• Activision Faces New Suit From Worker Alleging ‘Rampant Sexism’
    https://news.bloomberglaw.com/daily-labor-report/activision-faces-new-suit-from-worker-alleging-rampant-sexism

    Activision Blizzard Inc. was hit with a new lawsuit Wednesday alleging that a current employee experienced sexual harassment and discrimination at the video game maker and was retaliated against for speaking out about her experiences.

    The suit was filed in Los Angeles County Superior Court on behalf of an employee referred to as “Jane Doe” by attorney Lisa Bloom, who, in December, hosted a press conference in front of Blizzard’s Irvine, Calif., office, to detail what she called an “alcohol-soaked culture of sexual harassment.”

    “For years, Activision Blizzard’s open ‘frat boy’ environment fostered rampant sexism, harassment and discrimination with 700 reported incidents occurring under CEO Robert Kotick’s watch,” the lawsuit says.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #activision_blizzard #ressources_humaines #harcèlement #bro_culture #frat_boy_culture #sexisme #bobby_kotick #alcool #plainte #procès #justice #allen_j_brack

  • Au Maroc, la pire sécheresse depuis 40 ans fait craindre une grave pénurie d’eau

    https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/maroc/le-maroc-face-a-sa-pire-secheresse-depuis-40-ans-menace-d-une-grave-pen

    Soumis de longue date aux variations climatiques, le pays subit un sévère déficit pluviométrique depuis septembre 2021 et une baisse alarmante des réserves des barrages de près de 89% par rapport à la moyenne annuelle, selon les statistiques officielles.

    Dans un article pour l’Institut marocain d’analyse des politiques (Mipa), la chercheuse Amal Ennabih estime que la rareté de l’eau est « profondément liée à la façon dont cette ressource est utilisée pour l’irrigation, consommant environ 80% de l’eau du Maroc chaque année ». Une situation d’autant plus alarmante que 10% seulement des terres agricoles sont irriguées, relève l’expert Abderrahim Hendouf, qui plaide pour une réduction du poids excessif du secteur agricole dans l’économie marocaine.

    #Maroc #eau #sécheresse #climat #agriculture #irrigation #dessalement

    • Maroc : méthodes traditionnelles, drones, dessalement… Quelles techniques pour lutter contre la sécheresse ?

      https://www.jeuneafrique.com/1331267/politique/maroc-methodes-traditionnelles-drones-dessalement-quelles-techniques-p

      Alors que le stress hydrique menace de s’accentuer dans les années à venir en Afrique du Nord, plusieurs options s’offrent au royaume pour protéger sa population et son agriculture.

      Dans son rapport annuel publié le 14 mars, la Cour des comptes consacre plusieurs pages au secteur de l’eau. Pour introduire ses recommandations en matière de gestion hydrique, l’instance de contrôle évoque le constat suivant : avec «  22 milliards de m³ par an » , le Maroc «  figure parmi les 20 pays les plus "stressés" au monde en termes de disponibilité de ces ressources. »

      Alors que le contexte de sécheresse menace sévèrement la saison agricole, le taux de remplissage des barrages tourne autour des 30 %. Mais selon le rapport de la Cour des comptes, le déficit pluviométrique n’expliquerait que partiellement l’insuffisance hydrique du royaume. En effet, les équipes de Zineb El Adaoui pointent également la politique de gestion de la ressource.

      Répartition déséquilibrée

      Parmi les points négatifs relevés par le rapport pour 2019-2020 : une répartition structurelle déséquilibrée des ressources qui entraîne d’importantes disparités régionales et des écarts entre l’offre et la demande. Aujourd’hui au Maroc, les nappes phréatiques sont surexploitées à hauteur d’1,1 milliards de m³/an.
      Des chiffres qui interrogent sur la pertinence de la politique des barrages héritée de la fin des années 1960. «  La capacité actuelle de stockage dépasse le potentiel des apports... » , résume le chercheur Ali Hammani de l’Institut agronomique et vétérinaire (IAV) Hassan II à Rabat.

      La part des sources en eaux non-conventionnelles «  se limite à 0,9 % de la totalité des ressources en eau mobilisées » , indique le rapport de la Cour des comptes. Ces sources non-conventionnelles, ce sont la récupération des eaux de pluie, le dessalement de l’eau de mer et des eaux saumâtres, ou encore la réutilisation des eaux usées traitées.

      Mais ces techniques de récupération et de valorisation de l’eau ne se valent pas toutes. En plus de nécessiter des infrastructures onéreuses, certaines d’entre elles ont des répercussions négatives sur l’environnement, comme le rejet de métaux lourds dans la mer.

      Le traitement des eaux de pluie

      Lors d’un épisode de sécheresse comme celui que vit actuellement le pays, l’agriculture dépendant des eaux de pluie paraît plus fragile que jamais. Une meilleure collecte et valorisation des eaux de pluies permettrait au Maroc de renforcer sa sécurité alimentaire.
      Pour l’eau potable, une des méthodes de prédilection est celle des «  matfias » . Dans le contexte agricole, il est plus fréquent de réaliser des «  tabias »

      Dans le Plan national de l’eau (PNE), le gouvernement se fixe comme objectif d’atteindre 300 millions de m³/an via la généralisation de la collecte des eaux pluviales. Selon le professeur Hammami, cet objectif «  n’est pas suffisamment ambitieux, compte tenu de l’énorme potentiel en matière de technique de stockage au sol et de captage des eaux de pluie. »

      D’autres solutions de valorisation de ces eaux pluviales sont également considérées par les spécialistes en agroécologie. Il s’agit de techniques ancestrales peu onéreuses et souvent bénéfiques pour la préservation de la biodiversité et la séquestration du dioxyde de carbone. Elles sont mises en place dans le cadre domestique (lessive, consommation humaine) ou agricole (abreuvement du bétail, amélioration de la production).

      Ainsi pour l’alimentation en eau potable, une des méthodes de prédilection est celle des «  matfias » , individuelles ou collectives. Il s’agit de bassins couverts permettant de stocker les eaux de pluies ou de ruissellement. Dans le contexte agricole, il est plus fréquent de réaliser des «  tabias » , des diguettes en terre construites suivant les courbes de niveau pour capter le ruissellement.

      Dessalement des eaux de mer et des eaux saumâtres

      Le 3 mars dernier, le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, annonçait la construction d’une station de dessalement d’eau de mer pour le Grand Casablanca, dont le coût est estimé à 10 milliards de dirhams (927 millions d’euros). Considérée comme une des plus grandes d’Afrique, cette unité devrait couvrir les besoins en eau de l’ensemble de la région à l’horizon 2050.

      «  Le recours au dessalement de l’eau de mer me paraît être une solution pertinente dans les zones déficitaires notamment au sud du royaume » , affirme Hammami. «  Mais il ne peut être, à mon sens, justifié que s’il est orienté vers l’alimentation en eau potable et l’irrigation des cultures à très haute valeur ajoutée » , ajoute-t-il, évoquant le méga-projet d’irrigation de 5 000 hectares annoncé en 2016 dans le cadre du programme de développement de la région Dakhla-Oued Eddahab.

      Cette solution implique pourtant quelques défis, notamment en termes de coûts énergétiques. Une question qui ne se pose pas pour les pays riches en énergies fossiles, ce qui n’est pas le cas du Maroc. À titre comparatif, l’Arabie saoudite dessale 5,5 millions de m³/ an, soit l’équivalent de 60 % de l’eau douce consommée dans le pays. «  Pour obtenir une qualité qui répond aux normes, le coût du traitement devrait être en partie subventionné par l’État » , suggère Hammami.

      Réutilisation des eaux usées

      Le Maroc produit annuellement plus de 600 millions de m³ d’eaux usées. Un chiffre voué à augmenter dans les années à venir avec le développement urbain et l’évolution démographique. L’assainissement de ce volume est «  impératif pour atténuer les pénuries d’eau et restaurer la qualité des eaux, qui connaissent une grande détérioration » , alerte le chercheur de l’IAV.

      Cette solution, relativement vertueuse écologiquement, devrait être principalement allouée au nettoyage des voiries et à l’arrosage des jardins publics et des golfs. Mais la réutilisation des eaux usées souffre d’une mauvaise image auprès du public. Pour cette raison, souvent, les paysans refusent que leurs terrains accueillent l’installation d’unités d’assainissement des eaux usées.

      Développer cette voie nécessiterait, aussi, de changer la perception qu’en ont les Marocains. À ce propos, la Cour des comptes insiste sur l’importance d’investir dans une meilleure communication publique pour «  sensibiliser à la préservation des ressources en eau et à la rationalisation de son utilisation. »

      Modernisation des pratiques

      Pour optimiser la gestion hydrique dans le royaume, notamment dans le cadre de l’agriculture irriguée, Ali Hammami fait plusieurs recommandations : la régulation de l’accès à l’eau, le partage d’information entre les différents acteurs de la gestion hydrique, la promotion de la recherche et de la formation mais surtout, l’adoption de nouvelles technologies.

      Selon lui, la voie du salut serait l’agriculture de précision et la généralisation du paradigme du «  more crop per drop » (plus de récolte par goutte). En déterminant les quantités d’eau nécessaire et en contrôlant les prélèvements de l’eau souterraine, on parviendrait donc à augmenter la productivité de l’eau consommée en agriculture tout en préservant les nappes phréatiques.

      Le spécialiste cite dans ce cadre, la technologie des objets connectés (IoT) et l’usage des drones agricoles et des images satellites. Le professeur de l’Institut Hassan II, est également adepte des mécanismes de régulation via compteurs connectés et des systèmes intégrés de suivi et d’amélioration des performances.

      Rym Bousmid

  • Moscou va délivrer des certificats HTTPS aux sites web russes. (Theregister.com)
    https://www.crashdebug.fr/moscou-va-delivrer-des-certificats-https-aux-sites-web-russes-theregister

    J’ai vue dans la presse mainstream qu’ils parlaient d’attaques russes sur les câbles sous marins d’internet, ou d’attaques informatique russes sur les banques, alors je pense qu’il faut prendre au sérieux une attaque informatique massive sous faux drapeau ou on accuseras les Russed, vous savez qu’ils on menée tout ces exercices ’Cyberpolygon’ et a mon avis comme pour Event 201, ce n’est pas pour amuser la galerie, voilà donc faites, attention notament aux comptes en banques....

    Pendant ce temps, les Anonymous affirment avoir fait sauter le régulateur des communications de Poutine.

    Moscou a mis en place sa propre autorité de certification pour délivrer des certificats TLS aux Russes touchés par des sanctions ou punis pour l’invasion de l’Ukraine (...)

    #En_vedette #Sécurité #Actualités_Informatiques

  • Belgique : Amnesty fait rouler des vélos publicitaires contre « l’apartheid » en Israël
    https://fr.timesofisrael.com/belgique-amnesty-fait-rouler-des-velos-publicitaires-contre-lapart

    Les vélos présentaient des slogans tels que "L’apartheid c’est la ségrégation" ou "Il faut démolir l’apartheid, pas les habitations palestiniennes"

    L’organisation Amnesty International, engagée dans des efforts visant à dénoncer un prétendu « apartheid » en Israël, a, pour ce faire, fait rouler huit vélos publicitaires dans Bruxelles ce lundi, a rapporté l’ONG sur son site.

    L’action était organisée dans le cadre de la « Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale ».

    « Les vélos ont commencé leur parcours dès 7h45 ce matin aux endroits les plus fréquentés par les automobilistes et les piéton·nes pour ensuite investir des lieux symboliques comme le Palais royal, le Parlement fédéral, le rond-point Schuman, le Parlement européen et l’ambassade d’Israël », a rapporté Amnesty Belgique.

    Les vélos présentaient des slogans tels que « L’apartheid c’est la ségrégation » ou « Il faut démolir l’apartheid, pas les habitations palestiniennes ».

    « Avec cette action, nous voulons non seulement sensibiliser le public aux enjeux relatifs à ce crime d’apartheid, mais aussi faire pression sur Israël et nos autorités de façon globale pour qu’un terme soit définitivement mis à l’apartheid qu’Israël inflige au peuple palestinien », a expliqué Philippe Hensmans, directeur de la section belge francophone d’Amnesty International.

    Une pétition en rapport avec cette action a été lancée en ligne sur le site internet de l’ONG.

    Le 1er février dernier, Amnesty a dévoilé un nouveau rapport lors d’une conférence de presse dans le quartier de Bab A-Zahara à Jérusalem, concluant qu’Israël appliquait une forme d’apartheid à l’encontre des Palestiniens en Cisjordanie, dans la bande de Gaza et dans le monde entier, et, de manière plus significative et controversée, à l’encontre des Arabes israéliens.

    Le rapport, très critiqué, a notamment été rejeté par Israël, les États-Unis, le Royaume-uni et l’Allemagne.

    Paul O’Brien, directeur d’Amnesty International USA. (Crédit : Capture d’écran/YouTube)
    Mi-mars, Paul O’Brien, directeur d’Amnesty International pour les États-Unis, a lui déclaré que « nous sommes opposés à l’idée – et je pense qu’il s’agit là d’une partie existentielle du débat – qu’Israël doit être préservé en tant qu’État pour le peuple juif ».

    Il a été vivement critiqué par les responsables associatifs juifs américain.

    #palestine #israël #gaza #israel #bds #palestine_assassinée #occupation #colonisation #censure #racisme #cisjordanie #apartheid #boycott #Bruxelles #Amnesty_International #vélo #apartheid #ségrégation #discrimination #discrimination_raciale #guerre

    • Les Québécois de plus en plus méfiants envers les médias Annabelle Caillou
      https://www.ledevoir.com/culture/medias/689217/les-quebecois-de-plus-en-plus-mefiants-envers-les-medias

      La méfiance envers les médias — et particulièrement envers les journalistes — continue de croître dans la province : un Québécois sur deux craint que les professionnels de l’information tentent de l’induire en erreur en diffusant volontairement de fausses nouvelles. C’est ce que révèle le dernier coup de sonde du cabinet Edelman, qui a publié lundi le volet québécois de son baromètre annuel de la confiance envers les institutions. https://www.edelman.ca/fr/trust-barometer/barometre-de-confiance-edelman-2022

      Menée en ligne entre le 1er et le 24 novembre 2021 auprès de 1500 Canadiens, dont 1000 Québécois, l’enquête vient nous éclairer sur la perception des médias au sein de la population. Décryptage en quatre chiffres et en entrevue avec Martine St-Victor, directrice générale d’Edelman Montréal.

      56 % C’est le pourcentage de répondants québécois qui se disent préoccupés par le fait que les journalistes cherchent délibérément à les tromper en disséminant de l’information erronée ou largement exagérée.
      Il s’agit d’une augmentation de 9 points de pourcentage comparativement à 2021. « Ça me brise le cœur de voir cette méfiance envers le travail des journalistes. C’est aussi incroyable de voir à quel point l’expression “fake news” s’infiltre maintenant partout dès que quelque chose nous déplaît, dès qu’on nous contredit », déplore Mme St-Victor.

      59 % C’est le taux de confiance envers les médias au Québec, en baisse d’un point par rapport à la période prépandémie.
      Des quatre institutions analysées, les médias se retrouvent ainsi en queue de peloton, derrière les entreprises (63 %), les ONG (61 %) et le gouvernement (60 %). C’est toutefois un meilleur niveau que pour l’ensemble du Canada, où l’on fait confiance  à 52 % seulement aux médias, ou encore l’Australie (43 %), les États-Unis (39 %), la France (38 %) et le Royaume-Uni (35 %) , fait remarquer la directrice générale d’Edelman Montréal.

      41 % C’est le pourcentage de Québécois sondés qui considèrent les médias comme une force polarisante pour la société.
      À l’inverse, 35 % des personnes interrogées dans la province pensent que les médias peuvent être une force unificatrice. Mme St-Victor tient ici à mettre ces chiffres en parallèle avec le fait que 55 % des répondants estiment dans le même temps que leurs concitoyens ne savent pas mener un débat constructif et civilisé en cas de divergence d’opinions. « Oui, la polarisation vient des médias, selon eux, mais elle vient aussi du reste de la population. C’est une responsabilité collective, donc. Tout le monde le remarque sur les réseaux sociaux : le climat social est tendu, et personne n’aime ça. »

      62 % C’est le taux de confiance des Québécois interrogés envers les médias traditionnels, plus précisément.
      Il s’agit d’une baisse d’un point comparé à l’année précédente. Ce type de médias reste toutefois aux yeux des participants une meilleure source d’information que les moteurs de recherche (58 %), les médias de marque (42 %) et les médias sociaux (27 %).

      #Quebec #médias #crédibilité #propagande #manipulation #politique #journalisme #censure #presse #journullistes #merdias #journulliste #médiacrates #mass_merdias 

    • #Stratpol Bulletin N°74. Occident vs le reste du monde, hypersonique vs OTAN, Gamelins à la télé. 22.03.2022.
      _ Remarque : « La vérité est toujours la première victime de la guerre ! »

      https://www.youtube.com/watch?v=M4eZ9dui8lA

      Pas mal de choses intéressantes sur les progressions de l’Armée Russe. N’oublions pas qu’une censure officielle existe en Russie. Chez nous, elle est officieuse, et trés efficace.

      #ukraine #russie #guerre #crimée #otan #ue

  • Remise en liberté d’Alexandra Richard : Quel est ce « trouble à l’ordre public » que craint la justice ?

    Au lendemain du 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, la cour d’appel de Rouen a examiné la demande de remise en liberté d’Alexandra Richard, condamnée à 10 ans de prison pour homicide volontaire sur son conjoint violent.

    Pendant 3 ans, Sébastien Gest l’a violée, frappée et menacée de mort à de multiples reprises. Le jour du drame, il lui a demandé de choisir l’arme avec laquelle il allait la tuer et l’a ainsi menacée : « j’vais t’buter, tu partiras les pieds devant ». Tous les éléments de l’enquête indiquent une scène de légitime défense, dans laquelle Alexandra Richard s’est emparée d’une arme pour se protéger. De surcroît, l’expertise balistique valide la plausibilité d’un coup de fusil déclenché de manière accidentelle.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2022/03/22/remise-en-liberte-dalexandra-richard-quel-est-ce-troubl

    #féminisme #violence #droit

  • Les villes Carfree présentent des taux plus faibles de diabète et d’obésité
    http://carfree.fr/index.php/2022/03/21/les-villes-carfree-presentent-des-taux-plus-faibles-de-diabete-et-dobesite

    L’examen de 170 études montre que les personnes sont moins susceptibles d’être obèses ou diabétiques si elles vivent dans des villes où la marche et le #Vélo sont sûrs et Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Fin_de_l'automobile #Marche_à_pied #Transports_publics #Vie_sans_voiture #Ville_sans_voitures #canada #obésité #recherche #santé #sédentarité #ville

  • Des métropoles incapables de redistribuer ?
    https://metropolitiques.eu/Des-metropoles-incapables-de-redistribuer.html

    L’enquête socio-historique menée par Antoine Lévêque décrypte la manière dont les décisions prises par des élus, à distance de leurs administrés, et leur obsession de l’attractivité, font directement obstacle à la desserte des #quartiers_populaires. Championne de la croissance économique en France, lieu de concentration des richesses, la #métropole lyonnaise matérialise parfaitement la façon dont certaines villes s’accommodent des recompositions d’un capitalisme mondialisé. Elle incarne toutefois tout autant #Terrains

    / #transports_publics, intercommunalité, #inégalités, #ségrégation, métropole, #Lyon, quartiers populaires, attractivité, #démocratie_locale, Grand (...)

    #intercommunalité #attractivité #Grand_Lyon
    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met_leveque.pdf

  • Les fresques carabines : une institutionnalisation des violences sexistes à l’hôpital

    Après deux mois de mobilisation contre les fresques pornographiques au CHU de Toulouse puis Rennes et une victoire à Toulouse, nous avons décidé d’élargir la lutte contre les violences sexistes dans le milieu hospitalier à l’ensemble du territoire. Bien loin de se cantonner à ces seuls CHU, les fresques pornographiques et la culture carabine sont présentes dans de nombreux internats de France. Conjointement avec des associations, collectifs, patientes, professionnel.le.s et syndicats nous avons publié cette tribune dans le quotidien le Monde afin d’interpeler Olivier Véran. Depuis, le syndicat des internes des hôpitaux de Paris a décidé d’agir sans attendre en annonçant le recouvrement des fresques pornographiques à l’APHP au profit de fresques participatives !

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2022/03/20/les-fresques-carabines-une-institutionnalisation-des-vi

    #féminisme #sexisme

  • Despite its beautiful Ori games, Moon Studios is called an ’oppressive’ place to work | VentureBeat
    https://venturebeat.com/2022/03/18/despite-its-beautiful-ori-games-moon-studio-is-called-an-oppressive-pla

    Gaming fans know Moon Studios for its amazing Ori games with beautiful art and emotional stories. But a number of current and former employees consider the Ori studio an oppressive place to work. That is according to GamesBeat’s interviews with Moon developers.

    Franciska Csongrady sur Twitter :
    https://twitter.com/TigrMoth/status/1505276733771112449

    I worked at Moon Studios for two years. I was the only woman on the story team. I struggle to find the words to express what a soul-destroying experience it was to work with the heads of the studio, Thomas and Gennadiy.

    The whole studio is built on the lie that Quality justifies everything. Verbal abuse. Crunch. Public humiliation. But it just wears you down, and burns you out. Burnt out people do not produce quality.

    Anything good that you had made before they had killed your creative spark was used to lure new, unwitting devs in, to fill the places of the friends you watched leave, one by one.

    Please, don’t be fooled. Don’t perpetuate the problem by working for places like Moon. We have to stop the defeatist mentality that this is just what the industry is like. There are better places out there. You deserve better.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #moon_studios #jeu_vidéo_ori #culture_toxique #ressources_humaines #encadrement #turnover #jeu_vidéo_blind_forest #jeu_vidéo_ori_and_the_will_of_the_wisps #thomas_mahler #gennadiy_korol #oppression #activision_blizzard #riot_games #ubisoft #ea #electronic_arts #microsoft #succès #violence_verbale #micromanagement #crunch #glassdoor #cd_projekt_red #jeu_vidéo_cyberpunk_2077 #sean_murray #hello_games #jeu_vidéo_no_man_s_sky #salaires #rémunération #primes #royalties #crédits #santé_mentale #santé_psychique #stress_post_traumatique #viol

    • Après trois heures de voyage depuis Fort-Dauphin à travers les monts Anosy sur une piste cabossée faisant office de route nationale, le Grand Sud malgache apparaît, immense et isolé. Brutalement vert après deux longues années de sécheresse. En redescendant vers le plateau du Mandrare défilent champs de maïs et de mil, bordés de haies de cactus aux épaisses feuilles hérissées d’épines. Des enfants jouent dans des flaques disputées à de nonchalants zébus.

      Il a suffi de quelques jours consécutifs de pluies, mi-janvier, puis des averses apportées dans le sillage du cyclone Batsiraï début février, pour que la vie reprenne à nouveau sa place. Là où elle semblait condamnée.

      La route trace, cap à l’ouest, traverse Amboasary, gros bourg au débouché de vastes plantations de sisal, puis rejoint Ambovombe, capitale de la région de l’Androy et centre humanitaire où sont installés les bureaux régionaux des agences onusiennes et des ONG d’urgence chargées d’assurer les distributions de vivres jusqu’à la fin de la période de soudure et l’arrivée des récoltes. Le pire a été évité. « Nous avons mis le paquet pour qu’une crise alimentaire très sévère ne dégénère pas. Et jusqu’à présent, grâce à l’augmentation des rations dans les zones les plus critiques, nous considérons que nous avons réussi », assure Jean-Benoît Manhes, représentant adjoint de l’Unicef.

      Dans les trois provinces d’Androy, d’Anosy et d’Atsimo-Andrefana, qui composent le Grand Sud malgache – cette région semi-aride, abandonnée depuis des décennies aux cycles récurrents des sécheresses et de la faim, le « kéré » dans le dialecte local –, environ 1,4 million de personnes – soit près de 40 % de la population − ont toujours besoin d’assistance.

      Vulnérabilité

      Ce chiffre reste aussi important qu’en mai 2021, lorsque les indicateurs s’étaient soudainement assombris avec l’annonce de 28 000 personnes menacées de famine. Quelques semaines plus tard, le directeur exécutif du Programme alimentaire mondial (PAM), David Beasley, y avait vu, depuis Ambovombe, la « première famine climatique », fustigeant l’injustice imposée à un pays « qui n’a en rien contribué au réchauffement, mais qui en paie aujourd’hui le prix » . La formule avait fait mouche, reprise en boucle par les médias du monde entier. Jusqu’à être récupérée en novembre 2021 à la tribune de la 26e conférence des Nations unies sur le climat par le président malgache, Andry Rajoelina, pour exhorter les pays pollueurs à financer des mesures d’adaptation au nom de ses « compatriotes [qui] endurent le tribut d’une crise climatique à laquelle ils n’ont pas participé » .

      A la terrasse du Taliako, où se retrouvent les expatriés après leur journée sur le terrain, un employé du PAM, familier des théâtres humanitaires, ne peut garder ce qu’il a sur le cœur : « C’est la plus grande opération de marketing que j’aie vue depuis longtemps pour lever des fonds. Il y a des mots qu’il faut manier avec prudence », lâche-t-il en s’interrogeant sur l’ignorance réelle ou feinte de son patron, ex-gouverneur républicain de Caroline du Sud et proche de Donald Trump, nommé à la tête de l’institution en 2017.

      Les rapports du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) anticipent une diminution des précipitations et une multiplication des épisodes de sécheresse en Afrique australe d’ici à la fin du siècle. Une plus grande irrégularité des pluies et la multiplication des événements extrêmes y sont déjà des phénomènes observés.

      Mais, selon une étude publiée en décembre 2021 par l’initiative World Weather Attribution, le dérèglement climatique ne peut être rendu directement responsable de la sécheresse exceptionnelle enregistrée depuis 2019 dans le sud de la Grande Ile de l’océan Indien. Cette équipe scientifique internationale qui travaille sur les liens entre les événements climatiques extrêmes et le réchauffement estime que le déficit pluviométrique de 40 % par rapport à la normale, subi au cours des deux dernières années, ne s’est produit qu’une fois en cent trente-cinq ans. Trop peu, selon eux, pour conclure autrement qu’à « une manifestation de la variation naturelle du climat » . Ils rappellent en revanche la vulnérabilité d’une population rurale dont plus de 90 % vivent dans l’extrême pauvreté.

      Région laissée pour compte

      Depuis la première crise documentée pendant la période coloniale, en 1895, une quinzaine de kéré ont été recensés sans que les multiples promesses de plans de développement n’aient permis de changer le destin d’une région laissée pour compte, plus que les autres, par le pouvoir central. Trente ans après la famine de 1990, dont la gravité avait provoqué un sursaut de mobilisation, tout apparaît − ou presque − à recommencer.

      A Ambovombe, comme si l’urgence humanitaire était devenue une fatalité, le PAM s’est installé dans les locaux de l’ancien Commissariat général pour le développement intégré du Sud, institution défunte parmi d’autres.

      Il n’y a toujours pas de routes asphaltées. Pour se procurer de l’eau, les villageois doivent parcourir des distances qui peuvent se compter en dizaines de kilomètres. Dans le meilleur des cas, en charrette à zébu, et souvent, pour les femmes qui en ont la charge, à pied, un bidon sur la tête. Même le précieux périmètre irrigué de Behara, aménagé sur les alluvions fertiles des rives du Mandrare, a été délaissé. En mai 2021, c’est de cette zone rizicole jadis prospère qu’est venue l’alerte à la famine.

      « C’est moins dur aujourd’hui. Nous avons reçu de l’aide », témoigne Alphonse Monja, chef de l’un des fokontany (division administrative) de la commune, devant la file des ménages venus recevoir leur distribution mensuelle de vivres. Près d’un tiers d’entre eux bénéficie également d’une allocation monétaire financée par la Banque mondiale. Il préférerait cependant que soit réparé le canal d’irrigation qui lui permettait d’arroser son champ : « De nombreux experts sont venus. Ils ont fait des études puis je ne les ai jamais revus. Le canal est cassé depuis trente ans. Comment pouvons-nous assurer des récoltes avec des pluies de plus en plus irrégulières ? »

      Village après village, l’histoire se répète. Derrière son petit bureau en Formica, Fenolily, maire d’Ambazoa, énumère sans peine la liste des projets reçus par sa commune. Celle-ci, à moins d’une heure d’Ambovombe et proche de l’océan, présente les maux propres au Sud, avec ses paysages déboisés, ses vents forts qui érodent les sols, l’absence de sources d’eau et une population qui ne cesse de croître.

      Il n’est pas question pour l’élu de se plaindre des pirogues reçues pour s’initier à la pêche, même si l’activité a longtemps été considérée comme celle des parias, ni de l’introduction de semences plus résistantes à la sécheresse ou de la « formation en vie associative » dispensée aux agriculteurs. Mais il s’interroge : « On ne nous demande jamais de quoi nous avons besoin, des projets arrivent un beau jour de l’extérieur, durent quelques années, et puis on passe à autre chose. »

      « Une rente éphémère qu’il faut capter »

      A la sortie du village composé de petites cases en bois ou en tôles qui éblouissent sous le soleil, un bâtiment en ciment peint en blanc abrite une « unité de transformation de cactus » censée produire « un complément alimentaire pour les petits ruminants », porté par le Programme des Nations unies pour le développement. Il n’a jamais servi. Personne ici n’aurait l’idée ni les moyens de payer pour de la farine de cactus dont les animaux sont nourris gratuitement après avoir brûlé les épines.

      La chambre froide offerte pour faciliter le stockage des poissons est également à l’arrêt : pas d’argent pour le carburant qui permettrait de la faire tourner. La coopération allemande envisagerait de la doter de panneaux à énergie solaire.

      Au fil des ans, les populations, qui n’ont jamais attendu beaucoup de l’Etat, ont aussi perdu l’espoir que l’aide extérieure puisse transformer leur vie. « Elle n’est plus perçue que comme une rente éphémère qu’il faut capter, constate un économiste malgache fin connaisseur de la région. Chaque village possède sa stratégie. Mais l’argent est loin de toujours aller à ceux qui en ont le plus besoin et, finalement, le système censé secourir les plus fragiles a plutôt tendance à conforter les inégalités » , affirme-t-il, conscient du malaise suscité par ses propos.

      A côté des critères de « vulnérabilité » retenus par les agences pour établir les listes officielles des bénéficiaires de vivres ou de dons monétaires − et souvent perçus comme peu lisibles par les villageois − prévalent d’autres règles. Fixées cette fois au sein des communautés, par les individus qui ont du pouvoir sur le reste du groupe : chefs de lignage, riche usurier, etc. « Quand le PAM ou les ONG ont terminé leurs distributions officielles, chacun doit redonner ce qu’il a reçu et un nouveau partage est réalisé. Ce n’est pas un secret. Mais personne n’ira l’ébruiter, pour éviter les représailles », poursuit-il.

      « L’aide nous tue aussi à petit feu »

      Au marché hebdomadaire de Sampona, Nirina (elle n’a donné que son prénom) semble ignorer ces arrangements. Assise par terre, devant un carré de tissu sur lequel sont disposés des petits tas de figues, la jeune mère de cinq enfants sait seulement que « son nom a été effacé de l’ordinateur et qu’elle n’a jamais reçu d’aide » . Son village se trouve à quatre heures de marche. Les cactus restent sa seule nourriture, avec les quelques vivres qu’elle pourra s’acheter si la vente est bonne.

      Face à la « plus grave sécheresse depuis quarante ans », l’heure est à nouveau à un grand plan pour le Sud. Le président Rajoelina a organisé en juin 2021, à Fort-Dauphin, une conférence pour « l’émergence », dont il est ressorti une liste de projets plus ou moins ambitieux qu’il reste encore à financer.

      De son côté, la Banque mondiale a annoncé une enveloppe de 200 millions de dollars (182 millions d’euros) pour un programme baptisé Mionjo, ce qui signifie « se lever » en langue antandroy. « Depuis toutes ces années, des milliards de dollars ont été dépensés pour le Sud. Nous pouvons déplorer le manque de volonté politique des gouvernements successifs, mais nous devons aussi faire notre autocritique », soupire un bailleur.

      A Ambovombe, le jeune gouverneur de l’Androy n’attend que cela : « Cette région est qualifiée de manière infamante de cimetière de projets. Cela nous fait honte, mais que chacun prenne sa part. Nous ne sommes pas les seuls responsables de la pauvreté ici, blâme Lahimaro Soja, juriste de formation et originaire de la région. L’aide humanitaire sauve des vies lorsque frappe le kéré, mais elle nous tue aussi à petit feu. La population a fini par croire que c’est un droit, au point d’en devenir dépendante. Rien n’est facile dans le sud de Madagascar, mais nos enfants méritent un autre avenir. »

      Par Laurence Caramel (Ambovombe, Madagascar, envoyée spéciale)

      #Madagascar #kéré #sécheresse #famine #alimentation #aide_alimentaire #pauvreté

  • New Plantations : Migrant Mobility, ‘Illegality’ and Racialisation in European Agricultural Labour

    What are the mechanisms of differential inclusion and segregation of migrant workers in the agro-industrial labour markets?

    This project engages in a comparative enquiry into the triple dynamics of race, space and “illegality” in the reproduction of migrant precarious labour conditions in European agro-industrial labour markets. The complex question how and why “illegality” and “race” may become productive in the segmentation of precarious migrant workers across Europe is currently widely discussed. The project will address this question in a systematic way through five original case studies that are currently almost uncovered by research on migrant labour in Italian, Swiss and Belgian horticulture (specifically the research focuses on Emilia-Romagna, Basilicata; Swiss Midlands and Lake Geneva Region; and Limburg).

    This comparative ethnographic analysis of migrant employment regimes is meant to contribute to a better understanding of mechanisms of differential inclusion and segregation of migrant workers in competitive agri-food chains. The projects aims at developing a framework for more socially sustainable production regimes in the studied contexts and at exploring approaches that might improve difficult working conditions of migrants in agriculture.

    https://snis.ch/projects/new-plantations-migrant-mobility-illegality-and-racialisation-in-european-agric
    #racialisation #agriculture #travail_agricole #migrations #Europe #illégalisation #inclusion_différentielle #ségrégation #horticulture #Suisse #Belgique #Italie

    via @cede

  • Pour celles et ceux qui se demandent pourquoi l’indexation de leur nouveau site se fait mal voir pas du tout.

    L’incohérence actuelle de l’indexation #Google

    Sur de nombreux sites donc, soit les pages sont crawlées mais non indexées, soit elles ne sont tout simplement pas crawlées. Dans la Search Console, les URL sont indiquées comme « Exclues », dans le rapport « Couverture », avec les messages « Détectée, actuellement non indexée » lorsqu’elles sont crawlées et en attente d’indexation ou « Explorée, actuellement non indexée » lorsqu’elles ne sont pas crawlées. Ce phénomène est devenu suffisamment important pour se rendre compte que ce n’est pas un bug isolé pour un site web donné. C’est une vraie tendance forte du crawl et de l’indexation Google en ce moment.

    https://www.abondance.com/20220317-47286-lincoherence-actuelle-de-lindexation-google.html

    #référencement #SEO

    • Alors moi j’ai le cas d’un site qui a des problèmes sensiblement de ce genre mais QUE pour les images à priori. Concrètement, TOUTES les images avant 2019 sortent dans le moteur d’image de Google, et plus AUCUNE après 2019… Alors que les articles eux, sont bien indexés, et qu’il y a un compte Google associé au site. Est-ce qu’il y aurait un lien avec la loi sur le droit d’auteur, pour les magazines, la presse (car c’est un site de presse) ? Impossible de comprendre pour l’instant et c’est vraiment embêtant car c’est 100% des images et c’est un site très basé sur les photos du thème…

  • "Some 45%-54% of the world’s semiconductor grade neon, critical for...
    https://diasp.eu/p/14259332

    “Some 45%-54% of the world’s semiconductor grade neon, critical for the lasers used to make chips, comes from two Ukrainian companies, Ingas and Cryoin.” "Global neon consumption for chip production reached about 540 metric tons last year, Techcet estimates. Both firms have shuttered their operations."

    Expect more semiconductor shortages.

    Ukraine halts half of world’s neon output for chips, clouding outlook

    #solidstatelife #semiconductors #neon #ukraineconflict

  • Le modèle grenoblois dans « Le Monde »
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?article1661

    Le Monde du 15 mars 2022 publie un article sur « le modèle grenoblois » ayant inspiré les pôles de compétitivité, en raison des « liens étroits et anciens entre chercheurs et gouvernance locale ». Le président de la métropole, Christophe Ferrari (ex-PS et chimiste universitaire) confirme une fois de plus ce que nous avons exposé dans « Le laboratoire grenoblois » en 2002 (ici), Sous le soleil de l’innovation, rien que du nouveau ! (aux éditions l’Echappée en 2013 - ici), ou « Retour à Grenopolis » en 2020 (là). Pour lire l’article du Monde, ouvrir le document ci-dessous. #Service_compris

    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/le_monde_15_03_22.pdf

  • Complications neurologiques et perte de matière grise : comment le Covid-19 affecte le cerveau

    De nombreuses recherches ont mis en évidence les conséquences cérébrales des formes sévères du Covid-19. Une étude britannique mesure cette fois les effets des formes légères, tant sur le volume de matière grise que sur les performances cognitives. Et ils sont importants.
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/03/15/comment-le-covid-19-affecte-le-cerveau_6117521_3244.html

    • Le Covid-19, une pathologie cérébrale ? La question peut paraître incongrue. En deux ans, le virus SARS-CoV-2, qui a touché 452 millions de personnes et déjà fait officiellement 6 millions de morts, a clairement affiché la couleur : c’est par le nez et par la gorge qu’il nous infecte ; par les poumons qu’il nous tue. En deux mots, une maladie respiratoire. Pourtant, plus le temps passe, plus les médecins et les chercheurs découvrent que le pathogène touche d’autres organes. Des atteintes des reins, du système digestif ou encore du cœur ont été mises en évidence. Mais c’est désormais et surtout les conséquences du Covid-19 sur le cerveau qui sont au centre de l’attention de plusieurs équipes à travers le monde.

      En janvier, Serena Spudich et Avindra Nath, respectivement chercheurs à l’université de Yale et aux Instituts américains de la santé, ont ainsi souligné, dans la revue Science, la « myriade de complications neurologiques manifestées au cours des phases sévères de la maladie ». Accident vasculaire cérébral, délire, inflammation cérébrale, encéphalopathie ou encore confusion et désordres neuromusculaires… La liste des pathologies observées qu’ils dressent est impressionnante. D’autant, insistent-ils, que « beaucoup des personnes qui subissent ces symptômes neurologiques ont moins de 50 ans et semblaient en bonne santé avant leur infection ».

      Mais ces formes sévères ne sont pas seules en cause. Les deux chercheurs rappellent ainsi les différents symptômes neurologiques et psychiatriques associés à ce que l’on nomme le « Covid long ». Difficultés de mémoire, de concentration, maux de tête, fatigue, altération du toucher « et, dans le pire des cas, délire et paranoïa ». « L’hétérogénéité de ces symptômes et la difficulté de distinguer ce qui relève directement du SARS-CoV-2 ou d’une pathologie préexistante aggravée par le virus pose un énorme défi de compréhension des mécanismes en jeu », écrivent-ils.

      Ils invitent également à se pencher sur les risques de voir le virus accélérer ou même déclencher des pathologies neurodégénératives telles Alzheimer et Parkinson chez les personnes âgées. Enfin, ils jugent nécessaire de suivre les conséquences à long terme des syndromes inflammatoires multiples pédiatriques (PIMS) observés chez certains enfants. « La portée complète des complications neurologiques à long terme de la maladie n’a pas encore été réalisée », concluent-ils.

      Une réduction importante de la matière grise

      Covid sévère, « Covid long », PIMS… Si les atteintes cérébrales touchent plusieurs catégories de personnes contaminées, du moins celles-ci semblaient-elles rester jusqu’ici minoritaires, constituées des cas les plus graves. Par ailleurs, les constats réalisés après coup n’offraient pas l’assurance qu’il s’agissait là de conséquences directes de l’infection. Peut-être le ver était-il déjà dans le fruit. Une étude britannique, publiée mardi 7 mars dans la revue Nature, lève ces deux réserves et noircit donc encore un peu le tableau.

      Réalisée par l’université d’Oxford, elle a suivi 785 personnes parmi les quelque 500 000 appartenant à la base de données UK Biobank. Toutes avaient subi un scanner cérébral et des examens cognitifs avant le début de la pandémie. Agées de 51 à 81 ans, 401 d’entre elles ont été contaminées par le SARS-CoV-2, avant de subir un second scanner, entre mars 2020 et avril 2021, en moyenne quatre mois et demi après leur infection. Parmi elles, seules 4 % ont été hospitalisées. Un échantillon témoin de 384 personnes non infectées, similaire en âge, sexe et facteurs de risque, a subi les mêmes examens.

      Cette étude dite longitudinale, capable de comparer la situation avant et après l’infection, portant, qui plus est, sur une grande majorité de Covid légers, éclaire donc la face jusqu’ici cachée du paysage. Et elle en dégage une image assez nette. En effet, le groupe des personnes contaminées présente une réduction plus importante du volume de matière grise, là où sont abrités les amas de corps cellulaires des neurones. Ce même groupe présente également une dégradation plus marquée des tissus cérébraux. Les scientifiques ont mesuré le phénomène. « Cela dépend des régions, mais, en moyenne, la quantité de tissu perdu ou endommagé est de 0,2 % à 2 % plus importante chez les personnes contaminées », indique Gwenaëlle Douaud, la première signataire de l’article.

      Pour mesurer la portée de ces chiffres, il faut savoir que passé 55 ans, chacun d’entre nous perd 0,2 % à 0,3 % de tissu cérébral chaque année. « Cela veut dire que l’infection a fait perdre en moins de six mois ce que l’on perd habituellement en près de dix ans, commente le neuroscientifique Pierre-Marie Lledo, directeur de recherche au CNRS et chef de l’unité perception et mémoire à l’Institut Pasteur, qui n’a pas participé à l’étude. Je ne m’attendais pas à un chiffre si important. »

      Les tests cognitifs ont confirmé les résultats de l’imagerie. Les personnes infectées ont montré un déclin plus important de leurs capacités à réaliser des tâches complexes. « L’effet apparaît plus marqué chez les personnes les plus âgées », précise Gwenaëlle Douaud. « C’est un peu comme si cette infection entraînait un vieillissement accéléré », résume Pierre-Marie Lledo.

      Portée dans le temps inconnue

      Face à de tels résultats, deux questions se posent immédiatement : d’une part, la cause, ou plus exactement la façon dont le virus s’attaque au cerveau. D’autre part, la conséquence à plus long terme, l’éventuelle réversibilité du phénomène. L’imagerie réalisée dans cette étude répond partiellement à la première interrogation. Les régions les plus endommagées chez les participants infectés sont celles connectées au cortex olfactif primaire. Or le Covid-19, on le sait, crée des perturbations importantes de l’odorat.

      L’étude ne disposait pas des données sur une éventuelle anosmie des individus suivis et n’a donc pas pu comparer celle-ci aux atteintes cérébrales. Mais les mécanismes de la perte d’odorat dans le Covid-19 avaient déjà été établis à l’été 2021 par l’équipe de Pierre-Marie Lledo. Dans un article publié dans Science Translational Medicine, elle avait montré, chez des patients anosmiques, comment le virus infectait les neurones sensoriels et provoquait une inflammation persistante des tissus et du système nerveux olfactif.

      Si la porte d’entrée semble établie, reste à savoir ce qui la franchit. « Il y a deux hypothèses, insiste Pierre-Marie Lledo. Soit c’est l’absence d’odorat qui entraîne une atteinte cérébrale, soit c’est le virus qui entre dans le cerveau. » La première semble assez naturelle. Le chercheur français la compare au « bras plâtré qui perd sa masse musculaire ». A l’inverse, les diverses analyses du liquide céphalorachidien chez des patients présentant des troubles neuropsychiatriques n’ont pas décelé d’ADN viral. Les autopsies conduites sur des victimes du Covid-19 pas davantage, les quelques exceptions se limitant à la région de l’odorat. En revanche, des examens de tissus cérébraux de patients vivants ont mis en évidence « des neuro-inflammations et des réponses immunitaires inappropriées », indique l’article publié en janvier par Science.

      Autant de conséquences dont on ignore pour le moment la portée dans le temps. Si l’on imagine une poursuite de la dégradation au-delà des quatre mois et demi observés dans l’étude britannique, on est facilement pris de frissons. « Mais il faut éviter la psychose, insiste Pierre-Marie Lledo. Ces régions sont extrêmement plastiques. Elles s’épaississent chez les parfumeurs et les atteintes à l’odorat sont souvent réversibles. » « Si la cause des atteintes cérébrales est la perte d’odorat, on peut espérer leur régression avec le retour de l’odorat, renchérit Gwenaëlle Douaud. Si c’est le virus ou la réaction immunitaire, les effets délétères devraient également diminuer à mesure que l’on s’éloigne de l’infection. » Le suivi de ces 785 volontaires devrait le confirmer.

      Nathaniel Herzberg

      #santé #covid-19 #cerveau #séquelles

  • Ubisoft victime d’un « incident » informatique, un groupe de pirates laisse entendre son implication
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2022/03/14/ubisoft-victime-d-un-incident-informatique-un-groupe-de-pirates-laisse-enten

    Ces dernières semaines, ce groupe spécialisé dans le vol de données avait publié des documents qu’il affirme avoir volés à d’autres entreprises spécialisées dans les nouvelles technologies.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #ubisoft #sécurité #piratage #lapsus #vs-underground #nvidia #cybersécurité #cybercriminalité #police #justice

  • Interdiction de l’accès des femmes aux tavernes au Québec, jusque 1984
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Acc%C3%A8s_des_femmes_aux_tavernes_au_Qu%C3%A9bec

    À la fin des années 1960, des mouvements féministes radicaux[1],[2] revendiquent l’égalité pour tous et partout. Des actions d’éclat[3] sont organisées dont l’assaut des tavernes réservées exclusivement aux hommes, depuis une loi de 1937[4]. La résistance antiféministe est cependant très forte [5]et ce n’est qu’en 1986 que toutes les tavernes sont obligées de se conformer à la loi et ouvrir leurs portes aux femmes.

    Contexte historique
    Au début de la colonie, les hôtels et les auberges sont des endroits publics où les femmes et les hommes majeurs peuvent consommer de l’alcool[6]. À l’époque de la prohibition aux États-Unis, qui s’étend au Canada, le Québec vote, en 1921, une loi sur les liqueurs alcooliques[7] et crée le premier organisme de contrôle au Canada : la Commission des liqueurs du Québec[8] (ancêtre de la Société des Alcools du Québec). Cette loi institutionnalise aussi l’existence légale des tavernes[9]. Le permis octroyé stipule que : "Nul autre débit de boisson n’est autorisé à vendre, sur place, de la bière en fût," destinée à une vente rapide[10]. La taverne offre aux classes ouvrières, dans le contexte de l’industrialisation rapide des grandes villes, un lieu de socialisation et un pendant aux clubs privés bourgeois[11]. Les femmes fréquentent aussi les tavernes à cette époque. Toutefois, la moralité publique décrie de plus en plus les lieux comme une menaces aux bonnes mœurs [12] et à l’ordre social. En 1937, cédant aux pression des organisations sociales et religieuses, pour la tempérance [13] et la protection des mœurs, le gouvernement de Maurice Duplessis vote une loi qui en interdit l’accès aux femmes[14]. On les accuse même d’être la cause du désordre[15], fréquent dans ces établissements. Les femmes, sauf celle du tavernier, se voient aussi refuser le droit d’y travailler [16] . Les tavernes sont donc devenues un espace homosocial populaire, culturel et "un lieu de résistance" pour les ouvriers [17] .

    L’égalité pour tous et partout
    Depuis la fin du XIXe siècle les femmes revendiquent leurs droits à l’égalité dans tous les domaines et dans tous les lieux publics. Dans les années 1960, les mobilisations féminines s’accentuent. De nombreuses lois à caractère sexiste, ou limitant l’action des femmes, sont ciblées. Les mouvements féministes se radicalisent et deviennent un outil de prise de conscience féministe [18] . De grands rassemblements et des actions chocs ont lieu pour contester l’attitude des politiciens, des syndicats et de la société en général afin d’ accélérer la libération et l’égalité des femmes.

    À l’assaut des tavernes
    Une opération féministe, « drink-in », est donc mise en place, par des étudiantes de l’Université de Montréal et vise l’occupation d’une taverne sur la rue St-Laurent à Montréal. Elles justifient la contestation en ces termes : « Nous, des femmes québécoises, nous allons à la taverne manifester notre colère. Nous sommes “tannées” d’un petit salaire accompagné d’un gros prix pour un repas ou une bière. Ou encore d’être obligées de rester “au foyer” neuf fois sur dix. Nous nous élevons contre ces sanctuaires de la domination masculine, desquels les chiens, les enfants et les femmes sont exclus »[19]. C’est le 23 janvier 1969 que des femmes envahissent la Taverne Le Gobelet[20], pour s’opposer à la loi sexiste interdisant aux femmes d’y entrer et d’y consommer de la bière en fût. Elles sont semoncées et expulsées par la police. Cette manifestation a permis de porter une attention médiatique [21], sur un problème flagrant d’inégalité envers les femmes, dont les politiciens ont pris acte.

    Afin d’éliminer un des éléments discriminatoires, décrié par les féministes, le projet de loi 44 crée les brasseries, qui sont ouvertes à tous, et modifie en conséquence la Loi de la régie des alcools (1971). Un nouveau type de permis permet aux brasseries de servir de la bière en fût "mais sans que soit supprimé l’exclusivité masculine dans les tavernes"[22]. Ainsi, plutôt que d’éliminer le sexisme dans les tavernes, les législateurs choisissent de donner du temps à la tradition et de favoriser une lente transition « pour ne pas créer de bouleversement non seulement dans les traditions établies, mais également dans les investissements de ceux qui sont propriétaires de tavernes »[23].

    La fin de la discrimination dans les tavernes
    Les tavernes ont maintenant le choix ou non de se transformer en brasserie[24]. À Montréal, Le Gobelet est une des premières taverne à se convertir en brasserie, en décembre 1971[25]. Cependant la confusion règne entre les types de permis et les femmes continuent à se faire expulser des tavernes ou des brasseries ayant un permis de taverne[26]. En 1975, l’Assemblée Nationale vote à l’unanimité la Charte québécoise des droits et libertés de la personne. Les législateurs doivent réviser toutes les lois sexistes et agir pour se mettre en conformité avec la Charte. C’est donc dans cet état d’esprit, qu’en 1979, le gouvernement présente le projet de loi 55 modifiant les permis des tavernes pour éliminer définitivement tout interdit basé sur le sexe[27]. Les nouvelles tavernes doivent donc se conformer à la loi et accueillir les femmes. Toutefois la loi , par une clause d’antériorité, permet aux tavernes existantes, avant 1979, de se soumettre ou non aux exigences en matière de sexisme [27]. Certaines tavernes modifient leurs permis, mais plusieurs irréductibles contestent la loi. La discrimination continue pendant plusieurs années et le problème devient épineux, notamment en 1981, lors de débats électoraux qui ont lieu dans des tavernes. Comme les femmes candidates, ne peuvent entrer dans les tavernes, elles sont privées ainsi de l’accès à une partie de l’électorat masculin[28]. En 1986, la discrimination sur le sexe est définitivement abolie dans tous les lieux publics, incluant les tavernes[29]. Malgré cela plusieurs établissements ne se conforment toujours pas à la loi [30] et demeurent des « piliers de tavernes ». Cela prendra jusqu’à trois ans pour tourner définitivement la page sur cette discrimination que les femmes ont subie pendant un demi siècle[31].
    . . . . . .
    #Femmes #prohibition #sexisme #interdiction #Canada #Quebec #Brasseries #discrimination #mentalité #bourgeoisie #religion #catholicisme

  • Historic drought looms for 20 million living in Horn of Africa
    https://www.nationalgeographic.com/environment/article/historic-drought-looms-for-20-million-living-in-horn-of-africa?c

    As many as 20 million people in four African countries are facing extreme hardship and food shortages as an exceptionally long and severe drought grips the eastern Horn of Africa. Three rainy seasons in a row have failed to materialize. Now scientists and relief agencies fear that the next forecast one—scheduled to bring rain to Djibouti, Ethiopia, Kenya, and Somalia this month—will follow suit.


    #famine #climat

  • Ukraine Maps Don’t Tell the Story on the Ground
    https://foreignpolicy.com/2022/03/07/russia-war-ukraine-maps

    As Russia advances and falters in Ukraine, maps depicting the attack have proliferated online. Such maps feel trustworthy, as maps often do. “Uncharted” means more or less “unknown”—while something that’s mapped out is planned, coordinated, and safe. Because they project a sense of confidence and security, maps assume a kind of cultural authority—and perceived authenticity.

    Yet maps have always been projections of power. When looking at maps, we should focus more on seeing them as narratives, particular versions of a story reflecting a specific interpretation and angle. Maps are more novels than photos and need to be read carefully. In a war like Ukraine, closely tied to misrepresentations of history, in which Russia sends a nationalist historical advisor to head a negotiations team, maps of the past and present play a crucial role. Russian President Vladimir Putin has already made them an inherent part of his propaganda machine.

    #ukraine #cartographie #sémiologie #cartoexperiment

  • La propagande nazie et la « guerre des cartes »
    https://visionscarto.net/war-in-maps-39-41

    La cartographie a été un instrument important de la propagande nazie. Bien que principalement destinée à la population allemande, elle a aussi été massivement diffusée à l’étranger. Nous proposons d’explorer ici un atlas de guerre allemand publié en 1941 aux États-Unis, dans lequel sont exposés et justifiés les points de vue nazis sur le déclenchement et les débuts de la Seconde Guerre mondiale. Nous nous attarderons à la fois sur les types d’informations utilisés et les principaux procédés graphiques mis (...) #Billets

  • « Le 8 mars, je ferai grève pour une véritable politique féministe » Maartje De Vries
    https://www.solidaire.org/articles/le-8-mars-je-ferai-greve-pour-une-veritable-politique-feministe

    « Solidarité avec toutes les femmes du monde. » Le 8 mars, Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, ce mot d’ordre retentira de la Belgique à l’Afrique du Sud, des États-Unis à l’Inde. Partout dans le monde, les femmes descendent dans la rue pour défendre leurs droits, pour l’égalité des salaires, pour des services publics forts, pour les droits à disposer de leur corps. Elles s’opposent à une droite émergente qui cherche à imposer une image conservatrice des femmes. Maartje De Vries, présidente de Marianne, mouvement de femmes du PTB, explique pourquoi elle participera à cette journée.

    Une vraie politique féministe donne de l’oxygène aux femmes sur le plan économique
    Anaïs travaille en tant qu’aide-ménagère. Aujourd’hui, elle est payée 11,48 euros de l’heure. Au bout de quatre ans de service, son salaire horaire passera à 12,30 euros. C’est le maximum. Elle est célibataire et mère d’une fille en bas âge. Elle a beaucoup de mal à joindre les deux bouts sur le plan financier. Avec ses collègues, Anaïs se bat depuis plusieurs mois pour obtenir une augmentation de salaire et une indemnité kilométrique plus élevée. La grande entreprise de titres-services pour laquelle elle travaille réalise d’énormes bénéfices, mais il est impossible d’obtenir une véritable augmentation de salaire. Pour elle et ses collègues, il s’agit d’une lutte constante pour arriver à la fin du mois. Ces propos d’une militante décrivent bien la situation : « Pendant que nos patrons font des millions de bénéfices, je ne sais pas si je pourrai servir un repas chaud sur la table à la fin du mois... »

    Travailler dur mais ne pas gagner assez pour joindre les deux bouts, cette situation est probablement familière à de nombreuses femmes. Outre le nettoyage, on le voit aussi dans la vente, les soins, la garde d’enfants, etc. Les femmes sont, en effet, surreprésentées dans les secteurs où les salaires sont les plus bas et les contrats précaires. Cette situation entraîne une grande disparité de revenus et explique en partie l’écart salarial entre les femmes et les hommes. Celui-ci se maintient actuellement à 22,7 %.

    Ce sont également ces secteurs qui ont continué à fonctionner pendant la pandémie. Ce travail, souvent invisible et sous-estimé, est soudain devenu essentiel. « Essentiel » oui, mais pas mieux rémunéré pour autant. Au contraire, selon l’Organisation internationale du travail (OIT), la Belgique fait partie des pays où les femmes ont subi le plus de pertes de salaire par rapport aux hommes. C’est ce qui ressort d’un rapport sur l’impact de la crise du Covid sur les femmes, préparé par le Sénat en octobre 2021. Le gouvernement n’a pas procédé à une évaluation des mesures socio-économiques visant à contenir la pandémie selon le genre. Et les femmes en paient le prix fort.

    Cʼest le moment d’augmenter le pouvoir d’achat. Mais, alors que nous payons désormais beaucoup plus cher à la caisse et à la pompe à essence, que nous devons avaler des factures d’énergie insensées, le gouvernement, lui, continue d’insister sur la norme salariale, la loi qui bloque toute augmentation des salaires. En outre, le salaire minimum n’a toujours pas été porté à 14 euros de l’heure. Or, une telle augmentation ferait une grande différence pour beaucoup de travailleuses des secteurs à bas salaires. Une véritable politique féministe donne de l’oxygène financier aux femmes par le biais de négociations salariales libres et d’un salaire horaire minimum de 14 euros. C’est une bonne chose pour tout le monde et surtout pour les femmes.

    Une vraie politique féministe ne se repose pas sur les femmes
    Pénurie de services de garderie, crèches beaucoup trop chères ou qui ne trouvent plus de personnel, maisons de repos qui font faillite ou doivent fermer à cause d’abus, résidents qui doivent payer des sommes astronomiques chaque mois, personnel qui se tue à la tâche et qui reste en sous-effectif pour fournir les soins nécessaires. La privatisation et la logique de marché se sont emparées du secteur des soins. Cette situation est mauvaise pour la qualité, l’accessibilité, le coût et les conditions de travail.

    Pourtant, ces services jouent un rôle important dans la vie des travailleuses. Pourquoi ? Près de la moitié des femmes travaillent à temps partiel. L’une des raisons étant que les femmes doivent encore assumer la majeure part des tâches dans le domaine des soins et du ménage : tâches ménagères, garde des enfants, des personnes âgées, des malades, des personnes sans défense... la liste est interminable. La pandémie a remis la situation des femmes à l’avant-plan. Les femmes ont été encore plus sollicitées dans le domaine des soins et ont été mises à rude épreuve par la fermeture des écoles et des crèches. Si ces services font défaut, s’ils sont trop chers ou inaccessibles, ces tâches reviendront aux familles et donc principalement aux femmes.

    Prenons l’exemple de Christiane, qui n’a pu reprendre le travail que six mois après son accouchement. Avant cela, il n’y avait pas de place pour son fils à la crèche, et les premiers mois, elle n’a même pas pu y accéder à plein temps. Les grands-parents viennent à la rescousse un jour par semaine, pour le reste, elle est obligée de prendre un congé parental. Ou Leila, qui s’occupe de son père qui ne peut plus vivre de manière autonome. Une maison de repos ou un appartement spécialisé est inabordable. Leila tente alors de garder son père à la maison le plus longtemps possible et, comme Christiane, en paie le prix. Pour eux, ces tâches supplémentaires signifient moins d’emploi rémunéré et donc moins de revenus.

    Les femmes ont donc beaucoup à gagner de services publics forts, de qualité et accessibles. Lors de la dernière édition de ManiFiesta, j’ai interviewé Kristen Ghodsee, professeure américaine, autrice du livre « Pourquoi les femmes ont une meilleure vie sexuelle sous le socialisme ? ». Elle y décrit l’importance de services publics forts dans l’émancipation des femmes. Les services collectifs prennent en charge de nombreuses tâches qui sont aujourd’hui effectuées par la famille et donc souvent par les femmes. Cela permet aux femmes dʼavoir accès à une carrière complète en pouvant concilier leur vie professionnelle et leur vie familiale.

    Investir dans des services publics de qualité, accessibles et abordables, qui créent également de bonnes conditions de travail et de rémunération, est un choix politique. Le gouvernement ne fait pas ce choix. Il choisit de laisser le plus possible au secteur privé et de diriger ce qui reste dans une logique d’efficacité et de profit. Cela rend souvent le service coûteux et inaccessible, de sorte qu’une grande partie de la charge des soins retombe sur les femmes. Une véritable politique féministe ne se fait pas en remettant toujours plus de travail sur le dos des femmes, mais investit dans des services publics forts.

    Une véritable politique féministe protège les femmes contre la violence
    Au moment où j’écris ces lignes, le sixième féminicide de cette année a été confirmé. À Liège, des centaines de jeunes ont manifesté contre la violence sexuelle après le viol brutal d’une jeune fille de 15 ans. Ces derniers mois, cette problématique a connu une couverture médiatique importante. Les plaintes se sont succédé concernant des comportements sexuellement transgressifs dans la vie nocturne, dans les magasins, dans les universités, dans le secteur culturel. Selon un rapport du Comité P, la police manquerait de moyens et de formation pour traiter correctement les plaintes pour violence intra-familiale. Le rapport du Sénat montre que la crise du Covid s’est accompagnée d’une hausse de la violence. En bref, notre société est aux prises avec un problème profondément ancré. D’autre part, le gouvernement Vivaldi fait preuve d’une gestion lente et fragmentée.

    Il a fallu un an et demi à lʼécologiste Sarah Schlitz, secrétaire d’État à l’Égalité des genres, pour mettre sur papier un « plan d’action national contre la violence sexiste ». Après avoir annoncé qu’il était prêt en août, il a fallu attendre novembre pour qu’il soit finalement rendu public. Quant aux modalités de mise en œuvre et aux budgets qui seront affectés, c’est toujours le flou le plus complet. 2,5 millions dʼeuros par an, c’est ce qu’a annoncé la secrétaire d’État. Mais comment cet argent sera-t-il affecté ? Et quelle contribution supplémentaire les autres ministères sont-ils prêts à mettre sur la table ? Rien n’est encore clair. Cependant, nous savons tous qu’un plan dépourvu de moyens suffisants nʼaura aucun effet. Le 8 mars, je me joindrai à la grève pour une vraie politique contre les violences faites aux femmes, avec une approche large allant de la prévention à l’accompagnement des victimes, au suivi des auteurs, etc. Parce qu’une véritable politique féministe est une politique qui protège les femmes contre les violences.

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