• Gauche(s) — Parti pris

    Matthieu Pigasse, ou l’imposture d’un « banquier de gauche »

    https://www.mediapart.fr/journal/politique/200726/matthieu-pigasse-ou-l-imposture-d-un-banquier-de-gauche

    L’homme d’affaires, qui n’exclut pas d’être candidat à l’élection présidentielle, se dit proche de la gauche et même de la gauche radicale. Une plongée dans les arcanes du capitalisme parisien permet d’avoir des doutes sur la sincérité de cet engagement.

    Laurent Mauduit

    20 juillet 2026 à 09h10

    • Le haut fonctionnaire est alors étroitement associé à la politique économique conduite de 1998 jusqu’à 2002 – c’est l’époque contrastée de la « gauche plurielle » incarnée par Lionel #Jospin. Les deux rivaux qu’étaient #Strauss-Kahn et #Fabius se livrent alors à une surenchère pour apparaître le plus « blairistes » possible (en référence au premier ministre britannique Tony #Blair).

      Abaissement de la fiscalité des stock-options et du taux marginal de l’impôt sur le revenu au profit des plus riches ; ouverture du capital et même franche privatisation d’EDF ; lancement de la privatisation des autoroutes : DSK et Fabius mènent une campagne néolibérale qui va contribuer à l’élimination dès le premier tour de Lionel Jospin lors de la présidentielle de 2002. Matthieu Pigasse – qui n’a pas voulu répondre aux questions de Mediapart – n’est encore qu’une petite main, mais il est aussi un acteur de ce naufrage.

    • Manigances autour du « Monde »

      La finance n’est pas son seul plaisir. La politique en est un autre. Il a soutenu Ségolène #Royal pendant la présidentielle de 2007, dans l’espoir d’un ministère. Il fait partie des Gracques, ces hauts fonctionnaires qui ont fait la promotion d’une alliance Royal- #Bayrou. Il manque de succomber aux sirènes de #Sarkozy, qui lui propose de devenir secrétaire d’État. Mais il refuse.

      C’est à ce moment-là qu’il commence à lorgner vers la presse, et notamment vers Le Monde. Toujours très proche de #DSK, malgré le discrédit qui pèse sur l’ancien ministre, il rêve que le journal appuie la campagne présidentielle de 2012, à laquelle son ancien patron se prépare. Il n’est pas le seul à caresser ce projet – toute une petite bande commence à s’organiser pour préparer la future campagne présidentielle de leur champion.

      Dans le lot, il y a aussi Daniel Cohen (1953-2023), professeur d’économie à l’École normale supérieure, qui travaille, sans en faire la moindre publicité, pour la banque Lazard. Il y a encore Gilles Finchelstein (actuel secrétaire général de la Fondation Jean-Jaurès), qui prête sa plume à Pigasse quand il écrit un essai.

      Mais, pour mettre la main sur le journal, il faut beaucoup d’argent. Et si riche qu’il soit, le banquier d’affaires n’en a pas assez. Il trouve vite la solution, en la personne du richissime Xavier #Niel, pour lequel le raid sur Le Monde a un autre intérêt : lui permettre de « s’acheter » une respectabilité bien utile dans la vie des affaires, respectabilité qui a été ternie du fait de sa détention provisoire, puis de sa condamnation par le tribunal de grande instance de Paris le 27 octobre 2006 à une peine de deux ans d’emprisonnement avec sursis et à une amende de 250 000 euros pour des faits de « recel de bien ».

      Les deux compères s’accordent sur le projet, et y associent une troisième figure du capitalisme parisien, l’ex-patron d’Yves Saint Laurent Pierre #Bergé. Et c’est ainsi que Pigasse, avec ses deux associés, prend le contrôle en novembre 2010 du Monde, dont le fondateur Hubert Beuve-Méry avait toujours souhaité qu’il soit jalousement indépendant et qu’il se tienne à distance de ce qu’il appelait « la presse d’industrie ».

    • L’histoire se termine mal, car #Natixis ira se gorger de produits toxiques, contaminés par la crise financière aux États-Unis. En somme, Pigasse est responsable, avec d’autres, d’une des aventures #financières les plus calamiteuses de ces dernières décennies : il a œuvré à la dérégulation radicale d’une banque mutualiste, pour qu’elle mime les outrances de la finance anglo-saxonne ; laquelle #dérégulation a conduit à l’un des plus graves #sinistres bancaires que la France ait connus ces dernières années. Ce qui n’empêche pas Pigasse d’empocher plusieurs #millions d’euros pour cette mission.

  • Financements libyens : « Pour Nicolas Sarkozy, c’est de la faute de tout le monde, jamais de la sienne »

    #Fabrice_Arfi a révélé, avec #Karl_Laske, l’affaire des financements libyens de Nicolas Sarkozy dans « Mediapart », en 2011. Alors que le #procès en appel de l’ancien président vient de se terminer, il tire les enseignements de ces semaines d’audiences.

    https://www.youtube.com/watch?v=Hmo08c2dgM4&t=38s


    https://www.mediapart.fr/journal/france/280526/financements-libyens-pour-nicolas-sarkozy-c-est-de-la-faute-de-tout-le-mon
    #Sarkozy #Nicolas_Sarkozy #justice #Libye #association_de_malfaiteurs

  • Le procès libyen, rideau déchiré et post-vérité – Crocs de boucher
    https://crocdeboucher.com/2026/05/17/le-proces-libyen-rideau-dechire-et-univers-parallele

    Alors que le procès en appel du présumé financement libyen de la campagne présidentielle 2007 s’achève, il est temps de faire le point sur l’affaire et sur un débat qui traverse une partie des journalistes. Est-il relaté à sa juste mesure, à la bonne hauteur ? Le public est-il en mesure d’en saisir le sens et l’intérêt ? Considérations après deux audiences de trois mois en une année et demi

    (...)

    L’une des leçons de cette affaire est peut-être justement qu’elle remet en lumière une des maximes qui devrait être directrices du journalisme. Peut-on toujours rendre compte d’une audience très débattue en expliquant que selon l’accusation il pleut, tandis que selon la défense, il fait beau ? On se souviendra plutôt de cette citation attribuée à un journaliste et conférencier, Jonathan Foster. « Si quelqu’un dit qu’il pleut et qu’une autre personne dit qu’il fait sec, ce n’est pas votre travail de citer les deux. Votre travail, c’est de regarder par la putain de fenêtre et de découvrir ce qui est vrai. » Le 30 novembre, la cour d’appel de Paris a pour mission d’ouvrir la fenêtre. Sera-t-il encore temps pour la grande masse de la presse de le faire enfin ?

    (...)

  • Les filles du DC-10
    (30 min, émission Les pieds sur terre,
    France Culture, 22/12/2025)

    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/les-pieds-sur-terre/les-pieds-sur-terre-emission-du-lundi-22-decembre-2025-9233978

    https://www.radiofrance.fr/pikapi/images/724aadb6-74b4-4c22-83ac-4c79698ca141/1280

    https://www.radiofrance.fr/pikapi/images/41159b5b-0731-42b9-9c6d-1178650e2d28/1280

    1989, Maryvone apprend que l’avion que pilotait son mari s’est écrasé. Sur ce vol, 169 autres personnes dont la mère de Yohanna. Il n’y a aucun survivant. Quelques semaines après, les familles de victimes apprennent qu’une bombe déposée par les services secrets libyens serait la cause de l’incident.

    Trente-six ans après l’attentat, début 2025, Maryvone et Yohanna sont parmi les parties civiles dans le procès qui juge Nicolas #Sarkozy pour le financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. « C’est comme si les gens du Bataclan se rendaient compte dix ans après que des politiques avaient été parler avec Salah Abdeslam », résume Maryvone. En condamnant l’ancien chef de l’État pour association de malfaiteurs à 5 ans de prison ferme, le tribunal correctionnel a voulu sanctionner des « faits d’une gravité exceptionnelle de nature à altérer la confiance des citoyens en ceux qui les représentent ». Depuis, Nicolas Sarkozy a fait appel du jugement, passé quelques jours en prison et écrit un livre sur son expérience carcérale. Un affront de plus pour Maryvone et Yohanna qui acceptent de raconter.

  • #Procès des #financements_libyens : #Guéant accuse, #Djouhri élude | #Mediapart

    https://www.mediapart.fr/journal/france/280426/proces-des-financements-libyens-gueant-accuse-djouhri-elude

    Il y a des #prévenus qui font bouger les lignes et d’autres qui font tout pour les figer. Au procès en appel des financements libyens, Claude Guéant, retenu chez lui pour des raisons de santé, a décidé de participer aux débats comme jamais. L’ancien préfet a fait parvenir dimanche aux parties au procès une nouvelle attestation qui contredit point par point les explications données à la cour par Nicolas Sarkozy, le 14 avril, en réponse aux questions de son avocat, Philippe Bouchez El Ghozi.

    L’ancien président aurait rencontré Claude Guéant en 2002 ? Faux. C’était bien avant, et dès 1986. Il l’aurait désigné directeur de sa campagne présidentielle début 2007 ? Non, c’était au printemps 2006, lors d’un week-end à Marrakech où il l’avait convié avec sa femme. Nicolas Sarkozy conteste lui avoir donné la moindre consigne s’agissant de la situation judiciaire du cerveau du terrorisme libyen Abdallah Senoussi ? « Là encore Nicolas Sarkozy se trompe. Je m’insurge contre son démenti et confirme ce que j’ai déclaré dans ma précédente attestation », écrit-il.

    Claude Guéant se déclare « catégorique sur l’échange » qu’il a eu avec le président d’alors, le 25 juillet 2007. « Au cours du dîner officiel, je maintiens que Nicolas Sarkozy m’a appelé pour entendre la préoccupation que venait de lui exprimer Kadhafi, à savoir son souhait de voir lever le mandat d’arrêt de Senoussi, écrit-il encore. Et c’est à ce moment-là qu’il m’a dit : “Claude, voyez cela.” » Mieux, l’ancien secrétaire général de l’Élysée à l’époque a gardé « une vue très précise de la scène ».

    Nicolas #Sarkozy et Mouammar #Kadhafi coprésidaient la soirée, et les officiels présents, installés sur une table perpendiculaire, étaient sans vis-à-vis avec eux. « Il n’y avait aucun risque que des membres de la délégation française les entendent à l’inverse de ce que dit Nicolas Sarkozy », assène Claude Guéant, qui précise en outre que lors de son « malheureux » dîner avec Senoussi, le 1er octobre 2005, le dignitaire libyen condamné à Paris avait bien évoqué sa situation judiciaire.

    « L’instruction » du président
    « Plusieurs occasions se sont forcément présentées qui rendaient [...] incontournable » le fait d’évoquer le sujet avec Nicolas Sarkozy, expose-t-il encore. « Comme le compte rendu que je n’ai pas manqué de faire à la suite de son instruction (“Claude, voyez cela”), ou encore lorsque Thierry Herzog a parlé au président du mandat qu’il avait reçu. »

    Un mot fait ici chavirer la défense de Nicolas Sarkozy comme celle de Brice Hortefeux : c’est sur « instruction » que Claude Guéant dit avoir examiné les stratégies susceptibles de faire évoluer la situation d’Abdallah Senoussi et ce, jusqu’en 2009, lorsque ce dossier a finalement été clos. 

    Brice Hortefeux et Nicolas Sarkozy sont absents, mais doivent revenir mercredi. « Nous aborderons mercredi le débat autour des pièces communiquées par M. Guéant, qui nous sont parvenues hier », annonce le président, Olivier Géron, avant d’engager l’interrogatoire du jour, celui d’Alexandre Djouhri.

    L’intermédiaire fait partie des prévenus qui planent. C’est leur façon d’échapper à la réalité du dossier. Un jeu dans lequel Alexandre Djouhri excelle. Il est ailleurs. Pour la cour, c’est complexe. Olivier Géron tente de le raccrocher aux faits, tirant un fil invisible, mais le prévenu s’échappe, glisse et passe à autre chose. Surtout, Alexandre Djouhri est de bonne humeur. Sa devise fétiche, c’est « À l’attaque ». Alors, il donne le change, il rayonne, et gratifie dès qu’il le peut l’assistance d’un immense sourire. Pour le moment.

    Son argent était ailleurs, aussi. Caché dans les comptes de deux milliardaires saoudiens, Khaled Bugshan et son cousin Ahmed Salem Bugshan. La justice soupçonne Alexandre Djouhri d’avoir utilisé ces comptes comme une chambre de compensation avec l’aide du banquier Wahib Nacer, dont il était proche, et l’assentiment des cousins.

    « Vous avez un mode de fonctionnement qui consiste à utiliser les comptes de tiers..., résume le président Géron.

    -- Non, ça n’existe pas dans mes valeurs, élude-t-il. Je ne me suis jamais substitué à un tiers. Je ne suis pas résident fiscal français. À 67 ans, bientôt 68, je n’ai jamais été condamné. J’ai le droit de vivre comme je vis !

    -- Ma question est sur un mode de fonctionnement...

    -- Je suis poursuivi pour rien du tout, c’est un traquenard qui a été démonté. »

    Alexandre Djouhri se dit en « relation d’affaires » avec Khaled Bugshan depuis 2004 dans le cadre de « contrats d’État à État » de pièces détachées destinées à la marine saoudienne, dont certains semblent liés au marché des frégates saoudiennes Sawari 2. En vertu de ces contrats, ses propres fonds étaient noyés dans ceux des Bugshan. Quand il avait « besoin de prendre tant ou tant » d’argent, il puisait dedans. 

    Pot commun
    « Donc vous utilisez le compte d’un tiers... », réagit le président. « Non, c’est un partenariat », corrige-t-il, faisant sourire les avocats des cousins Bugshan qui se sont finalement retournés contre lui. C’est « un pot » partagé avec Khaled Bugshan, « qui reçoit l’argent et [ils] en dispose[nt] », résume-t-il.

    « Quel est l’intérêt ?, questionne le président.

    -- Je suis bâti comme ça, répond Djouhri. Ça ne veut pas dire que c’est quelque chose d’illicite.

    -- C’est laisser votre argent sur des comptes qui ne sont pas à votre nom.

    -- C’est un partenariat, répète-t-il.

    -- Vous avez des documents qui en attestent ?

    -- Demandez-le à Khaled Bugshan, il est dans les sables du désert parce qu’il a peur. »

    L’intermédiaire prétend que son « partenaire » lui doit encore 48 millions d’euros restés dans leur pot commun.

    « Concrètement, vous receviez des fonds, ça marchait comment ?, demande le président.

    -- Ça marchait comme je voulais. C’était mon argent.

    -- Vous n’aviez pas la signature sur les comptes.

    -- C’est moi qui donnais les instructions.

    -- À qui ?

    -- À Khaled.

    -- Donc, Khaled Bugshan qui a 4 milliards à gérer, il prend le temps de recevoir vos ordres de virement pour vos 48 millions qu’il a sur ses comptes ? »

    Ce n’est pas idiot selon Alexandre Djouhri qui prétend que Khaled Bugshan prenait souvent l’avion avec lui. Le milliardaire venait aussi à son domicile à Genève, et c’est pourquoi des « affaires personnelles » et certains documents y ont été retrouvés. Les avocats des cousins lèvent les yeux au ciel.

    Pour ramener le prévenu aux faits, le président Géron lui donne lecture de virements reçus, en différentes devises, pour 7 millions d’euros.

    « Est-ce que vous êtes d’accord ?

    -- Moi j’ai zéro problème. Je ne connais pas les comptes. Why not ? C’était en Suisse. Vous pouvez avoir des comptes numérotés secrets.

    -- Vous avez des comptes numérotés ?

    -- C’est les us et coutumes, Monsieur le président. C’était avant la perquisition...

    -- Vous en aviez ?

    -- Je ne m’en rappelle pas. C’est la banque qui s’en occupait.

    -- Vous aviez combien dessus ?

    -- Je n’ai jamais su. Je suis comme ça, Monsieur le président, c’est sincère. Je n’ai jamais fait de comptes. »

    Le président Géron plante silencieusement ses yeux dans ceux du prévenu, et reste dessus, pensif. Sa fermeté l’emporte sur la lassitude. Il embraye. L’enquête a trouvé la comptabilité secrète tenue par le banquier Wahib Nacer. Comment se fait-il que toutes les opérations litigieuses soient marquées « AD » ? Pourquoi aucun ordre de virement d’Ahmed Salem Bugshan n’a été retrouvé ? « Vous avez cet argent qui est au chaud dans les comptes Bugshan, comment vous faites ? » « Il n’y a rien de litigieux », maintient l’intermédiaire. Tout vient du « pot ». Tout vient d’Arabie saoudite.

    Un montage stupide
    Le président rappelle les 500 000 euros eux aussi partis du « pot », du compte de Khaled Bugshan, vers celui de Siva Rajendram, un avocat malaisien, qui effectuera un virement de 500 000 euros vers le compte de Claude Guéant, en contrepartie de deux tableaux, jamais retrouvés. Pour finir dans l’achat d’un appartement par le secrétaire général de l’Élysée en 2008.

    « Vous étiez informé de l’achat de l’appartement de Claude Guéant ?, questionne le président.

    -- Jamais de la vie, répond-il. Je ne sais même pas où il habitait. J’ai été surpris qu’il habite un 75 mètres carrés en rez-de-chaussée. Je lui aurais conseillé d’acheter plus grand !

    -- Lors de la perquisition de votre domicile, on a retrouvé chez vous le RIB de départ [de Khaled Bugshan – ndlr] et celui d’arrivée [de Claude Guéant – ndlr]...

    -- Je n’ai jamais eu ce RIB de Claude Guéant. Ce RIB, ils me l’ont déposé.

    -- Qui l’aurait déposé ? Ce sont les enquêteurs suisses ? Vous avez déposé plainte ?

    -- Non. En tout cas, c’est pas moi. »

    Le président pointe un virement de 600 000 euros effectué par un compte offshore d’Alexandre Djouhri vers le compte de Khaled Bugshan, « d’où étaient partis les 500 000 euros », avec la mention « AD ».

    « Les esprits malicieux peuvent se demander si ce n’était pas le remboursement de cette somme partie deux ans avant. Vous aviez demandé à Khaled Bugshan de payer les 500 000 euros ?

    -- C’est faux. Deux ans après, je lui fais toucher 100 000 euros de plus ? Deux ans après, je vais rembourser Khaled Bugshan ? C’est pas malicieux, c’est une construction pour justifier le traquenard. »

    Alexandre Djouhri explique qu’il ne « vit pas dans la norme », mais qu’il n’a « jamais lésé personne ». Il défie « la terre entière » de prouver le contraire. 

    « Je veux bien aider un ami, mais je ne vais pas aider un ami à faire un montage aussi stupide, résume l’intermédiaire.

    -- Ce n’est pas si absurde, ça cache bien les choses, juge le président.

    -- Non. Je ne savais même pas qu’il avait acheté un appartement. »

    L’affaire de la vente de la villa Nabila à Mougins en 2008 pour 10 millions d’euros – alors qu’elle n’en valait que 2 – au Libya Africa Investment Portfolio (LAIP), un fonds souverain présidé par Bachir Saleh, est aussi un petit chef-d’œuvre d’opacité. Où l’on a retrouvé les comptes Bugshan encore, et le banquier Wahib Nacer.

    De nombreux documents et témoignages désignent Alexandre Djouhri comme le vendeur de la villa, par le biais de la société offshore Aklal BV. Mais Alexandre Djouhri prétend n’avoir fait que représenter un ami, aujourd’hui décédé, dont il n’a jamais divulgué l’identité.

    « Je n’ai jamais été mêlé à cette opération, répète aujourd’hui l’intermédiaire. Il y a deux clients et moi je ne suis pas au Crédit agricole.

    -- On peut tout soutenir devant une juridiction, avertit le président. On peut tout dire. Mais tous les éléments semblent indiquer que pendant des années vous êtes apparu comme le propriétaire de la villa. »

    Rien n’y fait.

    « Président, je vous donne ma parole. Si j’étais bénéficiaire, je vous dirais je suis bénéficiaire...

    -- Et vos initiales “AD”, encore.

    -- “AD”, c’est un code. “AD”, “AD”, “AD”, non-stop...

    -- Oui enfin “AD” quand même. Il y a des “AD” qui vous gênent plus que d’autres.

    -- Non, il n’y aucun “AD” qui me gêne », réplique-t-il avec un sourire rayonnant.

    L’interrogatoire d’Alexandre Djouhri se poursuit mardi.

  • Présidents en chansons : Sarkozy 2. De l’Elysée à la Santé.

    https://lhistgeobox.blogspot.com/2026/04/presidents-en-chansons-sarkozy-2-de.html

    « Tout au long du mandat, Sarkozy se livre à une surenchère droitière, comme le prouve la création d’un ministère de l’immigration et de l’identité nationale en 2009. Il cherche à prendre de vitesse le FN. Pour y parvenir, il prend conseil auprès de Patrick Buisson, ancien de l’Action française et rédacteur en chef de Minute, grand nostalgique de la France de Vichy. Il contribue ainsi à banaliser les idées de l’extrême droite au sein de l’électorat de la droite parlementaire. Sur ce thème, les Fatals Picards décrivent "La France du petit Nicolas", en insistant bien sur le fait qu’elle discrimine et malmène les populations immigrés ou les sans papiers ; une politique qui contribue à stigmatiser, discriminer, humilier, jeter en pâture des populations vulnérables. Exploitant le moindre fait divers, le chef de l’Etat détourne le mécontentement grandissant dans l’opinion publique à l’égard de sa politique, en désignant des boucs émissaires. Par exemple, ses déclarations font l’amalgame entre les Roms et la délinquance. Mais comme le rappelle avec humour les Roumains de Vama dans leur morceau "Sarkozy versus Gypsy", "si tous les Roms étaient des voleurs, alors la tour Eiffel disparaîtrait". »

  • La trahison de Sarkozy ok, l’UTA, toussa.
    Mais personne ne parle de l’énorme trahison que constitue la prise d’un septennat grace à l’argent libyen (j’ai rien contre les libyens et leur argent, mais ici, c’est de l’ingérence).
    Et que possiblement, sans cet argent, pas de réussite de campagne, pas de présidence . Ca pour une trahison, c’en est une grosse.
    (je ne dis pas que la concurrence aurait fait mieux, hein Royal)
    #uchronie #Sarkozy #Libye #Kadhafi

  • Présidents en en chansons. Sarkozy 1. les années Karcher.
    https://lhistgeobox.blogspot.com/2026/03/presidents-en-chansons-sarko-1-les.html

    « Après la place de la Concorde, Sarkozy se rend au Fouquet’s avec ses happy few, membres du show bizz (Clavier, Halliday) et grands patrons (Arnault, Bolloré, Bouygues). Quelques semaines plus tard, le nouveau président kiffe la life sur un yacht prêté par Bolloré. Il devient alors le président bling bling, dont les premiers actes sont autant de faux pas, qui lui colleront aux basques.

    On mesure alors que ce qui plaît au nouveau chef de l’Etat, c’est la conquête du pouvoir. Une fois à l’Elysée, Sarkozy peine à exercer la fonction présidentielle, se comportant en candidat en campagne permanente, avec tout ce que cela implique de propos violents pour s’imposer, coûte que coûte. Il met en avant sa vie privée, son couple avec Cécilia, puis Carla Bruni. Ce faisant il accentue la tendance à la peopolisation de la vie politique. »

  • La police détourne le fichier des passeports et des cartes d’identité
    https://www.laquadrature.net/2025/11/24/la-police-detourne-le-fichier-des-passeports-et-des-cartes-didentite

    Fournir sa photographie et ses empreintes quand on demande son passeport ou sa carte d’identité est plus lourd de conséquence que ce qu’on imagine. Ces données, qui sont enregistrées dans le fichier des « titres électroniques…

    #Surveillance

    • Techniquement et légalement, un simple officier de police judiciaire ne peut pas avoir accès au fichier TES. Le décret de 2016 prévoit uniquement que certains agents individuellement nommés et « chargés des missions de prévention et de répression des atteintes aux intérêts fondamentaux de la Nation et des actes de terrorisme » puissent le consulter. Pourtant, le ministère de l’Intérieur a laissé s’installer une pratique qui permet de contourner les interdictions d’accès aux données du TES, et ce, sans aucune restriction et pour n’importe quel type d’affaire.

      Il s’appuie pour cela sur le mécanisme des « réquisitions » judiciaires prévu par le code de procédure pénale. Sur autorisation du procureur de la République, les officiers de police judiciaire peuvent exiger de toute entité publique ou privée de leur fournir les informations qu’elles possèdent et qui seraient utiles pour une enquête. C’est ainsi que la police peut, par exemple, récupérer les enregistrements de vidéosurveillance d’un magasin ou les données personnelles d’une personne précise que détiendrait une banque, la SNCF, un réseau social ou encore la CAF. Ces acteurs sont obligés de répondre sous peine d’une amende de 3 750 euros.

      Aujourd’hui, nous pouvons démontrer que la police utilise ce pouvoir de réquisition abusivement auprès des administrations qui participent à la création et la délivrance des cartes d’identité ou passeports. Nous avons ainsi constaté des demandes des informations d’identité aux agent·es :

      Des « Centres d’expertise et de ressources titres » (CERT). Les CERT sont les services chargés au sein d’une préfecture ou d’une sous-préfecture d’instruire les dossiers de demandes de titres.

      De l’ Agence nationale des titres électroniques (ANTS). C’est l’administration chargée de gérer le système informatique derrière les demandes et délivrances de cartes d’identité et passeports.

      La police n’interroge donc pas directement le fichier TES. Concrètement, elle contourne l’interdiction qui lui est faite de piocher dans le fichier TES en adressant des réquisitions à ceux qui y ont accès. Détournant la procédure, elle s’arroge ainsi un pouvoir de consultation du fichier qui lui est normalement interdit.

      Nous avions déjà entendu des témoignages en ce sens et cette pratique avait été pointée dans la brochure militante sur les moyens d’enquête dans l’affaire Lafarge Bouc-Bel-Air publiée en octobre 2023. Désormais, nous avons envoyé des preuves concrètes à la CNIL. Nous dénonçons ce détournement illégal afin que cette dérive cesse et que le ministère de l’Intérieur rende des comptes.

      Ces éléments proviennent d’une affaire judiciaire clôturée où les procès-verbaux illustrent l’entêtement des policiers à vouloir identifier un individu à tout prix. N’arrivant pas à mettre un nom et un prénom sur une personne suspectée de rébellion (une qualification pénale par ailleurs régulièrement utilisée abusivement pour masquer des violences policières), les officiers de police judiciaire vont utiliser tous les moyens de surveillance à leur disposition, peu importe les exigences de proportionnalité.

      Ils vont d’abord prendre une photographie de la personne à son insu dans le commissariat puis se servir du fichier TES pour confirmer son identité (que la personne n’a pas donnée, mais que les policiers présument). Les policiers vont donc exiger auprès d’un CERT des dossiers de demande de carte d’identité dans le but d’obtenir la photo de visage de la personne (voir les PV anonymisés), et récupèrent au passage tous les documents annexes, comme les justificatifs de domicile. Ils ne s’arrêtent pas là. Au cours de leur enquête, ils font également une demande auprès de l’ANTS pour récupérer des empreintes digitales (voir le PV). Sans jamais justifier ou motiver leur demande, ils exigent ainsi des administrations d’aller fouiller dans la base de données TES, et celles-ci répondent sans poser de question.

      L’accès à ces données est lourd de conséquences car, dans cette affaire comme dans d’autres, c’est bien la photographie issue du TES qui, en étant comparée à l’image de vidéosurveillance du commissariat, permet d’ identifier in fine la personne suspectée (voir le PV), ce qui est totalement contraire à ce pourquoi le fichier TES a été créé. Le constat est donc clair et accablant : les informations que nous fournissons pour faire notre carte d’identité ou notre passeport pourront être détournées et utilisées par la police dans des enquêtes, au mépris total de la loi.

      [...]

      En 2023, la loi de programmation dite « LOPMI » a assoupli le régime des réquisitions judiciaires, permettant « la remise de données relatives aux documents d’identité » sur la base d’une simple instruction générale (un mécanisme qui permet à un procureur de la République de délivrer une autorisation générale, et non circonstanciée, c’est-à-dire sans s’arrêter sur le cas d’espèce pour vérifier que la réquisition serait véritablement nécessaire à l’enquête et proportionnée).

      « Suspicion de rébellion », en pratique, c’est une « atteinte aux intérêts supérieurs de la nation » et du « terrorisme ». Nous voilà bien.

      #fichage #fichier_des_titres_électroniques_sécurisés #TES #CNI #passeports #police #réquisitions_judiciares #droit_de_réquision #droit_de_communication #données #justice #Villepin #Sarkozy #Valls

  • Nicolas Sarkozy reçu à l’Elysée avant son incarcération
    https://www.liberation.fr/politique/nicolas-sarkozy-recu-a-lelysee-avant-son-incarceration-20251020_LSLREQSLX

    Nicolas Sarkozy, qui doit être incarcéré mardi 21 octobre à la prison parisienne de la Santé, a été reçu vendredi par Emmanuel Macron à l’Elysée, a appris Libération. « Cela a bien été le cas », confirme l’Elysée, joint par notre journal, sans préciser dans l’immédiat les circonstances et le contenu de cet entretien.

    • S. Hé, Aldo, mon petit Geraldo, tu es venu, ça me fait chaud au cœur. Et tu m’as amené la guanciale per la cucina… viens que je t’embrasse. Et comment va la mamma ? Et les gars, ça va, ils te respectent, ou bien tout le monde est déjà en train de vouloir devenir il padrino à la place du padrino ?

      G. Don Sarko, les gars en bas parlent beaucoup, vous savez. Certains pensent que les temps changent.

      S. Les temps changent… mais les règles, elles, ne changent jamais. Tant que les gens mangent, prient, et paient… le monde tourne. [Lui tendant un café.] Bois. Le café, c’est sacré. Comme la parole d’un homme. Ça c’est Kadhafi qui me l’a appris. (Ah ah.)

    • En lisant l’article de libé à l’envers tu devines la pensée complexe de macron où plutôt ses contradictions.

      Celle-ci s’était déjà manifestée au printemps, après une autre condamnation de Nicolas Sarkozy – trois ans dont un ferme dans l’affaire Bismuth – susceptible d’entraîner son exclusion de l’ordre de la Légion d’honneur. Emmanuel Macron s’était alors déclaré opposé à cette mesure : « De mon point de vue, de là où je suis, je pense que ce ne serait pas une bonne décision. […] Je pense que c’est très important que […] les anciens présidents soient respectés », avait-il plaidé.

      Garant de l’indépendance de la justice, le chef de l’Etat n’a pas commenté la condamnation de son prédécesseur, sauf pour dénoncer les menaces dont les magistrats ont ensuite fait l’objet.

      Ils se contentaient donc de ménager la chèvre républicaine et le chou réactionnaire avec une délicatesse, un doigté qu’eût pu leur envier tel politicien de plus grande envergure ; député, sénateur, voire sous-secrétaire d’État ou ministre.
      Nico&Manu https://w.wiki/FkUB

    • Gérald Darmanin invité à 7h50 par B. Duhamel sur fRance-inter
      Incarcération de Nicolas Sarkozy : « J’irai le voir en prison », promet Gérald Darmanin . Qu’ils y aillent tous les deux, lui et le fils de Saint-Cricq et qu’ils y restent.
      https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-invite-de-7h50/l-invite-de-7h50-du-lundi-20-octobre-2025-4174730
      https://www.youtube.com/watch?v=3dzBKzO98Aw

      Vers un recours à la généalogie génétique

      Le ministre de la Justice annonce ce lundi vouloir inscrire dans la loi la possibilité d’avoir recours à la généalogie génétique. Jusqu’ici interdite en France mais très utilisée aux États-Unis par exemple, la généalogie génétique permet d’accéder à une immense base de données d’ADN enregistrées par des sociétés privés. L’objectif visé par le ministre de la Justice est de permettre d’élucider des « cold cases », ces crimes non résolus après des années d’enquête. "Il y a plus de 50 000 traces ADN dans le fichier du FNAEG, le fichier des délinquants sexuels et des auteurs d’homicide [Fichier national automatisé des empreintes génétiques], qui ne trouvent pas preneurs. Si nous autorisons dans la loi la généalogie génétique, alors nous pourrions résoudre une partie de ces crimes", estime #Gérald_Darmanin.

      L’ADN du sinistre et de l’ancien présipotent devrait aussi être dans ce fichier #FNAEG, celui du violeur en tout cas.

    • Visite de Gérald Darmanin à Nicolas Sarkozy en prison : les syndicats de magistrats dénoncent « une confusion des rôles »
      https://www.lanouvellerepublique.fr/a-la-une/visite-de-gerald-darmanin-a-nicolas-sarkozy-en-prison-les-syndi

      https://www.lemonde.fr/politique/article/2025/10/20/emmanuel-macron-a-recu-nicolas-sarkozy-a-l-elysee-avant-son-incarceration_66

      A la Santé, M. #Sarkozy devrait être installé seul dans l’une des 15 cellules de 9 mètres carrés du quartier de l’isolement. C’est le seul moyen d’éviter toute interaction avec d’autres détenus et d’assurer sa sécurité. Ses avocats déposeront immédiatement une demande de mise en liberté. La cour d’appel aura deux mois pour statuer, mais l’audience devrait intervenir plus rapidement.

      Nul doute que les juges auront à coeur de faire cesser le trouble à l’ordre public que constitue cette incarcération.

      edit

    • Ce qui attend Nicolas Sarkozy à la Santé : des VIP témoignent
      https://www.mediapart.fr/journal/france/201025/ce-qui-attend-nicolas-sarkozy-la-sante-des-vip-temoignent

      Choc carcéral, bruit incessant, règles ultra-contraignantes… Didier Schuller et Pierre Botton, qui ont été emprisonnés à la prison de la Santé, décrivent des conditions de détention difficiles à vivre pour les cols blancs, malgré leur statut privilégié.

      Les « cols blancs » semblent s’être très fortement raréfiés avec la disparition des ouvriers.

    • Sarkozy reçu à l’Élysée, le Syndicat de la magistrature s’insurge
      https://www.mediapart.fr/journal/france/211025/nicolas-sarkozy-incarcere-la-journee-en-direct

      « Une atteinte à l’indépendance de la justice ne vient donc jamais seule », déplore le #Syndicat_de_la_magistrature (SM), après la réception de Nicolas Sarkozy par Emmanuel Macron à l’Élysée, et avant la visite de #Gérald_Darmanin au détenu Sarkozy à la Santé. « Peu de détenus peuvent compter sur de tels soutiens. »

      « Ces deux prises de position publiques témoignent d’une confusion des rôles inacceptable dans un #État_de_droit. En effet, ni le président de la République, garant de l’indépendance de la justice, ni le garde des Sceaux ne peuvent ignorer le poids de leur soutien dans une procédure en cours et les pressions qu’ils font peser sur celles et ceux chargé·es de rendre la justice dans un contexte d’ores et déjà hostile », tance le SM.

      « Rappelons que, dès demain, Nicolas Sarkozy pourra faire des demandes de mise en liberté et que celles-ci seront notamment traitées par des magistrat·es du parquet, placé·es sous l’autorité hiérarchique du garde des Sceaux. Nul besoin d’instructions individuelles lorsque celui-ci évoque l’emprisonnement de son “mentor” avec “beaucoup de tristesse” », poursuit le syndicat classé à gauche.

      « Rappelons que ces demandes de mise en liberté ainsi que l’affaire en appel seront tranchées par des juges sans cesse attaqué·es dans leur office. Compte tenu des menaces qui pèsent contre les magistrat·es jusque dans leur intégrité physique, en particulier dans les affaires politico-financières, ce soutien à l’une des parties au procès est à l’opposé de ce que nous sommes en droit d’attendre du président de la République et du garde des Sceaux. »

      « Enfin, rappelle le syndicat, dans un État de droit, la loi doit être la même pour toutes et tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. 83 516 détenus sont incarcérés au 1er octobre 2025, pour beaucoup dans des conditions indignes. »

    • Maison d’arrêt de Paris – La Santé. DISP Paris - Ile de France
      pour un parloir avec le nouveau VIP incarcéré : Téléphone (standard & parloirs) : 01 86 21 80 20
      https://oip.org/etablissement/maison-darret-de-paris-la-sante
      L’univers carcéral d’un prisonnier lambda, ce qui ne sera pas le cas de Nagy-Bocsa - 6ème président de la Ve République française -incarcéré ce jour à la maison d’arrêt de LA Santé à Paris.
      https://oip.org/temoignage/fresnes-dans-les-coulisses-dune-visite-extra-ordinaire

      Détenu à Fresnes entre 2015 et 2017, M. T. a fait condamner l’établissement pour ses cours de promenade indignes. Afin de prendre la mesure de la situation et des travaux qu’il convient de réaliser, les magistrats ont décidé de se rendre sur place. L’ancien détenu repasse avec eux les portes de la prison, cette fois en homme libre, et en position de demander des comptes à l’administration pénitentiaire. Récit d’une visite exceptionnelle.

      #OIP #prison #Fresnes

  • « Les partisans de Nicolas #Sarkozy sapent les fondations de la démocratie en saturant l’espace public de bruit, de confusion et de fureur »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/10/13/les-partisans-de-nicolas-sarkozy-sapent-les-fondations-de-la-democratie-en-s

    Pourtant, dans un Etat de droit, la #loi pénale est la même pour tous : un ancien président de la République n’est pas au-dessus des lois. Il faut même aller plus loin et considérer que le chef de l’Etat, en raison de son statut, doit être exemplaire : s’il ne l’est pas, la peine doit refléter ce manquement au principe d’exemplarité. C’est l’application d’un vieil adage que l’on peut résumer en deux mots : noblesse oblige.
    ...

    L’association de malfaiteurs n’est d’ailleurs pas la seule infraction du droit pénal français conforme à ce modèle. Si l’on voulait que le droit pénal se contente de réprimer les projets qui ont été menés à leur terme, il faudrait dépénaliser les tentatives de meurtre et la préparation de vols à main armée contre des banques – je doute que ce soit le projet des partisans de Nicolas Sarkozy…

    • Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts
      Directeur de la rédaction et présidente de Les Jours en une bouchée
      N°64 — 3 octobre 2025

      C’est un raid – encore un – auquel se sont livrés les #médias_Bolloré, en escouade contre la condamnation de Nicolas #Sarkozy à cinq ans de prison pour « association de malfaiteurs en vue de préparer un délit de corruption ». Des heures d’antenne sur #CNews, et en écho sur Europe 1, des pages et des pages dans Le Journal du dimanche. Car où pensez-vous donc que Nicolas Sarkozy s’en soit allé chouiner deux jours après sa condamnation ? Dans Le Figaro, historique réceptacle des hommes politiques de droite ? Nooon, c’était encore prendre le risque d’avoir des journalistes en face de soi. Nicolas Sarkozy est donc allé ouinouiniser « Ce n’est pas moi qui suis humilié, mais la France » sur quatre pages dans les colonnes du journal d’extrême droite Le JDD bollorisé – édité par #Lagardère_Media_News dont il est administrateur, ce qui n’est bien sûr pas mentionné. Où on n’a pas hésité à comparer son triste sort à celui de Monte-Cristo (le comte dumasien, pas les cigares cubains). Et, parce que c’était encore un peu light, quelques pages plus loin, les éditos hebdomadaires des têtes de gondole de CNews Sonia Mabrouk, Christine Kelly et Pascal Praud pleurnichaient en chœur sur l’ex-chef de l’État bientôt au trou. C’est tout juste si la systématique et confraternelle pub du LVMH de Bernard Arnault en der du JDD ne faisait pas la réclame d’un costume Dior à rayures taillé sur mesure pour le pénitencier.

      Ça n’a pas dû leur prendre plus de cinq minutes sur le coin d’une table, à Sonia Mabrouk, Christine Kelly et Pascal Praud, pour pondre leur pensum dans Le JDD, tant c’est là la resucée de leurs indignations, stupeurs et effarements post-condamnation de Nicolas Sarkozy à l’antenne de CNews. Praud en particulier, qui copie-colle une version à peine augmentée de son édito de L’heure des pros du 26 septembre, le lendemain du drame. Délivré sur un ton sépulcral, écrit avec les pieds, pensé avec le trou de balle, il est le fruit de la digestion des éléments de langage du camp Sarkozy (« pas de preuves », « justice implacable avec les dirigeants, laxiste avec les racailles », « règlement de comptes »…). Et donne le la de la journée et même, en l’espèce, du week-end passé à pleurer à chaudes larmes de plateaux en plateaux unilatéraux sur l’injustice faite à ce grand homme d’ex-président, celui-là même à qui le proprio Vincent Bolloré avait aimablement prêté son yacht en 2007 pour s’y reposer sitôt son élection.

      Quand soudain, mardi dernier, plif, plouf, Le Canard enchaîné sort de sa mare cette délicieuse info : Pascal Praud a dîné le 24 septembre, soit la veille du jugement, avec Nicolas Sarkozy (ce qu’il dément). Rhôôô, eh bien, eh bien, eh bien voilà qui est rigolo. Et doublement rigolo quand on sait que, près de trois semaines durant, le triptyque de l’enfer CNews-Europe 1-JDD/JDNews a tartiné sur une prétendue « collusion idéologique » du service public avec le Parti socialiste après la publication d’une vidéo montrant les chroniqueurs de France Inter et France Télévisions Patrick Cohen et Thomas Legrand dans un restaurant avec des cadres du PS publiée par le « média » d’extrême droite L’Incorrect, créé par des proches de Marion Maréchal. Dans cette vidéo, filmée à l’insu des protagonistes, on entend Thomas Legrand dire au secrétaire général du Parti socialiste, Pierre Jouvet, et au président du conseil national du PS, Luc Broussy, faire « ce qu’il faut pour Dati », tandis que Patrick Cohen ne pipe mot. Suffisant pour que les médias Bolloré se lancent dans un de leurs plus impressionnants raids contre le service public, passant du pseudo-scandale Legrand-Cohen à « ouin ouin on nous met une cible dans le dos » après que les dirigeants de Radio France et France Télévisions eurent osé – pour une fois – répliquer à cette attaque en piqué.

      Car il en va ainsi de l’orchestre Bolloré qui aime à accuser ses adversaires de ses propres vilenies, servant au passage la soupe à l’extrême droite partisane de longue date de la privatisation de l’audiovisuel public. Ainsi, Jordan Bardella en a-t-il remis une couche lors de la rentrée politique du Rassemblement national à Bordeaux, le 14 septembre, tandis que Marine Le Pen plussoyait une semaine plus tard, réclamant la tête de la patronne de France Télévisions, Delphine Ernotte.

      C’est pas que ça nous amuse, vous pensez bien, mais par mesure de réciprocité et au vu des exploits sarko-dînatoires de Pascal Praud, nous sommes contraints d’exiger, non pas la fermeture de la chaîne – car nous respectons les journalistes, fussent-ils en carton comme Praud – mais la nationalisation immédiate de CNews. La voilà, la mesure de gauche que recherche avec si peu d’ardeur Sébastien Lecornu pour s’attirer les faveurs des socialistes : exproprier Vincent Bolloré et nationaliser CNews. Qui, rebaptisée PatCoNews, diffusera des éditos de Patrick Cohen en boucle tandis que, ligoté et la tête maintenue pour ne pas la détourner, façon Orange mécanique, Pascal Praud sera contraint de regarder. Si besoin, on est candidats pour lui mettre des gouttes de citron dans les yeux. De rien.

      https://seenthis.net/messages/1136787

    • Sarko c’est le haut du panier, ne pas oublier les autres.
      https://www.mediapart.fr/journal/france/031015/monsieur-gueant-largent-est-reste-sous-votre-matelas

      « Monsieur Guéant, l’argent est resté sous votre matelas ? »
      Devant le tribunal correctionnel, Claude Guéant peine à justifier les compléments de revenus qu’il s’était octroyés quand il était directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy entre 2002 et 2004. Vendredi, il a expliqué qu’il devait, par exemple, rémunérer des informateurs corses, et que cela avait un prix. Le tribunal en est resté interloqué.

  • Le jugement #Sarkozy à lire et à télécharger

    Nous vous offrons ici la copie de travail des magistrats. Elle a été remise aux avocats à la suite du prononcé du jugement et plusieurs médias y ont eu accès. Dont Blast. Il nous parait utile que nos lecteurs en prennent connaissance dans son intégralité. L’usage veut qu’à quelques virgules près, la copie de travail devienne assez rapidement la version définitive.

    https://www.blast-info.fr/articles/2025/le-jugement-sarkozy-a-lire-et-a-telecharger--BmT3bXXQC-y7JH3Ez9RuA

  • Argent #libyen de #Sarkozy : suivez le dénouement du procès en direct | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/250925/argent-libyen-de-sarkozy-suivez-le-denouement-du-proces-en-direct

    Le tribunal judiciaire rend jeudi sa décision dans l’affaire du financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy pour l’élection présidentielle de 2007. Le parquet a requis sept ans de prison et cinq ans d’inéligibilité contre l’ancien chef de l’État. Notre récit en direct avec nos journalistes sur place, dont Fabrice Arfi et Karl Laske depuis la salle d’audience…

    Il est déclaré coupable d’association de malfaiteurs pour avoir participé à une entente pour préparer le délit de corruption en tant que ministre de l’intérieur.

    #champagne

    mais déclaré coupable d’association de malfaiteurs et relaxé de corruption passive, de détournement de fonds publics (libyens) et financement illicite de campagne électorale.

  • « Mimi » époque Sarko
    https://www.off-investigation.fr/mimi-epoque-sarko

    Sous Nicolas Sarkozy, les pressions de l’Élysée ne s’exercent pas que sur Le Monde. À Canal Plus, nous allons découvrir un peu par hasard comment la police des polices est prête à aller très loin dans la violation du secret des sources quand il s’agit de protéger un maillon clé du « clan Sarko » : la très influente Michèle Marchand, amie de Carla Bruni et communicante officieuse du couple présidentiel. Lire la suite : « Mimi » époque Sarko

    #Main_basse_sur_la_presse #Séries #Réservé_aux_abonnés

    • Cette décision majeure bouscule le paysage politique français. Elle intervient quelques jours à peine après le réquisitoire du Parquet national financier qui a demandé sept ans de prison contre Nicolas Sarkozy pour « corruption, association de malfaiteurs, recel de détournement de fonds publics et financement illicite de campagnes électorale » dans l’affaire du financement libyen de sa campagne de 2007

      En ouverture, cette bouse quitte le tribunal avant même le verdict ah ah ah, pour signifier l’illégitimité de celui-ci , outragée car « la république c’est moi », dans 5 minutes).

      La cheffe du premier parti de France condamnée (sans trop de ménagement).
      Un président récent contre qui 7 ans de prison sont requis.

      #politique #institutions #démocratie (en ruine, en route vers la déchèterie, ou en marc he -avanti - vers le fascisme, cf. La manière dont les procès intentés à Trump ont pu lui servir d’appui)

      On fait revivre une fiction, parfois utile, la #séparation_des_pouvoir (il doit pas y avoir d’expression usuelle en Russie pour ça, c’est le côté attardé en avance du pays).

      original : nos journalistes républicains sont tous en vert

      drolatique : un choix d’extraits de vidéos tévé de MLP (celui de 2013 est si adapté qu’on dirait une prophétie auto-réalisatrice : inéligibilité définitive pour tout délit)

      et les couillons de médiapart, toujours occupé à défendre la survie (républicaine, voire vaguement sociale), de dire « justice qui serait politique » avec dédain, en attribuant à MLP et RN une telle vue, qui ne peut être qu’illégitime (puisque c’est elle qui le dit).

  • Au tribunal de Paris, cette fausse avocate suspectée de vol a été interpellée pendant le procès Sarkozy
    https://www.huffingtonpost.fr/justice/article/au-tribunal-de-paris-cette-fausse-avocate-suspectee-de-vol-a-ete-inte

    Toutes les personnes en robe noire n’étaient pas de vrais avocats. Une usurpatrice de 30 ans est soupçonnée de s’être déguisée pour voler ses « confrères » lors d’audiences au tribunal de Paris. Elle a été interpellée ce jeudi 27 mars dans l’après-midi dans la salle où se tenait le procès de l’affaire libyenne de Nicolas Sarkozy, selon une information de Paris Match confirmée à l’AFP par le barreau de Paris.

    La voleuse présumée a été évacuée par des policiers lors d’une suspension. Selon une avocate de parties civiles, qui a aussi assisté à la scène, la femme, âgée d’une trentaine d’années, était déjà à l’audience mercredi. Elle a assuré l’avoir vue jeudi « mettre la main dans le sac » d’une avocate. « Plusieurs policiers sont ensuite arrivés et l’ont interpellée directement ».

    D’après Paris Match, la fausse avocate est aussi accusée « d’avoir procédé de la sorte, depuis plusieurs jours, au tribunal judiciaire de Paris mais aussi à Bobigny ». Le magazine, tout comme Le Parisien, a appris du parquet de Paris qu’une enquête a été ouverte et confiée au commissariat du XVIIe arrondissement.
    « Elle était toujours extrêmement souriante et sympathique »

    D’après ces deux médias, les avocats du barreau de Paris étaient sur leurs gardes depuis plusieurs jours, la voleuse présumée ayant été épinglée sur plusieurs groupes WhatsApp. « Elle se présentait aux audiences en robe, toujours extrêmement souriante et sympathique », a raconté une avocate parisienne, citée par Paris Match, « elle était avec moi à une audience la semaine dernière et elle m’a dérobé 500 € ». La victime présumée s’est « étonnée qu’elle n’ait pas eu de dossier à plaider » en 4 heures d’audience, mais quand elle lui a posé la question, la fausse avocate a « répondu qu’elle était juste venue regarder ».

    Un pénaliste interrogé par Le Parisien a quant à lui décrit une femme « sympa » et qui « fait mine de s’intéresser aux procédures ». « Elle m’a dit être intéressée par le droit économique », a raconté une autre victime dans les colonnes du journal francilien, qui précise qu’une description de la « fausse consœur » avait commencé à se dessiner.

    L’impostrice a fini par être identifiée ce jeudi par des avocats qui ont donné l’alerte sur les boucles WhatsApp, rapporte le quotidien. Plusieurs d’entre eux ont commencé à la prendre en filature… jusqu’à l’étage où avait lieu le procès de Nicolas Sarkozy. Après avoir protesté au moment de son interpellation, la femme a fini par reconnaître la supercherie.

    #anecdote #procès #sarkozy

  • #Procès #Sarkozy-Kadhafi : l’affaire des #tableaux de #Claude_Guéant, achetés par de l’#argent_libyen

    https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/02/20/proces-sarkozy-kadhafi-l-affaire-des-tableaux-de-claude-gueant-achetes-par-d

    Remboursé par de l’argent libyen
    En somme, une personne anonyme achète sur photo deux tableaux pour une somme colossale, sans réclamer d’évaluation, sans que le vendeur paie les droits, et sans que la femme de ménage des Guéant ait jamais vu les peintures. Le ministre envoie en Malaisie les certificats d’authentification, avec une lettre datée du 28 février 2008 dans une enveloppe datée du 27 ; le certificat de 1990, entrecoupé d’une page blanche, est signé par un certain Charles Canet, expert en mobilier. Le document de contrôle des changes de 1990 est truffé de fautes d’orthographe, et la facture est d’ailleurs en euros, alors que la monnaie européenne n’a commencé à circuler qu’en 1999.

    L’enquête, au vrai, est accablante. Les juges ont démontré que le compte saoudien d’un certain Khalid Ali Bugshan – la famille Bugshan est la cinquième fortune d’Arabie saoudite – avait viré 500 000 euros, le 27 février 2008, sur le compte de l’avocat malaisien, qui les avait fait suivre deux jours plus tard sur celui de Claude Guéant. Le même compte saoudien a, par l’intermédiaire d’un compte relais, permis à l’homme d’affaires franco-algérien Alexandre Djouhri de retirer 100 000 euros en espèces, le 2 avril 2009. L’avance faite par Khalid Bugshan a enfin été remboursée, le 25 mars 2010, par de l’argent libyen, par l’intermédiaire de trois comptes rebonds, à hauteur de 600 000 euros.

    Pour l’accusation, c’est Alexandre Djouhri qui était à la manœuvre, avec la complicité de son ami, le banquier franco-djiboutien Wahib Nacer, un cadre d’Indosuez, « la seule banque française présente en Arabie saoudite », explique fièrement le prévenu. M. Djouhri était au mieux avec la famille Bugshan, surtout le père, Cheikh Ali Bugshan, et avait la haute main sur leurs comptes bancaires. « Vous utilisiez ces comptes ? », demande le parquet. « Et alors ? C’est officiel, tranche l’homme d’affaires. Rien ne se faisait sans leur accord. »

    « Un malheureux hasard »
    « Et qu’est-ce que vous savez de ces tableaux ? », demande prudemment la présidente. « Absolument rien, répond Alexandre Djouhri. Je n’étais pas au courant que M. Guéant vendait des tableaux. » Pourtant, au cours d’une perquisition, les policiers ont trouvé un relevé d’identité bancaire de Claude Guéant dans le coffre de M. Djouhri, dont lui seul a la combinaison. Il a suggéré à mi-mot qu’une main indélicate avait ajouté le document dans les scellés. « C’est une accusation grave », observe la présidente. « Il y en aura d’autres, des accusations graves », réplique, sans se démonter, Alexandre Djouhri.

    Les policiers ont aussi trouvé chez lui un papier de Charles Canet, l’expert des tableaux, pour l’achat de fauteuils bergères. « Ce sont des experts qui travaillent tous ensemble », répond M. Djouhri. « C’est un malheureux hasard », propose la présidente. « Ben oui », répond-il. Autre hasard, le fait que son beau-père antiquaire vendait aussi des marines. M. Djouhri hausse les épaules : « Ça fait vingt-cinq ans que je ne lui parlais plus. » « Vous contestez avoir constitué cette série de faux ? », conclut la présidente. « Ben, évidemment », répond le prévenu.

    Il manque à l’audience l’avocat Sivajothi Rajendram, probablement mort depuis. Une de ses conversations avec Mohamed Aref, le beau-frère de Wahib Nacer, a été écoutée, le 27 mars 2015. « Ont-ils découvert quelque chose ou y a-t-il quelque chose à faire ? », demande l’avocat malaisien. « Non ! Ils n’ont rien découvert, ils n’ont rien découvert du tout, ils n’ont rien ! C’est des conneries », répond Mohamed Aref. Puis, s’enquiert le Malaisien, « ils ont trouvé le lien avec Kadhafi ? » « Oui, ils cherchent un lien avec Kadhafi, répond le beau-frère. Mais ils ne cherchent pas au bon endroit. »

    #Franck_Johannès

  • Au procès des financements libyens, Djouhri et Takieddine sur la sellette | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/210125/au-proces-des-financements-libyens-djouhri-et-takieddine-sur-la-sellette

    Alignés devant lui sur leurs chaises, Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux et Claude Guéant se tiennent pensivement le visage ou les mains, tétanisés. Le déluge de gentillesse que déverse Alexandre Djouhri sur eux n’est pas simple à assumer. Les 59 visites de ce dernier à l’Élysée, non plus.

    [...]

    « Les services de renseignement se sont intéressés à vous..., relance la présidente Nathalie Gavarino.

    -- C’est normal ! Quand ils voient que vous êtes dans tel ou tel pays, ils vous approchent tout le temps. Ils vous demandent la température du pays... Moi, je suis un globe-trotter, j’ai été grand-père quatre fois. Je vais pas dire halte au bonheur. À l’attaque ! (Rires dans la salle.)

    -- M. Bousquet de Florian [l’ancien patron du renseignement intérieur – ndlr] a dit qu’il fallait se méfier des intermédiaires.

    -- Je réfute ce mot d’intermédiaire. J’ai toujours monté mes propres affaires. Je n’ai jamais été intermédiaire. Bousquet de Florian, je ne le connais pas. Il fait partie d’un lobby qui s’est opposé à moi. Il fait partie de ce lobby qui a voulu me mettre en état de mort civile. Je suis français ! Quand j’étais en prison à Londres, j’étais attaché par une chaîne de trois mètres, à poil. On m’a baladé à poil pendant six mois, avec six flics !

    -- M. Djouhri...

    -- Ils vous écartent le cul... Ils vous font lever la couille droite, et la couille gauche...

    -- M. Djouhri, il y a des éléments sur tout cela dans le dossier... »

    Le visage de Nicolas Sarkozy et de ses co-prévenus s’est figé un peu plus.

    [...]

    « C’est un faux repenti [Takieddine – ndlr], ce gars n’a aucune crédibilité, il faut être clair, lâche-t-il.

    -- Il dit que c’est vous qui avez commandité son agression sur l’île Moustique [victime d’un accident en 2004, Ziad Takieddine a soupçonné une agression – ndlr]...

    -- C’est Mick Jagger, lui ! Quel contentieux je peux avoir avec lui ? Je vous donne ma parole d’honneur que ce que je vous dis c’est la vérité. »

    [...]

    « Quand je suis rentré [à Paris – ndlr] j’ai regardé de façon plus précise sa situation judiciaire, déclare Claude Guéant. Il n’y avait qu’une seule voie, c’était de se présenter aux juges. Je me suis informé et c’est tout. Il n’y a pas eu la moindre intervention ou démarche auprès des autorités judiciaires. Il était hors de question que M. Senoussi soit traité en dehors du droit.

    -- Pourquoi vous vous renseignez ?, réagit Me Laure Heinich, avocate des parties civiles.

    -- Mon souhait, c’était d’en savoir un peu plus.

    -- Pour réduire à néant la décision de la cour d’appel de Paris ?

    -- Mon souci, c’était de m’informer, c’est tout.

    -- Vous vous considériez comme l’avocat de M. Senoussi ?

    -- Je souhaitais savoir comment les choses se présentaient.

    -- Vous demandez à qui ?

    -- Dans mon entourage... »

    #Croustillants_échanges ! #pop_corn

    • Un ministre chez le terroriste : l’invraisemblable Brice Hortefeux au procès Sarkozy-Kadhafi | #Mediapart

      https://www.mediapart.fr/journal/france/230125/un-ministre-chez-le-terroriste-l-invraisemblable-brice-hortefeux-au-proces

      Un ministre chez le terroriste : l’invraisemblable Brice Hortefeux au procès #Sarkozy-Kadhafi
      Brice Hortefeux a souffert à la barre du tribunal de Paris pour tenter d’offrir une explication rationnelle à sa rencontre secrète, en décembre 2005, avec le numéro deux du régime Kadhafi, #Abdallah_Senoussi, un terroriste condamné. Et un #corrupteur présumé, d’après l’accusation.

      Fabrice Arfi

      23 janvier 2025 à 07h52

      BriceBrice Hortefeux a raconté, mercredi 22 janvier, au tribunal de Paris qui le juge dans l’affaire des financements libyens, une sacrée histoire. Ce proche parmi les proches de Nicolas Sarkozy – son « grand ami », comme un « frère », avait dit de lui l’ancien président de la République lors d’une précédente audience – a dû s’expliquer pendant plus de trois heures, droit comme un I, la #mèche_blonde clairsemée et le #teint passant de la #cire à la #tomate, sur un obscur voyage qu’il a effectué en Libye, le 21 décembre 2005, en tant que ministre délégué aux collectivités territoriales françaises.

      Les dessous de ce voyage, Brice Hortefeux le sait, sont des plus embarrassants. Il a rencontré secrètement, ce jour-là, dans le dos de l’ambassade de France à Tripoli, mais en compagnie de l’agent de corruption présumé Ziad Takieddine, le numéro deux du régime libyen, Abdallah Senoussi, un homme pourtant condamné à la perpétuité et recherché par la France pour avoir organisé un attentat terroriste contre l’avion de ligne #DC-10 de la compagnie #UTA (170 morts).

      S’essayant tant bien que mal aux effets oratoires de Nicolas Sarkozy, qui le regarde quasiment sans discontinuer pendant toute sa déposition avec affection ou commisération – et peut-être un peu des deux –, Brice Hortefeux a fait preuve d’un aplomb déconcertant. L’audience a toutefois paru tourner au calvaire pour lui à mesure que les questions de la présidente, Nathalie Gavarino, des procureurs du PNF puis des avocat·es des parties civiles, se sont infiltrées dans les plis de son histoire ; il faut bien le dire, à dormir debout.

      Rien dans son récit n’a paru partir du bon pied. « Je n’étais pas demandeur de ce voyage [en Libye] », a d’abord dit Brice Hortefeux. Premier souci : des télégrammes diplomatiques exhumés durant l’enquête indiquent qu’il s’agissait pourtant d’une volonté française.

      Il a ajouté qu’il n’y avait, pour lui, « pas d’urgence » à se rendre là-bas, dans la foulée d’une visite de Nicolas Sarkozy, ministre de l’intérieur, début octobre 2005. Deuxième souci : d’autres télégrammes diplomatiques suggèrent le contraire.

      Le sparadrap Takieddine 
      Brice Hortefeux est ensuite formel : Ziad Takieddine n’a joué « aucun rôle » dans l’organisation du déplacement. Troisième souci : le #PNF a fait converger plusieurs éléments matériels du dossier (des notes issues des archives numériques de Takieddine, des rendez-vous avec Hortefeux, des lettres échangées officiellement entre le cabinet Sarkozy et le régime libyen, etc.) qui « confirment le rôle de go-between de Takieddine » entre la France de Sarkozy et la Libye de Kadhafi.

      Takieddine, dont tous les prévenus veulent aujourd’hui se décoller à tout prix, est même au courant, avant l’ambassade de France, de certains changements d’emploi du temps du ministre délégué. « Ce n’est pas moi qui l’informais », peste Hortefeux, qui, confronté aux éléments, ne peut néanmoins les démentir tout à fait. Alors il les minimise, comme il avait tenté de minimiser précédemment sa grande proximité avec l’#intermédiaire.

      « Je n’étais qu’une touche en plus sur la palette d’une Libye souhaitant se rebâtir un mur de respectabilité », assure Hortefeux, qui trouve que l’on donne quand même beaucoup d’importance à son voyage.

      Pour certains, ce voyage n’avait surtout « pas grand sens ». Ce sont les mots utilisés par l’ambassadeur de France en Libye à l’époque, Jean-Luc Sibiude, qui a témoigné au procès il y a quelques jours. Un ancien attaché de sécurité intérieure à Tripoli, le commissaire de police Jean-Guy Pérès, a partagé des sentiments analogues devant le tribunal.

      Conscient des doutes émis sur la nature réelle de son voyage, Brice Hortefeux a pris un ton docte à la barre, paraissant réciter une leçon apprise par cœur sur les ersatz de collectivités locales en Libye, donnant des dates, noyant l’assistance d’acronymes, et s’essayant même à un exercice de géographie administrative comparée entre la Libye et le Maroc…

      Le #terroriste imprévu
      Et puis arrive le moment tant redouté : sa rencontre avec le terroriste Senoussi. « Je me suis retrouvé de manière totalement imprévue chez Senoussi », jure-t-il dans une première phrase, donnant le ton de ce qui va suivre.

      Brice Hortefeux va alors livrer un récit qu’il demande au tribunal de prendre pour argent comptant. « Au cours du dîner officiel [auquel il participe avec la délégation ministérielle, des représentants diplomatiques français et des responsables libyens – ndlr], un Libyen vient me voir pour me dire que je vais rencontrer une personnalité, un membre de la famille de Kadhafi. J’ai pensé que cela pouvait être Saïf al-Islam Kadhafi, le fils, qui était un peu la vitrine. »

      Et, à l’en-croire, « tout va très vite ». Il ne se renseigne pas plus. N’avertit personne de l’ambassade. Ne passe pas le moindre coup de fil, notamment au conseiller diplomatique du ministère de l’intérieur qui l’accompagne, David Martinon. Il disparaît, comme un magicien dans sa boîte, au nez et à la barbe de toutes les autorités françaises présentes au dîner, qui ne s’en inquiètent pas plus que cela au demeurant.

      Il monte alors dans la voiture des Libyens, sans savoir où il se rend, escorté par des policiers locaux. « C’est là que j’ai fait le rapprochement [avec l’attentat] », assure-t-il, sans expliquer précisément comment ni pourquoi il parvient à cette déduction. En attendant, il faut prendre la mesure de la scène décrite : on n’est pas loin du rapt d’un ministre par une puissance étrangère…

      Non, je n’en ai pas parlé à Nicolas Sarkozy.

      Brice Hortefeux sur sa rencontre secrète avec Senoussi
      Brice Hortefeux croit tout de même se souvenir que son officier de sécurité est avec lui. Mais celui-ci a dit le contraire durant l’enquête : « J’accompagnais M. Hortefeux dans tous ses déplacements, jamais je ne l’ai accompagné à une quelconque réunion ou rendez-vous de ce type. Il est bien évident, compte tenu de la nationalité que vous évoquez, que si tel avait été le cas je m’en souviendrais. Compte tenu de la personnalité de M. Hortefeux qui est quelqu’un d’assez craintif, je ne l’imagine absolument pas assister à un rendez-vous de la sorte sans je ne sois présent. »

      Confronté à ce démenti, le prévenu choisit la méthode Coué devant le tribunal, au risque de l’absurde : « C’est une confirmation de ce que je dis, Madame la présidente ! », s’exclame-t-il, avant d’ajouter dans une antiphrase : « Je ne vois pas pourquoi j’irais raconter autre chose que la vérité. »

      « Vous n’avez pas l’idée de faire marche arrière ? », le relance la présidente Gavarino. La question est suivie d’un long silence, épais. Hortefeux y met un terme : « Je comprends très bien la question. Nous sommes en 2025… L’approche n’est pas la même. À l’époque, j’étais un jeune ministre, un simple ministre délégué, pas un proche du président de la République [Jacques Chirac – ndlr]. Je ne me sentais pas investi d’une autorité suffisante pour créer un affront. Est-ce une erreur politique et morale ? bien sûr que oui… vu d’aujourd’hui. »

      Brice Hortefeux décrit ensuite une discussion de quarante minutes, « traduction comprise », au domicile de Senoussi. C’est Takieddine qui joue les interprètes. « M. Senoussi me parle de l’immigration et des frontières. La conversation s’est limitée à cela », déclare Hortefeux, manifestement pressé d’en finir.

      Mais ce n’est pas terminé. 

      « Quand vous rentrez à l’hôtel, dans quel état d’esprit êtes-vous ? », lui demande la présidente, qui essaie de s’inscrire dans la logique des mots du prévenu.

      -- J’ai compris que j’ai été piégé, répond Hortefeux.

      -- Vous avez été sidéré ?, poursuit la magistrate.

      -- Stupéfait, oui, dit le lieutenant de Sarkozy.

      -- Vous en avez parlé à Nicolas Sarkozy ?

      -- Non, je n’en ai pas parlé à Nicolas Sarkozy. C’est une attitude humaine, faillible. Quand on tombe dans un piège, on ne va pas s’en vanter, on ne va pas le crier sur tous les toits. D’autant qu’il ne s’est rien passé de grave pendant cette rencontre », affirme Hortefeux, qui paraît ne pas réaliser que, même si on doit accepter comme vraisemblable sa version, la rencontre d’un terroriste recherché par la France avec un ministre français est en soi un scandale.

      La #glissade
      Comment Brice Hortefeux réagit-il auprès de Takieddine pour lui signifier son mécontentement après le « piège », le « guet-apens » qui lui aurait été tendu par l’intermédiaire ? Il ne réagit pas, explique-t-il à la barre. Il n’appelle pas l’intermédiaire. Il ne lui dit juste… rien. Pas plus qu’il n’alerte l’ambassade après-coup.

      Un premier procureur du PNF s’accroche avec Hortefeux : « Je me demande si vous croyez vous-même à ce que vous dites. » Puis un second, patiemment, essaie de comprendre la logique du raisonnement du prévenu. Sans succès. À chaque invraisemblance ou contradiction relevée, Brice Hortefeux se mue en robot qui répète les mêmes éléments de langage à l’envi : « Je suis ici pour un supposé financement libyen et il n’y a pas eu de financement ! »

      « Est-ce que ce n’était pas un rendez-vous prévu, tout simplement ? », lâche finalement le procureur. Brice Hortefeux, de marbre : « Non, parce que si c’était prévu, je n’y serais pas allé. »

      La question était depuis belle lurette sur toutes les lèvres. Et pour cause : la « mésaventure » de Brice Hortefeux en Libye est tout sauf une nouveauté. Trois mois plus tôt, le directeur de cabinet de Sarkozy, #Claude_Guéant, avait lui aussi rencontré secrètement à Tripoli Senoussi, en la seule présence de Takieddine. Et lui aussi plaide aujourd’hui le « piège ». Et lui non plus n’en a pas parlé à Sarkozy après-coup. Comme il n’a pas définitivement coupé les ponts avec le machiavélique Takieddine.

      Voilà donc deux sommités françaises qui se retrouvent, à trois mois d’intervalle, au contact d’un terroriste condamné et recherché, et qui n’y trouvent strictement rien à redire. Il ne fait décidément pas bon être #sarkozyste en Libye. 

      « Est-ce que vous n’essayez pas de vous faire passer pour plus… naïf que vous ne l’êtes ? », demande à Hortefeux l’avocate de l’association #Anticor, Claire Josserand-Schmidt. « Candide, oui, pas #naïf », corrige le prévenu.

      « Ce moment, votre rencontre avec Senoussi, est une bascule », tente de solenniser l’avocate. Après Guéant la semaine dernière, c’est en effet un deuxième domino du jeu sarkozyste qui est sérieusement ébranlé au procès des financements libyens.

      Car si les deux rencontres avec l’infréquentable Senoussi n’étaient pas des pièges mais bien un rendez-vous secret, organisé, comme semble le penser l’accusation, que couvre le mensonge commun des deux plus proches collaborateurs de Sarkozy ?

      La réponse est peut-être à trouver dans les éléments du dossier d’instruction, sur lesquels le tribunal reviendra lors d’audiences ultérieures.

      La spontanéité, cinq ans après, en réponse à une question d’un journaliste, c’est long…

      Claire Josserand-Schmidt, avocate d’Anticor
      D’une part, Senoussi et Takieddine ont affirmé durant l’enquête que ces réunions étaient liées à des discussions sur le débouclage d’un financement occulte dans la perspective de la campagne présidentielle de Nicolas #Sarkozy. D’autre part, le voyage de Hortefeux en #Libye a, de fait, précédé de quelques jours le versement par le régime #Kadhafi de fonds, dont une partie s’est retrouvée sur un compte secret aux #Bahamas d’un proche de l’ancien président, #Thierry_Gaubert. Qui est aussi un intime de Brice Hortefeux. Et de #Takieddine.

      Dans les derniers instants de son audition, Brice Hortefeux essaye d’abattre sa dernière carte : « Je n’ai rien à cacher puisque c’est moi qui ai révélé spontanément ce rendez-vous avec Senoussi ! »

      C’est inexact, lui a rappelé #Claire_Josserand-Schmidt. Brice Hortefeux a parlé pour la première fois publiquement de ce rendez-vous à la suite d’un appel de Mediapart, le 27 avril 2012, à la veille de la révélation d’une note libyenne faisant état d’une réunion entre lui et… Abdallah Senoussi (à une autre date que le 21 décembre 2005). « J’ai répondu spontanément à la question d’un journaliste », se reprend Hortefeux, qui ne craint pas les acrobaties langagières. « La spontanéité, cinq ans après, en réponse à une question d’un journaliste, c’est long… », commente l’avocate.

      « De toute façon, cette réunion [avec #Senoussi] n’a eu aucune conséquence. Il ne s’est rien passé », a martelé #Hortefeux. Il termine sa journée comme un athlète fatigué qui a tenté l’escalade d’un mur de verre, mais sans prise. Inéluctablement, il glisse.

      Le procès se poursuit jeudi 23 janvier. 

      #Fabric_Arfi

    • Saïf al-Islam Kadhafi sort de son silence et réitère ses accusations contre Nicolas Sarkozy
      https://rfi.my/BL4f

      ► Pourquoi et comment Saïf al-Islam Kadhafi a répondu à RFI par écrit ? Saïf al-Islam Kadhafi a répondu à nos questions et nos demandes de précisions par écrit, au travers d’une personne de confiance de son entourage. Il n’a pas voulu utiliser directement de ligne téléphonique internationale qui permettrait de le localiser. Son entourage affirme qu’il a très peu confiance dans les médias. Après plusieurs demandes de RFI, il a finalement accepté de s’exprimer dans le contexte de l’ouverture du procès. RFI a pu vérifier son identité. C’est la première fois depuis 2011 qu’il s’exprime dans un média sur l’affaire du financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007

      repris par France24 https://f24.my/AtA2

  • Prise en charge des affections longue durée : ce qui se passe depuis Sarkozy est gravissime – Libération
    https://www.liberation.fr/societe/sante/prise-en-charge-des-affections-longue-duree-ce-qui-se-passe-depuis-sarkoz
    https://www.liberation.fr/resizer/4fQQZ9rz3r0YowjSgNoBgjb3AD0=/1200x630/filters:format(jpg):quality(70):focal(2371x1106:2381x1116)/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/liberation/IZ7SLVPTYNA2XKRFYHLV6N4EKM.jpg

    « La protection sociale est plus un coût dans la compétitivité internationale qu’un avantage », expliquait l’économiste Eric Le Boucher dans le Figaro en 2006, alors que Nicolas Sarkozy entamait sa longue marche vers la présidentielle, avec son slogan fétiche « Travailler plus pour gagner plus », et parmi les mesures phares de son projet néolibéral la mise en place de franchises sur les soins, au nom de la responsabilisation… des cancéreux, des accidentés du travail, des diabétiques et des insuffisants rénaux. « Y a-t-il une assurance sans franchise ? » demandait-il, goguenard, devant un public conquis. Dix-huit ans plus tard, le travail de sape a bien avancé. Les franchises sur les soins ont été adoptées en 2007, malgré une forte mobilisation et la grève des soins entamée par Bruno-Pascal Chevalier, militant du sida aujourd’hui décédé. Le périmètre des affections de longue durée (ALD) bénéficiant d’une prise en charge à 100 % a été redéfini, à la baisse, avec la sortie de l’hypertension artérielle (HTA) sévère, ce qui a touché des millions de personnes, au motif que la HTA n’était pas une maladie, mais un facteur de risque. Qu’importe la cohérence financière, car évidemment traiter les maladies chroniques dès le départ pour éviter leur aggravation abaisse le coût final pour la collectivité. Qu’importe l’écart d’espérance de

  • Avec mon #maroquin, j’avais l’air d’un #con... :-D :-D :-D

    "Prime aux #sarkozystes et entre-soi #parisien : les #cocus du #gouvernement #Attal

    Sur le papier, le gouvernement rajeunit par l’entremise de Gabriel Attal et se droitise à travers des prises de guerre, comme Rachida Dati et Catherine Vautrin. En réalité, rien ne change. Ces pseudo-bouleversements font des déçus parmi les « oubliés » de la Macronie… et surtout parmi les Français. (...)"

    #politique #France #Tartuffe #Guignol_s_Band #escamoteur #bonneteau #jeu_de_dupe #humour #farce #seenthis #vangauguin

    https://www.marianne.net/politique/gouvernement/gouvernement-attal-en-depit-des-apparences-le-macronisme-na-pas-du-tout-re

  • Comprendre l’affaire libyenne de Sarkozy - entretien avec Fabrice Arfihttps://www.youtube.com/watch?v=0eI90NJLnmA&ab_channel=LaMatinaled%27Ostpolitik

    Dans cet entretien réalisé le 31 août 2023 sur ma chaîne Twitch, on revient avec Fabrice Arfi sur l’affaire des financements libyens sur laquelle il enquête avec Karl Laske depuis plus de 10 ans. On parle aussi de la corruption en France et du traitement médiatique de ces affaires.

  • JDD : Sarkozy soutient Lejeune et Bolloré, victime d’un « procès en sorcellerie » avec la reprise de l’hebdo
    https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/jdd-sarkozy-soutient-lejeune-et-bollore-victime-d-un-proces-en-sorcel

    Nombre d’observateurs voient effectivement dans l’arrivée de Geoffroy Lejeune, ancien directeur de l’hebdo Valeurs Actuelles, marqué à l’extrême droite, la main de Vincent Bolloré, milliardaire aux opinions réputées ultra-conservatrices.

    « Il a le droit d’avoir des convictions », a pour sa part tranché l’ancien président de la République sur TF1, avant de s’interroger : « Quand tant de journaux sont engagés à gauche, est-ce qu’on n’a pas le droit d’avoir un journal qui soit engagé au centre droit ? Est-ce que c’est ça qui est choquant ? »

    C’est très marrant, parce que récemment on a eu une discussion à table avec les enfants, qui voulaient savoir si c’était vrai que les gens d’extrême-droite n’aiment pas qu’on dise qu’ils sont d’extrême-droite.

    Je crois que là, la réponse elle est vite répondue…