• Voilà près de 10 ans que l’administration publique - la CAF, notamment, rejointe depuis par Pôle Emploi et l’administration fiscale - pratique des calculs de risque - du scoring - de ses administrés, sans vraiment nous en parler… Avec le sociologue Vincent Dubois, à l’occasion de la parution de son livre « Contrôler les assistés », nous revenons sur cette révolution discrète, largement faite à notre insu, cette transformation de fond du contrôle des administrés, à bas bruit.

    Comment la fouille de données, l’échange de données et la rationalisation des pratiques administratives pour mieux se mouler dans les évolutions informatiques, d’une manière bien plus réticulaire qu’on le craignait en 1978 avec le projet Safari, nous a conduit à « atteindre une forme de surveillance jamais vue »... https://www.internetactu.net/2021/06/22/le-calcul-de-risque-cette-revolution-industrielle-de-ladministration-p

  • La virologie est un sport de combat

    Je suis #Bruno_Canard, directeur de recherche CNRS à l’université d’Aix-Marseille. Mon équipe travaille sur les #virus_à_ARN (#acide_ribonucléique), dont font partie les #coronavirus.

    Mme la Ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation m’ayant cité, et mentionné mes travaux dans son intervention sur les Matins de France Culture le 22 juin 2020 (https://www.franceculture.fr/emissions/les-matins/les-matins-de-france-culture-emission-du-lundi-22-juin-2020

    ), il m’a semblé important de préciser les #conditions_de_travail de mon équipe de #recherche sur le #SARS-CoV-2 et sa projection dans la future #Loi_de_Programmation_de_la_Recherche (dite #LPPR), qui est en cours d’examen à l’Assemblée Nationale.
    Cela permet d’illustrer, à partir d’un cas concret, et peut-être de faire comprendre au grand public le #sous-financement récurrent de la #recherche_publique en #France en général dans les 20 dernières années ; la #précarité grandissante des #personnels de ces laboratoires ; le #sous-équipement dramatique en grands #instruments_scientifiques essentiels aux développements de thérapies antivirales ; le faible niveau des #salaires des chercheur·ses, très éloignés de ceux des haut·es fonctionnaires ; et finalement, le peu de #considération dont ils font l’objet par les femmes et les hommes politiques français. Elles et ils prétendent parler au nom de la #science, souvent confondue avec la #technologie, mais sans écouter les scientifiques.

    Chère Mme la Ministre, chère Frédérique, je me permets de vous appeler par votre prénom en souvenir des cafés et bavardages créatifs que nous avons partagés lorsque, en 1992, j’étais fraîchement recruté comme chercheur au #CNRS à Nice dans le laboratoire dirigé par Patrick Gaudray, et vous, doctorante dans le laboratoire de François Cuzin à l’Université de Nice. C’était une époque formidable, j’y ai fait mes plus belles ascensions dans ces extraordinaires Alpes-Maritimes, pendant que la France commençait sa dégringolade dans le classement scientifique, dans une remarquable trajectoire parallèle au nombre de postes statutaires de chercheur·ses et de manière plus générale, à la performance de la recherche française.

    Nous nous retrouvons donc environ 25 ans plus tard.

    Chère Frédérique, vous êtes désormais Ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, et soutenez que cette loi permettra un réarmement de la #recherche_française inégalé depuis 1945. Je suis un chercheur « de base » et je me suis exprimé à titre personnel, comme la majorité de mes collègues, pour formuler mes craintes d’un #budget concentré sur des projets à court terme, synthétisées dans la tribune « La science ne marche pas dans l’urgence » (https://universiteouverte.org/2020/03/04/coronavirus-la-science-ne-marche-pas-dans-lurgence/;%20Le%20Monde,%2029%20f%C3%A9vrier%202020;%20https:/lejournal.cnrs.fr/articles/la-science-fondamentale-est-notre-meilleure-assurance-contre-les-). Dans un entretien à France Culture en juillet (https://www.franceculture.fr/emissions/les-matins/les-matins-de-france-culture-emission-du-lundi-22-juin-2020

    ), vous avez déclaré à mon sujet : « Mr Canard a obtenu plusieurs financements sur projets… Je connais par cœur les financements qu’a eu ce laboratoire ».

    Justifier les « plusieurs financements sur projets » pour mon laboratoire sous-doté

    Je m’étais étonné de recevoir en juin la demande urgente de la part mon employeur (le CNRS), de fournir le montant de tous les contrats dont mon équipe a bénéficié, de l’#Agence_National_de_Recherche (#ANR) en particulier. Malheureusement, force a été de constater que le ministère et ses contrats ANR n’y a pas occupé une place proéminente. Encore moins sur les coronavirus (2 projets ANR coordonnés en 18 ans), sur lesquels aucun soutien financier spécifique n’a été accordé depuis plusieurs années, sauf en 2019 par la #Fondation_de_la_Recherche_Médicale, dont la vision scientifique tient heureusement peu cas des modes. Nous nous échinions, en effet depuis 2003, mes collègues d’équipe et moi, à étudier la réplication des coronavirus et comment ces derniers mutent, ce qui est d’une importance capitale pour la conception de #vaccins ou de #médicaments. Tous les dossiers de projet ANR inlassablement déposés depuis 2015 ont été jugés indignes d’être financés et/ou inintéressants. Cinq fois, pour être précis. Dans la dernière édition (dépôt du projet en octobre 2019 – réponse pas encore arrivée à ce jour, 19 septembre 2020), j’ai failli renoncer à apporter encore des résultats expérimentaux préliminaires, pour ne pas les divulguer gratuitement à mes concurrent·es : l’évaluation des projets ANR se faisant par des expert·es internationaux forcément pris parmi les spécialistes qui connaissent le sujet, donc presque tout le temps, des concurrent·es… J’ai fourni le même dossier, mais amputé de la recherche sur le virus #Ebola. Oui, Ebola produit actuellement une épidémie en République Démocratique du Congo, mais la loi mort-kilomètre nous dit que le sujet est défavorable pour éveiller un quelconque intérêt en ce moment. La recherche sur Ebola n’intéresse que quand le virus sonne à notre porte, comme en 2014.

    Le SARS-CoV-2 aura donc eu un effet magique : ma recherche inintéressante sur la #variabilité_génétique de ce virus a subitement reçu, en juin 2020, les commentaires les plus positifs, dithyrambiques, qu’il m’a été possible de recevoir en 30 ans de carrière1. Ni mon projet ni ma recherche n’ont pourtant changé : seule leur perception a changé dans le contexte COVID19, renforçant cette constatation que j’ai maintes fois faite : la science ne marche pas dans l’#urgence 2 et la virologie, ce n’est pas que les coronavirus.

    Pour les « plusieurs financements sur projets », vous voulez donc probablement parler des deux projets européens dont mon équipe a récemment bénéficié. La France étant une grosse contributrice financière à l’espace européen de la recherche, il me semblait donc presque « patriotique », en quelque sorte, de me lancer corps-et-âme dans la lutte anti-COVID19 en rapatriant des fonds européens pour pouvoir employer des personnes motivées, et continuer à décrypter comment ces fichues bestioles virales arrivent à se reproduire au prix d’un tel bazar dans une cellule, un organisme, une société. Le premier projet européen appelé #SCORE, a été écrit en 10 jours (et nuits) en février 2020 grâce au réseau de collaborateur·trices corona-virologistes que la disette financière des années précédentes n’a pas réussi à effilocher. L’autre appelé #IMI-CARE a été écrit immédiatement après en mars 2020, en 3 semaines au lieu des plutôt 6 mois habituels, avec un consortium international de 36 laboratoires, dont 12 industriels majeurs. Peut-être auriez-vous préféré que je m’abstienne dans cette quête inlassable de financements ? Impossible, car c’est la condition sine qua non pour pouvoir avancer dans nos recherches, répondre à l’urgence de la situation et recruter immédiatement quelques personnes en CDD.

    S’appuyer sur des contractuel·les pour assurer la survie de notre laboratoire

    Je me suis posé la question lorsque j’ai embauché Camille, Adrien, et Pierre : trois jeunes diplômés d’un Master en quête de leur première expérience professionnelle, qui n’ont pas hésité en plein confinement à s’entasser dans une voiture depuis Toulouse pour venir s’installer à Marseille, avec comme horizon un #CDD de 15 mois, un statut inexistant et une paie royale de 1600 euros mensuels. Je ne pense pas qu’elle et ils espèrent quoi que ce soit de la LPPR, qui ne propose aucune amélioration pour les contractuel·les de la recherche. On leur a trouvé un appartement, sinon, iels seraient encore peut être à la rue : avec un CDD, il n’est pas facile de convaincre un·e bailleur·se.

    Je me suis également posé la question quand il a fallu que j’embauche un #lab_manager (en CDD, évidemment) pour que Véronique, Barbara et Cécilia, trois ingénieures de recherche totalement saturées de travail dans l’équipe #COVIDemment désorganisée, soient déchargées des corvées administratives routinières qui les empêchent de faire leur métier, c’est-à-dire de la recherche. La fonction principale de ce lab manager ? Nous aider à gérer les stupides « #feuilles_de_temps-projet » qui compartimentent notre cerveau pour les bureaucrates européens. Car dans un projet européen, le CNRS « loue » contre facture le temps de cerveau disponible de ses chercheur·ses (9h-18h, nous ne réfléchissons que les jours ouvrables) et il nous faut donc déclarer, heure par heure, comment nous nous occupons.

    Je me suis encore posé la question quand les équipes de notre laboratoire, entité conjointe entre le CNRS et l’Université Aix Marseille, ont dû mutualiser leurs ressources pour pouvoir embaucher un autre CDD, technicien·ne qui prépare les réactifs dont nous avons besoin, lance la vaisselle et les autoclaves, et tout cela pour environ 1200 nets par mois. C’est un poste nécessaire au laboratoire, mais que nous devons auto-financer, malgré les 26 % du montant de nos contrats qui partent en frais de gestion et provision pour la maintenance des appareillages du laboratoire.

    Je me suis posé ces questions car ces efforts financiers et ces CDD étaient, il n’y a pas si longtemps, assurés par un soutien de base au laboratoire de la part de nos deux tutelles, le CNRS et l’#université. Et surtout par des postes statutaires, essentiels pour la survie de nos laboratoires, qui ne sont mentionnés dans aucun article de la LPPR et dont le nombre s’est effondré depuis 2008. Vous dites donc sur France Culture que mon « laboratoire (est) financé tous les ans de manière récurrente ». Quel humour par omission ! Vous savez très bien que le #financement_récurrent ne permet pas de financer nos programmes de recherche. Dans tous les laboratoires de sciences expérimentales, les chercheur·ses ponctionnent elleux-mêmes leur projet d’une contribution « volontaire » qu’iels mutualisent pour assurer les carences des employeur·ses publics. Chez nous, on fait la plonge du labo à tour de rôle pour laver nos éprouvettes, et le soutien récurrent constitue moins de 5% du budget de fonctionnement : pas assez pour acheter suffisamment de mouchoirs pour pleurer.

    Votre petite phrase prononcée sur le ton « je dis ça, je dis rien » n’avait donc certainement aucunement l’intention de décrédibiliser votre administré que je suis. La grande majorité de la communauté scientifique vous a exprimé depuis des mois ses craintes envers la LPPR : entre autres, le ras-le-bol des titulaires d’être transformé·es en bureaucrates expert·es dans la gestion du personnel précaire, et la crainte des contractuel·les de le rester « à vie », ou après avoir fait leurs preuves pendant des années d’être considéré·es comme dignes d’être titularisé·es (pour les « professeur·es junior »). Pour mémoire, les quelques 200 premièr·es signataires de la pétition (qui a fait pschitt) de soutien à la LPPR, sont à la retraite et ont bénéficié de ce statut de fonctionnaire pendant toute leur carrière. Il est vrai que la connivence augmentée que vous préconisez dans la LPPR avec le secteur privé n’a pas besoin de s’encombrer de chercheur·ses indépendant·es et libres de penser. Ainsi, il n’y aura plus de scandale type Mediator, SDHI, glyphosate, perturbateurs endocriniens, … puisque personne ne mord la main qui nourrit.

    Espérer arriver au niveau de 2ème division en biologie structurale

    Pourtant, cette « abondance » que la LPPR nous promet pourrait trouver une meilleure destination. Je me suis alors rappelé le plan « #France_Cryo-EM », un #Equipex (Equipement d’excellence), qui nécessite 36 millions d’euros pour pouvoir observer le SARS-CoV-2 et ses protéines avec des #cryo-microscopes_électroniques (#Cryo-EM) à haute résolution et concevoir intelligemment les vaccins et #traitements requis. Créé officiellement en 2016, il reste pourtant aux biologistes structuraux Français 16 millions d’euros à trouver pour pouvoir pour amener la France au niveau de 2ème division en #biologie_structurale 3. Ayant déploré l’absence de ce grand équipement, vous m’avez proposé de venir collecter des données sur le microscope de Nice, je ne reviendrai pas sur cette confusion microscopique. Au 23 juillet 2020, des laboratoires Chinois et Allemands ont publié dans les journaux internationaux les plus réputés, Nature, Science, Cell, pas moins de 9 structures de l’ARN polymerase de ce virus, en utilisant une information clé de nos travaux réalisés en 2014. En l’absence de Cryo-EM haute résolution, nous avons regardé passer les balles au-dessus de nos têtes… Ironie du sort et humiliation supplémentaire, ces #revues_scientifiques m’ont souvent sollicité pour évaluer ces publications que j’aurais dû faire. A titre de comparaison, l’Allemagne, notre voisin européen que l’on peut considérer être en première division, avait 25 Cryo-EM en 2018.

    Ces 16 millions manquants pour que les chercheur·ses puissent exercer leur métier dans des conditions décentes sont à mettre en perspective avec le milliard d’euros accordé en moins d’un an au groupe français #Sanofi sur un pari vaccinal, certes en majorité via leurs ami·es du #BARDA américain, qui seront les premièr·es servi·es. Enfin, qui devraient : ce sont les mêmes qui ont donné 43 millions à Sanofi en août 2016 pour un vaccin contre le virus #Zika, mais tous deux ont jeté l’éponge en septembre 2017. Cela ressemble beaucoup à 2003 et l’émergence du SARS pour laquelle Sanofi a été copieusement financée pour un vaccin, lui aussi abandonné.

    Ces 16 millions manquants sont également à mettre en perspective avec le #Crédit_Impôt_Recherche 5, passé de 2,5 milliards en 2008 à 6 milliards aujourd’hui. Avantage fiscal généreux destiné à renforcer l’attractivité de Sanofi, pour prendre un exemple concernant directement la COVID19… Ou bien est-ce plutôt pour éviter que ce groupe continue à réduire ses activités de #R&D en France ? Cette générosité est si bien remerciée qu’elle s’est immédiatement traduite, pour l’instant, par 4 milliards à reverser aux actionnaires en 2020, et par le licenciement de 1 700 personnes dans le monde, dont 1 000 en France. En tant que chercheur rompu à la complexité des demandes de financement ANR, j’ai regardé avec émotion et envie le mini-dossier à rapporter dans le formulaire Cerfa 2069-A-SD pour que cette entreprise s’exonère de 130 millions d’euros annuels…

    Arrêter la sensation de chute libre pour la recherche publique française

    Dans Le Monde du 24 juillet, je lis entre les lignes une synthèse indirecte de cette sensation de chute libre : la France est passée en 20 ans de la 5e à la 8e place des contributeurs aux #publications_scientifiques, ce qui est à mettre en relation avec un financement insuffisant de la recherche équivalent à 2,2 % du PIB (0,8 % recherche publique, 1,4 % privée). Vous visez à porter l’effort de recherche de la nation à 3% du PIB (1% public, 2% privé) d’ici 2030. Je constate que l’effort de financement de la #recherche_privée est donc plus du double de celui de la recherche publique. Il me semble hasardeux de compter sur la recherche privée pour rattraper l’écart de publications, ou bien peut-être faudra-t-il que l’utilisation de l’argent public investi dans cette dernière subisse des évaluations aussi invasives, constantes et publiquement disponibles que celle que nous subissons dans les laboratoires académiques ?

    Finalement, chère Frédérique, depuis une dizaine d’année, trois présidents de la république Nicolas Sarkozy, François Hollande, et Emmanuel Macron n’ont-ils pas eu raison de prendre les chercheur·ses et les universitaires pour des imbéciles ? Pourquoi en serait-il autrement ? Cela fait plusieurs décennies qu’elles et ils sont les seuls haut·es fonctionnaires de catégorie A+ à qui on demande de trouver les moyens financiers de faire leur travail et les derniers en termes de niveau de #rémunération, gagnant en moyenne 3200 euros nets par mois – pour celles et ceux qui ont la « chance » d’être titulaires.

    Je note d’ailleurs que l’oreille d’Angela Merkel, titulaire d’un doctorat en chimie, semble plus réceptive au financement de la science en Allemagne, pays où la crise due au coronavirus semble avoir été mieux gérée que chez nous. Est-ce aussi à mettre en rapport avec la constatation que, par exemple, la ville d’Heidelberg à elle seule a autant de Cryo-EM que la France entière ?

    Peut-être, alors, après avoir travaillé comme des forcené·es pendant cette période difficile avec mes collègues fonctionnaires Etienne, François, Karine, Jean-Claude Nadia, et tou·tes les précaires dont je vous épargnerai la liste7, nous devrions, en prélevant encore sur nos contrats, constituer une cagnotte supplémentaire. Car la LPPR ne prévoit pas grand-chose dans ses premières années tandis qu’elle nous promet « l’abondance » au nom de vos successeur·ses. Mais surtout, nous pourrions ainsi soulager votre budget ministériel, économiser 16 millions d’euros et pouvoir trouver cette goutte d’eau microscopique qui nous permettrait, outre de ne pas se sentir humilié·es face à une concurrence internationale féroce, de travailler à rattraper le temps perdu.

    J’espère avoir correctement éclairé votre petite phrase, dans le respect de votre fonction ministérielle, respect qui finira bien un jour par être réciproque, et que in fine, mes « plusieurs financements sur projets » que vous « connaissez par cœur » continueront à soutenir nos efforts intenses contre le SARS-CoV-2 et le COVID19.

    Références et notes

    1J’ai établi un résumé de ces demandes, à la demande de l’ANR, du CNRS, et de plusieurs journalistes. Pour la dernière demande (la même faite depuis 2016), devenue subitement intéressante après le déclenchement de la pandémie COVID19, voici la première phrase de l’avis général de chacun des trois évaluateurs internationaux :Reviewer n°1 : « The project is a must fund project. The highly multi-disciplinary research project very nicely combines cutting edge techniques ». Reviewer n°2 : « This is an excellent proposal that is recommended to be considered for funding with highest priority ». Reviewer n°3 : « This is a very interesting research proposal. The project is highly relevant for two reasons. First the obvious pandemic outbreak and second the role of epi-transcriptomics and RNA biology in health and disease. »

    2Le Monde, 29 février 2020

    3La France dispose de 3 Cryo-Electro-Microscopes à haute résolution (type Titan Krios) nécessaires pour les études sur les virus et les conceptions de vaccins et médicaments. L’Angleterre et l’Allemagne (que l’on peut considérer être en première division, j’en passe au sujet de la Chine ou des USA) en avaient 22 et 25, en 2018, respectivement. Le plan « France Cryo-EM EquipeX » prévoit d’en acquérir 3 de plus, mais beaucoup de régions (Paris-Sud, Paris-Centre, Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Rennes, Montpellier ont dû abandonner tout projet de ce type de microscope pour se rabattre sur des microscopes moins puissants, et mutualisés pour que l’ensemble des chercheur·ses d’une régions puisse travailler.

    4L’ARN polymérase, moteur de la réplication du SARS-CoV-2, devient active lorsque qu’elle est associée à deux autres protéines virales, ce qui ouvre la voie à son étude structurale et fonctionnelle. Subissi L, et al. Proc Natl Acad Sci U S A. 2014 Sep 16 ;111(37):E3900-9.

    5Cette mesure fiscale (art. L244 Quater B du CGI) permet de financer des activités de Recherche et Développement (R&D), sous forme de remboursement ou de réduction d’impôt sur les sociétés. Malgré la possibilité évidente d’évasion fiscale, elle n’a jamais été évaluée de manière transparente.

    6La demande de CIR se fait par le formulaire cerfa 2069-A-SD disponible ici On notera : 1) la simplicité de la description demandée du programme de R&D, à comparer avec l’extrême détail qui est demandé aux chercheur·ses pour leur demande de projet ANR ; 2) l’absence du descriptif du processus de revue ou d’évaluation de ces demandes. Je me porte candidat avec enthousiasme pour évaluer ces dossiers de demande CIR dans le domaine des virus émergents ; 3) l’absence de données publiques sur le taux de réussite de ces demandes.

    7L’ensemble de l’équipe et de ses membres est consultable là.

    Remerciements : Je remercie Thomas Boulin, Samuel Hayat et Sophie Pochic pour la relecture critique et les suggestions.

    https://universiteouverte.org/2020/09/19/la-virologie-est-un-sport-de-combat

    #Frédérique_Vidal #MESRI

  • Klaus Meine dément le `` vent de changement ’’ des scorpions de la CIA - Urban Fusions
    https://www.urban-fusions.fr/2020/05/11/klaus-meine-dement-le-vent-de-changement-des-scorpions-de-la-cia

    Le chanteur des Scorpions Klaus Meine jure que la CIA n’a pas écrit le succès du groupe en 1991 « Wind of Change ».

    Mais après avoir entendu parler de la théorie du complot pour la première fois lors d’une interview pour une nouvelle série de podcasts sur le sujet, il pense que cela ferait un grand film.

    « C’est bizarre – dans mes rêves les plus fous, je ne peux pas penser à la façon dont cette chanson se connecterait à la CIA », a déclaré Meine sur le podcast Wind of Change après avoir fait part de la rumeur. « Je n’ai jamais entendu ça. Je suis très surpris. Quelqu’un voulait prendre le crédit de la chanson ? »

    Le journaliste Patrick Radden Keefe a lancé l’enquête qui est devenue le podcast Wind of Change en huit parties il y a des années, après avoir entendu une histoire de seconde main d’un ami qui travaillait pour la CIA. Un autre membre de l’organisation se vanterait que l’agence aurait écrit la chanson pour le groupe de rock allemand dans le cadre d’une campagne visant à accélérer la fin de la guerre froide avec le rock’n’roll alors que les valeurs culturelles occidentales continuaient d’infiltrer certaines parties de l’Europe de l’Est. .

    L’histoire d’origine de « Wind of Change » de Meine est restée la même pendant des décennies : après avoir joué à Moscou dans le cadre d’un premier festival de heavy metal tout-en-un aux côtés de Motley Crue, Bon Jovi et Ozzy Osbourne, le leader des Scorpions était inspiré par l’ampleur des changements culturels survenus en Russie depuis la dernière visite du groupe deux ans plus tôt.

    « C’est une histoire intéressante, certainement », a déclaré Meine à Keefe après avoir été informé de la théorie de la CIA et du nombre d’interviews et de recherches que le journaliste avait faites afin de découvrir la vérité derrière une éventuelle connexion entre Scorpions et le gouvernement américain.

    « C’est une bonne idée pour un film. Ce serait cool », a concédé le chanteur. « Si la CIA avait une chanson [like that] envoyer un chanteur et … le mettre derrière le rideau de fer, ça aurait du sens. C’est un peu bizarre d’y penser. Mais d’un autre côté, cela souligne le pouvoir de la musique, d’une manière considérable. Tout d’un coup, la moitié de la Russie siffle « vent de changement » et ils ne savent pas pourquoi. »

    Même Keefe a finalement admis qu’après toutes ses années de recherche, « je ne sais pas si je crois qu’il y a une sorte de connexion. » Pour sa part, Meine semblait surtout amusée par l’histoire. « Cela montre simplement que la musique a tellement plus de pouvoir que d’être la musique que nous entendons parfois à la radio ou dansons ou faisons l’amour », a-t-il déclaré. « Il y a aussi de la musique autour de vous qui peut vous toucher profondément, et de la musique qui peut évidemment changer les choses. Mais je pense [this theory is] une blague. Je ne prends pas ça au sérieux. « 

    Le chanteur de longue date des Scorpions a reconnu avoir été impressionné par l’impact de sa chanson sur le monde. « Nous sommes toujours surpris lorsque vous allez dans des endroits éloignés et voyez ce que cela signifie », a-t-il déclaré. « Mais cette chanson a sa propre vie et son histoire. » De plus, a-t-il noté en plaisantant, « cela ajoute un autre chapitre avec la CIA. À la fin de la journée, la chanson est devenue plus grande que nature. C’est l’une de ces chansons [that] faire leur propre chemin, et je ne peux rien faire. « 

    #Scorpions #CIA #Patrick_Radden_Keefe

  • World of #echo
    http://www.radiopanik.org/emissions/pbg/world-of-echo

    Pour cette nouvelle émission, la Police du Bon Goût va s’intéresser à un phénomène marquant, fascinant, et qui a profondément influencé la musique, de notre façon de concevoir le son à la question de saisir ce que signifie « reproduire » un acte musical sur disque.

    Du slapback des Sun Studios aux profondeurs subaquatiques du #dub, nous entrerons donc dans un monde d’échos, dans la chambre des miroirs, au pays des sonars, de la répétition infinie, testant ainsi, dans cette quête journalistique extrême qui nous caractérise, les limites même de notre santé mentale.

    Il y aura aussi des problèmes techniques, et probablement quelques moments d’humour tout à fait dispensables.

    Bonne écoute !

    Tracklist :

    Arthur Russell – Tree House Roots Radics Meets King Tubby - Dub The Organiser The Scientist - Dance (...)

    #delay #lee_scratch_perry #scorn #sonar #reverb #delay,dub,lee_scratch_perry,scorn,sonar,echo,reverb
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/pbg/world-of-echo_05437__1.mp3

  • Le retour du #scorbut, une maladie que l’on croyait disparue | Réalités Biomédicales
    http://realitesbiomedicales.blog.lemonde.fr/2018/09/09/le-retour-du-scorbut-une-maladie-que-lon-croyait-d

    On ne dispose en France que de très peu d’études sur la fréquence du scorbut dans les populations à risque. Celles-ci sont représentées par les sujets âgés, les personnes sans domiciles fixes, les individus atteints de troubles psychiatriques, les éthyliques et/ou tabagiques chroniques, les patients atteints de cancer. En effet, la consommation de tabac diminue l’absorption de la vitamine C en même temps qu’il accélère sa dégradation. L’alcoolique chronique consomme des boissons alcoolisées au détriment notamment de jus de fruits. Il est également plus à risque de vivre seul et de négliger la préparation des repas. L’alcool diminue également l’absorption de la vitamine C. Enfin, le sujet atteint de cancer peut réduire ses apports alimentaires, notamment du fait des effets de la chimiothérapie, de la radiothérapie, d’une dépression. Il peut s’ensuivre une carence nutritionnelle globale dont un déficit en vitamine C.

    #Santé #sdf #psychiatrie #alimentation #enfants

  • Via Piratenpartei Hessen: "Die #Schufa sollte in einem ersten Schri...
    https://diasp.eu/p/7138256

    Via Piratenpartei Hessen: „Die #Schufa sollte in einem ersten Schritt gesetzlich verpflichtet werden, jede Datensatzänderung den Betroffenen kostenlos mitteilen zu müssen. Dann hat sich der Spuk bald beendet... https://t.co/KbQ5f2EdlC #Piraten #Schrems #Banken #Scoring #Finanzen #Politik #Datenschutz MW“ Scoring: Hessischer Datenschützer deckt Pannen bei der Schufa auf

  • OpenSchufa: Schufa, öffne dich! (http://www.zeit.de/digital/datensc...
    https://diasp.eu/p/6878176

    OpenSchufa: Schufa, öffne dich!

    Kein guter Schufa-Score, keine Wohnung? Die private Firma ist mächtig und wie sie die Bonität genau berechnet, ist geheim. Ein Crowdsourcing-Projekt will das ändern.

    #schufa #datenschutz #openschufa #kein #schufa-score #score #schufascore #wohnung #firma #bonität #crowdsourcing-projekt #crowdsourcing #projekt #news #bot #rss

  • Une assurance voulait définir ses prix en fonction des publications Facebook de ses clients
    http://www.lemonde.fr/pixels/article/2016/11/02/une-assurance-voulait-definir-ses-prix-en-fonction-des-publications-facebook

    « Nous voulons nous assurer que les conducteurs prudents obtiennent le meilleur prix possible. Pour cela, nous regarderons dans votre profil Facebook pour nous permettre de mieux comprendre le type de conducteur que vous êtes. » C’est écrit noir sur blanc sur le site d’#Admiral, une des plus importantes compagnies d’assurance britanniques : celle-ci veut se connecter aux comptes Facebook de ses clients pour déterminer le prix de leur assurance automobile. « Il a été prouvé qu’il existe un lien entre la personnalité et la façon de conduire, et notre technologie intelligente nous permet de prédire qui est plus à même d’être un conducteur prudent. »

    Ce programme, appelé #FirstCarQuote, devait être lancé cette semaine. Mais il a été finalement retardé pour « régler des derniers détails », peut-on lire sur le site. Un « détail » qui s’appelle Facebook : l’entreprise a bloqué in extremis ce projet, en contradiction avec ses règles d’utilisation, rapporte le magazine spécialisé The Verge, citant un porte-parole de Facebook. Le règlement stipule qu’il est interdit d’exploiter les données de Facebook à certaines fins, comme « prendre des décisions concernant une candidature ou sur le taux d’intérêt à fixer sur un prêt ».

    • #scoring #fichage #it_has_begun #pour_votre_bien

      La banquière m’a très bien reçu, mon projet l’enthousiasmait littéralement, elle a photocopié mon livret de famille, mon passeport, mes feuilles d’impots sur 3 ans, mes 3 derniers mois de relevés bancaires, et tout les documents que j’avais bêtement amené. C’était disait-elle pour étudier mon dossier, d’ailleurs la feuille le stipulait bien, il y avait la liste à cocher, elle a aussi noté mon mail, mon téléphone, si j’avais des enfants et des animaux.
      Bon, d’accord, le lendemain elle m’a annoncé que je n’aurai jamais aucun prêt et qu’il ne fallait pas rêver, son travail était terminé.

      #tout_va_bien

      Au fait, j’adore comment facebook se fait passer ici pour un défenseur des droits, comme si ce n’était pas sa finalité de nourrir les croisements de fichiers de la NSA.
      #boycott_facebook

  • Google, Deepmind et la médecine prédictive - Affordance
    http://alireailleurs.tumblr.com/post/144087779102

    Sur son blog, Olivier Ertzscheid, revient longuement sur les relations de Google avec la médecine. Il souligne notamment que DeepMind (Wikipédia), la filiale spécialisée dans l’intelligence artificielle de Google qui a notamment mis au point le programme AlphaGo qui a gagné Fan Hui au jeu de Go, a conclu un accord avec le NHS, l’équivalent du ministère de la santé aux Royaume-Uni pour accéder aux données médicales de plus d’un 1,6 millions de patients. “Officiellement, cet accord avait été présenté comme permettant de construire une application baptisée “Streams” pour aider les médecins des hôpitaux à mieux surveiller et diagnostiquer les patients atteints de maladies rénales”. Mais comme le révèle le New Scientist, il s’agit en fait de tout autre chose, puisque Google a reçu l’autorisation d’accéder aux (...)

    #privatisation_des_données

  • Le #marketing programmatique appliqué au recrutement - Usine Digitale
    http://alireailleurs.tumblr.com/post/142394982305

    Christophe Bys pour Usine Digitale revient sur l’annonce par le cabinet de recrutement Michael Page de l’utilisation du marketing programmatique appliquée au recrutement. Le marketing programmatique n’est rien d’autre que l’achat automatisé d’espaces publicitaires en temps réel sur le web depuis le croisement entre les données et préférences de l’acheteur et de celui qui propose l’espace, mais plutôt que de s’appliquer uniquement au marketing classique, commence à toucher d’autres secteurs. “Ainsi, appliqué à l’emploi, cela revient à pousser auprès des candidats en recherche active ou passive, c’est-à-dire ceux qui sont en poste et qui ne cherchent pas vraiment un nouvel emploi, une offre qui pourrait les intéresser.” L’offre d’emploi vient ainsi jusqu’aux candidats potentiels, permettant de toucher des (...)

    #profils #nossystemes #scoring #big_data #donneespersonnelles

  • Comment l’évaluation du risque-client est transformée par notre activité en ligne - The Nation
    http://alireailleurs.tumblr.com/post/120512149181

    Le chercheur Jathan Sadowski et la documentariste Astra Taylor signent pour The Nation un très intéressant article sur la transformation de l’évaluation du risque client (c’est-à-dire le fait d’évaluer les capacités de remboursement des gens quand ils demandent un crédit). L’utilisation de méthodes statistiques pour évaluer la solvabilité des gens est ancienne et n’a cessée d’être encadrée par les autorités tant pour limiter la collecte de données et établir des règles sur les limites de leur utilisation, notamment pour interdire toute forme de discrimination basée sur le sexe. l’âge, la religion ou la race. Cela n’a pas empêché le développement de systèmes basés sur la surveillance des consommations de gens qui ont consacrés les disparités socio-économiques dans un processus technique toujours plus complexe, (...)

    #marketing #scoring #société #Big_data

  • Tendance Karl. Autour d’une tentative romanesque de Marx
    http://revueperiode.net/tendance-karl-autour-dune-tentative-romanesque-de-marx

    Karl Marx a tenté, dans sa jeunesse, d’écrire un roman, intitulé Scorpion et Félix. Il est notoire que les tentatives littéraires de Marx étaient plutôt médiocres, mais ce morceau de roman est révélateur d’une tendance rarement évoquée chez l’auteur du Capital. De sa jeunesse à sa maturité, Marx a été fasciné par la référentialité littéraire, dont il a abreuvé ses œuvres théoriques. Proche du poète et chroniqueur de la gauche hégélienne Heinrich Heine, et bien qu’admirateur de Balzac, Marx est à mille lieues de cette passion exclusive pour le « réalisme » romanesque qu’on a voulu lui prêter. Dans cette introduction à Scorpion et Félix (inédit jusqu’en 1929), Gabriele Pedullà nous fait découvrir un Marx « qui – disons-le clairement – parmi les communistes [des années 1930] n’aurait pu plaire qu’à André Breton et aux surréalistes. »

    #littérature #philosophie

  • Obama cherche à renforcer la protection des données personnelles - L’Atelier
    http://alireailleurs.tumblr.com/post/108626839845

    Suite à la multiplication des vols de données de grandes entreprises, Barack Obama prépare un projet de loi pour renforcer la protection des données personnelles des consommateurs, rapporte l’Atelier. La législation prévoit de soumettre toutes les entreprises à un délai de 30 jours maximum pour prévenir leurs clients du piratage de leurs données. Un autre projet de loi prévoit d’interdire aux entreprises qui conçoivent des systèmes numériques pour les élèves de vendre les données récoltées. Le gouvernement prépare également un Consumer Privacy Bill of Rights, une déclaration des droits à la #vie_privée du consommateur pour obliger les entreprises à plus respecter les choix en matière de vie privée des consommateurs. “Plus nous protégerons les données des consommateurs, plus il sera difficile pour les hackers de (...)

    #politique #big_data #scoring

  • Rémunérations : les #dirigeants_d'entreprises françaises sont-ils prêts à une remise en cause ?
    http://multinationales.org/Remunerations-les-dirigeants-d

    Pacte de responsabilité ou pas, la remise en cause des pratiques de rémunération des dirigeants d’entreprises françaises n’est pas à l’ordre du jour. Illustration des aberrations actuelles, une entreprise comme #Sanofi verse plus de huit millions d’euros à son directeur général tout en continuant à additionner les aides publiques et supprimer des emplois. Le géant pharmaceutique constitue l’un des exemples les plus extrêmes des profonds déséquilibres qui caractérisent la gestion des grandes entreprises (...)

    #Actualités

    / #Mediapart, #France, Sanofi, #Lagardère, #Scor, #VIEHBACHER_Christopher, #KESSLER_Denis, #Démocratie_économique, #Medef, Confédération générale du travail (CGT), #salaires, dirigeants d’entreprises, fiscalité, #aides_publiques_et_subventions, #éthique, #actionnaires, démocratie dans (...)

    #Confédération_générale_du_travail_CGT_ #fiscalité #démocratie_dans_l'entreprise #GATTAZ_Pierre #LAGARDÈRE_Arnaud
    « http://patrimoine.lesechos.fr/patrimoine/placement/actu/0203475452940-les-salaires-des-patrons-du-cac-40-reculent-pour-l »
    « http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/05/06/les-patrons-du-cac-40-ne-connaissent-pas-tous-la-crise_4412228_4355770.html »
    « http://www.mediapart.fr/journal/france/080514/remunerations-le-double-langage-du-patronat »
    « http://www.challenges.fr/entreprise/20140505.CHA3426/comment-elise-lucet-a-surchauffe-l-ambiance-a-l-ag-de-sanofi.html »
    « http://www.bastamag.net/Le-cout-du-capital-detruit-l »
    « https://www.flickr.com/photos/truthout/6211653333

    Flickr
     »

  • Le Conseil constitutionnel censure le fichier des crédits à la consommation
    http://www.leparisien.fr/economie/le-conseil-constitutionnel-censure-le-fichier-des-credits-a-la-consommati

    Le Conseil constitutionnel a censuré jeudi la création d’un fichier national recensant tous les crédits à la consommation accordés aux particuliers, voulue par le législateur au nom de la lutte contre le surendettement, mais qui a été jugée attentatoire au respect de la vie privée.

    #bonne_nouvelle #fichage #vie_privée #données_personnelles mais pourquoi parler de censure plutôt que de refus ? et pourquoi la droite spécifiquement a jugée

    Le respect de la vie privée en péril …

     ?

    • Il (Le Conseil constitutionnel) estime surdimensionné le dispositif envisagé, en relevant que le fichier voulu par le gouvernement aurait contenu les données à caractère personnel d’un très grand nombre de personnes (plus de 12 millions), alors que plusieurs dizaines de milliers d’employés de crédit auraient été autorisés à les consulter.

      Ok, en fait je commence à comprendre pourquoi la droite s’y est opposée en arguant des libertés (depuis quand la droite s’intéresse aux libertés ? déjà la gauche c’est pas terrible) mais voila, c’est surtout parce que le bouzin était tellement tentaculaire que

      Cette lourdeur du dispositif - les données devaient en outre être conservées plusieurs années - faisaient que les sociétés de crédit étaient farouchement opposées à sa création.

      Et de mon avis, ces sociétés de #crédit ont déjà un système pour ficher leurs clients avec des trucs consultables en privé dont on a pas idée… et oui je médis mais je peux déjà citer une multitude de fichiers bancaires
      – FCC
      – FNCI
      – FIBEN
      – FICP-
      – FICOBA
      – TRACINFO
      et les dérogations à la règle du secret professionnel :
      http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do;jsessionid=42C77B66E2A059BD3E9510EB660DC635.tpdjo04v_3

    • Et donc cette pratique de profilage client s’appelle le #scoring et ça date…

      Soit un programme informatique - confidentiel - construit sur l’historique du fichier client, il analyse vos revenus, votre situation professionnelle, votre ancienneté dans votre entreprise, votre situation matrimoniale, la présence d’enfants à charge, le taux d’endettement, votre capacité d’épargne votre âge et d’autres choses vous concernant auxquels vous n’aurez pas accès ! ainsi on raconte qu’il est plus facile d’obtenir un crédit bancaire si l’on possède un chien !!

      http://souriez.info/+Fichage-bancaire-FCC-FICP-FIBEN+

  • http://blogs.laweekly.com/informer/2013/12/wolf_of_wall_street_prousalis.php

    Your film is a reckless attempt at continuing to pretend that these sorts of schemes are entertaining, even as the country is reeling from yet another round of Wall Street scandals. We want to get lost in what? These phony financiers’ fun sexcapades and coke binges? Come on, we know the truth. This kind of behavior brought America to its knees.

    #wallstreet #wolf #scorcese #sameoldshit

  • Le vote blanc au rabais
    http://www.marianne.net/Le-vote-blanc-au-rabais_a234418.html
    http://www.marianne.net/photo/art/default/976965-1157912.jpg?v=1387193278

    L’Assemblée nationale a enfin voté la reconnaissance du vote blanc. Cette heureuse initiative permettra de ne plus jeter dans le même sac bulletins blancs et bulletins nuls.

    Il faut apporter deux bémols à ce satisfecit.

    1) La mesure n’entrera en vigueur qu’aux européennes et non aux municipales.

    2) S’ils ne seront plus mélangés avec les nuls, les bulletins blancs ne seront toujours pas comptabilisés dans les suffrages exprimés. Le prétexte officiel consiste à dire qu’il ne faut pas trop amoindrir les scores des candidats.

    Lors de l’élection présidentielle de 2012, François Hollande a-t-il été élu avec 51,64 % des voix au second tour ? Alors qu’en enlevant les bulletins blancs ou nuls, il n’aurait recueilli que 48,63 % des voix.

    Cela ne change rien au résultat final. Il s’agit ainsi de sauver les apparences en gonflant artificiellement le score des uns et des autres, quitte à faire passer à la trappe un vote blanc encore pris avec des pincettes.

    #élections
    #score
    #vote-blanc

  • #USMA 1 - #MCA 0 : le #doyen sort des rangs #algeria #algérie
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article1744
    Ce que le #football a d’arrogant n’est pas uniquement l’ #argent !

    Le #derby de football du #1mai #2013 à #Alger , s’est soldé par la victoire de l’USMA sur le MCA avec le #score de 1 à 0. L’enjeu est la #coupe nationale qui ouvre au #club victorieux d’aller disputer aux échelons régionaux et continentaux des trophées internationaux de la même lignée. La veille la #capitale était joyeuse, le match s’est terminé par une indélicatesse qui mérite d’être relevée et instruite pour en réparer son tort...