celui maintenant qui voit le plus de personnes dans le moins de temps possible. Celui qui jadis prenait son temps auprès d’une mère, d’une famille ou d’une personne âgée est aujourd’hui devenu le « bouc émissaire » de la nouvelle gestion publique. C’est ainsi que la logique comptable vient à la fois dévaluer et amputer le temps nécessaire à la réalisation de plusieurs pratiques comme l’écoute, l’accueil et l’accompagnement.

    On voit bien comment cette situation ne peut qu’être préjudiciable pour la population. Quant aux soignants, cette nouvelle norme du « bon » soignant occasionne chez eux de la colère et un sentiment d’impuissance.

    Le délire de la technocratie
    Le temps qu’exige l’administratif est en voie de d’égaliser le temps consacré à la population. À titre d’exemple, actuellement, une demande d’hébergement en santé mentale dans le réseau public exige de remplir un questionnaire de 60 pages et plus, alors que moins de 8 pages suffisaient dans les années 2000.

    Paradoxalement, alors que ces outils sont censés mieux desservir la population, jamais tels outils n’ont autant éloigné les soignants de la population. En fait, l’intensification des exigences technico-administratives est rendue à un point tel, en matière de quantité et de complexité, que l’ensemble du personnel de soutien aux soignants est maintenant mobilisé à la gestion des procédures technico-administratives. Conséquemment, non seulement les soignants ont de moins en moins de temps pour être auprès de la population, mais ils sont aussi de moins en moins aidés pour gérer les impasses cliniques qu’ils rencontrent dans leur travail.

    Crise des valeurs et perte de sens
    La rentabilité, la performance, l’optimisation, la concurrence et la compétition représentent autant de valeurs que de principes issus de la logique industrielle où la performance et les résultats sont évalués strictement en termes comptables. Or, ces valeurs et ces principes sont la plupart du temps en contradiction profonde avec les valeurs, les normes et même le code de déontologie des métiers relationnels. Chemin faisant, l’évaluation comptable de la performance comme nouvelle norme institutionnelle engendre chez les soignants un sentiment de culpabilité, d’incompétence et une de perte de sens dans ce qu’ils font.

    Prendre un congé de maladie
    Enfin, pour faire face à la détresse des soignants, l’institution propose de revoir leur gestion du temps et du stress, et on les réfère vers les programmes d’aide aux employés (PAE). Aussi nécessaires et aidantes soient-elles, ces solutions individuelles révèlent le déni institutionnel des causes structurelles qui sont, croyons-nous, à la source de la souffrance qui assaille actuellement des milliers de soignants.

    Étant incapables de surmonter le conflit entre leurs valeurs humanistes et celles imposées par le monde industriel d’un côté, et incapables, de l’autre côté, de se résigner à quitter le réseau de la santé, les soignants finissent en effet par tomber malades du fait de leur souffrance inédite et n’ont d’autre choix que de partir en congé de maladie.

    L’espoir d’un rétablissement ?
    L’étiquette psychologique de « résistance au changement » comme explication causale de la hausse des congés de maladie des soignants ne tient pas la route. Il y a beaucoup trop de recoupage dans les témoignages des soignants pour réduire cette souffrance aux dimensions individuelles. Mettre en valeur les solutions organisationnelles ne peut qu’ouvrir la voie, selon nous, au rétablissement des milliers de soignants « partis » en congé de maladie.

    La société québécoise doit donc exiger que le ministère s’engage à désintoxiquer les pratiques soignantes de la logique comptable et du délire chronique de la technocratie institutionnelle afin que les soignants puissent être libérés de leur fardeau et retourner ainsi faire dignement leur travail auprès de la population.

    Sont cosignataires du texte :
    Marjolaine Goudreau, présidente du RECIFS (Association des travailleuses sociales et techniciennes en travail social) ; Natalie Stake-Doucet, présidente de l’Association québécoise des infirmières et infirmiers ; Isabelle Leblanc, présidente des médecins québécois pour le régime public ; Charles Roy, président de l’Association des psychologues du Québec ; Angelo Soares, professeur au Département d’organisation et ressources humaines de l’École des sciences de la gestion à l’Université du Québec à Montréal.

    #travail #santé #capitalisme fausse #rentabilité #médecine #santé_publique #humanité #rendement #technico-administratif #procédures #performance #évaluation_comptable #normes #soignantes #soignants #solutions_organisationnelles #délire #Services_publics #technologie #bureaucratie #néolibéralisme #administration

    • Dans les commentaires
      Comme on ferme des établissements, on en fusionne d’autres jusqu’à devenir ces monstres régionaux CISSS et CIUSSS, il faut de plus en plus de mécanismes de reddition de comptes : la gestion de proximité étant rendue très difficile, il faut introduire toujours plus de processus écrits, informatisés pour tout justifier, monitorer, calculer pour que les gestionnaires de haut niveau aient des tableaux de bord qui orienteront leurs décisions.

      Les intervenants de toute catégorie doivent passer un temps considérable à consigner ce qu’ils font pour que soient comptabilisées leurs actions et qu’on puisse en établir la productivité, les coûts-bénéfices. On a beau démoniser de temps à autres les cadres (trop nombreux, trop cher payés disent-ils) de fait, c’est la pensée gestionnaire qu’on a fait triompher depuis des années. Les professionnels, techniciens et employés de tous corps de métier sont à la merci depuis des décennies des vagues de ré-organisations à petite oun grande échelle que la nouvelle école de pensée en gestion fait mettre en chantier. Même si un certain nombre de gestionnaires ont d’abord été des professionnels de la santé ou des services sociaux, ils sont vite invités à se distancer de leur métier de base pour devenir de « vrais » gestionnaires. Hélas, la relation soignante n’entre pas dans leurs paramètres... Désolant état, ce réseau muselé.

    • C’est la « nouvelle gestion publique » qui fait des ravages. De fausses prémisses pour encourager la concurrence entre individus d’une même organisation.

      Ça commence par de la #pseudo-science : l’« autonomisation » (« #empowerment »). C’est le nirvana pour un #gestionnaire (qui trouve ça « très le fun » de ne plus se sentir « responsable », car, c’est les autres, maintenant). Autre pseudo-science, celle du « #savoir-être », autre #canular dérivé de l’intelligence émotionnelle (fabuleuse découverte ! Il faut entendre les cris d’indignation : ce n’est pas vrai, ça existe le « savoir-être » !), alors, les gens médiocres ont du « savoir-être ».

      Il y a, aussi la « #gouvernance » ! Il faut faire confiance à l’imagination pour que ce terme se retrouve dans la bouche du « gestionnaire » qui se gargarise avec.

      En résumé, la gestion, dans les dernières décennies on envahit de très vastes aspects du fonctionnement d’une organisation (avec l’aide des « #RH ») avec de la speudo-science. À l’aide de principe de la « nouvelle gestion publique », qui relève plus de la religion : « un scrum, ça se fait debout » (si vous dites que non, vous êtes « excomunié »). La gestion glane des informations avec lesquels elle « découvre » des « correlations » et appel cela des « #indicateurs » et « gouverne » dernière un écran (en sachant que les employés s’« autogérent » !?!?).

      Des solutions ? Retrouver le sens du « savoir-faire » (celui-ci est plus facilement « mesurable » que le « savoir-être », en cela, qu’un défi vous est lancé de trouver comment mesurer le « savoir-être »), retirer le regroupement professionnel RH. Instruire au lieu de former. Enseigner l’esprit critique au lieu de donnée des cours de finance.

      Si vous n’êtes pas d’accord avec la gestion, vous êtes déloyale, vous faites preuve d’insubordination. Vous êtes des hérétiques

  • WHO/Europe | Media centre - Progress on health equity is stalling across Europe; new WHO report reveals gaps can be reduced within the lifetime of a single government
    http://www.euro.who.int/en/media-centre/sections/press-releases/2019/progress-on-health-equity-is-stalling-across-europe-new-who-report-reveals

    How serious is the health divide in the European Region?

    Key findings on current health status and trends across the Region show a significant health divide.

    While average life expectancy across the Region increased to 82.0 years for women and 76.2 years for men by 2016, there are still significant health inequities between social groups: a woman’s life expectancy is cut by up to 7 years and a man’s by up to 15 years if they are in the most disadvantaged groups.
    Almost twice as many women and men in the least affluent 20% of the population report illnesses that limit their freedom to carry out daily activities, compared to those in the most affluent 20%.
    In 45 of 48 countries providing data, women with the fewest years of education report higher rates of poor or fair health compared to women with the most years of education; the pattern is the same for men in 47 of the 48 countries.
    Where you live influences how long and how well you are able to live: trends show that in almost 75% of countries surveyed, the differences in life expectancy between the most and least advantaged regions have not changed in over a decade, and in some cases have worsened.
    In the most deprived areas, 4% more babies do not survive their first year compared to babies born in more affluent areas.
    Health gaps between socioeconomic groups widen as people age: 6% more girls and 5% more boys report poor health in the least affluent households compared to those in the most affluent households. This gap rises to 19% more women and 17% more men during working age, and peaks among those aged 65 and over with 22% more women and 21% more men reporting poor health in the least affluent households compared to the most affluent households.
    The accumulated poor health of those with fewer economic and social resources when entering later life predicts their higher risk of poverty and social exclusion, loss of independent living and more rapidly declining health.

    #Santé_publique #Inégalités #Europe