• Chlordécone : Appel au peuple martiniquais à se mobiliser massivement contre le non-lieu

    L’empoisonnement des peuples martiniquais et guadeloupéen au chlordécone constitue l’un des plus grands scandales sanitaires de notre siècle.
    Encore aujourd’hui, des femmes et des hommes meurent dans d’atroces souffrances ; des enfants subissent les conséquences sur leur santé et leur développement intellectuel de cet empoisonnement délibéré ; les cours d’eau, les nappes phréatiques, la mer, les sols sont durablement contaminés.
    Face à cette tragédie, la réponse de l’Etat français serait donc un non-lieu !?

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2022/12/04/chlordecone-appel-au-peuple-martiniquais-a-se-

    #international #martinique #colonisation #santé

  • "Comme vous le savez, la mortalité infantile est désormais en hausse en France..."

    Crise de la pédiatrie : « Monsieur le président, votre silence est assourdissant », la lettre de 10 000 soignants à Emmanuel Macron

    Monsieur le président, le 21 octobre, après deux semaines seulement d’épidémies hivernales, habituelles et prévisibles, nous vous avions écrit pour vous alerter sur la situation précaire de la pédiatrie, les risques et les pertes de chance déjà encourus par les enfants, et le désespoir des soignants qui en résulte.

    Un mois plus tard, nous restons sans réponse de votre part : votre silence est assourdissant.

    Tout au long de ce mois, nous avons été confrontés à ce que nous n’osions imaginer : quotidiennement, des enfants hospitalisés sur des brancards ou sur les genoux de leurs parents aux urgences, dans un bureau réaménagé pour l’occasion, des enfants intubés et hospitalisés sans chambre dans le couloir de la réanimation, des prises en charge trop tardives et des soins précaires, des retours prématurés à domicile et des retours en catastrophe d’enfants renvoyés chez eux faute de place, des transferts hors secteurs par dizaines en réanimation, mais aussi en hospitalisation classique.

    Nous pensions que transférer des enfants à 300 kilomètres de chez eux était une dégradation majeure des soins, nous constatons désormais qu’il pouvait y avoir pire : ne plus pouvoir transférer car l’épidémie a déferlé partout, saturant l’ensemble des services de pédiatrie français. Nous culpabilisions d’envoyer des adolescents au sein de services adultes, ce sont désormais des enfants âgés de 3 ans que nous envoyons.

    Eternelle variable d’ajustement

    Et encore, toujours, les annulations de soins, les reports de chirurgie comme unique réponse de nos tutelles à l’urgence, au détriment des enfants porteurs de handicap, de maladie chronique et pédo-psychiatriques, soupape désormais permanente de l’hôpital, éternelle variable d’ajustement.

    En cette fin novembre, les rappels des soignants à peine sortis de l’hôpital pour venir aider la nuit suivante ne suffisant pas, ce sont les infirmiers des réanimations adultes qui viennent à la rescousse : ils n’ont jamais soigné un enfant, qu’à cela ne tienne, ils s’occuperont désormais de nourrissons en réanimation.

    L’épidémie annuelle de bronchiolite s’est transformée en un mauvais remake de la pandémie de Covid-19. Sauf que cette fois-ci, il n’y a pas d’alternative pour sauver l’hôpital, la pédiatrie libérale est noyée dans la vague, l’hospitalisation privée en pédiatrie est inexistante car non rentable. Et vous n’êtes pas apparu pour rassurer les parents, assurer les soignants de votre soutien et de la volonté de sauver l’hôpital public. A la place, votre gouvernement empile les enveloppes et les mesures d’urgence temporaires au fil de la catastrophe, et remet en cause les constats unanimes des soignants et des patients, les menaçant en « une » des journaux d’enquête publique.

    Mortalité infantile en hausse

    Comme vous le savez, la mortalité infantile est désormais en hausse en France, alors que sa diminution continue dans la seconde moitié du XXe siècle était notre fierté nationale. Vous n’ignorez pas les difficultés que connaît l’hôpital public en général, mais une société qui ne peut plus prendre soin des enfants est une société sur le déclin. Aucun parent, grand-parent, aucun citoyen ne peut accepter de sacrifier l’enfance et l’avenir.

    Monsieur le président de la République, il s’agit de la dernière chance de notre société pour arrêter l’hémorragie massive des soignants qui quittent l’hôpital public, désabusés, épuisés, culpabilisés. Nous demandons simplement de pouvoir faire notre travail, de soigner, sereinement. Pour cela, nous vous demandons :

    – d’être à nos côtés et de reconnaître la responsabilité de l’Etat dans la crise sanitaire majeure que nous vivons ;

    – de vous engager à prendre les mesures nécessaires pour sécuriser le travail des soignants à l’hôpital : plafond du nombre de patients par infirmier et infirmière, respect des temps de repos et des temps de formation. De mieux indemniser sur le long terme le travail de nuit et de week-end ;

    – de vous engager à prendre les mesures pour la reconnaissance de la spécificité et de l’expertise de la pédiatrie ;

    – de vous engager à remettre le service hospitalier au centre des décisions, afin que les soignants puissent orienter et décider des soins adaptés sans subir les strates administratives loin du terrain ;

    – de vous engager à augmenter le nombre de jeunes formés aux métiers du soin et à assurer la formation générale en pédiatrie de chacun, en réinstaurant notamment la pédiatrie dans les écoles d’infirmiers et d’infirmières et en restaurant les possibilités de financement des formations en puériculture.

    Nous osons espérer que les contours exacts et les applications de ces mesures seront discutés plus spécifiquement lors des Assises de la pédiatrie, au printemps 2023, mais il est indispensable que ces engagements forts sur des mesures structurelles et pérennes soient pris en amont et immédiatement.

    Monsieur le président, plus encore que jusqu’à présent, la crise actuelle pousse aux démissions toujours plus nombreuses. Dos au mur, la France saura-t-elle sauver ses enfants ?

    Premiers signataires : professeure Nadia Bahi-Buisson, présidente du conseil national des universités de pédiatrie ; docteur Emmanuel Cixous, président du syndicat national des pédiatres en établissement Hospitalier (SNPEH) ; professeur [merdeux] Robert Cohen, président du conseil national professionnel de pédiatrie ; professeure Isabelle Desguerre, co-animatrice du collectif de pédiatrie et du collectif Inter-Hôpitaux ; professeur Bruno Dohin, président du collège national hospitalier et universitaire de chirurgie pédiatrique ; Charles Eury, président du collège des infirmier(e)s puéricultrices(teurs) ; professeure Christèle Gras-Le Guen, présidente de la société française de pédiatrie (SFP) ; docteur Christophe Libert, président de l’association des psychiatres infanto-juvéniles de secteur sanitaire et médico-social (API) ; Mahmoud Rifai, Interne, président de l’association des juniors en Pédiatrie d’Ile de France (AJP) ; docteure Brigitte Virey, président du syndicat national des pédiatres français (SNPF) ; Pr Jean-Luc Jouve, président de la Commision médicale d’établissement (CME) de l’AP-HM (Marseille) et président du Conseil national des universités ; professeur Rémi Salomon, président de la CME de l’AP-HP (Paris) et président de la conférence des présidents de CME de CHU ; professeure Sabine Sarnacki, présidente de la société française de chirurgie pédiatrique ; docteur Andreas Werner, président de l’association française de pédiatrie ambulatoire de chirurgie infantile ; et 36 associations de patients dont les associations Aide aux jeunes diabétiques, Vaincre la mucovicidose, Maladie foie enfant.

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/11/30/crise-de-la-pediatrie-monsieur-le-president-votre-silence-est-assourdissant-

    Lire aussi :
    « Oui, par manque de moyens, la pédopsychiatrie doit depuis des années trier les enfants » https://seenthis.net/messages/980921
    « La dégradation de l’hôpital public risque d’aboutir à la disparition de pans entiers d’activités et de savoir-faire »
    « Les personnels soignants quittent l’hôpital parce qu’ils ne veulent pas devenir des monstres »
    Dominique Méda : « Il pourrait être nécessaire de recruter jusqu’à 100 000 infirmiers pour un montant de 5 milliards d’euros »

    #santé_publique #pédiatrie #hôpital #enfants #malades

    • C’est encore pire que ça...

      Dans un pays du « tiers-monde » tu te bats pour améliorer les choses, tu t’organises, tu te formes, tu te renseignes, tu battis, tu construis des solidarités, des réseaux, des partenariats...

      Ici tu ne peux que faire chaque jour l’inventaire du nauffrage en cours...

    • @o.a Oui ! La destruction systématique se double d’une redoutable machine de guerre destinée à décourager toute forme de solidarité et d’auto-organisation. (L’impression que c’est justement le rôle de l’extrême-droite.)

    • Là je trouve que les médias ont un rôle décisif de décervelage permanent, on est sans cesse ramené à l’actualité, au présent mais l’avenir c’est çà dire la capacité à se projeter est totalement absente, en regardant la pyramide des âges on comprends mieux... la France est un pays de retraités ou de pré-retraités qui veulent être tranquille et après des décennies de lavage de cerveau libéral pensent plus à transférer du capital à leurs gosses que de construire un pays vivable socialement, sanitairement, politiquement...

      donc c’est après moi le déluge, le petit chéque pour noel et démerdez vous...

  • Grève à la clinique Floréal de Bagnolet – Sortant du village
    https://sortantduvillage.info/2022/11/23/greve-a-la-clinique-fleoral-de-bagnolet

    Grève à la clinique Floréal de Bagnolet
    23 novembre 2022

    Mise à jour du jeudi 1er décembre
    Neuvième jour de grève.

    La stratégie définie par les grévistes consiste à limiter la négociation autour de la hausse de salaire, sachant que toutes les irrégularités repérées par la fédération CGT des hôpitaux privés sont dores et déjà traitées en amont, à l’échelle du groupe ALMAVIVA, voire de la branche professionnelle.

    La direction de la clinique Floréal joue en permanence la diversion. Lors des négociations locales, la revendication salariale des salarié·es de la clinique Floréal de Bagnolet est évacuée. ALMAVIVA ne propose que des mesures qui ne sont rien d’autre que des mises en conformité avec la loi qui n’étaient jusque-là pas appliquées : rectification des cotisations de la prévoyance au taux correct (alors qu’il y avait sur-cotation), payement des primes d’urgences (qui n’ont jamais été versées), avenant 32, etc.

    À la liste des contentieux qu’il faudra régulariser, les salarié·es ont repéré avec les représentants de la fédération CGT que les astreintes, qui doivent normalement être payée à 200 %, sont systématiquement dédommagées sous forme de récupération de temps de travail .
    Pour se donner la niaque nécessaire contre le patron et le froid, on met la sono à fond et on danse.

    Hier soir, jeudi 30 novembre, la délégation est montée pour une nouvelle négociation vers 17 heures. La durée des rencontres est désormais beaucoup plus courte. Moins d’une heure après, les délégué·es sont de retour pour restituer les nouvelles propositions de la direction : le montant de 40 €, correspondant à celui de la prime, est annoncé pour la première fois. Cette prime de flexibilité ne sera versée qu’aux salarié·es en CDI, présents dans l’entreprise depuis au moins 3 ans. De plus, la direction laisse filer l’information selon laquelle l’ARS aurait refusé une partie des réquisitions demandées et fait appel au professionnalisme – de façon culpabilisante – pour mettre en place un service minimum à partir du lendemain.

    La consternation est totale dans l’assemblée.

    Après un débat animé, la décision est prise de remonter immédiatement pour faire savoir que les grévistes reconduisent la grève jusqu’au lendemain matin et que les salarié·es prendront une décision en AG à ce moment-là.

    Ce matin, donc l’AG vote à l’unanimité le rejet de la mise en place du service minimum et la reconduction de la grève jusqu’au lendemain (vendredi 2 décembre), même heure, pour une nouvelle AG.

    À suivre !

    #revendications_salariales #grève #santé #hôpitaux #mouvement_social #Clinique_Floréal_Bagnolet #groupe_Almaviva_Santé #réquisitions

  • Face aux épidémies, la mollesse du gouvernement n’est pas sérieuse – l’édito de Ration double la gauche, les syndicats, les révolutionnaires
    https://www.liberation.fr/idees-et-debats/editorial/face-aux-epidemies-la-mollesse-du-gouvernement-nest-pas-serieuse-20221130
    https://www.liberation.fr/resizer/F5cbVx28JWPAOrRS7k_BQvokTZg=/1200x0/filters:format(jpg):quality(70):focal(3565x2795:3575x2805)/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/liberation/DEGQMU2H7FAMHJ467Y7WZI3BVY.jpg
    Les urgences de l’hôpital André-Grégoire à Montreuil (Seine-Saint-Denis), le 14 juin. (Marie Rouge/Libération)

    Confronté à une triple épidémie hivernale et fragilisé par les crises successives, le système hospitalier ne cesse d’envoyer des alertes. Les réponses que l’exécutif y apporte depuis des semaines sont d’une légèreté déconcertante.

    Cela fait plusieurs semaines qu’ici ou là, la sonnette d’alarme est tirée : le froid arrive, les fenêtres vont se refermer et les virus s’en donner à cœur joie. Une évidence comme le nez rougi au milieu de la figure. Nous sommes pour la plupart convaincus qu’il va falloir « vivre avec » le virus du #Covid, comme nous « vivons avec » celui de la grippe saisonnière depuis longtemps. Est-ce une raison pour rester les bras ballants et les sinus au vent ? Evidemment non, pour trois raisons. Nous savons aujourd’hui que certains gestes de base permettent de limiter la diffusion des virus, à commencer par le port du #masque et le lavage des mains [Pittet, sors de ce corps... ndc] . Cela ne coûte rien de les appliquer. Il existe désormais des vaccins dont le rappel diminue de 50 % le risque de transmission du virus (aux plus âgés et aux plus faibles notamment). Surtout, l’état des structures hospitalières est tel que l’on ne peut plus courir le risque d’engorger des hôpitaux déjà fragilisés par une épidémie de bronchiolite en plein boum.

    Dans ce contexte, la sagesse aurait été, de la part du gouvernement, d’imposer le port du masque dans les transports en commun [pour l’enlever au travail, à l’école, dans les salles d’attente de la Caf et d’ailleurs ? ndc ] dès la fin des beaux jours. Il suffit d’une ou deux personnes non masquées, malades du Covid ou de la grippe, dans une rame de métro ou de RER surchargée, pour contaminer plusieurs personnes alentour. C’est ce qui est en train de se passer avec ces deux épidémies qui progressent de concert. Il a fallu attendre cette semaine pour que le gouvernement appelle à porter le masque dans des zones de promiscuité et à se faire vacciner. Cette mollesse n’est pas sérieuse. De même, constater qu’aucun progrès réel n’a été fait sur la qualité de l’#air en intérieur dans les #écoles laisse songeur. Pendant ce temps-là, les structures hospitalières, où les conditions de travail se sont encore dégradées, peinent à surmonter une épidémie de bronchiolite. On n’ose imaginer l’impact sur les hôpitaux d’une flambée de la grippe combinée à l’arrivée d’une neuvième vague d’ampleur du Covid.

    edit avec pas mal de #confusion, ingrédient de base au pays des Lumières éteintes

    #hôpital #santé_publique #RDR #réduction_des_risques

    • A Londres et Paris, le même déni de l’effondrement du système de santé, Christian Lehmann
      https://www.liberation.fr/societe/sante/journal-depidemie-a-londres-et-paris-le-meme-deni-de-leffondrement-du-sys

      Le système de santé s’est effondré. Ces mots, qu’aucune autorité sanitaire ne veut entendre, ne devraient pas étonner ceux, dont je suis, qui depuis plus de vingt-cinq ans alertent en vain sur la situation, et bataillent au quotidien dans leurs cabinets et leurs services pour tenter de s’opposer aux décisions politiques et économiques qui nous ont collectivement amené à cette situation. Et pourtant, ces mots sont difficiles à intégrer, même pour nous, au cœur du système. (...) Même nous, qui tentions d’alerter sur les conséquences de directives prises par des tutelles à qui seule importait la maîtrise des dépenses d’un système social jugé trop dispendieux, même nous, qui observions l’eau monter dans les compartiments supposément étanches, qui assistions impuissants à l’absorption de la biologie médicale et des cliniques par les grands groupes privés, à la prise de pouvoir des assureurs à la Sécurité sociale et au ministère, n’arrivions à envisager pleinement ce qui se profilait, ni à quoi ressemblerait ce monde d’après.

      « Bon, faut pas déconner, ça coûte du pognon tout ça »

      Le Covid, dans ce contexte, fut la tempête parfaite. Les soignants, dans leur grande majorité, firent front, malgré le dénuement des débuts, malgré les mensonges. Dans ces premiers mois, face à des instances décisionnaires tétanisées qui pour la première fois depuis des décennies étaient confrontées au réel, les injonctions bureaucratiques, les vexations administratives, durent céder devant l’urgence. Cela eût un temps. Comme me l’avait dit Ohian, 34 ans, urgentiste à Toulouse, dès juillet 2020 : « On nous a filé des moyens temporaires pour passer la crise, qui en pratique correspondent aux moyens dont on aurait besoin pour bosser décemment en temps normal. Les trois quart de ces moyens ont été repris dès le bordel fini et on nous a gentiment expliqué que oui, mais bon, faut pas déconner non plus, hein, ça coûte du pognon tout ça. » Et au stade où nous en sommes, ce n’est même plus une question d’argent, c’est une question de survie. Le système de santé s’est effondré et nous évoluons, sans parfois en avoir bien conscience, dans des ruines.

      (...) les annonces ministérielles répétées selon lesquelles les médecins généralistes seront amenés à prendre en charge plus de patients chaque jour grâce aux réformes en cours, les injonctions à « soulager l’hôpital » en participant à la permanence des soins, alors que la durée moyenne de travail d’un généraliste est de 53 heures par semaine (DREES), sont d’autres symptômes de ce déni constant de l’effondrement du système.
      https://justpaste.it/caedr

  • Soins médicaux pour personnes sans assurance maladie

    Vous vivez dans la ville de Zurich, vous n’avez pas d’assurance maladie et vous êtes malade ou ressentez des douleurs ?

    Dans la ville de Zurich, il existe différentes offres pour les personnes sans assurance maladie. Si vous vivez depuis au moins 3 mois dans la ville de Zurich, les coûts sont pris en charge.

    https://www.stadt-zuerich.ch/gud/de/index/gesundheitsversorgung/medizin/nkv/nkv-fr.html
    #sans-papiers #Zurich #Suisse #villes-refuge #migrations #soins_médicaux #santé #assurance_maladie #accès_aux_soins

    –—

    ajouté à la métaliste sur les villes-refuge :
    https://seenthis.net/messages/759145

    • Sans-Papiers sollen bessere medizinische Versorgung bekommen

      Geschätzt 10’000 Menschen haben in Zürich keine Krankenversicherung. Die Stadt schaltet auf ihrer Website eine Anlaufstelle auf, um die Betroffenen zu erreichen.

      Personen, die keine Krankenversicherung haben, sollen in der Stadt Zürich ab 2023 medizinisch versorgt werden. Die Stadt startet ein Pilotprojekt, um die Betroffenen, oft Sans-Papiers, zu erreichen.

      Geschätzt leben über 10’000 Menschen in Zürich, die über keine Krankenversicherung verfügen. Schwierig sei es vor allem, diese Menschen zu erreichen, wie die Stadt Zürich in einer Medienmitteilung vom Montag schrieb.

      Zwar gebe es bereits spezialisierte Anlaufstellen für Menschen ohne gültige Aufenthaltsberechtigung. Doch hätten Auswertungen ergeben, dass nur die wenigsten Betroffenen diese Einrichtungen besucht hätten. Darum schaltet die Stadt die Anlaufstellen auf ihrer Website auf, wie es weiter heisst.

      Das Angebot wird in 13 Sprachen aufgeführt. Beiträge in den sozialen Medien und Flugblätter sollen auf die Website aufmerksam machen.
      Kosten von 4,6 Millionen Franken

      Medizinische Erstkonsultationen sollen im Ambulatorium Kanonengasse der Stadt Zürich, der Meditrina-Praxis des Schweizerischen Roten Kreuzes des Kantons Zürich und in lebensbedrohlichen Notfällen in den Notfallaufnahmen des Stadtspitals Zürich stattfinden.

      Das Pilotprojekt hatte 2021 auch der Zürcher Gemeinderat deutlich gutgeheissen. Er hatte einen Kredit von 4,6 Millionen angenommen. Das Projekt ist auf drei Jahre angesetzt.

      https://www.tagesanzeiger.ch/sans-papiers-sollen-bessere-medizinische-versorgung-bekommen-946958582

  • La Sous-Classe Virale | Steven Thrasher, Charlotte Rosen
    https://cabrioles.substack.com/p/la-sous-classe-virale-steven-trasher

    Les virus ne font pas de discrimination. Comme l’a très bien montré le Covid-19, personne n’est à l’abri d’une infection, pas même la reine Elizabeth II ou Kim Kardashian. Mais comme le journaliste Steven Thrasher l’explique dans son nouveau livre, The Viral Underclass : The Human Toll When Inequality and Disease Collide, les propriétés universelles des virus ne signifient pas que tous les humains les contracteront au même rythme ou subiront leurs infections de la même manière. Au contraire, les virus s’accrochent à des structures de pouvoir bien ancrées et entraînent des taux disproportionnés d’exposition, de transmission, de maladies graves, d’invalidité et de décès dans les groupes historiquement marginalisés. Les virus peuvent également renforcer les relations de pouvoir inégales et aggraver la violence d’État en créant de nouvelles formes de stigmatisation pour des individu·es déjà criminalisé·es.

    La production par l’État d’une sous-classe virale menace tout le monde. Le maintien de systèmes racistes, sexistes, validistes et capitalistes et la mise en place de politiques de santé publique néolibérales qui font de la santé une quête entièrement individuelle accélèrent la réplication virale, aggravent la transmission et encouragent la prolifération de virus encore plus mortels. J’ai discuté avec Thrasher de la composition de la sous-classe virale, de la manière dont les pandémies amplifient les inégalités, des leçons tirées de la crise du VIH/Sida et de ce que nous devrions faire pour faire face à la pandémie actuelle de Covid-19.

    #pandémie #santé_publique #livre #entretien

  • Nouveau-Brunswick : Outrés et stupéfaits, des citoyens manifestent à Moncton après un nouveau décès à l’urgence Radio-Canada - D’après le reportage de Pascal Raiche-Nogue
    Beaucoup de morts durant l’attente aux urgences des hôpitaux canadiens

    Des citoyens se sont rassemblés samedi après-midi devant l’Hôpital de Moncton, bouleversés de la mort d’un homme dans la cinquantaine, qui est décédé dans la salle d’urgence https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1935237/hopital-moncton-patient-mort-urgences dans la nuit de mardi à mercredi.

    Le défunt est décrit comme un “pilier de la communauté” par l’Association musulmane de Moncton, qui avait lancé l’idée de cette manifestation.

    Plusieurs des personnes rassemblées connaissaient bien le disparu. Installé à Moncton depuis plus de 20 ans, celui que plusieurs ont appelé “le Grand Mohammad” était “aimé par tout le monde” et “respecté par tout le monde”, a dit Mohammed Tom, rencontré devant l’hôpital.

    “Presque tous les nouveaux arrivés sur Moncton, qu’ils soient de l’Afrique, qu’ils soient de l’Asie, il était toujours là à nous aider”, dit-il. “Le défunt a laissé 5 enfants. Actuellement, leur maman est à l’extérieur du pays et les enfants, ils sont à la maison tout de suite.”


    Manifestation le 26 novembre 2022 devant l’Hôpital de Moncton. Les manifestants déplorent la mort d’un homme dans la salle d’urgence de cet hôpital, dans la nuit du 22 au 23 novembre. Photo : Radio-Canada / Pascal Raiche-Nogue

    Le disparu avait subi une intervention chirurgicale moins de 48 heures avant sa mort. On lui avait dit de se rendre immédiatement à l’urgence s’il ressentait des douleurs sévères pendant sa convalescence. C’est ce qui s’est produit. Mais quelques heures après son arrivée à l’urgence, il s’est effondré dans la salle d’attente.

    “Personnellement si j’avais su qu’il serait ici jusqu’à ce qu’il tombe, je ne l’aurais même pas amené à l’hôpital, car c’est pas l’hôpital qui va sauver des vies”, se décourage Mohammed Tom.

    Au moins trois personnes sont mortes à l’urgence https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1906323/mort-hopital-moncton-urgence-horizon-nouveau-brunswick en attendant des soins, ces derniers mois au Nouveau-Brunswick. “Est-ce qu’on doit patienter jusqu’à ce qu’on décède ?”, s’offusque Oussama Abbes, lui aussi rencontré devant l’Hôpital de Moncton. Il se demande combien de morts il faudra, encore, pour que les gouvernements soient aussi indignés qu’eux.

    « Ça s’appelle l’urgence. Sinon, il faut enlever l’enseigne et mettre un autre nom. »
     Une citation de Oussama Abbes

    Le défunt, qui avait survécu à une greffe de rein, était d’ailleurs inquiet de voir les autres décès aux urgences, Mohammed Tom se souvient d’avoir eu cette conversation avec lui. “Même pas deux mois, lui-même vient de subir la même conséquence”, se désole-t-il maintenant.

    “C’est trop. Une urgence, c’est quelque chose qu’on traite immédiatement”, poursuit M. Tom. “On ne peut pas te garder pendant 9 heures, 10 heures, 11 heures, et puis jusqu’à ce que tu vas mourir. Nous voulons un changement. Nous voulons que le système soit revu.”


    Younous Bichara (à l’avant) et d’autres manifestants, samedi près de l’Hôpital de Moncton. Photo : Radio-Canada / Pascal Raiche-Nogue

    “Ce que je souhaite, c’est que le système change. Il s’agit de vies”, déclare Younous Bichara.

    Plusieurs des manifestants rencontrés ont exprimé l’idée que la situation est dysfonctionnelle et que les gens ne savent plus où aller chercher de l’aide. “Il n’y a pas d’options. Même si tu évites l’urgence, tu pars à la clinique, on te renvoie à l’urgence. Tu viens à l’urgence, c’est 12 heures ”, relate M. Bichara. “Pour venir à l’urgence, il faut te [libérer], il faut prendre une journée.”

    « Il s’agit d’une vie. L’urgence, c’est un endroit où on vient pour être sauvé, pas un endroit où on vient pour s’assoir. »
     Une citation de Younous Bichara

    Pour ces Néo-Canadiens, les troubles du système de santé canadien, un “pays développé”, rappellent-ils, sont incompréhensibles.

    La santé, plus grande déception
    “Je suis venu étudiant international ici. J’ai aimé ce pays, et là je travaille. Tout est bon ! Sauf le système sanitaire. C’est là où on rencontre les plus grandes déceptions. Même chez nous, le système de santé, peut-être que c’est difficile. Mais au moins, on te prend en charge”, déplore Younous Bichara, qui est originaire du Tchad.

    “C’est comme vraiment décevant. Décevant pour un immigrant qui vient et qui voit des choses comme ça au Canada”, mentionne Mohammed Tom, citoyen canadien arrivé du Ghana il y a plus de 7 ans. “C’est très difficile d’expliquer ça en Afrique.”


    Oussama Abbes, samedi, entouré de manifestants à proximité de l’Hôpital de Moncton. Photo : Radio-Canada / Pascal Raiche-Nogue

    “Je viens de la Tunisie”, dit Oussama Abbes. “À ma famille, je leur ai dit que j’ai attendu à l’urgence 7 heures. Ils ne me croient pas. Ils me disent : non, t’es pas au Canada, t’es peut-être dans un autre pays, ou bien tu blagues. Non ! Je leur dis : je suis au Canada et c’est ça la réalité. Je dis ça avec, vraiment… mal au coeur.”

    Visiblement bouleversé par ce décès à l’urgence, M. Tom souligne la mort d’un homme cette semaine dans une toilette devant l’hôtel de ville de Moncton. https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1935395/sans-abri-moncton-toilette-froid-plan-hiver

    Il se demande si les gouvernements se préoccupent de tous ces gens. “Apparemment, personne ne pense à personne. Surtout quand il s’agit du système de santé ou du développement social, les gens sont laissés à la merci de la nature”, dit-il. “C’est des êtres humains !”
    « Où sont-ils quand les personnes crèvent dans la salle d’attente ? »
    Une citation de Mohammed Tom

    Oussama Abbes ne connaissait pas personnellement le défunt. Il dit être venu “par solidarité”, car la situation l’a interpellé.

    Des solutions aux problèmes de main-d’oeuvre
    Il explique avoir lui-même avoir eu des mésaventures à l’urgence du CHU

     Dumont après y avoir amené son enfant, après que l’école lui eut téléphoné pour lui dire qu’il s’était blessé à la tête en faisant du sport. “By the way, c’est le même système. On est ici devant l’hôpital anglophone, mais c’est la même réalité à l’hôpital français”, lance M. Abbes.

    “Les médecins, ils sont là”, croit M. Abbes. “Il y a des médecins qui ont conduit des taxis pendant longtemps. Ils ont désespéré, ils ont quitté par la suite, ils sont allés à Montréal, ils sont allés dans d’autres provinces, même dans d’autres pays.”

    “Pourquoi ils ne les recrutent pas ? Pourquoi ils ne leur donnent pas la chance d’aider les personnes et les citoyens qui sont en train de mourir maintenant dans nos hôpitaux du Nouveau-Brunswick ?”, demande-t-il.

    M. Abbes dit que ces drames causent de l’inquiétude tant chez les Canadiens d’origine que chez ceux d’adoption. Les gens doutent de leur système de santé, déplore-t-il, et ne savent pas s’ils vont avoir de l’aide.

    Triage “ approprié ”, dit le réseau de santé
    Cette semaine, le réseau de santé Horizon avait confirmé un décès à l’urgence de l’Hôpital de Moncton.


    L’Hôpital de Moncton (archives) - Photo : Radio-Canada / Guy LeBlanc
    Selon le Dr Serge Melanson, chef des services cliniques des urgences du réseau de santé Horizon, le triage avait été effectué de façon “appropriée”, le patient avait été “surveillé par le personnel” et il avait passé des examens préliminaires. Toutefois, l’urgence débordait, précisait-on.

    En juillet, un homme âgé avait été retrouvé mort dans la salle d’attente de l’hôpital Chalmers, à Fredericton. https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1897838/deces-patient-mort-hopital-everett-chalmers-fredericton Un mois plus tard, un autre patient en attente de soins était mort à l’urgence de l’Hôpital de Moncton. https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1906323/mort-hopital-moncton-urgence-horizon-nouveau-brunswick

    #urgence #santé #hôpital #santé_publique #canada

  • Hervérifie - Suppression des lits à l’hôpital : vrai ou faux ?
    https://www.facebook.com/herverifie2.0/posts/pfbid0XszaAYi3KkvcWsM5s8twVTshdFKuoVUVvwA3Voxef3gFj3taTZAg51MozTbkgoVdl

    Eh bé oui mais non, en fait même le discours « de gauche » sur « oui les méchants gouvernements ont supprimé plein de lits » n’est pas aussi vrai que ça. Ya aussi des raisons médicales très normales.

    (Et encore une fois c’est pas redit là mais il ne devrait PAS y avoir besoin de plus de lits pour des choses qu’on sait parfaitement prévenir ou guérir en amont, sans passer par la case réanimation proche de la mort à l’hôpital, personne ne devrait avoir à atteindre ce stade quand on a les cartes pour s’en sortir avant.)

    🧠 Comme promis, 1000 abonnés sur la nouvelle page, une publi… Avec un argument que l’on entend tous les jours depuis deux ans.
    ⚠️ Préambule :
    ❶ Je ne suis pas chirurgien, anesthésiste ou plombier. Donc les exemples que je donne sont ceux de ma pratique quotidienne, avec les limites que cela implique. Je ne doute pas qu’un spécialiste de tel ou tel domaine y trouvera à redire, et je me mettrai à jour avec lui avec plaisir 👍
    ➜ Au demeurant, l’idée générale reste là.
    ❷ Les chiffres sont ceux d’un article de la DREES. Comme je suis un psychopathe et que je voulais vérifier moi-même (et avoir le détail des lits ambu par secteur), j’ai téléchargé leur base de données. Et puis j’ai déchiffré le truc comme j’ai pu. C’est chaud. Et avant 2013, cela relève de l’exploit (enfin c’est un métier quoi). Bref, j’y ai passé la journée, et je n’ai pas appris grand chose d’intéressant à part les chiffres de réa, pour une prochaine infographie.
    ➜ On s’en fout, qu’on parle de +1000 ou -2000 lits par ci par là, les ordres de grandeur et surtout le raisonnement demeurent.
    ❸ J’ai écrit tout ça d’une traite comme toujours, donc voilu 🥸
    ________________________________________
    1️⃣ C’est vrai.
    ■ Ont été supprimés, de 2003 à 2019 [1] :
    □ ∼ 34 000 lits d’hospit. complète court séjour
    □ ∼ 49 000 lits d’hospit. complète long séjour
    ➜ La vache, c’est scandaleux, et ça continue malgré la COVID, alors qu’on a tellement besoin de lits !
    ________________________________________
    2️⃣ C’est faux.
    ■ Ont été créés, de 2003 à 2019 [1] :
    □ ∼ 30 000 lits d’hospit. partielle (ambulatoire)
    □ ∼ 13 000 lits d’hospit. complète moyen séjour
    □ ∼ 10 000 « lits » d’hospit. à domicile
    □ ∼ 100 000 places d’EHPAD (parfois médicalisées)
    ➜ Ah. D’un coup ça change un peu tout en fait. Comprends plus rien là.
    ________________________________________
    3️⃣ C’est normal, c’est plus compliqué que ça.
    📎 La demande de soins :
    ○ La population française augmente (nous sommes de vrais petis lapins n’est-ce pas).
    ○ La population française vieillit (OK boomer, ce n’est pas juste une expression : les enfants du baby-boom arrivent massivement à la retraite, et la pyramide des âges ressemble de moins en moins à une pyramide).
    ○ L’espérance de vie augmente constamment (bon, elle a pris un coup derrière la cafetière en 2020, mais globalement elle augmente) [2].
    ○ Les vieux, ça tombe malade. Et ça tombe tout court d’ailleurs. Bref, dans les deux cas, ça se finit à l’hôpital.
    ➜ Donc on a plus de malades, ok. Donc il faut plus de lits non ? Pas forcément.
    📎 La médecine :
    ◉ Les techniques chirurgicales évoluent :
    ○ Quand je suis arrivé à la fin des années 1990, la coelioscopie était relativement rare, on ouvrait tout ce qui bougeait, et on retirait tout ce qui passait. Je plaisante, mais par exemple en chir pédiatrique il était courant de faire une appendicectomie « de principe » quand on ouvrait l’abdomen d’un enfant pour une autre raison.
    ○ Aujourd’hui la coelioscopie est la première intention quand elle est possible, et elle l’est de plus en plus souvent. On pratique les hysterectomie par voie basse (on accouche l’utérus, littéralement), etc. Les suites opératoires sont beaucoup plus simples, il y a beaucoup moins de complications, le séjour est raccourci.
    Etc.
    ◉ Les techniques anesthésiques évoluent :
    ○ L’objectif est par exemple d’éviter les anesthésies générales, dans la mesure du possible, et de les remplacer par des procédures moins risquées, plus simples (rachianesthésie, bloc à la racine d’un membre, anesthésie locale), qui occasionnent moins de complications, des suites plus simples et surtout beaucoup plus courtes.
    Etc.
    ◉ Les recommandations évoluent :
    ○ Quand j’était petit, trouver un appendice en place dans une classe de 6e relevait de l’exploit, aujourd’hui la chirurgie est parfois évitée par une antibiothérapie [3].
    Etc.
    ◉ La vaccination progresse (germes, et couverture) :
    ○ En 2e année, on m’enseignait que l’épiglottite de l’enfant était une urgence absolue, que des gamins allaient me claquer dans les pattes aux urgences… 2 ans plus tard, je me pointe aux urgences ped… Et 25 ans plus tard, je n’ai toujours jamais vu d’épiglottite. Le vaccin contre Haemophilus influenzae B (celui que l’on fait à vos enfants) était passé par là et avait quasiment éradiqué cette saloperie en 2 ans. Vaccinez vos gosses, merci pour eux.
    ○ Je n’ai jamais vu de rougeole de ma vie. Je touche du bois. La génération qui m’a précédé ne peut pas en dire autant.
    ○ Quand tous les ados seront vaccinés contre le papillomavirus (filles ET garçons !), nous pourrons dire adieu au cancer du col de l’utérus, qui tue plus de 1000* femmes par an (une toutes les 8h en gros…) et en envoie trois fois plus en chirurgie et en oncologie…
    Etc.
    ◉ L’imagerie progresse :
    ○ Plus on repère une tumeur à un stade précoce, plus on a de chances de pouvoir la traiter ou l’extraire avant qu’elle n’ait pu envahir les tissus adjacents ou pire, métastaser. Exit dans ce cas les chirurgies délabrantes nécessitant des semaines d’hospitalisation et sources de complications lourdes, exit dans ce cas la chimiothérapie et/ou la radiothérapie et toutes les joyeusetés que cela implique…
    ○ IRM cardiaque, écho-dobutamine (…) permettent de dépister les coronaropathies de façon bien plus efficace, réduisant d’autant le risque de voir un infarctus bloquer un lit de réa pendant une semaine, puis un lit de moyen séjour pendant 4 semaines.
    ○ Idem pour les AVC avec les progrès de l’imagerie cérébrale.
    Etc.
    ◉ Le matériel évolue :
    ○ La bétadine a été peu à peu totalement supplantée par les solutions hydro-alcooliques dans les blocs, plus efficaces, plus pratiques (et finies les allergies cutanées des soignants). Un soignant peut se laver les mains n’importe où, sans point d’eau…
    ○ Ces évolutions ont favorisé l’essor de l’hospitalisation à domicile, par exemple… (fin de vies, maladies chroniques…) Et ça fait autant moins de monde à l’hôpital.
    Etc.
    ◉ Les traitements évoluent :
    ○ Aujourd’hui, beaucoup de femmes ayant été opérées d’un cancer du sein suivent une chimiothérapie pendant plusieurs mois ou années qui consiste à prendre quelques comprimés tous les jours. Chez elles. En vivant leur vie normalement.
    ○ Des patients autrefois traités par plusieurs injections d’insuline par jour n’ont aujourd’hui besoin que d’une injection de BIIIIP (pas de pub) par semaine, avec des résultats parfois spectaculaires.
    ○ Certaines molécules ont révolutionné la qualité de vie des patients atteints de spondylarthropathie, avec d’hospitalisations en rhumato et de dizaines d’heures de kiné en moins.
    ○ Les nouveaux traitements antiviraux permettent de contenir les hépatites B, évitant ou retardant autant de cancers du foie (qui requierent foultitude d’hospits, sans parler de la greffe et de ses suites…).
    Etc.
    ➜ En gros on soigne mieux les gens, plus vite, et plus tôt. Donc on a moins souvent besoin de les coller dans un lit pendant 1 mois.
    ________________________________________
    4️⃣ Bon, bref…
    ■ Vous l’aurez compris, la médecine de 2022 (2019 dans cette infographie) n’est plus celle de 2003, qui n’était plus celle de 1980, etc.
    □ On opère moins les appendocs, on ne reste plus 7 jours à la mater après un accouchement simple (ou même une césar), on ne retire plus un sein à toutes les femmes qui ont un diagnostic de cancer du sein, certaines chirurgies se font dans la journée, et vous rentrez chez vous à 17h (…)
    □ Moins un patient reste à l’hôpital, moins il court le risque de contracter une infection nosocomiale, qui rallongerait encore son séjour.
    ➜ De plus en plus de patients relèvent de l’hospitalisation ambulatoire (on ne dort pas à l’hôpital), de l’hospitalisation à domicile, voire de plus d’hospitalisation du tout. Cela porte même un nom, le « virage ambulatoire ».
    ■ Illustration avec la durée moyenne de séjour en hospitalisation courte :
    □ 1980 : supérieure à 10 jours
    □ 2019 : inférieure à 6 jours [4]
    ________________________________________
    4️⃣ Purée, c’est long ! Et les lits alors ? Ma lecture de ces chiffres est la suivante :
    ■ Les lits de court séjour ont diminué (↘︎ 34 000)
    □ Parce que certains patients n’ont plus besoin de dormir à l’hôpital : ils relèvent de lits ambulatoires (↗︎ 30 000 lits).
    □ Parce que certains patients n’ont plus besoin d’être hospitalisés : ils relèvent d’un traitement médical simple, ou d’une hospitalisation à domicile (↗︎ 10 000 places).
    ■ Les lits de long séjour ont diminué (↘︎ 49 000)
    □ Parce que certains patients relèvent désormais du moyen séjour, plus court (↗︎ 13 000 lits)
    □ Parce que certains peuvent désormais rester chez eux en hospitalisation à domicile (↗︎ 10 000 places).
    □ Et enfin parce que 100 000 places ont été crées en EHPAD (↗︎ 100 000 places) [5,6].
    ________________________________________
    5️⃣ Si vous voulez un VRAI scandale, Steph Curry est actuellement 10e (DIXIEME PUT1 !!!) dans la course au MVP, alors qu’il est à plus de 32PPG, 7APG, 6RPG et surtout à 90/53/45, le tout à 35 ans… MAIS NOM DE DIEU !!! [7]
    [1] https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/.../Vue%20d...
    [2] https://www.nature.com/articles/s41562-022-01450-3.pdf
    [3] https://www.fmcgastro.org/.../appendicite-aigue...
    [4] https://www.irdes.fr/.../nombre-de-lits-journees-et...
    [5] https://www.senat.fr/questions/base/2003/qSEQ030909077.html
    [6] https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/sites/default/files/2021-01/Fiche%2017%20-%20Les%20établissements%20d’hébergement%2
    [7] https://www.statmuse.com/nba/player/stephen-curry-787

    #statistique #santé #hôpital #hospitalisation #lits

  • Grève à la clinique Floréal de Bagnolet – Sortant du village
    https://sortantduvillage.info/2022/11/23/greve-a-la-clinique-fleoral-de-bagnolet

    Mise à jour du samedi 26 novembre 2022

    Point d’étape
    Contrairement aux menaces de jeudi, il n’y a donc pas eu de fermeture pendant le week-end. De toute façon, avec les 40 réquisitions gracieusement octroyées vendredi par la préfecture, le fonctionnement ordinaire de la clinique Floréal est loin d’être compromis.

    Après trois jours de grève, la direction de la clinique n’a guère avancé. Vendredi soir elle s‘est contentée de proposer des ajustements qui ne dérogent en rien au droit commun conquis par la convention collective de l’hospitalisation privée : le fameux « avenant 32 ».

    Les autres propositions concernent, pour l’essentiel, des primes, lesquelles sont par définition non pérennes. De plus elles ne répondent en rien aux demandes des salarié·es : la prime de flexibilité, comme le nom l’indique, contribue directement aux dégradation de conditions de travail quant à la prime d’intéressement, il s’agit d’une participation aux résultats de l’entreprise. Autant dire que l’employeur garde la main sur le montage comptable de cet hypothétique partage du profit de l’entreprise.

    Enfin, dernières propositions de la direction : une promesse concernant la refonte de la grille des salaires.

    Les salarié·es de la clinique Floréal de Bagnolet ne veulent pas des promesses ni des propositions humiliantes ou dérisoires. La revendication est d’une extrême simplicité : la revalorisation de tous les salaires de 200 €.

    Après trois heures de négociation, vendredi soir, la direction du groupe ALMAVIVA de la clinique Floréal de Bagnolet a louvoyé sans répondre à cette revendication.

    Les salarié·es ont donc décidé de reconduire la grève.

    Prêt·es pour le piquet de grève, dès lundi, 9 heures !

    #Grève #Clinique_Floréal_Bagnolet #Groupe_ALMAVIVA #revendications_salariales #Santé

  • #Santé : un graphique coup-de-poing | Les Echos
    https://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/sante-un-graphique-coup-de-poing-1882589

    Le projet de budget de la Sécurité sociale pour 2023 est en passe d’être adopté au Parlement. Sa mesure phare pour le grand public : trois visites médicales gratuites au cours de la vie [!!!!] . Les données confirment les #inégalités_sociales face aux #maladies_chroniques.

  • C’est parti pour un 4e jour de grève à la clinique Floréal de Bagnolet :

    Grève à la clinique Floréal de Bagnolet – Sortant du village
    https://sortantduvillage.info/2022/11/23/greve-a-la-clinique-fleoral-de-bagnolet

    Mise à jour du vendredi 25 novembre 2022

    Ce matin, ce sont pas moins de 40 salarié·es grévistes qui ont été réquisitionné·es sur 4 jours à la clinique Floréal de Bagnolet ! Après l’épisode de la contre offensive de l’État dans le secteur des carburants de cet automne, la stratégie pour s’opposer au droit de grève par la réquisition semble se généraliser.

    D’après ce qui a été recensé par les salarié·es, ces réquisitions ne sont pas du tout organisées pour répondre aux nécessités du maintien des urgences. Elles sont bien souvent incohérentes du point de vue de la logique de l’organisation classique du travail. Sur certains secteurs les agents sont en sureffectifs, dans d’autres cas, les effectifs ne permettent pas un fonctionnement normal. L’objectif est clairement de casser le mouvement de grève.

    Contrairement à ce qui avait été annoncé hier, il n’y aura pas de fermeture de la clinique ce week-end.

    Les grévistes ont obtenu un rendez-vous pour une négociation ce jour même à 15 heures.

    Suite au courrier envoyée par la fédération CGT des hôpitaux privés à la direction du groupe Almaviva, faisant état d’irrégularités constatées sur les fiches de paie (sur-cotisation sur la prévoyance et non versement de la prime d’urgence), la direction de la clinique Floréal de Bagnolet, a fait savoir aux salarié·es qu’un rectificatif serait effectué pour se mettre en conformité. Les salarié·es sont en droit d’obtenir un versement avec effet rétroactif sur 3 mois.

    Les médecins, qui ne sont pas salariés car la plupart exercent en libéral dans la clinique, ont affirmé leur solidarité avec les salarié·es grévistes.

    Après plus de trois heures de négociation, la délégation expose aux grévistes l’essentiel des propositions de la direction :

    Application de l’avenant 32 (qui est une obligation)
    Mise en place d’une prime de flexibilité
    Mise en place d’une prime de participation
    Mise en place d’une hypothétique révision de la grille des salaires

    Les primes, par définition, ne sont nullement pérennes.La participation est obligatoirement liée à un résultat positif sur le compte d’exploitation, or tout porte à penser qu’il ne le sera pas à la clinique Floréal, notamment en raison des nécessité d’investissements.

    La demande d’une revalorisation salariale de 200 € n’est absolument pas prise en compte. Les salarié·es présent·es votent à l’unanimité la poursuite de la grève. Les autres salarié·es seront contactés dans la soirée pour les consulter afin de confirme ou d’infirmer ce vote.

    A suivre !
    Tract_25_novembre_2022Télécharger

    #revendications_salariales #grève #santé #hôpitaux #mouvement_social #Clinique_Floréal_Bagnolet #groupe_Almaviva_Santé #réquisitions

  • Grève reconduite pour un 3e jour :

    Grève à la clinique Floréal de Bagnolet – Sortant du village
    https://sortantduvillage.info/2022/11/23/greve-a-la-clinique-fleoral-de-bagnolet

    Mise à jour du jeudi 24 novembre 2022
    À propos des réquisitions

    Rectificatif : ce sont 7 salarié·es (et non 4) qui ont été réquisitionné·es hier pour deux jours (hier et aujourd’hui).
    Ce matin, la direction a réquisitionné à nouveau 16 autres personnes, soit 25 grévistes obligés de reprendre le boulot aujourd’hui. Ces procédures, qui ont été validées par l’agence régional de santé (ARS) et la préfecture représentent une entrave au droit de grève. D’autre part, les réquisitions ont été envoyées par mail, au lieu d’être données en main propre, ce qui n’est pas la procédure réglementaire.

    #revendications-salariales #grève #santé #hôpitaux #mouvement-social #Clinique-Floréal-Bagnolet #groupe-Almaviva-Santé

  • « Oui, par manque de moyens, la pédopsychiatrie doit depuis des années trier les enfants »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/11/24/oui-par-manque-de-moyens-la-pedopsychiatrie-doit-depuis-des-annees-trier-les

    « Oui, par manque de moyens, la pédopsychiatrie doit depuis des années trier les enfants »
    Tribune

    Collectif

    Le collectif Pédopsy 93, qui regroupe l’ensemble des chefs de service de pédopsychiatrie et des médecins de centres médico-psychologiques de Seine-Saint-Denis, sonne l’alarme.

    Publié aujourd’hui à 05h37, mis à jour à 07h30 Temps de Lecture 4 min.

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    Qui prendre en soins lorsque l’on ne peut pas prendre tout le monde en soins ? Les enfants les plus gravement atteints, car ils n’ont pas d’autre lieu de soins que les nôtres ? Les adolescents suicidaires, car leurs vies sont menacées ? Les plus petits, car on aura plus de chances d’infléchir leur trajectoire développementale ? Les cas les plus « légers », car ils prendront moins de temps pour être soignés ? Bébés, enfants, ados ?

    Telles sont les questions auxquelles se heurtent chaque jour les soignants en pédopsychiatrie. Est-ce humain ? Alors que la pédiatrie alerte sur son manque de moyens amenant les médecins à des stratégies de « tri » pour prendre en soins le maximum d’enfants, François Braun, ministre de la santé et des solidarités, s’est dit choqué. C’est le manque de moyens qui oblige les soignants à trier des enfants. C’est la France qui trie ses enfants.

    La pédopsychiatrie est confrontée à ce constat depuis des années. En effet, par manque de moyens pour répondre aux multiples sollicitations, les services doivent, malgré eux, réaliser un « tri » des patients, car ils ne peuvent pas répondre à toutes les demandes. Les urgences et les situations graves, de plus en plus graves, car ayant eu à attendre longtemps un premier rendez-vous, augmentent sans cesse. Les professionnels sont débordés et doivent s’infliger ce « tri ».
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    L’attente pour un premier rendez-vous atteint dix-huit mois dans les villes de Seine-Saint-Denis. Au rythme du développement de l’enfant, ces délais sont insupportables, et la plupart du temps, les difficultés se seront aggravées.
    Lire aussi la tribune : Article réservé à nos abonnés « En France, en 2022, des enfants et adolescents meurent de souffrance psychique par manque de soins et de prise en compte sociétale »

    L’empêchement de remplir les missions premières – accueillir, soigner et, si possible, prévenir – est la cause de l’épuisement des professionnels et d’une crise des vocations. Il est de plus en plus difficile de recruter des soignants pour la santé mentale des mineurs.
    Une génération sacrifiée

    La Seine-Saint-Denis (93), département de 1,6 million d’habitants, dont un tiers d’enfants et d’adolescents avec un rythme de naissances soutenu, est un des plus mal pourvus en moyens de soins psychiques pour ses plus jeunes. Les familles sont souvent pauvres et précaires, beaucoup de mères élèvent seules leurs enfants et sont isolées.

    Tour à tour, le tribunal de Bobigny, l’éducation nationale, le département, les services de protection de l’enfance et la pédopsychiatrie alertent, malgré leur devoir de réserve. Tous sombrent avec la population.
    Lire aussi la tribune : Article réservé à nos abonnés « Face à la hausse des troubles psychiatriques chez les enfants, développer une politique de prévention est une priorité »

    Le 93 et ses enfants sont mis de côté par les politiques publiques et c’est une génération entière qui est sacrifiée du fait de l’abandon de l’Etat. La France trie ses enfants ; reconnaître et réparer cette inégalité d’accès à l’éducation, à la protection et aux soins est une urgence.
    Lire la tribune : Article réservé à nos abonnés « La majorité des problèmes de santé mentale débute avant l’âge de 14 ans »

    La pédopsychiatrie en France alerte depuis plusieurs années, dans tous les territoires de la République. Celle du 93 lance un cri d’alarme. Toutes les communes construisent de nouveaux logements, écoles, collèges et lycées…. Mais aucune n’édifie de centres médico-psychologiques (CMP) ou médico-psycholo-pédagogiques (CMPP) pour la prise en charge des troubles psychiques des enfants et adolescents. Verrous administratifs, municipalités qui refusent l’octroi de locaux pour des structures de soins ou médico-éducatives, manque de moyens et difficultés de recrutement, complexité des prises en charge qui cumulent les facteurs sociaux aggravant les troubles psychiques : tous les indicateurs sont au rouge, et particulièrement pour la santé mentale des enfants de ce département.
    Une place pour sept enfants

    Les acteurs libéraux du soin ne s’installent pas en Seine-Saint-Denis, car la charge de travail est immense, et le département est devenu un désert médical. Alors même qu’une majorité d’enfants a des difficultés particulières d’accès au langage oral et écrit du fait des parcours migratoires et d’exil, il n’y a pas de soins orthophoniques.
    Lire aussi la tribune : Article réservé à nos abonnés « La situation des urgences pédopsychiatriques est un drame »

    Ici plus qu’ailleurs, beaucoup sont touchés par l’autisme. Les services de pédopsychiatrie comptent 20 % d’enfants autistes dans leurs files actives [patients vus au moins une fois dans l’année], 550 enfants pour un seul service. Les moyens alloués à la pédopsychiatrie pour exercer sa mission complémentaire des écoles et des établissements spécialisés, et prendre en soins les enfants autistes, sont limités : cinq hôpitaux de jour pour tout le département. Pour une place disponible, sept enfants sont adressés. Comment s’effectue ce « tri », au nom de quelle éthique ? Admettrait-on qu’une seule chimiothérapie disponible oblige à choisir entre trois enfants cancéreux ?
    Lire aussi la tribune : Article réservé à nos abonnés Santé mentale : « Qui soigner quand il n’y a pas la possibilité de le faire pour tout le monde ? »

    Aucun moyen suffisant non plus pour créer des places en établissement spécialisé, dont le nombre est très faible. Si tout le monde est d’accord pour favoriser l’inclusion de ces enfants à l’école de la République, les moyens ne sont pas là pour le permettre : trop peu d’aides à la scolarisation, temps de scolarité réduit à quelques heures par semaine, beaucoup d’enfants déscolarisés. Les enseignants sont si peu aidés pour les accueillir qu’ils jettent l’éponge, et envisager l’aide de soignants au sein des classes est empêché par des verrous administratifs, des manques de moyens humains et des positions idéologiques qu’il est devenu urgent de lever afin de travailler pour le bien des enfants.
    Une goutte d’eau

    1 750 enfants sont en attente de places en établissement spécialisé, et certains sont « sans solution », c’est-à-dire sans scolarité, sans soins, sans éducation autre que la famille à la maison. En plus d’être un constat terrible, c’est un très mauvais calcul. Que vont devenir nos enfants « lestés » de pathologies non soignées ? Et leurs familles ?

    Le rapport du Sénat sur la psychiatrie des mineurs de 2017 dressait déjà le « constat d’une grande difficulté de la discipline, traversant une crise démographique ne lui permettant pas de répondre à ses besoins en évolution ». Cette situation a été de nouveau reconnue lors des Assises de la santé mentale et de la psychiatrie en 2021. Des « mesures de rattrapage » se concrétisent dans des appels à projet, mais sont notoirement insuffisantes pour combler le retard pris. Leur montant est de 20 millions d’euros en 2022 pour l’ensemble de la France et de l’outre-mer. Une goutte d’eau en regard de l’aide nécessaire aux enfants et à la pédopsychiatrie, qui les soigne.
    Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Santé : « La psychiatrie de secteur, publique ou associative, disparaît, en vérité »

    Oui, par manque de moyens, la pédiatrie doit maintenant « trier » les enfants. Oui, par manque de moyens, la pédopsychiatrie doit depuis des années « trier » les enfants. Oui, en Seine-Saint-Denis, les enfants souffrent davantage qu’ailleurs, et reçoivent moins de moyens qu’ailleurs. Oui, le constat est alarmant dans le département de Seine-Saint-Denis, qui a besoin d’une aide massive et urgente. Ce ne sont pas les professionnels qui « trient » mais la France qui trie ses enfants, et délaisse ceux du 93.

    Signataires :Thierry Baubet, chef du service de pédopsychiatrie du CHU Avicenne, Bobigny ; Jean-Pierre Benoit, chef du service de pédopsychiatrie du centre hospitalier Delafontaine, Saint-Denis, responsable de la commission de pédopsychiatrie de la communauté psychiatrique de territoire (CPT) 93 ; Assia Farhi, médecin directrice du centre médico-psycho-pédagogique (CMPP) de la Courneuve ; Charlotte Flouest-Nguyen, médecin directrice du CMPP d’Aubervilliers ; Vincent Gaulin, médecin directeur du CMPP de Saint-Denis ; Ligia Gorini, chef de service de pédopsychiatrie à l’établissement public de santé (EPS) de Ville-Evrard, Neuilly-sur-Marne ; Noël Pommepuy, chef de service de pédopsychiatrie et président de la commission médicale d’établissement (CME) de l’EPS de Ville-Evrard, Neuilly-sur-Marne ; Clémentine Rappaport, chef du service de pédopsychiatrie du centre hospitalier intercommunal Robert Ballanger, Aulnay-sous-Bois ; Bertrand Welniarz, chef de service de pédopsychiatrie à l’EPS de Ville-Evrard, Neuilly-sur-Marne.

    Tous sont membres du Collectif Pédopsy93.

    L’institution psychiatrique est loin d’être la panacée mais quand elle est déficiente, voire absente en territoire socialement défavorisé c’est la cata.

    En complément :
    https://94.citoyens.com/2022/seine-saint-denis-le-regroupement-de-trois-centres-medico-psychologique
    https://www.sudeducation93.org/communique-dans-le-93-le-manque-daesh-met-en-danger-la-scolarite-des

    #Santé-Seine-Saint-Denis #psychiatrie #CMP #Centres-médico-psychologiques #AESH

  • Chine : les images des manifestations dans la plus grande usine d’iPhone au monde

    Le plus grand site de fabrication de téléphones d’Apple est confiné depuis octobre, après la découverte d’un foyer de Covid-19.

    https://www.lemonde.fr/international/video/2022/11/23/chine-les-images-des-manifestations-dans-la-plus-grande-usine-d-iphone-au-mo

    Des manifestations ont eu lieu à Zhengzhou, en Chine, sur le site de la plus importante usine de production de téléphones d’Apple, mercredi 23 novembre. Ces protestations font suite au confinement lié à un foyer de Covid-19 détecté dans l’usine, gérée par l’entreprise taïwanaise Foxconn. Au début d’octobre, des employés avaient été diagnostiqués positifs. L’entreprise a ordonné aux salariés de continuer la production, tout en confinant la zone, empêchant toute sortie. Des employés avaient alors fui, parfois en escaladant les grillages.

    Foxconn a assuré que le foyer était limité et promis des primes, mais les tensions ont débouché sur des violences. Dans des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, on peut voir des travailleurs manifester face à des agents vêtus de combinaisons blanches.

    #Covid19#migrant#migration#sante#chine#pandemie#MINGONG#confinement#Chine#Foxconn

  • Grève à la clinique Floréal de Bagnolet – Sortant du village
    https://sortantduvillage.info/2022/11/23/greve-a-la-clinique-fleoral-de-bagnolet

    Grève à la clinique Floréal de Bagnolet
    23 novembre 2022 ~ François ~ Modifier « Grève à la clinique Floréal de Bagnolet »

    Ce mercredi 23 novembre 2022 marque le début de la grève des salarié·es de la clinique Floréal, à Bagnolet (Seine-Saint-Denis).

    Il y a un mois, la négociation annuelle obligatoire (NAO) n’a eu comme seule proposition de la direction qu’une promesse méprisante de fournir des polaires et des crocs, alors que les salarié·es revendiquaient, pour l’essentiel, des augmentations de salaires.

    Ce matin, donc, dès 7heures, l’écrasante majorité des salarié·es en grève s’est rassemblée devant la clinique avec barnum et sono pour faire entendre dans le quartier leurs revendications.

    L’employeur a réquisitionné 4 agents grévistes pour assurer le suivi des opérations médicales et des urgences ; la plupart des rendez-vous ont été annulés. Les médecins et les chirurgiens ayant, pour l’essentiel, le statut de profession libérale ne sont pas salariés mais certains sont venus exprimer leur soutien au personnel en grève.

    Une délégation des grévistes a été reçue par la direction vers 10h30. Deux plus tard, ces salarié·es grévistes ont annoncé à leur camarades que la direction accepterait de reprendre la NAO dans l’après-midi, à condition que s’arrête la grève.

    La poursuite de la grève a été votée à l’unanimité.

    À suivre, dès demain !

    Qui vote pour arrêter de la grève ?

    Qui vote pour continuer la grève ?

    Informations complémentaires :

    À propos du groupe Almaviva, propriétaire de la clinique Floréal (Wikipédia)
    A Manosque, la grève continue dans la clinique d’Almaviva (Fédération Santé de la CGT)

    Ça continue demain !

    #revendications-salariales #grève #santé #hôpitaux #mouvement-social #Clinique-Floréal-Bagnolet #groupe-Almaviva-Santé

  • En bas de chez moi, depuis ce matin, s’est mis en place un pied de grève des salarié·es de la clinique Floréal à Bagnolet qui a été rachetée par le groupe Almaviva il y a environ 18 mois.
    Les revendications :
    – Augmentations de salaire
    – Versement des primes d’ancienneté et d’assiduité
    – Augmentation du nombre de jours d’enfants malades rémunérées
    – Prime de remplacement
    – Réévaluation des salaires de base
    – Primes de risque pour les manipulateurs pharmacie
    – Mise en place d’un 13e mois
    etc.
    Le groupe Almaviva, 4e groupe de cliniques privées en France, est détenu à 60 % par le fonds koweitien Wren House Infrastructure et 16 % par Bpifrance (Banque publique d’investissement).
    Les salarié·es de Floréal sont confronté·es au refus de la direction d’engager des négociations avec les grévistes. Cela fait partie de la culture de ce groupe qui est connu pour ses pratiques sociales bien pourries mais la grève permet de faire respecter les droits des salarié·es. Voir ci-dessous la victoire de la clinique Toutes Aures à Manosque détenue aussi par le groupe Almaviva.

    http://sante.cgt.fr/Manosque-lutte-gagnante-a-la-clinique
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/alpes-de-haute-provence/manosque/manosque-21eme-jour-de-greve-pour-les-salaries-de-la-cl
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Almaviva_Sant%C3%A9

    #lutte-sociale #santé-publique #lutte-syndicale #cliniques-privées #Almaviva

  • Enfants, Cabrioles - #AutodéfenseSanitaire face au Covid-19.21 novembre 2022 ·
    https://cabrioles.substack.com/p/21-novembre-2022-enfants

    Depuis le début de la pandémie les enfants sont l’objet de toutes les attentions car ils représentent un enjeu économique et politique central. Et pourtant leurs morts et leurs souffrances causées par le Covid sont partout absentes.

    Résumons :

    Après avoir été qualifié·es de super-propagateur·ices les premières semaines du confinement, iels ont subitement été transformé·es en être surnaturels, “peu à risques” selon la formule consacrée, dès lors qu’il a fallut remettre leur parents au travail. Soudainement, et en dépit de la réalité et des connaissances scientifiques établies, nos gouvernant·es les ont déclaré·es magiquement immunisé·es contre le Covid.

    En France cette campagne d’expérimentation sauvage - livrer les enfants à un virus inconnu - c’est fait avec l’étonnant appui des principales sociétés savantes en charge de la petite enfance. Nous retiendrons notamment la participation à cette opération du Conseil National Professionnel de Pédiatrie et de son président Robert Cohen, fameux inventeur de la “dette immunitaire” qui aime plaisanter au sujet de la pédohilie sur le plateau de Pascal Praud, de La Société Française de Pédiatrie et sa présidente Christelle Gras Le Guen, mais aussi du Haut Conseil à la Santé Publique https://www.hcsp.fr/Explore.cgi/avisrapportsdomaine?clefr=911 qui compte parmis ses membres Alices Desbiolles, ancienne dirigeante de la commission Santé d’EELV et signataire du manifeste international financé par l’extrême-droite libertarienne pour promouvoir l’eugénisme pandémique : la Great Barrington Declaration.

    La réalité comme vous le savez est tout autre : les écoles sont le principal moteur de l’épidémie, 69 enfants sont morts du Covid en France en 2022, contre 15 entre 2020 et 2021, les études estiment à 6% les infections d’enfants qui conduisent à des séquelles persistantes, 30% pour les estimations les plus hautes. Ajoutons à cela qu’on évalue à plus de 10 millions le nombres d’enfants qui ont vu un parent ou un·e proche qui les élevaient mourir du Covid à cause des politiques criminelles de laisser faire.

    Il faudrait toujours se poser des questions sur les personnes qui affirment qu’un virus nouveau - et donc inconnu - est sans conséquence à long terme sur la santé des enfants.

    La solution pour combattre de manière durable l’exposition aux virus respiratoires est connue : améliorer la qualité de l’air dans tous les lieux clos, des transports aux écoles, des logements aux entreprises. En attendant il existe un moyen très simple et peu couteux pour réduire drastiquement la circulation des virus respiratoires qui envoient massivement les enfants dans les hôpitaux : en lieux clos, généraliser le port du masque FFP2.

    Très bonne lecture et
    prenons soin de nos luttes,

    #GBD #pandémie #covid-19 #santé_publique #enfants

  • En Chine, la frustration des jeunes prend un tournant politique
    https://www.lemonde.fr/international/article/2022/11/22/en-chine-la-frustration-des-jeunes-prend-un-tournant-politique_6150984_3210.

    En Chine, la frustration des jeunes prend un tournant politique
    Epuisés par la politique zéro Covid en vigueur depuis bientôt trois ans, les jeunes Chinois se sentent volés de leur jeunesse par un pouvoir de plus en plus autocratique, au point d’oser critiquer le régime plus ouvertement.
    Un simple « Ça va ? » a suffi pour que Stella (un nom d’emprunt), 30 ans, ouvre les vannes : « Cinq mois après le confinement de Shanghaï, on est toujours enfermés en Chine : on ne sait pas si on pourra partir prendre l’air le week-end prochain, ou même sortir de notre appartement, parce qu’on risque toujours d’être confinés au moindre cas contact dans l’immeuble. Cette incertitude permanente est épuisante. Moi, j’ai envie de sortir, de voir le monde ! », s’emporte la jeune femme, assise sur le matelas d’une salle de sport du centre de la ville. Encore essoufflée par l’effort, la trentenaire, coupe au carré et débardeur blanc laissant voir ses épaules sculptées, se livre, dans un flot de complaintes. « Je me sens anxieuse, parfois en colère. Cette politique est vraiment inhumaine, et ça peut durer longtemps : cinq ans peut-être ? Le temps du mandat de Xi Jinping, qui vient d’être réélu », s’interroge Stella. Après trois ans d’une stratégie zéro Covid appliquée avec la plus grande fermeté en Chine, la lassitude tourne au ras-le-bol, et la frustration vire parfois à la colère. A Shanghaï, difficile d’avoir la moindre conversation sans que le sujet soit abordé. Car les conséquences de cette approche ultra-stricte se font ressentir autant sur la vie quotidienne de la plupart des Chinois que sur l’économie (le Fonds monétaire international prévoit une croissance en 2022 à 3,2 %, la seconde plus basse depuis 1977). Le 11 novembre, la Commission nationale de la santé a annoncé une tentative d’allègement des restrictions liées au Covid-19, en précisant qu’il ne s’agissait « pas d’un relâchement de la prévention et du contrôle ». Si une partie de la population, notamment les habitants des campagnes et les plus âgés, continue d’adhérer à cette approche qui a permis d’éviter des centaines de milliers de morts, l’absence de perspectives pèse sur le moral des plus jeunes. Le manque d’opportunités économiques, mais aussi de voyages, de loisirs, de liberté en général, amène un nombre croissant de Chinois à oser aborder des questions politiques, habituellement évitées dans les conversations au quotidien. La confirmation de Xi Jinping pour un troisième mandat de secrétaire général du Parti communiste chinois (PCC), lors du 20e congrès de l’organisation, mi-octobre, n’a fait qu’accentuer la tendance : le 23 octobre, le dirigeant chinois a dévoilé une équipe exclusivement composée de fidèles.
    Dans un café du centre-ville, Guagua (tous les prénoms ont été changés pour protéger les interlocuteurs), 28 ans, employé dans le domaine des technologies numériques, fait part de son inquiétude : « Auparavant, il y avait différentes forces au sein du Parti communiste, mais maintenant, cet équilibre est brisé : on a une tendance qui est tellement puissante qu’elle peut faire ce qu’elle veut. Cette concentration du pouvoir est dangereuse, il n’y a plus personne pour discuter ou contester, pour faire exister une bataille d’idées. On imagine facilement ce qui pourrait mal se passer : l’enfer est pavé de bonnes intentions. »
    L’équipe dirigeante a, en effet, été décrite par des experts comme un « gouvernement de combat », prêt à appliquer les décisions les plus radicales de Xi en cas de crise, économique ou militaire. C’est ce qui inquiète le jeune homme : « J’ai vraiment peur qu’une guerre éclate avec Taïwan : dans son dernier opus, intitulé La Gouvernance de la Chine, Xi insiste sur l’unification, par la force si nécessaire. Or, il a accompli beaucoup des sujets évoqués dans le précédent volume de ses œuvres », s’inquiète Guagua, avant de conclure : « Une guerre risque de remettre en cause la prospérité acquise depuis l’ère des réformes [à partir de 1978]. »
    Ce type de critique discrète de la dérive autocratique du PCC autour du président Xi a trouvé une expression aussi visible qu’isolée, à la veille du Congrès, en octobre, lorsqu’un militant a déployé plusieurs banderoles sur un pont surplombant l’un des périphériques pékinois, et allumé un feu pour attirer l’attention. L’un des slogans proclamait : « Nous ne voulons pas de tests PCR, nous voulons manger ; nous ne voulons pas de confinement, nous voulons être libres, (…) ; nous ne voulons pas de Révolution culturelle, nous voulons des réformes. » Un second allait encore plus loin : « Etudiants, travailleurs, peuple, (…) destituez le dictateur Xi Jinping. » Si cette action brève a fait tant de bruit en Chine, c’est parce que ce genre de protestations est aujourd’hui rare, tant la surveillance de la société et la répression ont été renforcées depuis l’arrivée au pouvoir de Xi Jinping, en 2012.
    Lire aussi : Article réservé à nos abonnés En Chine, la poursuite de la stratégie zéro Covid implique un contrôle social encore renforcé
    Son impact n’a pas été négligeable : « Cette banderole résume exactement ce qu’on ressent », juge Stella. Malgré les efforts de la censure, les photos de l’événement ont largement circulé sur les réseaux sociaux avant d’être systématiquement supprimées. Beaucoup ont d’ailleurs perdu l’accès à leur compte WeChat, le principal réseau social, pour avoir partagé les images de cette protestation, dont l’auteur a été arrêté sur-le-champ. « J’ai vu ces photos sur Instagram, témoigne Yiwei, 24 ans, photographe de mode à Shanghaï, qui utilise un VPN pour accéder aux sites Web bloqués en Chine, comme Instagram. Quand j’ai partagé les images avec des amis dans un groupe WeChat privé, l’un d’eux m’a appelé tout de suite. Il m’a dit : “Tu es fou, tu vas perdre l’accès à ton compte.” Les gens ont peur et s’autocensurent. Je pense que ce contestataire est très courageux, mais ce qui me révolte, c’est qu’il risque une sanction très sévère », déplore le jeune artiste. Beaucoup évoquent un sentiment d’impuissance, face à un système prêt à écraser la moindre menace. « Tout ce qu’on peut faire, c’est discuter de notre frustration entre amis. Et encore, il faut rester discrets… Moi, je m’intéresse à la politique, mais c’est vite déprimant. Il vaut mieux se concentrer sur soi, ce qu’on peut faire pour profiter de chaque jour », décrit le photographe. Ce qu’il fait en passant du temps avec ses amis, mais sur son petit balcon plutôt que dans les bars, afin de ne pas risquer de devenir cas contact. Pour lui, les restrictions imposées par le gouvernement vont au-delà des efforts sanitaires : « Le but, c’est aussi de renforcer le contrôle : ils en profitent pour voir jusqu’où ils peuvent pousser les gens. Le contrôle de la pandémie est très politique », soupire Yiwei. Pour décrire sa frustration, la génération Z chinoise a inventé un lexique riche : « Tangping, qu’on pourrait traduire par “rester couché”, désigne l’attitude des jeunes employés dans des grandes entreprises, d’Etat ou du privé, refusant de s’impliquer à fond dans leur fonction, démotivés par le manque de perspectives », explique l’anthropologue Xiang Biao, interrogé par le média en ligne chinois The Paper. Autre terme nouveau, neijuan décrit « l’expérience d’un individu pris dans une compétition, tout en ayant conscience qu’elle est vide de sens », ajoute-t-il. « J’ai l’impression que les jeunes ont dû supprimer leurs désirs, c’est une frustration accumulée depuis le début de la pandémie, et on sent que ça veut sortir. Les gens sont très enthousiastes quand il y a des spectacles ou des fêtes, ils ont besoin de se lâcher, mais, ces derniers temps, beaucoup d’événements sont annulés à cause du zéro Covid », témoigne Yubo, 21 ans, étudiant en ingénierie informatique le jour et comique la nuit.
    L’atmosphère pesante qui règne en Chine pousse désormais ceux qui en ont les moyens à envisager de quitter le pays. Certains franchissent le pas, ou commencent à se renseigner. Guagua en fait partie : quelques mois après le long confinement de Shanghaï, le 20e congrès du PCC l’a convaincu que son pays n’allait pas dans la bonne direction. « Mon partenaire m’a montré la vidéo d’Hu Jintao [l’ancien président chinois de 2003 à 2013] évacué devant tout le monde, lors du congrès. J’étais choqué. Je pense qu’à l’époque d’Hu et, auparavant, de Jiang Zemin [président du pays de 1993 à 2003] le mode de gouvernance me convenait, parce que leurs politiques n’étaient pas si radicales. Le but, c’était le développement, pas l’opposition avec d’autres pays. J’ai vraiment l’impression que le gouvernement actuel, préoccupé par sa marque dans l’histoire, risque de pousser trop loin cette tendance et de se prendre un retour de flammes. » Parmi les pays qu’envisagent Guagua et son partenaire : le Canada, Singapour, l’Irlande, le Japon. « Nous ne voulons pas renoncer à notre citoyenneté chinoise, mais nous cherchons à obtenir un statut de résident permanent ailleurs. En cas d’urgence. » En attendant, Guagua et son partenaire ont changé leurs habitudes : moins de shopping et de sorties urbaines, plus de randonnées dans les forêts de bambous du Zhejiang, la province située au sud de Shanghaï. « Peut-être parce que dans la montagne il n’y a pas de dabai », dit en souriant le jeune homme, en référence aux responsables sanitaires enveloppés dans des combinaisons blanches intégrales.

    #Covid-19#migrant#migration#chine#sante#zerocovid#controlepolitique#polotiquesanitaire#emigration#exil#singapour#canada#irlande#japon

  • A Pékin, plus de 1 400 cas de Covid-19 enregistrés, trois personnes âgées mortes pendant le week-end
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/11/22/pekin-plus-de-1-400-cas-de-covid-19-enregistres-trois-personnes-agees-mortes

    A Pékin, plus de 1 400 cas de Covid-19 enregistrés, trois personnes âgées mortes pendant le week-end
    La hausse des cas a poussé les autorités à ordonner la fermeture d’écoles et de restaurants, tandis que nombre d’employés sont appelés à travailler de chez eux. Après une réduction significative des restrictions dues à la crise sanitaire en Chine, le 11 novembre, des écoles sont, de nouveau, revenues aux cours en ligne dans la capitale chinoise. Pékin, qui compte 22 millions d’habitants, avait enregistré 621 nouveaux cas de Covid-19 dimanche. Elle en a comptabilisé 1 438 mardi 22 novembre, un nombre jamais enregistré depuis le début de la pandémie. Trois Pékinois âgés et atteints de pathologies sont morts après une contamination au cours du week-end. Ce sont les premiers décès enregistrés liés au virus depuis le mois de mai.
    Si les autorités de la capitale semblent vouloir éviter pour l’instant un confinement strict, comme celui qui avait été appliqué à Shanghai au printemps, elles ont toutefois renforcé les mesures sanitaires lors des derniers jours. Des restaurants, salles de sport, parcs et sites touristiques ont été fermés, et des employés sont invités à travailler de chez eux.
    Près de 600 zones de la capitale, notamment des immeubles résidentiels, sont considérées à « haut risque », ce qui oblige leurs habitants à rester confinés chez eux ou à être acheminés dans des centres de quarantaine. Dans les rues, les files d’attente s’allongent devant les cabines de tests Covid-19, la plupart des lieux publics exigeant désormais un résultat négatif de moins de vingt-quatre heures pour y avoir accès.
    Des résidents font la queue pour effectuer des tests de Covid-19 dans une rue de Pékin, dimanche 20 novembre 2022, alors que de nouvelles mesures strictes sont imposées à Pékin. A l’échelle du pays, le nombre total de cas quotidiens, cas importés inclus, dépasse désormais les 28 000, la province du Guangdong (sud) et la ville de Chongqing (sud-ouest) étant les plus touchées, selon les autorités sanitaires. La Chine est la dernière grande économie mondiale à appliquer une stricte politique sanitaire, qui vise à tout faire pour empêcher contaminations et décès. Sa politique zéro Covid consiste à imposer des confinements dès l’apparition de cas, des quarantaines aux personnes testées positives, et des tests PCR quasi quotidiens à la population.Mais cette stratégie, efficace dans un premier temps pour enrayer la propagation du virus, semble s’essouffler face aux nouveaux variants et porte un rude coup à l’économie, isolant la Chine du reste du monde et provoquant une forte lassitude des Chinois. Plusieurs villes chinoises avaient, par ailleurs, arrêté les tests à grande échelle la semaine dernière, mais certaines d’entre elles les ont depuis remis en place, ce qui reflète la difficulté de contrôler le variant Omicron, plus contagieux.

    #Covid-19#migrant#migration#sante#chine#pandemie#zerocovid#confinement#politiquesanitaire#quarantaine#casimporte#omicron#mobilite#tourisme

  • Un livre important de André Grimaldi

    André Grimaldi vient de publier un livre très important, L’Hôpital nous a sauvés, sauvons-le ! avec une belle préface d’Alain Supiot. Un livre incisif de cent pages, un manifeste sur une question vitale, pour la santé publique. Un manifeste qui, après un diagnostic et un traitement, propose dix mesures pour sauver l’hôpital public.

    Il part d’un constat : l’hôpital est malade. Chaque semaine, on assiste à la fermeture totale ou partielle, la nuit, d’un service d’urgences. Entre 5 et 30% des lits sont fermés par manque de personnel. Il y a une pénurie croissante de sages-femmes dans les maternités. Et pourtant l’hôpital public a pris en charge 85% des patients atteints par le covid. L’hôpital n’est pas seulement la référence en matière de santé, il joue un rôle essentiel dans les territoires, c’est souvent le premier employeur local. Le choc de la pandémie et de la crise sanitaire du covid met en avant le débat sur la refondation de l’hôpital public. Il y a une grande urgence car comme l’explique André Grimaldi, la frustration alimente la fatigue démocratique.

    sur : André Grimaldi : L’Hôpital nous a sauvés, sauvons-le !
    10 mesures pour sauver l’hôpital public
    Préface d’Alain Supiot

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2022/11/22/un-livre-important-de-andre-grimaldi

    #santé

  • Vers un monde moins défoncé et merdique — Sobriété et lutte anarchiste
    https://infokiosques.net/spip.php?article1538

    Vers un monde moins défoncé et merdique est sorti sous forme de brochure auto-éditée en 2003, aux Etats-Unis. « De nombreuses raisons m’amènent à m’abstenir de la consommation d’intoxicants, et certaines d’entre elles ne sont pas "politiques" en soi. Certaines sont plus personnelles ou intimes : j’aime mon corps et veux préserver ma santé ; je suis terrifié par les addictions ; je tends vers les extrêmes, ainsi je pense que si j’avais bu ou m’étais drogué je l’aurais trop fait ; dans ma famille, des personnes toxicomanes et alcooliques ont ruiné des vies. D’autres raisons sont plus pragmatiques : en tant qu’activiste, je prends part à des actions qui m’exposent au risque de me faire arrêter, et les risques légaux encourus pour possession de drogue n’en valent pas la peine ; je préfère mettre mon (...)

    #V #Infokiosque_fantôme_partout_ #Anarchismes,_anarchie #Corps,_santé,_antivalidisme #Anglais
    https://cocktailpavepaillette.wordpress.com
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/vers-un-monde-moins-defonce-et-merdique-cahier.pdf
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/towards_a_less_fucked_up_world.pdf
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/towards_a_less_fucked_up_world-screen.pdf
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/vers-un-monde-moins-defonce-et-merdique-pageparpage.pdf

  • Pesticides : le « tour de passe-passe » pour rendre l’eau potable
    https://reporterre.net/Pesticides-le-tour-de-passe-passe-pour-rendre-l-eau-potable

    Cette soudaine amélioration n’est en réalité qu’illusoire. Le métabolite est bien toujours présent dans l’eau. Générations futures souligne qu’il existe de nombreuses alertes sur le potentiel cancérigène et reprotoxique de la molécule mère, le S-métolachlore. En juin dernier, l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) classait cette dernière comme cancérigène suspecté.

    « La confiance dans l’eau potable a pris une claque, affirme pour sa part Régis Taisne, chef du département Cycle de l’eau à la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR). 10 à 12 millions d’habitants ont été informés que leur eau n’était pas conforme. Et aujourd’hui, on leur explique qu’elle le redevient. Les usagers peuvent se poser des questions. »

  • « Nous avons besoin d’une action coordonnée pour sauver le NHS »

    Dans son évaluation annuelle du système de santé et des services sociaux en Angleterre (21 octobre 2022), la Care Quality Commission a décrit le NHS (National Health Service) comme étant « bloqué » et « incapable de fonctionner ». Un nombre record de plus de 7 millions de personnes attendent un traitement qui devrait être assuré par le NHS. Ce chiffre augmente chaque mois. Quelque 2,75 millions de personnes attendent pour être prises en charge depuis plus de 18 semaines et près de 400 000 personnes depuis plus d’un an. Les normes en matière de soins du cancer ne sont toujours pas atteintes. Le nombre de personnes fréquentant les services d’urgence est resté stable, mais les temps d’attente ont explosé et le nombre de patients attendant plus de 12 heures est désormais 88 fois plus élevé qu’il y a trois ans.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2022/11/18/nous-avons-besoin-dune-action-coordonnee-pour-

    #santé #GB

  • Le monde paysan, l’alimentation et la planète sous la dictature du capital #capitalisme

    Le texte de la conférence (16 novembre 2018) : https://www.lutte-ouvriere.org/publications/brochures/le-monde-paysan-lalimentation-et-la-planete-sous-la-dictature-du-cap

    SOMMAIRE

    Les premières exploitations agricoles capitalistes

    La révolution agricole de l’après-Seconde Guerre mondiale en France
    – Le rôle des États dans la transformation de l’agriculture
    – L’enrichissement rapide des industriels des secteurs agricole et alimentaire
    – Les coopératives géantes, rivales des plus grands trusts

    Le marché international de la #production_alimentaire
    – La financiarisation du secteur agricole… comme de toute l’#économie

    Les conséquences désastreuses sur l’#environnement et la #santé_publique
    – La #déforestation
    – Le #glyphosate
    – La #pollution aux #nitrates et aux #pesticides, la dégradation des sols
    – Les mauvais traitements des animaux d’#élevage
    – Les #agrocarburants

    Les systèmes alternatifs des décroissants, entre réaction et récupération capitaliste #décroissance

    Quelles perspectives pour les petits paysans  ? #agriculture

    Conclusion

    Annexe : La collectivisation forcée de l’agriculture sous Staline  : un drame humain, économique, social et politique

  • Même à partir de Hongkong, les voyages d’affaires en Chine restent des parcours du combattant
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2022/11/14/meme-a-partir-de-hongkong-les-voyages-d-affaires-en-chine-restent-des-parcou

    Même à partir de Hongkong, les voyages d’affaires en Chine restent des parcours du combattant
    La Chine a beau annoncer que ses portes sont « grandes ouvertes », et avoir réduit de 2 jours la quarantaine d’entrée, vendredi 11 novembre, les conditions d’accès au pays restent compliquées voire ubuesques pour ceux, étrangers comme Chinois, qui tentent le voyage.
    « N’oublie pas de prendre draps, oreiller, serviettes de toilette, bouilloire électrique (très important), des réserves (chocolat, thé, snacks…), et du frais pour les premiers jours », avait-on conseillé à Paul H., un homme d’affaires occidental qui n’a pas souhaité être identifié, installé à Hongkong depuis vingt ans. Très familier des voyages en Chine, plutôt dans les meilleurs hôtels internationaux des principales grandes villes, il n’y était pas retourné depuis presque trois ans, et avait été ainsi conseillé par un ami qui en revenait.Car, depuis que « la Chine a rouvert », ceux qui y vont, pleins d’enthousiasme à l’idée de pouvoir « enfin revoir leurs équipes », reviennent un peu sous le choc des parcours d’obstacles que sont devenus les voyages en Chine continentale. L’époque pré-Covid-19 des « sauts de puce », où, à partir de Hongkong, on enchaînait en quarante-huit heures réunions, visites d’usines et soirées avec les clients dans plusieurs villes, est un lointain souvenir. Tout comme les allers-retours Hongkong-Shanghaï, qui pouvaient se faire sur la journée, ou les visites à Shenzhen, qu’un train rapide relie à Hongkong en dix-neuf minutes depuis 2018…
    Dix-neuf minutes de train, c’est rapide, sauf qu’il faut désormais ajouter à ce temps de transport plusieurs semaines d’attente pour gagner à la loterie qui donne le droit de traverser la frontière, et dix jours de quarantaine pour les visiteurs non-résidents… Alec L., qui travaille dans une grande entreprise d’électronique, s’était inscrit sur l’application en ligne prévue pour le tirage au sort des passages à Shenzhen, la ville frontière avec Hongkong. Il a enfin eu son jour de chance fin octobre. Mais, en arrivant à la frontière, il lui manquait le certificat écrit de l’un de ses tests anti-Covid.
    Retour à la case départ. « Je retente ma chance tous les jours. Ma valise est prête depuis deux mois maintenant, car les résultats tombent à 20 heures chaque jour, et l’autorisation peut être donnée pour le lendemain », raconte Alec. Aller en Chine en ce moment requiert donc patience, persévérance et même endurance. Si l’accès par avion, lui, ne requiert pas de loterie, les billets sont très rares. Et, pour Pékin, outre la fourniture des tests « habituels », il fallait aussi, jusqu’aux annonces d’assouplissement de vendredi 11 novembre, se tester dans les sept heures avant le décollage. Ce qui impliquait, pour les vols du matin, de passer la nuit à l’aéroport. Un seul test pré-voyage est désormais requis.
    Mais c’est à l’atterrissage que le périple se corse. Car toute arrivée en Chine – pour les étrangers, les Hongkongais ou les Chinois continentaux – commence par un minimum de sept jours en isolement complet, dans un lieu désigné par les autorités et attribué de manière aléatoire à la descente de l’avion. Au bout de sept jours, les personnes, Chinois ou résidents étrangers, qui ont un logement local attitré peuvent rentrer chez elles pour les trois jours supplémentaires d’isolement, sous réserve d’avoir obtenu l’accord préalable de la copropriété, ce qui est loin d’être automatique. Mais les autres, en voyage d’affaires, voient leur quarantaine prolongée de trois jours. Depuis vendredi, ce modèle 7+3 a été remplacé par « 5+3 », un allègement bienvenu qui ne lève pas pour autant nombre de risques et de désagréments.Après des formalités bien rodées, qui se font essentiellement de manière électronique, et une désinfection scrupuleuse des bagages, tous les passagers sont pris en charge. « On monte dans des bus sans savoir où l’on va, raconte une femme qui travaille dans la finance. On découvre à l’arrivée un immeuble neuf, à peine fini. On vous annonce alors trois tarifs, entre 35 et 60 euros par nuit. Mais les numéros de chambre sont ensuite distribués sans aucune prise en compte du prix payé par chacun. »
    Lors de son récent voyage à Pékin, elle s’est ainsi retrouvée dans un deux-pièces avec vue sur la grande muraille, un surclassement inattendu et bienvenu, deux mois après une première quarantaine à Shanghaï « nettement plus pénible ». Parmi les différents témoignages recueillis par Le Monde, un voyageur à Shanghaï mentionne des réveils répétés à 4 heures du matin par un tambourinage sur sa porte en vue du test quotidien, ainsi qu’une visite soudaine par des personnes en « combinaisons Hazmat intégrales, dont on ne croise même pas le regard », pour des prélèvements sur toutes les parois de la chambre, quelques jours avant la fin du séjour.
    « Maintenant, je conseille à ceux qui partent d’emporter des somnifères, des vitamines et des antidépresseurs », affirme un « revenant » de Chine. Depuis sa chambre de 10 m2, au 18e étage d’un immeuble neuf, également situé dans la grande banlieue de Pékin, Paul H. affirme pour sa part qu’il lui est impossible de faire le moindre exercice, faute d’espace pour bouger. Dans la petite salle d’eau, la douche est au-dessus des toilettes, et la seule serviette mise à disposition est de la taille d’un torchon de cuisine. Il faut débarrasser l’ordinateur de la minuscule table quand arrive le plateau-repas, ou manger sur ses genoux.
    Et cela, pendant dix jours, si tout va bien… Alors que toutes ses valises étaient prêtes, lundi 7 novembre, Paul a eu une mauvaise surprise : un cas potentiel avait été identifié dans une chambre située au-dessus ou en dessous de la sienne, partageant certaines tuyauteries d’eau ou d’air conditionné. Il était donc considéré « cas contact potentiel » et ne pouvait plus sortir. Son séjour n’a finalement été prolongé « que » de deux jours.
    Mais tout le monde n’est pas traité de la même façon, selon son « Guanxi », son réseau de relations. « A l’arrivée de l’avion, une berline est venue me chercher pour m’emmener directement au JW Marriott [un hôtel cinq étoiles] », raconte le patron d’une grande marque, qui reste vague sur la manière dont ce traitement de faveur a pu s’organiser. Les dirigeants dans les secteurs jugés stratégiques (électronique, alimentaire…) font normalement partie des nantis à qui les plus gros désagréments sont épargnés.
    Mais même une fois sur le terrain, le stress continue. « A tout moment, on peut être identifié cas contact, et là, on ne maîtrise plus », raconte un homme d’affaires. Lui-même a reçu un appel pendant une réunion, lui indiquant qu’il avait « sans doute croisé un cas contact dans le lobby de son hôtel ». « Par chance, je filais vers une autre province. Mais en arrivant à l’étape suivante, j’ai été contacté par les autorités locales, qui étaient déjà au courant… Quand on sent que l’étau se resserre, le mieux est de quitter la Chine au plus vite », conclut-il.

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