• La privatisation du vivant - pratiques
    https://pratiques.fr/La-privatisation-du-vivant

    Pratiques : Le corps des femmes est particulièrement exploité.

    À l’échelle internationale, le commerce d’ovules est très organisé. Certaines femmes indiennes peuvent accéder à la FIV parce qu’en contrepartie, elles donnent leurs ovules. Ce commerce se développe beaucoup au Mexique. En Europe, ce sont l’Espagne et Chypre qui en sont la plaque tournante.

    Ce commerce sert à la recherche, mais il est aussi très bien connu des citoyens français, anglais… On sait qu’en général les gens vont acheter des ovules en Espagne parce qu’ils proviennent de femmes d’Europe de l’Est qui ont des caractéristiques génétiques recherchées : blondes aux yeux bleus, grandes… Et dans le cadre de la grossesse pour autrui (GPA), ils vont aller faire porter les grossesses par des femmes indiennes. Ce sont des enjeux raciaux et d’exploitation graves. Il y a là plusieurs femmes en jeu, ce qui complexifie encore plus ce commerce des corps. Les impacts sur les mères porteuses sont au premier plan, mais pour les pourvoyeuses d’ovules, les conséquences sur leur santé semblent occultées. Ce sont souvent de très jeunes femmes, les stimulations ovariennes à répétition, les prélèvements d’ovules affectent leur propre santé reproductive, d’autant que lorsqu’elles repartent chez elles, elles n’ont pas toujours le suivi nécessaire. Des documentaires, tels que Eggsploitation aux États-Unis, montrent les effets de l’hyperstimulation ovarienne sur ces jeunes filles, dont certaines ont développé des cancers en lien avec l’utilisation massive d’hormones. Ce sont les femmes invisibles de tous ces discours, les gens ont très peu de connaissances sur les procédures médicales utilisées pour amener une femme à produire dix à quinze ovules dans un mois. C’est dans une logique de marché : transformer le corps des femmes pour qu’il soit plus productif.

    #GPA #don_d'organes


  • Trump’s “global gag rule”: implications for human rights and global health - The Lancet Global Health
    http://www.thelancet.com/journals/langlo/article/PIIS2214-109X(17)30084-0/fulltext?

    This executive order could have great human rights and ethics implications. South Africa is an example of a country that stands to be adversely affected. The country bears the world’s largest burden of HIV and is a major recipient of US federal funding.10 The country’s constitution enshrines the right to reproductive decision-making and the right to health,11 while its laws on termination of pregnancy places a legal obligation on health-care providers to provide or refer abortion-seekers to relevant facilities, when qualifying criteria are met.12 Compliance with Trump’s order will potentially require clinicians in NGOs and international agencies that operate in South Africa and receive US federal funding to violate their professional codes of ethics,13 the country’s abortion laws, and the country’s bill of rights.

    #planning_familial #avortement #santé_reproductive #trump #gag_rule


  • L’épidémie de viols provoquée par Ebola | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/117047/ebola-epidemie-viols

    « Cela ne devrait surprendre personne si on envisageait les épidémies comme n’importe quelle autre catastrophe, explique Monica Onyango, chercheuse en santé mondiale à l’Université de Boston. Les épidémies sont identiques à des situations de conflit. Vous avez une lacune de gouvernance, vous avez du chaos et de l’instabilité. Autant de facteurs qui fragilisent les femmes face à la violence sexo-spécifique. » (...)

    (...) les victimes n’ont pas été correctement prises en charge et que les services qui pouvaient exister ont été entravés par l’épidémie et les mesures déployées pour y faire face. 
    Un phénomène qui s’explique notamment par la formation des équipes chargées de la lutte contre les épidémies : elles arrivent, œuvrent à stopper la propagation de la maladie et repartent le plus vite possible. « Nous n’avions tout simplement pas les moyens de voir au-delà de l’épidémie, confirme Kaci Hickox, infirmière de Médecins Sans Frontières (MSF), présente en 2014 au Sierra Leone. Nous n’étions absolument pas formés pour nous occuper des viols et de la violence sexuelle, l’ampleur de l’épidémie était trop importante. Tous les humanitaires ont été plus que débordés. »

    (je ne recommande pas ce site trash qu’est Slate, mais cette traduction est intéressante)
    #viol #ebola #MSF #humanitaire #urgence