• Bruxelles: le collectif “Design for everyone” adapte le mobilier urbain “anti-SDF” Guillaume Guilbert - 13 Novembre 2018 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_bruxelles-le-collectif-design-for-everyone-adapte-le-mobilier-urbain-ant

    Des bancs publics équipés d’arceaux métalliques, des bancs avec des assises individuelles, des picots sur les appuis de fenêtre ou encore des places où il n’y a plus aucun banc public. Les membres du collectif « Design for everyone » dénoncent l’aspect excluant de certains éléments de mobilier urbain. D’après eux, certains choix en la matière traduisent une certaine vision de la société. Ils traquent donc ce type d’aménagements. Une équipe de Vews les a suivis lors d’une de leurs interventions.

    « On ne sait pas si c’est uniquement les politiques ou si c’est un choix des designers qui n’ont pas réfléchi plus loin, mais cela a clairement un impact sur le vivre-ensemble, sur la manière dont les gens peuvent se rencontrer, et sur la vision de la société qui doit être propre, nette et sécure, et surtout pas trop déranger », explique Charlotte.

    Avec Laurent, son compagnon, elle a fondé le collectif « Design for everyone ». « Tout est né il y a un an et demi, raconte-t-elle. A la fin du dispositif d’hiver pour les sans-abris, avec un autre collectif, on a décidé d’enlever des grilles à la gare du Midi. En-dessous du pont de la gare, une série de grilles ont été installées car de nombreux sans-abris dormaient à cet endroit. Lors de la visite d’Angela Merkel, les sans-abris ont été priés de partir et des grilles ont été placées. On s’est donc dit qu’il fallait les enlever car selon nous, elles ne sont pas une solution ».

    Pour la petite histoire, les grilles ont finalement été réinstallées, ce qui a donné lieu à un petit « jeu » entre le collectif et la Stib. Depuis, le collectif repère des aménagements urbains qui selon eux posent problème et intervient ensuite. Charlotte et Laurent nous ont reçus dans leur atelier le jour d’une intervention. C’est sur un banc à la station de métro Gare de l’ouest qu’ils ont décidé d’intervenir. 

    « On a repéré il y a quelques semaines un banc qui nous posait question de par son design, explique Laurent. Son design fait en sorte qu’il n’y a pas d’assise plane. Ils ont ajouté des arceaux en métal, c’est très design mais ça ne sert à rien, à part empêcher sans doute que quelqu’un puisse se coucher dessus. Nous, on veut que les gens se saisissent de la question donc on a construit une structure qui va s’adapter. On va la glisser sans abîmer le banc pour lui redonner cette assise plane ». 

    C’est donc parti pour l’intervention du jour. Nous les suivons discrètement à la station de métro Gare de l’ouest, à Molenbeek. L’action n’étant pas du tout officielle, il ne faut pas perdre de temps, au risque d’alerter la sécurité. Très rapidement, Charlotte et Laurent posent leur structure en bois sur le banc en question. Ils la fixent avec des colsons, afin de ne pas endommager le banc. 

    Provoquer le questionnement 
    Intrigués, certains passants observent la scène. Comme une signature, Charlotte et Laurent laissent un petit mot expliquant leur démarche, avant d’immortaliser leur action réussie pour partager l’info sur les réseaux sociaux. Car l’objectif, c’est bien de faire se questionner les gens sur l’aménagement du mobilier urbain et son impact sur la vie de quartier. « On a posé la structure, le reste ne nous appartient plus, explique Charlotte après l’intervention. Après, c’est aux gens à regarder, à s’imprégner du questionnement et se demander pourquoi cette structure est là ». 

    « Avec cette action, on ne veut pas fustiger les bancs de la Stib, enchaîne Laurent. Il y a aussi la multiplication des assises individuelles, des absences d’aménagement, l’absence de bancs est parfois tout aussi révélatrice que la présence d’arceaux sur les bancs. C’est un peu tout ça qu’on interroge : ces aménagements qui empêchent différents usages de l’espace public. On a l’impression que c’est fait à l’insu de la population et pourtant cela a un impact sur la cohésion sociale dans les quartiers, sur le fait que certaines personnes fréquentent tel ou tel endroit. Nous pensons que l’on doit se saisir de cette question ».

    Du mobilier urbain pour éloigner certaines populations comme les SDF ? La Strada, observatoire du secteur bruxellois de l’aide aux sans-abris, dit recevoir de plus en plus de plaintes concernant ce type de mobilier. Des plaintes émanant des professionnels de l’aide aux sans-abris plutôt que de ceux qui vivent vraiment dans la rue.

    Même constat du côté de Murat Karacaoglu, directeur de l’ASBL Pierre d’angle, centre d’accueil de jour et de nuit pour les sans-abris. « Cela peut être inquiétant si on généralise ce genre de système par rapport uniquement aux personnes sans-abris, admet-il. Je pense que l’action de ces citoyens qui s’engagent à remeubler l’espace public, c’est d’une importance capitale. Cela doit nous interroger sur la place des personnes en situation de précarité. En tant qu’acteurs du secteur, cela doit aussi nous interroger sur la réponse à apporter par rapport à ces éléments ». 

      #sdf #anti-sdf   #pauvreté   #sans-abris #sans-abri    #guerre_aux_pauvres    #espace_public #urbanisme    #mobilier_urbain    #prévention_situationnelle #designers #STIB #Molenbeek #cohésion_sociale #précarité #Bruxelles


  • Drama um Obdachlosen in Schöneberg : „Er nimmt weder Essen noch Getränke an“ | Berliner Zeitung
    https://www.berliner-zeitung.de/berlin/drama-um-obdachlosen-in-schoeneberg--er-nimmt-weder-essen-noch-getr
    Il y a des sans abri et des sans abri au destin tragique. Cet homme vit à la rue au centre-ville de Berlin en dehors du système d’aide qui n’est pas fait ppour lui.

    Schöneberg - Glanz und Elend stoßen in Berlin oft unmittelbar aufeinander. Besonders krass an der Martin-Luther-Straße: Unter den Kolonnaden des beeindruckenden Amtsgerichts Schöneberg haust ein Obdachloser in unvorstellbaren Umständen, und niemand kann ihm helfen.

    Vor einem Jahr hat der Mann sein Lager hier aufgeschlagen, vorher campierte er in einem Eingang der früheren BVG-Zentrale am Kleistpark. Umgeben von Gestank und Müllsäcken, in denen auch von Anwohnern geschenkte Kleidung liegt, hockt der Mann unbestimmbaren Alters in einem Winkel. Auf Ansprache reagiert er nicht, weder Blickkontakt noch Gespräch kommen zustande.

    „Er nimmt weder Essen noch Getränke an.“

    Immer wieder melden Anwohner über die Ordnungsamts-App, was sich dort abspielt. Der Heilpraktiker Norbert Stolze, der immer wieder bei seinen Hunde-Runden vorbeikommt: „Seit Januar frage ich regelmäßig bei den Behörden an, aber der Zustand ändert sich nicht.“ Mitarbeiter des Gerichts berichten, dass manchmal das Ordnungsamt vorbeischaut und die BSR Müllsäcke mitnimmt.

    Tempelhof-Schönebergs Sozialstadträtin Jutta Kaddatz (CDU): „Der Mann ist seit Jahren bekannt.“ Ordnungsamt, sozialpsychiatrischer Dienst, Caritas und Kältehilfe hätten sich um ihn gekümmert, aber: „Er nimmt weder Hilfe noch Beratung an.“ Eine Beobachtung, die Angelika Heller vom Verein „Sunny on tour – Hilfe für Obdachlose und ihre Hunde“ bestätigt: „Er nimmt weder Essen noch Getränke an.“

    Justiz will sein Lager nicht abräumen lassen

    Laut Kaddatz wurde er mehrmals in Kliniken eingewiesen, verschwand aber immer wieder. „Zwangseinweisung in eine Einrichtung ist ansonsten nur möglich, wenn von ihm Gefahr ausginge. Das ist nicht der Fall.“ Regelmäßige Rechtsprechung in solchen Fällen sei, dass das im Grundgesetz festgeschriebene Selbstbestimmungsrecht schwerer wiege als die Fürsorgepflicht des Staates.

    Die Justiz will das Elendslager nicht abräumen lassen, weil der Mann friedfertig sei. Und so bleibt nur, dass die Wachtmeister des Gerichts nach dem Mann sehen und bei Frost den Kältebus alarmieren, damit er nicht erfriert.

    #Berlin #SDF


  • Bezirk zeigt Obdachlosen die kalte Schulter › BERLINER ABENDBLATT
    http://www.abendblatt-berlin.de/2018/10/13/kalte-schulter-gegenueber-obdachlosen
    Dans l’arrondissement le plus riche de Berlin une coalition CDU/Verts/AfD refuse des locaux communaux vides aux sans abris . Les chrétiens, les verts et les nationalistes sont d’accord pour limiter au maximum le soution communal pour les personnes sans abri. Dans un communiqué de presse les libéraux (FDP), les socialdémocrates (SPD) et le parti de gauche (Die Linke) dénoncent cette attitude inhumaine.

    Die SPD-Fraktion hatte in einem Antrag gefordet, den ungenutzten Ratskeller Zehlendorf als Kältehilfe für Obdachlose zur Verfügung zu stellen. Mit den Stimmen von CDU, Grünen und AfD wurde der Antrag in der letzten Bezirksverordnetenversammlung (BVV) wegen zu hoher Kosten und zu geringen Bedarfs abgelehnt. „Der Beschluss ist ein Armutszeugnis für die Menschlichkeit in unserem Bezirk“, erklärt die SPD-Bezirksverordnete und Vorsitzende des Ausschusses für Pflege und Soziales, Juliana Kölsch. „Obdachlosigkeit ist nicht nur ein Problem der Innenstädte. Auch unser Bezirk muss hier Verantwortung übernehmen.“

    Pressemitteilung

    Pressemitteilung
    „Steglitz-Zehlendorf: einziger Bezirk in Berlin ohne Notübernachtung für Wohnungslose“

    Zur Ignoranz des schwarz-grün geführten Bezirks Steglitz-Zehlendorf gegenüber der Einrichtung von Kältehilfe-Plätzen für die Notübernachtung von wohnungslosen Menschen nehmen der Kreisvorsitzende der SPD Steglitz-Zehlendorf Ruppert Stüwe,
    der Stellvertretende Bezirksvorsitzende der FDP Steglitz-Zehlendorf Thomas Seerig sowie die Bezirksvorsitzende der LINKEN. Steglitz-Zehlendorf Franziska Brychcy wie folgt Stellung:

    Ruppert Stüwe (SPD): „Ein von der SPD frühzeitig eingebrachter Vorschlag, den leerstehenden Ratskeller für die Kältehilfe bereitzustellen, wurde von der Zählgemeinschaft rundweg abgelehnt – mit der zynischen Argumentation, man wisse sonst nicht wohin mit den Briefwahlunterlagen. Alternativvorschläge wurden nicht unterbreitet. Schwarz-Grün hat in dieser Sache den sozialen Kompass verloren.“

    Thomas Seerig (FDP) stellt fest: „Steglitz-Zehlendorf ist als einziger Bezirk in Berlin nicht in der Lage, in der aktuellen Kältehilfesaison wenigstens einige wenige Notübernachtungsplätze für wohnungslose Menschen zur Verfügung zu stellen. Das ist wirklich ein Armutszeugnis für unseren Bezirk! Das Desinteresse der Zählgemeinschaft an der Not der Menschen ist verantwortungslos!“

    Franziska Brychcy (LINKE.) ergänzt: „In der letzten BVV hat Schwarz-Grün unsere Anregung, sich bezüglich des Objektes in der Königin-Luise-Straße 98, in welchem letzten Winter 30 Schlafplätze angeboten werden konnten, an die BIM zu wenden und so vielleicht doch noch eine Lösung zu finden, schlichtweg begraben. Der Antrag wurde trotz des bevorstehenden Winters erst einmal in die Ausschüsse geschickt anstatt ihn sofort abzustimmen. Bleibt nur zu hoffen, dass es keine*n Kältetote*n in Steglitz-Zehlendorf zu beklagen geben wird, sonst müsste sich das Bezirksamt womöglich bittere Fragen gefallen lassen.“
    Für Rückfragen: Ruppert Stüwe (0175-1556661), Thomas Seerig (0172-6803285), Franziska Brychcy (0162-4104649)

    Voici un exemple pour le genre d’information qu’on fournit aux réfugiés à la recherche d’un logement. En bref : On ne vous donnera rien. Soyez patients et attendez qu’on se fasse une idée comment s’occuper de vous.

    https://www.berlin.de/ba-steglitz-zehlendorf/politik-und-verwaltung/aemter/amt-fuer-soziales/infoblatt-unterbringung-compressed.pdf

    #Berlin #Steglitz-Zehendorf #sdf #social #logement



  • Inside #Lehman_Brothers. Une enquête inédite sur la chute d’une banque au-dessus de tout soupçon

    Dix ans après la faillite de la banque Lehman Brothers, #Jennifer_Deschamps met en lumière les mécanismes de sa chute. Une enquête rigoureuse, étayée par le témoignage de lanceurs d’alerte.

    Le 15 septembre 2008, Lehman Brothers est officiellement déclarée en faillite. Lâchée par le gouvernement et sans repreneur, la vénérable banque d’investissement, fondée à New York en 1850, disparaît en laissant à ses créanciers une dette de plusieurs centaines de milliards de dollars. Lancée depuis plusieurs années dans une course folle au profit, cette grande institution financière, dirigée par Richard Fuld, a développé des prêts hypothécaires à risques, rapidement devenus emprunts toxiques. Accordés à des ménages modestes voire sans revenus, ces subprimes ont permis à des centaines de milliers d’Américains de devenir propriétaires de leur logement. Mais en 2007, lorsque la bulle immobilière éclate, la remontée de taux d’intérêts gonfle les traites que les emprunteurs ne peuvent plus rembourser. Une vague de saisies s’abat sur les États-Unis, et notamment sur la Californie…

    Autopsie méthodique
    Spécialisée dans les produits financiers, Lehman Brothers a voulu « faire de l’argent par tous les moyens ». Naviguant en « zone grise » – là où, au minimum, tout ce qui n’est pas illégal peut être considéré comme légal –, la banque et ses filiales ont maquillé les bilans, poussé les équipes commerciales à truquer leurs dossiers pour atteindre des objectifs de plus en plus exigeants, et engranger des dollars par milliards. Le tout grâce à la complicité, l’incompétence ou l’aveuglement des organismes de contrôle et des agences de notation. Pour raconter, dix ans plus tard, un cataclysme dont les répercussions ont ébranlé les places boursières et les économies du monde entier, Jennifer Deschamps se place à hauteur d’hommes. Enrichie d’archives, son enquête, documentée et rigoureuse, réunit les témoignages inédits d’anciens collaborateurs de Lehman, qui ont tous eu un accès privilégié aux mécanismes délirants ayant mené au désastre : trois ex-employées de la BNC, une filiale spécialisée dans les prêts immobiliers, et « lanceuses d’alerte » (Linda Weekes, Sylvia Vega-Sutfin et Cheryl McNeil), et leur avocat (Gary Gwilliam) ; un ancien vice-président de Lehman (Matthew Lee), licencié après avoir refusé de cautionner une manœuvre comptable frauduleuse ; un ancien juriste de la banque (Oliver Budde) ainsi que l’ancien procureur de l’Illinois (Anton Valukas), mandaté en 2008 par le gouvernement américain pour enquêter sur les causes de la faillite. Autopsie méthodique d’un système malade, Inside Lehman Brothers se fait aussi mise en garde contre une déflagration qui pourrait bien, dans un futur proche, se rééditer.


    https://www.arte.tv/fr/videos/080155-000-A/inside-lehman-brothers
    #banque #finance #économie #subprimes #marché_immobilier #cupidité #argent #fraude #effondrement #crise_financière #prêts_hypothécaires #film #documentaire #Wall_Street #bulle_immobilière #lanceurs_d'alerte #culture_du_silence #travail #burn-out #faillite #banques_d'investissement #limites_juridiques #légalité #illégalité #courtiers #Richard_Fuld #harcèlement_sexuel #intimidation #femmes #BNC #SDF #sans-abris #Repo_105 #prêts_alternatifs #prêts_non-conventionnels


    • Nell’ex fabbrica di penicillina, un #ghetto di Roma

      Oggi viene presentata la seconda edizione di “Fuori campo”, il rapporto di Medici Senza Frontiere sulla marginalità, secondo il quale “sono almeno 10.000 le persone escluse dall’accoglienza, tra richiedenti e titolari di protezione internazionale e umanitaria, con limitato o nessun accesso ai beni essenziali e alle cure mediche”. Una cinquantina gli insediamenti mappati dall’organizzazione in tutta Italia, 3500 le persone che vivono in occupazioni, baracche e “ghetti” nella sola Roma. Open Migration è entrata dentro il “gran ghetto” della capitale: un’ex fabbrica di penicillina in cui le condizioni di vita sono estreme.

      Appena finisce di spaccare le cassette della frutta e il legname di recupero, Alecu Romel entra nella casa in cui vive con la moglie Maria. Nella stanza d’ingresso, una luce fioca illumina il fornello, collegato ad una bombola a gas. A destra, in un locale spoglio, la coppia tiene una bicicletta e dei passeggini, riadattati per raccogliere ferrivecchi e oggetti abbandonati per strada. Sulla sinistra, una porta rossa separa dalla zona notte: una camera con due letti, la televisione e stampe colorate appese alle pareti.

      “Viviamo in questo appartamento da cinque anni e cerchiamo di tenerlo sempre in ordine”, dice Maria. A cedere loro lo spazio, un altro cittadino della Romania, che dentro la Ex-Penicillina, una delle più grandi aree industriali dismesse di Roma, si era inventato un angolo di intimità arredando alcuni dei locali più piccoli, che un tempo erano probabilmente uffici. In cinque anni di vita fra i capannoni scrostati, Alecu e Maria hanno visto cambiare l’insediamento. “Prima eravamo più rumeni e ci sono state anche famiglie italiane”, continua la donna, “mentre adesso gli abitanti sono cresciuti, e quasi tutti sono africani”.

      Oggi, come allora, il sogno di ricongiungersi con i due figli, affidati ai nonni in Romania, appare lontano: “questo non è un posto per bambini, ci sono topi e sporcizia, non ci si sente sicuri, ma almeno quei pochi soldi che guadagnamo ci permettono di mantenerli a casa, di fargli fare una vita migliore della nostra”, conclude Maria, la voce rassegnata.
      Fra i capannoni del “grande ghetto”

      Sempre più sogni si infrangono dietro la facciata del complesso, che costeggia via Tiburtina, una delle arterie più trafficate della città. Qui i cantieri per il raddoppio della carreggiata vanno avanti da anni: “finite ‘sti lavori!! più che una consolare sembra una via Crucis” è l’urlo che i cittadini hanno affidato ai cartelli affissi sui muri. Siamo all’altezza della periferia operaia di San Basilio, oggi nota alle cronache anche come base per lo spaccio di stupefacenti.

      Rifugiati e richiedenti asilo, arrivati in Italia negli ultimi anni e usciti dal sistema d’accoglienza, hanno infatti trovato qui un riparo precario, aprendo un nuovo capitolo nella storia del complesso, un tempo orgoglio dell’industria italiana. Aperta come Leo – Industrie Chimiche Farmaceutiche Roma, la Ex-Penicillina è stata la prima fabbrica italiana a produrre antibiotici. Una storia complessa, intrecciata ai piani di investimento del secondo dopoguerra, supportati dagli Usa, e alle speculazioni edilizie che avrebbero cambiato il volto della capitale.

      All’inaugurazione dell’impianto, nel 1950, fu invitato lo stesso sir Alexander Fleming, scopritore della penicillina. Un graffito, nello scheletro esterno della struttura, lo ritrae pensieroso: “ti ricordi quando eravamo i più grandi?”, recita la scritta. Il quotidiano “L’Unità” aveva dedicato un paginone all’evento, col titolo “la più grande fabbrica di penicillina d’Europa inaugurata a Roma”. Dagli oltre 1300 operai degli anni Sessanta, si passò però presto a poche centinaia, fino all’abbandono totale dell’attività, alla fine degli anni Novanta. Un altro sogno, quello di una cordata di imprenditori, che volevano demolirla per fare spazio a un maxi-albergo di alta categoria, si infranse di fronte ai costi per lo smaltimento di rifiuti chimici e amianto, tuttora presenti nell’area.

      “Questo posto lo chiamano il grande ghetto”, ci dice Ahmad Al Rousan, coordinatore per Medici senza frontiere dell’intervento nei campi informali, mentre entriamo dentro uno degli stabilimenti con una torcia, perché qui manca tutto, anche l’elettricità. Camminiamo tra spazzatura, escrementi e resti della vecchia fabbrica: ampolle, fiale, scatole di medicinali su cui c’è ancora la bolla di accompagnamento. “C’è un posto qui vicino, il piccolo ghetto, qui ci sono circa 500 persone, lì 150”, aggiunge. “Non solo chiamano questi luoghi ghetti, ma chi ci vive si sente anche ghettizzato”.

      In questa area industriale abbandonata ci sono persone che arrivano da diverse parti del mondo: nord Africa, Sub Sahara, Pakistan, Afghanistan, Romania, e c’è anche un italiano. La maggior parte sono titolari di protezione internazionale, altri in attesa di essere ascoltati dalla commissione territoriale che dovrà decidere sulla richiesta d’asilo, altri ancora hanno il permesso di soggiorno scaduto. Tutti sono fuori dall’accoglienza per qualche motivo.
      Il rapporto di Medici Senza Frontiere

      Come denuncia “Fuori campo”, l’ultimo rapporto di Medici Senza Frontiere, in tutta Italia ci sono almeno 10 mila persone in questa condizione, alloggiate in insediamenti informali con limitato o nessun accesso ai beni essenziali e alle cure mediche. Nella capitale la maggior parte si concentra proprio qui, nella zona est, tra la Tiburtina e la Casilina, passando per Tor Cervara. Edifici abbandonati, ex fabbriche e capannoni, sono diventati la casa di centinaia tra migranti e rifugiati. Che ci vivono da invisibili in condizioni disumane, senza acqua, luce e gas, spesso a ridosso di discariche abusive.

      Da novembre 2017, l’Ong ha avviato un intervento con un’unità mobile composta da un medico, uno psicologo e un mediatore culturale, e da qualche settimana il camper è arrivato anche all’ex Leo. Quella di Msf è l’unica presenza esterna negli spazi dell’occupazione: gli operatori vengono qui una volta alla settimana, dal primo pomeriggio alla sera, per portare assistenza medica e psicologica agli abitanti. Un piccolo gazebo allestito nella parte esterna degli edifici fa da ambulatorio, la sala d’attesa è, invece, lo spazio antistante, un tavolino da campeggio, qualche sedia pieghevole e una lampada. Per chi abita qui questo momento è diventato un rito, c’è chi viene per la prima volta, chi torna per un controllo, chi viene solo per chiacchierare.

      Un ragazzo si avvicina con aria timida: “they rescued me”, ci dice, raccontando di aver riconosciuto il logo di Msf sul gazebo, lo stesso visto sulla pettorina delle persone che lo avevano soccorso nel mezzo del Mediterraneo, nel 2016. Ora, due anni dopo l’approdo in Italia, è sbarcato anche lui all’ex fabbrica della penicillina. Entra e inizia la sua prima visita: lamenta mal di testa frequenti. La dottoressa misura la pressione e compila una scheda.

      “I problemi di salute qui sono legati soprattutto alle condizioni di vita: non ci sono servizi igienici e c’è solo una presa d’acqua fredda, per centinaia di persone”, spiega Al Rousan. La patologia più comune, aggiunge “è quella respiratoria dovuta al freddo o all’aria che respirano; l’unico modo che hanno per scaldarsi è accendere il fuoco, con tutti i rischi connessi: qualche giorno fa abbiamo assistito una persona completamente ustionata, in modo grave. Ha aspettato il nostro arrivo, non ha voluto andare a farsi vedere in un ospedale”. Di incendi qui ce ne sono stati diversi, come rivelano i muri anneriti di interi spazi. L’ultimo, a fine gennaio 2018, ha richiesto l’intervento dei vigili del fuoco, dopo l’esplosione di una bombola del gas. Quando cala la sera, le luci dei fuochi accesi e le fiammelle delle candele spezzano il buio totale degli edifici.

      “Questo è un posto estremo, dove l’esclusione è totale”, sottolinea Al Rousan. Dopo aver subito vari traumi nel viaggio e poi in Libia, trovarsi in questa condizione significa vedere infranto il sogno di potersi integrare, di costruirsi una nuova vita. Lavoro da tanti anni in situazioni simili, ma non ho mai visto una cosa del genere. E non pensavo potesse esserci un posto così a Roma”.
      La normalità dell’esclusione

      La fabbrica è occupata da diversi anni, e come in tutti gli insediamenti informali, gli abitanti hanno ricostruito una parvenza di normalità. Lamin, che viene dal Gambia, gestisce un piccolo market all’ingresso di uno dei capannoni principali. I prodotti li acquista al mercato di piazza Vittorio, dove si trovano i cibi di tutto il mondo. Qui vende aranciata, farina, zucchero, fagioli, candele e i dadi marca Jumbo, indispensabili – ci dice – per preparare qualsiasi piatto africano.

      Ha poco più di vent’anni e prima di arrivare qui viveva a via Vannina, in un altro stabile occupato, poco lontano. Nel violento sgombero del giugno 2017, è volato giù dalle scale e ancora, dice, “ho dolori frequenti alle ossa”. La fabbrica è diventata la sua nuova casa.

      Victor, 23 anni, è arrivato invece all’ex Penicillina dopo un periodo trascorso in un centro di accoglienza a Lecce, mentre era in corso la sua domanda d’asilo. Ottenuto lo status di rifugiato ha deciso di spostarsi a Roma per cercare lavoro, ma non parla neanche una parola di italiano. Il suo sogno è fare il giornalista. Nel suo paese, la Nigeria, ha studiato Comunicazione: “sono grato al governo italiano per quanto ha fatto per me”, dice, “ma non pensavo che una volta arrivato in Italia mi sarei trovato in questa situazione: quando sono arrivato a Roma ho vissuto un periodo alla stazione Termini. Faceva freddo e la temperatura di notte arrivava quasi allo zero. Un connazionale mi ha parlato di questo posto, mi ha detto che qui almeno potevo farmi una doccia. Invece, una volta arrivato ho scoperto che c’era solo una fontanella per l’acqua”. Come tutti, spera di andarsene presto. “Questo luogo cambia le persone, rallenta ogni aspirazione e io, invece, il mio sogno lo vorrei realizzare”, ci dice con uno sguardo vivace.

      Nel reticolo di capannoni, corridoi e cortili, ci sono altri piccoli bar e negozi: l’ultimo è stato aperto pochi giorni fa. Sulla facciata troneggia la bandiera giallorossa della squadra di calcio della Roma. Raffigura la lupa capitolina che allatta Romolo e Remo: qui è quasi un paradosso, quell’immagine simbolo di mamma Roma, patria dell’accoglienza.


      http://openmigration.org/analisi/nellex-fabbrica-di-penicillina-il-grande-ghetto-di-roma
      #Rome

    • Il sistema di accoglienza italiano verso il default organizzativo e morale

      Sono pubblicate da tempo le relazioni della Commissione di inchiesta della Camera dei deputati sui Centri per stranieri. Relazioni che censuravano l’utilizzo degli Hotspot come strutture detentive e chiedevano la chiusura del mega CARA di Mineo. Ma il governo e le prefetture non hanno svolto quel lavoro di pulizia con la estromissione del marcio che risultava largamente diffuso da nord e sud. Una operazione che sarebbe stata doverosa per difendere i tanti operatori e gestori dell’accoglienza che fanno il proprio dovere e che avrebbe permesso di rintuzzare uno degli argomenti elettorali più in voga nella propaganda politica delle destre, appunto gli sprechi e gli abusi verificati da tutti ormai all’interno dei centri di accoglienza, soprattutto in quelli appaltati direttamente dalle prefetture, i Centri di accoglienza straordinaria (CAS), la parte più consistente del sistema di accoglienza italiano.

      https://www.a-dif.org/2018/02/27/il-sistema-di-accoglienza-italiano-verso-il-default-organizzativo-e-morale

    • Ventimiglia. Prima della neve. Un report del gruppo di medici volontari del 27 febbraio scorso tratto dal blog Parole sul Confine

      Sabato 27 febbraio è stata una giornata di lavoro intenso sotto al ponte di via Tenda.

      Avremmo fatto almeno 40 visite.

      Rispetto alla scorsa estate ci sono più persone che vivono sotto al ponte del cavalcavia lungo al fiume, con un numero senza precedenti di donne e bambini anche molto piccoli.

      L’insediamento sembra sempre più stabile, con baracche costruite con pezzi di legno e teli di plastica. Le persone che vivono lì sono prevalentemente eritree e sudanesi. Al momento, tutte le donne sole e le madri sono eritree.

      Le persone che abbiamo visitato erano giovanissime. Tantissime affette da scabbia. Spesso con sovra-infezioni molto importanti. Grazie alla nostra disponibilità di farmaci e grazie alle scorte di indumenti stivati presso l’infopoint Eufemia abbiamo potuto somministrare il trattamento anti scabbia a molte persone, dopo esserci assicurati che avessero compreso come eseguire correttamente tutta la procedura.


      http://www.meltingpot.org/Ventimiglia-Prima-della-neve.html
      #froid #hiver

    • Purgatory on the Riviera

      Ventimiglia is idyllic. It sits just across the Italian border from the French Riviera. The piercingly blue waters of the Mediterranean churn against its rocky beaches, and its buildings, painted in earthy pastels, back up against the foothills of the Alps. On Fridays, the normally quiet streets are bustling with French tourists who cross the border by car, train, and bicycle to shop in its famous markets where artisans and farmers sell clothes, leather items, fresh produce, truffles, cheeses and decadent pastries. Families with young children and elderly couples stroll along the streets and sit at sidewalk cafes or eat in one of the many restaurants along the shore.


      https://www.irinnews.org/special-report/2017/12/04/purgatory-riviera


  • The mad, twisted tale of the electric scooter craze
    https://www.cnet.com/news/the-mad-tale-of-the-electric-scooter-craze-with-bird-lime-and-spin-in-san-fran

    Dara Kerr/CNET

    For weeks, I’d been seeing trashed electric scooters on the streets of San Francisco. So I asked a group of friends if any of them had seen people vandalizing the dockless vehicles since they were scattered across the city a couple of months ago.

    The answer was an emphatic “yes.”

    One friend saw a guy walking down the street kicking over every scooter he came across. Another saw a rider pull up to a curb as the handlebars and headset became fully detached. My friend figures someone had messed with the screws or cabling so the scooter would come apart on purpose.

    A scroll through Reddit, Instagram and Twitter showed me photos of scooters — owned by Bird, Lime and Spin — smeared in feces, hanging from trees, hefted into trashcans and tossed into the San Francisco Bay.

    It’s no wonder Lime scooters’ alarm isn’t just a loud beep, but a narc-like battle cry that literally says, “Unlock me to ride, or I’ll call the police.”

    San Francisco’s scooter phenomenon has taken on many names: Scootergeddon, Scooterpocalypse and Scooter Wars. It all started when the three companies spread hundreds of their dockless, rentable e-scooters across city the same week at the end of March — without any warning to local residents or lawmakers.

    Almost instantly, first-time riders began zooming down sidewalks at 15 mph, swerving between pedestrians and ringing the small bells attached to the handlebars. And they left the vehicles wherever they felt like it: scooters cluttered walkways and storefronts, jammed up bike lanes, and blocked bike racks and wheelchair accesses.

    The three companies all say they’re solving a “last-mile” transportation problem, giving commuters an easy and convenient way to zip around the city while helping ease road congestion and smog. They call it the latest in a long line of disruptive businesses that aim to change the way we live.

    The scooters have definitely changed how some people live.

    I learned the Wild West looks friendly compared to scooter land. In San Francisco’s world of these motorized vehicles, there’s backstabbing, tweaker chop shops and intent to harm.

    “The angry people, they were angry,” says Michael Ghadieh, who owns electric bicycle shop, SF Wheels, and has repaired hundreds of the scooters. “People cut cables, flatten tires, they were thrown in the Bay. Someone was out there physically damaging these things.”

    Yikes! Clipped brakes

    SF Wheels is located on a quaint street in a quintessential San Francisco neighborhood. Called Cole Valley, the area is lined with Victorian homes, upscale cafes and views of the city’s famous Mount Sutro. SF Wheels sells and rents electric bicycles for $20 per hour, mostly to tourists who want to see Golden Gate Park on two wheels.

    In March, one of the scooter companies called Ghadieh to tell him they were about to launch in the city and were looking for people to help with repairs. Ghadieh said he was game. He wouldn’t disclose the name of the company because of agreements he signed.

    Now he admits he didn’t quite know what he was getting into.

    Days after the scooter startups dropped their vehicles on an unsuspecting San Francisco, SF Wheels became so crammed with broken scooters that it was hard to walk through the small, tidy shop. Scooters lined the sidewalk outside, filled the doorway and crowded the mechanic’s workspace. The backyard had a heap of scooters nearly six-feet tall, Ghadieh told me.

    His bike techs were so busy that Ghadieh had to hire three more mechanics. SF Wheels was fixing 75 to 100 scooters per day. Ghadieh didn’t say how much the shop was making per scooter fix.

    “The repairs were fast and easy on some and longer on others,” Ghadieh said. “It’d depend on whether it was wear-and-tear or whether it was physically damaged by someone out there, some madman.”

    Some of the scooters, which cost around $500 off the shelf, came in completely vandalized — everything from chopped wires for the controller (aka the brain) to detached handlebars to bent forks. Several even showed up with clipped brake cables.

    I asked Ghadieh if the scooters still work without brakes.

    “It will work, yes,” he said. “It will go forward, but you just cannot stop. Whoever is causing that is making the situation dangerous for some riders.”

    Especially in a city with lots of hills.

    Ghadieh said his crew worked diligently for about six weeks, repairing an estimated 1,000 scooters. But then, about three weeks ago, work dried up. Ghadieh had to lay off the mechanics he’d hired and his shop is back to focusing on electric bicycles.

    “Now, there’s literally nothing,” he said. “There’s a change of face with the company. I’m not exactly sure what happened. … They decided to do it differently.”

    The likely change? The electric scooter company probably decided to outsource repairs to gig workers, rather than rely on agreements with shops.

    That’s gig as in freelancers looking to pick up part-time work, like Uber and Lyft drivers. And like Nick Abouzeid. By day, Abouzeid works in marketing for the startup AngelList. A few weeks ago, he got an email from Bird inviting him to be a scooter mechanic. The message told Abouzeid he could earn $20 for each scooter repair, once he’d completed an online training. He signed up, took the classes and is ready to start.

    “These scooters aren’t complicated. They’re cheap scooters from China,” Abouzeid said. “The repairs are anything from adjusting a brake to fixing a flat tire to adding stickers that have fallen off a Bird.”

    Bird declined to comment specifically on its maintenance program, but its spokesman Kenneth Baer did say, “Bird has a network of trained chargers and mechanics who operate as independent contractors.”

    All of Lime’s mechanics, on the other hand, are part of the company’s operations and maintenance team that repairs the scooters and ensures they’re safe for riders. Spin uses a mix of gig workers and contract mechanics, like what Ghadieh was doing.
    Gaming the system

    Electric scooters are, well, electric. That means they need to be plugged into an outlet for four to five hours before they can transport people, who rent them for $1 plus 15 cents for every minute of riding time.

    Bird, Spin and Lime all partially rely on gig workers to keep their fleets juiced up.

    Each company has a different app that shows scooters with low or dead batteries. Anyone with a driver’s license and car can sign up for the app and become a charger. These drivers roam the streets, picking up scooters and taking them home to be charged.
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    “It creates this amazing kind of gig economy,” Bird CEO Travis VanderZanden, who is a former Uber and Lyft executive, told me in April. “It’s kind of like a game of Pokemon Go for them, where they go around and try to find and gobble up as many Birds as they can.”

    Theoretically, all scooters are supposed to be off city streets by nightfall when it’s illegal to ride them. That’s when the chargers are unleashed. To get paid, they have to get the vehicles back out on the street in specified locations before 7 a.m. the next day. Bird supplies the charging cables — only three at a time, but those who’ve been in the business longer can get more cables.

    “I don’t know the fascination with all of these companies using gig workers to charge and repair,” said Harry Campbell, who runs a popular gig worker blog called The Rideshare Guy. “But they’re all in, they’re all doing it.”

    One of the reasons some companies use gig workers is to avoid costs like extra labor, gasoline and electricity. Bird, Spin and Lime have managed to convince investors they’re onto something. Between the three of them they’ve raised $255 million in funding. Bird is rumored to be raising another $150 million from one of Silicon Valley’s top venture capital firms, Sequoia, which could put the company’s value at $1 billion. That’s a lot for an electric scooter disruptor.

    Lime pays $12 to charge each scooter and Spin pays $5; both companies also deploy their own operations teams for charging. Bird has a somewhat different system. It pays anywhere from $5 to $25 to charge its scooters, depending on the city and the location of the dead scooter. The harder the vehicle is to find and the longer it’s been off the radar, the higher the “bounty.”

    Abouzeid, who’s moonlighted as a Bird charger for the past two months, said he’s only found a $25 scooter once.

    “With the $25 ones, they’re like, ’Hey, we think it’s in this location, it’s got 0 percent battery, good luck,’” he said.

    But some chargers have devised a way to game the system. They call it hoarding.

    “They’ll literally go around picking up Birds and putting them in the back of their car,” Campbell said. “And then they wait until the bounties on them go up and up and up.”

    Bird has gotten wise to these tactics. It sent an email to all chargers last week warning them that if it sniffs out this kind of activity, those hoarders will be barred from the app.

    “We feel like this is a big step forward in fixing some of the most painful issues we’ve been hearing,” Bird wrote in the email, which was seen by CNET.

    Tweaker chop shops

    Hoarding and vandalism aren’t the only problems for electric scooter companies. There’s also theft. While the vehicles have GPS tracking, once the battery fully dies they go off the app’s map.

    “Every homeless person has like three scooters now,” Ghadieh said. “They take the brains out, the logos off and they literally hotwire it.”
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    I’ve seen scooters stashed at tent cities around San Francisco. Photos of people extracting the batteries have been posted on Twitter and Reddit. Rumor has it the batteries have a resale price of about $50 on the street, but there doesn’t appear to be a huge market for them on eBay or Craigslist, according to my quick survey.

    Bird, Lime and Spin all said trashed and stolen scooters aren’t as big a problem as you’d think. When the companies launch in a new city, they said they tend to see higher theft and vandalism rates but then that calms down.

    “We have received a few reports of theft and vandalism, but that’s the nature of the business,” said Spin co-founder and President Euwyn Poon. “When you have a product that’s available for public consumption, you account for that.”

    Dockless, rentable scooters are now taking over cities across the US — from Denver to Atlanta to Washington, DC. Bird’s scooters are available in at least 10 cities with Scottsdale, Arizona, being the site of its most recent launch.

    Meanwhile, in San Francisco, regulators have been working to get rules in place to make sure riders drive safely and the companies abide by the law.

    New regulations to limit the number of scooters are set to go into effect in the city on June 4. To comply, scooter companies have to clear the streets of all their vehicles while the authorities process their permits. That’s expected to take about a month.

    And just like that, scooters will go out the way they came in — appearing and disappearing from one day to the next — leaving in their wake the chargers, mechanics, vandals and people hotwiring the things to get a free ride around town.

    #USA #transport #disruption #SDF


    • Ungheria dopo stretta su migranti e Ong adesso manda in carcere i senzatetto! Situazioni in cui legalità e giustizia non coincidono!

      Il reticolo di sottopassaggi del centro di Budapest ieri era completamente deserto. Accanto ai piloni dei ponti, e vicino ai marciapiedi solo i resti di giacigli provvisori, qualche rifiuto, i bidoni usati come stufe ormai fredde. Le decine di clochard che qui trovavano rifugio sono improvvisamente scomparse.

      Dopo la stretta sui migranti, sui media e sulle ong, nel mirino di Orban sono finiti i senzatetto: da ieri in Ungheria chiunque venga sorpreso a dormire per strada sarà arrestato.

      È l’effetto della modifica dell’articolo 22 della Costituzione voluta dal governo, approvata dal parlamento di Budapest, e fortemente criticata dagli attivisti dei diritti umani come «crudele».

      Già a giugno l’esperta di housing dell’Onu, Leilani Farha, l’aveva definita «incompatibile con la legge internazionale per i diritti umani».

      Il provvedimento dà la possibilità alla polizia di arrestare i senzatetto che vengono scoperti tre volte in 90 giorni a dormire all’aperto. La polizia, dopo tre «avvertimenti», avrà la facoltà di portarli in carcere e distruggere tutti i loro averi. A meno che i clochard non siano in grado di pagare una multa che, secondo le ong, «nessuno di loro potrà pagare».

      L’obiettivo è «assicurare che i senzatetto spariscano dalle strade e che i cittadini possano fare uso dello spazio pubblico», ha dichiarato Attila Fulop, segretario di Stato per gli affari sociali, mentre Bence Rétvári, viceministro delle Risorse umane, ha spiegato che «salverà vite umane con l’approssimarsi dell’inverno».

      Si stima però che in Ungheria esistano 11 mila posti nei rifugi statali, mentre sarebbero 20 mila i senzatetto. Gabor Ivanyi, che guida il gruppo Oltalom (Shelter) che gestisce rifugi con 600 posti letto a Budapest, ha detto che «questa legge ha lo scopo di spaventare i senzatetto per spingerli a fuggire», e che «ora hanno paura, e non possiamo prevedere cosa succederà».

      https://dirittiumani1.blogspot.com/2018/10/ungheria-senzatettocarcere.html


  • Paris : Situation toujours critique pour les #adolescents migrants arrivant seuls

    Des procédures défectueuses les privent de services essentiels.
    À Paris, les autorités de protection de l’enfance ont recours à des procédures défectueuses qui aboutissent à des refus arbitraires de reconnaissance du statut de mineur à des enfants migrants non accompagnés, privant nombre d’entre eux d’une assistance dont ils ont désespérément besoin.

    A l’instar de la situation décrite dans son rapport en juillet 2018, Human Rights Watch a constaté que les autorités procèdent toujours à des évaluations sommaires de l’âge des jeunes migrants pour déterminer leur éligibilité à des services, enfreignant les normes internationales et la réglementation française. Des enfants sont ainsi privés des services essentiels auxquels ils ont droit, comme l’accès à l’hébergement, à l’éducation et à la santé. En conséquence, beaucoup d’entre eux sont forcés de dormir dans la rue.

    « Des enfants migrants non accompagnés arrivés à Paris sont à la rue en raison de procédures injustes », selon Bénédicte Jeannerod, directrice France de Human Rights Watch. « Les autorités de protection de l’enfance devraient s’assurer qu’aucun enfant n’est en danger à cause de procédures d’évaluation de leur âge bâclées et arbitraires. »

    Des responsables des autorités en charge de la protection de l’enfance à Paris ont affirmé avoir déjà pris des mesures pour régler ces problèmes, alors même que Human Rights Watch évoquait ces préoccupations dans son rapport de juillet. Mais des entretiens avec des enfants s’étant présentés pour faire évaluer leur âge en août et septembre 2018, ainsi qu’un examen des documents qui leur ont été remis indiquent que peu de choses ont changé.

    Selon la réglementation française, les autorités sont censées suivre une procédure d’évaluation de l’âge étendue et pluridisciplinaire, ce qui implique normalement des entretiens de plusieurs heures.

    Par exemple, un jeune Afghan de seize ans a confié à Human Rights Watch que les autorités avaient conclu qu’il n’était pas un enfant après lui avoir parlé pendant vingt minutes, le jour de son arrivée à Paris. De même, une association humanitaire ayant suivi une centaine de jeunes cherchant à être formellement reconnus en tant qu’enfants, a constaté que 60 % d’entre eux avaient été soumis à un entretien d’évaluation sommaire d’une vingtaine de minutes seulement.

    Selon la loi française, les enfants migrants non accompagnés ont droit à un hébergement, à l’éducation et à d’autres services sociaux. Cependant, ils doivent pour cela être officiellement reconnus mineurs par les autorités. Les différences significatives en matière d’accès aux services et de statut légal accordé aux enfants migrants, en vertu du Code de l’action sociale et des familles, par rapport aux adultes migrants, peuvent inciter des jeunes adultes à donner de fausses informations sur leur âge. Si les autorités ont de sérieux doutes quant à l’âge d’une personne affirmant avoir moins de 18 ans, elles peuvent prendre des mesures adéquates pour déterminer son âge, à condition qu’elles le fassent dans le respect des normes en vigueur garantissant le respect de leurs droits et de leur dignité.

    La réglementation permet également aux enfants non accompagnés de bénéficier d’un accueil provisoire d’urgence d’une durée de cinq jours, et parfois plus, avant leur entretien. Les travailleurs humanitaires insistent sur l’importance de laisser aux enfants non accompagnés le temps de récupérer après leur voyage, avant de passer les entretiens d’évaluation de l’âge. Sophie Laurant, Coordinatrice du programme Mineurs non Accompagnés de Médecins du Monde, a expliqué à Human Rights Watch qu’un temps de répit lorsque l’enfant arrive dans la ville est impérativement nécessaire à la bonne conduite de l’évaluation.

    Mais dans de nombreux cas, les autorités interviewent les enfants non accompagnés dès leur arrivée au DEMIE (Dispositif d’évaluation des mineurs isolés étrangers), impliquant que ces derniers aient à répondre à des questions détaillées sans comprendre le but de l’entretien. Certains enfants ont confié à Human Rights Watch qu’ils venaient juste d’arriver à Paris, qu’ils n’avaient pas pu dormir, se doucher ni changer de vêtements avant leur entretien « J’étais vraiment fatigué. Je ne me souviens même pas de ce qu’ils m’ont demandé ni de ce que je leur ai dit », a dit un jeune de seize ans au sujet de son entretien, qui a eu lieu mi-septembre.

    Les autorités continuent de se baser sur des motifs non-valables pour conclure qu’une personne est adulte. Les jeunes se voient souvent refuser le statut de mineur s’ils n’ont pas de documents d’identité. Le fait d’avoir travaillé dans le pays d’origine ou pendant le parcours migratoire vers l’Europe est également souvent invoqué comme motif d’une décision négative, alors que de nombreux enfants à travers le monde travaillent. Les autorités de protection de l’enfances se sont aussi fréquemment basées sur des critères subjectifs comme la « posture d’ensemble » ou le comportement.

    Notre enquête montre de légères améliorations dans les procédures des autorités de protection de l’enfance au cours des trois derniers mois. Un seul des enfants que nous avons interviewés en août et en septembre a été refusé à l’entrée de la structure, alors que c’était une pratique courante plus tôt dans l’année. Pour autant, des organisations humanitaires nous ont indiqué avoir eu d’autres cas d’enfants ainsi rejetés et ce, début septembre.

    Autre amélioration, tous les enfants interviewés, sauf un, ont reçu une lettre de la Direction de l’action sociale, de l’enfance et de la santé (DASES) indiquant les motifs du refus de reconnaissance de leur minorité. Une notification écrite permet aux jeunes migrants de déposer un recours contre cette décision devant le juge des enfants.

    Un recours prend plusieurs mois voire plus, durant lesquels les jeunes migrants ne peuvent avoir accès ni aux services de protection de l’enfance, ni aux hébergements d’urgence pour migrants adultes. Certains reçoivent de l’aide d’associations et de réseaux bénévoles. Mais beaucoup vivent dans la rue, où ils sont exposés à de nombreux risques, notamment l’exploitation et le travail illégal ou dangereux. « Dans la rue, on voit des enfants vendre du hashish ou d’autres drogues – ils n’ont rien à manger », nous a dit un jeune Guinéen de quinze ans. « Tu es obligé de prendre des risques ».

    Pendant toute la durée de leur recours contre une évaluation négative de l’âge, les enfants non accompagnés n’ont pas non plus accès à la scolarité ou à l’apprentissage auxquels ils auraient pu prétendre en tant qu’enfant.

    Les autorités de protection de l’enfance de Paris devraient veiller à ce que tous les enfants migrants non accompagnés bénéficient de l’évaluation complète et pluridisciplinaire à laquelle ils ont droit en vertu de la réglementation française, a déclaré Human Rights Watch. Les autorités chargées de la protection de l’enfance devraient également veiller à ce que les enfants non accompagnés bénéficient d’un hébergement d’urgence et d’informations préalables adéquates sur l’objet de l’évaluation, afin de leur permettre de se remettre de leur voyage, de se préparer et de participer efficacement à l’évaluation. Les jeunes devraient bénéficier d’un hébergement en attendant que leur recours soit examiné.

    « Les autorités de protection de l’enfance de Paris ont entamé le processus pour remplir leurs obligations au titre de la réglementation française et des normes internationales », a déclaré Bénédicte Jeannerod. « Elles doivent d’urgence mettre en place de nouvelles mesures pour s’assurer que les procédures d’évaluation de l’âge soient conformes à ces normes. »

    Dans un rapport publié en juillet sur la base d’une enquête effectuée entre février et juin 2018, Human Rights Watch a documenté le caractère arbitraire et défectueux des procédures d’évaluation de l’âge d’enfants migrants non accompagnés cherchant à faire reconnaître leur statut d’enfant par les services de protection de l’enfance à Paris. Human Rights Watch a poursuivi son enquête en août et septembre pour examiner les mesures que les autorités disent avoir prises pour mettre fin aux graves manquements identifiés dans le rapport de juillet.

    Human Rights Watch s’est entretenu avec 19 adolescents migrants à Paris se présentant comme étant des enfants de moins de 18 ans. Ce total comprend ceux s’étant présentés au Dispositif d’évaluation des mineurs isolés étrangers de Paris (DEMIE) entre le 4 juillet et le 20 septembre pour faire évaluer leur âge. Human Rights Watch s’est également entretenu avec des travailleurs humanitaires et des avocats travaillant avec des jeunes migrants, et a examiné 21 lettres de refus émises par la Direction de l’action sociale, de l’enfance et de la santé (DASES).

    Entretiens sommaires et défectueux

    Des enfants qui se sont rendus au DEMIE au mois d’août et septembre affirment avoir été évalués lors d’entretiens d’une durée allant de deux à vingt minutes, exception faite d’un enfant interrogé pendant plus d’une heure.

    Les témoignages concordants de deux organisations humanitaires suggèrent qu’un grand nombre d’enfants qui se rendent au DEMIE font l’objet d’une courte entrevue d’environ vingt minutes, qui semble presque toujours se terminer par un refus verbal et des instructions de revenir le lendemain pour récupérer la décision écrite. Chaque semaine, quelques enfants reçoivent un rendez-vous pour un entretien complet.

    Certains jeunes continuent d’être refoulés sommairement à la porte sans être interviewés (la pratique dite du « refus de guichet »). Un jeune Guinéen de seize ans a affirmé à Human Rights Watch le 20 septembre que la personne à l’accueil l’avait sommairement rejeté à la porte ce matin-là. « Ils m’ont dit qu’ils m’avaient déjà vu (...) et moins d’une minute plus tard, j’ai dû partir », a-t-il dit, ajoutant qu’il ne s’était jamais rendu au DEMIE auparavant. Deux associations humanitaires ont décrit des cas similaires, quoiqu’en moins grand nombre qu’au premier semestre 2018.

    Les autorités en charge de la protection de l’enfance sont autorisées à refuser sommairement l’accès aux personnes qui ont manifestement plus de 18 ans. Lorsque Human Rights Watch a rencontré un responsable de la Croix-Rouge française, l’association en charge des évaluations de l’âge à Paris dans le cadre d’une délégation du département, il a affirmé, à titre d’exemple, qu’une personne qui semblait avoir la quarantaine serait renvoyée sans entretien. Or, aucun des jeunes à qui Human Rights Watch a parlé et affirmant s’être vu refuser un entretien ne semblait avoir clairement plus de 18 ans aux yeux des chercheurs de Human Rights Watch.

    La réglementation française stipule que les entretiens doivent être conduits de manière « empreinte de neutralité et de bienveillance », et les normes internationales exigent un environnement « sûr » et un traitement « équitable », d’une manière qui tienne compte de l’âge, du sexe, de la maturité psychologique et de l’état émotionnel des enfants.

    L’enquête menée entre février et juin 2018 a fait ressortir que les autorités ne respectaient pas pleinement ces normes, et les témoignages de jeunes interrogés en août et septembre indiquent que ces problèmes persistent. Dans un récit emblématique, un Ivoirien de seize ans a déclaré le 29 août que son entrevue deux semaines plus tôt l’avait mis mal à l’aise, l’empêchant de raconter son histoire : « Je me suis senti gêné. Il [l’évaluateur] ne me mettait pas à l’aise. Je vois bien qu’ils sont méchants, pas sympas avec moi. »

    Le personnel ne mène pas toujours les entretiens dans une langue que les enfants non accompagnés comprennent. Médecins Sans Frontières a eu plusieurs cas de ce genre, comme celui d’un garçon éthiopien évalué en anglais, alors qu’il n’avait pas été en mesure de communiquer dans cette langue les détails de ses antécédents au personnel de Médecins Sans Frontières.

    Accès adéquat à un hébergement temporaire

    La réglementation française exige que les autorités fournissent un accueil provisoire d’urgence de cinq jours pendant qu’elles évaluent la situation de l’enfant. La plupart des jeunes interrogés ont pourtant été évalués dès leur présentation au dispositif et n’ont pas eu le temps de se reposer, alors même que beaucoup venaient d’arriver à Paris après des semaines ou des mois de parcours migratoire.

    Au lieu de cela, de nombreux enfants migrants non accompagnés n’ont accès qu’à une nuit d’hébergement, et seulement après leur entretien. Seuls deux enfants interviewés ont dit avoir bénéficié d’une mise à l’abri provisoire avant leur entretien, l’un pendant une semaine et demie, l’autre pendant deux semaines.

    L’association qui a recueilli une centaine de témoignages de jeunes qui se sont rendus au DEMIE en août et en septembre a estimé sur cette base « [qu’] environ 60 % sont évalués immédiatement puis mis à l’hôtel une seule nuit avant de recevoir leur lettre de refus le lendemain et [qu’]environ 40 % sont mis à l’abri quelques nuits avant d’être évalués plus longuement, en moyenne dix nuits en ce moment. »

    Le temps de repos et de récupération avant d’être évalué est crucial pour une évaluation précise de l’âge. Comme l’a expliqué Sophie Laurant, Coordinatrice du programme Mineurs non Accompagnés de Médecins du Monde : « Compte tenu de leur profil, de leur histoire, de leur état [de santé] à leur arrivée en France, un temps de répit est impérativement nécessaire et un accès aux soins somatiques et psychiques requis sans délai. Un jeune ne peut correctement être évalué que s’il n’est plus en état de souffrance (traumatisme physique, errance psychique, sidération, syndrome de stress post traumatique, etc.), s’il comprend ce qu’il se passe, pourquoi l’évaluateur pose telle ou telle question. »

    Selon Médecins Sans Frontières, qui a accueilli 129 enfants dans son Centre pour enfants migrants non accompagnés entre le 1er juillet et le 31 août, ces enfants sont physiquement et psychologiquement épuisés lorsqu’ils arrivent, après des voyages très difficiles, quel que soit leur itinéraire.

    Motifs de refus arbitraires

    Dans une évolution positive par rapport à une pratique en cours début 2018, les jeunes reçoivent maintenant régulièrement des notifications écrites de refus de leur minorité. Pour autant, les lettres de refus délivrées en juillet, août et septembre que Human Rights Watch a pu examiner continuent de se baser sur des motifs qui semblent à la fois subjectifs et arbitraires.

    Les lettres utilisent des arguments génériques, souvent rédigés dans des termes identiques, avec peu ou pas de références aux antécédents individuels de l’enfant ou à d’autres détails de l’entretien. La DASES a fourni la plupart de ces lettres de refus dès le lendemain de l’entretien.

    L’absence de documents d’identité, ou le fait que ceux présentés « ne peuvent être directement rattachés » à l’enfant évalué, continuent d’être invoqués comme des motifs de rejet, alors même que de nombreuses personnes quittent leur domicile sans leurs papiers d’identité ou les perdent en route, et que les actes de naissance ne comportent pas de photo. L’un des enfants que nous avons interviewés en août a expliqué : « La personne m’a dit directement ‘on ne peut rien faire pour toi’ car je n’ai pas d’extrait de naissance. On m’a dit de revenir le lendemain pour récupérer le papier de refus. »

    Le fait d’avoir travaillé avant ou pendant le parcours migratoire, ou de voyager seul, continue d’être vu comme un signe de maturité, et donc de majorité, alors que de nombreux enfants à travers le monde voyagent seuls ou travaillent, comme Human Rights Watch l’a documenté dans de nombreux pays du monde. Dix-huit des 21 lettres consultées évoquent le fait d’avoir voyagé seul, d’avoir travaillé ou été autonome pendant le parcours migratoire, ou d’avoir financé seul le voyage comme des signes que la personne n’est pas un enfant.

    Par exemple, la lettre remise à un jeune Camerounais disant avoir 17 ans indique refuser de reconnaître sa minorité au motif que « l’autonomie dont [il a] fait preuve durant [son] parcours migratoire – en travaillant pour le financer – n’est pas compatible avec l’âge qu’[il déclare] ».

    Comme l’avait déjà souligné Human Rights Watch dans son rapport de juillet, si un enfant livre un récit jugé trop détaillé de sa vie et communique bien, cela peut être une cause de rejet car perçu comme un signe de maturité. À l’inverse, le manque de précisions ou de cohérence est invoqué comme un motif de rejet.

    Par exemple, la lettre d’un jeune Sénégalais de quinze ans explique que « [son] récit est relaté de manière non spontanée » et que « [son] parcours migratoire est insuffisamment détaillé et manque de précisions ».

    Ces exigences semblent excessives pour des adolescents arrivant tout juste d’un périple migratoire long, éprouvant et parfois traumatisant, vivant souvent à la rue, et devant passer un entretien stressant. Cette exigence de précision et de cohérence semble aussi contradictoire avec la courte durée des entretiens, ne permettant pas un récit détaillé.

    Un autre motif de rejet fréquent est le fait que les « connaissances scolaires [de l’individu évalué] ne correspondent pas au parcours décrit et sont en net décalage avec celles d’un adolescent de l’âge [déclaré] », ou considèrent que le jeune fait preuve de « capacités de raisonnement et d’élaboration » ou d’« un mode de communication mature ». Des évaluations brèves et ponctuelles ne permettent pas de saisir les multiples facteurs pouvant expliquer qu’une personne peut paraître plus éloquente, avoir plus d’assurance, ou généralement paraître avoir davantage de connaissances que d’autres enfants du même âge ayant des expériences de vie différentes.

    Seize des 21 lettres de refus examinées s’appuient sur la « posture d’ensemble » du jeune pour lui refuser la minorité. Ce critère subjectif ne s’appuie sur aucun instrument validé permettant d’évaluer l’âge par le biais du comportement.

    Le Délégué national de la Croix-Rouge « Enfants et Familles » a admis lors de son entrevue avec Human Rights Watch fin mai 2018 que les agents de la Croix-Rouge qui mènent les évaluations à Paris ne disposaient en effet pas d’outil d’évaluation reconnu pour évaluer l’âge sur la base de l’attitude et du comportement. Au lieu de cela, les évaluateurs semblent se fier à des jugements subjectifs pour déterminer arbitrairement qui est un enfant et qui ne l’est pas. Ces décisions ont des conséquences immédiates et à long terme pour les enfants migrants non accompagnés.

    La réglementation française et les normes internationales exigent que l’évaluation de l’âge se fasse dans un cadre qui tienne compte des facteurs psychologiques, développementaux et culturels, et que les évaluations soient effectuées avec compétence et sensibilité. Les procédures utilisées devraient accorder le bénéfice du doute « de sorte que s’il existe une possibilité que l’individu soit un enfant, il devrait être traité comme tel ».

    Délais de recours

    Un enfant qui a été évalué majeur peut saisir le juge des enfants, mais les recours peuvent prendre des mois. Ladji, un jeune Ivoirien de quatorze ans, a expliqué avoir été refusé par la DASES en décembre 2017, mais ne toujours pas avoir reçu la décision du juge en septembre.

    Les délais augmentent pendant l’été, selon les avocats, parce que les vacances d’été ralentissent l’activité du tribunal pour enfants, de sorte que les juges convoquent moins d’enfants pour examiner leurs recours.

    Enfants à la rue

    L’une des conséquences des procédures d’évaluation de l’âge défectueuses est que de nombreux enfants sont livrés à eux-mêmes. À moins que des citoyens ne les accueillent, ils vivent à la rue.

    Sébastien D. dormait à la rue depuis que sa demande avait été refusée le 1er août. Au moment où Human Rights Watch s’est entretenu avec lui, cela faisait 17 jours qu’il dormait sur une place à Paris. « Depuis que j’ai été rejeté par le DEMIE, je dors à la rue, Place de la République. […] Pour dormir, tu cherches un angle, tu mets un carton. Si tu trouves un ancien gentil, il te donne une couverture. Car la nuit, il peut faire très froid. », nous a-t-il expliqué.

    Mamadou, un Malien de seize ans, nous a expliqué : « Le DEMIE m’a donné un papier m’expliquant d’appeler le 115 [le numéro d’urgence que les adultes en France peuvent appeler pour trouver un hébergement provisoire] pour avoir un endroit où dormir. J’ai appelé le 115, mais ils m’ont dit qu’ils ne pouvaient pas me prendre parce que je suis mineur. Je ne vais tout de même pas dire que je suis majeur juste pour ne pas dormir à la rue ! »

    Alioune, un Sénégalais de seize ans, dormait dans un parc depuis trois semaines au moment où Human Rights Watch s’est entretenu avec lui au mois d’août. Les autorités avaient rejeté sa demande de minorité deux mois plus tôt et il attendait toujours la réponse quant à son recours devant le juge.

    La solidarité et la générosité des citoyens acceptant d’héberger les enfants non accompagnés sont louables mais ne peuvent constituer une solution durable. L’aide de particuliers est trop incertaine et variable, et tributaire à la fois du nombre de citoyens se proposant comme hébergeurs et du nombre d’enfants non accompagnés arrivant sur le territoire français. Des associations humanitaires ont expliqué à Human Rights Watch que de nombreux enfants se sont retrouvés à la rue car beaucoup d’hébergeurs sont partis en vacances pendant l’été.

    https://www.hrw.org/fr/news/2018/10/05/paris-situation-toujours-critique-pour-les-adolescents-migrants-arrivant-seuls
    #France #MNA #mineurs_non_accompagnés #âge #mineurs #asile #migrations #réfugiés #hébergement #logement #SDF #sans-abri

    ping @isskein


  • #Exposition en plein air sur les #interdits à #Grenoble

    #street-art #art_de_rue #interdiction #témoignages #portraits #amour #drogue #délit_de_solidarité #secte #mort #inceste #tabou #corps #nudité #vol #classe_sociale #valeurs #humanisme #squats #sans-papiers #solidarité #accident #handicap #grossesse #langue #rouge_à_lèvre #SDF #sans-abri #parentalité #avoir_des_enfants #non-travailleur #chômage #identité_féminine #prépa #rectangle_blanc #ordre_établi #NDDL #ZAD #notre_dame_des_landes #sexualité #LGBT #homosexualité #interdit_social #toxicomanie

    cc @reka


  • As homeless camp grows, #Minneapolis leaders search for a solution

    A large homeless camp has formed outside Minneapolis inhabited mostly by Native Americans. The city has responded by tending to people within the camp and planning a temporary shelter site rather than displacing them.

    When a disturbed woman pulled a knife on Denise Deer earlier this month, she quickly herded her children into their tent. A nearby man stepped in and the woman was arrested, and within minutes, 8-year-old Shilo and 4-year-old Koda were back outside sitting on a sidewalk, playing with a train set and gobbling treats delivered by volunteers.

    The sprawling homeless encampment just south of downtown Minneapolis isn’t where Ms. Deer wanted her family of six to be, but with nowhere else to go after her mother-in-law wouldn’t take them in, she sighed: “It’s a place.”

    City leaders have been reluctant to break up what’s believed to be the largest homeless camp ever seen in Minneapolis, where the forbidding climate has typically discouraged large encampments seen elsewhere. But two deaths in recent weeks and concern about disease, drugs, and the coming winter have ratcheted up pressure for a solution.

    “Housing is a right,” Mayor Jacob Frey said. “We’re going to continue working as hard as we can to make sure the people in our city are guaranteed that right.”

    As many as 300 people have congregated in the camp that took root this summer beside an urban freeway. When The Associated Press visited earlier this month, colorful tents and a few teepees were lined up in rows, sometimes inches apart and three tents deep. Bicycles, coolers, or small toys were near some tents, and some people had strung up laundry to air out.

    Most of the residents are Native American. The encampment – called the “Wall of Forgotten Natives” because it sits against a highway sound wall – is in a part of the city with a large concentration of American Indians and organizations that help them. Some have noted the tents stand on what was once Dakota land.

    “They came to an area, a geography that has long been identified as a part of the Native community. A lot of the camp residents feel at home, they feel safer,” said Robert Lilligren, vice chairman of the Metropolitan Urban Indian Directors.

    The encampment illuminates some problems that face American Indians in Minneapolis. They make up 1.1 percent of Hennepin County’s residents, but 16 percent of unsheltered homeless people, according to an April count. It’s also a community being hit harder by opioids – with Native Americans five times more likely to die from an overdose than whites, according to state health department data.

    One end of the camp appeared to be geared toward families, while adults – some of whom were visibly high – were on the other end. In the middle, a group called Natives Against Heroin was operating a tent where volunteers handed out bottles of water, food, and clothing. The group also gives addicts clean needles and sharps containers, and volunteers carry naloxone to treat overdoses.

    “People are respectful,” said group founder James Cross. “But sometimes an addict will be coming off a high.... We have to deescalate. Not hurt them, just escort them off. And say ’Hey, this is a family setting. This is a community. We’ve got kids, elders. We’ve got to make it safe.’”

    With dozens of people living within inches of each other, health officials also fear an outbreak of infectious diseases like hepatitis A. Medical professionals have started administering vaccines. In recent weeks, one woman died when she didn’t have an asthma inhaler, and one man died from a drug overdose.

    For now, service agencies have set up areas for camp residents to get medical care, antibiotics, hygiene kits, or other supplies. There’s a station advertising free HIV testing, a place to apply for housing, and temporary showers. Portable restrooms and hand-sanitizing stations have also been put up.

    But city officials know that’s not sustainable, especially as winter approaches. At an emergency meeting on Sept. 26, the City Council approved a plan to use land that’s primarily owned by the Red Lake Nation as the site for a “navigation center,” which will include temporary shelters and services.

    Because buildings need to be demolished, that site might not be ready until early December, concerning at least one council member. But Sam Strong of the Red Lake Nation said it’s possible the process could be expedited. Once camp residents are safe for the winter, finding more stable, long-term housing will be the goal. Several families have already been moved to shelters.

    Bear La Ronge Jr. moved to the encampment after he got full custody of his three kids and realized they couldn’t live along the railroad tracks where he’d been staying. Over several weeks, he watched the tent city grow, and wishes the drug users would be removed.

    “This place is so incorporated with drugs, needles laying everywhere,” Mr. La Ronge said. He pointed to a cardboard box outside his tent that contained toys. “I wake up every morning and look in my toy box and there’s five open needles in there because people walk by and just drop their needles in my kids’ toys. So I need to go somewhere else.”

    Angela Brown has been homeless for years. She moved to the tent city with her 4-month-old daughter, Raylynn, when it seemed to be her last option.

    “I’d rather be getting a house. I don’t like being dirty, waking up sweaty,” Ms. Brown said as she cradled her daughter.

    She said she did laundry at the camp and took showers, and living there was OK. But she was worried about her daughter, especially with winter coming.

    https://www.csmonitor.com/USA/2018/0927/As-homeless-camp-grows-Minneapolis-leaders-search-for-a-solution?cmpid=TW
    #peuples_autochtones #camps #USA #Etats-Unis #SDF #sans-abri #logement #hébergement


  • Bruxelles : Inauguration de La nouvelle Bibliothèque consacrée à la grande pauvreté ce vendredi 21 septembre à 12h #DoucheFLUX
    http://www.doucheflux.be/notre-action/services/bibliotheque

    Communiqué de presse

    C’est avec grand plaisir que DoucheFLUX vous invite à l’inauguration de sa nouvelle Bibliothèque http://www.doucheflux.be/notre-action/services/bibliotheque consacrée à la grande pauvreté ce vendredi 21 septembre à 12h, 84 rue des Vétérinaires 1070 Anderlecht.

    L’inauguration se tiendra en présence de Christine Mahy, secrétaire générale du Réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté http://www.rwlp.be et futur Docteur honoris causa de l’université de Liège, la marraine de la Bibliothèque, et de Nicolas Bernard, professeur de droit à l’université Saint-Louis et éminent spécialiste de la question du logement à Bruxelles, le parrain.



    Depuis quelques temps déjà, nous travaillons à la constitution d’un centre de documentation thématique sur la pauvreté, le sans-abrisme et des sujets connexes. Les références répertoriées concernent aussi bien des documentaires, de la fiction, des périodiques, des dossiers de presse et des brochures, que des rapports d’activités, des TFE, des mémoires ou des thèses ; ainsi que des documents numériques sonores, vidéo et textes PDF.

    L’accès à la Bibliothèque (en ligne et en dur) est bien entendu ouvert aux travailleurs du secteur, aux étudiants et aux chercheurs, au public de l’ASBL comme à tous les curieux désireux de s’informer sur la thématique.

    Info : biblio@doucheflux.be

    Consultez la bibliothèque en ligne ! : http://www.doucheflux.be/pmb/opac_css

    Bien cordialement,
    L’équipe Bibliothèque

    #SDF #sans-abris #Bruxelles #Belgique #sans-abrisme


  • « Je ne suis pas trop habituée à dire à un gamin de 15 ans qu’il va dormir dehors »

    Marcia Burnier est assistante sociale dans le droit des étrangers, au sein d’un centre de santé associatif pour exilés. Les enfants et adolescents étrangers isolés qui arrivent en France doivent obligatoirement passer par un dispositif saturé qui évalue leur minorité, avant de pouvoir être hébergés et pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance. Souvent refusés, ces adolescents font ensuite appel au juge pour enfants qui décide soit de les protéger, soit de les déclarer majeurs, soit d’ordonner des expertises osseuses et des vérifications de leurs documents d’État civil. C’est le cas d’Aliou, 15 ans. Voici son histoire, racontée par Marcia.

    – « Marcia je veux faire du roller. »

    Aliou vient d’avoir 15 ans, une tête d’enfant et un sourire collé sur la face. Sa maman est morte au Mali. Avec son père ça ne se passait « pas très facile », il est donc venu tout seul en France. Il a traversé le Sahara et la Méditerranée à 14 ans, et quand on lui demande, il dit que « c’était dur », « un peu ». La première fois que je l’ai vu, il dormait à la gare du Nord, dehors, et il crevait de froid. Il attendait son rendez-vous à la Croix-Rouge pour être évalué, pour qu’un travailleur social fasse un rapport concernant sa « minorité », pour vérifier son âge, son isolement, pour décider s’il relevait de l’#Aide_sociale_à_l’enfance (#ASE) ou des rues parisiennes.

    J’en vois passer peu des mineurs isolés. Cela devait être le premier au boulot, quelqu’un était venu passer sa tête dans mon bureau pour me dire « il y a un mineur isolé, faut que tu le voies, c’est la procédure » et j’avais un peu paniqué. Je ne suis pas trop habituée à dire à un gamin de 15 ans qu’il va dormir dehors, alors on a pris le temps de voir ce qu’on pouvait faire, à grand renfort de sourires qui se voulaient très rassurants mais qui devaient sans doute être un peu gênants. Au bout de quelques minutes, persuadée d’avoir eu un coup de génie, j’ai téléphoné à la CRIP, la cellule du département qui recueille les informations préoccupantes sur les enfants en danger. Notre conversation s’est à peu près déroulée comme ceci :

    « – Il dort à la rue ? Oulala bien sûr, on va signaler ça au procureur, qu’est ce qui lui est arrivé ?
    – Il vient du Mali, il est arrivé il y a trois jours.
    – ....
    – ....
    – Ah mais madame, s’il est étranger, nous on s’en occupe pas, il faut qu’il aille se faire évaluer, et en attendant on ne peut rien faire. S’il est venu jusqu’ici, c’est qu’il est solide. »

    Je lui ai raccroché au nez et j’ai fait un grand sourire pas rassurant du tout à Aliou. On a regardé les vêtements qu’on gardait en cas d’urgence dans les grosses boites sous la table pour voir si je pouvais lui trouver une veste et un bonnet. Je lui ai donné plein d’adresses pour aller manger et un rendez-vous pour la semaine d’après. En attendant, il allait dormir dans la gare, emmitouflé dans les trois pulls que je lui avais donnés.

    J’ai fini par comprendre qu’on pouvait l’envoyer chez le #juge pour enfants avant ce fameux #rendez-vous_d’évaluation. Le juge lui a donné six mois d’#hébergement le temps de vérifier ses dires et ses documents. Le pire, c’est que j’ai compris plus tard qu’il avait été chanceux, que des gamins comme lui qui restaient des mois à la rue, il y en avait plein, ceux qui trainaient au centre Médecins sans frontières de Pantin, d’autres qui partaient dans d’autres départements, d’autres qui finissaient par mentir et se déclarer majeur pour tenter d’être hébergés en faisant une croix sur l’école. Et, surtout, d’autres qui disparaissaient du jour au lendemain, sans donner de nouvelles.

    Une fois hébergé, j’ai cru que tout allait s’arranger. On était en février, il avait 15 ans, il était tout seul dans cet hôtel social de Drancy sans rien faire de la journée. J’ai pensé naïvement qu’il serait scolarisé facilement. Il aura fallu l’intervention de plusieurs bénévoles tenaces pour qu’en avril suivant, Aliou fasse sa rentrée au collège, comme un fou, avec les trois stylos et quatre cahiers que j’avais piqués au boulot pour ses fournitures scolaires.

    Depuis, il passe régulièrement, il se plaint des spaghettis bolognaises servis quatre fois par semaine à l’hôtel et de son éducatrice de l’ASE qui ne fait rien. Il vient répéter ses exposés et me montrer ses devoirs. On discute de tout et de rien, du collège, de ses copains. Moi j’ai la boule au ventre parce que c’est bientôt les vacances d’été, et que je ne sais pas ce qu’il va foutre pendant ses journées d’été sans un centime dans la poche.

    Aujourd’hui, il a une nouvelle obsession : Aliou veut faire du roller, et accessoirement de l’athlétisme. Il me répète qu’il veut courir, le 400m, alors on s’y met à deux, on cherche un club, on passe des dizaines de coups de fil à des personnes très gentilles qui me disent que le prix à l’année est de 400 euros pour l’adhésion et la licence, on raccroche des dizaines de fois en souriant un peu forcé, « si si on va trouver t’inquiète pas ». On n’a toujours pas trouvé, mais ce matin, Aliou m’annonce que le juge a demandé des #tests_osseux pour vérifier son âge, des tests dont la référence est une étude de 1930 avec comme population, des enfants blancs et bien nourris et il a l’air soucieux. Aujourd’hui, aucun de nous deux ne sourit.

    https://www.bastamag.net/Je-ne-suis-pas-trop-habituee-a-dire-a-un-gamin-de-15-ans-qu-il-va-dormir-d
    #MNA #mineurs_non_accompagnés #asile #migrations #réfugiés #SDF #sans-abri #âge #école #scolarisation

    Le pire, c’est que j’ai compris plus tard qu’il avait été chanceux, que des gamins comme lui qui restaient des mois à la rue, il y en avait plein, ceux qui trainaient au centre Médecins sans frontières de Pantin, d’autres qui partaient dans d’autres départements, d’autres qui finissaient par mentir et se déclarer majeur pour tenter d’être hébergés en faisant une croix sur l’école. Et, surtout, d’autres qui disparaissaient du jour au lendemain, sans donner de nouvelles.

    –-> #disparitions


  • Le retour du #scorbut, une maladie que l’on croyait disparue | Réalités Biomédicales
    http://realitesbiomedicales.blog.lemonde.fr/2018/09/09/le-retour-du-scorbut-une-maladie-que-lon-croyait-d

    On ne dispose en France que de très peu d’études sur la fréquence du scorbut dans les populations à risque. Celles-ci sont représentées par les sujets âgés, les personnes sans domiciles fixes, les individus atteints de troubles psychiatriques, les éthyliques et/ou tabagiques chroniques, les patients atteints de cancer. En effet, la consommation de tabac diminue l’absorption de la vitamine C en même temps qu’il accélère sa dégradation. L’alcoolique chronique consomme des boissons alcoolisées au détriment notamment de jus de fruits. Il est également plus à risque de vivre seul et de négliger la préparation des repas. L’alcool diminue également l’absorption de la vitamine C. Enfin, le sujet atteint de cancer peut réduire ses apports alimentaires, notamment du fait des effets de la chimiothérapie, de la radiothérapie, d’une dépression. Il peut s’ensuivre une carence nutritionnelle globale dont un déficit en vitamine C.

    #Santé #sdf #psychiatrie #alimentation #enfants


  • Fenced out: Los Angeles businesses find new way to keep away homeless | Society | The Guardian

    https://www.theguardian.com/society/2018/aug/24/where-the-sidewalk-ends-businesses-keep-out-homeless-with-fences

    he day the fence arrived, Gabe was sitting next to his tent, right at the heart of Los Angeles’ Skid Row. It was a chain link fence – about six feet tall – placed at the edge of the sidewalk, where it neatly enclosed Gabe, his neighbors, and the tented homes they have made for themselves on the streets of what is sometimes called the homeless capital of the country.

    “They put the whole sidewalk inside the fence,” said Gabe, an older black man with kind eyes and a disarming demeanor who has lived on the streets of Skid Row for about five years. He was scaling a fish over a red plastic cooler as he talked. “I felt like we were in prison on the sidewalk. It felt like we were in prison and could get out, but still in prison, you know what I mean?”

    #mur #barrière #los_angeles #pauvreté #sdf #discrimination #séparation

    • J’y étais en avril... Il y avait là un quartier de... 12 îlots (?) dont les trottoirs étaient intégralement occupés par des tentes réelles ou de fortune. Traversée en voiture avec un proche qui nous montrait « la ville » comme elle est. Un kilomètre plus loin, le site des sports : stade de basket qui se transforme en stade de hockey sur glace en 8 heures. Frissons. Sous 23°C en avril.


  • Innovation : En Angleterre, on scanne les sans-abri - Société - lematin.ch
    https://www.lematin.ch/societe/angleterre-scanne-sansabri/story/26072939

    Mais l’application donne surtout accès aux objectifs du SDF. L’un voudra récolter telle somme pour un dépôt de garantie de loyer, un autre pour une formation professionnelle, un dernier pour pouvoir refaire des papiers d’identité. L’utilisateur est donc censé savoir précisément à qui il donne et pourquoi. Il est précisé qu’un travailleur social accompagne les sans-abri et s’assurent qu’ils utilisent l’argent versé comme ils l’ont promis.

    #guerre_aux_pauvres


  • NEM-NEE

    Après être revenu sur les fondements historiques et conceptuels du droit d’asile et des étrangers, après avoir retracé l’évolution juridique actuelle, il documente les conditions de (sur)vie des personnes dont la demande d’asile a été frappée d’une décision de non-entrée en matière (NEM).


    https://vimeo.com/128189652

    –-> Un #film de 2005, réalisé par le jeune #Charles_Heller (c’est probablement son premier film). Je mets ici pour archivage

    #documentaire #NEM #non-entrée_en_matière #Suisse #survie #aide_d'urgence #SDF #sans-abris #asile #migrations #réfugiés #déboutés #disparitions #droit_d'asile #catégorisation #abus #profit #délit_de_solidarité #Soleure #illégalisation #clandestinisation #droits_humains #attractivité #Suisse

    Quelques citations que Heller utilise dans son film (notamment de #Arendt et #Agamben) :


    #camps

    Interview de Dominque Boillat, directeur de l’Office fédéral des migrations, à partir de la minute 5’50 :

    « La Suisse a une politique de migration qui est basée sur le marché du travail. Cela signifie qu’elle a fait une priorité aux compétences professionnelles, pour permettre aux étrangers qui viennent s’établir dans notre pays de s’introduire plus facilement sur le marché du travail, en fonction des besoins de notre économie. Par contre, la migration de l’asile est une migration clandestine, ce sont des gens qui viennent de la misère, souvent peu formés, de beaucoup plus loin, donc ils ont beaucoup plus de difficultés à s’intégrer dans notre société, des mœurs différents, parfois de religion différente. Ces gens-là, les Etats qui ont signé la convention de Genève, et la Suisse en est, doivent leur donner une protection. Ici on est dans un autre domaine. C’est pas de la migration souhaitée du point de vue de l’économie, c’est une migration qui est entre guillemets »"tolérée" parce que ces gens ont besoin d’une protection. Si quelqu’un vient dans ce système et veut en profiter pour immigrer alors qu’il n’a ni les compétences professionnelles, ni le droit de séjourner ni le droit d’avoir l’asile, il est considéré comme un étranger en séjour irrégulier. Cela dit, un certain nombre reste quand même, ils s’accrochent. Ils n’ont plus de travail, ils sont là, ils sont à la charge des autorités, parce qu’on ne peut pas les mettre à la rue non plus. Et il y a donc un bras de fer entre ces personnes qui se sentent exclues, mais qui ne veulent tout de même pas rentrer."

    Voix off Charles, à partir de la minute 7’70, en commentaire de cette citation de Arendt :


    « Hannah Arendt montre la logique de la politique adoptée par les Etats européens face aux réfugiés durant la Deuxième guerre mondiale.
    Le refus d’intégrer et l’impossibilité de renvoyer les réfugiés ne pouvait que mener aux camps.
    Nous retrouvons aujourd’hui à l’œuvre cette même logique, en Suisse comme partout en Europe. Et l’analyse d’Hannah Arendt garde toute sa pertinence, particulièrement si, à l’instar de Giorgio Agamben, on définit le camp non par les horreurs qui sont commises, une topographie spécifique, mais comme un espace d’exception au sein duquel le sujet ayant perdu toute protection juridique, est réduit à la vie nue. C’est bel et bien un tel espace que les autorités helvétiques allaient ouvrir en développant sciemment, méticuleusement, des moyens juridiques de faire disparaître ces personnes désignées comme indésirables ».

    Interview de Françoise Kopf, à partir de la minute 8’40 :
    "Les débuts de l’histoire remontent à l’entrée en vigueur de la loi sur l’asile. La première loi sur l’asile que la Suisse a formulée. Peter Hess, qui était à l’époque le responsable de la police étrangère, qui était en charge de l’asile, avait trouvé que l’aide sociale pouvait être utilisée comme instrument dans la politique d’asile, et donc en réduisant l’aide sociale on allait probablement réduire l’attractivité et l’attrait de la Suisse. Cette idée a fait son chemin, mais au même temps il y a eu une espèce de changement qui s’est mis en place dans les années 1990. A ce moment-là, réduire l’attractivité a changé de sens, ça a voulu plus dire réduire la durée de séjour, c’est-à-dire pousser les gens à disparaître, à les dissuader de rester plutôt que de réduire l’attractivité pour les potentiels arrivants. L’aboutissement de ces mesures se lit dans le « rapport Fuhrer/Gerber », un rapport de travail qui a été co-piloté par la conseillère d’Etat Rita Fuhrer, UDC, et l’ancien chef de l’Office fédéral des réfugiés, Jean-Daniel Gerber, qui était destiné à trouver de nouvelles mesures pour faire des économies dans le domaine de l’asile. Au moment où le rapport a été écrit, le Conseil fédéral, dans ces messages, avait constater qu’on avait réduit à un tel minimum les prestations d’assistance qu’on ne pouvait pas descendre plus bas et qu’il fallait donc changer de système. Comment faire pour faire des économies sans pouvoir descendre plus bas dans les normes de dignité ? L’idée est née d’exclure certains groupes, tout simplement, de l’assistance, et on les incitent à disparaître. Le rapport dit clairement que cette disparition est un des moyens de réduire les coûts, et table là-dessus, c’est-à-dire que les gens disparaissent dans la clandestinité, ici ou ailleurs. Ce qui est encore plus fou, c’est qu’en réalité les cantons, qui sont quand même tenus de mettre une aide d’urgence en place, sont, par ce rapport, incités aussi à ne pas en faire trop. Ils le disent très clairement : si toutes les personnes renvoyées dans l’anonymat, ces personnes qui n’existent plus, sans identité, faisaient recours à cette forme d’hébergement, l’hébergement d’urgence, des conséquences de ces mesures pourraient être négatives. « Toutefois, à juger par les expériences faites ces dernières années, seule une minorité des individus concernés et susceptibles de recourir systématiquement et pour une longue durée aux services et aux biens accessibles dans les centres d’urgence. La grande majorité d’entre eux disparaîtrait et chercherait de nouvelles opportunités dans la clandestinité ou au-delà des frontières. »


  • Lille : Jacques, SDF, peintre et “figure du quartier”, rappelé à l’ordre par la police municipale Sébastien Gurak - France 3 - 24 Mai 2018
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/nord-0/lille-metropole/lille-jacques-sdf-peintre-figure-du-quartier-rappele-or

    Il s’appelle Jacques Catais et si vous ne connaissez ni son nom, ni son prénom, vous l’avez peut-être déjà croisé entre la Grand Place et la gare Lille-Flandres. Voilà seize ans que ce Lillois de 62 ans a installé son chevalet non loin de l’Opéra, juste devant la boulangerie Paul, et il craint de ne plus pouvoir peindre.

    Mardi, Jacques s’est vu signifier par la police municipale que son chevalet occupait trop de place dans l’espace public et depuis, il ne l’a plus sorti et garde même son chien Pinceau à l’atelier, de peur de provoquer des remous.

    "On m’a interdit de vendre des tableaux" explique Jacques Catais, qui raconte que mardi, "la police municipale est passée et m’a dit ’Écoute, Jacques, il faudra que tu remballes."

    Travailleur et inscrit à l’URSSAF
    Jacques a travaillé comme forain, ouvrier dans le BTP, réceptionniste ou sur un chantier maritime à Marseille ou garçon de café à Lille. Il avait pu louer un local pour peindre et vendre ses toiles mais l’a perdu, faute de pouvoir en payer le loyer.

    Inscrit à l’URSSAF, il s’était même fait attribuer un numéro de Siren pour son activité. Rêvant d’un "Montmartre" lillois et de pouvoir vivre de ses tableaux, il envisageait même de donner des cours de peinture aux enfants.

    C’est Marco Tallu, bénévole au sein de l’association "Action froid", qui a fait connaître sa situation via un post Facebook rapidement devenu viral.

    "Aujourd’hui la police municipale lui a demandé de remballer son matériel et lui a interdit de peindre et de vendre ses tableaux dans la rue" y indiquait-il.

    #guerre_aux_pauvres #SDF #Rue #Lille #France #Police #PS #martine_aubry

    Lille Tourisme


  • Le lundi (férié) 21 mai, de 11h à 18h : * DoucheFLUX *organise sa seconde Brocante annuelle, dans la rue des Vétérinaires (fermée à la circulation) et dans son bâtiment. Animations, bar, petite restauration, château gonflable, musique sont au rendez-vous de l’événement, qui se veut à la fois lieu de trouvailles et fête de quartier ouverte à tous.

    Concert de 18h30 à 21h de Hammer Jam-Her https://soundcloud.com/hammer-jam-her

    Vous voulez vendre vos objets de seconde main ?
    Parking gratuit et sécurisé à proximité
    3 x 2 m = 15 € à l’extérieur et 20 € à l’intérieur
    inscription obligatoire : brocante@doucheflux.be
    infos ici + (après 18h) 0484 13 81 39 ou 0485 74 98 02

    Vous voulez nous offrir des petits objets de valeur que nous revendrons au profit de DoucheFLUX ? Déposez-les chez DoucheFLUX le 21 mai entre 8h et 11h.

    Source : https://mailchi.mp/doucheflux/doucheflux-2-news-2-rappels?e=839425121b

    #SDF #Bruxelles #brocante #Braderie #Rommelmarkt #DoucheFLUX


  • Paris : still on the streets

    The abject failure of French President Macron to carry out his promise to get refugees ‘off the streets, out of the woods’ by the end of 2017 is highlighted in the latest report by Refugee Rights Europe (RRE).


    http://www.irr.org.uk/news/paris-still-on-the-streets
    #rapport #SDF #sans-abri #logement #hébergement #Paris #asile #migrations #réfugiés #France

    Pour télécharger le rapport :
    http://refugeerights.org.uk/wp-content/uploads/2018/03/RRDP_StillOnTheStreets.pdf

    cc @isskein


    • New figures reveal at least 449 homeless deaths in UK in the last year

      On the streets, in a hospital, a hostel or a B&B: across the UK the deaths of people without a home have gone unnoticed.

      Tonight we’re attempting to shed new light on a hidden tragedy.

      Research by the Bureau of Investigative Journalism suggests at least 449 homeless people have died in the UK in the last year – at least 65 of them on the streets.

      The homeless charity Crisis says the figures are “deeply shocking”. They want such deaths to be better investigated and recorded.

      https://www.channel4.com/news/new-figures-reveal-at-least-449-homeless-deaths-in-uk-in-the-last-year

      #statistiques #chiffres

    • “A national scandal”: 449 people died homeless in the last year

      A grandmother who made potted plant gardens in shop doorways, found dead in a car park. A 51-year-old man who killed himself the day before his temporary accommodation ran out. A man who was tipped into a bin lorry while he slept.

      These tragic stories represent just a few of at least 449 people who the Bureau can today reveal have died while homeless in the UK in the last 12 months - more than one person per day.

      After learning that no official body counted the number of homeless people who have died, we set out to record all such deaths over the course of one year. Working with local journalists, charities and grassroots outreach groups to gather as much information as possible, the Bureau has compiled a first-of-its-kind database which lists the names of the dead and more importantly, tells their stories.

      The findings have sparked outrage amongst homeless charities, with one expert calling the work a “wake-up call to see homelessness as a national emergency”.

      Our investigation has prompted the Office for National Statistics to start producing its own figure on homeless deaths.

      We found out about the deaths of hundreds of people, some as young as 18 and some as old as 94. They included a former soldier, a quantum physicist, a travelling musician, a father of two who volunteered in his community, and a chatty Big Issue seller. The true figure is likely to be much higher.

      Some were found in shop doorways in the height of summer, others in tents hidden in winter woodland. Some were sent, terminally ill, to dingy hostels, while others died in temporary accommodation or hospital beds. Some lay dead for hours, weeks or months before anyone found them. Three men’s bodies were so badly decomposed by the time they were discovered that forensic testing was needed to identify them.

      They died from violence, drug overdoses, illnesses, suicide and murder, among other reasons. One man’s body showed signs of prolonged starvation.

      “A national disgrace”

      Charities and experts responded with shock at the Bureau’s findings. Howard Sinclair, St Mungo’s chief executive, said: “These figures are nothing short of a national scandal. These deaths are premature and entirely preventable.”

      “This important investigation lays bare the true brutality of our housing crisis,” said Polly Neate, CEO of Shelter. “Rising levels of homelessness are a national disgrace, but it is utterly unforgivable that so many homeless people are dying unnoticed and unaccounted for.”
      “This important investigation lays bare the true brutality of our housing crisis"

      Our data shows homeless people are dying decades younger than the general population. The average age of the people whose deaths we recorded was 49 for men and 53 for women.

      “We know that sleeping rough is dangerous, but this investigation reminds us it’s deadly,” said Jon Sparkes, chief executive of Crisis. “Those sleeping on our streets are exposed to everything from sub-zero temperatures, to violence and abuse, and fatal illnesses. They are 17 times more likely to be a victim of violence, twice as likely to die from infections, and nine times more likely to commit suicide.”

      The Bureau’s Dying Homeless project has sparked widespread debate about the lack of data on homeless deaths.

      Responding to our work, the Office for National Statistics (ONS) has now confirmed that it will start compiling and releasing its own official estimate - a huge step forward.

      For months the ONS has been analysing and cross-checking the Bureau’s database to create its own methodology for estimating homeless deaths, and plans to produce first-of-their-kind statistics in December this year.

      A spokesperson said the information provided by the Bureau “helps us develop the most accurate method of identifying all the deaths that should be counted.”
      Naming the dead

      Tracking homeless deaths is a complex task. Homeless people die in many different circumstances in many different places, and the fact they don’t have a home is not recorded on death certificates, even if it is a contributing factor.

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      There are also different definitions of homelessness. We used the same definition as that used by homeless charity Crisis; it defines someone as homeless if they are sleeping rough, or in emergency or temporary accommodation such as hostels and B&Bs, or sofa-surfing. In Northern Ireland, we were only able to count the deaths of people registered as officially homeless by the Housing Executive, most of whom were in temporary accommodation while they waited to be housed.

      For the past nine months we have attended funerals, interviewed family members, collected coroners’ reports, spoken to doctors, shadowed homeless outreach teams, contacted soup kitchens and hostels and compiled scores of Freedom of Information requests. We have scoured local press reports and collaborated with our Bureau Local network of regional journalists across the country. In Northern Ireland we worked with The Detail’s independent journalism team to find deaths there.

      Of the 449 deaths in our database, we are able to publicly identify 138 people (we withheld the identity of dozens more at the request of those that knew them).

      Of the cases in which we were able to find out where people died, more than half of the deaths happened on the streets.

      These included mother-of-five Jayne Simpson, who died in the doorway of a highstreet bank in Stafford during the heatwave of early July. In the wake of her death the local charity that had been working with her, House of Bread, started a campaign called “Everyone knows a Jayne”, to try to raise awareness of how easy it is to fall into homelessness.

      Forty-one-year-old Jean Louis Du Plessis also died on the streets in Bristol. He was found in his sleeping bag during the freezing weather conditions of Storm Eleanor. At his inquest the coroner found he had been in a state of “prolonged starvation”.

      Russell Lane was sleeping in an industrial bin wrapped in an old carpet when it was tipped into a rubbish truck in Rochester in January. He suffered serious leg and hip injuries and died nine days later in hospital. He was 48 years old.

      In other cases people died while in temporary accommodation, waiting for a permanent place to call home. Those included 30-year-old John Smith who was found dead on Christmas Day, in a hostel in Chester.

      Or James Abbott who killed himself in a hotel in Croydon in October, the day before his stay in temporary accommodation was due to run out. A report from Lambeth Clinical Commissioning Group said: “He [Mr Abbott] said his primary need was accommodation and if this was provided he would not have an inclination to end his life.” We logged two other suicides amongst the deaths in the database.

      Many more homeless people were likely to have died unrecorded in hospitals, according to Alex Bax, CEO of Pathways, a homeless charity that works inside several hospitals across England. “Deaths on the street are only one part of the picture,” he said. “Many homeless people also die in hospital and with the right broad response these deaths could be prevented.”
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      Rising levels of homelessness

      The number of people sleeping rough has doubled in England and Wales in the last five years, according to the latest figures, while the number of people classed as officially homeless has risen by 8%.

      In Scotland the number of people applying to be classed as homeless rose last year for the first time in nine years. In Northern Ireland the number of homeless people rose by a third between 2012 and 2017.

      Analysis of government figures also shows the number of people housed in bed and breakfast hotels in England and Wales increased by a third between 2012 and 2018, with the number of children and pregnant women in B&Bs and hostels rising by more than half.

      “Unstable and expensive private renting, crippling welfare cuts and a severe lack of social housing have created this crisis,” said Shelter’s Neate. “To prevent more people from having to experience the trauma of homelessness, the government must ensure housing benefit is enough to cover the cost of rents, and urgently ramp up its efforts to build many more social homes.”

      The sheer scale of people dying due to poverty and homelessness was horrifying, said Crisis chief executive Sparkes.“This is a wake-up call to see homelessness as a national emergency,” he said.

      Breaking down the data

      Across our dataset, 69% of those that died were men and 21% were women (for the remaining 10% we did not have their gender).

      For those we could identify, their ages ranged between 18 and 94.

      At least nine of the deaths we recorded over the year were due to violence, including several deaths which were later confirmed to be murders.

      Over 250 were in England and Wales, in part because systems to count in London are better developed than elsewhere in the UK.

      London was the location of at least 109 deaths. The capital has the highest recorded rough sleeper count in England, according to official statistics, and information on the well-being of those living homeless is held in a centralised system called CHAIN. This allowed us to easily record many of the deaths in the capital although we heard of many others deaths in London that weren’t part of the CHAIN data.

      In Scotland, we found details of 42 people who died in Scotland in the last year, but this is likely a big underestimate. Many of the deaths we registered happened in Edinburgh, while others were logged from Glasgow, the Shetland Islands and the Outer Hebrides.
      “We know that sleeping rough is dangerous, but this investigation reminds us it’s deadly”

      Working with The Detail in Northern Ireland, we found details of 149 people who died in the country. Most died while waiting to be housed by the country’s Housing Executive - some may have been in leased accommodation while they waited, but they were officially classed as homeless.

      “Not only will 449 families or significant others have to cope with their loss, they will have to face the injustice that their loved one was forced to live the last days of their life without the dignity of a decent roof over their head, and a basic safety net that might have prevented their death,” Sparkes from Crisis. No one deserves this.”

      A spokesperson from the Ministry of Housing, Communities and Local Government said:

      “Every death of someone sleeping rough on our streets is one too many and we take this matter extremely seriously.

      “We are investing £1.2bn to tackle all forms of homelessness, and have set out bold plans backed by £100m in funding to halve rough sleeping by 2022 and end it by 2027."


      https://www.thebureauinvestigates.com/stories/2018-10-08/homelessness-a-national-scandal?token=ssTw9Mg2I2QU4AYduMjt3Ny
      #noms #donner_un_nom #sortir_de_l'anonymat


  • The death of #Rebin_Mitran

    The young man in the photo who is raising up his fist is Rebin Mitran, an Iraqian Kurdish citizen who got a refugee status in Bulgaria. He died on the 1st of March in Sofia, the capital city of Bulgaria, very likely because of the low temperatures, which were minus 18 degrees during that time. He was found lying at Botevgradsko shose Blvd. in a very bad condition. He was transported to the municipal Crisis Centre for Homeless People in Zaharna Fabrika district where he died later that night.
    Rebin was one of many refugees in Bulgaria who could not cope with the harsh situation there. Without social money or the lack of health care his condition got worse day by day. Rebin said he had relatives in Germany and he thought about living there. Besides that, he had a mother in Iraq, who died a few months ago. His story shows very clearly that having a refugee status means not much in Bulgaria.


    http://bulgaria.bordermonitoring.eu/2018/03/30/the-death-of-rebin-mitran
    #Bulgarie #mourir_de_froid #SDF #mort #décès #réfugiés #asile #migrations #hébergement #logement #sans-abri


  • De plus en plus de sans-abri partout en Europe
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2018/03/21/de-plus-en-plus-de-sans-abri-partout-en-europe_5273875_3224.html

    « La définition du #sans-abrisme a beau ne pas être la même d’un pays à l’autre, partout en Europe les hausses sont spectaculaires », révèle Sarah Coupechoux, de la FAP : + 150 % en Allemagne, entre 2014 et 2016 ; + 145 % en Irlande, entre 2014 et 2017 ; + 169 % au Royaume-Uni entre 2010 et 2017 ; + 96 % à Bruxelles entre 2008 et 2016 ; + 20,5 % en Espagne entre 2014 et 2016 ; + 17 % en France entre 2016 et 2017, en tenant compte des 20 845 personnes qui ont demandé un hébergement au « 115 » en juin 2017 par rapport à juin 2016.[...]

    Parmi tous les pays européens, seule la Finlande fait exception et a réduit de 18 % le nombre de ses #sans-domicile, entre 2009 et 2016. « Les Finlandais ont mené une politique volontariste, réunissant tous les acteurs, se fixant des objectifs et mettant des moyens avec un effort continu sur vingt ans en faveur d’une politique basée sur le principe du “logement d’abord” », précise Sarah Coupechoux. Cette action vise à prévenir les expulsions, à intervenir au plus vite lorsqu’une personne est privée de #logement, à lui éviter les étapes de l’hébergement d’urgence et, parce que des logements ont été construits, à la reloger durablement.

    #sdf


  • Un SDF reçoit 200 euros d’amende pour « mendicité » dans le métro la voix du nord -Morgane Baghlali-Serres - 15 Mars 2018
    http://lavdn.lavoixdunord.fr/336122/article/2018-03-15/un-sdf-recoit-200-euros-d-amende-pour-mendicite-dans-le-metro

    L’association Une touche d’espoir a publié lundi sur Facebook une photo rapidement devenue virale : celle d’une amende Transpole reçue par un sans-abri, parce qu’il était assis dans le métro de la gare Lille-Flandres. Les bénévoles déplorent une amende d’un montant excessif (200 euros), Transpole répond que c’est le règlement.

    Dimanche, en maraude dans le centre-ville, sept bénévoles d’Une touche d’espoir rencontrent un sans-abri devant la gare, qui leur raconte une drôle d’histoire. Alors qu’il était assis en bas de l’escalator de l’arrêt de métro Lille-Flandres, l’homme s’est vu verbalisé d’une amende de 200 euros. « Il nous a sorti l’amende de sa poche, apparemment il en avait déjà reçu d’autres. Est-ce une pratique courante ou un excès de zèle ? », s’interroge un bénévole de l’association. La publication émeut les internautes. Ils sont plus de 1 500 personnes à la partager.

    Contacté, Transpole répond dans un communiqué qu’ils « travaillent main dans la main avec l’association ABEJ Solidarité pour aider les plus vulnérables. Deux éducateurs de l’ABEJ sont ainsi présents quotidiennement sur le réseau et opèrent des maraudes (…) » Cependant, Transpole justifie que ses agents « veillent au respect du règlement d’utilisation du réseau (…) » Et parmi les dispositions « figure l’interdiction de pratiquer toute forme de mendicité dans l’enceinte des transports guidés de voyageurs. Toute personne contrevenant à cette disposition s’expose à une amende prévue pour les contraventions de 4e classe (décret nº2016-541 du 3 mai 2016) ».

    « C’est commode de parler de règlement mais ce n’est pas suffisant, réagit un bénévole de l’association Une touche d’espoir. 200 euros d’amende pour un SDF c’est une aberration.  »

    #sdf #mendicité #Transpole #kéolis #agression #violence #Lille la #ville du #PS et de Madame #martine_aubry #haut_de_france #mel


  • #Strasbourg : le quotidien des #mineurs_étrangers_isolés, livrés à eux-mêmes

    Les migrants âgés de moins de 18 ans sont de plus en plus nombreux dans les rues de Strasbourg. Ces mineurs étrangers isolés ont tout laissé derrière eux, pensant trouver ici un avenir meilleur. Ils n’avaient pas imaginé la rue, le froid. Une galère qu’ils vivent au quotidien.


    https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/bas-rhin/strasbourg-0/strasbourg-mineurs-etrangers-isoles-livres-eux-memes-14
    #France #MNA #mineurs_non_accompagnés #enfants #enfance #asile #migrations #réfugiés #sans-abri #SDF #hébergement