• Les migrants algériens affluent sur les côtes espagnoles
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/10/27/les-migrants-algeriens-affluent-sur-les-cotes-espagnoles_6057563_3212.html

    Depuis le début de l’été, près de 2 500 Algériens ont rejoint les côtes de la région de Murcie. C’est déjà plus que les 1 900 migrants arrivés durant tout 2019, alors que les principaux mois d’activité de la « route algérienne » vers l’Espagne s’étalent d’ordinaire d’octobre à décembre. Aux Baléares, plus de 60 embarcations avec près de 900 personnes à bord ont aussi accosté dans l’archipel. Un autre record. Et à Almeria, en Andalousie, des mafias proposent la traversée en moins de cinq heures pour 3 000 euros dans des embarcations ultra rapides. Au total, l’exode algérien représente, selon le dernier bulletin de l’agence européenne de gardes frontières Frontex, les deux tiers des traversées de migrants en Méditerranée occidentale.
    La principale raison de ce boom n’échappe à personne. « Ils ne peuvent pas nous renvoyer en Algérie à cause du Covid : les frontières sont fermées », fanfaronne Mohamed Ould Lavioud. C’est la quatrième fois que ce jeune homme de 22 ans traverse la Méditerranée. A chaque fois, il avait terminé son périple dans un Centre d’internement pour étrangers (CIE), où les migrants sont enfermés par la police durant au maximum soixante jours, le temps d’organiser leur rapatriement. « Mais cette fois, c’est la bonne ! », assure-t-il. L’Algérie, où l’immigration clandestine est un délit, semble débordée par ces départs. « Quand trente ou quarante embarcations sortent en même temps, les garde-côtes algériens ne peuvent rien faire », explique Anouar, 29 ans.
    Autour d’eux, ils sont des dizaines à attendre l’heure du déjeuner, servi dans la cantine de la Croix-Rouge, ou à tuer le temps avant de prendre le prochain bus pour Barcelone. Nabil Damane, 37 ans, guette lui l’arrivée de son cousin, qui descend de Nîmes pour le chercher et le ramener à Amiens. « Ma femme et mes enfants m’y attendent, raconte l’homme, édenté, en montrant sur son téléphone la bouille ronde de sa fille de 2 ans. J’ai été expulsé en décembre 2019 car je n’ai pas de papiers. A Alger, j’ai entendu que quelqu’un préparait un voyage en bateau depuis Chlef (à 200 km à l’ouest de la capitale). Ça m’a coûté 500 euros. On était dix-sept dans un zodiac de 6 mètres, avec trois femmes et un enfant de 3 ans. On a mis quinze heures », détaille-t-il.
    Fuir l’Algérie, pour lui, est une évidence. « Là-bas, il n’y a pas de boulot, pas de vie. L’Etat contrôle tout. Il faut être pistonné, faire partie d’une bonne famille. Si tu es pauvre, tu es condamné à attendre la mort. Et pourtant notre pays est riche en pétrole, en gaz, en diamant, mais l’Etat et ses généraux accaparent tout », résume-t-il, amer, avant d’annoncer : « Vous verrez, le 1er novembre, les Algériens vont sortir manifester. » Ce jour, anniversaire du début de la guerre d’indépendance (1954-1962), coïncide avec le référendum sur une nouvelle mouture de la Constitution algérienne proposé par le président Abdelmajid Tebboune. « On ne l’accepte pas. On veut changer le pays, mais l’Etat s’y refuse », poursuit Nabil Damane.
    La détérioration de la situation sociopolitique en Algérie est l’une des causes avancées par la préfecture de Murcie pour expliquer l’augmentation des migrants algériens, perceptible depuis septembre 2019. Dans les barques, on dénombre aussi quelques Marocains, de rares Subsahariens et des Tunisiens, mais « plus de 90 % des migrants qui partent d’Algérie sont des Algériens », insiste Mari Carmen Vera, directrice des opérations d’urgence de la Croix-Rouge. Elle rappelle que la ville de Carthagène « a toujours accueilli des migrants, mais ils arrivaient peu à peu, en novembre et en décembre. On les recevait dans le port de Santa Lucia, dans le centre. Cet été, il y a eu tant d’arrivées que ce n’était plus possible ».
    C’est au milieu des raffineries du port industriel d’Escombreras, coupé de Carthagène par deux postes de contrôle, interdit d’accès y compris aux journalistes, que les autorités ont donc installé le nouveau dispositif de la Croix-Rouge. Ce 20 octobre, 92 des quelque 250 migrants arrivés durant le week-end se trouvent encore sur le quai, sous de grandes tentes. Nourris et habillés, ils sont aussi identifiés par la police et soumis à un test PCR. Si un cas positif au Covid a été détecté sur une embarcation, tous les passagers sont envoyés dix jours en quarantaine à l’hôtel El Cenojo, perdu dans la nature, à 130 kilomètres de là. Si tous sont négatifs, ils peuvent continuer leur projet migratoire. La Croix-Rouge se charge alors de leur fournir un billet de car ou de train vers la ville espagnole de leur choix. La plupart du temps, ils optent pour Barcelone, ce qui leur permet de continuer ensuite leur route vers la France ou la Belgique. Les moins chanceux, sélectionnés selon des critères sibyllins, sont emmenés au CIE, qui a rouvert fin septembre en prévision d’une possible réouverture des frontières après la visite du chef du gouvernement Pedro Sanchez à Alger le 7 octobre.

    #Covid-19#migrant#migration#algerie#espagne#méditerranee#sante#exil#frontiere#frontex#quarantaine#test#crise

  • (1) Covid-19 : Melbourne se déconfine avec prudence - Libération
    https://www.liberation.fr/planete/2020/10/26/covid-19-melbourne-se-deconfine-avec-prudence_1803574

    Plus de trois mois d’un confinement strict, et désormais la possibilité de voir « la lumière au bout du tunnel », pour reprendre les mots du Premier ministre australien, Scott Morrison. Pour la première fois depuis le 9 juin, aucun nouveau cas de Covid-19 n’a été détecté dimanche dans l’Etat de Victoria, dont la capitale Melbourne a été la ville la plus touchée d’Australie.
    Confinés une première fois jusqu’à la mi-mai, les habitants de l’Etat avaient pu reprendre un train de vie presque normal, avant que la pandémie ne reparte de plus belle. En cause : la négligence dans les hôtels où les touristes étrangers effectuaient leur quarantaine. Le 7 juillet, alors que 120 nouveaux cas avaient été détectés en vingt-quatre heures, le Premier ministre de l’Etat, Daniel Andrews, avait contraint près de 7 millions de personnes à rester enfermées chez elles. A l’instar du confinement qui avait eu lieu en France, seules quelques sorties considérées comme essentielles étaient autorisées, à raison de deux heures par jour, et dans un périmètre de 5 kilomètres autour de son domicile.
    Les six semaines initialement annoncées s’étaient vite prolongées, car le nombre de cas quotidiens continuait de progresser malgré les restrictions, jusqu’au début du mois d’août où plus de 600 nouvelles contaminations étaient chaque jour détectées. Il ne faut pas pour autant s’attendre à une levée totale des mesures, mais les habitants pourront se déplacer dans un périmètre de 25 km et retrouver cafés et restaurants. Les petits rassemblements pourront se tenir (une cinquantaine de personnes en extérieur, une vingtaine en intérieur). Les Australiens ont Noël en ligne de mire, qu’ils espèrent pouvoir passer en famille.

    #Covid-19#migrant#migration#australie#deconfinement#frontiere#sante#tourisme#quarantaine

  • Flambée de l’épidémie de Covid-19 en Polynésie française
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/10/27/flambee-de-l-epidemie-de-covid-19-en-polynesie-francaise_6057517_3244.html

    Dans cette collectivité d’outre-mer aux compétences partagées entre la France et le gouvernement local, le président, Edouard Fritch, et le haut-commissaire, Dominique Sorain, ne veulent pas d’un nouveau confinement. La Polynésie a déjà été confinée pendant plusieurs mois, et même placée sous couvre-feu, au début de l’épidémie. La restauration et surtout le tourisme sont en grande difficulté.Même au marché de Papeete, pourtant fréquenté par la clientèle locale, les commerçants souffrent de la baisse d’activité. « Les gens n’ont plus de travail et plus d’argent, alors certains jours, je ne vends rien, pas un bouquet, alors que je suis là seize heures par jour, mais je viens quand même, on ne sait jamais », se désespère Léa Haerea, une vendeuse qui n’a jamais vu une telle crise en cinq décennies. Une crise amplifiée par l’absence de caisse de chômage en Polynésie.
    A ses côtés, une autre fleuriste, Mareva Teuira, dénonce la gestion de l’épidémie : « Il ne fallait pas ouvrir les frontières aux touristes et aux remplaçants des fonctionnaires et des gendarmes, on aurait pu garder les mêmes, et c’est eux qui ont amené le virus. » La Polynésie a rouvert ses frontières le 15 juillet pour sauver son tourisme, et l’épidémie a commencé à se répandre deux semaines plus tard. Ce choix a accentué la défiance envers les élus, qui concentrent les reproches de cette commerçante : « Le premier cas de Covid à Tahiti, c’est une députée, et il y a quinze jours, c’est le président Fritch qui a ramené le virus de France, sans compter tous les élus venus voter à Papeete pour les sénatoriales, qui ont dispersé le virus dans les îles : pour moi, les politiques sont les premiers responsables. »
    Quelques jours après les sénatoriales organisées à Tahiti, plusieurs élus municipaux ont en effet été testés positifs au virus dans de petites îles jusqu’ici épargnées. Les îles et atolls isolés des cinq archipels polynésiens sont la principale crainte du ministère de la santé local. Beaucoup ne disposent que d’un infirmier pour tout professionnel de santé. Les cas sérieux doivent être évacués par avion vers Tahiti, l’île la plus habitée, la seule équipée d’un hôpital moderne. L’autre inquiétude porte sur les comorbidités : l’hypertension artérielle, le diabète et l’obésité sont des facteurs de risque très répandus parmi les Polynésiens.

    #Covid-19#migration#migrant#france#polynésie#sante#archipel#systemesante#frontiere#tourisme#economie#politique

  • Gambie : la trahison d’Hippocrate
    https://www.justiceinfo.net/fr/commissions-verite/45777-gambie-la-trahison-d-hippocrate.html

    https://www.justiceinfo.net/media/k2/items/cache/718c9b6e483fad665336518386c9e5e1_S.jpg

    Le docteur Tamsir Mbowe, ancien ministre de la Santé, était un témoin très attendu devant la Commission vérité, réconciliation et réparations, en Gambie. Il a été directeur du programme de traitement du VIH/sida de l’ancien président Yahya Jammeh. Un traitement considéré comme un canular meurtrier par tous les autres témoins. Mbowe a maintenu que le traitement était efficace, sans assumer aucune responsabilité. A-t-il enfreint l’éthique médicale ?

    « Le traitement est vrai », déclare le docteur Tamsir Mbowe, gynécologue et obstétricien formé en Union soviétique, lors de son témoignage devant la Commission vérité, réconciliation et réparations (TRRC), en Gambie, le 21 octobre. "Pourquoi une personne a-t-elle une charge virale de 200 millions de copies [sic] et qu’après deux mois de traitement, cela est indétectable (...)

    #Commissions_Vérité

  • Couvre-feu élargi ou confinements locaux… le gouvernement devra durcir les restrictions face à l’ampleur de la pandémie
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/10/27/covid-19-l-executif-contraint-d-accelerer-sa-replique-face-au-niveau-critiqu

    La deuxième vague de Covid-19 ne circule plus à bas bruit, comme lors de la rentrée, mais dans un vacarme que l’exécutif ne peut plus ignorer. Un conseil de défense sanitaire aura lieu mardi « pour poser un diagnostic sur la situation », selon l’Elysée, et les mesures seront arbitrées, mercredi.

    L’heure des choix sonne à nouveau pour Emmanuel Macron. L’épidémie due au coronavirus ne circule plus à bas bruit, comme lors de la rentrée, mais dans un vacarme que l’exécutif ne peut se permettre d’ignorer. Lundi 26 octobre, plus de 26 000 nouveaux cas de Covid-19 ont été officiellement diagnostiqués en vingt-quatre heures.

    En réalité, l’augmentation quotidienne du nombre de contaminations se situerait « autour de 100 000 par jour », selon le président du conseil scientifique, Jean-François Delfraissy. « On est dans une situation difficile, voire critique, a alerté l’infectiologue, lundi matin, sur RTL. On avait prévu qu’il y aurait cette deuxième vague, mais nous sommes nous-mêmes surpris par la brutalité de ce qui est en train de se passer depuis dix jours. » Et qui implique une possible embolie des services de réanimation dans les hôpitaux. L’écueil que le gouvernement cherche à tout prix à éviter.

    « Les mesures prises jusqu’à présent ne sont pas suffisantes », juge un dirigeant de la majorité. Il va donc falloir sévir, estime-t-on au sommet de l’Etat, et tenter de faire accepter à la population de nouvelles restrictions sur ses libertés. Pour réussir la manœuvre, Emmanuel Macron veut procéder en deux temps. Un conseil de défense sanitaire devait se réunir à l’Elysée, mardi matin, « pour poser un diagnostic sur la situation », selon l’entourage du président de la République. Un point est notamment prévu sur l’efficacité des mesures de couvre-feu instaurées depuis le 17 octobre, qui concernent aujourd’hui près de deux tiers des Français.

    Le premier ministre, Jean Castex, a ensuite convié dans l’après-midi les dirigeants de partis politiques et de groupes parlementaires de tous bords à venir échanger avec lui à Matignon. Un rendez-vous similaire est prévu dans la foulée avec les partenaires sociaux. Une manière de « recueillir les retours » éventuels des uns et des autres, explique-t-on au sein du gouvernement, et de préparer l’atterrissage des mesures qui seront arbitrées, mercredi matin, lors d’un nouveau conseil de défense sanitaire.

    #paywall

    • Pour Delfraissy, j’ai signalé là :
      https://seenthis.net/messages/882989#message883008
      que son hypothèse la plus contraignante est encore celle d’un confinement « light », « qui permette à la fois le travail » et « qui permettrait probablement de conserver une activité scolaire et qui permettrait aussi de conserver un certain nombre d’activités économiques, qui pourrait être de plus courte de durée ».

      Le gars fait de la politique, pas du conseil scientifique.

    • Il ne faut pas désespérer le Medef !
      Ai signalé qu’hier hier, sur le perron de Matignon, c’est pas Castex et pas Borne mais le patron du Medef qui a annoncé le report de janvier à avril du dernier volet de la réforme de l’assurance chômage.
      Defraissy s’est fait recadrer plusieurs fois par la clique élyséenne. Déjà, sur le maintien des municipales, Macron avait prétendu s’appuyer sur l’avis du conseil scientifique qui ne disait rien de tel, une bonne manière d’intimer le silence. Idem, la demande de ce conseil que lui soit adjoint des participants plus « sciences humaines », philo et premiers concernés (associations, « personnalités qualifiées ») a été ignorée, alors qu’au départ on leur avait collé Raoult. Ses alertes de juillet et de septembre n’ont été suivie d’une prise en compte sérieuse, mais réprimandées par le Père de la Nation, comme tu le notais.
      Ils ont vaguement dit qu’ils voulaient arrêter le conseil, mais n’ont pas démissionné, espérant diminuer les retards et ratages successifs d’un gouvernement qui malgré le mythe rêve de transformer cette crise comme le reste en or, mais réduit tout ce qu’il touche en merde.

    • Pourquoi emprunter ces chemins de traverse avant d’arriver à destination ? « Pour améliorer l’acceptabilité » , résume un macroniste. Car le tour de vis promet d’être sévère.

      « Le confinement, c’est toujours ce que l’on veut éviter »

      Jean-François Delfraissy, encore lui, a posé sur la table « deux hypothèses » afin de parvenir à freiner la diffusion du virus. La première consisterait à « aller vers un couvre-feu plus massif » , étendu à l’ensemble du territoire national, sur une plage horaire élargie, « et qui puisse également être mis en place le week-end » . C’est notamment ce qui avait été décidé en Guyane cet été, où le couvre-feu démarrait tous les jours à 17 heures, et courait pendant le week-end du samedi après-midi au lundi matin. « En serrant la vis sur l’heure du couvre-feu, peut-être que ça passera » , veut croire un conseiller de l’exécutif.

      Reste à voir comment une telle décision pourrait s’appliquer en fonction des territoires. « L’organisation de la vie sociale, professionnelle, n’est pas la même en Guyane qu’à Paris, dans la Creuse ou en Corrèze » , rappelle-t-on dans l’entourage du ministre de la santé, Olivier Véran. Pour autant, cette solution apparaîtrait comme un moindre mal. « Le confinement vingt-quatre heures sur vingt-quatre, c’est toujours ce que l’on veut éviter » , rappelle un ministre. C’est pourtant cette deuxième hypothèse que Jean-François Delfraissy a évoquée.

      Le scientifique, en effet, a aussi suggéré le recours à un confinement « moins dur que celui du mois de mars » , « de plus courte durée » , qui permettrait aux parents de continuer à travailler et aux enfants d’aller à l’école. « Je vois mal comment on peut y échapper » , souffle un proche d’Emmanuel Macron, qui souhaiterait voir ce confinement ciblé sur les personnes vulnérables. Le même reconnaît néanmoins : « Ma ligne est minoritaire, car plus risquée. Les personnes âgées, ce sont elles qui ont le pouvoir, politique, économique, et qui votent le plus. » « Généraliser le confinement n’est pas indispensable. On peut avoir des résultats similaires avec d’autres mesures » , tempère-t-on au ministère de la santé.

      « Sauver Noël »

      Quid d’un confinement localisé, qui concernerait seulement les foyers épidémiques les plus touchés ? « Il est trop tôt aujourd’hui pour dire si on va vers des reconfinements locaux ou plus larges », évacuait Emmanuel Macron, vendredi 23 octobre, lors d’un déplacement au centre hospitalier René-Dubos de Pontoise (Val-d’Oise).

      L’exécutif n’exclut pas, en revanche, de modifier la règle, appliquée depuis la rentrée, d’une stratégie différenciée en fonction des territoires. « Rien n’est arrêté, rien n’est décidé » , élude un cadre de la majorité.
      En tout état de cause, un consensus émerge autour du fait que le nombre de contaminations en milieu scolaire reste relativement faible. « Fermer les écoles, ce n’est pas quelque chose qui serait de nature à freiner l’épidémie » , défend un proche d’#Olivier_Véran. Ce dernier a reporté son audition prévue au Sénat, mardi, sur la nouvelle déclaration d’état d’urgence sanitaire.

      De son côté, Emmanuel Macron a renvoyé à une date ultérieure le déplacement qu’il devait effectuer le même jour, au Creusot (Saône-et-Loire), sur le thème du nucléaire. Au sein de l’exécutif, l’enjeu des semaines à venir est clair : casser la courbe de l’épidémie afin de « sauver Noël » . « Je ne sais pas comment le pays vivrait un Noël confiné, s’inquiète un conseiller. Et en même temps, ces fêtes peuvent être une déflagration épidémique, un cluster géant ! » « Le mois de novembre sera éprouvant » , a prévenu Jean Castex. Et il n’a pas encore commencé.

    • Dire que Véran s’est refait il y a peu une beauté avec tout le brio qu’a pu lui conférer une formation militante de jeunesse lors de précédents mouvements de défense de l’hosto, des soignants et des patients en taclant Wonner (la dingo à la mini visière) à l’assemblée, prétendant avoir averti tout l’été
      https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/olivier-veran-enerve-et-agace-par-une-deputee-il-lui-fait-savoir_456954
      et que de nombreux toubibs, chercheurs et connaisseurs ont relayé sur les RS le bobino avec des louanges...

      #Crise_sanitaire #science #conseil_scientifique

    • Covid-19 : l’exécutif privilégie l’option du confinement national
      https://www.franceinter.fr/politique/covid-19-l-executif-privilegie-l-option-du-confinement-national

      https://cdn.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/2020/10/569d0555-d9de-4ad3-9a9e-5a0c57991a73/1200x680_000_1v623s.jpg

      Quelque peu édulcoré cependant...

      En clair, les écoles et les collèges devraient rester ouverts. Le sort des lycées est encore en suspens et dans les universités, tous les cours se feraient par visioconférence. La liste des professions autorisées à poursuivre leurs activités pourrait aussi être plus large qu’au printemps.

      Et même comme ça seulement après autorisation du MEDEF semble-t-il,

      [Jean Castex] doit recevoir à partir de 19H30 les partenaires sociaux à Matignon pour les « consulter » sur « les durcissements envisagés » et espérer dégager un consensus.

    • Aujourd’hui, je vois énormément de choses évoquant le froid : avec le froid, le virus ceci-cela.

      Jusqu’à ce Martin Blachier dont c’est désormais la théorie centrale (oh là là, c’est parti d’un coup ce week-end, on l’a pas vue venir, c’est une grosse surprise…) :
      https://twitter.com/CNEWS/status/1320761088896651264

      https://video.twimg.com/amplify_video/1320760906125553666/vid/1280x720/lESZxNBzd4e7b3Bu.mp4

      Mais il faut voir cette courbe-là :

      On y constate qu’en échelle logarithmique, l’évolution du nombre de morts suit assez fidèlement une droite. C’est donc bien une progression exponentielle depuis le mois d’août.

      Le froid peut expliquer qu’on est maintenant légèrement au-dessus de la progression exponentielle initiale, mais en aucun cas le passage de l’été à l’automne n’a introduit de changement de nature dans la progression de l’épidémie. Cette évolution exponentielle, c’est la même, inexorable, depuis début août.

    • Vraiment, les gens ne comprennent pas le principe de l’exponentielle :
      – tu as 1 contaminé ;
      – une semaine après, ce contaminé a contaminé deux personnes,
      – la semaine suivante, ces deux personnes en ont contaminé 4 ;
      – puis ces 4 personnes en contaminent 8 ;
      – ces 8 en contaminent 16
      – puis 32
      – puis 64
      – puis 128
      – puis 256
      – puis 512
      – puis 1024
      – puis 2048

      La première semaine, on a donc 2 contaminations. Au bout de dix semaines, le même processus fait qu’on a 2048 contaminations en une semaine. C’est le même virus, le même processus de contamination, rien ne change réellement : c’est bien toujours « une personne en contamine deux »… L’« accélération » est dans sa nature même. Ce n’est pas un élément nouveau, extérieur, qui provoque l’accélération. C’est la dynamique même de l’épidémie.

      Bien comprendre ici que si on agit sur l’épidémie quand on a des chiffres très bas, ça a un impact immense sur l’évolution suivante. Parce que, ci-dessus, les 2048 ne sortent pas de nulle part, ce ne sont pas des contaminations « spontanées », ab initio, juste parce qu’il fait froid : elles sont l’héritage de la multiplication à partir de 1, 2, 4, 8… .

      N’avoir rien fait en septembre, au motif que les chiffres étaient très bas, en prétendant qu’il ne se passait rien, alors qu’on avait déjà la même progression exponentielle que maintenant, et alors que c’est justement sur ces chiffres faibles qu’il était possible d’agir, c’est proprement criminel.

    • ouille aouch aie aie aie

      Ok pour l’échiquier de Sissa raconté autrement. C’est clair.
      Mais je ne pige pas comment le rythme ne serait pas sujet à variations. Ici, les modifications de comportements (masques et distances qui ont contribué à freiner les contaminations, où, à l’inverse, enfermement dans les classes et les lieux de travail) ralentissent ou accélèrent la vitesse du doublement, non ?

      Sinon, ce Blachier et sa théorie du plateau n’inspire pas confiance. Benjamin des potiches télé, il a déjà dit pas mal de bêtises dans les média et promeut une boite de conseil dont il est cofondateur
      https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/coronavirus-qui-sont-les-experts-qui-nous-parlent-tous-les-jours-dans-l

      "On a l’avantage d’associer le domaine médical, l’épidémiologie et la compétence mathématique pour produire des modèles de simulation , explique-t-il à franceinfo. Modéliser les épidémies, c’est notre métier. Donc on a une longueur d’avance sur les autres."

      La page d’accueil est bancale
      https://www.ph-expertise.com
      mais pour avoir déjà émargé dans ou pour des institutions publiques ils promettent à l’industrie de bons résultats,

      #santé_publique #esprit_de_lucre

    • Exponentielle : Le doublement arrive toujours, c’est juste une affaire de délai plus ou moins long, dépendant en effet de causes diverses (masques, aération...). Le fait que le R0 soit supérieur à 1 engendre une augmentation multiplicative, exponentielle.

      Quant à cette affaire de ces quelques noms qui sont utilisés par l’officialité pour assoir l’idée que la seconde vague n’existait pas, qu’elle existe, et que c’est une surprise, etc. Plus le temps passe, plus j’ai envie d’y voir un authentique complot, plus ou moins conscient. Nous avions des instituts de sondage bidons, n’annonçant que des résultats dans le sens des élites ? Nous avons désormais des instituts d’épidémiologie n’annonçant que des résultats qui vont à l’encontre d’un confinement que personne, et en particulier les milieux économiques ne veulent.

      Hier soir, sur France3, journal régional, le reportage mêlant micro-trottoir et rétrospective maladroite t’explique que le confinement, c’était dur, que vraiment, c’était la souffrance. Les morts et les hôpitaux n’ont pas eu l’opportunité de faire valoir leur point de vue dans ce long reportage. Et sur TF1, à l’avenant, j’étais parti depuis longtemps... mais de loin, j’entendais les mêmes poncifs sur « comment ne l’avons nous pas vue arriver ? » et sur « Macron a convoqué tous les partis »...

      Au point où nous en sommes, la raison voudrait que le confinement soit décrété et que la « suppression » du virus, au minimum, soit mise en œuvre, pour limiter tous les coûts. Mais en fait, les faits sont là : nous sommes bien gouvernés par les marcheurs, ceux là qui n’avaient jamais fait rien d’autre que de s’occuper de leur nombril et de leur petite affaire, et qui se sont retrouvés à devoir réfléchir au bien commun, truc qu’ils ont toujours confondu avec leur nombril... justement. Macron, quand il se balade en France, il ne rencontre que des gens qui lui expliquent qu’il ne faut pas confiner, il ne faut pas confiner. Ils sont des millions à être persuadés qu’il ne faut pas confiner. Qu’il n’y a pas de seconde vague. Que le virus est un complot islamo-gauchiste, comme ils disent sur FB et à la télé.

      Il se peut donc qu’il y ait un confinement. Mais il se peut aussi que l’on continue à coup de demi-mesures et que ce jour, la réception des différents partis, ce soit pour valider cette façon de procéder. Comme il n’y a que l’"extrême"-gauche pour avoir le point de vue du confinement, ça semble plié. A suivre...

    • Ce qui saute aux yeux est que depuis fin août, l’épidémie est sur une dynamique exponentielle. Avec un taux de croissance stable, voire légèrement croissant.

      Par ailleurs, le temps de réponse du système est long : les modifications de comportement éventuellement (!) induites par les «  mesures  » se font progressivement. Sans compter que les indicateurs dont nous disposons sont en retard sur la dynamique de la propagation (nouveaux cas de cinq à dix jours, hospitalisations d’une à deux semaines, décès de trois semaines à un mois).

      Avec le recul, si on compare au printemps, le passage à une propagation moins explosive est clairement dû à la quasi disparition des grands événements publics, mais la constance de la pente actuelle montre que subsistent les événements propagateurs bien identifiés maintenant : fêtes privées, écoles, … ainsi qu’un certain laxisme dans les mesures de précaution autour d’éventuels cas contact.

      La pente constante (et, je me répète, légèrement croissante) prouve également que nous sommes encore très loin d’une éventuelle immunité collective. En effet, les exponentielles ne montent pas jusqu’au ciel – on passe sur un modèle logistique bien avant de l’atteindre… Aussi, nos «  experts  » en modélisation, avant de parler de «  plateau  », pourraient commencer par guetter une éventuelle inflexion de la croissance.

      On est loin d’en être là…

    • Ceci dit, nous suivons fidèlement la trajectoire que redoutait l’experte épidémiologiste il y a 2 mois, je crois, qui expliquait que c’est quand il n’y a que peu de morts qu’il faut agir sans faiblir devant le côté «  rassurant  » de ce faible nombre. Une fois que c’est lancé, c’est trop tard.

      Désolé, je ne retrouve plus le lien, ça devient difficile à trouver vu l’abondance d’entrées avec les mots clés que j’utilise.

    • Un gars qui se découvre marcheur sans l’admettre :

      J’ai regardé le graphique des décès. Dans la norme des décès liés aux affection respiratoires et à la saisonnalité. Enfin, on rappellera l’âgé médian de 81 ou 82 ans avec tous les facteurs de comorbidité habituels.

      La grippe se fait juste voler la vedette par le méchant rhume.

      D’un point de vue anti-métaphorique, la covid n’existe pas car elle est avant tout une psychose¹.

      Bonne journée dans la peur :)

  • A l’approche de la trêve hivernale, les expulsions de bidonvilles s’accélèrent
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/10/26/a-l-approche-de-la-treve-hivernale-les-expulsions-de-bidonvilles-s-acceleren

    Ce que l’on voit d’abord, c’est la boue. Une boue terne et visqueuse dans laquelle les pieds s’enfoncent et que des morceaux épars de carton ou de moquette épongent vainement, le long du chemin qui marque l’entrée du bidonville.Ici, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), dissimulées sur un terrain vague entre le vélodrome municipal et le bâtiment des Archives nationales de Pierrefite, environ quatre cents personnes, Roms de Roumanie, vivotaient depuis deux ans jusqu’à leur expulsion, jeudi 22 octobre. Quelque quatre-vingts baraquements avaient été construits avec des matériaux de récupération, souvent des lattes de palettes et des planches de bois aggloméré, clouées entre elles. Au fil du temps, une décharge à ciel ouvert s’était constituée en limite de terrain où, parfois contre rétribution financière, des artisans déversaient leurs gravats et autres encombrants.
    Quelques jours avant l’opération d’évacuation, menée par la préfecture, les familles faisaient part de leur inquiétude. « Où je vais aller avec mes enfants ? On va faire comment avec la pandémie et le froid ? Ici, j’ai ma caravane », expliquait Ana (le prénom a été modifié), une Roumaine de 36 ans, arrivée en France il y a dix ans. « Si on se retrouve à la rue, les gens vont croire qu’on propage le Covid », ajoutait son mari, en France depuis vingt ans.
    Le couple a cinq enfants, tous nés sur le territoire. Lorsque nous les rencontrons, à l’occasion d’une maraude sanitaire de Médecins du monde (MDM), ils font état de difficultés à scolariser les plus jeunes qui, entre les changements de lieu de vie au gré des expulsions et le confinement, n’ont pas mis un pied à l’école depuis près d’un an. Ana a eu beau se présenter aux services de la ville avec une lettre de MDM attestant qu’elle vit dans la commune, celle-ci aurait refusé de scolariser ses enfants, en violation manifeste de la loi. Dans une autre baraque, un peu plus loin, une dame fait état des mêmes difficultés.
    « Avec le démantèlement, les familles devront tout recommencer, la domiciliation, la scolarisation, le suivi médical… », regrette Adeline Grippon, « coordinatrice banlieues » pour MDM. Alertée de l’imminence d’une expulsion, la majorité des habitants du bidonville avaient déguerpi jeudi matin, partis vraisemblablement vers d’autres lieux de squat. « Il restait une trentaine de personnes à qui la préfecture a dit qu’elle enverrait des SMS s’il y a de la place au 115 », rapporte Manon Fillonneau, déléguée générale du Collectif national Droits de l’homme (CNDH) Romeurope. Depuis plusieurs semaines, les démantèlements de bidonvilles connaissent une accélération importante, alors que le confinement, puis la prolongation, jusqu’au 10 juillet, de la trêve hivernale leur avaient porté un coup d’arrêt. « Avant la prochaine trêve hivernale [qui entre en vigueur le 1er novembre], les mairies et les préfectures veulent faire le ménage », remarque Mme Grippon.
    D’après les données compilées par l’observatoire interassociatif des expulsions collectives des lieux de vie informels – et sans comptabiliser celles des campements de migrants du littoral du Pas-de-Calais et du Nord –, il y a eu vingt et une expulsions en juillet, dix-sept en août, onze en septembre et dix-neuf depuis le début du mois d’octobre. Pour cette dernière période, cela représente plus de 2 400 personnes délogées, des Moldaves, des Roumains, des Bulgares, des Albanais, des Soudanais, des Guinéens, des Ukrainiens, des Tchadiens… Une politique qui suscite d’autant plus la critique qu’elle intervient en pleine crise sanitaire. « Pendant le confinement, il y a eu des mesures spécifiques avec le prolongement de la trêve hivernale ou l’installation de points d’eau dans les bidonvilles, rappelle Mme Grippon. Là, on a l’impression qu’on est revenu aux pratiques d’avant le Covid, alors que le Covid est bien là. » « Dans le contexte sanitaire actuel, c’est totalement irresponsable de mener des expulsions sans solution d’hébergement stable », renchérit Mme Fillonneau.

    #Covid-19#migrant#migration#france#expulsion#camp#bidonville#sante#vulnerabilite#confinement#logement#mesuresanitaire

  • Plus de données de qualité pour vaincre la Covid-19 et atteindre les Objectifs de développement durable | ONU Info
    https://news.un.org/fr/story/2020/10/1080192

    Plus de 5 000 experts sur les données provenant de plus de 100 pays devraient participer à ce Forum de trois jours, où ils s’efforceront d’identifier des solutions innovantes pour des données de meilleure qualité, intensifier la coopération en matière de données pour le développement durable et renouveler l’appel urgent en faveur d’un financement plus important et de meilleure qualité pour les données. Les participants, issus des gouvernements, du secteur privé, de la société civile, de la communauté géospatiale, des agences internationales, des organismes donateurs et philanthropiques, des universités et des organismes professionnels, ainsi que des médias, discuteront des moyens d’améliorer l’utilisation des données pour l’élaboration des politiques et le développement des mesures d’intervention face à la Covid-19. Ils identifieront également des stratégies pour protéger la vie privée et la confiance dans les données, ainsi que des solutions pour améliorer la disponibilité des données et réaliser les 17 Objectifs de développement durable (ODD

    #Covid-19#migrant#migration#sante#donnee#odd#developpement#politiquesante#politiquemigratoire#systemestatistique

  • Beirut’s migrant workers persist in the shadow of the blast | Gallery | Al Jazeera
    https://www.aljazeera.com/gallery/2020/10/14/in-pictures-beiruts-migrant-workers-persist-in-the-shadow-of-th

    The twin explosions in the Port of Beirut on August 4 exacerbated Lebanon’s deepening economic crisis, stranding thousands of destitute migrant workers without work and no clear route home. The International Organization for Migration (IOM) estimates 24,500 migrants lost their jobs, homes or were directly affected in other ways by the Beirut blasts.
    Lebanon’s 400,000 migrant workers hail from Ethiopia, the Philippines, Kenya, Sierra Leone, and Bangladesh, among other countries. They have taken great risks to work in Lebanon with hopes of earning US dollars and supporting their families back home. Many came to Lebanon through the kafala system, a sponsorship-based employment scheme used by many countries in the Middle East that allows one to work while their employer doubles as their sponsor, handling their visa and legal status. While the system is intended to open jobs to migrants, it also exposes them to exploitation by placing great power in the hands of employers, many of whom confiscate their employees’ passports, making it extremely difficult to leave.
    The economic crisis has now further destabilised the lives of many. The Lebanese pound has devalued by 80 percent since October 2019, leaving employers unable to pay wages and pushing migrant workers into debt, unable to pay for rent, food or other basic services, let alone send money to their families back home.The rising number of evictions has forced many migrants to sleep in the streets, while others have pooled their money to rent rooms so small it is impossible to maintain physical distancing, creating potential breeding grounds for the spread of COVID-19.
    Humanitarian agencies now worry the lack of sustainable employment and safe shelter will expose even more people to trafficking or abuse by their employers, forms of exploitation that already plagued the country’s migrant workers before the deadly blast.

    #Covid-19#migrant#migration#liban#travailleurmigrant#crise#moyenorient#kafala#humanitaire#vulnerabilite#economie#sante

  • Hong Kong records eight new cases of Covid-19, as government adviser calls for Spain, Italy to be added to high-risk list | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/news/hong-kong/health-environment/article/3107085/hong-kong-records-eight-new-cases-covid-19

    Spain and Italy should be added to Hong Kong’s list of high-risk countries for Covid-19, a top medical expert said, as the city recorded eight new coronavirus cases on Monday – all of them imported.

    #Covid-19#migrant#migration#singapour#sante#casimporte

  • Fourteen Days in Limbo: What Happens to Returning Migrant Workers During The COVID-19 Crisis | The Storyteller
    https://storyteller.iom.int/stories/fourteen-days-limbo-what-happens-returning-migrant-workers-during-c

    In late April, information still had not reached the “brousse” where the goldminers were staying, so they knew little of the COVID-19 pandemic that had taken the world by storm. It was only when they reached Ouagadougou that they were briefed about the global health crisis and what it entailed for them to travel back home.Initially, Boubacar didn’t fully understand the reason he needed to stay on the site for two weeks. He says he needs to go home and cultivate the land – if not, it will be too late by the time he gets back. Similarly, Mustafa and his friends all had the chance to talk to their families who are impatiently waiting for them to get back home and start working the land.“All we want to do is to go home and work,” they echo.

    #Covid-19#migrant#migration#afrique#mali#niger#burkina#crise#sante#personnedeplacee#economie#pandemie

  • Covid-19 : jugeant la situation « critique », le conseil scientifique recommande de durcir les restrictions
    https://www.lemonde.fr/sante/article/2020/10/26/jugeant-la-situation-critique-le-conseil-scientifique-recommande-de-durcir-l

    On avait prévu qu’il y aurait cette deuxième vague, mais nous sommes nous-mêmes surpris par la brutalité de ce qui est en train de se passer depuis dix jours », a déclaré le professeur Delfraissy sur RTL. « La deuxième vague va probablement être plus forte que la première », a-t-il craint, en relevant que « beaucoup de nos concitoyens n’ont pas encore pris conscience de ce qui nous attend ». Il a estimé que le chiffre réel des cas devait être « autour de 100 000 par jour », alors que les cas confirmés ont atteint ces derniers jours des chiffres inédits, dépassant dimanche la barre des 50 000 en vingt-quatre heures pour la première fois depuis le début des tests à grande échelle.
    Selon lui, il y a « deux hypothèses » pour tenter de juguler cette deuxième vague. La première est d’« aller vers un couvre-feu plus massif, à la fois dans ses horaires, dans son étendue au niveau du territoire national, et qui puisse également être mis en place le week-end ». Après « dix à quinze jours (…), on pourrait regarder la courbe des nouvelles contaminations (…), et si on n’est pas dans la bonne direction aller vers le confinement ». La deuxième hypothèse est d’« aller directement vers un confinement, moins dur que celui du mois de mars, qui permette à la fois le travail, qui évidemment s’accentuerait en termes de télétravail, qui permettrait probablement de conserver une activité scolaire et qui permettrait aussi de conserver un certain nombre d’activités économiques, qui pourrait être de plus courte de durée et qui serait suivi de conditions de déconfinement très particulières, puisqu’on déconfinerait en passant par un couvre-feu ».
    « Plus on prendra des mesures rapidement, plus [elles] auront une certaine forme d’efficacité », a-t-il insisté, tout en soulignant que le conseil scientifique, chargé d’éclairer les choix de l’exécutif, « ne préconise rien ». « Nous mettons sur la table les deux grandes stratégies qui sont possibles », a-t-il relevé, ajoutant qu’il s’agit de « décisions éminemment politiques ».
    « Cette vague, elle est en train d’envahir l’Europe (…), elle va durer plusieurs semaines, voire un ou deux mois », a-t-il poursuivi, tout en refusant de se prononcer sur la situation lors des fêtes de fin d’année : « On verra pour les vacances de Noël. »

    #Covid-19#migrant#migration#france#confinement#deuxiemevague#sante#retsrictionsanitaire

    • « On n’a plus le choix »

      « Le virus est tellement présent parmi nous que, là, je pense qu’aujourd’hui on n’a plus le choix, il faudrait reconfiner » , a également déclaré Eric Caumes, chef du service infectiologie de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, sur Franceinfo.

      « On a perdu le contrôle de l’épidémie il y a quelques semaines déjà , affirme le médecin. Le premier ministre l’a reconnu, le ministre de la santé aussi » . Si la situation continue de s’aggraver pendant quelques jours, « c’est tenable. S’ils estiment qu’elle va s’aggraver pendant deux semaines, ce n’est pas entendable, pas tenable et, dans ce cas, il faudra en tirer les conséquences le plus vite possible » . Lui voit dans le couvre-feu « un pari risqué » . « Sur le plan épidémiologique, ce n’est pas une méthode dont on connaît l’efficacité. » Il faudra attendre encore dix à quinze jours pour savoir, selon lui.

      « Le temps n’est plus aux demi-mesures. » Dans un communiqué publié ce vendredi, l’Union régionale des professionnels de santé libéraux (UPRS) d’Auvergne-Rhône-Alpes estime de son côté que les « demi-mesures du couvre-feu actuel font penser à la drôle de guerre de 1939-1940 » . Elle appelle, dans les heures qui viennent, à imposer le couvre-feu dès 19 heures et à instaurer un confinement le week-end, dernier rempart avant un confinement généralisé de la population. « On est dans une situation de guerre » , argumente auprès de France Inter le docteur Pierre-Jean Ternamian, médecin radiologue à Lyon et président de l’URPS. « Avec plus de 40 000 nouveaux cas par jour, si on prend un taux de mortalité à 0,5 %, cela veut dire qu’au bout de trois semaines on aura 200 morts par jour. »

      La crainte d’un « écroulement de l’économie »

      Alors que les demandes de la part de médecins et d’élus pour reconfiner se multiplient, le président du #Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, a estimé qu’un reconfinement total ne provoquerait pas seulement une « récession de 10 % » en 2020 mais « un écroulement de l’économie française »
      .
      Interrogé par la radio RMC, il a expliqué que l’économie se portait bien en mars lors du premier confinement, donc « les entreprises ont résisté au choc » . « Mais là les organismes sont affaiblis » , a-t-il estimé. « Si on reconfine totalement comme en mars, on va vers un écroulement de l’économie française, on risque de ne pas s’en remettre » , a-t-il insisté, avant de nuancer : « Les marchés ont une capacité de rebond incroyable, mais on va aller dans quelque chose de très très dur. »

      Dominique Costagliola, épidémiologiste, le 27 octobre 2020 :

      #crise_sanitaire #couvre-feu #entreprises #économie

    • Alors autant on prépare visiblement l’opinion à ce second confinement, autant je trouve qu’on entretient l’illusion d’un confinement « light », de courte durée, partiel… La « deuxième hypothèse » du conseil scientifique, on est tout de même dans le rêve :

      La deuxième hypothèse est d’« aller directement vers un confinement, moins dur que celui du mois de mars, qui permette à la fois le travail, qui évidemment s’accentuerait en termes de télétravail, qui permettrait probablement de conserver une activité scolaire et qui permettrait aussi de conserver un certain nombre d’activités économiques, qui pourrait être de plus courte de durée et qui serait suivi de conditions de déconfinement très particulières, puisqu’on déconfinerait en passant par un couvre-feu ».

      Genre un « confinement » de deux semaines, mais on pourrait aller travailler et aller à l’école, conserver des activités économiques… dont j’ai vraiment du mal à percevoir en quoi ce serait différent du couvre-feu « étendu » de la première hypothèse.

      Sauf que… le gars de l’ARS Paris annonce déjà qu’on arrivera à 100% des réas occupées à la rentrée après la toussaint (c’est-à-dire que c’est plus trop négociable : catastrophe sanitaire et fin de partie immédiate), que la première vague à montré qu’on ne percevait les effets du confinement qu’après 3 bonnes semaines, et que la redescente à des niveaux acceptables est elle-même très lente (en fait : la pente de la remontée depuis le milieu des vacances, c’est la pente symétrique de la lente descente depuis la quatrième semaine du confinement).

      Je vois vraiment ça partout depuis ce week-end : laisser entendre qu’on va vers des « micro »-confinements, courts, localisés, moins violents que le premier…

      Alors que la grosse question qui commence à se poser, c’est déjà : comment sauver les dépenses de Noël… de dans deux mois.

  • Covid-19 : de nouvelles restrictions et des tensions en Italie
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/10/26/covid-19-de-nouvelles-restrictions-et-des-tensions-en-italie_6057394_3234.ht

    Alors que le pays comptait, dimanche, plus de 525 000 cas de contamination et plus de 37 000 morts du Covid-19, le gouvernement Conte se borne, pour l’instant, à recommander fortement aux Italiens de limiter au maximum leur usage des transports en commun, en dehors des situations de nécessité, et à opter le plus possible pour le travail à distance. Les déplacements interrégionaux ne sont pas limités, mais le gouvernement, en affirmant explicitement que cette hypothèse avait été rejetée, a clairement fait savoir que celle-ci avait été envisagé

    #Covid-19#migrant#migration#italie#confinement#deplacement#sante#region

  • From compassion to fortress Europe — the migration crisis in pictures – POLITICO
    https://www.politico.eu/article/from-compassion-to-fortress-europe-the-migration-crisis-in-pictures

    I began photographing the plight of refugees in Greece in 2015, traveling between the islands which are their entry point to Europe. Thousands arrived from war zones in Syria, Iraq and Afghanistan. Others make the long journey from Iran, Pakistan and sub-Saharan Africa; often with nothing more than a backpack and the hope of a new life.Five years ago, places like Moria were just a stopping point, where migrants were screened and fingerprinted. Volunteers and humanitarian workers greeted them with hot tea and blankets to warm them after the treacherous sea journey. On the islands, there was a sense of solidarity and of humanitarianism among the volunteers who stepped in to fill the gap left by governments and institutions.
    Slowly at first, and then more quickly, the rest of Europe started to close up, though — leaving many migrants stuck. Whereas the Greek islands had been a starting point for many, or a stopgap until they could find their way further north, it was now home. Temporary became permanent, as many waited years to have their asylum claims heard.The coronavirus pandemic has exacerbated the situation. Camps in Greece locked down or shut altogether, even after restrictions were lifted elsewhere in the country. The NGO Doctors Without Borders argued that there was no public health justification for measures it described as “toxic” and “blatant discrimination.” Now, it said, a different threat was surging: self-harm, violence, depression and other mental health issues in the camps. Five years on, there are other impacts. Locals, who helped settle refugees, say they are now the forgotten victims. Tourism on Lesvos has collapsed and those who live close to the settlements feel unsafe in their homes. Solidarity has given way to anger. Local people feel their generosity was used against them as an international problem became an acute local one.
    Below is a photographic timeline from the start of the migration crisis in 2015 to the present.

    #Covid-19#migrant#migration#ue#grece#mediterranee#camp#refugie#politiquemigratoire#sante#santementale#frontiere

  • La pandémie de Covid-19 accélère la mondialisation des services
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/10/26/la-pandemie-de-covid-19-accelere-la-mondialisation-des-services_6057341_3234

    « Un boom des délocalisations pourrait bien advenir dans les activités de service, affirme El Mouhoub Mouhoud, professeur d’économie à l’université Paris-Dauphine, y compris pour des tâches élaborées. » Les confinements liés à la pandémie de Covid-19 ont accéléré l’adoption et l’usage des technologies numériques dans de nombreux secteurs d’activité. En France, le nombre de téléconsultations de médecine a été multiplié par plus de 100 entre février et avril 2020. A l’université, les étudiants suivent désormais les cours depuis l’étranger, en visioconférence. « La distance n’est plus un obstacle à la fourniture d’un service », observe M. Mouhoud. A cela s’ajoute un mouvement de sous-traitance commencé il y a plusieurs décennies. « Les services comme la comptabilité, le marketing ont été progressivement externalisés, notamment par les entreprises manufacturières, explique Isabelle Méjean, professeur à l’Ecole polytechnique. Or les services externalisés peuvent être plus facilement délocalisés. »Le numérique est aux services ce que le container fut au transport de marchandises : il décuple le volume des échanges. Dans une étude publiée fin septembre, Western Union prévoit que la valeur du commerce international des services augmentera d’environ un tiers d’ici à 2025. Les plus fortes hausses seront enregistrées dans les secteurs des services aux entreprises (+ 37 %), des technologies de l’information (+ 35 %) et de la finance (+ 32 %). En décembre 2019, l’Organisation mondiale du commerce (OMC) voyait déjà dans les services le « nouveau moteur de la mondialisation ». La valeur des échanges dans ce secteur a augmenté plus rapidement que celle des biens, à un rythme annuel de 5,4 % entre 2005 et 2017. Les services, qui ne pesaient que 9 % du commerce mondial en 1970, représentent désormais 20 %. Contrairement aux marchandises, les services échappent aux droits de douane et aux coûts de transport dans un monde où les tensions protectionnistes sont réapparues.Externalisés et numérisés, les services sont plus facilement échangeables, donc délocalisables. La généralisation du télétravail pendant le confinement pourrait accélérer ce mouvement de délocalisation. Une tâche qui s’effectue à distance peut avoir lieu n’importe où : chez soi comme à l’étranger. Dans son livre intitulé The Globotics Upheaval : Globalization, Robotics and the Future of Work, publié en 2019 (Oxford University Press, non traduit), l’économiste Richard Baldwin prédit même l’émergence d’une nouvelle forme de mondialisation, où des télé-migrants à bas coût remplaceraient les cols blancs qualifiés des pays riches. M. Mouhoud préfère, lui, parler de tâches plutôt que d’emplois : « Les tâches d’exécution, de routine, sont à moins forte valeur ajoutée, et donc plus facilement sous-traitées ailleurs, contrairement aux tâches qui nécessitent de l’interaction. »Selon l’OCDE, 40 % des emplois dans l’industrie sont des emplois de service. Entre 2000 et 2015, la part de ces emplois susceptibles d’être délocalisés est passée de 8 % à 18 %. Si cette mondialisation accentue le risque de suppressions d’emplois, elle élargit aussi les débouchés des pays développés. D’après l’étude de Western Union, la hausse du commerce des services devrait, en effet, bénéficier principalement aux pays développés, parmi lesquels les Etats-Unis, la France, Singapour, l’Allemagne ou encore l’Australie. Dans l’Hexagone, les services en entreprise représentent désormais 20 % de la valeur ajoutée du pays, contre seulement 5 % en 1995. Pour les pays en développement qui n’ont pas bénéficié, comme l’Afrique, des précédentes vagues de mondialisation, le commerce de services représente une chance d’intégration aux chaînes de valeur mondiales. Les entreprises de service offrent plusieurs avantages par rapport aux industries manufacturières : elles réclament généralement moins d’investissements, font travailler davantage de femmes et sont opérationnelles plus rapidement. Encore faut-il que ces pays possèdent une main-d’œuvre qualifiée et une infrastructure numérique. Or la moitié de la population mondiale n’a pas accès à Internet, et seul un habitant sur cinq y a accès dans les pays à bas revenu.
    Article réservé à nos abonnés Lire aussi Délocalisations : des centaines d’emplois menacés partout en France
    Selon les chiffres de l’OMC, la part des pays en développement dans les exportations mondiales de services est passée de 25 % en 2005 à 34,4 % en 2017. Mais cette progression masque une grande hétérogénéité. Les pays à bas revenu ne totalisent que 0,3 % des exportations, alors que cinq pays émergents, tous situés en Asie, en concentrent la moitié. Les services qu’ils exportent, à faible valeur ajoutée, sont les plus susceptibles d’être remplacés par des machines. L’entreprise [24]7.ai, spécialisée dans la gestion de centres d’appels, avec plusieurs milliers d’employés travaillant pour la plupart en Inde et aux Philippines, a désormais recours à l’intelligence artificielle pour les remplacer. « La prochaine frontière de la mondialisation se trouve dans les services, estime Mme Méjean. C’est le secteur le plus protégé, avec de nombreuses barrières non tarifaires, les marges de progression sont donc les plus importantes.

    #Covid-19#migrant#migration#mondialisation#sante#economie#delocalisation#mobilite#immobilite

  • La santé mentale éprouvée par l’épidémie de Covid-19
    https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2020/10/24/la-sante-mentale-eprouvee-par-l-epidemie-de-covid-19_6057201_4355770.html

    Les chercheurs de SpF précisent, dans un bulletin épidémiologique publié le 7 mai, qu’un risque plus élevé d’anxiété était associé : Au fait d’être une femme, un parent d’enfant(s) de 16 ans ou moins, et de déclarer une situation financière difficile. Aux conditions de vie liées à la situation épidémique : télétravailler en période de confinement et avoir un proche malade ou ayant eu des symptômes du Covid-19.Aux connaissances, perceptions et comportements face au Covid-19 : le percevoir comme une maladie grave et se sentir vulnérable face à lui. A l’inverse, avoir une bonne connaissance des modes de transmission de la maladie, respecter le confinement, se sentir capable d’adopter les mesures de protection et avoir confiance dans l’action des pouvoirs publics diminuaient le risque d’anxiété.
    Les données de ce suivi ont aussi montré que les personnes de plus de 50 ans ont été moins sujettes à l’anxiété. Des résultats cohérents avec une étude chinoise publiée en mars 2020 dans le BMJ, qui a montré que les individus de 18 à 30 ans étaient ceux parmi lesquels les scores de détresse psychologique étaient les plus importants. « D’après les auteurs, l’angoisse des jeunes adultes pouvait s’expliquer par leur tendance à chercher activement des informations sur la maladie via les réseaux sociaux. Une autre hypothèse peut être également celle d’un biais d’échantillonnage », écrivent ainsi les chercheurs français.
    La prévalence des états anxieux a diminué de façon significative dès la seconde semaine du confinement, en chutant de cinq points. Mais, contrairement aux apparences, elle n’a pas diminué pour tout le monde, ce qui traduit une aggravation des inégalités sociales et économiques devant l’épidémie. « C’est le cas des personnes déclarant une situation financière difficile, de celles appartenant aux catégories socioprofessionnelles les moins favorisées ou encore de celles vivant en promiscuité dans leur foyer », observent les auteurs.

    #Covid-19#migrant#migration#france#sante#santementale#confinement#vulnerabilité#inegalite#promiscuite#precarité

  • La Cour européenne confirme l’absence de #traitement_médical adéquat pour les demandeurs d’asile sur Samos

    Le 16 octobre 2020, la #Cour_européenne_des_droits_de_l'homme (#CEDH) a ordonné au gouvernement grec de fournir un examen médical et un traitement nécessaires à huit demandeurs d’asile souffrant d’#hépatite_B.

    Pour retrouver le lien vers la décision : https://ihaverights.eu/i-a-and-others-v-greece

    #santé #accès_aux_soins #asile #migrations #réfugiés #Samos #Grèce #traitement_médical #examen_médical #justice

  • Lesbos: A mental health crisis beneath the surface

    A mental health crisis among asylum seekers from the former Moria camp on the Greek island of Lesbos is worsening. In the new ’Kara Tepe’ tent facility, even more young children are receiving psychiatric treatment, including medication, to deal with ongoing trauma.

    Before it burned to the ground, the #Moria camp on the Greek #hotspot island of Lesbos was described as “hell on earth”. The terrible conditions and overcrowding in the migrant camp had led to daily incidents of violence, abuse, and suicide attempts, even among children.

    According to the International Rescue Committee (IRC), which provides mental health support to refugees on Lesbos, between December 2019 and August 2020, more than 40% of migrants they counselled in Moria had suicidal thoughts and a quarter had actually tried to commit suicide.

    On the night of September 8, 2020, the camp was destroyed. For thousands of asylum seekers, the fire was a traumatic experience, yet it allowed them to hope that they would never again have to suffer in such conditions.

    https://gw.infomigrants.net/media/resize/my_image_big/1130883efe8a6cc9f6dc89eb442749cdbf7f827b.jpeg

    However, worse was to come. In the days after the disaster, they would sleep in the streets and face violence and intimidation from anti-migrant groups as well as Greek police, before being moved to a new a tent camp with no showers, no areas insulated against cold and, it turned out, subject to major flooding.
    Mental health worsening

    According to Martha Roussou, senior advocacy officer with the IRC, almost all of the migrants attending counselling on Lesbos say their mental health problems are caused by poor living conditions and long waiting times for their asylum claims to be heard. For those at the new camp, these problems that had reached crisis proportions in Moria have not gone away, instead they have worsened with the loss of hope.

    Greg Kavarnos, a psychologist with the medical charity Doctors Without Borders (MSF) working with asylum seekers on Lesbos, says conditions in the Kara Tepe camp would cause any mentally healthy person to become anxious and depressed. The effect is catastrophic for those seeking his help, who are already deeply traumatized.

    “I have had patients who were incapable of talking when they were brought to me. Or they were so mentally unwell that they couldn’t even go to the toilet by themselves,” says Kavarnos.

    For those who have been incarcerated in the past, the experience of being in the camp, which is heavily policed and surrounded barbed wire, can also trigger memories of traumatic experiences, he adds.

    Some also experience disillusionment and a loss of hope because they have not reached a safe place, according to Kavarnos. “Imagine what it would be like if you’re in a region controlled by the Taliban in Afghanistan, or you’re a political prisoner in the Democratic Republic of Congo, or you’re a victim of the regime in Syria, and you escape this danger expecting to come somewhere where it’s safe and you’ll be treated as a human being. Imagine that instead of having this, you’re treated worse than an animal.”

    https://gw.infomigrants.net/media/resize/my_image_big/37da1e9f2b6d5c6b4ec72d6f7346f8a38bbc4bda.jpeg

    Long-term effects on children

    In the weeks following the Moria fire, almost all of the unaccompanied minors – children traveling without a parent or guardian – were transferred off the island. But many children were also left on Lesbos, as well as the other hotspot islands.

    And according to Kavarnos, these remaining children are among those most at risk of suffering long-term mental health effects.

    “Even though children are resilient and can bounce back from things, they’re at a stage when they’re developing their character and their personality,” he says. “If they have to go through traumatic experiences at this age, these will then shape their personality or their character in the future, leading to long-term problems.”

    Children in the camp are increasingly feeling a sense of resignation. Seeing their parents trapped and unable to make decisions or take action, they become hopeless, according to Kavarnos.

    “If at eight years old a child has already resigned itself, what does that mean when this child becomes 12 years old or 16 years old? If at 8 years old or 10 years old a child has to take psychiatric medication in order for the symptoms to be held at bay, what’s this going to mean later?”

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    In the new Lesbos facility, 17-year-old Nour from Syria tells us that when the Moria camp went up in flames in September, she had asked her mother to leave her there to die.

    Like a growing number of children and young people in the migrant camps, Nour is taking antidepressants.

    “Generally, if a psychiatric problem arises as a result of trauma, if you don’t deal successfully with the trauma, the psychiatric problem then becomes chronic,” Kavarnos explains.

    “So, what are we doing? We’re creating a generation of children that are going to be reliant on psychiatric medication for the rest of their lives.”
    ‘We all have mental problems because of Lesbos’

    Karima, from Afghanistan, is also on antidepressants and has trouble sleeping. Most of her family, including her granddaughters, aged two and three, were in a boat from Turkey that sank in the Aegean. They were rescued and brought to Lesbos. For about two years, they lived in the Moria camp.

    Karima’s son; Rahullah tells us: “It was a very bad situation. ... People died, they drank, they killed each other. We didn’t sleep. So now we have mental problems, all of us, just because of Lesbos.”

    Rahullah’s sister F., the mother of the two little girls, became so unwell that she cut herself, says another of her brothers, a softly-spoken law graduate. F.’s husband was murdered in Afghanistan.

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    Another young asylum seeker in the camp, Ahmad*, is 25. He travelled alone from Afghanistan to Greece. He says that he has twice attempted suicide, and if it hadn’t been for his friends, he would have gone through with it and succeeded in killing himself.
    Removal the only solution

    The IRC’s Martha Roussou says the organization tries to help migrants with counseling and medication, but while some people do improve, “the only durable solution is to remove them from the traumatic space they are living in.”

    Until this happens, she continues, the migrants cannot escape the trauma they have already experienced, “despite the best efforts of psychologists to focus on positivity and hopeful thoughts.”

    According to MSF’S Greg Kavarnos, no matter how much medication or psychotherapy you give a person, “if they’re constantly being traumatized by their experiences, you’re always one step behind.

    “I can’t do anything for the ongoing trauma, the threats of violence, the inability to access simple facilities,” he continues. “I can’t say to the person, ‘it’s okay, things will get better,’ because I don’t know if things will get better for them.”

    *Ahmad is an assumed name

    https://www.infomigrants.net/en/post/28086/lesbos-a-mental-health-crisis-beneath-the-surface
    #santé_mentale #asile #migrations #réfugiés #Lesbos #Grèce

  • Pandémie #Covid-19 : voici comment nous allons droit dans le mur, pour la deuxième fois
    https://www.les-crises.fr/pandemie-covid-19-voici-comment-nous-allons-dans-le-mur

    Comme nous le craignions, la situation devient vraiment très grave. Au vu de la situation, nous vous présenterons ici pour la première fois nos simulations sur l’évolution de la situation en novembre. I. La situation au 26 octobre La situation en France est la pire d’Europe : Nous approchons des 40 000 cas testés positifs […]

    #Santé #Point_Covid #Santé,_Covid-19,_Point_Covid

  • Covid-19 : des systèmes de soins à bout de souffle au service de la finance mondiale

    Des décennies de privatisation et financiarisation des services de santé ont provoqué une catastrophe sanitaire dont le SRAS-CoV-2 n’est que le révélateur. France, USA, UK : décès par milliers, soignants épuisés, gestion calamiteuse. A quand un front commun des soignants et usagers pour exiger un système public de santé réorganisé en fonction, non des dividendes, mais des besoins de la population ?

    Lutte-t-on vraiment contre la pandémie de COVID-19 ? Des systèmes de soins à bout de souffle au service de la finance mondiale

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2020/10/25/covid-19-des-systemes-de-soins-a-bout-de-souffle-au-ser

    #santé

  • « Comment continuer à travailler à l’hôpital en toute sérénité quand on est diagnostiqué positif au Covid ? »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/10/24/comment-continuer-a-travailler-a-l-hopital-en-toute-serenite-quand-on-est-di

    La demande faite au personnel asymptomatique d’être présent, pour pallier le manque d’effectifs et malgré les risques de transmission, remet en cause « tout le discours éthique sur le soin », juge l’anesthésiste-réanimateur Philippe Bizouarn

    Tribune. Dans plusieurs hôpitaux de France, des soignants diagnostiqués positifs au Covid-19, pas ou peu symptomatiques, pourraient continuer de travailler en toute sécurité, parce qu’en se protégeant ils ne pourront pas contaminer les collègues ou les patients dont ils ont la charge. C’est du moins ce que certains responsables médicaux et administratifs répètent, au sein des hôpitaux et à travers les médias.

    Ces responsables se réfèrent à l’avis du Haut Conseil de la santé publique (HCSP) du 23 mai, « relatif à la conduite à tenir pour les professionnels intervenant en établissements de santé et en établissements sociaux et médico-sociaux selon leur statut vis-à-vis du SARS-CoV-2 ». Selon cet avis, la découverte chez un professionnel asymptomatique positif doit conduire à une éviction de sept jours après le test PCR, sauf si ce professionnel est jugé non remplaçable : « La possibilité dégradée d’un maintien en poste avec un renforcement des mesures de précaution et d’hygiène est envisageable afin que la balance bénéfice-risque ne soit pas défavorable. » Les responsables, notamment médicaux, suggérant avec force que les personnels des services de réanimation en particulier peuvent – doivent – venir travailler s’ils se sentent bien, ne semblent pas avoir pris toutes les précautions que le HCSP avait prises en mai. Et de nombreuses voix se sont levées à cette annonce, parmi lesquelles celles des représentants syndicaux, comme au centre hospitalier universitaire de Nantes.

    Harnachés dans des tenues de héros du Covid

    « Tester-tracer-isoler », formule magique, que d’aucuns jugent inefficiente, ou mal appliquée en ce qui concerne la population générale. Les soignants appartiennent-ils à cette population ? Sont-ils des citoyens ordinaires, solidaires des autres membres de la communauté, se protégeant et protégeant ces autres parfois vulnérables en s’isolant ?

    Le maintien au travail des cas positifs peut en effet choquer notre bon sens collectif. Certes, comme l’assurent les chefs, en se harnachant dans des tenues de héros du Covid, en adoptant les gestes barrières, en s’isolant pendant les pauses – en admettant qu’une pause est encore possible en ces lieux de repos souvent si exigus qu’une distance de sécurité avec les collègues n’est jamais possible –, aucun risque n’est couru. C’est du moins ce qui est supposé, en admettant encore une fois que notre connaissance de la transmission de ce virus s’est grandement améliorée.

    Pourtant, comment puis-je, moi, soignant bien ordinaire, qui suis diagnostiqué positif mais déclaré non malade, aller au travail en toute sécurité, en toute sérénité ? Comment mes supérieurs hiérarchiques ne peuvent-ils comprendre mon état d’anxiété à l’approche d’un collègue ou d’un patient vulnérable, malgré toutes les précautions prises ? Comment ne pas admettre qu’un travail de douze heures d’affilée, dans ce service de réanimation, nécessite de prendre un peu de temps, de boire un café ou de manger quelque chose ? Seul alors. Mais l’architecture du lieu le permet-elle ? Et si, en pause, une alarme sonne, un appel à l’aide de mes collègues m’oblige à me rendre auprès du patient dont l’état s’aggrave ? Zut, j’ai oublié de remettre à temps mon masque…

    Le Haut Conseil de la santé publique avait bien insisté en mai : ce n’est qu’au cas où le professionnel de santé, diagnostiqué positif et peu symptomatique, serait jugé irremplaçable qu’il pourrait quand même aller travailler. Au cours de la première vague, des soignants submergés ont dû continuer de soigner. Il manquait sans doute des bras. Hélas, ce pourrait de nouveau être le cas cet automne. Lors des auditions au Sénat, une séance était consacrée aux problèmes éthiques posés par la première vague. Il a été formellement souligné que nous, soignants, avions travaillé en mode dégradé – pas de moyens de protection, insuffisance des effectifs – et en avions, parfois, payé le prix exorbitant de la maladie et de la mort.

    Politiques d’embauche insuffisantes

    Pourquoi alors ne pas dire que les injonctions de rester au travail – sur la base du volontariat, nous précisent les responsables – sont seulement dues au risque de manquer de personnel ? Sont seulement dues à l’impossibilité de remplacer les arrêts maladie ? Les politiques d’embauche restent en effet insuffisantes, comme continuent de le crier les collectifs de défense des hôpitaux, et comme vient de nouveau de l’admettre le Conseil économique social et environnemental. Les personnels continuent de fuir l’hôpital, et il semble que cette affaire de soignants positifs ne redonnera pas confiance à celles et ceux qui déjà veulent quitter la profession d’infirmier, comme l’enquête du Conseil de l’ordre des infirmières vient de le montrer.

    Frédéric Worms, dans une tribune publiée dans Le Monde daté du mercredi 14 octobre, s’est inquiété du caractère non éthique d’une santé publique oublieuse des méthodes de la bioéthique. Si l’éthique minimale du soin n’est pas respectée, en obligeant des soignants à risque à contaminer les autres vulnérables et ses propres collègues travailleurs du soin, alors tous les discours autour du prendre soin ne seront que lettre morte. A moins qu’en ces temps troublés le prendre soin soit mis entre parenthèses.

    Edit
    Covid+ au taff à Nice, à Bourgoin-Jallieu, au Puy-en-Velay et au CHU de Nantes, il y a plus dune semaine https://seenthis.net/messages/880516

    L’enquête #EpiCov constatait que 11% des soignants ont été covid+ lors de la première vague (des pénuries de gants et blouses sont actuellement rapportées).
    Ils majorent aussi le tarif des heures supplémentaires pour #assurer_la_continuité_des_soins

    #covid-19 #hôpital #soignants #arrêts_de_travail #santé

  • Harcèlement sexuel, violences morales : le cauchemar des stages des internes en médecine générale, Soazig Le Nevé
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/10/23/harcelement-sexuel-violences-morales-le-cauchemar-des-stages-des-internes-en

    Deux thèses décrivent la « culture de la violence » qui sévit envers les internes en médecine générale, notamment dans les hôpitaux universitaires.

    Le dénigrement, l’humiliation, le harcèlement et la violence : la souffrance constituerait un passage obligé lors des stages des étudiants en médecine à l’hôpital et, dans une moindre mesure, en cabinet libéral.

    « On a réussi à faire pleurer tous les internes » , s’est ainsi vanté un praticien, selon des propos rapportés par un étudiant que Sara Eudeline et Amélie Jouault ont cité dans leurs thèses sur les violences subies par les étudiantes et étudiants en médecine générale et les facteurs qui en sont à l’origine. Soutenus jeudi 22 octobre à la faculté de médecine de Sorbonne Université, leurs travaux ont reçu une mention très honorable avec félicitations du jury.

    Les deux jeunes médecins, qui ont mené l’enquête auprès de plus de deux mille internes en médecine générale, issus de trente-sept universités, soit près de 20 % de l’effectif, ont souhaité documenter une situation qu’elles avaient elles-mêmes vécue dans des hôpitaux universitaires. Le livre de la médecin Valérie Auslender, Omerta à l’hôpital. Le livre noir des maltraitances faites aux étudiants en santé (Michalon), publié en 2017, les a encouragées à libérer une parole ressentie comme honteuse.

    « La quasi-totalité des étudiants en médecine ont subi des violences, qu’elles soient d’ordre physique, verbal, sexuel, liées à un bizutage ou à un dépassement des horaires de travail , affirme Amélie Jouault. Cela n’a rien d’un problème à la marge. » Les étudiants en médecine seraient même particulièrement vulnérables, plus de la moitié d’entre eux estimant leur état de santé comme moyen ou mauvais, et 31 % ayant déjà eu des idées suicidaires.

    La perversion et la lubricité de certains médecins et personnels soignants ne connaît pas de limite. Comme ce praticien qui, dans la chambre d’un patient, lance à une interne n’ayant pas répondu correctement à sa question : « Tu vois la fenêtre ? Tu l’ouvres et tu sautes. » Ou celui-là, qui s’enquiert auprès de la stagiaire dont il est responsable de comment « [s]a chatte est épilée » , et de « quand on s’organise [une] partouze ? ». Ou encore cet autre qui lâche : « Tu vois cette patiente, elle a eu quatre enfants, mais toi à ton âge je suis sûre que ta chatte est pas comme ça. »

    Parcours quasi sacrificiel

    Sara Eudeline souligne que les internes n’ont pas forcément conscience de ce qu’ils vivent, tant ils ont « intériorisé » la violence : « Ils savent que s’ils en parlent, on leur dira qu’ils sont faibles. » Au cours de leur cursus, 93,6 % des étudiants de l’échantillon ont déclaré avoir subi des violences psychologiques de façon occasionnelle ou répétée, 53 % des violences de nature sexuelle et sexiste, 49,6 % des violences physiques, et près de 20 % un bizutage.

    De ces statistiques jaillit « la culture de la violence intégrée aux études de médecine », analyse Amélie Jouault. Pour faire médecine, il faudrait ainsi accepter un parcours quasi sacrificiel. « Si tu n’en as pas “chié”, tu ne peux pas faire partie de la corporation », résume l’auteure.

    Bloc opératoire, chambre de patient, salle de pause, cabinet du maître de stage en médecine ambulatoire : aucun lieu n’est épargné par le phénomène, mais les débordements sont plus nombreux dans les services où les situations de travail sont dégradées. « Dans un système qui dysfonctionne, l’étudiant est une cible facile, tout en bas de la structure pyramidale qu’est l’hôpital », décrit Amélie Jouault. « Une chirurgienne m’a jeté des ciseaux sur la tête parce que j’ai donné les ciseaux à fil et non [les ciseaux] de dissection lors de l’opération. J’ai eu du sang du patient sur la tête », raconte une interne citée dans la thèse.

    Plus loin, une autre énumère les humiliations répétées qu’elle a subies : « Me faire jeter une compresse de sang dans la figure, me faire menacer de me crever les yeux, me faire taper sur les doigts avec une pince. Le chirurgien m’a littéralement jeté l’utérus dessus une fois celui-ci retiré. »

    Malgré la gravité des faits, le nombre de dépôts de plainte est quasi nul. Car ceux qui harcèlent, agressent ou humilient sont aussi ceux qui évaluent les futurs médecins. « Dans un rapport de stage, l’étudiant ne peut rien dire. Il ne se confie pas. S’ils l’ont fait avec nous, c’est parce que le questionnaire était anonyme », relève Amélie Jouault. De même, alors que les dépassements d’horaires sont légion (68 % des étudiants en ont fait part), seuls 30 % osent les signaler dans leur rapport.

    « Un moment particulier »

    « La culture des médecins doit évoluer de toute urgence, commente Agnès Hartemann, responsable de la cellule « Bien-être et paroles étudiantes » de Sorbonne Université. L’esprit carabin n’est plus du tout d’actualité. » Pour la première fois cette année, à la demande du doyen de la faculté, les chefs de clinique, dont l’une des missions est d’encadrer les étudiants dans leurs stages, seront formés à la pédagogie et bénéficieront d’une séance d’une heure sur la maltraitance et le harcèlement sexuel. Un groupe de travail œuvre également sur la définition d’une procédure précise amenant à des sanctions en cas de violence.

    « Le message de la tolérance zéro est majeur, abonde la docteure Donata Marra, présidente du Centre national d’appui à la qualité de vie des étudiants en santé, qui forme des enseignants et des représentants des internes. Nous vivons un moment particulier où des jeunes nous demandent de diffuser ce qui se passe pour les aider à identifier ce que sont un comportement maltraitant, prédateur ou simplement vraiment maladroit, et comment y faire face. »

    D’après elle, de nombreux enseignants sont désormais prêts à contribuer à faire évoluer les pratiques. « Ils veulent être en mesure de former leurs étudiants à la gestion du stress, à la communication et à la façon de réagir en cas de problème à travers l’empowerment. » Mais la docteure Marra le reconnaît : il reste « beaucoup à faire pour améliorer la bientraitance des étudiants en santé ».

    #travail #santé #médecine #médecins #internes #apprentissage #harcèlement #harcèlement_sexuel #maltraitance

  • Pour absence de test Rt-Pcr négatif à la Covid-19 : Dix-neuf sénégalais en provenance de l’Europe bloqués depuis plusieurs heures à l’AIBD.
    https://www.dakaractu.com/Pour-absence-de-test-Rt-Pcr-negatif-a-la-Covid-19-Dix-neuf-senegalais-en-

    Selon les informations obtenues par Dakaractu, dix-neuf passagers d’un vol de TAP Air Portugal sont actuellement bloqués à l’aéroport International Blaise Diagne de Diass, car ne disposant pas de test à leur arrivée ce jeudi vers 01 heure du matin. Une situation qui met en rogne ces voyageurs. « Depuis 1 h du matin, nous sommes là, laissés à nous même sous prétexte que nous n’avons pas de test », confie l’un d’entre eux à Dakaractu. À l’en croire, le vol de la compagnie TAP avait à son bord plus de cent passagers, mais ils sont les seuls à ne pas pouvoir sortir de l’aéroport. Pour notre interlocuteur, c’est la faute aux autorités sénégalaises s’il a embarqué sans test. Pourtant il est bien écrit sur la circulaire du ministère du tourisme et des Transports aériens que « les compagnies aériennes et leurs agences de ventes agréées, sont tenues d’informer les passagers au moment de l’achat du billet pour les vols à destination d’un aéroport du Sénégal ». La TAP a-t-elle reçu la circulaire ou a-t-elle tout simplement fait fi des nouveaux amendements concernant les certificats de test négatif ?
    Selon un passager bloqué actuellement à l’AIBD, aucun test ne leur été demandé au départ. « Ils m’ont dit que je devais faire ça une fois au Sénégal. Mais depuis hier, on nous fait poireauter dans des conditions exécrables alors que nous avons des obligations qui nous attendent. Je suis venu aux funérailles de mon père. Et je ne suis pas le seul dans ce cas », geint-il. « Si nous avait mis dans de bonnes conditions, on ne trouverait rien à redire mais tel n’est pas le cas. Personne ne semble sensible au calvaire que nous vivons depuis hier », déplore l’une des trois femmes du groupe.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#sante#test#aeroprt#controlesanitaire

  • ‘It’s like they’re waiting for us to die’: why Covid-19 is battering Black Chicagoans | US news | The Guardian
    https://www.theguardian.com/us-news/2020/oct/23/covid-19-battering-black-chicagoans
    https://i.guim.co.uk/img/media/8d0245b3ebc5ce72e1e87416c6b9f253144d615a/0_266_4013_2409/master/4013.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    Phillip Thomas, a Black, 48-year-old Chicagoan, was a “great guy” according to his sister Angela McMiller. He was loved by his family and well-liked by his co-workers at Walmart, where he had worked for nine years.
    “I didn’t know about how many friends he had until he passed away,” said Angela. Thomas, who was diabetic, died from Covid-19 this past March.
    After being sick for two weeks and self-quarantining at the recommendation of his doctor, instead of being given an examination, Phillip was then rushed to the hospital, where he died the next day.
    Naba’a Muhammad, 59, a writer and Chicago South Shore neighborhood resident, with a lung disease, also contracted coronavirus and was hospitalized.But while he was fortunate to access the necessary care, he immediately noted health disparities facing other Black Chicagoans in his community.
    “Here you have [Donald Trump] who’s got a helicopter flying him to a special wing of a hospital for help when Black people can’t even get an Uber to the emergency room or a Covid test,” he said, referring to the president’s world-class care at the Walter Reed national military medical center on the outskirts of Washington DC, after being diagnosed with coronavirus in early October.
    Closed Chicago theater in Chicago in March. Almost 1 billion people were confined to their homes worldwide in March as the global coronavirus death toll topped 12,000 and US states rolled out stay-at-home measures already imposed across swathes of Europe.
    In Chicago, Covid-19 is battering Black communities. Despite only accounting for 30% of the city’s population, Black people make up 60% of Covid cases there and have the highest mortality rate out of any racial or ethnic group. Most Chicago Covid-19 deaths are hyper-concentrated in majority-Black neighborhoods such as Austin on the West Side and Englewood and Auburn Gresham on the South Side.
    “The racial and ethnic gaps we’re seeing of who gets the virus and who dies from it are not a surprise,” said Linda Rae Murray, a Chicago doctor, academic, social justice advocate and former president of the American Public Health Association as well as the former chief medical officer of the Cook county department of public health.“They are a reflection of structural racism that exists in our society and inequities that are baked into our country.”
    Chicago is a hyper-segregated city, blighted by yawning divides across many socio-economic conditions.The coronavirus experiences of Black Chicagoans are so starkly different from residents in whiter, wealthier communities it has observers asking: do conditions in majority African American neighborhoods make being Black, effectively, a pre-existing condition there?Muhammad thinks so: “[It] is very true,” he said, adding: “But that truth demands a response. We can’t simply accept that this is going to happen to us.”Many Black neighborhoods in Chicago, as elsewhere in America, experience higher rates of unemployment and poverty while also being less likely to receive pandemic aid, giving them even less of a safety net than usual in a disease outbreak

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#chicago#sante#inegalite#minorite#race#santepublique#accessante#race