• DÉSARMER LE CAPITALISME : LE POUVOIR CACHÉ DES COOPÉRATIVES. - YouTube
    ▻https://www.youtube.com/watch?v=TDL5swineC0

    Faire coopérative contre le capitalisme : une économie de résistance
    C’est tout le défi de l’économie sociale et solidaire. Véritable pan de l’économie française, ce modèle reste pourtant largement méconnu.
    Une entreprise qui ne cherche pas à maximiser le profit, dont l’outil de travail appartient à ses sociétaires et est gouverné par celles et ceux qui y travaillent, peut-elle survivre et résister face à un libéralisme toujours plus exacerbé ?
    Les coopératives proposent une autre répartition du pouvoir et de la valeur. Elles permettent aux travailleurs de reprendre leur outil de travail et de résister à la mainmise des actionnaires sur les richesses produites par les salariés.
    Mais ce modèle n’échappe pas aux contradictions. Gouvernance démocratique, rapports de pouvoir, pérennité économique, accès au financement, mépris de l’État : les défis sont nombreux. Les coopératives peuvent-elles changer l’économie de l’intérieur ou sont-elles condamnées à rester des exceptions dans un système dominé par la logique du profit ?
    Nous en parlons avec Chahin Faïq, secrétaire général des Licoornes, l’alliance de 16 coopératives françaises qui défend une autre manière d’entreprendre, de produire et de partager la valeur.

    #capitalisme #ess #économie #économie_sociale_solidaire #coopératives #scop

  • #Devoir_de_vigilance : #TotalEnergies condamnée à prévenir les #risques_climatiques liés à l’utilisation de ses #carburants

    Dans un #jugement qui fera date, la justice a estimé que la multinationale pétrogazière manque à son devoir de vigilance tant qu’elle n’intègre pas mieux les conséquences climatiques de ses activités. Les juges lui donnent six mois pour décrire et prévenir les #risques liés à la combustion des énergies fossiles qu’elle extrait, ce qu’elle a toujours refusé de faire.

    En pleine canicule, TotalEnergies se prend une douche froide ! Ce jeudi, le géant français des énergies fossiles a été condamné par le tribunal judiciaire de Paris pour manquement à son devoir de vigilance climatique, dans un contentieux qui l’opposait depuis 2020 à plusieurs ONG (Notre Affaire à tous, Sherpa, France nature environnement) et à la Ville de Paris.

    Après y avoir consacré deux jours d’audience en février – un délai hors normes pour ce genre d’affaire –, le tribunal vient de donner raison aux quatre requérantes dans leur interprétation du devoir de vigilance, tel qu’instauré en mars 2017 par la loi du même nom.

    Pour la première fois, le juge reconnaît notamment que la prévention des « atteintes graves » aux humains et à l’environnement qui incombe à la multinationale doit également prendre en compte les risques climatiques liés à ses activités.

    Plus important encore, il ajoute que cette #responsabilité_climatique s’étend non seulement à ses émissions directes – liées au fonctionnement de ses propres installations – mais aussi indirectes (scope 3), c’est-à-dire à la combustion des produits pétroliers et gaziers qu’elle extrait et met sur le marché.

    90% des émissions « oubliées » par TotalEnergies

    Jusqu’ici, TotalEnergies a toujours vivement refusé d’intégrer les #émissions de #scope_3 à son plan de vigilance, arguant qu’elles étaient de la seule responsabilité de ses client·es. Elles ont pourtant représenté 90% de ses émissions en 2024, sur un total (scopes 1, 2 et 3) de 376 millions de tonnes de CO2 équivalent, selon l’entreprise.

    Pour le tribunal, TotalEnergies est au contraire bien « en mesure d’exercer une #influence » sur ces émissions qui font « partie des incidences négatives résultant de la propre activité du groupe ». « Il n’est pas contesté que l’extraction du pétrole ou du gaz est destiné à être mis sur le marché et à être consommé [sic] », cingle-t-il dans sa décision, insistant sur le « #lien_de_causalité très fort qui existe entre l’extraction du #pétrole et sa combustion, et partant, des émissions de gaz à effet de serre ».

    En conséquence, le tribunal donne six mois à la société pour compléter son plan de vigilance « en ajoutant les émissions de gaz à effet de serre de scope 3 dans la cartographie des risques et les mesures les concernant ». « C’est fondamental », insiste Sébastien Mabile, avocat des requérant·es. « Si TotalEnergies doit prendre en compte le scope 3, toutes les entreprises soumises au devoir de vigilance vont être tenues de le faire aussi », se félicite-t-il.

    Le juge donne rendez-vous à l’entreprise le 21 janvier 2027 pour vérifier la teneur des mesures mises en œuvre. Si elles sont jugées insuffisantes, le tribunal pourra prononcer une nouvelle condamnation.

    ▻https://vert.eco/energie/devoir-de-vigilance-totalenergies-condamnee-a-prevenir-les-risques-climatiques
    #justice #condamnation #industrie_du_pétrole #énergies_fossiles #énergie

  • #Duralex : et si les citoyens sauvaient nos usines ?

    En 2025, l’entreprise iconique française a réussi à récolter 20 millions d’euros auprès de 13 467 investisseurs intéressés par « moderniser son outil industriel et rayonner à l’international ». Que dit cet engouement pour soutenir cette société coopérative de production (#SCOP) via une campagne de #crowdfunding ?

    Le 3 novembre dernier, la France se réveille avec une nouvelle inattendue : une campagne de crowdfunding est lancée par Duralex. Cette levée de fonds dépasse toutes les attentes. Alors que l’objectif initial était de 5 millions d’euros, en 48 heures 20 millions d’euros d’intentions sont récoltés.

    La campagne, visait une levée destinée à moderniser l’usine et développer de nouveaux produits. En quarante-huit heures, les intentions d’investissement atteignent près de quatre fois l’objectif, portées par plus de vingt mille personnes et un ticket moyen avoisinant neuf cents euros. Devant cet afflux inédit, la société #coopérative de production (SCOP) a dû plafonner les participations pour permettre au plus grand nombre de contribuer. Il s’agit d’un véritable raz-de-marée citoyen.

    Comment une entreprise en crise, reprise par ses salariés, a-t-elle réussi à fédérer des dizaines de milliers de citoyens ? Que révèle cet engouement sur notre rapport à l’#industrie, au territoire et à l’économie locale ? Alors que les délocalisations et fermetures d’usines rythment régulièrement l’actualité, Duralex démontre qu’une voie #alternative est possible.

    Si nous avons étudié la transformation de la société Duralex et son passage au statut de société coopérative de production (SCOP), nous décryptons ici les enseignements de cette levée de fonds historique.

    Quel est ton âge ?

    L’effet made in France joue à plein. Soutenir Duralex, c’est défendre une production locale et un secteur emblématique du verre. À cela s’ajoute la transparence de l’entreprise, qui communique en temps réel sur l’utilisation des fonds – qu’il s’agisse de la modernisation des fours, de l’innovation ou de la formation.

    L’#émotion fait le reste. Sauver Duralex, c’est sauver une part de notre patrimoine industriel. Il y a beaucoup d’affects avec cette marque qui a marqué des générations d’enfants. « Quel est ton âge ? » était le jeu préféré dans les cantines grâce aux verres Duralex.

    Peu de campagnes industrielles ont atteint de tels montants ; Duralex rejoint le cercle très restreint des réussites comparables à celles de certaines SCOP comme le spécialiste de la laine Bergère de France il y a un an.

    Cette #mobilisation est révélatrice de la volonté d’adhérer à un projet commun, presque un rêve partagé. Les consommateurs ne se contentent plus d’acheter : ils investissent dans des projets porteurs de sens et se projettent dans l’image renvoyée par Duralex. En témoignent les chiffres du crowdfunding en France.

    La défiance envers les grands groupes, alimentée par les délocalisations et les scandales industriels, renforce la volonté de soutenir des alternatives. L’attachement au #territoire joue également un rôle déterminant. Les Français aspirent à des entreprises ancrées, transparentes et dotées d’une histoire à laquelle ils peuvent s’identifier.

    D’après une étude (Ipsos), 54 % des Français, soit environ 26 millions de personnes, déclarent avoir un lien de proximité avec l’industrie. Ce chiffre illustre l’ancrage fort de ce secteur dans le quotidien des citoyens, qu’il s’agisse de relations familiales ou sociales.

    Comme nous l’avions souligné dans notre étude de cas sur Duralex, la légitimité des dirigeants n’est plus conférée par un organigramme. Elle s’est construite collectivement à travers la confiance, la transparence et la capacité à embarquer les équipes dans un projet commun qui est presque devenu un projet sociétal au sens large.

    Les salariés, désormais actionnaires majoritaires, deviennent des parties prenantes actives de la #gouvernance.

    Concurrence chinoise, gouvernance et facture énergétique

    Les défis restent nombreux. L’argent ne suffira pas à garantir la réussite. La concurrence chinoise continue de peser, avec des coûts de production plus bas. Les prix à la production en Chine ont baissé de 2,2 % en glissement annuel en novembre 2025.

    La facture énergétique demeure une vulnérabilité majeure, malgré les efforts réalisés pour la maîtriser.

    La gouvernance représente également un enjeu. Gérer une SCOP de 228 actionnaires est un exercice quotidien d’équilibre et de dialogue. Le principe de la SCOP « un homme, une voix » nécessite un dialogue social réinventé et un mode de gestion collaboratif.

    Les fonds permettront certes de lancer une nouvelle gamme de #verres écoconçus, mais le véritable test sera de convaincre les distributeurs d’accorder une place en rayon à ces produits face au low-cost asiatique. Un pas a déjà été fait en ce sens avec des actions marketing : diversification de la gamme, vente en ligne, corner au bon marché rive gauche… L’entreprise a très vite compris les défis imposés par une #concurrence acerbe.

    L’industrie de demain

    Duralex s’impose comme un laboratoire potentiel de l’#industrie_de_demain.

    Son modèle associant SCOP et crowdfunding pourrait inspirer d’autres PME dotées d’un fort #capital_sympathie. Pour les pouvoirs publics, l’expérience souligne l’importance de faciliter les reprises en SCOP, notamment en simplifiant les démarches et en proposant des formations.

    Le statut de SCOP implique que les salariés investissent dans l’entreprise, ce qui fait peser le risque entrepreneurial sur leurs épaules. Cela peut mettre en péril un bassin d’emploi, des familles… Autre point et non des moindres, les salariés n’ont pas nécessairement la formation ou les compétences nécessaires pour affronter le monde des affaires.

    Pour les consommateurs, elle rappelle que le #made_in_France a un coût, mais qu’il crée de la valeur locale en préservant des #emplois et des #savoir-faire. La capacité à réformer son #modèle_commercial (vente en ligne, magasin..) A permis de séduire de nouveaux marchés.

    Duralex montre que l’industrie française peut rebondir grâce à l’#innovation, la #transparence et l’#intelligence_collective. Reste à savoir si ce modèle est transposable à d’autres secteurs. Une certitude : les citoyens se disent prêts à jouer leur rôle.

    Bien que l’entreprise #Brandt ait proposé comme alternative à la liquidation, le passage en SCOP et malgré l’aval du gouvernement pour ce statut salvateur, le tribunal de Nanterre a malheureusement préféré sceller le destin du groupe le 11 décembre dernier. Peut-être, demain d’autres usines en difficulté pourront-elles suivre la voie de Duralex qui a déjà prouvé qu’un pari fou pouvait inspirer tout un pays.

    ▻https://theconversation.com/duralex-et-si-les-citoyens-sauvaient-nos-usines-270379

  • Un grand pas de plus vers la science ouverte

    A partir du 1er janvier 2026, le #CNRS coupera l’accès à l’une des plus importantes bases bibliométriques commerciales : le #Web_of_Science de #Clarivate_Analytics ainsi que les #Core_Collection et #Journal_Citation_Reports.

    ▻https://journals.openedition.org/cybergeo/42519

    #science_ouverte #édition_scientifique #revues_prédatrices #résistance #WOS #Elsevier #Scopus #ESR #science #recherche #publications_scientifiques

    –-

    ajouté à la #métaliste sur la #publication_scientifique* :
    ►https://seenthis.net/messages/1036396

  • #scopare in #provincia
    ▻https://scomodo.org/scopare-in-provincia

    Dalle prime volte nei sedili posteriori delle auto ai tabù imposti dalle comunità chiuse, passando per la difficoltà di essere queer in un contesto in cui il controllo sociale pesa più della libertà individuale. Scopare in provincia è una raccolta di #racconti di persone Under 25 che parla di sesso e di come lo possiamo […] L’articolo Scopare in provincia proviene da Scomodo.

    #Narrativa #Nucleo #Nucleo_Femminismi #amore

  • La droite imite Trump et attaque l’#ESS

    Si jusqu’à présent seul le Rassemblement national constituait une menace pour l’économie sociale et solidaire (ESS), le consensus républicain l’entourant semble s’éroder depuis la dissolution de l’Assemblée nationale.

    En région #Auvergne-Rhône-Alpes, le précédent président et actuel président du groupe dit de « La Droite républicaine » à l’Assemblée nationale, #Laurent_Wauquiez s’était surtout illustré par l’affaire du « Dîner des Sommets » à 180 000 euros, des déjeuners coûteux et des sondages en série.

    Il a ouvert le feu en début d’année en supprimant la totalité de sa #subvention à la #Chambre_régionale_de_l’ESS (#Cress), soit 230 000 euros et un quart de son #budget. Et ce au mépris de la #loi qui prévoit que la région, en partenariat avec l’Etat, doit conclure une #convention_d’agrément avec celle-ci afin qu’elle puisse mettre en œuvre les missions qui lui sont confiées.

    C’est une atteinte plus grave encore aux #libertés_associatives que sept députés Les Républicains (LR) viennent de commettre en proposant la triple #suppression du #Conseil_supérieur_de_l’ESS, une instance consultative placée auprès de Bercy dont les membres sont bénévoles, les Cress dont le budget alloué par l’Etat n’est en moyenne que de 80 000 euros, et ESS France qui représente l’ensemble des mouvements de l’ESS dont la subvention de 500 000 euros pèse bien peu en comparaison des soutiens de l’Etat à hauteur de 600 millions d’euros pour les Chambres de commerce et d’industrie (CCI) et de 250 millions d’euros pour les Chambres des métiers et de l’artisanat (CMA).

    Une atteinte aux libertés associatives

    La suppression des Cress comme d’#ESS_France n’est par ailleurs pas du ressort de l’Assemblée nationale car, si leurs missions sont organisées par la loi, elles sont constituées en associations. Leur suppression par la loi serait donc une #répression de la #société_civile sans équivalent depuis la guerre.

    Ces #amendements, déposés dans le cadre de l’examen du #projet_de_loi de #simplification_de_la_vie_économique, ont heureusement été rejetés en commission. Ils ont cependant de quoi étonner, tant parce qu’ils peuvent difficilement prétendre à la résorption des déficits de l’Etat au regard des montants engagés, que parce qu’ils se font sans considération de la ministre en charge de l’ESS, Véronique Louwagie, pourtant issue du groupe de La Droite républicaine.

    Excès de zèle ? Simple cafouillage ? Ou début de fronde chez Les Républicains ? Le président d’ESS France, Benoit Hamon, pointe à juste titre que cette initiative relève de la « #post-vérité » digne de Donald Trump ou d’Elon Musk puisque le chiffre avancé d’un #coût de fonctionnement de 15,6 millions d’euros d’ESS France est totalement faux et grotesque. Son budget n’est que de 2 millions d’euros.

    Certes l’ESS a le plus souvent été soutenue par des gouvernements de gauche depuis son institutionnalisation par Michel Rocard en 1981 (création d’une délégation interministérielle et d’un Institut de développement de l’économie sociale, intégration au Plan, adoption d’une loi, etc.). Mais jusqu’à présent elle a toujours fait l’objet d’un consensus transpartisan en raison de sa participation à l’#intérêt_général.

    La IIIe République elle-même, pour renforcer sa légitimité sociale après avoir éloigné le risque d’une restauration monarchique, s’est beaucoup reposée sur l’économie sociale dans la conception et la mise en œuvre de ses politiques de solidarité.

    Le 3 mars dernier, la ministre Véronique Louwagie, annonçant devant le Conseil supérieur l’élaboration d’une stratégie nationale de l’ESS, soulignait que celle-ci ne devait pas être celle « d’un gouvernement ou d’un camp politique : elle doit être celle de notre pays ».

    L’ESS : un enjeu européen

    Cette stratégie est en effet exigée par l’Europe. Chaque Etat membre doit s’en doter d’ici la fin de l’année. Alors que la France et les pays latins sont souvent apparus isolés en matière d’ESS sur le vieux continent, cette politique bénéficie aujourd’hui d’une assise plus large grâce au soutien en particulier de l’Allemagne et de la Pologne.

    Cette orientation résiste à la vague conservatrice des dernières élections européennes, puisqu’il y a toujours une commissaire qui doit appliquer le plan d’action en faveur de l’économie sociale, la roumaine Roxana Minzatu, ainsi qu’un intergroupe dédié au Parlement européen.

    Des craintes existent aujourd’hui au niveau européen de ne considérer l’ESS que comme une économie réparatrice, cantonnée aux politiques de l’emploi alors qu’elle est parvenue ces dernières années à être reconnue par la Commission européenne comme l’un des quatorze écosystèmes industriels européens.

    A l’heure où la #souveraineté_industrielle est mise à l’agenda, elle pourrait prétendre à une place plus importante en Europe. N’obéissant pas aux diktats financiers, les emplois de l’ESS sont le plus souvent des emplois non délocalisables. Les entreprises détenues par leurs salariés, à l’image des sociétés #coopératives et participatives (#Scop), survivent par ailleurs plus longtemps et ont une meilleure #productivité.

    L’ESS pourrait même contribuer à réconcilier l’exigence de #compétitivité avec la #transition_écologique. C’est ce que démontre un rapport d’experts européens sur les clusters d’innovation sociale et écologique (▻https://www.lelabo-ess.org/system/files/inline-files/ET0621205FRN.fr%20%282%29.pdf) qui, à l’instar des #pôles_territoriaux_de_coopération_économique (#PTCE) en France, regroupent une diversité de parties prenantes (ESS, entreprises, société civile, pouvoirs publics, enseignement et recherche) pour « améliorer la prospérité et la régénération économique, écologique et sociétale locale en facilitant la coopération, la mise en commun des ressources et le renforcement des capacités d’innovation ».

    Ainsi, plutôt que de chercher à détruire l’écosystème de l’ESS sous couvert de #simplification, les représentants de la nation devraient au contraire le renforcer. Une solution simple et sans surcoût serait de réorienter vers les Cress une part de la taxe parafiscale1 attribuée aux CCI et aux CMA correspondant aux contributions des organisations de l’ESS. Aux élus de retrouver leur boussole républicaine.

    ▻https://www.alternatives-economiques.fr/timothee-duverger/imite-trump-attaque-less/00114509
    #économie_sociale_et_solidaire #France #attaque

  • POLLINIS remporte un procès majeur pour la transparence de l’UE - Pollinis
    ▻https://www.pollinis.org/publications/pollinis-remporte-proces-majeur-pour-transparence-ue

    Ce jeudi 16 janvier 2025, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a finalement donné raison à POLLINIS dans son procès contre la Commission européenne. Cette dernière ne peut désormais plus refuser l’accès – sans en justifier dans le détail les raisons – aux documents listant les positions des États membres sur la régulation des pesticides en Europe.

    sans en justifier dans le détail les raisons ,tout est là. On peut imaginer que le #secret_des_affaires sera une justification bien pratique.
    #pesticides #agrochimie #scopaff

  • #Bergère_de_France : la #filature de #laine reprise par ses salariés

    Le salon Made in France ouvre ses portes le 8 novembre 2024. 100 000 visiteurs sont attendus, l’occasion de découvrir des produits locaux et des entreprises symboles du savoir-faire français. Parmi ces marques : Bergère de France, l’incontrounable du secteur de la laine.

    Dans une mercerie parisienne, Chantal Berchot vend des pelotes de laine depuis plus de 45 ans. Aujourd’hui, la marque Bergère de France représente l’essentiel de ses ventes. Pour elle, c’est un soulagement d’apprendre que cette laine fabriquée en France a été sauvée. Pour Chantal, la marque aurait commis plusieurs erreurs : changer la qualité de sa laine et surtout augmenter trop rapidement ses prix. Depuis le début de l’année 2024, une pelote coûte un euro de plus.
    La réussite d’une longue aventure industrielle

    Il reste quand même des clientes fidèles, toujours prêtes à tricoter : “C’est bien que les employés aient repris et que cela continue parce que nous pourrons continuer à réaliser de belles choses”, se réjouit une cliente. Lancée en 1946 à Bar-le-Duc dans la Meuse, Bergère de France a su préserver son héritage jusqu’à aujourd’hui. En avril dernier, la marque avait été placée en redressement judiciaire. Depuis deux semaines, l’entreprise est officiellement une société coopérative reprise par ses salariés.

    ▻https://www.francetvinfo.fr/economie/entreprises/bergere-de-france-la-filature-de-laine-reprise-par-ses-salaries_6885701
    #France #coopérative

  • #SCOP-TI, dix ans après, les victoires des #ex-Fralib : « On est toujours là, alors qu’on était voués au Pôle emploi »

    ▻https://www.lemonde.fr/economie/article/2024/11/06/scop-ti-dix-ans-apres-les-victoires-des-ex-fralib-on-est-toujours-la-alors-q

    Ils ont suivi à distance, et avec sympathie, l’annonce de la #reprise par ses #salariés de l’#usine de verres #Duralex au milieu de l’été. Comme une réminiscence de leur propre victoire, il y a dix ans, face à la multinationale Unilever, ses thés Lipton et ses tisanes Eléphant. Un combat à la David contre Goliath, souvent cité en exemple dans les luttes ouvrières. « Chaque histoire est unique. On n’a aucune leçon à donner », précise d’emblée Olivier Leberquier, depuis les bureaux de l’ex-usine Fralib de Gémenos (Bouches-du-Rhône), devenue la société coopérative ouvrière provençale de #thés et infusions SCOP-TI.

    Aujourd’hui, il en est le président ; en 2014, il en était le délégué #CGT. A l’époque, alors que les #Fralib venaient d’obtenir le droit de reprendre leur usine en SCOP après quatre ans d’une lutte acharnée, il déclarait : « La lutte va se poursuivre, puisqu’il va falloir pérenniser notre activité. » Dix ans après, ils tiennent enfin leur vraie victoire. Celle d’avoir « réussi à faire perdurer le projet dans le temps », résume-t-il. « On est toujours là, alors qu’on était voués au Pôle emploi. [En 2024], nous allons faire notre meilleur chiffre d’affaires en dix ans, en hausse de 30 % ou 35 %, et nous serons bénéficiaires, sans artifice ni aide extérieure, juste grâce à notre activité. »

    Intarissable dans sa description passionnée du projet de l’entreprise, Nasserdine Aissaoui, qui prépare les commandes passées par Internet, ne dissimule rien de la réalité des dix années : « Jusqu’à aujourd’hui, ça a été compliqué, il n’y a rien qui est facile. » Les SCOP-TI ont su dès la reprise qu’ils partaient avec un sévère handicap : contrairement aux Duralex, ils n’ont pas obtenu de conserver la marque #Eléphant. « Ça représentait un volume de 450 tonnes, alors qu’aujourd’hui on tourne autour de 300 tonnes, donc ça aurait été tout de suite gagné ! », explique Olivier Leberquier.

  • S’émanciper par les coopératives ?

    ▻https://laviedesidees.fr/Wagner-Cooperer-Les-Scop-et-la-fabrique

    Cependant, ces Scop « ont en commun de se construire contre la conception internationalisée et financiarisée de la propriété du capital » (p. 311). Ainsi, tout en étant « insérées dans le marché et en partie soumises à ses règles [...] elles réussissent avec succès à faire valoir leur différence » (p. 310).

    À rebours de la thèse de « dégénérescence coopérative » selon laquelle, « [n]ées d’un projet de rupture avec le capitalisme, les coopératives deviendraient inéluctablement des instruments d’intégration dans l’ordre économique dominant » (p. 275), Wagner montre que, malgré le fait de devoir jouer selon les règles du jeu, la nécessité de démontrer la viabilité économique de la coopérative est une activité militante en soi.

    #scop
    #coopératives
    #travail
    #capital
    #hiérarchie
    #autoexploitation

  • Comme si tout le reste n’était pas déjà suffisant (pour un petit aperçu, vous pouvez rester sur seenthis : ▻https://seenthis.net/tag/elsevier), voici que je découvre que :
    Scientists : Elsevier has a shocking amount of data about you.
    ▻https://fediscience.org/@ct_bergstrom/113010261685808797

    –—

    Welcome to Hotel Elsevier : you can check-out any time you like … not

    In December 2021, Robin Kok wrote a series of tweets about his Elsevier data access request. I did the same a few days later. This here is the resulting collaborative blog post, summarizing our journey in trying to understand what data Elsevier collects; what data Elsevier has collected on us two specifically; and trying to get this data deleted. A PDF version of this blog post is also available.

    Elsevier, data kraken

    Everybody in academia knows Elsevier. Even if you think you don’t, you probably do. Not only do they publish over 2,500 scientific journals, but they also own the citation database Scopus, as well as the ScienceDirect collection of electronic journals from which you get your papers. That nifty PURE system your university wants you to use to keep track of your publications and projects? You guessed it: Elsevier. And what about that marvelous reference manager, Mendeley? Elsevier bought it in 2013. The list goes on and on.

    But what exactly is Elsevier? We follow the advice of an Elsevier spokesperson: “if you think that information should be free of charge, go to Wikipedia”. Let’s do that! Wikipedia, in their core summary section, introduces Elsevier as “a Netherlands-based academic publishing company specializing in scientific, technical, and medical content.”

    The intro continues:

    And it’s not just rent-seeking. Elsevier admitted to writing “sponsored article compilation publications, on behalf of pharmaceutical clients, that were made to look like journals and lacked the proper disclosures“; offered Amazon vouchers to a select group of researchers to submit five star reviews on Amazon for certain products; manipulated citation reports; and is one of the leading lobbyists against open access and open science efforts. For this, Elsevier’s parent company, RELX, even employs two full-time lobbyists in the European Parliament, feeding “advice” into the highest levels of legislation and science organization. Here is a good summary of Elsevier’s problematic practices—suffice it to say that they’re very good at making profits.

    As described by Wikipedia, one way to make profits is Elsevier’s business as an academic publisher. Academics write articles for Elsevier journals for free and hand over copyright; other academics review and edit these papers for free; and Elsevier then sells these papers back to academics. Much of the labor that goes into Elsevier products is funded by public money, only for Elsevier to sell the finished products back e.g. to university libraries, using up even more public money.

    But in the 2020s—and now we come to the main topic of this piece—there is a second way of making money: selling data. Elsevier’s parent company RELX bills itself as “a global provider of information-based analytics and decision tools for professional and business customers”. And Elsevier itself has been busy with rebranding, too:

    This may sound irrelevant to you as a researcher, but here we show how Elsevier helps them to monetize your data; the amount of data they have on you; and why it will require major steps to change this troubling situation.
    Data access request

    Luckily, folks over at Elsevier “take your privacy and trust in [them] very seriously”, so we used the Elsevier Privacy Support Hub to start an “access to personal information” request. Being in the EU, we are legally entitled under the European General Data Protection Regulation (GDPR) to ask Elsevier what data they have on us, and submitting this request was easy and quick.

    After a few weeks, we both received responses by email. We had been assigned numbers 0000034 and 0000272 respectively, perhaps implying that relatively few people have made use of this system yet. The emails contained several files with a wide range of our data, in different formats. One of the attached excel files had over 700,000 cells of data, going back many years, exceeding 5mb in file size. We want to talk you through a few examples of what Elsevier knows about us.
    They have your data

    To start with, of course they have information we have provided them with in our interactions with Elsevier journals: full names, academic affiliations, university e-mail addresses, completed reviews and corresponding journals, times when we declined review requests, and so on.

    Apart from this, there was a list of IP addresses. Checking these IP addresses identified one of us in the small city we live in, rather than where our university is located. We also found several personal user IDs, which is likely how Elsevier connects our data across platforms and accounts. We were also surprised to see multiple (correct) private mobile phone numbers and e-mail addresses included.

    And there is more. Elsevier tracks which emails you open, the number of links per email clicked, and so on.

    We also found our personal address and bank account details, probably because we had received a small payment for serving as a statistical reviewer1. These €55 sure came with a privacy cost larger than anticipated.

    Data called “Web Traffic via Adobe Analytics” appears to list which websites we visited, when, and from which IP address. “ScienceDirect Usage Data” contains information on when we looked at which papers, and what we did on the corresponding website. Elsevier appears to distinguish between downloading or looking at the full paper and other types of access, such as looking at a particular image (e.g. “ArticleURLrequestPage”, “MiamiImageURLrequestPage”, and “MiamiImageURLreadPDF”), although it’s not entirely clear from the data export. This leads to a general issue that will come up more often in this piece: while Elsevier shared what data they have on us, and while they know what the data mean, it was often unclear for us navigating the data export what the data mean. In that sense, the usefulness of the current data export is, at least in part, questionable. In the extreme, it’s a bit like asking google what they know about you and they send you a file full of special characters that have no meaning to you.

    Going back to what data they have, next up: Mendeley. Like many, both of us have used this reference manager for years. For one of us, the corresponding tab in the excel file from Elsevier contained a whopping 213,000 lines of data, from 2016 to 2022. For the other, although he also used Mendeley extensively for years, the data export contained no information on Mendeley data whatsoever, a discrepancy for which we could not find an explanation. Elsevier appears to log every time you open Mendeley, and many other things you do with the software—we found field codes such as “OpenPdfIn InternalViewer”, “UserDocument Created”, “DocumentAnnotation Created”, “UserDocument Updated”, “FileDownloaded”, and so on.

    They use your data

    Although many of these data points seem relatively innocent at first, they can easily be monetized, because you can extrapolate core working hours, vacation times, and other patterns of a person’s life. This can be understood as detailed information about the workflow of academics – exactly the thing we would want to know if, like Elsevier, our goal was to be a pervasive element in the entire academic lifecycle.

    This interest in academic lifecycle data is not surprising, given the role of Elsevier’s parent company RELX as a global provider of information-based analytics and decision tools, as well as Elsevier’s rebranding towards an Information Analytics Business. Collecting data comes at a cost for a company, and it is safe to assume that they wouldn’t gather data if they didn’t intend to do something with it.

    One of the ways to monetize your data is painfully obvious: oldschool spam email tactics such as trying to get you to use more Elsevier services by signing you up for newsletters. Many academics receive unending floods of unsolicited emails and newsletters by Elsevier, which prompted one of us to do the subject access request in the first place. In the data export, we found a huge list of highly irrelevant newsletters we were unknowingly subscribed to—for one of us, the corresponding part of the data on “communications” has over 5000 rows.

    You agreed to all of this?

    Well, actually, now that you ask, we don’t quite recall consenting to Mendeley collecting data that could be used to infer information on our working hours and vacation time. After all, with this kind of data, it is entirely possible that Elsevier knows our work schedule better than our employers. And what about the unsolicited emails that we received even after unsubscribing? For most of these, it’s implausible that we would have consented. As you can see in the screenshot above, during one day (sorry, night!), at 3:20am, within a single minute, one of us “signed up” to no fewer than 50 newsletters at the same time – nearly all unrelated to our academic discipline.

    Does Elsevier really have our consent for these and other types of data they collected? The data export seems to answers this question, too, with aptly named columns such as “no consent” and “unknown consent”, the 0s and 1s probably marking “yes” or “no”.

    You can check-out any time you like…?

    Elsevier knows a lot about us, and the data they sent us in response to our access request may only scratch the surface. Although they sent a large volume of data, inconsistencies we found (like missing Mendeley data from one of us) make us doubt whether it is truly all the data they have. What to do? The answer seems straightforward: we can just stop donating our unpaid time and our personal and professional data, right? Indeed, more than 20,000 researchers have already taken a stand against Elsevier’s business practices, by openly refusing to publish in (or review / do editorial work for) Elsevier.

    But that does not really solve the problem we’re dealing with here. A lot of your data Elsevier might monetize is data you cannot really avoid to provide as an academic. For example, many of you will access full texts of papers through the ScienceDirect website, which often requires an institutional login. Given that the login is uniquely identifiable, they know exactly which papers you’ve looked at, and when. This also pertains to all of the other Elsevier products, some of which we briefly mentioned above, as well as emails. Many emails may be crucial for you (e.g. from an important journal), and Elsevier logs what emails you open and whether you click on links. Sure, this is probably standard marketing practice and Elsevier is not the only company doing it, but it doesn’t change the fact that as an active academic, you basically cannot avoid giving them data they can sell. In fact, just nominating someone for peer review can be enough to get them on their list. Did you ever realize that for most reviews you’re invited to, you actually never consented to being approached by the given journal?

    Elsevier has created a system where it seems impossible to avoid giving them your data. Dominating or at least co-dominating the market of academic publishing, they exploited free labor of researchers, and charged universities very high amounts of money so researchers could access scientific papers (which, in part, they wrote, reviewed and edited themselves). This pseudo-monopoly made Elsevier non-substitutable, which now allows their transition into a company selling your data.

    Worse, they say that “personal information that is integral to editorial history will be retained for as long as the articles are being made available”, as they write in their supporting information document on data collection and processing we received as part of the access request. What data exactly are integral to editorial history remains unclear.

    If not interacting with Elsevier is not a sustainable solution in the current infrastructure, maybe some more drastic measures are required. So one of us took the most drastic step available on Elsevier’s privacy hub: a deletion of personal information request.

    This was also promptly handled, but leaves two core concerns. First, it is not entirely clear to us what information was retained by Elsevier, for example, because they consider it “integral to editorial history”. And second, how sustainable is data deletion if all it takes to be sucked back into the Elsevier data ecosystem again is one of your colleagues recommending you as a reviewer for one of the 600,000 articles Elsevier publishes per year?

    Conclusion

    Some of the issues mentioned here, such as lack of consent, seem problematic to us from the perspective of e.g. European data protection laws. Is it ok for companies to sign us up to newsletters without consent? Is it ok to collect and retain personal data indefinitely because Elsevier argues it is necessary?

    And when Elsevier writes in the supporting information that they do “not undertake any automated decision making in relation to your personal information” (which may violate European laws), can that be true when they write, in the same document, that they are using personal information to tailoring experiences? “We are using your personal data for […] enhancing your experience of those products, for example by providing personalized recommendations based on your use of the products.”

    We are not legal scholars, and maybe there is no fire here. But from where we stand, there seems to be an awful lot of smoke. We hope that legal and privacy experts can bring clarity to the questions we raise above—because we simply don’t know what to do about a situation that is becoming increasingly alarming.

    ▻https://eiko-fried.com/welcome-to-hotel-elsevier-you-can-check-out-any-time-you-like-not

    #données #édition_scientifique #Scopus #ScienceDirect #RELX #information_analytics #business

  • À Clermont-Ferrand, la success story de la librairie Les Volcans, sauvée par le modèle coopératif | Mediapart
    ▻https://www.mediapart.fr/journal/france/200424/clermont-ferrand-la-success-story-de-la-librairie-les-volcans-sauvee-par-l

    Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme).– « Nous nous sommes fait confiance. » En une phrase, Martine Lebeau révèle le secret de la réussite d’une entreprise que banquiers et autres experts jugeaient promise à un échec cuisant. En effet, comment de simples chef·fes de rayon et des caissiers et caissières auraient-ils pu gérer avec succès une librairie de plus de trente salarié·es, là où des managers confirmés n’avaient pu éviter la liquidation ? Et pourtant, ils et elles l’ont fait.

  • FRUSTRATION MAGAZINE | Coop ou pas coop de trouver une alternative à la grande distribution ?

    Un supermarché dit “coopératif” est… un supermarché ! Le projet est de reproduire la promesse mais en supprimant la part dévolue habituellement aux bourgeois : l’appellation “coopératif” fait référence à la structure juridique où les salariés ont le pouvoir et ne reversent pas de dividende à des actionnaires. Mais les salariés ont tendance à se comporter collectivement comme un bourgeois propriétaire d’un “moyen de production” et le recrutement est souvent affinitaire : un bourgeois à plusieurs. La valeur captée sur le travail bénévole est redistribuée essentiellement à quelques salariés. Dans ce type de supermarché, les consommateurs doivent être sociétaires et “donner” du temps pour faire tourner la boutique, en plus du travail salarié qui y a lieu. Cette “coopération” ou “participation” ou “collaboration” c’est 3h de travail obligatoire tous les mois sous peine de sanctions (contrôles à l’entrée du magasin pour éventuellement vous en interdire l’accès). Ces heures obligatoires sont cyniquement là pour créer un attachement des bénévoles au supermarché, comme l’explique aux futurs lanceurs de projet le fondateur de Park Slope Food le supermarché New-Yorkais qui a inspiré tous les autres.

    ▻https://i0.wp.com/www.frustrationmagazine.fr/wp-content/uploads/2023/08/20220611_182232.png?resize=720%2C675&ssl=1

    #autogestion #supermarché #coopératives #scop

  • Cartes sensibles ou subjectives

    Cartographie sensible ou subjective
    Pour Quentin Lefèvre, la cartographie sensible (ou #cartographie_subjective) peut se définir comme un média de restitution de l’#expérience du territoire ou encore comme la "#spatialisation_sensible de données sensibles".
    ▻http://quentinlefevre.com/cartographie-sensible

    Cartographie sensible, émotions et #imaginaire
    #Elise_Olmedo cerne les contours théoriques et méthodologiques de la cartographie sensible, en décrit les étapes de création et s’interroge sur ses impacts, son utilité et ses limites, à partir d’une expérimentation faite sur le terrain au Maroc, à Marrakech, au printemps 2010.
    ►http://visionscarto.net/cartographie-sensible

    Cartographier les #interstices de la #ville
    En faisant remonter à la surface les éléments du #paysage, l’artiste scénographe #Mathias_Poisson délivre des informations sur l’#ambiance des lieux, qui sensorialisent la carte. Élise Olmedo rend compte de cette #expérience_urbaine subjective dans ce beau billet.
    ►http://www.strabic.fr/Mathias-Poisson-Cartographier-les-interstices-de-la-ville

    Cartes et cartographie des ressentis et représentations d’individus
    La cartographie d’objets tels que des #ressentis (une gêne) ou des représentations de l’#espace_vécu (un risque) relatés par des individus mobilise des bagages conceptuels et techniques nombreux, nécessitant une mise au point sémantique et méthodologique. Aurélie Arnaud discute l’état de la recherche dans ce domaine dans la revue M@ppemonde.
    ▻https://journals-openedition-org/mappemonde/4666

    Et si les cartes permettaient aussi d’explorer l’#invisible ?
    C’est ce que propose l’atelier pédagogique de la BNF "Les cartes de l’invisible".
    ▻http://c.bnf.fr/JtG

    L’#Otletosphère
    Cette cartographie relationnelle des personnalités et institutions liées à #Paul_Otlet cherche à mettre en visibilité la forte implication de l’auteur au sein des organisations pacifistes internationales ainsi qu’au sein des institutions bibliographiques et documentaires.
    ▻http://hyperotlet.huma-num.fr/otletosphere/117

    Pour une pratique féministe de la #visualisation de données
    #Donna_Haraway, dans son essai fondateur sur les #savoirs_situés, offre une critique brillante non seulement de la représentation visuelle mais de la préférence extrême et perverse donnée aux yeux sur le corps dans la pensée occidentale.
    ►http://visionscarto.net/visualisation-donnees-feministe
    #feminisme

    Nouvelles cartographies – Lettres du #Tout-Monde
    Ce projet de création expérimental et ouvert à tou.te.s a été lancé par des artistes et journalistes associés au #Labo_148. Quelle sera la cartographie du monde après la crise sanitaire ? Que redéfinit-elle ? Quelles urgences « à rêver un autre rêve, à inventer d’autres espoirs » s’imposent ? Le “Tout-Monde” selon #Edouard_Glissant, est cette inextricabilité de nos devenirs, et en cela, il invite à une poétique active de la #mondialité, de rencontres des imaginaires. Voir notamment l’expérience de Paul Wamo Taneisi : “Je porterai moi-même ma carte géographique”
    ▻http://www.labo148.com/category/nouvelles-cartographies

    #Cartographies_traverses
    « Cartographies traverses » est un dispositif de recherche-création qui regroupe des productions visuelles et sonores traitant des expériences migratoires contemporaines.
    ►http://visionscarto.net/cartographies-traverses

    Re-dessiner l’expérience, art, sciences, conditions migratoires
    #Sarah_Mekdjian et #Marie_Moreau utilisent la cartographie avec des migrants "pour un autre partage du sensible". Le projet débouche sur l’élaboration d’une très belle carte sensible (à voir).
    ▻http://www.antiatlas-journal.net

    Cartes de migrants
    L’artiste camerounais #Jean_David_Nkot réalise des portraits avec des cartes afin de "représenter les nombreux lieux qui se bousculent dans la tête des migrants" : ►https://wepresent.wetransfer.com/story/jean-david-nkot

    Cartes d’ici et d’ailleurs
    Favoriser l’inclusion sociale des personnes migrantes en France à travers des ateliers de #cartographie_participative et sensible (CartONG) : tel est l’objectif global du projet “Cartes d’ici et d’ailleurs”, soutenu par la Fondation de France et mis en oeuvre par #CartONG.
    ▻http://veillecarto2-0.fr/2018/12/21/carte-sensible-un-outil-dinclusion-sociale

    #Guerilla_Cartography
    L’objectif de Guerrilla Cartography est d’utiliser l’#art pour promouvoir une #cartographie_collaborative et engagée. Le site rassemble plusieurs atlas originaux et artistiques sur l’#eau, la #nourriture, les migrants.
    ▻http://www.guerrillacartography.org

    Plateforme Art & Géo de Cartes Sensibles
    Proposé par le polau-pôle des arts urbains et #Crévilles, ce site regroupe des cartes artistiques et géographiques qui rendent compte d’un territoire existant en assumant un regard sensible et/ou subjective. Il est conçu comme un outil de ressource et de partage pour chercheurs, artistes et curieux.
    ►http://polau.org/pacs

    L’art est dans la cARTe
    #Ghislaine_Escande est artiste peintre et plasticienne. Avec ses cARTes, elle redessine le Monde et nous fait voyager.
    ▻http://neocarto.hypotheses.org/10407

    Carte sensible du festival de #Glastonbury
    Le plan du célèbre festival de musique et d’arts de Glastonbury au Royaume-Uni selon The Word Magazine.

    La carte subjective du musicien #Nick_Cave
    Il s’agit d’une affiche de 2006 pour le concert de Nick Cave à Manchester en Angleterre. Elle contient plus de 50 énigmes basées sur les paroles de ses chansons. Voir cette vidéo qui revient sur le sens de cette carte subjective.
    ▻http://www.davidrumsey.com/luna/servlet/s/3ypdis

    Médier les récits de vie. Expérimentations de #cartographies_narratives et sensibles
    Article de Sarah Mekdjian et Élise Olmedo paru en 2016 sur le site de M@ppemonde.
    ►http://mappemonde.mgm.fr/118as2
    #cartographie_narrative

    Cartographier une année de sa vie
    #Nicholas_Felton est un artiste designer qui traduit les données de la vie quotidienne en objets et en expériences significatives. Il est l’auteur de plusieurs rapports annuels qui résument les événements de l’année en cartes et graphiques rendant compte de son expérience subjective.
    ▻http://feltron.com/FAR08.html

    Cartographie du #confinement en période d’épidémie
    L’artiste britannique #Gareth_Fuller (►https://fullermaps.com/artworks/quarantine-maps) raconte en 14 cartes l’expérience de survie que représente la #quarantaine. Un grand nombre de cartes décrivant différents vécus en mode confiné sur Citylab (www.citylab.com/life/2020/04/neighborhood-maps-coronavirus-lockdown-stay-at-home-art/610018/). Le confinement en croquis, vu de France : géographie politique, sociale et culturelle du monde post-Covid19 par #Jérôme_Monnet (Cybergéo : ▻https://journals.openedition.org/cybergeo/34804). Une manière de décaler le regard sur le monde peut être d’utiliser (et d’admirer au passage) les très belles oeuvres de #street-art (▻https://www.francetvinfo.fr/culture/arts-expos/street-art/coronavirus-tour-du-monde-des-plus-belles-oeuvres-de-street-art-face-a-) produites dans le contexte de la pandémie. #Virginie_Estève a proposé un projet cartographique à ses élèves de 4e : cartographier leur espace vécu de confinement et aborder le paysage sensible depuis leur fenêtre. La preuve que l’on peut continuer à faire de la géographie et travailler à distance, moyennant quelques aménagements ( voir ce Genialy : ▻https://view.genial.ly/5e80c8155ad5150d93dab237/guide-geographie-du-confinement). Julien Dupont (Kobri), professeur d’histoire-géographie en collège à Vaulx-en-Velin et auteur de fictions radiophoniques et cartographiques, a mis en ligne sur son site Kartokobri (►https://kartokobri.wordpress.com) ses cartes quotidiennes du confinement. #SCOPIC (▻http://www.revuesurmesure.fr/issues/battre-aux-rythmes-de-la-ville/explorations-sensibles-de-notre-1km) s’est interrogée sur l’expérience du kilomètre autour de nos habitats. Pour d’autres liens, consulter le billet "Faire de la géographie en période de confinement" (▻https://cartonumerique.blogspot.com/2020/03/geographie-et-confinement.html).

    Maps of Home
    "Maps of Home" est une vision nostalgique faite des souvenirs de #Janesville dans le #Wisconsin, où l’auteur a grandi et où il a dû revenir à cause de la pandémie.
    ▻http://moriartynaps.org/maps-of-home

    Suivre ses proches en temps de guerre
    Carte dessinée à la main par ma grand-mère pour suivre les mouvements de mes grands-pères pendant la Seconde Guerre mondiale (1943-1945).
    ▻http://www.reddit.com/comments/be814f

    #Nomadways
    Le groupe Nomadways a invité 24 artistes, éducateurs et travailleurs sociaux à découvrir et explorer l’espace à partir de leurs #émotions et à créer leurs propres cartes subjectives dans un but de construction et d’inclusion communautaires.
    ▻http://nomadways.eu/subjective-mapping-2017-france

    Cartographie autochtone, activités extractives et représentations alternatives
    Le réseau #MappingBack a pour objectif de fournir du soutien cartographique aux membres des communautés autochtones luttant contre les industries extractives sur leur territoire. MappingBack cherche à utiliser la cartographie comme un outil de #résistance.
    ▻http://mappingback.org/home_fr
    #peuples_autochtones #extractivisme

    #Native_land, cartographier les voix autochtones
    Le site Native Land, mis sur pied en 2015 par #Victor_Temprano, propose un outil cartographique participatif permettant une conceptualisation décoloniale des Amériques, du #Groenland, de l’#Australie et de la #Nouvelle-Zélande. Lire la présentation du site.
    ►http://native-land.ca
    #décolonial

    Cartographie et #langues_autochtones
    #Marlena_Myles utilise son art pour célébrer sa culture et sa langue autochtones ainsi que pour aider le public (notamment les enfants) à comprendre l’importance des traditions et de l’histoire orales autochtones. Ses cartes racontent le passé, le présent et l’avenir du peuple et de la langue du #Dakota.
    ▻http://marlenamyl.es/project/dakota-land-map
    #histoire_orale

    Counter Mapping
    #Jim_Enote, agriculteur #zuni traditionnel dans le Colorado (Etats-Unis), collabore avec des artistes pour créer des cartes qui ramènent une voix et une perspective autochtones à la terre. Ces cartes zunis s’inspirent profondément d’expériences partagées de lieux dans une volonté de #réappropriation du territoire par les #Amerindiens.
    ▻http://emergencemagazine.org/story/counter-mapping

    Cartographie personnelle et subjective de #Mary_Jones
    Au cours de ses dérives dans la ville de #Des_Moines, Mary Jones observe les lieux et les habitant⋅e⋅s, fait des photos, remplit des carnets d’#esquisses, prend des notes, enregistre parfois aussi des sons. Une masse de matériaux bruts qu’elle assemble ensuite en images hybrides (#collages, #superpositions, #sampling_visuels) qui composent une sorte de cartographie personnelle, subjective, voire intime de la cité et de ses marges.
    ►http://aris.papatheodorou.net/une-flaneuse-a-la-derive

    Cartographier les espaces vécus et les émotions (#Drusec)
    La ville telles qu’elle est vécue par les usagè.re.s de drogue marginalisés de #Bordeaux.
    ▻http://drusec.hypotheses.org/1722

    #Queering_the_Map
    Queering the Map est un projet de cartographie généré par la communauté #queer afin de géolocaliser des moments, des souvenirs et des histoires par rapport à leur espace physique. En cartographiant ces moments éphémères, Queering the Map vise à créer une archive vivante d’expériences queer.
    ▻http://queeringthemap.com

    Cartographie subjective des Etats-Unis par #Paul_Steinberg
    Cette série de vues subjectives des Etats-Unis et du monde a été réalisée par Saul Steinberg pour des couvertures anciennes de magazines (The New Yorker ou autres)
    ▻http://saulsteinbergfoundation.org/essay/view-of-the-world-from-9th-avenue

    La cartographie au service des théories platistes
    La théorie de la Terre Plate perdure jusqu’à aujourd’hui. La réalisation de cartes à l’image de la #terre_plate devient un objet de promotion de ces théories.
    ▻http://veillecarto2-0.fr/2020/09/22/la-cartographie-au-service-des-theories-platistes

    Le monde vu de...
    Une série de vues du monde à partir de #New_York, #San_Francisco et différentes villes des Etats-Unis (lire notre article sur le monde vu de la Silicon Valley).
    ▻https://imgur.com/a/XTnSn#0

    Le monde vu par les Anciens
    Cet atlas de #Karl_Müller de 1874 reproduit "les systèmes géographiques des Anciens" et d’une certaine manière la façon dont ces systèmes de représentation de l’#Antiquité étaient eux-mêmes vus au XIXe siècle.
    ▻http://geodata.mit.edu/catalog/princeton-r207tq824

    L’Europe vue de la Russie
    L’Europe vue de Moscou et l’Asie vue d’#Irkoutsk pendant la Guerre froide (1952).
    ▻https://www.reddit.com/r/MapPorn/comments/epdn4c/europe_from_moscowasia_from_irkutsk_time_magazine

    Cartographie et subjectivité chez #Alexander_von_Humboldt
    En scrutant minutieusement les différentes cartes réalisées par Alexander #von_Humboldt, on remarque certaines particularités, des mentions qui, à priori, n’auraient pas lieu de s’y trouver tant elles témoignent de la subjectivité de l’auteur.
    ►http://visionscarto.net/Humboldt-carto-subjective

    Le monde sens dessus dessous
    Un planisphère renversé montrant la Terre vue depuis l’hémisphère sud (à télécharger en haute résolution). Consulter la page des #projections cartographiques (▻http://cartonumerique.blogspot.com/p/projections-cartographiques.html) pour accéder à d’autres vues renversantes de la Terre.
    ▻https://www.digitalcommonwealth.org/search/commonwealth:9s161j433

    Cartographie ultrapériphérique, et si on changeait de point de vue
    Une carte des territoires ultramarins vus depuis l’hémisphère sud.
    ▻http://www.une-saison-en-guyane.com/extras/carte/carto-ultraperipherie-si-on-changeait-de-point-de-vue%e2%80%89

    Projections du futur
    Les projections du futur seront probablement centrées sur les océans, comme ces deux cartes du monde en projection Mercator oblique qui représentent les continents tout autour d’un océan unique.
    ►http://rightbasicbuilding.com/2019/09/09/the-world-maps-of-the-future

    Carte subjective de #Paris en 2050
    Cette carte imagine Paris en 2050, lorsque les effets du #réchauffement_climatique se seront durement faits ressentir... si rien n’est fait. Voir notre article de présentation : ▻https://cartonumerique.blogspot.com/2019/02/carto-subjective-geo-prospective.html
    ▻http://www.deuxdegres.net/projects/paris-2050
    #changement_climatique

    Utiliser des #SIG pour cartographier les #pratiques_spatiales
    Des recherches récentes montrent l’intérêt d’utiliser les données fournies par les #réseaux_sociaux pour les cartographier et mettre en évidence des comportements des individus dans l’espace.
    ▻http://www.gislounge.com/using-gis-to-analyze-peoples-attitudes

    Cartographie collaborative
    L’objectif de ce site est de développer un ensemble d’usages pour aider à la dissémination des pratiques collaboratives en matière de cartographie, que ce soit pour le citoyen ou au sein de structures (associations, collectivités, milieu scolaire).
    ▻http://cartographie-collaborative.eu

    #Mapquote
    Le projet collaboratif Mapquote prend la forme d’une #carte_interactive où chaque utilisateur peut déposer une #citation de #romans où il est question de cartes.
    ▻http://neocarto.hypotheses.org/6502

    L’usage de Google Maps dans « #Netherland »
    Netherland est une belle réflexion désabusée sur les lieux et le déplacement, l’#espace et la #séparation, le fait de pouvoir être physiquement dans un lieu et mentalement dans un autre. Google Maps n’intervient que dans deux courts passages au début et à la fin du livre (source : Spacefiction)
    ▻http://spacefiction.fr/2009/11/01/google-maps-enters-litteraturegoogle-maps-entre-dans-la-litterature

    #Hoodmaps
    Hoodmaps permet de créer des cartes participatives pour éviter les #pièges_à_touristes et fréquenter les quartiers branchés de la ville. La typologie est assez basique, voire un peu réductrice : entre les “hipsters”, les touristes, les étudiants, les “riches”, les “costards” et les “normaux”, mais permet de rapidement identifier les différents quartiers d’une ville.
    ▻http://hoodmaps.com

    Apprendre sur le territoire en représentant son territoire
    Carte sensible élaborée par une classe de 1re ES qui montre la vision de leur lycée. A compléter par l’interview de Sophie Gaujal pour le Café pédagogique : L’approche sensible en cours de géographie, un ingrédient du bonheur ?
    ►http://hal.archives-ouvertes.fr

    Cartographie ton quartier
    Les cartes postales géocartographiques permettent d’articuler géographie spontanée et géographie raisonnée. Organisé par Sophie Gaujal, en partenariat avec le Café pédagogique, la Cité de l’architecture et l’IGN, le concours Cartographie ton quartier récompense les cartes postales cartographiques réalisées par des classes.
    ▻http://blog.ac-versailles.fr/geophotographie

    Atelier de cartographie sensible (Ehess)
    La plateforme SIG de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, met à disposition des ressources sur la cartographie sensible dans le cadre des ateliers Géomatique et humanités numériques qu’elle organise, notamment sur Gennevilliers.
    ▻http://psig.huma-num.fr/cartes-sensibles

    #Cartes_mentales dans le nord de #Marseille
    Ce billet de #Jérémy_Garniaux relate un atelier « cartes mentales » mené à Marseille, dans les 14, 15 et 16e arrondissements, par une plate-forme culturelle hors-les-murs constituée de cinq structures culturelles du Nord de Marseille.
    ▻http://www.mapper.fr/cartes-mentales-dans-le-nord-de-marseille

    Chicago HomeStories Project
    Le projet est né à #Chicago et commence à se diffuser dans le monde. Il s’agit d’encourager les citoyens par des #marches_civiques à en savoir plus sur leur quartier.
    ▻http://www.nationalgeographic.org/projects/out-of-eden-walk/blogs/lab-talk/2021-04-chicago-homestories-goes-global

    Concours #cartographie_imaginaire
    Cartographier la ville de demain, son quartier dans le futur, son école ou son collège idéal...
    ▻http://www.concourscarto.com/accueil-cci

    Concours de dessin de cartes du monde pour enfants
    Le concours #Barbara_Petchenik est un concours biennal de dessin de carte destiné aux enfants. Il a été créé par l’Association cartographique internationale en 1993 dans le but de promouvoir la représentation créative du monde sous forme graphique par les enfants.
    ▻http://icaci.org/petchenik

    Lignes d’erre - Les cartes de #Fernand_Deligny
    Pendant des années, Deligny a dessiné et fait dessiner des cartes de ce qu’il appelle leurs #lignes_d’erre, soit les trajets « libres » des #enfants sur leur aire de séjour. Il a perçu, par l’observation, que les autistes avaient une autre façon d’être au monde, une autre manière d’incarner l’humain.
    ▻http://culture.univ-lille1.fr/fileadmin/lna/lna60/lna60p34.pdf

    La carte sensible de #Boulogne-Billancourt
    Un projet pédagogique conduit par une équipe d’enseignants du lycée J. Prévert de Boulogne-Billancourt avec des classes de Seconde.
    ▻http://www.cafepedagogique.net

    La "carte du Tendre" de #Nantes
    #Gwenaëlle_Imhoff et #Emilie_Arbey, professeures de français et d’histoire géographie au collège Gutenberg de Saint-Herblain ont amené leurs 4èmes à réaliser de nouvelles « Cartes du Tendre » à la manière de Madame de Scudéry pour inventer « une géographie nantaise de l’Amour ». Enjeu de ce travail créatif et collaboratif, visuel et oral : aider les élèves à s’approprier « l’espace urbain proche et pourtant trop souvent lointain ».
    ▻http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2020/08/31082020Article637344555283464848.aspx
    ▻http://www.pedagogie.ac-nantes.fr/lettres/continuite-pedgogique-et-numerique-en-lettres-carte-du-tendre-pr

    Cartographier l’#insécurité au collège
    Professeure d’histoire-géographie au collège Molière de Beaufort en Anjou, #Anaïs_Le_Thiec lance sa classe de 5ème dans une cartographie sensible du collège. Elle les invite à libérer leur parole via une #storymap.
    ▻http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2019/10/18102019Article637069844590338061.aspx

    Dans ma ville on traîne
    Visite guidée et habitée par le rappeur #Orelsan, qui propose une description de la ville de #Caen. L’intérêt principal est de rappeler qu’un espace géographique, avant d’être un objet d’étude, reste surtout un lieu de vie que l’on habite. Le rappeur énumère ses souvenirs d’enfant, d’adolescent, d’étudiant. Ce faisant, il raconte SA ville. Il associe chaque action passée au lieu où elle s’est déroulée.
    ►http://lhistgeobox.blogspot.com/2020/10/dans-ma-ville-on-traine-visite-guidee.html

    Des lieux où l’on exprime ses sentiments
    Carte interactive des lieux où les étudiants ont déclaré avoir pleuré sur le campus de l’université de Waterloo aux Etats-Unis (avec les commentaires). Cela correspondrait-il aux bâtiments de sciences et de mathématiques ?
    ▻http://www.reddit.com/r/dataisbeautiful/comments/l3t3xx/oc_an_interactive_map_of_where_students_have

    Psycho-géographie de la ville de #Gibellina
    Quand les artistes essaient de tromper les algorithmes de télédétection. C’est ce qu’a fait l’artiste #Burri avec une oeuvre d’art gigantesque couvrant les ruines de la vieille ville de Gibellina en Italie (à voir dans Google Maps)
    ▻http://www.archdaily.com/958178/the-psycho-geography-of-the-cretto-di-burri

    Lyon-La Duchère 2030 : imaginer des scénarios prospectifs
    Ces #scénarios prospectifs sont proposés par des élèves de 2nde du Lycée La Martinière-Duchère concernant le projet d’aménagement urbain #Lyon-La Duchère 2030.
    ▻http://canabae.enseigne.ac-lyon.fr/spip/spip.php?article1103

    #Cartographie_sonore du quartier de l’Union (#Lille - #Roubaix - #Tourcoing)
    Réalisé dans le cadre du projet de recherche Géographie et prospective piloté par l’IFE, cette expérimentation pédagogique a permis de découvrir par l’expérience spatiale un projet d’#aménagement_urbain d’envergure (son évolution, ses acteurs et ses enjeux) dans l’environnement proche des élèves, en privilégiant une géographie fondée sur l’expérience du terrain.
    ▻http://ife.ens-lyon.fr/geo-et-prospective/projet/cartographie-sonore-du-quartier-de-lunion

    #Cartophonies
    Comment sonne le monde ? Le site « Cartophonies » a pour objectif d’explorer l’#expérience_sonore contemporaine et d’aider a les prendre en compte dans l’avenir et dans les projets de transformation. Il contribue à construire une connaissance des milieux habités, du vécu des espaces et des ambiances contemporaines, celles du passé proche comme celles du futur.
    ►http://www.cartophonies.fr
    #son

    Cartes et mise en récit des mobilités
    Dans le cadre d’une recherche doctorale, #Sylvie_Joublot-Ferré étudie les spatialités des adolescents en s’appuyant sur la cartographie de leurs déplacements quotidiens enregistrés sous forme de traces GPS et en analysant ces cartes comme des #récits_de_vie.
    ▻http://www.researchgate.net
    ▻http://www.radiobus.fm/episode/interview-de-sylvie-joublot-ferre-hepl

    Comment les enfants ont perdu le droit de se déplacer
    Carte montrant le territoire pratiqué pendant l’enfance sur quatre générations à #Sheffield.
    ►http://www.dailymail.co.uk/news/article-462091/How-children-lost-right-roam-generations.html

    Comment les jeunes géographes ressentent-ils le monde contemporain ?
    Un exercice de cartographie sensible proposé à des étudiants de master destinés à s’orienter vers le monde associatif donne un regard sur leurs représentations du monde. Environnement menacé, mobilités généralisées, et questionnements autour de la mondialisation émergent de ces cartes mentales, témoignant des inquiétudes d’une génération.
    ▻http://geoconfluences.ens-lyon.fr/informations-scientifiques/a-la-une/carte-a-la-une/cartographie-emotions-monde-contemporain

    « Mais madame, je n’y suis jamais allé ! »
    Un #voyage_virtuel à #La_Réunion à travers la confection de #cartes_postales sensibles par des élèves de lycée professionnel. La #géographie_expérientielle ce n’est pas seulement du vécu, ce sont aussi (et surtout) des représentations (article extrait des Cahiers pédagogique, n° 559 "L’aventure de la géographie".
    ▻http://www.cahiers-pedagogiques.com/Mais-madame-je-n-y-suis-jamais-alle

    Tour de la France par deux enfants (G. Bruno)
    Cet ouvrage constitue l’archétype du roman scolaire géographique. Réédité de nombreuses fois depuis sa sortie en 1877, l’ouvrage a connu un énorme succès (plus de 9 millions d’exemplaires), contribuant à façonner une image du territoire national.
    ▻http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5684551x

    Une géographie subjective à travers les romans d’aventure pour la jeunesse
    Aurélie Gille Comte-Sponville, Modernité et archaïsme des lieux dans les romans d’enquête et d’aventure pour la jeunesse pendant les Trente Glorieuses en France, thèse soutenue en 2016. L’importance des lieux correspond à la quête d’une #utopie de l’enfance éternelle, qui figerait non seulement les héros dans la perfection de leur âge, mais aussi les lieux, dans une forme d’uchronie idéalisée.
    ▻http://www.theses.fr/2016ARTO0008

    Le #Londres des romans de #John_Le_Carré
    #Mike_Hall a été chargé de dessiner pour l’éditeur Penguin Books la carte des personnages, des lieux et des scènes de romans d’espionnage de John Le Carré.
    ▻http://thisismikehall.com/smileyslondon

    La carte de la classe de khâgne
    Cartographie subjective de la classe khâgne par Gus (@ecsolius) : quand un khagneux dresse la carte symbolique d’une année en prépa littéraire
    ▻http://twitter.com/ecsolius/status/1292071140047937536

    La carte des mathématiques
    La carte du "#Mathematistan" représente les rapports ambigus que l’on peut avoir les #mathématiques. Une région souvent inaccessible ?
    ▻http://www.reddit.com/r/math/comments/2av79v/map_of_mathematistan_source_in_comments

    Cartographie de son appartement
    Géographie de mon appartement vu par Thibaut Sardier.
    ▻http://twitter.com/tsardier/status/1326832393655816192

    Cartographie imaginaire du nourrisson
    @LittleBigData suit, en infographies et sur les réseaux sociaux, les tourments et les joies de #jeunes_parents (voir cette présentation). Le résultat est un cartographie imaginaire des premiers mois de la vie d’un enfant. Avec une magnifique carte de la première année extraite de l’ouvrage Le Bébégraphe publié par Claire Dealberto et Jules Grandin aux éditions Les Arènes en 2021.
    ▻http://twitter.com/LittleBigData_/status/1263721598076555265

    Carte des #lieux_communs
    De "l’usine à gaz" au "terrain d’entente", @LaMineComics passe en revue tous nos lieux communs inspirés de métaphores géographiques.
    ▻http://twitter.com/LaMineComics/status/1097068721846321152

    ▻https://cartonumerique.blogspot.com/p/cartes-sensibles.html

    #cartographie_sensible #bibliographie #ressources_pédagogiques

    ping @visionscarto @odilon @reka

  • Salaire unique ou « salaire au besoin » : une coopérative boulangère repense la notion de rémunération - Basta !
    ▻https://www.bastamag.net/salaire-au-besoin-egalite-salariale-alternative-cooperative-Scop-boulanger

    Une boulangerie en coopérative a imaginé une façon inédite de concevoir sa grille salariale, en expérimentant le « salaire au besoin » Après six mois de fonctionnement, les salariés livrent un premier bilan contrasté, étonnant et riche d’enseignements.

    Que doit rémunérer le salaire ? La stricte part de l’effort productif ? Ou bien doit-il intégrer les conditions sociales d’existence du travailleur ? C’est à ces questions, pour le moins fondamentales, auxquelles des boulangers grenoblois se sont frottés. Ils ont eux-mêmes tenté une expérimentation inédite : le « salaire au besoin ».

    Jusqu’alors, la boulangerie Le Pain des Cairns – une coopérative ouvrière – fonctionnait sur un principe simple : le salaire unique. Tous les salariés y travaillent à la fois comme boulanger et comme vendeur, chacun étant appelé à effectuer les mêmes tâches – en proportions égales, autant que possible – assurant ici le service au comptoir, là différentes missions administratives, quand les mains ne sont évidemment pas occupées à préparer le levain ou à surveiller la cuisson. Chacun des boulangers coopérateurs touchait donc le même salaire, 1600 euros net, auquel s’ajoutent diverses primes au cours de l’année.

    ▻https://www.bastamag.net/local/adapt-img/740/10x/IMG/arton8350.jpg?1618543803

    #boulangerie #coopérative #SCOP #autogestion #revenu #salaire

    • À sa façon, la coopérative boulangère rejoue les grands débats sur la valeur du travail, mais se refuse à les trancher. « Dès lors qu’on essayait de « factualiser » tout ça dans une grille, ça bloquait. C’était trop contradictoire avec notre approche des choses » abonde Myriam, 32 ans. C’est ainsi que surgit l’idée de renverser la perspective, en dissociant les tâches accomplies de la rémunération obtenue. Autrement dit, décorréler le salaire du travail, en ne se focalisant plus sur la production et l’activité exercée, mais plutôt sur les besoins revendiqués du salarié. Le nom en découle naturellement – le « salaire au besoin » – sans qu’il ne soit inspiré d’aucune théorie ou expérience particulière. Le collectif établit pour cela son propre mode d’emploi et ses propres règles, le temps d’une expérimentation fixée à six mois à partir d’octobre 2020.

    • Si le principe du salaire unique apparaît bel et bien séduisant pour ce qu’il incarne comme valeur d’égalité, le vécu commun de cette boulangerie raconte aussi qu’il ne permet pas certaines solidarités – en l’occurrence, à l’égard de l’âge et d’une situation familiale, mais il pourrait en être de même vis-à-vis de problématiques de santé ou de handicap. Alors, salaire unique versus salaire au besoin, et si la « vérité » était entre les deux ?

      Il y a une autre question qui n’est pas abordée : et si ce n’était PAS à l’activité précise de la personne qui a ces besoins de le prendre en charge ?

      En effet, là illes font des expérimentations légitimes, car la société générale dans laquelle illes vivent ne prend pas en charge, ou mal, ces besoins. Du coup illes se rabattent sur l’entreprise où illes travaillent pour cela. C’est légitime sur le cours terme, car c’est uniquement sur ça qu’illes ont la main !

      Mais… c’est le principe de la sécu à la base : ça ne devrait surtout pas être propre à telle entreprise, mais mutualisé (et donc lissé) sur beaucoup plus de monde. Pas forcément un pays entier d’ailleurs, on peut très bien imaginer des expériences de sécu à échelle communale, régionale…

      À partir du moment où ces besoins courants et qui peuvent toucher tout le monde (enfants, maladie, chômage, etc), sont pris en charge « par la communauté » plus généralement (pays ou région ou commune, ce sont des choix très différents mais en tout cas : pas dans chaque entreprise !), et bien à l’intérieur même de telle entreprise (ou service public), le salaire peut bien rester au salaire égal.

  • Comment une petite société #coopérative tente de changer radicalement le monde paysan - Basta !
    ▻https://www.bastamag.net/la-premiere-SCOP-en-agriculture-ferme-Beletre-Indre-et-Loire-transmettre-u
    ▻https://www.bastamag.net/local/cache-gd2/e7/264a6b1fce90e8e14d26896bb5e70c.jpg?1609822808

    Voilà quatre ans que la ferme de Belêtre, en Indre-et-Loire, a initié le mouvement des petites coopératives (Scop) en agriculture. L’enjeu : limiter l’endettement, se rémunérer pour son travail et non sur son capital, améliorer la protection sociale et faciliter la transmission.

    À Dolus-le-Sec, en Indre-et-Loire, la coopérative paysanne de Belêtre est l’une des premières fermes françaises à avoir adopté, en novembre 2016, le statut de société coopérative de production (Scop). « Quand on a cherché à s’installer en agriculture tous les cinq, ce qui motivait notre projet agricole était avant tout politique, explique Mathieu Lersteau, l’un des cinq cofondateurs. Dans ce projet, il y avait quelque chose d’assez tranché sur le rapport au capital et la volonté de participer à un mouvement de transformation sociale. »

    #communs #projets_participatifs

  • Cravirola - Jérémie Lefranc / Une expérimentation politique alliant vie et travail / Jérémie Lefranc - Éditions du commun
    ▻https://www.editionsducommun.org/collections/all/products/cravirola-jeremie-lefranc

    La coopérative Cravirola a marqué toutes les personnes qui l’ont côtoyée et plus largement les milieux militants du début des années 2000. Ses membres se sont posé comme enjeu politique de vivre et travailler autrement et ont choisi comme moyen la coopérative, la paysannerie et la ruralité. Jérémie Lefranc nous livre ici son expérience au sein de cette communauté de vie et de travail. Nous suivons sur dix années la vie quotidienne d’un collectif, rythmée par les activités, les chantiers, les relations en interne comme au voisinage en passant par les questions financières et les choix stratégiques. L’auteur nous embarque dans un récit ancré dans une réalité qui nous est tout autant familière que singulière.

    Ayant été en contact avec ce collectif plusieurs années de suite avec toujours autant de bonheur que de questions, je relaie. Témoignage précieux d’une expérience non moins précieuse.

    #collectif #autogestion #scop #coopérative #travail #communs #commune

  • Cadeaux Noël 2019 - romy.tetue.net

    « Le pire qu’on peut faire à #Noël, c’est offrir des cadeaux made in China chez une entreprise américaine qui ne paie pas ses impôts en France. » disait récemment Mounir Mahjoubi, à franceinfo, à propos d’Amazon. Voici quelques idées de #cadeaux à contre-courant du black friday, parmi les bonnes choses de cette année que j’ai envie de vous partager :

    ▻http://romy.tetue.net/cadeaux-noel-2019

    #BlockFriday #BoycottAmazon #GreenFriday

  • Les #SCOP-TI célèbrent leur victoire contre le « monstre » Unilever | L’Humanité
    ▻https://www.humanite.fr/les-scop-ti-celebrent-leur-victoire-contre-le-monstre-unilever-677820

    SCOP-TI a fêté ses cinq ans durant l’été et le bilan est positif. Parmi les 76 salariés qui sont allés jusqu’au bout de la lutte, 42 sont devenus des coopérateurs, 24 ont pu prendre leur retraite à taux plein et une dizaine a décidé de se lancer dans des projets professionnels différents. Côté activité, les clignotants sont au vert : chiffre d’affaires multiplié par dix, croissance de ce même chiffre de 25% cette année et des projets foison. Très prochainement, la Métropole Aix-Marseille va céder les bâtiments et terrains à une SCI crées par deux mutuelles (Mutuelle France Unie et Mutuelle Entrain) qui les louera à SCOP-TI. Le loyer que verse cette dernière passera de 340.000 à 100.000 euros, dégageant de la trésorerie.

  • Les thés 1336 s’étoffent mais l’entreprise reste fragile M.C. - 8 Décembre 2018 - La Merseillaise
    ▻http://www.lamarseillaise.fr/bouches-du-rhone/economie/73812-gemenos-les-thes-1336-s-etoffent-mais-l-entreprise-reste-fragil

    Scop-Ti, la coopérative ouvrière de Gémenos, démarre une campagne pour relancer sa gamme « 1336 » afin de pouvoir poursuivre son développement. Elle vient de sortir cinq nouvelles variétés de thé et infusions de sa marque.


    Olivier Leberquier, président Scop-Ti, espère relancer la marque 1336 de la coopérative en créant cinq nouvelles variétés de la gamme. Photo M.C. L’utilisation de l’article, la reproduction, la diffusion est interdite - LMRS - (c) Copyright Journal La Marseillaise

    Scop-Ti, la coopérative née du combat exemplaire des salariés de Fralib, l’usine de Gémenos, ex filiale du géant de l’agroalimentaire Unilever, continue à se développer même si ce n’est pas assez rapidement pour avancer sereinement.

    « On est toujours un peu dans la même situation. On espérait une progression forte cette année mais comme il y a des marchés qui sont arrivés tard , la progression sera légère », confie Olivier Leberquier, le nouveau président de la coopérative. « à côté de ça, le reste des activités, notamment les contrats pour les marques des autres sociétés, les tonnages continuent à progresser mais ce n’est pas là où on fait le plus de marge », ajoute-t-il.

    Du coup, si la coopérative va enregistrer une légère progression pour cette année 2018, notamment sur sa marque, cela ne suffira pas pour qu’elle atteigne son point d’équilibre.

    C’est ce qui justifie qu’elle lance une campagne de sa gamme « 1336 ». « On constate qu’il y a une grande demande à travers toute la France. Des gens qui cherchent nos produits mais ne les trouvent pas dans les magasins où ils font leurs courses », précise-t-il. C’est pour parer à ce manque que Scop-Ti a lancé dès l’année dernière un site de vente en ligne ( www.boutique1336.fr ) pour répondre à cette demande.

    En cette fin d’année, elle lance une refonte de sa gamme complète « 1336 » « avec le changement de notre packaging pour l’ensemble de nos référence mais aussi l’arrivée de 5 variétés, 4 thés sous la gamme 1336 et une sous la gamme Scop-Ti Bio », poursuit Olivier Leberquier, explique-t-il

    La campagne de financement maintenue
    Sur les 4 autres, un thé noir grand Yunnan 1336 (thé du Sud-Ouest de la Chine de très grande qualité). Un thé vert menthe-chocolat (avec des éclats de cacao et un arôme naturel de chocolat). « Et une infusion du Nord au Sud 1336, qui nous est chère, puisque c’est un mélange de produits et d’ingrédients de Normandie et de Provence ».détaille-t-il. Un petit clin d’œil à ce qu’est l’usine de Gémenos : le fruit de la fermeture des sites du Havre en 1998 et de Marseille en 1989 qui a abouti à l’usine de Fralib devenue aujourd’hui Scop-Ti.

    Enfin, la coopérative qui a besoin d’une trésorerie pour continuer son développement maintient sa campagne de socio-financement Scop-Ti. « On a besoin de nouveaux contrats pour continuer à se développer et donc de trésorerie. L’équilibre est fragile et à tout moment ça pourrait coincer... »,conclut Olivier Leberquier.

    #1336 #coopérative #Scoop #Thé #Fralib #Scop-Ti

  • [NUMÉRO ZÉRO]
    ▻http://lenumerozero.lautre.net/Grandeur-et-decadence-des-cooperatives-de-consommation

    Dans l’esprit des théoriciens du début du XIXe siècle, les coopératives de consommation sont la première brique (avec les coopératives de production et les mutuelles) d’une société alternative au capitalisme, alors en plein essor. Ils espèrent qu’elles vont devenir rapidement dominantes par dissémination. Mais si ces coopératives ont pu se développer de façon conséquente, elles n’ont jamais atteint une taille leur permettant de s’affranchir totalement des logiques capitalistes. La coopération est révolutionnaire car elle appelle les consommateurs et les producteurs à s’unir sur une base égalitaire pour s’autogérer sans patron ou État interposés. Mais dans les faits, elle est réformiste car elle doit tenir compte de la législation et du système économique dominant.
    Dès le milieu du XIXe siècle, des coopératives se créent dans beaucoup de pays européens, mais aussi aux États-Unis, au Japon… À Lyon, la Société des Travailleurs Unis (créée en 1849), possède, après seulement deux ans, un magasin de gros, sept épiceries, une boulangerie, deux boucheries, deux magasins de charbon, un entrepôt de vin, une pâtisserie et une fabrique de chocolat. Les bénéfices réalisés sont en totalité attribués à des œuvres d’éducation et de solidarité : elle finance ainsi deux écoles primaires et une caisse des invalides du travail. Mais dès le coup d’état de Louis-Napoléon (décembre 1851), le nouveau pouvoir ordonne la liquidation de toutes les sociétés ouvrières dites fraternelles, à ses yeux foyers potentiels de républicanisme et de révolution.

    #coopératives #SCOP #autogestion