• Les sauveteurs roumains au secours des fugitifs ukrainiens dans les montagnes du #Maramureș

    Depuis le déclenchement de l’invasion russe en février 2022, la #Roumanie a vu affluer des millions de #réfugiés_ukrainiens. Si beaucoup n’ont fait que transiter vers l’Ouest, d’autres, souvent de jeunes hommes fuyant la conscription, ont tenté de franchir illégalement la frontière montagneuse par les monts Maramureș, dans le nord de la Roumanie.

    Une traversée périlleuse, marquée par la #peur, l’#épuisement et les #conditions_météorologiques extrêmes. Des dizaines y ont laissé leur vie. D’autres, près de 300, doivent leur salut à une poignée d’hommes déterminés : les #sauveteurs de montagne roumains.

    Un engagement total à tous les niveaux

    Dan Benga, chef du service de secours en montagne du Maramureș, se souvient de la première alerte, en avril 2022 :

    « Grâce au numéro 112, nous avons été informés que quelque part dans les montagnes, dans la région du pic Pop Ivan, il y a des ressortissants ukrainiens qui ont besoin de notre aide et qui sont dans un état assez précaire, ayant un équipement de printemps-été, pas d’hiver. Il neigeait assez fort là-haut, deux d’entre eux avaient même des problèmes médicaux assez graves, l’un était inconscient et l’alerte a été donnée, comme jamais auparavant, le soir, ce qui nous a donné du fil à retordre, d’autant plus qu’ils étaient dispersés sur tout le terrain et que nous n’avions pas les coordonnées de tout le monde. C’était une action extrêmement difficile, parce que tout se faisait contre la montre, et le problème était que la zone était extrêmement dangereuse, avec des ravins de 400-500 mètres, avec des falaises d’où deux d’entre eux étaient tombés, avec une avalanche qui s’est déclenchée quand l’un d’entre eux s’est levé et a voulu traverser la zone… C’était donc le début d’un voyage, pour ainsi dire, de trois ans et deux mois, jusqu’à aujourd’hui, qui a mis à l’épreuve nos capacités, notre entraînement physique, notre entraînement mental, notre empathie… absolument tout ce qui est lié à notre travail. »

    Les opérations s’enchaînent, souvent longues, risquées, exténuantes. Certaines durent huit, douze, seize heures… D’autres atteignent des records : 133 heures d’intervention autour de Noël 2022 pour sauver cinq jeunes hommes et récupérer deux corps. Tous les moyens disponibles sont mobilisés : avions #Frontex, hélicoptères Smurd avec ou sans treuil, équipes de terrain. Dan Benga se souvient avec intensité d’un #sauvetage en pleine tempête :

    « J’ai réussi à évacuer un Ukrainien qui avait de graves problèmes médicaux et qui ne pouvait pas arriver jusqu’au matin. Je suis resté sur la falaise en attendant que l’hélicoptère vienne nous chercher, moi et le deuxième Ukrainien, mais en raison des conditions météorologiques extrêmement difficiles et défavorables, avec un brouillard qu’on ne pouvait pas voir à 2 mètres, avec une tempête de neige venue de nulle part, mes collègues ont dû me laisser sur la falaise et m’ont dit qu’ils ne pourraient pas venir me chercher avant 32-34 heures, parce que le temps avait radicalement changé et qu’il fallait que je redescende. J’ai alors pris la décision de dire à l’homme que s’il voulait vivre, il devait venir avec moi, parce que je voulais vivre, et que s’il voulait mourir, il pouvait rester là, mais que je ne voulais pas le laisser mourir et que j’allais l’attacher à moi et l’entraîner avec moi dans ma chute. Et dire que pour quelqu’un qui va se promener, 1,3-1,4 kilomètre, ce n’est rien. Eh bien, j’ai fait ce kilomètre et ces 400 mètres en 16 heures environ. »

    Fuir la guerre, affronter la mort

    L’histoire qui a ému le monde entier est celle de ce jeune journaliste ukrainien de 29 ans, retrouvé vivant au fond d’un ravin glacé, avec un chat recroquevillé contre sa poitrine nue pour lui tenir chaud :

    « Un garçon est tombé dans un ravin, il était allongé dans ce ravin, l’eau lui arrivait dans la nuque et traversait son pantalon jusqu’aux jambes, il ne pouvait plus bouger. Nous ne pouvions pas travailler avec l’hélicoptère, car celui-ci ne pouvait pas s’approcher à moins de 200 mètres de lui. Une équipe s’est occupée du sauvetage au sol. Ils l’ont examiné, il était en hypothermie, il faisait moins 16 degrés et lorsque nous l’avons déshabillé, nous avons trouvé un chat sur sa poitrine, sur sa peau nue, qui était resté là, affamé, le pauvre, pendant environ quatre jours. Mes garçons ont grimpé 412 mètres dans le ravin en sept heures et demie. Quatre terrains de football, c’est 400 mètres. Parcourir 400 mètres en sept heures et demie, même en tirant la civière avec les dents, parce que vous n’aviez nulle part où vous attacher, l’attache étant un point d’assurance… Eh bien, je l’ai descendu, il est allé à l’hôpital, le garçon s’est rétabli, il est en Autriche maintenant. Chaque fois qu’il voit une autre action de sauvetage, étant amis sur Instagram, il nous remercie parce que nous avons sauvé sa vie et plus encore, il a je ne sais pas combien de dizaines de milliers de followers, au lieu de cela il suit une seule structure – Salvamont Maramureș – et cela dit tout. »

    Jusqu’à présent, les sauveteurs de Maramureș ont conduit plus de 200 opérations de sauvetage de réfugiés ukrainiens. Tous sont traités selon des protocoles identiques à ceux des touristes en détresse. Mais la portée humaine et psychologique de ces interventions est immense : ces jeunes fuient non pas pour un avenir meilleur, mais pour sauver leur vie.

    « Ces gens ne viennent pas pour s’amuser. Ils viennent pour survivre, et vous mangez des brindilles, vous mangez tout ce que vous pouvez trouver sur le sol, vous mangez des insectes, vous buvez de l’eau que vous n’iriez probablement pas boire dans la vie ordinaire, une flaque d’eau éventée… Bien sûr, en Ukraine, il y a un état de guerre, et l’une des règles est de ne pas s’approcher à moins de 5 kilomètres de la frontière. Ces garçons qui ont l’âge d’être conscrits ne peuvent pas aller dans les montagnes avec un équipement de montagne ou d’hiver, parce qu’il serait honteux de traverser une ville où il y a la police militaire ou les forces armées et de vous voir avec un sac à dos, des bottes et des crocs. Ils vous demanderaient clairement ʹman, il fait 7-8 degrés, 10 degrés dehors, qu’est-ce que vous faites avec cet équipement, où allez-vous ?ʹ Et puis, ils arrivent habillés pour la rue, avec des chaussures de toile, des jeans, des pantalons de quai, il y en a qui vont travailler et qui ont des bottes en caoutchouc aux pieds…. à moins 26 degrés, c’est la recette parfaite pour une hypothermie sévère en moins de 24 heures, des engelures et l’amputation des jambes. Et j’ai connu des situations comme celle-là ! Et pas une seule ! »

    Sur les 120 kilomètres de frontière montagneuse entre la Roumanie et l’Ukraine, le service de secours en montagne de Maramureș couvre une zone de 5 000 km². Pourtant, il ne compte que 18 sauveteurs professionnels et 32 volontaires. À titre de comparaison, le Tyrol en Autriche, pour une surface équivalente, en mobilise plus de 1 100. Ce déséquilibre, Dan Benga le résume d’un trait : « Cela signifie que les sauveteurs en montagne roumains sont à la fois très bien formés, fous et passionnés. »

    https://www.rri.ro/fr/chroniques-hebdomadaires/societe/les-sauveteurs-roumains-au-secours-des-fugitifs-ukrainiens-dans-les-montagnes-du
    #montagnes #montagne #Carpates #réfugiés #migrations #frontières #réfugiés_ukrainiens

    • Dans les montagnes roumaines, la périlleuse traversée de déserteurs ukrainiens

      L’un appelle à l’aide frigorifié, deux autres ont péri dans leur fuite : dans les montagnes du nord de la Roumanie, de plus en plus de jeunes Ukrainiens risquent leur vie pour échapper aux nouvelles règles de mobilisation.

      « Beaucoup disent qu’ils préfèrent mourir ici qu’aux combats », confie à l’AFP Dan Benga, responsable des secours dans cette région isolée des monts du Maramures qui borde l’Ukraine. « Ce sont des gamins qui ne savent pas tenir un fusil et ont peur d’aller au front ».

      A 1.600 mètres d’altitude, il vient récupérer les corps de deux hommes retrouvés par la police des frontières 300 mètres plus haut.

      Dans la nuit noire, ils arrivent sur des brancards, enveloppés dans des sacs noirs, au bout de plusieurs heures de marche pour l’équipe.

      Ce même soir, crépite sur la ligne d’urgence le message de détresse d’un Ukrainien de 21 ans bloqué dans ce massif sauvage des Carpates. « J’ai si froid », l’entend-on dire d’une voix tremblante en anglais. Trois jours qu’il arpente ces terres hostiles encore enneigées.

      Dan Benga le localise et envoie trois de ses hommes à sa recherche. Il sera secouru le lendemain, le 37e à l’être dans cette zone cette année.

      Pas un jour ou presque ne se passe sans de macabres découvertes ou un appel à l’aide.

      « C’est une tragédie », souffle le secouriste barbu de 55 ans, craignant que la fonte des neiges ne révèle d’autres cadavres. « Ils ne sont pas correctement équipés, ils n’ont ni habits de rechange ni provisions ».

      – 23 morts -

      Confrontée à une pénurie d’armes et d’hommes au moment où la Russie a l’initiative et multiplie les assauts sur le front, l’Ukraine a récemment pris des mesures pour faciliter l’enrôlement et davantage sanctionner les réfractaires. Elle a aussi abaissé de 27 à 25 ans l’âge minimal des recrues.

      De quoi pousser sur les routes des milliers d’Ukrainiens vers les pays voisins.

      La seule Roumanie a vu doubler le nombre d’arrivées illégales au cours des quatre premiers mois de 2024 comparé à la même période un an plus tôt : près de 2.500 hommes ukrainiens ont été recensés, pour un total de 12.000 depuis le début de la guerre.

      Officiellement, ceux âgés de 18 à 60 ans n’ont pas le droit de quitter le territoire, sauf autorisation spéciale, en vertu de la loi martiale qui prévoit des peines allant jusqu’à douze ans de prison.

      Vingt-trois de ces déserteurs sont morts dans leur traversée, de froid dans les montagnes ou de noyade dans la rivière Tisza (Tyssa en ukrainien) en contrebas, qui sépare les deux pays.

      Les forts courants et l’eau glaciale emportent souvent des vies. Pourtant chaque jour, les gardes-frontières y rencontrent de 50 à 60 hommes en fuite.

      Parmi eux, un gaillard d’une quarantaine d’années originaire d’Odessa explique avoir déserté après un an sur le front. Sa main parcourue de cicatrices porte les stigmates des combats.

      Aucun des Ukrainiens rencontrés par l’AFP à la frontière n’a accepté de témoigner à visage découvert, par crainte de représailles.

      – « Cité de l’amour » -

      « Allez-vous nous renvoyer ? » : la demande revient souvent dans les services d’immigration mais une fois sur le sol roumain, ils sont en sécurité.

      Malgré la législation instaurée par Kiev, on ne leur pose pas de questions et ils reçoivent un titre de protection temporaire à l’instar des autres réfugiés ukrainiens accueillis dans l’Union européenne, leur donnant le droit de rester sur place et de travailler.

      Dans le centre qui gère les demandes de la zone, « la procédure prend environ cinq minutes », explique sa directrice Simona Chioran, alors qu’un homme de 29 ans portant sa fillette assoupie dans les bras effectue les démarches.

      Une fois munis de leurs papiers, nombreux sont ceux qui partent vers d’autres pays, raconte l’un de leurs compatriotes, croisé dans une pizzeria près du poste-frontière de Sighetu Marmatiei.

      Lui a fui juste avant le lancement de l’offensive russe et donne parfois un coup de main aux nouveaux venus.

      Le week-end, les femmes restées en Ukraine rendent visite à leurs maris et leur apportent des choux farcis faits maison.

      « On se croirait alors à Paris, dans la cité de l’amour », s’amuse-t-il.

      https://www.larepubliquedespyrenees.fr/societe/afp/dans-les-montagnes-roumaines-la-perilleuse-traversee-de-dese
      #désertion #déserteurs

    • Soldats ukrainiens : la grande évasion

      Plus de 250 000 soldats ukrainiens auraient quitté le front depuis 2022, épuisés, traumatisés. Parmi eux, certains fuient vers la Roumanie à travers les montagnes des Carpates. « Envoyé spécial » a suivi d’anciens militaires dans leur quête d’évasion.

      Clandestinement, des centaines de milliers de soldats ukrainiens quittent le front, épuisés, traumatisés par cette guerre qui s’enlise depuis quatre ans. Déserteurs ou en absences non autorisées, ils seraient plus de 250 000 à s’être éclipsés du front depuis 2022 (soit près d’un soldat sur cinq sur le nombre de soldats engagés aujourd’hui dans la guerre).

      Pour ces évadés, il y a peu d’options : vivre cachés ou quitter le pays illégalement. Ils sont nombreux à choisir la fuite par un chemin inédit, celui de la montagne et des Carpates, direction la Roumanie. A pied, au péril de leur vie, ils traversent dans la neige ces monts escarpés à la recherche d’une liberté retrouvée loin de la guerre. Certains ne finissent jamais le voyage – on compte déjà 23 morts en quatre ans dans ces montagnes –, d’autres trouvent refuge en Roumanie et en Europe.
      Pénuries d’hommes, de moyens, d’armes... une guerre d’usure

      Pour la première fois à la télévision et en exclusivité dans « Envoyé spécial », des journalistes ont suivi deux anciens soldats dans cette quête d’évasion. D’abord clandestinement en Ukraine dans la préparation de cette traversée jusqu’au bout du parcours. Le long de ce chemin jalonné d’obstacles, les journalistes décryptent les rouages de cette route de sortie déjà bien connue des anciens militaires et de ceux qui veulent éviter la mobilisation forcée.

      Au gré des rencontres, une autre guerre se raconte : celle de la pénurie d’hommes, de moyens, d’armes, une guerre d’usure sans relève pour ceux qui s’y engagent, avec un commandement parfois corrompu ou sans compétences militaires. Des témoignages exceptionnels.

      https://www.franceinfo.fr/replay-magazine/france-2/envoye-special/video-soldats-ukrainiens-la-grande-evasion_7910933.html#xtor=RSS-3-%5Bles
      #vidéo #reportage

    • Vidéos sur YouTube, groupes sur Telegram... En Ukraine, la fuite des hommes en âge de combattre s’organise en ligne

      https://www.franceinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/videos-sur-youtube-groupes-sur-telegram-en-ukraine-comment-la-fuite-des-h

      Sur YouTube, la cueillette de champignons semble être devenue la nouvelle passion d’Ukrainiens, avec une préférence pour les espèces trouvées sur le chemin de la Roumanie. De nombreuses vidéos aux titres énigmatiques circulent sur la plateforme, comme « Nous apprenons à cueillir des champignons en Roumanie », « J’ai décidé d’aller en Roumanie pour cueillir des champignons » ou encore « Comment récolter des champignons en Ukraine pour les vendre en Roumanie ». D’autres racontent les aventures de randonneurs ukrainiens qui traversent la frontière roumaine sans s’en rendre compte : « En randonnée dans les Carpates... Nous nous sommes retrouvés par hasard en Roumanie » mais aussi « Comment j’ai quitté l’Ukraine par accident pour la Roumanie »...

  • Marine nationale : sauveteurs en alerte dans la Manche

    Des milliers de personnes tentent de traverser la Manche. Mais depuis un terrible naufrage en 2021 qui avait mis en cause les sauveteurs français, les #procédures ont été renforcées. Les patrouilleurs de la Marine sont chargés de protéger ces embarcations et de ne pas les intercepter. Sur #terre, les forces de l’ordre tentent d’empêcher les départs. Mais en #mer, la France et le Royaume-Uni ont un rôle de sauvetage. Ils vont tout faire pour éviter un naufrage des migrants ou une collision avec un cargo.

    https://www.tf1.fr/tf1/jt-20h/videos/marine-nationale-sauveteurs-en-alerte-dans-la-manche-01390914.html
    #marine_nationale #sauvetage #Manche #France #UK #Angleterre #armée #frontières #migrations #réfugiés #vidéo #La_Manche #Cross_Gris-nez #CROSS #frontière_maritime #frontière_terrestre #taxi-boat #à_voir #marine_militaire

  • Almaty’s ‘#Unity’ installation turns viral rescue into lasting symbol of solidarity



    The art installation “Unity” was unveiled with the support of ForteBank JSC on the embankment of the Sayran reservoir in Almaty, Kazakhstan

    Almaty has unveiled a bronze art installation in memory of the city residents who formed a human chain to rescue a dog. The monument has been placed on the embankment of the Sayran reservoir — the very site where the events took place. The project was initiated by ForteBank JSC and Progression agency, part of DASM group.

    Some years ago a dog became stranded on the bank of the #Sayran reservoir, unable to climb the steep concrete wall on its own. Several strangers stopped, joined hands and formed a human chain. The last person in the chain reached down to the animal and pulled it to safety. Someone filmed the moment on a phone — the video spread around the world, accumulating millions of views. In the comments, in dozens of languages, people wrote the same thing: that the human willingness to help is stronger than any circumstance.

    The sculpture recreates that very scene. The hand of the last figure is deliberately extended beyond the railing — so that any passerby can take hold of it and become part of the humanity chain.

    “This story is about people who did not walk away. It reminds us of what we are here for: to help and support one another. We are glad that the city now has a symbol of this simple yet meaningful gesture — one that anyone can literally become part of. For us, this is not just a project, but also a reminder of the value of human solidarity. Because at Forte, we believe: what one person cannot do alone becomes possible when we act together.” said a representative for ForteBank JSC.

    The statue went viral and became global media sensation even before the official opening that was held on March 22. Two days before, during the installation process, first photos appeared in social media and the news went viral organically, in Kazakhstan and far-far away beyond its borders, from Spain to Vietnam, from Brazil to India.

    At this time just one of the publications in Instagram gathered more than 2 million likes, 36 000 comments, and 40 millions views. Total organic reach, earned media forecast — more than 500 millions across the world. No people in 20 million population in Kazakhstan who doesn’t know about this art installation presented by ForteBank.

    The art installation was created by Yerbosyn Meldibekov, one of the most prominent contemporary artists from Kazakhstan and Central Asia. His practice engages with historical documents, images, monuments, landscapes and figures, reinterpreting them through the lens of memory and identity. Meldibekov’s works are held in the collections of M HKA | Museum of Contemporary Art (Antwerp), Burger Collection (Hong Kong), M+ Museum (Hong Kong), the National Museum of Singapore, and other major institutions.

    This project was supported by the #Almaty city administration.

    https://www.adobomagazine.com/campaign-spotlight/almatys-unity-installation-turns-viral-rescue-into-lasting-symbol-of-

    La sculpture est composée de 4 personnes (au lieu de 5) qui aident à sauver le chien, comme le dit Ben sur cette vidéo:
    “symbolizing that any time disaster strikes and strangers jump into help, you can be #the_missing_link who makes the difference”
    https://beige.party/@TheBreadmonkey/116307387389396171

    #solidarité #art #statue #Kazakhstan #chaîne_humaine #sauvetage #chien

  • "Blocus maritime" pour les migrants : l’#Italie rétablit l’interdiction pour les ONG d’entrer dans ses eaux territoriales

    Le Conseil des ministres italien a approuvé mercredi un projet de loi durcissant les règles sur l’immigration. Parmi elles, instaurer un « #blocus_maritime » pour empêcher les ONG en mer Méditerranée d’amener un trop grand nombre de migrants en Italie, rouvrir les centres pour demandeurs d’asile en Albanie et faciliter les expulsions.

    « Les #frontières de l’Italie sont les frontières de l’Europe. Les défendre est un devoir », a écrit sur X le ministre de l’Intérieur, #Matteo_Piantedosi, à l’issue de l’adoption mercredi 11 février d’un projet de loi sur l’immigration qui permettrait notamment à l’Italie d’interdire provisoirement les arrivées de migrants par la mer « en cas de #menace_grave pour l’#ordre_public ou la #sécurité_nationale ».

    « Ce blocus maritime est une promesse tenue », s’est félicitée la Première ministre d’extrême droite #Giorgia_Meloni. « À tous ceux qui disaient que c’était impossible, je tiens à rappeler que rien n’est véritablement impossible pour ceux qui sont déterminés à agir ».

    Les médias italiens ont détaillé ce #projet_de_loi. « Sur décision du Conseil des ministres, l’accès aux #eaux_territoriales peut être interdit aux navires [d’ONG] qui constituent une menace pour la sécurité nationale pour une durée maximale de 30 jours, renouvelable jusqu’à six mois », écrit le journal La Repubblica.

    « Le refoulement collectif de personnes en haute mer est interdit par la Charte des droits fondamentaux de l’UE »

    Quatre critères seront pris en compte par les autorités italiennes pour leur interdire l’entrée dans leurs eaux territoriales : s’assurer de ne pas avoir « un risque concret d’actes terroristes ou d’infiltration terroriste sur le territoire national », « une #pression_migratoire exceptionnelle susceptible de compromettre la gestion sûre des frontières », « des urgences sanitaires de portée internationale » (comme des épidémies) et « des événements internationaux de haut niveau exigeant l’adoption de mesures de sécurité extraordinaires ».

    Les navires d’ONG qui forceraient le blocus et ne respecteraient pas l’ordre d’arrêt s’exposent à des #amendes pouvant atteindre 50 000 euros. « En cas de violations répétées de l’interdiction, le navire sera d’abord saisi, puis confisqué. Les migrants à bord, considérés comme demandeurs d’asile, pourront être transférés vers des pays tiers sûrs avec lesquels l’Italie a conclu des accords, notamment l’Albanie, afin d’y régulariser leur situation », continue le journal italien.

    SOS Humanity, Sea-Watch, Mediterranea Saving Humans et Médecins sans frontières (MSF), ont déclaré que ce projet de loi n’avait pas pour but de réguler les flux migratoires, « mais de cibler et de bloquer les #navires_humanitaires, ce qui aura pour conséquence d’augmenter le nombre de personnes qui perdent la vie en mer ».

    « Le #refoulement_collectif de personnes en haute mer est interdit à la fois par la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne et par toutes les conventions internationales », a déclaré de son côté Silvia Albano, une juge spécialisée dans les questions d’immigration très en vue à Rome. Toutefois, le projet de loi ne précise pas comment exactement les navires des ONG seront empêchés de traverser les eaux italiennes, ni par qui.

    Relancer les centres pour demandeurs d’asile en Albanie

    Si le texte est entériné par le Parlement (sans être modifié), cet article 2 du projet de loi pourra également permettre de relancer une mesure phare très controversée : l’#externalisation des demandeurs d’asile interceptés en mer dans des centres en #Albanie. Le gouvernement de Meloni poursuit donc ses efforts pour rouvrir ces dits centres - qui existent depuis octobre 2024 - mais qui n’ont hébergé pendant près d’un an que quelques dizaines de migrants expulsables (et en attente de leur éloignement).

    Pour rappel, Giorgia Meloni et son homologue albanais, Edi Rama, avaient signé fin 2023 un accord en vue d’envoyer les migrants arrivés par la mer en Albanie pour traiter leurs demandes d’asile - un projet d’externalisation qui n’a finalement pas eu lieu en raison de nombreux recours devant la justice.

    Pour lutter contre l’immigration irrégulière, le gouvernement de la Première ministre italienne a aussi signé des #accords avec des pays d’Afrique du Nord. Dont un controversé avec la #Libye pour intercepter les canots de migrants en mer Méditerranée dès leur départ des côtes libyennes.

    Depuis 2022, Rome a aussi criminalisé les activités des ONG en mer notamment via le décret Piantedosi, du nom du ministre de l’Intérieur italien. Devenu loi, le texte a introduit une série de nouvelles mesures qui régissent les activités des navires de #sauvetage en #Méditerranée. En cas de manquements à ce décret, les ONG s’exposaient déjà à de lourdes sanctions.

    #Droit_d'asile : le recours n’empêche pas une expulsion

    L’actuel projet de loi ne s’attaque pas qu’aux activités maritimes des ONG, les articles 3 et 4 se penchent sur les cas des expulsions. De nouvelles dispositions visent à élargir les condamnations dans lesquels un juge italien peut ordonner un éloignement forcé. Désormais, un étranger pourra être expulsé s’il a été condamné pour « violences ou menaces et résistance à l’encontre d’un agent public, atteintes à l’ordre public, aux personnes, aux biens et à la famille », ainsi que « participation à des émeutes ou à des actes de violence dans les centres de rétention administrative ».

    Le texte propose également des restrictions pour le #regroupement_familial, une révision du système d’accueil et des conditions de détention dans les centres de rétention administrative. Il restreint également le droit d’asile : en cas de rejet en première instance d’un dossier de protection internationale, le recours en appel n’empêche ni l’expulsion ni la détention dans un pays tiers.

    Giorgia Meloni peut aujourd’hui compter sur le soutien de l’Union européenne, depuis la nouvelle législation européenne sur le droit d’asile : mardi 10 février, le Parlement européen a adopté deux textes phares durcissant la politique migratoire. Ils permettront notamment aux États membres de renvoyer des demandeurs d’asile vers des pays dont ils ne sont pas originaires, mais que l’Europe considère comme « sûrs ».

    https://www.infomigrants.net/fr/post/69800/blocus-maritime-pour-les-migrants--litalie-retablit-linterdiction-pour
    #migrations #réfugiés #blocco_navale

  • Route des Canaries : plus de 340 migrants secourus au large du #Sénégal en une journée

    La Marine nationale sénégalaise a secouru mardi plus de 230 migrants qui se trouvaient dans une #pirogue à la dérive au large de #Dakar. Le même jour, 110 candidats à l’émigration ont également été interceptés dans le centre du pays. Malgré la forte baisse des arrivées de migrants aux Canaries depuis cette année, les tentatives de traversées continuent d’être très fréquentes depuis les côtes ouest-africaines.

    De nouvelles interceptions de pirogues transportant des migrants ont eu lieu au Sénégal. La Marine nationale sénégalaise a annoncé mardi 9 décembre sur son compte X avoir porté secours à une pirogue en détresse au large de Dakar. L’embarcation transportait 238 migrants, « candidats à l’émigration irrégulière » en Europe.

    La pirogue, à la dérive, était exposée à de graves risques en pleine mer et soumise aux avaries.

    Une fois l’embarcation détectée, l’opération de secours rapidement menée par les autorités a permis de sauver l’ensemble des passagers. Les rescapés ont été débarqués à la Base navale Amiral Faye Gassama, située dans la capitale, pour être pris en charge, notamment au niveau médical.

    Le lieu de départ de l’embarcation n’a pas été précisé.

    Le même jour, une pirogue a également été interceptée par une brigade de gendarmerie à 40 kilomètres des côtes dans le centre du Sénégal, rapporte l’agence de presse locale APS. Les 110 candidats au départ présents à bord, originaires du Sénégal, de Gambie, du Ghana et de Guinée, étaient partis depuis la Gambie, espérant rallier l’Europe par l’Espagne.
    Lutte contre l’émigration

    Depuis une dizaine d’années, la route migratoire au départ des côtes ouest-africaines, notamment sénégalaises, pour rejoindre les îles Canaries, en Espagne, est l’une des routes principales empruntées par les migrants subsahariens.

    Face à l’ampleur des départs vers l’Europe, les opérations de contrôle et les interceptions de migrants se sont intensifiées sur les côtes sénégalaises et mauritaniennes, notamment depuis le renouvellement d’accords de coopération entre ces deux pays et l’Union européenne, dans le but de limiter les départs d’embarcations clandestines vers l’Europe.

    Le Sénégal a ainsi accentué ses efforts pour freiner le flux des migrations irrégulières vers le continent européen. Les autorités ont interpellé au premier trimestre 2025 plus de 1 900 « personnes tentant de prendre la mer, dont une majorité d’étrangers », a rapporté début septembre le Comité interministériel de lutte contre la migration irrégulière (CILMI). En 2024, les forces de défense et de sécurité du Sénégal ont déclaré avoir interceptés plus de 5 000 migrants au Sénégal.

    En Mauritanie, plus de 30 000 migrants ont été interceptés entre janvier et avril 2025 tandis que 88 réseaux de passeurs ont été démantelés dans le pays en quatre mois.

    Mais les tentatives de départ vers les Canaries se poursuivent. Elles se font désormais plus au sud pour éviter les contrôles. La Gambie est ainsi devenue ces derniers mois l’un des principaux lieux de départ de ces embarcations, tout comme la Guinée.

    Entre le 28 et le 30 novembre, 524 personnes réparties dans trois pirogues ont été interceptées à plusieurs kilomètres des côtes espagnoles, puis acheminées sur l’île d’El Hierro, principal point d’arrivées de l’archipel. Deux d’entre elles au moins étaient parties de Gambie. Les migrants, parmi lesquels des femmes et des mineurs, étaient Gambiens, Sénégalais, Guinéens, Maliens et Ivoiriens. Cinq personnes, des hommes entre 15 et 35 ans, sont décédées.
    Forte baisse des arrivées aux Canaries

    Cependant si les tentatives persistent et que de nouvelles routes émergent, la surveillance des frontières semble porter ses fruits. Depuis janvier, les arrivées ont nettement diminué dans l’archipel des Canaries.

    Selon les autorités espagnoles, 16 807 personnes ont débarqué aux Canaries depuis le début de l’année, contre plus de 41 425 à la même période en 2024. Soit une baisse d’environ 59 %. Un record avait été atteint au cours de l’année 2024 : environ 47 000 personnes avaient rejoint l’archipel cette année là.

    Dans le même temps, en raison de l’extrême dangerosité de cette route migratoire, 10 457 migrants sont décédés ou ont disparus en mer lors de ces traversées vers l’Espagne en 2024, selon l’ONG Caminando Fronteras. Soit une moyenne de 30 morts ou disparus par jour.

    Pour les cinq premiers mois de 2025, l’ONG enregistre 1 865 personnes mortes en tentant de rejoindre l’Espagne, dont près de 1 500 sur la route des Canaries.

    Des chiffres probablement sous-évalués. Il est en effet fréquent que les embarcations disparaissent dans l’immensité de l’Atlantique, sans laisser de traces, et deviennent des « bateaux fantômes », hors des radars des autorités ou des ONG.

    Et en partant de toujours plus loin pour rallier les îles espagnoles, les risques, eux aussi, deviennent toujours plus grands. Entre la Gambie et les Canaries, « la distance est importante – il faut entre 4 et 7 jours de navigation si tout se passe bien –, ce qui accroît les risques de se perdre en mer, de chavirer ou de souffrir de la faim, de la soif ou de malaise, d’autant que le comportement des passeurs peut accroître le danger », rappelait la chercheuse Delphine Perrin, spécialiste des politiques migratoires africaines, à InfoMigrants fin septembre.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/68628/route-des-canaries--plus-de-340-migrants-secourus-au-large-du-senegal-
    #route_atlantique #Canaries #îles_Canaries #migrations #réfugiés #sauvetages
    ping @6donie

  • Un nouveau #rapport de #MSF dénonce les #violences et l’obstruction à la réponse humanitaire en #Méditerranée centrale

    Le retrait orchestré de navires de recherche et de sauvetage (en anglais « #Search_And_Rescue », #SAR), comme le Geo Barents, de la Méditerranée centrale prive d’une assistance vitale les survivants fuyant les terribles violences en #Libye. Telle est la conclusion d’un rapport de plaidoyer publié aujourd’hui par Médecins Sans Frontières (MSF). Intitulé « Deadly Manœuvres : Obstruction and Violence in the Central Mediterranean », ce rapport s’appuie sur des données opérationnelles et médicales ainsi que sur les témoignages de survivants recueillis par les équipes MSF à bord du Geo Barents en 2023 et 2024.

    https://www.msf.ch/nos-actualites/communiques-presse/nouveau-rapport-msf-denonce-violences-lobstruction-reponse
    #violence #mer_Méditerranée #Méditerranée_centrale #sauvetage

  • Diffamazione e falsità contro le Ong in mare. La prima vittoria in tribunale per la #Louise_Michel

    Il Tribunale di Bologna ha condannato un giornalista del Quotidiano Nazionale per un articolo pubblicato in seguito al sequestro della nave due anni fa. È la prima di quindici cause promosse dalla Ong contro diversi media italiani, accusati di colpire l’organizzazione e la comandante #Pia_Klemp. “Pubblicare e diffondere informazioni false è un reato grave perché alimenta l’agenda dello Stato italiano contro la migrazione e le persone solidali”

    “Siamo andati in tribunale e abbiamo vinto”. Con queste parole pubblicate sui propri canali social l’organizzazione di ricerca e soccorso Louise Michel ha commentato la sentenza del Tribunale di Bologna, che a metà aprile ha condannato un giornalista del Quotidiano Nazionale per diffamazione.

    In occasione dell’udienza l’imputato ha ritirato l’opposizione, rendendo così definitiva la condanna. Si tratta della prima azione legale andata a sentenza tra le cause avviate dalla Ong nei confronti di 15 mezzi di informazione del nostro Paese.

    I processi si fondano su alcuni articoli pubblicati all’indomani del fermo della MV Louise Michel, avvenuto nel marzo del 2023. Due anni fa la nave di ricerca e soccorso, finanziata da Banksy, era stata sottoposta infatti a fermo amministrativo dalle autorità italiane nel porto di Lampedusa in seguito al salvataggio di 178 persone, portato a termine in quattro operazioni distinte. Il provvedimento è stato motivato dalla presunta violazione del cosiddetto “decreto Piantedosi”. Questo dispositivo regola le attività delle Ong impegnate nel soccorso nel Mediterraneo centrale e stabilisce che dopo un solo salvataggio deve essere effettuato lo sbarco immediato delle persone.

    In una nota la Ong ha spiegato che “in seguito a questo sequestro, diverse fonti giornalistiche italiane hanno pubblicato informazioni false sul progetto e su una delle sue fondatrici, Pia Klemp”.

    Al momento del fermo, infatti, la comandante tedesca non si trovava a bordo della nave, né in Italia e a suo carico non vi è alcuna denuncia, come erroneamente riportato dagli organi di stampa citati in giudizio dall’organizzazione. Tra il 2016 e il 2017, Pia Klemp, biologa e attivista per i diritti civili, è stata la comandante della nave Iuventa -supportata dalla Ong tedesca Jugend Rettet-, che contribuì a trarre in salvo circa 14.000 persone.

    Dal 2017 al 2024 l’organizzazione è stata indagata dalla Procura di Trapani in relazione a tre eventi di soccorso avvenuti nel settembre del 2016 e nel giugno del 2017. Secondo l’accusa la Iuventa avrebbe favorito l’ingresso illegale di persone migranti in Italia, sottraendole alle autorità competenti e agevolando l’attività dei trafficanti, agendo in modo “non neutrale” e al di fuori dei protocolli ufficiali. Nel 2021 il giudice per le indagini preliminari del Tribunale di Trapani ha archiviato le accuse nei confronti di quattro membri dell’equipaggio -tra cui Pia Klemp- stabilendo che “il fatto non costituiva reato e che le attività di salvataggio si erano svolte in conformità con il diritto del mare”.

    Inoltre il giudice ha rilevato che non vi era alcuna prova di collusione con i trafficanti. Il processo si è concluso definitivamente il 19 aprile 2024 con una sentenza di non luogo a procedere per tutti gli altri imputati, accogliendo la richiesta della stessa Procura, che smentendo il suo stesso impianto accusatorio aveva riconosciuto l’insussistenza delle prove a loro carico.

    Alla luce di questi fatti secondo Amnesty International questa indagine va inserita “nel quadro della criminalizzazione della solidarietà, che molti Stati europei hanno deliberatamente perseguito per ostacolare, anche attraverso l’uso del diritto penale, chi in questi anni ha prestato assistenza e offerto solidarietà a rifugiati e migranti”.

    Nel suo comunicato l’organizzazione Louise Michel ha quindi ribadito che “le indagini contro Klemp sono state archiviate nel 2021, due anni prima del fermo della nave e di tutti gli articoli che ne sono seguiti”, sottolineando anche come “i giornali coinvolti nell’azione legale hanno utilizzato il coinvolgimento di Klemp nel caso Iuventa per consolidare una narrazione razzista e misogina, creando un collegamento tra Ong e trafficanti”.

    Nel processo di Bologna, oggetto specifico della denuncia, era un articolo pubblicato dal Quotidiano Nazionale, accusato di aver riportato affermazioni false e di aver banalizzato l’impegno di Klemp, concentrandosi sul suo aspetto fisico, sulla sua età e sfruttando la sua immagine e il suo nome al fine di attirare l’attenzione del pubblico.

    Klemp ha accolto con soddisfazione la sentenza, definendo “la falsa informazione un metodo indegno con risultati catastrofici”. La comandante della Louise Michel, inoltre, ha richiamato i media al loro dovere di “informare il pubblico piuttosto che diffondere bugie e narrazioni razziste”, evidenziando come “la migrazione viene screditata come un accumulo infinito di crimini, con conseguenze mortali per migliaia di persone migranti”.

    A questo proposito, l’organizzazione ha evidenziato che “l’obiettivo di queste false narrazioni è quello di criminalizzare individui e Ong come strumento per criminalizzare la migrazione” e che pertanto “questo tipo di diffamazione non si limita a screditare chi offre sostegno, ma prende di mira i rifugiati e le persone migranti, con conseguenze letali per loro”.

    Le date delle prossime udienze contro le altre testate citate in giudizio non sono state ancora rese note ma la lotta della Ong prosegue con determinazione. Lo conferma Francesca Cancellaro, avvocata di Klemp e della Louise Michel. Commentando la sentenza del Tribunale di Bologna, le legale ha dichiarato che “pubblicare e diffondere informazioni false è un reato grave perché alimenta l’agenda dello Stato italiano contro la migrazione e le persone solidali. Siamo qui per opporci a questa prassi e per il diritto di tutti e di tutte a una corretta informazione su questa vicenda politica”.

    https://altreconomia.it/diffamazione-e-falsita-contro-le-ong-in-mare-la-prima-vittoria-in-tribu
    #victore #justice #migrations #sauvetage #mer #mer_Méditerranée #réfugiés #tribunal #journalisme #fake-news #médias

  • Italian government approved use of spyware on members of refugee NGO, MPs told

    National security committee is investigating whether secret services breached law by using surveillance tool to monitor activists and journalists

    The Italian government approved the use of a sophisticated surveillance tool to spy on members of a humanitarian NGO because they were allegedly deemed a possible threat to national security, MPs have heard.

    Alfredo Mantovano, a cabinet undersecretary, made the admission during a classified meeting with Copasir, the parliamentary committee for national security, according to a person familiar with the situation.

    Copasir is investigating whether the secret services breached the law in using Graphite, military-grade spyware made by the Israel-based Paragon Solutions, to monitor activists and journalists, and is expecting to report on its finding soon.

    Giorgia Meloni’s government has been under pressure to address the case since January, when a handful of Italian activists and a journalist received warnings from WhatsApp, the messaging app owned by Meta, that their phones had been targeted by spyware.

    The government initially denied involvement, but Mantovano, who oversees the intelligence services, told the committee that the spyware had targeted Luca Casarini and Giuseppe Caccia, the founders of Mediterranea Saving Humans, an NGO that tries to protect refugees who cross the Mediterranean.

    He said the spyware was approved by the government and the attorney general of Rome’s court of appeal, and that the intelligence agencies used the surveillance system within the parameters of the law in order to conduct a “preventive” investigation into illegal immigration. He denied the spyware was used to target Francesco Cancellato, the editor-in-chief of the Italian news outlet Fanpage.

    Mantovano’s assertions, which were first reported by La Repubblica, have so far not been denied by the government.

    Paragon suspended its relationship with Italy when the breaches emerged, a person familiar with the matter told the Guardian. The company’s spyware is intended for use on criminals.

    Mediterranea Saving Humans said it was informed about Mantovano’s claims by journalist sources, adding in a statement that the “secret operation worthy of a regime” had been “unmasked to the world”.
    skip past newsletter promotion

    In addition to the Copasir inquiry, prosecutors in five cities, including Rome, Palermo, Naples, Bologna and Venice, are investigating claims after complaints were submitted by targets of the alleged spyware breach, who include Mattia Ferrari, a priest, and David Yambio, a humanitarian activist, both of whom have worked with Mediterranea Saving Humans.

    “Five prosecutors are investigating and we trust someone will have the courage to get to the bottom of it and demonstrate, as is clear, that this is an abuse of power and nothing else,” Mediterranea Saving Humans added.

    https://www.theguardian.com/world/2025/mar/27/italian-government-approved-use-of-spyware-on-members-of-refugee-ngo-mp
    #surveillance #migrations #réfugiés #Italie #criminalisation_de_la_solidarité #sauvetage_en_mer #Graphite #Paragon_Solutions #technologie #journalistes #activistes #Mediterranea_Saving_Humans #Giuseppe_Caccia #Luca_Casarini #espionnage #Francesco_Cancellato #Mattia_Ferrari #David_Yambio

  • L’#Italie indemnise les migrants bloqués en mer durant plusieurs jours

    La justice italienne a condamné jeudi l’État à verser une indemnisation à un groupe d’exilés érythréens, qui avaient été bloqués durant plusieurs jours en août 2018 sur un navire militaire italien en #Méditerranée. Pendant 10 jours, les autorités italiennes avaient refusé de les laisser débarquer en Sicile. La décision de justice a provoqué la colère du gouvernement actuel d’extrême-droite.

    C’est une affaire vieille de presque sept ans qui refait surface en Italie. Jeudi 6 mars, la justice italienne a condamné le gouvernement à indemniser des migrants empêchés pendant 10 jours, en 2018, de débarquer sur la terre ferme. L’affaire concerne des Érythréens retenus sur le navire militaire #Diciotti du 16 août 2018 au 25 août, alors que le chef du gouvernement était à l’époque Giuseppe Conte (Mouvement 5 Etoiles) et son ministre de l’Intérieur Matteo Salvini, chef de la Ligue (anti-immigration).

    Il avait fallu à l’époque l’intervention du président de la République, Sergio Matarella, pour que les exilés puissent débarquer sur le sol sicilien. Pour Matteo Salvini, alors ministre de l’Intérieur, il fallait d’abord éclaircir les circonstances du #sauvetage de ces migrants, qui auraient résisté au moment de leur prise en charge par un remorqueur italien au large de la Libye. Les versions sur ce point divergeaient : certains avaient parlé de rébellion quand d’autres évoquaient seulement l’affolement des migrants à l’idée de devoir retourner en Libye.

    À bord du Diciotti, les migrants avaient été contraints d’attendre le feu vert des autorités alors que leur état de santé était très fragile. « L’un d’entre eux ne voit plus très bien, il a les pupilles dilatées, parce qu’il m’a raconté avoir été détenu dans le noir pendant un an », avait raconté Nathalie Leiba, psychologue auprès de l’ONG Médecins sans frontières, qui avait pu venir en aide à certains de ces jeunes migrants.

    Jeudi dernier, la Cour de cassation a finalement condamné le gouvernement à verser une indemnisation mais a renvoyé à la Cour d’appel de Rome le calcul de son montant.

    Pour les juges suprêmes, « l’obligation de #secours_en_mer [...] est un devoir » qui s’impose à tous et « prévaut sur toutes les normes [...] destinées à lutter contre l’immigration irrégulière ». « Les conventions internationales en la matière, auxquelles l’Italie a adhéré, constituent, par voie de conséquence, une limite à la puissance législative de l’État » italien, ont-ils conclu.

    Magistrats « politisés »

    Cette décision a provoqué la colère et l’incompréhension de Giorgia Meloni. La Première ministre d’extrême-droite, dont la majorité ultraconservatrice mène un combat contre les magistrats qu’elle accuse d’être « politisés » et de se substituer au législateur, s’en est de nouveau prise à eux vendredi.

    « Le gouvernement devra indemniser, avec l’argent d’honnêtes citoyens italiens qui paient des impôts, des personnes ayant tenté d’entrer illégalement en Italie », a-t-elle dénoncé sur son compte X. « Alors que nous n’avons pas assez de ressources pour faire tout ce qui devrait être fait, [il] est très frustrant » de devoir dépenser de l’argent pour ce genre d’indemnisation", a-t-elle conclu.

    Fratelli d’Italia, le parti post-fasciste de #Giorgia_Meloni, a de son côté fustigé « les #juges_rouges » qui rendent « des jugements idéologiques ».

    https://www.infomigrants.net/fr/post/63288/litalie-indemnise-les-migrants-bloques-en-mer-durant-plusieurs-jours
    #justice #indemnisation #asile #migrations #réfugiés #condamnation #débarquement

    ping @karine4

  • Sauvetage au large de Sangomar : 232 migrants secourus, une personne décédée
    https://www.dakaractu.com/Sauvetage-au-large-de-Sangomar-232-migrants-secourus-une-personne-decedee

    Sauvetage au large de Sangomar : 232 migrants secourus, une personne décédée
    Ce jeudi 6 mars, la Marine sénégalaise a mené une opération de sauvetage au large de Sangomar. Selon un message de la DIRPA (Direction de l’information et des relations publiques des armées) consulté par Dakaractu sur le réseau social X, le patrouilleur TAOUAY a secouru une pirogue transportant 232 migrants clandestins en difficulté. Parmi eux, se trouvaient des femmes, des mineurs et des personnes en mauvaise santé. Malheureusement, une personne blessée est décédée pendant son évacuation."

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#traversee#sauvetage#mortalite#migrationirreguliere#routemigratoire#sante#mineur#femme

  • Data Rescue Project
    https://www.datarescueproject.org

    What is the Data Rescue Project?

    The Data Rescue Project is a coordinated effort among a group of data organizations, including IASSIST, RDAP, and members of the Data Curation Network. Our goal is to serve as a clearinghouse for data rescue-related efforts and data access points for public US governmental data that are currently at risk.

    How can I help?

    Regardless of your background or level of comfort with data, there are a number of tasks and projects under way, all requiring different skills and expertise.

    Examples of potential tasks:

    Identifying data for download
    Finding and confirming alternate locations of federal data
    Downloading data from federal resources
    Uploading data into Data Lumos
    Research assistance or answering reference questions
    Creating and updating inventories
    Identifying potential Data Rescue Project collaborators
    Troubleshooting technical issues
    Data curation, metadata, and data documentation
    And more!

    Contre la purge « sans précédent » des sites ordonnée par trump, les archivistes du numérique à l’offensive
    Des décrets signés par le nouveau présipotent des Etats-Unis ont entraîné la disparition de milliers de pages, liées notamment au changement climatique ou aux politiques d’égalité. Plusieurs initiatives coordonnées cherchent à les préserver.

  • Torna in Italia, con visto di ingresso, “A”, rifugiato sudanese respinto nel 2018

    “A” arriva in Italia oggi, 25 dicembre, con un volo di linea e un regolare visto di ingresso ottenuto nell’ambito del procedimento giudiziale, dopo essere rimasto 6 anni privo di ogni forma di protezione. Così ha deciso il Tribunale Civile di Roma. Ecco la storia raccontata dai suoi avvocati e avvocate. Esiste infatti un diritto che non può essere bloccato dai “respingimenti collettivi”.

    Era stato riportato in Libia insieme a più di 270 persone dal mercantile Asso 29 con il
    sostegno dalle autorità italiane. Il Tribunale Civile di Roma ha riconosciuto la illegittimità di questa condotta, stabilendo il diritto di «A» a entrare in Italia.

    Questo arrivo ha un eccezionale significato simbolico: rende effettivo il diritto di asilo sancito dalla Costituzione, sistematicamente violato dalle pratiche di respingimento nel Mediterraneo dove le autorità italiane, anche con la complicità di società private, ostacolano l’arrivo via mare di coloro che cercano protezione in Europa.

    «A» faceva parte di un gruppo di oltre 270 persone respinte illegalmente in Libia tra il 30 giugno e il 2 luglio 2018 tramite il mercantile italiano Asso 29 di proprietà della Augusta Offshore, con sede a Napoli. L’episodio è stato eseguito su ordine e con il coordinamento delle autorità italiane operanti in Libia. Il Tribunale civile di Roma ha accertato la dinamica illecita del respingimento, avvenuto in violazione dei princìpi sanciti dalla giurisprudenza delle corti internazionali che avevano già condannato l’Italia per quanto accade nel Mediterraneo. L’intercettazione dei migranti e il successivo respingimento illegittimo – ha inoltre accertato il Tribunale – sono il risultato del contributo logistico, di supporto e coordinamento fornito delle autorità italiane. Questa condotta ha quindi violato le “obbligazioni positive” che impongono agli Stati di prevenire atti di tortura o trattamenti inumani.

    Durante le operazioni di salvataggio, le autorità intervenute e i comandanti delle navi coinvolte devono sempre garantire che i naufraghi siano sbarcati in un luogo sicuro, indipendentemente da chi coordini effettivamente le attività di soccorso. Nel caso della Asso 29, infatti, questo principio non viene meno neppure se intervengono le autorità libiche o se la richiesta di soccorso proviene da esse, come già affermato dalla Corte di Cassazione nella sentenza sul caso della Asso 28 (della medesima società armatrice).

    L’arrivo di «A» è il risultato di una battaglia legale che ha portato il Tribunale di Roma a ribadire un principio fondamentale: le persone respinte devono vedersi reintegrato il loro diritto all’asilo mediante la possibilità di entrare materialmente in Italia e presentare la domanda di protezione internazionale. Solo così si può evitare il prodursi di uno svuotamento degli obblighi di protezione. Il caso è stato seguito da un ampio collegio difensivo () dell’Asgi con il sostegno del progetto Oruka1 dell’associazione e del Josi&Loni Project. Insieme queste associazioni hanno ricostruito e documentato l’evento e sono riuscite a ottenere finalmente giustizia, seppure le sentenze siano state appellate. Ancora molte delle persone respinte si trovano fuori dall’Unione europea senza alcuna forma di protezione.
    (
    ) Di cui fanno parte i seguenti avvocati: Giulia Crescini, Cristina Laura Cecchini, Lucia Gennari, Luca Saltalamacchia, Salvatore Fachile, Ginevra Maccarrone, Loredana Leo.

    DICHIARAZIONI DELLE LEGALI E DELLE ASSOCIAZIONI

    “Il Tribunale di Roma con le decisioni sul caso Asso 29 ha messo in luce la palese illegittimità di quello che è tutt’altro che un caso isolato. Ogni giorno nel Mediterraneo le autorità italiane realizzano un contributo fondamentale affinché le persone vengano intercettate e riportate in Libia spesso con la collaborazione di attori privati che realizzano la condotta materiale illecita di riconsegnare le persone in fuga alle autorità libiche”, hanno affermato Cristina Laura Cecchini e Lucia Gennari del progetto Sciabaca e Oruka di Asgi.

    “Senza la fondamentale attività di ricostruzione e documentazione dei fatti del JL project e dei suoi attivisti non sarebbe stato possibile fare giustizia. Questo ci ricorda come i diritti delle persone, soprattutto nel Mediterraneo, necessitano di quella fondamentale attività di monitoraggio e documentazione che oggi le autorità italiane vorrebbero ostacolare anche attraverso la criminalizzazione delle organizzazioni umanitarie che operano i soccorsi in mare” aggiungono Giulia Crescini e Ginevra Maccarrone del collegio difensivo. “«A»è il primo ad ottenere giustizia. Il primo tra oltre seicento persone che il JL Project ha rintracciato e identificato come vittime di respingimenti illegali nei lager libici compiuti dal governo italiano. Il suo arrivo, oggi, è un meraviglioso inizio”, commenta Sarita Fratini del JL Project.

    La condotta tenuta dallo Stato italiano, dall’armatore e dal capitano della nave ha determinato la violazione di numerose norme di diritto interno, internazionale e comunitario e dei diritti fondamentali dei cittadini stranieri sottoposti a rimpatrio. Come è emerso nell’ambito del procedimento le autorità italiane hanno determinato l’intercettazione di persone in fuga dalla Libia e hanno fornito un contributo essenziale che ha determinato il respingimento operato dal Comandante della nave Asso 29 che ha ricondotto i migranti nel porto di Tripoli. Le autorità italiane, attraverso una serie concatenata di comportamenti illegittimi, hanno reso possibile il respingimento. Tali condotte sono state realizzate nonostante la piena consapevolezza degli abusi e delle violazioni sistematiche che avvengono nei centri di detenzione libici e del rischio di refoulement nel Paese di origine a cui i migranti sono esposti in Libia.

    Infatti tra il 30 giugno e il 2 luglio 2018 con il materiale sostegno delle autorità italiane, la “guardia costiera libica” per mezzo di una delle motovedette fornitegli dall’Italia ha effettuato una serie di intercettazioni in mare. Nel corso delle operazioni coordinate dalle autorità italiane era presente anche la Nave Duilio che, nonostante il sovraffollamento della motovedetta libica e le condizioni meteo in arrivo decideva di non effettuare il soccorso per non portare le persone in Italia. A seguito dell’avaria della motovedetta libica la nave Caprera della Marina Militare ordinava alla Asso 29 di intervenire. Tutte le persone salite a bordo della nave della società privata venivano ricondotte in Libia. Per tali motivi e per gli specifici diritti e obblighi violati, la situazione è stata dichiarata illegittima dal Tribunale di Roma e ha portato all’accertamento del diritto all’ingresso di «A».

    Quanto avvenuto il 25 dicembre a Fiumicino è facilmente comparabile con quello che ha portato la Corte europea dei diritti dell’uomo a condannare l’Italia nel caso Hirsi Jamaa e altri. Si tratta di una situazione estremamente comune ed ancora oggi tristemente attuale nel Mediterraneo dove quotidianamente persone intercettate vengono respinte in Libia con il supporto fondamentale dell’Italia.

    Il diritto di ingresso sul territorio come presupposto necessario per l’esercizio del diritto di asilo. Il respingimento ha in primo luogo determinato l’impossibilità per i cittadini stranieri di chiedere asilo, in violazione della Convenzione di Ginevra e dell’articolo 10 della Costituzione italiana. La limitazione della libertà di circolazione ha infatti come diretta conseguenza il mancato accesso alla protezione internazionale e all’asilo. Il presupposto necessario del diritto di asilo è evidentemente il diritto di accesso al territorio che è stato negato ai cittadini stranieri attraverso il respingimento in questione.

    Il divieto di respingimenti collettivi. Per la dinamica del respingimento è evidente che in nessun momento le autorità italiane, seppur responsabili dell’operazione, hanno condotto un’analisi della situazione individuale dei cittadini stranieri per valutare l’esistenza di rischi connessi al rimpatrio. L’assenza di questa valutazione determina la violazione del divieto di respingimenti collettivi stabilito dall’articolo 4 del protocollo addizionale 4 alla Convenzione europea per i diritti umani e dell’articolo 19 del Testo unico sull’immigrazione che vieta il rimpatrio verso uno Stato in cui la persona rischia di subire torture o persecuzioni. Oltre ai rischi corsi in Libia, le autorità italiane avrebbero dovuto valutare anche i rischi connessi a un eventuale rimpatrio dalla Libia all’Eritrea, Paese di origine dei ricorrenti. Inoltre occorre tenere presente che il respingimento collettivo verso uno Stato come la Libia, impedisce alla radice qualunque accesso alla giustizia e qualunque diritto a vedere la propria posizione esaminata in maniera effettiva da un organo indipendente.

    La violazione del divieto di tortura e trattamenti inumani e degradanti. Come dimostrato dalle vicende dei ricorrenti, il respingimento ha determinato la loro esposizione al rischio di tortura e trattamenti inumani e degradanti, vietati dall’articolo 3 della Convenzione europea dei diritti dell’uomo. Nel momento in cui è avvenuto il respingimento, erano ben note le condizioni a cui sarebbero stati sottoposti i naufraghi al loro ritorno in Libia. In proposito, la Corte europea dei diritti umani ha chiarito, nella sentenza del caso Hirsi Jamaa, come la proibizione della tortura sia assoluta e inderogabile: le istanze di controllo della migrazione o le eventuali situazioni di emergenza non legittimano in alcun modo condotte che espongono le persone a tali rischi.

    Il diritto a essere condotti in un luogo sicuro (POS). Le norme internazionali relative al diritto del mare (UNCLOS, Convenzione SAR, Convenzione SOLAS) stabiliscono che i soggetti coinvolti in un soccorso – in questo caso Stato italiano, armatore e capitano della nave – si liberano della loro responsabilità solo conducendo le persone soccorse in un “luogo sicuro”. A questo obbligo corrisponde lo speculare diritto delle persone soccorse. La nozione di luogo sicuro non è limitata alla sola protezione fisica delle persone, ma comprende anche il rispetto dei loro diritti fondamentali, come stabilito dalla Risoluzione 1821 del 2011 del Consiglio d’Europa. Il luogo è quindi da intendersi sicuro ove non sussista il rischio che la persona sia soggetta a tortura, trattamenti inumani e degradanti, dove non è a rischio la sua vita e la sua libertà. Alla luce di questa definizione, Tripoli non può in alcun modo essere considerato un posto sicuro per i cittadini stranieri: sono infatti note le dinamiche sistematiche e istituzionali di detenzione arbitraria, tortura ed estorsione.

    I fatti del 2018. «A» era arrivato nel Paese dopo aver lasciato il Sudan, nel tentativo di trovare protezione. In Libia, tuttavia, ha subìto abusi e gravi violazioni dei propri diritti. Il 30 giugno 2018 aveva così deciso di partire, sperando di riuscire a giungere in Europa e ottenere finalmente protezione.
    Dopo circa un giorno in mare, il gommone sul quale «A» era imbarcato aveva iniziato a mostrare segni di cedimento e la navigazione si era fatta estremamente difficoltosa. Una delle persone a bordo era riuscita a contattare via radio la Guardia costiera italiana e a chiedere soccorso. Le autorità italiane non erano intervenute direttamente nonostante fosse presente in mare anche la nave Duilio della Marina Militare che avrebbe potuto effettuare il soccorso. Al contrario, si erano messe in contatto con la motovedetta libica Zuwarah, che aveva raggiunto il gommone quando questo era già affondato. La Zuwarah aveva operato il salvataggio dellɜ 18 superstiti, tra lɜ quali «A», coadiuvata dall’elicottero della Marina militare italiana Eliduilio.

    Con il supporto e il coordinamento delle autorità italiane la Zuwarah, donata ai libici dall’Italia, aveva portato a termine ulteriori intercettazioni con un conseguente incremento del numero di persone a bordo della motovedetta (262 secondo il resoconto della stessa Augusta Offshore nel corso del giudizio). La motovedetta libica, a causa del sovraffollamento e delle condizioni meteomarine avverse, non poteva proseguire la navigazione. Le autorità italiane a bordo della nave militare Caprera, di stanza nel porto di Tripoli, diedero istruzione al comandante della Asso 29 di prestare assistenza alla Zuwarah. L’imbarcazione privata era in quel momento sulla rotta che da Tripoli la conduceva alla piattaforma petrolifera Bouri Field, tra le più grandi del Mediterraneo.

    La Asso Ventinove giunse sul posto, dove era presente anche la nave della Marina Militare italiana di stanza a Tripoli “Duilio”, che a sua volta agiva seguendo le indicazioni provenienti dalla Marina italiana. I passeggeri furono così trasferiti sull’imbarcazione privata. Quando le operazioni di trasbordo si conclusero, la Asso Ventinove si diresse verso Tripoli, trascinando a rimorchio anche la motovedetta libica. A bordo della Asso Ventinove salì anche un ufficiale libico, che, alla presenza del capitano della nave, comunicò ai naufraghi che se non avessero protestato sarebbero stati condotti in Italia. L’ufficiale, per tutta la traversata, si occupò dell’organizzazione dei naufraghi. Il 2 luglio la nave arrivò dinanzi al porto di Tripoli dove consegnò lɜ naufraghɜ alle autorità libiche che li condussero a terra su imbarcazioni più piccole. La Asso Ventinove, terminati i trasbordi, riprese la sua rotta originaria.

    Dal procedimento giudiziale sono emerse le seguenti indiscutibili circostanze:

    - Le intercettazioni dei naufraghi da parte dell’autorità libica sono il risultato dell’attività di supporto e coordinamento delle autorità italiane. Sono le stesse che hanno effettivamente rintracciato le imbarcazioni in distress e che, nonostante la vicinanza, hanno scientemente deciso di non intervenire facilitando l’arrivo della motovedetta libica per evitare di essere costrette a portare le persone in Italia.
    - La #Asso_29 è intervenuta su richiesta delle autorità italiane che, come quotidianamente accade nel Mediterraneo, forniscono istruzioni dichiarando formalmente di agire “per conto” delle autorità libiche.
    - Le autorità italiane avrebbero dovuto intervenire in adempimento alle obbligazioni positive imposte dalla legge ed evitare che le persone fossero riportate in Libia.

    Cosa accadde ai naufraghi ricondotti in Libia? Dopo lo sbarco «A» e le altre persone respinte furono arbitrariamente detenute in diversi centri: Tarik Al Sikka, Zintan, Tarik Al Matar, Gharyan. Tutti – uomini e donne – furono sottopostɜ a condizioni di vita atroci: sovraffollamento, cibo e acqua insufficienti, condizioni igieniche drammatiche e scarse possibilità di uscire all’aria aperta. In queste condizioni furono maltrattatɜ, abusatɜ, fu loro estorto denaro, assistettero a omicidi e torture.

    https://www.pressenza.com/it/2024/12/torna-in-italia-con-visto-di-ingresso-a-rifugiato-sudanese-respinto-nel-2

    #justice #Italie #refoulement #Libye #pull-back #migrations #réfugiés #asile #Méditerranée #réfugiés_soudanais #refoulements_collectifs #illégalité #sauvetage #port_sûr #Asso_28 #gardes-côtes_libyens #Hirsi_Jamaa #droit_d'asile

  • Tracy C. Dyson de retour sur Terre : Les Russes à la rescousse des astronautes américains lemediaen442

    Quand la NASA réalise qu’elle ne peut pas se passer des Russes ! Après un long séjour dans l’espace, les astronautes américains, dont Tracy C. Dyson, sont rentrés grâce à Roscosmos. Qui aurait cru que la dépendance serait si… galactique ?

    La physicienne et astronaute américaine Tracy C. Dyson a finalement foulé le sol terrestre après une aventure épuisante dans l’espace, à bord d’un vaisseau Soyouz MS25 . Elle a été secourue, tenez-vous bien, par des cosmonautes russes de l’agence Roscosmos, Oleg Kononenko et Nikolaï Chub.
    . . . . .

    La suite : https://lemediaen442.fr/tracy-c-dyson-de-retour-sur-terre-les-russes-a-la-rescousse-des-astrona

    #Femme #espace #nasa #space #terre #Russie #usa #astronautes #politique #en_vedette #Roscosmos #sauvetage

    • Une astronaute « abandonnée par la Nasa » ramenée par les Russes sur Terre ? Attention à cette rumeur
      https://www.20minutes.fr/monde/4111931-20240925-astronaute-abandonnee-nasa-ramenee-russes-terre-attention

      (...)

      « Après avoir passé 184 jours dans l’espace, [Tracy] Dyson a achevé une mission de recherche de six mois à bord de la Station spatiale internationale le 23 septembre et, comme prévu, est revenue sur Terre à bord d’un Soyouz avec les cosmonautes de Roscosmos Oleg Kononenko et Nikolai Chub », confirme Josh Finch, de la direction des missions d’opérations spatiales de la Nasa, contacté par mail par 20 Minutes.

      (...)

      Il est d’ailleurs possible que la fausse information trouve sa source dans cette actualité, cette fois bien réelle : deux astronautes américains sont en ce moment bloqués dans l’ISS.

      (...)

      Disons les choses autrement :
      – Les américains qui voyagent avec les russes arrivent à bon port
      – Les américains qui voyagent entre eux, ce n’est pas toujours le cas

  • En Italie, Matteo Salvini, poursuivi pour séquestration de migrants, se pose en victime d’un procès politique
    https://www.lemonde.fr/international/article/2024/09/15/en-italie-matteo-salvini-poursuivi-pour-sequestration-de-migrants-se-pose-en

    En Italie, Matteo Salvini, poursuivi pour séquestration de migrants, se pose en victime d’un procès politique
    Par Olivier Bonnel (Rome, correspondance)
    C’est un triste feuilleton qui avait animé l’été 2019 en Italie. Pendant trois semaines, le navire de sauvetage en mer de l’ONG espagnole Open Arms se retrouve dans l’impossibilité de faire débarquer 147 personnes à bord, secourues au large de la Libye. Elles ont l’interdiction formelle de poser le pied en Italie, sur décision du ministre de l’intérieur de l’époque, Matteo Salvini. Le chef de la Ligue (extrême droite) se veut intransigeant.Pour lui, l’affaire est entendue : les ONG de secours de migrants « livrent des batailles politiques sur le dos de l’Italie ». Six pays européens proposent d’accueillir des migrants, mais la route est trop longue pour le navire, et les conditions de santé à bord se dégradent. Après trois semaines où le casse-tête administratif s’est mêlé au drame humanitaire, un juge sicilien ordonne finalement le débarquement des migrants à Lampedusa.
    Open Arms a saisi la justice italienne et le procès contre Matteo Salvini s’est ouvert en octobre 2021 à Palerme. Samedi 14 septembre, les procureurs ont requis six ans de prison contre l’ancien ministre de l’intérieur pour séquestration et abus de pouvoir. Absent à l’audience, M. Salvini était en revanche bien présent sur les réseaux sociaux, confirmant son art de la communication. Quelques heures avant l’annonce du tribunal de Palerme, son compte X avait publié une photo avec ces mots : « Aujourd’hui, je risque la prison car la gauche a voulu se venger. »
    Peu après les réquisitions, c’est un long message vidéo de l’ancien ministre de l’intérieur qui est publié en guise de réponse à la justice. « Aucun gouvernement ni aucun ministre dans l’histoire n’ont jamais connu de procès pour avoir défendu les frontières de son propre pays », explique-t-il la mine grave, ajoutant se « déclarer coupable d’avoir défendu l’Italie ». Un spot préparé et sous-titré en anglais, preuve de la volonté d’en faire un objet politique qui dépasse les frontières italiennes.
    Les alliés du chef de la Ligue en Europe n’ont d’ailleurs pas manqué d’afficher leur soutien samedi soir. « Le procès et la peine de six ans requise à son encontre sont d’une extrême gravité, alors que la submersion migratoire s’accentue partout en Europe », a ainsi dénoncé Marine Le Pen, tandis que le Néerlandais Geert Wilders a estimé que M. Salvini méritait « une médaille ».
    Les réactions ne se sont pas fait attendre non plus dans le champ politique italien, en premier lieu chez les partenaires de gouvernement de Matteo Salvini. Antonio Tajani, vice-président du conseil comme M. Salvini et patron de Forza Italia (droite), a dénoncé la décision des procureurs comme « déraisonnable et sans aucune base juridique ». Mais c’est la réaction de Giorgia Meloni qui a suscité le plus de commentaires. « Il est incroyable qu’un ministre de la République italienne risque six ans de prison pour avoir fait son travail de défense des frontières de la nation, comme l’exige le mandat reçu des citoyens », s’est indignée la cheffe du gouvernement sur les réseaux sociaux, expliquant que « transformer en crime le devoir de protéger les frontières de l’Italie contre l’immigration illégale est un précédent très grave ».
    Ces réactions posent question dans une démocratie italienne soucieuse de la séparation des pouvoirs. Principale figure de l’opposition, Elly Schlein, secrétaire générale du PD (centre gauche) a d’ailleurs qualifié de « très inappropriée » la réaction de Giorgia Meloni, rappelant que les pouvoirs exécutif et judiciaire devaient rester autonomes. La défense de Matteo Salvini a dénoncé un acte d’accusation contre un décret pris par son client, selon lequel les migrants auraient dû être « redistribués » entre les pays européens avant de pouvoir débarquer. Mais le tribunal de Palerme a pris soin de ne pas politiser le procès, en rappelant les faits. « Il y a un principe-clé qui ne peut être contesté : entre les droits de l’homme et la protection de la souveraineté de l’Etat, ce sont les droits de l’homme qui doivent prévaloir dans notre système juridique, heureusement démocratique », a lancé le procureur Calogero Ferrara.
    Un autre aspect du procès tient aux prérogatives que s’est arrogées Matteo Salvini, une fois ministre de l’intérieur. Champion d’une politique des « ports fermés », le chef de la Ligue a fait, selon le parquet de Palerme, transférer des prérogatives du ministère directement à son cabinet, comme l’assignation d’un port de débarquement. C’est pour cela qu’il est accusé d’abus de pouvoir.
    « Les droits fondamentaux concernent la personne en tant que telle et pas seulement le citoyen, et sont totalement indépendants du statut juridique de migrant régulier ou irrégulier », explique Gianfranco Schiavone, ancien vice-président de l’association pour les études juridiques sur l’immigration. Selon lui, il est frappant que la rhétorique de Salvini « se réfère toujours à des clandestins qui menaceraient des frontières, avant d’envisager d’abord que ce sont des naufragés ». Mais selon M. Schiavone, demeure une évidence : « Ce sauvetage ne pouvait être ni empêché ni entravé. » Le verdict du procès Salvini sera connu d’ici à la fin de l’année. « Ce sera un jour très important pour la justice italienne et la justice européenne », a commenté Oscar Camps, le fondateur d’Open Arms. Matteo Salvini, lui, a affiché sa confiance, jurant d’aller de l’avant « la tête haute ».

    #Covid-19#migrant#migration#italie#humanitaire#droit#sauvetage#sante#frontiere#mediterranee#UE

  • Six ans de prison requis contre #Matteo_Salvini, vice-Premier ministre italien, pour avoir refusé de laisser accoster des migrants en 2019

    L’homme politique d’extrême droite est jugé pour #privation_de_liberté et #abus_de_pouvoir, pour avoir maintenu 147 migrants en mer pendant des semaines sur un navire géré par l’organisation caritative #Open_Arms.

    Les procureurs italiens ont requis, samedi 14 septembre, une #peine de six ans de #prison contre Matteo Salvini, vice-premier ministre italien d’extrême droite, pour avoir empêché des migrants de débarquer dans un port italien en 2019.

    Matteo Salvini, qui fait partie de la coalition de la Première ministre Giorgia Meloni, est jugé pour privation de liberté et abus de pouvoir, pour avoir maintenu 147 migrants en mer pendant des semaines sur un navire géré par l’organisation caritative Open Arms. Le verdict de ce procès, qui a débuté en octobre 2021, devrait être rendu le mois prochain, a déclaré à l’AFP l’avocat d’Open Arms, Arturo Salerni.

    « Les #droits_humains doivent prévaloir »

    Matteo Salvini n’était pas présent à l’audience. Il avait auparavant publié sur Facebook : « Je le referais si j’avais à le refaire : défendre les frontières contre les migrants illégaux n’est pas un crime. » "Il est incroyable qu’un ministre de la République risque six ans de prison pour avoir fait son travail en défendant les #frontières de la nation, comme l’exige le mandat qu’il a reçu de ses concitoyens", a-t-il ajouté sur X.

    Au moment de résumer son réquisitoire, le procureur Geri Ferrara, du tribunal de Palerme, a estimé « qu’un principe clé n’est pas discutable : entre les droits humains et la protection de la souveraineté de l’Etat, les droits humains doivent prévaloir dans notre système heureusement démocratique. »

    Le #navire était resté bloqué en mer pendant près de trois semaines avant que les migrants ne soient finalement autorisés par la justice à débarquer sur l’île italienne de Lampedusa. Les membres d’Open Arms avaient assuré que l’état physique et mental des migrants avait atteint un point critique lorsque les conditions sanitaires à bord étaient devenues désastreuses, notamment en raison d’une épidémie de gale.

    https://www.francetvinfo.fr/monde/italie/six-ans-de-prison-requis-contre-matteo-salvini-vice-premier-ministre-it
    #justice #ports #migrations #réfugiés #Méditerranée #mer_Méditerranée #sauvetage

    • La cheffe de file de l’extrême droite en France, Marine Le Pen, lui a apporté son soutien samedi soir en dénonçant sur X « un véritable harcèlement judiciaire visant à le faire taire ».

      « Nous sommes solidaires et plus que jamais à tes côtés Matteo », a-t-elle aussi affirmé, fustigeant une peine « d’une extrême gravité alors que la submersion migratoire s’accentue partout en Europe ».

  • 40 manteaux et un bouton

    Été 1942. Quarante enfants juifs débarquent à la gare de #Nonantola, dans la province de Modène. Ils ont fui l’Allemagne nazie grâce à une organisation d’#entraide. Accueillis dans une vaste propriété, la #villa_Emma, ces jeunes déracinés se lient d’amitié et se créent un monde moins menaçant que la réalité.

    Natan est l’un d’eux. Rongé par le souvenir de son père arrêté une nuit d’hiver, de sa mère et son jeune frère qu’il a dû abandonner à Berlin, ce garçon sauvage ne parvient pas à renoncer à sa méfiance. Pourtant, ici, il n’y a ni étoiles jaunes, ni ghetto, ni rafles. C’est un lieu où les paysans partagent leur nourriture, où un menuisier construit les lits qui manquent aux pensionnaires, où chacun peut apporter sa pierre à l’édifice. Mais le 8 septembre 1943, les troupes nazies atteignent Nonantola, et les occupants de la villa Emma doivent fuir à nouveau. Cette fois, ils ne sont plus seuls : un village entier est prêt à se battre pour eux.

    Inspiré de faits réels, un magnifique récit d’#héroïsme_collectif et de #solidarité vu à travers les yeux d’un enfant.

    https://www.albin-michel.fr/40-manteaux-et-un-bouton-9782226473080

    #livre #Italie #WWII #seconde_guerre_mondiale #réfugiés #sauvetage #histoire #résistance

    –-

    voir aussi:
    Maria Bacchi e Nella Roveri, L’età del transito e del conflitto. Bambini e adolescenti tra guerre e dopoguerra 1939-2015, Il Mulino


    https://seenthis.net/messages/566930

    • 40 cappotti e un bottone

      Estate 1942. A Nonantola, Modena, arrivano quaranta ragazzi e bambini ebrei. Sono scappati dalla Germania nazista e, grazie all’organizzazione di Recha Freier, stanno cercando di arrivare in Palestina. Ora, sistemati a Villa Emma, sembra che il peggio sia passato. Tra di loro c’è anche Natan, che inizialmente vede tutta questa attenzione con sospetto. Bruciano ancora il ricordo del padre trascinato via nella notte, l’addio della madre e del fratello più piccolo. Eppure, qui sembra di essere in un mondo completamente nuovo. Finché con l’otto settembre del 1943, a Nonantola iniziano ad accamparsi le truppe naziste e per i ragazzi di Villa Emma c’è una nuova fuga da organizzare. Questa volta, però, non sono soli, hanno un intero paese a lottare per loro. Ivan Sciapeconi è insegnante di scuola primaria a Modena. Ha pubblicato libri di narrativa per bambini (Zezè e Cocoricò, Raffaello Editore; Un dicembre rosso cuore, Einaudi Ragazzi; Come mettere il mondo a testa in giù, Giunti) e testi per la scuola (Erickson Edizioni, Rizzoli). 40 cappotti e un bottone è il suo primo romanzo.

      https://www.edizpiemme.it/libri/40-cappotti-e-un-bottone

    • « 40 manteaux et un bouton », des villageois italiens au secours d’#enfants_juifs allemands

      Pendant la guerre en Italie, les habitants de Nonantola ont permis l’exfiltration vers la Suisse d’enfants juifs venus d’Allemagne et d’Autriche. Ivan Sciapeconi consacre à cet épisode héroïque de l’Histoire un premier roman

      (#paywall)

      https://www.letemps.ch/culture/livres/40-manteaux-et-un-bouton-des-villageois-italiens-au-secours-d-enfants-juifs-

  • Seenotrettung: Am Anfang waren Unternehmer

    Das erste zivile Rettungsschiff finanzierten Millionäre.

    »Helden zur See« betitelte eine deutsche Zeitung das Porträt des Millionärsehepaars Christopher und Regina #Catrambone, das am 25. August 2014 das erste zivile Rettungsschiff ins zentrale Mittelmeer schickte. Die beiden hatten während einer Kreuzfahrt eine Schwimmweste im Wasser entdeckt, was sie nach eigenen Angaben zum Nachdenken über die steigende Zahl ertrinkender Geflüchteter brachte. Also gründeten die Catrambones die gemeinnützige Hilfsorganisation #Migrant_Offshore_Aid_Station (#MOAS), kauften für acht Millionen Dollar die 40 Meter lange »Phoenix« und stachen in See.

    Auf dem umgebauten Trawler stationierte die Besatzung zwei Helikopterdrohnen mit Nachtsicht- und Wärmebildkameras. Zwischenzeitlich konnten die Catrambones für die Kombüse Stephan Staats gewinnen, der als »Koch der Superreichen« für teures Geld weltweit mit Millionären auf ihren Yachten unterwegs ist.

    MOAS beschreibt die Gründung auf seiner Webseite als Reaktion auf den Schiffbruch vor der italienischen Insel Lampedusa, bei dem im Oktober 2013 mindestens 368 Menschen starben. Italien startete daraufhin die Marinemission »Mare Nostrum«, die in beinahe einem Jahr 150 000 Menschen an Bord nahm. Auf Druck der Europäischen Union stellte die Regierung in Rom »Mare Nostrum« wieder ein, am 1. November 2014 übernahm Frontex mit der wesentlich mickriger ausgestatteten Mission »Triton«. Ihr Ziel war nicht mehr die Rettung von Menschen, ihr Einsatzbereich umfasste auch nur küstennahe italienische Gebiete. Dort wartete die EU-Grenzagentur, wer die Überfahrt lebend überstanden hatte, und nahm von den Asylsuchenden Fingerabdrücke für den Antrag in Italien. Diese Politik setzt Frontex bis heute fort.

    Weil bei »Triton« nicht Menschenleben, sondern Migrationsabwehr im Fokus stand, gründeten vier Familien aus Brandenburg ebenfalls 2014 den Verein Sea-Watch und sammelten Geld für ein erstes, gleichnamiges Schiff, das am 20. Juni 2015 erstmals im Einsatz war. Damals wie heute kritisiert der Verein, dass die EU nicht für eine adäquate zivile Seenotrettung auf dem Mittelmeer sorgen will – was deshalb Hilfsorganisationen übernehmen müssen.

    Organisationen wie #Sea-Watch geht es aber auch um größere Politik. Der Unternehmer #Harald_Höppner, der den Verein initiiert hatte, betonte schon damals die »multiplen Krisen«, die Menschen in die gefährliche Flucht treiben: Kriege, Klimawandel, Armut, Hunger.

    Mit der 70 Meter langen »Sea-Watch 5« hat der Verein dieses Jahr ein weitaus größeres Schiff in Betrieb genommen, betreibt außerdem das 14-Meter-Rettungsboot »#Aurora« und konnte zwei Vereine von Pilot*innen dafür gewinnen, seit 2017 mit kleinen Flugzeugen nach Booten mit Geflüchteten zu suchen.

    Die von europäischen Organisationen ins zentrale Mittelmeer entsandte zivile Rettungsflotte ist inzwischen auf rund 20 Schiffe angewachsen – die allerdings wegen Werftzeiten, Reparaturen oder Rotationen nicht immer gleichzeitig unterwegs sind. Finanziert werden die beispiellosen Missionen größtenteils durch Spenden.

    In Deutschland konnten die Vereine mit politischem Druck 2022 für einen Bundestagsbeschluss sorgen, wonach die Bundesregierung vier Jahre lang jährlich zwei Millionen Euro für die Seenotrettung ausgibt; die Gelder werden verwaltet vom Verein »United 4 Rescue«, der auch Spenden kirchlicher Organisationen erhält.

    Früh waren die Aktivist*innen auf See auch Repression ausgesetzt. Anfangs ging diese hauptsächlich von libyschen Milizen aus, die als »Küstenwache« bereits 2016 mit Waffengewalt die Brücke der »Sea-Watch« besetzten. Diese Bedrohungen setzen sich bis heute fort. Seit 2023 macht den Organisationen vor allem ein neues italienisches Gesetz zu schaffen, wonach Schiffe, wenn sie zu viel retten, festgesetzt und die Kapitän*innen mit Geldstrafen belegt werden können.

    https://www.nd-aktuell.de/artikel/1184726.eu-grenzen-seenotrettung-am-anfang-waren-unternehmer.html

    #histoire #sauvetage_en_mer #sauvetage #ONG #migrations #réfugiés #Méditerranée #mer_Méditerranée #frontières
    ping @_kg_

    • https://www.youtube.com/watch?v=2_oDo3SMmjw&embeds_referring_euri=https%3A%2F%2Fwww.antiwarsongs.or

      t ends with one last unaccompanied number, Iuventa, which is about the ship belonging to [Jugend Rettet, a Berlin non-governmental organisation dedicated to rescuing drowning people in the Mediterranean. To date she’s saved some 14,000 but was seized in 2017, the crew now awaiting trial accused of colluding with people smugglers. It’s a quietly rousing anthemic reminder that we are one world and one planet, echoing the refrain from the album opener as they declare “We’re not the clothes we wear/We’re not the scars we bear/We are the song we share”.

      In my dream I see
      Iuventa! Iuventa!
      Sweeping o’er the sea
      Iuventa, my love

      Heading out for more
      Iuventa! Iuventa!
      10 leagues from Eden’s shore
      Iuventa, my love

      And there are waves to make
      And there are boots to quake
      And there are chains to break
      Iuventa, my love

      Down the RIB descends
      Iuventa! Iuventa!
      And life is lived again
      Iuventa, my love

      Wе’re not the tongues wе speak
      Iuventa! Iuventa!
      We’re not the gods we seek
      Iuventa, my love

      We’re not the clothes we bear
      We’re not the scars we bear
      We are the song we share
      Iuventa, my love

      In my dream I see
      Iuventa! Iuventa!
      And in my dream she’s free
      Iuventa, my love

      #Iuventa #migrations #chanson #musique #musique_et_politique #Méditerranée #sauvetage #mer_Méditerranée #réfugiés

  • Naufrages dans la Manche : la France et le Royaume-Uni comptent renforcer leur coopération - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/58559/naufrages-dans-la-manche--la-france-et-le-royaumeuni-comptent-renforce

    Naufrages dans la Manche : la France et le Royaume-Uni comptent renforcer leur coopération
    Par Maïa Courtois Publié le : 19/07/2024
    Pour la première fois, un navire britannique participant à une opération de sauvetage conjointe dans la Manche a débarqué les naufragés dans un port français. Cette nouvelle pratique, si elle répond à des circonstances précises de sauvetage en mer, pourrait bien se reproduire à l’heure où les deux pays ouvrent la discussion sur un nouveau cadre de coopération.
    C’est une première : mercredi, un navire anglais a participé à une opération de sauvetage dans les eaux françaises et ramené les rescapés... vers un port français. En l’occurrence, celui de Calais.
    Un catamaran Ranger de la Border Force et un canot de sauvetage de la RNLI ont été dépêchés, depuis Douvres, après un appel à l’aide lancé par le CROSS Gris-Nez côté français. « Les garde-côtes ont été informés qu’un petit bateau était en difficulté dans les eaux françaises près de Calais vers 14h40 », a détaillé un porte-parole de la Maritime and Coastguard Agency à The Independent.
    D’après les autorités, 72 personnes étaient à bord de l’embarcation en détresse. Le navire français PSP Cormoran a recueilli 59 personnes lors de l’opération : l’une d’entre elles, retrouvée inconsciente, n’a pu être réanimée par les secours français. Le navire britannique, aidé du canot de la RNLI, en a secouru 13 autres. Ce dernier a ensuite fait route jusqu’au port de Calais, où l’ensemble des naufragés ont été débarqués.
    « Ce n’est pas la première fois qu’un moyen britannique intervient en eaux françaises. Mais c’est la première fois que, pour des raisons opérationnelles, le CROSS lui demande de débarquer dans un port français », confirme Véronique Magnin, ex porte-parole de la Préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord (Premar), qui a suivi les opérations ce jour-là.
    « C’est la règle dans le sauvetage : on va dans le port sûr le plus proche, que ce soit un port français ou britannique », soutient Véronique Magnin. Sauf que jusqu’ici, lorsque des moyens britanniques et français participaient à une même opération de sauvetage, ce cas de figure ne s’était jamais présenté. "On faisait plutôt des transferts de personnes, de bord à bord, d’un moyen britannique à un moyen français, et vice-versa. Dans le jargon, on appelle cela des « situations tactiques » : on avise en fonction du bateau qui a le plus de places à bord, ou bien de familles séparées qu’il faut réunir...", indique-t-elle. Ce sont les centres opérationnels, MRCC Douvres côté britannique et CROSS côté français, qui décident en direct des meilleurs choix à faire et coordonnent les équipes.
    Or, mercredi, « comme il y avait une personne inanimée sur le Cormoran, avec l’hélitreuillage d’une équipe de secours, il y avait déjà beaucoup de manœuvres en cours à bord du moyen français. Pour que la prise en charge des autres naufragés soit plus rapide, et aussi pour que l’on puisse récupérer plus vite des moyens en mer puisqu’il y avait d’autres tentatives de traversées en même temps, le CROSS a demandé aux Britanniques de débarquer à Calais », retrace Véronique Magnin.
    Faut-il voir dans cette nouvelle pratique le signe d’une évolution du travail conjoint entre Britanniques et Français dans la Manche ? « Il n’y a aucune raison qu’il y ait un nouveau cadre de coopération franco-britannique, ce sont les règles de sauvetage en mer qui s’appliquent. C’est vraiment à l’appréciation des centres opérationnels », tempère, côté français, Véronique Magnin.
    Le Home Office (équivalent britannique de l’Intérieur) a également réfuté, auprès de The Telegraph, l’idée d’un changement de politique. Ceci étant, des sources internes voient tout de même, dans cette opération, le signal d’une plus grande coopération entre le Royaume-Uni et la France face aux traversées, relate The Telegraph.
    Jeudi soir, alors qu’un nouveau naufrage était en cours dans la Manche provoquant le sixième décès de la semaine, sir Keir Starmer a échangé avec le président de la République Emmanuel Macron autour d’un plan de répression des traversées de small boats.
    « Ils se sont engagés à renforcer leur coopération en matière d’immigration clandestine et de lutte contre les filières criminelles responsables de ces pertes tragiques de vies humaines lors des traversées en small boats », a déclaré un porte-parole du Premier ministre à la presse britannique. Le nouveau dirigeant travailliste étudie aussi la possibilité de renvoyer les migrants interceptés dans la Manche sur le continent, dans d’autres pays de l’UE, pour que leurs demandes d’asile y soient examinées. D’après la presse britannique, Emmanuel Macron a cependant exclu la possibilité d’un accord direct avec la France pour ce type de retours, jugeant que tout accord devait être conclu entre le Royaume-Uni et l’UE.
    Jusqu’à « 80 voire 90 » personnes sur les embarcations
    Depuis des années, Paris et Londres multiplient les mesures destinées à endiguer les traversées. Sans grand succès. Depuis le 1er janvier 2024, plus de 14 000 personnes ont atteint le Royaume-Uni, soit une hausse de 18% par rapport à la même période l’an dernier. Or au cours de ces sept premiers mois de l’année, 22 personnes sont mortes en tentant de gagner les côtes anglaises, d’après la Premar. Un bilan beaucoup plus lourd que celui de l’ensemble de l’année 2023 où douze migrants étaient décédés dans des circonstances similaires. La situation de mercredi, avec une personne trouvée inanimée et des secours hélitreuillées, s’est reproduite à peine plus de 24 heures plus tard, dans la nuit de jeudi à vendredi. Or, il s’agit d’une situation nouvelle.
    « C’est un phénomène assez nouveau, que l’on ne voyait pas les années précédentes : des personnes décèdent alors qu’elles se trouvent sur leur embarcation, et non pas en se noyant », alerte Véronique Magnin. « On fait face à des embarcations très chargées, qui peuvent monter jusqu’à 80 voire 90 personnes ! Il y a peut-être aussi la température estivale qui fait que les gens font des malaises... ». De quoi mettre en tension les moyens de sauvetage français et faire évoluer la coopération avec les Britanniques en mer dans les mois à venir.

    #Covid-19#migrant#migration#france#royaumeuni#manche#mortalite#sante#sauvetage

  • Sea-Eye vince in tribunale contro il decreto Piantedosi-Meloni
    https://www.meltingpot.org/2024/06/sea-eye-vince-in-tribunale-contro-il-decreto-piantedosi-meloni

    Nell’udienza del 5 giugno 2024, il tribunale di Reggio Calabria ha dato ragione alla causa intentata da Sea-Eye e.V. e ha dichiarato illegittimo il fermo di 60 giorni della Sea-Eye 4 nel marzo 2024. Il giudice ha ritenuto non provate le accuse secondo cui l’equipaggio della nave non avrebbe seguito le istruzioni della cosiddetta guardia costiera libica ed ha quindi confermato che le operazioni di salvataggio #In_mare da parte della Sea-Eye 4 sono sempre state doverose e corrette in base alla pertinente la normativa internazionale. Secondo le autorità italiane che bloccarono la Sea-Eye 4, la nave il 7 (...)

    #Notizie #Giovanni_Marenda

  • #Mothership

    In the middle of the Mediterranean Sea, the crew of the #Ocean_Viking is rescuing people in exile fleeing Libya, crammed in unseaworthy boats. Once rescued and welcomed on board, survivors receive first aid, then accompanied to a safe port. On this ship, like a refuge within a refuge, the Women’s Shelter is a listening and care center for women and children.

    To ensure that people in distress are rescued in compliance with human rights and maritime law, a tug-of-war between authorities and humanitarian aid workers occurs on a daily basis.

    https://www.thepartysales.com/movie/mothership
    https://vimeo.com/943563441/3f3fb81516?share=copy

    #sauvetage #mer #Méditerranée #migrations #réfugiés
    #film #film_documentaire #Muriel_Cravatte

  • Why is Italy forbidding NGO planes from departing from Sicily?

    NGO planes are forbidden from departing from five Italian airports near migrant routes on the Mediterranean, officials said this week. Here’s more background on the decision.

    NGO planes that patrol Mediterranean waters for migrant vessels in distress will no longer be able to depart from airports in Sicily, Italy’s civil aviation authority announced this week.

    Here’s some background on the specifics of the decision.
    No flights from Sicilian airports

    Italy’s National Entity for Civil Aviation (#ENAC) — a department of the Ministry of Transport, which is headed by Matteo Salvini — signed five ordinances barring NGO planes from departing the Sicilian airports of Palermo (Punta Raisi and Bocca di Falco), Lampedusa, Pantelleria and Trapani.

    According to the ordinance, these civil airplanes not only violate “the regulative legal framework of the Search and Rescue missions” but also risk “compromising the safety of migrant people who are not assisted by the current protocols approved by the Maritime Authority.”

    ENAC, in the ordinance, further stated that “anyone who takes part in Search and Rescue operations outside the legal provisions of the framework currently in place is punished with sanctions listed in the navigation code, and additional sanctions such as the administrative detention of the airplane.”
    Nadir rescue

    While the new ordinance was announced, German NGO Resquship vessel Nadir rescued a dinghy carrying 57 migrants in international waters.

    https://www.infomigrants.net/en/post/56955/why-is-italy-forbidding-ngo-planes-from-departing-from-sicily

    #sauvetage #Seabird #avions #criminalisation_de_la_solidarité #Méditerranée #mer_Méditerranée #migrations #réfugiés #Colibrì #Pilotes_Volontaires #Italie #aéroports

    • Migranti, il ministero di Salvini vuole fermare gli aerei delle ong. Le ordinanze emanate dall’Enac: “Elusione del quadro normativo”

      Non solo le navi, più volte sottoposte a fermi amministrativi per aver disobbedito alla guardia costiera libica. Adesso il governo prova a impedire alle ong di usare gli aerei che monitorano il Mediterraneo centrale per segnalare imbarcazioni in difficoltà, ma anche per documentare respingimenti o il comportamento dei libici, più volte filmati mentre intimidiscono gli equipaggi delle navi umanitarie o addirittura mentre sparano nel bel mezzo di un soccorso. Lo strumento per fermare velivoli come il Seabird della ong Sea Watch potrebbero essere alcune ordinanze emanate dell’Ente nazionale per l’Aviazione civile (Enac), controllato dal Ministero dei Trasporti di Matteo Salvini. “Interdizione all’operatività dei velivoli e delle imbarcazioni delle ONG sullo scenario del Mare Mediterraneo centrale”, titolano i provvedimenti, che in base a non meglio precisate “segnalazioni trasmesse dal Comando generale della Guardia costiera” accusano i velivoli delle ong di “sostanziale elusione del quadro normativo di riferimento” e minacciano sanzioni e sequestri.

      “Chiunque effettua attività in ambito Search and Rescue al di fuori delle previsioni del quadro normativo vigente è punito con le sanzioni di cui al Codice della navigazione, nonché con l’adozione di ulteriori misure sanzionatorie quali il fermo amministrativo dell’aeromobile“, dice il primo dei due articoli che compongono le ordinanze emanate dall’Enac nei giorni scorsi per tutti gli aeroporti siciliani e delle due isole minori, compreso quello di Lampedusa, il principale scalo utilizzato dai due velivoli operativi, il Seabird di Sea Watch e il Colibrì della ong svizzera Pilots Volontaires. Le ordinanze emanate dalle direzioni territoriali della Sicilia Occidentale e Orientale di Enac sono già in vigore e fin dalle prossime ore potrebbero abbattersi sugli aerei umanitari, impedendo loro di decollare e quindi di sorvolare il Mediterraneo.

      Questo il ragionamento: “Ritenuto che alla luce della normativa nazionale e sovranazionale citata, solo il Comando Generale della Guardia Costiera deve essere riconosciuto unica Autorità Marittima nazionale competente in ambito SAR”, “preso atto delle segnalazioni trasmesse dalla predetta Autorità marittima circa le reiterate attività effettuata da velivoli e natanti, riconducibili alla proprietà di Soggetti anche extra U/E, che si traduce nel prelievo – da imbarcazioni di fortuna – di persone migranti provenienti da rotte nordafricane”, vista la già citata “sostanziale elusione del quadro normativo “che si traduce per la Guardia Costiera nazionale in un aggravio dei propri compiti istituzionali di intervento in mare” e addirittura, si legge, nel rischio di “compromettere l’incolumità delle persone migranti non assistite secondo i protocolli vigenti ed approvati dall’Autorità marittima”, gli aerei che non rispettano le regole rischiano il fermo amministrativo. Come nel caso delle navi, il fermo potrà essere impugnato davanti ai tribunali amministrativi. Ma nel frattempo si resta a terra.

      I legali delle ong sono già al lavoro per contrastare le ordinanze, che almeno nella forma sembrano piuttosto vaghe. Non è chiaro infatti a quali violazioni si riferiscano. Gli aerei non portano materialmente a termine le operazioni SAR e qualora segnalino barche in pericolo sono poi i comandanti delle navi a interagire e ricevere istruzioni dal centro nazionale di coordinamento di soccorso marittimo competente per l’area SAR interessata. L’accusa potrebbe essere la stessa mossa sempre più spesso alle navi umanitarie, quella di interferire con la guardia costiera libica in zona SAR di sua competenza. Ma le ordinanze non citano i decreti del governo Meloni, quelli voluti dal ministro dell’Interno Matteo Piantedosi, la cui supposta violazione motiva i recenti fermi proprio con l’accusa di aver disobbedito ai libici. Accusa che più volte è stata dimostrata infondata, anche grazie ai video che smentiscono la versione dei libici. E che nessuno avrà modo di registrare se gli aerei resteranno a terra. Peggio, i migranti in pericolo segnalati dai velivoli potrebbero non essere intercettati. “In passato ci è capitato di avvistare persone in mare dopo che la loro barca si era già capovolta, e di riuscire a farle soccorrere”, racconta al Fatto un componente dell’equipaggio del Seabird. “In alcuni casi è stato chiarissimo: senza un aereo in grado di avvistarli non avrebbero avuto scampo”.

      Le ordinanze di Enac, dichiara la ong Sea Watch, “hanno il chiaro scopo di fermare i nostri aerei da ricognizione, ovvero gli unici occhi della società civile nel Mediterraneo. Occhi fondamentali per documentare le quotidiane violazioni dei diritti umani che vi avvengono, comprese quelle perpetrate dalla cosiddetta guardia costiera libica attraverso le motovedette e le risorse generosamente elargite dal Governo italiano. Fermare gli aerei ONG vuol dire rendere cieca la società civile e i cittadini italiani ed europei rispetto a quanto avviene nel Mediterraneo come risultato delle politiche migratorie dei loro governi. Un atto vigliacco e cinico di chi usa la criminalizzazione delle ONG come strumento di propaganda politica in vista delle imminenti elezioni per il rinnovo del Parlamento europeo. Non fermeremo le nostre operazioni anche a costo di mettere in pericolo i nostri aerei. Questo attacco che calpesta il diritto internazionale non ci impedirà di continuare a dare fastidio a chi vorrebbe che quanto avviene quotidianamente nel Mediterraneo rimanesse segreto e senza foto e video a documentarlo”.

      https://www.ilfattoquotidiano.it/2024/05/07/migranti-il-ministero-di-salvini-pronto-a-fermare-gli-aerei-delle-ong-ordinanze-dellenac-elusione-del-quadro-normativo/7539355

  • Dans la Manche, les techniques agressives de la police pour empêcher les traversées de migrants
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2024/03/23/dans-la-manche-les-techniques-agressives-de-la-police-pour-empecher-les-trav

    Dans la Manche, les techniques agressives de la police pour empêcher les traversées de migrants
    Par Julia Pascual (envoyée spéciale à Calais (Pas-de-Calais) et Loon-Plage (Nord)), Tomas Statius (Lighthouse Reports), Cellule Enquête vidéo et avec la contribution de Fahim Abed, May Bulman et Bashar Deeb (Lighthouse Reports)
    Officiellement, la police a interdiction formelle d’intercepter en mer les embarcations de migrants qui tentent de traverser la Manche. Après plusieurs mois d’enquête, « Le Monde » et ses partenaires de Lighthouse Reports, de « The Observer » et du « Der Spiegel » ont pourtant pu documenter différentes situations où les forces de l’ordre emploient des manœuvres dangereuses à l’encontre de ces « small boats » pourtant déjà à l’eau.
    Il pleut des cordes et la grande tonnelle blanche, sous laquelle plusieurs dizaines de personnes viennent s’abriter, a du mal à supporter le poids de l’eau qui s’accumule. Il est presque 11 heures, dans une zone périphérique de Loon-Plage (Nord), ce mardi 12 mars, à l’entrée de l’un des nombreux campements de personnes migrantes présents depuis des années maintenant sur la commune, voisine de Dunkerque.
    Ziko (les personnes citées par leur prénom ont requis l’anonymat), 16 ans, vivote ici depuis cinq mois. Le jeune Somalien a déjà essayé cinq fois de gagner le Royaume-Uni. A chaque fois en bateau. A chaque fois sans succès. Systématiquement, les policiers sont intervenus pour stopper l’embarcation à bord de laquelle lui et d’autres espéraient traverser la Manche. « A chaque fois, ils ont crevé le bateau », se souvient-il.
    Il y a environ deux semaines de cela, les policiers ont fait une manœuvre au large de la plage de Gravelines (Nord) que le jeune homme n’est pas près d’oublier. Les fonctionnaires ont fait obstacle au canot alors qu’il était déjà en mer. « On était à plusieurs dizaines de mètres des côtes quand un bateau pneumatique avec cinq ou six policiers s’est approché et a crevé notre embarcation. » Ziko rapporte que lui et la cinquantaine de passagers sont tous tombés à l’eau. « J’avais de l’eau jusqu’à la poitrine, c’était très dangereux. Il y avait des enfants qui étaient portés à bout de bras par des adultes pour ne pas se noyer. »
    De ses cinq tentatives de traversée, c’est la seule au cours de laquelle le bateau de Ziko a été crevé en mer. Son témoignage, rare, vient percuter la version officielle livrée par les autorités depuis 2018 et l’explosion du phénomène des small boats, ces petites embarcations de migrants dont le but est de rejoindre le Royaume-Uni. Officiellement, la police a interdiction formelle d’intervenir lorsque les small boats sont déjà en mer. Dans une directive à diffusion restreinte du 10 novembre 2022, le préfet maritime de la Manche et de la mer du Nord, Marc Véran, rappelait que « le cadre de l’action des moyens agissant en mer (…) y compris dans la bande littorale des 300 mètres (…) est celui de la recherche et du sauvetage en mer » et « ne permet pas de mener des actions coercitives de lutte contre l’immigration clandestine ».
    Et ce, en dépit de la pression constante sur le littoral : alors que moins de 2 000 personnes ont traversé la Manche en 2019, elles étaient plus de 45 000 en 2022 et près de 30 000 en 2023. Un phénomène qui est devenu un irritant majeur dans la relation franco-britannique.Au terme de plusieurs mois d’enquête, Le Monde, ses partenaires du collectif de journalistes Lighthouse Reports, du journal britannique The Observer et de l’hebdomadaire allemand Der Spiegel ont pourtant pu documenter différentes situations, parfois filmées, où des tactiques agressives similaires à celles que dénonce Ziko ont été employées depuis juillet 2023. D’après nos informations, elles sont même comptabilisées par le ministère de l’intérieur sous la dénomination explicite d’« interceptions en mer ». Des données d’une sensibilité telle qu’elles ne font l’objet d’aucune publicité.D’autres que Ziko en témoignent. La Défenseure des droits explique au Monde que quatre saisines sont en cours d’investigation portant sur des interceptions en mer en 2022 et 2023. Par ailleurs, l’inspection générale de la police nationale est saisie depuis l’automne 2023 d’une enquête préliminaire à la suite d’un signalement au parquet de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) effectué par Rémi Vandeplanque, un garde-côte douanier et représentant du syndicat Solidaires.
    Ce dernier rapporte que, le 11 août 2023, au petit matin, un gendarme aurait demandé à un membre d’équipage de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM) de l’aider à percer un bateau au large de la plage de Berck-sur-Mer (Pas-de-Calais) avec une dizaine de personnes à son bord. Une action que le sauveteur a refusé d’effectuer, tout en avisant le centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (Cross) de Gris-Nez (Pas-de-Calais).
    L’échange a été entendu sur l’un des canaux radio utilisés par le Cross. « En tant que policier, on ne peut pas agir d’une manière qui met la vie d’autrui en danger, affirme Rémi Vandeplanque. On doit respecter les règles. » Sollicitée, la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord assure que, « si elle est avérée, cette initiative ne pourrait être qu’une initiative individuelle de la personne en question et inappropriée ».
    Rares sont les images qui documentent ces pratiques, mais une vidéo inédite que nous nous sommes procurée, datée du 9 octobre 2023, montre un semi-rigide de la police nationale tourner autour d’un small boat dans le port de Dunkerque en créant à dessein des vagues qui déstabilisent la petite embarcation. A bord se trouvent pourtant une trentaine de passagers. Une partie d’entre eux se tient sur le boudin du canot. De l’eau entre dans l’embarcation au point que ceux assis au milieu sont immergés jusqu’aux genoux. Le policier semble ensuite dire aux occupants du petit bateau de retourner sur le bord. Les migrants seront finalement débarqués sains et saufs. Une manœuvre dangereuse, jugent plusieurs experts maritimes, d’autant que, en cas de chavirement, les embarcations légères des forces de l’ordre ne sont pas dimensionnées pour conduire des opérations de sauvetage. « Cette vidéo m’a choqué, raconte Kevin Saunders, ancien officier de la Border Force britannique en poste à Calais jusqu’en 2016 et connu pour ses positions extrêmement critiques à l’égard de l’immigration. Elle me rappelle ce que les Grecs faisaient à la frontière maritime avec la Turquie. Je suis surpris que les Français fassent cela parce que c’est contraire à leur interprétation du droit de la mer. »
    « Les Français sont poussés à jouer le même rôle dans la Manche que celui que l’Union européenne offre aux pays africains. Paris reçoit beaucoup d’argent des Anglais pour empêcher les migrants de partir ou les arrêter en mer », renchérit de son côté le politiste autrichien Gerald Knaus, architecte de l’accord de lutte contre l’immigration irrégulière entre l’Union européenne et la Turquie, faisant référence à la pression grandissante des autorités britanniques.De son côté, la préfecture de la zone de défense et de sécurité Nord relativise : « On était en journée, dans une enceinte portuaire. Le but de l’intervention est de dissuader les passagers de s’approcher de la digue du Braek [qui mène à la mer du Nord]. C’est la seule fois où on a pu intercepter un small boat par cette manœuvre et ça a été dissuasif. Toutes les personnes migrantes ont été sauvées et les passeurs interpellés. »
    Dans une seconde vidéo, diffusée sur le réseau social TikTok en juillet 2023, un semi-rigide appartenant à la vedette de gendarmerie maritime Aber-Ildut, déployée depuis 2022 dans la Manche, est filmé en train de percuter à deux reprises une embarcation de migrants à pleine vitesse, au large des côtes de Boulogne-sur-Mer. Trois gendarmes sont à bord. L’un d’entre eux brandit une bombe de gaz lacrymogène en direction du small boat et intime à ses passagers de s’arrêter. Une pratique, encore une fois, contraire au cadre opérationnel français.
    « Refusant le contrôle coopérant, aucune action de coercition n’a été réalisée et cette embarcation a librement poursuivi sa route, précise la préfecture maritime, interrogée sur cette action. Le nombre de ces contrôles reste très modeste, aucun naufrage, blessé ou procédure non conforme n’a été signalé. »D’autres témoignages, recueillis auprès de migrants à Calais (Pas-de-Calais) ou à Loon-Plage, décrivent des tentatives de traversées empêchées par des forces de l’ordre, qui s’avancent dans l’eau, jusqu’aux épaules parfois, pour crever des bateaux bondés de passagers. « A aucun moment de telles consignes ne sont données ni même suggérées aux équipes coordonnées, assure pourtant la préfecture maritime, bien au contraire, la préservation de la vie humaine en mer est le seul credo qui vaille. »
    La lutte contre l’immigration irrégulière franchit-elle la ligne rouge ? Le 10 mars 2023, une grappe de journalistes trépignent dans la cour de l’Elysée balayée par un vent hivernal. Tous attendent la poignée de main entre le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, et le premier ministre britannique, Rishi Sunak, sur le perron du palais présidentiel. C’est le premier sommet bilatéral entre les deux pays depuis cinq ans. Le rapprochement qui doit être mis en scène ce jour-là va s’incarner sur un sujet : l’immigration. Londres annonce le versement sur trois ans de 543 millions d’euros à la France pour « stopper davantage de bateaux », au titre du traité de Sandhurst de 2018.
    Cet argent va permettre de financer le déploiement de réservistes et l’installation de barrières et de caméras de vidéosurveillance sur la Côte d’Opale, mais aussi la surveillance aérienne du littoral ou encore l’équipement des forces de l’ordre en drones, jumelles à vision nocturne ou semi-rigides, comme celui que l’on voit à l’œuvre dans la vidéo prise dans le port de Dunkerque. Une tranche importante d’une centaine de millions d’euros est aussi dévolue à des projets immobiliers tels que la création d’un centre de rétention administrative vers Dunkerque ou d’un lieu de cantonnement pour les CRS à Calais. Désormais, plus de 700 policiers et gendarmes sillonnent vingt-quatre heures sur vingt-quatre heures les 150 kilomètres de littoral.
    Il n’est pas question ici de sauvetage en mer, au grand dam de certains opérateurs qui verraient bien leur flotte renouvelée alors que les naufrages d’embarcations sont récurrents et mettent à rude épreuve les équipages. Ainsi la SNSM a échoué à plusieurs reprises à bénéficier des fonds Sandhurst, « parce que son action n’est pas assimilable à de la lutte contre l’immigration illégale », justifie à regret un cadre de l’association dans un document que nous avons pu consulter.
    L’enveloppe d’un demi-milliard d’euros débloquée par les Britanniques en 2023 constitue, de l’aveu de plusieurs sources au ministère de l’intérieur, un tournant. « Cela a vraiment contractualisé la relation entre les deux pays, rapporte un cadre de la Place Beauvau, sous le couvert de l’anonymat. Les Anglais se comportent avec nous comme nous on le ferait avec un pays tiers. Ils mettent une pression énorme au quotidien sur le déblocage des crédits, si les chiffres ne s’améliorent pas. C’est non-stop et à tous les niveaux. »Déjà présents au sein d’un centre conjoint d’information et de coordination franco-britannique ainsi que dans une unité de renseignement à Coquelles (Pas-de-Calais), des officiers de liaison britanniques de la Border Force participent aussi, officiellement comme simples observateurs, à la réunion hebdomadaire de l’état-major de lutte contre l’immigration clandestine. « Ils sont extrêmement intrusifs, mais ils connaissent bien la zone, ils savent où on contrôle bien, où on est en difficulté », affirme un cadre de la gendarmerie.
    Pour tarir les flux de migrants, les Britanniques ne manquent pas d’idées. En octobre 2020, le gouvernement conservateur de Boris Johnson disait réfléchir à installer des machines à vagues pour repousser les small boats. En août 2021, la ministre britannique de l’intérieur d’alors, Priti Patel, est revenue enthousiasmée d’une visite en Grèce où elle avait effectué des patrouilles avec les gardes-côtes helléniques en mer Egée, l’une des portes d’entrée en Europe. « Elle a dit que nous devrions apprendre des Grecs, se souvient une source au Home Office. Ils étaient très agressifs, avaient un bon taux de détection. » Et ont, à de nombreuses reprises, fait l’objet d’accusations de refoulements illégaux de demandeurs d’asile vers la Turquie.Toutes ces idées sont partagées avec la France lors de réunions bilatérales. « Pour les Britanniques, il fallait attraper les bateaux en mer. Ils le disaient de façon par moment insistante, lâche un haut fonctionnaire du ministère de l’intérieur, en poste jusqu’à fin 2020. Ils nous ont même expliqué comment faire, par exemple en lançant des grappins ou des filets. » A la préfecture de la zone de défense et de sécurité Nord, on reconnaît que « de nouvelles techniques sont essayées en permanence », à l’image de celle qui consiste à paralyser l’hélice d’un bateau de migrants à l’aide de filets.
    Mais « cela n’a pas été concluant », assure-t-on. « Notre stratégie, ça a été plutôt de dire qu’il fallait une forte présence sur les plages et empêcher les livraisons de bateaux, corrobore un ancien directeur de la police aux frontières. En mer, on porte secours aux personnes, on ne les intercepte pas. » D’autres croient que ce qui a freiné les autorités tient plutôt à des contingences matérielles : « Il n’y avait pas de moyens nautiques pour cela », assure l’ancien haut fonctionnaire du ministère de l’intérieur.
    L’ampleur du phénomène des traversées persistant, les digues ont-elles sauté ? Les manœuvres en mer des forces de l’ordre « se comptent sur les doigts d’une main », balaye une source au ministère de l’intérieur.Le 10 mars 2023, tandis qu’Emmanuel Macron et Rishi Sunak enterrent à l’Elysée des années de brouille diplomatique, le préfet maritime Véran signe une nouvelle directive à diffusion restreinte. Elle précise le cadre de certaines manœuvres opérationnelles face à l’apparition du phénomène des taxis boats, ces embarcations qui longent la côte et récupèrent les migrants directement à l’eau pour éviter les interceptions sur les plages. La directive ouvre la voie à l’interception de small boats en mer par les forces de sécurité intérieure, à condition d’opérer « uniquement de jour », dans la bande côtière de 200 mètres de littoral, avant que le taxi boat n’embarque des passagers et dans le cas où « moins de trois personnes » seraient à bord. (....)

    #Covid-19#migrant#migration#france#royaumeuni#manche#traversee#smallboat#mortalite#frontiere#migrationirreguliere#taxiboat#SNSM#CROSS#PREMAR#sauvetage#sante#traversee