• Je fais appel aux magnifiques seenthisien·nes !

    Je me rappelle d’une #carte, que mon cher copain a prêté à quelqu’un et qui ne lui a jamais été retournée (sic), de #Sarajevo... une carte où on montrait la ville assiégée et les #jardins_potagers qui y étaient cultivés pour survivre...

    La question est la suivante : savez-vous si peut-être je peux retrouver cette carte quelque part ?
    Et autre question : je pense que ce phénomène de transformer les #parcs_urbains en jardins potagers lors de moments de crises n’est pas une spécialité de Sarajevo... Avez-vous d’autres exemples ? Dans d’autres lieux et/ou d’autres époques ?

    Merci !

    #alimentation #guerre #jardinage

    @simplicissimus @reka @odilon @fil

    • Je n’ai pas le temps de chercher @cdb_77 mais j’ai en tête des cas de sécheresse sévère où les éleveurs sont tentés d’emmener leurs troupeaux dans les parcs protégés pour qu’ils puissent s’alimenter. C’était l’an passé, au Kenya je crois, mais je ne sais pas s’ils ont obtenu satisfaction. Et en France aussi, certains éleveurs avaient exprimé une demande dans ce sens. Peut-être peut faire une recherche sur cette base.

    • Dans pas mal de villes, les interstices ont été utilisés pour une agriculture de subsistance. Marion Ernwein saura peut-être te donner des exemples. Baltimore et Detroit,...
      Pour la carte de Sarajevo, peut-être que Béatrice Tratnjek, qui a pas mal bossé sur la géo de la ville en guerre dans les Balkans, pourra t’aider ? http://geographie-ville-en-guerre.blogspot.com

      Régis.

    • Je ne sais pas s’il y a un rapport mais c’est intéressant :
      Inside London’s first underground farm | The Independent
      https://www.independent.co.uk/Business/indyventure/growing-underground-london-farm-food-waste-first-food-miles-a7562151.

      At a time when UK supermarkets haven taken to rationing vegetables as a result of a poor harvest in Southern Europe, one green-fingered duo have found a new solution to the healthy-eating problem: Grow your own greens, deep down below the City of London.

      If you get off the tube at Clapham Common and then step into a cage-like lift that takes you about 100ft below the bustling streets of South London, you’ll find yourself in Growing Underground, an urban farm, housed in a network of dark and dingy tunnels originally built as air-raid shelters during World War II.

    • A #Lisbonne, les parcs deviennent des #potagers_urbains

      A Lisbonne, la municipalité a réagi à la #crise en faisant le pari que l’agriculture urbaine pouvait avoir un rôle social. Des hectares d’espaces verts sont devenus des potagers urbains, et les parcelles attribuées sur critères sociaux à 500 familles. Une façon d’augmenter leurs revenus, tout en améliorant la résilience de la ville et en répondant au changement climatique.

      Et si l’agriculture urbaine pouvait avoir un rôle social ? C’est le pari qu’a fait la mairie de Lisbonne. Car avec la crise, « les gens quittaient la ville et la qualité de vie baissait », observe Duarte Mata, architecte et conseiller auprès du maire en espaces verts et développement durable.

      Depuis 2008, la municipalité a décidé de revoir son approche. Au programme : jardins, vergers et potagers urbains, parcs, corridors verts et pistes cyclables pour relier tous ces espaces de respiration.

      Sur 32 hectares d’espaces verts, 7 sont devenus des potagers ou des jardins urbains. Des parcelles de 50 mètres carrés pour les plus petites, 1500 mètres carrés pour les plus grandes, ont été attribuées à 500 familles. Le but est de doubler ce chiffre d’ici 2017.

      Compléter les revenus, améliorer l’alimentation

      Les plus grandes parcelles sont distribuées en priorité aux chômeurs ou personnes habitant des logements sociaux. « Elles ont vraiment un rôle social, insiste Duarte Mata. Elles permettent de compléter des revenus insuffisants et d’améliorer la qualité de l’alimentation de la famille. »

      Mais cela a aussi transformé le visage de la ville. Les pelouses vertes laissent peu à peu place à des jardins riches en biodiversité. Les occupants de parcelles ont l’obligation de laisser le passage aux promeneurs dans les allées. « Les parcs ont désormais plusieurs fonctions : récréative, mais aussi de production alimentaire, se félicite l’architecte. Et la présence de personnes dans les jardins crée un sentiment de sécurité pour tous. »

      Forte de ce succès, la ville est donc en train d’augmenter la surface des parcs, tout en diminuant les coûts d’entretien. Plus besoin d’arroser les pelouses tout l’été pour les garder bien vertes, ou d’arroser d’herbicides les allées. « Désormais, ce sont les citoyens qui s’occupent des parcs », se réjouit Duarte Mata. Des formations à l’agriculture biologique sont même proposées aux heureux occupants de parcelles.
      Faire face aux pénuries alimentaires et au changement climatique

      De quoi créer une ville plus verte, mais aussi plus résiliente. C’est ce que souligne un article des Centres de ressource en agriculture urbaine, qui résume le plan stratégique d’Agriculture urbaine de la capitale portugaise :

      « Ce plan souligne combien l’agriculture urbaine est importante pour une ville, principalement à cause de sa dépendance aux légumes frais, de la montée des cours internationaux, et du revenu supplémentaire que cela apporte aux familles. Un autre facteur (…) est que cela permet de faire face aux éventuelles pénuries alimentaires. (…) Vous ne savez jamais ce qui peut arriver – événements soudains, catastrophes naturelles ou guerres (…). Par exemple, Lisbonne est située dans une région sismique et subit fréquemment des tremblements de terre, dont un en 1755 qui fût l’un des pires de l’histoire humaine. »

      Résilience, et donc également adaptation au changement climatique. « Chaque année les pluies sont plus intenses, nous avons eu cinq inondations rien que cet hiver », souligne Duarte Mata. Les sols cultivés permettent d’absorber le trop plein d’eau et d’atténuer les conséquences des fortes averses. L’été, les jardins permettent à l’inverse de lutter contre les vagues de chaleur, elles aussi de plus en plus fréquentes.

      Lisbonne n’a donc pas l’intention de s’arrêter en si bon chemin. Trois hectares de vigne, situés dans la ville, sont entretenus par un vigneron de la région. « C’est beau, c’est agréable pour la population, et cela permet à la mairie de produire du vin de la ville », explique le conseiller.

      Mais surtout, d’ici un an c’est carrément une ferme urbaine qui devrait voir le jour. Six hectares de maraîchage seront consacrés à la formation des chômeurs. La production sera vendue sur le marché local.

      De quoi transformer le paysage social de la ville, mais aussi de « faire vivre les gens au rythme des saisons, de la nature », espère l’architecte.

      https://reporterre.net/A-Lisbonne-les-parcs-deviennent
      #agriculture_urbaine

    • Benjamin Vanderlick sur FB:

      je trouve une photo de terrasse potager à Sarajevo pendant le siège (mais n’ai pas de connaissance de carte qui les mentionnait). On a eu assez peu de sièges aussi long ces derniers temps pour qu’une agriculture urbaine s’organise au niveau urbain. Au moment de la 2e Guerre mondiale, il j’ai aussi eu des témoignages d’augmentation de surfaces cultivés dans les jardins, peut être même que cela était l’occasion de faire aussi un peu de business quand les revenus avaient chutés


      https://www.facebook.com/cristina.delbiaggio/posts/10156091823775938?comment_id=10156091876300938

    • Damascus Residents Build Gardens To Feed Themselves

      Disease and malnutrition run rampant and food is scarce in many rebel-held areas blockaded by the Syrian government.

      Green rooftops are popping up across Damascus in neighborhoods under government siege. With no sign of the blockade letting up and no available agricultural land, residents in the rebel-held areas of the capital are making use of open roofs, sunlight and seeds to feed their families

      Rebel-held areas on the outskirts of Damascus have endured more than two years of government blockades aimed at making them surrender or face the prospect of starvation. Disease and malnutrition run rampant and food is scarce.

      Like in many other such areas across the country, some residents of these besieged areas have mustered the will and energy to adapt and survive, often in ingeniously creative ways.

      Notably, rooftop gardens are popping up across the towns that are allowing people to find new ways of feeding themselves and their families. Green patches now dot the rooftops of southern Damascus neighborhoods like Yelda, Babila and Beit Sahem, areas of the capital that have been under government-imposed siege for nearly 24 months.

      https://www.huffpost.com/entry/syria-war-garden_n_567481a2e4b0b958f656c7f9

      #Syrie #Damas

    • "They tried to bury us, but they didn’t know we were SEEDS"

      The 15th Garden, a cross-border movement for food sovereignty in Syria

      Report of two presentations about “The 15th Garden” by Ansar Hevi. This report combines the presentation and discussions during a workshop at Reclaim the Seeds in Nijmegen on March 4 and a meeting in Amsterdam on March 6 2017.

      Ansar Hevi shared with us her story about the 15th Garden, a beautiful, inspiring project for food sovereignty in Syria, where people show their strength via self-organization in a country in war. “In order to understand this project, we have to understand what is happening in Syria”.

      Ansar showed a map of Syria - not one with occupied areas, which we always see in the news - but showing the agricultural produce. Based on this map the political situation and start of the was in Syria was explained. The media in Europe write about the violence and cruelties, but meanwhile the life goes on and so does the revolution. We were the first to watch the latest movie Field of Battle by Abou Naddara where we see farmers continuing their everyday work on the field, with the sounds of war - bombs and gunshots - close by. “They have to, because they are the ones who feed the people. If they stop farming, their community has no food.” and “Farming is about long term planning. Your work for the next 6 month.” Ansar explained how food is used as a weapon. But, as always, there is resistance from the people. She shows a picture from the south of Damascus which states: “One day we will blast the soil open with flowers. The Revolution continues.”

      In 2011, the uprising started in the countryside. On the 15th of March there was a demonstration in Damascus in solidarity with the people in Egypt. On the 18th of March, there were also demonstrations in the south. People were angry at the police. Children had sprayed graffiti on the walls of their schools with sentences they’d seen in Egypt. These children were taken away, tortured. Their parents protested and screamed hopelessly, but the governor told them: “Go home, and make new children.”

      It is remarkable that this were often regions were the Baath party from Assads father had been popular in the past because land reforms of this regime that was relatively socialistic in the ’70s. People had free health insurance, free education etc., but no political rights whatsoever. The government employed half of the working class. But in the meantime there were 17 secret services to control the population and each other. Also the agriculture sector was controlled by the state which is one of the reasons that it is so hard right now to start up local and an independent food production.

      Since the 1990s, Syria had become more and more liberal economically. There was a dictatorship with neo-liberal policies that aligned with the bourgeoisie elites of the country. Because of reduced financial support from abroad the regime had to reduce its expenses. This resulted in the dismantling of the social system. Still, Syria was food sovereign, but farmers had to produce more export, water-intense crops instead of food for the own population. Up until 2011, agriculture was the most important pillar of the economy with 27% of the GDP (in comparison with the industry, only 7% of the GDP). Before 2011, roughly 37% of the country was used for agriculture.

      But after the uprising in the countryside in 2011, everything changed. From the beginning food has been used as weapon to control the people. Around the first besieged cities the agricultural land was ruined. The army of Assad wrote on the walls “Starve or go down on your knees”. They started to undertake all kinds of methods to starve people and make them surrender. Food is used as weapon in various ways:

      – bakeries are bombed;
      – people in prison are starved;
      – fields are burned, right before harvest time;
      – seed banks are bombed, which makes many varieties, adapted to that specific climate over thousands of years, lost for ever;
      – agricultural fields around Kobani are mined;
      – fruit trees are cut and burned;
      – urban and rural communities are sieged;
      – ’policy of scorched earth’: the army goes to an area, burns the soil and forbids access to the area.

      In this way, farmers have been pushed to the cities more and more. They are unable to leave the city, and so they have no other option than to start urban city farms, often on a roof. “If you’re lucky, you have a taller building next to you, so you are protected against gunfire.” Syrians are proud people. “They don’t want to be objects of development aid - they want to be in charge of their own lives: that is food sovereignty.” In besieged areas, people even exchange their car for a kilo of rice.

      People do anything to obtain seeds, which they can sow in their (urban) gardens. These seeds have to be open pollinated seeds, so that the people can save more seeds for the next planting period.

      While the news is extensively covering the international refugee crisis, there is less attention to the people who remain in Syria, many of whom are living under siege. With their cities under attack, it can be extremely difficult to get basic necessities, like food and fresh products. The short movie ’Love during the siege’ gives a good impression of the life in a besieged neighbourhood.

      The 15th Garden is bringing life and vivacity back to these war-torn cities across Syria. It supports locals starting gardens in empty lots, teaching them skills, and provides assistance to existing urban and rural farms. Two main goals of 15th Garden is to get food to those trapped in cities while raising awareness about food sovereignty.

      In Europe the 15th Garden still has to explain people about the cruel situation in Syria. There is a lot of attention for IS. “But there is an important difference between IS and regime: IS is proud about their cruelties while the regime is hiding it. In the past years many more people have been killed and injured by the regime.” There are about 50 communities besieged by the regime and 2 by IS, in one case even together with the regime.

      One major obstacle has been the acquisition of seeds to get the garden projects started. The regime has always been centralised the distribution of seeds; farmers had to hand in their harvest and received new seeds the next season. And obviously the war situation and sieges made it even harder to get access the right seeds.

      Another problem at the start was the lack of knowledge. Many people in the urban areas didn’t know how to grow food. And this resulted in some disappointments as well. To spread the knowledge and to educate gardeners people in Syria publish and distribute newspapers, add tutorial on Youtube and use the radio to reach people.

      Ansar: “It’s beautiful to see the creativity of people, their passion, their will to make it work, and they manage!” Currently, the 15th Garden is also thinking on setting up ways to teach farmers to make and repair their own tools and machines. There are still many challenges, everybody in the network wants food sovereignty, during and after the war: decide about what you want to eat. access to land and to seeds.
      Support the 15th Garden

      In Amsterdam the presentation resulted in a talk about how people in the Netherlands can help and contribute to the network. Some ideas that have been mentioned:

      – Collect seeds to send to Syria. It is important to collect the right seeds: open pollinated, from crops that do grow in the Syrian climate and soil, preferably crops that people like to grow. It is better to have larger quantities of a few good crop than many small bags of many different crops. It would be best to organise the packaging and transport of the seeds before we start to collect them.

      – Help with the production of tutorials for the Syrian gardeners. A lot of info has already been shared on Youtube. There are still some topics uncovered.
      Similar support is also organised for other professions like fire fighters and doctors.

      – Spread the critical news about Syria. Also in the Netherlands people see the IS as the main problem in Syria while many more people are killed by the Assad regime. It would be good to spread the message that also Assad has to go to make peace possible. This can be done by contacting the media but as well by organising solidarity protests in the streets when something happened (again) in Syria and join Syrian protests in the cities in the Netherlands.
      At the meeting in Amsterdam there were as well people who could help with awareness programmes for schools or raise the topic within Syrian women organisations.

      – Raise money for the 15th Garden network. The network is doing a lot of good work but for some of their activities they need some money. A fundraiser can go well together with spreading information about the continuous struggle and revolution in Syria. This could for example be done by organising a benefit dinner. It is already possible to donate. Transfer money to:

      Bassateen e.V.
      IBAN: DE27 4306 0967 1182 7353 00 / BIC: GENODEM1GLS / GLS Bank
      (It is a German bank account. So it could be the case that there will be charges for international charges. Please check this with your bank!)

      – Invite Syrian refugees (and other refugees) to your existing garden project or start a new project with refugees. There are concrete plans to do this at a garden project at a refugees centre at the former Bijlmer Bajes.

      Please contact 15thgarden-nl@aseed.net if you would like to help with one of those ideas or if you have another idea to support the 15th Garden in the Netherlands.

      https://www.reclaimtheseeds.nl/rts2017-15th-garden-syria.htm

    • Dig for Victory! New histories of wartime gardening in Britain

      Prompted by the curious fact that both progressive environmentalists and Conservative Party politicians have recently drawn on popular understandings of austerity associated with Britain?s wartime domestic gardening campaign, this article broadens the range of histories associated with #Dig_for_Victory. It suggests firstly that far from simply encouraging self-sufficiency, the government conceptualised Dig for Victory as requiring the extension of order and control into the domestic sphere. Second, it shows how the ideal figure of a national citizen digging for victory elided differentiated gender and class experiences of gardening, and finally the article demonstrates that statistics of food production were more about fostering trust than picturing the realities of vegetable growing. By so doing the paper illuminates the particular ways in which present-day articulations of Dig for Victory?s history are partial and selective.

      https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0305748812000230

      #UK #Angleterre

    • The kitchen garden movement on the Soviet home front, 1941–1945

      During World War II, Britain, the United States and the Soviet Union had thriving domestic gardening movements. Actively promoted by their governments, gardening was supposed to supplement diets and nourish the patriotic spirit. In the Soviet Union, however, gardening was much more than a patriotic duty; it was often a matter of survival, the primary means of supplementing near starvation bread rations. Amidst incomparable, catastrophic wartime conditions, the huge Soviet gardening movement was distinguished by the speed with which it was implemented and taken up, predominantly by women. Based on original archival and published sources, this article examines in depth the Soviet wartime legislative framework, material resources and propaganda that promoted individual kitchen gardens. The article analyzes the way the state organized and promoted individualist, small-scale urban horticulture – a politically risky initiative given that it conflicted with the Stalinist model of large-scale, industrialized agriculture – and argues that in promoting gardening self-sufficiency, the Soviet socialist state shifted much of its responsibilities for food production onto its citizenry. The article not only aims to shed new light on the crucial role gardening played in feeding a famished citizenry but also the distinctive way in which Soviet propaganda, in giving voice to the psychological satisfaction of gardening, tapped into women’s commitments to the family, in intimate alignment with patriotic, home front defence of the Soviet Motherland.

      https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0305748818301324
      #Union_soviétique

  • #Bosnie-Herzégovine : une journée ordinaire avec les #réfugiés oubliés de #Sarajevo

    Plus de 35 000 migrants et réfugiés sont entrés en Bosnie-Herzégovine depuis le début de l’année 2019. Ils sont chaque jour plus nombreux à tenter de franchir la frontière croate, malgré les coups et la violence. Car tous savent que le « jeu » est leur seule chance de rejoindre un jour l’Union européenne. Le reportage de Bilten à Sarajevo où la situation humanitaire ne fait qu’empirer.
    Quelque soit l’heure, le parc municipal de Hadžići, à Sarajevo, est toujours noir de monde. Les enfants jouent et les vieux conversent en les observant du coin de l’oeil. On pourrait penser qu’il s’agit d’un jour ordinaire, dans n’importe quel parc du monde, s’il n’y avait autant de jeunes, principalement des hommes, des sacs sur le dos, fatigués de regarder la vie passer devant eux. Personne ne semble avoir la force de lever les bras, personne n’a plus la force de sourire ou de parler. Depuis des jours ils dorment dans la rue, dans les parcs, dans des bâtiments abandonnés… Durant l’été, ils se lavent et font leurs lessives dans les rivières, le long des routes.

    Certains sont marqués dans leur chair. « Celle-là, elle vient de la police croate, celle-ci c’est la police bosniaque à Bihać, et celle-là à Sarajevo », raconte un jeune Marocain d’une vingtaine d’années, en détaillant les innombrables cicatrices de son corps. « Celle-ci, c’était dans la forêt, celle-ci vient de la sécurité du camp. Et celle-là, je l’ai faite moi-même. Ma soeur, c’est une vie difficile. » Omar passe sa seconde année en Bosnie-Herzégovine. Ou du moins il lui semble. Il a en tout cas arrêter de compter ses tentatives pour entrer dans l’Union européenne. « Quand j’ai un téléphone ou de l’argent, la police croate me confisque tout », explique-t-il. Retourner en arrière ? « Pas possible ».

    Pendant que nous discutons, assis sur un banc, Hasan, un Bosnien plus âgé nous adresse la parole. Il salue les gars d’un « Salam » et d’un bref signe de tête. Ces derniers mettent la main sur le cœur et retournent le « Salam ». Hasan commence à me parler : « J’aimerais bien parler avec eux mais je ne connais pas leur langue. Pour vous dire la vérité, je prendrais bien un café avec eux. Ce sont des enfants, je n’ai pas peur. J’entends ce qu’on dit à la télévision, mais je vois ce qui se passe ici. Ces enfants sont assis dans le parc et ils parlent. Personne ne m’a jamais rien fait. On se salue, et chacun vit sa vie », raconte ce vieil homme de bientôt 80 ans.
    « Le jeu »

    Hadžići est une banlieue de Sarajevo qui compte quelque 20 000 habitants, nichée au pied du mont Igman. Elle pourrait être jolie si son architecture n’était pas gâchée par des bâtiments modernes. Avant la guerre, près d’ici, à Ušivak, se trouvait une caserne de l’Armée populaire yougoslave (JNA), dans laquelle il y a avait un bunker souterrain où des armes étaient entreposées. Durant les combats, elle se trouvait sous la contrôle de l’armée de Republika Srpska, puis elle fut cédée à l’armée de la Fédération en 1996. Elle fut utilisée jusqu’en 2000 puis remise au gouvernement de Fédération, qui l’a enfin transférée en 2005 à la Croix-Rouge du canton de Sarajevo.

    Pendant des années, personne ne sut que faire de ce vaste espace, jusqu’en juin 2018, date à laquelle il fut décidé de transformer l’ancienne caserne en camp de réfugiés. La Croix-Rouge a remis les clefs du complexe au ministère de la Sécurité, qui gère aujourd’hui le camp avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Celui-ci était prévu pour accueillir 400 personnes, mais sa capacité fut dépassée dès le premier soir. Des préfabriqués de mauvaise qualité et des tentes furent ajoutés, si bien que le camp accueille en ce moment 900 personnes. Et de nouveaux réfugiés arrivent tous les jours.

    Comme tous les camps montés à la hâte, le camp de Hadžići est gris et laid, même s’il est entouré de verdure. L’OIM accorde l’entrée aux journalistes ou aux ONG qui s’y intéressent. L’enregistrement des réfugiés et des migrants est effectué par le service des étrangers du ministère de la Sécurité. On trouve dans le camp plusieurs organisations partenaires de l’OIM ou du HCR, et une agence d’assurance privée payée par l’OIM.

    Ali vient d’Afghanistan et vit dans l’un des préfabriqués, avec des familles nombreuses. Seuls quatre lits sont disponibles, sur lesquels dorment des femmes et des enfants. Les autres s’allongent par terre. L’espace est exigu, il n’y a qu’une fenêtre et il fait une chaleur intolérable à l’intérieur. La famille d’Ali n’est là que depuis deux semaines. Elle est arrivée de Grèce et est passée par la Macédoine, le Kosovo et la Serbie. Ces deux dernières semaines, Ali a déjà commencé le « game ». C’est ainsi que les réfugiés et les migrants désignent les tentatives de franchissement illégal de la frontière croate. La famille d’Ali a l’intention de demander l’asile dans l’UE.

    Ali s’est déjà rendu à Bihać, le jour où les autorités locales ont décidé de supprimer les droits de toutes les personnes en déplacement résidant sur le territoire de ce canton. Durant deux jours, la famille a dû se cacher de la police, craignant d’être repérés et d’être emmenés à Vučjak, un ancien site d’enfouissement de déchets, devenu selon les témoignages le pire des camps sur la route des Balkans, et certainement le pire de toute l’Europe.

    « Retournez en Bosnie ! Go back to Bosnia »

    Après deux jours de fuite, Ali et sa famille se sont dirigés vers la Croatie. « C’était terrible », raconte Ali. « La police nous a trouvés, nous a encerclés dans les bois, puis ils ont commencé à nous frapper. Ils nous ont emmenés à proximité d’un énorme feu, dans la forêt et nous ont obligé à jeter tout ce que nous avions, nos téléphones, notre nourriture, nos affaires personnelles... Tout. Nous les avons supplié de nous permettre de garder notre nourriture, mais ils ont refusé. Les enfants pleuraient. Une fille du groupe a laissé tomber ses lunettes. Le policier s’est approché et les a écrasées. Puis ils ont commencé à nous fouiller, en détail. Les hommes, les femmes, même les enfants. Ils nous ont touchés partout. Finalement, une camionnette est arrivée, ils nous ont enfermé dedans et ont mis la climatisation. Nous étions gelés. Quand ils nous ont laissé sortir, nous étions à la frontière et ils nous ont simplement dit de retourner en Bosnie. Nous avons dit que nous voulions demander l’asile en Croatie. Ils nous ont dit que ce n’était pas un pays pour nous et ont répété ’Go back to Bosnia’. Nous ne pouvions pas rester à Bihać, parce que les conditions de vie sont très mauvaises, alors nous sommes revenus ici. »

    Ali parle un anglais presque parfait et veut témoigner pour raconter ce que lui et sa famille ont vécu ces quatre dernières années. Ils sont restés sept mois dans un camp surpeuplé de l’île de Samos, dans des conditions extrêmement difficiles. Ils pensaient même qu’il ne pouvait pas exister pire. Mais ce qu’ils ont vécu en Bosnie-Herzégovine est encore plus terrible. « Nous n’avons pas le choix. Nous ne pouvons pas retourner en Afghanistan », explique Ali, alors que nous sommes assis dans un café de Hadžići. Il m’explique que les conditions de vie sont mauvaises au camp. Il dit que des gardes frappent des gens, qu’il n’y a pas assez de douches ni de toilettes, que les femmes n’ont pas le droit de traverser seules le camp, qu’il y a des gens qui volent et qui frappent... Il ajoute que tous sont fatigués et que tous cherchent seulement le moyen de franchir les frontières avant que l’UE ne les ferme totalement. Il ajoute que les gens à Hadžići sont bons avec eux. »

    Comme dans beaucoup d’autres endroits en Bosnie-Herzégovine, la population locale s’est organisée pour aider les réfugiés. Mais même les bonnes volontés se lassent. Amira, qui tient un magasin, raconte qu’au début les habitants d’Hadžići sont sortis dans la rue pour accueillir les réfugiés, qu’ils allaient au camp leur apporter de la nourriture et des vêtements, mais que l’ambiance a progressivement changé. « Nous ne pouvons pas porter tout ce poids, il sont trop nombreux. Nous n’avons même pas assez pour nous-mêmes. Je ne sais pas, vraiment je ne sais pas. Tout cela n’est pas bon… Ni pour eux, ni pour nous », s’inquiète-t-elle. Elle poursuit ce qu’on lit dans les médias en Bosnie-Herzégovine : « Ils volent, ils attaquent les femmes, les kidnappent, ils sont malades ». Elle affirme ne pas connaître personnellement quelqu’un ayant eu un problème, mais qu’elle a « entendu des histoires ».

    Sur l’un des bancs du parc, trois jeunes hommes, des enfants encore, sont assis à côté des balançoires et des toboggans. Leurs regards sont fatigués. Ils ont 17, 20 et 22 ans. Tous les trois ont quitté le Maroc il y a deux ans. Ils m’invitent à m’asseoir à côté d’eux. Alors que nous parlons, un homme plus âgé accompagné d’un enfant s’approche de nous et avec un grand sourire, serre la main des trois jeunes, et il dit au petit garçon de saluer aussi les jeunes hommes. Ces derniers ne le connaissent pas, mais ils sont heureux qu’il les ait abordés. Depuis 15 jours ils vivent dans les rues de Sarajevo et d’Hadžići car il n’y a pas de place dans le camp. Ils se faufilent parfois la nuit venue à travers la clôture pour dormir sur un lit et se doucher mais doivent repartir le matin venu.

    Ils n’ont pas encore tenté « le game » - et s’y préparent. « Je veux aller en Italie », dit l’un d’eux dans un très bon anglais. « Je dois me rendre en Italie et trouver un travail. Il n’y a pas de travail dans mon pays, les conditions de vie sont dangereuses. Mon frère est en Italie depuis sept ans et je veux juste le rejoindre. Je ne suis pas un voleur. Je veux juste aller où je peux vivre et retrouver mon frère », dit-il, les larmes aux yeux. Pudique, il tourne la tête. Je leur demande s’ils ont peur de passer par Bihać puis par la Croatie. Personne ne répond. « Nous n’avons pas d’autre choix », dit doucement le plus jeune, celui qui a 17 ans.
    « Retourne au camp »

    Et puis ils me posent des questions auxquelles je n’ai pas de réponse. « Pourquoi nous traitent ils comme cela en Bosnie-Herzégovine ? Nous sommes allés dans tellement de pays et nulle part ce n’était aussi terrible. Nous n’avons pas de nourriture, pas de vêtements, aucun endroit pour nous laver. On nous frappe, on nous vole. Pourquoi ? » Ils me racontent avoir été attaqués par un groupe de jeunes dans le centre de Sarajevo, alors qu’ils dormaient. « Ils nous ont pris nos téléphones et ont tiré des coups de fusil en l’air. La police est venue, mais n’a rien fait. Ils nous ont juste dit : ’retourne au camp’. Nous nous sommes cachés jusqu’au matin, puis nous sommes arrivés à Hadžići ».

    Depuis des jours, ils essaient de s’enregistrer au camp pour avoir trois repas quotidiens et pouvoir laver leurs vêtements. Mais ils n’ont toujours pas réussi. La liste d’attente s’allonge chaque jour. Les familles sont prioritaires, il n’est pas rare de voir des enfants et des femmes dormir dans les rues ou les prés autour d’Ušivka. C’est la même chose à Sarajevo. L’inscription est lente et très problématique. Ceux qui ont essayé racontent que parfois les employés refusent tout simplement d’inscrire quelqu’un. Parfois, ils inscrivent des mineurs comme des adultes. L’accès à l’asile n’est clair pour personne. On ignore comment avoir accès à des soins médicaux. Rien n’est clair.

    Les autorités du canton de Sarajevo, dont la commune d’Hadžići fait partie, font comme si elles ne remarquaient pas tous ces gens qui se promènent dans la ville. Aucune aide n’a jamais été organisée. Même la Croix-Rouge n’est pas impliquée. Certaines mosquées permettent aux réfugiés de passer du temps dans leurs cours, parfois même d’y dormir. Il existe plusieurs cantines publiques à Sarajevo, mais aucune n’offre vraiment de la nourriture aux réfugiés et aux migrants, qui sont de plus en plus nombreux dans les rues. Depuis un an et demi, ils dépendent de l’aide des citoyens bosniens. Néanmoins, les autorités cantonales ont récemment annoncé qu’elles allaient « nettoyer » les rues et les parcs et que personne ne pourrait plus y rester. Mais personne ne dit aux réfugiés où ils doivent aller. Lors des chaudes journées d’été, les médias invitent les citoyens à se protéger de la chaleur mais la police intervient lorsqu’elle repère des migrants assis à l’ombre dans un parc, et les force à bouger.

    Le Premier ministre du canton a récemment annoncé qu’il allait bientôt rencontrer son homologue du canton d’Una-Sana. Au cours de ces derniers 18 mois, les autorités de ce canton ont réussi à enfreindre la quasi-totalité des lois régissant les droits des demandeurs d’asile et à déshumaniser complètement les migrants et les réfugiés. À Ključ, la police force les passagers à sortir des bus qui se rendent en Krajina et laissent les réfiugiés sur le bord de la route, des enfants, des malades, des femmes, ou des mineurs voyageant seuls… La Croix-Rouge locale fait ce qu’elle peut, l’OIM et le HCR aident les familles qui veulent aller en Krajina. Les autres, personne ne s’en occupe. À Hadžići, la police en général ne crée pas de problèmes. Un policier avec qui je discute dans le parc explique ne forcer personne à quitter les lieux publics, mais qu’il attendait des ordres.
    Des témoins muets

    Dans le parc près de la piscine, Naila garde sa petite fille. Pendant qu’Una joue sur le toboggan, Naila est assise sur le banc. Elle dit qu’elles viennent ici tous les jours et qu’elles n’ont jamais eu de problème. Elle ajoute que les policiers sont plutôt gentils avec les jeunes migrants, mais elle a remarqué qu’ils leur demandent parfois de bouger lorsque ceux-ci sont assis dans l’herbe. « Hier, j’ai vu qu’ils les ont forcé à partir, et les ont emmenés quelque part alors qu’ils étaient assis tranquillement. Je n’ai pas vu que les garçons avaient fait quelque chose », raconte-elle. Una, dans l’intervalle, s’est assise sur ses genoux. Elle écoute attentivement ce dont nous parlons. À un moment, elle demande si elle peut dire quelque chose. « Moi je ne les aime pas ». Sa grand-mère et moi demandons pourquoi. « Il y en a un qui m’a tiré la langue ». Naila rit. « Eh bien, c’est parce que c’est juste un gamin, comme toi. Pas aussi jeune que toi, mais tout de même, ça reste un enfant ».

    Et puis Naila se tourne vers moi et commence à parler. « Je suis triste pour eux, vraiment. Je les regarde et je me dis que leur mère leur manque. Je suis assise ici et je réfléchis à ce qui les attend. Vont-ils réussir à aller là où ils veulent ? Font-ils réussir à fonder une famille ? C’est peut-être parce que j’étais moi-même une réfugiée dans les années 1990 que cela me tient à coeur ». Il y a 20 ans, Naila a dû fuir Hadžići. « Nous avons été humiliés en tant que réfugiés. Nous n’avons jamais pensé à réclamer des droits, nous n’avions rien. Nous baissions la tête, nous n’avions rien. Je n’ai jamais osé dire un mot à personne. J’attendais juste que cela passe. Nous étions aussi assis dans ce parc et attendions. Mais eux, ils sont différents. Ils sont très fiers. Et c’est bien qu’ils le soient. Pourtant, nous ne pouvons pas les aider. Nous avons déjà si peu nous-mêmes. Nous pouvons juste être ici avec eux, et regarder ces enfants souffrir. Nous partageons leur souffrance. À quoi tout cela rime-t-il ? »

    Plus de 35 000 personnes sont entrées en Bosnie-Herzégovine depuis le début de l’année et les arrivées continuent tous les jours. Les Bosniens les aident toujours, autant qu’ils le peuvent. Les autorités et certains médias propagent des rumeurs désobligeantes sur les migrants, et les présentent comme des criminels. Certaines organisations internationales qui ont reçu plus de 20 millions d’euros de la part de la Commission européenne pour aider ces migrants en Bosnie-Herzégovine ont créé des camps qui sont devenus des lieux d’horreur. Ceux qui y ont séjourné disent avoir été traités comme des animaux. Il n’y a pas assez de place et on dirait que personne ne s’en soucie réellement. Les autorités suivent les instructions reçues de l’UE. En fin de compte, on peut rappeler les paroles de Borka Pavićević, qui disait dans une interview que les populations de l’ancienne Yougoslavie ont « l’expérience du témoin ». « Parce que nous pouvons aider à faire en sorte que ce qui s’est passé ici ne se produise plus jamais ». Malheureusement, ce que nous avons vécu ne semble pas avoir été suffisant pour retenir la leçon.

    https://www.courrierdesbalkans.fr/refugies-a-hadzici
    #asile #migrations #Balkans

  • Dans le procès en appel de Radovan Karadzic ce mercredi à La Haye, aux Pays-Bas, les juges internationaux ont enfoncé le clou encore plus profondément : sa peine, qui était de 40 ans de détention à l’issue du premier jugement, a été transformée en prison à vie.
    Karadzic, emprisonné depuis 11 ans, âgé maintenant de 73 ans, faisait appel car il estimait que son procès et le verdict en première instance étaient avant tout « politiques ».


    https://fr.euronews.com/2019/03/20/proces-en-appel-de-radovan-karadzic-l-ex-chef-des-serbes-de-bosnie-est-
    https://fr.euronews.com/tag/srebrenica
    #Sarajevo #Srebrenica #génocide

  • En Bosnie, l’#OIM se félicite d’avoir suffisamment de places d’hébergement pour tous les migrants

    L’organisation internationale des migrations (OIM) a déclaré fournir suffisamment de places d’accueil pour les migrants présents en Bosnie. La Croix-Rouge, pourtant, affirme qu’elle a besoin de davantage de moyens pour faire face aux besoins des migrants restés dans les camps de fortune, et exposés au froid glacial de l’hiver.

    Selon l’Organisation internationale des migrations (OIM), les milliers de migrants actuellement présents en Bosnie peuvent avoir accès à une place d’hébergement, et ainsi passer l’hiver au chaud. « Nous avons mis en place suffisamment de structures pour accueillir les personnes à la rue », a déclaré à InfoMigrants Peter Van der Auweraert, le responsable de l’OIM, en Bosnie, avec exemple à l’appui. « Les migrants de Velika Kledusha ont tous été relogés, ils ont été placés dans un centre humanitaire de 600 places », précise-t-il. Pendant des mois, la ville de #Velika_Kledusha, à quelques kilomètres seulement de la frontière croate, a abrité un campement sauvage de centaines de migrants. Les conditions de vie y étaient très précaires, exposant les migrants aux intempéries, à la boue, et au froid.

    À #Bihac, non loin de Velika Kledusha, le centre de #Borici, qui a abrité des centaines de migrants durant plusieurs mois, fait peau neuve et devrait être en capacité d’accueillir très prochainement des centaines de migrants. L’immeuble jusque là abandonné était particulièrement insalubre. « Le nouveau Borici devrait accueillir 500 personnes, principalement des familles de migrants. Et il devrait ouvrir d’ici les fêtes de fin d’année », précise Peter Van Auweraert.

    À #Sarajevo, aussi, près de 800 places supplémentaires ont été créées, précise l’OIM.

    « Nous avons en tout 5 000 places d’hébergement disponibles en Bosnie », affirme Peter Van der Auweraert. Le nombre de migrants présents en Bosnie oscille autour de 3 500 personnes. « Normalement, cet hiver, personne ne devrait mourir de froid », continue le responsable de l’OIM. "Il faut continuer à communiquer pour expliquer aux migrants que des structures existent".

    « La nuit, les températures descendent jusqu’à -15 degrés »

    En dépit du constat positif de l’OIM, la Croix-Rouge est inquiète. « La récente réinstallation des migrants dans des structures plus sûres et loin des camps sauvages est une évolution positive, mais nous pensons que la situation reste imprévisible », explique à InfoMigrants Elkhan Rahimov, un responsable de la Fédération internationale de Croix-Rouge (FICR). « La dynamique des arrivées peut varier. Nous restons vigilants quant au fait que des migrants peuvent quitter les centres d’hébergement et choisir de retourner à la rue. »

    Certaines personnes préfèrent en effet rester non loin de la frontière croate pour tenter de passer la nuit. « Mais le soir et la nuit, les températures descendent jusqu’à -15 degrés Celsius », rappelle Elkhan Rahimov. "Ces personnes ont besoin de couvertures, de vêtements chauds. Face à ce constat, la FICR de Bosnie a lancé lundi un appel de 3,3 millions de francs suisses (2,9 millions d’euros).

    « Par le biais de l’appel d’urgence, nous souhaitons attirer l’attention sur un problème humanitaire crucial qui ne disparaîtra pas dans les mois à venir », conclut-il.

    Auparavant évitée par les migrants, la Bosnie est confrontée depuis cette année à un afflux qu’elle peine à gérer. Depuis janvier, plus de 23 000 sont entrés dans ce pays.

    http://www.infomigrants.net/fr/post/13870/en-bosnie-l-oim-se-felicite-d-avoir-suffisamment-de-places-d-hebergeme

    #Bosnie #Bosnie-Herzégovine #IOM #Croix-Rouge #hébergement #logement #asile #migrations #réfugiés #externalisation

    • En février 2019...
      Violence et désespoir s’emparent des migrants oubliés en Bosnie-Herzégovine

      Vendredi soir, de très violents affrontements ont éclaté dans le camp de réfugiés de #Bira, à #Bihać, au nord-ouest de la Bosnie-Herzégovine. Entre les squats de Sarajevo et les camps surpeuplés, des milliers de réfugiés sont toujours bloqués dans ce pays. Sans grand espoir de pouvoir passer dans l’Union européenne.

      https://www.mediapart.fr/journal/international/040219/violence-et-desespoir-s-emparent-des-migrants-oublies-en-bosnie-herzegovin

    • #Bihać : Dove i corpi non si sfiorano

      Pubblichiamo il primo di due articoli dal confine tra Bosnia e Croazia, dove memorie di guerre e migrazioni del passato e del presente si incrociano. Il secondo articolo sarà di Gabriele Proglio, compagno di viaggio di Benedetta.

      Sono le 8 di mattina, e dopo una lunga giornata di viaggio e poche ore di sonno, Bihać ci sorprende nel tepore di una giornata inaspettatamente calda e soleggiata. La città bosniaca si circonda di montagne e colline, che ne tracciano fiere ed imponenti il confine che la separa dalla Croazia. Negli anni 90, queste cime sono state luogo di un assedio da parte dell’esercito serbo, fungendo da vera e propria prigione naturale. Oggi, invece, rappresentano, per migliaia di migranti in fuga da guerre, persecuzioni e povertà, l’unica speranza di giungere in Unione Europea.

      Il fascino delle terre di confine sta proprio nel loro essere allo stesso tempo luoghi di limite e superamento, di prigionia e di libertà, di antagonismo e di incontro. Inevitabilmente, questa eterna contraddizione li rende condanna e benedizione per i popoli che li abitano, e per quelli che vi passano.

      Io e Gabriele siamo arrivati fin qui con lo scopo di esplorare la sovrapposizione storica delle memorie di un popolo che ha visto la guerra, e che ora si ritrova ad essere luogo di passaggio di persone che dalla guerra stanno ancora scappando. Lo stimolo intellettuale di smascherare il confine, una conoscenza superficiale della storia del paese, ed un interesse accademico per la questione della crisi migratoria, sono i bagagli che ho con me. Sono ancora ignara dei fantasmi di questo posto, e degli scheletri che si porta dentro. In poco tempo il confine mi entrerà nella pelle, lo sentirò scorrere e spostarsi alterando le sicurezze che mi ero costruita attraverso lo studio minuzioso ma distaccato di questa realtà. Ma per ora, Bihać deve ancora svegliarsi e con lei, mi sveglierò anche io.

      Ad un primo sguardo, la città mi appare come un non luogo, dove l’apatia generale ha lentamente rimosso le ferite di una guerra fin troppo recente. Ma i resti sono evidenti. Monumenti ai caduti, cimiteri e colpi di mortaio che appaiono come cicatrici sui palazzi della città. Nella sua calma opprimente, Bihać ricorda molto la Seahaven di Truman Show. Una cittadina tranquilla dove non succede niente. Un posto come un altro dove mettere su famiglia e vivere una vita semplice. Come Seahaven, questa mattina Bihać si apre ai miei occhi come un palcoscenico pronto a mettere in scena uno spettacolo dell’inganno, che va avanti giorno dopo giorno da decenni, nel tentativo di legittimare la finzione di una serenità tanto desiderata quanto superficiale.

      Le strade sono pulite e silenziose e le comparse del grande spettacolo dell’inganno devono ancora apparire. Tutto è fermo. Tra poco si sparpaglieranno nei caffè del centro impersonando perfettamente il loro ruolo di cittadini annoiati e disillusi. Lo sguardo stanco dei cani randagi che si assopiscono all’ombra di alberi spogli, l’immagine stereotipata di ragazzi e anziani seduti ad un bar per riempire la giornata. Eccola Bihać nella sua stasi permanente e volontaria, nella sua apparente tranquillità che da due decenni tenta invano di smacchiarle l’anima dalle cicatrici di una guerra di cui non si parla e non si vuole parlare.

      È mezzogiorno. Improvvisamente noto che l’equilibrio che si è tanto faticato a costruire durante la mattinata si rompe. Appaiono degli estranei che spezzano l’atmosfera. Sono nuove comparse, che stonano con la scenografia e non conoscono il copione. La maggior parte sono uomini sui trenta, alcuni portano con loro zaini e sacchi a pelo. Sono le persone migranti giunte dopo mesi di viaggio per la rotta balcanica, arrivate fin qui per oltrepassare il confine e raggiungere la Croazia, l’Unione Europea. Alcuni vivono nei campi di Borici, Bira e Cedra. Ma da qualche settimana i campi sono pieni, e chi non può permettersi di pagare altissime somme di denaro per un affitto in città in nero, dorme per strada.

      Da circa un anno, a Bihać non si parla d’altro. Dall’estate scorsa, quando i flussi migratori si sono intensificati, i cittadini si sono trovati a dover gestire una situazione d’emergenza umanitaria, dove le uniche presenze di supporto sono la Croce Rossa, lo #IOM e poche ONG internazionali, come #IPSIA. Intanto gli abitanti della città cominciano ad innervosirsi.

      Ci hanno abbandonato’ mi dice Amir, riferendosi al governo centrale di Sarajevo, ‘non gli è mai importato di noi, nemmeno durante la guerra’. Amir vive a Bihać da tutta la vita, e come ogni bosniaco della sua generazione, ha visto la guerra e se la porta dentro e addosso, nella sua gestualità al limite del compulsivo e nell’azzurro glaciale del suo sguardo, che non si azzarda mai ad incrociare il mio, ma si focalizza sempre su zone limitrofe. ‘Non odio, ma sono arrabbiato’ mi confessa Amir mentre avvicina ripetutamente alle labbra la tazzina ormai vuota di caffè, come per rimarcare con quella pausa la scelta coraggiosa ed insolita di abbandonarsi al ricordo della guerra. Amir non se lo permette mai. ‘Non parliamo della guerra, non sono bei ricordi. Cerco di non stare solo. Quando sono solo, suono il piano. Questo è un altro modo per scappare. Lo faccio solo per me’. Amir ha combattuto sul fronte a Bihac e ‘probabilmente’, come tiene a sottolineare, ha ucciso qualcuno.

      Ma non lo vuole sapere, non ci vuole pensare. Un’altra pausa, un sospiro e di nuovo un finto sorso ad una tazzina ormai vuota da venti minuti. Mi trovo di fronte a questo signore di cinquant’anni a cui la guerra ne ha aggiunti almeno quindici in volto. Lo ascolto ed improvvisamente mi ritrovo a comprenderne la violenza, subita ed esercitata. D’un tratto, il confine tra bene e male che ho tracciato nella mia coscienza va a sgretolarsi nel dramma di un popolo che non comprende la ragione del proprio trauma, ma ne subisce ogni conseguenza.

      Nella costante rimozione di un passato scomodo e violento, la materializzazione della crisi migratoria risveglia la rabbia ed il senso di abbandono dei cittadini di Bihać. ‘Noi siamo un popolo aperto e tollerante, sappiamo cosa vuol dire dover scappare dalle proprie case. Ma io non so chi sono queste persone, e non mi sento al sicuro. Ho paura per mia figlia’ mi confessa Harun. ‘Queste persone non vogliono rimanere qui. Fosse per me, le condurrei io al confine. Questa situazione non va bene nemmeno per loro e sono le istituzioni che dovrebbero darci supporto.’

      ‘Il pisciatoio d’Europa’, cosi lo definisce Alessandra, italiana migrata a Bihać negli anni 90. Anche lei arrivata al limite della sopportazione nei confronti del fenomeno che ha sconvolto la realtà quotidiana di questa città. Dalle prime interviste agli abitanti di Bihać, mi appare chiara una cosa. Nessuno si azzarda a dire che il migrante è un problema in quanto tale. Tutti parlano di sicurezza, di identità. Il problema non è che so chi sei e per questo ti odio, il problema è che non so chi sei, e per questo ho paura. Ancora una volta, ‘non odio, ma sono arrabbiato’.

      Incontro gli abitanti di Bihać nei patii dell’Hotel Opal e Paviljon che si affacciano sulle due rive opposte del fiume Una. In mezzo, l’isolotto di verde che spezza il ceruleo del corso d’acqua si copre di ragazzi con zaini e sacchi a peli. Alcuni sono soli, altri in gruppo. Tutti hanno solo un obiettivo al momento: arrivare al confine. Invadono il paesaggio ma non le coscienze. Sono osservati costantemente, ma non vengono mai guardati. Tra di loro c’è Abdul, arrivato dall’Iraq dopo 9 mesi di viaggio attraverso la Turchia, la Grecia l’Albania e la Serbia. Domani tenterà di nuovo il game, nonostante non cammini ancora bene, dopo gli ultimi pestaggi della polizia croata. Il game, così lo chiamano, è il tentativo di valicare il confine, cercando di sfuggire alle violente deportazioni della polizia croata. Cosi nel grande spettacolo dell’inganno, la trama si infittisce di adrenalina e suspense. Migranti e forze dell’ordine croate si rincorrono e si combattono in un moderno guardia e ladri che avviene lassù, sulle montagne che separano il confine bosniaco da quello croato, lontano dagli occhi del mondo. Abdul mi dice che questo è il suo ottavo tentativo, ma che ha deciso che in caso venga respinto ancora, si sposterà a Velika Kladuša, altra città di confine, a pochi chilometri da Bihać. Abdul non mi parla di casa, non mi parla del futuro. Nei suoi occhi vedo solo il game. Eppure Abdul ha visto morire suo padre, ed è scappato lasciando una madre ed una sorella. Come Amir, ha la guerra negli occhi. Come Amir, non odia ma è arrabbiato. È arrabbiato con lo IOM che non lo ha fatto entrare nel campo di Bira. E’ arrabbiato con l’uomo della polizia croata che lo ha picchiato e gli ha rubato il cellulare. Ma Amir non odia, non ne vede il motivo. Vuole solo oltrepassare il confine, vuole solo una possibilità.

      In questa danza imbarazzata e goffa tra due storie di vite spezzate, presenti e passati di guerre e miseria, i corpi non si sfiorano. Accarezzano il lento scorrere del tempo tra la pesante presenza dei monumenti di guerra e lo sforzo collettivo di ignorali. Proprio come quei monumenti, i migranti sono altamente visibili, e sistematicamente ignorati. Proprio come quei monumenti, i cittadini portano addosso i marchi indelebili di una memoria sanguinolenta, che scorre attraverso le loro menti e le loro fisicità, ma viene anch’essa rimossa dalla coscienza.A Bihac oggi, coesistono due tragedie: quella di un passato macchiato di sangue e quella di un futuro incerto ed opprimente. Due linee parallele che non si toccano mai nella temporalità e nella geografia complesse di questo eterno enigma che è la Bosnia. Eppure, in qualche modo, queste due linee hanno entrambe attraversato i confini della mia soggettività, prima scontrandosi violentemente in uno scarabocchio emotivo che non riesce a dare senso a quello che prova e poi ridefinendo il perimetro curvo e fluido della mia certezza. Il confine si è spostato. Non ci sono più buoni o cattivi.

      A Bihać, per quanto lo si tenti di negare, si è tutti parte della stessa rabbia. E come in una tragedia greca, io, da spettatrice di questo spettacolo dell’inganno, ho vissuto la catarsi nel riscoprire che queste comparse stonate, nel loro essere fuori luogo, ignorate e non volute, sono in realtà parte integrante della trama. Lo sbaglio sta nel cercare il torto dove non c’è ragione, e nel cercare la ragione dove non c’è il torto. Quando si smette di farlo, Bihać non fa altro che rivelare le pieghe drammatiche della tragedia dell’essere umano nella sua costante ed insensata ricerca di un nemico a cui dare la colpa della propria sofferenza.

      http://www.lavoroculturale.org/bihac-dove-i-corpi-non-si-sfiorano
      #Croix-Rouge #OIM #frontières #Bosnie #Croatie #Balkans #route_des_Balkans

    • The City Council of Bihać unanimously made a decision (https://www.nezavisne.com/novosti/gradovi/Vucijak-nova-lokacija-za-izmjestanje-migranata/537203) to open a new accommodation facility for refugees - in #Vučijak, a suburb near #Plješevica, near the border with Croatia. There they found an object that meets the necessary conditions for refugee accommodation, and authorities have announced that this move will move refugees from the temporary center of Bira or the center of Bihać to the EU border. Although the new facility could provide better reception conditions for refugees in Bosnia, this move is an indication of how countries in the region share an ignorant integration policy.

      Reçu via la mailing-list Inicijativa dobrodosli, le 15.05.2019

    • New migrant reception center to be built in Bosnia

      Bosnian authorities have announced that a new migrant reception center will be built near Bihac. This center will replace two temporary reception centers.

      In Bosnia-Herzegovina, the Operating Unit for Migrants has decided to build a migrant and refugee center near Bihac, in the country’s northwest. The center will be built in Vucjak, eight kilometers from the Bihac city center, according to media sources.

      The new structure will take the place of two temporary reception centers: #Bira in Bihac and #Miral in #Velika_Kladusa, both near the Croatia border. In 2018, 25,000 migrants entered Bosnia illegally from Serbia and Montenegro. Since the start of this year, police have registered 8,930 arrivals.

      Bosnia is a transit country for many migrants who are trying to make it to Western Europe from Turkey or Greece. Bosnia is not a member of the European Union. But its neighbor Croatia is.


      Volunteers banned from providing aid

      Meanwhile, Bosnian authorities have banned the international aid group “#Aid_Brigade” from providing food to migrants and refugees at the main train station in Bosnia’s capital Sarajevo, according to the website Klix.ba.

      The volunteers reportedly also had to close the place where they were providing medical assistance to migrants. Since March 2018, Aid Brigade volunteers have prepared and distributed 120,000 meals to migrants and 600 jackets and sleeping bags.

      The volunteers are accused of violating public order and aiding migrants and refugees in violation of the law, as well as volunteering with a tourist visa.

      https://www.infomigrants.net/en/post/17270/new-migrant-reception-center-to-be-built-in-bosnia
      #accueil

    • Bosnie-Herzégovine : à Bihać, on transfère les réfugiés sur une ancienne #décharge

      16 juin -14h30 : Depuis samedi matin, quelque 500 migrants ont été déplacés de Bihać vers une ancienne décharge située sur localité de #Vučjak, tout près de la frontière croate. Les migrants s’opposent à ce transfert et en appellent à la communauté internationale. Des heurts ont éclaté lors des premières opérations de transfert, et quatre policiers ont été blessés selon les sources officielles.

      Des habitants de Bihać annoncent une grande manifestation ce dimanche pour dénoncer la dégradation de la situation en ville, due, selon eux, à la présence des migrants. Ils accusent les autorités locales, cantonales, fédérales et centrales de ne prendre aucune mesure.

      https://www.courrierdesbalkans.fr/fil-info-refugies

      #Vucjak

    • A particularly worrying situation in the northwest of Bosnia and Herzegovina, in the Una-Sana Canton, is escalating. After the fire in the Miral camp and numerous conflicts between the refugees and the police, the situation seems to be unsustainable. Poor hygienic and living conditions led the refugees to despair. After the escalation of various forms of violence, local authorities decided to move all refugees outside the camps to an isolated area in Vučjak, at the same place where a waste landfill was once housed. The authorities de facto closed the camps, refusing refugees to enter or leave the building. Ironically, the UN and IOM, who have run camps in BiH, oppose this solution (http://ba.one.un.org/content/unct/bosnia_and_herzegovina/en/home/presscenter/un-country-team-in-bih--joint-statement-on-relocation-of-migrant.html. By using force, more than 600 people were transferred to that area, including searches and incursions into several private homes where nearly 300 people were accommodated. "Local police and local Red Cross teams are only present because international organizations do not support the idea and accommodation in Vučjak in the current circumstances. The Red Cross is allegedly only allowed to provide first aid, so there is no medical care for the people who are staying there. Also, food that is distributed is very basic and is not enough to feed people, "AYS reported.

      Reçu via la mailing-list Inicijativa dobrodosli, le 24.06.2019

    • The jungle camp #Vučjak in BIH exists in the last two weeks. There is no presence of medical staff in the camp which makes unacceptable hygienic and sanitary conditions even worse - especially due to reported skin infections among the people who are there. The only organization currently active in the camp is the Red Cross that provides food. The EU responded with additional approval of 14.8 million Euros (http://europa.ba/?p=64423 - of which 13 million are intended to support border management (June 21, signed by IOM), and 1.8 million for humanitarian aid. Thus, the EU has so far financially supported BiH with 24 million euros around the refugee situation. It is extremely worrying that the EU allocates 90% of its intended funds to migration management and a very small part to humanitarian support for people living in very poor conditions. This is a direct indication that the Commission is more concerned with border conservation than human life.

      Reçu via la mailing-list Inicijativa dobrodosli, le 03.07.2019

    • EU provides €14.8 million to assist refugees and migrants in BiH

      The European Union announced today €14.8 million to address the needs of migrants and refugees who remain present in Bosnia and Herzegovina. This includes €13 million of support to migration management – for which an implementation agreement was signed on 21 June with the International Organisation for Migration – and €1.8 million for humanitarian aid.

      This brings EU overall assistance to Bosnia and Herzegovina to cope with the increased migratory flow since 2018 to €24 million (€20.2 million from the Instrument for Pre-accession Assistance and €3.8 million of humanitarian aid). This is in addition to €24.6 million assistance the European Union has provided to Bosnia and Herzegovina in the area of asylum, migration and border management since 2007.

      Johannes Hahn, EU Commissioner for Neighbourhood Policy and Enlargement Negotiations, said: ‘As stated in the recent Commission Opinion, Bosnia and Herzegovina authorities need to ensure effective coordination, at all levels, of border management and migration management capacity, as well as the functioning of the asylum system. This is necessary for the country to take full advantage of the EU substantial assistance – in the interest of refugees and migrants and of the local communities.’

      Christos Stylianides, EU Commissioner for Humanitarian Aid and Crisis Management, said: ‘The EU is committed to help those most in need and cover the basic needs of refugees and migrants in Bosnia and Herzegovina, complementing national efforts. It is important that the well-being of the refugees and migrants is at the heart of decisions for the location and quality of accommodation centres.’

      Building on the results of the previous assistance, this funding will ensure accommodation for around 5,000 refugees, asylum seekers and migrants. It will provide access to health and protection assistance and outreach to people living outside of the reception facilities. Also, some items such as jackets, shoes and sleeping bags will be made available for people in need. The unhindered access of humanitarian partners to those in need is crucial in addressing these humanitarian needs.

      The EU funding will also strengthen the capacity of Bosnia and Herzegovina’s authorities in border management, as well as for identification, registration and referral to services for refugees, asylum-seekers and migrants. It will also support assisted voluntary returns.

      Background

      Since the beginning of the refugee crisis in Western Balkans the European Union has allocated more than €25 million in humanitarian aid to assist refugees and migrants in Serbia, and over €4 million to North Macedonia. EU humanitarian aid helps the most vulnerable refugees and migrants to meet basic needs and preserve their dignity. In addition to humanitarian assistance, the European Union has provided Western Balkans partners with significant financial support amounting to €98.2 million for activities related to migration and refugee crisis. This is done primarily through the Instrument for Pre-accession Assistance.

      Since 2007, the European Union has been providing assistance to Bosnia and Herzegovina worth amounting to € 44.8 million in the area of migration and border management through the Instrument for pre-accession assistance. The country has also benefited from the IPA regional programme ‘Support to Protection-Sensitive Migration Management’ worth up to €14.5 million. The emergency humanitarian assistance provided so far amounts to € 3.8 million.

      Over 33,300 refugees and migrants entered Bosnia and Herzegovina since January 2018, according to government estimates. Approximately 8,000 refugees and migrants in need of assistance are currently present in the country, mostly in the Una-Sana Canton. Approximately, 4,500 are accommodated in EU-funded temporary reception centres.

      As of Friday 14 June, local authorities proceeded with a forced relocation of 900-1000 refugees and migrants to a new location called Vučijak that has been deemed unsuitable by the European Union and UN. The above-mentioned venue, without the necessary infrastructure in terms of water, sanitation or electricity, surrounded by minefields, creates a clear danger for the life and health of migrants. Furthermore, the land is a former landfill and may still be toxic. The European Union is concerned about the well-being of the people moved there and has, together with its humanitarian partners, requested the authorities to stop forced relocations and provide dignified and secure shelter solutions. The European Union is also concerned about the authorities’ intention to take measures against humanitarian partners.

      The € 13 million is based on the Commission Decision C (2019) 3189 on supporting Bosnia and Herzegovina in managing the migration flows for 2019

      The €1.8 million announced today is based on the Commission Implementing Decision C(2019) 17 on the financing of humanitarian aid operational priorities from the 2019 general budget of the European Union ECHO/WWD/BUD/2019/01000.


      http://europa.ba/?p=64423

    • Rotta balcanica. Caritas: “Situazione a Bihac inaccettabile, Europa intervenga”

      “Mentre in Serbia la situazione è abbastanza buona, in Bosnia le condizioni dei migranti sono del tutto inaccettabili: hanno bisogno di tutto, alcuni si trovano in un centro informale, dove prima c’era una discarica. E’ inaccettabile che, a 4 ore di macchina dall’Italia, ci siano persone costrette a vivere così. Le istituzioni italiane ed europee devono iniziare a seguire in maniera seria la situazione”. A sottolinearlo è Oliviero Forti di Caritas italiana e Caritas Europa, di ritorno da una missione nei Balcani, nelle zone di confine con la Croazia. “Siamo stati prima in alcuni centri in Serbia: uno di questi era un ex ospedale psichiatrico e affaccia in territorio croato - . aggiunge Forti -. Ma devo dire che qui ci sono standard buoni, di qualità e non ci sono tantissime persone. Diversa è la situazione in Bosnia, lo stress psicologico delle persone è altissimo, i migranti provano costantemente a passare la frontiera ma vengono rimandati indietro. La violenza della polizia croata nei loro confronti sta diventando una vera emergenza”. Al confine, infatti, per i migranti (per lo più afgani, pakistani, iracheni e siriani) che provano il “game” (passaggio delle frontiere) a Bihac il trattamento è durissimo: secondo quanto testimoniato dagli stessi migranti gli abusi sono sistematici: vengono picchiati, i vestiti gli vengono tolti, così come i telefonini spesso distrutti. “A questa situazione va data una risposta diversa - aggiunge -. tra due mesi qui ci saranno due metri di neve, il gioco diventa molto rischioso. Inoltre c’è una difficoltà di integrazione evidente, le persone del luogo sono sempre più intolleranti e razziste nei loro confronti”. La Bosnia sta diventando così un buco nero, dove i migranti restano bloccati senza poter andare avanti né tornare indietro. “A breve la Serbia chiuderà l’accordo con Frontex per monitorare i confini - conclude Forti - anche questo rientra nella strategia di esternalizzazione delle frontiere, che ormai non vediamo più solo in mare ma anche via terra”.

      https://www.redattoresociale.it/article/notiziario/rotta_balcanica_caritas_situazione_a_bihac_inaccettabile_europa_int

    • Il campo tossico dove l’Europa scorda i migranti

      Muri e migrazioni. A #Vucjak, in Bosnia, si sopravvive senza assistenza, tra rifiuti e mine anti-uomo: il campo si trova sopra una vecchia discarica, l’acqua non è potabile e la terra, mai bonificata, è intrisa di veleni. E chi tenta la fuga in Croazia trova la polizia e il suo «gioco»: cibo confiscato e zaini dati alle fiamme

      Nascosto tra le cime boscose del monte Plješevica e circondato da zone ancora minate delle guerre jugoslave, il campo rifugiati di Vucjak, nella Bosnia nord-occidentale, è una prova scioccante della crisi che si è abbattuta contro la porta di servizio dell’Unione europea. Le Nazioni unite hanno recentemente descritto questo campo, a pochi chilometri dal confine spinato croato, come del tutto inadeguato ad accogliere civili.

      UNICO CAMPO in cui non sono presenti le grandi organizzazioni non-governative internazionali, è ufficialmente gestito dalla municipalità della cittadina di Bihac. E sotto-affidata, non ufficialmente, ai volontari della Croce Rossa locale di Bihac.

      È sorto dopo che le autorità della Bosnia e i governi municipali del Cantone di Una-Sana, hanno deciso che i migranti non potevano più rimanere negli spazi pubblici o negli edifici abbandonati, entro i limiti della città.
      Plastica, vetro, vecchi vestiti ormai diventati stracci, copertoni di gomme usate giacciono sul terreno contaminato.

      Si tratta di resti tossici del passato. Il campo si trova sul sito di una vecchia discarica, in attività solo fino a qualche anno fa. Le condizioni sono terribilmente preoccupanti. La sopravvivenza è legata all’acqua non potabile, alla terra intrisa di anni di veleni, al solo lavoro dei volontari.

      ALMENO UN MIGLIAIO di migranti sono ammassati in questo inferno. Provengono da Afghanistan, Iraq, Iran, Siria, Pakistan. L’accesso all’acqua è ridotto a dieci ore al giorno, non esiste un approvvigionamento idrico permanente.

      Vucjak fa eco all’inumanità del campo profughi di Calais in Francia del nord e all’abietta inazione dei governi europei. La mancanza di infrastrutture di base e servizi igienico-sanitari a Vucjak viola profondamente le norme minime stabilite dai canoni delle Nazioni unite.

      Nel bel mezzo del campo, un’enorme mappa mostra la posizione dei campi minati locali. Ogni giorno, più volte al giorno, camionette della polizia bosniaca riversano su Vucjak migranti che sono fuori dai circuiti dei centri di accoglienza temporanei, quelli dell’Organizzazione internazionale per le Migrazioni.

      Come cani randagi, vengono scaricati in mezzo al campo, dopo aver aperto il portellone posteriore del furgone, sigillato da uno sfolgorante lucchetto. È strettamente proibito riprendere queste scene, non ci sono fotografie, video o materiali propagandistici, ma è una pratica che va avanti indisturbatamente.

      Nonostante l’ingiustizia umanitaria, non sono le mine antiuomo, le condizioni precarie di salute o la mancanza di servizi igienico-sanitari che i migranti raccontano. Raccontano le violenze «passive» della polizia di confine. Nelle ultime settimane c’è un nuovo gioco che usa la polizia croata: rastrellare e bruciare cibo, vestiti, scarpe, zaini, telefoni dei ragazzi che tentano il game.

      Nella programmazione dell’attraversamento del confine croato-bosniaco, si spendono circa 100 marchi (poco più di 50 euro) in generi alimentari, per lo più pane e derivati. Spesso quei 100 marchi rappresentano i risparmi di mesi, così bruciare il cibo diventa un segnale di terribile spietatezza.

      Emad è fuggito dalla Siria, con la moglie e il figlioletto di appena due anni. Ha tentato il game ma l’hanno rispedito nel Borici temporary reception center della città di Bihac, derubandolo di tutto. Mentre lo staff medico dell’associazione italiana One Life Onlus visita il figlio, Emad ci porge una busta di plastica con un telefono all’interno. Ci chiede se lo vogliamo comprare, così con quei soldi può provare di nuovo ad attraversare il confine con la Croazia. È straziante. Non ci sono parole.

      DAL GENNAIO 2018, quasi 36mila migranti sono entrati in Bosnia, rimanendo intrappolati tra le politiche europee, progettate per ridurre gli attraversamenti irregolari, e la situazione di stallo politico in Bosnia, che di fatto impedisce alle autorità locali di fornire protezione.

      Dalla Turchia e dalla Grecia, sono due le principali vie di passaggio per la Bosnia: una attraversa la Macedonia del nord e la Serbia, l’altra attraversa l’Albania e il Montenegro.

      In piedi nel campo di Vucjak, tra una folla di corpi maltrattati e ossa rotte, ci si trova di fronte alle feroci conseguenze della geopolitica europea. Nel cinico sforzo del governo croato di dimostrare di avere le carte in regola per aderire all’area Schengen di libera circolazione, il Paese respinge i migranti senza seguire le adeguate procedure di asilo.

      IL VIAGGIO DI GULRAIZ inizia a Kunduz, in Afghanistan. Facciamo fatica a guadagnare la sua fiducia. La solitudine che accompagna i migranti è invalicabile. Sorridono, ma gli occhi sono vuoti. Mese dopo mese camminano senza alcun riposo e senza alcun appoggio. Si viaggia insieme ad amici di circostanza, a meri compagni di percorso.

      Per un marco ha ricaricato il suo prezioso e vecchio telefono a Vucjak. Dopo qualche racconto, ci mostra sul telefono la mappa che userà per tentare il game partendo dal monte Plješevica, addentrandosi nel fitto bosco bosniaco, passando per la cittadina bosniaca di Šturlic, fino ad arrivare agli anelati cartelli del granicni prelaz, il valico di frontiera. Un firmamento di punti rossi, di luoghi, di coordinate, di passi compaiono sulla funzione ‘satellite’ di Google Maps.

      Ci ferma un biondo poliziotto bosniaco. Camicia chiusa fino all’ultimo bottone, aria spavalda e bieche gambe di piombo. Ci prende i documenti. Cerca di intimorirci segnando i nostri nomi su un taccuino spiegazzato, senza darci alcuna spiegazione.

      Il favoreggiamento all’immigrazione clandestina ha un confine sottile. Siamo costretti ad allontanarci. Lo facciamo con l’immagine negli occhi della mappa satellitare di Gulraiz, con le mani segnate da un viaggio inumano di Abdurahman che con ago e filo riparava il suo zaino, con gli occhi sgranati dall’incertezza dei ragazzi che non hanno un badge per il ’5 stelle’ dei centri di accoglienza temporanei.

      Lasciamo la Bosnia con l’immagine di Ibrahim, poco più di tre anni, che segue camminando il suo papà, imitandolo con le braccia piegate all’indietro.

      https://ilmanifesto.it/il-campo-tossico-dove-leuropa-scorda-i-migranti

    • ‘Absurdistan’ : Migrants face dangerous winter in Bosnia

      Political inaction leaves hundreds living on former dump amid snake-infested minefields

      “This is jungle life,” says Wasim, a Pakistani who is among hundreds of migrants staying in a makeshift camp in northwestern Bosnia, from where they strike out at night in small groups for nearby Croatia and the European Union.

      “We are all like animals here just trying to survive. It’s the worst sentence I could say, but unfortunately it’s true.”

      The political science graduate from near Lahore speaks eloquently about how a famous son of the city, Pakistani prime minister Imran Khan, could transform life for his nation of 208 million and the quarter of its people who live in poverty.

      Wasim (34) plans to return when times are better, but now he must hike again through the thickly wooded hills above the camp, try to slip past Croatian border guards who are accused of beating and robbing migrants, and find the hoped-for job somewhere in the EU that was his reason for leaving home last year.

      Danger is all around: the squalid Vucjak camp is built on a former rubbish dump that may hold high levels of methane gas – prompting the UN’s International Organisation for Migration (IOM) to declare it unfit for human habitation – while the hills are infested with snakes and dotted with landmines from Bosnia’s 1992-1995 war.

      There are no toilets for the more than 500 men who live here and washing facilities are rudimentary, increasing the risk of disease; fights are common, particularly after dark when police and local aid workers go home. A man was stabbed to death here last week during a fight between Pakistanis and Syrians.

      “No one feels safe,” Wasim explains, as men who have fled conflict and poverty from North Africa to Afghanistan line up in the dust to receive food from the Bosnian Red Cross.

      “Might is right here. Everyone pushes each other, everyone is desperate and wants to move on,” he says of this remote corner of Europe where he has been stuck for three months, having failed “four or five times” to enter the EU undetected.

      “Everyone knows where to go. Even if they are illiterate, even if they didn’t go to school at all, they know Croatian and Slovenian and Italian cities by name. Everyone talks about this. Maybe they can’t even tell the time, but they know how to find locations with a mobile phone.”

      The so-called Balkan route did not cross Bosnia in 2015, when more than one million refugees and migrants followed it from Turkey towards Germany and other EU states, where their arrival sent immigration to the top of the political agenda.
      Derelict buildings

      Even in 2017, Bosnia registered only 755 migrants but, as the route shifted to bypass tighter border controls elsewhere in the Balkans, that number soared to 25,000 in 2018 – and 20,000 migrants have entered the country so far this year.

      They keep coming this way because it works – only about 6,500 of those people are still in Bosnia – but as months of cold, wet and snowy weather approach, up to 2,000 people are living rough at Vucjak and in parks, woods and derelict buildings in the border towns of Bihac and Velika Kladusa.

      “We’ve been warning since January of the need to increase the number of official migrant centres or their capacity . . . but there was no political decision to expand accommodation, even though international funding is available,” says Peter Van der Auweraert, the IOM representative in Bosnia.

      “Winter is just around the corner and any new location takes time to establish. We now have about 4,200 beds for migrants around the country, but we need about 2,000 more,” he told The Irish Times.


      “Vucjak is a disaster and it would be a bigger disaster if it’s still open in winter . . . If we don’t act now we will have people sleeping outside in Vucjak and other totally unacceptable places and we will be facing a threat to human life.”

      Yet Bosnian political leaders at all levels are unwilling to take any steps that rivals could portray as an “invitation” to migrants, or which would acknowledge the fact that they are likely to keep coming to the country for the foreseeable future.

      The local authorities in Bihac transported people to Vucjak despite objections from international aid groups, moving them from the city’s streets and parks to the edge of the forest – “the jungle” to migrants – which leads to Croatia.

      National politics is meanwhile paralysed, not for the first time under Bosnia’s fiendishly complex post-war system, as parties representing its Bosniak Muslim, Serb and Croat communities have yet to form a government nearly a year after elections.

      “This is ‘Absurdistan’,” declares Ale Siljdedic, police spokesman for Una-Sana canton, in his office in Bihac.

      “The problem is that no one cares in this country. They don’t care for local people, never mind the migrants. What is 5,000 migrants for a whole country if everyone shares them around? It’s nothing. But for a city of 50,000 like Bihac it’s too much.”
      Mass brawls

      The Pakistani stabbed at Vucjak last week was the second man to die in fights between migrants in Bihac. There have been a couple of mass brawls, but most of the cases he sees relate to minor thefts, particularly of phones and clothes, and break-ins at empty houses near the border where migrants sleep and then move on.

      “If you don’t have something to eat and you’re hungry you will go inside somewhere and get it. If it’s freezing cold and you could be dead the next morning then you’ll go into a house or abandoned building to sleep,” Mr Siljdedic says.

      “Maybe we’ll find you dead with two friends as happened last year, when they made a fire and it spread everywhere and they were killed. We’ve had 20 dead migrants in the last two years: two murdered, six drowned, three burned, some car accidents and a train hit one guy. This is the life we have here – people are coming and going and some die.

      “Camp Vucjak is not good and it will be much worse in winter. When the rain and snow come – and it can be minus 20 with two metres of snow up there – what will happen to those guys? They’ll come to Bihac and come into contact with locals and make some shit. And then we’ll have to deal with them.”


      Many migrants see the next few weeks as their last chance to reach the EU this year, creating a likely increase in movement towards Croatia, where officials deny claims that border guards beat and rob people that they push back into Bosnia.

      “With winter coming [migrants] are increasingly on edge and they feel like it’s ‘now or never’ to get across the border. At the same, the border guards in Croatia seem to be pushing people back more aggressively than before,” says Nihal Osman, deputy field co-ordinator in Bosnia and Serbia for Médecins Sans Frontières.

      “There’s been a noticeable increase of alleged push-back injuries in the last week or so, including people with broken bones and dog bites.”

      Sitting in a wheelchair in an IOM-run camp near Bihac, Amir Ali Mohammad Labaf accuses Croatian border guards of dumping him in the forest near the frontier just days after he suffered back injuries when he fell down a roadside embankment.

      Labaf says he was persecuted in Iran as an activist from the Gonabadi dervish order, a major Sufi sect that is denounced by country’s Shia theocracy; news reports from 2008 say a court in Qom sentenced a member of the sect with the same name to five years in jail, 74 lashes and internal exile for “spreading lies”.

      “I was in hospital for a day in Croatia and asked for asylum. They said no and deported me to the jungle,” says Labaf (40), referring to the forest that spans the border. “I want to go to France, but I can only walk a little and with great pain.”

      At Vucjak, meanwhile, Wasim is ready for another round of what migrants call “the game”.

      “I don’t have money to pay smugglers so I will try by myself to cross the border. I have some knowledge of the stars so I can travel by night,” he says. “You just have to try and try and try. And when you succeed, then you know it was the right time.”

      https://www.irishtimes.com/news/world/europe/absurdistan-migrants-face-dangerous-winter-in-bosnia-1.4027923

    • Water cut to crowded migrant camp as Bosnian authorities feud, seek to downsize its population

      Local authorities in the Bosnian town of Bihac on Monday cut off a nearby migrant camp’s water supply, to pressure the government into reducing the population of the overcrowded site that international organizations have criticized as unsuitable.

      But aid workers said the move will just cause additional suffering for the #Vucjak tent camp’s 1,000 residents, many of whom walked out of the site with empty plastic bottles to beg water from Bosnians living in the vicinity.

      Officials in the northwestern town also announced a crisis meeting to discuss what to do with the camp, which hosts migrants stopped in the impoverished Balkan country while trying to reach Western Europe.

      “It is obvious that the situation must be brought to the verge of absurdity in order to be solved,” complained Bihac Mayor Suhret Fazlic.

      Both the United Nations and the European Union missions in Bosnia have urged authorities to relocate the migrants from Vucjak — which is situated on a former landfill and near minefields left over from the 1992-95 war.

      Camp resident Osman Ali, from Pakistan, described conditions as “bad, very bad.”

      “I think all people here are seeking a better situation, situation is very dirty here,” he told The Associated Press.

      Ali and other migrants were lining up Monday for a meal from the local Red Cross. Police last week rounded up hundreds of migrants from Bihac and brought them all to Vucjak, nearly doubling the camp population.

      Fazlic has warned that the city will also cut waste collection services to draw attention to the camp’s failings and force the government to share the burden and move some of the migrants to other parts of the country.

      Thousands of migrants are stuck in northwestern Bosnia, unable to continue their trek north through neighboring Croatia whose police have been accused of violently repulsing migrants caught trying to illegally cross the border.

      Selam Midzic, a Red Cross representative at Vucjak, said cutting the water supply would just raise tensions among the migrants, and consequently with aid workers and locals.

      “In the camp itself, migrants will put pressure on the Red Cross representatives, who work here and who have no protection at all, demanding to be provided with drinking water,” he warned.

      The U.N. last week warned of a possible “humanitarian emergency” if aid is cut for the camp, urging Bosnia’s government to urgently find a new location.

      In the dusty camp, some migrants used puddle water to wash. Lounging outdoors during a spell of unusually warm weather, others said they fear conditions will deteriorate once winter cold sets in.

      Ahmed, from Pakistan, said many migrants have been sick: “(We don’t) have water, (or) food, (they) only give one person two (slices of) bread,” he said and added, pointing to his feet and clothing: “No have shoes and no jacket!”

      Tens of thousands of people from Asia, the Middle East and Africa emigrate illegally to Europe every year, braving perilous sea journeys and closed borders in the hope of securing a better life in the continent’s more affluent countries.

      On Monday, Libya’s coast guard said it intercepted 126 Europe-bound migrants in a rubber boat off the country’s Mediterranean coast.

      In Malta, authorities said police arrested 107 people following overnight riots in the Hal Fa migrant detention center.

      The interior ministry said the trouble, involving about 300 migrants, started late Sunday when a migrant tried to enter the center while allegedly drunk. A police vehicle was damaged and three police officers slightly injured in the violence.

      The U.N. refugee agency expressed concern.


      https://www.japantimes.co.jp/news/2019/10/22/world/social-issues-world/water-cut-crowded-migrant-camp-bosnian-authorities-feud-seek-downsize-
      #eau #coupure #dissuasion

  • I bambini di #Bjelave: un caso ancora aperto

    Durante l’assedio 46 bambini dell’orfanotrofio di Sarajevo vennero accolti in Italia. Non tutti erano orfani e nonostante questo, non sono stati rimpatriati ma dati in adozione. Alcuni dei genitori biologici li hanno cercati per anni. Un’intervista all’attivista per i diritti umani Jagoda Savić, che dal 2000 si sta occupando del caso.

    Lei si è occupata di un caso che anni fa ha sollevato parecchia attenzione: quella dei bambini dell’orfanotrofio di Sarajevo che durante la guerra sono stati accolti in Italia, ma invece di tornare in Bosnia sono stati dati in adozione.

    Dal punto di vista giuridico, a prima vista, tutto pare ben fatto e invece non lo è. Vale la pena ricordare tutta questa storia non perché si possa cambiare qualcosa, visto che le adozioni sono state portate a termine e non si può più far niente. Ma perché può fungere da utilissima lezione per i giuristi italiani sugli errori che sono stati fatti in una procedura di adozione internazionale che ha coinvolto bambini profughi, un paese in guerra e con un lungo e difficile periodo post-conflitto.

    Come mai ha iniziato ad occuparsene?

    Mi sono trovata coinvolta in questa storia nel 2000, quando Uzeir Kahvić padre di Sedina che faceva parte di quel gruppo di bambini, è venuto nell’ufficio della mia organizzazione non governativa «SOS – telefon» (Telefono azzurro) nella quale ci occupavamo di lotta alla violenza domestica ma anche di altri casi di bisogno legato a situazioni familiari difficili. Ci ha chiesto di aiutarlo a trovare la figlia dopo anni che ci provava invano da solo. Ho cominciato quindi a raccogliere informazioni e ho ricostruito la storia che inizia nel lontano 1992 e che si è rivelata molto complessa.

    Che cosa è accaduto nel 1992?

    Da Sarajevo, città già sotto assedio da tre mesi, il 18 luglio 1992 è partito un convoglio di 67 bambini tra i quali 46 tra orfani e minori con situazioni disagiate che stavano all’orfanotrofio «#Ljubica_Ivezić» (ndr: che nel 1997 ha cambiato nome in «#Dječiji_dom_Bjelave»). La loro partenza era stata decisa per portarli in luoghi sicuri.: la città veniva bombardata ogni giorno, mancavano luce, acqua e cibo. Il centro accoglieva anche neonati e bambini molto piccoli e non si riusciva ad assicurare loro minime condizioni di vita. Per cui sulla bontà del trasferimento in Italia non vi è alcun dubbio. Sono arrivati in autobus fino a Spalato sulla costa croata e poi via mare hanno raggiunto Ancona.

    Dove sono stati portati e chi li ha presi in carico?

    All’arrivo in Italia i bambini dell’orfanotrofio sono stati divisi in due gruppi: i 35 con età inferiore ai 10 anni di età sono stati portati al «Centro Mamma Rita» di Monza, mentre 11 sono finiti al centro estivo «Santa Maria» di Bellaria Igea Marina (ndr: in provincia di Rimini, ora si chiama «Casa vacanze San Giuseppe») gestiti dalle suore. I bambini sono poi rimasti qui degli anni invece che tornare dopo pochi mesi come si era pensato, a causa del prolungarsi della guerra in Bosnia.

    Una delle questioni problematiche che è emersa durante le nostre ricerche è che tra le autorità bosniache e italiane non è stato siglato alcun documento che regolasse i termini dell’accoglienza, come ad esempio il tempo di permanenza in Italia, i doveri di chi prendeva in carico i minori e i diritti di questi ultimi. Per cui all’arrivo i bambini sono stati messi subito sotto la giurisdizione del Tribunale per i Minorenni di Milano.

    Perché alla fine della guerra i bambini non sono tornati a Sarajevo?

    So che tra il 1995 e il 1996 si sono recati in Italia sia il rappresentante dell’organizzazione Prva «Dječija ambasada Međaši» (Prima Ambasciata dei bambini Međaši) Duško Tomić che aveva organizzato il convoglio, sia l’allora direttore dell’orfanotrofio di Sarajevo, Amir Zelić per avere informazioni sui bambini e chiederne il ritorno. Mi ha raccontato Amir Zelić che le autorità italiane avevano ritenuto che in Bosnia Erzegovina non ci fossero ancora le condizioni per farli rientrare.

    In seguito sono stati dati in affido a famiglie italiane ed è stata avviata la procedura per l’adottabilità. A questo punto cosa è accaduto tra Italia e Bosnia?

    Qui è cominciato il primo «scontro», se parliamo di prese di posizione e giochi di rimpallo delle responsabilità su quello che è successo poi, tra l’Italia e la Bosnia Ezegovina.

    Secondo i documenti da me visionati, il 27 giugno del 1996 il Dipartimento della protezione sociale presso il Consiglio dei Ministri, poi approvato dalla Commissione centrale per le adozioni internazionali e pubblicato l’8 luglio 1996, è stato deciso che tutti i bambini del gruppo bosniaco sarebbero stati sottoposti alla procedura di adottabilità presso la giurisdizione di competenza locale e cioè il Tribunale dei minorenni di Milano.

    Intanto in Bosnia Erzegovina il 24 aprile del 1996 il governo ha ratificato, su indicazione del Ministero per le politiche sociali, rifugiati e sfollati, il «Programma integrale per la tutela dei bambini profughi senza genitori dall’Italia alla BiH» che prevedeva il rientro dei minori entro il giugno successivo. Il testo del Programma è stato poi inoltrato, con lettera del Ministero degli Affari esteri bosniaco al Consolato di Bosnia Erzegovina a Milano, il 25 aprile.

    I due documenti emessi da Italia e Bosnia sono però innanzitutto opposti: lo stato bosniaco ha trattato il problema considerando il gruppo nel suo insieme, mentre le autorità italiane ha trattato i bambini caso per caso e così ha proseguito. Inoltre, allora non abbiamo ottenuto di poter accedere ai documenti protocollati dalle autorità italiane, perché eravamo troppo «piccoli» e deboli... Per cui non ho scoperto se il documento bosniaco è stato consegnato nei tempi richiesti alle autorità italiane, perché ci sono tre settimane di differenza tra la data in cui è stato redatto il documento bosniaco e la data in cui il Consiglio italiano ha preso la sua posizione.

    Solo nel 2007 è emerso dal rapporto redatto dal Gruppo di esperti del Consiglio dei ministri della BiH, costituitosi nel 2005 per indagare su questo caso, che il Consolato bosniaco a Milano tra aprile e giugno 1996 non era stato in grado di tradurre il Programma.

    A questo proposito c’è un punto che voglio sottolineare. Per parte italiana sono state eccessive le pretese nei confronti di un paese nascente, appena uscito dalla guerra, che ancora doveva impostare e creare un sistema funzionante di gestione dell’amministrazione pubblica. Un paese che non aveva i minimi presupposti per poter proseguire con le procedure richieste per legge al paese di origine di bambini sottoposti ad adozione internazionale.

    L’Italia si è comportata con il nostro paese come se avesse a che fare con un qualsiasi altro stato europeo come la Fancia o la Germania. Ha avviato procedure delicate senza invece controllare e monitorare che in Bosnia le procedure venissero eseguite a dovere. E’ stato il più grave errore per parte italiana, sebbene non l’unico.

    Quali altri?

    Prima di tutto, alcuni bambini sono stati dati in adozione senza che nel fascicolo giudiziario ci fosse il loro certificato di nascita. Questo significa che ad esempio, nel caso di due minori, Vedrana Hastor e Dejan Goljanin, la procedura di adottabilità è stata avviata dal Tribunale milanese con questi nomi ma all’anagrafe bosniaca sono iscritti con altri nomi.

    Poi, c’è la questione della rogatoria internazionale, che è l’atto basilare della procedura di adozione internazionale, dove il genitore biologico deve rispondere se vuole riavere il proprio figlio o se vuole abbandonarlo e darlo in adozione. L’Italia ha mandato una prima una nota verbale e poi alcune successive con le quali ha sollecitato le autorità bosniache ad ottenere risposte. Ma le rogatorie – posso parlare per i casi su cui ho indagato – non sono mai arrivate ai genitori e le risposte di questi non sono ovviamente mai arrivate in Italia. Per cui dopo 5 anni di attesa, il Tribunale di Milano ha emesso le sentenze di adozione.

    Questo «gioco» delle rogatorie rappresenta un altro punto importante: il Tribunale dei minorenni di Milano sulla spedizione delle rogatorie internazionali e le autorità bosniache per la parte relativa al ricevimento delle stesse. Questi due «giochi» hanno provocato un distacco ingiusto tra i genitori biologici e i loro figli, violando il diritto delle due parti di potersi esprimersi in merito.

    D’altronde sappiamo che per legge, in base alla Convenzione dell’Aja recepita dall’Italia nel 1998, sono previsti casi estremi in cui si può procedere all’adozione in assenza del consenso dei genitori.

    Sì ma il fatto, non indifferente, è che alcune rogatorie contenevano degli errori. Posso parlare solo per i casi su cui sono riuscita ad ottenere informazioni certe e copie di documenti, sebbene dopo che per anni ci è stato impedito di accedervi.

    Una delle rogatorie è stata spedita nel paese sbagliato: accanto al nome e alla città di residenza del genitore c’è scritta la sigla «Ex Yu», quando invece si tratta di una località (Loznica) che si trova in Serbia e non in Bosnia Erzegovina. Con quella sigla «Ex Yu», come sapete inesistente già da anni, la rogatoria è stata spedita in Bosnia - paese che all’epoca aveva tanti conflitti con la Serbia - e non è stata rispedita al mittente.

    La seconda è stata spedita a una madre defunta da anni, oltre che al padre in vita. E questo nonostante sul fascicolo di questa bimba, nell’anamnesi sociale e familiare che viene allegata ad ogni procedura di adottabilità rilasciata dai servizi preposti, c’era scritto chiaramente che la madre si era suicidata subito dopo il parto. Parliamo del caso di Uzeir Kahvić ed è un dato di cui il giudice del tribunale milanese doveva essere a conoscenza.

    La terza rogatoria è stata spedita a una persona inesistente e lo spiego meglio con nomi inventati: la madre si chiama Maria Ricci e il padre si chiama Alberto Della Costa. Il nome del genitore al quale è stata mandata la rogatoria è «Maria Alberto», quindi un destinatario composto da due nomi propri senza alcun cognome.

    E le autorità bosniache?

    Abbiamo indagato, per quanto è stato possibile, anche rispetto ai passi giuridici fatti o meno in Bosnia. Abbiamo trovato conferma che un gruppo di rogatorie sono state ricevute dal Ministero affari esteri bosniaco e da qui regolamente spedite al Ministero per gli affari civili di BiH che in quel momento era competente per occuparsi del problema.

    Per le restanti rogatorie non ci è stata fornita questa prova. Abbiamo chiesto anche al Dipartimento che si occupava di rifugiati, sfollati e quindi di adozioni che stava sotto al Ministero per gli affari civili di BiH. Ci hanno risposto ufficialmente e per iscritto che negli archivi la documentazione non esisteva. Quindi in quel momento non siamo riusciti a verificare se il Ministero affari civili bosniaco aveva o meno trasmesso ai livelli più bassi le rogatorie arrivate dall’Italia.

    Ma non è finita qui. Ci siamo poi rivolti al livello amministrativo di livello più basso, cioè al Ministero per gli affari sociali della Federazione di BiH, dunque di una delle due entità in cui è diviso il paese. Appellandoci alla legge sul libero accesso alle informazioni abbiamo chiesto di accedere all’archivio, ma dall’archivio ci hanno risposto – mentendo, come abbiamo scoperto dopo - che non avevano alcuna documentazione.

    Non ci siamo dati per vinti e ci siamo rivolti all’ufficio del Ministro federale per gli affari sociali. Dopo anni, ci hanno rilasciato un documento incontrovertibile: vi sono indicati i nomi della Commissione che controlla la consegna della documentazione, con tanto di nomi e firme dei membri, timbro e allegato l’elenco di tutti i file che erano stati depositati all’archivio. E’ da questo elenco che abbiamo scoperto che, la prima volta, all’archivio ci avevano mentito.

    Quindi la complessità amministrativa del paese, frammentata e a più livelli, non ha facilitato una procedura regolare e ha reso molto difficile scoprire i fatti.

    Non avendo potuto accedere agli archivi di tutti i livelli, non possiamo sapere se per parte bosniaca c’è stata premeditazione o se si è trattato solo di una situazione di caos dovuta al periodo di transizione del dopoguerra. A questo proposito, voglio ricordare che ci siamo rivolti anche a livello cantonale (ndr: la Federazione di Bosnia Erzegovina è divisa in 10 cantoni e questi in numerose municipalità). Ma purtroppo, dato che già al livello «superiore» – quello federale - non avevamo ottenuto alcuna informazione sul ricevimento delle rogatorie arrivate dall’Italia, non ci sono state fornite informazioni nemmeno dai Centri sociali per gli affari sociali dei Cantoni diversi in cui risiedevano i genitori.

    Posso solo dire che tra i genitori con cui man mano sono entrata in contatto diretto, nessuno ha ricevuto la rogatoria eccetto in un caso, dove i genitori erano deceduti e la nonna di un bimbo ha dichiarato di averla ricevuta.

    Quanti bambini sono stati dati in adozione?

    In base alle informazioni di cui dispongo sono 16. Perché alcuni, nel corso della procedura di adottabilità, hanno superato i 18 anni di età. Alcuni sono riusciti ad entrare in contatto con le famiglie di origine, altri non l’hanno voluto, altri ancora non sanno che le famiglie di origine li stanno cercando.

    Il risultato, purtroppo, è che dei bambini bosniaci non hanno più fatto ritorno nel loro luogo d’origine e hanno perso contatti con la famiglia. E’ stato creato un distacco artificiale tra i genitori biologici e i figli, e questi ultimi si sono convinti che i genitori avessero deciso di abbandonarli.

    Lo posso dire perché ho seguito diversi casi oltre a quello di Uzeir Kahvić e ne sto seguendo un altro di cui sono venuta a conoscenza nel 2015. Un padre che, com’è stato per Uzeir, da 22 anni sta cercando suo figlio arrivato in Italia con quel convoglio del 1992. Ma questa è un’altra lunga storia.

    https://www.balcanicaucaso.org/aree/Bosnia-Erzegovina/I-bambini-di-Bjelave-un-caso-ancora-aperto-189911
    #orphelins (mais pas tous, justement, c’est la question de l’article) #adoption #guerre #conflits #enfants #enfance #histoire #ex-Yougoslavie #Bosnie-Herzégovine #Sarajevo #Italie #orphelinat

    • A contre-courant, #Sarajevo affiche sa solidarité

      Quelque 600 migrants parmi les 8 000 entrés dans le pays depuis le début de l’année sont actuellement en transit dans la capitale.

      La scène est devenue familière. Sur le parking de la gare de Sarajevo, ils sont environ 300 à former une longue file en cette soirée chaude de juillet. S’y garera bientôt une camionnette blanche d’où jailliront des portions des incontournables cevapcici bosniens, quelques rouleaux de viande grillée servis dans du pain rond, accompagnés d’un yaourt. Une poignée de femmes et quelques enfants se mêlent à ces jeunes hommes, venus de Syrie, d’Irak, du Pakistan ou d’Afghanistan et de passage en Bosnie sur la route vers l’Europe de l’Ouest. Environ 600 des 8 000 migrants entrés dans le pays depuis le début de l’année sont actuellement en transit dans la capitale. La majorité est bloquée dans le nord-ouest, en tentant de passer en Croatie.

      « Ici, l’accueil est différent de tous les pays par lesquels nous sommes passés. Les gens nous aident. Ils essaient de nous trouver un endroit où prendre une douche, dormir. Les flics sont corrects aussi. Ils ne nous tabassent pas », raconte un Syrien sur les routes depuis un an. Plus qu’ailleurs, dans la capitale bosnienne, les habitants tentent de redonner à ces voyageurs clandestins un peu de dignité humaine, de chaleur. « Les Sarajéviens n’ont pas oublié que certains ont été eux-mêmes des réfugiés pendant la guerre en Bosnie[1992-1995, ndlr]. Les pouvoirs publics ont mis du temps à réagir face à l’arrivée des migrants, contrairement aux habitants de Sarajevo qui ont d’emblée affiché une solidarité fantastique. Grâce à eux, une crise humanitaire a été évitée au printemps », affirme Neven Crvenkovic, porte-parole pour l’Europe du Sud-Est du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés.

      En avril, 250 migrants avaient mis en place un campement de fortune, quelques dizaines de tentes, dans un parc du centre touristique de Sarajevo. L’Etat qui paraissait démuni face à cette situation inédite ne leur fournissait rien. « Dès que nous avons vu venir des familles, nous nous sommes organisés. Des gens ont proposé des chambres chez eux, ont payé des locations », raconte une bénévole de Pomozi.ba, la plus importante association humanitaire de Sarajevo. L’organisation, qui ne vit que des dons des particuliers en argent ou en nature, sert actuellement un millier de repas par jour dans la capitale bosnienne et distribue vêtements et couvertures. Lors du ramadan en mai, 700 dîners avaient été servis. Des nappes blanches avaient été disposées sur le bitume du parking de la gare de Sarajevo.

      Non loin de la gare, un petit restaurant de grillades, « le Broadway », est tenu par Mirsad Suceska. Bientôt la soixantaine, cet homme discret apporte souvent des repas aux migrants. Ses clients leur en offrent aussi. Il y a quelques semaines, ils étaient quelques-uns à camper devant son établissement. Un groupe d’habitués, des cadres qui travaillent dans le quartier, en sont restés sidérés. L’un d’eux a demandé à Mirsad de donner aux migrants toute la nourriture qui restait dans sa cuisine. « Quand je les vois, je pense aux nôtres qui sont passés par là et je prends soin de ne pas les heurter, les blesser en lançant une remarque maladroite ou un mauvais regard », explique Mirsad. Dans le reste du pays, la population réserve un accueil plus mitigé à ces voyageurs.

      http://www.liberation.fr/planete/2018/07/29/a-contre-courant-sarajevo-affiche-sa-solidarite_1669608

    • Et au contraire... la #non-hospitalité

      Le guide de l’hospitalité que n’a pas écrit #Christian_Estrosi

      En juillet 2013, le maire LR de #Nice, Christian Estrosi, envoyait à 3 500 édiles ses recommandations pour éviter la concentration de populations migrantes. Le Perou, un collectif d’urbanistes, a adressé en juillet aux mêmes communes un guide de l’hospitalité, issu de leurs expériences dans des bidonvilles.

      http://www.liberation.fr/france/2018/08/07/le-guide-de-l-hospitalite-que-n-a-pas-ecrit-christian-estrosi_1671153

      Pour télécharger le #guide du #Perou :
      http://www.romeurope.org/wp-content/uploads/2018/08/Guide_PEROU_images.pdf

    • Barcellona e Open Arms si uniscono per salvare vite umane nel Mediterraneo

      La nave #Open_Arms avrebbe dovuto lasciare il porto di Barcellona in direzione della zona SAR della Libia per continuare il suo compito umanitario di osservazione e salvataggio, ma la Capitaneria di porto, che dipende dal Ministero dello Sviluppo spagnolo, le ha negato l’autorizzazione a partire fino a quando non sarà garantito un accordo con le autorità della zona SAR del Mediterraneo per lo sbarco delle persone salvate in mare. È improbabile che ciò avvenga, vista la chiusura dei porti di Italia e Malta.

      In risposta, la sindaca di Barcellona Ada Colau ha inviato una lettera al Ministro dello Sviluppo, José Luis Ábalos, chiedendo l’immediata revoca del blocco della nave OpenArms. La sindaca esprime la preoccupazione che per ragioni amministrative il governo spagnolo non riesca a proteggere i migranti che intraprendono un viaggio molto pericoloso attraverso il Mediterraneo, in fuga dall’orrore. Esorta inoltre il Ministero ad attuare le azioni necessarie per superare il più rapidamente possibile gli ostacoli amministrativi che impediscono alla nave di lasciare il porto di Barcellona.

      Allo stesso modo, il Comune di Barcellona ha firmato un accordo di collaborazione con Open Arms per lo sviluppo del progetto della fondazione per la protezione dei migranti a rischio di naufragio e conseguente pericolo di morte imminente per le aree SAR nel Mediterraneo centrale come emergenza umanitaria. L’accordo persegue inoltre l’obiettivo di denunciare la situazione di violazione dei diritti umani nel Mediterraneo.

      Il progetto Open Arms “Protezione per presenza, soccorso umanitario e comunicazione di emergenza nel Mediterraneo” si articola in tre filoni di lavoro:

      – Protezione attraverso la presenza nella zona SAR, la visibilità come deterrente per eventuali violazioni dei diritti umani e la garanzia di protezione per le persone trovate in mare.

      – Protezione attraverso l’azione, con il salvataggio di persone in pericolo di morte in acque SAR e sbarco con garanzie di sicurezza.

      – Comunicazione di emergenza, per rendere visibile e denunciare l’attuale situazione di violazione dei diritti dei migranti nel viaggio attraverso il Mediterraneo e le sue frontiere.

      L’accordo, in vigore fino all’ottobre del 2019, finanzierà con 497.020 euro il 35,4% del progetto della ONG. Con questo contributo la città di Barcellona si riafferma come città rifugio, vista la presenza minima di ONG nel Mediterraneo centrale dalla scorsa estate a causa della chiusura dei porti italiani e maltesi e della criminalizzazione e blocco delle imbarcazioni delle ONG di soccorso umanitario.

      Il Comune di Barcellona e Open Arms concordano sul fatto che la situazione di crisi e il blackout umanitario al largo delle coste libiche richiedano un’azione di emergenza con il massimo sostegno delle istituzioni pubbliche, in particolare delle città europee, sull’esempio di questo accordo.


      https://www.pressenza.com/it/2019/01/barcellona-e-open-arms-si-uniscono-per-salvare-vite-umane-nel-mediterrane

      #Barcelone

    • Siracusa pronta ad accogliere i migranti della Sea Watch. Sindaco: «Cittadini disponibili a ospitarli nelle loro case»

      Il primo cittadino del capoluogo aretuseo, #Francesco_Italia, ha già scritto al ministro della Marina mercantile chiedendo di consentire l’attracco della nave. «Al resto, penseremo noi, la Curia e le associazioni di volontariato disposte a prestare aiuto»

      https://meridionews.it/articolo/73871/siracusa-pronta-ad-accogliere-i-migranti-della-sea-watch-sindaco-cittadi
      #Syracuse #Siracusa

    • Numéro spécial sur villes et hospitalité de la revue Plein Droit :

      À rebours des politiques migratoires impulsées par les États, des municipalités ont décidé de se montrer solidaires des migrant⋅e⋅s qui passent ou qui s’installent sur leur territoire, et de leur venir en aide, voire de les protéger contre des autorités étatiques qui ne cherchent qu’à les chasser. Villes-refuge, villes sanctuaires, villes solidaires, villes d’asile, villes rebelles, les qualificatifs sont aussi nombreux que les degrés d’hospitalité qui vont de l’affichage médiatique à une réelle politique municipale qui crée les conditions d’un accueil digne des exilé⋅e⋅s. Et quand les municipalités se montrent également hostiles à l’égard des migrant⋅e⋅s, il arrive que les citoyen⋅ne⋅s prennent le relais, faisant fi des menaces institutionnelles, de la pression policière ou du climat xénophobe, parfois pour parer à l’urgence humanitaire, parfois pour favoriser une réelle cogestion fondée sur l’autonomie. Ces expériences multiples d’hospitalité et d’activisme local montrent que l’humanité peut l’emporter sur la fermeté, n’en déplaise aux gouvernements.


      https://www.gisti.org/spip.php?article5812

    • #BD publiée par @vivre sur la commune de #Fourneaux :

      La BD reportage « Après l’arrivée » raconte une histoire d’accueil. Comment 33 réfugiés, débarquant du jour au lendemain de la jungle de Calais, s’inscrivent dans le récit d’une commune de Savoie et de ses habitants. Un dessinateur, HERJI, une journaliste, Julie Eigenmann, sont partis à leur rencontre et ont ramené dans leur valise ce reportage dessiné. L’histoire pourrait se dérouler un peu partout sur la planète, parce qu’il s’agit d’humanité, de partage et de ces rencontres qui montrent qu’un autre monde est possible.


      https://asile.ch/sommaire/ve-165-decembre-2017

    • #Convention_sur_l'accueil de #Grande-Synthe :

      Dans un contexte de sécurisation et de fermeture des frontières européennes, l’#accueil des réfugiés s’impose dans le débat public et dans nos réalités locales.

      Grande-Synthe reçoit la Convention nationale sur l’accueil et les migrations, 2 jours de débats pour réfléchir collectivement à une politique d’accueil fondée sur la solidarité et le respect des droits humains et pour questionner les pouvoirs publics. Avec la participation de nombreuses associations et ONG impliquées quotidiennement ainsi que de personnalités : Anne Hidalgo (Maire de Paris), Benjamin Stora (Historien, Professeur et Président du Musée national de l’histoire de l’immigration), Edwy Plenel (Médiapart), Eric Piolle (Maire de Grenoble), Frederic Leturque (Maire d’Arras), Pierre Laurent (Secrétaire national du PCF) mais également Benoit Hamon, Aurélien Taché (Député LREM), Eric Coquerel (Député – France Insoumise), Michel Agier (Dir. d’études à l’EHESS), Rony Brauman (co-fondateur de MSF) , Cédric Herrou, ainsi que des représentants du HCR, de la Cimade, de MDM et des associations locales…

      Autour de cette convention ouverte à tous, une programmation culturelle plurielle : expo, humour, concert, docus…

      http://convention-accueil-grande-synthe.fr

    • Des dizaines de villes inventent une politique d’accueil des migrants

      Jeudi et vendredi s’est tenue à Grande-Synthe la première #Convention_nationale_sur_l’accueil_et_les_migrations. Des élus aux associatifs, tous les acteurs de l’aide aux migrants ont jeté des ponts entre les initiatives locales, cherchant à construire un réseau des villes accueillantes.

      https://reporterre.net/Des-dizaines-de-villes-inventent-une-politique-d-accueil-des-migrants

    • Entre accueil et rejet : ce que les villes font aux migrants. Ce que les villes font aux migrants

      ce livre permet de mieux comprendre la diversité et la complexité des formes de l’accueil des migrants sur notre continent. Il nous fait saisir comment cet enjeu refaçonne les liens sociaux, les valeurs et les émotions collectives, et interroge les définitions pratiques de la citoyenneté prise dans un jeu de frontières. Dans un contexte d’anxiété identitaire qui se manifeste par la fermeture des frontières, le confinement et les expulsions, ce livre montre que la ville peut constituer un pôle de résistance et de contournement, voire de renversement des décisions de l’État central.

      Il est constitué d’enquêtes claires et approfondies menées dans plusieurs grandes villes européennes (Paris, Copenhague, Berlin, Barcelone, Istanbul…), et de témoignages d’acteurs concernés (migrants, militants, observateurs directs…).

      http://lepassagerclandestin.fr/catalogue/bibliotheque-des-frontieres/entre-accueil-et-rejet-ce-que-les-villes-font-aux-migrants.html

    • Les ciutats fan front a la necessitat urgent d’habitatge públic

      Les ciutats europees han de fer front a la necessitat urgent d’habitatge públic. Per això, molts governs municipals estan reforçant les seves polítiques amb mecanismes innovadors que permetin fer front a la crisi de l’habitatge i a l’expulsió dels veïns dels seus barris.

      L’Ajuntament de Barcelona ha presentat un projecte per construir pisos d’estada temporal de construcció ràpida, sostenible i de qualitat. La iniciativa, anomenada APROP (Allotjaments de Proximitat Provisional), oferirà una resposta urgent mentre es construeixen les promocions d’habitatge públic, que requereixen de més temps.

      Responsables del consistori barceloní van explicar ahir aquest projecte en un acte organitzat per l’Observatori DESC i el propi Ajuntament.

      La jornada, anomenada ‘Urgent: solucions innovadores en habitatge públic’, es va celebrar al Pati Manning de Barcelona i hi van participar representants de les ciutats d’Amsterdam i Munic, a banda d’entitats com la Federació d’Associacions de Veïns i Veïnes de Barcelona (FAVB), la Fundació Hàbitat 3 i l’Institut de Tecnologia de la Construcció de Catalunya (ITeC), entre d’altres.

      http://ajuntament.barcelona.cat/lescorts/ca/noticia/les-ciutats-fan-front-a-la-necessitat-urgent-dhabitatge-pzblic

      Et dans ce cadre, le projet #APROP:
      https://www.barcelona.cat/infobarcelona/en/temporary-local-housing-to-combat-gentrification-2_622017.html
      #Barcelone

    • Sanctuary in the City : #Beirut

      The world’s refugee crisis is a global responsibility that is especially discharged locally, in particular, in Lebanon, where refugees and displaced persons form a large percentage of the national population. Since the beginning of the Syrian Crisis in March 2011, Lebanon has been a refuge for many hundreds of thousands of people fleeing war. This project explores how municipalities cope with the crisis within the normative framework of human rights and corresponding obligations. It seeks to give voice to the experience of Beirut among the world’s cities claiming to apply that framework in policies, practice, services and local democratic leadership and administration.

      Through a series of workshops and other survey tools, the project captures the expressions, principles and experiences of local governance amid the refugee/displacement crisis. It seeks to channel the experience of refugees, civil society and local authorities by expressing operational principles and allows people in Beirut to identify what works and what could work better.

      One outcome of the project will be a local charter that gives voice to this community of practice among the world’s cities that are facing comparable challenges. The charter will form a basis for exchange, mutual learning and guidance for local administrations in future. The Beirut charter is seen as one tangible way to give credit to the people of Beirut for their role in assuming a local responsibility that the wider world shares.

      http://hic-mena.org/spage.php?id=qG8=

      Ici pour télécharger la charte de la ville de Beirut :
      http://www.hlrn.org/img/documents/Beirut_Charter_to_share_EN.pdf
      #ville-refuge

    • Migrants’ (Denied) Right to the City

      The history of cities in the Indian sub-continent goes as far as the middle of the third millennium BC with the emergence of cities like Harappa and Mohenjo Daro in the Indus valley (Champakalakshmi 2006:8). During different phases of Indian history, many new cities have emerged and many have declined, shaping the history of India (Ramachandran 1995). The dynamics of city growth shows that migration has been a very important component as cities were centres of trade, manufacturing and services. These functions could not have been sustained without migration and migrant labour. People migrate to cities not only for work, but also on account of business, education, marriages, natural disasters and conflicts etc. As cities have evolved through various migrations over a long period of time, they are characterized by diversity in terms of ethnic and religious identities, occupations, language, culture, food habits and so on. In fact heterogeneity is the hallmark of cities and innovations -in which migrants have played a very significant role -are central to their existence. Migration, especially internal migration, contributes significantly to the growth of Indian cities. The Indian Constitution guarantees freedom of movement and freedom to settle within the territory of India as a fundamental right of all citizens (Article 19). Yet migrants face several barriers in terms of access to civic amenities, housing and employment, as well as restrictions on their political and cultural rights because of linguistic and cultural differences. These discriminations are articulated in various parts of India in the theory of ’sons of the soil’, which evokes anti migrant sentiments (Weiner 1978, Hansen 2001). Migrants are all the more vulnerable to discrimination and exploitation as many of them are poor, illiterate and live in slums and hazardous locations prone to disaster and natural calamities. As such, the condition of migrants in cities needs to be addressed squarely in urban policies and programmes.

      https://www.researchgate.net/publication/234169322_Migrants'_Denied_Right_to_the_City

    • Mobile Commons, Migrant Digitalities and the Right to the City

      This book examines the relationship between urban migrant movements, struggles and digitality which transforms public space and generates mobile commons. The authors explore heterogeneous digital forms in the context migration, border-crossing and transnational activism, displaying commonality patterns and inter-dependence.



      https://www.palgrave.com/us/book/9781137412317
      #livre

    • Ce qu’ils font est juste : ils mettent la solidarité et l’hospitalité à l’honneur

      L’étranger est par essence louche, suspect, imprévisible, retors, de taille à commettre des avanies, même s’il survit dans le plus profond dénuement, s’il souffre de la faim, du froid, qu’il n’a pas de toit pour se protéger. L’étranger, homme, femme ou enfant, représente toujours un danger, qu’il faut combattre à tout prix.

      La loi dispose que « toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l’entrée, la circulation ou le séjour irrégulier d’un étranger en France » encourt jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende.

      Cette sanction pénale est réservée aux « aidants » désintéressés, animés par le seul élan d’humanité et de dignité vis-à-vis d’eux-mêmes et de ceux voués à tout juste subsister. Ils ont choisi, en connaissance de cause, de commettre ce qu’on appelle le « délit de solidarité » ou « d’hospitalité ». Des expressions devenues familières, dans leur obscénité, depuis qu’on a vu traduits devant les tribunaux des « désobéissants », paysans, professeurs, élus municipaux, citoyens bienfaisants coupables d’avoir, sans contrepartie d’aucune sorte, secouru, protégé, rendu service à des hommes, femmes et enfants qui n’avaient pas l’autorisation de fouler la terre française.

      Les élections présidentielle et législatives en France ont fourni l’occasion d’une chasse aux désobéissants, comme si la majorité des candidats s’étaient accordés pour rassurer l’opinion en la sommant de collaborer : la France ne laissera pas entrer chez elle des hordes de réfugiés, de migrants si menaçants. Chaque jour a apporté son nouveau délinquant, lequel n’a pas désarmé, il est entré en résistance. Il offre le gîte, le couvert, la circulation à des exilés miséreux, il est capturé par des policiers, punit par des magistrats… et il recommence, parce que l’hospitalité et la solidarité ne sont pas une faveur mais un droit, un devoir et qu’il aime accomplir ce devoir-là.

      Des écrivains ont accepté avec enthousiasme d’écrire, à leur guise, dans une nouvelle, fiction ou rêverie, leur respect pour ces gens de bien, et leur inquiétude de voir agiter les spectres de graves menaces incarnés par des êtres humains réduits à peu de choses. Pas seulement : c’est aussi vers l’Autre que va leur curiosité, l’Autre qui gagne toujours à être connu et non chassé.

      http://www.donquichotte-editions.com/donquichotte-editions/Argu.php?ID=147

  • Croatian media report new ‘Balkan route’

    Croatian media have reported the emergence of a new ’Balkan route’ used by migrants to reach western Europe without passing through Macedonia and Serbia.

    Middle Eastern migrants have opened up a new ’Balkan route’ in their attempt to find a better life in western Europe after the traditional route through Macedonia and Serbia was closed. This is according to a report by Zagreb newspaper Jutarnji list.

    From Greece, the new route takes them through Albania, Montenegro, Bosnia Herzegovina, Croatia and Slovenia.

    http://www.infomigrants.net/en/post/7522/croatian-media-report-new-balkan-route?ref=tw
    #parcours_migratoires #route_migratoire #Balkans #ex-Yougoslavie #route_des_balkans #Albanie #Monténégro #Bosnie #Croatie #Slovénie #migrations #asile #réfugiés

    • Bosnia and the new Balkan Route: increased arrivals strain the country’s resources

      Over the past few months, the number of refugees and asylum seekers arriving to Bosnia has steadily increased. Border closures – both political and physical – in other Balkan states have pushed greater numbers of people to travel through Bosnia, in their attempt to reach the European Union.

      In 2017, authorities registered 755 people; this year, in January and February alone, 520 people arrived. The trend has continued into March; and in the coming weeks another 1000 people are expected to arrive from Serbia and Montenegro. Resources are already strained, as the small country struggles to meet the needs of the new arrivals.

      https://helprefugees.org/bosnia-new-balkan-route

    • Le Monténégro, nouveau pays de transit sur la route des migrants et des réfugiés

      Ils arrivent d’#Albanie et veulent passer en #Bosnie-Herzégovine, étape suivante sur la longue route menant vers l’Europe occidentale, mais des milliers de réfugiés sont ballotés, rejetés d’une frontière à l’autre. Parmi eux, de nombreuses familles, des femmes et des enfants. Au Monténégro, la solidarité des citoyens supplée les carences de l’État. Reportage.

      Au mois de février, Sabina Talović a vu un groupe de jeunes hommes arriver à la gare routière de Pljevlja, dans le nord du Monténégro. En s’approchant, elle a vite compris qu’il s’agissait de réfugiés syriens qui, après avoir traversé la Turquie, la Grèce et l’Albanie, se dirigeaient vers la Bosnie-Herzégovine en espérant rejoindre l’Europe occidentale. Elle les a conduits au local de son organisation féministe, Bona Fide, pour leur donner à manger, des vêtements, des chaussures, un endroit pour se reposer, des soins médicaux. Depuis la fin du mois d’avril, 389 personnes ont trouvé un refuge temporaire auprès de Bona Fide. L’organisation travaille d’une manière indépendante, mais qu’après quatre mois de bénévolat, Sabina veut faire appel aux dons pour pouvoir nourrir ces migrants. Elle ajoute que le nombre de migrants au Monténégro est en augmentation constante et qu’il faut s’attendre à un été difficile.

      Au cours des trois premiers mois de l’année 2018, 458 demandes d’asiles ont été enregistrées au Monténégro, plus que la totalité des demandes pour l’année 2016 et plus de la moitié des 849 demandes enregistrées pour toute l’année 2017. Il est peu vraisemblable que ceux qui demandent l’asile au Monténégro veuillent y rester, parce le pays offre rarement une telle protection. En 2017, sur 800 demandes, seules sept personnes ont reçu un statut de protection et une seule a obtenu le statut de réfugié. Cette année, personne n’a encore reçu de réponse positive. Il suffit néanmoins de déposer une demande pour avoir le droit de séjourner à titre provisoire dans le pays. C’est un rude défi pour le Monténégro de loger tous ces gens arrivés depuis le mois d’août 2017, explique Milanka Baković, cadre du ministère de l’Intérieur. Les capacités d’accueil du pays sont largement dépassées. Selon les sources du ministère, un camp d’accueil devrait bientôt ouvrir à la frontière avec l’Albanie.

      “Nous prenons un taxi pour passer les frontières. Ensuite, nous marchons. Quand nous arrivons dans un nouveau pays, nous demandons de l’aide à la Croix Rouge.”

      Ali a quitté la Syrie il y a trois mois avec sa femme et ses enfants mineurs. Ils vivent maintenant à Spuž, dans un centre pour demandeurs d’asile établi en 2015. Avant d’arriver au Monténégro, la famille a traversé quatre pays et elle est bien décidée à poursuivre sa route jusqu’en Allemagne, pour rejoindre d’autres membres de leur famille. « Nous prenons un taxi pour passer les frontières. Ensuite, nous marchons. Quand nous arrivons dans un nouveau pays, nous demandons de l’aide à la Croix Rouge ou à qui peut pour trouver un endroit où nous pouvons rester quelques jours… Nous avons peur de ce qui peut nous arriver sur la route mais nous sommes optimistes et, si Dieu le veut, nous atteindrons notre but. »

      Comme tant d’autres avant eux, Ali et sa famille ont traversé la Grèce. Certains ont franchi la frontière entre l’Albanie et le Monténégro en camionnette en payant 250 euros des passeurs. Les autres ont emprunté une route de montagnes sinueuse et des chemins de traverse difficiles avant de traverser la frontière et de redescendre jusqu’à la route de Tuzi, sur les bords du lac de Skadar. Là, il y a une mosquée où les voyageurs peuvent passer la nuit. Certains poursuivent leur route et tentent de traverser les frontières de la Bosnie-Herzégovine, en évitant de se faire enregistrer.

      S’ils sont appréhendés par la police, les migrants et réfugiés peuvent demander l’asile et le Monténégro, comme n’importe quel autre pays, est obligé d’accueillir dans des conditions correctes et en sécurité tous les demandeurs jusqu’à ce qu’une décision finale soit prise sur leur requête. Dejan Andrić, chef du service des migrations illégales auprès de la police des frontières, pense que la police monténégrine a réussi à enregistrer toutes les personnes entrées sur le territoire. « Ils restent ici quelques jours, font une demande d’asile et peuvent circuler librement dans le pays », précise-t-il. Toutefois des experts contestent que tous les migrants traversant le pays puissent être enregistrés, ce qui veut dire qu’il est difficile d’établir le nombre exact de personnes traversant le Monténégro. La mission locale du Haut commissariat des Nations Unies aux réfugiés (UNHCR) se méfie également des chiffres officiels, et souligne « qu’on peut s’attendre à ce qu’un certain nombre de personnes traversent le Monténégro sans aucun enregistrement ».

      Repoussés d’un pays à l’autre

      Z. vient du Moyen-Orient, et il a entamé son voyage voici cinq ans. Il a passé beaucoup de temps en Grèce, mais il a décidé de poursuivre sa route vers l’Europe du nord. Pour le moment, il vit au centre d’hébergement de Spuž, qui peut recevoir 80 personnes, ce qui est bien insuffisant pour accueillir tous les demandeurs d’asile. Z. a essayé de passer du Monténégro en Bosnie-Herzégovine et en Croatie mais, comme beaucoup, il a été repoussé par la police. Selon la Déclaration universelle des droits humains, chaque individu a pourtant le droit de demander l’asile dans un autre pays. Chaque pays doit mettre en place des instruments pour garantir ce droit d’asile, les procédures étant laissées à la discrétion de chaque Etat. Cependant, les accords de réadmission signés entre Etats voisins donnent la possibilité de renvoyer les gens d’un pays à l’autre.

      Dejan Andrić affirme néanmoins que beaucoup de migrants arrivent au Monténégro sans document prouvant qu’ils proviennent d’Albanie. « Dans quelques cas, nous avons des preuves mais la plupart du temps, nous ne pouvons pas les renvoyer en Albanie, et même quand nous avons des preuves de leur passage en Albanie, les autorités de ce pays ne répondent pas de manière positive à nos demandes. » Ceux qui sont repoussés en tentant de traverser la frontière de Bosnie-Herzégovine finissent par échouer à Spuž, mais plus souvent dans la prison de la ville qu’au centre d’accueil. « Si les réfugiés sont pris à traverser la frontière, ils sont ramenés au Monténégro selon l’accord de réadmission. Nous notifions alors au Bureau pour l’asile que cette personne a illégalement essayé de quitter le territoire du Monténégro », explique Dejan Andrić.

      Selon la loi, en tel cas, les autorités monténégrines sont dans l’obligation de verbaliser les personnes pour franchissement illégal de la frontière. Cela se termine devant le Tribunal, qui inflige une amende d’au moins 200 euros. Comme les gens n’ont pas d’argent pour payer l’amende, ils sont expédiés pour trois ou quatre jours dans la prison de Spuž, où les conditions sont très mauvaises. Des Algériens qui se sont retrouvés en prison affirment qu’on ne leur a donné ni lit, ni draps. En dépit de ces accusations portées par plusieurs demandeurs d’asile, le bureau monténégrin du HCR réfute toutes les accusations de mauvais traitements. « Le HCR rend visite à ces gens et les invite à déposer une demande d’asile pour obtenir de l’aide, jamais nous n’avons eu de plainte concernant la façon dont ils étaient traités. »

      Néanmoins, un grand nombre de personnes qui veulent poursuivre leur route parviennent à gagner la Bosnie-Herzégovine. La route la plus fréquentée passe entre les villes de Nikšić et Trebinje. Du 1er janvier au 31 mars, la police a intercepté 92 personnes qui avaient pénétré dans la zone frontalière orientale en provenant du Monténégro, alors que 595 personnes ont été empêchées d’entrer en Bosnie par la frontière sud du pays. Des Monténégrins affirment avoir vu des gens qui marchaient vers la frontière durant les mois d’hiver, cherchant à se protéger du froid dans des maisons abandonnées. La police des frontières de Bosnie-Herzégovine explique que depuis le début de l’année 2018, les familles, les femmes et les enfants sont de plus en plus nombreux à pénétrer dans le pays, alors qu’auparavant, il s’agissait principalement de jeunes hommes célibataires.

      Violences sur les frontières croates

      Farbut Farmani vient d’Iran, il que son ami a tenté à cinq ou six reprises de franchir la frontière de la Bosnie-Herzégovine, et lui-même deux fois. « Une fois en Bosnie, j’ai contacté le bureau du HCR. Ils m’ont dit qu’ils allaient m’aider. J’étais épuisé parce que j’avais marché 55 kms dans les bois et la neige, c’était très dur. Le HCR de Sarajevo a promis qu’il allait s’occuper de nous et nous emmener à Sarajevo. Au lieu de cela, la police est venue et nous a renvoyé au Monténégro ». Parmi les personnes interpelées, beaucoup viennent du Moyen Orient et de zones touchées par la guerre, mais aussi d’Albanie, du Kosovo ou encore de Turquie.

      La police des frontières de Croatie affirme qu’elle fait son devoir conformément à l’accord avec l’accord passé entre les gouvernements de Croatie et du Monténégro. Pourtant, depuis l’été dernier, les frontières monténégrino-croates ont été le théâtre de scènes de violences. Des volontaires ont rapporté, documents à l’appui, des scènes similaires à celles que l’on observe aux frontières serbo-croates ou serbo-hongroises, alors que personne n’a encore fait état de violences à la frontière serbo-monténégrine.

      La frontière croate n’est d’ailleurs pas la seule à se fermer. En février, l’Albanie a signé un accord avec Frontex, l’agence européenne pour la protection des frontières, qui doit entrer en vigueur au mois de juin. L’accord prévoit l’arrivée de policiers européens, des formation et de l’équipement supplémentaire pour la police locale, afin de mieux protéger les frontières. Pour sa part, le gouvernement hongrois a annoncé qu’il allait offrir au Monténégro des fils de fer barbelés afin de protéger 25 kilomètres de frontière – on ne sait pas encore quel segment de la frontière sera ainsi renforcé. Selon le contrat, le fil de fer sera considéré comme un don, exempté de frais de douanes et de taxes, et la Hongrie enverra des experts pour l’installer.

      Pratiquement aucun migrant n’imagine son avenir dans les Balkans, mais si les frontières se ferment, ils risquent d’être bloqués, et pourraient connaître le même sort que les réfugiés du Kosovo qui sont venus au Monténégro pendant les bombardements de l’OTAN en 1999. D’ailleurs, beaucoup de Roms, d’Egyptiens ou d’Ashkali du Kosovo vivent toujours à Podgorica, souvent dans des conditions abominables comme à Vrela Ribnička, près de la décharge de la ville. L’été risque de voir beaucoup de réfugiés affluer dans les Balkans. Il est donc urgent de créer des moyens d’accueil dignes de ce nom.

      https://www.courrierdesbalkans.fr/Migrants-le-trou-noir-des-Balkans

    • Cittadini di Bosnia Erzegovina: solidali coi migranti

      La nuova ondata di migranti che passano dalla Bosnia Erzegovina per poter raggiungere l’UE ha trovato riluttanti e impreparate le autorità ma non la gente. I bosniaco-erzegovesi, memori del loro calvario, si sono subito prodigati in gesti di aiuto


      https://www.balcanicaucaso.org/aree/Bosnia-Erzegovina/Cittadini-di-Bosnia-Erzegovina-solidali-coi-migranti-188155
      #solidarité

    • La Bosnie-Herzégovine s’indigne des réfugiés iraniens qui arrivent de Serbie

      Les autorités de Sarajevo ne cachent pas leur colère. Depuis que Belgrade autorise l’entrée des Iraniens sur son sol sans visas, ceux-ci sont de plus en plus nombreux à passer illégalement par la Bosnie-Herzégovine pour tenter de rejoindre l’Union européenne.

      Par la rédaction

      (Avec Radio Slobodna Evropa) - Selon le Commissaire serbe aux migrations, Vladimir Cucić, à peine quelques centaines de réfugiés en provenance d’Iran auraient « abusé » du régime sans visa introduit en août 2017 pour quitter la Serbie et tenter de rejoindre l’Europe occidentale. « Environ 9000 Iraniens sont entrés légalement en Serbie depuis le début de l’année 2018. Il n’agit donc que d’un petit pourcentage », explique-t-il à Radio Slobodna Evropa.

      Pourtant, selon le ministre bosnien de la Sécurité, le nombre d’Iraniens arrivant en Bosnie-Herzégovine a considérablement grimpé après l’abolition par Belgrade du régime des visas avec Téhéran. Le 31 mai, Dragan Mektić a mis en garde contre un nombre croissant d’arrivées clandestines d’Iraniens en Bosnie-Herzégovine via la frontière serbe, dans la région de Zvornik et de Višegrad.

      Depuis le mois de mars 2018, quatre vol hebdomadaires directs relient Téhéran et Belgrade. Pour Vladimir Cucić, la plupart des visiteurs iraniens sont des touristes à la découverte de la Serbie. « Les Iraniens figurent à la septième place des nationalités représentées dans les centres d’accueils serbes », ajoute-t-il, où sont hébergées 3270 personnes. « Nous comptons actuellement un peu moins de 400 réfugiés iraniens dans les camps d’accueil. Rien de dramatique ».

      https://www.courrierdesbalkans.fr/Bosnie-Herzegovine-de-plus-en-plus-de-refugies-iraniens-en-proven
      #Iran #réfugiés_iraniens

    • Bosnie : à Sarajevo, des migrants épuisés face à des bénévoles impuissants (1/4)

      Depuis plusieurs mois, des dizaines de migrants affluent chaque jour en Bosnie, petit État pauvre des Balkans. En traversant le pays, les exilés entendent gagner la Croatie tout proche, et ainsi rejoindre l’Union européenne. L’État bosnien se dit dépassé et peu armé pour répondre à ce défi migratoire. Les ONG et la société civile craignent une imminente « crise humanitaire ». InfoMigrants a rencontré de jeunes bénévoles à Sarajevo, devant la gare centrale, unique lieu de distribution de repas pour les migrants de passage dans la capitale bosnienne.


      http://www.infomigrants.net/fr/post/10148/bosnie-a-sarajevo-des-migrants-epuises-face-a-des-benevoles-impuissant

    • Réfugiés : bientôt des centres d’accueil en Bosnie-Herzégovine ?

      Au moins 5000 réfugiés sont présents en Bosnie-Herzégovine, principalement à Bihać et Velika Kladuša, dans l’ouest du pays, et leur nombre ne cesse d’augmenter. Débordés, les autorités se renvoient la patate chaude, tandis que l’Union européenne songe à financer des camps d’accueil dans le pays.

      La Fédération de Bosnie-Herzégovine possède à ce jour trois centres d’accueils, à Sarajevo, Delijaš, près de Trnovo, et Salakovac, près de Mostar, mais leur capacité d’accueil est bien insuffisante pour répondre aux besoins. Pour sa part, la Republika Sprska a catégoriquement affirmé qu’elle s’opposait à l’ouverture du moindre centre sur son territoire.

      Les réfugiés se concentrent principalement dans le canton d’Una-Sava, près des frontières (fermées) de la Croatie, où rien n’est prévu pour les accueillir. Jeudi, le ministre de la Sécurité de l’État, le Serbe Dragan Mektić (SDS), a rencontré à Bihać le Premier ministre du canton, Husein Rošić, ainsi que les maires de Bihać et de Cazin, tandis que celui de Velika Kladuša a boycotté le rencontre. Aucun accord n’a pu être trouvé.

      La mairie de Velika Kladuša, où 2000 réfugiés au moins séjournent dans des conditions extrêmement précaires, s’oppose en effet à l’édification d’un centre d’accueil sur son territoire. Pour leur part, les autorités centrales envisageaient d’utiliser à cette fin les anciens bâtiments industriels du groupe Agrokomerc, mais l’Union européenne refuse également de financer un tel projet, car ce centre d’accueil se trouverait à moins de cinq kilomètres des frontières de l’Union.

      « Nous allons quand même ouvrir ce centre », a déclaré aux journalistes le ministre Mektić. « Et ce sera à l’Union européenne de décider si elle veut laisser mourir de faim les gens qui s’y trouveront ». Pour Dragan Mektić, l’objectif est que la Bosnie-Herzégovine demeure un pays de transit. « Nous ne voulons pas que la Bosnie devienne un hot spot, et les routes des migrants sont telles qu’il faut que les centres d’accueil soient près des frontières, car c’est là que les migrants se dirigent », explique-t-il.

      “Nous ne voulons pas que la Bosnie devienne un hot spot, et les routes des migrants sont telles qu’il faut que les centres d’accueil soient près des frontières.”

      Une autre option serait de loger les familles avec enfants dans l’hôtel Sedra de Cazin, mais les autorités locales s’y opposent, estimant que cela nuirait au tourisme dans la commune. Une manifestation hostile à ce projet, prévue vendredi, n’a toutefois rassemblé qu’une poignée de personnes. Les autorités municipales et cantonales de Bihać demandent l’évacuation du pensionnat où quelques 700 personnes ont trouvé un refuge provisoire, dans des conditions totalement insalubres, mais avec un repas chaud quotidien servi par la Croix-Rouge du canton. Elles réclament également la fermeture des frontières de la Bosnie-Herzégovine, qui serait, selon elles, la seule manière de dissuader les réfugiés de se diriger vers le canton dans l’espoir de passer en Croatie.

      Le président du Conseil des ministres de Bosnie-Herzégovine, Denis Zvizdić (SDA), a lui aussi mis en garde contre tout projet « de l’Union européenne, notamment de la Croatie », de faire de la Bosnie-Herzégovine « une impasse pour les migrants ». Les réfugiés continuent néanmoins à affluer vers ce pays depuis la Serbie, et surtout depuis le Monténégro. Pour sa part, le gouvernement autrichien a annoncé l’envoi de 56 tentes en Bosnie-Herzégovine.

      https://www.courrierdesbalkans.fr/Crise-des-migrants-bientot-des-centres-d-accueil-en-Bosnie-Herzeg

    • Migrants : la Bosnie refuse de devenir la sentinelle de l’Europe

      La Bosnie refuse de devenir la sentinelle de l’Union européenne, qui ferme ses frontières aux milliers de migrants bloqués sur son territoire.

      Le ministre de la Sécurité de ce pays pauvre et fragile Dragan Mektic, a du mal à cacher son agacement face à Bruxelles.

      « Nous ne pouvons pas transformer la Bosnie en +hotspot+. Nous pouvons être uniquement un territoire de transit », a-t-il averti lors d’une visite la semaine dernière à Bihac (ouest).

      La majorité des migrants bloqués en Bosnie se regroupent dans cette commune de 65.000 habitants, proche de la Croatie, pays membre de l’UE.

      Le ministre a récemment regretté le refus de Bruxelles de financer un centre d’accueil dans une autre commune de l’ouest bosnien, Velika Kladusa. Selon lui, l’UE le juge trop proche de sa frontière et souhaite des centres plus éloignés, comme celui prévu près de Sarajevo.

      Le Premier ministre Denis Zvizdic a lui mis en garde contre tout projet « de l’Union européenne, notamment de la Croatie », de faire de la Bosnie « une impasse pour les migrants ».

      Ceux-ci « pourront entrer en Bosnie proportionnellement au nombre de sorties dans la direction de l’Europe », a-t-il encore prévenu.

      – ’Finir le voyage’ -

      Malgré des conditions de vie « très mauvaises » dans le campement de fortune où il s’est installé à Velika Kladusa, Malik, Irakien de 19 ans qui a quitté Bagdad il y a huit mois avec sa famille, n’ira pas dans un camp l’éloignant de la frontière : « Les gens ne veulent pas rester ici, ils veulent finir leur voyage. »

      Dans ce camp, chaque jour des tentes sont ajoutées sur l’ancien marché aux bestiaux où plus de 300 personnes survivent au bord d’une route poussiéreuse, à trois kilomètres d’une frontière que Malik et sa famille ont déjà tenté deux fois de franchir.

      La municipalité a installé l’eau courante, quelques robinets, mis en place un éclairage nocturne et posé quelques toilettes mobiles.

      Pour le reste, les gens se débrouillent, explique Zehida Bihorac, directrice d’une école primaire qui, avec plusieurs enseignants bénévoles, organise des ateliers pour les enfants, aide les femmes à préparer à manger.

      « C’est une situation vraiment désespérée. Personne ne mérite de vivre dans de telles conditions. Il y a maintenant beaucoup de familles avec des enfants, entre 50 et 60 enfants, dont des bébés qui ont besoin de lait, de nourriture appropriée », dit-elle.

      « Ces gens sont nourris par les habitants, mais les habitants ne pourront pas tenir encore longtemps parce qu’ils sont de plus en plus nombreux », met-elle en garde, déplorant l’absence de l’État.

      Selon le ministère de la Sécurité, plus de 7.700 migrants ont été enregistrés en Bosnie depuis le début de l’année. Plus de 3.000 seraient toujours dans le pays, la majorité à Bihac, où l’un d’eux s’est noyé dans l’Una la semaine dernière.

      Dans cette ville, 800 à 900 déjeuners sont désormais servis chaque jour dans la cité universitaire désaffectée investie par les migrants depuis plusieurs mois, selon le responsable local de la Croix Rouge Selam Midzic.

      Le bâtiment étant désormais trop petit, des tentes sont plantées dans un bosquet proche. D’autres squats sont apparus. « Le nombre de migrants augmente chaque jour », dit Selam Midzic.

      – Motif supplémentaire de zizanie -

      Le maire, Suhret Fazlic, accuse le gouvernement de l’abandonner. « Nous ne voulons pas être xénophobes, nous souhaitons aider les gens, et c’est ce qu’on fait au quotidien. Mais cette situation dépasse nos capacités », dit-il.

      La question s’est invitée dans la campagne des élections générales d’octobre, dans un pays divisé aux institutions fragiles. Le chef politique des Serbes de Bosnie, Milorad Dodik, a plusieurs fois prévenu que son entité n’accueillerait pas de migrants.

      Il a même accusé des dirigeants Bosniaques (musulmans) de vouloir modifier l’équilibre démographique du pays en y faisant venir 150.000 migrants pour la plupart musulmans.

      La Bosnie est peuplée pour moitié de Bosniaques musulmans, pour un tiers de Serbes orthodoxes et pour environ 15% de Croates catholiques.

      http://www.liberation.fr/planete/2018/07/09/migrants-la-bosnie-refuse-de-devenir-la-sentinelle-de-l-europe_1665144

    • Migrants : en Bosnie, la peur de « devenir Calais »

      De plus en plus de #réfugiés_pakistanais, afghans et syriens tentent de rejoindre l’Europe en passant par la frontière bosno-croate. Alors que les structures d’accueil manquent, cet afflux ravive des tensions dans un pays divisé en deux sur des bases ethniques.

      Le soir tombé, ils sont des dizaines à arriver par bus ou taxi. Samir Alicic, le tenancier du café Cazablanka à Izacic, un petit village situé à la frontière entre la Bosnie et la Croatie, les observe depuis trois mois faire et refaire des tentatives pour passer côté croate dans l’espoir de rejoindre l’Europe de l’Ouest. En 2017, ces voyageurs clandestins en provenance du Pakistan, de la Syrie et de l’Afghanistan étaient seulement 755 en Bosnie-Herzégovine, selon les chiffres officiels. Ils sont plus de 8 000 à la mi-juillet 2018 et leur nombre va sans doute exploser : d’après les autorités, ils pourraient être plus de 50 000 à tenter de transiter par le pays dans les prochains mois.

      Depuis le début de l’année, un nouvel itinéraire les a menés en Bosnie, un pays pauvre au relief accidenté qu’ils évitaient jusqu’ici et qui ne dispose que de deux centres d’accueil officiels, saturés, près de Sarajevo et de Mostar. Désormais, ils arrivent - chose inédite - par l’Albanie et le Monténégro. La route des Balkans par laquelle plus d’un million de migrants sont passés en 2015 et 2016 est fermée depuis mars 2016. Et les frontières entre la Serbie et la Hongrie et la Serbie et la Croatie sont devenues infranchissables.

      Catastrophe humanitaire

      Le nouvel itinéraire est ardu. D’abord, il faudrait franchir la frontière bosno-croate. Elle s’étale sur plus de 1 000 kilomètres, mais on y est facilement repérable. Plusieurs centaines de migrants auraient été renvoyés de Croatie vers la Bosnie sans même avoir pu déposer une demande d’asile. « On les voit revenir le visage tuméfié. Ils nous racontent qu’ils ont été tabassés et volés par les flics croates », raconte Alija Halilagic, un paysan dont la maison se trouve à quelques encablures de la frontière. Ici, ils essaient de passer par les champs, la forêt, la rivière ou même par une ancienne douane éloignée seulement d’une cinquantaine de mètres de l’actuelle. Pour qu’ils ne tombent pas sur les champs de mines, encore nombreux en Bosnie, la Croix-Rouge leur distribue un plan.

      Entre la Croatie et la Slovénie, la frontière est une bande étroite : la franchir sans être repéré est quasi impossible. Ce qui fait le jeu des passeurs qui demandent jusqu’à 5 000 euros pour faire l’itinéraire depuis la Bosnie, selon des sources rencontrées à Sarajevo. Parmi ces migrants bloqués en Bosnie, seuls 684 ont demandé l’asile politique depuis le début de l’année. Les Etats balkaniques restent perçus comme des pays de transit.

      La majorité s’est massée dans le nord-ouest du pays. Surtout à Bihac, une ville de 60 000 habitants à une dizaine de kilomètres d’Izacic, où sont concentrés 4 000 migrants. Ils sont rejoints par une cinquantaine de nouveaux arrivants chaque jour.

      Sur les hauteurs de la ville, ce jour-là à 13 heures passées, des centaines de personnes patientent sous un soleil de plomb. La distribution du repas durera deux heures et demie. Ils sont plus d’un millier à être hébergés dans cet ancien internat sans toit ni fenêtre. Le sol boueux, jonché de détritus, est inondé par endroits par l’eau de pluie. Le bâtiment désaffecté sent l’urine. Entre 15 et 40 personnes dorment dans chaque pièce, sur des matelas, des couvertures, quelques lits superposés. De grandes tentes sont installées dans un champ boisé, à côté du bâtiment. « Cet endroit n’est pas safe la nuit, raconte un migrant kurde. Il y a des bagarres, des couteaux qui circulent. La police refuse d’intervenir. » Une centaine d’enfants et une cinquantaine de femmes sont hébergés ici. Le lendemain, huit familles seront relogées dans un hôtel de la région.

      « Nous manquons de tout : de vêtements, de chaussures, de couvertures, de sacs de couchage, de tentes, de lits de camp. Chaque jour, nous courons pour aller chercher et rendre aux pompiers de la ville le camion qu’ils nous prêtent pour qu’on puisse livrer les repas », raconte le responsable de la Croix-Rouge locale, Selam Midzic. Les ONG craignent que le prochain hiver ne tourne à la catastrophe humanitaire. Pour tenter de l’éviter, le bâtiment devrait être rénové à l’automne. Les migrants pourraient être déplacés vers un centre d’accueil qui serait monté dans la région. Mais aucune ville des alentours n’en veut pour l’instant.

      L’afflux de migrants, souvent en provenance de pays musulmans, ravive des tensions. Depuis la fin de la guerre, la Bosnie est divisée sur des bases ethniques en deux entités : la République serbe de Bosnie (la Republika Srpska, RS) et la Fédération croato-musulmane. Elle est composée de trois peuples constituants : les Bosniaques musulmans (50 % de la population), les Serbes orthodoxes (30 %) et les Croates catholiques (15 %). Des migrants, le président de l’entité serbe, qui parle d’« invasion », n’en veut pas. « En Republika Srpska, nous n’avons pas d’espace pour créer des centres pour les migrants. Mais nous sommes obligés de subir leur transit. Nos organes de sécurité font leur travail de surveillance », a déclaré Milorad Dodik dans une interview au journal de référence serbe, Politika.

      Vols par effraction

      « La police de la République serbe expulse vers la Fédération tous ces gens dès qu’ils arrivent. Il y a des villes de la RS qui sont aussi frontalières avec la Croatie. Et pourtant, tout le monde vient à Bihac », s’indigne le maire de la ville, Suhret Fazlic. L’élu local estime que les institutions centrales sont trop faibles pour faire face à l’afflux de migrants. En outre, le gouvernement, via son ministère de la Sécurité, « se défausse sur les autorités locales. Et les laisse tous venir à Bihac en espérant qu’ils vont réussir à passer en Croatie. Nous avons peur de devenir Calais, d’être submergés ».

      A Izacic, les esprits sont échauffés. On reproche à des migrants de s’être introduits par effraction dans plusieurs maisons, appartenant souvent à des émigrés bosniens installés en Allemagne ou en Autriche. Ils y auraient pris des douches et volé des vêtements. Quelques dizaines d’hommes se sont organisés pour patrouiller la nuit. Des migrants auraient également menacé les chauffeurs de taxi qui les conduisaient jusqu’au village et tabassé un groupe qui descendait du bus, la semaine dernière. « Moi, ils ne m’embêtent pas. Mais ce qui me dérange, c’est qu’ils détruisent nos champs de maïs, de pommes de terre, de haricots quand ils les traversent à trente ou à cinquante. On en a besoin pour vivre. Ma mère âgée de 76 ans, elle les a plantés, ces légumes », se désole Alija Halilagic, attablé au Cazablanka. Certains habitants, comme Samir Alicic, aimeraient voir leurs voisins relativiser. « Les années précédentes, les récoltes étaient détruites par la sécheresse et la grêle. A qui pourrait-on le faire payer ? » fait mine de s’interroger le patron du bar.

      http://www.liberation.fr/planete/2018/07/29/migrants-en-bosnie-la-peur-de-devenir-calais_1669607
      #réfugiés_afghans #réfugiés_syriens

    • A contre-courant, #Sarajevo affiche sa solidarité

      Quelque 600 migrants parmi les 8 000 entrés dans le pays depuis le début de l’année sont actuellement en transit dans la capitale.

      La scène est devenue familière. Sur le parking de la gare de Sarajevo, ils sont environ 300 à former une longue file en cette soirée chaude de juillet. S’y garera bientôt une camionnette blanche d’où jailliront des portions des incontournables cevapcici bosniens, quelques rouleaux de viande grillée servis dans du pain rond, accompagnés d’un yaourt. Une poignée de femmes et quelques enfants se mêlent à ces jeunes hommes, venus de Syrie, d’Irak, du Pakistan ou d’Afghanistan et de passage en Bosnie sur la route vers l’Europe de l’Ouest. Environ 600 des 8 000 migrants entrés dans le pays depuis le début de l’année sont actuellement en transit dans la capitale. La majorité est bloquée dans le nord-ouest, en tentant de passer en Croatie.

      « Ici, l’accueil est différent de tous les pays par lesquels nous sommes passés. Les gens nous aident. Ils essaient de nous trouver un endroit où prendre une douche, dormir. Les flics sont corrects aussi. Ils ne nous tabassent pas », raconte un Syrien sur les routes depuis un an. Plus qu’ailleurs, dans la capitale bosnienne, les habitants tentent de redonner à ces voyageurs clandestins un peu de dignité humaine, de chaleur. « Les Sarajéviens n’ont pas oublié que certains ont été eux-mêmes des réfugiés pendant la guerre en Bosnie[1992-1995, ndlr]. Les pouvoirs publics ont mis du temps à réagir face à l’arrivée des migrants, contrairement aux habitants de Sarajevo qui ont d’emblée affiché une solidarité fantastique. Grâce à eux, une crise humanitaire a été évitée au printemps », affirme Neven Crvenkovic, porte-parole pour l’Europe du Sud-Est du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés.

      En avril, 250 migrants avaient mis en place un campement de fortune, quelques dizaines de tentes, dans un parc du centre touristique de Sarajevo. L’Etat qui paraissait démuni face à cette situation inédite ne leur fournissait rien. « Dès que nous avons vu venir des familles, nous nous sommes organisés. Des gens ont proposé des chambres chez eux, ont payé des locations », raconte une bénévole de Pomozi.ba, la plus importante association humanitaire de Sarajevo. L’organisation, qui ne vit que des dons des particuliers en argent ou en nature, sert actuellement un millier de repas par jour dans la capitale bosnienne et distribue vêtements et couvertures. Lors du ramadan en mai, 700 dîners avaient été servis. Des nappes blanches avaient été disposées sur le bitume du parking de la gare de Sarajevo.

      Non loin de la gare, un petit restaurant de grillades, « le Broadway », est tenu par Mirsad Suceska. Bientôt la soixantaine, cet homme discret apporte souvent des repas aux migrants. Ses clients leur en offrent aussi. Il y a quelques semaines, ils étaient quelques-uns à camper devant son établissement. Un groupe d’habitués, des cadres qui travaillent dans le quartier, en sont restés sidérés. L’un d’eux a demandé à Mirsad de donner aux migrants toute la nourriture qui restait dans sa cuisine. « Quand je les vois, je pense aux nôtres qui sont passés par là et je prends soin de ne pas les heurter, les blesser en lançant une remarque maladroite ou un mauvais regard », explique Mirsad. Dans le reste du pays, la population réserve un accueil plus mitigé à ces voyageurs.

      http://www.liberation.fr/planete/2018/07/29/a-contre-courant-sarajevo-affiche-sa-solidarite_1669608

    • La région de #Bihać attend une réponse des autorités de Bosnie-Herzégovine

      10 août - 17h30 : Le Premier ministre du canton d’#Una-Sava et les représentants de communes de Bihać et #Velika_Kladuša ont fixé à ce jour un ultimatum au Conseil des ministres de Bosnie-Herzégovine, pour qu’il trouve une solution pour le logement des réfugiés qui s’entassent dans l’ouest de la Bosnie. « Nous ne pouvons plus tolérer que la situation se poursuive au-delà de vendredi. Nous avions décidé que les réfugiés qui squattent le Pensionnat devaient être relogés dans un camp de tentes à Donja Vidovska, mais rien n’a été fait », dénonce le Premier ministre cantonal Husein Rošić.

      A ce jour, 5500 migrants et réfugiés se trouveraient dans l’ouest de la Bosnie-Herzégovine, dont 4000 dans la seule commune de Bihać, et leur nombre ne cesse de croître.


      https://www.courrierdesbalkans.fr/Bosnie-police-renforts-frontieres
      #Bihac ##Velika_Kladusa

    • EASO assesses potential support to Bosnia Herzegovina on registration, access to procedure, identification of persons with special needs and reception

      Due to an increased number of mixed migration flows in Bosnia and Herzegovina, the European Commission has been in contact with #EASO and the project partners 1 of the IPA funded Regional Programme “Regional Support to Protection-Sensitive Migration Management in the Western Balkans and Turkey” on how to best support the Bosnian ‘Action Plan to Combat Illegal Migration’ 2 within the scope of the project and possibly beyond.

      Within that framework, an assessment mission with six EASO staff from the Department for Asylum Support and Operations took place from 30 July to 3 August in Bosnia and Herzegovina. The objective of the mission was to further assess the situation in the country and discuss the scope and modalities of EASO’s support, in cooperation with #Frontex, #IOM, #UNHCR and EU Delegation.
      #OIM

      After a meeting with the Bosnian authorities, UNHCR and IOM in Sarajevo, the EASO reception team travelled throughout Bosnia to visit current and future reception facilities in #Delijas and #Usivak (Sarajevo Canton), #Salakovac (Herzegovina-Neretva Canton), #Bihac and #Velika_Kladusa (Una-Sana Canton, at the country`s western border with Croatia). The aim of the visit was to assess the conditions on the ground, the feasibility of an increase of reception capacity in Bosnia and Herzegovina and the potential for dedicated support to the Bosnian authorities by EASO on the topic of reception conditions. EASO experts met with Bosnian officials, mobile teams from IOM, field coordinators from UNHCR and various NGO partners active in reception centres.

      The reception mission visited #Hotel_Sedra near Bihac, which since the end of July has started to host families with children relocated from informal settlements (an abandoned dormitory in Bihac and an open field in Velika Kladusa) within the Una-Sana Canton. It will soon reach a capacity of 400, while the overall capacity in the country is expected to reach 3500 before winter. A former military camp in Usivak (near Sarajevo) will also start to host families with children from September onward after the necessary work and rehabilitation is completed by IOM.

      The EASO reception team is currently assessing the modalities of its intervention, which will focus on expert support based on EASO standards and indicators for reception for the capacity building and operational running of the reception facilities in Bihac (Hotel Sedra) and Ušivak.

      In parallel, the EASO experts participating in the mission focusing on registration, access to asylum procedure and identification or persons with special needs visited reception facilities in Delijas and Salakovac as well as two terrain centres of the Service for Foreigners’ Affairs, namely in Sarajevo and Pale. Meetings with the Ministry of Security’s asylum sector allowed for discussions on possible upcoming actions and capacity building support. The aim would be to increase registration and build staff capacity and expertise in these areas.

      Currently, the support provided by EASO within the current IPA project is limited to participation to regional activities on asylum and the roll-out of national training module sessions on Inclusion and Interview Techniques. This assessment mission would allow EASO to deliver more operational and tailor made capacity building and technical support to Bosnia and Herzegovina in managing migration flows. These potential additional actions would have an impact on the capacity of the country for registration, reception and referral of third-country nationals crossing the border and will complement the special measure adopted by the European Commission in August 2018. The scope and modalities of the actions are now under discussions with the relevant stakeholders and will be implemented swiftly, once agreed by the Bosnian authorities and the EU Delegation.

      https://www.easo.europa.eu/easo-assessment-potential-support-bosnia-herzegovina

      Avec cette image postée sur le compte twitter de EASO:


      https://twitter.com/EASO/status/1038804225642438656

    • No man’s land. Un reportage sulla nuova rotta balcanica

      Nel 2018 sono state circa 100.000 le persone che hanno attraversato i Balcani nel tentativo di raggiungere lo spazio Schengen. Esaurite le rotte migratorie che nel 2015 erano raccontate da tutti mass media i profughi hanno aperto nuove vie, sempre più pericolose e precarie. Il cuore nevralgico della rotta è ora la Bosnia Erzegovina. No man’s land il reportage di William Bonapace e Maria Perino lo racconta.

      Dopo la chiusura di frontiere e l’innalzamento di muri e recinti il flusso migratorio da unico e compatto si è disciolto in una serie di vie parallele e trasversali che, partendo dalla Grecia puntano in parte ancora verso la Serbia (nel tentativo questa volta di passare attraverso la Croazia), in parte verso la Bulgaria e, in altri casi, direttamente dalla Turchia imbarcandosi sul mar Nero per raggiungere la Romania. Ma oggi la via più rilevante passa attraverso l’Albania e il Montenegro per giungere in Bosnia Erzegovina e, quindi, puntare verso nord-ovest, nel cantone bosniaco di Una Sana, dove il tratto croato da dover superare, oltre il confine bosniaco, per raggiungere la Slovenia è più breve.

      In Bosnia Erzegovina nel corso del 2018 secondo l’UNHCR sono transitati circa 22.400 migranti, 20 volte in più rispetto a quelli che transitarono nel 2017 (circa 1.166). Questi numeri, nonostante non facciano la stessa impressione di quelli del 2015, vanno rapportati alla situazione che vive il piccolo paese balcanico che “si è trovato coinvolto in una vicenda di proporzioni internazionali senza reali capacità di reagire a una tale emergenza, a causa della sua disastrata situazione economica e di una politica lacerata da contrapposizioni etnico-nazionali gestite in modo spregiudicato da parte di gruppi di potere che stanno spingendo il paese in un vortice di povertà e di disperazione, sempre più ai margini dell’Europa stessa.”

      La risposta europea è stata quella di inviare soldi (in aiuti umanitari), in una misura talmente ridotta che le tensioni interne stanno aumentando e molti profughi hanno deciso di rientrare nei campi serbi per passare l’inverno viste le precarie e drammatiche condizioni delle strutture di fortuna allestite in Bosnia Erzegovina.

      http://viedifuga.org/no-mans-land-un-reportage-sulla-nuova-rotta-balcanica

      –-> Per approfondire e leggere integralmente il reportage No man’s land si può consultare il sito (http://www.dossierimmigrazione.it/comunicati.php?tipo=schede&qc=179) di Dossier Statistico Immigrazione (IDOS).

    • People on the Move in Bosnia and Herzegovina in 2018: Stuck in the corridors to the EU

      Bosnia and Herzegovina (BiH) has been part of the “Balkan route” for smuggling people, arms and drugs for decades, but also a migrant route for people who have been trying to reach Western Europe and the countries of the EU in order to save their lives and secure a future for themselves. While in 2015, when millions of people arrived in Europe over a short period of time, BiH was bypassed by mass movements, the situation started changing after the closure of the EU borders in 2016, and later on, in 2017, with the increase of violence and push backs in Croatia, and other countries at the EU borders. This report offers insight into the situation on the field: is there a system responsible for protection, security, and upholding fundamental human rights? What has the state response been like? What is the role of the international community?


      https://ba.boell.org/en/2019/02/21/people-move-bosnia-and-herzegovina-2018-stuck-corridors-eu
      #rapport #limbe #attente

  • Families save each other from genocide — 50 years apart

    A Muslim family comes to aid of a Jewish family during World War II. Fifty years later, during the Bosnian War, the favour is returned.


    https://www.thestar.com/news/world/2013/11/25/families_save_each_other_from_genocide_50_years_apart.html
    #solidarité #WWII #Deuxième_guerre_mondiale #ex-Yougoslavie #seconde_guerre_mondiale #histoire #génocide #Juifs #musulmans #Sarajevo #ville_en_guerre
    cc @ville_en

    Et cette #photographie historique :


    –-> commentaire d’une amie d’origine bosniaque sur FB

    Photograph: Sarajevo, 1941 - A Muslim woman, Zejneba Hardaga, uses her veil to cover the yellow star of her Jewish neighbor, Rivka Kavillo.
    In Sarajevo, year 1941, one family saved another from genocide.
    In Sarajevo, year 1994, life returned back the favor.

  • Jasminko, Adnan, Pero, Amir. Quattro persone, quattro storie nelle quali tenacia e determinazione contribuiscono a superare il tragico passato della Bosnia Erzegovina

    A fine gennaio di quest’anno è stato aperto a #Sarajevo il “#Muzej_ratnog_djetinjstva ” (il Museo dell’infanzia di guerra). È un miracolo in un paese come la Bosnia dove, per sette anni, sono state chiuse, per mancanza di soldi, le più importanti istituzioni culturali, compreso il Museo Nazionale.

    https://www.balcanicaucaso.org/aree/Bosnia-Erzegovina/Bosnia-la-volonta-di-uno-178501
    #musée #mémoire #enfance #enfants #Bosnie-Herzégovine #guerre #paix

    Page web du musée:


    http://djetinjstvouratu.com/muzej

    cc @albertocampiphoto

  • Jeunes reporters dans les Balkans by emdegraphisme

    Cahier de voyage de l’itinérance en #Bosnie-Herzégovine 2017
    avec les étudiantes et étudiants en journalisme

    Thématiques :
    La jeunesse en Bosnie-Herzégovine
    L’indépendance de la presse en Bosnie-Herzégovine

    Une collaboration de @wereport avec l’association Sur les pas d’Albert Londres, le super carnettiste #Emdé, Aline Cateux et bien sûr des talentueux étudiantes et étudiants !!!

    https://issuu.com/emdegraphisme/docs/jeunes_reporters_v_00

    #mostar #sarajevo #tuzla #occpr #journalisme #jeunesse #libertéDeLaPresse

  • Témoignage : Vent glacial sur Sarajevo

    Carnet de guerre d’un officier en première ligne lors du siège le plus long qu’ait connu une capitale à l’époque contemporaine, Vent glacial sur Sarajevo est un témoignage sans concession sur l’ambiguïté de la politique française durant le conflit en ex-Yougoslavie.

    Cette « capitale assiégée que nous n’avons pas su protéger », Guillaume Ancel la rejoint en janvier 1995 avec un bataillon de la Légion étrangère. Sarajevo est encerclée depuis déjà trois ans et sa population soumise aux tirs quotidiens des batteries d’artillerie serbes. L’équipe du capitaine Ancel a pour mission de guider les frappes des avions de l’OTAN contre elles. Des assauts sans cesse reportés, les soldats français recevant à la dernière minute les contre-ordres nécessaires pour que les Serbes ne soient jamais inquiétés. Sur le terrain, les casques bleus français comprennent qu’on ne leur a pas tout dit de leur mission et se retrouvent pris au piège.

    « Six mois d’humiliation » résume #Guillaume_Ancel qui dresse un constat sévère des choix faits par le gouvernement d’alors. En témoignant de l’opération à laquelle il a participé, il raconte ces hommes, ces situations, cette confusion et le désarroi qui, jour après jour, ronge ces soldats impuissants.

    Ancien officier de la #Force_d’Action_Rapide, saint-cyrien, Guillaume Ancel a participé notamment à l’intervention de l’ONU au Cambodge en 1992, à l’opération Turquoise en 1994, pendant le génocide des Tutsis au Rwanda, et aux missions en ex-Yougoslavie en 1995 et 1997. Il a quitté l’armée de terre en 2005 pour rejoindre le monde des entreprises.

    https://www.courrierdesbalkans.fr/Temoignage-Vent-glacial-sur-Sarajevo
    #France #Sarajevo #ex-yougoslavie #histoire #Bosnie #siège #livre #témoignage #guerre #conflit
    cc @ville_en

  • Migrants et réfugiés : la #Bosnie-Herzégovine, nouveau #pays_de_transit ?

    La « #route_des_Balkans » est fermée depuis mars 2016, mais de plus en plus de réfugiés et migrants traversent la Bosnie-Herzégovine pour se rendre en Croatie avant de rejoindre les pays de l’Europe occidentale.

    https://www.courrierdesbalkans.fr/Bosnie-Herzeovine-refugies
    #Bosnie #transit #parcours_migratoires #itinéraires_migratoires #routes_migratoires #asile #migrations #réfugiés #Balkans #nouvelle_route_des_balkans

    • Migrants take new Balkan route through Bosnia

      A new Balkan route through Bosnia has opened up for migrants, four years after a crisis in which more than one million people landed on Europe’s shores.

      Hundreds of thousands of people fleeing war and poverty in the Middle East, Asia and Africa, took the so-called Balkans route northwest of Greece in 2015 and 2016.

      The route was effectively closed in March 2016 and until recently the few still making the journey avoided Bosnia and its mountains.

      Instead they opted for a route through Serbia before dodging the Croatian and Hungarian authorities in order to make it into the European Union (EU).

      But now an alternative migrants’ itinerary from Greece through Albania, Montenegro and Bosnia has emerged.

      The route, according to a western diplomatic source, matches the one taken by arms and drugs traffickers, indicating that human smuggling networks have been established.

      – Thousands paid to people smugglers -

      One migrant Ahmed Wessam, who spoke to AFP in Sarajevo, left the northeastern Syrian town of Hassake a month ago having paid people smugglers to get him to Europe.

      “A thousand dollars (800 euros) to go from Turkey to Greece, a thousand euros to go from Greece to Albania and so on,” Wessam told AFP.

      According to Bosnian authorities, since the beginning of the year 700 migrants have entered the country illegally and almost 800 were intercepted at the border.

      Most of them are Syrians, Pakistanis, Libyans or Afghans.

      The authorities fear that the end of the cold weather could spell a big hike in numbers.

      “We have no capacity to accept thousands of refugees... although they do not want to stay in Bosnia,” Prime Minister Denis Zvizdic said recently.

      Head of the medical charity Doctors Without Borders (MSF) in the Balkans Stephane Moissaing dismissed concerns of a repeat of the 2015 migrant crisis.

      However, the Bosnian authorities should “handle (the situation) in a humane way, so it does not become a real humanitarian crisis”, he said.

      The country’s current reception capacities are limited to a centre for asylum-seekers near Sarajevo, with space for just 154 people.

      The situation “gets complicated,” Bosnian Security Minister Dragan Mektic admitted recently, stating that there were currently between 45,000 and 50,000 migrants between Greece and Bosnia, many of whom might try their luck through Bosnia.

      The border with Croatia, an EU member state, is 1,000 kilometres (600 miles) long and Sarajevo has only 2,000 border police officers.

      According to Nidzara Ahmetasevic, a volunteer working with migrants in Sarajevo, the number of migrants in the country “is at least double” what the official figures show.

      “We are in contact with more than 300 people. We have found a solution (in terms of accommodation) for some 50, but we could fill two more houses of that size,” she said.

      – Baby due -

      Initially intended to be a hostel in a Sarajevo suburb, the large building where Wessam and his relatives have been staying has individual rooms equipped with toilets.

      The house was made available by a Bosnian who lives abroad.

      Samira Samadi, 35, another migrant staying there, left the central Iranian town of Ispahan in early 2017 along with her husband.

      She takes advantage of an MSF doctor’s visit to check if her pregnancy is proceeding well.

      “I want to go to Germany but... because of my wife’s pregnancy we can’t continue,” her husband Anoush Orak said.

      “We will probably wait here for the birth of our child.”

      The couple have already tried to illegally enter Croatia but the snow and forests put them off.

      Wessam, however, will depart in a “week, maybe 10 days”.

      “I do not know how to cross the border but we will try and retry. We have already crossed many times,” he said.

      http://www.digitaljournal.com/news/world/migrants-take-new-balkan-route-through-bosnia/article/518216

    • Migrants en Bosnie-Herzégovine : l’appel à l’aide de #Bihać

      Confrontés à la fermeture des frontières des Balkans, les candidats à l’exil tentent de trouver des routes alternatives. Depuis plusieurs mois, la Bosnie-Herzégovine fait ainsi face à une très forte hausse des passages illégaux. Le maire de Bihać, à la frontière croate, lance un S.O.S : la situation est hors de contrôle dans sa ville.

      Depuis le début de l’année, Bihać fait face à une hausse exponentielle d’arrivées de migrants. Située au nord-ouest de la Bosnie-Herzégovine, cette ville de 50 000 habitants se trouve en effet tout près de la frontière avec la Croatie, porte d’entrée dans l’Union européenne.

      La municipalité tente d’apporter son aide, mais elle n’a pas les capacités pour accueillir ces centaines de migrants. Face à l’urgence, le maire a fini par lancer un appel à l’aide il y a quelques jours. « Nous cherchons une solution car nous ne pouvons plus gérer la situation », a expliqué Šuhret Fazlić. « Les gens s’installent dans les parcs, dans la rue et entrent dans les bâtiments désaffectés. Nous ne pouvons plus attendre, la situation menace de devenir une catastrophe humanitaire. »

      « À Bihać, nous avons connu la guerre, la faim et l’isolement. Nous ne pouvons pas détourner le regard, nous sommes face à un problème sécuritaire. Des cas de maltraitance ont été constatés », s’inquiète le maire. Les autorités au niveau national, compétentes pour les questions migratoires, continuent pourtant d’ignorer les appels à l’aide des autorités locales. Selon le Haut-Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés (UNHCR), plus de 500 migrants ont été enregistrés à Bihać ces derniers jours.

      Lors d’un entretien avec l’ambassadrice slovène en Bosnie-Herzégovine, le Premier ministre du canton d’#Una-Sana, auquel est rattachée Bihać, a déclaré qu’il n’y aurait dans la région « ni construction, ni mise en place de camps ou de centres d’accueil pour les réfugiés ». Selon le ministère de l’Intérieur du canton d’Una-Sana, la police croate renverrait illégalement les migrants vers la Bosnie-Herzégovine.

      https://www.courrierdesbalkans.fr/Migrants-Bihac

    • Le UNHCR appelle la Bosnie-Herzégovine à augmenter ses capacités d’accueil

      29 avril 2018 – 21h30 Le Haut Commissariat des Nations Unies aux réfugiés (UNHCR) appelé les autorités de Bosnie-Herzégovine à augmenter leurs capacités d’accueil en raison du nombre croissants de migrants et de réfugiés qui traversent le pays et qui, pour certains, veulent y demander l’asile. Pour l’instant, il existe un seul centre d’accueil pour les demandeurs d’asile, à Delijaš près de Trnovo, avec une capacité de 150 lits. Un autre centre pourrait ouvrir à Salakovac, près de Mostar, avec une capacité d’accueil de 100 à 120 lits. Le UNHCR a déjà investi 500 000 marks (environ 250 000 euros) pour sa réhabilitation.

      https://www.courrierdesbalkans.fr/les-dernieres-infos-nuit-violences-lesbos

    • Che cosa sta succedendo in Bosnia?

      Da dicembre dell’anno scorso, la Bosnia è stata testimone di un flusso di persone sempre crescente in fuga dalla guerra. I volontari, quotidianamente presenti sul campo, sono molto preoccupati per il fatto che l’assenza e la mancanza di una risposta da parte delle istituzioni e delle organizzazioni non governative possa portare ad un tracollo della situazione.

      La Bosnia sta diventando la parte finale del collo della bottiglia lungo quella che potrebbe essere definita la nuova “rotta balcanica” di cui questo Paese non ha mai fatto parte. Si tratta di uno stato povero, uscito da pochi anni dalla guerra, circondato da montagne aspre e di difficile accesso, per terreni ancora pieni di mine anti-uomo. Nonostante tutto, è diventato un Paese di transito per i migranti che, nel tentativo di evitare la violenza della polizia ungherese e i respingimenti della polizia croata, più volte documentati da Are You Syrious, hanno intrapreso la via bosniaca.

      Secondo i dati dell’UNHCR, nelle prime due settimane di aprile sono stati registrati 13 casi di respingimenti dalla Bosnia verso la Serbia. I volontari che da un anno stanno documentando le violenze al confine serbo-ungherese sono pronti a spostarsi lungo il confine con la Bosnia per monitorare la situazione. Per il momento il confine tra la Bosnia e la Croazia, lungo 900 km, è a corto di personale e questo rende ancora facile l’attraversamento. Tuttavia, proprio questa settimana, l’UE ha deciso di stanziare nuovi fondi per aumentare il pattugliamento lungo le frontiere anche se non si sa bene dove verranno intensificati i controlli. Secondo quanto dichiarato da Dragan Mektić, il ministro della sicurezza in Bosnia Erzegovina, per proteggere i confini, servirebbero almeno 500 poliziotti di frontiera.

      Una pericolosa assenza da parte del governo e delle ong

      Il governo bosniaco ha dichiarato che non è in grado di farsi carico di un numero crescente di rifugiati. A febbraio Borislav Bojić, presidente della commissione parlamentare per i diritti umani, aveva avvertito che i fondi stanziati per la crisi migratoria sarebbero finiti a fine maggio. Tuttavia, recentemente, ha dichiarato di riuscire a gestire la situazione.

      Nell’unico centro per l’asilo a Delijaš vicino a Sarajevo, ci sono circa 160 posti, ovviamente costantemente occupati. Secondo quanto si legge nel rapporto pubblicato da Human Rights Watch, il governo, assieme ai partner internazionali, dovrebbe impegnarsi perché i diritti umani e la legge sui rifugiati vengano rispettati. Tuttavia nella realtà la situazione è molto preoccupante nonostante le dichiarazioni del rappresentante dell’Organizzazione Internazionale delle Migrazioni in Bosnia Erzegovina. “Stiamo fornendo supporto al governo per quanto riguarda la crisi migratoria nel Paese, nel rafforzamento delle capacità istituzionali, nel supporto alla polizia di frontiera e nell’assistenza diretta ai rifugiati”.

      L’UNHCR ha iniziato a fornire un contributo per alloggiare le persone negli ostelli e l’OIM ha iniziato a collaborare con i volontari per l’assistenza medica, fino ad ora gestita interamente con fondi e donazioni private. Molti migranti hanno denunciato il fatto che negli alloggi dell’UNHCR ricevono solo un pasto al giorno e alcuni si sono trasferiti nei posti messi a disposizione dei volontari.

      La complessità del sistema di asilo

      Il sistema di asilo in Bosnia Erzegovina impedisce alle persone di ottenere un riconoscimento del proprio status perché ci sono regole impossibili da rispettare. Quando una persona arriva in Bosnia, deve esprimere l’intenzione di chiedere asilo alla polizia di frontiera o al Ministero degli affari esteri. Successivamente ha 14 giorni per registrare la propria domanda di asilo. Questa procedura, tuttavia, può essere effettuata solo da coloro che si trovano nell’unico centro per l’asilo a Delijaš. Tutti gli altri invece vengono automaticamente esclusi, perché per fare la richiesta di asilo completa, è necessario presentare i documenti relativi alla propria residenza, attestazioni impossibili da ottenere per chi è fuori dal sistema di accoglienza ufficiale. I volontari, che gestiscono diverse case a Sarajevo, stanno cercando di capire, con l’aiuto dell’OIM, come poter registrare i migranti in modo che non vengano accusati di risiedere illegalmente nel Paese. Il governo bosniaco ha iniziato a diffondere illazioni sul fatto che le persone che arrivano sono richiedenti asilo falsi in quanto non desiderano fermarsi nel Paese. Nello stesso tempo però in Bosnia non esiste una legge che permette a queste persone di risiedervi legalmente. Potrebbe trattarsi di una mossa da parte del governo per accusare i volontari di aiutare persone non regolarmente registrate.

      Il sostegno da parte della popolazione locale

      Nonostante questa propaganda di stato, la mancanza di una risposta istituzionale e di un sistema di asilo adeguato, la popolazione locale è amichevole e si spende quotidianamente per aiutare le persone in transito. Molti di loro sono testimoni diretti degli orrori della recente guerra in Bosnia.

      In un parco di Sarajevo, c’è una costante distribuzione di cibo gestita dai locali. Nella più grande delle case gestite dai volontari, a circa 30 minuti dal centro di Sarajevo, gli abitanti consegnano ogni giorno donazioni. Inoltre i volontari organizzano distribuzioni quotidiane di cibo, di giorno e di notte, per assicurarsi che chi dorme per strada abbia almeno un sacco a pelo, coperte e qualcosa da mangiare.

      Molte persone, in tarda serata, prendono l’autobus per Bihać e Velika Kladuša, due città vicino al confine con la Croazia, con l’obiettivo di provare a valicare la frontiera. In entrambe le città i locali danno cibo e sostegno alle persone. In questi luoghi non sono disponibili aiuti medici da parte delle grandi ong, e l’intero sistema è totalmente gestito dalla gente locale.

      A Velika Kladuša, i volontari di AYS hanno anche scoperto che un ristorante locale sta cucinando pasti gratuiti per le persone. Quando la settimana scorsa i responsabili della Croce Rossa sono arrivata in questo paese, i locali hanno detto loro che era da novembre che stavano gestendo da soli la situazione e che era meglio che andassero via.

      La più grande ong umanitaria della Bosnia, Pomozi.ba, invierà cinque tonnellate di cibo raccolto dai locali a Velika Kladuša. La relazione per ora pacifica tra i rifugiati e gli abitanti del luogo è un equilibrio fragile e la mancanza di risposta istituzionale, col perpetrarsi e il deteriorarsi della situazione, potrebbe diventare un problema.

      Qual è la prospettiva futura?

      Per ora nessuno sa come si svilupperà la situazione nel Paese e quante persone attraverseranno la Bosnia il mese prossimo. Le autorità si aspettano che il numero degli arrivi aumenterà e che, con l’avvicinarsi dell’estate, ci sarà la necessità di un maggiore accesso alle strutture igieniche come le docce. L’ong Medici Senza Frontiere sta discutendo con Pomozi.ba su alcune possibili soluzioni e sullo stanziamento di nuovi fondi, in particolari nei due paesi di confine, Velika Kladuša e Bihac, ma devono ancora essere definite le tempistiche.

      Con l’arrivo di un numero sempre maggiore di famiglie, sarà necessario aumentare il numero degli alloggi e di strutture e servizi adatti per i bambini. Inoltre sta crescendo il numero di minori stranieri non accompagnati, che, secondo la legge del Paese, dovrebbero essere messi in strutture protette. Proprio per non rimanere bloccati in Bosnia, molti giovani mentono sulla propria età dichiarando di essere più vecchi di quello che effettivamente sono.

      La maggior parte delle persone che arrivano in Bosnia sono in viaggio da anni, hanno vissuto in campi profughi e hanno fresche nella memoria storie traumatiche. Lo stress psicologico in questi contesti è molto alto e, data la recente storia bosniaca, le competenze in questo campo da parte della popolazione locale sono molto alte.

      In una Bosnia dove si incontrano rifugiati di guerra e abitanti di un Paese del dopoguerra, sono tante le storie che si intrecciano. L’assenza delle organizzazioni internazionali è tale per cui ora la popolazione locale non vuole più il loro aiuto. Tuttavia, come è già avvenuto in altri contesti, la disponibilità ad aiutare diminuisce con il perdurare e il deteriorarsi della situazione.

      https://lungolarottabalcanica.wordpress.com/2018/05/03/che-cosa-sta-succedendo-in-bosnia

    • Bosnie-Herzégovine : les autorités dépassées par l’afflux de migrants et de réfugiés

      Alors que 400 migrants campent toujours dans un parc du centre de Sarajevo et que la ville de Bihać est débordée par l’afflux de réfugiés, les autorités peinent à s’organiser et à trouver des capacités d’accueil. Les autorités de #Republika_Srpska refusent de loger des demandeurs d’asile.


      https://www.courrierdesbalkans.fr/Bosnie-Herzegovine-des-migrants-Sarajevo
      #Sarajevo

    • Commission européenne - Assistance humanitaire aux réfugiés et migrants - Bosnie-Herzégovine

      La Commission européenne a annoncé aujourd’hui 1,5 million d’euros d’aide humanitaire pour répondre aux besoins croissants des réfugiés, des demandeurs d’asile et des migrants bloqués en Bosnie-Herzégovine. Cela porte le financement humanitaire de la Commission à 30,5 millions d’euros pour répondre aux besoins dans les Balkans occidentaux depuis le début de la crise des réfugiés.

      Commissioner for Humanitarian Aid and Crisis Management Christos Stylianides said: “The number of refugees and migrants arriving in Bosnia and Herzegovina has increased and we must act swiftly. We are committed to help Bosnia and Herzegovina deal with this situation and deliver assistance to the most vulnerable refugees and migrants. Our funding will support their basic needs and provide emergency shelter, food and health assistance, as well as protection.”

      EU humanitarian aid will be provided in locations such as Sarajevo, Bihać and Velika Kladusa in Bosnia and Herzegovina. The funding aims to strengthen the provision of assistance, the protective environment and enhancing the capacity of organisations already providing first-line emergency response.

      Background

      Since the beginning of the refugee crisis in Western Balkans the European Commission has allocated more than €25 million in humanitarian aid to assist refugees and migrants in Serbia, and over €4 million to the Former Yugoslav Republic of Macedonia. EU humanitarian aid helps the most vulnerable refugees and migrants to meet basic needs and preserve their dignity.

      In addition to humanitarian assistance, the European Commission provides Western Balkans partners with significant financial and technical support for activities related to migration and refugee crisis. This is done primarily through the Instrument for Pre-accession Assistance. Since 2007 the Commission has been providing assistance to Bosnia and Herzegovina in the area of migration and border management through the Instrument of pre-accession amounting to €24.6 million. From January 2016 Bosnia and Herzegovina also benefits from the regional programme ’Support to Protection-Sensitive Migration Management’ worth €8 million.

      Around 4.900 refugees and migrants entered Bosnia and Herzegovina since early January 2018, according to government estimates. Approximately 2.500 refugees and migrants in need of assistance are currently stranded in the country. The EU will provide its assistance through humanitarian partner organisations already present in the country.

      http://www.europeanmigrationlaw.eu/fr/articles/actualites/commission-europeenne-assistance-humanitaire-aux-refugies-et-mi

    • Bosnia: respingimenti, violenze e pessime condizioni umanitarie alla nuova frontiera della rotta balcanica

      In Bosnia-Erzegovina si profila una crisi se non verrà avviata una risposta umanitaria coordinata prima che le temperature inizino a diminuire. Attualmente più di 4000 migranti e rifugiati stanno trovando rifugio in campi informali e abitazioni occupate lungo il confine della Bosnia con la Croazia.

      È una situazione nuova per la Bosnia, che prima di quest’anno non aveva visto un numero significativo di persone transitare attraverso il paese come parte della cosiddetta rotta balcanica. Anche se il flusso di persone che arrivano nel paese è in aumento da mesi, le condizioni umanitarie di base nei due punti di maggiore affluenza lungo il confine rimangono pesantemente inadeguate.

      Ai margini della città di Bihac, circa 3000 persone vivono dentro e intorno a una struttura di cemento in stato di deterioramento. Con dei fori aperti come finestre e pozze di fango e acqua piovana sul pavimento, l’ex dormitorio a cinque piani ora è pieno di gente che dorme su coperte, con tende allestite nei corridoi e lenzuola appese ai soffitti nel tentativo di creare un po’ di privacy. Un pendio boscoso dietro l’edificio è cosparso di altre tende.
      Nel frattempo, appena fuori dalla vicina città di Velika Kladuša, circa 1000 persone vivono in tende e rifugi improvvisati fatti di teloni e altri materiali di fortuna. Intorno ai ripari vengono scavate fosse per evitare gli allagamenti durante i forti temporali estivi.

      Adulti, famiglie e bambini non accompagnati si affollano in entrambe le località. Vengono da paesi come Pakistan, Afghanistan, Siria, Iraq e altri ancora. Come per tutti coloro che percorrono la rotta balcanica, il loro obiettivo è fuggire da conflitti e povertà nei loro paesi di origine.
      Una risposta lenta

      “Le pessime condizioni umanitarie negli insediamenti transitori al confine della Bosnia-Erzegovina sono rese peggiori da una risposta lenta e inadeguata alla situazione”, afferma Juan Matias Gil, capo missione di MSF per Serbia e Bosnia- Erzegovina.

      Da giugno 2018, MSF sta lavorando costantemente sul campo in entrambi i siti. In collaborazione con le autorità mediche locali, MSF gestisce una piccola clinica mobile per rispondere alle principali urgenze sanitarie di base mentre riferisce i casi più complessi all’assistenza sanitaria secondaria nel circostante Cantone di Una-Sana.

      “L’inverno si sta avvicinando e finora ci sono voluti mesi per fornire a questa popolazione in aumento servizi minimi di base” afferma Gil di MSF. “Con l’arrivo dell’inverno non c’è tempo da perdere. La mancanza di preparativi tempestivi potrebbe costare vite umane.”
      Gli inverni scorsi lungo la rotta balcanica

      Rifugiati e persone in movimento lungo la rotta balcanica hanno vissuto in condizioni disperate e disumane gli inverni passati.

      In Serbia e lungo i suoi confini, la mancanza di un piano per l’inverno coordinato a livello istituzionale ha lasciato migliaia di persone al freddo per diversi inverni consecutivi. Man a mano che le frontiere dell’UE si sono chiuse, migliaia di persone si sono ritrovate bloccate in condizioni di tempo gelido, bloccate in un paese che non è in grado di offrire ripari sufficienti.

      Durante gli scorsi inverni, nella regione MSF ha curato persone per ipotermia e congelamento e la clinica di MSF a Belgrado ha visto un aumento delle malattie respiratorie perché per scaldarsi le persone devono bruciare plastica e altri materiali di fortuna.

      Indipendentemente dalla stagione, migranti e richiedenti asilo che cercano di attraversare i confini settentrionali della Serbia hanno ripetutamente denunciato le violenze da parte delle guardie di frontiera. Nei primi sei mesi del 2017, le cliniche mobili di MSF a Belgrado hanno trattato 24 casi di traumi intenzionali che secondo quanto riferito si sono verificati lungo il confine tra Serbia e Croazia.
      Nuove rotte, continue problematiche

      Le persone che arrivano e cercano di attraversare il confine tra Bosnia e Croazia provengono principalmente da campi e insediamenti informali in Serbia, ma alcuni hanno tentato nuove rotte dalla Grecia attraverso l’Albania e il Montenegro per arrivare qui.

      Quello che è chiaro è che le persone che sono fuggite da conflitti e instabilità nei paesi d’origine continuano a cercare sicurezza in Europa. “Queste persone sono bloccate in Bosnia-Erzegovina”, dice Gil di MSF. “In assenza di canali sicuri per richiedere asilo e protezione internazionale, le persone sono continuamente costrette ad affrontare viaggi pericolosi e ad attraversare le frontiere in modo irregolare.”

      “Siamo preoccupati delle denunce di respingimenti e violenze contro i rifugiati e i migranti sul lato croato del confine“, conclude Gil. “Di fronte al protrarsi della stessa situazione anche in Bosnia-Erzegovina, ci aspettiamo che i migranti si troveranno ad affrontare lo stesso tipo di problemi che hanno avuto in altri punti della rotta balcanica: malattie della pelle e delle vie respiratorie, peggioramento delle condizioni di salute mentale e aumento della violenza.”

      https://www.medicisenzafrontiere.it/news-e-storie/news/bosnia-respingimenti-violenze-e-pessime-condizioni-umanitarie-a

    • Bihac, dove 4 mila migranti attendono di passare il confine tra la Bosnia e la Croazia

      “Le pessime condizioni umanitarie negli insediamenti transitori al confine della Bosnia- Erzegovina sono rese peggiori da una risposta lenta e inadeguata alla situazione”, afferma Juan Matias Gil, capo missione di Medici Senza Frontiere per Serbia e Bosnia-Erzegovina

      https://video.corriere.it/bihac-dove-4-mila-migranti-attendono-passare-confine-la-bosnia-croazia/b589f9d6-a54c-11e8-8d66-22179c67a670

    • AYS Daily Digest 16/4/19 : How do the EU Commission’s funds manage to bypass those in need ? — case : #Tuzla

      In Bosnia and Herzegovina, for a while now people have been arriving from the east part of the country, coming from Serbia to Tuzla. It has once again become a point of transit for many and, although it has been so for some months now, the problem is ignored by the only authorities who could make possible to assist the people who gather usually around the bus station or in front of the field office of the Service for Foreigners’ Affairs (SFA). It is responsible for the first step in the process of seeking asylum. In order to obtain the document from the office, people sleep rough on the pavement, sometime just in front of the lit and heated empty front space of the office that, of course, does not work on weekends and is open on workdays from 9am to 5pm.

      A very well organized small group of volunteers from Tuzla have been handling the situation for these people in transit who are constantly arriving. They have nowhere to go and there are no official systems of aid or accommodation. None of the big organisations are present to provide assistance, advice, nor even to research into the situation and the existing problematic in order to push for better solutions as important international stake holders on the issue in Bosnia and Herzegovina.

      Citizens who have been organizing small groups of helpers in the past months have run out of strenghts, options, finances and ways to point to the problem. They have already asked for an organised reception system, toilets to be made available 24/7, water supply, shower, food, clothes and health assistance, and if possible, an organized 24hour accommodation, as the people usually don’t stay there for logner.

      Unfortunately, along with the absence of responsibility by the county, the issue was not officially tackled by the City council, nor made part of the topics of their meetings, according to the local media, in spite of the citizens’ demands and volunteers’ desperation. To our knowledge, there wasn’t and there currently is no activity of IOM or UNHCR, as we wrote already. We intend to support their efforts to the best of our abilities, if you wish to come help (on your own expenses, staying in a hostel or so) or if you can provide financial support to them, let us know and the local team will estimate if and what sort of help is needed.

      Perhaps some explanations are due on the implementation and control of Asylum, Migration and Integration Fund and Internal Security Fund as these situations become more and more common.

      https://medium.com/are-you-syrious/ays-daily-digest-16-4-19-how-do-the-eu-commissions-funds-manage-to-bypass-th

      Reçu par email via Inicijativa Dobrodošli, avec ce commentaire :

      All the risks and threats, still are not stopping people in their determination to affirm their freedom of movement and their right to find their new homes. As reported by Are You Syrious, In Bosnia-Herzegovina people have been arriving at the eastern part of the country, coming from Serbia to Tuzla. It has once again become a point of transit for many and, although it has been so for some months now, the problem is ignored by the only authorities who could make possible to assist the people who gather usually around the bus station or in front of the field office of the Foreigners’ sector office of Bosnia and Herzegovina. In order to obtain a document from the office, continue the AYS report, people sleep rough on the pavement, sometimes just in front of the lit and heated empty front space of the office that, of course, does not work on weekends. Up until now, citizens from Tuzla are the only ones that are handling the situation, organizing small groups of helpers and volunteers in the past months.

  • #Bosnie-Herzégovine : #Sarajevo refuse d’honorer un martyr de la guerre, Internet s’enflamme

    Sur les réseaux sociaux bosniens, la colère gronde depuis bientôt une semaine. Le 26 septembre 2017, la municipalité de Novo Sarajevo a refusé de donner à sa nouvelle #salle_de_sport le nom de #Goran_Čengić, martyr antinationaliste de la guerre de 1992-1995.


    https://www.courrierdesbalkans.fr/Bosnie-Herzegovine-Pas-de-nom-heroique-pour-la-salle-de-sport-de-

    #toponymie #Goran_Gengic

  • La #jeunesse bosnienne veut faire tomber les murs

    Vingt-deux ans après les guerres d’ex-Yougoslavie, la Bosnie-Herzégovine reste partagée en trois ethnies : les Serbes en Republika Srpska, les Bosniaques et les Croates en Fédération de Bosnie-Herzégovine. À #Mostar, #Sarajevo et #Tuzla, les jeunes ont grandi avec ces clivages mais la plupart d’entre eux n’aspirent maintenant qu’à une chose : les dépasser.


    https://www.lacite.info/reportages/jeunesse-bosnienne
    #jeunes #Bosnie-Herzégovine #graffitis #art_de_rue #street-art #ex-Yougoslavie

    D’où naît ce reportage ?

    Le projet « #A_longs_thermes » est né d’une collaboration entre le Pôle universitaire de Vichy et le collectif international de journalistes indépendants @wereport , autour de la liberté de la presse en France et dans les Balkans.
    En août 2017, huit étudiants de Vichy, issus des licences professionnelles de journalisme et TAIS (Techniques et activités de l’image et du son), sont partis en Bosnie-Herzégovine, encadrés par trois journalistes du collectif We Report, l’anthropologue Aline Cateux et l’association Sur les pas d’Albert Londres.
    Pendant quinze jours, ils ont réalisé des articles multimédia sur la liberté de la presse et la jeunesse dans les Balkans. Leurs reportages ont été croqués par le carnettiste Emdé, dont les dessins sont exposés au Rendez-vous du carnet de voyage de Clermont-Ferrand à l’automne 2017.

  • Si vous voulez savoir ce qu’une partie de l’équipe de @wereport est en train de faire en #Bosnie-Herzégovine... soit @albertocampiphoto @daphne et @marty...

    Suivez ce site web :
    http://www.sur-les-pas-d-albert-londres.fr

    Sarajevo, Jour 1

    Arrivés hier en soirée, nous avons vu la ville à travers les vitres de notre bus. Très vite, #Sarajevo nous a imposé son histoire. Sur la plupart des bâtiments d’habitation, on a pu constater des impacts de balle, pour une majorité, recouvert d’un ciment faussant la réalité.


    http://www.sur-les-pas-d-albert-londres.fr/sarajevo-jour-1

    Le carnet de l’itinérance – Chapitre 1

    Emdé nous gratifie de ses talents de croqueur sur le vif tout au long de notre séjour en Bosnie Herzégovine. Voici une première salve de dessins inspirée de l’instant présent.


    http://www.sur-les-pas-d-albert-londres.fr/le-carnet-de-litinerance-chapitre-1

    cc @fil @reka @odilon

  • #Guillaume_Ancel « retourne » à #Sarajevo
    https://www.mediapart.fr/journal/international/080717/guillaume-ancel-retourne-sarajevo

    Dans son ouvrage Vent glacial sur Sarajevo, l’ancien officier d’artillerie revient sur le siège de la ville lors de la guerre de Yougoslavie, en 1995. Il y témoigne de l’impuissance organisée et délétère de l’armée française et de l’ONU, qui a contribué à prolonger le conflit en sacrifiant des civils assiégés, mais aussi des soldats français.

    #International #Culture-Idées #armée #boîte_à_idées #Ex-Yougoslavie #livre #ONU #Otan

  • Le #Sarajevo unite dallo #sport

    Viaggio nella Bosnia Erzegovina a venticinque anni da una guerra che ha lasciato pesanti strascichi nella vita di molti (1).

    Per quanto diverse, e per quanto il passato sia ingombrante, Sarajevo e Sarajevo Est riescono a parlarsi. Nel 2019, addirittura, organizzeranno congiuntamente l’edizione invernale del Festival olimpico giovanile. Gli impianti saranno quelli delle Olimpiadi invernali del 1984, uno dei momenti più alti della storia sarajevese.

    http://www.rsi.ch/news/mondo/Le-Sarajevo-unite-dallo-sport-9299293.html

    #Bosnie-Herzégovine #Sarajevo_Est #jeux_olympiques

    cc @albertocampiphoto

  • Maria Bacchi e Nella Roveri, L’età del transito e del conflitto. Bambini e adolescenti tra guerre e dopoguerra 1939-2015, Il Mulino

    Quali fili collegano le vicende dei ragazzi ebrei provenienti dai paesi dell’Europa centro-orientale nascosti e salvati a #Villa_Emma (#Nonantola) tra il 1942 e il 1943 e quelle dei bambini e degli adolescenti che oggi arrivano sulle coste del Mediterraneo in fuga da guerre e povertà? Che ruolo hanno avuto e possono avere le comunità che accolgono, le relazioni educative, gli incontri con i coetanei, nella possibilità di riparare i traumi subiti e di darsi un futuro? Come e quando i memoriali che ricordano storie di bambini e adolescenti nelle guerre e nei genocidi, anche recenti, aprono la strada a un presente che garantisca diritti e prospettive a chi è ancora minorenne?

    Questo libro raccoglie, inquadrandole dal punto di vista storico, antropologico e giuridico, voci di chi ha vissuto l’infanzia durante la #Shoah, le guerre di disgregazione della Jugoslavia, le partenze dall’#Afghanistan dei talebani, le pericolose rotte delle fughe dall’Africa attraverso il Mediterraneo. I temi del trauma, della violenza subita, del complesso rapporto con la parola e con la narrazione s’intrecciano con i problemi legati a un modo di accogliere e di educare che possibilmente faccia leva sulla valorizzazione della soggettività, nonché sulla capacità di resistenza che ragazzi e ragazze possono ricavare da un gruppo forte di coetanei: il «collettivo», come lo chiamavano a Villa Emma.

    http://www.fahrenheit.rai.it/dl/portaleRadio/media/ContentItem-87fd4199-57ad-4dc4-9bdc-29435ac75bdc.html#p=0
    signalé par @wizo

    #traumatisme #trauma #réfugiés #enfants #enfance #asile #migrations #Italie #livre #Juifs #histoire #Afghanistan #Yougoslavie #ex-Yougoslavie #Joško #Izieu #Sarajevo

    Le livre:

  • Autre témoignage vécu en son temps à Sarajevo, permettant un presque parallèle avec Alep, ses salauds de l’intérieur comme de l’extérieur et, au milieu, une population martyrisée. Mais à Alep contrairement à Sarajevo il n’y aura pas d’autre intervention.

    La voie de l’épée : L’état de barbarie
    http://lavoiedelepee.blogspot.fr/2016/12/letat-de-barbarie.html

    En réalité, la vie sur place regroupait le pire de presque toutes ces visions aussi restrictives qu’intéressées. Sarajevo était frappée quotidiennement de centaines d’obus, de tirs de snipers, de rafales de mitrailleuses lourdes, voire de barils d’explosif lancés dans la cuvette. Entre 5 000 et 6 000 civils ont été ainsi massacrés et des dizaines de milliers d’autres blessés à vie dans leur corps et leur âme. Mais il y avait aussi le quartier serbe de Gorbavica, au centre de la ville et tenu par les forces Bosno-Serbes. Ce quartier aussi était frappé aussi, il est vrai en bien moindre mesure que le reste de la ville et il n’était pas assiégé mais personne n’en parlait. Son sort après la victoire des Bosniaques n’a jamais été raconté non plus.

    Car la ville était pleine aussi de beaux salauds, en particulier dans la vieille ville ottomane, qui introduisaient une deuxième couche de souffrances à la population. Ces brigades mafieuses n’hésitaient pas à racketter les habitants et détourner l’aide humanitaire (jusqu’à 80 %) à leur profit (mais aussi, surréalisme des guerres civiles, celui des Bosno-Serbes contre qui ils se battaient et à qui ces petits seigneurs achetaient des munitions). Sur les 60 et quelques soldats français tués ou blessés à Sarajevo en 1993 une bonne moitié, surtout sur l’aéroport, a été frappée par les Serbes, et une autre moitié, dans la vieille ville où j’étais affecté, par des miliciens bosniaques. Il est vrai que le gouvernement bosniaque a finalement eu le bon goût à la fin de 1993 de faire une guerre civile à l’intérieur de la guerre civile et de se débarrasser des bandits les plus encombrants. Le chef des forces spéciales de la police s’est alors occupé personnellement du chef de la 10e brigade, qui, symbole des mœurs locales, avait égorgé publiquement son fils.

    Dans tous les cas, l’existence de salauds à l’intérieur ne faisait pas disparaître celle des salauds, encore plus nombreux et plus violents, de l’extérieur. De la même façon, l’instrumentalisation des souffrances des populations afin de susciter une intervention extérieure, voire la manipulation grossière et les intox, n’empêchait pas ces souffrances d’exister en masse. Oui, la ville de Sarajevo était la capitale du cynisme le plus dur et de l’égoïsme le plus abject, mais il y a avait au-dessous des obus serbes et de la nomenklatura politico-policière locale des dizaines de milliers de petites gens qui étaient piégés et souffraient un martyr. C’était plutôt dans ce monde d’en bas qu’on retrouvait un peu d’espoir dans la nature humaine.

    #Alep #Sarajevo

  • Velibor Čolić ou les mots de l’exilé
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/280716/velibor-colic-ou-les-mots-de-lexile

    Avec Manuel d’exil, l’écrivain d’origine bosnienne Velibor Čolić © Laurent Geslin revient sur les premières années de son exil en France, au mitan des années 1990, quand la guerre faisait rage dans les #balkans. Le roman d’un soldat et d’un réfugié, d’un jeune homme qui murmure des complaintes « stupides et enfantines ».

    #Culture-Idées #Bosnie_Herzégovine #Čolić #crise_des_réfugiés #critique_littéraire #Littérature #Sarajevo