• Sauvegardez !
    https://framablog.org/2021/04/23/sauvegardez

    Régulièrement, un accident qui entraine la #perte_de_données importantes nous rappelle l’importance des sauvegardes. L’incendie du centre de données d’OVH à Strasbourg le 10 mars dernier a été particulièrement spectaculaire, car de nombreuses personnes et organisations ont été touchées, … Lire la suite­­

    #Non_classé #backup #sauvegarde

  • « Pour un retour de l’#honneur de nos gouvernants » : 20 #généraux appellent Macron à défendre le #patriotisme

    (attention : toxique)

    À l’initiative de #Jean-Pierre_Fabre-Bernadac, officier de carrière et responsable du site Place Armes, une vingtaine de généraux, une centaine de hauts-gradés et plus d’un millier d’autres militaires ont signé un appel pour un retour de l’honneur et du #devoir au sein de la classe politique. Valeurs actuelles diffuse avec leur autorisation la lettre empreinte de conviction et d’engagement de ces hommes attachés à leur pays.

    Monsieur le Président,
    Mesdames, Messieurs du gouvernement,
    Mesdames, Messieurs les parlementaires,

    L’heure est grave, la #France est en #péril, plusieurs #dangers_mortels la menacent. Nous qui, même à la retraite, restons des soldats de France, ne pouvons, dans les circonstances actuelles, demeurer indifférents au sort de notre beau pays.

    Nos #drapeaux tricolores ne sont pas simplement un morceau d’étoffe, ils symbolisent la #tradition, à travers les âges, de ceux qui, quelles que soient leurs couleurs de peau ou leurs confessions, ont servi la France et ont donné leur vie pour elle. Sur ces drapeaux, nous trouvons en lettres d’or les mots « #Honneur_et_Patrie ». Or, notre honneur aujourd’hui tient dans la dénonciation du #délitement qui frappe notre #patrie.

    – Délitement qui, à travers un certain #antiracisme, s’affiche dans un seul but : créer sur notre sol un mal-être, voire une #haine entre les communautés. Aujourd’hui, certains parlent de #racialisme, d’#indigénisme et de #théories_décoloniales, mais à travers ces termes c’est la #guerre_raciale que veulent ces partisans haineux et fanatiques. Ils méprisent notre pays, ses traditions, sa #culture, et veulent le voir se dissoudre en lui arrachant son passé et son histoire. Ainsi s’en prennent-ils, par le biais de statues, à d’anciennes gloires militaires et civiles en analysant des propos vieux de plusieurs siècles.

    – Délitement qui, avec l’#islamisme et les #hordes_de_banlieue, entraîne le détachement de multiples parcelles de la nation pour les transformer en territoires soumis à des #dogmes contraires à notre #constitution. Or, chaque Français, quelle que soit sa croyance ou sa non-croyance, est partout chez lui dans l’Hexagone ; il ne peut et ne doit exister aucune ville, aucun quartier où les lois de la #République ne s’appliquent pas.

    – Délitement, car la haine prend le pas sur la #fraternité lors de manifestations où le pouvoir utilise les #forces_de_l’ordre comme agents supplétifs et boucs émissaires face à des Français en #gilets_jaunes exprimant leurs désespoirs. Ceci alors que des individus infiltrés et encagoulés saccagent des commerces et menacent ces mêmes forces de l’ordre. Pourtant, ces dernières ne font qu’appliquer les directives, parfois contradictoires, données par vous, gouvernants.

    Les #périls montent, la #violence s’accroît de jour en jour. Qui aurait prédit il y a dix ans qu’un professeur serait un jour décapité à la sortie de son collège ? Or, nous, serviteurs de la #Nation, qui avons toujours été prêts à mettre notre peau au bout de notre engagement – comme l’exigeait notre état militaire, ne pouvons être devant de tels agissements des spectateurs passifs.

    Aussi, ceux qui dirigent notre pays doivent impérativement trouver le courage nécessaire à l’#éradication de ces dangers. Pour cela, il suffit souvent d’appliquer sans faiblesse des lois qui existent déjà. N’oubliez pas que, comme nous, une grande majorité de nos concitoyens est excédée par vos louvoiements et vos #silences coupables.

    Comme le disait le #cardinal_Mercier, primat de Belgique : « Quand la #prudence est partout, le #courage n’est nulle part. » Alors, Mesdames, Messieurs, assez d’atermoiements, l’heure est grave, le travail est colossal ; ne perdez pas de temps et sachez que nous sommes disposés à soutenir les politiques qui prendront en considération la #sauvegarde_de_la_nation.

    Par contre, si rien n’est entrepris, le #laxisme continuera à se répandre inexorablement dans la société, provoquant au final une #explosion et l’intervention de nos camarades d’active dans une mission périlleuse de #protection de nos #valeurs_civilisationnelles et de sauvegarde de nos compatriotes sur le territoire national.

    On le voit, il n’est plus temps de tergiverser, sinon, demain la guerre civile mettra un terme à ce #chaos croissant, et les morts, dont vous porterez la #responsabilité, se compteront par milliers.

    Les généraux signataires :

    Général de Corps d’Armée (ER) Christian PIQUEMAL (Légion Étrangère), général de Corps d’Armée (2S) Gilles BARRIE (Infanterie), général de Division (2S) François GAUBERT ancien Gouverneur militaire de Lille, général de Division (2S) Emmanuel de RICHOUFFTZ (Infanterie), général de Division (2S) Michel JOSLIN DE NORAY (Troupes de Marine), général de Brigade (2S) André COUSTOU (Infanterie), général de Brigade (2S) Philippe DESROUSSEAUX de MEDRANO (Train), général de Brigade Aérienne (2S) Antoine MARTINEZ (Armée de l’air), général de Brigade Aérienne (2S) Daniel GROSMAIRE (Armée de l’air), général de Brigade (2S) Robert JEANNEROD (Cavalerie), général de Brigade (2S) Pierre Dominique AIGUEPERSE (Infanterie), général de Brigade (2S) Roland DUBOIS (Transmissions), général de Brigade (2S) Dominique DELAWARDE (Infanterie), général de Brigade (2S) Jean Claude GROLIER (Artillerie), général de Brigade (2S) Norbert de CACQUERAY (Direction Générale de l’Armement), général de Brigade (2S) Roger PRIGENT (ALAT), général de Brigade (2S) Alfred LEBRETON (CAT), médecin Général (2S) Guy DURAND (Service de Santé des Armées), contre-amiral (2S) Gérard BALASTRE (Marine Nationale).

    https://www.valeursactuelles.com/politique/pour-un-retour-de-lhonneur-de-nos-gouvernants-20-generaux-appellen

    La une :

    #appel #généraux #valeurs_actuelles #lettre #lettre_ouverte #armée #soldats

    ping @isskein @karine4

    • 2022 : « l’étrange défaite » qui vient

      Pour Marc Bloch, auteur de L’Étrange défaite, la cause de la débâcle de juin 1940 n’était pas seulement militaire mais d’abord politique. De la même façon, le désastre annoncé de printemps 2022 n’est pas seulement de nature électorale. La débâcle de la démocratie se construit depuis des mois par une sorte de capitulation rampante et générale face à l’extrême droite.

      « Un jour viendra, tôt ou tard, où la France verra de nouveau s’épanouir la liberté de pensée et de jugement. Alors les dossiers cachés s’ouvriront ; les brumes, qu’autour du plus atroce effondrement de notre histoire commencent, dès maintenant, à accumuler tantôt l’ignorance et tantôt la mauvaise foi, se lèveront peu à peu . »

      Ainsi s’ouvre L’Étrange défaite écrite par Marc Bloch au lendemain de la capitulation de l’armée française en juin 1940. « À qui la faute ? », se demande-t-il. Quels mécanismes politiques ont conduit à ce désastre et à l’effondrement d’une République ? Si les militaires, et surtout l’état-major, sont aux premières loges des accusés, nul n’échappe à l’implacable regard de l’historien : ni les classes dirigeantes qui ont « préféré Hitler au Front Populaire », ni la presse mensongère, ni le pacifisme munichois, ni la gauche qui n’a pas eu besoin de ses adversaires pour ensevelir ce Front populaire qui fit si peur aux bourgeois.

      Les « brumes », l’aveuglement et la soumission passive aux récits des futurs vainqueurs ont conduit inexorablement à une #capitulation_anticipée. Comment ne pas y reconnaître la logique des moments sombres que nous vivons sidérés.

      La banalisation de la menace factieuse

      Sidérés, nous le sommes à coup sûr quand il faut attendre six jours pour qu’une menace de sédition militaire (http://www.regards.fr/politique/societe/article/lettre-des-generaux-un-texte-seditieux-qui-menace-la-republique) signée le 21 avril 2021 par une vingtaine de généraux en retraite, mais aussi par de nombreux officiers, commence à faire un peu réagir.

      Sidérés, nous le sommes par la légèreté de la réponse gouvernementale. Un tweet de la ministre des Armées (https://www.lemonde.fr/politique/article/2021/04/25/la-gauche-s-insurge-contre-une-tribune-de-militaires-dans-valeurs-actuelles-) ne parle que « d’#irresponsabilité » de « généraux en retraite ». Pour #Florence_Parly le soutien que leur apporte Marine Le Pen « reflète une méconnaissance grave de l’institution militaire, inquiétant pour quelqu’un qui veut devenir cheffe des armées ». N’y aurait-il à voir que de l’irresponsabilité militaire et de l’incompétence politique ?

      Il faut attendre le lundi 26 avril pour que Agnès Runacher secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances s’avise (https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/un-quarteron-de-generaux-en-charentaises-la-tribune-de-militaires-dans-v) que le texte a été publié jour pour jour 60 ans après l’appel des généraux d’Alger. En parlant de « quarteron de généraux en charentaises », elle semble considérer que la simple paraphrase d’une expression de l’allocution de De Gaulle, le 23 avril 1961 suffira à protéger la démocratie. Ce dernier, plus martial, en uniforme, parlait surtout de « putsch » et d’un « groupe d’officiers ambitieux et fanatiques ».

      Sidérés, nous le sommes par le #silence persistant, cinq jours après la publication du texte factieux, de l’essentiel les leaders de la droite, du centre, de la gauche et des écologistes.

      Sidérés, nous sommes encore de l’isolement de ceux qui appellent un chat un chat tels Éric Coquerel, Benoît Hamon ou Jean Luc Mélenchon. Ce dernier rappelle au passage que l’article 413-3 du code pénal prévoit cinq ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende pour provocation à la désobéissance des militaires.

      Sidérés, nous le sommes enfin, pendant une semaine, de la #banalisation de l’événement par des médias pourtant prompts à se saisir du buzz des « polémiques ». Le 25 avril (https://rmc.bfmtv.com/emission/tribunes-de-militaires-les-gens-n-ont-pas-confiance-dans-les-politiques-m), RMC/BFM, dans les Grandes Gueules, n’hésite pas à présenter l’appel sur fond de Marseillaise, à moquer « la gauche indignée » en citant Jean Luc Mélenchon et Éric Coquerel, et à débattre longuement avec l’initiateur du texte, Jean-Pierre Fabre-Bernadac. Jack Dion, ancien journaliste de L’Humanité (1970-2004), n’hésite pas à écrire (https://www.marianne.net/agora/les-signatures-de-marianne/malgre-ses-relents-putschistes-la-tribune-des-ex-generaux-met-le-doigt-la-) dans Marianne le 28 avril : « Malgré ses relents putschistes, la tribune des ex généraux met le doigt là où ça fait mal. » Il faut croire donc que cet appel factieux et menaçant ne fait pas polémique après l’appel à l’insurrection de Philippe de Villiers dont on oublie qu’il est le frère aîné d’un autre général ambitieux, Pierre de son prénom, chef d’état-major des armées de 2010 à 2017.

      Qui sont donc les ennemis que ces militaires appellent à combattre pour sauver « la Patrie » ? Qui sont les agents du « délitement de la France » ? Le premier ennemi désigné reprend mot pour mot les termes de l’appel des universitaires publié le 1 novembre 2020 sous le titre de « #Manifeste_des_100 » (https://manifestedes90.wixsite.com/monsite) : « un certain antiracisme » qui veut « la guerre raciale » au travers du « racialisme », « l’indigénisme » et les « théories décoloniales ». Le second ennemi est « l’islamisme et les hordes de banlieue » qui veulent soumettre des territoires « à des dogmes contraires à notre constitution ». Le troisième ennemi est constitué par « ces individus infiltrés et encagoulés saccagent des commerces et menacent ces mêmes forces de l’ordre » dont ils veulent faire des « boucs émissaires ».

      Chacune et chacun reconnaîtra facilement les islamo-gauchistes, les séparatistes et les black blocs, ces épouvantails stigmatisés, dénoncés, combattus par le pouvoir comme par une partie de l’opposition. Ce texte a au moins une vertu : il identifie clairement la nature fascisante des diatribes de Jean-Michel Blanquer, Gérald Darmanin ou Frédérique Vidal. Il renvoie à leur responsabilité celles et ceux qui gardent le silence, organisent le débat public autour de ces thématiques sur la scène médiatique, s’abstiennent à l’Assemblée sur des textes de loi à la logique islamophobe – quand ils ne votent pas pour –, signent des tribunes universitaires pour réclamer une police de la pensée. Il renvoie à ses responsabilités le Bureau national du Parti socialiste qui, dans sa résolution du 27 avril (https://partisocialiste92.fr/2021/04/27/resolution-du-bureau-national-a-la-suite-dune-tribune-de-militaire), persiste à affirmer « qu’il serait absurde de chercher à nier ces sujets qui nous font face » comme « ces #minorités_agissantes » qui prônent la « #désaffiliation_républicaine ».

      Baromètre incontesté des dérives intellectuelles, l’omniprésent #Michel_Onfray, aujourd’hui obsédé par la décadence de la France, ne partage-t-il pas le diagnostic des factieux ? Sa sentence du 27 avril dans la matinale d’Europe 1 (https://www.europe1.fr/societe/sur-le-terrorisme-la-parole-presidentielle-est-totalement-devaluee-estime-on), « l’intérêt de l’#islamo-gauchisme est de détruire la nation, la souveraineté nationale, la France, l’histoire de France, tout ce qui constitue la France », est immédiatement reprise par Valeurs actuelles (https://www.valeursactuelles.com/politique/pour-michel-onfray-linteret-de-lislamo-gauchisme-est-de-detruire-l). Quelques jours plus tôt, dans une envolée digne de Gérald Darmanin, il assénait au Point (https://www.lepoint.fr/debats/michel-onfray-on-a-un-seul-probleme-en-france-c-est-que-la-loi-n-est-pas-res) : « On a un seul problème en France, c’est que la loi n’est pas respectée ». Mais de quelle loi parle Michel Onfray quand il ajoute, à propos du verdict en appel du procès des jeunes de Viry-Châtillon : « Il y a des gens à qui on dit : […] peut-être que vous faites partie de ceux qui auraient pu tuer, mais la preuve n’est pas faite, on est pas sûr que c’est vous, allez, vous pouvez rentrer chez vous. L’affaire est terminée pour vous. » Pour Michel Onfray, le scandale n’est pas la mise en accusation délibérée d’innocents par une police en quête désespérée de coupables mais un principe de droit : la présomption d’innocence elle-même !

      La capitulation rampante

      Voilà où nous en sommes. Voilà pourquoi il est pour beaucoup si difficile de se scandaliser d’un appel factieux quand les ennemis désignés sont ceux-là même qui sont désignés à longueur d’antenne et de déclaration politique dans ce désastreux consensus « républicain » réunissant l’extrême droite, la droite et une partie de la gauche.

      Chacune et chacun y va de sa surenchère. #Anne_Hidalgo (https://www.nouvelobs.com/edito/20201125.OBS36577/derriere-la-gueguerre-entre-hidalgo-et-les-ecolos-la-pomme-de-discorde-de) enjoint les Verts « d’être au clair avec la République » à propos de la laïcité alors même que #Yannick_Jadot (https://www.lepoint.fr/politique/loi-contre-le-separatisme-la-gauche-denonce-un-texte-qui-ne-regle-rien-07-02) demande de « sortir de toute naïveté et de toute complaisance », pour « combattre l’islam politique », proposant de « contrôler les financements des associations » et de « renforcer tous les dispositifs sur le contrôle des réseaux sociaux ».

      La discussion et le vote de la loi sur le « séparatisme », puis les débats hallucinants sur l’organisation de « réunions non mixtes » au sein du syndicat étudiant Unef nous en a fourni un florilège. Pour le communiste #Stéphane_Peu (http://www.le-chiffon-rouge-morlaix.fr/2021/02/separatisme-une-loi-equilibree-se-serait-attachee-a-renforc) comme pour le socialiste #Olivier_Faure (https://www.europe1.fr/politique/projet-de-loi-contre-les-separatismes-olivier-faure-craint-une-surenchere-40), la question n’est pas de combattre sur le fond la notion de « #séparatisme » mais de rester dans une « loi équilibrée » qui « renforce la #République » (Peu) et d’éviter « la surenchère » (Faure). L’un comme l’autre et comme nombre de députés de leurs groupes, s’abstiendront lors du vote à l’Assemblée nationale. Seule La France insoumise a sauvé l’honneur et dénoncé, notamment par la voix de #Clémentine_Autain (https://www.lepoint.fr/politique/loi-contre-le-separatisme-la-gauche-denonce-un-texte-qui-ne-regle-rien-07-02) dès le 16 février, une loi qui « ouvre la boîte de Pandore pour des idées qui stigmatisent et chassent les musulmans » et « nous tire vers l’agenda de l’extrême droite ».

      Si le débat parlementaire gomme un peu les aspérités, l’affaire des réunions « non mixtes » au sein de l’Unef est l’occasion d’un déferlement de sincérité imbécile. On n’en attendait pas moins de #Manuel_Valls (https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien-22-mars-2021) qui s’empresse de poser l’argument clef de la curée : « Les réunions "racialisées" légitiment le concept de race ». Le lendemain #Marine_Le_Pen (https://www.francetvinfo.fr/politique/marine-le-pen/video-il-faut-poursuivre-l-unef-un-syndicat-qui-commet-des-actes-racist) le prend au mot et réclame des poursuites contre ces actes racistes. Anne Hidalgo (https://www.europe1.fr/politique/reunions-non-mixtes-a-lunef-cest-tres-dangereux-juge-anne-hidalgo-4032954) apporte sa voix contre une pratique qu’elle considère comme « très dangereuse » au nom de « ses convictions républicaines ». Olivier Faure (https://www.youtube.com/watch?v=rifRSrm7lpU

      ), moins « équilibré » que sur la loi contre le « séparatisme » renchérit comme « une dérive incroyable ».

      Quelle « dérive » ? Tout simplement « l’idée que sont légitimes à parler du racisme les seules personnes qui en sont victimes », alors que « c’est l’inverse qu’il faut chercher ». Dominés restez à votre place, nous parlerons pour vous ! Aimé Césaire dans sa lettre à Maurice Thorez (https://lmsi.net/Lettre-a-Maurice-Thorez), dénonçait ce qu’il nommait le « #fraternalisme » : « Un grand frère qui, imbu de sa supériorité et sûr de son expérience, vous prend la main pour vous conduire sur la route où il sait se trouver la Raison et le Progrès. » Or, ajoutait-il, « c’est très exactement ce dont nous ne voulons plus » car « nous ne (pouvons) donner à personne délégation pour penser pour nous. »

      Olivier Faure revendique un « #universalisme » que ne renierait pas le candidat communiste à la présidentielle, #Fabien_Roussel pour qui « les réunions segmentées selon la couleur de sa peau, sa religion ou son sexe, ça divise le combat ». Le PCF (https://www.pcf.fr/actualite_derri_re_les_attaques_contre_l_unef_une_d_rive_autoritaire_et_antid_mo) n’hésite pas à défendre en théorie l’Unef tout en se joignant cœur réactionnaire des condamnations de ses pratiques.

      #Audrey_Pulvar (https://www.lci.fr/politique/demander-a-une-personne-blanche-de-se-taire-dans-une-reunion-non-mixte-pulvar-cr) cherchant peut-être un compromis dans la présence maintenue mais silencieuse d’un blanc dans une réunion de personnes racisées, se prend une volée de bois vert du chœur des bonnes âmes universalistes. La « dilution dans l’universel » est bien « une façon de se perdre » comme l’écrivait encore Aimé Césaire en 1956.

      Ce chœur hystérisé, rien ne le fera taire, ni le rappel élémentaire d’#Eric_Coquerel (https://www.facebook.com/watch/?v=773978356575699) que les #groupes_de_parole sont « vieux comme le monde, comme le mouvement féministe, comme les alcooliques anonymes », ni la prise du conscience de l’énormité morale, politique et juridique des positions prises ainsi dans une émotion révélatrice.

      Refuser de comprendre que la parole des dominées et dominés a besoin de se constituer à l’abri des dominants, c’est nier, de fait, la #domination. Ce déni de la domination, et de sa #violence, est une violence supplémentaire infligée à celles et ceux qui la subissent.

      Au passage, une partie de la gauche a par ailleurs perdu un repère simple en matière de liberté : la liberté de réunion est la liberté de réunion. Elle n’est plus une liberté si elle est sous condition de surveillance par une présence « hétérogène ». À quand les réunions de salariés avec présence obligatoire du patron ? Les réunions de femmes avec présence obligatoire d’un homme ? Les réunions d’étudiants avec présence obligatoire d’un professeur ? Les réunions de locataires avec présence obligatoire du bailleur ? Les réunions d’antiracistes avec présence obligatoire d’un raciste ?

      Ces héritiers et héritières d’une longue tradition politique liée aux luttes sociales révèle ainsi leur déconnexion avec les mobilisation d’aujourd’hui, celles qui de #MeToo à Black Lives Matter ébranlent le monde et nous interrogent sur quelle humanité nous voulons être au moment où notre survie est officiellement en question. Ces mouvements de fond martèlent, 74 ans après Aimé Césaire, que « l’heure de nous-mêmes a sonné. »

      Nul doute, hélas, que ce qui fait ainsi dériver des femmes et des hommes issus de la #gauche, c’est le poids pas toujours avoué, mais prégnant et souvent irrationnel, de l’#islamophobie. Cette adhésion générale à un complotisme d’État (https://blogs.mediapart.fr/alain-bertho/blog/041220/l-etat-t-il-le-monopole-du-complotisme-legitime) touche plus fortement les espaces partisans, voire universitaires, que le monde associatif. On a pu le constater lors de la dissolution du #Collectif_contre_l’islamophobie_en_France (#CCIF) fin 2020 quand la fermeté les protestations de la Ligue des droits de l’Homme (https://blogs.mediapart.fr/gabas/blog/031220/ldh-dissolution-politique-du-ccif) ou d’Amnesty international (https://www.amnesty.fr/presse/france-la-fermeture-dune-association-antiraciste-e) n’a eu d’égale que la discrétion de la gauche politique. La palme du mois d’avril revient sans conteste à #Caroline_Fourest (https://twitter.com/i/status/1384567288922259467) qui lors du lancement des États Généraux de la Laïcité a pu déclarer sans frémir que « ce mot islamophobie a tué les dessinateurs de Charlie Hebdo et il a tué le professeur Samuel Paty ».

      Oui voilà ou nous en sommes. La menace d’une victoire du #Rassemblement_national ne se lit pas que dans les sondages. Elle se lit dans les #renoncements. Elle s’enracine dans la banalisation voire le partage de ses thématiques disciplinaires, de ses émotions islamophobes, de son vocabulaire même.

      L’évitement politique du réel

      Il faut vraiment vivre dans une bulle, au rythme de réseaux sociaux hégémonisés par l’extrême droite, loin des réalités des quartiers populaires, pour considérer que l’islam et les réunions non mixtes sont les causes premières du délitement des relations collectives et politiques dans ce pays.

      Quelle République, quelle démocratie, quelle liberté défend-on ici avec ces passions tristes ? Depuis plus d’un an, la réponse gouvernementale à l’épreuve sanitaire les a réduites à l’état de fantômes. L’#état_d’urgence sanitaire est reconduit de vague en vague de contamination. Notre vie est bornée par des contrôles, des interdictions et des attestations. Les décisions qui la règlent sont prises par quelques-uns dans le secret délibératif d’un Conseil de défense. Nous vivons suspendus aux annonces du président et de quelques ministres et, de plus de plus en plus, du président seul, autoproclamé expert omniscient en gestion de pandémie. Nous n’avons plus prise sur notre vie sociale, sur nos horaires, sur notre agenda, sur notre avenir même très proche. Nous n’avons plus de lieu de délibération, ces lieux qui des clubs révolutionnaires de 1789 aux ronds-points des gilets jaunes, en passant par la Place Tahrir et la Puerta Del Sol en 2011 sont l’ADN de la #démocratie.

      La violence de la menace létale mondiale que font peser sur nous le Covid et ses variants successifs nous fait espérer que cette épreuve prendra fin, que la parenthèse se refermera. Comme dans une période de guerre (https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/070221/stephane-audoin-rouzeau-nous-traversons-l-experience-la-plus-tragique-depu), cet espoir toujours déçu se renouvelle sans fin à chaque annonce moins pessimiste, à chaque communication gouvernementale sur les terrasses jusqu’à la déception suivante. Cette #précarité sans fin est un obstacle collectif à la #résistance_démocratique, à la critique sociale, idéologique et opératoire de cette période qui s’ouvre et sera sans doute durable. C’est bien dans ce manque politique douloureux que s’engouffrent tous les complotismes de Q-Anon à l’islamophobie d’État.

      Depuis le printemps 2020 (www.regards.fr/politique/societe/article/covid-19-un-an-deja-chronique-d-une-democratie-desarticulee), les partis d’opposition ont cessé d’être dans l’élaboration et la proposition politique en lien avec la situation sanitaire. Le monologue du pouvoir ne provoque plus sporadiquement que des réactions, jamais d’alternative stratégique ni sur la réponse hospitalière, ni sur la stratégie vaccinale, ni sur l’agenda des restrictions sociales. Même l’absence de publication, des semaines durant début 2021, des avis du Conseil scientifique n’émeut pas des politiques beaucoup plus préoccupés par les réunions non mixtes à l’Unef.

      Attac (https://france.attac.org/spip.php?page=recherche&recherche=covid) n’est pas beaucoup plus proactif malgré la publication sur son site en novembre 2020 d’un texte tout à fait pertinent de Jacques Testard sur la #démocratie_sanitaire. En général les think tanks sont plutôt discrets. L’Institut Montaigne est silencieux sur la stratégie sanitaire tout comme la Fondation Copernic qui n’y voit pas l’occasion de « mettre à l’endroit ce que le libéralisme fait fonctionner à l’envers ». Si le think tank Économie Santé des Échos déplore le manque de vision stratégique sanitaire, seule Terra Nova semble avoir engagé un véritable travail : une cinquantaine de contributions (https://tnova.fr/ckeditor_assets/attachments/218/terra-nova_dossier-de-presse_cycle-coronavirus-regards-sur-une-crise_2020.pdf), des propositions (https://tnova.fr/revues/covid-19-le-think-tank-terra-nova-fait-des-propositions-pour-limiter-les-conta) sur l’organisation de la rentrée scolaire du 26 avril 2021, des propositions sur la stratégie vaccinale…

      Pourquoi cette #inertie_collective sur les choix stratégiques ? Ce ne sont pas les sujets qui manquent tant la stratégie gouvernementale ressemble à tout sauf à une stratégie sanitaire. Sur le fond, aucun débat n’est ouvert sur le choix entre stratégie de cohabitation avec la maladie ou d’éradication virale. Ce débat aurait eu le mérite d’éclairer les incohérences gouvernementales comme la communication sur le « tester/tracer/isoler » de 2020 qui n’a été suivie d’aucun moyen opérationnel et humain nécessaire à sa mise en œuvre. Il aurait permis de discuter une stratégie vaccinale entièrement fondée sur l’âge (et donc la pression hospitalière) et non sur la circulation active du virus et la protection des métiers à risque. Cette stratégie a fait battre des records vaccinaux dans des territoires aux risques faibles et laissé à l’abandon les territoires les plus touchés par la surmortalité comme la Seine-Saint-Denis.

      Pourquoi cette inertie collective sur la démocratie sanitaire ? Les appels dans ce sens n’ont pourtant pas manqué à commencé par les recommandations du Conseil Scientifique dès mars 2020 : le texte de Jacques Testard (https://france.attac.org/nos-publications/les-possibles/numero-25-automne-2020/debats/article/la-covid-la-science-et-le-citoyen), un article de The Conversation (https://theconversation.com/debat-quelles-lecons-de-democratie-tirer-de-la-pandemie-140157) au mois de juin 2020, l’excellent « tract » de #Barbara_Stiegler, De la démocratie en pandémie, paru chez Gallimard en janvier 2021 et assez bien relayé. Des propositions, voire des expérimentations, en termes de délibération et de construction collective des mesures sanitaires territorialisées, des contre expertises nationales basées sur des avis scientifiques et une mobilisation populaire auraient sans doute mobilisé de façon positive la polyphonie des exaspérations. On a préféré laisser réprimer la mobilisation lycéenne (https://blogs.mediapart.fr/alain-bertho/blog/181120/sommes-nous-aux-portes-de-la-nuit) pour de vraies mesures sanitaires en novembre 2020.

      Bref la construction de masse d’une alternative à l’incapacité autoritaire du pouvoir aurait pu, pourrait encore donner corps et usage à la démocratie, aujourd’hui désarticulée (https://blogs.mediapart.fr/alain-bertho/blog/160321/covid-un-deja-chronique-d-une-democratie-desarticulee), qu’il nous faut essayer de défendre, pourrait incarner la République dans des exigences sociales et une puissance populaire sans lesquelles elle risque toujours de n’être qu’un discours de domination.

      Une autre élection est-elle encore possible ?

      Entre cet étouffement démocratique de masse et l’immensité des choix de société suggérés au quotidien par la crise sanitaire, le grain à moudre ne manque pas pour des courants politiques héritiers d’une tradition émancipatrice. Leur responsabilité est immense quand l’humanité est mise au pied du mur de sa survie et de l’idée qu’elle se fait d’elle-même. Mais ces partis préfèrent eux aussi considérer la situation sanitaire comme une simple parenthèse à refermer, se projetant sur les échéances de 2022 comme pour oublier 2020 et 2021. Il est ahurissant de penser que, après 14 mois de pandémie, la politique sanitaire ne soit pas au centre des élections territoriales de ce printemps, sinon pour une question d’agenda.

      En « rêvant d’une autre élection » comme d’autres ont rêvé d’un autre monde, la gauche permet tout simplement au président en exercice de s’exonérer de son bilan dramatique : un système de santé et des soignantes et soignants mis en surchauffe des mois durant, une mise en suspens de milliers de soins parfois urgents, des dizaines de milliers de Covid longs, plus de 100.000 morts, des territoires et des populations délibérément sacrifiés, des inégalités devant la mort et la maladie largement calquées sur les inégalités sociales et les discriminations, une vie sociale dévastée, une démocratie en miettes, une faillite biopolitique structurelle.

      Comment lui en faire porter la responsabilité si on ne peut lui opposer aucune alternative ? Le pouvoir s’en réjouit d’avance et, renversant la charge de la preuve, semaine après semaine, somme chacune et chacun de présenter un bilan sur l’agenda qu’il déroule sans rencontrer beaucoup de résistance : les politiques sécuritaires et l’islamophobie d’État. Or, ce concours électoraliste du prix de la « laïcité », de la condamnation de l’islamisme, de la condamnation des formes contemporaines de lutte contre les discriminations, nous savons qui en sera la championne incontestée : elle en maîtrise à merveille les thématiques, le vocabulaire comme la véhémence.

      Voici ce que les sondages, jour après jour, mesurent et nous rappellent. Dans ces conditions, l’absence de dynamique unitaire à gauche n’est pas la cause de la défaite annoncée, elle est déjà le résultat d’une perte majoritaire de boussole politique, le résultat d’une sorte d’évitement du réel, le résultat d’un abandon.

      « L’étrange défaite » de juin 1940 a pris racine dans le ralliement des classes dirigeantes à la nécessité d’un pouvoir policier et discriminatoire. Nous y sommes. « L’étrange défaite » s’est nourrie de la pusillanimité d’une gauche désertant les vrais combats pour la démocratie, de la défense de l’Espagne républicaine au barrage contre un racisme aussi déchaîné qu’expiatoire. Nous y sommes sur les enjeux de notre temps. « L’étrange défaite » a été la fille du consensus munichois et de la capitulation anticipée. Nous y sommes. « L’étrange défaite » a été suivie de la mort d’une République. L’appel militaire du 21 avril en fait planer la menace.

      À l’exceptionnalité de la période traumatique qui bouleverse depuis 14 mois en profondeur nos repères politiques, sociaux et vitaux, s’ajoute l’exceptionnalité de l’échéance institutionnelle du printemps 2022. Il est dérisoire d’y voir la énième occasion de porter un message minoritaire, dérisoire de donner le spectacle d’une querelle d’egos, dérisoire de jouer à qui sera responsable de la défaite. Le salut ne sera pas dans un compromis défensif sans principe mais dans un sursaut collectif d’ambition.

      Il est temps de prendre la mesure du temps que nous vivons, car il est toujours temps de résister. Comme concluait Marc Bloch en septembre 1940, « peut-être est-ce une bonne chose d’être ainsi contraints de travailler dans la rage », car « est-ce à des soldats qu’il faut, sur un champ de bataille, conseiller la peur de l’aventure ? » Il ajoutait que « notre peuple mérite qu’on se fie à lui et qu’on le mette dans la confidence ».

      http://www.regards.fr/idees-culture/article/2022-l-etrange-defaite-qui-vient
      #non-mixité

  • Coucou help @seenthis
    Mon disque dur a planté il y a deux jours. On me l’a changé et maintenant je cherche désespérément à retrouver mes profils Firefox et Thunderbird dans ma sauvegarde externe (sauvegarde time machine).
    J’ai vu passer il y a quelques temps un message d’@arno qui donnait le raccourci pour afficher les dossiers cachés dans mac mais je ne l’ai pas noté et ma question serait plutôt est-ce que ce raccourci clavier fonctionne sur la sauvegarde (avec time machine je n’arrive à rien) ou
    comment on fait pour récupérer ces profils (l’aide mozilla ne m’aide pas beaucoup). Merciii !

  • Destructions à Marseille : quelle différence avec l’ancienne municipalité ?
    https://www.latribunedelart.com/destructions-a-marseille-quelle-difference-avec-l-ancienne-municipa

    Il y a trois semaines, nous nous sommes rendu à Marseille afin d’enquêter sur l’effondrement de la rue d’Aubagne et les destructions prévues. Nous avons alors découvert, ce que nous ignorions, l’ampleur du problème qui ne se limite pas à la rue d’Aubagne, mais concerne plusieurs quartiers faisant pourtant partie de sites patrimoniaux remarquables, le nouveau nom des secteurs sauvegardés.

    Finalement, ce changement de nom avait un sens. S’ils sont remarquables, ils ne sont plus sauvegardés. Car entre temps, la loi Elan, voulue par Emmanuel Macron et Édouard Philippe, a été votée et promulguée. Et celle-ci a eu les effets qu’on pouvait redouter : il suffit de décréter en péril des immeubles se trouvant en secteur sauvegardé pour que l’on puisse les détruire, quel que soit l’avis de l’architecte des bâtiments de France. Un exemple saisissant est donné actuellement à Marseille, un exemple que nous avions prévu de citer dans un article plus développé mais qui devenait urgent à écrire puisque la destruction définitive est prévue demain, le 9 juillet 2020.

    Si le maire et la couleur politique ont changé, les pratiques demeurent hélas. La nouvelle municipalité - nous avons contacté en urgence le premier adjoint, Benoît Payan, qui ne nous a pas répondu - est bien dans la ligne marseillaise : de Gaston Defferre à Jean-Claude Gaudin, ses maires n’ont jamais considéré le patrimoine comme une priorité (c’est un euphémisme de le dire).


    2. Les immeubles 4, 6, 8 rue de la Butte, en juin 2020, Photo : Didier Rykner


    3. Les immeubles 4, 6, 8 rue de la Butte, 8 juillet au soir après début des démolitions Photo : S. R.

    Les maisons en question se trouvent à proximité immédiate de la porte d’Aix (ill. 1), ce qui aurait dû les protéger à un double titre. Remarquons que pour nous, qui avons connu ce quartier il y a de nombreuses années, la mairie avait pourtant fait beaucoup pour restaurer, nettoyer et embellir l’endroit qui n’était alors qu’un no man’s land absolument infréquentable (il était pratiquement impossible de s’approcher de l’arc sous lequel était un véritable cloaque). Pourquoi, dans ces conditions, détruire ces immeubles anciens qui ont un véritable intérêt, reconnu comme tel par le Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur ? On se perd en conjecture. Car contrairement à ce que prétend la ville, ces immeubles, fragilisés par des démolitions d’édifices qui les entouraient (et qui n’avaient pas d’intérêt patrimonial), menés dans le cadre du projet Euroméditerranée, sont parfaitement restaurables. Si l’on trouve toujours des experts complaisants pour justifier l’injustifiable, d’autres expertises, notamment celles demandées par la copropriété du n° 6 (le jaune, qui se trouve entre les deux autres) le démontrent. L’une d’entre elle conclut sans ambiguïté : « Nous engageons notre responsabilité à dire que ce bâtiment ne présente aucun risque d’effondrement à ce jour. Tous les éléments analysés ne peuvent démontrer un défaut grave de la structure extérieur. Les façades fissurées ont suscité une présomption de dégradation structurelle qui est malgré tout minime grâce au travaux de renforcement de plancher réaliser les années précédentes. » Il explique ensuite ce qu’il faut faire pour consolider l’immeuble.

    D’ailleurs, le soi-disant risque « imminent » d’effondrement n’était pas si imminent, puisqu’il était constaté il y a presque un an. Les bâtiments étant évacués, et leurs abords sécurisés, rien ne justifie donc leur démolition plutôt que leur restauration. On apprend d’ailleurs, en lisant l’arrêté de « déconstruction », que l’on trouve en ligne (toujours ce terme ridicule employé par des mairies car cela fait sans doute plus joli que « destruction » ou « démolition »), que l’architecte des bâtiments de France s’est opposé à ce vandalisme en préconisant : « la préservation des façades des immeubles sis 4, 6 et 8 rue de la Butte et la conservation et réemplois de tout élément de pierre taille ou de second œuvre récupérable (porte d’entrée par exemple). » Un avis simple désormais, pour lequel la Ville peut passer outre, ce qu’elle ne s’est pas privée de faire. Cela démontre parfaitement qu’une autre solution que la destruction est possible, et que celle-ci n’est rien d’autre qu’un vandalisme municipal, sur une zone d’intérêt patrimonial majeur, qui ne peut être mené que grâce à cette loi Elan. Emmanuel Macron et son ancien Premier ministre Édouard Philippe sont bien les premiers responsables.


    4. 76-80 rue Bernard Du Bois à Marseille, Immeubles menacés de destruction, Juin 2020, Photo : Didier Rykner


    5. 76-80 rue Bernard du Bois à Marseille, Immeuble menacée de destruction, Juin 2020, Photo : Didier Rykner

    Même si la destruction était prévue avant les élections municipales, rien n’interdisait la mairie récemment élue de poser un moratoire sur ce chantier afin d’y substituer une réhabilitation. Rien, d’ailleurs, ne s’y oppose encore, à l’heure où nous écrivons cet article, l’irrémédiable n’étant pas encore accompli (ill. 3). Nous ne sommes d’ailleurs pas seul dans ce combat. L’association Sites & Monuments nous a prévenu (voir son article), et Stéphane Bern, que nous avons joint, est également scandalisé par ces démolitions en cours : « c’est le cœur historique de Marseille qu’on détruit avec ces maisons du XVIIIe siècle. Maintenant, quand on veut détruire, on n’entretient plus et on dit qu’elles vont tomber. » Ceci est d’autant plus vrai que d’autres démolitions sont prévues dans les prochaines semaines ou les prochains mois, ailleurs dans Marseille, mais tout autant dans des secteurs sauvegardés. Aux 76-80 rue Bernard du Bois, pas très loin non plus de la porte d’Aix, mais plus à l’est, plusieurs maisons, des propriétés municipales et à l’abandon depuis plusieurs années, sont également gravement menacées, sans doute de manière « imminente », l’état de péril datant de 2014 (ill. 4 et 5). Comme le dit Stéphane Bern : on n’entretient plus, on décrète un péril, et on démolit. Tout cela est bien pratique.


    7. Plan de sauvegarde et de mise en valeur avec la portion de la rue d’Aubagne concernée (nous avons rajouté les numéros). Les immeubles en orange sont théoriquement « à conserver »

    Et il y a bien sûr aussi la rue d’Aubagne (ill. 6) où, après avoir laissé s’écrouler deux immeubles avec les conséquences humaines que l’on connaît (huit morts), on s’apprête encore à en détruire deux autres, les numéros 69 et 71. Or, une consultation du plan de sauvegarde (ill. 7) et une comparaison avec Google Map pour y situer les numéros montre quelque chose de très curieux [1] : l’arrêté de déconstruction des n° 69 et 71 ne cite à aucun moment l’avis de l’architecte des bâtiments de France, alors que le numéro 71 est à conserver [2]. Or, si celui-ci, en cas de péril, est désormais un avis simple, il reste qu’il doit être demandé. Tel qu’il est rédigé, cet arrêté est donc irrégulier. Mais qu’importe après tout : on est à Marseille, et le maire est Jean-Claude Gaudin. Ah non ? C’est désormais Michèle Rubirola. Aucune différence semble-t’il.

    Didier Rykner

    Notes

    [1] Note parue après la mise en ligne de notre article : nous avions dans un premier temps confondu le 69 avec le 67. Or, le 67 a été détruit juste après l’effondrement.

    [2] Remarquons par parenthèse que la pertinence de certains Plans de sauvegarde n’est pas évidente : pourquoi indiquer comme à conserver le n° 71 et pas le 69 qui est comparable ?

    #Marseille #patrimoine #destruction #sauvegarde #immobilier #vandalisme #benoît_payan #Euroméditerranée #destruction #démolition #loi_elan #Michèle_Rubirola #secteurs_patrimoniaux_remarquables #Patrimoine_remarquable #Ville

  • Varsovie, Budapest et Prague ont manqué à leurs obligations sur l’accueil des réfugiés, décide la justice européenne

    Fin 2017, la Commission européenne avait saisi la #CJUE, car les trois pays avaient refusé leurs #quotas d’#accueil de réfugiés décidés dans le cadre du programme de #répartition par Etat membre de dizaines de milliers de demandeurs d’asile lancé en 2015 et qui a pris fin en septembre 2017.

    C’est un #arrêt essentiellement symbolique. La justice européenne a considéré jeudi 2 avril que la #Pologne, la #Hongrie et la #République_tchèque n’ont pas respecté le droit de l’Union européenne en refusant d’accueillir en 2015, au plus fort des arrivées de migrants, des demandeurs d’asile relocalisés depuis l’Italie ou la Grèce.

    Dans son arrêt, la Cour de justice de l’UE (CJUE) considère que les trois pays ont « manqué à leurs obligations » en ne respectant pas la décision prise collectivement par l’UE d’accueillir un #quota de réfugiés par Etat membre.

    La Cour estime que les trois capitales « ne peuvent invoquer ni leurs responsabilités en matière de maintien de l’ordre public et de sauvegarde de la sécurité intérieure, ni le prétendu dysfonctionnement du mécanisme de relocalisation, pour se soustraire à la mise en œuvre de ce mécanisme ».

    Fin 2017, la Commission européenne avait saisi la CJUE, constatant que les trois pays avaient refusé leurs quotas d’accueil de réfugiés décidés dans le cadre du programme de répartition par Etat membre de dizaines de milliers de demandeurs d’asile depuis l’#Italie et la #Grèce, lancé en 2015 et qui a pris fin en septembre 2017.

    Décision « sans conséquence » pour la Hongrie

    Cela rend impossible l’idée de forcer désormais ces pays à accueillir des migrants. « Cette décision n’aura aucune conséquence. La politique de quotas étant depuis longtemps caduque, nous n’avons aucune obligation de prendre des demandeurs d’asile », a réagi la ministre de la justice hongroise, Judit Varga. « Nous avons perdu le différend, mais ce n’est pas important. Ce qui est important, c’est que nous n’avons rien à payer », a abondé le premier ministre tchèque, Andrej Babis. « Le fait est que nous n’accepterons aucun migrant car les quotas ont expiré entre-temps ». La Commission peut désormais seulement demander des amendes contre les trois pays.

    La Cour a repoussé l’argument selon lequel le recours de la Commission n’était pas valable étant donné que, le programme ayant expiré, les trois pays ne pouvaient plus s’y conformer, estimant qu’il suffisait à la Commission de constater le manquement allégué.

    La Pologne et la Hongrie n’ont accueilli aucun réfugié, la République tchèque se contentant d’en recevoir une douzaine avant de se désengager du programme. Varsovie et Budapest estimaient avoir le droit de se soustraire à leurs #obligations en vertu de leur #responsabilité de « #maintien_de_l’ordre_public » et de la « #sauvegarde_de_la_sécurité_intérieure ». Or, pour que l’argument soit recevable, les deux pays auraient dû « pouvoir prouver la nécessité de recourir à (cette) #dérogation ».

    Pour cela, les « autorités devaient s’appuyer, au terme d’un examen au cas par cas, sur des éléments concordants, objectifs et précis, permettant de soupçonner que le demandeur en cause représente un danger actuel ou potentiel ». La Cour a jugé que la décision prise par Varsovie et Budapest avait un caractère « général », et ne se prévalait d’aucun « rapport direct avec un cas individuel ».

    De son côté, Prague a avancé que le dispositif n’était pas efficace pour justifier de ne pas l’appliquer. Une « appréciation unilatérale » qui ne peut servir d’argument pour ne pas appliquer une décision de l’UE, a souligné la Cour.

    Le #plan_de_relocalisation découlait de deux décisions successives du Conseil européen, qui concernaient potentiellement jusqu’à 40 000 et 120 000 demandeurs de protection internationale. Au total, 12 706 personnes ont été relocalisées d’Italie et 21 199 de Grèce vers les autres Etats membres, soit « quasiment toutes les personnes qui rentraient dans les critères ».

    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/04/02/varsovie-budapest-et-prague-ont-manque-a-leurs-obligations-sur-l-accueil-des

    #relocalisation #asile #migrations #réfugiés #justice #hotspots

  • Official imapsync migration tool ( release 1.921 )
    https://imapsync.lamiral.info

    Un outil en ligne de commande (+ interface web possible) pour faire des transferts ou backup de boites mail. Devrait fonctionner sous Linux / Mac / Windows
    Installation et doc : https://imapsync.lamiral.info/#install
    Interface web basée sur cet outil : https://i005.lamiral.info/X
    Le repo git : https://github.com/imapsync/imapsync

    #mail #outil #imap #synchronisation #sauvegarde #imapsync

  • restic · Backups done right!
    https://restic.net

    Fast, secure, efficient #backup program

    restic is a program that does backups right. The design goals are:

    Easy : Doing backups should be a frictionless process, otherwise you are tempted to skip it. Restic should be easy to configure and use, so that in the unlikely event of a data loss you can just restore it. Likewise, restoring data should not be complicated.
    Fast : Backing up your data with restic should only be limited by your network or hard disk bandwidth so that you can backup your files every day. Nobody does backups if it takes too much time. Restoring backups should only transfer data that is needed for the files that are to be restored, so that this process is also fast.
    Verifiable : Much more important than backup is restore, so restic enables you to easily verify that all data can be restored.
    Secure : Restic uses cryptography to guarantee confidentiality and integrity of your data. The location the backup data is stored is assumed not to be a trusted environment (e.g. a shared space where others like system administrators are able to access your backups). Restic is built to secure your data against such attackers.
    Efficient : With the growth of data, additional snapshots should only take the storage of the actual increment. Even more, duplicate data should be de-duplicated before it is actually written to the storage backend to save precious backup space.
    Free : restic is free software and licensed under the BSD 2-Clause License and actively developed on GitHub.

  • GitHub - joeyh/etckeeper : store /etc in git
    https://github.com/joeyh/etckeeper
    Le site officiel de #etckeeper
    « Etckeeper est un outil qui permet de gérer le répertoire /etc au sein d’un dépôt versionné.
    Il peut s’agir de dépôt : #Git, Mercurial, Bazaar, Darcs
    Il permet donc de conserver un historique de toutes les modifications qui sont faites dans le répertoire #/etc.
    Pour y parvenir, plusieurs mécanismes sont en place.
    Premièrement, il s’interface avec les gestionnaires de paquets systèmes par l’intermédiaire de hooks. Après chaque modification d’un paquet système (installation, mise à jour, etc.), un commit est effectué automatiquement.
    De plus, un commit quotidien est automatiquement fait par défaut pour conserver toute modification qui aurait pu être réalisée à la main. »
    #versionning #sauvegarde #debian #serveur

  • Mondo Rescue - GPL disaster recovery solution
    http://www.mondorescue.org

    Mondo Rescue is a GPL disaster recovery solution. It supports Linux (i386, x86_64, ia64) and FreeBSD (i386). It’s packaged for multiple distributions (Fedora, RHEL, openSuSE, SLES, Mandriva, Mageia, Debian, Ubuntu, Gentoo).
    It supports tapes, disks, network and CD/DVD as backup media, multiple filesystems, LVM, software and hardware Raid, BIOS and UEFI.
    You need it to be safe.

    #linux #sauvegarde #systeme #secours #clonage

  • La brebis brigasque sauvée par des éleveurs passionnés
    http://www.reporterre.net/La-brebis-brigasque-sauvee-par-des-eleveurs-passionnes

    « Après la Seconde guerre mondiale, le cheptel a chuté de manière dramatique », raconte Jean-Baptiste Martin. En cause, l’exode rural et l’urbanisation de la Côte d’Azur, qui ont privé nombre d’éleveurs de pâturages. « Et au début des années 1970, il ne restait plus qu’un ou deux troupeaux, autour du village de La Brigue. L’histoire pluriséculaire de la #brigasque se serait sans doute arrêtée là sans l’arrivée de jeunes néoruraux, tombés amoureux de la race. « Ils ont fait un boulot énorme pour sauver la brigasque de l’oubli et diffuser des agnelles », observe Jean-Baptiste Martin.

    #ovins #biodiversité

  • Quinze ans de photos - romy.tetue.net
    http://romy.tetue.net/quinze-ans-de-photos
    @tetue a été cambriolée

    « ta porte est défoncée. La police va arriver. »

    Merde, mon ordinateur !

    Je suis à une heure de chez moi. Une heure pour cogiter. Scanner mentalement tous les contenus de mon ordinateur, essayant d’estimer la perte. Je bénis mes bonnes habitudes : mon code est comité sous Git, tous mes écris sous IMAP… Ouf, tout n’est pas perdu ! Paradoxalement, ce sont les choses les plus personnelles, celles du fil de la vie, les sons, les images, les projets, les gestations… que je n’ai jamais songé à sauvegarder. Aïe !

    • @tetue tu n’est pas assez paranoïaque, comme moi par exemple qui fait une sauvegarde quotidienne qui reste toujours dans la poche de mon blouson tous les trois mois, une sur dropbox pour 9 euros par mois, une deux ou trois fois par an qui est stockée quelque part dans une grotte secrète près de Vendôme, une en région parisienne dans un autre endroit secret et enfin une autre cachée dans un fjord norvégien (pas le mien, donc).

      reste plus qu’à espérer un miracle, qu’on retrouve ton ordi et le disque dur en bonne forme. Sinon, le prochain ordi, tu l’équipe d’un GPS ou de http://www.wistiki.com/fr signalé ici même il y a quelques jours.

      Et sinon aussi, courage, car je compatis vraiment :(

    • J’ai un service de localisation de mes petites machines. En gros, ça ne sert à rien en cas de vol. Parce que :

      1. faut qu’elle soit connectée au réseau pour être repérée, ce qui a peu de chance d’arriver, puisqu’il est plus simple pour les voleurs de revendre la bécane en pièces détachées que de la reformater (c’est pas des geeks, hein)
      2. la localisation est trop imprécise : ok, tu sais que ta bécane est dans telle rue. Et alors ? La police ne perquisitionnera pas tous les apparts de la rue pour autant :)

      Ça sert seulement aux distrait·e·s qui ne savent plus où ils ont posé leur bécane, entre le bureau, la maison, le restau… bref, des lieux connus d’eux.

    • Question bête : y en a-t-il qui grave encore des CD ou DVD-ROM pour sauvegarder leurs photos ? C’est ce que je fais encore mais une rumeur prétend que le support est fragile et qu’on risque la corruption des fichiers.

    • Ohlala @tetue, je compatis, je suis régulièrement cambriolée, la dernière fois ils ont pris l’ordi en plus du vieux sèche cheveux !! et tout ce qui avait (encore) une quelconque valeur …
      Donc il faut accepter de se mettre en #mode_parano et effectuer des sauvegardes régulières que tu ranges ailleurs.
      Il faut aussi photographier les objets que tu aimes, ou de valeur, pour s’en servir de preuves. Et quand tu prends l’avion, ne mets pas tes disques durs, photos, vidéos etc dans la soute, garde les avec toi, ça disparait vite sinon :(
      Tout ça m’emmerde tellement qu’au final plutôt que pleurer de trop j’adopte le mode #la_vie_continue ! courage !

  • #keychain : Set Up Secure Passwordless #ssh Access For #backup Scripts
    http://www.cyberciti.biz/faq/ssh-passwordless-login-with-keychain-for-scripts

    OpenSSH offers RSA and DSA authentication to remote systems without supplying a password. keychain is a special #bash script designed to make key-based authentication incredibly convenient and flexible. It offers various security benefits over passphrase-free keys.

    #clé-privée #rsync #mot_de_passe #sauvegarde

  • Automatiser la sauvegarde de son site en local - Geekographie Maïeulesque
    http://geekographie.maieul.net/Automatiser-la-sauvegarde-de-son

    En théorie, un bon hébergeur est censé avoir une copie des données dans un autre local, en cas d’accident. Mais par précaution, avoir soi-même une copie des données de son site sur son ordinateur peut toujours être utile, comme le prouve une mésaventure arrivée à Teddy Payet.

    Comme c’est une opération régulière, autant avoir un script qui permette d’automatiser la tâche. J’en ai créé un pour moi, que je vous propose ici.

    #spip #sauvegarde

  • Petite question à @seenthis au sujet des suppressions de compte.

    Donc, comme beaucoup, quand je veux référencer un site qui est déjà référencé par un autre utilisateur, je lui donne une étoile et le tour est joué, le bousin apparaît dans mon flux.
    Une histoire de vache enragée m’a appris que lorsqu’un utilisateur décide de quitter le navire, il emporte avec lui tout ce qu’il avait référencé, les commentaires percutants et pertinents qu’il a collé sur les autres posts ainsi que les nôtres, non moins percutants et pertinents, dont nous avons honoré ses partages. Mais surtout, les articles qu’il avait référencé en premier disparaissent aussi, ce qui implique des trous dans mon propre référencement sans même que je m’en rende compte.

    Et ça, ça m’embête beaucoup.

    • Oui, je suis d’accord. Il faudrait décider d’un comportement dans ce cas. Par exemple pour chaque seen supprimé qui disparaît : aller chercher tous les personnes qui l’avaient mis en mémoire, et ajouter ce seen chez eux. Ou alors pour ne pas dupliquer de contenu, assigner le seen supprimé à un compte fantôme « Comptes supprimés », et remettre les favoris des gens sur ce seen-là.

      Ça peut être long en traitement vu qu’il faut tester un par un sur chaque seen supprimé, mais vu que SPIP a un système de tâches de fond, ça ne pose pas de problème : ça peut se faire petit à petit. Surtout que ce n’est pas tous les jours qu’un compte avec vraiment du contenu est supprimé.

    • oui - je ne sais pas comment cet utilisateur a fait pour tout supprimer ; il a probablement cliqué, à chacun de ses messages, sur le bouton « effacer »
      dès lors, comment faire pour respecter la liberté de chacun de pouvoir effacer ses propres messages ?
      faudrait-il « copier » le message quand on le partage, au lieu de faire un simple lien ? et si on veut suivre les modifs d’un message partagé ?

      j’espère que tu vas pouvoir retrouver de mémoire les éléments disparus

    • Ce ne sont pas particulièrement ces messages qui me manquent, c’est un questionnement plus général sur le comportement de #seenthis en tant qu’archive.

      La question de @fil est pertinente, puisqu’on doit avoir le droit à l’oubli sur le Net, mais qu’en est-il alors de la pérennité de notre archivage ?

      Je sais que ce n’est pas tous les jours qu’un compte est supprimé, mais on sait que ça peut arriver.
      Chacun doit avoir le droit de supprimer ses messages, mais qu’en est-il du fil de messages attachés où, parfois, il y a de bonnes discussions, d’autres archivages ? Et si le propriétaire d’un message, en le supprimant, le transférait automatiquement au premier qui l’a étoilé ? C’est une idée, hein, je n’ai pas dit que c’est praticable.

    • Pour la suppression du compte on pourrait archiver tout le contenu et simplement remplacer le nom par "anonyme" ?

      Pour la suppression d’un message, on pourrait mettre un tag supprimé qui fait qu’il ne s’afficherait que si lien direct vers le message ou re-partage (avec une mention comme quoi l’auteur originel l’a marqué comme « supprimé ») ?

    • @alanshore4 si tu as ne serait-ce qu’une vague idée de l’email ou login des comptes dont tu as perdu l’accès, je peux essayer de t’aiguiller

      Pour la problématique précédente, une méthode qui pourrait marcher serait de conserver un historique complet, à la wikipedia. Mais, il peut nous arriver à tous de faire une connerie (copier/coller un numéro de tél privé, écrire en ayant fumé la moquette, avoir créé un doublon, un test…), donc je ne voudrais pas être trop strict sur la conservation forcée.

      L’idée d’@Hugo poserait un problème de logique : l’auteur qui a « effacé » un de ses posts ne peut plus le voir, mais ceux qui l’ont partagé y auraient encore accès ? Et si on peut voir encore des contenus, alors on ne peut pas dire qu’ils ont été « effacés ».

      Une autre piste, plus soft, pourrait être de signaler (par email) à tous les acteurs d’un message (partageurs et commentateurs) lorsqu’il a été modifié (avec le diff ?) ou supprimé (avec une copie du contenu). Ca peut faire une dynamique potentiellement bizarre, mais ça peut permettre de mieux prendre en compte les libertés de chacun ?

    • @alanshore4 Justement, c’est bien ça l’idée : le blog d’origine est mort, mais l’info intéressante que j’en ai extraite, elle, reste valide !

      Sinon, j’aime bien, @fil, l’idée d’un mail spécial et automatique où ceux ont partagé ont la copie de ce qui a été effacé, afin de décider si cela vaut la peine de le re-référencer ou pas. Du coup, ça préserve la volonté de celui qui veut effacer sans niquer les possibilités d’archivage des partageurs

    • @Fil :

      l’auteur qui a « effacé » un de ses posts ne peut plus le voir

      Il pourrait toujours, par lien direct. Le post n’a pas été vraiment supprimé à partir du moment où il y a déjà été publié. (Évidemment, il faut que cela soit compréhensible dans l’interface pour éviter tout malentendu).

      Le droit à l’oubli ne doit pas s’étendre à un pouvoir unilatéral de censure, d’où l’idée pourquoi pas d’anonymiser l’auteur du post lorsque celui-ci le renie. On a bien un droit à l’oubli dans la mesure où la personne n’y est plus identifiée, mais on n’a pas perdu le message pour autant (qui, rappelons-le, a été publié)

    • Je vais vous parler très vite de comment fonctionne le Zoo... serveur de news en NNTP. Personne ne peut rien effacer de ce qu’il publie. Le serveur principal conserve 400J en ligne. Ensuite, on peut tout retrouver sur le serveur d’archives. Ça ne fait « que » 350Go depuis 2000. Et pas eu de vraies demandes d’effacement depuis. C’est une solution très reposante pour l’esprit.

    • Je n’ai pas vraiment de solutions à proposer, c’est un domaine que je maîtrise pas mais selon la façon dont je fonctionne, je conserve tous les messages des billets où j’ai mis une étoile ou auquel je contribue. En effet, je reçois un mail dans ma boîte spéciale seenthis, chaque fois que quelqu’un ajoute un commentaire. Et bien sûr tous les billets que les seenvisiens que je suis postent.

    • Moi je trouve ça pas mal d’anonymiser ce qui est supprimé, avec un compte « Anonyme » qui serait dédié à ça (transfert de message). Le gros avantage c’est aussi de conserver toute la discussion qui suit le premier seen. Car en plus de l’archivage du ou des liens de celui-ci, il peut y avoir des infos ET des liens tout aussi intéressants et parfois même encore plus, dans la suite.

      Après, si on ne fait que la notif mail, ce serait déjà un moindre mal. Mais ça ne conserve pas tout.

    • De mon point de vue, celui d’un utilisateur lambda qui cherche un peu de clarté dans la confusion générale du web contemporain (et seenthis fût soudain un petit rayon de lumière) : quand un auteur supprime un message, il est important que ce message soit réellement et complètement supprimé de la plateforme, sachant que chacun aura pu au préalable faire un copier-coller d’une discussion qui lui semble importante dans un fichier sur sa propre machine, au moment où cette discussion lui semblait particulièrement importante, qu’un robot quelconque du web aura également archivé quelquechose, etc..

    • Je suis favorable aussi pour anonymiser ce qui est supprimé mais il faut aussi pouvoir supprimer des messages pour les raisons qu’évoque @fil. Pour citer un autre exemple, j’avais signalé un article citant des personnes qui souhaitaient garder l’anonymat. Ils m’ont demandé de retirer mon billet et je l’ai supprimé.

    • Sur les archives des listes de rezo je résiste un peu à la suppression (disons qu’il faut me convaincre de faire des trous dans l’archives), en revanche j’anonymise sans état d’âme.

    • La seule question est de savoir si le tyran (celui/celle qui a la main sur le serveur) est éclairé(e) ou pas. Peu importe en permanence ce que disent ou pensent les utilisateurs, la situation est hyper-hiérarchique, et c’est bien comme ça, quand on le sait, et qu’on reste libre de partir ou de rester.

    • Le tyran c’est internet !
      Je trouve important de pouvoir supprimer ses messages quand l’envie vous prend, voire la totalité d’un compte et d’avoir confiance en seenthis pour le faire totalement, contrairement aux sites collecteurs de #données_personnelles.

      Dans le cas contraire, je ne sais pas si c’est tellement facile d’anonymiser des messages, par exemple un bovidé anonymisé qui parlerait de sa ferme serait rapidement retrouvé.
      Ou faire un cimetière des seens, avec un plan secret du canyon sous la cascade qui serait distribué par mail uniquement à ceux qui ont participé à la discussion ? ;)

    • Pour un certain temps au moins, d’autres se chargent d’empêcher l’oubli... https://www.google.be/search?q=lavachelibre+site:seenthis.net

      Sinon, je suis de l’avis de @yann et @touti : la personne qui efface un message (seen ou comm) ne doit pas être trompée. Après, laisser des fils de discussion avec des trous ne me choque pas. #cimetière_de_seens

      De manière générale, c’est l’éternel retour du « rester maître de ses données » même si en l’occurrence la construction est collective. Perso, j’archive mes seens et mes étoiles dans thunderbird via http://seenthis.net/people/suske/feed , et puis les thèmes via http://seenthis.net/tag/spip/feed, par exemple. Il resterait à avoir les comms... On avait causé de ça avec @fil ici il y a quelques dizaines de mois... Je n’ai #rien_fait :-/

    • Je suis pas tout à fait d’accord avec l’argumentaire d’Hugo : l’anonymisation, si elle parait la solution parfaite, n’empêche pas l’identification. D’abord parce qu’on (moi pas ex) n’appelle pas forcément les gens par leur @ (et que donc il peut rester des « mais oui tu as raison Guillaume, tatati » ) ; ensuite parce que très fréquemment, il est facile de repérer qui parle à partir du texte anonymisé, si on a un peu pratiqué la personne. Le texte, même anonyme, est ainsi très souvent, en soi, quasi-signé. Bref, le problème est bien relou.

      Arno n’a pas réagi ici mais il présente souvent seenthis comme une plate forme de blogs d’un type spécifique : à ce titre, ce que tu poste sur ton compte « est à toi », y compris les commentaires. De ce point de vue je ne vois que la solution des mails comme pertinente.

    • Dans une certaine mesure, si… l’anonymisation empêche l’identification, c’est le sens du mot. Après dans l’absolu, ça n’empêchera pas quelqu’un qui cherche obstinément à savoir qui a publié quoi, de trouver l’auteur. Mais ça, c’est normal non ? À partir du moment où on publie quelque chose à son nom, il est normal qu’on doive assumer ce qu’on a écrit un minimum ! C’est le pendant de la liberté, la responsabilité de ses propres actes !

      Tu l’auras compris, je suis fondamentalement contre l’idée que ce que tu publies est… « à toi ».¹ C’est un argument que j’accepte pour ton journal intime, il est à toi. Mais pour un poste de blog publié ou, « partagé » non : c’est antinomique et, antisocial.

      ¹. Ce que tu publies sous ton nom n’est pas « à » toi, c’est « de » toi.

    • Je suis plutôt comme Touti : keet it simple. Les gens veulent qu’on réponde simplement à une question simple : ils veulent effacer leurs traces, pas qu’on finasse pour leur donner une (réellement) bonne raison de ne pas le faire.

      Si on finasse, à mon avis, c’est sans fin :
      – je veux tout de même pouvoir supprimer certains messages de mon flux, parce que légitimement il faut que cette info soit effacée ; on prévoit alors deux boutons : « supprimer » et « anonymiser » ?
      – si on donne la possibilité d’anonymiser, accessoirement, on invite les gens à croire que le système leur permet réellement d’anonymiser leurs posts ; ce n’est justement pas le cas, les gens restent responsables de leurs messages ;
      – si on sucre l’auteur initial, qui se charge de faire le ménage dans les réponses (seuls l’auteur initial peut supprimer des réponses) ;
      – quand un auteur supprime une des réponses, est-ce qu’on l’autorise à le faire ? (parce que ce message super-trollesque a vocation à informer toute l’humanité) là-encore ?
      – j’ai toujours la possibilité de modifier mes messages. Si on m’interdit de supprimer : je me contente de les vider ou de mettre des X. Et le fil de discussion qui en découle n’a plus de sens.

    • Il me semble surtout qu’on est en train de parler d’un unique cas dans Seenthis (si j’ai pigé, on parle de la poitrine d’une actrice pour illustrer un logiciel libre – c’est à la demande de l’auteur du post que j’ai effacé son compte). Et pour le coup, je pense que ce jeune homme a clairement été amené à comprendre qu’il n’était pas arrivé au bon endroit. Du coup, au-delà des questions évoquées, je crois qu’on est en train de vouloir réfléchir théoriquement à ce qui relève avant tout de la gestion de conflits en ligne. Et c’est autrement plus coton.