• Romain Rolland était-il « poutiniste » ? Anne Morelli
    Source : https://www.investigaction.net/fr/romain-rolland-etait-il-poutiniste

    Il est très difficile de faire comprendre, en Belgique, aux étudiants d’aujourd’hui, l’enthousiasme qui a poussé, il y a cent ans, d’autres jeunes à participer – pour certains volontairement – à la Première Guerre mondiale. La rivalité entre les puissances européennes de l’époque leur semble incompréhensible.

    Rappelons qu’au début de la Première Guerre mondiale, la « Triple Entente » réunit la France, la Grande-Bretagne et la Russie tsariste dans le but d’isoler l’Allemagne. De l’autre côté, l’Allemagne, l’Autriche et l’Italie forment la « Triple Alliance ». Il est difficile de croire aujourd’hui que tous les « barbares » étaient réunis d’un même côté et les « démocrates » (alliés au tsar) de l’autre. Les jeunes actuels ont très généralement intériorisé la thèse de l’« inutile boucherie saignant une génération », et le nationalisme anti-boche du début du XXe siècle leur semble risible.

    Ils s’esclaffent franchement en apprenant que des rues de Bruxelles, dont le nom évoquait les « ennemis », ont été débaptisées après la défaite de l’Allemagne et de l’Autriche. De même, on n’a plus parlé, lorsque ces pays furent écrasés, de « café viennois », mais de « café liégeois » (pour saluer la résistance des forts de la ville à l’invasion allemande), et les « boules de Berlin » sont devenues pour un temps des « boules de l’Yser ». (1)

    Lorsqu’on en vient à leur parler de l’infime minorité qui – des deux côtés de la frontière – avait refusé de s’investir dans le conflit et avait prôné une solution négociée, on voit des jeunes auditeurs soulagés d’apprendre qu’au milieu de ce délire nationaliste, il y avait donc au moins quelques personnes sensées ne se laissant pas entraîner à la haine envers ceux qui ont une autre nationalité.

    La difficulté d’être pacifiste en temps de guerre
    Le principal ténor de l’humanisme internationaliste, Jean Jaurès, qui, quelques jours avant l’invasion allemande, galvanisait, au Cirque royal de Bruxelles, la foule venue l’acclamer et défilant au cri de « Guerre à la guerre », est assassiné le 31 juillet 1914.

    Sa voix est donc étouffée à la veille du conflit alors qu’elle était écoutée, et même vénérée, dans les divers partis socialistes des pays désormais belligérants.

    Reste alors la voix de Romain Rolland, homme de lettres, musicologue, internationaliste. Il cherche un moyen de communion entre tous les êtres humains. Il ne veut pas mettre à l’écart, comme le prônent les chauvinistes français, Beethoven et Richard Strauss (qui est d’ailleurs un de ses amis personnels) parce que nés dans le camp « ennemi ».

    Il critique les deux camps dans leur volonté belliciste et dénonce la démence dans laquelle sombre l’humanité.

    Ami de Stefan Zweig, il publie un appel pacifiste (Au-dessus de la mêlée) qui fait dire à Zweig que Rolland est la « conscience de l’Europe ».
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    Bien qu’il ait été couronné en 1915 par le Prix Nobel de littérature, Romain Rolland est vilipendé par tous les va-t-en-guerre et les médias dont ils se servent. Ses appels au désarmement et à la cessation des combats y sont évidemment ignorés.

    Prudemment exilé en Suisse, il est accusé d’être un traître à la patrie française, un agent de l’ennemi, un pion de Guillaume II, ce « Kaiser » allemand, qui sert d’épouvantail en France.

    Et aujourd’hui…
    La bêtise nationaliste est sans frontières et défie le temps.

    On a vu récemment l’Université « Bicocca » de Milan interdire à Paolo Nori de donner un cours consacré à l’écrivain russe Dostoïevski (1821-1881).

    Le concert d’un groupe folklorique suédois a été annulé à Uppsala parce que… il jouait de la balalaïka.

    Une cantate de Prokofiev (1891-1953) a été supprimée par l’Orchestre national de Slovaquie, comme la représentation de Boris Godounov de Moussorgski (1839-1881) par l’Opéra de Varsovie. Même la Scala de Milan a procédé à ces censures absurdes.

    Les musiciens et chefs d’orchestre détenteurs d’un passeport russe, quelles que soient par ailleurs leurs convictions politiques, sont « déprogrammés », écartés, montrés du doigt par des institutions culturelles européennes.

    L’Académie européenne du cinéma boycotte tous les films russes pour les « European Film Awards ».

    Cerise sur le gâteau dans l’excès de zèle et le ridicule, le MR bruxellois a suggéré qu’on débaptise la rue de Russie ( La Libre du 6 mai 2022), ignorant sans doute qu’en 1918 les fureurs nationalistes avaient déjà débaptisé à Bruxelles toutes les rues évoquant l’Allemagne et l’Autriche.

    « Pacifiste » est redevenu une injure comme lors de la Première Guerre mondiale et le mot équivaut aujourd’hui à être considéré comme un « agent de Poutine ».

    Romain Rolland, resté, malgré le conflit entre la France et l’Autriche alliée à l’Allemagne, l’ami de Stefan Zweig, n’aurait certainement pas davantage renié aujourd’hui son autre ami, l’écrivain russe Maxime Gorki, avec lequel il a échangé vingt ans de correspondance.

    Le dixième principe de propagande de guerre veut que celui qui n’adhère pas avec enthousiasme à la propagande de son pays soit vilipendé en tant qu’agent de l’ennemi.

    On taxerait donc en 2022, sans aucun doute, ce Prix Nobel de « poutiniste ».

    (1) Anne Morelli, Principes élémentaires de propagande de guerre, utilisables en cas de guerre froide, chaude ou tiède, nouvelle édition 2022 sous presse.

    #Romain_Rolland #pacifisme #guerre_mondiale #guerre #Jean_Jaurès #Stefan_Zweig #censure #va-t-en-guerre #médias Université de #Bicocca #Uppsala
    #Orchestre-national-de-Slovaquie #Opéra-de-Varsovie #Scala-de-Milan #european-film-awards #Moussorgski #Prokofiev

  • PSG, FIFA, Qatar et les affaires cachées de pédocriminalité dans le #Sport
    https://www.blast-info.fr/articles/2022/psg-fifa-qatar-et-les-affaires-cachees-de-pedocriminalite-dans-le-sport-Z

    Un ZOA en pleine lucarne ce soir avec le journaliste Romain Molina exilé depuis des années au sud de l’Espagne mais qui continue à informer sur le milieu du #Football et du terrain. Pas de langue de bois, ni de journalisme cire-pompe mais une plongée dans…

    #Scandale
    https://static.blast-info.fr/stories/2022/thumb_story_list-psg-fifa-qatar-et-les-affaires-cachees-de-pedocri

  • Le ministre des transports vend des bagnoles à hydrogène
    http://carfree.fr/index.php/2022/05/18/le-ministre-des-transports-vend-des-bagnoles-a-hydrogene

    Si vous doutiez encore des liens incestueux entre politique et secteur automobile, le pantouflage annoncé du ministre des transports Jean-Baptiste Djebbari chez un constructeur de voitures à hydrogène lève définitivement Lire la suite...

    #Fin_de_l'automobile #critique #lobby #scandale #subventions #technologie #voiture_à_hydrogène

  • Ubisoft : Bigger Isn’t Always Better In Game Design - GameSpot
    https://www.gamespot.com/articles/ubisoft-bigger-isnt-always-better-in-game-design/1100-6502496

    “No part of a game should be driven by ’more is better.’ This is technology, and that does not dictate what games you build, but there are games that will definitely benefit from being bigger, more detailed, being able to scale and being greater than they are today,” he said. “I don’t think there’s a real connection between games being bigger and them being better or worse. It depends on the creators and how they want to spend their energy achieving their vision.”

    Ubisoft’s new Scalar technology is a cloud-based production tool for developers to build games faster, more efficiently, and at a scale previously impossible, according to Ubisoft. But what does this look like in practice? We still don’t know, and Ubisoft’s team in Stockholm isn’t ready to show the fruits of its labor on its new IP using the technology.

    Ubisoft Aiming To Make Games With « Limitless » Worlds Thanks To New Tech Scalar - GameSpot
    https://www.gamespot.com/articles/ubisoft-aiming-to-make-games-with-limitless-worlds-thanks-to-new-tech-scalar/1100-6501642

    As part of the 2022 Game Developers Conference, Ubisoft has announced a new game development technology that the Assassin’s Creed giant says will allow the company’s teams to create “limitless” worlds. Ubisoft Scalar is the new “cloud-native” technology, and it’s already being used by Ubisoft’s teams in Stockholm, Sweden and other offices around the globe.

    Si je comprends bien, Ubisoft développe la technologie Scalar qui permet de faire des jeux d’une taille encore jamais vue, tout en annonçant qu’il n’y a aucun intérêt à faire des jeux de grande taille ?

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #ubisoft #développement #technologie #scalar #ubisoft_scalar #ubisoft_massive #ubisoft_redlynx #ubisoft_production_technology #microservices #guillemette_picard

    • Ca fait longtemps que je ne suis plus bluffé par les jeux Ubisoft. Je trouve qu’ils font dans le fan-service. Coté game design (j’entends par la scenario, expérience de l’utilisateur), ils n’innovent pas, ne renversent pas la table, restent politiquement correct, fades.
      A l’exclusion de 1-2 cas particuliers.

    • En effet, il est difficile de dire qu’Ubisoft innove. À quelques exceptions près, qui tiennent de l’accident, l’entreprise se repose sur des genres et des licences identiques d’année en année, déclinées sous toutes les sortes.

      Mais c’est comme les FIFA, les gens ont peut-être besoin d’un Assassin’s Creed et d’un Far Cry tous les un à deux ans ? Et un Rayman de temps à autres ? D’une n-ième déclinaison de Rainbow Six ? L’entreprise semble se reposer sur des « valeurs sûres », plus ou moins connues, mais sans prise de risque.

  • The Wirecard Scandal Could Only Have Happened in Germany | The New Republic
    https://newrepublic.com/article/162084/weird-extremely-german-origins-wirecard-scandal

    Adrian Daub a la dent aussi dure contre l’Allemagne qu’il l’a contre les brahamanes de la Silicon Valley.

    The “global player” is enticing for Germany because it is ultimately utopian. Germany would like to have its own Uber, its own Amazon, its own Google. Wirecard promised German media and politicians exactly that. But in order to have companies of this kind, it would have to dismantle the regulatory apparatus that German unions and politicians have fought to create over the course of more than a century. A scandal like Wirecard is powered by the dream that you could have an Uber without slashing workers’ protection—that one could hold on to what remains of the German social market economy while at the same time going all-in on laissez-faire capitalism.

    Similarly, German politicians have long suggested that the country needs to have “elite” universities, which seems to mean its own Harvards and Stanfords. The shininess of the great American models is premised on absurd student debt, on universities turning themselves into some mix of tax shelter and investment bank, and on the education system essentially laundering donor money unleashed by regressive tax schemes. German politics harbors the fantasy of having Harvard without all of the ravages that make Harvard possible, because it suggests a version of globalization without any of the drawbacks.

    The Wirecard scandal could be depicted as an example of global neoliberalism run amok. But it might actually be about a country that is less neoliberal than it would like to be—that has talked itself into believing that dismantling the regulatory state and the welfare state are a good idea but can’t get itself to actually do it. A country obsessed with being a global player, but ultimately far more comfortable in its provincialism than it cares to admit.

    #Adrian_Daub #Allemagne #Scandale #Wirecard

  • #Woluwe-Saint-Lambert CP/PB : Expulsion de l’IMMOC - histoire d’un scandale : Vue sur la scène du crime social Laurent d’Ursel, secrétaire du Syndicat des immenses - DROIT A UN TOIT / RECHT OP EEN DAK
    https://syndicatdesimmenses.be/wp-content/uploads/2022/03/CP-expulsion-IMMOC-du-SDI-1.pdf

    Résumé du scandale : Woluwe-Saint-Lambert
    1° rend insalubres des logements sociaux en les abandonnant pendant 10 ans,

    2° fait tout pour empêcher la signature d’une « convention d’occupation précaire » avec le Syndicat des immenses,

    3° tente d’intimider les occupants chapeautés par le Syndicat des immenses en portant l’affaire devant la Justice de paix, qui donne raison au Syndicat,

    4° refuse d’ouvrir le compteur d’eau de ville et condamne les occupants à vivre un an avec l’eau de pluie,

    5° envoie ses services sociaux constater qu’une occupante réside avec ses deux enfants dans le bâtiment rendu insalubre par la commune, provoquant la séparation temporaire de la mère de ses enfants... tout ça dans des logements parfaitement sains, qui nécessitent seulement une simple rénovation et que la commune va
    détruire-reconstruire avec l’argent du contribuable... et sans aucune sanction pour leur gestion du bien en très mauvais père de famille et pour leur part de responsabilité dans la longueur de la liste des personnes – aujourd’hui au nombre de 51.000 – en attente d’un logement social.

    • Détails chronologiques du scandale : https://syndicatdesimmenses.be/wp-content/uploads/2022/03/Chronologie-du-scandale.pdf

    #Belgique #logement #logement_social #expulsion #insalubrité provoquée #scandale #crime #sdf #précarité #droit_au_logement #guerre_aux_pauvres

    • Les champs maudits – n°1 (grippe aviaire) robindesbois.org

      La grippe aviaire progresse dans le Grand Ouest. 20 à 30 millions d’animaux contaminés par la grippe aviaire ou susceptibles de l’être ont déjà été tués. La Bretagne est menacée.


      La gestion des cadavres et de la nécromasse déclenche des risques sanitaires et environnementaux sur le long terme. La traçabilité des fosses communes est indispensable mais elle n’est pas codifiée. Comme d’habitude, la faune sauvage est accusée d’être responsable de la calamité. Mais en Vendée, le réseau spécialisé SAGIR (Surveiller pour Agir) n’a constaté aucune mortalité attribuable à la grippe aviaire parmi les oiseaux sauvages tandis que 500 élevages concentrationnaires sont touchés et sacrifiés.

      Robin des Bois, à titre conservatoire et aussi longtemps que le ministère de l’Agriculture et de l’alimentation et les chambres d’agriculture n’auront pas trouvé les moyens de concilier la production et le bien-être des animaux, réclame que les préfets suspendent les demandes d’autorisation de création ou d’extension d’élevages industriels. Le 22 mars 2022, en pleine crise, le préfet de la Vendée a autorisé à Pouzauges un élevage de 309.000 dindes, poulets et cailles.

      Les canards en barbarie
      Hier, à Petosse en Vendée, au bord de l’autoroute A83, Route des Estuaires, sur réquisition des services de l’Etat et après l’avis favorable d’un hydrogéologue agréé, une fosse étanchéifiée dans l’urgence et pourvue de puits de récupération des jus de décomposition a commencé à recevoir des cadavres de canards, faisans, poules, dindes et cailles contaminés par la grippe aviaire ou susceptibles de l’être.

      La capacité de la fosse est de 25.000 tonnes soit 10 millions d’animaux gazés ou électrocutés (voir à ce sujet le communiqué « Pleins feux sur le sacrifice des canards », 12 janvier 2021). Un lugubre concours Lépine est à l’œuvre cette année. Pour donner la mort, il est suggéré (oralement) aux éleveurs de couper la ventilation des hangars d’élevage pendant 48h pour aboutir à l’asphyxie des oiseaux. . . . . . .
      La suite : https://robindesbois.org/les-champs-maudits-n1-grippe-aviaire

       #grippe_aviaire #santé #pandémie #virus #écologie #aviaire #sras #grippe #épidémie #agriculture #élevage #alimentation #poules #poulets #canards #fnsea

    • #Suisse : Julius Bär condamnée en France à 5 millions d’euros d’amende

      La banque Julius Bär a été condamnée mi-mars à Paris à une amende de 5 millions d’euros (à peine plus en francs) pour blanchiment aggravé en 2008, dans le cadre d’une affaire de fraude à la taxe carbone baptisée « Crépuscule »

      Le dossier « Crépuscule » constitue l’une des multiples branches de la gigantesque escroquerie à la TVA sur le marché du CO2, qui au total a coûté 1,6 milliard d’euros au fisc français. La combine était simple : acheter des droits à polluer hors taxe dans un pays européen, les revendre en France à un prix incluant la TVA, puis investir les fonds dans une nouvelle opération sans jamais reverser la TVA à l’État.

      Julius Bär a été condamné pour ne pas avoir réalisé les vérifications nécessaires sur un compte crée en février 2008 au sein de sa branche à Singapour, au nom d’une société immatriculée aux îles vierges britanniques, Montibely Investors, selon la décision consultée par l’AFP.

      Le compte avait été ouvert pour un client franco-israélien, via un apporteur d’affaires de Tel Aviv. Un montage « dénué de réalité économique distincte » qui n’avait « pour objet que de servir à décaisser les opérations de fraude à la TVA », souligne le tribunal. Jusqu’à sa clôture par son bénéficiaire en octobre 2008, ce compte a été crédité puis débité d’environ 1,9 million d’euros.
      La suite : https://www.letemps.ch/economie/julius-bar-condamnee-france-5-millions-deuros-damende

      #escroquerie #Suisse #banque #blanchiment #droit_à_polluer #climat #co2 #collapsologie #pollution #carbone #TVA #paradis_fiscaux

  • Microsoft says it will respect outcome of Activision Blizzard union drive - The Washington Post
    https://www.washingtonpost.com/video-games/2022/03/24/microsoft-activision-union-statement

    Microsoft “will not stand in the way” if Activision Blizzard recognizes a union, said the company’s corporate vice president and general counsel, Lisa Tanzi, in a statement to The Washington Post on Thursday.

    “Microsoft respects Activision Blizzard employees’ right to choose whether to be represented by a labor organization and we will honor those decisions,” Tanzi said.

    In January, Microsoft announced plans to acquire Activision Blizzard, the embattled video game publisher and developer, for nearly $69 billion in an all-cash deal. Fifteen workers at Raven Software, a studio owned by Activision Blizzard, signed a letter Wednesday calling for Microsoft CEO Satya Nadella to encourage Activision Blizzard to voluntarily recognize their union, the Game Workers Alliance. Microsoft vice chair and president Brad Smith was copied on the letter.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #activision_blizzard #microsoft #rachat #ressources_humaines #business #syndicalisme #raven_software #satya_nadella #brad_smith #game_workers_alliance #reed_smith #communications_workers_of_america #national_labor_relations_board #scandale #culture_toxique #procès #justice #frat_boy_culture #bro_culture #bobby_kotick #lisa_bloom #lisa_tanzi

  • Le #scandale de l’espace public à #genève
    http://carfree.fr/index.php/2022/03/11/le-scandale-de-lespace-public-a-geneve

    Vous arrive-t-il de sortir dans la rue et d’être frappé·e par le fait que tout est recouvert de voitures ? L’association #Suisse actif-trafiC a réalisé une petite #vidéo pour dénoncer la Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Fin_de_l'automobile #Marche_à_pied #Vélo #association #congestion #espace_public #trafic #zurich

    • Les panneaux et écrans publicitaires des villes ne dérangent personne.
      Les aménagement urbains qui ont pour but d’empêcher toute manifestation ne dérangent personne non plus, surtout pas les piéton.e.s
      Parking à vélo en location, ne dérangent personne. Les trottinettes abandonnées sur les trottoirs c’est bien.
      A Paris, les rues défoncées par les travaux qui n’en finissent pas ne dérangent personne. Paris, car cette ville bat tous les records dans ce domaine.

  • « Macron qui a bradé Alstom à General Electric ira à Belfort pour magouiller le rachat par EDF de turbines Alstom à GE.
    C’est la vache qui rit de l’arnaque.
    Il y a toujours une nouvelle escroquerie en germe à l’intérieur de la précédente…
    #McKinsey style »

    https://www.marianne.net/economie/economie-francaise/macron-bientot-a-belfort-pour-acter-le-rachat-a-general-electric-par-edf-d

    Le dossier a traîné pendant des mois. Les salariés de GE Steam Power, qui regroupe les activités de GE en France, avaient été informés de l’ouverture de « discussions préliminaires » avec EDF en septembre 2021. Mais l’État français, actionnaire majoritaire d’EDF, disposait quand même d’un « golden share », c’est-à-dire un droit de veto en cas de revente à un acteur étranger. C’est ce qui lui a permis de prendre son temps pour finaliser le rachat par EDF de l’ancienne branche d’Alstom…

    Si cette solution a été longue à trouver, c’est notamment parce que la direction d’EDF n’était pas très enthousiaste pour participer à cette opération pourtant déterminante pour l’avenir énergétique de la France.

    Emmanuel Macron pourrait, lui, en profiter sur le plan politique et débuter sa campagne électorale par une belle opération : le rachat aux Américains d’un fleuron français emblématique. Cependant, il est difficile d’oublier que l’actuel président est un acteur important de la cession du pôle Energie d’Alstom au géant américain en 2014. Emmanuel Macron était secrétaire général adjoint de l’Élysée de 2012 à 2014, puis ministre de l’Économie de 2014 à 2016, périodes durant lesquelles l’Élysée et Bercy ont directement participé à l’opération de cession d’Arabelle aux Américains. À ces postes-là, jamais Emmanuel Macron n’a pris conscience ou tenu compte – c’est selon… – de la perte de souveraineté que représentait cette opération dénoncée par plusieurs politiques (Olivier Marleix à droite, Arnaud Montebourg à gauche, notamment) et racontée par notre collaborateur Jean-Michel Quatrepoint dans Alstom, scandale d’État (Fayard).

    Des milliers de postes supprimés

    Au moment du rachat, soutenu par Washington, le géant américain est alors prêt à tout pour s’emparer de ce joyau français. Au-delà des quelque 13 milliards d’euros mis sur la table, le groupe américain, qui comptait 16 000 emplois industriels en France (hors GE Capital), promettait d’en créer 1 000 supplémentaires. En 2015, lorsqu’il est ministre de l’Économie et des finances, Emmanuel Macron s’était lui-même rendu à Belfort, s’engageant sur le fait qu’il n’y aurait aucune perte d’emploi chez General Electric. La promesse n’a pas été tenue.

    Au final, le bilan du conglomérat est catastrophique en France, avec 5 000 postes supprimés selon les syndicats, dont 1 200 à Belfort. Par ailleurs, le groupe a connu de sérieux déboires aux États-Unis et multiplié les cures d’amaigrissement, cessions d’actifs et réorganisations.

    Le groupe General Electric qui était l’une des plus grosses capitalisations de Wall Street avec 600 milliards de dollars, au début des années 2000 a payé au prix fort des acquisitions ratées et les conséquences de la crise des subprimes de 2008 avec de nombreux investissements risqués dans l’immobilier commercial. Larry Culp a d’ailleurs été nommé à la tête de GE en octobre 2018 pour tenter de redresser la barre, s’engageant notamment à alléger la dette de l’entreprise, ce qui oblige la société de vendre, à son tour, des actifs pour trouver du cash. Ce qui permettra peut-être à Emmanuel Macron de dire que tout le monde sort gagnant de cette cession hasardeuse… dont il est l’un des principaux responsables.

  • Affaire #Kohler : Le #Scandale qui menace #Macron
    https://www.les-crises.fr/affaire-kohler-le-scandale-qui-menace-macron

    Conflit d’intérêt, subventions publiques et pantouflage au sommet de l’Etat. Comment Alexis Kohler, actuel secrétaire général de l’Elysée et l’un des plus proches collaborateurs d’Emmanuel Macron, a-t-il pu favoriser pendant de nombreuses années les intérêts d’une compagnie maritime Italo-Suisse contrôlée par un proche, dont plusieurs cargos ont été découverts avec d’importantes quantités de cocaïne ? […]

    #Vidéo #Vidéo,_Kohler,_Macron,_Scandale

  • Report: Activision CEO Bobby Kotick Will ’Consider’ Quitting
    https://kotaku.com/report-activision-ceo-bobby-kotick-will-consider-quitt-1848100036

    Besieged Activision Blizzard CEO Bobby Kotick, who last week was the subject of staff walkouts and shareholder calls for his resignation, has reportedly said he will “consider leaving the company” if he can’t speedily address the harassment issues that have made headlines around the world this year.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #activision_blizzard #bobby_kotick #démission #scandale #harcèlement #harcèlement_sexuel #ressources_humaines #bro_culture

  • Activision Blizzard CEO Bobby Kotick Tells Colleagues He Would Consider Leaving if He Can’t Quickly Fix Problems - WSJ
    https://www.wsj.com/articles/activision-blizzard-ceo-bobby-kotick-tells-colleagues-he-would-consider-leaving

    Activision Blizzard Inc. Chief Executive Bobby Kotick has told senior managers he would consider leaving the company if he can’t quickly fix the culture problems at the videogame giant, according to people familiar with his comments.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #activision_blizzard #bobby_kotick #démission #scandale #harcèlement #harcèlement_sexuel #ressources_humaines #bro_culture

  • Activision Blizzard’s (ATVI) Board is Full of CEO Bobby Kotick’s Friends - Bloomberg
    https://www.bloomberg.com/news/newsletters/2021-11-19/activision-blizzard-s-atvi-board-is-full-of-ceo-bobby-kotick-s-friends

    More than 1,500 Activision Blizzard Inc. employees have signed a petition calling for Chief Executive Officer Bobby Kotick’s removal, but it’s a group of just 10 people who will ultimately decide the embattled leader’s fate.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #activision_blizzard #bobby_kotick #démission #ressources_humaines #actionnariat #gouvernance #scandale #harcèlement #harcèlement_sexuel #bro_culture #succès #brian_kelly #peter_nolan #dawn_ostroff #casey_wasserman #barry_meyer #reveta_bowers #hendrik_hartong_iii

  • Group of Activision Blizzard shareholders joins call for CEO Bobby Kotick’s resignation - The Washington Post
    https://www.washingtonpost.com/video-games/2021/11/17/bobby-kotick-resignation-shareholders

    “In contrast to past company statements, CEO Bobby Kotick was aware of many incidents of sexual harassment, sexual assault and gender discrimination at Activision Blizzard, but failed either to ensure that the executives and managers responsible were terminated or to recognize and address the systematic nature of the company’s hostile workplace culture,” the shareholders, led by the Strategic Organizing Center (SOC) Investment Group wrote in a joint letter addressed to the company’s board of directors and shared with The Washington Post.

    Jason Schreier sur Twitter :
    https://twitter.com/jasonschreier/status/1460991941332582405

    I’m seeing a lot of big reactions to this story, but some important context:
    – This group, SOC, owns 4.8 million shares, or just 0.6% of Activision Blizzard
    – SOC has been criticizing Kotick for a long time. This isn’t a turnaround or shift in view from them

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #activision_blizzard #actionnariat #bobby_kotick #harcèlement_sexuel #ressources_humaines #démission #brian_kelly #robert_morgado #procès #justice #scandale

  • Contre les migrants, toujours plus de #technologie

    Reporterre s’est rendu au salon #Milipol pour découvrir les innovations technologiques sécuritaires. Elles sont de plus en plus déployées pour repousser les migrants.

    « Viens ici pépère ! » lance un homme élancé en costume-cravate en direction d’un chien-robot en mouvement, faisant mine de lui proposer à manger. Derrière les regards amusés autour du robot développé par l’entreprise étasunienne #Ghost_Robotics, son « maître » le guide avec sa télécommande d’un œil malicieux. Ce chien-robot au look Black Mirror répond au nom de #Q-UGV et sa mission consiste à surveiller des sites ultrasensibles comme les centrales nucléaires.

    Ce surveillant atypique, capable de courir, grimper et nager dans des environnements extrêmes, était l’une des nombreuses innovations présentées sur le salon Milipol de la sécurité intérieure au parc des expositions de Villepinte (Seine-Saint-Denis). Près de 1 000 exposants, dont deux tiers d’entreprises internationales, y ont élu domicile du mardi 19 au vendredi 22 octobre. Plus de 30 000 professionnels de la sécurité publique et privée de 150 pays déambulaient dans les allées. Entre une coupe de champagne et des petits fours, ils s’informaient pour en faire commerce sur les dernières grenades lacrymogènes, les dispositifs de reconnaissance faciale ou les fusils d’assaut.

    L’heure est à la reprise pour le secteur de la #sécurité. « La première des libertés », comme l’a assuré le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, lors de sa visite du salon le premier jour. Après avoir subi la crise sanitaire à l’instar d’une large partie de l’économie mondiale, le marché mondial de la #sécurité_intérieure devrait rebondir. Sa prévision de croissance est de 8 % en 2021 et de 6 % en 2022, après une baisse de 3 % en 2020. En France, il n’a pas été épargné non plus et les dépenses étatiques consacrées à la sécurité ont baissé de 8,6 %, pour atteindre 3,6 milliards d’euros. Mais certains domaines, comme celui des #drones_de_surveillance, ont tiré leur épingle du jeu avec une progression de 5,8 %. Alors que l’Union européenne peine toujours à s’accorder sur une politique commune de gestion des #frontières, chaque État membre est tenté de renforcer la #surveillance des siennes grâce à des technologies toujours plus sophistiquées.

    Mille et une façons de traquer les migrants

    Déjà déployés, en passe d’être expérimentés ou pas encore autorisés, les dispositifs de #détection de migrants sont présentés aux quatre coins de l’immense salle d’exposition. Nichés entre deux stands de drones, les représentants de la société française #HGH, spécialisée dans les #systèmes_électro-optiques, sont ainsi très sollicités. La série de #caméras_thermiques #Spynel, qui promet une « #surveillance_panoramique 360 degrés, #jour et #nuit, jusqu’à l’horizon » sur les frontières des pays intéressés, a du succès. À l’occasion du salon, l’entreprise vient de finaliser un contrat d’un million d’euros avec un pays de l’#Otan (Organisation du traité de l’Atlantique Nord) — dont elle tait le nom — pour sécuriser et surveiller sur près de 1 000 kilomètres de côte et empêcher les passages des migrants et des trafiquants de drogues. « C’est impossible d’échapper à la #vigilance de cette caméra, et à l’inverse des drones, on ne peut pas brouiller son signal, car elle n’émet aucune onde », se félicite le responsable marketing. « Si un groupe de personnes ou un zodiac s’approche de nuit d’un littoral dans la zone surveillée, l’#intelligence_artificielle détectera automatiquement le #mouvement et une alerte sera envoyée aux forces de sécurité », poursuit-il.

    De l’autre côté du salon, un groupe de gendarmes écoute attentivement les explications du représentant de l’entreprise néerlandaise #UVI-Scan. Sur la brochure commerciale, une page est consacrée à un #scanner capable de détecter les passagers clandestins sous les camions. Le visuel est explicite : accrochés sous un véhicule, deux migrants sont pris en flagrant délit. « Ce sont de vraies photos ! » assume le consultant technique. « C’est un système intégré à la chaussée qui détecte les #intrus et prend automatiquement une photo à l’approche des postes frontières et des ferrys », explique-t-il. « Nous en avons déployés un peu partout en Europe, notamment à #Dieppe, en France ». Là où de nombreux exilés tentent leur chance pour gagner les côtes anglaises par le ferry ou des embarcations de fortune.

    Entre deux stands de fusils d’assaut et des tenues de camouflages, un drone blanc aux allures d’avion miniature surplombe le stand de #German_Drones. L’entreprise allemande propose un « service personnalisé » à ses clients en fonction des usages ». Pour la détection de passages de migrants à la frontière, Anis Fellahi, le chef de projet international du groupe, recommande « le modèle 150, le plus performant, qui peut voler une heure et demie, couvrir une centaine de kilomètres, et transmet une vidéo de meilleure qualité ». Le dit #Songbird est d’ores et déjà déployé aux frontières allemandes et belges, et cherche à étendre son empreinte.

    Les industriels ne s’arrêtent pas là et proposent aux autorités des outils de #surveillance_aérienne toujours plus développées et intrusifs. L’entreprise française #T-ops intègre des #IMSI-Catcher directement embarqués sur les drones. Ce dispositif de #surveillance_de_masse est capable d’intercepter le trafic des communications téléphoniques, de récupérer et recouper ces informations à distance et de suivre les mouvements des utilisateurs. « Là nous proposons un produit avec une #efficacité au-delà du réel ! » s’exclame le représentant de la société. Cette technologie peut-elle être déployée pour repérer les migrants ? « C’est possible, oui. Mais nous ne fournissons qu’un service, le responsable de son utilisation est l’État », répond-il sobrement.

    Certains produits attendent des évolutions législatives pour être pleinement déployés. C’est le cas du drone de surveillance très longue distance présenté par le groupe belge #John_Cockerill, traditionnel acteur de la défense, lancé depuis peu dans la sécurité intérieure. « Ce type d’appareil peut voir jusqu’à 30 kilomètres et il est en capacité d’identifier très clairement des personnes », explique #Jean-Marc_Tyberg, le président du conseil d’administration du groupe. « À ce stade, nous devons intégrer un logiciel qui floute automatiquement le visage de la personne pour ne pas la reconnaître ». Mais selon lui, « se priver de ces outils de reconnaissance revient à fermer les yeux en conduisant. Il faut que l’on rattrape notre retard législatif pour que ces solutions puissent être pleinement utilisées. » Jean-Marc Tyberg fait référence aux longs débats autour de la controversée #loi_Sécurité_globale. Le Conseil constitutionnel avait fini par censurer le dispositif d’encadrement de l’utilisation des images des drones utilisés les forces de l’ordre, jugée trop dangereux au regard du #droit_à_la_vie_privée. Mais le gouvernement est revenu à la charge à la rentrée avec une disposition remaniée dans le projet de loi relatif à la sécurité intérieure, actuellement débattu au Parlement.

    Si la France n’est pas le terrain de jeu technologique idéal des industriels, d’autres États comme la #Grèce accueillent de nombreuses expérimentations plus poussées. Le pays frontalier de la Turquie est un passage obligé dans le parcours des migrants. Et il reçoit le soutien de l’agence de gardes-côtes européens #Frontex, accusée par des ONG et des médias d’opérer des refoulements illégaux à l’extérieur de l’UE. Si le gestionnaire des frontières européennes n’a pas de stand dédié ici, ses fournisseurs sont disséminés sur le salon. La société française #Cnim_Air_Space est l’un d’eux. « Notre modèle de #ballon_captif #Eagle_Owl gonflé à l’Hélium peut voler jusqu’à 600 mètres de haut, et possède une autonomie de 7 jours », expose fièrement le représentant de l’entreprise. Il est actuellement utilisé par les autorités grecques et l’agence Frontex. Un modèle plus petit a également été expérimenté autour de #Calais par la gendarmerie. Avec sa caméra embarquée, il renvoie en continu les #images vers une station positionnée au sol. « En cas d’alerte, si un zodiac débarque, les autorités grecques sont en capacité de les repérer à des kilomètres avant d’intervenir », précise-t-il. « Il mesure 22 mètres de long, donc le fait de le voir peut aussi avoir un effet dissuasif… ».

    La Grèce accueille également l’expérimentation du projet #Roborder, contraction de #robot et de border (frontière en anglais), lancé en 2017, qui prévoit un #système_de_surveillance des frontières par un essaim de #drones_autonomes, capables par l’intelligence artificielle de déterminer les franchissements. Le projet #iborder_control ambitionne quant à lui de développer un #algorithme capable de détecter les #mensonges des migrants lors de leur passage à l’aéroport.

    Mais sur le terrain, les associations d’aide aux personnes exilées observent que le renforcement de la surveillance des frontières ne décourage pas les candidats à l’asile, mais rend simplement leur parcours plus dangereux. Alors que la surveillance se renforce d’année en année, l’Organisation internationale des migrations a comptabilisé 1 146 décès de migrants sur les routes maritimes vers l’Europe au premier semestre 2021, contre 513 en 2020 et 674 en 2019 à la même période. Mais au salon Milipol, le rêve d’une Europe forteresse a de belles années devant lui.

    https://reporterre.net/Contre-les-migrants-toujours-plus-de-technologie

    ping @isskein @karine4

  • From Sea To Prison. The Criminalization of Boat Drivers in Italy

    Freedom of movement is a right, not a crime. But over the past decade, Italy has arrested thousands of people in connection with driving migrant boats across the Mediterranean Sea. Our report describes their journeys from sea to prison, examining and taking a stand against the criminalization of migration.

    Italy has spent decades pursuing people who have done nothing other than drive a boat of migrants towards its shores, utilizing criminal law, undercover police operations and emergency anti-Mafia powers to re-enforce Europe’s border regime.

    We have spoken to hundreds of people involved – persons accused of boat driving, ex-prisoners, lawyers, researchers, activists, judges and members of the police and Coast Guard – and studied dozens of court sentences to reveal the full extent of Italy’s process of criminalizing migration.
    Life sentences

    The prison sentences that have been issued range from 2 years to 20 years – and sometimes even more. Of the nearly 1,000 cases we have discovered through a systematic media review, we have found 24 people with prison sentences of over 10 years, and 6 people who have received life sentences.
    Imprisoning refugees

    Boat drivers come from many countries, and are often migrants and refugees too. In 2018 and 2019, the police arrested around one person for every hundred migrants who arrived.

    From a review of nearly one thousand cases, we estimate that over a third of the arrestees are from North Africa, 20% from Eastern Europe and 20% from West Africa. Many of the West and North African citizens arrested and imprisoned in Italy were forced to drive boats from Libya, a country they were fleeing from. In the case of the Eastern European boat drivers, many recount that they were tricked into people smuggling.
    Criminalization causes deaths

    Italy, the EU and the UN have consistently claimed that arresting boat drivers is a way of cracking down on human smuggling, in order to prevent deaths at sea. But our report demonstrates that criminalizing boat drivers has actually contributed to some of the worst maritime disasters in recent history.
    Our report examines:

    – available official data on the arrest and imprisonment of boat drivers
    - nearly 1,000 cases reported by the Italian media over the last 10 years
    - how the Italian law has been consistently modified over the last 25 years to criminalize and persecute boat drivers
    - the different kinds of boat drivers punished under the law, including those forced to drive boats under threats and violence
    - how all the sea routes into Italy have been criminalized: from Egypt, Tunisia, Algeria, Libya, Greece and Albania
    - how boat drivers are identified at sea on the basis of faulty photography and unreliable witnesses
    - court cases that fail to protect the rights of arrestees, sentencing people on flimsy evidence with little access to defense
    - how the Italian prison system fails to protect the rights of foreign prisoners, and how boat drivers are prevented from accessing house arrest
    – the social and economic consequences for boat drivers after leaving prison – even if they are found innocent

    Our report demonstrates that:

    – criminalization of migrant boat drivers in Italy has consistently increased over the last 25 years, especially since 2015.
    - criminalizing boat drivers does not prevent deaths at sea – it contributes to shipwrecks and maritime disasters
    - the consequences of being arrested as a boat driver has a serious impact on people’s lives – even if the charges are dropped
    - the rights of imprisoned boat drivers are being overlooked: contact with families is often non-existent, there are almost no translators in the Italian prison system, and access to adequate defense is not protected.

    https://fromseatoprison.info
    #Italie #scafisti #criminalisation #asile #migrations #réfugiés #frontières #Méditerranée #Mer_Méditerranée #criminalisation_de_la_migration
    #rapport #ARCI_Porco_Rosso

    • Migrants: thousands of boat drivers arrested in Italy, new report shows

      Exclusive new report by activists and NGOs reveals scale of Europe’s attack on migration.

      More than 2,500 people have been arrested in Italy for people smuggling over the last 10 years, even when they have done nothing more than drive a boat across the Mediterranean Sea. Hundreds of them are languishing in prisons across Italy, a report released today by ARCI Porco Rosso and Alarm Phone demonstrates.

      It is the first time that public data on arrests of boat drivers has been pulled together and analyzed. Over the past year, Italian police have arrested as many as one migrant for every 100 people who have arrived in Italy by sea, accusing them of ‘facilitating illegal immigration’, a crime that can lead to 15 years imprisonment and millions of Euros in fines. In some cases – when migrants have died during the dangerous journey across the Mediterranean Sea – prison sentences have reached 30 years or even life
      imprisonment.

      The report reviews around 1,000 cases of migrants who have been arrested for people smuggling. Italian law says that anyone who helps migrants enter the country irregularly can face years in prison – even if the accused have done nothing more than drive a boat, and even if they too are migrants.

      Cheikh Sene, a community organizer with ‘Porco Rosso’, who worked on the report, said:
      “I did two years in prison for driving a boat. I saved those people’s lives, we had no choice. Now we want to fight for the freedom and human rights of
      other migrants unjustly in prison."

      “Migrants come to Europe because Europeans are in our countries, everyone should have the right to move where they want to, we’re all humans”, Sene continued.
      The authors spoke to a hundred people for the research - including dozens of criminalized boat drivers, as well as lawyers, judges, members of the Italian Coast
      Guard and prison workers.

      Many migrants are found guilty even when court evidence is extremely weak, the report details. Maria Giulia Fava, a paralegal who co-wrote the report, said:
      “These are politically charged trials. In the man-hunt for a scapegoat, someone to blame for the death and disaster, normal guarantees of a fair
      trial are set aside. The very principles that should be the foundation of criminal law are simply forgotten.”

      The imprisoned migrants come from many different countries. Today’s report estimates that 35% come from North Africa, 20% from West African countries, and
      another 20% from Eastern Europe. These include people from Afghanistan, Bangladesh, Libya, Senegal, Syria and Ukraine.

      The criminalization of migrant boat drivers is part of an increasingly worrying trend in Italy as well as the rest of Europe, where both migrants and those in solidarity with them, including NGO rescue ships, have been subjected to criminal investigations.

      Sara Traylor, an activist from ‘Alarm Phone’ commented:
      “Criminalizing migration is simply part of a violent border system that we need to abolish. Europe needs to acknowledge and take responsibility for its unjust and deadly migration policies, and the consequences these have on the lives of the people they affect. Sending people to jail isn’t going to stop migration or make it any safer.”

      Read the report online: fromseatoprison.info

      For questions on the report or a comment on the findings, contact Richard at
      arciporcorosso@gmail.com or on +393245820120.

      ARCI Porco Rosso is a cultural center and migrant solidarity project in Palermo, Italy.
      Alarm Phone is a transnational network of activists that run a hotline to support people in distress in the Mediterranean Sea.

    • The African migrants who Italy accuses of people smuggling

      In our series of letters from African journalists, Ismail Einashe meets a young Senegalese man who was accused of people smuggling soon after he survived crossing the Mediterranean Sea.

      The 16-year-old from Senegal was relieved to have landed safely in Sicily - staying in what he thought was a migrant reception centre.

      This was in 2015, after he had survived a perilous boat journey from Libya. But two days into his stay he became concerned that the doors to his room were locked shut.

      Unwittingly, in fact, Moussa - whose name has been changed to protect his identity - found himself in prison in Trapani, a port city in the west of the Italian island.

      “This can’t be, I got to Italy and ended up straight in prison. I am 16,” he thought to himself.

      He could not believe what had happened to him - this was not the Europe he had dreamt about before he embarked on the arduous journey from Senegal in search of a better life.

      Moussa would go on to spend almost two years in an adult prison on charges of people smuggling even though he was a minor.

      His case is far from unique.

      In the last decade more than 2,500 people have been arrested in Italy on the same charges, according to a recent report by Palermo-based non-governmental organisation Arci Porco Rosso.

      Those arrested in Italy are accused of aiding and abetting illegal migration, a crime that can result in up to 20 years imprisonment and huge fines.
      ’Used as scapegoats’

      Hundreds of innocent migrants are currently locked up waiting for the legal process to be concluded, according to Maria Giulia Fava, a paralegal who co-authored the report.

      She says that Italy is using people-smuggling laws to criminalise migrants and refugees in an attempt to scapegoat them over immigration levels.

      Migrants are charged on extremely weak evidence, she adds, court hearings are rarely open, there is a lack of adequate access to legal defence, evidence can be based on unreliable witnesses and minors can end up in the adult prison system.

      Cheikh Sene knows the system well.

      He is now a Senegalese community organiser in Sicily’s main city, Palermo, but spent two years in prison after being found guilty of aiding people smuggling and says that many migrants are unjustly kept in prison simply for saving lives at sea. He says that is what happened to him.

      Arci Porco Rosso also states in its report that it came across cases in which Italian police officers offered migrants documents in exchange for their testimony against alleged boat drivers.

      The Italian Ministry of Justice told the BBC that it could not provide information on trials or arrests, but it did provide data on those currently held in prisons on people-smuggling charges. As of 22 March, it said, there were 952 inmates, of which 562 were convicted in Italy for people smuggling

      However, the ministry did not respond to the allegations made in the Arci Porco Rosso report.
      ’Minors in adults prisons’

      In Moussa’s case when his boat landed in Trapani, he was left to disembark and waited with others who arrived at the port for a bus to take them into town.

      But as he stood there he was called over by an Italian official.

      "They asked me to follow them inside. They gave me a paper, and took a picture.

      “Then they made me get in a big car and drove me away. The trip lasted more than two hours, and then they took me to an office.”

      It turned out to be a police station where he was interviewed through a French-speaking Moroccan translator.

      She explained to him that two fellow passengers on the boat had accused him of having steered the vessel.

      He pleaded to know who these two people were, as he could not understand the allegation, but she told him she was a translator and not a lawyer.

      The next morning he was put in a police car.

      “I didn’t know I was being taken to prison. I thought it was a reception centre.”

      He tried to explain that he was a minor. In the prison, he says he had two scans to determine his age. One assessment found that he was a minor, while the other did not.

      Because the results were inconclusive he was placed in an adult prison.

      And he says he was not alone in this. He remembers other young African migrants his age and younger in prison with him.

      He recalls meeting plenty of Gambians, Tunisians, Nigerians and Malians.
      Missed father’s death

      It was nine months before he was able to call his family in Senegal who had presumed he was dead.

      A few months later, on a second call, he found out that his father had passed away.

      In prison he was at least able to study for his Italian middle school qualifications and dreamt of escaping prison.

      Finally, in spring 2017, Moussa got an appeal court hearing date in Palermo.

      But when he walked into the courtroom the judge stood up and said he could not preside over the case of a minor.

      Then, three days later, in the small hours of the morning, guards came to his cell and told him to pack up as he was being released.

      “They walked me to the door and closed it behind me. I was standing there, with a plastic bin bag full of my clothes.”

      He had no idea where to go and one of the guards suggested he take the road and wait until he found other Africans to ask for advice on what he should do.

      That night he arrived at the Piazza Vittoria square in Trapani. There he met some Senegalese who told him to head to Volpita, a migrant camp.

      Eventually Moussa left Volpita after hearing he could make money by picking olives somewhere else.

      After spending many months working there he settled in the popular tourist town of Cefalù, near Palermo, where he now works as a chef in a hotel.

      But his case has not been addressed yet and he remains in a distressing legal limbo.

      His documents have also expired and he is waiting for a new court date.

      As Moussa explains his predicament six years after arriving in Italy he becomes overwhelmed - traumatised by what he had been through. He simply wants the nightmare to end.

      https://www.bbc.com/news/world-africa-60492918

  • ​​An FDA First : Vaping Product Gets the Go-Ahead

    Peut-on avoir confiance dans les organisme de régulation des médicaments pour faire face aux lobbies. L’argument mensonger de l’usage des cigarettes électroniques qui serviraient à lutter contre le tabac a fait long feu... et pourtant.
    On verra peut être dans quelques temps le responsable de cette décision à la FDA rejoindre un groupe de cigarettier... comme cela fut le cas pour les opioides.

    The US FDA authorized a vaping product for the first time yesterday, greenlighting marketing of Vuse Solo tobacco-flavored e-cigarettes and cartridges.

    The agency’s rationale: Tobacco-flavored products could help adult smokers cut back on traditional cigarettes, Reuters reports (https://globalhealthnow.us14.list-manage.com/track/click?u=eb20503b111da8623142751ea&id=072850f558&e=).

    Marketing authorization was denied for certain flavored products most popular among teens.

    The decision is part of a sweeping review of e-cigarette products, which have been on the US market for over a decade with minimal regulations or research, AP reports.

    A decision about mega-popular Juul products is still pending.

    Meanwhile in Australia, new laws require a prescription for nicotine-containing vaping products, The Guardian reported earlier this month.

    According to Emily Banks, an Australian National University epidemiologist whose research informed the law, says the data don’t back up the claim that e-cigarettes are effective smoking cessation tools.

    “You hear these vaping advocates saying, well, all those people using e-cigarettes out there are using them to quit smoking,” Banks said. “It simply isn’t true.”

    Known unknowns: New research (https://globalhealthnow.us14.list-manage.com/track/click?u=eb20503b111da8623142751ea&id=a9ba418dc6&e=) has also shown that e-cigarette aerosols contain thousands of unknown chemicals that haven’t been disclosed by manufacturers and may carry a host of health risks that aren’t yet well understood, The Hub reported last week.

    ICYMI: FDA misses deadline for deciding which e-cigarette products should be removed from the market – STAT (https://globalhealthnow.us14.list-manage.com/track/click?u=eb20503b111da8623142751ea&id=fa871b2c84&e=)

    #Tabac #Cigarette_électronique #FDA #Scandale_sanitaire

  • Abus sexuels dans l’Église : le Nord - Pas-de-Calais particulièrement concerné
    https://actu.fr/societe/abus-sexuels-dans-l-eglise-le-nord-pas-de-calais-particulierement-concerne_4545

    Le nombre de 216 000 victimes de crimes sexuels par des prêtres de 1950 à 2020 en France a été mis en avant par la CIASE, commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église, qui vient de rendre son rapport (appelé rapport Sauvé). Quels sont les chiffres par région, par diocèse ? Le rapport présente plusieurs cartes. Le Nord et le Pas-de-Calais, terres catholiques, sont particulièrement concernées.

    Les régions les plus touchées sont les plus pratiquantes
    « La carte des violences répertoriées recoupe assez bien la carte des diocèses de France selon leur degré de pratique religieuse » dit le rapport Sauvé en page 138 (consultable en ligne ici sur 485 pages https://www.ciase.fr/medias/Ciase-Rapport-5-octobre-2021-Les-violences-sexuelles-dans-l-Eglise-catholique- ). C’est-à-dire que ce sont les diocèses avec le plus fort nombre de prêtres et de catholiques qui ont connu le plus d’abus sexuels en nombre.

    Le Nord et le Pas-de-Calais font partie des diocèses dits « de chrétienté », ce qui signifie les plus marqués par la présence chrétienne.

    Ainsi, « sur l’ensemble de la période, les 12 diocèses ‘de chrétienté’ regroupent le plus grand nombre d’affaires par diocèse (16,3 affaires par diocèse, contre 11,9 par diocèse de tradition chrétienne, et 14 affaires par diocèse ‘détaché’) ».

    Un nombre de prêtres abuseurs plus élevé qu’ailleurs…
    Trois périodes sont retenues : de 1950 à 1970 ; de 1970 à 1990 ; de 1990 à 2020.

    Côté chiffres, les départements du Nord et du Pas-de-Calais, référencés comme terres chrétiennes, sont particulièrement touchés :
    • 1950-1970 : plus de 20 cas de prêtres abuseurs recensés dans le Pas-de-Calais, une dizaine pour le Nord ;
    • 1970-1990 : plus de 20 cas dans le Nord ; entre 5 et 10 dans le Pas-de-Calais ;
    • 1990-2020 : plus de 20 cas dans le Pas-de-Calais ; une quinzaine dans le Nord.

    Quelques dizaines de cas, cela semble peu, mais en fait, ce sont les chiffres les plus élevés en France. Ce qui fait des départements du Nord et du Pas-de-Calais des départements particulièrement concernés par la pédo-criminalité au sein de l’Église.

    Le Nord et le Pas-de-Calais sont très concernés par les abus sexuels dans l’Eglise, avec les chiffres les plus élevés par rapport au reste de la France. (©Rapport CIASE)

    … mais moins de victimes par prêtre
    Avec une précision : à l’inverse, ce sont les diocèses moins chrétiens qui ont un nombre d’abus par prêtre plus élevé. « S’il y a plus d’affaires en valeur absolue dans les diocèses de chrétienté, il y a plus d’affaires par prêtre, en valeur relative, dans les diocèses ‘indifférents’. »

    Cela veut dire qu’il y a plus de victimes par prêtre dans les départements moins chrétiens.

    Précisément, « les ratios mesurant la prévalence du phénomène, qu’il s’agisse du rapport entre le nombre d’affaires et le nombre d’habitants (ratio de mis en cause), ou du rapport entre le nombre d’affaires et le nombre de prêtres (ratio de condamnés) sont respectivement 1,3 (pour les mis en cause) à 4 fois (pour les condamnés) plus forts que dans les terres de chrétienté ». 

    Le rapport émet des hypothèse quant aux causes de ce moindre nombre de cas par prêtre dans les diocèses les plus christianisés. « Du côté des diocèses de chrétienté, on peut se demander si la moindre proportion d’affaires et de condamnations ne procède pas d’un moins grand nombre de situations de violences sexuelles, procédant d’un plus grand contrôle social des clercs (par la population et l’institution), d’une plus grande capacité ecclésiastique à influencer le cours de la justice, voire d’une plus grande tolérance des jurys de cours d’assises envers les clercs. Le nombre supérieur d’acquittements, lors des affaires pénales, dans les diocèses de chrétienté, pourrait aller dans ce sens. »

    Le profil des prêtres condamnés
    Sur l’âge des prêtres abuseurs : « Les condamnés, dans les diocèses de chrétienté, sont nettement plus jeunes, et ils sont jugés, pour presque la moitié d’entre eux, dans les 10 années suivant leur ordination. Ailleurs, les condamnés sont majoritairement des hommes mûrs, allant entrer ou déjà entrés dans la cinquantaine, avec un étalement jusqu’à la fin de la soixantaine pour les diocèses ‘indifférents’. » 

    #Nord #Pas_de_Calais #Régions #viol #pédocriminalité #déni #pédophilie #violophilie #élites #France #culture_du_viol #déni #catholicisme #eglise #religion #prêtres #victimes #diocèses #ratios #victimes #justice #jurys #cours_d’assises #contrôle_social #CIASE

    • Rapport Sauvé sur les crimes de pédophilie dans l’église catholique :
      L’église catholique et le Gouvernement macron/darmanin pris à leurs propres pièges !
      https://www.fnlp.fr/2021/10/11/léglise-catholique-et-le-gouvernement-macron

      Le rapport Sauvé est un véritable séisme qui risque d’emporter l’église catholique toute entière dans l’abime, d’où l’effroi, les erreurs, les provocations des éminences qui s’accrochent à l’autel pour ne pas disparaitre. Chacun essaie de tirer son épingle du jeu et la crise se développe.Pourtant, tout avait été fait pour limiter le scandale. A l’instar de ce qu’elle avait déjà fait pour l’Affaire touvier, l’église catholique mettait en place une commission pour noyer le poisson : la Commission Sauvé, en espérant que cela arriverait au même résultat que pour le milicien Touvier :


      L’église catholique n’était en rien responsable, seuls quelques individus en marge étaient en cause.Mais patatras, c’est le poisson qui noyait le pêcheur et le « pécheur » était bien fautif en la matière.La Commission Sauvé (et il faut lui rendre hommage pour cela, contrairement aux premières craintes de la Libre Pensée) a fait remarquablement son travail. Le scandale était si énorme, les victimes si nombreuses, l’horreur si grande, que plus rien ne pouvait empêcher la lumière de se faire jour.

      Dès le mois d’août 2021, le Congrès national de Voiron de la Libre Pensée analysait ainsi les choses :
      « Ce n’est pas un hasard, nous l’avons souvent souligné, que cela soit aux Etats-Unis que les affaires de pédophilie dans le clergé catholique ont été mises au grand jour. C’est l’impérialisme et ses subsidiaires qui ont fait éclater les affaires pour domestiquer le vatican. L’épiscopat catholique des USA est exsangue, il a été saigné à blanc par les indemnités qu’il a dû verser aux victimes des crimes du clergé.

      Et c’est au tour de la France, de l’Allemagne, de l’Espagne. Tout cela va déferler et rien ne pourra l’empêcher. Le vatican risque d’être emporté par la tourmente financière. Pour pouvoir tenir face à cette déferlante, le pape n’a pas d’autre choix que de faire le ménage sur tous les plans, pour tenter de résister.D’où les procès au sein de la curie, d’où les tentatives d’en finir avec la pédophilie et les scandales,notamment financiers.

      Et c’est là, que la Libre Pensée a un rôle à jouer. La Commission Sauvé sur les crimes de pédophilie dans le clergé français semble tétanisée pour remettre son rapport. La ligne de conduite est claire : il va falloir payer beaucoup pour faire taire les victimes. Qui va payer ? L’église aimerait bien, comme à l’accoutumée,que cela soit les autres.

      Mais déjà les résistances se dévoilent. Au sein même des fidèles, commence à se constituer un mouvement de refus : pourquoi les brebis devraient cracher au bassinet pour les fautes du berger ? Le clergé faute,les fidèles paient. Cela a du mal à passer.

      Bien entendu, l’église va tendre la sébile auprès des pouvoirs publics pour qu’ils paient à sa place. Déjà, émmanuel macron a décidé de faire passer la déduction fiscale pour le denier du Culte de 66% à 75%.Mais cela ne suffira pas. Il faut s’attendre, pour arracher à l’église et aux autres religions dans la foulée un certain soutien à sa politique, que macron mette en œuvre une série de mesures pour financer les cultes,afin, entre autre, d’acheter leur silence sur les entorses au libre exercice du culte, mises en œuvre par la loi dite « Séparatisme ». Passe–moi la rhubarbe, je te passerai le séné. C’est pourquoi, émmanuel macron est contraint d’aller à lourdes faire le pitre comme un premier communiant, une première depuis Pétain, pour tenter de donner du baume au cœur des Evêques. Tout cela confine au ridicule et à la dérision.

      Nous avons décidé de proposer au Congrès national qu’il décide (ce qui a été décidé) que les Fédérations départementales s’engagent dans une grande enquête, sur tous les fronts, pour mettre à jour les biens de l’église, à combien ils se montent, quelle est la richesse exacte du clergé. L’objectif est par cette enquête d’intérêt public d’empêcher que l’Etat finance les réparations aux victimes à la place des Evêques. L’église a les moyens, qu’elle paie le prix de ses turpitudes ! Nous avons déjà envoyé aux Fédérations un certain nombre d’éléments et d‘outils de travail pour cela

      Si la Libre Pensée veut faire cela, ce n’est pas par simple anticléricalisme de bon aloi, c’est que cette question va devenir une affaire de défense de la République, de la laïcité des institutions, des libertés démocratiques qui veulent que la justice s’applique aux justiciables, ce n’est pas aux innocents de payer. On connaît le vieil adage catholique : l’église ne connait pas le péché, elle ne connait que les pécheurs.Mais là, cela risque d’être une autre affaire. »

      Faisons ensemble l’inventaire des biens de l’église :
      L’église peut payer, l’église doit payer !

      A peine connu le Rapport Sauvé que chaque prélat, chaque mitré y allait de son repentir. Au même moment, Médiapart dévoilait que l’archevêque de Strasbourg, qui faisait aussi son numéro de repentir, avait préservé et préserve toujours la réputation d’un agresseur, accusé d’abus sexuel. Que ta main droite ignore ce que fait ta main gauche.

      Le Président de la Conférence des Evêque de France déclarait même que les lois de dieu étaient aussi au-dessus de la République et qu’en conséquence, il ne fallait pas violer le secret de la Confession auriculaire. Comme la Libre Pensée l’établit dans la note d’analyse ci-jointe à ce communiqué, le « secret de la confession » est une auguste fadaise qui ne s’impose à personne au nom d’une quelconque autorité, quelle qu’elle soit. Le « secret de la confession » est une convenance personnelle passée entre personnes qui l’acceptent. C’est une convention purement privée. Elle n’a aucune force de loi.

      Ce secret est de même nature que celui que sont « obligés » de respecter, en « vertu de la loi morale », les Francs-Maçons. Cela ne peut servir en aucun cas à camoufler et à taire des crimes, surtout contre des enfants. D’ailleurs, l’église catholique ne s’est pas toujours pliée au respect du secret de la confession. Le nombre de victimes de l’Inquisition est là pour en témoigner.
      Le gouvernement macron/darmanin a mis en œuvre la loi « Séparatisme » contre les présupposés musulmans. Le ministre de l’Intérieur a même dit à cette occasion : « Les catholiques n’ont rien à craindre ». On ne lui conseille pas de se recycler comme voyante, ses prédictions n’ont pas fait flores, loin s’en faut.

      Nous rappelons que la loi « Séparatisme » et le projet de décret rendu public prévoit que si un membre d’une association religieuse tient des propos séditieux (et le Président de la CEF en a tenu incontestablement), le gouvernement est tenu d’engager un processus de dissolution de l’association concernée.

      Monsieur Darmanin va-t-il dissoudre l’église catholique ?

      Si le Ministre de l’Intérieur devait traiter autrement l’église catholique que les associations musulmanes qu’il a fait dissoudre, que faudrait-il en conclure ? Que nous sommes à nouveau dans Les animaux malades de la peste : « Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de Cour vous rendront blanc ou noir. » ?

      Par la loi « Séparatisme », le gouvernement et sa majorité parlementaire aux ordres a mis en route une véritable machine de guerre civile contre la population, pour mieux la diviser pour la réprimer. On en voit toutes les prémices aujourd’hui.

      L’heure des comptes est en train de sonner ! Abrogation de la loi totalitaire et xénophobe dit « Séparatisme » !

      La Bastille, le 11 octobre 2021

      #secret #confession #fadaise #scandale #indemnités #loi #secret de la #confession #séparatisme #associations_religieuses #affaire #touvier #Strasbourg

  • Publication d’études : comment l’IHU et Didier Raoult font fi de la loi et l’éthique scientifique - L’Express
    https://www.lexpress.fr/actualite/sciences/publication-d-etudes-comment-l-ihu-et-didier-raoult-font-fi-de-la-loi-et-l-

    Depuis, nous avons recensé quelque 250 nouvelles études problématiques. La plupart, de qualité discutable, ont surtout l’intérêt de générer des points Sigaps, qui permettent de décrocher des financements importants. Une pratique légale mais non éthique - et érigée en art par l’IHU - que L’Express avait déjà dénoncée il y a un an. Plus grave, quatre études semblent avoir été menées sans autorisation légale.

    • Un bien joli résumé de l’Express.

      Entre fautes assez graves et détournement de fonds de recherche, l’IHU a fait fort… Et continue comme si de rien n’était…

      Pourquoi, alors, les autorités et tutelles, comme l’ANSM et l’AP-HM, n’ont-elles pas réagi pendant des années ? Pourquoi l’IHU a-t-il pu mener des essais cliniques qui nécessitent des autorisations d’un CPP et de l’ANSM sans les avoir ? L’ANSM aurait-elle oublié d’inscrire ces études dans le registre européen ? « C’est extrêmement improbable », tranche le Pr. Mathieu Molimard. Dans ce cas, comment se fait-il que des essais aient été menés sans son autorisation ? Ces organismes ignoraient-ils les dérives de l’IHU ou étaient-ils au courant et ont-ils décidé de fermer les yeux ? Interrogé, l’AP-HM n’a pas répondu à nos questions. L’ANSM, qui a pourtant bénéficié de plusieurs semaines de réflexions, s’est contentée d’indiquer que « les investigations et vérifications sur de possibles manquements de l’IHU de Marseille à la réglementation des essais cliniques sont toujours en cours » et que « des compléments ont été demandés » concernant les problématiques soulevées par L’Express. Comme en juillet dernier, l’agence française affirme que « si ces investigations mettent en évidence des manquements à la réglementation, les mesures nécessaires seront prises, dont des mesures sanitaires pour garantir la sécurité des participants et/ou une nouvelle saisine de la justice ». Une enquête qui peut a minima apparaître tardive dans la mesure où certains travaux ont été conduits il y a plus de dix ans et que ces agissements étaient connus de longues dates par les experts de la question.

    • L’Express a également découvert que l’IHU a publié 247 études entre 2011 et 2021 qui indiquent toutes le même numéro d’autorisation « IFR48 09-022 ». « Sauf que la règle générale est : une étude, une autorisation d’un CPP - et de l’ANSM pour une RIPH1 -, un numéro, rappelle Bettina Couderc. Il peut arriver qu’un protocole obtienne une extension, mais cela fonctionne seulement si l’essai est modifié à la marge ». « Il est de toute manière inimaginable qu’une seule autorisation soit donnée pour 247 études, on n’a jamais vu ça », renchérit Philippe Amiel. L’IHU a-t-il utilisé ce numéro pour suggérer qu’il avait obtenu les autorisations nécessaires ? C’est une vérification que les autorités compétentes, dont l’ANSM, devront mener. En attendant, l’analyse de ces 247 études révèle des entraves à l’éthique scientifique et questionne la qualité des travaux et leur intérêt. Signées en grande majorité par les Pr. Raoult (238 signatures), Fournier (174) et Lagier (104), ces études présentent des protocoles et objets de recherche très différents. 184 portent sur des analyses de selles humaines, 24 concernent des frottis vaginaux, 13 des échantillons d’urine. Les 26 dernières analysent des échantillons divers : de lait maternel, de sang, etc.

    • L’Express a également comparé les textes de ces études, deux par deux. Il apparaît que 71 présentent plus de 50% de similarités, certaines sont même identiques à plus de 75%. Ce qui suggère que l’IHU pourrait utiliser un modèle préétabli, réutilisé à l’envie. Là encore, une « mauvaise pratique », selon les experts interrogés par L’Express.

      De plus, 56 de ces publications ne comportent qu’une ou deux pages, 25 en ont trois, 55 entre 5 et 10. Seulement 8 études proposent plus de 20 pages. La plupart portent d’ailleurs sur un nombre très réduit de patients, moins de 10 dans la majorité des cas. Deux hypothèses sont alors possibles : soit le Pr. Didier Raoult et ses équipes ont mené une dizaine d’études d’ampleur et les ont découpé en une multitude de petites publications - une méthode connue, appelée « la technique du salami » -, soit ils ont publié une étude à chaque fois qu’ils effectuaient un prélèvement sur un patient. "Dans les deux cas, ce n’est pas acceptable et cela n’entre pas dans les bonnes pratiques de la science, juge Hervé Maisonneuve, médecin spécialiste de l’intégrité scientifique.

    • Pire encore, 31 études ont été publiées dans la revue scientifique un jour seulement après réception, 126 en moins de huit jours. Seule une trentaine a été acceptée après trois mois.
      […]
      Sans surprise, plus de la moitié (135) de ces études ont été publiées - souvent quelques jours seulement après réception - dans New Microbes and New Infections (NMNI), une revue dont le comité éditorial comporte aujourd’hui cinq chercheurs Marseillais, dont trois de l’IHU, et qui était pilotée par un membre de l’IHU jusqu’en 2020.

    • « Le CNRS et l’Inserm ont été très choqués par ces pratiques et ont arrêté leur collaboration avec l’IHU en janvier 2018, rappelle Philippe Amiel. Et c’est bien l’ANSM qui est censée faire la police dans ce genre de cas. Mais la triste réalité c’est qu’il n’existe pas de structure en France qui soit en mesure de faire face à ce genre de situation, à des stratégies de contournement des règles d’une telle ampleur ». Fin septembre dernier, le comité d’éthique du CNRS se fendait d’ailleurs d’un avis très critique envers le professeur marseillais, signe que l’institut s’inquiète lui aussi des méthodes de l’IHU, et probablement du manque de réaction des autorités. Tout comme l’Office Français de l’Intégrité Scientifique, qui a lui aussi publié un communiqué ciblant directement le Pr. Didier Raoult.

    • Voilà c’est ça la plus grosse question : que l’IHU ait continué comme si de rien était, c’est leur choix de rapaces ok, mais que absolument toutes les autorités autour, aussi bien sanitaire (ANSM, Ordre des médecins, etc) mais aussi universitaires puisque c’est un centre d’études, mais aussi politiques (financement, etc) aient laissé faire ça pendant des décennies, et y compris là en plein covid alors que toutes les preuves étaient là (une autorisation pour 247 études ! l’éléphant dans le magasin de porcelaine quoi), c’est ça le plus gros scandale non ? Ça dénote au grand minimum des accointances, et au pire des malversations, de la corruption, des gros scandales possibles derrières…

      Et du coup le comble : ils sont là les vrais comploteurs « contre la santé du peuple » et « pour le profit et la gloire uniquement »… ailleurs aussi sûrement, mais là pour ceux là on a des preuves avérées.

      #scandale #santé #ANSM

  • L’Église face à ses prédateurs sexuels
    https://laviedesidees.fr/L-Eglise-face-a-ses-predateurs-sexuels.html

    Le rapport Sauvé dénombre 3 000 prêtres et religieux pédocriminels, la majorité des agissements ayant eu lieu avant les années 1970. Il dénonce aussi la « responsabilité de l’Église », entre indifférence et couverture institutionnelle. Saura-t-elle tirer les conséquences de ce scandale ?

    #Société #criminalité #violence #Eglise #institutions #enfants #Entretiens_écrits
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20211006_eglise.docx
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20211006_eglise.pdf

    • Quoi qu’il en soit, le cas allemand, qui avait retenu l’attention en France, invite à la nuance. Dans le sillage de scandales sexuels qui ont éclaté en Allemagne quelques années avant la France, un ambitieux « chemin synodal » avait été mis sur pied par la conférence épiscopale, en partenariat avec des organisations de laïcs. Il se révèle aujourd’hui décevant, comme l’a dénoncé le cardinal Marx, un évêque réformiste, qui a présenté il y a quelques mois sa démission au pape et dénoncé ainsi l’« échec » de l’Église allemande face à la « catastrophe des abus sexuels » et l’« impasse » dans laquelle elle se trouve, du fait de l’opposition de certains prélats à tout changement.

      dit Céline Béraud qui a publié Le Catholicisme français à l’épreuve des scandales sexuels (Seuil, 2021).

      #agressions_sexuelles #viol #scandales_sexuels

  • En Italie, une mozzarella bio fabriquée sur les terres confisquées à la mafia

    De la #mozzarella_de_bufflonne biologique, fabriquée sur des terres confisquées à la #mafia italienne : c’est le défi que s’est lancé une coopérative sociale agricole dans une région historique pour la #Camorra.

    « Ici, la Camorra a perdu ! » Tel est le message en grosses lettres noires affiché sur le portail de la coopérative sociale Les Terres de Don #Peppe_Diana, située à #Castel_Volturno (Campanie), dans le sud de l’Italie. Sur ces terres, donc, la célèbre organisation mafieuse implantée notamment dans cette région n’a plus la mainmise. Il est 7 heures du matin en cette journée d’été et Massimo Rocco, le directeur du site, accueille les visiteurs désireux d’assister à la production de la seule mozzarella d’#Italie à revendiquer le label « antimafia ».

    Dès le premier coup d’œil, cette exploitation agricole semble avoir quelque chose de particulier. Dans la petite épicerie, qui jouxte le laboratoire de la fromagerie et le bureau de Massimo, on trouve une série de denrées alimentaires labellisées #Libera_Terra, des produits de tout le pays qui, comme la mozzarella de la coopérative, sont issus d’une démarche sociale et économique, une alternative aux pratiques mafieuses. Depuis 1995, la confédération d’associations Libera, fondée par le prêtre #Don_Luigi_Ciotti, coordonne les initiatives de ce type. Parmi les nombreuses activités qu’elle accompagne se trouve la gestion de #biens_confisqués par la #justice aux personnes liées au crime organisé. Une #loi italienne permet en effet de mettre à la disposition de collectivités ou d’entreprises de l’économie sociale et solidaire ces propriétés immobilières et foncières mal acquises.

    Avant de produire du #fromage biologique et de donner du travail à des ouvriers en réinsertion, ces quelques bâtiments perdus au milieu des champs étaient la propriété d’un certain #Michele_Zaza, l’un des parrains historiques de la mafia napolitaine.

    Celui qui avait démarré sa fortune avec la contrebande de cigarettes dans les années 1970 cultivait sur ces terres une passion pour les chevaux. Les écuries ont été saisies par la justice en 1990, mais ce n’est qu’une décennie plus tard qu’elles ont définitivement été confisquées, devenant une propriété de l’État. Après une autre décennie, les écuries et quelques autres lots de terre ont finalement été mis à la disposition de la coopérative sociale montée spécialement par le réseau #Libera, via un comité local. L’objectif était d’y créer une double activité : économique, avec la production de divers fromages, légumes et fourrages ; et sociale, avec la création d’un centre d’activités pour la jeunesse.

    Légalité et circuit court

    Dans le laboratoire de la #fromagerie, alors que le lait de bufflonne livré dans la nuit se transforme en une longue pâte lisse entre les mains expertes des quatre employés, #Massimo_Rocco raconte le long chemin parcouru depuis 2010. Certes, l’État italien leur a confié un bien et des terres confisquées, mais s’opposer à la mafia demande plus que des discours et des symboles. « Ce qu’il fallait avant tout, c’était créer une entreprise qui marche, et dépasser le cap des bonnes intentions en montrant qu’on peut combattre la mafia par une entreprise saine. »

    Dans le sud de l’Italie, la production de mozzarella est un secteur qui a plusieurs fois été épinglé pour diverses formes de pratiques illégales : travail dissimulé, non-respect des normes, pollution environnementale, etc. Et la concurrence, elle, n’est pas toujours loyale. « Nous déclarons nos employés, payons nos taxes, respectons les normes sanitaires. Tout cela a un coût, mais le prix payé par le consommateur est juste », souligne la quadragénaire, qui a accepté de travailler bénévolement au début de l’aventure.

    Avant d’être en mesure de produire près de 1 200 kilogrammes de mozzarella sous appellation d’origine protégée (AOP) — et quelques kilogrammes supplémentaires de #ricotta et #scamorza, un autre fromage à pâte filée — il a fallu démarcher les producteurs de #lait locaux et gagner leur confiance. « Deux de nos quatre fournisseurs sont passés en #biologique, c’était une volonté de notre part. Le réseau les a soutenus et ils ont été certifié en 2016, car la transformation du territoire fait aussi partie du projet de la lutte antimafia, même sur le plan environnemental. »

    La production maraîchère et céréalière, autre activité de la #coopérative pratiquée sur 90 hectares, est d’ailleurs elle aussi biologique. « Nous produisons nous-mêmes le #fourrage utilisé par les éleveurs qui nous fournissent le lait. » Un bel exemple de double #circuit_court et de #traçabilité.

    La suite de la visite se poursuit dans une installation flambant neuve. L’entreprise vient d’investir dans des fumoirs pour la scamorza. Le directeur — et néanmoins sociétaire — explique que le prêt a été obtenu auprès d’une banque. Les aides de l’État sont en effet quasi inexistantes. Sans l’appui du réseau Libera et de #Legacoop (qui possède notamment de nombreux points de distribution), de fondations privées et des camps de jeunes venus prêter main forte lors des premiers chantiers d’installation, la mozzarella des Terres de Don Peppe Diana aurait eu du mal à se faire une place sur le marché. « On ne dégage actuellement pas un gros bénéfice, mais on peut envisager de diversifier notre activité, observe Massimo Rocco. 80 % de notre production est vendue en Italie du Nord, mais il est encore difficile de percer dans le Sud. »

    Pédagogie et sensibilisation

    L’une des missions principales des militants de l’« #antimafia_sociale » est en effet de changer les #mentalités, notamment en faisant comprendre les enjeux de la #légalité : l’opposition à la #corruption et à l’#extorsion. Un discours qui reste encore difficile à entendre dans des régions qui ont été si longtemps sous la coupe de pratiques mafieuses. Les relations avec le voisinage, elles, ont parfois été houleuses.

    « Des incendies, probablement criminels, ont été recensés et du matériel a été volé, se souvient Massimo. Ce n’est pas facile de surveiller nos parcelles disséminées sur plusieurs communes, au milieu de celles appartenant à des familles mafieuses. En revanche, pour une question de transparence, nous envoyons nos bilans économiques et sociaux aux communes et aux préfectures. » Car la sensibilisation aux #alternatives à la mafia doit se faire du fournisseur aux consommateurs, en passant par les acteurs locaux. C’est une raison pour laquelle la coopérative emploie entre autres des anciens détenus.

    Dans le but d’éduquer les futures générations, le domaine agricole accueille également des #camps_scouts. La dernière étape de la visite est d’ailleurs une grande salle de réunion aux murs couverts de livres et par des fresques peintes par les jeunes passés les précédentes années. « C’est l’un des premiers centres de ressources sur les luttes sociales, l’agriculture biologique et l’histoire de l’antimafia de la région nord de Naples », présente fièrement notre hôte. Sa coopérative a d’ailleurs pris le nom du curé de la ville voisine de Casal di Principe, Don Giuseppe Diana, assassiné dans son église par la Camorra en 1994, pour rendre hommage à son combat contre la mafia locale.

    Alors que la visite s’achève comme il se doit par la dégustation d’un fromage tout juste fabriqué, Massimo reçoit un message sur son téléphone. « Nous sommes en demi-finale du concours de la meilleure mozzarella bio de Campanie », sourit-il. Ses produits sont en compétition avec ceux de quatre-vingts autres producteurs de la région. « Cela n’a rien à voir avec les conditions de production, seuls le goût et la qualité du produit sont pris en compte. C’est important pour nous d’être reconnus comme fabricants d’un excellent produit. » Quelques semaines après notre passage, la nouvelle tombe : la mozzarella di bufala de la coopérative a décroché la première place !

    https://reporterre.net/En-Italie-une-mozzarella-bio-fabriquee-sur-les-terres-confisquees-a-la-m
    #mozzarella #mozzarella_di_bufala #terre_di_don_peppe_Diana #Castelvolturno #terre_confiscate #bio #agriculture_biologique

    pour la petite histoire... je la connais assez bien cette fromagerie :-) Et on était déjà en train d’organiser une commande groupée à Grenoble :-)

    ping @karine4 @_kg_

    • @deka —> « Depuis 1995, la confédération d’associations Libera, fondée par le prêtre #Don_Luigi_Ciotti, coordonne les initiatives de ce type. Parmi les nombreuses activités qu’elle accompagne se trouve la gestion de #biens_confisqués par la #justice aux personnes liées au crime organisé. Une #loi italienne permet en effet de mettre à la disposition de collectivités ou d’entreprises de l’économie sociale et solidaire ces propriétés immobilières et foncières mal acquises. »