• Autoroutes : hausse historique des tarifs aux péages

    Les 25 sociétés d’autoroutes (#SCA), qui ont versé 3,3 milliards (+40 % par rapport à 2020) à leurs actionnaires (bénéficiaires de la privatisation des réseaux de 2002 à 2006), décident une hausse moyenne de 4,75 % des péages.

    Une majoration historique qui ne manquera d’arrondir les superprofits de ces parasites (notamment #Vinci_Autoroutes, #Eiffage et l’espagnol #Abertis qui détient #Sanef).

    Actuellement, le contexte leur est favorable. Récemment, les #sociétés_d'autoroutes ont reporté des travaux de modernisation en raison de la crise sanitaire, particulièrement en 2020, allégeant leurs investissements, et ont bénéficié de la baisse de l’impôt sur les sociétés. Et demain ? « Compte tenu du contexte inflationniste, les hausses de tarifs seront importantes en 2023 et 2024, à l’avantage des SCA car toutes choses égales par ailleurs, leurs charges augmentent moins vite que leurs recettes », note le gendarme des transports dans un récent rapport

    (Les Échos)

    #capitalisme #parasitisme #profit #inflation #hausse_de_tarif

  • Enjeux climatiques : la recherche ne peut plus produire de la connaissance à tout prix
    https://www.lemonde.fr/sciences/article/2023/01/27/enjeux-climatiques-la-recherche-ne-peut-plus-produire-de-la-connaissance-a-t

    Pour le physicien Pablo Jensen, la crise écologique force les sciences à s’interroger sur le type de savoir qu’elles créent et à s’ouvrir aux recherches menées en dehors des universités.

    Le 14 novembre 2022, le CNRS a publié son bilan carbone : un chercheur émet, en moyenne, 14 tonnes de CO2 par an. Comparer ce chiffre aux 2 tonnes permises par les accords de Paris, activités personnelles comprises, donne le vertige. Car il est difficile d’imaginer comment on pourrait réduire de plus de 80 % les émissions sans repenser profondément les activités de recherche.
    Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Devant l’urgence climatique, de plus en plus de scientifiques tentés par la radicalité : « La désobéissance civile est un acte désespéré, pour alerter sur la situation dramatique dans laquelle on est »

    Puis, le 12 décembre, le comité d’éthique du même organisme, le Comets, abandonnait ce qui a été, depuis le début des sciences modernes, la position standard de la plupart des chercheurs : faire avancer la connaissance, c’est forcément bon, à la société de décider ensuite des bonnes ou mauvaises « applications ». Position paresseuse, voire hypocrite, car elle conduit à revendiquer les bonnes applications (médicaments…), en rejetant sur la société les mauvaises (pollutions, bombes…). Le Comets affirme, au contraire, que, face à la gravité de la situation environnementale, la recherche doit tenter d’évaluer ses impacts au préalable, en se demandant si « utiliser ou développer tel grand équipement (accélérateur de particules, grand calculateur) ou travailler sur telle thématique (biologie synthétique, génomique) est susceptible d’engendrer des impacts néfastes pour la biosphère ».

    Je vois là deux signes d’un grand basculement en train de redéfinir les savoirs et leur place dans la société. Pour mieux en saisir l’ampleur, peignons à grands traits les étapes passées. Jusqu’au XVIIe siècle, on vivait dans un monde dominé par le biologique, au niveau de l’économie (agriculture, construction en bois…) ou de la pensée (Aristote). Les sciences modernes ont émergé à la suite d’une double révolution, technique et politique : le déferlement des machines et l’émergence d’individus libres.

    Les nouvelles technologies (imprimerie, navigation, télescope…) ont élargi la connaissance du monde et bousculé les certitudes anciennes. Une nouvelle science « machinique », intimement associée aux réseaux technologiques, a permis une rétroaction positive inédite entre connaissance théorique et croissance industrielle, à l’exemple de la génétique moderne, née dans les laboratoires du brasseur Carlsberg, qui cherchait à stabiliser des levures pour produire de la bière en masse.

    Côté politique, l’urbanisation contribua à l’émergence d’individus confiants en leur capacité à comprendre et à maîtriser le monde. Ces deux révolutions partageaient des valeurs, comme le souci du débat critique, mais ont toujours été en tension, car les sciences prétendent disposer d’un savoir supérieur à l’« opinion » des non-experts, et engendrent des technologies qui bouleversent les sociétés par les marchés, sans débat démocratique.
    S’adapter à un monde devenu fini

    La grande accélération qui s’est ensuivie ébranle désormais la planète entière et impose de recréer des savoirs adaptés à un monde devenu fini. Des savoirs moins dépendants de technologies sophistiquées, et mieux insérés dans nos espaces délibératifs. Il ne s’agit nullement d’un retour romantique à des savoirs prémodernes, mais, au contraire, de l’approfondissement de la révolution démocratique, pour la création de savoirs « terrestres ».

    Concrètement, il s’agira d’abord de mieux financer des savoirs jugés essentiels pour apprendre à vivre dans ce monde fini : mieux comprendre les enchevêtrements entre tous les vivants, l’impact des inégalités, les alternatives low-tech, etc. Plus profondément, il faudra redéfinir ce que sont les savoirs et leur articulation avec les activités sociales. De nombreuses pistes concrètes ont été présentées aux Journées d’été des savoirs engagés et reliés (Jeser), tenues à Lyon, fin août, et organisées par un collectif de onze associations (Mouvement-ser.or).

    Ainsi, la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (Criirad) et les observatoires écocitoyens ouvrent à la société civile un savoir expert (mesure de la radioactivité, toxicologie…) pour contrer un monopole privé ou étatique potentiellement opaque. Les Jeser ont aussi donné la parole à des recherches menées en dehors des universités. Ainsi, ATD Quart Monde croise les savoirs des personnes qui connaissent la pauvreté et les savoirs académiques pour créer des connaissances engagées, car l’association veut que « ça change ». Les paysans-boulangers ont, eux, créé une filière entière, allant des semences aux consommateurs, grâce à des savoirs spécifiques sur les variétés de blés paysans, et des outils low tech partagés garantissant leur souveraineté technologique. Tout en dialoguant avec la recherche académique, comme ils l’expliquent dans leur superbe livre Notre pain est politique (La Dernière Lettre, 2019).

    On pourrait imaginer une société parsemée de chercheurs, alternant des périodes d’engagement sur le terrain et d’autres plus en retrait, pour affiner les outils conceptuels de leurs communautés disciplinaires. Comme le proposait Bruno Latour dans son dernier discours à Sciences Po : dans la « nouvelle université des sciences terrestres », les sciences fondamentales auront pour tâche, non d’être une avant-garde trouvant les solutions, mais un « back-office » contribuant à « redéfinir ce que pourrait être le problème », et aidant les professionnels grâce aux « outils les plus avancés ». De quoi redonner aux sciences l’élan qui animait le philosophe John Dewey, pour qui « le futur de la démocratie [était] lié à l’extension de l’attitude scientifique ».

    Pablo Jensen(directeur de recherche CNRS, Laboratoire de physique, chargé de mission Transition écologique à l’ENS Lyon)

    Pablo Jensen est également l’auteur de Deep Earnings chez C&F éditions

    #Pablo_Jensen #Sciences_participatives #Recherche #Ethique #Soutenabilité

  • Une récente vague de limogeages au sommet de l’État ukrainien en dit long sur la nature véritable de ce régime que médias et gouvernants occidentaux présentent comme le héraut de la démocratie à l’est de l’Europe et le défenseur des intérêts de la population ukrainienne…

    https://journal.lutte-ouvriere.org/2023/01/25/ukraine-un-regime-corrompu-et-antiouvrier_475586.html

    Quatre ministres, cinq gouverneurs régionaux et quatre très hauts responsables ont été limogés. On a appris aussi que le vice-ministre de la Défense, Chapovalov, le chef adjoint de l’Administration présidentielle, Tymochenko, et le procureur général adjoint, Symonenko, avaient démissionné. Ou plutôt, qu’ils avaient été démissionnés, comme l’indique un communiqué du ministère de la Défense à propos de son numéro 2 : il s’agissait, dit-il, de « préserver la confiance de la société et des partenaires internationaux » de l’Ukraine.

    Il faut croire que si le régime en arrive à de telles mesures, c’est qu’il y a urgence pour lui, au moins vis-à-vis de la population. Récemment, des médias ont commencé à révéler des affaires de marchés conclus par le ministère de la Défense, qui achetait de quoi nourrir ses soldats en payant à des prix deux à trois fois plus élevés qu’en magasin. Les lecteurs ont ainsi appris qu’il payait 17 hryvnias (0,42 €) les œufs qu’eux achètent à 7 hr (0,17 €), les pommes de terre 22 hr au lieu de 8 ou 9. S’agissant de produits de première nécessité, que la population travailleuse peine à acheter, une telle différence a déjà de quoi choquer. Alors que chacun a un ou des proches à l’armée, cela montre surtout que ses grands chefs profitent de la guerre pour s’enrichir, eux ainsi que des intermédiaires et fournisseurs amis. Et puis, la presse a publié non plus les prix d’achat à l’unité, mais le montant total des contrats conclus le 23 décembre : 13,16 milliards de hryvnias (328,27 millions d’euros) pour les seules régions militaires de Tcherkassk, Poltava, Jytomir et Tchernihiv.

    Cela souligne le fait que, quand #Zelensky affirme chaque jour à la télévision que toute la population se mobilise pour défendre la patrie, les profiteurs de guerre pullulent au sommet de l’État, y compris parmi ceux qui organisent ladite #défense_nationale.

    Comme ces gens se croient tout permis, #Symonenko, censé faire respecter la loi au sommet, a, entre autres frasques, pu aller passer des vacances en Espagne, bien que toute sortie à l’étranger soit interdite aux hommes en âge de porter les armes. Qu’il y soit allé dans la voiture d’un homme d’affaires avec un garde du corps de ce dernier n’étonne guère. En effet il est de notoriété publique que la plupart des #oligarques et #affairistes de quelque importance ont fui depuis des mois se mettre à l’abri à l’étranger, laissant aux Symonenko, Zelensky et autres la charge de rafler des combattants pour servir de chair à canon face à l’armée russe.

    Peu avant ces révélations et démissions forcées, #Lozynsky, vice-ministre des Infrastructures, avait été évincé. Il avait reçu 400 000 dollars pour faciliter l’achat de générateurs, alors qu’une partie de la population est plongée dans l’obscurité et le froid du fait des frappes russes qui ont détruit beaucoup d’infrastructures énergétiques.

    #Tymochenko, le numéro 2 de l’Administration présidentielle, en poste au côté de ­Zelensky depuis son élection en 2019, serait aussi impliqué dans des détournements liés à la reconstruction du pays… dont il avait en partie la charge.

    Peut-être encore plus que ses compères limogés, ce personnage, typique de la haute #bureaucratie ukrainienne, fait en quelque sorte le pont entre le pouvoir actuel et celui d’avant février 2022. En effet il a été impliqué dans une série de #scandales_financiers avant comme après le déclenchement de la guerre. Cela n’avait pas eu d’autre conséquence jusqu’à présent.

    Ce pouvoir n’est pas moins ennemi des travailleurs que celui de Poutine : il était, est et reste fondé sur la #corruption, le #pillage en grand des ressources de l’État et un mépris sans borne pour le sort et les souffrances de la population.

    #ukraine #oligarchie

  • Daniel Moser : « 🚗 The Vicious Cycle of Autom… » - Framapiaf
    https://framapiaf.org/@dmoser@mastodon.social/109748469612404899

    The Vicious Cycle of Automobile Dependency 👇👇

    Unsustainable planning practices reinforce a cycle of increased automobile use, more automobile-oriented community redevelopment, and reduced mobility options.

  • La criminalizzazione dei presunti “scafisti”, capro espiatorio dei flussi “irregolari”

    Secondo quanto ricostruito da Arci Porco Rosso e Borderline Europe sono almeno 264 i “capitani” delle navi arrestati nel 2022. Persone che spesso hanno poco a che fare con le organizzazioni violente che i migranti si trovano ad affrontare durante il viaggio: le Ong denunciano processi sommari che non rispettano i diritti degli imputati.

    Nel 2022 sono state arrestate almeno 264 persone in seguito agli sbarchi sulle coste italiane con l’accusa di essere scafisti. Ma secondo Arci Porco Rosso e Borderline Europe, due Ong attive nella tutela delle persone migranti, queste persone “hanno poco o nulla a che fare con organizzazioni e gruppi violenti che le persone migranti si trovano ad affrontare durante il viaggio”. A inizio gennaio 2023 le organizzazioni hanno pubblicato dati aggiornati come prosieguo della ricerca “Dal mare al carcere” che nell’ottobre 2021 aveva “svelato” il ruolo spesso marginale di coloro che si ritrovano a guidare la barca diretta verso le coste europee, senza un ruolo attivo nell’organizzazione del viaggio. “Si sente forte la volontà politica di continuare a criminalizzare i cosiddetti scafisti come capro espiatorio dell’immigrazione irregolare -spiega Maria Giulia Fava, operatrice legale di Arci Porco Rosso-. Vengono confusi con le organizzazioni criminali quando, nella realtà, sono semplicemente migranti che si mettono al timone delle navi sotto minaccia o per non pagare il viaggio. Altri, invece, ricevono anche delle somme di denaro: al di là delle modalità, il punto è che per loro guidare quella barca è l’unico modo per raggiungere l’Europa”.

    Il dato sui 264 arresti è probabilmente una stima al ribasso perché si basa su quanto riportato da articoli della stampa locale. Nel 2021 le due organizzazioni spiegano che avevano ricostruito 171 fermi a fronte dei 225 poi rivendicati dalla Polizia di Stato nel report annuale. Seguendo questa proporzione si arriverebbe a circa 350 persone coinvolte nel 2022. Un dato che trova conferma anche rispetto alla “proporzione” con le circa 105mila persone sbarcate lo scorso anno: un fermo ogni 300, simile al dato del 2021 e a quello relativo al periodo 2014-2017. Molto diverse invece rispetto a quel periodo le nazionalità delle persone arrestate. Negli anni successivi all’apertura della rotta libica circa un quarto dei fermi proveniva dall’Africa occidentale, nel 2022 meno di dieci. Aumentano invece i “capitani” arrestati originari del Nord-Africa (118 fermi nel 2022 a fronte di 61 nel 2021) soprattutto dell’Egitto. Questo è dovuto anche all’aumento degli arrivi da parte di cittadini egiziani (18.285 contro gli 8.576 dell’anno precedente). Calano invece i fermi per i cittadini ucraini: nel 2022 solamente 9 a fronte dei 32 dell’anno precedente. Gli skipper ucraini storicamente “sono stati fondamentali per l’arrivo delle persone che partono dalla Turchia, in quanto marinai esperti che sanno condurre una barca a vela durante la settimana di viaggio che occorre per attraversare il mar Egeo e giungere fino alle coste italiane”. “Probabilmente lo scoppio del conflitto e l’obbligo per gli uomini di rimanere nel Paese ha causato la diminuzione della loro presenza sulle navi”, osserva Fava. Ma l’importanza della rotta orientale, confermata anche dati sugli sbarchi, si è comunque intensificata. Sono raddoppiati così gli arresti di cittadini turchi (52 contro 24 nel 2021) e russi (sette nel 2021, 14 nel 2022) ma anche di persone provenienti dal continente asiatico: bangladesi, siriani ma anche cittadini del Kazakistan o del Tagikistan.

    Arci Porco Rosso nel 2022 è entrata in contatto con 84 persone, di cui 54 sono in carcere. Quasi la metà di persone originarie da Algeria, Egitto, Libia, Marocco e Tunisia. Tra le persone seguite ci sono anche due donne detenute, una proveniente dalla Russia e l’altra dall’Ucraina. “Seguiamo sia chi è già uscito dal carcere e incontra grossi ostacoli nella regolarizzazione della sua posizione: le condanne per favoreggiamento dell’immigrazione ‘clandestina’ sono ostative per il rilascio del permesso di soggiorno”, spiega Fava. L’Ong segue poi anche coloro che sono ancora sotto processo garantendo un supporto sia nei rapporti con gli avvocati difensori, sia per cercare di far comprendere al meglio cosa sta succedendo e chi invece sta scontando la pena nelle strutture detentive. “Diventiamo un orecchio per i loro pensieri e una voce per le loro richieste, mano a mano che si avvicina il fine pena cerchiamo di capire come evitare che vengano poi tradotti direttamente nei Centri permanenti per il rimpatrio (Cpr) una volta usciti dal carcere”. Proprio con riferimento ai Cpr, nell’aggiornamento pubblicato a metà gennaio si racconta il caso di un “capitano” del Biafra, richiedente asilo, rimpatriato in Nigeria prima di poter essere ascoltato dal giudice. “Abbiamo notizia di molti capitani tunisini a cui è toccata la stessa sorte -si legge nel documento-. Purtroppo a volte neanche una sentenza di assoluzione evita il Cpr: è quello che è successo ad un cittadino libico, scagionato da ogni accusa, che dopo anni di integrazione in Italia si è visto arbitrariamente trattenuto perché ritenuto socialmente pericoloso per lo stesso reato per cui era stato assolto. Uno stigma che si traduce in una vera e propria persecuzione”.

    Una persecuzione che “nasce” da procedimenti penali in cui secondo Fava “non vengono applicate le tutele processuali previste dalla normativa”. Diverse sentenze hanno riconosciuto il cosiddetto “stato di necessità” ad alcuni imputati che erano stati accusati di aver guidato l’imbarcazione dalla Libia verso l’Italia: da un lato perché è noto il modus operandi delle organizzazioni libiche, dall’altro perché veniva dimostrato che la persona era stata costretta a prendere in mano il timone. “Il problema però sta proprio nel provare questo elemento -spiega l’operatrice legale-. Spesso i giudici si accontentano di dichiarazioni assunte in modo approssimativo dalla polizia a seguito dello sbarco. Vengono sentite 2/3 persone con domande che non approfondiscono il contesto e non così specifiche. Poi questi testimoni diventano irreperibili, non vengono chiamati a processo e l’unico modo per la difesa per dimostrare l’innocenza dell’imputato è rintracciare gli altri passeggeri presenti sull’imbarcazione. Non è facile”. Succede poi che molti difensori d’ufficio accedono ai riti abbreviati, per avere uno sconto sulla pena. Ma questo comporta il non poter arrivare a un’assoluzione portata dal chiarire quello che è successo.

    Le condanne agli “scafisti” sono però importanti a livello politico. Come raccontato nel nostro libro “Respinti“, la lotta ai trafficanti non è nient’altro che la “foglia di fico” dietro cui nascondere politiche che hanno come unico obiettivo bloccare le persone in movimento. Giulia Serio, analista presso l’Ufficio delle Nazioni Unite sulla droga e il crimine (Unodc), con specifico riferimento ai “capitani” delle navi accusati di favoreggiamento dell’immigrazione “clandestina” ha spiegato su Altreconomia come “sempre più studiosi sottolineano l’abuso della posizione di una vulnerabilità in cui la persona si è trovata nel momento in cui ha compiuto questo ‘reato’: salvare la sua vita, oltre che quella degli altri. E questa la rende potenzialmente una vittima di tratta ai fini dello sfruttamento in attività criminale”. Una via che i legali di Arci Porco Rosso stanno seguendo su un caso di 14 persone arrestate e poi assolte proprio per “stato di necessità”. “Vogliamo fare richiesta di protezione internazionale per loro e chiedere che vengano riconosciute proprio come vittime di tratta in quanto persone obbligate a compiere un’azione illecita”, conclude Fava.

    La presidente del Consiglio Giorgia Meloni a metà novembre 2022, riferendosi all’atteggiamento dell’Unione europea sul tema della “gestione” dei confini, è stata chiara: “Potrebbe scegliere di isolare l’Italia, io penso che sarebbe meglio isolare gli scafisti”. “Affermazioni odiose che alimentano la demonizzazione di chi non fa altro che condurre oltre la frontiera imbarcazioni di persone in fuga -sottolineano i curatori del report– cercando di imporre nuovamente la figura dello scafista al centro della conversazione, come capro espiatorio universale a cui si possa addossare la responsabilità della morte e della violenza che avviene alla frontiera marittima italiana”.

    https://altreconomia.it/la-criminalizzazione-dei-presunti-scafisti-capro-espiatorio-dei-flussi-

    #Italie #scafisti #criminalisation #asile #migrations #réfugiés #frontières #Méditerranée #Mer_Méditerranée #criminalisation_de_la_migration #statistiques #chiffres #2022

  • Hopepunk, Optimism, Purity, and Futures of Hard Work, by Ada Palmer
    https://beforewegoblog.com/purity-and-futures-of-hard-work-by-ada-palmer

    In Hopepunk, people—often ordinary people, including minor characters—take a stand, resist, work together, follow through and help each other, and in the end, while some characters make bad choices, enough make good choices to leave a positive sense of the capacity of humans to choose good. Put another way, hopepunk presents an image of human beings where, in a prisoner’s dilemma situation, not everyone but enough people actually do choose the thing that helps everyone to make it possible to make the world a better place. So many stories teach us that, when crisis hits the fan, it won’t take long for biker gangs bedecked with human skulls to rampage through the devastated streets, and very few depict how studies show people really behave in crisis, banding together to supply pop-up pantries and mutual aid.

    #science-fiction #hopepunk

  • Fragments Of A Dream - marking the 50th anniversary of the Chilean coup
    https://www.mydylarama.org.uk/Fragments-Of-A-Dream-marking-the-50th-anniversary-of-the-Chilean-coup

    A group of people come together in the Welsh town of Machynlleth to produce [El Sueño Existe->https://elsuenoexiste.wordpress.com/about-us (The Dream Lives On), a festival of politics and culture. This is the subject of Pablo Navarrete and Teilo Vellacott’s short doc [Fragments Of A Dream->https://richmix.org.uk/events/fragments-of-a-dream, presented as part of a Latin American docs double-bill at London’s Rich Mix, one of a series of events that mark the 50th anniversary of the Chilean Coup (...) #Screen_Extra

    https://elsuenoexiste.wordpress.com/about-us
    https://richmix.org.uk/events/fragments-of-a-dream
    https://www.folkandhoney.co.uk/london/phaxsi-coca-a5515
    https://alborada.net/about

  • Uber condamné aux prud’hommes à verser près de 17 millions d’euros à 139 chauffeurs lyonnais
    https://www.francetvinfo.fr/france/uber-condamne-aux-prud-hommes-a-verser-pres-de-17-millions-d-euros-a-13

    Es muß die Höhe des vom Arbeitsgericht festgelegten Schadensersatz sein, der große Redaktionen dazu bewegt, aus einem Urteil in erster Instanz eine Schlagzeile zu machen. Das Urteil ist nicht rechtskräftig und die beklagte Firma wird in Revision gehen. Noch ist also nichts entschieden.

    Interessant ist immerhin, dass in Frankreich gegen Uber geklagt werden konnte. Noch vor nicht langer Zeit wurden die Verträge mit Fahrern und Fahrgästen durch die niederländische Uber-Niederlassung geschlossen, so daß der Gerichtsstand bei Auseinandersetzungen mit dem Konzern regelmäßig in diesem Königreich lag und nicht beispielsweise in Frankreich.

    20.1.2023 - L’entreprise a annoncé qu’elle allait faire appel.

    La société Uber a été condamnée par le conseil des prud’hommes de Lyon à verser quelque 17 millions d’euros à 139 chauffeurs de VTC, a annoncé à l’AFP leur avocat, Me Stéphane Teyssier, vendredi 20 janvier. « On a eu une décision assez historique aujourd’hui. Uber a été condamnée à requalifier les contrats de 139 chauffeurs pour un montant de 17 à 20 millions d’euros », a-t-il déclaré, confirmant une information du quotidien régional Le Progrès.

    >> A LIRE AUSSI. Uber Files : révélations sur les pratiques de lobbying du géant des VTC 

    Les chauffeurs Uber lyonnais avaient saisi les prud’hommes pour requalifier la relation qui les liait en contrat de travail. Le conseil, qui rendait sa décision en délibéré, s’est prononcé « sur la base d’une jurisprudence bien établie de la Cour de cassation de janvier 2020. La Cour de cassation a estimé que les chauffeurs Uber devaient être considérés comme des salariés. Ce n’est pas une surprise. C’est l’application logique d’une telle jurisprudence », a estimé l’avocat des chauffeurs.

    La société Uber, sans communiquer le montant de la somme qu’il devra verser, a fait savoir à l’AFP qu’elle allait faire appel. « Cette décision vient à rebours de la position largement partagée par les conseils de prud’hommes et les cours d’appel qui confirment l’indépendance des chauffeurs VTC utilisant l’application, jugeant notamment qu’il n’existe aucune obligation de travail, ni d’exclusivité vis-à-vis d’Uber ou encore que les chauffeurs demeurent totalement libres dans l’organisation de leur activité », a commenté un porte-parole de la société.

    #Frankreich #Lyon #Uber #Scheinselbständigkeit #Urteil #Arbeitsgericht

  • Uber condamné aux prud’hommes à verser 17 mlns d’euros à des chauffeurs lyonnais
    https://www.usinenouvelle.com/article/uber-condamne-aux-prud-hommes-a-verser-17-mlns-d-euros-a-des-chauffeu

    20.1.2023 - Le tribunal des prud’hommes de Lyon a condamné vendredi la société Uber à verser environ 17 millions d’euros de dommages à un groupe de chauffeurs de VTC qui demandaient à être requalifiés comme salariés du groupe, a-t-on appris auprès des deux parties.

    L’avocat des 139 conducteurs, Stéphane Teyssier, s’est félicité d’une grande victoire après un long bras de fer judiciaire engagé en 2020.

    Le tribunal a estimé que la relation de travail entre ses clients et Uber devait être requalifiée en contrat de travail, impliquant le remboursement des frais professionnels tels que l’achat d’un véhicule, de carburant, ou le paiement d’heures supplémentaires, a-t-il expliqué.

    Uber a annoncé qu’il ferait appel de cette décision, se disant convaincu que la meilleure façon d’avancer sur les droits des travailleurs de sa plate-forme était le dialogue social avec les représentants des conducteurs.

    Le groupe américain a annoncé mercredi un accord avec les représentants des chauffeurs VTC sur un revenu minimum par trajet.

    Le jugement du tribunal des prud’hommes, qui ne s’applique qu’au passé et ne préjuge pas du statut actuel des chauffeurs concernés, s’appuie sur une décision prise en mars 2020 par la Cour de cassation de requalifier en contrat de travail la relation entre Uber et un de ses anciens chauffeurs.

    #Frankreich #Lyon #Uber #Scheinselbständigkeit #Urteil #Arbeitsgericht

  • Uber défait par la Cour de justice de l’UE
    https://www.liberation.fr/futurs/2017/12/20/uber-defait-par-la-cour-de-justice-de-l-ue_1618008

    #Uber ist seit 2017 ein Unternehmen der Beförderungsbranche und nicht ausschließlich Vermittler, auch wenn das Unternehmen nicht müde wird, genau das zu behaupten. Dieser Artikel berichtet über die erfolgreiche Klage Spanischer Uber-Fahrer vor dem Europäischen Getichtshof, welcher diesen Status für ganz Europa festgelegt hat.

    20.12.2017 par Christophe Alix - Suite à la plainte d’une association de taxis barcelonaise, le leader mondial des applications de transport urbain à la demande devra être soumis à une autorisation préalable, comme les taxis.

    Les revers juridiques s’enchaînent pour Uber en Europe, plus que jamais soumis à de multiples « risques réglementaires » susceptible de remettre en cause la viabilité de son modèle économique. Dernier en date, la décision de la Cour de justice de l’UE (CJUE), mercredi matin, selon laquelle son application de mise en relation de passagers avec des chauffeurs indépendants affiliés relève bien du « domaine des transports ». Une décision qui signifie concrètement que son service peut donc être soumis dans l’Union aux mêmes réglementations que celles imposées aux taxis. La cour, basée à Luxembourg, s’est penchée sur ce point à la suite d’une plainte en 2014 d’une association de taxis barcelonaise, Elite Taxis. Cette dernière s’estimait victime d’une « concurrence déloyale » du service UberPop, ouvert à des chauffeurs sans licence préalable, et qu’Uber avait également lancé en France à la même époque.

    Une lecture opposée à celle de la multinationale californienne, qui avait plaidé que son activité se limitait à l’exploitation d’une plateforme numérique jouant le rôle d’intermédiaire entre particuliers et chauffeurs. « C’est une victoire sociale, a réagi Elite Taxis par la voix de son porte-parole, Ivan Sesma, à Barcelone. C’est la société qui va vraiment en profiter. » Ce dernier estime cependant que « le chemin sera long » pour imposer cette décision de la CJUE partout où est présent Uber.

    Un service « global »

    « Le service fourni par Uber ne se résume pas à un service d’intermédiation », a considéré la Cour, estimant que l’application fournie par Uber fait « partie intégrante d’un service global dont l’élément principal est un service de transport ». Pour la juridiction européenne, le fournisseur « crée » effectivement « une offre de services de transport urbain, qu’il rend accessible, notamment par des outils informatiques ». Il devient donc « possible d’imposer à Uber l’obligation de disposer d’une autorisation administrative préalable », selon la réglementation relevant en la matière de chaque Etat membre. L’avocat général de la Cour, Maciej Szpunar avait plaidé en mai que la plateforme électronique Uber devait « posséder les licences et agréments requis par le droit national ».

    L’avocate d’Elite Taxis, Montse Balaguer, avait salué ces conclusions qui, selon elle, ne laissaient pas de « place au doute. La répercussion est très importante, car cela suppose que désormais Uber a l’obligation légale de respecter les normes en matière de transport dans chacun des Etats de l’UE ». Le jugement aura un impact « sur la capacité de l’UE d’assurer que les services en ligne ne sont pas restreints de manière indue par les Etats membres, avait mis en garde Jakob Kucharczyk, porte-parole de la CCIA, un lobby des entreprises du numérique dont fait partie Uber. Soit il permettra de promouvoir le marché unique numérique, soit il conduira à plus de fragmentation du marché pour les innovateurs en ligne ».

    Le gouvernement français « conforté »

    Dans une déclaration écrite, la ministre française des Transports, Elisabeth Borne, s’est réjoui de la décision de la CJUE, qui « conforte la détermination du gouvernement à mettre en œuvre une régulation efficace de l’activité de VTC, en faveur à la fois de la sécurité des clients, des conditions de travail des chauffeurs et d’une concurrence loyale entre les acteurs ». La ministre des Transports avait annoncé au début du mois qu’une nouvelle mission de réflexion sur la régulation du secteur des VTC allait être menée jusqu’en mars afin de s’attaquer à la réglementation du temps de conduite, sans aucun cadre aujourd’hui pour les VTC, et de la mise en place d’un tarif minimum, réclamé par les chauffeurs. Par ailleurs, à partir du 1er janvier, seuls les chauffeurs titulaires d’une carte VTC – et plus les chauffeurs capacitaires Loti, à l’origine limités au transport de groupes – pourront exercer leur activité via les différentes plateformes de réservation, conformément à la loi Grandguillaume de décembre 2016, qui a durci les conditions d’accès à la profession.

    Pour Uber, cette décision « ne changera pas les choses dans la plupart des pays de l’UE, où nous opérons déjà en respectant la réglementation en vigueur, indique une porte-parole de la plateforme. Des millions d’Européens sont toujours empêchés d’utiliser des applications comme la nôtre. […] Il est approprié de réguler les services comme Uber et donc nous allons continuer à discuter avec les municipalités dans toute l’Europe ».

    Ces derniers mois, Uber va de défaite en défaite en justice. En novembre, un tribunal du travail de Londres, où la compagnie a fait appel de la décision de la ville de lui retirer sa licence, a estimé qu’elle devait rémunérer au salaire minimum ses chauffeurs et leur offrir des congés payés comme s’il s’agissait de salariés. En France, l’Urssaf, qui réclame 5 millions d’euros d’arriérés de cotisations sociales à Uber, a certes été débouté en première instance par la justice, mais d’autres épreuves attendent ses dirigeants de l’époque UberPop. Ils avaient été déclarés coupables de complicité d’exercice illégal de l’activité d’exploitants de taxis, et condamnés en première instance. Le procès en appel est prévu en 2018.

    L’application estonienne Taxify condamnée en France

    Enfin, il n’y a pas qu’Uber à se retrouver condamné par la justice. Pas plus tard que le jeudi 14 décembre, le tribunal de grande instance de Paris a rendu une ordonnance de référé par lequel l’application d’origine estonienne de VTC Taxify, récemment arrivée en France et à Paris, a été sommée, sous astreinte, de retirer le mot « taxi » de son appellation, qui relève d’une activité réglementée différente de celle des VTC. Le tribunal a jugé que « cette dénomination crée d’évidence une confusion sur son activité pourtant étrangère à celle de taxi », et qu’en conséquence, cela « constitue un trouble manifestement illicite ». « Cela revient à condamner le service à la fermeture en France, estime Emmanuel Soussen, l’avocat d’une association de taxis plaignante – et par ailleurs de Libération. On imagine mal cette application opérant dans plusieurs pays changer de nom pour sa seule activité sur notre territoire », a-t-il conclu.

    #Spanien #Uber #Scheinselbständigkeit #Urteil #Arbeitsgericht

  • Salarié ou indépendant ? Les juges débattent du statut des chauffeurs Uber
    https://www.la-croix.com/Economie/Salarie-independant-juges-debattent-statut-chauffeurs-Uber-2020-08-12-1201

    12.8.2020 par Michel Waintrop - Le statut social des conducteurs de voiture de transport avec chauffeur (VTC) travaillant avec la plate-forme américaine Uber n’en finit pas de faire débat au fil de décisions judiciaires. Le dernier épisode s’est déroulé en Californie où un tribunal a ordonné le 10 août à Uber, mais aussi à son concurrent Lyft, de requalifier les conducteurs en employés avant dix jours. Les deux plates-formes ont annoncé faire appel.

    Cette décision est en ligne avec une loi californienne entrée en vigueur en janvier. Ce texte limite de manière drastique la possibilité des entreprises d’employer des indépendants sans les transformer en employés. Uber, Lyft et d’autres sociétés ont formé une coalition pour organiser un référendum en novembre prochain dans l’espoir d’abroger la loi.
    Un arrêt de la Cour de cassation

    Uber a publié aussi le 10 août un document d’une vingtaine de pages qui propose un « nouveau modèle » pour « améliorer la qualité et la sécurité » des travailleurs tout en affirmant que la majorité d’entre eux souhaitent rester indépendants. Le géant californien propose ainsi que les entreprises de ce qu’on appelle l’économie à la tâche créent une « caisse dédiée aux avantages sociaux » relatifs à lacouverture santé ou aux congés payés.

    La France n’est pas exempte de ces débats cruciaux pour l’avenir d’Uber, et en général des entreprises dont le modèle économique est basé sur la mise en relations entre particuliers et travailleurs au statut d’indépendant.

    Des cartes professionnelles sécurisées pour les VTC

    On se souvient du retentissement provoqué par un arrêt de la Cour de cassation, le 4 mars dernier, qui a requalifié en contrat de travail la relation contractuelle entre Uber et un conducteur. La juridiction a notamment estimé qu’il existait un vrai lien de subordination. Pour les avocats des VTC, cet arrêt est voué à faire jurisprudence.
    Les prud’hommes se déclarent incompétents

    Ce n’est évidemment pas l’interprétation d’Uber qui vient d’ailleurs de communiquer sur une série de jugements postérieurs, davantage en sa faveur. « Le 31 juillet, les juges du tribunal des Prud’hommes de Paris n’ont pas pu parvenir à se mettre d’accord sur un cas groupé de 7 chauffeurs et ont renvoyé l’affaire vers un juge professionnel », explique une porte-parole.

    Uber rappelle aussi qu’en juin, les Prud’hommes se sont déclarés incompétents pour huit demandes individuelles de requalification et ont considéré que les litiges étaient commerciaux et non salariaux… « Ces décisions démontrent que la position de la Cour de cassation n’est pas considérée comme unanimement et automatiquement applicable aux autres demandes de requalification » affirme l’entreprise qui met en avant l’assurance de protection sociale qu’elle finance chez AXA pour couvrir chauffeurs et coursiers.
    La branche néerlandaise d’Uber

    Pour Jean-Paul Teissonnière, qui défend certains des chauffeurs, cette décision des prud’hommes est stupéfiante au regard de l’arrêt de la Cour de cassation. « Nous avons déjà engagé une procédure auprès de la Cour d’appel de Paris pour contester l’avis des Prud’hommes », explique l’avocat. Selon lui, cette procédure est d’autant plus complexe que les contrats avec les chauffeurs sont gérés par la branche néerlandaise d’Uber.

    Mais l’avocat reste serein. « Il est évident que la Cour de cassation servira de référence pour les 100 à 200 dossiers de requalification en instruction ou à venir », dit Me Teissonnière.
    Les livraisons ont le vent en poupe

    « Le modèle économique de ces plates-formes a été porté aux nues dans les années 2010, rappelait Joël Hazan, directeur associé au cabinet Boston Consulting Group (BCG) et spécialiste des mobilités, dans les colonnes de La Croix.Mais on en revient en grande partie. »

    En attendant, Uber se débat aussi, comme tant d’autres entreprises, avec la tempête économique engendrée par le Covid-19. Pour la première fois de son histoire, les livraisons de repas ont rapporté plus d’argent que les VTC au second trimestre selon l’entreprise qui a annoncé une perte nette de 1,5 milliard d’euros d’avril à juin.

    #Frankreich #Uber #Scheinselbständigkeit #Urteil #Arbeitsgericht

  • Uber condamné à verser près de 17 millions d’euros à 139 chauffeurs de VTC lyonnais
    https://www.leprogres.fr/faits-divers-justice/2023/01/20/uber-condamne-a-verser-pres-de-17-millions-d-euros-a-139-chauffeurs-de-vtc


    Jolan Rabi (à droite), délégué de l’Association des chauffeurs indépendants lyonnais (Acil), et Mehdi Mejeri (à gauche), président fondateur, ont remporté leur action face à Uber. Photo Progrès /Florémie BLANC

    20.1.2023 par Florémie BLANC (floremie.blanc@leprogres.fr) - Il y a trois ans presque jour pour jour, 139 chauffeurs Uber lyonnais dénonçaient la relation contractuelle, qui les liait à la plateforme et poursuivaient l’entreprise américaine en justice, afin que leur contrat Uber soit requalifié en contrat de travail.

    Le 10 juin 2022, ils avaient tous pris place sur le banc d’une salle du conseil des Prud’hommes de Lyon. Ils avaient raconté leur quotidien, énuméré leurs difficultés et présenté leurs attentes. « Notre objectif était de prouver qu’il existait bel et bien un rapport de subordination entre Uber et ses chauffeurs et que ce statut “d’indépendant” que nous avions soi-disant, d’après les dires d’Uber, n’était pas la réalité. ...

    #Frankreich #Lyon #Uber #Scheinselbständigkeit #Urteil #Arbeitsgericht

  • Uber : les chauffeurs VTC de Lyon obtiennent 17 millions d’euros de dommages et intérêt
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/rhone/lyon/uber-les-chauffeurs-vtc-de-lyon-obtiennent-17-millions-

    20.1.2023 par Alexandra Marie Ertiani . -En 2020, 139 chauffeurs VTC ont poursuivit la plateforme Uber en justice pour requalifier leur statut en contrat de travail. Le 20 janvier 2023, Uber a été condamné, à Lyon, à leur verser près de 17 millions d’euros de dommages et intérêts ou d’indemnisation pour divers manquements au Code du travail

    C’est une grande première à Lyon, le tribunal des prud’hommes a condamné la plateforme Uber à verser 17 millions d’euros de dommages et intérêts à 139 chauffeurs VTC. 

    En 2020, ces derniers avaient demandé que leur collaboration avec la plateforme soit requalifiée en contrat de travail. 

    Leur objectif était de prouver qu’il existe un lien de subordination qui les lie à l’entreprise américaine. Un objectif atteint puisque Uber a été condamné, en première instance, à leur verser près de 17 millions d’euros de dommages et intérêts. Ont été retenus, comme manquements au code du travail : « licenciement sans cause réelle et sérieuse, travail dissimulé, exécution fautive du contrat de travail, sanction disciplinaire injustifiée ou non-respect de la législation relative aux durées maximales du travail et au temps de repos obligatoire » selon nos confrères du Progrès 

    « On a eu une décision assez historique aujourd’hui. Uber a été condamnée à requalifier les contrats de 139 chauffeurs pour un montant de 17 à 20 millions d’euros », a déclaré leur Me Stéphane Teyssier. 

    Après la Cour d’Appel de Paris, la Cour de Cassation dans une précédente affaire, le conseil de prud’hommes de Nantes, c’est la juridiction lyonnaise qui donne une nouvelle fois raison aux chauffeurs de VTC. 

    La firme américaine a déclaré qu’elle allait interjeter appel de sa condamnation. 

    La veille de cette décision, les députés ont donné leur feu vert au lancement d’une commission d’enquête demandée par le groupe LFI sur les révélations des « Uber files ».

    D’une durée maximale de six mois et composée de 30 députés, elle entend « identifier l’ensemble des actions de lobbying menées par Uber pour pouvoir s’implanter en France », ainsi que « le rôle des décideurs publics de l’époque ».

    Elle fera des « recommandations concernant l’encadrement des relations entre décideurs publics et représentants d’intérêts » et étudiera « les conséquences sociales, économiques et environnementales du développement du modèle Uber en France », selon la présentation faite par LFI.

    #Frankreich #Lyon #Uber #Scheinselbständigkeit #Urteil #Arbeitsgericht

  • “Quand on voit le niveau de dysfonctionnement de l’automatisation actuelle, on n’a pas envie de voir ce que donnera plus d’automatisation encore !” “Mais pourquoi font-ils ça ?” C’est la grande question ou le cri du coeur qui vient naturellement à qui comprend le délire du contrôle social automatisé que pratique la CAF. C’est la question à laquelle ont tenté de répondre la Quadrature, Changer de Cap et le sociologue Vincent Dubois à l’invitation du Mouton Numérique pour la 3e édition du cycle de rencontres Dématérialiser pour mieux régner. C’est à lire par ici : https://hubertguillaud.wordpress.com/2023/01/20/le-controle-social-automatise-dans-la-plus-grande-opacite #dematerialisation #caf #quadrature #controlesocial

    • L’efficacité de ces échanges [de #données] a considérablement progressé avec la possibilité de croiser les NIR, le numéro de sécurité sociale des usagers (et Dubois de rappeler pour l’anecdote que la possibilité de ce croisement a été rendue possible par un amendement du député du parti communiste, Jean-Pierre Brard en 1995, qui voulait que l’administration l’utilise pour lutter contre la fraude fiscale). A la fin des années 70, lors du scandale Safari, la menace était que toutes les données soient concentrées en un seul endroit. Mais cela ne s’est pas passé ainsi. “C’est le croisement de données qui s’est imposé, avec des données qui sont bien plus importantes, volumineuses et précises qu’elles ne l’étaient en 1978”. Le second type de contrôle qui existe, c’est le contrôle sur pièces, à la demande des agents. Le 3e, c’est le contrôle sur place, l’enquête à domicile, qui mobilise des techniques quasi policières, voir plus intrusives que les enquêtes policières, puisque les agents de la CAF ont le droit de s’introduire au domicile, de procéder à des enquêtes de voisinage, procèdent à un interrogatoire des administrés…

      .... les aides sociales sont de plus en plus conditionnées. Dans les années 90, une volonté de restriction des droits pour limiter les dépenses publiques s’est mise en place, qui est allée de pair avec la diabolisation des personnes qui perçoivent des aides. Les algorithmes sont le reflet de ces politiques.

      .... La CAF procède à 31,6 millions de contrôles automatisés par an pour 13 millions d’allocataires !

      ... Le contrôle automatisé est donc massif et induit une suspension des droits qui peut durer des mois. [oui, oui, et oui, je sors d’en prendre, avec rétablissement des droits coupés. on ne s’en sort que si on n’est pas désocialisé, avec capacité d’emprunt, voir l’article !]

      .... le #non_recours risque surtout d’être la pilule pour faire accepter le scoring.

      par ailleurs dire

      l’allocataire n’est pas au courant du passage d’un contrôleur et si l’allocataire n’était pas à son domicile, la CAF considère que le contrôle a été refusé !

      me parait faux, en théorie (loi) les allocataires doivent être prévenus (en général un mot dans la boite aux lettres physique annonçant le passage de l’agent de contrôle)

      merci pour ce(s) cr @hubertguillaud !

      #toctoc

      #visites_domiciliaires #allocataires #RSA #APL #CSS #santé #revenu #datamining #statisitiques_préventives #score_de_risques #scoring #guerre_aux_pauvres

  • L’ingérence de la Russie via Twitter pour l’élection de Trump en 2016 analysée par des scientifiques.
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article4412

    Les accusations que la Russie ait manœuvré afin que Trump accède à la Maison Blanche en 2016 n’ont jamais été étayées avec des preuves irréfutables. Et aussi même lors de l’élection de Macron en France, les mêmes présomptions de cabale de Poutine a été présumée. Alors que des journalistes ne croyaient à ces vulnérabilités mais entendaient bien qu’il fallait mettre en faillite l’establishment occidental. #polémiques,_répliques,_réponses,_contradiction,_démenti,_autre_vérité,_témoignage,_authenticité,_appel

    / Sciences & Savoir, #USA,_Maison_Blanche,_CIA, Russie, Poutine, Europe de l’Est, , facebook, twitter, google+, fait divers, société, fléau, délinquance, religion , #Journalisme,_presse,_médias, Internet, Web, cyber-démocratie, communication, société, (...)

    #Sciences_&_Savoir #Russie,Poutine,_Europe_de_l’Est, #facebook,twitter,_google+ #fait_divers,_société,_fléau,_délinquance,_religion #Internet,_Web,_cyber-démocratie,_communication,_société,_médias
    https://www-nature-com.translate.goog/articles/s41467-022-35576-9?error=cookies_not_supported&code=52153

  • Pour éviter d’être trempé, c’est mieux de marcher ou de courir sous la pluie ? - rtbf.be
    https://www.rtbf.be/article/pour-eviter-d-etre-trempe-c-est-mieux-de-marcher-ou-de-courir-sous-la-pluie-111

    Réponse de la #science – Au total de la pluie reçue, il vaut mieux courir sous la pluie que de marcher. On sera globalement moins mouillé, mais on sera plus mouillé sur le devant du corps. 

    -- Permalien

    #météo

  • La FDA et les CDC américains constatent les premiers signes d’un lien possible entre l’injection bivalente de COVID de Pfizer et un accident vasculaire cérébral (AVC) (Reuters.com)
    https://www.crashdebug.fr/la-fda-et-les-cdc-americains-constatent-les-premiers-signes-dun-lien-poss

    "Le CDC affirme maintenant qu’il y a eu assez de cas de personnes qui ont reçu le vaccin et qui ont ensuite subi un AVC. L’agence va maintenant enquêter sur les liens potentiels entre le vaccin et les accidents vasculaires cérébraux chez certains de ces patients"#covid #vaccins pic.twitter.com/9GiS4hcmgK — Marcomak (@KaagMarc) January 13, 2023

    Des flacons avec un autocollant indiquant « COVID-19 / Vaccin contre le coronavirus / Injection uniquement » et une seringue médicale sont vus devant un logo Pfizer affiché dans cette illustration prise le 31 octobre 2020. REUTERS/Dado Ruvic/File Photo 13 janvier (Reuters) - (Cet article du 13 janvier a été déposé à nouveau avec un titre modifié pour préciser que le lien avec un accident vasculaire cérébral est possible, mais pas certain). Selon des données (...)

    #Épinglé #Actualités_scientifiques #Sciences #ROOT

    • CDC identifies possible safety issue with Pfizer’s updated Covid-19 vaccine but says people should still get boosted | CNN
      https://www.cnn.com/2023/01/13/health/pfizer-bivalent-booster-safety-cdc/index.html

      […]
      The CDC said it had identified possible confounding factors in the data coming from the VSD that may be biasing the data and need further investigation.
      […]
      “Undoubtedly, the risk of a whole series of adverse events, including hospitalization, is much, much greater with Covid-19 than it is from the vaccine,” [Dr. William Schaffner, an infectious disease expert at Vanderbilt University and a member of the CDC Advisory Committee on Immunization Practices’ Covid-19 Vaccine Work Group,] said.

  • L’activité physique améliore les gènes.
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article4409

    Étant donné que le contrôle moléculaire primaire de l’expression des gènes implique l’épigénétique (domaine que nous expliquons dans l’article), les facteurs environnementaux tels que l’AP (activité physique) peuvent modifier la régulation de l’expression des gènes, afin que cette dernière favorise la physiologie. Faire du sport régulièrement, sinon le travail mouvementé ou dur à bonne fréquence, avec une bonne nutrition sont les fondements des efforts de prévention et de traitement des maladies chroniques. High-tech / Sciences

    / Sciences & Savoir, #médecine,_sciences,_technologie,_ADN,_vaccin,_médicaments,_découvertes, Sport et compétitions (...)

    #High-tech_/_Sciences #Sciences_&_Savoir #Sport_et_compétitions_sportives

  • Ben Armstrong : Il existe de nombreuses preuves que les vaccins COVID-19 peuvent endommager le cerveau. (Naturalnews.com)
    https://www.crashdebug.fr/ben-armstrong-il-existe-de-nombreuses-preuves-que-les-vaccins-covid-19-pe

    Bonsoir, comme je vous l’aie dit votre correctrice préférée (Chalouette) a des soucis de santé, et son état c’est fortement dégradé depuis ses 2 injections Moderna (elle ne m’a pas écouté elle ’a fait confiance à son médecin’, bref même si les gériatres peuvent nier comme ils l’ont fait depuis 5 ans, l’IRM ne ment pas, et le diagnostique c’est Alzheimer niveau 3 sur 6. Donc je pense que vous allez devoir supporter mon orthographe improbable quelque temps.... Désolé, remerciez Moderna....... Et imaginez l’impact VICIEUX et à long terme sur ces millions de personnes ’injectés’..... Encore une fois tout ce qui peut détruire le cerveau des gens est bon à prendre pour les autorités, car une personne qui n’est pas éduquée ou qui a des capacités cognitives dégradées ne remettra JAMAIS en cause le discours (...)

    #Épinglé #Actualités_scientifiques #Sciences #ROOT

  • La mésinformation scientifique des jeunes à l’heure des réseaux sociaux - Fondation Jean-Jaurès
    https://www.jean-jaures.org/publication/la-mesinformation-scientifique-des-jeunes-a-lheure-des-reseaux-sociaux

    À l’heure où TikTok s’impose comme le réseau social préféré des jeunes français, que sait-on de l’impact de cette plateforme sur ses utilisateurs, qui sont de plus en plus nombreux à l’utiliser pour se divertir, mais aussi pour s’informer ? François Kraus livre son analyse d’une enquête qui fait le point sur le sujet ; elle est suivie des points de vue de Rudy Reichstadt et de Helen Lee Bouygues.

    #EMI #Sciences #ReseauxSociaux #Jeunesse #Information #CDI

  • A #Sciences_Po_Grenoble, des plaies toujours vives après l’affaire des professeurs dénoncés par des colleurs d’#affiches

    La direction de l’#IEP a choisi de garder le #silence après la récente suppression de subventions décidée par le conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes. Deux ans après, deux procès viennent raviver cette affaire.

    « Vous émettiez souvent des avis sur les cours dispensés à Sciences Po ? », s’enquiert la juge, le regard interrogateur. A la barre du tribunal correctionnel de Grenoble, mardi 10 janvier, la voix de #Thomas_Mandroux, ex-coprésident de l’#Union_syndicale (US) des étudiants de l’institut d’études politiques de la ville, est posée, mais porte peu.

    Accusé de #diffamation et d’#injure par #Vincent_Tournier, l’un des deux enseignants dont le nom avait été placardé sur les murs de l’école, le 4 mars 2021, le jeune homme a tenté de justifier l’appel à témoignages lancé sur la page Facebook de l’US, le 22 février 2021, pour collecter « les propos problématiques » et « islamophobes » qui auraient pu être tenus lors du cours de M. Tournier sur l’islam et les musulmans en France.

    Désormais diplômé de l’institut, Thomas Mandroux a indiqué qu’il n’avait pas poursuivi en thèse. « Je suis considéré comme horrible, a-t-il commenté. Cela a mis un terme à toute possibilité de trouver un directeur de thèse. »

    Cette comparution rappelle que la crise qui a ébranlé l’IEP il y a près de deux ans est encore loin d’être soldée. Le président (Les Républicains) de la région, Laurent #Wauquiez, a récemment soufflé sur les braises : un vote du conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes, le 16 décembre 2022, a acté l’annulation du versement d’une somme de 400 000 euros, habituellement allouée aux étudiants de Sciences Po pour leur cursus à l’étranger. En cause : la supposée « longue dérive idéologique et communautariste » de l’école, qu’il avait dénoncée fin 2021. Un professeur d’allemand, #Klaus_Kinzler, venait d’être suspendu pour une durée de quatre mois par sa direction pour avoir qualifié son établissement d’« institut de rééducation politique » où des enseignants « endoctrineraient » les étudiants.

    « On est là pour étudier »

    Ce professeur, dont le nom avait été placardé auprès de celui de Vincent Tournier, accolé à la phrase « Des fascistes dans nos amphis. L’islamophobie tue », s’était opposé à Mme M., une historienne, fin 2020, sur l’usage du terme « islamophobie » auprès des mots « racisme » et « antisémitisme », ces trois thèmes devant servir à définir le contenu d’une table ronde. Près de deux ans plus tard, les colleurs de ces affiches n’ont pu être identifiés, indique au Monde le procureur de #Grenoble, Eric Vaillant.

    https://www.lemonde.fr/societe/article/2023/01/11/a-sciences-po-grenoble-des-plaies-toujours-vives-deux-ans-apres-la-polemique

    –—

    ajouté à la métaliste atour de ce qu’on a surnommé l’#affaire_de_Grenoble :
    https://seenthis.net/messages/943294

  • La fonte des glaciers s’arrêtera dès réduction des gaz à effet de serre.
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article4406

    Ce qui peut apporter une atténuation plausible du #Réchauffement_climatique est l’objectif de la cop-21 de Paris et qui n’a pas de rival plus ambitieux. La situation actuelle est que la grande majorité des glaciers de la planète fondent. Ils rétrécissent suite aux températures plus élevées, à des précipitations plus importantes et à des températures océaniques accrues, qui, elle, entame les plates-formes de glace flottantes des glaciers marins. Editorial, opinion, point de vue, déclaration, paix, pertinente, monde, histoire, population, société,

    / Sciences & Savoir, #calamités_naturelles, #Ecologie,_environnement,_nature,_animaux, Réchauffement climatique, Data - (...)

    #Editorial,opinion,_point_de_vue,_déclaration,_paix,_pertinente,_monde,_histoire,_population,_société, #Sciences_&_Savoir #Data_-_Données

    • Dans le cas de Fukushima et de la plupart des réacteurs à eau bouillante (BWR), ce qui précède est totalement faux car en réalité on devrait écrire : « Dès détection du tremblement de terre, le réacteur s’est mis en sécurité. Projetées violemment vers le haut par un mécanisme – pneumatique ? hydraulique ? mécanique ? – situé sous la cuve du réacteur, les barres de contrôle ont atteint leur position, perchées au sommet de cette cuve d’où le mécanisme les a ensuite empêchées de retomber. » Nettement moins rassurant… et pourtant vrai, regardez la véritable disposition des barres de contrôle dans un réacteur type Fukushima (elle a été vraisemblablement modifiée dans le schéma équivalent du Monde sans fin).


      Disposition des barres de contrôle dans un réacteur type Fukushima.
      Source : Wikimedia Commons

      Cette position de l’entrée des barres de contrôle par le fond de la cuve du réacteur a eu des conséquences beaucoup plus graves que la simple présence du risque indiqué plus haut. En effet les fonds des six cuves des réacteurs à eau bouillante de Fukushima ont été percés lors de leur fabrication de centaines de trous par où coulissent les barres de contrôle. En cas de fusion du cœur (ce qui a été le cas pour les trois réacteurs alors en fonctionnement), du corium (nom donné au résidu de cette fusion) porté par sa radioactivité résiduelle à une très forte température a détruit les joints entourant les barres de contrôle à hauteur de la traversée de la cuve et s’est écoulé sous les trois cuves, ce qui dans la hiérarchie des accidents nucléaires vient juste après l’explosion complète d’un réacteur et de son bâtiment comme à Tchernobyl.

      https://www.researchgate.net/profile/Randy-Nanstad/publication/255241979/figure/fig2/AS:670702378160138@1536919316497/Boiling-water-reactor-reactor-pressure-vessel.png
      _Cuve sous pression d’un réacteur à eau bouillante.
      Source : Busby, Jeremy & Nanstad, Randy Prioritization and Implementation Plan for Collaborative Case Study on RPV Steels During Extended Service-

      Le domaine est tellement sensible que les autorités japonaises ont fait croire pendant des heures à un faux suspense (les cuves allaient-elles résister ?) alors qu’elles savaient, ainsi que les concepteurs et les constructeurs de ce type de centrales et les autorités de sûreté des pays où elles sont actuellement en exploitation, que c’était absolument impossible puisque les fonds de cuves étaient déjà percés. Ce secteur d’activité ne respire donc pas la transparence…

    • P. 42. Le gaz n’a remplacé aucune énergie, il s’ajoute aux autres (p. 41, il est dit la même chose sur le pétrole qui n’aurait pas remplacé le charbon)

      FAUX : le pétrole a d’abord répondu puis engendré le développement de la mobilité routière, il s’est ensuite imposé comme substitut au charbon pour fabriquer de la vapeur (et donc de l’électricité, mais aussi dans les trains et les bateaux), puis dans tous les usages thermiques, puis, face à la concurrence du gaz, il s’est replié sur ses usages non substituables dans le paradigme actuel, à savoir les engins de transports, le bitume et la chimie organique. La conclusion tirée est donc fausse, abusée par la magie des graphiques simplistes.

      Euuuh… Jean-Baptiste Fressoz, spécialiste de l’histoire des énergies, a écrit des livres entiers, démontrant historiquement et nombreux chiffres à l’appui que chaque énergie n’a jamais remplacé les précédentes mais toujours ajouté en plus. Par exemple qu’on consomme bien plus de charbon maintenant qu’il y a 100 ou 200 ans, et pareil pour le bois. Pour toute énergie.
      https://seenthis.net/messages/970907