• Pierre Raiman, George Orwell × Raoul Peck : 2×-2=-4,
    https://sniadecky.wordpress.com/2026/08/11/raiman-orwell-peck
    https://desk-russie.eu/2026/04/06/george-orwell-x-raoul-peck-2x-2-4.html
    https://seenthis.net/messages/1169133

    Une dure recension du dernier film de Raoul Peck.

    Dans 1984, Winston Smith posait un axiome sur lequel reposait tout l’édifice de la résistance intérieure : la liberté, c’est la liberté de dire que deux et deux font quatre [3]. Or le film de Peck prend l’équation orwellienne et produit un résultat négatif. Orwell multiplié par Peck, ce n’est pas quatre : c’est moins quatre. Le cinéaste ne manque pas de talent, mais sa grille de lecture – anti-impérialiste, anticapitaliste, héritière d’une tradition marxiste qui n’a jamais admis et compris le concept de totalitarisme – le conduit à retrancher d’Orwell ce qui en constitue le cœur. Le spectateur en sort plus confus qu’il n’était entré. C’est ce rendez-vous manqué qu’il faut examiner : il dit quelque chose de la difficulté de l’intelligentsia occidentale à nommer le monde dans lequel nous vivons.

    […]

    Ce que Peck retient de Loznitsa prolonge l’effacement : pour l’immense majorité des spectateurs, le nom de Babi Yar n’évoquera rien ; ils verront des nazis allemands pendus par des bourreaux soviétiques devant une foule, sans savoir que cette foule regarde mourir les assassins de dizaines de milliers de Juifs. La séquence est vidée, par couches successives, nazie, soviétique et cinématographique de sa réalité juive.

    Traiter cette scène comme la variation d’un même thème qui relierait la justice rendue aux bourreaux de Babi Yar et la pantomime séditieuse du Capitole, c’est abolir toute distinction entre la justice, la terreur et la farce sinistre. Le fossé entre l’usage qu’en fait Loznitsa – patient, contextuel, hanté par le devoir de mémoire – et celui qu’en fait Peck – illustratif, instrumentalisé, dépouillé de sa substance – indique la distance entre un cinéaste qui donne à penser et celui qui assène. En laissant les images « parler d’elles-mêmes », Peck dissimule l’intervention la plus décisive – celle du monteur qui choisit l’ordre, le rythme et le voisinage.

    […]

    En dégradant les putschistes espagnols du rang de fascistes à celui de conservateurs, Peck les rapproche du présent américain. Ce glissement quasi imperceptible, est un cas d’école de ce qu’Orwell dénonçait : le langage politique imprécis ne reflète pas une pensée confuse, il la fabrique. Orwell, qui avait pris une balle dans la gorge sur le front d’Aragon pour combattre le fascisme, et qui avait risqué sa vie une seconde fois en échappant à la police stalinienne de Barcelone, méritait mieux qu’un euphémisme destiné à servir une analogie partisane.

    […]

    Peck ouvre l’œuvre d’Orwell comme une « boîte à outils » – la formule revient dans ses entretiens [20]. L’expression semble modeste ; elle est en réalité ruineuse. Une boîte à outils suppose des instruments utilisables séparément. On prend le tournevis « novlangue » pour la propagande trumpiste, le marteau « doublepensée » pour Fox News, la clé à molette « Big Brother » pour les caméras chinoises. Chaque outil est arraché au système qui lui donne sens. Le résultat est un film où tout se vaut : l’Empire britannique et le Goulag, la Silicon Valley et Pyongyang – bref l’abolition des distinctions.

    Une tout autre lecture est possible. 1984 n’est pas un répertoire de citations prophétiques mais un dispositif romanesque inédit, qui fonctionne comme un tout. La société d’Oceania n’est pas un hybride de l’Allemagne nazie et de la Russie stalinienne, mais un variant de deuxième génération [21] – un totalitarisme de laboratoire, épuré des scories de ses modèles et ramené à son essence. Orwell n’a décrit ni le passé ni le présent : il a inventé une machine à penser les totalitarismes futurs. Le noyau en est le pouvoir comme pure fin, une idée empruntée à l’oligarque Wickson dans Le Talon de fer de Jack London – le premier roman à avoir esquissé un système totalitaire [22].

    #film #documentaire #recension #Raoul_Peck #totalitarisme #autoritarisme #George_Orwell #le_cinéma_est_politique

    • Merci @rastapopoulos pour l’info. Je dirai quelque chose sur le film quand je l’aurai regardé.

      Pour le moment je ne peux que constater que les critiques citées partent d’un point de vue de l’idéologie du totalitarisme. C’est une idée confusionniste qui perturbe la réflexion quand on essaye de se faire une idée d’une oeuvre d’un auteur qui connaît bieden la philosophie dite marxiste ou socialisme scientifique.

      Le totalitarisme n’étant qu’une notion de propagande anticommuniste son utilisation nous mène nulle part. Elle est biaisée par son identification infondée du socialisme stalinien avec le nazisme allemand. Ce fond d’hypothèse axiomatique mène systématiquement toute réflexion à des résultats imprécis et floues dans le meilleur cas.

      Ceci vaut pour la grande oeuvre littéraire qu’est 1984. Orwell le voyant publie sa divination, son cauchemar lucide vise juste, mais il ne fournit ni analyse ni outil politique. Pourtant il se donne une allure plus politique que « Nous autres » (1920) de Evgueni Zamiatine et « Le Meilleur des mondes » (1932) d’Aldous Huxley parce qu’il décrit une organisation du monde en blocs ennemis tout à fait plausible pour ses contemporain et l’époque de la guerre froide.

      Aujourd’hui nous sommes confrontés à des défis plus importants qu’à l’époque d’Orwell. Les dernier développements mettent en cause profondément nos idées sur les systèmes politiques, l’éthique et la survie de l’espèce humaine.

      Alors si on veut avancer dans sa réflexion il faut aller plus loin et dépasser les systèmes de pensée anciens. Je viens de découvrir une approche intéressante dans « Le Problème à trois corps ». Liu Cixin y déconstruit systématiquement toutes les idées sur la raison d’être de l’humanité, sur les systèmes politiques et de société ou d’éthique qu’elles soient orientales ou occidentales y compris le positivisme, le libéralisme, le communisme et les religions du monde. Dans sa trilogie tout est un problème de taille et de physique. Les agissements et idées humaines ne sont que des réactions à la réalité matérielle qui impose ses lois.

      J’aime beaucoup Orwell, mais sa prose vient d’une époque révolue tout comme les idées qui tournent autour du totalitarisme et la confrontation entre le socialisme/communisme et le capitalisme/impérialisme. À notre époque et dans les prochaines décennies il faudra revoir l’humanisme et les idées sur le progrès, la justice sociale et l’organisation politique du monde. Orwell nous a fourni quelques indices qu’on doit analyser et situer dans le contexte du siècle présent.

      J’irai regarder le film de Raoul Peck afin de comprendre s’il contribue aux étapes nécessaires pour y arriver.

      Nous autres / Wir (traduction allemande)
      https://nemesis.marxists.org/samjatin-wir1.htm
      Nous autres dans Wikipedia
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Nous_autres

      Le Meilleur des mondes dans Wikipedia
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Meilleur_des_mondes

      Le Problème à trois corps dans Wikipedia
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Probl%C3%A8me_%C3%A0_trois_corps

      #1984 #Orwell #science_fiction #théorie_politique #film #philosophie

    • Merci pour ton commentaire. Je suis en partie d’accord sur les problèmes des anti-totalitaires par rapport aux marxismes. Mais je cite quand même des passages qui me semblaient intéressants et bien argumentés, concernant la manière de Peck de « manipuler » les concepts même sans parole par le montage uniquement, et du coup de faire de la propagande lui aussi, en rapprochant des types de gouvernements assez éloignés.

      Cependant je me suis dit la même chose pour l’auteur de l’article qui est totalement dans la mouvance libéral anti-totalitaire, et qui pourrait recevoir des critiques sur ce point.

      J’ai entendu récemment quelqu’un rappeler cette blague de l’URSS : qu’un journaliste de là-bas vient en occident et se dit effaré de toute cette propagande, et un collègue occidental est perdu, il répond mais enfin c’est vous qui venez de l’URSS, chez vous c’est bien pire, et l’autre de répondre « mais chez nous personne n’y croit ! »

      Jacques Ellul a bien analysé (avant Orwell il me semble) à quel point la propagande occidentale peut être pire (et bien plus assimilée par le public) que dans les régimes totalitaires. Peck ne doit pas être étranger à ce genre de critiques, sans compter aussi les fausses comparaisons « ici c’est le moindre mal », alors que les régimes occidentaux peuvent avoir fait autant ou plus de morts dans leurs guerres (en comptant toutes les guerres coloniales)… et on peut même aller plus loin avec Aimé Césaire, qui disait que le nazisme n’était en gros que la suite logique du colonialisme (des « bonnes » nations libérales donc).

      Bref plein de critique à faire sur le point de vue anti-totalitaire aussi (qui n’était pas forcément celui d’Orwell au point où le croit l’auteur de l’article ! il était plus fin que ça me semble-t-il, et très anti-colonialiste aussi !)

  • Man executed for fatally poisoning billionaire who helped bring ‘3 Body Problem’ to Netflix
    https://edition.cnn.com/2026/05/28/china/china-netflix-crime-execution-intl-hnk
    https://media.cnn.com/api/v1/images/stellar/prod/640-20260528021740902.webp Xu Yao attends the sentencing hearing. Shanghai Intermediate People’s Court/weixin

    Une querelle entre deux riches chinois entraine la mort des deux hommes.

    28.5.2026 by Sylvie Zhuang - Hong Kong — A Chinese lawyer who fatally poisoned the billionaire gaming tycoon who helped produce the Netflix sci-fi hit “3 Body Problem” has been executed, according to Chinese state media.

    Xu Yao killed his boss Lin Qi in 2020 by gifting him what he said were probiotic pills, which in fact contained lethal toxins which he bought off the dark web and mixed in his own lab.

    Earlier that year, the high-flying lawyer had helped Lin secure the rights to adapt Liu Cixin’s celebrated trilogy of sci-fi books, which starts with “The Three-Body Problem.”

    He was executed last Thursday, two years after being sentenced to death for murder by a court in Shanghai.

    The news of execution was first reported on Tuesday by Chinese state media the Economic Observer, citing people familiar with the matter.

    Confirming the report, Three Body Universe, the company once owned by Lin to develop the trilogy’s intellectual property, issued a statement on Tuesday saying “all employees of our company are grateful for the justice served by the legal system.”

    The statement paid tribute to Lin, who was named as an executive producer in the opening credits of Netflix’s “3 Body Problem” when it was released in 2024. A huge fan of Liu’s trilogy, Lin had long dreamed of developing the franchise.

    Just months after Netflix announced its plans to produce the series, Lin was poisoned and killed at age 39.

    On a winter evening in 2020, he was driving home from the headquarters of his company Yoozoo Games in Shanghai when he suddenly felt unwell and checked himself in to a hospital.

    He died 10 days later, on Christmas Day. At least five toxins were detected in his body, including deadly poisons such as mercury and tetrodotoxin, according to reports from Chinese media.

    Xu was quickly identified as a suspect.

    According to the court ruling, Xu had a dispute with Lin over “company management matters” and plotted to poison him.

    The case has been widely reported by China’s heavily state censored media for the gruesome details of how Xu plotted the murder.

    Xu drew inspiration from “Breaking Bad,” the American series about a chemistry teacher who goes into the meth-making business. He set up a lab in a suburb of Shanghai and bought more than a hundred toxins on the dark web to experiment with, often testing mixed poisons on cats, dogs and other animals.

    He also poisoned beverages in the offices of two executives he had disputes with, causing four colleagues to fall sick. Those four survived.

    He set up a trading company in Japan to acquire the hazardous chemicals, and at one point had 160 cell phone numbers.

    Between September and December 2020, Xu replaced the contents of coffee capsules, whiskey bottles and water bottles in colleagues’ offices with methylmercury chloride, an acute toxin that can be fatal if swallowed, inhaled or touched.

    He later made the lethal substances into a pill, before gifting them to Lin.

    #Chine #peine_de_mort #science_fiction

  • Depuis quelques décennies, nous vivons une dystopie politique mais un journaliste du Monde impacté par un biais de mémoire à court terme préfère évoquer une "dystopie climatique".

    « Nous sommes coincés dans une dystopie climatique, un scénario de comédie noire, où le grotesque le dispute à la farce orwellienne »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/07/12/nous-sommes-coinces-dans-une-dystopie-climatique-un-scenario-de-comedie-noir

    Florilège :

    Le gouvernement Lecornu dépose, le 24 juin, un projet de loi qui doit remettre 700 000 passoires thermiques sur le marché locatif.

    Une semaine plus tard, Matignon dissout le groupement d’intérêt public Europe des projets architecturaux et urbains, chargé de piloter plus de 200 projets de recherche destinés à adapter le bâti et les territoires au climat de demain.

    En région, ce sont les conseils d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement, chargés d’aider les particuliers et les collectivités à relever les défis climatiques et environnementaux, qui sont menacés par une réforme de leur financement. Deux d’entre eux ont déjà été liquidés. Quant au fonds vert, destiné à financer l’adaptation des collectivités territoriales, il est amputé des deux tiers.

    Réponse : planter plus d’arbres, bien sûr ! Mais le plan d’Emmanuel Macron pour le renouvellement forestier, lancé en 2022 (« Planter 1 milliard d’arbres en dix ans »), subventionne les coupes rases sur de vieilles forêts diversifiées, et leur remplacement par des quasi-monocultures de résineux, hautement inflammables. Un peu partout en France, de l’argent public contribue à vulnérabiliser les territoires au risque d’incendie.

    On le sait aussi, la complexité des paysages et le bocage sont des puits de carbone en même temps que des éléments de résilience climatique. Sur ce point, l’action de l’exécutif a été couronnée par un doublement du rythme de destruction des haies depuis 2017, avec plus de 20 000 kilomètres de linéaire qui disparaissent chaque année, comme le note le Haut Conseil pour le climat dans son dernier rapport, publié en juillet. La réponse à ce qui est unanimement considéré comme un échec est un décret entré en vigueur en juin : simplifier les autorisations de destruction du bocage.

    Les élevages hors-sol enregistrent des surmortalités parfois considérables depuis le début de la canicule, au point que, dans le Grand Ouest, les équarrisseurs ne peuvent plus faire face. Les lois agricoles successives favorisent depuis deux ans l’ultraconcentration de la production animale, et renforcent non seulement ses émissions mais aussi sa vulnérabilité aux chocs

    Il existe ainsi un large consensus pour dire que l’agroécologie est l’un des leviers d’adaptation de l’agriculture au réchauffement. Or, non seulement l’agriculture biologique n’a pas augmenté ces dernières années, contrairement aux ambitions de la stratégie nationale bas carbone, mais la France est le seul grand pays agricole européen à avoir perdu des surfaces conduites en agriculture biologique. L’Hexagone était le premier pays de l’Union européenne pour ce qui est du nombre d’hectares bio ; il a été devancé par l’Espagne en 2023.

    Devant son incapacité à atteindre les objectifs de la stratégie nationale bas carbone (désormais hors d’atteinte), le gouvernement tient le cap : à Bruxelles, Paris s’oppose à la Commission européenne pour que les aides à l’agriculture biologique ne soient pas inscrites dans la prochaine politique agricole commune. « La stratégie française de développement de la bio n’a pas fonctionné, mais la France semble vouloir y entraîner toute l’Europe », résume la Fédération nationale d’agriculture biologique.L’exécutif n’est, au demeurant, pas isolé dans ce déni de facto du risque climatique. Le Sénat tient la corde. Devant le constat d’une pénurie rampante de la ressource hydrique, ses élus ont ainsi voté sans trembler, le 3 juillet, la destruction pure et simple des principes qui fondent les instances de la démocratie locale de l’eau, au bénéfice de quelques irrigants.

    "Qui aurait pu prédire ?"

    • Je vois pas trop l’allusion entre comédie noire et farce orwellienne mais l’article de S. Foucart est excellent et sa recension fout la trouille surtout quand tu sais qui est aux manettes.

      On voit aujourd’hui la clientèle de certains supermarchés en venir aux mains pour emporter les derniers ventilateurs en rayon : que se passera-t-il quand c’est l’eau qui viendra à manquer ? Il se trouvera alors, sans doute, quelqu’un pour demander : « Qui aurait pu prédire ? » Or l’avenir n’est pas seulement prévisible ; il est en train d’être écrit.

      Après la défaite des fascismes historiques, Orwell prédisait : "Lorsque les fascistes reviendront, ils auront le parapluie bien roulé sous le bras et le chapeau melon" . En ces temps de fascisme climatique, c’est des bob cochonou pour tout le monde et le parapluie n’est que pour les nantis et t’avise pas d’essayer de te glisser dessous. Les mêmes ont voté une loi qui autorise les flics à tirer à vue et il faudra que tu prouves que t’as pas essayé de piquer le parapluie pour obtenir réparation si t’es pas mort. J’arrête par là car je sens que c’est moi qui vais partir dans la fable dystopique.
      https://seenthis.net/messages/1181673
      avec le lieng d’aurelieng en voilà un autre qui est aussi dans l’article de Foucart :
      http://archive.today/2026.07.05-215644/https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/07/03/projet-de-loi-d-urgence-agricole-le-durcissement-par-le-senat-des-article

    • ¿Quién podría haberlo previsto?
      https://www.elsaltodiario.com/almeria/mayor-incendio-andalucia-deja-momento-once-fallecidos-gallardos-almer

      El devastador incendio forestal declarado en la tarde del jueves en Los Gallardos ha provocado al menos 12 víctimas mortales, varios heridos y cientos de personas desalojadas. Mientras, el Infoca sigue denunciando falta de efectivos y la Junta de Andalucía deja sin utilizar 120 millones de euros para prevenir incendios forestales.

    • « Farce orwellienne » c’est pour le gouvernement qui passe son temps à prétendre qu’il agit, que c’est sa priorité alors qu’il fait tout le contraire et sabote même le peu qui existe. Très bon article, je trouve ça un peu mesquin de prétendre que Foucart ne verrait pas le problème politique alors qu’il ne parle que de cela.

    • Pour les vacances, un conseil lecture :
      Octavia Butler, La parabole du semeur (https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Parabole_du_semeur) et sa suite, La parabole des talents

      Résumé
      En 2024, la société américaine s’est en grande partie effondrée en raison du changement climatique, de l’inégalité croissante des richesses et de la cupidité des entreprises. Lauren Oya Olamina est une adolescente noire de quinze ans atteinte d’hyperempathie, qui a la capacité de ressentir les sensations d’autrui quand elle en est le témoin. Alors qu’elle grandit près de Los Angeles dans les vestiges d’une communauté protégée de la violence et de la sauvagerie par un mur d’enceinte entourant plusieurs maisons, elle commence à développer un nouveau système de croyances, qu’elle appelle « Semence de la Terre ». Anticipant un destin funeste pour elle et ses proches, elle se prépare à survivre toute seule, cherchant à apprendre tout ce qui pourrait plus tard l’aider.

      Peu avant ses dix-huit ans, en juillet 2027, son quartier est attaqué, les maisons sont incendiées, sa famille et quasiment tous les membres de sa communauté sont sauvagement assassinés. Lauren parvient à échapper au massacre et elle rencontre peu après deux survivants, un jeune homme blanc de son âge, ami d’enfance, ainsi qu’une femme noire. En leur compagnie, elle voyage vers le nord, cherchant une terre d’accueil propice à la survie. Lauren pense que le destin de l’humanité est de voyager au-delà de la Terre et de vivre sur d’autres planètes. « Semence de la Terre » est pour elle un moyen de fédérer des personnes afin de se préparer à ce destin. Au fur et à mesure de son voyage, elle rassemble autour d’elle une dizaine d’adeptes et, une fois arrivée le 26 septembre 2027 dans le nord de la Californie, elle fonde la première communauté « Semence de la Terre » dans un endroit qu’ils décident tous d’appeler « Espoir ».

    • un peu dans le même sens que ton conseil de lecture @rumor quoi que je n’ai pas encore pris le temps de regarder ce documentaire en entier. Le monde a besoin de plus de magiciens
      sur Arte.tv.fr | duré 1h30
      https://www.arte.tv/fr/videos/114224-000-A/le-monde-a-besoin-de-plus-de-magiciens

      S’extrayant d’une voiture après un accident, une fillette, étrangement sereine, ramasse une tortue et lui explique avec placidité l’origine et la marche du monde. Voici Moon, 9 ans, petite aventurière à la bouille chiffonnée et à la vive curiosité. Entreprenant une longue errance, elle croise sur son chemin, entre territoires arides, forêts et bâtiments en ruine, d’autres enfants savants et polyglottes, comme cette jeune érudite et son interprète, réfugiées dans une cabane de montagne. S’exprimant avec la sagesse de mille vies, ils se désolent de l’état de la planète dont ils ont hérité. Porteurs de la mémoire d’un passé disparu, ils semblent, avec de rares animaux, les seuls survivants d’un événement apocalyptique lié au changement climatique, qui a détruit les terres mais enrichi leur vision intérieure. Une gravité percée d’insouciance.

      Adaptant librement la pièce Le mot pour dire neige de l’écrivain américain Don DeLillo, le cinéaste expérimental anglais Ben Rivers mêle fiction et documentaire pour signer un poème cinématographique onirique sur la nature de l’existence et la fin du monde. Découpée en chapitres – que la jeune Moon inscrit à la craie sur un tableau –, et alternant la couleur et le noir et blanc, cette fable futuriste à l’énigmatique beauté, réflexion sur le désastre écologique en cours, dégage un charme hypnotique autour de sa communauté d’enfants, vieilles âmes en quête de sens à l’enveloppante douceur.

      Sinon un auteur classique de la SF : James Graham Ballard
      https://fr.wikipedia.org/wiki/J._G._Ballard
      #science_fiction

  • DDR-Filmgeschichte - Der irre erste Sci-Fi-Film der DDR: Zwölf Drehbücher und tonnenweise Leim
    https://www.berliner-zeitung.de/article/west-berlin-meldete-eine-ddr-rakete-dabei-war-es-nur-eine-filmkulis

    4.7.2026 von Oliver Weinlein - 1960 hielt eine West-Berliner Zeitung eine DEFA-Filmkulisse für eine echte DDR-Rakete. Die Geschichte hinter dem ersten Sci-Fi-Film des Ostens Foto von Autor/Autorin: Oliver Weinlein

    Im Sommer 1959 vermeldete eine West-Berliner Tageszeitung eine Sensation: Auf dem Flugplatz Johannisthal stehe die erste in der „Sowjetzone“ gebaute Rakete. Wenige Tage später platzte die Meldung: Das silberne Ungetüm war eine Filmkulisse, das Raumschiff „Kosmokrator“ aus dem ersten Science-Fiction-Film der DDR.

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    Mit diesem Plakat bewarb der US-Verleih 1962 die gekürzte Fassung „First Spaceship on Venus“ – die Hiroshima-Bezüge des DEFA-Originals fehlten darin komplett. © Courtesy Everett Collection/Imago

    „Der schweigende Stern“ kam am 26. Februar 1960 in die DDR-Kinos und war ein Kraftakt, wie ihn die Defa noch nicht gestemmt hatte. Der bis dahin teuerste Film des Landes kostete rund 5,75 Millionen DDR-Mark – Farbe, Breitwand, Vierkanalton. Der Westen drehte Heimatschnulzen, der Osten flog zur Venus.

    Zwölf Drehbücher für einen Flug ins All

    Die Handlung, nach Stanisław Lems Roman „Die Astronauten“: Eine internationale Crew fliegt 1970 zur Venus, nachdem in der Wüste Gobi eine rätselhafte Spule mit verschlüsselter Botschaft gefunden wurde. Auf dem Planeten finden die Raumfahrer nur noch Ruinen. Die Venusbewohner wollten einst die Erde angreifen – und löschten sich mit ihren eigenen Atomwaffen selbst aus.

    Bis dahin war es ein zäher Weg. Die Kulturbürokratie der DDR misstraute dem Genre, drei Autorenteams schrieben insgesamt zwölf Drehbuchfassungen, bis die Balance aus Abenteuer und politischer Botschaft stimmte. Ursprünglich sollte sogar Frankreich mitproduzieren, mit Simone Signoret und Yves Montand in den Hauptrollen – die Politik verhinderte es.

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    Angespannte Blicke an Bord des „Kosmokrator“: Szene aus dem DEFA-Film „Der schweigende Stern" (1960). © IMAGO / United Archives

    Ein Sachse spielt den afrikanischen Astronauten

    Auch beim Casting ging es unorthodox zu. Julius Ongewe, Darsteller des afrikanischen Raumfahrers, wurde von der Straße weg engagiert – und musste nachsynchronisiert werden, weil er zu sehr sächselte.

    Für Ruth Maria Kubitschek war es der letzte Defa-Film: Noch vor der Premiere verließ sie die DDR. Und die Tricktechniker verbrauchten für die blubbernde Urschleim-Landschaft der Venus angeblich eine komplette Jahresproduktion der DDR an Leim.

    Millionenerfolg im Osten, Spott im Westen

    Das Publikum strömte in die Kinos: Mit über 4,37 Millionen Besuchern zählt der Film zu den 50 erfolgreichsten Defa-Produktionen. 1964 gab es beim Filmfest von Triest das Goldene Raumschiff.

    In den USA lief eine verstümmelte Fassung: Um mehr als eine Viertelstunde gekürzt, unter dem Titel „First Spaceship on Venus“ – sämtliche Verweise auf den Atombombenabwurf über Hiroshima wurden herausgeschnitten. 1990 verspottete die US-Kultsendung „Mystery Science Theater 3000“ den Film – ausgerechnet die ethnisch diverse Besatzung, für 1960 revolutionär, fiel dort noch als Kuriosität auf.
    Der Autor wollte nichts mehr damit zu tun haben

    Der härteste Kritiker saß in Krakau. Stanisław Lem verlangte, seinen Namen aus dem Vorspann zu streichen – zu viel Friedenspropaganda, zu viel blubberndes Pech, das nicht einmal Kinder erschrecke, so seine Abrechnung. Der Weltautor, dessen „Solaris“ später Andrei Tarkowski und Hollywood verfilmten, verleugnete sein Ost-Berliner Raumschiff bis zuletzt.

    Dabei standen hinter dem Film keine Anfänger: Regie führte Kurt Maetzig, Mitbegründer der DEFA und einer der prägenden Regisseure des DDR-Kinos. Am Drehbuch schrieb unter anderen Wolfgang Kohlhaase mit – jener Autor, der mit „Berlin – Ecke Schönhauser“ und später „Sommer vorm Balkon“ zum wichtigsten Chronisten dieser Stadt im Kino wurde.

    Dem Film hat es nicht geschadet. Im Mai 2024 erschien „Der schweigende Stern“ erstmals ungeschnitten auf Blu-ray. Die Venus-Mission aus Johannisthal fliegt weiter.

    #DDR #cinéma #science_fiction

  • Thanks largely to robots, Ukraine is now talking about winning, not just surviving
    https://www.defenseone.com/technology/2026/06/ukraine-robots-winning/413902

    Uncrewed and autonomous systems—and the willingness to adapt to them—have neutered Russian advantages.

    June 2, 2026

    PRAGUE, Czech Republic–A small but growing number of European officials and analysts are saying what four years ago was unthinkable: Ukraine isn’t just surviving its grueling war with Russia, it is in some ways thriving and may even be on a path to victory.

    This isn’t yet captured in headlines—for example, about last weekend’s barrage of Russian drones and missiles around Ukraine—but in the details, like how some 90 percent were intercepted.

    Depuis quelques jours, on te dit que la guerre est enfin gagnée, grâce aux robots autonomes. Youpie.

  • Remake raté : La Guerre des mondes, entre pub cachée et nanar gentillet
    https://actualitte.com/article/125468/adaptation/remake-rate-la-guerre-des-mondes-entre-pub-cachee-et-nanar-gentillet

    Étonnamment, malgré ce désastre critique, le film fait un carton... chez ceux qui veulent juste… voir le fiasco. Il est arrivé n° 2 des contenus les plus regardés sur Prime Video, avant de glisser petit à petit dans le top 5 ou top 10. Même New York Post réclame qu’il figure parmi les pires films de la décennie — pourtant, ces chiffres de visionnage reflètent une curiosité vorace, voire un plaisir coupable.
    Alors, naufrage fantasmé ou spectacle involontaire ?

    Les internautes ne se sont évidemment pas prévié : tweets sarcastiques et vidéos moqueuses : certains ironisent sur la livraison Amazon qui « sauve la planète », quand d’autres y voient un des pires films de sci‑fi, voire la plus ratées des adaptations.

    #Guerre_des_mondes #Science_fiction #Amazon

  • Wall Street Silver / X - #Boeing Starliner and the ISS
    https://x.com/WallStreetSilv/status/1822399612918849811

    Boeing Starliner could be junk and stuck at the Space Station permanently. NASA has lost confidence in the safety of the Starliner due to leaks and won’t allow astronauts to return on it. But Boeing installed software on Starliner that does not provide for automated undocking. They need a human inside of the Starliner to undock. But the problem is, there would be no way to get the astronaut back on the Space Station, the space suits are too bulky to fit thru the port.

    Boeing wants to upload new software while Starliner is in space, but NASA is worried it will fail and then brick Starliner forever, thus blocking one of only two ports where Dragon and others arrive and leave from.

    The two astronauts were only supposed to be on the space station for 8 days for this Starliner test flight and have now been there for 2 months. The most likely plan is for their return in February 2025 aboard a Dragon Crew capsule.

  • Qui aurait pu prédire le cauchemar des #appels_à_projet ? #Leó_Szilárd en 1961 dans son recueil de nouvelles de type #science_fiction « La voix des dauphins ». Un extrait mis en avant dans l’exposition « À la limite – Innover à la mesure du monde – 2055 » (https://www.universite-paris-saclay.fr/evenements/la-limite-innover-la-mesure-du-monde-2055) que nous avons visitée et ouverte sur le plateau de Saclay jusqu’à fin août.

    https://themeta.news/cetace-daap
    #think_tank #science #progrès_scientifique #fondation #production_scientifique #recherche #mode #subventions #absurdistan #ESR

  • Une #île_artificielle pour déporter les palestiniens ?

    Ce lundi 22 janvier à Bruxelles, une réunion du Conseil des affaires étrangères de l’Union Européenne était organisée, en présence de Ministres des 27 États membres ainsi que du représentant d’Israël, invité pour parler de la situation au Proche-Orient.

    À cette occasion, le chef de la diplomatie Israélienne, #Israël_Katz, a proposé la construction d’une île artificielle en #Méditerranée, au large de Gaza, pour y “loger” la population palestinienne, selon les mot du journal anglais The Guardian. Le ministre a montré deux vidéos lors de cette réunion, l’une montrant une ligne de train reliant Gaza à la Cisjordanie, et l’autre montrant ce projet d’île artificielle comprenant un port, une zone industrielle et des habitations. Cette modélisation d’île hautement militarisée et comprenant des checkpoints parait toutefois bien trop petite pour y déporter un grand nombre de palestiniens.

    Cette proposition semble aussi dystopique que déplacée, car cette réunion avait pour objectif de discuter de la crise humanitaire qui frappe Gaza et les moyens d’aller vers une désescalade de la violence. Josep Borell, le représentant des affaires étrangères pour l’Union Européenne, a déclaré aux journalistes : « Je pense que le ministre aurait pu mieux utiliser son temps pour s’inquiéter de la situation dans son pays ou du nombre élevé de morts à Gaza ». Plusieurs ministres ont exprimé leur « perplexité ». C’est un euphémisme.

    Ce projet d’île remonterait à l’époque où Katz était ministre israélien des Transports et a été présenté pour la première fois dans une vidéo de 2017 comme « une réponse à une réalité qui est mauvaise pour les Palestiniens et pas bonne pour Israël », selon Reuters.

    La réunion avait lieu après que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou ait répété son opposition à la création d’un État palestinien. Sachant que la « solution à deux États », palestinien et israélien, est celle proposée par les États européens. Une idée hypocrite, puisque l’extrême droite israélienne est en train de raser Gaza et d’éliminer ses habitants tout en colonisant morceaux par morceaux la Cisjordanie. Tout ceci vise à rendre impossible toute création d’un futur État palestinien viable. La seule option réaliste est celle d’un seul État, multiconfessionnel, avec une égalité des droits, sans murs, sans discrimination, sans colonisation.

    Netanyahou et ses complices n’ont jamais caché leur volonté d’annexer toute la terre palestinienne, au nom de textes religieux vieux de plus de 2000 ans attribuant, selon eux, ce territoire au seul peuple juif. Dans cette logique messianique, il faudrait donc chasser tous les palestiniens.

    Il y a quelques jours, les médias révélaient un autre projet du gouvernement israélien : celui de déporter la population de Gaza vers un pays africain, affirmant même que des négociations avaient lieu avec le Congo. Une proposition finalement démentie face au scandale.

    Au début de la seconde guerre mondiale, les nazis annonçaient leur projet de chasser tous les juifs d’Europe et envisageaient sérieusement de les déporter sur l’île de Madagascar. Un plan appelé « Madagaskar Projekt » a même été élaboré par des cadres du Reich. Face aux contraintes logistiques posées par la guerre, et animé par un antisémitisme exterminateur, Hitler avait opté pour la solution finale et les camps de la mort.

    L’idée d’îles « ghettos » ou d’îles « prison » pour parquer les indésirables n’est pas unique dans l’histoire. Au large de l’Australie, l’île de Nauru et celle de Manus ont été transformées en camps visant à enfermer des personnes sans-papiers pendant des mois voire des années. Ce modèle inspire l’Europe, qui installe des points de contrôles et des camps de réfugiés sur les îles aux portes de l’Europe.

    Cependant, le projet israélien serait d’une ampleur sans commune mesure, et paraît difficilement réalisable s’il fallait y déplacer des centaines de milliers de personnes. Mais le fait même qu’une telle idée soit évoquée témoigne d’une volonté d’épuration ethnique de la part de l’État israélien.

    https://contre-attaque.net/2024/01/22/une-ile-artificielle-pour-deporter-les-palestiniens

    #île #asile #migrations #réfugiés #réfugiés_palestiniens #Palestine #îles #Israël

    voir aussi, signalé par @gonzo :
    Sources, Katz proposes artificial island in front of Gaza.
    https://seenthis.net/messages/1037778

    ajouté à la métaliste autour des #îles qui sont utilisées (ou dont il a été question d’imaginer de le faire) pour y envoyer des #réfugiés :
    https://seenthis.net/messages/881889

  • « C’est la première fois de l’histoire qu’une IA remporte un prix littéraire »
    https://actualitte.com/article/114902/technologie/c-est-la-premiere-fois-de-l-histoire-qu-une-ia-remporte-un-prix-litterai

    En Chine, un professeur de journalisme a reçu le deuxième prix dans un concours d’écriture de science-fiction. Sauf que ce n’est pas sa création propre qu’il y avait présentée, mais celle d’une IA qu’il avait simplement aidé à écrire l’histoire.

    Publié le :

    27/12/2023 à 16:25

    Ugo Loumé

    3h de temps et 66 prompts choisis minutieusement. Voici la recette pour faire écrire à une intelligence artificielle une nouvelle de science-fiction capable de remporter un prix littéraire en Chine.

    Shen Yang, professeur de journalisme et de communication à l’Université Tsinghua de Pékin, est l’auteur de cette recette qui a débouché sur un récit de 6 000 caractères, Le pays des souvenirs.

    Aux confins du métavers, se trouve le « Pays des souvenirs », un royaume interdit où les humains sont bannis. Des illusions solides créées par des robots humanoïdes amnésiques et des IA ayant perdu la mémoire peuplent ce domaine. Tout intrus, qu’il soit humain ou artificiel, verra ses souvenirs effacés et sera à jamais piégé dans son étreinte interdite.

    Ainsi débute la nouvelle. Ensuite, c’est l’histoire de Li Xiao, une ancienne « ingénieure neuronale » qui a accidentellement perdu toute sa mémoire, et qui tente de la retrouver en explorant tranquillement ce fameux et effrayant « pays des souvenirs ».
    Une nouvelle kafkaïenne dans un monde kafkaïen

    Un récit qui se voulait « kafkaïen », référence, peut-être, à l’absurdité d’un tel endroit où les souvenirs s’évanouissent à peine le seuil en est franchi. L’exercice semble avoir convaincu, puisque la nouvelle a gagné le deuxième prix du concours de science fiction organisé par la Jiangsu Science Writers Association. La travail effectué par l’IA, qui a récolté 3 votes sur 6, concourait avec 17 autres histoires.

    Parmi le jury, un seul membre avait été informé du fait que le récit était le produit d’une intelligence artificielle. Un autre juge, qui a étudié en profondeur la création de contenu par IA, a déclaré avoir reconnu la plume d’un cerveau non-humain, et avoir d’emblée écarté ce récit qui n’était pas conforme aux règles du concours et « manquait d’émotion ».

    Shen Yang, de son côté, se réjouit : « C’est la première fois qu’une IA remporte un prix littéraire dans l’histoire de la littérature et de l’intelligence artificielle. » Il a déclaré vouloir partager au plus vite sa manière de faire pour que chacun puisse à son tour écrire de la bonne fiction assisté d’une IA.

    Dans le contexte actuel, il n’en fallait pas beaucoup plus pour créer du débat, alors que Clarkesworld, célèbre magazine de science fiction, interrompait en février dernier la reception de manuscrit, submergé par les textes produits par des entités non-humaines.

    Fu Ruchu, éditrice chinoise, s’interroge sur le futur de l’écriture de science-fiction, un genre qui selon elle s’intéresse de manière globale un peu moins au langage. Même si elle reconnait que le récit présenté par Shen Yang et son IA est bien construit et n’est pas dénué de logique, elle ajoute : « le rapport au langage dans cette nouvelle est très pauvre, il se pourrait qu’il s’appauvrit encore plus avec le temps. »

    #Intelligence_artificielle #Littérature #Science_fiction

  • Mort de Philippe Curval : plus qu’un Monsieur de la SF, une “Tronche”
    https://actualitte.com/article/112917/auteurs/mort-de-philippe-curval-plus-qu-un-monsieur-de-la-sf-une-tronche

    Né Philippe Tronche le 27 décembre 1929, l’écrivain, illustrateur, connu avant tout pour son œuvre de science-fiction débutée en 1956, #Philippe_Curval s’est éteint. Il aura parcouru son chemin en compagnie des surréalistes, côtoyant des écrivains célèbres tels que Boris Vian et Topor. En tant qu’auteur de classiques de la science-fiction et de romans qui défient toute catégorie, il se distingue comme un authentique observateur de son époque et des changements radicaux qu’elle a connus.


    https://lavolte.net/philippe-tronche-curval-est-decede
    https://www.actusf.com/detail-d-une-edition/2017-09-21-livre-on-est-bien-seuls-dans-l-univers
    #SF #science_fiction

  • Sécheresse, pas vraiment une dystopie.
    https://tagrawlaineqqiqi.wordpress.com/2023/07/19/secheresse-pas-vraiment-une-dystopie

    Il y a sans doute quelque chose d’un peu masochiste à lire Sécheresse maintenant que le réchauffement climatique la provoque partout pour de vrai, mais il y a surtout quelque chose de fascinant au fait que J. G. Ballard se soit dit en 1964, à une époque où personne ne parlait du dit réchauffement et […]

    #Bibliothèque #littérature #lecture #livre
    https://0.gravatar.com/avatar/cd5bf583a4f6b14e8793f123f6473b33bb560651f18847079e51b3bcad719755?s=96&d=

  • Give Every AI a Soul—or Else | WIRED
    https://www.wired.com/story/give-every-ai-a-soul-or-else

    Quand on demande aux auteurs de science fiction d’imaginer des formes de régulation, on tombe parfois sur des idées étranges... qui viennent certainement de la conception d’IA comme des entités « human-like », non pas comme chaque humain (sentient et ayant un corps - quoique ce dernier point est évoqué pour les IA aussi) mais comme les civilisations d’humains qui s’auto-contrôlent.

    Why this sudden wave of concern? Amid the toppling of many clichéd assumptions, we’ve learned that so-called Turing tests are irrelevant, providing no insight at all into whether generative large language models—GLLMs or “gollems”—are actually sapient beings. They will feign personhood, convincingly, long before there’s anything or anyone “under the skull.”

    Anyway, that distinction now appears less pressing than questions of good or bad—or potentially lethal—behavior.

    This essay is adapted from David Brin’s nonfiction book in progress, Soul on Ai.

    Some remain hopeful that a merging of organic and cybernetic talents will lead to what Reid Hoffman and Marc Andreesen have separately called “amplification intelligence.” Or else we might stumble into lucky synergy with Richard Brautigan’s “machines of loving grace.” But worriers appear to be vastly more numerous, including many elite founders of a new Center for AI Safety who fret about rogue AI misbehaviors, from irksome all the way to “existentially” threatening human survival.

    Some short-term remedies, like citizen-protection regulations recently passed by the European Union, might help, or at least offer reassurance. Tech pundit Yuval Noah Harari proposed a law that any work done by gollems or other AI must be so labeled. Others recommend heightened punishments for any crime that’s committed with the aid of AI, as with a firearm. Of course, these are mere temporary palliatives.

    Un peu de SF...

    By individuation I mean that each AI entity (he/she/they/ae/wae) must have what author Vernor Vinge, way back in 1981, called a true name and an address in the real world. As with every other kind of elite, these mighty beings must say, “I am me. This is my ID and home-root. And yes, I did that.”

    Hence, I propose a new AI format for consideration: We should urgently incentivize AI entities to coalesce into discretely defined, separated individuals of relatively equal competitive strength.

    Each such entity would benefit from having an identifiable true name or registration ID, plus a physical “home” for an operational-referential kernel. (Possibly “soul”?) And thereupon, they would be incentivized to compete for rewards. Especially for detecting and denouncing those of their peers who behave in ways we deem insalubrious. And those behaviors do not even have to be defined in advance, as most AI mavens and regulators and politicians now demand.

    Not only does this approach farm out enforcement to entities who are inherently better capable of detecting and denouncing each other’s problems or misdeeds. The method has another, added advantage. It might continue to function, even as these competing entities get smarter and smarter, long after the regulatory tools used by organic humans—and prescribed now by most AI experts—lose all ability to keep up.

    Putting it differently, if none of us organics can keep up with the programs, then how about we recruit entities who inherently can keep up? Because the watchers are made of the same stuff as the watched.

    Personally, I am skeptical that a purely regulatory approach would work, all by itself. First because regulations require focus, widely shared political attention, and consensus to enact, followed by implementation at the pace of organic human institutions—a sloth/snail rate, by the view of rapidly adapting cybernetic beings. Regulations can also be stymied by the “free-rider problem”—nations, corporations, and individuals (organic or otherwise) who see personal advantage in opting out of inconvenient cooperation.

    There is another problem with any version of individuation that is entirely based on some ID code: It can be spoofed. If not now, then by the next generation of cybernetic scoundrels, or the next.

    I see two possible solutions. First, establish ID on a blockchain ledger. That is very much the modern, with-it approach, and it does seem secure in theory. Only that’s the rub. It seems secure according to our present set of human-parsed theories. Theories that AI entities might surpass to a degree that leaves us cluelessly floundering.

    Another solution: A version of “registration” that’s inherently harder to fool would require AI entities with capabilities above a certain level to have their trust-ID or individuation be anchored in physical reality. I envision—and note: I am a physicist by training, not a cyberneticist—an agreement that all higher-level AI entities who seek trust should maintain a Soul Kernel (SK) in a specific piece of hardware memory, within what we quaintly used to call a particular “computer.”

    Yes, I know it seems old-fashioned to demand that instantiation of a program be restricted to a specific locale. And so, I am not doing that! Indeed, a vast portion, even a great majority, of a cyber entity’s operations may take place in far-dispersed locations of work or play, just as a human being’s attention may not be aimed within their own organic brain, but at a distant hand, or tool. So? The purpose of a program’s Soul Kernel is similar to the driver’s license in your wallet. It can be interrogated in order to prove that you are you.

    Again, the key thing I seek from individuation is not for all AI entities to be ruled by some central agency, or by mollusk-slow human laws. Rather, I want these new kinds of über-minds encouraged and empowered to hold each other accountable, the way we already (albeit imperfectly) do. By sniffing at each other’s operations and schemes, then motivated to tattle or denounce when they spot bad stuff. A definition that might readjust to changing times, but that would at least keep getting input from organic-biological humanity.

    Especially, they would feel incentives to denounce entities who refuse proper ID.

    If the right incentives are in place—say, rewards for whistle-blowing that grant more memory or processing power, or access to physical resources, when some bad thing is stopped—then this kind of accountability rivalry just might keep pace, even as AI entities keep getting smarter and smarter. No bureaucratic agency could keep up at that point. But rivalry among them—tattling by equals—might.

    Above all, perhaps those super-genius programs will realize it is in their own best interest to maintain a competitively accountable system, like the one that made ours the most successful of all human civilizations. One that evades both chaos and the wretched trap of monolithic power by kings or priesthoods … or corporate oligarchs … or Skynet monsters. The only civilization that, after millennia of dismally stupid rule by moronically narrow-minded centralized regimes, finally dispersed creativity and freedom and accountability widely enough to become truly inventive.

    David Brin is an astrophysicist whose international best-selling novels include The Postman, Earth, Existence, and Hugo Award winners Startide Rising and The Uplift War. He consults for NASA, companies, agencies, and nonprofits about the onrushing future. Brin’s first nonfiction book, The Transparent Society, won the Freedom of Speech Award. His new one is Vivid Tomorrows : Science Fiction and Hollywood.

    #Intelligence_artificielle #Individuation #Science_fiction #Régulation

  • “Ce qui nous rend humains” : la science-fiction de Liu Cixin
    https://actualitte.com/article/105418/edition/ce-qui-nous-rend-humains-la-science-fiction-de-liu-cixin

    Bien évidemment, comme tout amateur de SF, j’ai adoré la trilogie de Liu Cixin... mais j’ai fini complètement déprimé par les futurs qu’elle nous propose. Voici que cet univers va paraître en BD.

    « La science-fiction véhicule fréquemment des idéaux humanistes et des aspirations partagées », écrit le romancier chinois Liu Cixin. Et comment ne pas le rejoindre ? C’est avec cette perspective que les éditions Delcourt ont lancé la collection Les Futurs de Liu Cixin. Aujourd’hui, Corinne Bertrand, qui la dirige, nous raconte le projet éditorial, autant que la plongée dans ces avenirs…

    #Science_fiction #Liu_Cixin

  • Fahrenheit 451 Full Text - Google Docs
    https://docs.google.com/document/d/19RYtY-dvWJJy--I5yZtlqllRMmkOWLZSA_41DzGVzF0/edit?usp=embed_facebook

    Fahrenheit 451 — Wikipédia
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Fahrenheit_451

    Fahrenheit 451 est un roman d’anticipation dystopique1 de Ray Bradbury publié en 1953 aux États-Unis chez l’éditeur Ballantine Books. Il paraît en France en 1955 aux éditions Denoël dans la collection Présence du futur. Le livre a obtenu le prix Hugo du meilleur roman 1954.

    Le titre fait référence au point d’auto-inflammation, en degrés Fahrenheit, du papier. Cette température équivaut à 232,8 °C.
    ...
    Titre original Fahrenheit 451
    Réalisation François Truffaut
    Scénario François Truffaut
    Jean-Louis Richard
    adapté du roman éponyme de Ray Bradbury
    Musique Bernard Herrmann
    Acteurs principaux
    Oskar Werner
    Julie Christie
    Cyril Cusack

    Pays d’origine Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni
    Genre Science-fiction
    Durée 112 minutes
    Sortie 1966

    #science_fiction #censure #in_english

  • Quand l’armée engage des auteurs de science-fiction pour imaginer les menaces du futur
    https://www.lemonde.fr/culture/article/2021/07/07/quand-l-armee-engage-des-auteurs-de-science-fiction-pour-imaginer-les-menace

    Le problème du "saut temporel, c’est qu’il fait fi des débats, pratiques, affrontement partiels qui accompagnent la création d’une situation donnée. Ce monde réel fait la différence avec la SF comme roman.
    Le scénario des « safe sphères » est une pale reproduction des articles anxiogènes sur les médias sociaux... sans tenir compte de l’effet des travaux universitaires contre les monopoles de la pensée numérique, tels qu’on les voit se déployer aujourd’hui après plusieurs années de dénonciation argumentée.
    Tirer des tendances fait de bons bouquins... mais pas forcément de la bonne futurologie dans un monde complexe. Et notre monde est complexe.

    Efficaces pour limiter les conflits entre communautés, puisque tout citoyen vit à l’abri de ce qui pourrait le heurter, ces « safe spheres » (littéralement, « sphères sûres ») ont fini par provoquer une fragmentation du corps social, encouragée par certaines puissances politiques. A commencer par la Grande Mongolie, issue d’une scission politique de la Chine et très portée sur la manipulation pour parvenir à dominer la planète. Tandis que la Grandislande se désagrège peu à peu, l’armée française décide d’exfiltrer ses ressortissants, ce qui n’est pas une mince affaire : 200 000 Français vivent dans ce pays très déréglementé, beaucoup d’entre eux soumis aux safe spheres et perméables à toutes sortes de « fake news », qui menacent de contaminer les militaires français eux-mêmes. Mais comment désactiver ces prisons cognitives, dans un Etat qui n’assure plus sa mission et où l’essentiel de la vie passe par ces bulles, y compris les données de santé ou administratives ?
    Article réservé à nos abonnés Lire aussi Se faire servir un cocktail par une pieuvre ou ouvrir un casino : le « métavers », univers virtuel de tous les possibles

    Réponse à partir du 8 juillet, sur le site Redteamdefense.org. Où l’on verra, bien sûr, que ce monde horrifique n’existe pas encore, même s’il est facile d’en distinguer quelques prémices dans le nôtre. Une fable, donc, mais pas sortie, comme on pourrait le croire, du cerveau d’un seul auteur de science-fiction (SF). Intitulé « Chronique d’une mort culturelle annoncée », ce scénario ne prétend d’ailleurs pas être une œuvre littéraire : il s’agit en fait d’une commande de l’armée française, mise en mots et en images par un groupe d’écrivains, scénaristes, illustrateurs et graphistes civils, dont certains bien connus dans leur domaine, comme Laurent Genefort, Xavier Mauméjean, DOA, le scénariste et coloriste Xavier Dorison ou le dessinateur et scénographe belge François Schuiten. La Red Team, c’est son nom, résulte d’une collaboration innovante entre le ministère des armées, l’université Paris sciences & lettres (PSL) et une grosse dizaine de créateurs – le chiffre exact n’est pas communiqué –, dont certains préfèrent garder l’anonymat.

    #Science_fiction #Red_Team #SF #Militarisme #Culture_numérique

  • Bouclier défensif, réalité communautaire... Les scénarios de la Red Team dévoilés
    https://actualitte.com/article/101307/auteurs/bouclier-defensif-realite-communautaire-les-scenarios-de-la-red-team-dev

    En juillet 2019, le ministère des Armées avait lancé une mobilisation d’écrivains et autres créatifs, appelés sous les drapeaux pour rejoindre une « Red Team ». L’objectif : faire dans la prospective pour aider l’armée française à innover, en imaginant des situations hypothétiques, certes, mais crédibles. Les deux scénarios sont désormais en ligne.

    Pas si crédibles que ça. La politique est complètement évacuée. Les aspirations communes également. Les membres des sociétés sont décrits comme incapables d’agir indépendamment de la présence des armées qui représentent le seul point stable de l’univers. Ce qui marche dans les récits de SF, forcément archétypiques, ne peut se confronter à un réel complexe. Cela remet en question l’exercice lui-même.

    #Science_fiction #Red_Team #SF #Militarisme #Culture_numérique

  • Aux États-Unis, un timbre pour rendre hommage à Ursula K. Le Guin
    https://actualitte.com/article/98437/insolite/aux-etats-unis-un-timbre-pour-rendre-hommage-a-ursula-k-le-guin

    Ursula K. Le Guin, décédée le 22 janvier 2018, reste considérée comme l’une des plus importantes autrices de science-fiction américaines. Depuis les années 1960, ses nouvelles, romans et essais font le bonheur des amateurs, avec des thématiques et des points de vue atypiques. Le service postal américain, au troisième anniversaire de sa disparition, lui rend hommage avec un timbre spécial.

    #Science_fiction

    • la fille feu follet de Ursula K. Le Guin éditions Goater
      http://www.editions-goater.org/livre/la-fille-feu-follet

      La fille feu follet (titre original The wild girls) est le titre d’une longue nouvelle publiée pour la première fois en 2002 dans Asimov Science Fiction Magazine. Le texte a été révisé pour cette présente édition.
      Capturée par des hommes de la Couronne, deux fillettes devenues esclaves découvrent le monde et le système social de la Cité avec la Couronne, le Peuple-poussière et les Racines. Un récit légendaire dans la belle tradition des contes de Terremer.
      Ce texte est suivi de deux essais : l’un de 2008 dont c’est la première publication en livre, « Lire sans s’endormir ». Et l’autre complètement inédit sur la « modestie ».
      Le recueil comporte également quatre poèmes de cette grande autrice ainsi que la traditionnelle interview d’Ursula K. Le Guin menée par Terry Bisson.
      La fille feu follet (The Wild girls) a reçu le prix des lecteurs de Locus et celui des lecteurs d’Asimov’s science fiction magazine en 2003.
      Traduit de l’anglais (américain) par Nardjes Benkhadda
      Couverture de Pierre Bunk

    • De l’autre côté des mots
      https://www.editions-actusf.fr/a/collectif/de-l-autre-cote-des-mots
      https://images.weserv.nl/?url=https%3A%2F%2Fmedia.biblys.fr%2F%2Fbook%2F57%2F73657.jpg%3Fv%3D2&

      Ursula K. Le Guin est une autrice majeure du monde de la science fiction et de la fantasy. Elle a laissé des chefs d’oeuvres comme La Main Gauche de la Nuit, Les Dépossédés ou Le Nom du monde est Forêt. Elle a aussi laissé son empreinte sur les littératures de l’imaginaire et au-delà en explorant des thématiques ethnologiques, féministes, politiques, anarchistes, psychologiques ou sociétaux.

      De l’autre côté des mots cherche à lui rendre hommage, dans une #monographie qui explore son oeuvre à travers des articles, des interviews et des essais, afin de découvrir qui elle était et de décrypter son influence qui perdure de nos jours.

      à paraître en septembre

    • Music and Poetry of the Kesh par Ursula K. Le Guin & Todd Barton
      https://ursulakleguintoddbarton.bandcamp.com

      Music and Poetry of the Kesh is the documentation of an invented Pacific Coast peoples from a far distant time, and the soundtrack of famed science fiction author, Ursula K. Le Guin’s Always Coming Home. In the novel, the story of Stone Telling, a young woman of the Kesh, is woven within a larger anthropological folklore and fantasy.

      The ways of the Kesh were originally presented in 1985 as a five hundred plus page book accompanied with illustrations of instruments and tools, maps, a glossary of terms, recipes, poems, an alphabet (Le Guin’s conlang, so she could write non-English lyrics), and with early editions, a cassette of “field recordings” and indigenous song. Le Guin wanted to hear the people she’d imagined; she embarked on an elaborate process with her friend Todd Barton to invoke their spirit and tradition.

  • Lire en ligne - Livres sur internet gratuits - Jules VERNE
    https://lirenligne.net/auteur/Jules%20VERNE/81

    66 oeuvres disponibles

    Autour de la lune
    Bourses de voyage
    César Cascabel
    Cinq semaines en ballon
    Claudius Bombarnac
    Clovis Dardentor
    De la terre à la lune
    Deux ans de vacances
    Docteur Ox et autres nouvelles
    Face au drapeau
    Famille-sans-nom
    Frrit-flacc
    Gil Braltar
    Hector Servadac
    Hier et demain
    Kéraban le têtu
    L’archipel en feu
    L’école des Robinsons
    L’épave du Cynthia
    L’étoile du sud
    L’étonnante aventure de la mission Barsac
    L’île à hélice
    L’île mystérieuse
    L’invasion de la mer
    La chasse au météore
    La jaganda
    La maison à vapeur
    Le chancellor
    Le château des Carpathes
    Le chemin de France
    Le comte de Chanteleine
    Le pays des fourrures
    Le phare du bout de monde
    Le pilote du Danube
    Le rayon vert
    Le secret de Wilhelm Storitz
    Le sphinx des glaces
    Le superbe Orénoque
    Le testament d’un excentrique
    Le tour du monde en quatre-vingts jours
    Le village aérien
    Les cinq cents millions de la bégum
    Les enfants du capitaine Grant
    Les forceurs du blocus
    Les frères Kip
    Les histoires de Jean-Marie Cabidoulin
    Les Indes noires
    Les naufragés du Jonathan
    Les révoltés de la Bounty
    Les tribulations d’un chinois en Chine
    Maître du monde
    Mathias Sandorf
    Michel Strogoff
    Mirifiques aventures de maître Antifer
    Mistress Branican
    Nord contre sud
    P’tit-bonhomme
    Robur le conquérant
    Sans dessus dessous
    Un billet de loterie
    Un capitaine de quinze ans
    Un drame au Mexique
    Une ville flottante
    Vingt mille lieues sous les mers
    Voyage au centre de la terre
    Voyages et aventures du capitaine Hatteras

    #littérature #science_fiction #domaine_public

  • L’armée française recrute des écrivains de science-fiction, pour prédire les scénarios du futur. Ça s’appelle la #RedTeam.

    « La RED TEAM vous attend pour sa présentation officielle au Digital Forum Innovation Défense le vendredi 4 décembre à 14h.
    Pour les inscriptions, cliquez ici
    Découvrir le concept »

    La vidéo de présentation : https://vimeo.com/482760785

    Un résumé par le Point : https://www.lepoint.fr/high-tech-internet/qui-sont-les-dix-auteurs-de-sf-de-la-red-team-du-ministere-des-armees-04-12-

    #armée #prospective #science_fiction