• Un implant neural envoie le flux vidéo d’une caméra dans le cerveau d’une personne aveugle (Futurism)
    https://www.crashdebug.fr/sciencess/16267-un-implant-neural-envoie-le-flux-video-d-une-camera-dans-le-cerveau

    "C’est un changement de paradigme complet pour traiter les personnes complètement aveugles."

    Kristin Housera il y a un jour

    Voir sans les yeux

    Lorsqu’une personne devient aveugle - au lieu d’être née de cette façon - le cortex visuel de son cerveau n’est généralement pas endommagé. Cependant, il est aussi assez inutile puisqu’il ne reçoit pas d’information des yeux.

    Dans le cadre d’un essai médical extraordinaire, six personnes aveugles ont vu leur vision partiellement restaurée grâce à Orion, un nouvel appareil qui envoie les images d’une caméra directement dans le cerveau - et elles sont peut-être les premières d’une longue série à bénéficier de cette technologie de pointe.

    "En contournant complètement l’œil, vous ouvrez le potentiel à beaucoup, (...)

    #En_vedette #Actualités_scientifiques #Sciences

  • Les gares SNCF en guerre contre l’urine MASCULINE
    https://www.liberation.fr/france/2019/07/14/les-gares-sncf-en-guerre-contre-l-urine_1739487

    Pour que le dispositif soit efficace, Nicolas Fieulaine, enseignant-chercheur en psychologie sociale sollicité pour le projet, s’est retroussé les manches. Décidé à récolter des statistiques scientifiques, il est allé à la rencontre des hors-la-loi des Mureaux pour leur demander ce qu’il leur passe par la tête quand ils jettent leur dévolu sur les murs de la gare plutôt que sur les toilettes publiques, dix mètres plus loin. « Je suis donc allé poser des questions aux gens qui venaient de faire pipi », s’amuse le chercheur. Etre scientifique est un boulot parfois ingrat.

    A l’aide de capteurs, les concepteurs du dispositif ont ensuite comparé le nombre de fois où l’on a uriné sur les murs de la gare avant et après la mise en place du nudge. « On observe une réduction du nombre d’actes de 88% », se réjouit Nicolas Fieulaine. Sur les quatre semaines d’étude précédant l’expérimentation, les capteurs ont relevé près de 150 actes, contre moins de 20 dégradations le mois suivant. Enthousiasmée par les résultats, la SNCF prévoit d’étendre le dispositif aux gares de Grigny, Corbeil-Essonnes et Melun, puis « à terme à toutes les gares qui le demandent », assure Catherine Delisle, responsable de la nudge unit SNCF Transilien.

    Nouveaux dispositifs. Photo SNCF
    Manque de toilettes publiques

    Chez les Muriautins, le nudge est accueilli chaleureusement. « C’est bien fait et ils mettent en avant le sport, tant mieux », encourage Mamoudou, jeune homme de 14 ans habitué des lieux. « C’est vrai que c’est une bonne idée mais bon, je ne suis pas certaine que ce soit très utile, tempère Sylvie, 62 ans. Au lieu de pisser aux mêmes endroits qu’avant, ils pissent sur le mur d’à côté ! » pointant du doigt le trottoir où l’on devine une tache d’urine, à quelques mètres seulement du nouvel espace redécoré par le nudge.

    De fait, l’initiative certes efficace n’a pas réussi à éradiquer le phénomène. « Les derniers cas observés se situaient surtout autour d’1 heure et 5 heures du matin, observe Benoît de Fleurian. Il s’agit surtout de gens qui rentrent en ayant bu quelques verres, il n’y a pas de monde autour, alors ils se lâchent. » Que celui qui n’a jamais erré à la recherche de toilettes publiques leur jette la première pierre.

    « Si l’on voulait vraiment faire disparaître le problème, il faudrait proposer une offre supplémentaire de WC gratuits, reconnaît le directeur général d’Ogilvy Paris. Il y a un manque dans l’offre actuelle. » Les chiffres sont parlants : si les 394 gares du réseau Transilien accueillent chaque jour plus de trois millions de passagers, moins de 200 d’entre elles sont équipées de toilettes. Malgré des annonces faites l’année dernière par la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse, l’objectif d’équiper 80 gares en 2019 n’est toujours pas atteint. Sans WC pour uriner dans les règles, impossible de garantir la propreté des lieux publics.

    Ce n’est pas « des gens » qui pissent partout contrairement à ce que dit cet article, c’est les hommes. Savoir que sur les 394 gares du réseau transilien, la moitié n’ont aucun sanitaire, me fait mal à la vessie pour toutes les femmes qui osent encore sortir dans l’espace public.

    • Les femmes montrent que ce n’est pas l’absence de toilette qui « oblige » à uriner partout, c’est l’absence de civisme. Je me balade toujours avec un pisse-debout et en dix ans je ne l’ai utilisé en ville qu’une fois, à Grenoble au milieu des buissons (surtout pas contre un mur jamais lessivé par la pluie). Peut-être parce que je peux me retenir plus longtemps que beaucoup d’hommes mais en moyenne les femmes se retiennent moins longtemps que les hommes.

      Bref, crottes de chien et urine masculine, deux plaies des villes françaises (et pas que françaises pour l’urine mais c’est une odeur miraculeusement absente ou rare en Asie du SE par exemple).

      #toilettes #urine #propreté #urban_matters

    • Le nombre de lieux publics dépourvus de toilettes est un étonnement permanent quand tu as de jeunes enfants, lesquels comme tu sais ne peuvent pas se retenir plus de une minute et trente seconde.

      Les magasins n’ont jamais de toilettes pour la clientèle. Les petits supermarchés de ville n’ont pratiquement jamais de toilettes. Si c’est pour les enfants, je demandais, on appelait parfois un manutentionnaire qui nous accompagnait au fond de la réserve pour accéder aux toilettes du personnel, mais c’était généralement pas facile. Les petits lieux de restauration qui pullulent en ville n’en ont pas non plus. Les parcs et les aires de jeu n’ont pas toujours de chiottes.

      C’était devenu tellement pénible à gérer que j’avais sur mon smartphone une app avec la géolocalisation de toutes les toilettes accessibles à proximité. Si on prévoyais de rester un moment, j’y jetais préventivement un coup d’œil pour pouvoir réagir au quart de tour.

      (Et comme @aofobb, je pense qu’il s’agit largement d’un problème d’incivilité masculine : tu peux aussi mettre des chiottes, il se trouvera toujours des types pour chier par terre à côté de la cuvette – sur le mode « après moi personne ne chiera dans ces toilettes » –, et c’est tellement pénible d’entretenir des toilettes accessibles au public – aux hommes –, que les petites entreprises vont éviter d’en installer.)

    • La librairie que je fréquente au Mans a des toilettes, ce qui me la rend encore plus sympathique. Pareil dans chaque magasin Biocoop et magasin de bricolage. Il y a des toilettes publiques et gratuite dans la petite galerie marchande qui se trouve en centre ville et dans les centres commerciaux en périphérie. Aussi des toilettes gratuites et propres à l’Arche de la Nature (une aire de nature avec sentiers pédestres, vtt, ferme avec animaux et potager, prairies et bois).
      Les toilettes de la gare sont payantes.
      Il y a eu, centre ville, des toilettes publiques payantes avec une dame pour nettoyer et faire la caisse mais elles ont été refaites et remplacées par des toilettes gratuites et donc sans dame pipi pour l’entretien. La seule fois où j’ai voulu y aller, c’était impraticable.

    • Sur (enfin sur la voie d’accès à) la plage que je fréquente, il y a des toilettes publiques. Il est néanmoins très courant de voir des messieurs uriner sur un mur à moins de 50 mètres des toilettes.

      Le soir, la nuit en fait, il y a un point de réunion de la jeunesse, avec force bières. Et, bonus, les déjections sérieuses se pratiquent dans un petit espace entre une haie dense et un mur, à 120 mètres des toilettes.

    • Et la complaisance de la journaliste, qui certainement s’est retrouvée à pisser entre deux bagnoles les soirs de cuite, avec toute l’insécurité et les désagréments que ça entraîne, pour ces fiers mâles à qui ça ferait tomber une couille d’utiliser les toilettes publiques à dix mètres :

      « Les derniers cas observés se situaient surtout autour d’1 heure et 5 heures du matin, observe Benoît de Fleurian. Il s’agit surtout de gens qui rentrent en ayant bu quelques verres, il n’y a pas de monde autour, alors ils se lâchent. » Que celui qui n’a jamais erré à la recherche de toilettes publiques leur jette la première pierre.

      #urination (super trad) #nudge #sciences_comportementales

      Et un des dispositifs en question pour empêcher d’uriner dans un coin à pisse.

    • Ce que je préfère, ce sont les mecs qui pissent dans les ascenseurs ou face à la rue et qui t’engueulent (au minimum) si tu leur fait une remarque. Les rues de "Bruxelles sentent la pisse, malgré la réfection de pissotières. La gare du Midi a des toilettes, mais avec un dispositif payant dont le système de tickets, est souvent en panne. Il semblerait que la question de « se retenir » soit aussi culturelle que d’autres. On invite les filles à se retenir, ce qui leur cause avec l’âge et les grossesses des problèmes de périnée et d’incontinence. Les associations de malades intestinaux etc. ont du faire des cartes pour leurs affiliés afin qu’ils puissent accéder à des toilettes en tout lieu, sans avoir à se battre.

      Perle :

      « Maintenant, les espaces sont dédiés au jeu, ça n’a plus du tout l’air d’un urinoir, se félicite Benoît de Fleurian. En incitant les enfants à venir s’y amuser, on rétablit une forme de contrôle social. C’est dissuasif, car personne n’a envie d’uriner devant des enfants, ça ne se fait pas ! »

      Aux enfants de faire la police !

  • #Etats_Généraux_de_l'édition en SHS - 2019

    9h30 - 11h : Table ronde

    « Modes de publication (articles, essais, thèses, collectifs) » (voir la vidéo)

    Bruno Auerbach - éditeur, Éditions du Seuil
    Julie Gazier - directrice exécutive des Presses de Sciences Po
    Béatrice Milard - professeur de sociologie, Université Toulouse-Jean Jaurès
    Dominique Picco - directrice des Presses universitaires de Bordeaux, maître de conférences en histoire moderne, Université Bordeaux-Montaigne

    Pause

    11h30 - 13h : Ateliers

    « Text mining / fouille de textes » (voir la vidéo)

    Évelyne Broudoux - maître de conférences en sciences de l’information et de la communication, Conservatoire national des arts et métiers
    Alexandre Delanoë - ingénieur de recherche, Centre national de la recherche scientifique
    Célia Zolynski - professeur, École de droit de la Sorbonne, membre du Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique et de la Commission de réflexion sur l’éthique de la recherche en sciences et technologies du numérique d’Allistene

    « Éthique de la publication (intégrité, déontologie, plagiat, etc.) » (voir la vidéo)

    Michelle Bergadaà - présidente de l’Institut international de recherche et d’action sur la fraude et le plagiat académique
    Véronique Ginouvès - responsable de la Phonothèque de la Maison méditerranéenne des sciences de l’homme
    Matthieu Noucher - chercheur, Centre national de la recherche scientifique

    13h00 - 14h30 : Buffet

    14h30 - 16h : Table ronde

    « Modèles économiques et diffusion » (voir la vidéo)

    Ghislaine Chartron - professeur en sciences de l’information et de la communication, Conservatoire national des arts et métiers
    Isabelle Laboulais - directrice des Presses universitaires de Strasbourg, professeur d’histoire moderne, Université de Strasbourg
    Éric Monnet - économiste, vice-président du conseil scientifique d’OpenEdition
    Sophie Noël - maître de conférences en sciences de l’information et de la communication, Université Paris 13

    Pause

    16h30 - 18h : Ateliers

    « Le cadre légal et ses évolutions : politique nationale, politique européenne » (voir la vidéo)

    Isabelle Gras - conservatrice de bibliothèque, Service commun de la documentation, Aix-Marseille Université
    Anne-Laure Stérin - Juriste consultante

    « Standards scientifiques et standardisation de la production éditoriale » (voir la vidéo)

    Pauline Labey - responsable éditoriale, Éditions Fayard
    Pierre-Carl Langlais - postdoctorant en sciences de l’information et de la communication, projet Numapresse
    Charles-Henri Lavielle - cofondateur des Éditions Anacharsis
    Anne Rasmussen - directrice de la revue Le Mouvement social, directrice d’étude, EHESS

    https://editionshs2019.sciencesconf.org/resource/page/id/1

    Les vidéos :
    https://webdiffusion.ehess.fr/channels/#etats-generaux-de-ledition-en-shs-2019
    #édition_scientifique #science #université #états_généraux #SHS #sciences_humaines_et_sociales #conférence #université #production_scientifique

  • Des « #sciences_coloniales » au questionnement postcolonial : la #décolonisation invisible ?

    En 1962, se tient à Accra, au Ghana, le premier #congrès_international_des_africanistes. Il naît par scission, l’idée a été lancée au congrès des orientalistes de Moscou en 1960, et il se conclut sur la fondation d’une association internationale chargée de promouvoir les #études_africaines sur une base internationale, d’encourager les contributions africaines dans tous les domaines pour renforcer ainsi la conscience d’eux-mêmes des Africains , enfin d’organiser tous les trois ans un nouveau congrès. Accueilli par le premier État en Afrique subsaharienne à avoir obtenu son indépendance en 1957, le congrès incarne les ambitions et les ambiguïtés du moment des indépendances en #Afrique. Il veut internationaliser les études africaines tout en les mettant au service de la cause panafricaine. De même, les héritages scientifiques coloniaux suscitent des évaluations contradictoires. Lors de l’ouverture du congrès, Kwame N’Krumah (président du Ghana) oppose frontalement les sciences coupables de collusion avec le colonialisme (l’anthropologie) et celles qui sont appelées à devenir les sciences de l’indépendance (l’histoire). Chargé de présenter les études africaines dans leur ensemble, l’historien nigérian Kenneth Onwuka Dike, rend au contraire un hommage appuyé aux structures coloniales de recherche, en particulier au réseau des Instituts Français (puis Fondamentaux) d’Afrique Noire [2]. Ainsi, tout en admettant des formulations assez différentes, la question de la #décolonisation des sciences et de leurs pratiques est solennellement posée au moment des indépendances.

    https://www.cairn.info/revue-histoire-des-sciences-humaines-2011-1-page-3.htm
    #colonialisme #colonisation #post-colonialisme #in/visibilité #invisibilité #panafricanisme

  • Chine : le poison jaune - ARTE Reportage | ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/087017-000-A/chine-le-poison-jaune


    Personne ne sait qui paye pour les activités des adeptes du Falun Gong. Pourtant la secte poursuit des activités dont l’ampleur dépasse de loin ce qui serait faisable sur base de volontariat et de dons individuels. Le reportage apporte quelques éléments clé à la compréhension du géant du marché des religions asiatique sans tomber dans le piège des sujets de propagande préférés par les obscurantistes.

    Disponible du 17/05/2019 au 21/12/2021

    Fondée en 1992 par Li Honghzi, un fonctionnaire chinois formé, dans sa jeunesse, par des maîtres bouddhistes et taoïstes, la discipline combine gymnastique et méditation, spiritualité et rigueur morale, autour de trois principes cardinaux : vérité, compassion, tolérance. Les premières années, le Parti Communiste Chinois loue ses vertus et laisse le mouvement prospérer partout en Chine.

    Ouvriers, étudiants, membres de l’armée populaire de libération ou du parti communiste chinois, Falun Gong séduit toute la société chinoise. Ses adeptes se comptent par millions, au point de dépasser numériquement les membres du PCC... un concurrent idéologique perçu comme une menace par le président chinois Jiang, qui lance alors une vaste campagne de diabolisation. Sous le coup d’un mandat d’arrêt en 1998, son fondateur, Li Honghzi, trouve refuge aux Etats-Unis.

    Le 25 avril 1999, 10 000 pratiquants de Falun Gong demandent la reconnaissance de leur mouvement en se regroupant dans le quartier gouvernemental de Zhongnanhai, à Pékin. Les autorités chinoises décident alors « d’éliminer » Falun Gong, qualifiée de « secte maléfique ». Hors-la-loi depuis 20 ans, les millions d’adeptes de Falun Gong font désormais face à la puissante machine répressive chinoise.

    Réalisation : François Reinhardt

    #Chine #politique #religion #Falun_Gong

    • Qu’est-ce Falun Gong

      Palmer David. La doctrine de Li Hongzhi [Le Falun Gong, entre sectarisme et salut universel]. In : Perspectives chinoises,n°64, 2001. pp. 14-24 ;
      https://www.persee.fr/doc/perch_1021-9013_2001_num_64_1_2604

      Le monde selon Falun Gong

      Certaines sectes dites du « Lotus Blanc » sont liées à des rébellions contre le pouvoir impérial, telles que les révoltes de Xu Hongru (1622), de Wang Lun (fin du XVIIIe siècle) et des Huit Trigrammes (1813) ; de ce fait, les sectes populaires ont souvent été victimes d’une dure répression.

      L’eschatologie sectaire est reprise par Li Hongzhi qui annonce que nous sommes dans la « période de la fin du Dharma » prophétisée par le Bouddha Sakyamuni, période qui s’accompagne d’une corruption morale sans précédent dans l’histoire. « Actuellement, l’univers subit un grand changement. Chaque fois que ce changement se produit, toute la vie dans l’univers se trouve dans un état d’extinction. [...] Toutes les caractéristiques et matières qui existaient dans l’univers explosent, et la plupart sont exterminés. [...]

      Un nouvel univers est alors créé par des Grands Illuminés d’un niveau extrêmement, extrêmement élevé... ». Ces extinctions suivent un phénomène cyclique qui se produit à chaque fois que la civilisation atteint un niveau de développement scientifique dépassant son niveau moral.

      Selon Li Hongzhi, il y a des centaines de milliers, voire de millions d’années, des civilisations au niveau matériel, technologique et artistique extrêmement avancé existèrent. Ce sont elles qui ont fabriqué la lune, ainsi que les pyramides, qui n’ont rien à voir avec l’Egypte. La morale de ces civilisations s’étant perdue, les « Eveillés » décidèrent de les exterminer. « En fait, c’est une culture préhistorique qui s’est engloutie au fond de la mer. Par la suite, la terre a connu des changements, il y a eu plusieurs déplacements de plaques continentales, [et les pyramides] ont refait surface ». Lors de l’apocalypse, toutes les sciences et techniques disparaissent, et la poignée de survivants doivent recommencer l’histoire de l’humanité à l’âge de pierre. La terre aurait ainsi déjà connu 81 exterminations de ce type.

      Une partie des vivants, humains ou autres, sont épargnés de l’apocalypse et envoyés sur d’autres planètes. Ces extra-terrestres veulent maintenant revenir sur terre. Leur arme : la science moderne, à l’aide de laquelle ils s’infiltrent dans les esprits des hommes. « Je vous le dis, le développement de la société actuelle est entièrement produit et contrôlé par des extra-terrestres ». La science est une religion avec son clergé de licenciés, de maîtres, de docteurs, de post-docto- rants et de directeurs de recherche.

      Mais contrairement aux religions transmises par les dieux, c’est une religion transmise aux hommes par les extra-terrestres afin de les contrôler. Ces extra-terrestres veulent faire des expériences sur les hommes et les enlèvent pour en faire des animaux domestiques sur leur planète. Ils se sont aperçus que l’homme possède un corps parfait, et veulent donc se l’approprier. En s’infiltrant dans les corps des hommes à travers la science, ils veulent se substituer à eux. Ils injectent leurs ’choses’ dans les molécules et cellules des humains, afin qu’ils deviennent esclaves des ordinateurs et des machines, jusqu’à ce qu’ils soient remplacés par les extra-terrestres.

      « Pourquoi les ordinateurs se développent-ils si vite ? Comment se fait-il que le cerveau humain soit soudain si actif ? C’est l’effet de la manipulation de la pensée humaine par les extra-terrestres. Ces derniers ont assigné un numéro de série à chaque humain capable d’utiliser un ordinateur ».

      Ce que cette religion apporte à ses fidèles

      Le Falun Gong assimila non seulement les choses propres à Monsieur Li Hongzhi et l’essence d’une, deux, voire plusieurs écoles, mais en réalité, [Li Hongzhi] détient toutes sortes de pouvoirs prodigieux de l’univers ; autrement dit l’essence de ces écoles se cristallise toute entière chez Monsieur Li Hongzhi ».

      Et alors ?

      La Force de Li Hongzhi est transmise à travers son livre, le Zhuan Falun, un livre « omnipotent », dont chaque mot contient une multitude de bouddhas, de taos, de dieux et de corps dharmiques de Li Hongzhi, qui apportent l’illumination au lecteur. Chaque fois que l’adepte lit le livre, son niveau de compréhension progresse vers un niveau supérieur, et il trouve des vérités nouvelles qui lui avaient échappé la fois précédente — révélations qui, pourtant, ne représentent qu’une petite fraction des connaissances du Maître.

      « Le Zhuan Falun a fortement secoué les milieux scientifiques et technologiques du monde entier ! » : il dévoile et explique des mystères auparavant jamais révélés à l’humanité. Les dieux supérieurs disent : « Tu as donné aux hommes une échelle vers le Ciel — Zhuan Falun ».

      Cela me rappelle le modèle d’affaires d’un ex-collègue qui disait : tous les matins un imbécile se lève, il suffit de le trouver pour faire fortune . Bien sûr son idée impliquait de transformer cet exploit en exercice quotidien afin de créer une armée de niais à son service.

      J’ai du mal à croire que de telles fantasmes soient prises pour autre chose que l’inspiration d’un scénario de film ésothérique.

      Le cinquième élément / bande d’annonce
      https://www.youtube.com/watch?v=7rzmiE-pESk

      The Fifth Element / Official Trailer
      https://www.youtube.com/watch?v=N5vSg2DA3CI

      On note que l’élément ésothérique du film de Besson est mis en avant dans la bande d’annonce de langue anglaise alors que la publicité francaise montre uniquement le côté film d’action au décor futuriste.

      Pour le momement j’ai l’impression que le Falun Gong est la version chinoise de la Scientologie. Je comprend qu’à travers les dimensions typiquement chinoises du phénomène le danger qu’il constitue est nettement plus important que la menace de la Scientoogie pour nos sociétés.

      Après être arrivè à cette conclusion je me penche sur ce texte :

      Résolution du Parlement européen du 12 décembre 2013 sur le prélèvement d’organes en Chine (2013/2981(RSP))
      http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+TA+P7-TA-2013-0603+0+DOC+XML+V0//FR&language=FR

      #cinéma #idéologie #sciences_fiction #sectes #apocalypse

  • Étude du microbiote d’hommes et de femmes, d’âges divers, et provenant du Royaume Uni, des États-Unis, de Colombie et de Chine...

    Age- and sex-dependent patterns of gut microbial diversity in human adults
    de la Cuesta-Zuluaga J, Kelley ST, Chen Y, Escobar JS, Mueller NT, Ley RE, McDonald D, Huang S, Swafford AD, Knight R, Thackray VG.
    mSystems 4:e00261-19 (2019)
    https://doi.org/10.1128/mSystems.00261-19.


    De haut en bas : Etats-Unis, Royaume Uni, Colombie, Chine

    Plein de choses dans cet article, mais ce qui m’a intéressé pour Seenthis c’est que le microbiote est systématiquement différent avec l’âge, et pour les hommes que pour les femmes, dans tous les pays... sauf en Chine !

    Or on sait par ailleurs que le microbiote de chacun est affecté (entre autres) par ce qu’on mange. Ca m’a donc rappelé nos discussions autour de « pourquoi les femmes sont plus petites que les hommes », et de l’hypothèse qu’on nourrissait moins les femmes que les hommes depuis longtemps... Peut-être pas en Chine ?

    #Science #Microbiote #Chine #intestins #bactéries
    #Femmes #dimorphisme_sexuel #dimorphisme_temporel #alimentation

    Et du coup, à ajouter à la compilation #archéologie et #sexisme :
    https://seenthis.net/messages/633249

    • En Chine il n’y aurais pas de différence d’alimentation selon le sexe... Ca me semble pas crédible. On peu se demander comment les states chinoises ont été obtenus et si elles sont fiables non ?
      Si la Chine correspond au graphique du bas, il y a pas vraiment différence ni selon les sexes ni selon les ages, à par les premières années. Est-ce que ca serait pas causé par une quantité de données plus importante en Chine qui aplanie les résultats ?

    • On pourrait peut-être croiser les informations du microbiote de nos ancêtres avec celles supposées de leurs sexes pour voir si on (re)trouve une corrélation ?

      Cospeciation of gut microbiota with hominids
      Andrew H. Moeller, Alejandro Caro-Quintero, Deus Mjungu, Alexander V. Georgiev, Elizabeth V. Lonsdorf, Martin N. Muller, Anne E. Pusey, Martine Peeters, Beatrice H. Hahn, Howard Ochman
      Science 353:380-382 (2016)
      https://seenthis.net/messages/511593

  • Des scientifiques tentent de prouver l’existence d’un univers miroir parallèle
    https://www.crashdebug.fr/sciencess/16242-des-scientifiques-tentent-de-prouver-l-existence-d-un-univers-miroi

    Les scientifiques du laboratoire national d’Oak Ridge, dans l’est du Tennessee, ont terminé la construction d’un équipement qui, espérons-le, leur permettra d’ouvrir un portail vers un univers parallèle.

    Les expériences prévues pour cet été pourraient révéler le premier aperçu d’un univers parallèle qui, selon les chercheurs, pourrait être identique au nôtre à bien des égards, avec des particules miroirs, des planètes miroirs et peut-être même la vie miroir. Le monde miroir, s’il existe, aurait ses propres lois de la physique miroir ainsi que sa propre histoire miroir.

    The indépendant rapporte : C’est ce qu’a déclaré Leah Broussard, la physicienne à l’origine du projet, qui a qualifié la tentative de révéler un monde d’ombres cachées de "plutôt farfelue" (...)

    #En_vedette #Actualités_scientifiques #Sciences

    • « Je ne publierai plus jamais dans une revue scientifique »

      #Olivier_Ertzscheid, enseignant-chercheur et blogueur renommé, explique pourquoi le système des revues scientifiques – depuis l’évaluation par les pairs jusqu’aux abonnements exorbitants – va à l’encontre du travail scientifique et de sa diffusion au plus grand nombre.

      Enseignant-chercheur, je ne publie plus que vraiment très occasionnellement dans des revues scientifiques. Et ce pour plusieurs raisons.
      Monde de dingue

      D’abord le modèle économique de l’oligopole (voire du quasi monopole dans le cas des SHS), qui gère aujourd’hui la diffusion des connaissances au travers de revues, est celui d’une prédation atteignant des niveaux de cynisme (et de rente) de plus en plus hallucinants.

      A tel point que de plus en plus d’universités préfèrent carrément renoncer à l’ensemble de leurs abonnements chez Springer ou Elsevier. La dernière en date est celle de Montréal.

      Hallucinante tant les tarifs d’Elsevier (ou de Springer) et les modalités d’accès proposées relèvent du grand banditisme et de l’extorsion de fonds.
      Ubuesque car nous sommes dans une situation où des universités doivent renoncer, j’ai bien dit renoncer, à accéder à des revues scientifiques. Monde de dingue.

      Un peu comme si des agriculteurs devaient renoncer à certaines graines et semences du fait des pratiques de certaines firmes agro-alimentaires. Monde de dingue au carré.

      D’autant qu’on sait que dans ce choix extrêmement délicat effectué par l’université de Montréal, l’existence de Sci-Hub, (site « illégal » dont je vous reparlerai un peu plus tard dans ce billet), pourrait avoir largement pesé dans la balance.
      Making of
      Olivier Ertzscheid, enseignant chercheur en Sciences de l’information et de la communication a initialement publié cet engagement sur son excellent blog affordance.info. Il nous l’a adressé et nous le publions avec plaisir. Rue89

      Parce que c’est ahurissant mais c’est ainsi, pour faire de la recherche scientifique aujourd’hui en France (et ailleurs dans le monde), il faut nécessairement passer par des bibliothèques clandestines (Shadows Libraries).

      Ensuite les « éditeurs » desdites revues ont arrêté depuis bien longtemps de produire le travail éditorial qui justifiait le coût et l’intérêt desdites revues : ils se contentent le plus souvent d’apposer leur « marque », toutes les vérifications scientifiques (sur le fond) sont effectuées gratuitement par d’autres chercheurs, et les auteurs eux-mêmes se coltinent l’application de feuilles de style la plupart du temps imbitables.
      Un système totalement biaisé

      Alors bien sûr vous allez me dire que l’intérêt des publications scientifiques dans des revues c’est que des « pairs », d’autres universitaires, vérifient que l’on ne raconte pas de bêtises. Et moi je vais vous répondre en un mot comme en 100 : B-U-L-L-S-H-I-T. Total Bullshit. Hashtag Total Bullshit même.

      Bien sûr que l’évaluation par les pairs c’est important. Sauf que même à l’époque où je publiais encore régulièrement dans des revues soumises à l’évaluation par les pairs, (et en l’occurrence « soumises » n’est pas un vain mot), ladite évaluation de mes pairs se résumait neuf fois sur dix à m’indiquer :

      Que je n’avais pas, ou insuffisamment, cité les travaux de tel ou tel mandarin (ou de l’évaluateur lui-même...).
      Que c’était très intéressant mais que le terme « jargon 1 » prenait insuffisamment en compte les travaux se rapportant au terme « Jargon 2 ». Jamais, je dis bien jamais aucun débat scientifique, aucune idée neuve, aucune confrontation d’idée, juste une relecture tiédasse.
      Que ce serait mieux si je changeais cette virgule par un point-virgule.

      Mais nonobstant, c’est vrai que la vraie évaluation par les pairs c’est important. Sauf que JAMAIS AUCUN CHERCHEUR NE S’AMUSERA A PUBLIER DES CONNERIES juste pour voir si ses pairs s’en rendront compte ou pas.

      Parce que, d’abord, en général, les chercheurs sont plutôt des gens instruits, relativement compétents, et relativement soucieux de contribuer à l’avancée des connaissances.

      Et aussi parce que SI TU PUBLIES UN ARTICLE AVEC DES CONNERIES SCIENTIFIQUES OU DES METHODOLOGIES FOIREUSES ben tu te fais immédiatement aligner et ta carrière est finie. Sauf bien sûr si c’est pour faire une blague ; -)
      Des revues lues par personne

      Alors soyons clair, nul n’est heureusement infaillible et, à moi aussi, il m’est arrivé de publier des articles sur mon blog de chercheur contenant sinon des conneries, en tout cas quelques inexactitudes ou imprécisions.

      Lesquelles m’ont été immédiatement signalées de manière tout à fait constructive par les lecteurs dudit blog, qui sont loin d’être tous des scientifiques-chercheurs-universitaires.

      Bref le syndrome Wikipédia. Oui il y a des erreurs dans Wikipédia, mais non il n’y en a pas plus que dans les encyclopédies classiques, et oui, à la différence des encyclopédies classiques, elles sont presque immédiatement signalées et corrigées.

      Parce que ces putains de revues scientifiques ne sont lues par personne !

      Ai-je besoin de développer ? Des milliards (oui oui) d’euros de budget par an versés à quelques grands groupes que je n’ose même plus qualifier « d’éditoriaux » et un lectorat proportionnellement équivalent à celui du bulletin paroissial de Mouilleron Le Captif (au demeurant charmante bourgade de Vendée avec un patronyme trop choupinou).
      Ça n’est pas notre métier

      Celle qui surclasse toutes les autres. La vraie raison c’est que notre putain de métier n’est pas d’écrire des articles scientifiques et de remplir des dossiers de demande de subvention qui nous seront refusés plus de trois fois sur quatre (chiffres officiels de l’AERES).

      Notre putain de métier c’est d’enseigner, de produire des connaissances scientifiques permettant de mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons ET DE PARTAGER CES PUTAINS DE CONNAISSANCES AVEC LES GENS. Pas JUSTE avec nos gentils étudiants ou JUSTE avec nos charmants collègues, AVEC LES GENS.

      Notre putain de métier ce n’est pas d’attendre deux putains d’années que d’improbables pairs qui auraient par ailleurs bien mieux à faire – de la recherche ou des cours – aient bien constaté que nous n’écrivions pas n’importe quoi pour nous donner, au bout de deux ans, la permission de voir nos écrits diffusés avec un niveau de confidentialité qui rendrait jaloux les banques suisses et avec un coût d’accès qui ... rendrait aussi jaloux les banques suisses.
      Parce qu’il y’a ceux qui ont un pistolet chargé, et ceux qui creusent

      Et que ceux qui creusent, on les connaît. A commencer par les présidents d’université auxquels j’avais déjà par le passé témoigné de toute mon admiration pour le côté visionnaire de leur immobilisme.

      Sans oublier bien sûr tous mes charmants collègues qui, à force de « c’est trop compliqué », « j’ai pas le temps », et autres « c’est pas la priorité » ou « les éditeurs de revues ne veulent pas », ne déposent même pas la version auteur de leurs articles dans des archives ouvertes, et qui mettent donc une hallucinante énergie mortifère à creuser leur propre tombe (ça c’est leur problème) mais hélas, aussi et surtout, la tombe de la diffusion des connaissances et de l’accès aux savoirs.
      Parce que tant qu’il y aura des couilles éditoriales en or, y’aura des lames d’Open Access en acier

      Je vous avais déjà parlé d’Alexandra Elbakyan. S’il y avait un Panthéon des militants de l’accès aux connaissances scientifiques (et du courage scientifique du même coup), elle siègerait aux côtés d’Aaron Swartz.

      Cette femme a créé le site Sci-Hub qui est tout simplement à l’heure actuelle la plus grosse bibliothèque scientifique clandestine du Web, plus de 50 millions d’articles scientifiques, et dont la controverse qu’il suscite ne va pas assez loin.

      Bien sûr Elsevier lui colle un procès, bien sûr diverses manipulations plus ou moins légales tentent de faire disparaître ce site, qui heureusement, résiste et résiste encore. Pour s’y connecter actuellement, si l’adresse sci-hub.cc ne répond pas, tentez sci-hub.ac ou carrément l’IP 31.184.194.81 : -)
      Open Access Guerilla Manifesto

      Parce que ces requins du grand banditisme éditorial sont partout et qu’ils ont bien compris d’où venait le danger. A tel point que l’on apprenait il y a quelques jours qu’Elsevier ,(encore...), avait réussi à racheter une archive ouverte en sciences sociales (et pas l’une des moindres... SSRN). Carrément.

      Alors figurez-vous que y’a pas que Martin Luther King qui fait des rêves. Moi aussi j’ai fait un rêve.

      J’ai rêvé que les acteurs publics de la recherche publique (l’Etat, les universités, les présidents d’université, les enseignants-chercheurs, les bibliothèques universitaires) lisaient, adhéraient et appliquaient à la lettre le manifeste pour une guerilla de l’Open Access d’Aaron Swartz.

      J’ai rêvé que plus un centime d’argent public ne soit versé à ces escrocs mais que la totalité dudit argent public soit consacré à développer, construire et soutenir des initiatives comme Sci-Hub ou toute autre forme d’archive ouverte ou de libre accès, que ces initiatives soient légales ou illégales.

      J’ai rêvé que des gens qui disposent majoritairement d’un bac+8 soient capables de comprendre et d’entendre que le fruit de leur travail (de recherche), que leur rôle dans la société (faire avancer les connaissances et mettre ces connaissances à disposition du public), que tout cela était non seulement menacé, mais en train d’être entièrement détruit depuis déjà des dizaines d’années par un système devenu totalement dingue et atteignant un niveau de cynisme ahurissant et piloté par quelques grands groupes qui osent encore se dire « éditoriaux » quand la réalité de leurs pratiques les constitue en autant de mafias.

      J’ai rêvé que des gens qui disposent d’un bac+8, d’un salaire confortable, et d’un temps de cerveau disponible non-entièrement dédié à Coca-Cola, soient capables d’entendre et de comprendre que pour des populations entières sur cette planète, que pour des millions de personnes souffrantes, malades, exploitées ou tout simplement... curieuses, la privatisation des connaissances était littéralement, je dis bien littéralement, mortifère.

      Et comme depuis plus de 15 ans que je fais ce rêve, je me suis réveillé avec une putain de gueule de bois, à peine atténuée par la récente médaille d’or de l’innovation attribuée à Marin Dacos.
      Bon et là vous vous dites : « ok il est énervé », « ok c’est réjouissant », mais « ok il exagère »

      Parce que vous me connaissez hein. Pondéré. Pas sanguin pour deux sous. Raisonnable au-delà des attendus du devoir de réserve. La faconde de la grande muette à moi tout seul. Donc devinette.

      Qui a écrit :
      « Les éditeurs et les scientifiques insistent sur l’importance cruciale de l’évaluation par les pairs. Nous la dépeignons au public comme si c’était un processus quasi-sacré qui aide à faire de la science notre accès le plus objectif à la vérité. Mais nous savons que le système d’évaluation par les pairs est biaisé, injuste, non fiable, incomplet, facilement truqué, souvent insultant, souvent ignare, parfois bête, et souvent erroné. »

      Un punk à chien ? Non, le rédacteur en chef de la revue « The Lancet ».

      Qui a écrit :
      « Nous avons peu de données quant à l’efficacité réelle du processus, mais nous avons la preuve de ses défauts. En plus d’être peu efficace pour la détection de défauts graves et presque inutile pour la détection des fraudes, il est lent, coûteux, distrait le chercheur de son laboratoire, est très subjectif, tient de la loterie, et peut facilement abuser. Vous soumettez une étude pour un journal. Elle entre dans un système qui est en fait une boîte noire, puis une réponse plus ou moins justifiée sort à l’autre extrémité. La boîte noire est comme la roulette, et les profits et pertes peuvent être grands. Pour un universitaire, une publication dans un journal important comme Nature ou Cell équivaut à toucher le jackpot. »

      Un marxiste léniniste ? Non, Richard Smith du Journal of Royal Society of Medicine.

      Qui a écrit : qu’il n’enverrait plus jamais d’articles à des revues comme « Nature, Science ou Cell dans la mesure où ces revues à comité de relecture faussent le processus scientifique, et constituent une tyrannie qui doit être brisée. »

      Un agitateur anarcho-autonome ? Le prix nobel de médecine 2016.
      Résultat en libre accès

      Du coup, je me sens un peu moins seul, et pas uniquement du fait de ma schizophrénie. Donc non, je ne publierai plus jamais dans des « revues scientifiques », (et s’il m’arrive de le faire une ou deux fois à titre exceptionnel pour des gens que j’estime intellectuellement ou amicalement, la version intégrale – pas juste la version « auteur » – sera toujours disponible sur ce blog et dans une ou plusieurs archives ouvertes). Et s’il faut pour cela être dans « l’illégalité », j’y serai plutôt deux fois qu’une, et ce ne sera pas la première fois...

      Je ne publierai plus jamais dans des revues scientifiques qui ne me permettent pas de mettre simultanément en libre accès le résultat de ma recherche. Et j’espère sincèrement que nous serons de plus en plus nombreux à le faire.
      Dix ans de perdus ?

      Il y a à peine plus de dix ans, le 15 mars 2005 très précisément, un autre universitaire avait pris un tel engagement. Celui de « ne plus jamais publier dans des revues scientifiques qui ne me permette pas au minimum les libertés d’une licence Creative Commons Attribution NonCommercial. »

      Ce type, c’était Lawrence Lessig. Sur son blog. Lawrence Lessig. Le même qui, lors de l’enterrement d’Aaron Swartz après son suicide, prononçait avec une immense peine ces quelques mots, le 12 Janvier 2013 :
      « Mais quiconque affirme qu’il y a de l’argent à faire avec un stock d’articles scientifiques est soit un idiot, soit un menteur. »

      Dix ans plus tard je vais m’autoriser à aller un peu plus loin : quiconque affirme aujourd’hui qu’en acceptant de publier dans des revues scientifiques sans systématiquement déposer son texte dans une archive ouverte et/ou avec une licence d’attribution non-commerciale, ignore, ou feint d’ignorer, sa part de responsabilité dans la situation catastrophique de privatisation de la connaissance que mettent en œuvre quelques grands groupes éditoriaux à l’échelle de la planète. Celui-là est à la fois un idiot, un menteur et surtout un irresponsable.

      Alors je ne publierai plus jamais d’articles dans des revues scientifiques. Et je continuerai de m’opposer, de manière légale ou illégale, à toute forme de privatisation de la connaissance. Et vous ?

      https://www.nouvelobs.com/rue89/rue89-sciences/20160519.RUE2928/je-ne-publierai-plus-jamais-dans-une-revue-scientifique.html

  • Interview téléphonique avec Barrie Trower, spécialiste des micro-ondes, partie 2 : Le rayonnement micro-ondes 5G peut manipuler la météo et l’homme (Kla.tv)
    https://www.crashdebug.fr/sciencess/16230-interview-telephonique-avec-barrie-trower-specialiste-des-micro-ond

    Deuxième partie de l’Interview avec Barrie Trower, le contenu peut sembler alarmant, mais vue le Curiculaem du Monsieur, je pense, hélas qu’il est juste...

    Update : Internet spatial : Starlink, la "machine à fric" d’Elon Musk pour financer les voyages vers Mars (LCI)

    Source : Kla.tv

    Informations complémentaires :

    Crashdebug.fr : Réseaux 5G : des problèmes et des inconnues à tous les étages (Tv5monde)

    Crashdebug.fr : Le déploiement massif de la 5G pourrait perturber les prévisions météorologiques (Clubic)

    Crashdebug.fr : En raison de problèmes de santé, Bruxelles arrête l’installation de la 5G - Pour l’instant

    Crashdebug.fr : Danger de la 5G : Des centaines de scientifiques respectés tirent la sonnette d’alarme au sujet des effets sur la santé alors que les (...)

    #En_vedette #Actualités_scientifiques #Sciences

  • « Il faudra bien réfléchir avant d’adjoindre au CSA un haut conseil agissant “au nom de la science” »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/07/06/il-faudra-bien-reflechir-avant-d-adjoindre-au-csa-un-haut-conseil-agissant-a

    Chronique. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a rendu, le 1er juillet, son avis sur le dossier glyphosate d’« Envoyé spécial », diffusé par France 2 le 17 janvier 2019. Il n’a rien à reprocher au magazine, malgré la virulence des critiques formulées à son endroit – souvent sur la foi de faits imaginaires. Insatisfaits, certains ont aussitôt dénoncé un manque de jugement du CSA et réactivent cette vieille idée des académies : attacher au gendarme de l’audiovisuel un haut conseil à la science, une sorte de « ministère de la vérité scientifique ». Il faudra, dans ce cas, bien choisir les « ministres ».

    Au cours des derniers mois, L’Actualité chimique (la revue de la société savante des chimistes français) a, par exemple, publié plusieurs chroniques climatosceptiques – l’une allant jusqu’à mettre sur un pied de quasi-égalité le mouvement antivaccinal et la mobilisation contre le réchauffement. En mai, sous les protestations, la publication a retiré l’un des textes litigieux.
    Article réservé à nos abonnés Lire aussi Le glyphosate et deux insecticides accusés d’augmenter les risques de lymphomes

    Ce genre de situation n’a rien d’exceptionnel. Un regard rétrospectif sur la manière dont s’est propagée la vulgate climatosceptique ces dernières années suggère que ce sont des scientifiques, bien plus que des journalistes, qui en ont été les principaux moteurs. Sur le réchauffement, les tribunes ou les ouvrages les plus trompeurs ont été publiés sous d’éminentes signatures issues des sciences économiques, de la géologie, de la géographie, de la microbiologie, de la physique des semi-conducteurs, des mathématiques, de la chimie… Forts de leurs titres académiques, des scientifiques s’exprimant hors de leur champ de compétence ont largement contribué à tromper le public et les décideurs sur l’une des plus graves questions de notre temps.

    De fait, en France, le principal bastion climatosceptique n’était ni une sombre église obscurantiste ni un mouvement d’homéopathes radicalisés : c’était l’Académie des sciences.

    Il est incontestable que, de manière générale, la presse est sujette à un biais d’exagération et de spectacularisation des faits. Mais il est tout aussi incontestable que l’establishment scientifique souffre du biais inverse de conservatisme, et il n’est pas certain que l’un soit toujours préférable à l’autre. Il n’est pas non plus certain que les travers dont est souvent accusée la première soient toujours étrangers au second.

    #Science #Médias #Climat

  • #Climat : les scientifiques passent à l’action
    https://www.bastamag.net/Giec-Climat-scientifiques-action-campus-transition-Jiec-bastamag-mediapart

    Pour leur troisième publication commune, les Journalistes d’investigation sur l’écologie et le climat (Jiec) qui rassemblent les rédactions de Basta !, Mediapart, Politis, Reporterre et la Revue Projet ont voulu partir à la rencontre de scientifiques. Atelier d’écologie politique à Toulouse, Campus de la transition en Seine-et-Marne, multiplication des groupes d’experts régionaux pour suivre l’évolution du climat et faire avancer les politiques locales... Quelque chose est en train de changer. Les (...)

    #Chroniques

    / #Le_défi_du_réchauffement_climatique, Climat, #Médias_libres, #Sciences

  • Face à l’urgence climatique, des régions mobilisent leur communauté scientifique pour mieux « impliquer les élus »
    https://www.bastamag.net/Giec-scientifiques-elus-rechauffement-climatique-acclimaterra-canicule-nou

    Un groupe d’experts régional pour suivre l’évolution du #Climat : c’est ce qu’a mis en place la région Nouvelle-Aquitaine. Ces scientifiques doivent évaluer et documenter les conséquences régionales du réchauffement, sur le littoral, les vignes, les ressources en eau ou l’augmentation des températures en villes. Aux élus et citoyens de s’emparer ensuite de leur rapport pour faire avancer les politiques locales. Face à l’inertie gouvernementale, le salut viendra-t-il des élus de terrain ? Le rapport offre (...)

    #Inventer

    / #Le_défi_du_réchauffement_climatique, #Sciences, Climat, #Politique, #Sciences_citoyennes, A la (...)

  • « La 5G Prête ? » gouvernement britannique « la 5G à la campagne en premier » : "des niveaux dangereusement haut de radiations électro magnétique (EMF) dans le sud de l’Angleterre (Globalresearch)
    https://www.crashdebug.fr/sciencess/16207-la-5g-prete-gouvernement-britannique-la-5g-a-la-campagne-en-premier

    Les festivaliers de Glastonbury entrent dans un champ de mines EMF...

    Ce week-end, un groupe d’entre nous a fait le tour du site du festival de Glastonbury à Pilton, Somerset (Royaume-Uni). Nous avions un détecteur de rayonnement de champ électromagnétique qui émettait continuellement des bips alarmants et clignotait en rouge, indiquant que les champs électromagnétiques qu’il détectait étaient bien au-dessus des niveaux de sécurité recommandés par l’Organisation mondiale de la santé. Ils pénétraient sur la route principale qui passe devant le site, et il y avait plusieurs points chauds dans le petit village pittoresque de Pilton lui-même, y compris la mairie et le Club des travailleurs.

    Quelques semaines auparavant, j’avais assisté à une réunion du conseil paroissial de Pilton. Il (...)

    #En_vedette #Actualités_scientifiques #Sciences

  • Cory Doctorow: Fake News Is an Oracle – Locus Online
    https://locusmag.com/2019/07/cory-doctorow-fake-news-is-an-oracle

    In the same way, science fiction responds to our societal ideomotor responses. First, the authors write the stories about the futures they fear and rel­ish. These futures are not drawn from a wide-open field; rather, they make use of the writer’s (and audience’s) existing vocabulary of futuristic ideas: robots, internets and AIs, spaceships and surveil­lance devices. Writers can only get away with so much exposition in their fiction (though I’ve been known to push the limits) and so the imaginative leaps of a work of fiction are constrained by the base knowledge the writer feels safe in assuming their readers share.

    So the writers write the stories. Then the editors choose some of those stories to publish (or the writers publish them themselves). Then readers choose some of those stories to elevate to the discourse, making them popular and integrating them into our vocabulary about possible futures, good and bad. The process of elevation is complicated and has a lot of randomness in it (lucky breaks, skilled agents, PR wins, a prominent reviewer’s favor), but the single incontrovertible fact about a SF work’s popularity is that it has captured the public’s imagination. The warning in the tale is a warning that resonates with our current anxieties; the tale’s inspiration thrums with our own aspirations for the future.

    Reading a writer’s fiction tells you a lot about that writer’s fears and aspira­tions. Looking at the awards ballots and bestseller lists tells you even more about our societal fears and aspirations for the future. The system of writers and readers and editors and critics and booksellers and reviewers act as a kind of oracle, a societal planchette that our hands rest lightly upon, whose movements reveal secrets we didn’t even know we were keeping.

    Which brings me to “fake news.”

    “Fake news” is a nearly useless term, encompassing hoaxes, conspiracy theories, unfalsifiable statements, true facts spoken by people who are seek­ing to deceive audiences about the identity of the speaker, and as a catch-all meaning, “I read a thing on the internet that I disagree with.”

    But for all that, “fake news” is useful in one regard: the spread of a given hoax, or unfalsifiable statement, or truth delivered under color of falsehood, or conspiracy, or objectionable idea undeniably tells you that the idea has caught the public imagination. The fake news that doesn’t catch on may have simply been mishandled, but the fake news that does catch on has some plausibility that tells you an awful lot about the world we live in and how our fellow humans perceive that world.

    The anti-vaxers have a point. Not about the safety of vaccines. I believe they are 100% wrong about vaccines and that everyone who can should get a full schedule of vaccines for themselves and their children.

    But anti-vaxers have a point about the process.

    About 20 years ago, Purdue Pharma introduced a new blockbuster pain­killer to replace its existing flagship product, MS Contin, whose patent had expired. The new drug, Oxycontin, was said to be safe and long-lasting, with effects that would last an incredible 12 hours, without provoking the fast adaptation response characteristic of other opioids, which drives users to take higher and higher doses. What’s more, the company claimed that the addictive potential of opioids was vastly overstated, citing a one-paragraph letter to the New England Journal of Medicine penned by Boston University Medical Center’s Dr. Hershel Jick, who claimed that an internal, un-reviewed study showed that opioids could be safely given at higher doses, for longer times, than had been previously thought.

    Purdue Pharma weaponized the “Jick Letter,” making it one of the most-cited references in medical research history, the five most consequential sentences in the history of NEJM. Through a cluster of deceptive tactics – only coming to light now through a string of state lawsuits – Purdue cre­ated the opioid epidemic, which has killed more than 200,000 Americans and counting, more than died in the Vietnam War. Purdue made $31 billion. The Sackler family, owners of Purdue, are now richer than the Rockefellers.

    The regulators had every reason to know something terrible was going on, from the small town pharmacies ordering millions of pills to the dead piling up on the streets of American cities and towns. The only way they could miss the opioid crisis and its roots in junk science was if they were actively seeking not to learn about it – and no surprise, given how many top regulators come from industry, and have worked at an opioid giant (and more: they are often married to pharma execs, they’re godparents to other pharma execs’ kids, they’re executors of pharma execs’ estates – all the normal, tight social bonds from the top players in concentrated industries).

    Ten years ago, if you came home from the doctor’s with a prescription for oxy, and advice that they were not to be feared for their addictive potential, and an admonition that pain was “the fourth vital sign,” and its under-treatment was a great societal cruelty, you might have met someone who said that this was all bullshit, that you were being set up to be murdered by a family of ruthless billionaires whose watchdog had switched sides.

    You might have called that person an “opioid denier.”

    #Fake_news #Cory_Doctorow #Science_fiction #Vaccins #Opioides

  • [Vidéo à voir] "Enseigner la Pensée Critique ? - Le Bénéfice du Doute #6"
    Il y a des gens qui t’éclairent. Y’a des gens qui t’ouvrent la conscience à force de questions (#maïeutique ?) ou te font t’en poser mille et cent comme la bande de La Tronche en biais et autres membres de l’Association pour la Science et la Transmission de l’Esprit Critique.
    Pis y’a des gens qui, par la porte ou par la fenêtre, ouverte, vont aussi t’apporter de la vigueur. C’est souvent le cas de celleux qui se consacrent, corps et âmes, à l’Educ Pop. Et moi je suis clairement leur enfant. Et leur enthousiasme me fait toujours un bien fou (particulièrement en ces temps quand l’horizon me semble de plus en plus sombre...)
    Alors cette émission enregistrée avec Patrick Baranger et Jade Herbert des Petits Débrouillards, autant dire qu’elle m’a régalé les neurones et titillé la sérotonine !
    Je vous file l’adresse plutôt que continuer à blablater : https://youtu.be/X04bYhypN2I


    Et un extrait :

    Mais plus on pense de manière critique, plus on peut avoir peur ! Comment on peut avoir envie de se faire peur ?! Comment on peut donner envie aux gens de penser mieux puisque penser mieux ne rend pas heureux ?!

    Et cette citation :

    Ah ! ce n’est pas dans la science qu’est le bonheur, mais dans l’acquisition de la science !
    Edgar Allan Poe

    #enseignement #Education_Populaire #EducPop #critique #esprit_critique

  • Liu Cixin’s War of the Worlds | The New Yorker
    https://www.newyorker.com/magazine/2019/06/24/liu-cixins-war-of-the-worlds

    As the standoff has intensified, Liu has become wary of touting the geopolitical underpinnings of his work. In November, when I accompanied him on a trip to Washington, D.C.—he was picking up the Arthur C. Clarke Foundation’s Award for Imagination in Service to Society—he briskly dismissed the idea that fiction could serve as commentary on history or on current affairs. “The whole point is to escape the real world!” he said. Still, the kind of reader he attracts suggests otherwise: Chinese tech entrepreneurs discuss the Hobbesian vision of the trilogy as a metaphor for cutthroat competition in the corporate world; other fans include Barack Obama, who met Liu in Beijing two years ago, and Mark Zuckerberg. Liu’s international career has become a source of national pride. In 2015, China’s then Vice-President, Li Yuanchao, invited Liu to Zhongnanhai—an off-limits complex of government accommodation sometimes compared to the Kremlin—to discuss the books and showed Liu his own copies, which were dense with highlights and annotations.

    Liu’s tomes—they tend to be tomes—have been translated into more than twenty languages, and the trilogy has sold some eight million copies worldwide. He has won China’s highest honor for science-fiction writing, the Galaxy Award, nine times, and in 2015 he became the first Asian writer to win the Hugo Award, the most prestigious international science-fiction prize. In China, one of his stories has been a set text in the gao kao—the notoriously competitive college-entrance exams that determine the fate of ten million pupils annually; another has appeared in the national seventh-grade-curriculum textbook. When a reporter recently challenged Liu to answer the middle-school questions about the “meaning” and the “central themes” of his story, he didn’t get a single one right. “I’m a writer,” he told me, with a shrug. “I don’t begin with some conceit in mind. I’m just trying to tell a good story.”

    The trilogy’s success has been credited with establishing sci-fi, once marginalized in China, as a mainstream taste. Liu believes that this trend signals a deeper shift in the Chinese mind-set—that technological advances have spurred a new excitement about the possibilities of cosmic exploration. The trilogy commands a huge following among aerospace engineers and cosmologists; one scientist wrote an explanatory guide, “The Physics of Three Body.” Some years ago, China’s aerospace agency asked Liu, whose first career was as a computer engineer in the hydropower industry, to address technicians and engineers about ways that “sci-fi thinking” could be harnessed to produce more imaginative approaches to scientific problems. More recently, he was invited to inspect a colossal new radio dish, one of whose purposes is to detect extraterrestrial communications. Its engineers had been sending Liu updates on the project and effusive expressions of admiration.
    “We’re looking for someone who can be very naughty when left alone, and your name kept popping up in our database.”

    Earlier this year, soon after a Chinese lunar rover achieved the unprecedented feat of landing on the dark side of the moon, an adaptation of Liu’s short story “The Wandering Earth” earned nearly half a billion dollars in its first ten days of release, eventually becoming China’s second-highest-grossing film ever. A headline in the People’s Daily, the Chinese Communist Party newspaper, jubilantly summed up the mood: “Only the Chinese Can Save the Planet!”

    Liu was born in 1963 in Beijing, where his father was a manager at the Coal Mine Design Institute and his mother was an elementary-school teacher. His father’s family came from the plains of Henan Province, in the Yellow River Basin, a region that suffered particularly dire calamities in the twentieth century. After the Japanese invaded China, in 1937—interrupting a civil war between Nationalists and Communists that had been raging for a decade—Henan became a vital strategic point in the Nationalist government’s attempt to prevent them from sweeping south. Chinese forces breached dikes on the Yellow River to halt the Japanese advance, but the resulting flood destroyed thousands of villages and killed hundreds of thousands of people. It also ruined vast areas of farmland; the next harvest was a fraction of the expected yield. In 1942-43, after the government failed to respond to the shortage, some two million people starved to death.

    When the civil war resumed, after the Second World War, both sides conscripted men. Liu’s paternal grandparents had two sons and no ideological allegiance to either side, and, in the hope of preserving the family line, they took a chilling but pragmatic gamble. One son joined the Nationalists and the other, Liu’s father, joined the Communists. He rose to the rank of company commander in the Eighth Route Army, and, after the Communist victory, he began his career in Beijing. To this day, Liu doesn’t know what became of his uncle.

    Je comprends mieux, Lui a lu un de mes livres d’enfance préféré.

    Meanwhile, his father had turned him on to speculative fiction, giving him a copy of Jules Verne’s “Journey to the Center of the Earth.” To the young Liu, reading Verne’s book was like walking through a door to another world. “Everything in it was described with such authority and scrupulous attention to detail that I thought it had to be real,” Liu told me.

    The great flourishing of science fiction in the West at the end of the nineteenth century occurred alongside unprecedented technological progress and the proliferation of the popular press—transformations that were fundamental to the development of the genre. As the British Empire expanded and the United States began to assert its power around the world, British and American writers invented tales of space travel as seen through a lens of imperial appropriation, in which technological superiority brought about territorial conquest. Extraterrestrials were often a proxy for human beings of different creeds or races.

    Types are central to the way Liu thinks of people; he has a knack for quickly sketching the various classes that make up Chinese society. A scientist is described as “nothing more than a typical intellectual of the period: cautious, timid, seeking only to protect himself.” Another character, “a typical political cadre of the time,” had “an extremely keen sense for politics and saw everything through an ideological lens.” This characteristic endows his fiction with a sociopolitical specificity that has the texture of reality. At the same time, it doesn’t allow for much emotional complexity, and Liu has been criticized for peopling his books with characters who seem like cardboard cutouts installed in magnificent dioramas. Liu readily admits to the charge. “I did not begin writing for love of literature,” he told me. “I did so for love of science.”

    August Cole, a co-author of “Ghost Fleet,” a techno-thriller about a war between the U.S. and China, told me that, for him, Liu’s work was crucial to understanding contemporary China, “because it synthesizes multiple angles of looking at the country, from the anthropological to the political to the social.” Although physics furnishes the novels’ premises, it is politics that drives the plots. At every turn, the characters are forced to make brutal calculations in which moral absolutism is pitted against the greater good. In their pursuit of survival, men and women employ Machiavellian game theory and adopt a bleak consequentialism. In Liu’s fictional universe, idealism is fatal and kindness an exorbitant luxury. As one general says in the trilogy, “In a time of war, we can’t afford to be too scrupulous.” Indeed, it is usually when people do not play by the rules of Realpolitik that the most lives are lost.

    #Science_fiction #Liu_Cixin

  • Les #Découvreuses

    Derrière la personnalité forte et emblématique de Marie Curie, Les découvreuses présente l’aventure exceptionnelle de 20 femmes qui ont permis à l’humanité de réaliser des bonds en avant dans les disciplines scientifiques les plus variées : Physique, Chimie, Télécommunications, Biologie, Exploration de l’espace…
    L’album regroupe :
    – 5 histoires courtes de 8 à 21 pages consacrées à :
    . Marie Curie (Physique et Chimie)
    . Ada Lovelace (Informatique)
    . Mae Jamison (Espace)
    . Rosalind Franklin (Biologie)
    . Hedy Lamarr (Communications)
    et 15 fiches illustrées pour 15 autres scientifiques souvent injustement mises de côté.


    http://21g.fr/catalogue/decouvreuses

    #femmes #science #BD #livre #histoire #histoire_des_sciences #invisibilité #invisibilisation #historicisation

  • Renesas Electronics Develops Low-Power Technology for Embedded Flas...
    https://diasp.eu/p/9208636

    Renesas Electronics Develops Low-Power Technology for Embedded Flash Memory Based on SOTB™ Process to Enable Energy Harvesting and Eliminate Need for Batteries.... Achieves Read Energy of 0.22 pJ/bit at 64 MHz – Among the World’s Lowest Levels for Embedded Flash Memory on an MCU. #technology #electronics #science #physics #Energy #Harvesting #Flash #Memory #hardware #computer https://www.renesas.com/eu/en/about/press-center/news/2019/news20190612.html

  • Une nouvelle technique d’édition génétique pour corriger les mutations inattendues (Futurascience)
    https://www.crashdebug.fr/sciencess/16135-une-nouvelle-technique-d-edition-genetique-pour-corriger-les-mutati

    Une nouvelle technique d’édition génétique évitant d’avoir à « couper » l’ADN, vient d’être mise au point. Elle corrige ainsi un défaut majeur des méthodes utilisées jusqu’à présent : l’apparition de mutations non désirées dans le génome.

    Cette nouvelle technologie « fonctionne plus comme une colle moléculaire que comme des ciseaux moléculaires », le surnom de la technique actuelle, résume dans un communiqué de presse l’université de Columbia (New York), dont est issue l’équipe de recherche.

    Développé depuis 2012 et maintenant utilisé dans des milliers de laboratoires de recherche du monde entier, l’outil Crispr-Cas9 a révolutionné l’édition génétique. Il permet de modifier de façon précise, rapide et à moindre coût une partie du génome, comme on corrigerait une faute (...)

    #En_vedette #Actualités_scientifiques #Sciences

  • Interview téléphonique avec Barrie Trower, spécialiste des ondes millimétriques. Partie 1 : Destruction de l’homme, des animaux et de la nature par les rayonnements 5G (Kla.tv)
    https://www.crashdebug.fr/sciencess/16125-interview-telephonique-avec-barrie-trower-specialiste-des-ondes-mil

    On vous avait déjà parlé des « armes de l’ombre »

    Source : Kla.tv

    Informations complémentaires :

    Crashdebug.fr : Réseaux 5G : des problèmes et des inconnues à tous les étages (Tv5monde)

    Crashdebug.fr : Le déploiement massif de la 5G pourrait perturber les prévisions météorologiques (Clubic)

    Crashdebug.fr : En raison de problèmes de santé, Bruxelles arrête l’installation de la 5G - Pour l’instant

    Crashdebug.fr : Danger de la 5G : Des centaines de scientifiques respectés tirent la sonnette d’alarme au sujet des effets sur la santé alors que les réseaux 5G se déploient à l’échelle nationale

    Crashdebug.fr : 5G : les opérateurs vont bien passer par des enchères financières (La Tribune)

    Crashdebug.fr : Les champs électromagnétiques sont-ils responsables de la mort de centaines d’animaux ? (Le (...)

    #En_vedette #Actualités_scientifiques #Sciences

  • The open access wars: How to free science from academic paywalls - Vox
    https://www.vox.com/the-highlight/2019/6/3/18271538/open-access-elsevier-california-sci-hub-academic-paywalls

    That’s because in February, the UC system — one of the country’s largest academic institutions, encompassing Berkeley, Los Angeles, Davis, and several other campuses — dropped its nearly $11 million annual subscription to Elsevier, the world’s largest publisher of academic journals.

    On the face of it, this seemed like an odd move. Why cut off students and researchers from academic research?

    In fact, it was a principled stance that may herald a revolution in the way science is shared around the world.

    The University of California decided it doesn’t want scientific knowledge locked behind paywalls, and thinks the cost of academic publishing has gotten out of control.

    Elsevier owns around 3,000 academic journals, and its articles account for some 18 percent of all the world’s research output. “They’re a monopolist, and they act like a monopolist,” says Jeffrey MacKie-Mason, head of the campus libraries at UC Berkeley and co-chair of the team that negotiated with the publisher. Elsevier makes huge profits on its journals, generating billions of dollars a year for its parent company RELX .

    This is a story about more than subscription fees. It’s about how a private industry has come to dominate the institutions of science, and how librarians, academics, and even pirates are trying to regain control.

    In 2018, Elsevier’s revenue grew by 2 percent, to a total of $3.2 billion. Gemma Hersh, a senior vice president for global policy at Elsevier, says the company’s net profit margin was 19 percent (more than double the net profit of Netflix).

    When the internet arrived, electronic PDFs became the main medium through which articles were disseminated. At that point, “librarians were optimistic this was going to be the solution; at last, journals are going to become much, much cheaper,” Fyfe says.

    But instead of adopting a new business and pricing model to match the new means of no-cost dissemination, consolidation gave academic publishers the freedom to raise prices. Starting in the late 1990s, publishers increasingly pushed sales of their subscriptions into large bundled deals. In this model, universities pay a hefty price to get a huge subset of a publisher’s journals, instead of purchasing individual titles

    But critics, including open access crusaders, think the business model is due for a change. “I think we’re nearing the tipping point, and the industry is going to change, just like the industry for recorded music has changed, the industry for movies has changed,” MacKie-Mason says. “[The publishers] know it’s going to happen. They just want to protect their profits and their business model as long as they can.”❞

    #Science #Open_access #Accès_libre #Université_Californie #Elsevier

  • La plus grande opération de nettoyage de l’océan a officiellement débuté (Clubic)
    https://www.crashdebug.fr/sciencess/16112-la-plus-grande-operation-de-nettoyage-de-l-ocean-a-officiellement-d

    Une bonne nouvelle pour terminer cette journée,

    Bonne soirée,

    Amitiés,

    f.

    Est-il possible de débarrasser les océans des déchets plastiques qui forment aujourd’hui ce qu’on appelle le septième continent ?

    C’est en tout cas le pari d’un jeune néerlandais de 18 ans, Boyan Slat, et de son association à but non lucratif The Ocean Cleanup qui déploie actuellement son système de barrage flottant à mi-chemin entre Hawaii et la Californie.Un océan de plastiqueLe « Great Pacific Garbage Patch », autrement dit la « grande poubelle du Pacifique », est située à mi-chemin entre Hawaii et la Californie et constitue aujourd’hui l’une des plus grandes zones maritimes « poubelle » au monde. Avec sa surface couvrant près de 1,6 million de kilomètres carrés et contenant quelque 1 800 milliards de (...)

    #En_vedette #Actualités_scientifiques #Sciences

  • Ces femmes qui ont compté dans l’ombre
    https://www.lemonde.fr/sciences/article/2019/06/05/ces-femmes-qui-ont-compte-dans-l-ombre_5471924_1650684.html


    photo apparaissant « par magie », donc non créditée

    On trouve beaucoup d’exemples de travaux scientifiques basés sur le travail de « calculatrices féminines », dont les noms apparaissent au mieux dans les remerciements.

    L’un de mes articles scientifiques préférés a été écrit par Edward Lorenz, en 1963, et s’intitule « Deterministic Nonperiodic Flow » (flot déterministe et non périodique). Il s’agit de l’un des textes fondateurs de la théorie du chaos. Son contenu passera dans le grand public un peu plus tard à travers la belle image de l’effet papillon : un battement d’ailes d’un papillon au Brésil pourrait engendrer un ouragan au Texas. Cette publication est un mélange extraordinaire de physique, de météorologie, de mathématiques et de simulations numériques. Je l’ai lue et relue un très grand nombre de fois et je croyais la connaître jusque la semaine dernière.

    Un article de Joshua Sokol dans Quanta Magazine m’a appris que j’aurais dû lire le dernier paragraphe dans lequel l’auteur remercie « Miss Ellen Fetter qui a pris en charge les nombreux calculs et les graphiques ». Comment ? Ce n’est pas Edward Lorenz qui a fait les calculs, mais une assistante ? Il faut comprendre que simuler le mouvement de l’atmosphère sur un ordinateur était une composante essentielle de l’article. En 1963, les ordinateurs étaient primitifs et « prendre en charge les calculs » aurait probablement mérité un peu plus qu’un discret remerciement.

    Ce n’est pas la première fois que des scientifiques utilisent des « calculatrices féminines », dont les noms apparaissent au mieux dans les remerciements. Dix ans auparavant, Enrico Fermi, John Pasta et Stanislaw Ulam publiaient la première simulation numérique d’un système physique complexe. On peut considérer cet article comme la naissance d’une nouvelle discipline de physique mathématique. Il s’agissait d’étudier, sur un ordinateur, les vibrations d’une chaîne constituée d’une soixantaine de ressorts « non linéaires ».

    Là encore, deux lignes discrètes dans la publication remercient Miss Mary Tsingou pour « la programmation efficace du problème et pour avoir effectué les calculs sur l’ordinateur Maniac de Los Alamos », ce qui représente pourtant une partie très importante du travail. Ce n’est qu’en 2008 que le physicien Thierry Dauxois lira ces deux lignes et proposera d’appeler Fermi-Pasta-Ulam-Tsingou cette simulation numérique. J’aurais même proposé de respecter l’ordre alphabétique…

    #paywall

    • Nicole-Reine Lepaute — Wikipédia
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Nicole-Reine_Lepaute


      Détail d’un portrait de Nicole-Reine Lepaute
      par Guillaume Voiriot, là aussi, il faut aller chercher l’auteur qui n’est pas mentionné dans les infos WP de l’image, mais en note de l’article…

      Nicole Reine Lepaute, née Étable, le 5 janvier 1723 à Paris, morte dans la même ville le 6 décembre 1788, est une calculatrice et astronome française. Elle est, avec Caroline Herschel et la marquise du Châtelet une des principales femme scientifique du siècle des Lumières.

      Son travail est souvent inclus dans celui d’autres auteurs, dont Jérôme de Lalande et son mari. Mais, s’il faut en croire Lalande, qui l’aimait beaucoup, elle était « un maître plutôt qu’un émule ». Elle a notamment aidé au calcul de la date précise du retour de la comète de Halley de 1759 et contributrice majeure au calcul de l’éphéméride astronomique La connaissance des temps.

    • On trouve beaucoup d’exemples de travaux scientifiques basés sur le travail de « calculatrices féminines », dont les noms apparaissent au mieux dans les remerciements.

      L’un de mes articles scientifiques préférés a été écrit par Edward Lorenz, en 1963, et s’intitule « Deterministic Nonperiodic Flow » (flot déterministe et non périodique). Il s’agit de l’un des textes fondateurs de la théorie du chaos. Son contenu passera dans le grand public un peu plus tard à travers la belle image de l’effet papillon : un battement d’ailes d’un papillon au Brésil pourrait engendrer un ouragan au Texas. Cette publication est un mélange extraordinaire de physique, de météorologie, de mathématiques et de simulations numériques. Je l’ai lue et relue un très grand nombre de fois et je croyais la connaître jusque la semaine dernière.

      Un article de Joshua Sokol dans Quanta Magazine m’a appris que j’aurais dû lire le dernier paragraphe dans lequel l’auteur remercie « Miss Ellen Fetter qui a pris en charge les nombreux calculs et les graphiques ». Comment ? Ce n’est pas Edward Lorenz qui a fait les calculs, mais une assistante ? Il faut comprendre que simuler le mouvement de l’atmosphère sur un ordinateur était une composante essentielle de l’article. En 1963, les ordinateurs étaient primitifs et « prendre en charge les calculs » aurait probablement mérité un peu plus qu’un discret remerciement.

      Calculs faits à la main

      Ce n’est pas la première fois que des scientifiques utilisent des « calculatrices féminines », dont les noms apparaissent au mieux dans les remerciements. Dix ans auparavant, Enrico Fermi, John Pasta et Stanislaw Ulam publiaient la première simulation numérique d’un système physique complexe. On peut considérer cet article comme la naissance d’une nouvelle discipline de physique mathématique. Il s’agissait d’étudier, sur un ordinateur, les vibrations d’une chaîne constituée d’une soixantaine de ressorts « non linéaires ».

      Là encore, deux lignes discrètes dans la publication remercient Miss Mary Tsingou pour « la programmation efficace du problème et pour avoir effectué les calculs sur l’ordinateur Maniac de Los Alamos », ce qui représente pourtant une partie très importante du travail. Ce n’est qu’en 2008 que le physicien Thierry Dauxois lira ces deux lignes et proposera d’appeler Fermi-Pasta-Ulam-Tsingou cette simulation numérique. J’aurais même proposé de respecter l’ordre alphabétique…

      En remontant encore dans le temps, on arrive à une période où les calculs étaient faits à la main, et où la main en question était bien souvent féminine. Dans les années 1940, un membre d’un institut de mathématiques appliquées ose parler du kilogirl (kilofille) : la quantité de calculs qu’une femme peut produire en mille heures ! Vers 1880, l’astronome Edward Charles Pickering recrute, à Harvard (Massachusetts), une équipe de plus de 80 calculatrices féminines surnommées « harem de Pickering » et payées moins qu’un ouvrier.

      On sait que la comète de Halley est visible dans le ciel à peu près tous les soixante-seize ans. Sa trajectoire est perturbée par l’attraction de Jupiter et de Saturne. Au milieu du XVIIIe siècle, certains savants doutaient encore de la théorie de la gravitation de Newton. Le calcul de la date du retour de la comète fut un grand moment de l’histoire des sciences. En novembre 1758, l’académicien Alexis Clairaut annonce un retour « vers le mois d’avril de l’année prochaine ».

      Ce fut un triomphe quand sa prédiction se réalisa. La théorie est en effet due à Clairaut, mais les calculs monstrueux ont été effectués par Joseph Lalande et Nicole-Reine Lepaute qui « calculaient depuis le matin jusqu’au soir, parfois même à table ». Clairaut « oubliera » de remercier sa collaboratrice. La Ville de Paris rendra partiellement justice à Nicole-Reine, en 2007, en donnant son nom à une rue.

      Nicole-Reine Lepaute (1723-1788), calculatrice et astronome.

      En 2017, l’ingénieur de Google James Damore a été renvoyé après avoir affirmé que le manque d’informaticiennes était d’origine biologique.