• Health worker disillusionment threatens to hinder Covid recovery | Financial Times
    https://www.ft.com/content/dc7a9684-71e4-4ca9-b50f-415da5b4dad5

    ... the attempt to address under-investment in the French health system has not proved a panacea. “I’d say dissatisfaction at hospitals remains very strong,” Malâtre-Lansac said. “The impression many have is that #France doesn’t value hospitals enough and is always trying to reduce resources.”

    #choix #politique #budget #santé #hôpitaux #hôpital

  • La Thaïlande et la Birmanie séparées par une frontière à l’ambiance surréaliste, entre Covid-19 et coup d’Etat
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/04/16/entre-la-birmanie-et-la-thailande-une-frontiere-en-desherence_6076988_3210.h

    La Thaïlande et la Birmanie séparées par une frontière à l’ambiance surréaliste, entre Covid-19 et coup d’Etat. Coincée entre une troisième vague épidémique et les troubles politiques du voisin birman, la ville désertée de Mae Sot laisse apparaître une zone frontalière en plein délabrement.Tristesse, crasse, pauvreté, laideur : le long de la frontière commune qui court entre Birmanie et Thaïlande, le côté birman dévoile un paysage d’univers postapocalyptique, alternant bidonvilles et lieux de plaisirs ou de sorties désormais abandonnés, comme promis à la ruine et à la décrépitude. Vue de la rive thaïlandaise de la Moei, rivière faisant office de démarcation entre les deux pays, la Birmanie exhibe une série de rangées hideuses de casinos chinois désertés depuis l’irruption de la pandémie et pour lesquels le coup d’Etat militaire du 1er février fut sans doute le coup… de grâce.
    Salles de jeu à l’architecture pompeusement baroque, cafés-restaurants vidés de toute clientèle, bureau des douanes en jachère : le Myanmar (nom officiel de la Birmanie) a tiré le rideau. Devant un point de passage désormais fermé, gardé par une sentinelle solitaire de l’armée thaïlandaise, on distingue, sur la rive d’en face, une maison sur les vitres de laquelle un caractère chinois annonce « animaux sauvages ». La formule fait penser à la vente illicite de pattes d’ours, de pénis de tigre et autres spécialités chinoises, commerce très répandu dans le monde interlope des confins birmans.
    Nous sommes à Mae Sot, ville frontière thaïlandaise, où un pont dit « de l’amitié » enjambe la rivière, filant vers l’Etat karen, en Birmanie. Depuis l’irruption de la pandémie de Covid-19, plus aucun passager ne l’emprunte. Le trafic commercial reste cependant encore autorisé, la plupart du temps. Auparavant, le dynamisme de l’agglomération frontalière était stimulé par l’activité récente de la Birmanie. Les Chinois en profitaient : les bandits de l’empire du Milieu, faisant fructifier leurs juteuses affaires dans le pays d’en face, venaient aussi s’encanailler à Mae Sot, où ils menaient parfois grand train avec filles et vins fins, dans des établissements renommés de la ville.
    Partout, des chiens errants Une marche le long de la Moei, un peu plus au nord de Mae Sot, permet de se faire une idée plus précise de l’état de délabrement des zones frontalières birmanes, l’un des pays les plus pauvres d’Asie. La promenade en béton qui court le long du pays d’en face surplombe parfois directement les faubourgs de la ville birmane de Myawaddy : des masures croulantes y forment un bidonville baignant dans la sauce de sa misère.
    Un petit groupe de jeunes en longyi, le long pagne birman, échange sous nos yeux ce qui ressemble fort à du yaba, la « drogue qui rend fou », mélange de méthamphétamines et de café. Un homme au visage blanchi par la poudre de tanaka, cosmétique local que toutes les femmes utilisent, sort de sa baraque, regardant, non sans agressivité, le promeneur étranger. Un autre, crâne dégarni, vêtu de loques, picore des ordures qu’il enfourne dans un sac de toile. Partout, des chiens errants : des chiens jaunes, des chiens noirs, des chiens galeux, des chiens bâillant, des chiens déféquant, des chiens, encore des chiens. Des deux côtés de la rivière errent ces êtres mélancoliques grattant leurs corps pouilleux.
    Le calme inhabituel qui règne de part et d’autre de la frontière n’est pas seulement dû à la situation provoquée par le coup d’Etat, alors que plus de 700 personnes ont désormais été massacrées par l’armée des putschistes : c’est semaine de vacances en cette mi-avril, la période de la « fête de l’eau » (« songkran », en thaï, « shingyan » en birman) qui, dans toute la région, marque l’équivalent local du printemps et du « renouveau », période précédant les pluies attendues de la mousson.Normalement, la tradition consiste à se balancer, pour rire, de l’eau à la figure, dans le cadre de ce qui est devenu, ces dernières années, l’expression débridée, et parfois d’un délirant excès, de masses exaltées par l’arrivée prochaine des pluies. Plus rien de tout cela : la Thaïlande est, depuis la semaine dernière, sous le coup d’une troisième vague de Covid-19. Jusqu’à présent, le royaume avait géré avec efficacité la circulation du virus. Mais avec l’arrivée du variant anglais sur les terres siamoises, la période de la relative insouciance d’une population qui avait su suivre scrupuleusement l’adoption des gestes barrières est peut-être terminée.
    En ce 13 avril, ce qui devait être un jour de fête dans tout le pays ressemble à un jour de deuil. A Mae Sot comme ailleurs, la circulation automobile est quasi inexistante, presque tous les commerçants ont fermé boutique. Nulle musique, nul jet d’eau ne viennent troubler cette atmosphère de veille mortuaire.Côté birman, l’ambiance est à peu près la même. Si ce n’est, tout près d’un point de passage marqué par une simple barrière métallique, la présence d’une bande de jeunes se trémoussant sur une musique techno. Curieusement, pas un soldat, pas un policier à l’horizon birman. Etrange, quand même, pour ce pays redevenu l’un des plus tyranniques de la planète, l’un des plus violents, surtout. Au-delà de cette frontière hérissée de fils de fer barbelés – les Thaïlandais veulent se prémunir de toute « vague » de travailleurs migrants clandestins infectés –, on dirait qu’il n’y a plus que des chiens, ces mornes gardiens d’un monde crépusculaire.

    #Covid-19#migrant#migration#thailande#birmanie#sante#frontiere#travailleurmigrant#contamination#clandestin#circulation#politique

  • Covid-19 en France : « La troisième vague est loin d’être terminée », prévient Jean Castex
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/16/covid-19-la-martinique-a-nouveau-confinee_6077012_3244.html

    La surmortalité deux fois plus élevée chez les étrangers en France, en 2020
    Les personnes nées à l’étranger ont connu en 2020 une surmortalité deux fois plus élevée que celles nées en France, accentuée par une très forte hausse des décès chez les ressortissants africains, pendant la première vague de la pandémie de Covid-19, selon les chiffres de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) publiées vendredi. Ainsi, si les décès ont augmenté en général de 9 % en 2020 par rapport à l’année précédente en France, ceux concernant les personnes étrangères ont bondi de 17 %.
    L’étude « ne permet pas d’expliquer la différence de surmortalité » entre ces deux populations, mais elle relève que l’écart s’est surtout creusé en mars et avril 2020, lorsque la situation épidémique a conduit au premier confinement. Sur ces deux mois, « toutes causes confondues, les décès de personnes nées à l’étranger ont augmenté de 49 % » par rapport à la même période de 2019, contre 23 % chez celles nées en France. Le ratio de la surmortalité des étrangers « est plus modéré pour la deuxième vague (1,7 contre 2,1), même s’il demeure élevé », écrit encore l’organe de statistique.

    #Covid-19#migrant#migration#france#sante#surmortalité#inegalite#etranger#miniorite#afrique

  • Le #néolibéralisme est-il mauvais pour la #santé ?
    https://theconversation.com/le-neoliberalisme-est-il-mauvais-pour-la-sante-153493

    Le néolibéralisme favorise et valorise l’individualisme et impacte donc la santé à travers deux mécanismes connexes, nous expliquent les auteurs. Le premier est le fait de considérer l’individu comme un entrepreneur en compétition avec les autres, qui doit assurer seul son développement personnel. La responsabilité du succès repose sur les seules épaules de l’individu isolé ; cela rompt les chaînes de solidarité, réduit le bien-être, accroît les sentiments d’insécurité, d’anxiété, de stress et de dépression.

    En outre, le néolibéralisme éloigne les individus de la vie du groupe et de ses effets curatifs potentiels. En effet, le fait d’appartenir à un ou plusieurs groupes, d’être soutenu par eux, et le fait de posséder un sens aigu de l’identité sociale sont la base de ressources sociales et psychologiques aidant à améliorer la santé.

  • Vaccin contre le Covid-19 : « L’opération Warp Speed, un succès américain »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/04/16/vaccin-contre-le-covid-19-l-operation-warp-speed-un-succes-americain_6077029

    « Warp Speed », que l’on pourrait traduire par « vitesse de l’éclair », est une expression tirée de l’imaginaire de la science-fiction : c’est la vitesse permettant de passer d’un espace-temps à un autre, en faisant fi, science-fiction oblige, des règles connues de la physique qui interdisent de voyager plus vite que la lumière. Tout est dit dans cette appellation. Urgence, urgence absolue. Oublier les contraintes, se bouger. Pragmatisme et vitesse.
    Trois idées-clés ont été mobilisées dans cette opération hors norme.
    Partir d’un large portefeuille de pistes de solution, d’où qu’elles viennent ; et les mener toutes de front en mettant le paquet – 11 milliards de dollars (environ 9,20 milliards d’euros) –, en pariant sur plusieurs chevaux. Il en sortira bien des gagnants, le plus vite sera le mieux.
    Certains grands industriels de la pharmacie n’ont pas d’expérience sur les vaccins ? Peu importe ! Qu’ils tentent leur chance, on les soutient aussi ! Il faut acheter une technologie étrangère ? Peu importe, on se la procure tout de suite. Pfizer n’est pas leader dans les vaccins, BioNTech est une start-up allemande, qui plus est fondée par deux biologistes turcs immigrés ? Et alors ? On les finance aussi ! (Pzifer refusera les financements, mais pas une précommande de 300 millions de doses). Moderna est une start-up américaine dirigée par un Français, et alors ? Peu importe qu’il y ait des échecs, y compris de Sanofi et de GlaxoSmithKline, pourtant eux aussi financés, si d’autres sortent un ou deux vaccins très vite.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#sante#recherche#innovation#entreprise#immigrant

  • Covid-19 : des renforts sporadiques de soignants pour faire face à la troisième vague
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/16/covid-19-des-renforts-sporadiques-de-soignants-pour-faire-face-a-la-troisiem

    Quand elle est venue en mars 2020 en renfort à l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches, au début de l’épidémie de Covid-19, Eugénie Fadon allait « dans l’inconnu, du lieu, de l’équipe, de la maladie ». Un an après, cette infirmière d’Hendaye (Pyrénées-Atlantiques) rentre tout juste d’un deuxième séjour dans l’établissement des Hauts-de-Seine. Cette fois, elle se dit marquée par la « souffrance psychologique des soignants. Il y a un gros manque d’effectifs, une fatigue physique et morale du personnel impressionnante, décrit la soignante de 43 ans, qui a du coup décidé de prolonger d’une semaine sa mission dans le service de réanimation. Ils ne voient pas le bout du tunnel. Nous, au Pays basque, on est épargnés… »
    L’hôpital marin d’Hendaye où elle travaille, ne compte, à ce jour, aucun patient atteint du Covid-19. La coopération entre l’établissement basque, qui dépend de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), et la région francilienne s’est nouée à la faveur de la première vague, avec la venue d’une quinzaine d’infirmiers d’Hendaye à Garches. Et à l’automne 2020, ils sont allés prêter main-forte à l’hôpital Bicêtre, au Kremin-Bicêtre (Val-de-Marne). Pour cette troisième vague, une dizaine d’aide-soignants et d’infirmiers ont rejoint l’établissement de Garches et celui de Clamart (Antoine-Béclère), dans les Hauts-de-Seine. La semaine du 19 avril, quatre autres se rendront à Bicêtre. (...)
    Depuis le 1er mars, précise l’AP-HP, 243 soignants (hors intérimaires) sont venus en soutien de ses établissements, dont près d’un tiers d’autres régions. Le dépouillement des uns entraîne le soulagement des autres. En une quinzaine de jours, l’hôpital de Garches a pu augmenter « d’un peu moins d’un tiers ses capacités en réanimation », explique Djillali Annane, chef du service, passant de quinze lits de réanimation lourde, hors soins critiques, à dix-huit lits. Tous ont été occupés en quelques heures.
    Face à une situation où « plus que jamais, les dimanches ressemblent aux lundis et les nuits ressemblent aux jours », l’enjeu, « c’est de pouvoir continuer de disposer au moins du renfort qu’on a actuellement. Idéalement, il faudrait pouvoir ouvrir encore des lits supplémentaires mais il n’y a pas les personnes pour et on ne les aura pas, on voit bien qu’on est au maximum de ce qu’on peut faire », résume Djillali Annane. Selon les jours, son service peut également compter sur l’appui de trois ou quatre étudiantes infirmières anesthésistes, quelques intérimaires ainsi que des infirmières anesthésistes du bloc opératoire dont l’activité a été à nouveau réduite.
    Ces renforts de personnels, le médecin réanimateur les réclamait « pratiquement depuis fin décembre ». Lors de la première vague, la forte disparité entre régions avait permis à de nombreux soignants de territoires peu touchés d’affluer vers ceux sous tension, Ile-de-France et Grand-Est en tête. Depuis, la plus grande homogénéité de l’épidémie rend ce levier plus compliqué à activer.Ces dernières semaines, il a fallu à nouveau se résoudre, d’une part au report des cours des étudiants soignants et, d’autre part, à la déprogrammation des activités opératoires afin de libérer du temps infirmier. Mais aussi des bras parmi les personnels médicaux : cinq médecins anesthésistes de l’hôpital de Garches épaulent ainsi leurs collègues de réanimation sur la permanence de soins, notamment les week-ends. Dans le département voisin de Seine-Saint-Denis, à l’hôpital Avicenne, à Bobigny, le professeur Yves Cohen désespère de voir arriver des médecins pour faire face à l’afflux de patients : « On a demandé des renforts mais pour l’instant on les attend… Et on vient de recevoir un mail pour que nos médecins aillent aider les régions d’outre-mer, c’est un peu absurde », lâche-t-il dans un soupir.Son service de réanimation compte aujourd’hui quarante-deux lits, tous occupés, contre seize en temps normal ; six ont été récemment ouverts en poussant les murs en cardiologie. Même si, depuis dix jours, une dizaine de paramédicaux en provenance d’écoles IADE (infirmiers anesthésistes diplômés d’Etat) et Ibode (infirmiers de blocs opératoires) ont rejoint les effectifs, il faudrait quatre médecins réanimateurs de plus pour ouvrir huit lits supplémentaires.
    « S’il y a des manques en Ile-de-France, qui dispose d’un bassin de population très important et d’une offre de soins énorme, ce n’est pas logique du tout… », pointe François-René Pruvot, président de la commission médicale d’établissement du CHU de Lille.Selon lui, les régions et les départements devraient être autosuffisants. « A l’intérieur d’un département, et c’est d’ailleurs l’autorité des directeurs des agences régionales de santé [ARS], on doit pouvoir redistribuer du personnel qui n’est pas complètement délocalisé de sa géographie », plaide-t-il. Les renforts venus d’autres régions devraient selon lui se cantonner aux situations de crise aiguë, « comme on a connu en première vague, avec une montée épidémique brutale, pour des durées très courtes, à l’image des secours sanitaires dépêchés à l’étranger », poursuit le chirurgien, qui réfute le terme de troisième vague mais parle de « persistance épidémique très haute ».
    Derrière ces problématiques de personnels disponibles, la question centrale qui se pose selon lui est celle des réserves sanitaires opérationnelles : « Tout hôpital devrait-il prévoir une réserve en son sein ? Probablement que les groupements hospitaliers de territoires constitueraient plutôt le bon échelon », avance François-René Pruvot, dont l’établissement n’a pas reçu de renforts venus d’autres départements. (...)Pour affronter la troisième vague, presque 2 500 professionnels, toutes catégories de soins critiques confondues, y étaient réclamés. « Or, pour la semaine du 19 avril, on est sur une base d’environ 500 volontaires pour l’ensemble de la France métropolitaine, indique Catherine Lemorton, responsable de la réserve au sein de l’agence de sécurité sanitaire Santé publique France. Cela ne fait pas sens de saupoudrer un infirmier ou un aide-soignant là-bas, on s’est mis d’accord avec le ministère pour que la réserve se concentre sur toutes les autres régions, pendant que l’ARS essaie de trouver des moyens pour l’Ile-de-France [IDF]. »

    #Covid-19#migrant#migration#france#sante#circulationtherapeutique#personnelmedical#deplacementinterne#systemesante#reservesanitaire

  • Covid-19 : nouveau confinement en Martinique
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/16/covid-19-la-martinique-a-nouveau-confinee_6077012_3244.html

    Les annonces outre-mer ne se ressemblent pas : la Polynésie française va rouvrir ses frontières aux visiteurs américains à partir du 1er mai, mais ne recevra pas de touristes français, tandis que la Martinique va se reconfiner et que la Guyane a renforcé son couvre-feu.Jeudi, Emmanuel Macron a évoqué le calendrier du progressif déconfinement en métropole, lors d’une visioconférence avec plusieurs maires. Il a donné pour horizon « vers la mi-mai », sans plus de précisions. L’hypothèse d’une différenciation territoriale en fonction de la situation sanitaire est aussi étudiée par le gouvernement.
    En Martinique, le préfet, Stanislas Cazelles, a annoncé jeudi 15 avril dans la soirée, lors d’une conférence de presse, que l’île était de nouveau confinée, le nombre de patients Covid-19 n’ayant pas cessé d’augmenter ces dernières semaines.Ce troisième confinement intervient après une première mesure de couvre-feu décrétée fin mars. Le préfet a invoqué la nécessité de « réduire les contacts » pour espérer freiner la propagation du virus, « surtout [celle du] variant anglais, qui est de plus en plus présent et qui fait des ravages ».En Guyane, devant l’intensification de la circulation du virus, la préfecture a renforcé les mesures de couvre-feu dans huit communes, dont Cayenne. Il y sera étendu de samedi 19 heures à lundi 5 heures. « Le variant P1, dit brésilien, représente aujourd’hui plus de 84 % des prélèvements positifs en Guyane », souligne un communiqué.
    La Polynésie française n’est pas confinée mais le couvre-feu y est maintenu de 22 heures à 4 heures. La collectivité rouvrira ses frontières aux visiteurs américains à partir du 1er mai. « Nous avons fait le choix de n’ouvrir à ce stade qu’aux voyageurs en provenance des Etats-Unis et y ayant séjourné plus d’un mois, principalement car la vaccination est désormais ouverte à tous et 3 millions de doses sont administrées chaque jour aux Etats-Unis », a expliqué jeudi le haut-commissaire de la République, Dominique Sorain.
    Les touristes américains devront présenter un résultat négatif de test RT-PCR trois jours avant leur vol, subiront un test antigénique à leur arrivée puis un nouveau test quatre jours après. Chaque visiteur devra aussi présenter une preuve de vaccination ou une sérologie démontrant qu’il dispose d’anticorps. Les passagers non vaccinés et sans preuve sérologique pourront venir en Polynésie mais seront placés dix jours en quarantaine et subiront un quatrième test huit jours après leur arrivée. Ce protocole sanitaire vise à empêcher l’introduction de variants. Vingt cas ont été détectés en Polynésie, tous contrôlés grâce aux tests et à la quarantaine.

    #Covid-19#migrant#migration#france#outremer#polynesie#martinique#guyane#variant#sante#circulation#frontiere#confinement#test

  • #Covid-19 : 100 000 morts et un nouvel échec de Macron. Par Olivier Berruyer
    https://www.les-crises.fr/covid-19-100-000-morts-et-un-nouvel-echec-de-macron-par-olivier-berruyer

    L’optimisme aura été de courte durée, l’épidémie semble en fait se stabiliser à un niveau très élevé Plan du billet : I. Incidence en France 1-1 La situation au niveau national 1-2 Les tests 1-3 L’épidémie « réelle » 1-4 Situation départementale 1-5 Situation par âge II. Hospitalisations en France III. Décès en France IV. Conclusion pour […]

    #Santé #Point_Covid #Santé,_Covid-19,_Point_Covid

    • J’aurais bien plutôt titré : "Une nouvelle réussite de Macron". Il nous a mené exactement là où il avait l’intention de nous mener : à une acceptation de la précarité de la vie, à la façon dont Laurence Parisot nous enseignait la Philosophie, il y a quelques années de cela en psalmodiant à haute voix « La vie, la santé, l’amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ?  ».

      La vie continue, la mort aussi, les conditions de cette vie n’ont pas grande importance, tant que les flux économiques ne sont pas contrariés.

  • How New Mexico Became the State With the Highest Rate of Full Vaccinations - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2021/04/14/us/new-mexico-covid-vaccines.html

    New Mexico, which has one of the highest poverty rates in the U.S., is a vaccination pacesetter thanks to decisive political decisions, homegrown technology and cooperation.More than 57 percent of New Mexico’s adult population has received at least one dose of the vaccine. And nearly 38 percent of adults are fully vaccinated, a higher rate than in any other state.
    ALBUQUERQUE — Despite having one of the highest poverty rates in the country, New Mexico is surging past states with far more resources in the race to achieve herd immunity against the coronavirus.After New Mexico put into motion one of the most efficient vaccine rollouts in the United States, more than 57 percent of its adult population has now received at least one dose of the vaccine, according to the Centers for Disease Control and Prevention. New Hampshire is the only state with a higher vaccination rate. Nearly 38 percent of New Mexico adults are fully vaccinated, more than any other state.
    The feat is providing some relief in a state where Hispanic and Native American residents — groups that have been among the hardest hit by the coronavirus — together account for 60 percent of the population. Going into the pandemic with a dearth of financial resources compared with richer states, and vulnerabilities like having fewer hospital beds per capita than nearly every other state, the authorities in New Mexico saw the vaccine as their most powerful weapon to stave off an even more harrowing crisis.
    Infectious-disease experts attribute New Mexico’s vaccine success to a combination of homegrown technological expertise, cooperation between state and local agencies and a focus by elected officials on combating the virus.Since vaccines began rolling out in December, new cases of the coronavirus in New Mexico have plunged to fewer than 200 a day from nearly 2,000. Deaths have declined to fewer than five a day from an average of more than 35. In the state’s nursing homes and assisted-care facilities, the average number of deaths each day has fallen from 10 to fewer than one.“New Mexico’s foundational health disparities compel us to think differently than some other states with regard to pandemic response,” Ms. Lujan Grisham said in a statement. “I fully believe New Mexico can be the first state to reach herd immunity and be the first to begin operating in the new post-pandemic ‘normal’ the right way, the safe way.”
    Before vaccines began getting administered last year, Ms. Lujan Grisham mobilized the New Mexico National Guard and Civil Air Patrol, whose pandemic-related missions include operating a large vaccine distribution center in Albuquerque and staffing drive-through testing sites. From the start, the authorities have made both the Pfizer and Moderna vaccines available in roughly equal proportions across the state, accounting for a large majority of doses administered so far.

    In devising its vaccine distribution plan many months ago, the health department also turned to Real Time Solutions, a small software company in Albuquerque. While other states adopted piecemeal registration approaches, resulting in chaotic rollouts, Real Time set up a centralized vaccine portal for all residents to sign up for shots.Big challenges persist during a pandemic, including the threat of new variants and disparities in vaccine acceptance in some communities. According to the health department, Hispanics and African-Americans in New Mexico remain less likely to get the vaccine than Anglos, as non-Hispanic whites are known in the state. (...)But Native Americans in New Mexico, who have endured some of the most severe rural outbreaks during the pandemic, are getting the vaccine at close to the same rate as Anglos in the state. In some instances, tribal nations have done such a thorough job of vaccinating their own citizens that they have begun administering doses to people from neighboring communities, providing another boost to New Mexico’s overall vaccination rate.Health experts say somewhere between 70 to 90 percent of people in a society need to be vaccinated to arrive at herd immunity, a situation in which most of a population is immune to an infectious disease, providing indirect protection to those who are not immune. With less than 40 percent of its residents fully vaccinated, New Mexico still has a long road ahead to reach that point.

    #Covid-19#migration#migrant#etatsunis#nouveaumexique#vaccination#sante#inegalite#race#systemesante#communuaute#minorite

  • Paradise cost: high prices and strict rules deflate Palau-Taiwan travel bubble | Taiwan | The Guardian
    http://www.theguardian.com/world/2021/apr/15/palau-taiwan-travel-bubble-high-prices-strict-rules
    https://i.guim.co.uk/img/media/f0501341a2515c045858669c06653b7907a6cc0c/0_212_3911_2346/master/3911.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    Palau-Taiwan Quarantine Free Travel Starts - 01 Apr 2021Mandatory Credit: Photo by Daniel Tsang/SOPA Images/REX/Shutterstock (11840467d) A woman waits to collect specimen samples for the first flight connecting Taiwan to Palau as Taiwan and Palau start a travel bubble scheme exempting visitors to undergo quarantine. The scheme allows Taiwanese people and Palauans to travel to each country without having to quarantine but gatherings and visits to crowded areas are prohibited whilst self management is compulsory for 9 days upon arrival to their home countries. But a COVID test before boarding the aircraft is required. Palau-Taiwan Quarantine Free Travel Starts - 01 Apr 2021It launched with a presidential escort and the promise of rare international travel to a postcard-perfect tropical island, but the Taiwan-Palau travel bubble has deflated after just a couple weeks, with Taiwanese bookings dwindling to single figures.
    Travel agents, consumers and health authorities have blamed the high cost of the tours and the Taiwanese government’s strict rules for returning travellers.The “sterile corridor” of bilateral tourism guaranteed travel between the two archipelagos, which are both otherwise closed to all tourists, on strictly managed, twice-weekly package tours.
    The inaugural flight, packed with nearly 100 passengers including Palauan president Surangel Whipps Jr, boded well, but this week China Airlines announced it had cancelled an upcoming flight from Taipei after just two people booked tickets. The airline told the Guardian it was constantly assessing the situation but it couldn’t guarantee further cancellations.
    Trans-Tasman travel bubble between New Zealand and Australia to start on 19 AprilTo go on the Palau holiday from Taiwan, tourists must make several health declarations, pay for Covid tests, and not have left Taiwan in the last six months. Upon return they had to complete 14 days of “self-health management”, including five “enhanced” management days banned from public transport and spaces. On Wednesday health authorities announced it was dropping the enhanced requirement, and agencies are hoping it’s enough to restore interest.
    One of the six agencies contracted to run the tours, Phoenix travel, told the Guardian they’d had “sporadic” individual bookings and inquiries about future tours, “but the momentum is not as good as expected”.“The fare is higher than normal, plus the cost of two PCR tests, and the inconvenience of health management after returning home are the reasons why most travellers maintain a wait-and-see attitude,” the spokesperson said.Gibsen Lin, marketing manager of Lifetour travel, said they had received many more inquiries for the upcoming summer holiday period from May to July, and that uncertainty about the process had also discouraged early take-up.
    “Many details were not determined at the beginning. They changed the rules of the game … and then gave consumers less time to react in the market,” Lin said.Taiwanese passengers pay between $2,100 and $2,800 plus associated costs for the group tour which runs for fewer than eight days, keeps the tourists away from crowded locations and local people, and doesn’t allow for autonomous activity.
    On Wednesday evening Whipps welcomed the easing and said returnees who didn’t show signs of fever and hadn’t been in the presence of anyone who did, could “go about their daily lives as usual”.Whipps also said costs had also been decreased, but did not detail by how much. He claimed the presence of Tropical Storm Surigae had also affected bookings, but that the two governments were working closely together to improve the bubble.
    He said his office had been “assured” that the next scheduled flight on 21 April would have more passengers. The Guardian has contacted the Taiwan government for confirmation of the changes and comment.Palau has recorded zero cases of Covid, and is on track to have 80% of its population vaccinated by the summer, while about 90% of Taiwan’s 1,062 cases were recently arrived people in quarantine, and there is no community transmission.The travel bubble was hailed as a lifeline for Palau’s tourism industry, which contributes almost half of its GDP, but had been completely stalled by the pandemic. Taiwanese made up the third-largest proportion of tourists in pre-Covid times, behind people from China and Japan.
    “We seek everyone’s support and patience as we continue to address challenges and improve the sterile corridor. Challenges help us improve customer experience and increase demand,” said Whipps.

    #Covid-19#migrant#migration#palau#taiwan#australie#nouvellezelande#sante#bulledevoyage#corridorsterile#circulation#frontiere#tourisme#economie

  • HCR - 120 000 réfugiés accèdent au régime iranien d’assurance-maladie
    https://www.unhcr.org/fr/news/briefing/2021/4/606c2f7ca/120-000-refugies-accedent-regime-iranien-dassurance-maladie.html

    Alors que la pandémie de Covid-19 continue d’affecter les réfugiés et les communautés d’accueil en Iran, le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, assure que 20 000 réfugiés supplémentaires peuvent désormais accéder au régime iranien d’assurance-maladie, ce qui porte à 120 000 le nombre total de réfugiés bénéficiant d’une assurance-maladie dans le pays.
    L’assurance-maladie vise à fournir des soins de santé aux personnes les plus vulnérables qui en ont désespérément besoin, parmi les quelque 800 000 réfugiés afghans accueillis dans le pays selon les estimations du gouvernement iranien.En 2020, le HCR avait couvert les coûts des primes pour environ 100 000 réfugiés vulnérables bénéficiant du régime iranien d’assurance-maladie publique universelle (UPHI). Cependant, la pandémie de Covid-19 et le ralentissement économique actuel en Iran augmentent la vulnérabilité des réfugiés. De ce fait, le HCR a accepté d’augmenter temporairement le nombre de réfugiés couverts dans le cadre de ce programme.Malgré les difficultés, l’Iran a continué d’accorder généreusement aux réfugiés l’accès à l’éducation et aux services de santé. L’Iran est l’un des rares pays au monde à offrir aux réfugiés la possibilité de s’enregistrer auprès de son régime national d’assurance-maladie pour les services de santé publique secondaires et tertiaires essentiels, et ce au même titre que les ressortissants iraniens.Le régime iranien d’assurance-maladie permet aux bénéficiaires de recevoir des traitements et d’être hospitalisés gratuitement dans le contexte de la pandémie de Covid-19. Il subventionne également le coût des opérations chirurgicales, des dialyses, de la radiologie, des tests de laboratoire, des soins ambulatoires, etc.

    #Covid-19#migrant#migration#iran#sante#refugie#education#assurancemaladie#inclusion#santepublique

  • L’OIM et Harvard lancent une étude sur les flux migratoires en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale | Organisation internationale pour les migrations
    https://www.iom.int/fr/news/loim-et-harvard-lancent-une-etude-sur-les-flux-migratoires-en-afrique-de-louest

    Genève - En collaboration avec le Centre François-Xavier Bagnoud pour la santé et les droits de l’homme de l’Université de Harvard, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) lance une étude conjointe intitulée « See migration like water : An Analysis of IOM Flow Monitoring Survey Data on Migration Flows in West and Central Africa ». Le rapport analyse les flux migratoires et les vulnérabilités des migrants lors de leurs périples à l’intérieur et au départ de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique centrale.
    La région de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique centrale offre de nombreux exemples de schémas migratoires dynamiques, notamment une longue histoire de flux migratoires infrarégionaux et interrégionaux divers. La complexité et l’évolution rapide des caractéristiques de la mobilité dans la région, associées à l’émergence de nouveaux défis et risques, comme la COVID-19, aggravent les risques le long des itinéraires migratoires et laissent de nombreux migrants sans protection.
    Le rapport appelle à une compréhension globale et contextualisée des vulnérabilités des migrants à travers les itinéraires migratoires les plus populaires d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale - en examinant les facteurs de risque et de protection aux niveaux individuel, familial, communautaire et structurel.L’étude est fondée sur les données du suivi des flux de la Matrice de suivi des déplacements (DTM) de l’OIM recueillies auprès de plus de 110 000 migrants, à travers 38 points de transit dans 7 pays d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale. En outre, des données qualitatives issues d’entretiens avec des experts menés en 2020 éclairent l’impact de la COVID-19 sur les périples des migrants et leur bien-être.
    Cette étude conjointe s’inscrit dans le cadre d’un effort plus large de l’OIM pour recueillir et diffuser des données empiriques solides sur les dynamiques et les vulnérabilités migratoires afin de soutenir les progrès vers le renforcement de la migration sûre, notamment pour soutenir la mise en œuvre du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières et réaliser les Objectifs et cibles de développement durable (ODD) liés à la migration.

    #Covid-19#migrant#migration#OIM#harvard#recherche#fluxmigratoire#sante#crisesanitaire#afriquedelouest#afriquecentrale#transit#pactemondial#bienetre#vulnerabilite

  • Des migrants éthiopiens rentrent du Yémen avec l’aide de l’OIM après le tragique naufrage de leur bateau | Organisation internationale pour les migrations
    https://www.iom.int/fr/news/des-migrants-ethiopiens-rentrent-du-yemen-avec-laide-de-loim-apres-le-tragique-

    Aden/Addis-Abeba - Cent soixante migrants éthiopiens sont rentrés sains et saufs du Yémen aujourd’hui avec l’aide de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), un jour seulement après qu’un dangereux périple à travers le Golfe d’Aden a coûté la vie à des dizaines de personnes, dont au moins 16 enfants.Plus de 32 000 migrants, principalement originaires d’Éthiopie, sont toujours bloqués au Yémen dans des conditions désastreuses et souvent mortelles.« La situation des migrants bloqués au Yémen est devenue si tragiques que beaucoup d’entre eux pensent qu’ils n’ont pas d’autre choix que de s’en remettre aux passeurs pour rentrer chez eux », a déclaré Jeffrey Labovitz, directeur des opérations d’urgence de l’OIM.
    Au moins 42 personnes de retour du Yémen seraient mortes lundi lorsque leur embarcation a sombré au large de Djibouti. Le mois dernier, au moins 20 personnes s’étaient également noyées sur le même itinéraire selon les survivants. L’OIM estime que, depuis mai 2020, plus de 11 000 migrants sont retournés dans la Corne de l’Afrique lors de dangereuses traversées en bateau, aidés par des passeurs sans scrupules.« Notre programme de retour humanitaire volontaire constitue une bouée de sauvetage pour les personnes bloquées dans un pays qui est aujourd’hui dans sa septième année de conflit et de crise. Nous appelons tous les gouvernements situés le long de l’itinéraire à s’unir et à soutenir nos efforts pour permettre aux migrants de rentrer chez eux en toute sécurité et dans la dignité », a ajouté M. Labovitz.La COVID-19 a eu un impact majeur sur les migrations dans le monde. L’itinéraire de la Corne de l’Afrique vers les pays du Golfe a été particulièrement touché. Des dizaines de milliers de migrants, qui espéraient travailler au Royaume d’Arabie saoudite, se trouvent désormais dans l’impossibilité de terminer leur périple, bloqués à Djibouti, en Somalie et au Yémen.Si la pandémie a également entraîné une diminution du nombre de migrants arrivant au Yémen, passant de 138 000 en 2019 à un peu plus de 37 500 en 2020, les risques auxquels ils sont confrontés continuent d’augmenter. Beaucoup de ces migrants sont bloqués dans des situations précaires, dormant dans la rue sans abri ni accès aux services. Beaucoup d’autres sont en détention ou retenus par des passeurs.« Nous ne trouvons ni travail ni nourriture ici ; le Yémen est un problème pour nous », a déclaré Gamal, un migrant de 22 ans qui est rentré grâce au vol de retour humanitaire volontaire. « Je dormais dans la rue sur des cartons. Je ne mangeais que grâce à la charité des passants et parfois on nous donnait des restes de restaurants. Je n’avais jamais grand-chose à manger »
    Depuis octobre 2020, rien qu’à Aden, l’OIM a enregistré plus de 6 000 migrants qui ont besoin d’aide pour rentrer chez eux en toute sécurité. Le vol d’aujourd’hui à destination d’Addis-Abeba était le deuxième transportant un premier groupe de 1 100 Éthiopiens qui ont été approuvés pour un retour humanitaire volontaire vers l’Éthiopie. Des milliers d’autres migrants irréguliers attendent que leur nationalité soit vérifiée et que des documents de voyage leur soient fournis.Avant le départ du vol, l’OIM a effectué des examens médicaux et de protection pour s’assurer que les migrants de retour sont aptes à voyager et qu’ils consentent volontairement à rentrer. Les personnes ayant des besoins particuliers sont identifiées et reçoivent des conseils et un soutien spécialisés.En Ethiopie, l’OIM soutient les installations de quarantaine contre la COVID-19 gérées par le gouvernement afin d’accueillir les migrants de retour à leur arrivée et leur fournit une aide en espèces, des articles essentiels et un transport ultérieur chez eux. L’Organisation soutient également la recherche des familles pour les enfants migrants non accompagnés.Dans toute la Corne de l’Afrique et au Yémen, l’OIM apporte un soutien vital aux migrants en leur fournissant, entre autres, des soins de santé, de la nourriture et de l’eau.
    Le vol d’aujourd’hui a été financé par le Bureau de la population, des réfugiés et des migrations (PRM) du Département d’Etat américain. L’assistance après l’arrivée à Addis-Abeba est soutenue par l’aide humanitaire de l’UE et le PRM.

    #Covid-19#migrant#migration#yemen#ethiopie#cornedelafrique#sante#retour#rapatriement#OIM#crisesanitaire#quarantaine#test#MNA#refugie

  • Des députés réclament la création d’une commission d’enquête sur les questions migratoires à l’Assemblée nationale
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/04/14/des-deputes-reclament-la-creation-d-une-commission-d-enquete-sur-les-questio

    Des députés réclament la création d’une commission d’enquête sur les questions migratoires à l’Assemblée nationale. La proposition de résolution, lancée par le groupe Libertés et territoires, a pour objectif de remettre au centre du débat une réflexion sur les conditions de vie et d’accueil des migrants en France, qui se sont encore dégradées pendant la crise sanitaire.
    A un an de l’élection présidentielle, l’initiative est présentée comme un travail de fond autant qu’une offensive politique. Mardi 13 avril, lors d’une conférence de presse, le président du groupe parlementaire Libertés et territoires, Bertrand Pancher (Meuse, 1re circonscription) a annoncé avoir demandé la création d’une commission d’enquête sur « les migrations, les déplacements de populations et les conditions de vie et d’accès aux droits des migrants, réfugiés et apatrides en regard des engagements internationaux de la France ». Une proposition de résolution en ce sens a été enregistrée le 6 avril par la conférence des présidents de l’Assemblée nationale. Sa recevabilité sera examinée par la commission des affaires étrangères le 5 mai.
    Le président du groupe Libertés et territoires – qui réunit une quinzaine d’indépendants de différents bords, à la fois d’anciens membres de La République en marche (LRM), des centristes, des radicaux, des nationalistes corses et des écologistes – a fait usage de son « droit de tirage », en vertu duquel chaque groupe d’opposition ou minoritaire peut demander la création d’une commission d’enquête une fois par session ordinaire. Leur constat de départ est le suivant : « La situation des personnes migrantes sur notre territoire est particulièrement désastreuse et elle s’est considérablement dégradée pendant la crise sanitaire », déclare Bertrand Pancher.Le programme envisagé est vaste, allant des conditions d’accueil des migrants en France à l’action des autorités françaises et de l’Union européenne sur les routes migratoires et dans les pays d’origine. « Les migrations et les conditions de vie des migrants renvoient immanquablement au respect du droit (…). Et il y a peu de domaines où le sentiment d’un écart entre les textes et la réalité vécue n’est aussi grand », peut-on lire dans la proposition de résolution. « Quand on voit, à Calais, des migrants qui dorment dans une tente et les pelleteuses qui viennent à 4 heures du matin pour les détruire, on est en droit de s’interroger », plaide Sébastien Nadot (Haute-Garonne, 10e circonscription), le député qui doit présider cette commission d’enquête.En creux, c’est la politique du gouvernement qui est visée. La loi pour une immigration maîtrisée, un droit d’asile effectif et une intégration réussie, votée en 2018, « se voulait équilibrée, on avait tout pesé pour qu’elle le soit, mais il faut que ce soit suivi d’effets derrière », insiste Frédérique Dumas, députée des Hauts-de-Seine (ex-LRM). Si la demande tendant à la création de cette commission d’enquête est déclarée recevable, les travaux débuteraient dès le 11 mai et un rapport sera rendu six mois plus tard. « Des propositions seront faites et s’inscriront dans le débat à la présidentielle », espère Sébastien Nadot.

    #Covid-19#migrant#migration#france#sante#crisesanitaire#politiquemigratoire#immigration#asile#accueil

  • Aires d’accueil — les données
    https://visionscarto.net/aires-d-accueil-les-donnees

    « Où sont les “gens du voyage” ? » — le livre de William Acker publié par les Éditions du Commun est le premier inventaire (critique) des aires d’accueil en France. Les données collectées par l’auteur sont disponibles ci-dessous, sous forme d’une cartographie interactive, et d’un fichier à télécharger.

    Ce n’est pas un hasard si les plus proches riverains de l’usine Lubrizol, partie en fumée toxique fin septembre 2019 à Rouen, étaient les habitant·es de l’aire d’accueil des « gens du voyage » de Petit-Quevilly. Partout en France, les lieux « d’accueil » attribués aux personnes relevant de cette dénomination administrative se trouvent à l’extérieur des villes, loin de tout service, ou dans des zones industrielles à proximité de diverses sources de nuisances. Constatant l’absence de chiffres opposables aux pouvoirs publics sur l’isolement de ces zones et leur rôle dans les inégalités environnementales, William Acker a décidé de les recenser, département par département, dans son livre Où sont les « gens du voyage » ? Inventaire critique des aires d’accueil, Éditions du Commun, 2021 (parution le 16 avril).

    Nous partageons ci-dessous cette base de données, sous forme d’une cartographie interactive, et d’un fichier à télécharger pour que chacun·e puisse faire ses propres analyses. Il est possible que cet inventaire, que nous voulons aussi précis que possible, comporte des erreurs ; n’hésitez pas à nous les signaler, ou d’ailleurs à nous contacter pour toute question. Le fichier sera mis à jour régulièrement à partir des informations nouvelles et de l’évolution de la situation.

    #cartographie #France #relégation #pollution #santé #inégalités_environnementales #voyageurs #datasource

  • New Zealand suspends travel from India after jump in Covid-19 cases | New Zealand | The Guardian
    http://www.theguardian.com/world/2021/apr/08/new-zealand-suspends-travel-from-india-after-jump-in-covid-19-cases
    https://i.guim.co.uk/img/media/45a0ccc2dd20f57e4a37538ccc129c36ae47a651/0_305_4836_2902/master/4836.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    NZ Prime Minister Jacinda Ardern Announces Plans For COVID Travel Bubble With AustraliaWELLINGTON, NEW ZEALAND - APRIL 06: Prime Minister Jacinda Ardern speaks to media during a press conference at Parliament on April 06, 2021 in Wellington, New Zealand. Prime Minister Jacinda Ardern announced that quarantine-free travel between New Zealand and Australia will start on Monday 19 April. The travel bubble will aid economic recovery by safely opening up international travel between the two countries while continuing to pursue a COVID-19 elimination strategy.
    New Zealand has temporarily suspended entry for all travellers from India, including its own citizens, for about two weeks following a high number of positive coronavirus cases arriving from the South Asian country.
    The move comes after New Zealand recorded 23 new positive coronavirus cases at its border on Thursday, of which 17 were from India.
    “We are temporarily suspending entry into New Zealand for travellers from India,” the prime minister, Jacinda Ardern, said in a news conference in Auckland.India is battling a deadly second wave of Covid-19 with daily infections this week passing the peak of the first wave seen last September.
    How New Zealand’s Covid success made it a laboratory for the world
    The suspension will start on 11 April and will be in place until 28 April. During this time the government will look at risk management measures to resume travel.“I want to emphasise that while arrivals of Covid from India has prompted this measure, we are looking at how we manage high risk points of departure generally. This is not a country specific risk assessment,” Ardern said.New Zealand has virtually eliminated the virus within its borders, and has not reported any community transmission locally for about 40 days.But it’s been reviewing its border settings as more people with infections arrive in New Zealand, the majority from India.Ardern said the rolling average of positive cases has been steadily rising and hit 7 cases on Wednesday, the highest since last October.New Zealand on Thursday also reported one new locally infected case in a worker who was employed at a coronavirus managed isolation facility. The 24-year-old was yet to be vaccinated.The travel suspension came just two days after New Zealand announced it would be launching a trans-Tasman travel bubble with Australia on 19 April.

    #Covid-19#migrant#migration#nouvellezelande#inde#sante#frontiere#circulation#vaccination

  • Pfizer profite de la pandémie pour augmenter le prix de son vaccin (et s’en vante) | korii.
    https://korii.slate.fr/biz/vaccin-covid-19-pfizer-profite-pandemie-augmenter-prix-vaccin-bourse-pro

    Initialement négocié à 12 euros la dose en novembre 2020, le #vaccin #Pfizer avait finalement été acheté à 15,50 euros par l’Union européenne. Selon Borissov, la dose devrait nous coûter à l’avenir 19,50 euros.

    La facture finale risque donc d’être salée. « 19,50 euros pour 900 millions (de doses) coûteront près de 18 milliards d’euros à l’UE », calcule-t-il, avertissant les gouvernements européens qu’il leur faudra réviser à la hausse leur budget vaccination.

    Et encore, il ne s’agit peut-être que d’un début, les négociations n’étant pas terminées, souligne le site Business AM. Par comparaison, AstraZeneca s’est engagé à délivrer son vaccin à prix coûtant, soit 1,78 euro la dose, comme l’avait fait fuiter en décembre dernier la secrétaire d’État au Budget belge Eva De Bleeker. Le vaccin de Pfizer va donc revenir 11 fois plus cher que celui de son concurrent anglo-suédois.

    #spéculation #covid19 #santé #big_pharma

  • 2020 : Mood, chiffres et musique
    https://mammouth.shorthandstories.com/2020---mood--chiffres-et-musique/index.html

    Quand les données Spotify jouent avec nos émotions 2020. L’année du confinement. Le summum de la déprime pour certains, un break productif pour d’autres. La procrastination a côtoyé les bonnes résolutions et les envies de changer le monde. Pour moi le confinement a été l’occasion de me réfugier dans ma collection de disques. Enfin, celle qui tient dans le fond de ma poche, merci Spotify. Dans cette période incertaine, certains ont sans doute voulu compenser en écoutant leurs playlists “feel good” en se (...)

    #Spotify #algorithme #biométrie #émotions #reconnaissance #son #COVID-19 #profiling (...)

    ##santé

  • Ministers urged to give UK home-workers a ‘right to disconnect’
    https://www.theguardian.com/society/2021/apr/13/ministers-urged-to-give-uk-home-workers-a-right-to-disconnect

    Addition to employment bill would help people switch off and protect mental health, says union Ministers are being urged to tackle the “dark side” of remote working by giving employees a legal “right to disconnect” to improve their mental health. After a year of disruption caused by the coronavirus pandemic, the union Prospect, which represents specialists such as scientists, engineers and tech workers, wants companies to be legally required to negotiate with staff and agree rules on when (...)

    #GigEconomy #santé #télétravail #travail

    ##santé
    https://i.guim.co.uk/img/media/7f12dce95b46e2ce75acff2f3192aa13ad32e4a3/0_448_6720_4032/master/6720.jpg

  • Microsoft to Buy Artificial Intelligence Provider for $16 Billion
    https://www.nytimes.com/2021/04/12/business/microsoft-nuance-artificial-intelligence.html

    By acquiring a provider of artificial-intelligence software, the tech giant is hoping to bolster its offerings for the fast-growing field of medical computing.

    Microsoft said on Monday that it would buy Nuance Communications, a provider of artificial-intelligence and speech-recognition software, for about $16 billion, as it pushes to expand its health care technology services.

    In acquiring Nuance, whose products include the transcription tool Dragon, Microsoft is hoping to bolster its offerings for the fast-growing field of medical computing. Nuance has an established set of customers as well as a wide array of speech and text data related to health care, which is often a vital part of building new systems.

    Microsoft and Nuance have been working together since 2019, but the acquisition signals that Microsoft has bigger ambitions for Nuance’s technology. Microsoft has been making large investments in industry-specific cloud technology, including health care, finance and retail.

    Microsoft said the acquisition would double the size of the health care market where it competed, to almost $500 billion.

    The deal is Microsoft’s biggest takeover since its 2015 acquisition of LinkedIn for $26.2 billion.

    “Nuance provides the A.I. layer at the health care point of delivery and is a pioneer in the real-world application of enterprise A.I.,” Satya Nadella, Microsoft’s chief executive, said in a statement.

    When Microsoft buys a company, its executives typically believe they can do more with the technology than the company it is buying can, a model that fits the Nuance deal, said Brad Reback, an analyst at the investment bank Stifel. That Nuance has proved itself in health care, with its technical and complex vocabulary, means Microsoft could introduce other types of businesses.

    “Being able to solve that problem makes it that much easier to handle other industries’ terminology,” Mr. Reback said.

    Nuance’s tools are also used mostly in the United States, so selling to a global powerhouse like Microsoft will let the company much more quickly sell internationally. “We saw the opportunity to superscale how we change an industry,” Mark Benjamin, Nuance’s chief executive, said in an interview.

    Microsoft’s profitable business means it has money to spend. It ended 2020 with $132 billion in cash and has been looking for big deals to put that money to use. It announced a deal in September to spend $7.5 billion on ZeniMax Media, the parent company of gaming studios that make major titles like Doom and Quake.

    But other potential acquisitions have not always panned out. Last year, a blockbuster bid to buy TikTok, the viral social network, turned into a political soap opera and fell apart. Microsoft has also looked at buying Discord, a live chat community largely used by gamers, though the status of those talks is unclear.

    Under the terms of the deal, Microsoft will pay $56 a share in cash, up 23 percent from Nuance’s closing price on Friday — a total of about $16 billion. Including assumed debt, the transaction values Nuance at about $19.7 billion.

    Nuance was a pioneer in speech recognition. It led the market in the 1990s and 2000s and provided part of the underlying technology for Siri, the talking digital assistant that made its debut on the Apple iPhone in 2011. Licensing technology to Apple and other companies was a key part of its business.

    Li Deng, who helped lead speech recognition research at Microsoft for nearly two decades, said in an email interview that he urged his bosses to acquire Nuance in 1999 but that Microsoft balked, feeling the price was too high.

    Speech recognition underwent a sea change in 2010, when a team of researchers at a Microsoft research lab outside Seattle built a new kind of speech recognition system using a method called “deep learning.” This method — which was far more effective than earlier technologies — rapidly spread across the industry, with companies like Microsoft, Google and IBM rising to the fore.

    This is the technology that now allows Siri, the Google Assistant and other digital assistants to recognize spoken words with near-human-level accuracy. Companies like Microsoft and Google also sell the technology to other companies through what are called cloud computing services.

    After this shift, Nuance revamped its own business, offering speech recognition and other technologies for specific markets, most notably health care.

    During a conference call with investors, Mr. Benjamin, the Nuance chief executive, who will remain in the role after the acquisition, said that his company’s health care business had grown 37 percent over the past year and that he anticipated additional growth. Microsoft said Nuance technology was used by more than 55 percent of physicians and 75 percent of radiologists in the United States and in 77 percent of hospitals in the country.

    “The deal gives Microsoft access to half a million doctors and some of the largest hospitals around the world,” said Dan Ives, managing director of equity research with Wedbush Securities.

    #voix #reconnaissance #Discord #Microsoft #santé #algorithme #biométrie #BigData

    ##santé

  • HCR - Le HCR renforce son appui au Mexique face à la hausse des demandes d’asile
    https://www.unhcr.org/fr/news/briefing/2021/4/607580e8a/hcr-renforce-appui-mexique-face-hausse-demandes-dasile.html

    Le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, apporte son appui au Mexique pour renforcer et étendre ses procédures d’asile, dans le contexte d’une hausse spectaculaire du nombre de demandeurs d’asile dans le pays.Durant le premier trimestre 2021, la Commission mexicaine d’aide aux réfugiés (COMAR) a enregistré 22 606 nouvelles demandes d’asile, soit une hausse de 31 pour cent par rapport au premier trimestre 2020 et de 77 pour cent en comparaison de la même période en 2019. Au mois de mars 2021, un nombre sans précédent de 9076 demandes d’asile ont été déposées.Cette tendance à la hausse déjà observée avant la pandémie avait débuté en 2014, alors que le pays avait étendu sa capacité en matière de procédures d’asile et d’intégration des réfugiés. Entre 2014 et 2019, le nombre de demandes d’asile enregistrées au Mexique a augmenté de façon spectaculaire de 2137 à 70 302, soit une hausse de plus de 3000 pour cent.
    Cependant, l’année 2020 a été le théâtre d’un ralentissement de cette tendance à la hausse, lorsque les restrictions de mouvement et la fermeture des frontières liées à la lutte contre la pandémie de Covid-19 ont mené à une baisse significative des demandes d’asile. Dès que les pays ont allégé les restrictions, les demandes d’asile au Mexique ont repris leur trajectoire pré-pandémie à la hausse.La majorité des demandes d’asile sont liées aux violences qui affectent des centaines de milliers de personnes dans certaines régions de l’Amérique centrale, notamment les menaces, le recrutement forcé, l’extorsion, les violences sexuelles et les meurtres. C’est aussi une indication des efforts significatifs menés par le Mexique pour assurer la protection des personnes qui ont fui pour sauver leur vie.

    #Covid-19#migrant#migration#mexique#sante#refugie#demandeurdasile#politiquemigratoire#pandemie#violence#protection

  • Pour les sans-abri et dans les hébergements d’urgence, une vaccination contre le Covid-19 lente et compliquée
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/04/13/pour-les-sans-abri-et-dans-les-hebergements-d-urgence-une-vaccination-contre

    Pour les sans-abri et dans les hébergements d’urgence, une vaccination contre le Covid-19 lente et compliquée. Les autorités aimeraient accélérer la cadence avec le vaccin Johnson & Johnson, nécessitant une seule injection. Cependant, l’entreprise américaine a annoncé mardi vouloir retarder le déploiement de son produit en Europe, qui était initialement prévu le 19 avril.Comment la stratégie vaccinale mise en place par le gouvernement prend-elle en compte les personnes les plus éloignées des services de santé ? Comment s’organise plus précisément la prise en charge des personnes sans domicile fixe, celles vivant dans des centres d’hébergement d’urgence ou dans des habitats collectifs ? Parmi elles, enfin, qu’en est-il des personnes en situation irrégulière, notamment pour celles qui ne bénéficient d’aucune couverture sociale ?Au ministère des solidarités et de la santé, on reconnaît un sujet « compliqué », à l’heure où le nombre de doses reste limité et où leur mode de conservation et d’administration entrave la prise en charge des populations les plus vulnérables. En octobre 2020, Médecins sans frontières (MSF) publiait les résultats d’une enquête épidémiologique menée en Ile-de-France, avec Epicentre et l’Institut Pasteur, démontrant une surexposition au virus dans les « lieux de regroupements de personnes en grande précarité ». Parmi eux, différentes formes d’hébergements sociaux collectifs, des endroits où la promiscuité est inévitable et la distanciation sociale impossible.
    Sur les deux foyers de travailleurs migrants étudiés entre le 23 juin et le 2 juillet 2020, l’enquête montre qu’entre 82 % et 94 % des résidents avaient été exposés au Covid-19 et développé des anticorps. En outre, au sein des dix centres d’hébergement d’urgence étudiés – soit 543 résidents – une personne sur deux était positive au Covid-19 au moment de l’enquête.
    Article réservé à nos abonnés Lire aussi Vaccin anti-Covid : « Une majorité des bénéficiaires est issue des classes les plus aisées et ne représente pas la population la plus vulnérable »
    Début décembre, à l’approche du lancement de la campagne de vaccination, des réunions ont été organisées au ministère des solidarités et de la santé, en présence de plusieurs associations. « Il y a eu une écoute attentive », estime Corinne Torre, de MSF. Une première question d’ordre technique a été évacuée, avec la possibilité, pour les personnes sans papiers ne bénéficiant pas de l’aide médicale d’Etat, de se voir attribuer un numéro de Sécurité sociale provisoire.« C’est un principe évident pour le gouvernement : toutes les personnes qui se trouvent en France, quelle que soit leur situation administrative, peuvent se faire vacciner gratuitement », explique-t-on au ministère de la santé. Plusieurs parlementaires, rassemblés par le député (Libertés et Territoires) des Bouches-du-Rhône François-Michel Lambert, ont adressé un courrier au ministre de la santé, Olivier Véran, pour réclamer la mise en place d’un indicateur régulier visant à préciser le nombre de personnes sans papiers ayant reçu une injection.Selon quels critères la vaccination de l’ensemble des publics précaires est-elle organisée ? « L’âge et la comorbidité », répond le ministère, ce qui implique de suivre le même calendrier vaccinal que celui qui s’impose au reste de la population. « On regrette que nos publics ne soient pas prioritaires », souligne Bruno Morel, directeur général d’Emmaüs Solidarité. L’association gère notamment des maraudes, des accueils de jour et des centres d’hébergement. « Il s’agit de personnes qui vivent parfois à la rue et qui sont fragiles face au risque épidémique », poursuit-il. Seuls les résidents des foyers de travailleurs migrants âgés de 60 ans et plus ont été éligibles à la vaccination de façon prioritaire.
    Pour l’heure, néanmoins, même pour les personnes d’ores et déjà éligibles, l’accès au vaccin reste extrêmement compliqué. Selon leur situation, elles se retrouvent face à plusieurs difficultés voire impossibilités : l’accès à l’information, la prise de rendez-vous sur Doctolib, la venue dans un centre de vaccination…« Certaines personnes ont beaucoup de défiance vis-à-vis des autorités, ce qui implique de faire une sensibilisation particulière », rapporte Corinne Torre. Des supports de communication ont notamment été créés par Santé publique France et traduit en vingt-trois langues. Au sein des structures gérées par Emmaüs Solidarité, des séances en visioconférence animées par des médecins bénévoles ont été organisées.

    #Covid-19#migrant#migration#france#travailleurmigrant#sante#vaccination#SDF#foyertravailleur#risqueepidemique#senibilisation

  • Face à la menace de nouveaux variants, l’exécutif se résigne à suspendre les vols en provenance du Brésil
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2021/04/13/face-a-la-menace-de-nouveaux-variants-du-covid-19-l-executif-se-resigne-a-su

    Face à la menace de nouveaux variants, l’exécutif se résigne à suspendre les vols en provenance du Brésil Le premier ministre, Jean Castex, a annoncé des mesures de restriction, mardi, alors que 92 nouvelles souches du SARS-CoV-2 seraient en circulation au Brésil.Il y a tout juste un an, Emmanuel Macron mettait en garde les Français contre la tentation du « repli nationaliste » en réponse à l’épidémie de Covid-19. A l’heure d’annoncer le premier confinement, en mars 2020, le chef de l’Etat l’assurait : « Ce virus n’a pas de passeport. » Douze mois d’une crise « historique » ont semble-t-il ébranlé ses convictions, même les plus profondes.
    Mardi 13 avril, face à la propagation hors de contrôle, en Amérique latine, du variant brésilien, le premier ministre, Jean Castex, a annoncé, lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, la suspension « jusqu’à nouvel ordre » de tous les vols en provenance du Brésil. La veille, le secrétaire d’Etat aux transports, Jean-Baptiste Djebbari, justifiait pourtant au nom de la liberté de circulation le fait d’avoir « gardé quelques lignes » avec le pays. Mais la pression était trop forte, tant cette nouvelle souche du virus inquiète.Selon Rémi Salomon, président de la commission médicale d’établissement de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), ces mesures de restriction devraient néanmoins être coordonnées au niveau européen pour être efficaces. Le premier cas détecté en France d’un malade atteint par le variant P1, dit « brésilien », le 4 février, provenait de Manaus, via Sao Paulo, puis Francfort, en Allemagne, pour finalement atterrir à Marseille. Plutôt que la suspension des vols avec le Brésil, le professeur préférerait l’instauration d’une quarantaine, à l’image de celle mise en place par les Britanniques. « De plus, le Brésil n’est pas seul concerné. Il faut des mesures pour tous les pays qui connaissent des explosions épidémiques, avec des variants que l’on ne connaît pas forcément bien, comme avec l’Inde », estime M. Salomon.
    « Le variant en soi n’est pas une nouveauté, la souche circule déjà en France. Mais il y a désormais toute une série d’autres variants qui se propagent », insiste-t-on à Matignon, où l’on redoute le scénario cauchemardesque d’un virus devenu résistant aux vaccins. Au Brésil, où l’on déplore jusqu’à 4 000 morts du Covid par jour, l’Institut Fiocruz – équivalent local de l’Institut Pasteur – a identifié près de 92 nouvelles souches du SARS-CoV-2 en circulation. Le Portugal avait, dès la fin janvier, interrompu les liaisons aériennes commerciales avec son ancienne colonie, sans avoir été suivi, jusqu’ici, par ses partenaires européens.« Emmanuel Macron et un caméléon. Il change de pied, mais à chaque fois avec une foulée de retard », réagit Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains au Sénat. « C’est une bonne décision, la menace est très sérieuse », salue de son côté Boris Vallaud, député socialiste des Landes. « Mais il y a par ailleurs un enjeu qui est le séquençage génomique pour suivre l’apparition et le développement des variants, et là on est très en retard par rapport à ce que fait le Royaume-Uni », souligne le porte-parole du Parti socialiste..

    #Covid-19#migrant#migration#france#bresil#portugal#sante#variant#frontiere#circulation

  • Google is making another attempt at personal health records - The Verge
    https://www.theverge.com/2021/4/12/22379846/google-health-record-data-app-android

    Google is recruiting people to give feedback for a new consumer-facing medical records tool, Stat News reported on Friday. The company wants to know how people want to interact with information pulled from their medical records.

    Right now, the company is recruiting around 300 people who use Android devices in Northern California, Atlanta, and Chicago.

    This is Google’s second attempt at creating a way for people to access their medical records. In 2008, it launched Google Health, which aimed to give people a way to see their health information online. It didn’t take off, and Google shut it down in 2012. “We haven’t found a way to translate that limited usage into widespread adoption in the daily health routines of millions of people,” Google wrote in a 2011 blog post.

    In the aftermath, experts had a number of different theories for the failure: some thought it was because consumers at the time weren’t actually interested in taking direct control of their health records. Others said Google didn’t do enough to integrate with the health IT landscape or that the company didn’t do enough to show people that it could be trusted with their health data.

    A decade later, we’re in a very different digital health landscape. Apple launched a health records section in its Health app in 2018, which lets people pull their records from hospitals and clinics directly onto their iPhone. Health apps have proliferated, wearables are adopting wellness features, and people are more and more accustomed to handling their health information through smartphones and other devices.

    Google is also working on the doctor-facing side of health records; its Care Studio program gives clinicians a way to search through patient records more easily. Other health efforts include a research app that lets Android users participate in medical studies and a Nest Hub feature that tracks sleep.

    Google is “making progress” on the consumer health record initiative, Bob Wachter, chair of the department of medicine at the University of California, San Francisco, told Stat News. He advises Google on its health records projects. “It didn’t knock my socks off,” he said, but “I think they’re doing it in a thoughtful, measured, and mature way.”

    #Google #Santé #Wearable

  • « Je dois être patient, attendre que les touristes reviennent » : en Egypte, les commerçants espèrent le retour des beaux jours
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/04/12/je-dois-etre-patient-attendre-que-les-touristes-reviennent-en-egypte-les-com

    Une poignée de clients fait face aux trois pyramides de Gizeh veillées par le Sphinx, assis au café situé sur le toit d’un hôtel sans cachet, dans une odeur de chicha. Sur le site archéologique, les touristes sont peu nombreux, loin de la foule d’avant la pandémie de Covid-19. Mais les habitudes ne changent pas : un selfie devant ces célèbres effigies de l’Egypte, une photo à dos de dromadaire… Les habitants du quartier des pyramides, qui dépendent du tourisme, disent avoir tenu le coup ces derniers mois grâce aux visiteurs égyptiens. « Et, depuis le début de l’année, on voit un peu d’étrangers : des Russes, des Ukrainiens… », détaille Islam Abou Taleb, le jeune patron de l’hôtel Cleopatra.C’est à l’automne 2019 qu’il a inauguré l’établissement. Il a eu quelques bons mois, puis vint le coronavirus. « Tout s’est écroulé. J’ai ouvert le café en janvier pour la clientèle locale. Mais la différence entre ce que dépensent Egyptiens et étrangers est semblable à celle entre la terre et le ciel. » Avec le début, mardi 13 avril, du ramadan, mois de jeûne et de célébration peu propice aux excursions, le nombre de promeneurs locaux va diminuer.
    Hormis les guides, le tourisme à proximité du Sphinx fait vivre vendeurs de souvenirs, chameliers… : toute une économie informelle – comme 50 % des emplois en Egypte – dont dépendent la plupart des 50 000 habitants du faubourg de Nazlet El-Semman, un quartier aux ruelles de sable jouxtant le site archéologique. « Une année de perdue crée des dommages pour plusieurs années », soupire Salah Awian, 51 ans, dans la vaste boutique familiale où sont exposés des flacons d’huiles essentielles ou de copies de fragrances connues. Les canapés, où les touristes se voyaient autrefois offrir thé ou café tandis que les prix se marchandaient, sont vides.
    Une chute des revenus de plus de 69 %
    L’Egypte a reçu 500 000 touristes au cours de ce premier trimestre, contre plus de 2,8 millions sur la même période en 2019. Cette année-là, le pays avait presque renoué avec les chiffres d’avant la révolution de 2011. L’activité est l’une des principales mannes du pays. L’année 2020 s’annonçait prometteuse : mais la pandémie a entraîné une chute des revenus de plus de 69 %, et une augmentation des licenciements. Des facilités – comme des prêts à taux réduit – ont été proposées à certains acteurs du tourisme, tels les hôtels. Un fonds d’urgence pour une aide ponctuelle aux travailleurs informels avait été créé en 2020 ; mais les interlocuteurs rencontrés affirment n’avoir compté que sur eux-mêmes.
    « Quand il y a des étrangers, ce sont des individus, pas des groupes. Le virus a sapé les règles du tourisme », déplore M. Awian. Comprendre : du tourisme de masse. Il ne veut pas d’un autre modèle, qui fait la joie actuelle des allergiques à la foule, mais le retour des tour-opérateurs. Aussi surveille-t-il la réponse sanitaire en Europe, d’où provient d’ordinaire le principal contingent de voyageurs. Lui est convaincu qu’une « bonne alimentation et le climat » le préservent de la maladie. « On est impuissants. Notre gouvernement aura beau dire “venez en Egypte”, cela n’aura pas d’impact tant que les pays limiteront les mouvements de leurs ressortissants. On guette. »Il est peu probable qu’un véritable redémarrage touristique ait lieu avant la fin de l’année – le temps que la vaccination avance en Europe. Dans l’intervalle, l’Egypte soigne son image de terre au riche passé : les autorités ont organisé, samedi 3 avril, une fastueuse « parade » de momies royales, en lui assurant un retentissement international. Des découvertes archéologiques sont régulièrement annoncées. Le tourisme domestique est en outre encouragé, avec des offres sur les vols internes.

    #Covid-19#migrant#migration#egypte#sante#tourisme#economie#retour