• Toujours plus de jeunes mères SDF au sortir de la maternité Lucas Latil avec AFP - 18 Janvier 2018 - Le figaro madame
    http://madame.lefigaro.fr/societe/a-la-sortie-des-maternites-le-nombre-de-femmes-sans-abris-continue-d

    De nombreuses maternités sont confrontées à des cas de mères qui accouchent sans avoir de lieu d’hébergement à la sortie. Un phénomène qui touche surtout les établissements d’Ile-de-France.

    Des mères et leurs bébés sans lieu d’hébergement sitôt sortis de la maternité. C’est une réalité pour un nombre croissant de femmes esseulées et en situation de précarité. Déjà, en septembre dernier, l’association Interlogement 93, responsable des appels au 115 et de la gestion de l’hébergement d’urgence dans le département de Seine-Saint-Denis, alertait sur la hausse préoccupante du nombre de « bébés sans-abri ».

    Selon de nouveaux chiffres dévoilés ce vendredi par le ministère du Logement à l’AFP, fin novembre, en Ile-de-France, ce sont 15 femmes sortant de la maternité qui étaient en attente d’hébergement et 62 femmes enceintes sans-abri avec un terme proche qui étaient identifiées pour une demande d’hébergement.

    "Les Invisibles", la bande annonce
    https://www.youtube.com/watch?v=NbAd9Rwu5vg

    Sans nulle part où aller à la sortie de la maternité, elles sont nombreuses a être accueillies dans l’un des premiers centres d’hébergement d’urgence à Paris dédiés aux jeunes mères sans-abri. « On a vu un afflux important, le centre s’est rempli en à peine une semaine », explique Alice Monchambert de la Croix-Rouge, qui gère ce centre situé près des Invalides. Ouvert le 17 décembre et pour trois mois dans les anciens locaux de la région Ile-de-France, le lieu accueille 22 mères et leurs bébés âgés de quelques jours à un mois.

    Les établissements sont confrontés « de plus en plus régulièrement à des cas de mères en situation de précarité qui accouchent et n’ont aucun lieu d’hébergement à la sortie de la maternité », alertent les Hôpitaux publics de Paris (AP-HP). Selon l’Agence régionale de santé (ARS), le phénomène touche en particulier douze établissements en France, qui signalent au moins un cas par semaine. Parmi ces maternités, onze sont en Ile-de-France. Dans la région, au moins 2400 femmes se sont retrouvées dans cette situation en 2017. Un chiffre en hausse par rapport aux années précédentes (2000 en 2016) et encore, ce ne sont que des estimations partielles, souligne l’ARS.

    Dormir à l’hôpital pour ne pas dormir dehors
    Face au besoin, l’hébergement d’urgence s’organise. Avant le nouveau centre de la Croix-Rouge, une expérimentation avait été lancée par l’AP-HP à l’Hôtel-Dieu. Également dédié aux femmes sortant de maternité, cet accueil, géré par l’association Aurore et qui va être pérennisé, a reçu 181 femmes et 188 bébés depuis mars 2017. À Paris, l’État assure 196 places d’hébergement dédiées aux femmes enceintes ou sortant de maternité, selon le ministère du Logement. Mais les places manquent encore et souvent après la naissance, c’est le système D. « Il peut arriver que des mères prises en charge dans les maternités de l’AP-HP restent quelques jours supplémentaires, le temps de trouver une solution d’hébergement », expliquent les Hôpitaux de Paris.

    La durée moyenne d’hospitalisation pour ces femmes dans les maternités publiques parisiennes est de quatorze jours, contre deux ou trois jours normalement. « Déjà quand j’étais enceinte, je venais dormir aux urgences pour ne pas rester dehors, raconte Bintou, 28 ans. Ils nous laissent dormir sur les brancards quand il n’y a pas trop de malades ».

    Comme elle, certaines se sont retrouvées à la rue après avoir dévoilé une grossesse hors mariage ou avec un homme d’une autre confession religieuse. D’autres ont fui des violences, un mariage forcé ou ont été victimes d’un viol. Beaucoup sont sans-papiers : selon l’AP-HP, la majorité de ces femmes sont des migrantes originaires d’Afrique subsaharienne ou du Maghreb.

    Des "bébés-papiers"
    Pour certaines, une fois sur le territoire français, avoir un enfant d’un père français est un pass pour obtenir un droit de séjour. « Il y a des cas de "bébés-papiers". C’est une question de survie pour ces femmes, elles n’ont pas le choix », explique Béatrice Bilde, directrice de la résidence maternelle Les Lilas à Paris, un centre d’accueil mère-enfant ouvert toute l’année et géré par l’Armée du Salut.

    Il existe dix centres maternels comme celui-ci à Paris. Ils n’agissent pas dans l’urgence pour mettre à l’abri des personnes à la rue mais proposent un accompagnement long, possible jusqu’aux trois ans de l’enfant, dans le cadre de l’Aide sociale à l’enfance. Un des objectifs est notamment de trouver une alternative à un placement de l’enfant. « Les bébés arrivent dans un état de santé plutôt bon, mais certains sont hypertendus et ont besoin d’être rassurés : il y a du travail à faire sur la parentalité et le lien mère-enfant », explique la directrice adjointe de la résidence maternelle Les Lilas, Françoise Beaudeaux.

    En cas de doute concernant un « bébé-papier », les mères risquent un placement en centre de rétention et un renvoi vers leur pays d’origine. Dans les faits, « il est rarissime qu’on sépare la mère de l’enfant. De manière générale, il n’y a pas de placement parce que la mère n’est pas en capacité financière de s’en occuper, mais plutôt parce qu’il y a de la maltraitance psychologique et parfois physique », explique Mme Bilde.

    #bébés #France #précarité #survie #migrantes #Femmes #sans-papiers #hôpital #pauvreté #AP-HP


  • #Clochard

    Definizione

    clochard è un termine francese, derivato del verbo clocher «zoppicare». Nel linguaggio giornalistico viene usato al posto di «barbone, mendicante, vagabondo». (Treccani)

    Uso del termine

    Paolo Pezzana, presidente Fio.PSD (Federazione italiana organismi per le persone senza dimora) invita a non usare mai questa parola, frequente come sinonimo di persona senza dimora. “La ritengo categoricamente una mistificazione – spiega Pezzana – clochard viene usato per ingentilire e suggerisce lo stereotipo di vivere sotto i ponti per scelta romantica. La realtà è che molti si adattano in negativo alla situazione che vivono. Persone che si trovano sulla strada si raccontano e raccontano agli altri che dietro ci sia una scelta. Ma è una strategia di sopravvivenza per poter resistere in una situazione di forte disagio, per mantenere quel minimo di autostima che ti consente di non annientarti in una situazione in cui socialmente sei già stato annientato”. Tra scelta e adattamento negativo c’è una bella differenza. Tutti vorrebbero un’alternativa.

    Il ’clochard’, mutuato dal francese, porta con sé un’accentuazione romantica. Viene usata per ingentilire, ricorda figure ottocentesche da romanzo. «Siamo dentro lo stereotipo e in più a clochard si tende ad affiancare l’idea della scelta un po’ boheme, questa roba non esiste. Non ho mai conosciuto in 15 anni che sono andati sotto i ponti per scelta» afferma Pezzana.

    Tra i termini francesi, il presidente Fio.PSD suggerisce come espressione migliore, adottata ufficialmente con un atto del presidente della Repubblica, “#sans_chez_soi”, senza casa propria, che è ancora più adeguato del termine dimora.

    Alternative consigliate

    Le persone #senza_dimora vivono un disagio complesso, non dettato da una “scelta di libertà” (contrariamente a quanto spesso si crede), ma da acuta sofferenza e rottura radicale rispetto alle reti sociali. Per questo la parola clochard va sostituita con ’#persona_senza_dimora' che è la traduzione italiana per homeless.

    http://www.parlarecivile.it/argomenti/povert%C3%A0-ed-emarginazione/clochard.aspx
    #terminologie #SDF #sans-abri #vocabulaire #mots #stéréotypes #préjugés


  • Saône-et-Loire. Un SDF condamné à du sursis pour s’être servi dans les poubelles d’un magasin Atac
    https://www.ouest-france.fr/bourgogne-franche-comte/saone-et-loire-un-sdf-condamne-du-sursis-pour-s-etre-servi-dans-les-pou

    Un #SDF de 24 ans était jugé ce jeudi 4 janvier par le tribunal de Chalon-sur-Saône pour avoir volé de la nourriture dans les poubelles d’Atac, à Buxy, à deux reprises, les 28 décembre et 1er janvier, rapporte le Journal de Saône-et-Loire.

    #langage #insane #France


  • Les dents de la ville : un mobilier urbain anti-social

    Des pans inclinés, des picots, des douches…Ils s’intègrent parfaitement au paysage urbain. Pourtant, ces aménagements symbolisent le rejet des personnes à la rue. La matérialisation d’une violence sociale envers des gens trop souvent jugés « indésirables ». Pour mieux comprendre, écoutez notre documentaire sonore « les dents de la ville ».

    Le 25 décembre 2017, Christian Page, sans-abri de 45 ans tweete : « Salut à tous. Rue de Meaux 75019. Grilles d’air chaud où parfois se posaient les #SDF. Sauf que maintenant voilà. » Son texte est accompagné d’une photographie montrant une bouche d’air chaud entourée de grilles, inaccessible. Relayé plus de 2000 fois, son message pousse la mairie de Paris a retirer le dispositif anti-SDF dès le lendemain. L’homme au bandana rouge devient alors le « SDF le plus médiatisé de France » en dénonçant ce mobilier répulsif sur les réseaux sociaux. En août 2018, après trois ans et demi de vie à la rue, Christian obtient un logement social à Paris, partageant sa joie avec ses followers.

    Une nécessaire adaptation

    Mars 2018, rencontre avec Christian Page, place Sainte-Marthe, un jour de pluie. Il ramène avec lui « quelques copains », vivants à la rue, tout comme lui, pour discuter devant une cantine du Secours catholique. Il nous décrit sa vie à la rue ; l’errance permanente à la recherche d’un « spot » sécurisé, propre et isolé du monde. Face au mobilier urbain anti-social, Christian a dû s’adapter. Dans l’un de ses lieux refuges, où il a entassé plusieurs matelas, il dort sur des galets coulés dans du béton devant un bâtiment. « On s’adapte où on crève », résume-t-il crûment.

    Emmanuel Macron l’avait pourtant promis, en juillet 2017, à l’aube de son mandat présidentiel. « Je ne veux plus, d’ici la fin de l’année, avoir des femmes et des hommes dans les rues, dans les bois ou perdus » (NDLR : il a depuis reconnu « son échec »). Pourtant, les politiques publiques et coupes budgétaires mises en oeuvre par le gouvernement inquiètent plus qu’elles ne rassurent les associations et fondations en lutte contre les problèmes de mal-logement en France. Le budget des centres d’hébergement et de réinsertion sociale (44 000 places dans l’Hexagone) va subir une coupe brutale de 57 millions d’euros sur quatre ans, dont 20 millions déjà amputés en 2018. Une décision qui entraîne une importante réduction des services et de l’accompagnement proposés aux personnes les plus précaires.

    « Invisibiliser un problème, plutôt que de le résoudre »

    Autre inquiétude, la hausse de la Contribution sociale généralisée (CSG) pour les retraités, mais aussi la suppression de l’Impôt sur la fortune (ISF), qui a fait chuter les dons aux associations d’au moins 50% l’an passé selon l’organisme France Générosités. Pour rappel, les personnes assujetties à l’ISF pouvaient faire le choix de reverser cet impôt directement à des fondations, profitant par ce biais de la défiscalisation d’une partie de la somme versée. Face à la suppression de cette taxe, l’Institut Pasteur a, par exemple, perdu environ 1,5 millions d’euros de dons cette année. Action contre la faim a essuyé une perte de 60% des volumes de ses dons soit presque 2 millions d’euros. C’est aussi 600 000 euros de moins pour la Fondation Abbé Pierre, avec une chute du montant moyen du don, passant de 1 050 euros l’an dernier, à 650 euros cette année.

    Moins de budget mais toujours plus de demandes

    En février 2018, la mairie de Paris annonçait avoir recensé » près de 3000 sans-abris dans l’espace public parisien ». Il y a quelques jours, ce sont 200 personnes SDF qui ont occupé quelques heures un immeuble vide, pour protester contre le manque de solutions de logement. Pour Yves Collin, directeur de la communication de la Fondation Abbé Pierre, le mobilier urbain anti-social est le symptôme d’un problème de logement « que l’on a pas envie de voir et surtout que l’on a pas envie de traiter ». Grâce à la campagne de communication « #Soyonshumains« , la fondation s’est attachée à recenser ces aménagements offensifs, accentuant un « phénomène de chasse ».

    Circulez, il n’y a rien à voir

    Sophie Rouay-Lambert est urbaniste et sociologue à l’Institut catholique de Paris. Ces « embellissements » anti-SDF cachent généralement « une criminalisation des plus précaires », estime la chercheuse. Ils révèlent aussi notre perception de l’espace public. Au-delà des dispositifs qui découragent l’installation, c’est l’espace public en général qui se mue en « une zone de transit », où il devient inconfortable de stationner. Cette tendance, dont le mobilier n’est finalement qu’un symptôme, estime Sophie Rouay-Lambert, découle d’une privatisation grandissante de l’espace public. Une tendance que dénonce la fondation Abbé Pierre. En 2017, elle dénombrait plus de 216 dispositifs de ce genre recensés à Paris. « Il ne faut pas s’habituer à la misère, il faut apporter des réponses », affirme Christophe Robert, délégué général de l’association. D’après le dernier rapport du collectif Morts de la rue, publié au mois de septembre, plus de 500 personnes SDF décèdent chaque année, faute de prise en charge.

    https://radioparleur.net/2019/01/08/ville-mobilier-urbain-sdf

    #urban_matter #villes #anti-sdf #mobilier_urbain #France #Paris


  • A #Côme, Noël 2018 comme Noël 2017... l’humanité, c’est fini!

    Como: sequestrati i cartoni ai senzatetto e multe fino a 300 € a chi li aiuta

    Ordinanza a Como: multa a chi offrirà cibo ai clochard

    A Como l’amministrazione locale rischia di strappare al Natale l’aspetto del dono. Un’ordinanza approvata in consiglio comunale, firmata dal sindaco Mario Landriscina, prevede multa e allontanamento per i senzatetto che cercano riparo sotto i portici dell’ex chiesa di San Francesco, in centro. Stessa sorte anche per chi li aiuta, portando loro latte caldo o qualcosa da mangiare.
    Il motivo

    La motivazione che sta dietro all’ordinanza che sta facendo discutere è il decoro urbano, in quanto i senzatetto infastidirebbero il viavai di cittadini e visitatori. L’ordinanza, valida fino al 10 gennaio, oltre le vacanze di Natale, prevede sanzioni da 50 a 300 euro per chiunque porti cibo ai clochard, i quali già sono stati multati e si sono visti sequestrare anche i cartoni dove erano soliti dormire.

    Il sindaco Landriscina così ha difeso l’ordinanza: “È una questione di decoro, ci sono strutture notturne in cui possono alloggiare“. Anche la Caritas, tuttavia, ha chiesto al primo cittadino comasco di fare un passo indietro: “Cerchiamo di far vivere a questi bisognosi un Natale dignitoso”.
    La reazione

    C’è chi ha deciso di reagire alla decisione del Comune. Su Facebook è stato lanciato il ‘Bivacco solidale contro chi affama i poveri’, che si prefigge il seguente obiettivo: “Dobbiamo riscattare la rispettabilità e la reputazione della città ferita dall’ordinanza del sindaco Landriscina checolpisce i poveri impedendo loro non solo di essere nel centro ma addirittura di essere sfamati dai volontari e dalle volontarie che di loro si occupano viste le mancanze e l’incapacità delle istituzioni. Vogliamo che tutti i cittadini di Como si uniscano alla protesta“.
    Il sindaco disponibile a modificare l’ordinanza

    Il sindaco Landriscina, dopo il vespaio di polemiche, si è detto però pronto a rivedere l’ordinanza: “Stiamo già lavorando per studiare dei correttivi all’ordinanza in modo da trovare un equilibrio in situazioni così delicate”.


    https://www.informarexresistere.fr/como-sequestrati-i-cartoni-ai-senzatetto-e-multe-fino-a-300-e-a-

    #it_has_begun (en fait, on devrait dire #it_continues, #no_end) #Côme #SDF #sans-abri #urban_matter #villes #espace_public #anti-pauvres #honte #Italie #amande


  • SDF : 406 morts en 2018

    L’an dernier en France, au moins 403 SDF seraient morts dans la rue selon le collectif « Les morts de la rue » qui dévoilent chaque année une liste de décès de personnes qui ont vécu un moment ou l’autre à la rue.

    Selon le collectif toujours, à l’heure actuelle et pour 2018, nous en sommes déjà à 406 morts.

    48.4 ans serait l’âge moyen des personnes qui décèdent dans la rue en France en 2018. Il était de 49 ans en 2017. La plus jeune victime cette année avait 16 ans. Un jeune adolescant mort à Clermont Ferrand. En 2017, la plus jeune victime avait seulement 2 mois !

    Une liste disponible en cliquant ici et mise à jour quasiment en temps réel en fonction des informations obtenues. « Il s’agit des décès qui nous ont été communiqués », précise le site.

    « Leur mort est un scandale qui doit interpeller chacun à un niveau personnel comme collectif, et quelles que soient nos appartenances politiques ou religieuses » ajoute le collectif.

    Cette année, la victime la plus âgée avait 80 ans selon la liste. En 2017, elle avait 81 ans.

    Des chiffres glaçants à la fois désolants et consternants. Comment se fait-il encore que l’on puisse encore mourir dans la rue dans un pays qui est censé être la 6 ème puissance mondiale ?

    https://m.lesrepliques.com/SDF-406-morts-en-2018_a2915.html

    #mourir_de_froid #SDF #morts #décès #statistiques #chiffres #sans-abri #2018


  • Grande-Bretagne : le nombre de sans-abri doublé en cinq ans Belga - 23 Décembre 2018 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_grande-bretagne-le-nombre-de-sans-abri-double-en-cinq-ans?id=10105112

    Le nombre de personnes sans-abri en Grande-Bretagne a doublé en l’espace de cinq ans, selon un rapport de l’organisation caritative Crisis publié dimanche. Quelque 170.000 familles et personnes isolées dorment actuellement sous tente, dans des voitures ou des abris de transport publics outre-Manche. A la veille de Noël, l’organisation presse le gouvernement de Theresa May d’enfin prendre ce problème à bras-le-corps, en accordant plus d’aides sociales pour aider ces personnes à se loger dignement.

    Selon Crisis, si beaucoup de ces personnes paupérisées parviennent à trouver refuge dans des centres d’accueil, pas moins de 12.300 dorment à la rue actuellement, contre 12.000 dans des véhicules ou sous tentes, et 21.000 autres dans des « séjours temporaires inacceptables ». Selon l’association, qui s’appuie sur une étude réalisée par l’université de Heriot-Watt, ce type de sans-abrisme a doublé en l’espace de cinq ans à peine.

    Selon les statistiques officielles, près de 600 sans-abri sont morts l’année écoulée en Angleterre et au Pays de Galles. L’âge moyen des victimes était de 44 ans pour les hommes et 42 ans pour les femmes. Les causes de ces décès sont principalement le suicide, l’abus d’alcool et de drogues.


  • « Gilets jaunes » : « Pour la gauche, l’antifascisme ne doit pas être une option », Sarah Kilani, médecin hospitalier, militante écologiste et membre du Comité Syrie-Europe après Alep ; Thomas Moreau, urbaniste, militant antifasciste, communiste libertaire et membre du collectif Agitations autonomes.
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/12/15/sarah-kilani-et-thomas-moreau-l-antifascisme-n-est-pas-une-option_5398007_32

    Si la gauche peut appuyer le pôle progressiste des « #gilets_jaunes », elle se doit de critiquer ses éléments d’extrême droite, estiment deux militants écologiste et antifasciste dans une tribune au « Monde ».

    Tribune. N’émergeant pas directement des formes traditionnelles de contestation, le mouvement des « gilets jaunes » déboussole la gauche. Entre soutien inconditionnel et mépris affiché, toutes les positions envers la mobilisation se déclinent. Chacun accole sa #grille_de_lecture, s’appuyant sur les éléments fascisants (agressions homophobes, racistes, complotisme à propos du traité de Marrakech…) ou sur les #blocages efficaces (Amazon, dépôts pétroliers, le fabricant de lacrymogène Alsetex) pour valider sa thèse. Et pour cause : le mouvement est labile, changeant selon les espaces géographiques et sociologiques, variant d’un barrage à l’autre, d’un jour sur l’autre. Il a aussi sa dynamique interne.

    D’interclassiste, il évolue de plus en plus vers des bases prolétariennes par l’implication de militants de gauche, de #syndicalistes, du comité pour Adama [association créée après la mort d’Adama Traoré, lors de son interpellation en 2016 par les gendarmes du Val-d’Oise]. Face à ce phénomène protéiforme de colère sociale fourre-tout dont la nature réelle reste difficile à définir, mais justifiée par les bas salaires, le creusement des inégalités et, aussi, la crise institutionnelle instaurée par un exécutif qui a longtemps méprisé les corps intermédiaires et les classes subalternes, il est plus que légitime que la #gauche se soit posé la question de sa participation. Celle-ci se doit cependant dans tous les cas de rester d’une très grande fermeté à l’égard de l’extrême droite et des revendications qui lui sont propres.

    Très souvent décriés par cette gauche, ce sont pourtant les antifascistes qui ont avant tout évacué du mouvement, à plusieurs reprises, des militants fascisants, pendant que d’autres ont choisi une complaisance silencieuse devenue douteuse ; voire énoncent la possibilité de nouer des alliances sur le terrain avec eux. Ainsi, #Eric_Hazan dans un entretien à Mediapart, le 7 décembre, affirmait que la présence de l’extrême droite « ne [le] gênait pas », et de poursuivre « les ennemis de mes ennemis ne sont pas vraiment mes amis, mais un peu quand même ».

    Discours conciliant

    On peut s’étonner qu’une telle déclaration ne fasse pas un tollé général et qu’elle soit passée relativement inaperçue. La Ve République et ses structures économiques ont beau évoluer apparemment inexorablement vers un étatisme autoritaire et une dé-démocratisation, nous ne pouvons faire preuve d’un tel relativisme et affirmer qu’elle est un ennemi équivalent ou voire plus fondamental que l’extrême droite. La normalisation de ce discours conciliant avec les diverses expressions racistes n’est-elle pas la preuve d’une crise des représentations politiques de la gauche et de l’anticapitalisme ?

    Derrière le signifiant vide du gilet jaune se mobilisant contre la figure repoussoir d’Emmanuel Macron, on retrouve certes des militants habituels qui, face aux échecs politiques et syndicaux accumulés de ces dernières années, cèdent aux sirènes du « mouvementisme » et du « bougisme » aveugles à la première mobilisation collective venue sous prétexte qu’il se passe « quelque chose ». Mais c’est bien par ailleurs l’hégémonie du mythe populiste – populisme « dégagiste » fantasmant un peuple capable de s’unir malgré ses divergences pour renverser les élites — comme moteur de complaisance qu’il faut remettre en question.

    Une bonne partie de la gauche est passée avec armes et bagages de la théorie critique, de l’analyse des structures et de la stratégie de la #lutte_des_classes dans le camp du populisme, ayant comme stratégie politique et discursive l’opposition d’« un peuple » naturalisé (demos ou ethnos) contre les parasites du haut (les banques, l’élite), mais aussi parfois du bas (les assistés, les immigrés d’aujourd’hui et d’hier) « profitant de la redistribution ». Ce discours devenu hégémonique, imposant de taire les désaccords, considérés dès lors comme secondaires, entre les composantes du « peuple » – notamment sur les questions du racisme, de l’immigration, du féminisme et de l’homophobie – au nom de l’union stratégique, semble mettre en échec désormais le seul rempart qui permettait jusque-là d’éviter que « les extrêmes se rejoignent » : l’antifascisme.

    Critique intransigeante

    Ce refus du collectif pour ce rassemblement d’individus nus face à l’Etat et son appareil répressif, tout comme l’oscillation constante entre « révolution nationale » et sociale sont à combattre. L’implication du mouvement social semble changer actuellement : le centre de gravité des « gilets jaunes » évolue avec, peut-être, à la clé, un retour d’une base classiste organisée contre celle d’un populisme de gauche confus (type Mouvement 5 Etoiles) ; une logique d’action directe de blocage de la production et de la distribution l’emportant sur celle de la représentation.

    Si une partie de la gauche veut appuyer le pôle progressiste de ce mouvement, elle ne peut en aucun cas se passer de formuler une critique intransigeante de ce qu’il contient de revendications nationalistes et d’éléments d’extrême droite. Pour cela, il faut donc en terminer avec le dangereux mythe populiste, ennemi fondamental et historique de l’indispensable antifascisme. Car ici, l’ennemi de mon ennemi ne saurait en aucun cas, en aucune circonstance, être mon ami. Si tant est que l’extrême droite soit vraiment l’ennemi du capitalisme et de la dé-démocratisation, rien n’étant moins sûr. Pour beaucoup d’acteurs associatifs, syndicaux, politiques, institutionnels, nous sommes à la croisée des chemins : union des populismes ou union des énergies anticapitalistes, barbarie ou socialisme.

    • Ce serait bien que le monde définisse ce qu’est pour lui la gauche.

      #Lille la ville de #martine_aubry (gauche).

      Vendredi soir, froid de canard, pluies verglaçantes. Des trains bloqués, 100 000 foyers sans électricité.
      Les #SDF restent dehors, le plan grand froid n’a pas encore été initialisé par la ville, entre autres. Echange de balles avec la préfecture, pour passer le temps.
      La ville de Lille consacre toutes ses ressources financières à l’élection de #Miss_France.

      Ecologie, toujours à Lille, c’est la guerre contre les opposants à la bétonisation. Guerre violente.

      gauche dans le gouvernement macron, combien de ministres anciennement ou toujours #PS ?

      On aurait bien besoin de médecin hospitalier dans le département, et de militants écologistes dans la métropole.

      Drôles de zigs, celles et ceux qui publient des lettres ouvertes dans l’#immonde, surtout quand ils veulent sauver la #gauche caviar qui s’engraisse, omniprésente.



  • Migranti, la grande espulsione. Quarantamila fuori dai centri

    In vigore il decreto sicurezza. Senza lavoro 15mila operatori. Mattarella difende patto Onu

    I migranti sotto protezione umanitaria dovranno lasciare anche i centri di prima accoglienza. Tutti, anche famiglie con bambini. La comunicazione arriva dalle Prefetture. Prime espulsioni in tutta Italia.
    Rischiano 40mila persone, 15mila operatori perderanno il lavoro.

    Fuori dagli Sprar, come prevede la legge Salvini, ma anche fuori dai Cas e dai Cara, secondo una “conseguenziale” interpretazione data dai prefetti di tutta Italia che, da qualche giorno, hanno cominciato a riunire i gestori dei centri comunicando loro che i titolari di protezione umanitaria dovranno lasciare anche le strutture di prima accoglienza. Tutti, comprese donne e famiglie con bambini. Già ieri 26 persone sono state invitate a lasciare immediatamente il Cara di Isola Capo Rizzuto in Calabria: tra loro una donna incinta e un bambino di cinque mesi, subito presi in carico dalla Croce Rossa.

    Tutti migranti regolari, tutti con documenti di identità e permesso di protezione umanitaria, tutti destinati alla strada come altri 40mila, questa la stima fatta dalle associazioni di settore, interessati dai provvedimenti dei prefetti che, chi con data perentoria chi con maggiore elasticità a difesa delle situazioni più vulnerabili, hanno
    così allargato a dismisura la portata della legge Salvini, di fatto privando di qualsiasi tipo di accoglienza i titolari di protezione umanitaria.

    E proprio nel giorno in cui da Verona il presidente della Repubblica richiamava ad un senso di comune responsabilità nell’affrontare il problema dell’immigrazione «un fenomeno che non è più di carattere emergenziale ma strutturale e quindi costituisce una delle grandi sfide che si presentano all’Unione europea e a tutto il mondo ed è un’esigenza che richiama alla responsabilità comune».

    Mattarella, facendo appello all’Unione europea ad «assumere questo fenomeno che non va ignorato ma affrontato» ha implicitamente invitato il governo italiano (che non intende sottoscriverlo) a leggere il Global Compact delle Nazioni Unite «prima di formulare un giudizio perché non si esprimono opinioni e giudizi per sentito dire».

    https://www.meltingpot.org/Migranti-la-grande-espulsione-Quarantamila-fuori-dai-centri.html

    #chômage #Decreto_Salvini #Italie #SDF #sans-abri #asile #migrations #réfugiés

    • Dl Sicurezza, 24 migranti cacciati dal Cara di Isola Capo Rizzuto e portati in stazione: “Non hanno un posto dove andare”

      La prefettura di Crotone ha deciso di far uscire il gruppo per applicare il provvedimento appena approvato dal Parlamento. Gli stranieri sono in possesso del permesso di soggiorno umanitario e pur avendo diritto di stare in Italia, non possono beneficiare del diritto d’accoglienza nel sistema Sprar o restare nel sistema di prima accoglienza

      Ventiquattro migranti hanno dovuto lasciare il Cara di Isola Capo Rizzuto, a seguito di un provvedimento emesso dalla prefettura di Crotone in ottemperanza al decreto Sicurezza approvato nei giorni scorsi in Parlamento. Gli stranieri sono in possesso del permesso di soggiorno umanitario e pur avendo diritto di stare in Italia, non possono beneficiare del diritto d’accoglienza nel sistema Sprar o restare nel sistema di prima accoglienza. Il gruppo, nonostante la protesta organizzata nel pomeriggio per chiedere di non lasciare il centro, è stato fatto salire su un pullman e accompagnato alla stazione ferroviaria di Crotone.

      Lì c’erano ad attenderli i volontari delle associazioni che si occupano di assistenza e che si stanno adoperando per trovare per loro una sistemazione temporanea per la prossima notte. I rifugiati allontanati dal Cara, infatti, non hanno un luogo dove andare e per evitare che passino la notte all’addiaccio, è intervenuta la rete delle associazioni solidali di Crotone. L’accoglienza, però, secondo quanto hanno spiegato queste ultime, potrà essere garantita solo per pochi giorni, dopodiché dovranno tornare in strada. Nella stazione ferroviaria di Crotone, ci sono i volontari di Legacoop Calabria, che stanno fornendo loro assistenza. Secondo Pino De Lucia, responsabile immigrazione di Legacoop Calabria, “i costi per eventuali casi speciali che riguardano migranti minori, malati e disabili, sono a carico dei Comuni ospitanti, con notevole aggravio per le casse degli enti locali”. Tra le persone destinatarie del provvedimento c’è anche una giovanissima coppia, lei nigeriana, lui ghanese, con una bambina di cinque mesi, che sarà ospitata, assieme ad un’altra donna, a Crotone a cura della Croce Rossa e della Caritas, con vitto e alloggio assicurato per una ventina di giorni.

      Il Cara di #Isola_di_Capo_Rizzuto era finito al centro delle polemiche a maggio 2017, dopo l’arresto per ‘ndrangheta di 68 persone. Secondo quanto rivelato nelle indagini, dei 100 milioni di euro stanziati negli ultimi 10 anni per i migranti, 32 andavano alla ‘ndrangheta. Secondo i pm la cosca Arena, era riuscita ad aggiudicarsi gli appalti indetti dalla prefettura di Crotone per le forniture dei servizi di ristorazione al centro di accoglienza di Isola Capo Rizzuto e di Lampedusa. Le indagini rivelarono anche che venivano dato cibo per maiali ai migranti.

      https://www.ilfattoquotidiano.it/2018/11/30/dl-sicurezza-24-migranti-cacciati-da-cara-di-isola-capo-rizzuto-e-portati-in-stazione-non-hanno-un-posto-dove-andare/4804833/amp/?__twitter_impression=true

    • I primi effetti del decreto (in)sicurezza

      I primi effetti del decreto (in)sicurezza confermano, purtroppo, quanto in molti stiamo denunciando da settembre, da quando la bozza del decreto ha iniziato a circolare.
      Sono già diverse decine le persone, alcuni bambini piccolissimi, costretti a stare per strada perché impossibilitate ad accedere alle strutture di seconda accoglienza (sono di ieri le prime circolari emanate da diverse Prefetture).
      Se il Presidente della Repubblica firmerà la legge licenziata dalla camera, la situazione, nel medio e lungo periodo, peggiorerà sempre più. Migliaia di persone saranno costrette all’esclusione e alla marginalità sociale in nome della demagogia e del populismo.

      A pagare il prezzo più alto saranno i più deboli, come al solito d’altronde, costretti a vivere sempre più ai margini, lontano dagli occhi dei più, nelle baraccopoli che affollano le periferie dalle nostre città e delle nostre campagne, come quella nella piana di Gioia Tauro dove ieri sera è morta un’altra persona, in quei «ghetti» utili a chi domanda lavoro da sfruttare per incrementare i propri profitti, quelli attarversati della violenza che, in quei luoghi, colpisce soprattutto le donne, le più invisibili tra gli invisibili.
      Chi guadagnerà in tutto ciò? Solo sciacalli e criminali:
      – i politicanti che proveranno a tradurre in consenso la frustrazione della gente che vede il proprio nemico in chi è affamato e non in chi affama;
      – gli enti gestori e il considerevole indotto economico creato da quei luoghi di detenzione amministrativa chiamati centri per il riconoscimento e il rimpatrio in cui le persone saranno recluse fino a 180 giorni senza aver commesso alcun reato per essere poi rilasciate in condizione di irregolarità sul territorio;
      – le aziende senza scrupoli che sfrutteranno il lavoro privato di diritti degli uomini e delle donne colpite dagli effetti del decreto (in)sicurezza;
      – le organizzazioni criminali che gestiscono la tratta della prostituzione e il traffico di stupefacenti;
      – chi potrà acquistare, o meglio riacquistare, i beni sequestrati alle organizzazioni mafiose.

      Ognuno di noi deve decidere da che parte stare, sono sicuro che la maggioranza delle persone per bene, di chi crede nell’eguaglianza, nei diritti umani, non starà con le mani in mano.
      Noi continueremo a resistere, disubbidiremo e ci organizzeremo per contrastare la barbarie, come già stiamo facendo, e lo faremo sempre meglio.
      Touche pas à mon pote, non toccare il mio amico! Non toccate i nostri fratelli, non toccate le nostre sorelle!

      https://migr-azioni.blogspot.com/2018/12/i-primi-effetti-del-decreto-insicurezza.html?m=1

    • Dl sicurezza, in 24 allontanati da Cara

      Prima notte fuori dal Centro accoglienza richiedenti asilo di #Isola_Capo_Rizzuto, tra disagi e preoccupazione, per i 24 migranti in possesso di permesso umanitario allontanati in ottemperanza al Decreto Sicurezza. Solo una parte di loro è riuscita a trovare un tetto a Crotone dove sono stati accompagnati: una giovanissima coppia di origine africana con la loro bambina di cinque mesi, ospitati da Croce rossa e Caritas per una ventina di giorni e quattro donne, vittime di tratta, accolte provvisoriamente dalla cooperativa l’Agorà. Gli altri componenti del primo gruppo - altri ne usciranno lunedì per un totale stimato in 200 che dovranno lasciare la struttura entro la prossima settimana - si sono dovuti accontentare di soluzioni di fortuna probabilmente all’interno della baraccopoli sorta in corrispondenza del cavalcavia nord della città di Crotone. In base a quanto stabilisce il Dl Sicurezza, i migranti destinatari dei provvedimenti, pur avendo diritto a stare in Italia, non possono beneficiare del diritto all’accoglienza nel sistema Sprar. Né possono restare nel sistema di prima accoglienza. Da ieri sera, nella città calabrese meta di numerosi sbarchi di migranti, le associazioni che si occupano di accoglienza e assistenza si sono attivate per trovare soluzioni alla problematica.

      http://www.ansa.it/calabria/notizie/2018/11/30/dl-sicurezza-in-24-allontanati-da-cara_6f548eae-48de-46a0-bc22-d0bfb015180f.htm

    • Migranti, trattenute a #Malpensa senza assistenza

      Due donne, una cubana e una senegalese, sono bloccate all’area arrivi dell’aeroporto, rispettivamente da 96 e da 51 ore. Erano di rientro da un periodo di vacanze nel loro Paese d’origine e al controllo documenti hanno scoperto che i loro permessi di soggiorno sono stati revocati. Negato finora negato il permesso di incontrare un avvocato.

      Stavano tornando in Italia dove un periodo di vacanze nel loro Paese. Ma agli arrivi dell’aeroporto di Malpensa hanno scoperto che il loro permesso di soggiorno era stato revocato. E ora sono bloccate in aeroporto, nell’area dei controlli dei documenti, senza poter incontrare qualcuno che possa dare loro assistenza legale. E’ quanto sta avvenendo a due donne straniere, una cubana e una senegalese, accomunate ora dal fatto di vivere in un limbo. La donna cubana è trattenuta a Malpensa da 96 ore, mentre quella senegalese, che è anche in stato di gravidanza, da 51 ore. Da questa mattina in aeroporto è presente Giulia Vicini, avvocata dell’Associazione studi giuridici dell’immigrazione (Asgi): “Il problema è che non mi permettono di incontrare le due donne –spiega-. Non mi fanno accedere nell’area dove sono trattenute, con la motivazione che si tratterebbe di territorio internazionale, non sottoposto alla giurisdizione nazionale”. L’avvocata contesta questa motivazione. “E’ come se dicessero che in aeroporto c’è una zona che non è Italia. Il fatto stesso che siano trattenute lì significa che ci sono funzionari della polizia e quindi stanno esercitando la giurisdizione”. Per cercare di sbloccare al più presto la situazione (il volo di ritorno per la donna senegalese partirà in serata) ha mandato due mail pec al Garante nazionale dei diritti delle persone detenute o private della libertà personale. “Il problema di fondo è che se non incontrano un avvocato queste due donne non possono firmare il mandato per presentare il ricorso. Viene loro negato il diritto di fare ricorso”.

      Alla signora senegalese il permesso di soggiorno sarebbe stato revocato per insufficienza del reddito. La donna cubana ha ottenuto la cittadinanza italiana, ma deve ancora fare il giuramento e le è stato revocato il permesso di soggiorno perché non è più convivente con il marito, dal quale si sarebbe separata. “Si tratta di revoche contestabili perché si basano su interpretazioni secondo noi errate delle norme in materia”, sottolinea l’avvocata Giulia Vicini. Ma, comunque, al di là degli aspetti giuridici delle revoche dei permessi di soggiorno, il problema ora è che sono trattenute a Malpensa senza poter ricevere assistenza.

      Il caso delle due donne ricorda quello della famiglia marocchina di cui si è occupato Redattore sociale: padre, madre e quattro figli, in Italia da oltre un decennio. Al ritorno da un periodo di vacanza, la donna ha scoperto che il suo permesso di soggiorno era stato revocato. Lei, con tre dei figli, ha dovuto fare ritorno in Marocco, lui è rimasto in Italia con la più piccola. Hanno fatto ricorso e, dopo più di un anno, hanno ottenuto il permesso di rientrare in Italia e vivere di nuovo tutti insieme.

      http://www.redattoresociale.it/Notiziario/Articolo/609515/Migranti-trattenute-a-Malpensa-senza-assistenza
      #aéroport #limbe

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      Aggiornamento del collega Dario Paladini: la donna senegalese è stata rimpatriata nella serata di ieri, la donna cubana ancora in aeroporto #Milano #Malpensa

      https://twitter.com/EleonoraCamilli/status/1069164388765102080

      Aggiornamento/2 Anche la signora cubana è stata rimpatriata. Ieri sera sul tardi. E senza aver potuto parlare con un avvocato. (Dario Paladini)

      https://twitter.com/EleonoraCamilli/status/1069332199625973760

    • Decreto sicurezza. È caos accoglienza. Scoppia il caso #Mineo

      Famiglie e bambini verranno allontanati a giorni. Il vescovo eri: «Abbandonare i cani è reato. Lasciare persone per strada ’è legge’. Se serve apriremo le chiese per dare un tetto»

      Ieri sarebbe dovuto toccare a una mamma con la sua bambina colpita da broncopolmonite. Ma la cacciata dei migranti dal Cara di Mineo, il più grande d’Italia, è stata posticipata di qualche giorno. Le istituzioni non si occuperanno di dare un tetto alle famiglie con bambini escluse dal sistema di protezione, ma il vescovo di Caltagirone non ci sta, e ha già trovato 40 posti letto. Se non bastassero, «apriremo anche le chiese per alloggiare queste persone», annuncia monsignor Calogero Peri. Entro l’11 dicembre quasi 90 persone su 1.800 verranno accompagnate fuori dalla struttura. Poi ne seguiranno altri secondo una tabella di marcia non ancora precisata.

      A pochi giorni dal Natale, l’Italia mostra il suo volto peggiore. Verranno allontanati anche bambini da 1 a 12 anni, molti dei quali nati proprio in Sicilia durante la permanenza dei genitori nel Centro per richiedenti asilo. L’ultima volta il cappuccino Peri ne ha battezzati 11 e il rito dell’amministrazione dei Sacramenti non di rado si tiene nella cattedrale di Caltagirone, coinvolgendo così tutta la diocesi. Ma adesso questi bambini figli di migranti non solo dovranno trovarsi un tetto, ma saranno costretti ad abbandonare la scuola dell’obbligo, almeno fino a quando non raggiungeranno un’altra città italiana dove riorganizzare un futuro sempre più in salita. Nessuno dei cacciati potrà tornare nei Paesi d’origine e, dovendo vivere in “clandestinità”, non è neanche certo che i bambini continueranno gli studi da qualche altra parte.

      E pensare che il Cara «fu fortemente voluto da Forza Italia e dalla Lega Nord, rispettivamente nella persona di Silvio Berlusconi, presidente del consiglio, e di Roberto Maroni, ministro dell’Interno», ricorda Calogero Peri. Una decisione che fu imposta «contro le alternative proposte dai sindaci del territorio». Nei giorni scorsi il ministro Salvini ha provato a rassicurare: «Sembrava a leggere i giornali che io buttassi fuori la notte della vigilia di Natale donne incinte, bambine e anziani: chi è nello Sprar arriva alla fine del percorso Sprar, se uno ha ancora un anno sta lì un anno». Affermazione che elude la situazione di tutte le altre strutture di permanenza, come i Centri per richiedenti asilo. Proprio come a Mineo. Quello del presule siciliano è però un richiamo alle coscienze: «In Italia, specialmente prima delle vacanze estive, passa una bella pubblicità: non è civiltà abbandonare i cani per strada e chi lo fa è punito dalla legge. Invece, abbandonare per strada i migranti o, se sembra troppo forte, “accompagnarli” e lasciarli per strada, è “sicurezza”, è legge». I timori sono diffusi in tutta la Penisola. In Lombardia la cooperativa Aeris, con oltre 300 migranti ospitati in circa 150 appartamenti tra Milano, Monza e Lecco, prevede che già solo in questo mese di dicembre rimarranno senza tetto una trentina di migranti con la protezione umanitaria, visto che il decreto Salvini ha loro sbarrato l’accesso ai progetti di accoglienza dello Sprar, il Sistema di protezione per richiedenti asilo e rifugiati. E nei prossimi mesi saranno almeno dai 20 ai 30 gli operatori (soprattutto mediatori culturali) che perderanno il lavoro.

      Il “Progetto Arca”, che attualmente accoglie 500 migranti a Milano, stima che nei prossimi mesi almeno un terzo sarà costretto ad arrangiarsi. Contemporaneamente i mediatori ai quali non verrà rinnovato il contratto a progetto sono una settantina. E la Caritas Ambrosiana prevede che almeno mezzo migliaio di stranieri finiranno a ingrossare le fila dei senzatetto. «Non ci interessa fare i bed & breakfast dei migranti – spiega Alberto Sinigallia, presidente di Progetto Arca – . Oggi prendiamo dai 27 ai 29 euro al giorno per persona ospitata. Con i nuovi bandi delle prefetture non ci sarà più obbligo di garantire neanche corsi di lingua, l’assistenza medica e i percorsi di integrazione. Il prezzo più basso servirà solo per offrire vitto e alloggio. Ma non è la nostra mission». Il decreto sicurezza finirà per rendere più difficile anche i controlli sui malintenzionati. Trasformare i centri d’accoglienza in dormitori senza alcun progetto farà la fortuna di stranieri come i tre richiedenti asilo nigeriani arrestati ieri a Lucca per spaccio di droga e che fino a qualche tempo fa stavano in una struttura per migranti controllata a vista dalla Croce rossa. Le “mele marce” certo non mancano. Ieri la Guardia di finanza di Ferrara ha perquisito 16 strutture attive nell’accoglienza dei migranti.

      Secondo gli investigatori vi sarebbero stati abusi sulla rendicontazione dei servizi erogati, con conseguente danno alle casse pubbliche. L’unica alternativa sembrano essere proprio quegli Sprar che il governo non ha voluto incentivare. Al contrario la Regione Campania chiede all’esecutivo 10 milioni per sostenere le attività di integrazione dei migranti. «Il nostro obiettivo principale – spiega Franco Roberti, assessore regionale alla Sicurezza – è sostenere le attività degli Sprar in tutte le province della Campania».

      https://www.avvenire.it/attualita/pagine/caos-accoglienza-scoppia-il-caso-mineo

    • New Italian law adds to unofficial clampdown on aid to asylum seekers. “Hundreds have already been expelled from reception centres”

      Tens of thousands of vulnerable asylum seekers have lost their right to two-year residency permits and integration services in Italy after new legislation championed by the populist government’s right-wing Interior Minister Matteo Salvini was signed into law this week.

      But over the past two years thousands have already had government services to which they were entitled cut or curtailed, according to interviews with asylum seekers and legal experts over several months, as well as government responses to dozens of freedom of information requests.

      One in every three asylum seekers who arrived in more than half of Italy’s local government prefectures over the past two years has either left or been evicted from their government-run accommodation, according to information IRIN obtained from local governments.

      A request for comment on these findings to the Italian interior ministry went unanswered at time of publication.

      Aid groups warn that the new law will compound an existing crisis in Italy, which is struggling to cope with providing basic services to some 180,000 refugees and asylum seekers awaiting decisions and an estimated 500,000 undocumented migrants – many of whom have already fallen out of the reception system.

      In addition to granting five-year residence permits to refugees and to asylum seekers who meet “subsidiary protection” criteria, Italy has for the past 20 years granted two-year residency permits to a wider group of migrants on comparatively flexible “humanitarian protection” grounds – broadly interpreted as those who aren’t refugees but who can’t be sent home either.

      The controversial new Decree-Law on Immigration and Security, signed by President Sergio Matterella on Monday, scraps “humanitarian protection” altogether and introduces new “special permits” for a much narrower group that comprises: victims of domestic violence, trafficking, and severe exploitation; those with serious health issues; those fleeing natural disasters; and those who commit acts of civic valour.

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      The Decree-Law on Immigration and Security in brief
      “Humanitarian protection” residency permits – granted to one in four asylum seekers last year – abolished
      Asylum seekers lose access to integration services until their application is granted
      Network of reception centres drastically downsized
      Withdrawal of refugee status made easier
      Maximum detention time in “repatriation centres” doubled to six months
      Fast-track expulsions for “socially dangerous” migrants

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      In 2017, 20,166 people – around 25 percent of the total who sought asylum – were granted “humanitarian protection”. Those who lose their permits also lose their right to work and their right to stay in the best facilities that have services to help them integrate into Italian society.

      Only 25,000 places are available in Italy’s longer-term, government-run reception system, known by its Italian acronym SPRAR, which typically provides high standards of care. This means that more than 150,000 people waiting for decisions on their asylum applications, or 80 percent of the total, are housed in more than 9,000 supposedly temporary accommodation facilities, known by the acronym CAS. These are for the most part managed by commercial entities with no track record in providing housing and services for asylum seekers, and have been associated with corruption and substandard living conditions.

      Some asylum seekers formerly granted “humanitarian protection” are already being forced out of the SPRAR facilities, meaning they also lose out on integration measures such as language classes and work skills courses.

      "Hundreds have already been expelled from reception centres throughout Italy, and left homeless at a moment’s notice,” Oliviero Forti, head of the migration division for Caritas in Italy, told IRIN. “In some places, like Crotone, our charity shelters have been overwhelmed over the weekend. Some very vulnerable individuals, such as pregnant women or persons with psychiatric conditions, are being put on the street without any support measure and, incredibly, government-managed facilities are calling upon Caritas for help.”
      An attempt to reduce arrivals

      Italy overtook Greece in 2016 as the main European entry point for migrants and asylum seekers, receiving 320,000 people in the past two years – the vast majority entering on small, overcrowded vessels operated by smugglers across the Mediterranean from North Africa, or after being rescued en route.

      Salvini, also deputy prime minister, leads the far-right League Party and campaigned on a strongly anti-immigration platform during the March general election. Shortly after taking office in June as part of a fractious ruling coalition with the populist and anti-EU Five Star Movement, Salvini closed the country’s ports to migrant rescue ships.

      Migrants who arrive in Italy by boat typically spend their first two days in initial arrival facilities known as “hotspots”, mostly concentrated in Sicily, where identification procedures take place. Those who are prima facie determined to have a legitimate basis to claim asylum are entitled to a place in the SPRAR system, even if the majority don’t get one.

      These are small facilities evenly distributed across the country, organised by the Interior Ministry and managed by humanitarian organisations with experience working with migrant populations. They are known for providing a high standard of basic services as well as vocational training and psychological counselling. The 25,000 available placements have typically been reserved for the most vulnerable cases, such as minors who are victims of trafficking.

      Under Salvini’s new law, only people who are granted a visa – a process that can take several years — may be placed in SPRAR facilities, not asylum seekers. Migrants and asylum seekers will be sent to a CAS.

      Médecins Sans Frontières warned in a statement that the new law will have a “dramatic impact on the life and health of thousands of people”. MSF said that “over the years it operated inside CAS”, its workers found that prolonged stays in the centres “deteriorates migrants’ mental health” and “hampers their chances of integrating successfully into society”.

      The coalition government promised that Salvini’s new law would result in half a million deportations. Past deportation rates suggest it will be difficult to keep that promise, analysts say. What does seem likely, they say, is that larger numbers of asylum seekers will be detained for longer periods. Salvini’s law doubles to six months the time new arrivals can be held in “repatriation” centres while their identities and nationalities are being confirmed.

      Added to the 30-day detention period many face in hotspot facilities, this means asylum seekers can now be detained for up to seven months without having committed any crime.

      Another measure within the new legislation suspends refugee protections for those considered “socially dangerous” or who are convicted of crimes, even in the first of Italy’s three-stage conviction process.
      Already in crisis

      Based on IRIN’s analysis of responses to freedom of information requests received from 53 of Italy’s 103 prefectures (the others did not reply), the Italian reception system is unable to retain its guests, partly due to a lack of integration opportunities and medical care. More than 28,000 residents have left the temporary facilities over the last 24 months, either because local governments withdrew their right to assistance for alleged violations of certain rules or because the migrants and asylum seekers decided to leave of their own accord.

      Interviews with legal experts, social workers, dozens of migrants, and analysis of the withdrawal orders shows a pattern of widespread violations of migrants’ legal rights in the reception centres, with local authorities sometimes complicit in the abuses.

      The CAS centres – for the most part private-sector hotels and apartments identified and approved by local government – are in theory just one link in a complex and poorly regulated chain of migrant accommodations. But because the SPRAR centres are full to capacity, they have taken on a spill-over function.

      A migrant can be entitled to remain in Italy as an asylum seeker or refugee, but can still lose, with a “withdrawal order”, all institutional support, such as accommodation, training, medical care etc. Under EU law that is legally binding in Italy, withdrawal orders should only be issued as a last resort, to punish violent conduct or severe abuse of the reception benefits.

      Dozens of interviews with former and current CAS residents – as well as withdrawal orders and communications between reception centre managers and government officials seen by IRIN – reveal that this regulation is frequently abused, sometimes to retaliate against residents who protest their treatment within the facilities. Minor infringements such as returning to centres late are routinely penalised, sometimes retroactively, with criteria that vary massively from one prefecture to another – including, sometimes, withdrawal notices.

      The abuse of withdrawal orders “infringes both EU and Italian law, depriving migrants of basic human rights,” said Dario Belluccio, a lawyer and the director of ASGI, a leading association of immigration law scholars.

      Those who receive a withdrawal notice – the number could spike under Salvini’s new law, with more asylum seekers being deemed “socially dangerous” or found guilty of minor infractions – instantly lose their place in a residence centre, a €75 monthly allowance, and virtually all institutional support.

      Those who leave the centres often move to migrant shanty towns, which tend to lack water and electricity and where severe labour exploitation and sex trafficking thrive.

      Helped by the unsatisfactory conditions in the reception system, the shanty towns have grown in size over the past few years. In these communities, migrants often find it difficult to obtain basic services such as healthcare as well as the legal assistance needed to follow up on asylum applications.
      No permit, no job, no home

      Even without a withdrawal order, more asylum seekers and migrants may soon find themselves without access to shelter or services provided by the government. That’s already the case for Becky*, a Nigerian woman in her 20s who was trafficked to Italy for sex work. A social worker familiar with her case, who spoke to IRIN on condition of anonymity for security concerns, said that shortly after arriving in Italy two years ago Becky was forced by her trafficker to leave the reception facility in which she was placed to move to a large shanty town in the province of Foggia.

      When local anti-trafficking authorities became aware of Becky’s case after questions were raised during her asylum interview earlier this year, they offered her a place in a protection facility. But such facilities demand that residents give up their mobile phones to ensure that traffickers can’t track them. Residents are limited to one weekly call to a family member while trafficking allegations are being investigated.

      “It is not an easy choice to make, and she didn’t take up that opportunity,” said the social worker.

      Days before the new immigration law was passed by parliament last month, Becky was issued a humanitarian residence permit by the local asylum commission. But under the new law, authorities are no longer able to distribute the permits, even after they have been granted. “It is not a matter of will, it is literally a matter of police no longer having a button on their computers to print a humanitarian permit,” the social worker noted.

      Without documents, Becky can’t look for a job or new accommodation. So she remains in the shanty town, exactly where her trafficker placed her two years ago.

      https://www.irinnews.org/news-feature/2018/12/07/new-italian-law-adds-unofficial-clampdown-aid-asylum-seekers

    • Vulnerable migrants made homeless after Italy passes ’Salvini decree’

      Decree named after leader of far-right party abolishes humanitarian protection for those not eligible for refugee status.

      Dozens of migrants, including victims of sex trafficking and a child with mental health problems, have been removed from so-called “welcome centres” in Italy as the populist government’s hardline immigration measures kick in.

      The “Salvini decree” – named after Matteo Salvini, interior minister and leader of the far-right League – won a vote in parliament last week and was formally endorsed by the president Sergio Mattarella on Monday.

      The main element of the bill, which abolishes humanitarian protection for those not eligible for refugee status but who cannot be sent home, was however retroactively applied by the interior ministry’s representative in Crotone, a province in the southern Calabria region, where last Friday 24 people were forced to leave a centre in the town of Isola Capo Rizzuto.

      The evictions are not only affecting those whose request for protection on humanitarian grounds is pending approval, but also those in possession of permits to stay, despite the law stipulating that their status should be maintained.

      The majority of migrants who have arrived in Italy in recent years have been granted humanitarian protection, with some 100,000 people estimated to hold the permit, which is valid for two years and enables them to work.

      Among those stranded in Isola Capo Rizzuto were a young couple with a five-month-old daughter, two victims of sex trafficking and a boy suffering from mental health problems.

      “When the police came to tell us that we couldn’t stay there anymore, I couldn’t believe my ears,” Blessing, a 31-year-old victim of sex trafficking from Nigeria, told the Guardian. “They took all of our belongings and escorted us out. There was a young girl in our group. This is outrageous. I have a legal permit to stay. And soon I may not have a roof over my head. I’m really frightened.”

      Blessing found temporary shelter in a Red Cross charity facility in Crotone while the rest have also been accommodated with the help of other charities and the town hall.

      “What happened here is crazy,” said Francesco Parisi, president of Crotone’s Red Cross. “You can’t just leave vulnerable people on the street. This is a violation of human rights. We are going to take care of these people now, but I hope things will change.”

      Alessia Romana, a social policies councillor in Crotone, said the local authority was trying to manage the situation.

      “The council has a moral obligation but also the juridical obligation to take care of these people,” she said. “Up until now, the system in #Crotone worked well. We managed to give reception and there wasn’t any trouble; migrants and locals co-existed.”

      A similar measure was applied in Potenza, a city in the southern region of Basilicata, with the interior ministry prefect there announcing last week that “humanitarian protection holders” must be “invited to leave” welcome centres.

      Once humanitarian protection permits are received, people are supposed to leave centres on the first rung of the migrant reception system and move to an accommodation in which they can benefit from integration programmes. But slow-moving bureaucracy and limited space means that those with permits end up staying in the first-rung centres for longer.

      A dozen or so others have been asked to leave a welcome centre in #Caserta, Campania, according to Italian press reports, while hundreds are expected to be evicted from Cara di Mineo, Europe’s second largest migrant reception centre, in the coming days.

      The number is likely to rise as the bill, which Salvini has described as a “gift to Italians”, takes effect. The loss of protection will also mean hundreds of people suddenly becoming “illegal” immigrants, with Italy’s national statistics office estimating that the decree will make 130,000 migrants illegal by 2020.

      “What we have been witnessing recently leads us to believe that there will be negative effects not only on vulnerable people, but also on Italian society generally as people enter into a formally illegal status,” said Carlotta Sami, spokeswoman for the UN refugee agency in southern Europe.

      “We fail to understand why, at this precise moment, even those individuals with legal protection have been told to leave. The decree is not retroactive, so why are they telling them to leave? Sending families away, women and children, pregnant women. It seems cruel.”

      Cities including Bologna, Turin and Rome, the latter two of which are managed by the Five Star Movement, the League’s coalition partner, have refused to implement the measures, arguing they will increase homelessness and risk social unrest.

      “We are really worried about a bill that is meant to manage immigration and increase security for citizens, but will instead create social marginality and destroy integration, while also creating social risks and the potential for radicalisation,” said Valeria Carlini, a spokesperson for the Italian Council for Refugees.

      https://www.theguardian.com/world/2018/dec/07/vulnerable-migrants-made-homeless-after-italy-passes-salvini-decree

    • Migranti: le conseguenze del decreto Salvini e il nuovo “sistema parcheggio”

      Dall’entrata in vigore del provvedimento su immigrazione e asilo, decine di persone sono state espulse dai centri di accoglienza e mandate per strada, nonostante vi siano posti liberi e già finanziati. “È illegittimo. Ci troviamo di fronte a un danno per i cittadini stranieri che hanno un titolo di protezione e a una beffa per il contribuente”, denuncia Gianfranco Schiavone, vicepresidente di Asgi

      “Quello che sta avvenendo in queste settimane nel nome del decreto Salvini è gravissimo. Non solo le persone finiscono in mezzo alla strada nonostante vi siano nello SPRAR posti liberi (e quindi già finanziati), ma l’intero sistema di protezione e accoglienza è stato spezzato”. Gianfranco Schiavone, vicepresidente dell’Associazione studi giuridici sull’immigrazione (Asgi, www.asgi.it), osserva con preoccupazione gli effetti del provvedimento convertito nella legge 132/2018 (in vigore dal 4 dicembre 2018). Alcuni provvedimenti hanno preso la forma di circolari prefettizie che “invitano” i gestori dei centri di accoglienza straordinaria (CAS) a far uscire dalle strutture le persone in possesso di un permesso di soggiorno per protezione umanitaria, abrogato di fatto dalla legge. È accaduto a Potenza, a metà novembre, dove il dirigente dell’area Immigrazione ha “ricordato” anche ai gestori che il (fu) Sistema di protezione per richiedenti asilo e rifugiati (SPRAR) verrà riservato a titolari di protezione internazionale e minori stranieri non accompagnati. E basta.

      Per comprendere natura e legittimità di iniziative come quelle della prefettura di Potenza, Schiavone suggerisce di partire dal nuovo quadro disegnato dalla norma.
      GS Il decreto Salvini convertito in legge ha operato un cambiamento molto profondo del sistema nazionale pubblico. Il precedente infatti era imperniato sulla logica del Sistema di protezione per richiedenti asilo e rifugiati (SPRAR) come sistema unico sia per i richiedenti e sia per i titolari di protezione internazionale o umanitaria. Solo in caso di temporanea indisponibilità di posti nel sistema di accoglienza territoriale SPRAR e solo per il tempo strettamente necessario al trasferimento, il richiedente ospitato in un centro governativo di prima accoglienza restava ospitato in tale centro (ovvero in quelli di cui all’art. 11 del d.lgs 142/2015). La norma era pertanto chiara nel disporre che lo SPRAR fosse l’unico sistema di seconda accoglienza per tutti i richiedenti asilo che vi dovevano essere trasferiti nel più breve tempo possibile, dovendosi considerare l’accoglienza straordinaria in strutture temporanee una misura eventuale e limitata al tempo strettamente necessario al trasferimento del richiedente nelle strutture del sistema di accoglienza territoriale.

      Questa la teoria. E la pratica?
      GS Il sistema delineato dalla norma come straordinario e provvisorio nella prassi era diventato ordinario, a causa di carenze della norma ma anche per l’aumento inaspettato degli arrivi avvenuto nel 2015, 2016 e 2017. È evidente che il sistema straordinario avesse assunto grandissime dimensioni ma si trattava pur sempre di un sistema secondario e “di passaggio”. Questa situazione è stata completamente ribaltata dal decreto ora convertito in legge.

      Perché?
      GS Si torna a un sistema unico ma in una forma che non è mai esistita in Italia. Sin da quando è stato istituito un programma pubblico di protezione, questo è stato per così dire bicefalo, cioè imperniato su strutture statali e centri SPRAR, articolati grazie al coinvolgimento degli enti locali. Fino al 2015 ha governato una generale confusione, mentre tra 2015 e 2018 il previsto superamento dei CAS è rimasto in larga parte solo sulla carta. Ma, con un pizzico di ironia, oggi diremo che per fortuna il sistema almeno era bicefalo nel senso che conteneva anche spinte positive. Nella logica del Sistema di protezione c’era l’idea della gestione dell’arrivo dei richiedenti, della loro accoglienza e integrazione dentro la rete di servizi del territorio e organizzato dagli enti locali che si occupano di servizi socio-sanitari, come prassi normale per un Paese democratico.

      Che fine ha fatto quell’impostazione, pur rimasta sulla carta?
      GS È stata cancellata. Il legislatore ha previsto che non potranno più accedere allo SPRAR i richiedenti asilo, i titolari di permesso di soggiorno per motivi umanitari e i titolari di permesso di soggiorno per casi speciali (regime transitorio) rilasciato in seguito alla decisione sulla protezione umanitaria adottata dalla Commissione territoriale prima del 5 ottobre 2018, data di entrata in vigore del decreto Salvini, e infine esclude anche i titolari di permesso di soggiorno per protezione speciale, il nuovo status giuridico che in modo limitatissimo ha sostituito la protezione umanitaria. È un arretramento netto sia perché crea un esercito di nuovi esclusi sia perché indica come unica soluzione quella dei centri a diretta gestione statale. Lì non vi è nessun tipo di radicamento e collegamento con il territorio, al quale invece vengono sottratte funzioni operative e gestionali che gli sono proprie ovvero la gestione. Il sistema dunque mira di nuovo a concepire la presenza dei richiedenti asilo come un fatto di ordine pubblico, comunque straordinario, temporaneo, che prima o poi finirà. Non è scritto esplicitamente ma nella logica del legislatore la situazione è percepita come temporanea. Il che è semplicemente antistorico.

      I sostenitori della gestione statale diretta delle misure di accoglienza per i richiedenti asilo sostengono che sia la regola anche altrove.
      GS Molti altri Paesi europei hanno un ruolo diretto nella gestione del fenomeno, è vero. Ma si tratta di sistemi molto diversi dal nostro. In quei Paesi la ripartizione di competenze e funzioni tra stato centrale e poteri locali è molto diversa dal caso italiano. Nel nostro ordinamento, le funzioni amministrative oggi svolte impropriamente dallo Stato competono alle autonomie locali. Alla luce degli artt. 118 e 199 della Costituzione non si comprende infatti perché solo nel caso dell’accoglienza ordinaria di richiedenti asilo il sistema non sia gestito con strumenti ordinari in capo agli enti locali, tramite finanziamento statale. Le Prefettura non hanno e non devono avere un’organizzazione funzionale tale da diventare nuovi uffici sociali che svolgono compiti che spettano invece agli enti del territorio. Questo meccanismo è totalmente anomalo e in controtendenza rispetto a quello che è stato fatto negli ultimi anni.

      Perché il sistema è stato “spezzato”?
      GS Perché per i richiedenti asilo, inseriti in centri straordinari, l’accoglienza è minima, di bassa soglia, con servizi essenziali come vitto, alloggio, un minimo affiancamento legale e linguistico. Ma non sono affatto previste misure di integrazione sociale, di efficace apprendimento della lingua, di riqualificazione professionale. Un’accoglienza cioè che non si occupa di che cosa le persone facciano tutto il giorno, azzerando l’interazione con il territorio. Lo possiamo definire perciò come un gigantesco “sistema parcheggio” che ha costi economici e sociali altissimi.

      La propaganda dice che sarà più economico.
      GS Da un punto di vista strettamente monetario è vero, perché i servizi sono abbattuti al minimo ma è uno sguardo miope. Le ricadute si misurano su una scala più ampia: un buon sistema di accoglienza alimenta l’economia locale con un numero congruo di operatori qualificati e insegnanti. Spezzandolo, invece, vengono meno campi professionali e di sviluppo a favore di una mera guardiania richiesta alle strutture.

      Il risparmio è un’illusione?
      GS I costi di gestione dell’accoglienza, pur inizialmente ridotti saranno destinati a esplodere una volta che le persone saranno uscite dalle strutture. Per il semplice fatto che assomiglieranno a quelle appena entrate, con la differenza che quelle in uscita con poche risorse e pochi percorsi avviati saranno costrette ad avviarli dopo. È un enorme allungamento dei tempi che produce costi e un impatto molto più duro sul territorio.

      Dove dovranno essere “avviati” quei percorsi?
      GS Nell’ormai ex SPRAR, costretto a fare programmi di inserimento da zero in tempi ristretti. È un cortocircuito micidiale che produrrà persone regolarmente soggiornanti ma prive di strumenti e con drammatico impatto sui servizi sociali e quindi sui costi. Ecco perché qualunque analisi economica seria ci dice che il guadagno annunciato è in realtà un gigantesco sperpero di risorse.

      Veniamo alla circolare di Potenza. Sostiene che i titolari di protezione umanitaria presenti nelle suddette strutture debbano essere “invitati” a lasciare i centri di accoglienza e che da inizio dicembre non verranno più corrisposte somme per la relativa accoglienza. Inoltre afferma che la nuova legge escluderebbe “la possibilità di trasferimenti negli SPRAR in assenza di permesso di soggiorno per status di rifugiato o per protezione sussidiaria”. È una lettura corretta?
      GS Poco fa elencavo chi per legge non potrà più accedere allo SPRAR. Al di là di ogni considerazione sulla legittimità di quella previsione, è evidente non può applicarsi a chi sia già titolare di un permesso di soggiorno per motivi umanitari a seguito di domanda presentata prima del 5 ottobre 2018 (e relativo permesso rilasciato prima del 5 ottobre 2018) o a coloro che otterranno un permesso per “casi speciali” in quanto la loro domanda è stata esaminata con la normativa previgente ma il permesso di soggiorno è stato rilasciato dopo il 5 ottobre 2018.

      Perché?
      GS Secondo l’ASGI, coloro che avevano presentato domanda di protezione internazionale prima dell’entrata in vigore del decreto Salvini avrebbero avuto pieno diritto di accedere allo SPRAR. Ma c’era mancanza di posti disponibili. Dunque solo un fatto contingente (cioè le persistenti deficienze organizzative della pubblica amministrazione), non da loro dipendente, ha impedito che nei confronti di parte dei richiedenti asilo la norma trovasse piena e corretta applicazione. Ma ciò non significa che queste persone non abbiano diritto di accedere allo SPRAR oggi o, comunque, che alle stesse non debba essere garantito, pur dentro una struttura diversa, il godimento di diritti identici a quelli di chi era già accolto o trasferito in un centro afferente allo SPRAR.

      Tradotto: il diritto all’accesso nel sistema è sorto al momento della presentazione della domanda di protezione.
      GS Esatto. Quando cioè la norma prevedeva il passaggio allo SPRAR nel minor tempo possibile. Dunque il nuovo “regime” dovrebbe essere applicato solo alle domande presentate dopo il 5 ottobre, i cui esiti ancora non ci sono.

      Accade il contrario, però.
      GS Ciò che sta avvenendo non dovrebbe in alcun modo avvenire tanto più che abbiamo persino un sistema di protezione sottodimensionato, con posti liberi nel sistema SPRAR. Significa che abbiamo persone in strada nonostante posti liberi e finanziati. Quindi ci troviamo di fronte a un danno per i cittadini stranieri che hanno un titolo di protezione e a una beffa per il contribuente, forse anche simpatizzante della nuova norma, che immagina maggior rigore o controllo e invece misurerà un peggioramento della qualità, dei servizi nonché l’aumento della spesa.

      Il ministero dell’Interno sostiene però che anche in precedenza i migranti uscissero dai centri di accoglienza straordinaria.
      GS Manca un piccolo dettaglio: uscivano dai CAS e per legge entravano nello SPRAR.

      Quali scenari si profilano?
      GS È necessario che gli interessati, i richiedenti e i beneficiari, sostenuti da enti che non vogliano essere solamente enti gestori ma anche enti di tutela, avviino una serie di ricorsi mirati a rivendicare la corretta attuazione della legge, con la cessazione immediata di allontanamenti illegittimi dai centri. I quali avvengono sempre in modo informale e totalmente scorretto, con l’ente pubblico che si libera della responsabilità di comunicare un provvedimento che non esiste neppure e demanda lo sgradevole compito all’ente gestore. E così il migrante si ritrova per la strada senza nemmeno un provvedimento da impugnare ma solo un rifiuto dell’ingresso nello SPRAR fatto in forma orale da un operatore sociale o figure assimilabili.

      https://altreconomia.it/conseguenze-decreto-salvini

    • Italie : des migrants hébergés en centre d’accueil jetés à la rue après le « décret Salvini »

      Suite à l’adoption d’un décret-loi durcissant l’immigration en Italie, vingt-quatre migrants bénéficiant d’un « titre de séjour humanitaire » ont été expulsés d’un centre d’accueil en Calabre, dans le sud de l’Italie. Ce statut ne permet plus d’accéder à un centre d’hébergement. Les associations s’alarment et cherchent des solutions d’urgence.

      En Calabre, dans le sud de l’Italie, le décret anti-immigration de Matteo Salvini, adopté le 28 novembre, a été rapidement appliqué. Deux jours après, 24 migrants ont été expulsés de leur centre d’accueil (CARA d’Isola Capo Rizzuto) à la demande de la préfecture de Crotone, en Italie du sud. Ils ne bénéficiaient plus d’un droit au logement conformément au décret-loi. Pourquoi ? Parce que, selon la nouvelle loi, leur « titre de séjour humanitaire » n’existe plus et ne leur donne plus accès à un toit.

      Le décret du Premier ministre italien supprime en effet le « titre de séjour humanitaire », valable deux ans. Il est désormais remplacé par d’autres permis comme celui de « protection spéciale », d’une durée d’un an, ou « catastrophe naturelle dans le pays d’origine », d’une durée de six mois.

      >> À lire : « Que contient le décret anti-immigration adopté en Italie ? »

      La protection humanitaire était généralement accordée aux personnes qui n’étaient pas éligibles au statut de réfugié mais qui ne pouvaient pas être renvoyées chez elles pour des raisons de sécurité - cela concernait par exemple les homosexuels fuyant des pays aux lois répressives à l’encontre de leur communauté. Au total en 2017, 25 % des demandeurs d’asile en Italie ont reçu un permis de séjour humanitaire, soit plus de 20 000 personnes.

      « Ils se retrouvent sans solution »

      Avec la nouvelle loi, les centres d’accueil sont désormais réservés aux seuls personnes ayant le statut de réfugié et aux mineurs non accompagnés. Autrement dit, les migrants anciennement sous protection humanitaire ne pourront plus y avoir accès, même avec leur nouveau statut.

      « Ces 24 personnes ont reçu un titre de séjour régulier en Italie, mais leur prise en charge dans la première phase d’accueil (CARA) a expiré. Ils se retrouvent donc sans solution », précise à InfoMigrants le père Rino Le Pera, directeur du réseau Caritas dans la province de Crotone.

      Parmi les expulsés, il déplore la présence « d’une famille avec une petite fille de 6 mois (voir photo ci-dessous), d’une jeune femme victime d’exploitation sexuelle, d’une autre ayant subi des violences physiques et d’un homme souffrant de problèmes de santé mentale ».

      « Ce qui se passe ici est fou », dénonce de son côté Franceso Parisi, président de la Croix-Rouge à Crotone, interrogé par le quotidien britannique The Guardian. « Vous ne pouvez pas laisser des personnes vulnérables à la rue. C’est une violation des droits de l’Homme ».

      Prévenus à l’avance de l’expulsion, Caritas et la Croix-Rouge italienne ont réussi à se rendre au CARA d’Isola Capo Rizzuto pour proposer une solution d’hébergement à la famille concernée ainsi qu’aux deux femmes victimes de violences. Quatre migrants ont également été accueillis par une coopérative locale. « Pour ce qui est des autres, nous pensons qu’ils ont pu reprendre la route, ou rejoindre le camp de fortune situé au nord de Crotone, où près d’une centaine de personnes vivent dans des conditions extrêmement précaires sous des tentes », assure le père Rino Le Pera qui s’étonne de la « vitesse » à laquelle les autorités ont mis en oeuvre les nouvelles mesures.

      Les prêtres disposés à « ouvrir les portes des églises »

      « Nous essayons de nous préparer car d’autres expulsions devraient arriver, mais nous ne savons pas quand ce sera, ni combien de personnes exactement vont être concernées », poursuit-il. À Crotone, Caritas a déjà préparé un dortoir pouvant accueillir 20 personnes, une solution « qui ne sera sûrement pas suffisante » concède son directeur.

      Selon l’agence de presse italienne ANSA, environ 200 personnes devraient à leur tour être expulsées du centre d’Isola Capo Rizzuto. À Potenza, dans la région de la Basilicate, le préfet a annoncé au début du mois que les « détenteurs d’une protection humanitaire » devaient être « invités à quitter » les centres d’accueil, rapporte le Guardian. La presse italienne indique encore qu’une dizaine de migrants a reçu l’ordre de quitter leur centre d’accueil à Caserta, en Campagnie. Dans les prochains jours, des centaines de personnes devraient également quitter le CARA de Mineo, en Sicile, le deuxième plus grand centre d’accueil pour migrants en Europe.

      Face à cette situation alarmante, les prêtres italiens ont déclaré la semaine dernière être disposés à « ouvrir les portes des églises de chaque paroisse » aux personnes expulsées des centres d’accueil.

      http://www.infomigrants.net/fr/post/13814/italie-des-migrants-heberges-en-centre-d-accueil-jetes-a-la-rue-apres-

    • Migranti, riforma accoglienza: «In 120 mila destinati a diventare irregolari»

      Fotografa le conseguenze della riforma dell’accoglienza il nuovo report di Oxfam. «Oltre 12 mila migranti con permesso di soggiorno rischiano di restare in strada nelle prossime settimane». L’impatto sui bilanci comunali sarà di 280 milioni euro annui (stima Anci). Le testimonianze.

      Oltre 12 mila migranti vulnerabili, in regola con il permesso di soggiorno, rischiano di restare in strada nelle prossime settimane, mentre nei prossimi 2 anni circa 120 mila persone sono destinate a scivolare nell’irregolarità, tra permessi per motivi umanitari non rinnovati (circa 32.750), non rilasciati (27.300), e pratiche arretrate che saranno esaminate dalle Commissioni Territoriali secondo le nuove disposizioni di legge (70 mila). Fotografia le conseguenze della riforma del sistema di accoglienza il report I sommersi e i salvati della protezione umanitaria, diffuso oggi da Oxfam, in occasione della Giornata internazionale dei diritti dei migranti, attraverso le testimonianze di chi da un giorno all’altro si sta vedendo negare il diritto all’accoglienza e all’integrazione.

      A subire le conseguenze più gravi sono neo-maggiorenni, madri con bimbi piccoli, persone in fuga dall’orrore di guerre, persecuzioni e torture che saranno semplicemente tagliate fuori dal sistema di accoglienza, sottolineano gli osservatoi. «Con un futuro di fronte che, nella migliore delle ipotesi, si presenta pieno di incognite e un percorso di integrazione lasciato a metà. Vittime quasi sempre due volte della disumanità delle politiche migratorie adottate dall’Italia e dall’Europa: prima con l’accordo Italia – Libia e adesso con le politiche introdotte dal Governo». “Su 18mila permessi per protezione umanitaria concessi da gennaio a settembre nel nostro paese, solo una minoranza potrà continuare a seguire un percorso di integrazione virtuoso all’interno dei centri Sprar – ha detto Giulia Capitani, policy advisor per la crisi migratoria di Oxfam Italia - Le Prefetture di tutta Italia nei giorni scorsi hanno inviato agli enti gestori dei Centri di Accoglienza Straordinaria disposizioni per la cessazione immediata dell’accoglienza dei titolari di protezione umanitaria. Migranti vulnerabili sono stati semplicemente gettati in strada, in pieno inverno, senza nessun riguardo per la loro condizione e in totale assenza di soluzioni alternative. Una situazione incredibile da tutti i punti di vista. Ne è riprova la notizia, di queste ore, di una parziale e frettolosa retromarcia del Governo che ha dato “indicazioni verbali” ai Prefetti di sospendere momentaneamente le revoche dell’accoglienza e di attendere una circolare ministeriale in proposito”.

      Oxfam ricorda inoltre che non si stanno interrompendo gli arrivi nel nostro paese, anche in inverno: «Oltre 2 mila da inizio ottobre ad oggi. Persone che, in un sistema di accoglienza che privilegia la gestione puramente emergenziale, andranno ad aggravare la situazione». “Il paradosso è che la nuova legge non aumenterà la sicurezza, né produrrà un risparmio per le casse dello Stato. - sottolinea Alessandro Bechini, direttore dei programmi in Italia di Oxfam - Buttando in strada migliaia di persone si pongono le basi per un drammatico incremento del conflitto sociale, della marginalità, del risentimento, della povertà. Si darà nuova linfa al lavoro nero e alla criminalità organizzata, che avrà gioco facile nel reclutare i più disperati. Allo stesso tempo l’aumento del disagio avrà un enorme impatto sui bilanci comunali, stimato da Anci in ben 280 milioni euro annui. Ebbene di fronte a tutto questo chiediamo con forza di riconsiderare l’approccio definito nella riforma, che di fatto nega i diritti delle persone più deboli, tradendo lo spirito della nostra Costituzione, della Dichiarazione universale dei diritti umani, per la quale si sono accese migliaia di fiaccole in tutta Italia solo qualche giorno fa”.

      Il rapporto raccoglie diverse videotestimonianze. Come quella di Ibrahim Salifu, richiedente asilo accolto da Oxfam in un Centro di accoglienza straordinaria (Cas). Ricorda gli abusi subiti per 7 anni nell’inferno libico: “Quando sono arrivato in Libia sono stato rapito e portato in prigione. Lì le persone ogni giorno vengono picchiate e molti sono stati uccisi davanti ai miei occhi solo perché chiedevano di essere pagati per il lavoro che avevano svolto”. Per i traumi e gli abusi fisici e psicologici di cui è stato vittima, a Ibrahim è stata da poco riconosciuta la protezione umanitaria, ma dopo il 5 ottobre ossia dopo l’entrata in vigore del Decreto immigrazione e sicurezza, da poco convertito in legge: «Rischia nel prossimo futuro di ritrovarsi per strada, perché non potrà più entrare in un Centro di protezione per richiedenti asilo e rifugiati (Sprar), dove avrebbe dovuto concludere il suo percorso di integrazione».
      https://www.youtube.com/watch?v=sbFu4tltStg

      E’ inmvece la storia di un’accoglienza forse ancora possibile quella di Beauty Isimhenmhen. “Non mi aspettavo di sopravvivere, né che la mia bambina si salvasse. Per questo l’ho chiamata Miracle…che vuole dire miracolo”. La mamma di 25 anni costretta a fuggire dalle persecuzioni in Nigeria mentre era incinta, ricorda la paura di non farcela, durante il suo viaggio verso l’Italia e l’Europa. La tragedia del suo passaggio obbligato in Libia, durante cui ha perso il marito ed è rimasta sola. Arrivata in Italia al nono mese di gravidanza è riuscita a salvare sua figlia appena in tempo. Oggi sta imparando un lavoro, la lingua, ma famiglie come la sua hanno ancora la possibilità di essere accolte nei centri Sprar, solo perché hanno ottenuto il trasferimento dal Cas in cui si trovavano prima del 5 ottobre, data in cui è entrato in vigore il Decreto immigrazione e sicurezza.

      https://www.youtube.com/watch?v=IUvakCk1w24

      “È un’assurda lotteria dell’accoglienza, che la nuova legge ha aggravato a dismisura. Non si tiene più conto della condizione dei richiedenti asilo, del loro percorso di integrazione. – sottolinea Bechini – Ci sono capitati casi di persone in grande difficoltà – famiglie con bambini piccoli, vittime di torture, ragazzi e ragazze appena maggiorenni - a cui dopo il riconoscimento dello stato di protezione umanitaria è stata revocata la possibilità di entrare nei centri SPRAR, il giorno stesso dell’entrata in vigore del Decreto. Cosa facciamo con queste persone? Le buttiamo per strada? Per noi operatori del settore è una decisione impossibile da prendere”.

      http://www.redattoresociale.it/Notiziario/Articolo/612325/Migranti-riforma-accoglienza-In-120-mila-destinati-a-diventare-irre

    • En supprimant les « titres de séjour humanitaires », Salvini contraint des réfugiés à retourner dans l’illégalité

      Depuis l’adoption du décret-loi durcissant la politique migratoire en Italie, des milliers de migrants devraient perdre leur statut de "protection humanitaire", qui leur permettait de rester légalement en Italie. Des milliers de personnes légales risquent de se retrouver à nouveau sans-papiers, sans travail.

      Le ministre de l’Intérieur et vice-Premier ministre Matteo Salvini, également à la tête de la Ligue (extrême droite) a fait adopter fin novembre, un décret-loi dont la principale mesure est d’abolir les permis de séjour humanitaires. Ce statut était jusque-là accordé aux personnes vulnérables, familles ou femmes seules avec enfants, victimes de traumatismes pendant leur périple vers l’Italie.

      Les conséquences sont graves, s’alarment les ONG d’aide aux migrants. Depuis 2008, plus de 120 000 personnes en ont bénéficié. "Et 40 000 personnes depuis deux ans", rappelle Marine de Haas de la Cimade. Ce statut était valable deux ans et renouvelable.

      Comment la suppression de ces titres de séjour va-t-elle fonctionner ? "C’est au moment de renouveler leur permis humanitaire que les migrants vont perdre leur ‘régularité’ », rappelle Marine de Haas. Les primo-arrivants, eux, n’en bénéficieront plus. "En perdant ce statut légal, beaucoup vont perdre leur logement" et leur accès au marché du travail.

      Ces dernières années et jusqu’en août, les commissions d’asile ont accordé en moyenne le permis humanitaire à 25% des demandeurs. Suite à des consignes de fermeté de Matteo Salvini, elles ont anticipé la fin des permis humanitaires, qui sont passés à 17% en septembre, 13% en octobre et 5% seulement en novembre.

      Expulsion des personnes en situation irrégulière

      Conséquence direct de la perte de ce statut : l’expulsion des centres d’accueil. Le 30 novembre, 24 migrants ont en effet été expulsés de leur structure d’hébergement d’urgence (CARA d’Isola Capo Rizzuto) à la demande de la préfecture de Crotone. "Les personnes qui avaient ce statut humanitaire perdent le droit d’aller dans les centres d’accueil. Elles repassent en situation irrégulière", explique Marine de Haas.

      >> À relire : "En Italie, des migrants hébergés en centre d’accueil jetés à la rue après le ’décret Salvini’"

      Matteo Salvini considère que ces personnes ne sont pas des ‘réfugiés’, "qu’elles doivent être expulsées", précise de son côté Eleonora Camilli, journaliste italienne, spécialiste de l’immigration, contactée par InfoMigrants.

      Pour rester légalement en Italie, les migrants devraient convertir leur "statut humanitaire" en d’autres titres de séjour (séjour pour motif de travail par exemple), une procédure particulièrement complexe. "Ils peuvent aussi demander l’asile, mais vu le contexte politique, peu de dossiers ont de chances d’aboutir", précise Eleonora Camilli, la journaliste italienne.

      La Cimade dénonce "l’hypocrisie" de Matteo Salvini

      La Cimade et la journaliste italienne sont sceptiques face aux résultats de cette politique migratoire. "Les personnes en situation irrégulière ne vont pas être toutes renvoyées" précise encore Eleonora Camilli. "L’Italie n’a pas toujours d’accords de rapatriement avec des pays tiers". En effet, l’Italie dispose d’accords bilatéraux avec 24 pays non-européens pour rapatrier les migrants, mais beaucoup refusent de les reconnaître comme leur concitoyens et refusent de les ré-accepter sur leur territoire. Conséquence : l’Italie n’a procédé qu’à 6 514 reconduites à la frontière en 2017 et il n’est pas garanti que ce chiffre soit atteint cette année.

      Les associations craignent donc une hausse de la clandestinité sur le sol italien. Beaucoup de migrants installés depuis plusieurs mois voire plusieurs années resteront sans doute en Italie, sans papiers. "Nous dénonçons l’hypocrisie de cette politique qui ‘invisibilise’ les migrants, qui les pousse à retourner dans la clandestinité, qui les pousse à se précariser durement", ajoute Marine de Haas.

      >> À relire : "Le bon temps pour les clandestins est fini", affirme Matteo Salvini

      Des associations françaises, comme Tous migrants, redoutent, elles, un pic de départ vers les pays limitrophes de l’Italie. "On s’attend à des arrivées prochaines via les Alpes", a expliqué Michel Rousseau, porte-parole de l’association de Briançon, ville non loin de la frontière italienne. Un avis partagé par Rafael Flichman, de la Cimade. "Des personnes avec un titre humanitaire qui expire dans quelques jours ou quelques mois peuvent décider de partir et de prendre la route vers la France".

      Au total, entre les permis actuels qui ne seront pas renouvelés et ceux qui ne seront plus accordés, le chiffre de "100 000 clandestins en plus est une estimation basse", explique Valeria Carlini, porte-parole du Conseil italien pour les réfugiés (CIR).


      http://www.infomigrants.net/fr/post/13986/en-supprimant-les-titres-de-sejour-humanitaires-salvini-contraint-des-

    • Cambiamenti del “decreto sicurezza e immigrazione”

      Quali sono i cambiamenti principali del decreto sicurezza? Cosa cambierà nel mondo dell’accoglienza? Quali saranno le conseguenze? Le risposte nella nuova infografica di Carta di Roma.

      Approvato in via definitiva alle fine di novembre, il cosiddetto “decreto sicurezza” produce e produrrà i suoi effetti su tutta la filiera dell’immigrazione in Italia: dall’identificazione all’accoglienza, dalle procedure per la protezione internazionale all’integrazione. Nell’infografica che pubblichiamo oggi abbiamo riassunto alcuni punti fondamentali.

      Fine dell’“umanitaria”

      Senza addentrasi troppo nell’analisi della norma, alcuni punti importanti si possono segnalare. Fino all’autunno 2018 l’Italia poteva riconoscere 3 tipi di protezione a chi ne facesse richieste: status di rifugiato, protezione sussidiaria e umanitaria (qui ne abbiamo dato una sintetica descrizione). Distribuite così a fine novembre: 6467 status di rifugiato, 3888 protezione sussidiaria e 19841 protezione umanitaria. Oggi, la situazione è cambiata.

      Chi ha presentato domanda di protezione internazionale DOPO il 5 ottobre ha due esiti possibili davanti a sé: 1. Se viene riconosciuto il rischio di persecuzione, e gli altri requisiti per lo status di rifugiato, oppure tortura, trattamento inumano e degradante, pena di morte o rischi legati a violenza generalizzata, allora riceverà il permesso per protezione internazionale. 2. E chi godeva della protezione umanitaria in quella fatidica data? Da una parte potrà convertire il permesso in uno per lavoro, altrimenti dovrà tornare davanti a una commissione territoriale per venire valutato secondo la nuova norma. 3. Può ottenere un permesso per casi speciali, per esempio per calamità naturali, per valore civile, per cure mediche, ecc.

      Aumentano gli irregolari?

      Secondo molti osservatori, il cambiamento della normativa avrà l’effetto di aumentare il numero degli irregolari presenti in Italia. Secondo le stime di Matteo Villa, analista dell’Ispi, in due anni e mezzo questi potrebbero crescere fino a quasi 140mila, tra i cosiddetti “diniegati” – coloro che in virtù della nuova legge non hanno ricevuto alcun tipo di protezione – e coloro che non hanno ottenuto il rinnovo in virtù delle modifiche alla norma. In totale 137mila migranti che dal giugno 2018 al dicembre 2020 sarebbero a spasso in Italia in attesa di un rimpatrio che di fatto è impraticabile senza gli accordi necessari con i paesi di provenienza.

      «Il rischio di un’esplosione del numero degli irregolari è concreto, tuttavia io invito a essere molto cauti con le stime» nota Francesco Di Pietro, avvocato e membro dell’Associazione per gli studi giuridici sull’immigrazione. «La situazione è in evoluzione, leggiamo sui giornali di questi giorni di “stop alle espulsioni” e le cronache riportano i casi di famiglie lasciate per strada che devono essere tutelate e dovranno in qualche modo poter rientrare in qualche programma di protezione». È il caso dei migranti del Cara di Mineo o di Crotone e di molte famiglie ospitate in varie regioni italiane che sarebbero dovute uscire dalle strutture di accoglienza e che, per ora, hanno visto bloccato il provvedimento.

      C’è un altro aspetto che dovrebbe calmierare, almeno parzialmente, l’aumento di irregolari. Coloro che hanno in mano il permesso umanitario hanno diritto a convertire quel permesso in uno di lavoro. «Tuttavia – nota Di Pietro – il rischio molto concreto con la nuova normativa è che si possa creare un mercato di permessi di lavoro fittizi, finte occupazioni che garantirebbero la permanenza nel nostro paese».

      Cambiano gli Sprar

      Il sistema Sprar (Sistema di protezione per richiedenti asilo e rifugiati) è stato in questi anni un fiore all’occhiello dell’accoglienza in Italia. Nel luglio 2018 aveva 35.881 posti assegnati (dai 25 in Valle d’Aosta agli oltre 4mila del Lazio e ai quasi 5mila della Sicilia) in 654 comuni italiani pari a 877 progetti in corso. Con la nuova norma firmata Salvini le cose cambiano. Con la scomparsa della protezione umanitaria, gli ospiti dei piccoli centri di accoglienza saranno solo i titolari di protezione internazionale (quindi asilo e sussidiaria) e i minori non accompagnati. Quindi niente più richiedenti asilo che rimarranno nei Cara e nei Cas fino alla decisione.

      https://www.cartadiroma.org/news/in-evidenza/cambiamenti-del-decreto-sicurezza-e-immigrazione/amp/?__twitter_impression=true

    • No way back: New law adds pressure on asylum seekers in Italy

      Over the last five years, some two million migrants and refugees have made it from the north coast of Africa by sea to the perceived promise and safety of Europe. Almost 650,000 people have survived the longest, most dangerous crossing via the central Mediterranean to Italy.
      Saidykhan fled difficult conditions in his home country in 2016, hoping to find a better life in Italy. But things have not been easy. The recent repeal of two-year “humanitarian protection” status for a broad class of asylum seekers leaves people like him even more vulnerable.
      From 2015 to 2017, almost 26,000 Gambians sought asylum in Italy. Under the old law, those who didn’t immediately qualify for asylum could still stay in Italy for a certain period and receive some social benefits. But the rules were tightened late last year to include only victims of human trafficking, domestic violence, and other very specific criteria.

      Prominent Italians, including the mayors of Milan and Naples, have publicly opposed the new measures on ethical grounds, while the governors of Tuscany and Piedmont have said they will challenge them in court.

      But dozens of migrants and asylum seekers have already been evicted from state-organised housing, and thousands more remain concerned. Unwilling to return home and unable to build a future in Italy, they fear they may end up on the street with no access to services or support.

      https://www.irinnews.org/video/2019/01/08/no-way-back-new-law-adds-pressure-asylum-seekers-italy

    • En supprimant les « titres de séjour humanitaires », Salvini contraint des réfugiés à retourner dans l’illégalité

      Depuis l’adoption du décret-loi durcissant la politique migratoire en Italie, des milliers de migrants devraient perdre leur statut de "protection humanitaire", qui leur permettait de rester légalement en Italie. Des milliers de personnes légales risquent de se retrouver à nouveau sans-papiers, sans travail.

      Le ministre de l’Intérieur et vice-Premier ministre Matteo Salvini, également à la tête de la Ligue (extrême droite) a fait adopter fin novembre, un décret-loi dont la principale mesure est d’abolir les permis de séjour humanitaires. Ce statut était jusque-là accordé aux personnes vulnérables, familles ou femmes seules avec enfants, victimes de traumatismes pendant leur périple vers l’Italie.

      Les conséquences sont graves, s’alarment les ONG d’aide aux migrants. Depuis 2008, plus de 120 000 personnes en ont bénéficié. "Et 40 000 personnes depuis deux ans", rappelle Marine de Haas de la Cimade. Ce statut était valable deux ans et renouvelable.

      Comment la suppression de ces titres de séjour va-t-elle fonctionner ? "C’est au moment de renouveler leur permis humanitaire que les migrants vont perdre leur ‘régularité’ », rappelle Marine de Haas. Les primo-arrivants, eux, n’en bénéficieront plus. "En perdant ce statut légal, beaucoup vont perdre leur logement" et leur accès au marché du travail.

      Ces dernières années et jusqu’en août, les commissions d’asile ont accordé en moyenne le permis humanitaire à 25% des demandeurs. Suite à des consignes de fermeté de Matteo Salvini, elles ont anticipé la fin des permis humanitaires, qui sont passés à 17% en septembre, 13% en octobre et 5% seulement en novembre.

      Expulsion des personnes en situation irrégulière

      Conséquence direct de la perte de ce statut : l’expulsion des centres d’accueil. Le 30 novembre, 24 migrants ont en effet été expulsés de leur structure d’hébergement d’urgence (CARA d’Isola Capo Rizzuto) à la demande de la préfecture de Crotone. "Les personnes qui avaient ce statut humanitaire perdent le droit d’aller dans les centres d’accueil. Elles repassent en situation irrégulière", explique Marine de Haas.

      >> À relire : "En Italie, des migrants hébergés en centre d’accueil jetés à la rue après le ’décret Salvini’"

      Matteo Salvini considère que ces personnes ne sont pas des ‘réfugiés’, "qu’elles doivent être expulsées", précise de son côté Eleonora Camilli, journaliste italienne, spécialiste de l’immigration, contactée par InfoMigrants.

      Pour rester légalement en Italie, les migrants devraient convertir leur "statut humanitaire" en d’autres titres de séjour (séjour pour motif de travail par exemple), une procédure particulièrement complexe. "Ils peuvent aussi demander l’asile, mais vu le contexte politique, peu de dossiers ont de chances d’aboutir", précise Eleonora Camilli, la journaliste italienne.

      La Cimade dénonce "l’hypocrisie" de Matteo Salvini

      La Cimade et la journaliste italienne sont sceptiques face aux résultats de cette politique migratoire. "Les personnes en situation irrégulière ne vont pas être toutes renvoyées" précise encore Eleonora Camilli. "L’Italie n’a pas toujours d’accords de rapatriement avec des pays tiers". En effet, l’Italie dispose d’accords bilatéraux avec 24 pays non-européens pour rapatrier les migrants, mais beaucoup refusent de les reconnaître comme leur concitoyens et refusent de les ré-accepter sur leur territoire. Conséquence : l’Italie n’a procédé qu’à 6 514 reconduites à la frontière en 2017 et il n’est pas garanti que ce chiffre soit atteint cette année.

      Les associations craignent donc une hausse de la clandestinité sur le sol italien. Beaucoup de migrants installés depuis plusieurs mois voire plusieurs années resteront sans doute en Italie, sans papiers. "Nous dénonçons l’hypocrisie de cette politique qui ‘invisibilise’ les migrants, qui les pousse à retourner dans la clandestinité, qui les pousse à se précariser durement", ajoute Marine de Haas.

      >> À relire : "Le bon temps pour les clandestins est fini", affirme Matteo Salvini

      Des associations françaises, comme Tous migrants, redoutent, elles, un pic de départ vers les pays limitrophes de l’Italie. "On s’attend à des arrivées prochaines via les Alpes", a expliqué Michel Rousseau, porte-parole de l’association de Briançon, ville non loin de la frontière italienne. Un avis partagé par Rafael Flichman, de la Cimade. "Des personnes avec un titre humanitaire qui expire dans quelques jours ou quelques mois peuvent décider de partir et de prendre la route vers la France".

      Au total, entre les permis actuels qui ne seront pas renouvelés et ceux qui ne seront plus accordés, le chiffre de "100 000 clandestins en plus est une estimation basse", explique Valeria Carlini, porte-parole du Conseil italien pour les réfugiés (CIR).

      http://www.infomigrants.net/fr/post/13986/en-supprimant-les-titres-de-sejour-humanitaires-salvini-contraint-des-


  • Bruxelles: le collectif «#Design_for_everyone» adapte le mobilier urbain «anti-SDF»

    Des bancs publics équipés d’arceaux métalliques, des bancs avec des assises individuelles, des picots sur les appuis de fenêtre ou encore des places où il n’y a plus aucun banc public. Les membres du collectif « Design for everyone » dénoncent l’aspect excluant de certains éléments de mobilier urbain. D’après eux, certains choix en la matière traduisent une certaine vision de la société. Ils traquent donc ce type d’aménagements. Une équipe de Vews les a suivis lors d’une de leurs interventions.


    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_bruxelles-le-collectif-design-for-everyone-adapte-le-mobilier-urbain-ant
    #anti-sdf #sdf #sans-abri #architecture_urbaine #urban_matter #résistance #urbanisme #mobilier_urbain


  • Bruxelles: le collectif “Design for everyone” adapte le mobilier urbain “anti-SDF” Guillaume Guilbert - 13 Novembre 2018 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_bruxelles-le-collectif-design-for-everyone-adapte-le-mobilier-urbain-ant

    Des bancs publics équipés d’arceaux métalliques, des bancs avec des assises individuelles, des picots sur les appuis de fenêtre ou encore des places où il n’y a plus aucun banc public. Les membres du collectif « Design for everyone » dénoncent l’aspect excluant de certains éléments de mobilier urbain. D’après eux, certains choix en la matière traduisent une certaine vision de la société. Ils traquent donc ce type d’aménagements. Une équipe de Vews les a suivis lors d’une de leurs interventions.

    « On ne sait pas si c’est uniquement les politiques ou si c’est un choix des designers qui n’ont pas réfléchi plus loin, mais cela a clairement un impact sur le vivre-ensemble, sur la manière dont les gens peuvent se rencontrer, et sur la vision de la société qui doit être propre, nette et sécure, et surtout pas trop déranger », explique Charlotte.

    Avec Laurent, son compagnon, elle a fondé le collectif « Design for everyone ». « Tout est né il y a un an et demi, raconte-t-elle. A la fin du dispositif d’hiver pour les sans-abris, avec un autre collectif, on a décidé d’enlever des grilles à la gare du Midi. En-dessous du pont de la gare, une série de grilles ont été installées car de nombreux sans-abris dormaient à cet endroit. Lors de la visite d’Angela Merkel, les sans-abris ont été priés de partir et des grilles ont été placées. On s’est donc dit qu’il fallait les enlever car selon nous, elles ne sont pas une solution ».

    Pour la petite histoire, les grilles ont finalement été réinstallées, ce qui a donné lieu à un petit « jeu » entre le collectif et la Stib. Depuis, le collectif repère des aménagements urbains qui selon eux posent problème et intervient ensuite. Charlotte et Laurent nous ont reçus dans leur atelier le jour d’une intervention. C’est sur un banc à la station de métro Gare de l’ouest qu’ils ont décidé d’intervenir. 

    « On a repéré il y a quelques semaines un banc qui nous posait question de par son design, explique Laurent. Son design fait en sorte qu’il n’y a pas d’assise plane. Ils ont ajouté des arceaux en métal, c’est très design mais ça ne sert à rien, à part empêcher sans doute que quelqu’un puisse se coucher dessus. Nous, on veut que les gens se saisissent de la question donc on a construit une structure qui va s’adapter. On va la glisser sans abîmer le banc pour lui redonner cette assise plane ». 

    C’est donc parti pour l’intervention du jour. Nous les suivons discrètement à la station de métro Gare de l’ouest, à Molenbeek. L’action n’étant pas du tout officielle, il ne faut pas perdre de temps, au risque d’alerter la sécurité. Très rapidement, Charlotte et Laurent posent leur structure en bois sur le banc en question. Ils la fixent avec des colsons, afin de ne pas endommager le banc. 

    Provoquer le questionnement 
    Intrigués, certains passants observent la scène. Comme une signature, Charlotte et Laurent laissent un petit mot expliquant leur démarche, avant d’immortaliser leur action réussie pour partager l’info sur les réseaux sociaux. Car l’objectif, c’est bien de faire se questionner les gens sur l’aménagement du mobilier urbain et son impact sur la vie de quartier. « On a posé la structure, le reste ne nous appartient plus, explique Charlotte après l’intervention. Après, c’est aux gens à regarder, à s’imprégner du questionnement et se demander pourquoi cette structure est là ». 

    « Avec cette action, on ne veut pas fustiger les bancs de la Stib, enchaîne Laurent. Il y a aussi la multiplication des assises individuelles, des absences d’aménagement, l’absence de bancs est parfois tout aussi révélatrice que la présence d’arceaux sur les bancs. C’est un peu tout ça qu’on interroge : ces aménagements qui empêchent différents usages de l’espace public. On a l’impression que c’est fait à l’insu de la population et pourtant cela a un impact sur la cohésion sociale dans les quartiers, sur le fait que certaines personnes fréquentent tel ou tel endroit. Nous pensons que l’on doit se saisir de cette question ».

    Du mobilier urbain pour éloigner certaines populations comme les SDF ? La Strada, observatoire du secteur bruxellois de l’aide aux sans-abris, dit recevoir de plus en plus de plaintes concernant ce type de mobilier. Des plaintes émanant des professionnels de l’aide aux sans-abris plutôt que de ceux qui vivent vraiment dans la rue.

    Même constat du côté de Murat Karacaoglu, directeur de l’ASBL Pierre d’angle, centre d’accueil de jour et de nuit pour les sans-abris. « Cela peut être inquiétant si on généralise ce genre de système par rapport uniquement aux personnes sans-abris, admet-il. Je pense que l’action de ces citoyens qui s’engagent à remeubler l’espace public, c’est d’une importance capitale. Cela doit nous interroger sur la place des personnes en situation de précarité. En tant qu’acteurs du secteur, cela doit aussi nous interroger sur la réponse à apporter par rapport à ces éléments ». 

      #sdf #anti-sdf   #pauvreté   #sans-abris #sans-abri    #guerre_aux_pauvres    #espace_public #urbanisme    #mobilier_urbain    #prévention_situationnelle #designers #STIB #Molenbeek #cohésion_sociale #précarité #Bruxelles


  • Drama um Obdachlosen in Schöneberg : „Er nimmt weder Essen noch Getränke an“ | Berliner Zeitung
    https://www.berliner-zeitung.de/berlin/drama-um-obdachlosen-in-schoeneberg--er-nimmt-weder-essen-noch-getr
    Il y a des sans abri et des sans abri au destin tragique. Cet homme vit à la rue au centre-ville de Berlin en dehors du système d’aide qui n’est pas fait ppour lui.

    Schöneberg - Glanz und Elend stoßen in Berlin oft unmittelbar aufeinander. Besonders krass an der Martin-Luther-Straße: Unter den Kolonnaden des beeindruckenden Amtsgerichts Schöneberg haust ein Obdachloser in unvorstellbaren Umständen, und niemand kann ihm helfen.

    Vor einem Jahr hat der Mann sein Lager hier aufgeschlagen, vorher campierte er in einem Eingang der früheren BVG-Zentrale am Kleistpark. Umgeben von Gestank und Müllsäcken, in denen auch von Anwohnern geschenkte Kleidung liegt, hockt der Mann unbestimmbaren Alters in einem Winkel. Auf Ansprache reagiert er nicht, weder Blickkontakt noch Gespräch kommen zustande.

    „Er nimmt weder Essen noch Getränke an.“

    Immer wieder melden Anwohner über die Ordnungsamts-App, was sich dort abspielt. Der Heilpraktiker Norbert Stolze, der immer wieder bei seinen Hunde-Runden vorbeikommt: „Seit Januar frage ich regelmäßig bei den Behörden an, aber der Zustand ändert sich nicht.“ Mitarbeiter des Gerichts berichten, dass manchmal das Ordnungsamt vorbeischaut und die BSR Müllsäcke mitnimmt.

    Tempelhof-Schönebergs Sozialstadträtin Jutta Kaddatz (CDU): „Der Mann ist seit Jahren bekannt.“ Ordnungsamt, sozialpsychiatrischer Dienst, Caritas und Kältehilfe hätten sich um ihn gekümmert, aber: „Er nimmt weder Hilfe noch Beratung an.“ Eine Beobachtung, die Angelika Heller vom Verein „Sunny on tour – Hilfe für Obdachlose und ihre Hunde“ bestätigt: „Er nimmt weder Essen noch Getränke an.“

    Justiz will sein Lager nicht abräumen lassen

    Laut Kaddatz wurde er mehrmals in Kliniken eingewiesen, verschwand aber immer wieder. „Zwangseinweisung in eine Einrichtung ist ansonsten nur möglich, wenn von ihm Gefahr ausginge. Das ist nicht der Fall.“ Regelmäßige Rechtsprechung in solchen Fällen sei, dass das im Grundgesetz festgeschriebene Selbstbestimmungsrecht schwerer wiege als die Fürsorgepflicht des Staates.

    Die Justiz will das Elendslager nicht abräumen lassen, weil der Mann friedfertig sei. Und so bleibt nur, dass die Wachtmeister des Gerichts nach dem Mann sehen und bei Frost den Kältebus alarmieren, damit er nicht erfriert.

    #Berlin #SDF


  • Bezirk zeigt Obdachlosen die kalte Schulter › BERLINER ABENDBLATT
    http://www.abendblatt-berlin.de/2018/10/13/kalte-schulter-gegenueber-obdachlosen
    Dans l’arrondissement le plus riche de Berlin une coalition CDU/Verts/AfD refuse des locaux communaux vides aux sans abris . Les chrétiens, les verts et les nationalistes sont d’accord pour limiter au maximum le soution communal pour les personnes sans abri. Dans un communiqué de presse les libéraux (FDP), les socialdémocrates (SPD) et le parti de gauche (Die Linke) dénoncent cette attitude inhumaine.

    Die SPD-Fraktion hatte in einem Antrag gefordet, den ungenutzten Ratskeller Zehlendorf als Kältehilfe für Obdachlose zur Verfügung zu stellen. Mit den Stimmen von CDU, Grünen und AfD wurde der Antrag in der letzten Bezirksverordnetenversammlung (BVV) wegen zu hoher Kosten und zu geringen Bedarfs abgelehnt. „Der Beschluss ist ein Armutszeugnis für die Menschlichkeit in unserem Bezirk“, erklärt die SPD-Bezirksverordnete und Vorsitzende des Ausschusses für Pflege und Soziales, Juliana Kölsch. „Obdachlosigkeit ist nicht nur ein Problem der Innenstädte. Auch unser Bezirk muss hier Verantwortung übernehmen.“

    Pressemitteilung

    Pressemitteilung
    „Steglitz-Zehlendorf: einziger Bezirk in Berlin ohne Notübernachtung für Wohnungslose“

    Zur Ignoranz des schwarz-grün geführten Bezirks Steglitz-Zehlendorf gegenüber der Einrichtung von Kältehilfe-Plätzen für die Notübernachtung von wohnungslosen Menschen nehmen der Kreisvorsitzende der SPD Steglitz-Zehlendorf Ruppert Stüwe,
    der Stellvertretende Bezirksvorsitzende der FDP Steglitz-Zehlendorf Thomas Seerig sowie die Bezirksvorsitzende der LINKEN. Steglitz-Zehlendorf Franziska Brychcy wie folgt Stellung:

    Ruppert Stüwe (SPD): „Ein von der SPD frühzeitig eingebrachter Vorschlag, den leerstehenden Ratskeller für die Kältehilfe bereitzustellen, wurde von der Zählgemeinschaft rundweg abgelehnt – mit der zynischen Argumentation, man wisse sonst nicht wohin mit den Briefwahlunterlagen. Alternativvorschläge wurden nicht unterbreitet. Schwarz-Grün hat in dieser Sache den sozialen Kompass verloren.“

    Thomas Seerig (FDP) stellt fest: „Steglitz-Zehlendorf ist als einziger Bezirk in Berlin nicht in der Lage, in der aktuellen Kältehilfesaison wenigstens einige wenige Notübernachtungsplätze für wohnungslose Menschen zur Verfügung zu stellen. Das ist wirklich ein Armutszeugnis für unseren Bezirk! Das Desinteresse der Zählgemeinschaft an der Not der Menschen ist verantwortungslos!“

    Franziska Brychcy (LINKE.) ergänzt: „In der letzten BVV hat Schwarz-Grün unsere Anregung, sich bezüglich des Objektes in der Königin-Luise-Straße 98, in welchem letzten Winter 30 Schlafplätze angeboten werden konnten, an die BIM zu wenden und so vielleicht doch noch eine Lösung zu finden, schlichtweg begraben. Der Antrag wurde trotz des bevorstehenden Winters erst einmal in die Ausschüsse geschickt anstatt ihn sofort abzustimmen. Bleibt nur zu hoffen, dass es keine*n Kältetote*n in Steglitz-Zehlendorf zu beklagen geben wird, sonst müsste sich das Bezirksamt womöglich bittere Fragen gefallen lassen.“
    Für Rückfragen: Ruppert Stüwe (0175-1556661), Thomas Seerig (0172-6803285), Franziska Brychcy (0162-4104649)

    Voici un exemple pour le genre d’information qu’on fournit aux réfugiés à la recherche d’un logement. En bref : On ne vous donnera rien. Soyez patients et attendez qu’on se fasse une idée comment s’occuper de vous.

    https://www.berlin.de/ba-steglitz-zehlendorf/politik-und-verwaltung/aemter/amt-fuer-soziales/infoblatt-unterbringung-compressed.pdf

    #Berlin #Steglitz-Zehendorf #sdf #social #logement


  • Inside #Lehman_Brothers. Une enquête inédite sur la chute d’une banque au-dessus de tout soupçon

    Dix ans après la faillite de la banque Lehman Brothers, #Jennifer_Deschamps met en lumière les mécanismes de sa chute. Une enquête rigoureuse, étayée par le témoignage de lanceurs d’alerte.

    Le 15 septembre 2008, Lehman Brothers est officiellement déclarée en faillite. Lâchée par le gouvernement et sans repreneur, la vénérable banque d’investissement, fondée à New York en 1850, disparaît en laissant à ses créanciers une dette de plusieurs centaines de milliards de dollars. Lancée depuis plusieurs années dans une course folle au profit, cette grande institution financière, dirigée par Richard Fuld, a développé des prêts hypothécaires à risques, rapidement devenus emprunts toxiques. Accordés à des ménages modestes voire sans revenus, ces subprimes ont permis à des centaines de milliers d’Américains de devenir propriétaires de leur logement. Mais en 2007, lorsque la bulle immobilière éclate, la remontée de taux d’intérêts gonfle les traites que les emprunteurs ne peuvent plus rembourser. Une vague de saisies s’abat sur les États-Unis, et notamment sur la Californie…

    Autopsie méthodique
    Spécialisée dans les produits financiers, Lehman Brothers a voulu « faire de l’argent par tous les moyens ». Naviguant en « zone grise » – là où, au minimum, tout ce qui n’est pas illégal peut être considéré comme légal –, la banque et ses filiales ont maquillé les bilans, poussé les équipes commerciales à truquer leurs dossiers pour atteindre des objectifs de plus en plus exigeants, et engranger des dollars par milliards. Le tout grâce à la complicité, l’incompétence ou l’aveuglement des organismes de contrôle et des agences de notation. Pour raconter, dix ans plus tard, un cataclysme dont les répercussions ont ébranlé les places boursières et les économies du monde entier, Jennifer Deschamps se place à hauteur d’hommes. Enrichie d’archives, son enquête, documentée et rigoureuse, réunit les témoignages inédits d’anciens collaborateurs de Lehman, qui ont tous eu un accès privilégié aux mécanismes délirants ayant mené au désastre : trois ex-employées de la BNC, une filiale spécialisée dans les prêts immobiliers, et « lanceuses d’alerte » (Linda Weekes, Sylvia Vega-Sutfin et Cheryl McNeil), et leur avocat (Gary Gwilliam) ; un ancien vice-président de Lehman (Matthew Lee), licencié après avoir refusé de cautionner une manœuvre comptable frauduleuse ; un ancien juriste de la banque (Oliver Budde) ainsi que l’ancien procureur de l’Illinois (Anton Valukas), mandaté en 2008 par le gouvernement américain pour enquêter sur les causes de la faillite. Autopsie méthodique d’un système malade, Inside Lehman Brothers se fait aussi mise en garde contre une déflagration qui pourrait bien, dans un futur proche, se rééditer.


    https://www.arte.tv/fr/videos/080155-000-A/inside-lehman-brothers
    #banque #finance #économie #subprimes #marché_immobilier #cupidité #argent #fraude #effondrement #crise_financière #prêts_hypothécaires #film #documentaire #Wall_Street #bulle_immobilière #lanceurs_d'alerte #culture_du_silence #travail #burn-out #faillite #banques_d'investissement #limites_juridiques #légalité #illégalité #courtiers #Richard_Fuld #harcèlement_sexuel #intimidation #femmes #BNC #SDF #sans-abris #Repo_105 #prêts_alternatifs #prêts_non-conventionnels


    • Nell’ex fabbrica di penicillina, un #ghetto di Roma

      Oggi viene presentata la seconda edizione di “Fuori campo”, il rapporto di Medici Senza Frontiere sulla marginalità, secondo il quale “sono almeno 10.000 le persone escluse dall’accoglienza, tra richiedenti e titolari di protezione internazionale e umanitaria, con limitato o nessun accesso ai beni essenziali e alle cure mediche”. Una cinquantina gli insediamenti mappati dall’organizzazione in tutta Italia, 3500 le persone che vivono in occupazioni, baracche e “ghetti” nella sola Roma. Open Migration è entrata dentro il “gran ghetto” della capitale: un’ex fabbrica di penicillina in cui le condizioni di vita sono estreme.

      Appena finisce di spaccare le cassette della frutta e il legname di recupero, Alecu Romel entra nella casa in cui vive con la moglie Maria. Nella stanza d’ingresso, una luce fioca illumina il fornello, collegato ad una bombola a gas. A destra, in un locale spoglio, la coppia tiene una bicicletta e dei passeggini, riadattati per raccogliere ferrivecchi e oggetti abbandonati per strada. Sulla sinistra, una porta rossa separa dalla zona notte: una camera con due letti, la televisione e stampe colorate appese alle pareti.

      “Viviamo in questo appartamento da cinque anni e cerchiamo di tenerlo sempre in ordine”, dice Maria. A cedere loro lo spazio, un altro cittadino della Romania, che dentro la Ex-Penicillina, una delle più grandi aree industriali dismesse di Roma, si era inventato un angolo di intimità arredando alcuni dei locali più piccoli, che un tempo erano probabilmente uffici. In cinque anni di vita fra i capannoni scrostati, Alecu e Maria hanno visto cambiare l’insediamento. “Prima eravamo più rumeni e ci sono state anche famiglie italiane”, continua la donna, “mentre adesso gli abitanti sono cresciuti, e quasi tutti sono africani”.

      Oggi, come allora, il sogno di ricongiungersi con i due figli, affidati ai nonni in Romania, appare lontano: “questo non è un posto per bambini, ci sono topi e sporcizia, non ci si sente sicuri, ma almeno quei pochi soldi che guadagnamo ci permettono di mantenerli a casa, di fargli fare una vita migliore della nostra”, conclude Maria, la voce rassegnata.
      Fra i capannoni del “grande ghetto”

      Sempre più sogni si infrangono dietro la facciata del complesso, che costeggia via Tiburtina, una delle arterie più trafficate della città. Qui i cantieri per il raddoppio della carreggiata vanno avanti da anni: “finite ‘sti lavori!! più che una consolare sembra una via Crucis” è l’urlo che i cittadini hanno affidato ai cartelli affissi sui muri. Siamo all’altezza della periferia operaia di San Basilio, oggi nota alle cronache anche come base per lo spaccio di stupefacenti.

      Rifugiati e richiedenti asilo, arrivati in Italia negli ultimi anni e usciti dal sistema d’accoglienza, hanno infatti trovato qui un riparo precario, aprendo un nuovo capitolo nella storia del complesso, un tempo orgoglio dell’industria italiana. Aperta come Leo – Industrie Chimiche Farmaceutiche Roma, la Ex-Penicillina è stata la prima fabbrica italiana a produrre antibiotici. Una storia complessa, intrecciata ai piani di investimento del secondo dopoguerra, supportati dagli Usa, e alle speculazioni edilizie che avrebbero cambiato il volto della capitale.

      All’inaugurazione dell’impianto, nel 1950, fu invitato lo stesso sir Alexander Fleming, scopritore della penicillina. Un graffito, nello scheletro esterno della struttura, lo ritrae pensieroso: “ti ricordi quando eravamo i più grandi?”, recita la scritta. Il quotidiano “L’Unità” aveva dedicato un paginone all’evento, col titolo “la più grande fabbrica di penicillina d’Europa inaugurata a Roma”. Dagli oltre 1300 operai degli anni Sessanta, si passò però presto a poche centinaia, fino all’abbandono totale dell’attività, alla fine degli anni Novanta. Un altro sogno, quello di una cordata di imprenditori, che volevano demolirla per fare spazio a un maxi-albergo di alta categoria, si infranse di fronte ai costi per lo smaltimento di rifiuti chimici e amianto, tuttora presenti nell’area.

      “Questo posto lo chiamano il grande ghetto”, ci dice Ahmad Al Rousan, coordinatore per Medici senza frontiere dell’intervento nei campi informali, mentre entriamo dentro uno degli stabilimenti con una torcia, perché qui manca tutto, anche l’elettricità. Camminiamo tra spazzatura, escrementi e resti della vecchia fabbrica: ampolle, fiale, scatole di medicinali su cui c’è ancora la bolla di accompagnamento. “C’è un posto qui vicino, il piccolo ghetto, qui ci sono circa 500 persone, lì 150”, aggiunge. “Non solo chiamano questi luoghi ghetti, ma chi ci vive si sente anche ghettizzato”.

      In questa area industriale abbandonata ci sono persone che arrivano da diverse parti del mondo: nord Africa, Sub Sahara, Pakistan, Afghanistan, Romania, e c’è anche un italiano. La maggior parte sono titolari di protezione internazionale, altri in attesa di essere ascoltati dalla commissione territoriale che dovrà decidere sulla richiesta d’asilo, altri ancora hanno il permesso di soggiorno scaduto. Tutti sono fuori dall’accoglienza per qualche motivo.
      Il rapporto di Medici Senza Frontiere

      Come denuncia “Fuori campo”, l’ultimo rapporto di Medici Senza Frontiere, in tutta Italia ci sono almeno 10 mila persone in questa condizione, alloggiate in insediamenti informali con limitato o nessun accesso ai beni essenziali e alle cure mediche. Nella capitale la maggior parte si concentra proprio qui, nella zona est, tra la Tiburtina e la Casilina, passando per Tor Cervara. Edifici abbandonati, ex fabbriche e capannoni, sono diventati la casa di centinaia tra migranti e rifugiati. Che ci vivono da invisibili in condizioni disumane, senza acqua, luce e gas, spesso a ridosso di discariche abusive.

      Da novembre 2017, l’Ong ha avviato un intervento con un’unità mobile composta da un medico, uno psicologo e un mediatore culturale, e da qualche settimana il camper è arrivato anche all’ex Leo. Quella di Msf è l’unica presenza esterna negli spazi dell’occupazione: gli operatori vengono qui una volta alla settimana, dal primo pomeriggio alla sera, per portare assistenza medica e psicologica agli abitanti. Un piccolo gazebo allestito nella parte esterna degli edifici fa da ambulatorio, la sala d’attesa è, invece, lo spazio antistante, un tavolino da campeggio, qualche sedia pieghevole e una lampada. Per chi abita qui questo momento è diventato un rito, c’è chi viene per la prima volta, chi torna per un controllo, chi viene solo per chiacchierare.

      Un ragazzo si avvicina con aria timida: “they rescued me”, ci dice, raccontando di aver riconosciuto il logo di Msf sul gazebo, lo stesso visto sulla pettorina delle persone che lo avevano soccorso nel mezzo del Mediterraneo, nel 2016. Ora, due anni dopo l’approdo in Italia, è sbarcato anche lui all’ex fabbrica della penicillina. Entra e inizia la sua prima visita: lamenta mal di testa frequenti. La dottoressa misura la pressione e compila una scheda.

      “I problemi di salute qui sono legati soprattutto alle condizioni di vita: non ci sono servizi igienici e c’è solo una presa d’acqua fredda, per centinaia di persone”, spiega Al Rousan. La patologia più comune, aggiunge “è quella respiratoria dovuta al freddo o all’aria che respirano; l’unico modo che hanno per scaldarsi è accendere il fuoco, con tutti i rischi connessi: qualche giorno fa abbiamo assistito una persona completamente ustionata, in modo grave. Ha aspettato il nostro arrivo, non ha voluto andare a farsi vedere in un ospedale”. Di incendi qui ce ne sono stati diversi, come rivelano i muri anneriti di interi spazi. L’ultimo, a fine gennaio 2018, ha richiesto l’intervento dei vigili del fuoco, dopo l’esplosione di una bombola del gas. Quando cala la sera, le luci dei fuochi accesi e le fiammelle delle candele spezzano il buio totale degli edifici.

      “Questo è un posto estremo, dove l’esclusione è totale”, sottolinea Al Rousan. Dopo aver subito vari traumi nel viaggio e poi in Libia, trovarsi in questa condizione significa vedere infranto il sogno di potersi integrare, di costruirsi una nuova vita. Lavoro da tanti anni in situazioni simili, ma non ho mai visto una cosa del genere. E non pensavo potesse esserci un posto così a Roma”.
      La normalità dell’esclusione

      La fabbrica è occupata da diversi anni, e come in tutti gli insediamenti informali, gli abitanti hanno ricostruito una parvenza di normalità. Lamin, che viene dal Gambia, gestisce un piccolo market all’ingresso di uno dei capannoni principali. I prodotti li acquista al mercato di piazza Vittorio, dove si trovano i cibi di tutto il mondo. Qui vende aranciata, farina, zucchero, fagioli, candele e i dadi marca Jumbo, indispensabili – ci dice – per preparare qualsiasi piatto africano.

      Ha poco più di vent’anni e prima di arrivare qui viveva a via Vannina, in un altro stabile occupato, poco lontano. Nel violento sgombero del giugno 2017, è volato giù dalle scale e ancora, dice, “ho dolori frequenti alle ossa”. La fabbrica è diventata la sua nuova casa.

      Victor, 23 anni, è arrivato invece all’ex Penicillina dopo un periodo trascorso in un centro di accoglienza a Lecce, mentre era in corso la sua domanda d’asilo. Ottenuto lo status di rifugiato ha deciso di spostarsi a Roma per cercare lavoro, ma non parla neanche una parola di italiano. Il suo sogno è fare il giornalista. Nel suo paese, la Nigeria, ha studiato Comunicazione: “sono grato al governo italiano per quanto ha fatto per me”, dice, “ma non pensavo che una volta arrivato in Italia mi sarei trovato in questa situazione: quando sono arrivato a Roma ho vissuto un periodo alla stazione Termini. Faceva freddo e la temperatura di notte arrivava quasi allo zero. Un connazionale mi ha parlato di questo posto, mi ha detto che qui almeno potevo farmi una doccia. Invece, una volta arrivato ho scoperto che c’era solo una fontanella per l’acqua”. Come tutti, spera di andarsene presto. “Questo luogo cambia le persone, rallenta ogni aspirazione e io, invece, il mio sogno lo vorrei realizzare”, ci dice con uno sguardo vivace.

      Nel reticolo di capannoni, corridoi e cortili, ci sono altri piccoli bar e negozi: l’ultimo è stato aperto pochi giorni fa. Sulla facciata troneggia la bandiera giallorossa della squadra di calcio della Roma. Raffigura la lupa capitolina che allatta Romolo e Remo: qui è quasi un paradosso, quell’immagine simbolo di mamma Roma, patria dell’accoglienza.


      http://openmigration.org/analisi/nellex-fabbrica-di-penicillina-il-grande-ghetto-di-roma
      #Rome

    • Il sistema di accoglienza italiano verso il default organizzativo e morale

      Sono pubblicate da tempo le relazioni della Commissione di inchiesta della Camera dei deputati sui Centri per stranieri. Relazioni che censuravano l’utilizzo degli Hotspot come strutture detentive e chiedevano la chiusura del mega CARA di Mineo. Ma il governo e le prefetture non hanno svolto quel lavoro di pulizia con la estromissione del marcio che risultava largamente diffuso da nord e sud. Una operazione che sarebbe stata doverosa per difendere i tanti operatori e gestori dell’accoglienza che fanno il proprio dovere e che avrebbe permesso di rintuzzare uno degli argomenti elettorali più in voga nella propaganda politica delle destre, appunto gli sprechi e gli abusi verificati da tutti ormai all’interno dei centri di accoglienza, soprattutto in quelli appaltati direttamente dalle prefetture, i Centri di accoglienza straordinaria (CAS), la parte più consistente del sistema di accoglienza italiano.

      https://www.a-dif.org/2018/02/27/il-sistema-di-accoglienza-italiano-verso-il-default-organizzativo-e-morale

    • Ventimiglia. Prima della neve. Un report del gruppo di medici volontari del 27 febbraio scorso tratto dal blog Parole sul Confine

      Sabato 27 febbraio è stata una giornata di lavoro intenso sotto al ponte di via Tenda.

      Avremmo fatto almeno 40 visite.

      Rispetto alla scorsa estate ci sono più persone che vivono sotto al ponte del cavalcavia lungo al fiume, con un numero senza precedenti di donne e bambini anche molto piccoli.

      L’insediamento sembra sempre più stabile, con baracche costruite con pezzi di legno e teli di plastica. Le persone che vivono lì sono prevalentemente eritree e sudanesi. Al momento, tutte le donne sole e le madri sono eritree.

      Le persone che abbiamo visitato erano giovanissime. Tantissime affette da scabbia. Spesso con sovra-infezioni molto importanti. Grazie alla nostra disponibilità di farmaci e grazie alle scorte di indumenti stivati presso l’infopoint Eufemia abbiamo potuto somministrare il trattamento anti scabbia a molte persone, dopo esserci assicurati che avessero compreso come eseguire correttamente tutta la procedura.


      http://www.meltingpot.org/Ventimiglia-Prima-della-neve.html
      #froid #hiver

    • Purgatory on the Riviera

      Ventimiglia is idyllic. It sits just across the Italian border from the French Riviera. The piercingly blue waters of the Mediterranean churn against its rocky beaches, and its buildings, painted in earthy pastels, back up against the foothills of the Alps. On Fridays, the normally quiet streets are bustling with French tourists who cross the border by car, train, and bicycle to shop in its famous markets where artisans and farmers sell clothes, leather items, fresh produce, truffles, cheeses and decadent pastries. Families with young children and elderly couples stroll along the streets and sit at sidewalk cafes or eat in one of the many restaurants along the shore.


      https://www.irinnews.org/special-report/2017/12/04/purgatory-riviera

    • Ex Penicillina. Dall’evacuazione alla bonifica: 4 mosse per uscire dal ghetto

      La proposta degli abitanti per evitare lo sgombero coatto, più volte annunciato dal ministro Salvini. All’interno circa 200 persone, tra cui alcuni italiani. “Va data a tutti un’alternativa e la fabbrica bonificata e riconsegnata alla città”


      http://www.redattoresociale.it/Notiziario/Articolo/606113/Ex-Penicillina-Dall-evacuazione-alla-bonifica-4-mosse-per-uscire-da

    • Nell’ex fabbrica di penicillina, un ghetto di Roma

      Oggi viene presentata la seconda edizione di “Fuori campo”, il rapporto di Medici Senza Frontiere sulla marginalità, secondo il quale “sono almeno 10.000 le persone escluse dall’accoglienza, tra richiedenti e titolari di protezione internazionale e umanitaria, con limitato o nessun accesso ai beni essenziali e alle cure mediche”. Una cinquantina gli insediamenti mappati dall’organizzazione in tutta Italia, 3500 le persone che vivono in occupazioni, baracche e “ghetti” nella sola Roma. Open Migration è entrata dentro il “gran ghetto” della capitale: un’ex fabbrica di penicillina in cui le condizioni di vita sono estreme.

      Appena finisce di spaccare le cassette della frutta e il legname di recupero, Alecu Romel entra nella casa in cui vive con la moglie Maria. Nella stanza d’ingresso, una luce fioca illumina il fornello, collegato ad una bombola a gas. A destra, in un locale spoglio, la coppia tiene una bicicletta e dei passeggini, riadattati per raccogliere ferrivecchi e oggetti abbandonati per strada. Sulla sinistra, una porta rossa separa dalla zona notte: una camera con due letti, la televisione e stampe colorate appese alle pareti.

      “Viviamo in questo appartamento da cinque anni e cerchiamo di tenerlo sempre in ordine”, dice Maria. A cedere loro lo spazio, un altro cittadino della Romania, che dentro la Ex-Penicillina, una delle più grandi aree industriali dismesse di Roma, si era inventato un angolo di intimità arredando alcuni dei locali più piccoli, che un tempo erano probabilmente uffici. In cinque anni di vita fra i capannoni scrostati, Alecu e Maria hanno visto cambiare l’insediamento. “Prima eravamo più rumeni e ci sono state anche famiglie italiane”, continua la donna, “mentre adesso gli abitanti sono cresciuti, e quasi tutti sono africani”.

      Oggi, come allora, il sogno di ricongiungersi con i due figli, affidati ai nonni in Romania, appare lontano: “questo non è un posto per bambini, ci sono topi e sporcizia, non ci si sente sicuri, ma almeno quei pochi soldi che guadagnamo ci permettono di mantenerli a casa, di fargli fare una vita migliore della nostra”, conclude Maria, la voce rassegnata.
      Fra i capannoni del “grande ghetto”

      Sempre più sogni si infrangono dietro la facciata del complesso, che costeggia via Tiburtina, una delle arterie più trafficate della città. Qui i cantieri per il raddoppio della carreggiata vanno avanti da anni: “finite ‘sti lavori!! più che una consolare sembra una via Crucis” è l’urlo che i cittadini hanno affidato ai cartelli affissi sui muri. Siamo all’altezza della periferia operaia di San Basilio, oggi nota alle cronache anche come base per lo spaccio di stupefacenti.

      Rifugiati e richiedenti asilo, arrivati in Italia negli ultimi anni e usciti dal sistema d’accoglienza, hanno infatti trovato qui un riparo precario, aprendo un nuovo capitolo nella storia del complesso, un tempo orgoglio dell’industria italiana. Aperta come Leo – Industrie Chimiche Farmaceutiche Roma, la Ex-Penicillina è stata la prima fabbrica italiana a produrre antibiotici. Una storia complessa, intrecciata ai piani di investimento del secondo dopoguerra, supportati dagli Usa, e alle speculazioni edilizie che avrebbero cambiato il volto della capitale.

      All’inaugurazione dell’impianto, nel 1950, fu invitato lo stesso sir Alexander Fleming, scopritore della penicillina. Un graffito, nello scheletro esterno della struttura, lo ritrae pensieroso: “ti ricordi quando eravamo i più grandi?”, recita la scritta. Il quotidiano “L’Unità” aveva dedicato un paginone all’evento, col titolo “la più grande fabbrica di penicillina d’Europa inaugurata a Roma”. Dagli oltre 1300 operai degli anni Sessanta, si passò però presto a poche centinaia, fino all’abbandono totale dell’attività, alla fine degli anni Novanta. Un altro sogno, quello di una cordata di imprenditori, che volevano demolirla per fare spazio a un maxi-albergo di alta categoria, si infranse di fronte ai costi per lo smaltimento di rifiuti chimici e amianto, tuttora presenti nell’area.

      “Questo posto lo chiamano il grande ghetto”, ci dice Ahmad Al Rousan, coordinatore per Medici senza frontiere dell’intervento nei campi informali, mentre entriamo dentro uno degli stabilimenti con una torcia, perché qui manca tutto, anche l’elettricità. Camminiamo tra spazzatura, escrementi e resti della vecchia fabbrica: ampolle, fiale, scatole di medicinali su cui c’è ancora la bolla di accompagnamento. “C’è un posto qui vicino, il piccolo ghetto, qui ci sono circa 500 persone, lì 150”, aggiunge. “Non solo chiamano questi luoghi ghetti, ma chi ci vive si sente anche ghettizzato”.

      In questa area industriale abbandonata ci sono persone che arrivano da diverse parti del mondo: nord Africa, Sub Sahara, Pakistan, Afghanistan, Romania, e c’è anche un italiano. La maggior parte sono titolari di protezione internazionale, altri in attesa di essere ascoltati dalla commissione territoriale che dovrà decidere sulla richiesta d’asilo, altri ancora hanno il permesso di soggiorno scaduto. Tutti sono fuori dall’accoglienza per qualche motivo.
      Il rapporto di Medici Senza Frontiere

      Come denuncia “Fuori campo”, l’ultimo rapporto di Medici Senza Frontiere, in tutta Italia ci sono almeno 10 mila persone in questa condizione, alloggiate in insediamenti informali con limitato o nessun accesso ai beni essenziali e alle cure mediche. Nella capitale la maggior parte si concentra proprio qui, nella zona est, tra la Tiburtina e la Casilina, passando per Tor Cervara. Edifici abbandonati, ex fabbriche e capannoni, sono diventati la casa di centinaia tra migranti e rifugiati. Che ci vivono da invisibili in condizioni disumane, senza acqua, luce e gas, spesso a ridosso di discariche abusive.

      Da novembre 2017, l’Ong ha avviato un intervento con un’unità mobile composta da un medico, uno psicologo e un mediatore culturale, e da qualche settimana il camper è arrivato anche all’ex Leo. Quella di Msf è l’unica presenza esterna negli spazi dell’occupazione: gli operatori vengono qui una volta alla settimana, dal primo pomeriggio alla sera, per portare assistenza medica e psicologica agli abitanti. Un piccolo gazebo allestito nella parte esterna degli edifici fa da ambulatorio, la sala d’attesa è, invece, lo spazio antistante, un tavolino da campeggio, qualche sedia pieghevole e una lampada. Per chi abita qui questo momento è diventato un rito, c’è chi viene per la prima volta, chi torna per un controllo, chi viene solo per chiacchierare.

      Un ragazzo si avvicina con aria timida: “they rescued me”, ci dice, raccontando di aver riconosciuto il logo di Msf sul gazebo, lo stesso visto sulla pettorina delle persone che lo avevano soccorso nel mezzo del Mediterraneo, nel 2016. Ora, due anni dopo l’approdo in Italia, è sbarcato anche lui all’ex fabbrica della penicillina. Entra e inizia la sua prima visita: lamenta mal di testa frequenti. La dottoressa misura la pressione e compila una scheda.

      “I problemi di salute qui sono legati soprattutto alle condizioni di vita: non ci sono servizi igienici e c’è solo una presa d’acqua fredda, per centinaia di persone”, spiega Al Rousan. La patologia più comune, aggiunge “è quella respiratoria dovuta al freddo o all’aria che respirano; l’unico modo che hanno per scaldarsi è accendere il fuoco, con tutti i rischi connessi: qualche giorno fa abbiamo assistito una persona completamente ustionata, in modo grave. Ha aspettato il nostro arrivo, non ha voluto andare a farsi vedere in un ospedale”. Di incendi qui ce ne sono stati diversi, come rivelano i muri anneriti di interi spazi. L’ultimo, a fine gennaio 2018, ha richiesto l’intervento dei vigili del fuoco, dopo l’esplosione di una bombola del gas. Quando cala la sera, le luci dei fuochi accesi e le fiammelle delle candele spezzano il buio totale degli edifici.

      “Questo è un posto estremo, dove l’esclusione è totale”, sottolinea Al Rousan. Dopo aver subito vari traumi nel viaggio e poi in Libia, trovarsi in questa condizione significa vedere infranto il sogno di potersi integrare, di costruirsi una nuova vita. Lavoro da tanti anni in situazioni simili, ma non ho mai visto una cosa del genere. E non pensavo potesse esserci un posto così a Roma”.
      La normalità dell’esclusione

      La fabbrica è occupata da diversi anni, e come in tutti gli insediamenti informali, gli abitanti hanno ricostruito una parvenza di normalità. Lamin, che viene dal Gambia, gestisce un piccolo market all’ingresso di uno dei capannoni principali. I prodotti li acquista al mercato di piazza Vittorio, dove si trovano i cibi di tutto il mondo. Qui vende aranciata, farina, zucchero, fagioli, candele e i dadi marca Jumbo, indispensabili – ci dice – per preparare qualsiasi piatto africano.

      Ha poco più di vent’anni e prima di arrivare qui viveva a via Vannina, in un altro stabile occupato, poco lontano. Nel violento sgombero del giugno 2017, è volato giù dalle scale e ancora, dice, “ho dolori frequenti alle ossa”. La fabbrica è diventata la sua nuova casa.

      Victor, 23 anni, è arrivato invece all’ex Penicillina dopo un periodo trascorso in un centro di accoglienza a Lecce, mentre era in corso la sua domanda d’asilo. Ottenuto lo status di rifugiato ha deciso di spostarsi a Roma per cercare lavoro, ma non parla neanche una parola di italiano. Il suo sogno è fare il giornalista. Nel suo paese, la Nigeria, ha studiato Comunicazione: “sono grato al governo italiano per quanto ha fatto per me”, dice, “ma non pensavo che una volta arrivato in Italia mi sarei trovato in questa situazione: quando sono arrivato a Roma ho vissuto un periodo alla stazione Termini. Faceva freddo e la temperatura di notte arrivava quasi allo zero. Un connazionale mi ha parlato di questo posto, mi ha detto che qui almeno potevo farmi una doccia. Invece, una volta arrivato ho scoperto che c’era solo una fontanella per l’acqua”. Come tutti, spera di andarsene presto. “Questo luogo cambia le persone, rallenta ogni aspirazione e io, invece, il mio sogno lo vorrei realizzare”, ci dice con uno sguardo vivace.

      Nel reticolo di capannoni, corridoi e cortili, ci sono altri piccoli bar e negozi: l’ultimo è stato aperto pochi giorni fa. Sulla facciata troneggia la bandiera giallorossa della squadra di calcio della Roma. Raffigura la lupa capitolina che allatta Romolo e Remo: qui è quasi un paradosso, quell’immagine simbolo di mamma Roma, patria dell’accoglienza.

      https://openmigration.org/analisi/nellex-fabbrica-di-penicillina-il-grande-ghetto-di-roma


  • The mad, twisted tale of the electric scooter craze
    https://www.cnet.com/news/the-mad-tale-of-the-electric-scooter-craze-with-bird-lime-and-spin-in-san-fran

    Dara Kerr/CNET

    For weeks, I’d been seeing trashed electric scooters on the streets of San Francisco. So I asked a group of friends if any of them had seen people vandalizing the dockless vehicles since they were scattered across the city a couple of months ago.

    The answer was an emphatic “yes.”

    One friend saw a guy walking down the street kicking over every scooter he came across. Another saw a rider pull up to a curb as the handlebars and headset became fully detached. My friend figures someone had messed with the screws or cabling so the scooter would come apart on purpose.

    A scroll through Reddit, Instagram and Twitter showed me photos of scooters — owned by Bird, Lime and Spin — smeared in feces, hanging from trees, hefted into trashcans and tossed into the San Francisco Bay.

    It’s no wonder Lime scooters’ alarm isn’t just a loud beep, but a narc-like battle cry that literally says, “Unlock me to ride, or I’ll call the police.”

    San Francisco’s scooter phenomenon has taken on many names: Scootergeddon, Scooterpocalypse and Scooter Wars. It all started when the three companies spread hundreds of their dockless, rentable e-scooters across city the same week at the end of March — without any warning to local residents or lawmakers.

    Almost instantly, first-time riders began zooming down sidewalks at 15 mph, swerving between pedestrians and ringing the small bells attached to the handlebars. And they left the vehicles wherever they felt like it: scooters cluttered walkways and storefronts, jammed up bike lanes, and blocked bike racks and wheelchair accesses.

    The three companies all say they’re solving a “last-mile” transportation problem, giving commuters an easy and convenient way to zip around the city while helping ease road congestion and smog. They call it the latest in a long line of disruptive businesses that aim to change the way we live.

    The scooters have definitely changed how some people live.

    I learned the Wild West looks friendly compared to scooter land. In San Francisco’s world of these motorized vehicles, there’s backstabbing, tweaker chop shops and intent to harm.

    “The angry people, they were angry,” says Michael Ghadieh, who owns electric bicycle shop, SF Wheels, and has repaired hundreds of the scooters. “People cut cables, flatten tires, they were thrown in the Bay. Someone was out there physically damaging these things.”

    Yikes! Clipped brakes

    SF Wheels is located on a quaint street in a quintessential San Francisco neighborhood. Called Cole Valley, the area is lined with Victorian homes, upscale cafes and views of the city’s famous Mount Sutro. SF Wheels sells and rents electric bicycles for $20 per hour, mostly to tourists who want to see Golden Gate Park on two wheels.

    In March, one of the scooter companies called Ghadieh to tell him they were about to launch in the city and were looking for people to help with repairs. Ghadieh said he was game. He wouldn’t disclose the name of the company because of agreements he signed.

    Now he admits he didn’t quite know what he was getting into.

    Days after the scooter startups dropped their vehicles on an unsuspecting San Francisco, SF Wheels became so crammed with broken scooters that it was hard to walk through the small, tidy shop. Scooters lined the sidewalk outside, filled the doorway and crowded the mechanic’s workspace. The backyard had a heap of scooters nearly six-feet tall, Ghadieh told me.

    His bike techs were so busy that Ghadieh had to hire three more mechanics. SF Wheels was fixing 75 to 100 scooters per day. Ghadieh didn’t say how much the shop was making per scooter fix.

    “The repairs were fast and easy on some and longer on others,” Ghadieh said. “It’d depend on whether it was wear-and-tear or whether it was physically damaged by someone out there, some madman.”

    Some of the scooters, which cost around $500 off the shelf, came in completely vandalized — everything from chopped wires for the controller (aka the brain) to detached handlebars to bent forks. Several even showed up with clipped brake cables.

    I asked Ghadieh if the scooters still work without brakes.

    “It will work, yes,” he said. “It will go forward, but you just cannot stop. Whoever is causing that is making the situation dangerous for some riders.”

    Especially in a city with lots of hills.

    Ghadieh said his crew worked diligently for about six weeks, repairing an estimated 1,000 scooters. But then, about three weeks ago, work dried up. Ghadieh had to lay off the mechanics he’d hired and his shop is back to focusing on electric bicycles.

    “Now, there’s literally nothing,” he said. “There’s a change of face with the company. I’m not exactly sure what happened. … They decided to do it differently.”

    The likely change? The electric scooter company probably decided to outsource repairs to gig workers, rather than rely on agreements with shops.

    That’s gig as in freelancers looking to pick up part-time work, like Uber and Lyft drivers. And like Nick Abouzeid. By day, Abouzeid works in marketing for the startup AngelList. A few weeks ago, he got an email from Bird inviting him to be a scooter mechanic. The message told Abouzeid he could earn $20 for each scooter repair, once he’d completed an online training. He signed up, took the classes and is ready to start.

    “These scooters aren’t complicated. They’re cheap scooters from China,” Abouzeid said. “The repairs are anything from adjusting a brake to fixing a flat tire to adding stickers that have fallen off a Bird.”

    Bird declined to comment specifically on its maintenance program, but its spokesman Kenneth Baer did say, “Bird has a network of trained chargers and mechanics who operate as independent contractors.”

    All of Lime’s mechanics, on the other hand, are part of the company’s operations and maintenance team that repairs the scooters and ensures they’re safe for riders. Spin uses a mix of gig workers and contract mechanics, like what Ghadieh was doing.
    Gaming the system

    Electric scooters are, well, electric. That means they need to be plugged into an outlet for four to five hours before they can transport people, who rent them for $1 plus 15 cents for every minute of riding time.

    Bird, Spin and Lime all partially rely on gig workers to keep their fleets juiced up.

    Each company has a different app that shows scooters with low or dead batteries. Anyone with a driver’s license and car can sign up for the app and become a charger. These drivers roam the streets, picking up scooters and taking them home to be charged.
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    “It creates this amazing kind of gig economy,” Bird CEO Travis VanderZanden, who is a former Uber and Lyft executive, told me in April. “It’s kind of like a game of Pokemon Go for them, where they go around and try to find and gobble up as many Birds as they can.”

    Theoretically, all scooters are supposed to be off city streets by nightfall when it’s illegal to ride them. That’s when the chargers are unleashed. To get paid, they have to get the vehicles back out on the street in specified locations before 7 a.m. the next day. Bird supplies the charging cables — only three at a time, but those who’ve been in the business longer can get more cables.

    “I don’t know the fascination with all of these companies using gig workers to charge and repair,” said Harry Campbell, who runs a popular gig worker blog called The Rideshare Guy. “But they’re all in, they’re all doing it.”

    One of the reasons some companies use gig workers is to avoid costs like extra labor, gasoline and electricity. Bird, Spin and Lime have managed to convince investors they’re onto something. Between the three of them they’ve raised $255 million in funding. Bird is rumored to be raising another $150 million from one of Silicon Valley’s top venture capital firms, Sequoia, which could put the company’s value at $1 billion. That’s a lot for an electric scooter disruptor.

    Lime pays $12 to charge each scooter and Spin pays $5; both companies also deploy their own operations teams for charging. Bird has a somewhat different system. It pays anywhere from $5 to $25 to charge its scooters, depending on the city and the location of the dead scooter. The harder the vehicle is to find and the longer it’s been off the radar, the higher the “bounty.”

    Abouzeid, who’s moonlighted as a Bird charger for the past two months, said he’s only found a $25 scooter once.

    “With the $25 ones, they’re like, ’Hey, we think it’s in this location, it’s got 0 percent battery, good luck,’” he said.

    But some chargers have devised a way to game the system. They call it hoarding.

    “They’ll literally go around picking up Birds and putting them in the back of their car,” Campbell said. “And then they wait until the bounties on them go up and up and up.”

    Bird has gotten wise to these tactics. It sent an email to all chargers last week warning them that if it sniffs out this kind of activity, those hoarders will be barred from the app.

    “We feel like this is a big step forward in fixing some of the most painful issues we’ve been hearing,” Bird wrote in the email, which was seen by CNET.

    Tweaker chop shops

    Hoarding and vandalism aren’t the only problems for electric scooter companies. There’s also theft. While the vehicles have GPS tracking, once the battery fully dies they go off the app’s map.

    “Every homeless person has like three scooters now,” Ghadieh said. “They take the brains out, the logos off and they literally hotwire it.”
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    I’ve seen scooters stashed at tent cities around San Francisco. Photos of people extracting the batteries have been posted on Twitter and Reddit. Rumor has it the batteries have a resale price of about $50 on the street, but there doesn’t appear to be a huge market for them on eBay or Craigslist, according to my quick survey.

    Bird, Lime and Spin all said trashed and stolen scooters aren’t as big a problem as you’d think. When the companies launch in a new city, they said they tend to see higher theft and vandalism rates but then that calms down.

    “We have received a few reports of theft and vandalism, but that’s the nature of the business,” said Spin co-founder and President Euwyn Poon. “When you have a product that’s available for public consumption, you account for that.”

    Dockless, rentable scooters are now taking over cities across the US — from Denver to Atlanta to Washington, DC. Bird’s scooters are available in at least 10 cities with Scottsdale, Arizona, being the site of its most recent launch.

    Meanwhile, in San Francisco, regulators have been working to get rules in place to make sure riders drive safely and the companies abide by the law.

    New regulations to limit the number of scooters are set to go into effect in the city on June 4. To comply, scooter companies have to clear the streets of all their vehicles while the authorities process their permits. That’s expected to take about a month.

    And just like that, scooters will go out the way they came in — appearing and disappearing from one day to the next — leaving in their wake the chargers, mechanics, vandals and people hotwiring the things to get a free ride around town.

    #USA #transport #disruption #SDF


    • Ungheria dopo stretta su migranti e Ong adesso manda in carcere i senzatetto! Situazioni in cui legalità e giustizia non coincidono!

      Il reticolo di sottopassaggi del centro di Budapest ieri era completamente deserto. Accanto ai piloni dei ponti, e vicino ai marciapiedi solo i resti di giacigli provvisori, qualche rifiuto, i bidoni usati come stufe ormai fredde. Le decine di clochard che qui trovavano rifugio sono improvvisamente scomparse.

      Dopo la stretta sui migranti, sui media e sulle ong, nel mirino di Orban sono finiti i senzatetto: da ieri in Ungheria chiunque venga sorpreso a dormire per strada sarà arrestato.

      È l’effetto della modifica dell’articolo 22 della Costituzione voluta dal governo, approvata dal parlamento di Budapest, e fortemente criticata dagli attivisti dei diritti umani come «crudele».

      Già a giugno l’esperta di housing dell’Onu, Leilani Farha, l’aveva definita «incompatibile con la legge internazionale per i diritti umani».

      Il provvedimento dà la possibilità alla polizia di arrestare i senzatetto che vengono scoperti tre volte in 90 giorni a dormire all’aperto. La polizia, dopo tre «avvertimenti», avrà la facoltà di portarli in carcere e distruggere tutti i loro averi. A meno che i clochard non siano in grado di pagare una multa che, secondo le ong, «nessuno di loro potrà pagare».

      L’obiettivo è «assicurare che i senzatetto spariscano dalle strade e che i cittadini possano fare uso dello spazio pubblico», ha dichiarato Attila Fulop, segretario di Stato per gli affari sociali, mentre Bence Rétvári, viceministro delle Risorse umane, ha spiegato che «salverà vite umane con l’approssimarsi dell’inverno».

      Si stima però che in Ungheria esistano 11 mila posti nei rifugi statali, mentre sarebbero 20 mila i senzatetto. Gabor Ivanyi, che guida il gruppo Oltalom (Shelter) che gestisce rifugi con 600 posti letto a Budapest, ha detto che «questa legge ha lo scopo di spaventare i senzatetto per spingerli a fuggire», e che «ora hanno paura, e non possiamo prevedere cosa succederà».

      https://dirittiumani1.blogspot.com/2018/10/ungheria-senzatettocarcere.html


  • Paris : Situation toujours critique pour les #adolescents migrants arrivant seuls

    Des procédures défectueuses les privent de services essentiels.
    À Paris, les autorités de protection de l’enfance ont recours à des procédures défectueuses qui aboutissent à des refus arbitraires de reconnaissance du statut de mineur à des enfants migrants non accompagnés, privant nombre d’entre eux d’une assistance dont ils ont désespérément besoin.

    A l’instar de la situation décrite dans son rapport en juillet 2018, Human Rights Watch a constaté que les autorités procèdent toujours à des évaluations sommaires de l’âge des jeunes migrants pour déterminer leur éligibilité à des services, enfreignant les normes internationales et la réglementation française. Des enfants sont ainsi privés des services essentiels auxquels ils ont droit, comme l’accès à l’hébergement, à l’éducation et à la santé. En conséquence, beaucoup d’entre eux sont forcés de dormir dans la rue.

    « Des enfants migrants non accompagnés arrivés à Paris sont à la rue en raison de procédures injustes », selon Bénédicte Jeannerod, directrice France de Human Rights Watch. « Les autorités de protection de l’enfance devraient s’assurer qu’aucun enfant n’est en danger à cause de procédures d’évaluation de leur âge bâclées et arbitraires. »

    Des responsables des autorités en charge de la protection de l’enfance à Paris ont affirmé avoir déjà pris des mesures pour régler ces problèmes, alors même que Human Rights Watch évoquait ces préoccupations dans son rapport de juillet. Mais des entretiens avec des enfants s’étant présentés pour faire évaluer leur âge en août et septembre 2018, ainsi qu’un examen des documents qui leur ont été remis indiquent que peu de choses ont changé.

    Selon la réglementation française, les autorités sont censées suivre une procédure d’évaluation de l’âge étendue et pluridisciplinaire, ce qui implique normalement des entretiens de plusieurs heures.

    Par exemple, un jeune Afghan de seize ans a confié à Human Rights Watch que les autorités avaient conclu qu’il n’était pas un enfant après lui avoir parlé pendant vingt minutes, le jour de son arrivée à Paris. De même, une association humanitaire ayant suivi une centaine de jeunes cherchant à être formellement reconnus en tant qu’enfants, a constaté que 60 % d’entre eux avaient été soumis à un entretien d’évaluation sommaire d’une vingtaine de minutes seulement.

    Selon la loi française, les enfants migrants non accompagnés ont droit à un hébergement, à l’éducation et à d’autres services sociaux. Cependant, ils doivent pour cela être officiellement reconnus mineurs par les autorités. Les différences significatives en matière d’accès aux services et de statut légal accordé aux enfants migrants, en vertu du Code de l’action sociale et des familles, par rapport aux adultes migrants, peuvent inciter des jeunes adultes à donner de fausses informations sur leur âge. Si les autorités ont de sérieux doutes quant à l’âge d’une personne affirmant avoir moins de 18 ans, elles peuvent prendre des mesures adéquates pour déterminer son âge, à condition qu’elles le fassent dans le respect des normes en vigueur garantissant le respect de leurs droits et de leur dignité.

    La réglementation permet également aux enfants non accompagnés de bénéficier d’un accueil provisoire d’urgence d’une durée de cinq jours, et parfois plus, avant leur entretien. Les travailleurs humanitaires insistent sur l’importance de laisser aux enfants non accompagnés le temps de récupérer après leur voyage, avant de passer les entretiens d’évaluation de l’âge. Sophie Laurant, Coordinatrice du programme Mineurs non Accompagnés de Médecins du Monde, a expliqué à Human Rights Watch qu’un temps de répit lorsque l’enfant arrive dans la ville est impérativement nécessaire à la bonne conduite de l’évaluation.

    Mais dans de nombreux cas, les autorités interviewent les enfants non accompagnés dès leur arrivée au DEMIE (Dispositif d’évaluation des mineurs isolés étrangers), impliquant que ces derniers aient à répondre à des questions détaillées sans comprendre le but de l’entretien. Certains enfants ont confié à Human Rights Watch qu’ils venaient juste d’arriver à Paris, qu’ils n’avaient pas pu dormir, se doucher ni changer de vêtements avant leur entretien « J’étais vraiment fatigué. Je ne me souviens même pas de ce qu’ils m’ont demandé ni de ce que je leur ai dit », a dit un jeune de seize ans au sujet de son entretien, qui a eu lieu mi-septembre.

    Les autorités continuent de se baser sur des motifs non-valables pour conclure qu’une personne est adulte. Les jeunes se voient souvent refuser le statut de mineur s’ils n’ont pas de documents d’identité. Le fait d’avoir travaillé dans le pays d’origine ou pendant le parcours migratoire vers l’Europe est également souvent invoqué comme motif d’une décision négative, alors que de nombreux enfants à travers le monde travaillent. Les autorités de protection de l’enfances se sont aussi fréquemment basées sur des critères subjectifs comme la « posture d’ensemble » ou le comportement.

    Notre enquête montre de légères améliorations dans les procédures des autorités de protection de l’enfance au cours des trois derniers mois. Un seul des enfants que nous avons interviewés en août et en septembre a été refusé à l’entrée de la structure, alors que c’était une pratique courante plus tôt dans l’année. Pour autant, des organisations humanitaires nous ont indiqué avoir eu d’autres cas d’enfants ainsi rejetés et ce, début septembre.

    Autre amélioration, tous les enfants interviewés, sauf un, ont reçu une lettre de la Direction de l’action sociale, de l’enfance et de la santé (DASES) indiquant les motifs du refus de reconnaissance de leur minorité. Une notification écrite permet aux jeunes migrants de déposer un recours contre cette décision devant le juge des enfants.

    Un recours prend plusieurs mois voire plus, durant lesquels les jeunes migrants ne peuvent avoir accès ni aux services de protection de l’enfance, ni aux hébergements d’urgence pour migrants adultes. Certains reçoivent de l’aide d’associations et de réseaux bénévoles. Mais beaucoup vivent dans la rue, où ils sont exposés à de nombreux risques, notamment l’exploitation et le travail illégal ou dangereux. « Dans la rue, on voit des enfants vendre du hashish ou d’autres drogues – ils n’ont rien à manger », nous a dit un jeune Guinéen de quinze ans. « Tu es obligé de prendre des risques ».

    Pendant toute la durée de leur recours contre une évaluation négative de l’âge, les enfants non accompagnés n’ont pas non plus accès à la scolarité ou à l’apprentissage auxquels ils auraient pu prétendre en tant qu’enfant.

    Les autorités de protection de l’enfance de Paris devraient veiller à ce que tous les enfants migrants non accompagnés bénéficient de l’évaluation complète et pluridisciplinaire à laquelle ils ont droit en vertu de la réglementation française, a déclaré Human Rights Watch. Les autorités chargées de la protection de l’enfance devraient également veiller à ce que les enfants non accompagnés bénéficient d’un hébergement d’urgence et d’informations préalables adéquates sur l’objet de l’évaluation, afin de leur permettre de se remettre de leur voyage, de se préparer et de participer efficacement à l’évaluation. Les jeunes devraient bénéficier d’un hébergement en attendant que leur recours soit examiné.

    « Les autorités de protection de l’enfance de Paris ont entamé le processus pour remplir leurs obligations au titre de la réglementation française et des normes internationales », a déclaré Bénédicte Jeannerod. « Elles doivent d’urgence mettre en place de nouvelles mesures pour s’assurer que les procédures d’évaluation de l’âge soient conformes à ces normes. »

    Dans un rapport publié en juillet sur la base d’une enquête effectuée entre février et juin 2018, Human Rights Watch a documenté le caractère arbitraire et défectueux des procédures d’évaluation de l’âge d’enfants migrants non accompagnés cherchant à faire reconnaître leur statut d’enfant par les services de protection de l’enfance à Paris. Human Rights Watch a poursuivi son enquête en août et septembre pour examiner les mesures que les autorités disent avoir prises pour mettre fin aux graves manquements identifiés dans le rapport de juillet.

    Human Rights Watch s’est entretenu avec 19 adolescents migrants à Paris se présentant comme étant des enfants de moins de 18 ans. Ce total comprend ceux s’étant présentés au Dispositif d’évaluation des mineurs isolés étrangers de Paris (DEMIE) entre le 4 juillet et le 20 septembre pour faire évaluer leur âge. Human Rights Watch s’est également entretenu avec des travailleurs humanitaires et des avocats travaillant avec des jeunes migrants, et a examiné 21 lettres de refus émises par la Direction de l’action sociale, de l’enfance et de la santé (DASES).

    Entretiens sommaires et défectueux

    Des enfants qui se sont rendus au DEMIE au mois d’août et septembre affirment avoir été évalués lors d’entretiens d’une durée allant de deux à vingt minutes, exception faite d’un enfant interrogé pendant plus d’une heure.

    Les témoignages concordants de deux organisations humanitaires suggèrent qu’un grand nombre d’enfants qui se rendent au DEMIE font l’objet d’une courte entrevue d’environ vingt minutes, qui semble presque toujours se terminer par un refus verbal et des instructions de revenir le lendemain pour récupérer la décision écrite. Chaque semaine, quelques enfants reçoivent un rendez-vous pour un entretien complet.

    Certains jeunes continuent d’être refoulés sommairement à la porte sans être interviewés (la pratique dite du « refus de guichet »). Un jeune Guinéen de seize ans a affirmé à Human Rights Watch le 20 septembre que la personne à l’accueil l’avait sommairement rejeté à la porte ce matin-là. « Ils m’ont dit qu’ils m’avaient déjà vu (...) et moins d’une minute plus tard, j’ai dû partir », a-t-il dit, ajoutant qu’il ne s’était jamais rendu au DEMIE auparavant. Deux associations humanitaires ont décrit des cas similaires, quoiqu’en moins grand nombre qu’au premier semestre 2018.

    Les autorités en charge de la protection de l’enfance sont autorisées à refuser sommairement l’accès aux personnes qui ont manifestement plus de 18 ans. Lorsque Human Rights Watch a rencontré un responsable de la Croix-Rouge française, l’association en charge des évaluations de l’âge à Paris dans le cadre d’une délégation du département, il a affirmé, à titre d’exemple, qu’une personne qui semblait avoir la quarantaine serait renvoyée sans entretien. Or, aucun des jeunes à qui Human Rights Watch a parlé et affirmant s’être vu refuser un entretien ne semblait avoir clairement plus de 18 ans aux yeux des chercheurs de Human Rights Watch.

    La réglementation française stipule que les entretiens doivent être conduits de manière « empreinte de neutralité et de bienveillance », et les normes internationales exigent un environnement « sûr » et un traitement « équitable », d’une manière qui tienne compte de l’âge, du sexe, de la maturité psychologique et de l’état émotionnel des enfants.

    L’enquête menée entre février et juin 2018 a fait ressortir que les autorités ne respectaient pas pleinement ces normes, et les témoignages de jeunes interrogés en août et septembre indiquent que ces problèmes persistent. Dans un récit emblématique, un Ivoirien de seize ans a déclaré le 29 août que son entrevue deux semaines plus tôt l’avait mis mal à l’aise, l’empêchant de raconter son histoire : « Je me suis senti gêné. Il [l’évaluateur] ne me mettait pas à l’aise. Je vois bien qu’ils sont méchants, pas sympas avec moi. »

    Le personnel ne mène pas toujours les entretiens dans une langue que les enfants non accompagnés comprennent. Médecins Sans Frontières a eu plusieurs cas de ce genre, comme celui d’un garçon éthiopien évalué en anglais, alors qu’il n’avait pas été en mesure de communiquer dans cette langue les détails de ses antécédents au personnel de Médecins Sans Frontières.

    Accès adéquat à un hébergement temporaire

    La réglementation française exige que les autorités fournissent un accueil provisoire d’urgence de cinq jours pendant qu’elles évaluent la situation de l’enfant. La plupart des jeunes interrogés ont pourtant été évalués dès leur présentation au dispositif et n’ont pas eu le temps de se reposer, alors même que beaucoup venaient d’arriver à Paris après des semaines ou des mois de parcours migratoire.

    Au lieu de cela, de nombreux enfants migrants non accompagnés n’ont accès qu’à une nuit d’hébergement, et seulement après leur entretien. Seuls deux enfants interviewés ont dit avoir bénéficié d’une mise à l’abri provisoire avant leur entretien, l’un pendant une semaine et demie, l’autre pendant deux semaines.

    L’association qui a recueilli une centaine de témoignages de jeunes qui se sont rendus au DEMIE en août et en septembre a estimé sur cette base « [qu’] environ 60 % sont évalués immédiatement puis mis à l’hôtel une seule nuit avant de recevoir leur lettre de refus le lendemain et [qu’]environ 40 % sont mis à l’abri quelques nuits avant d’être évalués plus longuement, en moyenne dix nuits en ce moment. »

    Le temps de repos et de récupération avant d’être évalué est crucial pour une évaluation précise de l’âge. Comme l’a expliqué Sophie Laurant, Coordinatrice du programme Mineurs non Accompagnés de Médecins du Monde : « Compte tenu de leur profil, de leur histoire, de leur état [de santé] à leur arrivée en France, un temps de répit est impérativement nécessaire et un accès aux soins somatiques et psychiques requis sans délai. Un jeune ne peut correctement être évalué que s’il n’est plus en état de souffrance (traumatisme physique, errance psychique, sidération, syndrome de stress post traumatique, etc.), s’il comprend ce qu’il se passe, pourquoi l’évaluateur pose telle ou telle question. »

    Selon Médecins Sans Frontières, qui a accueilli 129 enfants dans son Centre pour enfants migrants non accompagnés entre le 1er juillet et le 31 août, ces enfants sont physiquement et psychologiquement épuisés lorsqu’ils arrivent, après des voyages très difficiles, quel que soit leur itinéraire.

    Motifs de refus arbitraires

    Dans une évolution positive par rapport à une pratique en cours début 2018, les jeunes reçoivent maintenant régulièrement des notifications écrites de refus de leur minorité. Pour autant, les lettres de refus délivrées en juillet, août et septembre que Human Rights Watch a pu examiner continuent de se baser sur des motifs qui semblent à la fois subjectifs et arbitraires.

    Les lettres utilisent des arguments génériques, souvent rédigés dans des termes identiques, avec peu ou pas de références aux antécédents individuels de l’enfant ou à d’autres détails de l’entretien. La DASES a fourni la plupart de ces lettres de refus dès le lendemain de l’entretien.

    L’absence de documents d’identité, ou le fait que ceux présentés « ne peuvent être directement rattachés » à l’enfant évalué, continuent d’être invoqués comme des motifs de rejet, alors même que de nombreuses personnes quittent leur domicile sans leurs papiers d’identité ou les perdent en route, et que les actes de naissance ne comportent pas de photo. L’un des enfants que nous avons interviewés en août a expliqué : « La personne m’a dit directement ‘on ne peut rien faire pour toi’ car je n’ai pas d’extrait de naissance. On m’a dit de revenir le lendemain pour récupérer le papier de refus. »

    Le fait d’avoir travaillé avant ou pendant le parcours migratoire, ou de voyager seul, continue d’être vu comme un signe de maturité, et donc de majorité, alors que de nombreux enfants à travers le monde voyagent seuls ou travaillent, comme Human Rights Watch l’a documenté dans de nombreux pays du monde. Dix-huit des 21 lettres consultées évoquent le fait d’avoir voyagé seul, d’avoir travaillé ou été autonome pendant le parcours migratoire, ou d’avoir financé seul le voyage comme des signes que la personne n’est pas un enfant.

    Par exemple, la lettre remise à un jeune Camerounais disant avoir 17 ans indique refuser de reconnaître sa minorité au motif que « l’autonomie dont [il a] fait preuve durant [son] parcours migratoire – en travaillant pour le financer – n’est pas compatible avec l’âge qu’[il déclare] ».

    Comme l’avait déjà souligné Human Rights Watch dans son rapport de juillet, si un enfant livre un récit jugé trop détaillé de sa vie et communique bien, cela peut être une cause de rejet car perçu comme un signe de maturité. À l’inverse, le manque de précisions ou de cohérence est invoqué comme un motif de rejet.

    Par exemple, la lettre d’un jeune Sénégalais de quinze ans explique que « [son] récit est relaté de manière non spontanée » et que « [son] parcours migratoire est insuffisamment détaillé et manque de précisions ».

    Ces exigences semblent excessives pour des adolescents arrivant tout juste d’un périple migratoire long, éprouvant et parfois traumatisant, vivant souvent à la rue, et devant passer un entretien stressant. Cette exigence de précision et de cohérence semble aussi contradictoire avec la courte durée des entretiens, ne permettant pas un récit détaillé.

    Un autre motif de rejet fréquent est le fait que les « connaissances scolaires [de l’individu évalué] ne correspondent pas au parcours décrit et sont en net décalage avec celles d’un adolescent de l’âge [déclaré] », ou considèrent que le jeune fait preuve de « capacités de raisonnement et d’élaboration » ou d’« un mode de communication mature ». Des évaluations brèves et ponctuelles ne permettent pas de saisir les multiples facteurs pouvant expliquer qu’une personne peut paraître plus éloquente, avoir plus d’assurance, ou généralement paraître avoir davantage de connaissances que d’autres enfants du même âge ayant des expériences de vie différentes.

    Seize des 21 lettres de refus examinées s’appuient sur la « posture d’ensemble » du jeune pour lui refuser la minorité. Ce critère subjectif ne s’appuie sur aucun instrument validé permettant d’évaluer l’âge par le biais du comportement.

    Le Délégué national de la Croix-Rouge « Enfants et Familles » a admis lors de son entrevue avec Human Rights Watch fin mai 2018 que les agents de la Croix-Rouge qui mènent les évaluations à Paris ne disposaient en effet pas d’outil d’évaluation reconnu pour évaluer l’âge sur la base de l’attitude et du comportement. Au lieu de cela, les évaluateurs semblent se fier à des jugements subjectifs pour déterminer arbitrairement qui est un enfant et qui ne l’est pas. Ces décisions ont des conséquences immédiates et à long terme pour les enfants migrants non accompagnés.

    La réglementation française et les normes internationales exigent que l’évaluation de l’âge se fasse dans un cadre qui tienne compte des facteurs psychologiques, développementaux et culturels, et que les évaluations soient effectuées avec compétence et sensibilité. Les procédures utilisées devraient accorder le bénéfice du doute « de sorte que s’il existe une possibilité que l’individu soit un enfant, il devrait être traité comme tel ».

    Délais de recours

    Un enfant qui a été évalué majeur peut saisir le juge des enfants, mais les recours peuvent prendre des mois. Ladji, un jeune Ivoirien de quatorze ans, a expliqué avoir été refusé par la DASES en décembre 2017, mais ne toujours pas avoir reçu la décision du juge en septembre.

    Les délais augmentent pendant l’été, selon les avocats, parce que les vacances d’été ralentissent l’activité du tribunal pour enfants, de sorte que les juges convoquent moins d’enfants pour examiner leurs recours.

    Enfants à la rue

    L’une des conséquences des procédures d’évaluation de l’âge défectueuses est que de nombreux enfants sont livrés à eux-mêmes. À moins que des citoyens ne les accueillent, ils vivent à la rue.

    Sébastien D. dormait à la rue depuis que sa demande avait été refusée le 1er août. Au moment où Human Rights Watch s’est entretenu avec lui, cela faisait 17 jours qu’il dormait sur une place à Paris. « Depuis que j’ai été rejeté par le DEMIE, je dors à la rue, Place de la République. […] Pour dormir, tu cherches un angle, tu mets un carton. Si tu trouves un ancien gentil, il te donne une couverture. Car la nuit, il peut faire très froid. », nous a-t-il expliqué.

    Mamadou, un Malien de seize ans, nous a expliqué : « Le DEMIE m’a donné un papier m’expliquant d’appeler le 115 [le numéro d’urgence que les adultes en France peuvent appeler pour trouver un hébergement provisoire] pour avoir un endroit où dormir. J’ai appelé le 115, mais ils m’ont dit qu’ils ne pouvaient pas me prendre parce que je suis mineur. Je ne vais tout de même pas dire que je suis majeur juste pour ne pas dormir à la rue ! »

    Alioune, un Sénégalais de seize ans, dormait dans un parc depuis trois semaines au moment où Human Rights Watch s’est entretenu avec lui au mois d’août. Les autorités avaient rejeté sa demande de minorité deux mois plus tôt et il attendait toujours la réponse quant à son recours devant le juge.

    La solidarité et la générosité des citoyens acceptant d’héberger les enfants non accompagnés sont louables mais ne peuvent constituer une solution durable. L’aide de particuliers est trop incertaine et variable, et tributaire à la fois du nombre de citoyens se proposant comme hébergeurs et du nombre d’enfants non accompagnés arrivant sur le territoire français. Des associations humanitaires ont expliqué à Human Rights Watch que de nombreux enfants se sont retrouvés à la rue car beaucoup d’hébergeurs sont partis en vacances pendant l’été.

    https://www.hrw.org/fr/news/2018/10/05/paris-situation-toujours-critique-pour-les-adolescents-migrants-arrivant-seuls
    #France #MNA #mineurs_non_accompagnés #âge #mineurs #asile #migrations #réfugiés #hébergement #logement #SDF #sans-abri

    ping @isskein


  • #Exposition en plein air sur les #interdits à #Grenoble

    #street-art #art_de_rue #interdiction #témoignages #portraits #amour #drogue #délit_de_solidarité #secte #mort #inceste #tabou #corps #nudité #vol #classe_sociale #valeurs #humanisme #squats #sans-papiers #solidarité #accident #handicap #grossesse #langue #rouge_à_lèvre #SDF #sans-abri #parentalité #avoir_des_enfants #non-travailleur #chômage #identité_féminine #prépa #rectangle_blanc #ordre_établi #NDDL #ZAD #notre_dame_des_landes #sexualité #LGBT #homosexualité #interdit_social #toxicomanie

    cc @reka


  • As homeless camp grows, #Minneapolis leaders search for a solution

    A large homeless camp has formed outside Minneapolis inhabited mostly by Native Americans. The city has responded by tending to people within the camp and planning a temporary shelter site rather than displacing them.

    When a disturbed woman pulled a knife on Denise Deer earlier this month, she quickly herded her children into their tent. A nearby man stepped in and the woman was arrested, and within minutes, 8-year-old Shilo and 4-year-old Koda were back outside sitting on a sidewalk, playing with a train set and gobbling treats delivered by volunteers.

    The sprawling homeless encampment just south of downtown Minneapolis isn’t where Ms. Deer wanted her family of six to be, but with nowhere else to go after her mother-in-law wouldn’t take them in, she sighed: “It’s a place.”

    City leaders have been reluctant to break up what’s believed to be the largest homeless camp ever seen in Minneapolis, where the forbidding climate has typically discouraged large encampments seen elsewhere. But two deaths in recent weeks and concern about disease, drugs, and the coming winter have ratcheted up pressure for a solution.

    “Housing is a right,” Mayor Jacob Frey said. “We’re going to continue working as hard as we can to make sure the people in our city are guaranteed that right.”

    As many as 300 people have congregated in the camp that took root this summer beside an urban freeway. When The Associated Press visited earlier this month, colorful tents and a few teepees were lined up in rows, sometimes inches apart and three tents deep. Bicycles, coolers, or small toys were near some tents, and some people had strung up laundry to air out.

    Most of the residents are Native American. The encampment – called the “Wall of Forgotten Natives” because it sits against a highway sound wall – is in a part of the city with a large concentration of American Indians and organizations that help them. Some have noted the tents stand on what was once Dakota land.

    “They came to an area, a geography that has long been identified as a part of the Native community. A lot of the camp residents feel at home, they feel safer,” said Robert Lilligren, vice chairman of the Metropolitan Urban Indian Directors.

    The encampment illuminates some problems that face American Indians in Minneapolis. They make up 1.1 percent of Hennepin County’s residents, but 16 percent of unsheltered homeless people, according to an April count. It’s also a community being hit harder by opioids – with Native Americans five times more likely to die from an overdose than whites, according to state health department data.

    One end of the camp appeared to be geared toward families, while adults – some of whom were visibly high – were on the other end. In the middle, a group called Natives Against Heroin was operating a tent where volunteers handed out bottles of water, food, and clothing. The group also gives addicts clean needles and sharps containers, and volunteers carry naloxone to treat overdoses.

    “People are respectful,” said group founder James Cross. “But sometimes an addict will be coming off a high.... We have to deescalate. Not hurt them, just escort them off. And say ’Hey, this is a family setting. This is a community. We’ve got kids, elders. We’ve got to make it safe.’”

    With dozens of people living within inches of each other, health officials also fear an outbreak of infectious diseases like hepatitis A. Medical professionals have started administering vaccines. In recent weeks, one woman died when she didn’t have an asthma inhaler, and one man died from a drug overdose.

    For now, service agencies have set up areas for camp residents to get medical care, antibiotics, hygiene kits, or other supplies. There’s a station advertising free HIV testing, a place to apply for housing, and temporary showers. Portable restrooms and hand-sanitizing stations have also been put up.

    But city officials know that’s not sustainable, especially as winter approaches. At an emergency meeting on Sept. 26, the City Council approved a plan to use land that’s primarily owned by the Red Lake Nation as the site for a “navigation center,” which will include temporary shelters and services.

    Because buildings need to be demolished, that site might not be ready until early December, concerning at least one council member. But Sam Strong of the Red Lake Nation said it’s possible the process could be expedited. Once camp residents are safe for the winter, finding more stable, long-term housing will be the goal. Several families have already been moved to shelters.

    Bear La Ronge Jr. moved to the encampment after he got full custody of his three kids and realized they couldn’t live along the railroad tracks where he’d been staying. Over several weeks, he watched the tent city grow, and wishes the drug users would be removed.

    “This place is so incorporated with drugs, needles laying everywhere,” Mr. La Ronge said. He pointed to a cardboard box outside his tent that contained toys. “I wake up every morning and look in my toy box and there’s five open needles in there because people walk by and just drop their needles in my kids’ toys. So I need to go somewhere else.”

    Angela Brown has been homeless for years. She moved to the tent city with her 4-month-old daughter, Raylynn, when it seemed to be her last option.

    “I’d rather be getting a house. I don’t like being dirty, waking up sweaty,” Ms. Brown said as she cradled her daughter.

    She said she did laundry at the camp and took showers, and living there was OK. But she was worried about her daughter, especially with winter coming.

    https://www.csmonitor.com/USA/2018/0927/As-homeless-camp-grows-Minneapolis-leaders-search-for-a-solution?cmpid=TW
    #peuples_autochtones #camps #USA #Etats-Unis #SDF #sans-abri #logement #hébergement


  • Bruxelles : Inauguration de La nouvelle Bibliothèque consacrée à la grande pauvreté ce vendredi 21 septembre à 12h #DoucheFLUX
    http://www.doucheflux.be/notre-action/services/bibliotheque

    Communiqué de presse

    C’est avec grand plaisir que DoucheFLUX vous invite à l’inauguration de sa nouvelle Bibliothèque http://www.doucheflux.be/notre-action/services/bibliotheque consacrée à la grande pauvreté ce vendredi 21 septembre à 12h, 84 rue des Vétérinaires 1070 Anderlecht.

    L’inauguration se tiendra en présence de Christine Mahy, secrétaire générale du Réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté http://www.rwlp.be et futur Docteur honoris causa de l’université de Liège, la marraine de la Bibliothèque, et de Nicolas Bernard, professeur de droit à l’université Saint-Louis et éminent spécialiste de la question du logement à Bruxelles, le parrain.



    Depuis quelques temps déjà, nous travaillons à la constitution d’un centre de documentation thématique sur la pauvreté, le sans-abrisme et des sujets connexes. Les références répertoriées concernent aussi bien des documentaires, de la fiction, des périodiques, des dossiers de presse et des brochures, que des rapports d’activités, des TFE, des mémoires ou des thèses ; ainsi que des documents numériques sonores, vidéo et textes PDF.

    L’accès à la Bibliothèque (en ligne et en dur) est bien entendu ouvert aux travailleurs du secteur, aux étudiants et aux chercheurs, au public de l’ASBL comme à tous les curieux désireux de s’informer sur la thématique.

    Info : biblio@doucheflux.be

    Consultez la bibliothèque en ligne ! : http://www.doucheflux.be/pmb/opac_css

    Bien cordialement,
    L’équipe Bibliothèque

    #SDF #sans-abris #Bruxelles #Belgique #sans-abrisme


  • « Je ne suis pas trop habituée à dire à un gamin de 15 ans qu’il va dormir dehors »

    Marcia Burnier est assistante sociale dans le droit des étrangers, au sein d’un centre de santé associatif pour exilés. Les enfants et adolescents étrangers isolés qui arrivent en France doivent obligatoirement passer par un dispositif saturé qui évalue leur minorité, avant de pouvoir être hébergés et pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance. Souvent refusés, ces adolescents font ensuite appel au juge pour enfants qui décide soit de les protéger, soit de les déclarer majeurs, soit d’ordonner des expertises osseuses et des vérifications de leurs documents d’État civil. C’est le cas d’Aliou, 15 ans. Voici son histoire, racontée par Marcia.

    – « Marcia je veux faire du roller. »

    Aliou vient d’avoir 15 ans, une tête d’enfant et un sourire collé sur la face. Sa maman est morte au Mali. Avec son père ça ne se passait « pas très facile », il est donc venu tout seul en France. Il a traversé le Sahara et la Méditerranée à 14 ans, et quand on lui demande, il dit que « c’était dur », « un peu ». La première fois que je l’ai vu, il dormait à la gare du Nord, dehors, et il crevait de froid. Il attendait son rendez-vous à la Croix-Rouge pour être évalué, pour qu’un travailleur social fasse un rapport concernant sa « minorité », pour vérifier son âge, son isolement, pour décider s’il relevait de l’#Aide_sociale_à_l’enfance (#ASE) ou des rues parisiennes.

    J’en vois passer peu des mineurs isolés. Cela devait être le premier au boulot, quelqu’un était venu passer sa tête dans mon bureau pour me dire « il y a un mineur isolé, faut que tu le voies, c’est la procédure » et j’avais un peu paniqué. Je ne suis pas trop habituée à dire à un gamin de 15 ans qu’il va dormir dehors, alors on a pris le temps de voir ce qu’on pouvait faire, à grand renfort de sourires qui se voulaient très rassurants mais qui devaient sans doute être un peu gênants. Au bout de quelques minutes, persuadée d’avoir eu un coup de génie, j’ai téléphoné à la CRIP, la cellule du département qui recueille les informations préoccupantes sur les enfants en danger. Notre conversation s’est à peu près déroulée comme ceci :

    « – Il dort à la rue ? Oulala bien sûr, on va signaler ça au procureur, qu’est ce qui lui est arrivé ?
    – Il vient du Mali, il est arrivé il y a trois jours.
    – ....
    – ....
    – Ah mais madame, s’il est étranger, nous on s’en occupe pas, il faut qu’il aille se faire évaluer, et en attendant on ne peut rien faire. S’il est venu jusqu’ici, c’est qu’il est solide. »

    Je lui ai raccroché au nez et j’ai fait un grand sourire pas rassurant du tout à Aliou. On a regardé les vêtements qu’on gardait en cas d’urgence dans les grosses boites sous la table pour voir si je pouvais lui trouver une veste et un bonnet. Je lui ai donné plein d’adresses pour aller manger et un rendez-vous pour la semaine d’après. En attendant, il allait dormir dans la gare, emmitouflé dans les trois pulls que je lui avais donnés.

    J’ai fini par comprendre qu’on pouvait l’envoyer chez le #juge pour enfants avant ce fameux #rendez-vous_d’évaluation. Le juge lui a donné six mois d’#hébergement le temps de vérifier ses dires et ses documents. Le pire, c’est que j’ai compris plus tard qu’il avait été chanceux, que des gamins comme lui qui restaient des mois à la rue, il y en avait plein, ceux qui trainaient au centre Médecins sans frontières de Pantin, d’autres qui partaient dans d’autres départements, d’autres qui finissaient par mentir et se déclarer majeur pour tenter d’être hébergés en faisant une croix sur l’école. Et, surtout, d’autres qui disparaissaient du jour au lendemain, sans donner de nouvelles.

    Une fois hébergé, j’ai cru que tout allait s’arranger. On était en février, il avait 15 ans, il était tout seul dans cet hôtel social de Drancy sans rien faire de la journée. J’ai pensé naïvement qu’il serait scolarisé facilement. Il aura fallu l’intervention de plusieurs bénévoles tenaces pour qu’en avril suivant, Aliou fasse sa rentrée au collège, comme un fou, avec les trois stylos et quatre cahiers que j’avais piqués au boulot pour ses fournitures scolaires.

    Depuis, il passe régulièrement, il se plaint des spaghettis bolognaises servis quatre fois par semaine à l’hôtel et de son éducatrice de l’ASE qui ne fait rien. Il vient répéter ses exposés et me montrer ses devoirs. On discute de tout et de rien, du collège, de ses copains. Moi j’ai la boule au ventre parce que c’est bientôt les vacances d’été, et que je ne sais pas ce qu’il va foutre pendant ses journées d’été sans un centime dans la poche.

    Aujourd’hui, il a une nouvelle obsession : Aliou veut faire du roller, et accessoirement de l’athlétisme. Il me répète qu’il veut courir, le 400m, alors on s’y met à deux, on cherche un club, on passe des dizaines de coups de fil à des personnes très gentilles qui me disent que le prix à l’année est de 400 euros pour l’adhésion et la licence, on raccroche des dizaines de fois en souriant un peu forcé, « si si on va trouver t’inquiète pas ». On n’a toujours pas trouvé, mais ce matin, Aliou m’annonce que le juge a demandé des #tests_osseux pour vérifier son âge, des tests dont la référence est une étude de 1930 avec comme population, des enfants blancs et bien nourris et il a l’air soucieux. Aujourd’hui, aucun de nous deux ne sourit.

    https://www.bastamag.net/Je-ne-suis-pas-trop-habituee-a-dire-a-un-gamin-de-15-ans-qu-il-va-dormir-d
    #MNA #mineurs_non_accompagnés #asile #migrations #réfugiés #SDF #sans-abri #âge #école #scolarisation

    Le pire, c’est que j’ai compris plus tard qu’il avait été chanceux, que des gamins comme lui qui restaient des mois à la rue, il y en avait plein, ceux qui trainaient au centre Médecins sans frontières de Pantin, d’autres qui partaient dans d’autres départements, d’autres qui finissaient par mentir et se déclarer majeur pour tenter d’être hébergés en faisant une croix sur l’école. Et, surtout, d’autres qui disparaissaient du jour au lendemain, sans donner de nouvelles.

    –-> #disparitions


  • Le retour du #scorbut, une maladie que l’on croyait disparue | Réalités Biomédicales
    http://realitesbiomedicales.blog.lemonde.fr/2018/09/09/le-retour-du-scorbut-une-maladie-que-lon-croyait-d

    On ne dispose en France que de très peu d’études sur la fréquence du scorbut dans les populations à risque. Celles-ci sont représentées par les sujets âgés, les personnes sans domiciles fixes, les individus atteints de troubles psychiatriques, les éthyliques et/ou tabagiques chroniques, les patients atteints de cancer. En effet, la consommation de tabac diminue l’absorption de la vitamine C en même temps qu’il accélère sa dégradation. L’alcoolique chronique consomme des boissons alcoolisées au détriment notamment de jus de fruits. Il est également plus à risque de vivre seul et de négliger la préparation des repas. L’alcool diminue également l’absorption de la vitamine C. Enfin, le sujet atteint de cancer peut réduire ses apports alimentaires, notamment du fait des effets de la chimiothérapie, de la radiothérapie, d’une dépression. Il peut s’ensuivre une carence nutritionnelle globale dont un déficit en vitamine C.

    #Santé #sdf #psychiatrie #alimentation #enfants


  • Fenced out: Los Angeles businesses find new way to keep away homeless | Society | The Guardian

    https://www.theguardian.com/society/2018/aug/24/where-the-sidewalk-ends-businesses-keep-out-homeless-with-fences

    he day the fence arrived, Gabe was sitting next to his tent, right at the heart of Los Angeles’ Skid Row. It was a chain link fence – about six feet tall – placed at the edge of the sidewalk, where it neatly enclosed Gabe, his neighbors, and the tented homes they have made for themselves on the streets of what is sometimes called the homeless capital of the country.

    “They put the whole sidewalk inside the fence,” said Gabe, an older black man with kind eyes and a disarming demeanor who has lived on the streets of Skid Row for about five years. He was scaling a fish over a red plastic cooler as he talked. “I felt like we were in prison on the sidewalk. It felt like we were in prison and could get out, but still in prison, you know what I mean?”

    #mur #barrière #los_angeles #pauvreté #sdf #discrimination #séparation

    • J’y étais en avril... Il y avait là un quartier de... 12 îlots (?) dont les trottoirs étaient intégralement occupés par des tentes réelles ou de fortune. Traversée en voiture avec un proche qui nous montrait « la ville » comme elle est. Un kilomètre plus loin, le site des sports : stade de basket qui se transforme en stade de hockey sur glace en 8 heures. Frissons. Sous 23°C en avril.