• Canada : Les surdoses mortelles d’opioïdes continuent d’augmenter Marie Vastel - 19 Septembre 2018 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/societe/537059/les-surdoses-mortelles-aux-opioides-continuent-d-augmenter

    Le nombre de décès causés par des surdoses liées aux opioïdes continue de se multiplier au Québec et au Canada. À tel point que, si la tendance des trois premiers mois de l’année se maintient, le nombre de morts surpassera celui de l’an dernier.
 

    Le Canada a maintenant perdu plus de 8000 vies, depuis janvier 2016, à cause de la crise des surdoses d’opioïdes qui sévit particulièrement à l’ouest du Québec, rapportait mardi l’Agence de la santé publique du Canada.


    Au cours des trois premiers mois de l’année 2018 seulement, ce sont 1036 personnes qui ont perdu la vie apparemment à cause d’une consommation d’opioïdes – une augmentation constante par rapport aux mêmes périodes en 2017 et en 2016. Au Québec, 82 décès liés à une consommation d’opioïdes ont été constatés entre janvier et mars 2018 : 320 en Ontario, 203 en Alberta et 390 en Colombie-Britannique.

    À ce rythme, pas moins de 328 personnes pourraient ainsi perdre la vie au Québec en 2018. En 2016, 235 décès avaient été constatés. En 2017, le gouvernement fédéral n’avait reçu que des chiffres incomplets du Québec, répertoriant seulement les décès survenus pendant la deuxième moitié de l’année, et ceux-ci s’élevaient à 181 décès.

    La tendance à la hausse est la même dans les provinces les plus touchées par ce phénomène. L’an dernier, 3996 personnes sont décédées de surdoses d’opioïdes au Canada (1473 en Colombie-Britannique et 1265 en Ontario), tandis que le chiffre atteignait 3005 personnes en 2016 (1011 en Colombie-Britannique et 867 en Ontario). Si on extrapole les statistiques du comité consultatif fédéral-provincial sur l’épidémie de surdoses d’opioïdes, dévoilées mardi, plus de 1500 personnes pourraient ainsi décéder en Colombie-Britannique cette année, plus de 800 en Alberta et près de 1300 en Ontario.

    Des décès constatés entre janvier et mars dernier, 94 % ont été classées comme des surdoses accidentelles. Et 73 % de celles-ci impliquaient la drogue #fentanyl (une drogue de synthèse qui peut être 100 fois plus forte que la morphine et qui est intégrée à certaines drogues du marché noir à l’insu des consommateurs).

    La ministre Petitpas-Taylor a déploré l’état de la crise. « Nous avons toujours dit qu’il n’y a pas de solution magique pour la crise des opioïdes. On va continuer de travailler en étroite collaboration avec les provinces et territoires, et aussi les gens qui travaillent dans la rue avec ces gens qui sont souvent affectés par la crise des opioïdes », a-t-elle réagi mardi.

    #Quebec #opioïdes #overdose #big_pharma #pharma #drogues #drogue #opiacés #overdose #santé #santé_publique #marché_noir


  • 37 % des #femmes qui se suicident dans le monde sont indiennes
    https://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2018/09/14/37-des-femmes-qui-se-suicident-dans-le-monde-sont-indiennes_5355248_3216.htm

    Plus d’une femme sur trois (37 %) qui se #suicide dans le monde vit en #Inde. C’est la conclusion d’une étude publiée le 11 septembre par la revue scientifique britannique The Lancet. S’il est vrai que l’Inde compte 1,3 milliard d’habitants (17,5 % de la population mondiale), et que le taux de suicide est également élevé chez les hommes – 25 % des hommes qui se suicident dans le monde sont indiens –, « le suicide des femmes est un enjeu majeur de #santé_publique, avec des conséquences socio-économiques, politiques et émotionnelles très importantes », écrivent les auteurs de l’étude.

    #mariage_précoce #mariage_arrangé #endettement #violences #viols



  • Au Canada, les fabricants d’opiacés seront poursuivis en justice
    https://abonnes.lemonde.fr/ameriques/article/2018/08/30/opiaces-la-colombie-britannique-poursuit-des-entreprises-pharmaceuti

    La Colombie-Britannique, l’une des provinces canadiennes les plus touchées par les surdoses d’opiacés, a annoncé, mercredi 29 août, avoir lancé des poursuites contre plus de quarante entreprises pharmaceutiques fabriquant ou commercialisant ces puissants analgésiques à l’origine de milliers de morts au Canada.

    Par cette action en justice, la première du genre dans le pays, le gouvernement provincial espère récupérer les millions de dollars qu’auraient coûtés les services d’urgence et les hospitalisations, liés à ces médicaments antidouleurs vendus sur ordonnance.

    « Il est temps que les compagnies [qui fournissent] des opiacés assument leur responsabilité face au coût financier et humain que leurs produits ont entraîné pour tant de familles », a fait valoir le ministre de la justice de la Colombie-Britannique, David Eby, dans un communiqué.

    Lire aussi : Le New Hampshire en overdose
    Près de 4 000 morts en 2017

    La quarantaine de sociétés poursuivies sont principalement américaines et canadiennes. Parmi elles figure Purdue Pharma, dont le médicament OxyContin est accusé d’être une des causes de l’épidémie d’opiacés qui frappe toute l’Amérique du Nord.

    Selon le gouvernement provincial de la Colombie-Britannique, les fabricants et distributeurs de ces médicaments ont eu recours à un « marketing trompeur » cachant les vrais risques des opiacés.

    Purdue Pharma fait déjà l’objet de plusieurs procédures aux Etats-Unis, notamment de la part de la ville de New York qui lui réclame un demi-milliard de dollars pour aider à financer la lutte contre cette épidémie.

    Les victimes canadiennes et leurs familles avaient de leur côté obtenu 20 millions de dollars canadiens (13,2 millions d’euros) de la société américaine, somme jugée insuffisante par un juge qui a bloqué la transaction en mars.

    La crise des opiacés a fait près de 4 000 morts en 2017 au Canada, principalement à la suite de surdoses au fentanyl, un puissant analgésique, selon l’Agence de santé publique du pays. Environ 90 % des 3 987 décès enregistrés l’an dernier ont été recensés dans trois provinces : la Colombie-Britannique, l’Ontario et l’Alberta.

    #Opioides #Santé_publique #Canada


  • Les #lynchages ont encore aujourd’hui des conséquences sur la population américaine | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/165965/lynchages-consequences-population-americaine

    Aux États-Unis, les comtés où l’on dénombrait le plus de lynchages entre 1877 et 1950 connaissent aujourd’hui un taux de #mortalité plus important que les autres. Telle est la principale conclusion d’une étude menée par Janice C. Probst, Saundra Glover et Victor Kirksey, de l’université de Caroline du Sud, mettant en regard l’occurrence passée des #meurtres_racistes, souvent restés impunis, et la #santé_publique actuelle.


  • Les Etats-Unis, homme malade des pays du Nord
    https://abonnes.lemonde.fr/demographie/article/2018/08/16/les-etats-unis-l-homme-malade-des-pays-du-nord_5342838_1652705.html ?

    Les Etats-Unis sont atteints d’une maladie « systémique », et cela devrait inciter les autres pays développés à la vigilance. C’est, en substance, la conclusion de deux études publiées, mercredi 15 août, dans le British Medical Journal. La première, conduite par Steven Woolf (Virginia Commonwealth University), révèle une hausse inquiétante de la mortalité chez les adultes américains d’âge moyen au cours des dix-sept dernières années et singulièrement depuis 2012, où l’espérance de vie américaine a commencé à stagner, avant de décliner à partir de 2015.

    Outre-Atlantique, cette baisse de l’espérance de vie enregistrée en 2015 s’est même confirmée en 2016. L’indice pointait alors à 78,6 ans, soit 0,3 an de moins qu’en 2014. Des données préliminaires rendues publiques en mai par l’Associated Press indiquaient que l’année 2017 devait connaître une nouvelle chute de la longévité. Elle serait alors la troisième année d’affilée de déclin – situation sans précédent depuis plusieurs décennies.

    Pour comprendre, Steven Woolf et ses coauteurs ont comparé les caractéristiques de la mortalité de la population américaine âgée de 25 à 64 ans, par origine ethnique, entre 1999 et 2016. « Entre 1999 et 2016, les taux de mortalité toutes causes confondues n’augmentent pas uniquement parmi les Blancs, mais aussi chez les Amérindiens », écrivent les auteurs. Les trois autres groupes ethniques étudiés (Noirs, Hispaniques et Asiatiques) ont d’abord connu une baisse de mortalité, qui s’est interrompue entre 2009 et 2011, avant de partir à la hausse.

    Premier constat : les overdoses sont la première cause d’accroissement de la mortalité, dans tous les groupes. Les taux de mortalité due à l’utilisation de drogues ou de médicaments augmentent ainsi de plus de 410 % chez les Amérindiens, 150 % chez les Noirs, 80 % chez les Hispaniques…

    Lire aussi : « La crise des opioïdes travaille en profondeur, et pour longtemps, la société américaine »

    Ce sont les stigmates de la crise des opioïdes qui frappe les Etats-Unis depuis la mise sur le marché, au milieu des années 1990, de puissants antalgiques proches de la morphine. Ceux-ci ont plongé dans la dépendance plus de 2 millions d’Américains et entraînent aux Etats-Unis plusieurs dizaines de milliers de morts par an. Ce constat n’est pas nouveau.
    Des inégalités sociales fortes

    Mais, soulignent Steven Woolf et ses coauteurs, ce n’est pas la seule cause. « Les taux de mortalité à mi-vie, expliquent les chercheurs, ont aussi augmenté pour un large éventail de maladies touchant de multiples fonctions et organes du corps humain. » Chez les Amérindiens, les taux de mortalité entre 25 et 64 ans ont ainsi augmenté pour douze causes différentes, dont les maladies dues à l’hypertension (+ 270 %), le cancer du foie (+ 115 %), les hépatites virales (+ 112 %), les maladies du système nerveux central (+ 100 %)… Suicides, maladies hépatiques liées ou non à l’alcool, tumeurs cérébrales, maladies respiratoires ou métaboliques ou encore obésité font grimper la mortalité dans parfois plusieurs groupes.

    Les taux de mortalité augmentent à travers l’ensemble de la population américaine pour une douzaine d’affections. Cela signale, pour les auteurs, que la dégradation de la santé aux Etats-Unis est le fait « de causes profondes et systémiques ». « Nous soupçonnons que l’inégalité croissante des revenus, les déficiences de l’éducation, la fracture sociale et le stress peuvent jouer un rôle important, explique M. Woolf. D’autres facteurs pourraient inclure le manque d’accès universel aux soins, la possession d’armes à feu par la population et les taux élevés d’obésité. »

    #Santé_publique #Opioides #Etats_unis #Mortalité


  • Trends in mortality inequality in the US and #France | VOX, CEPR Policy Portal
    https://voxeu.org/article/trends-mortality-inequality-us-and-france

    Understanding how inequalities in health are related to inequalities in income is a key issue for policymakers. This column describes how despite increasing income inequality in both countries, the development of mortality has been very different in France compared with the US. The findings show that inequalities in income and health do not necessarily move in tandem, and highlight how public policy helps to break this link.

    #etats-unis #inégalités #politique #santé_publique #comparaisons #mortalité


  • U.S. Opposition to Breast-Feeding Resolution Stuns World Health Officials - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2018/07/08/health/world-health-breastfeeding-ecuador-trump.html

    A resolution to encourage breast-feeding was expected to be approved quickly and easily by the hundreds of government delegates who gathered this spring in Geneva for the United Nations-affiliated World Health Assembly.

    Based on decades of research, the resolution says that mother’s milk is healthiest for children and countries should strive to limit the inaccurate or misleading marketing of breast milk substitutes.

    Then the United States delegation, embracing the interests of infant formula manufacturers, upended the deliberations.

    American officials sought to water down the resolution by removing language that called on governments to “protect, promote and support breast-feeding” and another passage that called on policymakers to restrict the promotion of food products that many experts say can have deleterious effects on young children.

    During the deliberations, some American delegates even suggested the United States might cut its contribution to the W.H.O., several negotiators said. Washington is the single largest contributor to the health organization, providing $845 million, or roughly 15 percent of its budget, last year.

    The confrontation was the latest example of the Trump administration siding with corporate interests on numerous public health and environmental issues.

    In talks to renegotiate the North American Free Trade Agreement, the Americans have been pushing for language that would limit the ability of Canada, Mexico and the United States to put warning labels on junk food and sugary beverages, according to a draft of the proposal reviewed by The New York Times.

    During the same Geneva meeting where the breast-feeding resolution was debated, the United States succeeded in removing statements supporting soda taxes from a document that advises countries grappling with soaring rates of obesity.

    #Santé_publique #Lait_maternel #Big_food #Dérèglement_mondial


  • L’Europe restreint l’utilisation du mercure dentaire qui empoisonne la bouche des Français
    https://www.bastamag.net/L-Europe-restreint-l-utilisation-du-mercure-dentaire-qui-empoisonne-la-bou

    Un poison de moins dans la bouche des européens ? Depuis le 1er juillet, l’Europe interdit l’utilisation des « plombages » ou amalgames dentaires contenant du mercure, mais uniquement pour les enfants de moins de 15 ans, les femmes enceintes et celles qui allaitent leur enfant . Les amalgames utilisés pour soigner les caries contiennent en effet 50 % de mercure élémentaire associé à de l’argent ou de l’étain. Or, lorsque ces amalgames sont retirés de la bouche des patients, ils sont classés comme (...)

    En bref

    / #Toxiques, #Europe, Santé , Menaces sur la #Santé_publique

    #Menaces_sur_la_santé_publique
    https://www.bastamag.net/IMG/pdf/reglement_2017_852_17052017_mercure.pdf


  • En Suisse aussi, la forte hausse des prescriptions d’opioïdes inquiète Pauline Turuban - 3 Juillet 2018 - RTS
    http://www.rts.ch/info/sciences-tech/medecine/9665325-en-suisse-aussi-la-forte-hausse-des-prescriptions-d-opioides-inquiete.ht

    - Les prescriptions d’antidouleurs opioïdes, des médicaments au fort potentiel addictif, ont explosé ces dernières années en Suisse. Des spécialistes appellent à la vigilance alors que la crise sanitaire fait rage aux Etats-Unis. _

    Aux Etats-Unis, l’addiction aux analgésiques opioïdes est au coeur d’une crise sanitaire aux conséquences dramatiques. Selon les centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), environ deux millions d’Américains sont aujourd’hui dépendants à ces substances, naturelles ou synthétiques, dont les effets sur l’organisme sont comparables à ceux de la morphine.

    En 2016, 42’000 personnes ont succombé à une overdose d’opioïdes et, parmi ces décès, 40% impliquaient des antidouleurs délivrés sur ordonnance.
    http://www.rts.ch/2018/07/03/20/22/9692764.image?w=900&h=506
    La Suisse, 7e consommateur d’opioïdes au monde
    Ces derniers mois, des scientifiques se sont inquiétés de savoir si une épidémie comparable était imaginable en Suisse. Bien qu’il n’existe pas de données centralisées et aussi détaillées que celles disponibles aux Etats-Unis, leurs travaux mettent en lumière une hausse drastique de l’usage de ce type de produits dans le pays.

    L’étude la plus récente, basée sur les données de l’International Narcotics Control Board (INCB) et publiée en juin dans la Revue médicale suisse (RMS), indique que la consommation d’opioïdes forts a été multipliée par 23 entre 1985 et 2015, passant de 18 à 421 mg/habitant/année.

    Selon ces chercheurs romands, la Suisse est le septième consommateur au monde, largement au-dessus de la moyenne européenne mais au milieu de celle de ses pays limitrophes, et nettement derrière l’Amérique du Nord.

    Consommation totale d’opioïdes en 2015 Le lien http://www.rts.ch/info/sciences-tech/medecine/9665325-en-suisse-aussi-la-forte-hausse-des-prescriptions-d-opioides-inquiete.ht

    Ventes en hausse de 80% en huit ans
    Les remboursements de ces médicaments -en particulier fentanyl, buprénorphine et oxycodone- par la seule caisse-maladie Helsana ont plus que doublé entre 2006 et 2013, passant de près de 65’000 à 137’000 cas, pointe une autre étude parue l’an passé dans BMC Health Services Research.

    Les ventes, elles, évoluent logiquement dans le même sens : de 36 millions en 2008, elles ont progressé de manière constante jusqu’à atteindre 66 millions d’unités vendues en 2016, soit une hausse de 80% en huit ans, selon des chiffres d’Interpharma parus dans Suchtmagazin.

    Pas de signe d’une hausse des addictions
    D’une manière générale, la prise de tous les antidouleurs forts, pas uniquement opioïdes, tend à augmenter. Mais selon Addiction Suisse, la part de la population qui en fait un usage quotidien et prolongé -qui pourrait dénoter une dépendance-, elle, n’augmente pas : après avoir atteint un pic en 2013 (2,5%), elle est redescendue à 1,8% en 2016, ce qui représente environ 122’000 personnes.

    Et à ce stade, rien n’indique que la progression de l’usage d’opioïdes ait eu pour corollaire une multiplication des cas d’addictions.

    Alors qu’aux Etats-Unis, le taux de décès liés à la drogue a bondi de 30% entre 2010 et 2015, il a baissé d’environ 10% sur la même période en Suisse. On comptait aux Etats-Unis 16,3 cas d’overdoses pour 100’000 habitants en 2015, contre 1,58 cas en Suisse, soit près de 10 fois moins.

    Etienne Maffli, chercheur à Addiction Suisse et auteur de l’étude parue dans Suchtmagazin, déplore toutefois le manque de recul de ces statistiques.

    « On n’a pas un thermomètre très direct : si les cas de décès venaient à augmenter, on ne le verrait que deux ou trois ans après, ce qui est déjà bien trop tard. Aux Etats-Unis, les signaux d’alarme n’ont pas fonctionné correctement », avertit le scientifique qui préconise l’établissement d’un système d’alerte précoce.

    Réglementation plus forte qu’en Amérique du Nord
    Reste que la délivrance d’opioïdes est bien plus réglementée en Suisse qu’en Amérique du Nord. Pour les médicaments les plus forts, une ordonnance spéciale est émise en trois exemplaires comprenant un numéro d’identification unique. Un exemplaire demeure chez le médecin, un auprès de la pharmacie et le troisième auprès de la caisse-maladie.

    S’ils reconnaissent que ce système de carnets à souche limite le risque d’abus, les spécialistes cités plus haut déplorent l’absence d’un registre centralisant les prescriptions et le manque de contrôles systématiques, qui permettraient de mieux lutter contre le « tourisme pharmaceutique ».

    Aujourd’hui, seules les personnes à risque faisant l’objet d’une dénonciation auprès du pharmacien cantonal sont limitées à un seul médecin et une seule pharmacie.

    « Le retour à l’’opiophobie’ serait contre-productif »
    La nette hausse du recours à ces substances, utilisées notamment pour traiter les douleurs liées aux cancers, est en partie liée au vieillissement de la population. Mais, pour Etienne Maffli, l’explication réside surtout dans une évolution de l’éthique médicale, qui remet davantage en question « la nécessité de souffrir, et s’interroge sur la manière dont on peut mieux soulager les patients ».

    Le propos n’est pas de diaboliser les opioïdes. « Le retour à une ’opiophobie’, contre laquelle nos aînés ont combattu, serait contre-productif », notent d’ailleurs les auteurs de l’étude publiée dans la Revue médicale suisse.

    Toute la difficulté est de savoir où se situe la limite entre une meilleure prise en charge de la douleur et une prescription trop libérale d’opioïdes qui pourrait constituer un risque. « On ne sait pas vraiment où se situe l’optimum », insiste Etienne Maffli. La vigilance est donc nécessaire pour, résume-t-il, ne pas « dépasser cet optimum » et risquer un dérapage à l’américaine.

    #opioides #fentanyl #pharma #drogues #big_pharma #opiacés #drogue #santé #santé_publique #addiction #opioïdes #overdose #Suisse


  • Violences gynéco : des étriers à l’épisio, un rapport douloureux - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2018/06/28/violences-gyneco-des-etriers-a-l-episio-un-rapport-douloureux_1662694

    Une enquête du Haut Conseil à l’égalité entre les hommes et les femmes, publiée ce vendredi, met en lumière le sexisme dans le suivi gynécologique et obstétrical. Des cabinets d’examen aux plus hautes instances, les dysfonctionnements persistent.

    Présentez un spéculum vaginal à un homme. Demandez-lui de le toucher, puis de dire ce qu’il ressent. « C’est primitif, effrayant, froid », s’exclame l’air médusé l’un d’entre eux dans le documentaire Paye (pas) ton gynéco, réalisé par Nina Faure (1). L’objectif du court-métrage : mieux faire entendre la voix des femmes victimes de violences gynécologiques et demander des explications aux représentants de la profession. Et là, on n’est pas déçu, quand un ponte affirme que « non, un toucher vaginal n’est pas invasif » ou lorsqu’un gynéco après une auscultation prend la tension (plutôt basse) de la patiente en s’exclamant : « Hé ben, je vous excite pas des masses. » Tellement délicat. Tellement vrai ? Ce docu, disponible depuis le 27 juin, tombe à pic alors que le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (#HCE) saisi par la secrétaire d’Etat à l’Egalité publie ce vendredi un rapport intitulé : « Les actes sexistes durant le suivi gynécologique et obstétrical. Des remarques aux violences, la nécessité de reconnaître, prévenir et condamner le sexisme ». Compilant des remarques faites à des parturientes - c’est-à-dire des femmes en train d’accoucher - ou patientes (du style « Vous avez mal pendant les rapports ? Mettez-y un peu du vôtre »), les 170 pages de cet état des lieux assorti de préconisations sont le fruit de neuf mois d’une enquête très attendue après la polémique qui monte depuis près de cinq ans.

    Lancé sur Twitter en 2014, le hashtag #PayeTonUtérus a fait affleurer plus de 7 000 témoignages de femmes en vingt-quatre heures. Dans la foulée, en 2015, le blog « Je n’ai pas consenti » recense une centaine de témoignages de patientes ayant subi des actes non consentis dans un cadre médical.

    Scandale, toujours cette année-là : des documents de la faculté de médecine de l’université Lyon-Sud révèlent qu’il est attendu, dans le cadre de leur formation, que les étudiants pratiquent des touchers vaginaux sur des patientes « endormies », sans leur consentement donc. Depuis, les témoignages n’ont cessé de se multiplier sur ces violences qui méritent d’être reconnues pour mieux être combattues. L’an passé, le Tumblr et la page Facebook « Paye ton gynéco » se sont créés simultanément, recensant des « témoignages de sexisme et/ou de violences gynécologiques/obstétricales ». Un pic est atteint l’été dernier lorsque la secrétaire d’Etat en charge de l’Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène #Schiappa, s’insurge contre le taux exorbitant (et en fait surévalué par la secrétaire d’Etat) d’#épisiotomies pratiquées lors des accouchements : tempête sur les réseaux sociaux.

    C’est dire s’il était temps qu’une enquête au-dessus de tout soupçon fasse le point. Mette au jour toutes ces fois « où les femmes ne sont pas considérées comme des êtres pensants et vivants mais seulement comme des corps » par le monde médical, comme l’explique Margaux Collet, corapporteure de ce travail qui recommande au gouvernement de réaliser la première enquête de santé publique dédiée au suivi gynécologique. Il souligne aussi la nécessité de renforcer la formation initiale et continue des professions médicales et paramédicales en matière de bientraitrance, de respect du consentement et de dépistage des violences sexistes et sexuelles ou encore de faciliter et améliorer les procédures de signalements lorsque violence il y a eu.

    En attendant, zoom sur quelques points de ce rapport.

    Accouchement : episio, c’est toujours trop

    Le chiffre évoqué l’été dernier par Marlène Schiappa avait fait l’effet d’une bombe : 75% de taux d’épisiotomies en France ? « Foutaises ! » avaient scandé les organisations représentatives des gynécologues-obstétriciens. Selon le dernier rapport de l’Institut national de la santé et de la recherche médiale (Inserm), cette intervention clinique - une incision du périnée sur quelques centimètres effectuée pour agrandir la taille de l’orifice vulvaire et faciliter l’expulsion du bébé - concerne 20% des accouchements par voie basse. Ce taux atteint 34,9% pour les primipares (premier accouchement) et descend à 9,8% pour les multipares. Oui mais problème : c’est encore beaucoup trop. Car cette « routine » dite « préventive » ne diminuerait en rien les possibilités de déchirures graves et entraîne des complications non négligeables (pertes importantes de sang, infection). En 2005, le Collège national des gynécologues et obstétriciens français avait même confirmé l’absence de bénéfices de cette pratique. Certaines maternités ont réduit drastiquement la pratique. C’est le cas du centre hospitalier de Besançon et son fameux 0,3% de taux d’épisiotomies, malgré sa spécialisation dans « l’accueil de grossesses pathologiques et à grands risques ». D’autres en revanche frôlent encore les 45%. Et surtout, sans prévenir en amont les premières concernées. Selon le HCE, une femme sur deux « déplore un manque (16%) ou l’absence totale d’explication (31%) sur le motif de l’épisiotomie ».

    Absence de consentement : violences ordinaires

    Refuser de poser un stérilet à une nullipare (qui n’a jamais eu d’enfant) en bonne santé. Introduire un spéculum sans informer la patiente en amont. Palper les seins sans demander l’autorisation. Imposer la position du décubitus dorsal (allongée sur le dos, les pieds dans les étriers) pour un examen gynécologique sans même proposer la position latérale (qui existe). Réaliser un frottis sur des femmes jeunes, au premier rendez-vous, sans nécessité médicale. Pratiquer une épisiotomie sans l’accord explicite de la femme qui accouche. Puis la recoudre légèrement plus serrée, de manière à rendre plus étroit le canal vaginal (le fameux « point du mari »)…

    Les témoignages recueillis par le Haut Conseil à l’égalité recouvrent une multitude de pratiques mais soulèvent une unique problématique : celle des violences ordinaires. Celle du mépris pour le consentement, aussi. Il y a bien la fameuse loi Kouchner de 2002, qui formule « qu’aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé » du patient. Mais dans les faits, la parole des femmes est trop souvent bafouée par les professionnels de santé. Mais comment leur apprendre à entendre une patiente dire « non, je ne veux pas » ? La question se pose quand on sait que, en moyenne, une femme va avoir 50 consultations gynécologiques et obstétricales au cours de sa vie (#frottis réguliers, renouvellement de #contraception, #IVG…).

    Instances : que d’hommes, que d’hommes

    Bien sûr, si les témoignages de #femmes mal traitées, mal respectées ou mal informées affluent, nul ne songerait à jeter l’opprobre sur celles et ceux qui accompagnent les patientes et parturientes. Un monde d’ailleurs largement féminin.

    Les hommes ne représentent que 2,6% des sages-femmes. Les femmes sont majoritaires (94%) au sein de la gynécologie médicale. Et depuis peu, la #gynécologie-obstétrique est exercée à 51% par des femmes. La parité est donc enfin atteinte.

    Mais c’est au-dessus, là où les impulsions doivent être données ou les sanctions prononcées (lire ci-dessous) que cela se gâte. Près de 90% des membres du Conseil national de l’Ordre des médecins sont des hommes ; ils représentent également 89% des doyens des facultés de médecine ; 74% des membres du bureau du Collège national des #gynécologues et #obstétriciens français et 100% des membres du bureau, du conseil d’administration, des présidents de comité, des présidents et secrétaires des commissions de l’Académie nationale de médecine.

    Autre fait préoccupant, en dépit de l’augmentation importante de la part des femmes dans le secteur médical, les relations entre les deux sexes demeurent empreintes de sexisme : 86% des internes de médecine (95% des femmes et 68% des hommes) déclarent avoir été exposés à du sexisme et près d’un interne sur dix déclare avoir été victime de harcèlement sexuel.

    Avertissements, suspensions, radiations : des plaintes qui se perdent

    C’est peut-être le constat le plus fâcheux relevé par le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes : les violences sexistes (remarques sexistes et/ou à connotation sexuelle, harcèlements, agressions, viols) dans le suivi gynécologique et obstétrical font encore trop peu l’objet de signalements et aboutissent rarement à des sanctions ou condamnations. Qui peut s’en étonner ? L’institution a étudié les 104 plaintes portées devant la chambre disciplinaire nationale de l’Ordre des médecins de 2007 à 2016. Sur l’ensemble des poursuites, seules 29% ont conduit à une radiation du professionnel de santé. Pour le reste, on parle d’avertissement, d’interdiction temporaire d’exercer (d’un mois à trois ans), voire d’absence totale de condamnation (22 %). Des chiffres qui concernent uniquement les femmes qui ont osé porter plainte.

    Et toutes les autres ? Celles qui se sont murées dans le silence ? Qui méconnaissent leur droit ? Qui redoutent l’expertise judiciaire car elle comprend un examen gynécologique ?

    Difficile d’évaluer leur nombre. Mais le HCE est clair sur un point : tant que l’Ordre des médecins et des sages-femmes organisera des réunions de conciliation entre les victimes et leur agresseur, « un nombre conséquent de plaintes ne verront jamais le jour ». Pour rappel : ce mode de médiation est formellement interdit par la convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique. Que la France a ratifiée en 2014.

    Le petit documentaire :
    https://www.youtube.com/watch?v=fsRZ59Urc2I


    Et au détour des commentaires on apprend que Nisand donne des conférences sur la sexualité dans les collèges !!!! À l’aide !

    #santé_publique #sexisme #violences_obstétricales #violences_médicales


  • Amazon to Buy Online Pharmacy PillPack, Jumping Into the Drug Business - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2018/06/28/business/dealbook/amazon-buying-pillpack-as-it-moves-into-pharmacies.html?emc=edit_th_180629&

    In the world of health care, PillPack, an online pharmacy, is a pretty small player. Its work force of 1,000 or so people pales in comparison with the 235,000 who work for Walgreens.

    But when Amazon announced on Thursday that it was buying PillPack, the deal immediately shook the industry. Shares of Walgreens and Rite Aid tumbled more than 9 percent, while CVS Health dropped 6.6 percent.

    That’s because with one move, Amazon answered the question about when — and how — it would grab a piece of the $560 billion prescription drug industry.

    It was precisely the sort of deal that the health care industry had feared.

    Amazon has been hinting at its interest in selling drugs, but it faced the problem of securing pharmacy licenses in each state. PillPack will help overcome that hurdle, since the start-up is licensed to ship drugs in 50 states — clearing the way for the e-commerce giant to quickly become a major player in the business.

    “It’s a turnkey mail pharmacy operation,” Mr. Fein said.

    Even as Americans have shifted their buying habits online, prescription drugs have remained a stubbornly brick-and-mortar purchase. About 90 percent of all prescriptions are filled at a pharmacy counter, according to Iqvia, a research firm.

    Independent online pharmacies have had a tough time because consumers who do buy their prescriptions through mail order are often required to do so by their insurance plans. Pharmacy benefit managers have traditionally offered employers and insurers incentives requiring that long-term prescriptions be filled through the managers’ own mail-order pharmacies.

    And for short-term prescriptions, like antibiotics, many consumers prefer their corner drugstore, since they often need to fill those drugs right away. About 85 percent of prescriptions in the United States are for refills, according to Iqvia.

    The deal for PillPack could be just one piece in Amazon’s broader health ambitions.

    In January, Amazon, Berkshire Hathaway and JPMorgan Chase announced plans to form an independent health care company for their employees in the United States, in what could become an incubator for new ideas. Last week, the companies said Dr. Atul Gawande, a Harvard surgeon and staff writer for The New Yorker, would become chief executive of the business.

    Amazon has also pushed to expand its medical supplies business, seeking to become a major supplier for hospitals and outpatient clinics. It received wholesale pharmacy licenses from several states this year that permit it to start selling medical equipment to businesses. Its products could be used to supply operating and emergency rooms, along with outpatient locations.

    #Amazon #Pharmacie #Santé_publique


  • It Was Supposed to Be an Unbiased Study of Drinking. They Wanted to Call It ‘Cheers.’ - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2018/06/18/health/nih-alcohol-study.html

    The director of the nation’s top health research agency pulled the plug on a study of alcohol’s health effects without hesitation on Friday, saying a Harvard scientist and some of his agency’s own staff had crossed “so many lines” in pursuit of alcohol industry funding that “people were frankly shocked.”

    A 165-page internal investigation prepared for Dr. Francis Collins, director of the National Institutes of Health, concluded that Kenneth J. Mukamal, the lead investigator of the trial, was in close, frequent contact with beer and liquor executives while designing the study.

    Buried in that document are disturbing examples of the coziness between the scientists and their industry patrons. Dr. Mukamal was eager to allay their concerns, respond to their questions and suggestions, and secure the industry’s buy-in.

    Dr. Mukamal has repeatedly denied communicating with the alcohol industry while planning the trial, telling The Times last year that he had, “literally no contact with the alcohol industry.”

    The study was intended to test the hypothesis that one drink a day is better for one’s heart than none, among other benefits of moderate drinking. But its design was such that it would not pick up harms, such as an increase in cancers or heart failure associated with alcohol, the investigation found.
    Scientists who designed the trial were aware it was not large enough to detect a rise in breast cancer, and acknowledged to grant reviewers in 2016 that the study was focused on benefits and “not powered to identify negative health effects.”

    “Clearly, there was a sense that this trial was being set up in a way that would maximize the chances of showing a positive effect of alcohol,” Dr. Collins said last week as he accepted his advisers’ recommendation to terminate the trial.

    “Understandably, the alcoholic beverage industry would like to see that.”

    If the study failed to find health benefits in moderate drinking but provided no evidence of harm, the results still would be a boon for the beverage makers. The findings would counter a 2014 World Health Organization edict that no level of alcohol consumption is safe because it raises the risk of cancer.

    #Santé_publique #Alcool #Conflit_intérêt


  • Common Drugs May Be Contributing to Depression - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2018/06/13/well/prescription-drugs-depression-suicide.html

    Could common prescription medications be contributing to depression and rising suicide rates?

    Over one-third of Americans take at least one prescription drug that lists depression as a potential side effect, a new study reports, and users of such drugs have higher rates of depression than those who don’t take such drugs.

    Many patients are taking more than one drug that has depression as a side effect, and the study found that the risk of depression increased with each additional such drug taken at the same time.

    About 200 prescription drugs can cause depression, and the list includes common medications like proton pump inhibitors (P.P.I.s) used to treat acid reflux, beta-blockers used to treat high blood pressure, birth control pills and emergency contraceptives, anticonvulsants like gabapentin, corticosteroids like prednisone and even prescription-strength ibuprofen. Some of these drugs are also sold over-the-counter in pharmacies.

    For some drugs, like beta-blockers and interferon, the side effect of depression is well known, but the authors of the study were surprised at how many drugs were on the list.

    “We didn’t prove that using these medications could cause someone who was otherwise healthy to develop depression or suicidal symptoms. But we see a worrisome dose-response pattern: The more of these medications that have these adverse effects that you’re taking concurrently, the higher the risk of depression,” Dr. Qato said.

    #Santé_publique #Dépression #Médicaments #Pharmacie


  • L’OMS reconnaît l’addiction aux jeux vidéo comme une maladie
    https://abonnes.lemonde.fr/pixels/article/2018/06/18/l-oms-reconnait-l-addiction-aux-jeux-video-comme-une-maladie_5317185

    L’OMS avait publié dès janvier une définition de ce trouble, en annonçant cette reconnaissance comme maladie. Il s’agit, selon elle, d’« un comportement lié à la pratique des jeux vidéo ou des jeux numériques, qui se caractérise par une perte de contrôle sur le jeu, une priorité accrue accordée au jeu, au point que celui-ci prenne le pas sur d’autres centres d’intérêt et activités quotidiennes, et par la poursuite ou la pratique croissante du jeu en dépit de répercussions dommageables ».

    Pour établir le diagnostic, ce comportement extrême doit avoir des conséquences sur les « activités personnelles, familiales, sociales, éducatives, professionnelles », et « en principe, se manifester clairement sur une période d’au moins douze mois ». « La personne joue tellement que d’autres centres d’intérêt et activités sont délaissés, y compris le sommeil et les repas », a expliqué M. Saxena.

    De nombreux cas ont été décrits de joueurs compulsifs incapables de se détacher de leur ordinateur, appareil mobile ou console de jeu, au point d’abandonner toute vie sociale et de mettre en danger leur santé, mentale et physique. Quelque 2,5 milliards de personnes dans le monde jouent aujourd’hui à des jeux vidéo. Mais le trouble ne touche qu’une « petite minorité », a souligné le responsable de l’OMS, rappelant que « nous ne disons pas que toute habitude de jouer aux jeux vidéo est pathologique ».

    #Jeu_vidéo #Addiction #Santé_publique


  • Levothyrox : la nouvelle formule remise en cause par une association - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2018/06/14/levothyrox-la-nouvelle-formule-remise-en-cause-par-une-association_165903

    Menée à la demande d’une association de malades, une étude montre que certains lots du nouveau médicament seraient mal dosés, et qu’on y trouverait de la dextrothyroxine soupçonnée de causer des effets secondaires.

    Le nouveau #Levothyrox ne serait-il pas exactement celui que l’on croit ? La question se pose après l’étude que vient de réaliser l’Association française des malades de la thyroïde (AFMT). « Notre association ne prétend pas disposer d’une preuve indiscutable, tempère l’#AFMT dans un communiqué publié ce jeudi matin, mais elle apporte un fait nouveau important car si ces résultats étaient confirmés ils pourraient constituer une explication rationnelle à cette crise, d’origine toujours inconnue. »

    Cette étude est, en tout cas, troublante. Et propose indéniablement une relecture des événements survenus depuis maintenant un an avec l’arrivée de cette nouvelle formule de Levothyrox du laboratoire Merck. On s’en souvient, les autorités sanitaires avaient poussé #Merck à modifier la formule de son médicament star, utilisée par près de 2,5 millions de personnes, pour stabiliser son taux d’hormones. Un changement mal préparé qui avait provoqué près de 20 000 signalements d’effets secondaires, phénomène d’ampleur aussi inattendu qu’inexpliqué, le labo affirmant qu’il n’y avait rien de nouveau dans la nouvelle formule, juste une simple modification des « excipients ». Bizarre, d’autant que l’ancienne formule, utilisée depuis des années, n’avait entraîné, elle, que très peu de signalements.

    « Des problèmes d’une gravité considérable »

    Et voilà donc que l’AFMT s’est lancée en solitaire, en demandant à un laboratoire de plutôt bonne réputation d’analyser l’ancienne et la nouvelle formule. Leur but ? « Face à la passivité de l’Agence nationale de sécurité des médicaments et aux tenants d’un prétendu "effet Nocebo" nous avons continué à chercher une explication rationnelle à la crise sanitaire du Levothyrox. » Cette nouvelle étude révèle « des problèmes d’une gravité encore plus considérable ».

    Selon l’AFMT, en comparant par chromatographie la teneur en lévothyroxine, qui est à la base du produit, d’une boîte ancienne formule (AF) avec celle d’une nouvelle formule (NF), il est apparu « que les résultats, notamment la teneur en lévothyroxine, sont normaux s’agissant de l’"AF". Mais qu’à l’inverse s’agissant des deux lots de "NF", la teneur en lévothyroxine est gravement inférieure aux spécifications en vigueur ». Et surtout, selon cette même étude, on constate « la présence très anormale, de dextrothyroxine ». Si cela se confirmait, cette présence pourrait expliquer l’épidémie d’effets secondaires. « Il revient à l’#ANSM dont c’est la mission de faire expertiser, en urgence, par des laboratoires indépendants, un nombre significatif d’échantillons pris parmi les boîtes de lots de "NF" utilisés par des patients-victimes et à titre de comparaison pris sur des lots d’"AF" », conclut l’association.

    Pharmacovigilance

    Pour l’ancien député socialiste et cardiologue, Gérard Bapt, – qui sert d’experts à plusieurs associations de malades –, cette étude est au minimum déroutante. « Le laboratoire n’est pas catégorique, mais il évoque une forte probabilité. La présence de dextrothyroxine, élément qui provoque des effets secondaires assez proches de ceux que l’on a observés avec la nouvelle formule, est vraiment troublante. Il faut la confirmation de nouvelles études, mais il est incroyable que ce travail soit fait aujourd’hui par une association et non par l’ANSM. »

    L’agence, interrogée, ne fait pour l’instant « pas de commentaire », soulignant juste que des études avaient déjà été entreprises. Et qu’en juillet une nouvelle réunion du comité de suivi de pharmacovigilance se tiendra.
    Eric Favereau

    Supprimer l’ANSM serait une mesure de santé publique
    #industrie_pharmaceutique #santé_publique #médicament


  • H5N1: Unpublished Chinese censorship document reveals sweeping effort to eradicate online political content
    http://crofsblogs.typepad.com/h5n1/2018/06/unpublished-chinese-censorship-document-reveals-sweeping-effort-

    Social topics deemed “sensitive” are forbidden, including “made-up” accidents, epidemics or police incidents and issues related to the economy. The environment is a sensitive topic, and the document bans airing of investigation results or incident causes related to smog, water protection and soil pollution.

    #santé_publique #chine #censure


  • It Saves Lives. It Can Save Money. So Why Aren’t We Spending More on Public Health ? - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2018/05/28/upshot/it-saves-lives-it-can-save-money-so-why-arent-we-spending-more-on-public-he

    Mais s’il y a beaucoup moins de malades, comment les grosses compagnies pharmaceutiques, les gros hôpitaux privés et les gros médecins vont-ils sur-vivre, notamment à travers Medicare et Medicaid dont les budgets sont proprement faramineux, infiniment plus que les sommes décrites ci-dessous ?

    Et comment interdire coca-cola et big-mac sans nuire au lobbying alias « liberté d’expression », et autre « respect de la liberté individuelle » ?

    Of course, it’s hard to pin down total public health spending. In 2017, the budget for the Centers for Disease Control and Prevention — which almost all agree is public health spending — was about $12 billion.

    The budget for the Health Resources and Services Administration — some of which is devoted to public health — was $10.7 billion. (The agency helps people who are uninsured or medically vulnerable gain access to health care.)

    The Agriculture Department spends more than $100 billion on nutrition assistance and about $1 billion on food safety, both of which arguably contribute to public health.

    But even if we’re generous, and call all of that public health spending, it’s dwarfed by what Americans spend on health care directly.

    #santé_publique
    #Etats-Unis
    #gabegie
    #inefficacité
    #corruption



  • Suisse : La question du traquage des assurés par les caisses mérite des réponses Chrystel Domenjoz et Christian Favre 1er Mai 2018 - RTS_
    http://www.rts.ch/info/suisse/9536705--la-question-du-traquage-des-assures-par-les-caisses-merite-des-reponses

    Les #assurances espionnent leurs clients au moyen de traqueurs de profils de #Google ou #Facebook, selon le Blick. La conseillère nationale Rebecca Ruiz estime que la question mérite des réponses de la part de la Confédération.

    A l’instar des commerçants, les assureurs utilisent des « #trackers » pour suivre les recherches de leurs clients sur Google ou sur Facebook. L’objectif est de connaître leurs intérêts afin de leur envoyer des publicités ciblées sur internet. C’est ce qu’a révélé ce week-end le journal Blick, qui cite un ancien collecteur de données.

    Contrairement à l’Allemagne, la Suisse n’interdit pas cette pratique. « A ce stade, cette question mérite d’obtenir des réponses de la part de l’Office fédéral de la #santé_publique », a réagi la conseillère nationale Rebecca Ruiz (PS-VD) dans l’émission Forum mardi soir.

    « Il faut regarder le système qui est appliqué en Allemagne et voir s’il peut être compatible avec le nôtre. Dans tous les cas, cela ne me semble pas acceptable de la part des #assurances_maladie d’utiliser l’argent des primes pour faire du profilage d’assurés. »

    #surveillance #espionage #espionnage #assureurs


  • À Fos-sur-Mer, les habitants sont toujours confrontés à une grande opacité face aux #Pollutions_industrielles
    https://www.bastamag.net/A-Fos-sur-Mer-les-habitants-sont-toujours-confrontes-a-une-grande-opacite-

    À Fos-sur-Mer comme ailleurs, l’État rechigne à faire la lumière sur les conséquences réelles de la pollution générée par ces zones industrielles. Pourtant, salariés et habitants la subissent de plein fouet. « Les affections respiratoires concernent près d’un adulte sur deux, et un enfant sur quatre », indiquait une étude scientifique participative. Un an plus tard, les agences de #Santé_publique n’ont toujours pas livré de nouveaux éléments, ni mis en place un registre des cancers, comme cela existe dans (...)

    #Résister

    / #L'âge_de_faire, #Reportages, Pollutions , Santé , A la une


  • Une maladie neurodégénérative découverte sur des #dromadaires à Ouargla — TSA
    https://www.tsa-algerie.com/une-maladie-neurodegenerative-decouverte-sur-des-dromadaires-a-ouargla

    La nouvelle maladie a été baptisée « Camel #Prion Disease », pouvant être traduite en « maladie à prions de #chameau ». La fréquence relativement haute de la maladie et l’implication du système lympho-réticulaire suggèrent qu’il s’agit d’une maladie transmissible au sein de l’espèce et répandue dans la région, indique l’étude.

    « La découverte d’une nouvelle maladie à prions dans une espèce animale avec un intérêt économique et alimentaire dans de larges zones sur la planète soulèvent d’importantes questions de #santé_publique et de #sécurité_alimentaire », a expliqué Gabriele Vaccari, responsable au sein de l’ISS.

    « L’élevage de dromadaires est répandu à travers l’Afrique du Nord et du Centre, ainsi qu’au Moyen-Orient, en Asie et en Australie, et constitue un élément important dans l’économie de nombreuses populations. Dans de nombreuses régions, les dromadaires sont utilisés pour la production de lait et de viande destinés à la consommation humaine », a indiqué le chercheur.

    Les résultats de l’enquête menée jusqu’à présent suggèrent que la maladie à prions affectant le dromadaire est différente de l’encéphalopathie spongiforme bovine, la vache étant le seul animal ayant jusqu’à présent démontré que sa maladie pouvait être transmise aux humains avec plus de 200 morts dans différentes régions du monde, précise l’étude. Néanmoins, le risque sur les humains est pour l’heure inconnu, et une enquête approfondie est nécessaire pour clarifier son potentiel zoonotique, affirment les chercheurs.


  • Rehab Rarely Works for Opioid Addicts. Could a Vaccine ? - Video - NYTimes.com
    https://www.nytimes.com/video/us/100000005847329/retro-opioid-addiction.html?smid=tw-share

    Une approche nouvelle... mais qui reste basée sur l’individu comme cause de son addiction, c’est-à-dire ignore le rôle d’entreprises comme Purdue Pharma.

    #Opioides #Santé_publique #Vaccin


  • Facebook Building 8 explored data sharing agreement with hospitals
    https://www.cnbc.com/2018/04/05/facebook-building-8-explored-data-sharing-agreement-with-hospitals.html

    CB FULL Christina Farr 180405
    Facebook health partnership on hold on concerns of data privacy
    15 Hours Ago | 05:37

    Facebook has asked several major U.S. hospitals to share anonymized data about their patients, such as illnesses and prescription info, for a proposed research project. Facebook was intending to match it up with user data it had collected, and help the hospitals figure out which patients might need special care or treatment.

    The proposal never went past the planning phases and has been put on pause after the Cambridge Analytica data leak scandal raised public concerns over how Facebook and others collect and use detailed information about Facebook users.

    But as recently as last month, the company was talking to several health organizations, including Stanford Medical School and American College of Cardiology, about signing the data-sharing agreement.

    While the data shared would obscure personally identifiable information, such as the patient’s name, Facebook proposed using a common computer science technique called “hashing” to match individuals who existed in both sets. Facebook says the data would have been used only for research conducted by the medical community.

    The project could have raised new concerns about the massive amount of data Facebook collects about its users, and how this data can be used in ways users never expected.

    Facebook provided a quote from Cathleen Gates, the interim CEO of the American College of Cardiology, explaining the possible benefits of the plan:

    “For the first time in history, people are sharing information about themselves online in ways that may help determine how to improve their health. As part of its mission to transform cardiovascular care and improve heart health, the American College of Cardiology has been engaged in discussions with Facebook around the use of anonymized Facebook data, coupled with anonymized ACC data, to further scientific research on the ways social media can aid in the prevention and treatment of heart disease—the #1 cause of death in the world. This partnership is in the very early phases as we work on both sides to ensure privacy, transparency and scientific rigor. No data has been shared between any parties.”

    Health systems are notoriously careful about sharing patient health information, in part because of state and federal patient privacy laws that are designed to ensure that people’s sensitive medical information doesn’t end up in the wrong hands.

    To address these privacy laws and concerns, Facebook proposed to obscure personally identifiable information, such as names, in the data being shared by both sides.

    When asked about the plans, Facebook provided the following statement:

    “The medical industry has long understood that there are general health benefits to having a close-knit circle of family and friends. But deeper research into this link is needed to help medical professionals develop specific treatment and intervention plans that take social connection into account.”

    “With this in mind, last year Facebook began discussions with leading medical institutions, including the American College of Cardiology and the Stanford University School of Medicine, to explore whether scientific research using anonymized Facebook data could help the medical community advance our understanding in this area. This work has not progressed past the planning phase, and we have not received, shared, or analyzed anyone’s data.”

    “Last month we decided that we should pause these discussions so we can focus on other important work, including doing a better job of protecting people’s data and being clearer with them about how that data is used in our products and services.”

    Facebook has taken only tentative steps into the health sector thus far, such as its campaign to promote organ donation through the social network. It also has a growing “Facebook health” team based in New York that is pitching pharmaceutical companies to invest its ample ad budget into Facebook by targeting users who “liked” a health advocacy page, or fits a certain demographic profile.

    #Facebook #Santé_publique #Données_médicales #Data_madness


  • Alerte #santé_publique
    https://www.globalhealthnow.org

    Je me suis abonné avec le temps à des tas de newsletters et de flus rss pour suivre les questions de santé publique. Beaucoup trop, et désormais la newsletter GHN semble me donner tout ce dont j’ai besoin (et même sans doute trop).

    Exemple ce matin :

    Reservoir Dogs
    A vaccine used to treat dogs with leishmaniasis could help stop the disease’s spread to humans, University of Iowa researchers found.

    The strain of Uganda’s cholera outbreak is compounded by the flood of 70,000 Congolese refugees who’ve arrived this year, sharing crowded quarters where disease spreads easily. The International Federation of Red Cross

    Some recruiters make birth control mandatory for Sri Lankan women seeking work in the Middle East, desperate to support their families amid civil war at home. The Guardian

    Ireland’s measles outbreak has swelled to 40 confirmed cases after beginning in Limerick in January; an outbreak control team has been deployed. TheJournal.ie

    Over 200 previously unknown viruses found in fish, frogs and reptiles have been unveiled by researchers; they date back hundreds of millions of years to the advent of modern animals. Nature

    A Harder Death for People with Intellectual Disabilities – The New York Times

    Facebook sent a doctor on a secret mission to ask hospitals to share patient data – CNBC

    2018 March for Science will be far more than street protests – Science

    Clinical trials may be based on flimsy animal data – Science

    How The NRA Worked To Stifle Gun Violence Research – NPR’s Here & Now

    Negative fateful life events and the brains of middle-aged men – University of California - San Diego via ScienceDaily

    Solving Japan’s Fertility Crisis – IPS

    In Detroit, Baby Steps to Better Births – US News

    Why I did a vasectomy: Kerala man’s post on family planning is a must-read – The News Minute

    Taboo talk in Mali marriages overlaps with healthy choices – Futurity

    The Controversial Process of Redesigning the Wheelchair Symbol – Atlas Obscura

    #veille #ressources