• #Parcoursup. Pourquoi faut-il payer pour faire certains vœux de formation  ?
    https://www.ouest-france.fr/education/etudiant/parcoursup/parcoursup-pourquoi-faut-il-payer-pour-faire-certains-voeux-de-formatio

    Elle épaule sa fille, en terminale S, dans ses démarches sur la plateforme Parcoursup et ne s’attendait pas à débourser de telles sommes. Certes, les élèves boursiers en sont exonérés, mais ce n’est pas son cas… 37 € multipliés par dix vœux, cela fait un budget. Et encore, si elle se borne aux écoles nationales d’architecture publiques. «  L’université technologique de Compiègne demande 95 €. Du coup, ma fille n’a pas émis de vœu.  » Car la lycéenne n’a aucune garantie d’être retenue.


  • Les coachs d’orientation se positionnent sur le « nouveau lycée » (Le Monde)
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/03/14/les-coachs-d-orientation-se-positionnent-sur-le-nouveau-lycee_5435942_3224.h

    Grâce aux réformes Blanquer, le “Marché de l’angoisse” (et ses acteurs privés) est en pleine expansion.

    Pour y voir plus clair dans son orientation, Maxime, 15 ans, et sa famille ont fait appel à un cabinet privé. Une démarche qui arrive de plus en plus tôt dans la scolarité.

    […]

    Lui comme plusieurs coachs privés d’orientation interrogés par Le Monde observent ce mouvement : la cible de leurs clients s’est élargie. Si les jeunes de terminale restent majoritaires, des élèves de première, mais aussi de seconde viennent frapper à leur porte.

    #éducation #secondaire #baccalauréat #orientation

    • Il a fallu accélérer la cadence. « Quand nous avons vu qu’il fallait choisir dès cette année des spécialités pour la classe de première, on a décidé de faire appel à un cabinet d’orientation plus tôt que prévu », rapporte Laura, dont le fils, Maxime (les prénoms ont été changés à leur demande), 15 ans, suit son année de seconde au lycée Notre-Dame-du-Grandchamp, à Versailles.

      Mère, père et fils sont installés autour de la table, ce lundi 11 mars, dans une petite salle d’un appartement de bureaux d’un immeuble chic du 8e arrondissement parisien, pour clore le bilan d’orientation du jeune homme. « Nous allons regarder ensemble tes dominantes, parmi les 50 critères de personnalité qui ressortent de l’étude de potentiel que tu as remplie », expose Alexandre de Lamazière, costume noir rayé et chevalière au doigt, président du cabinet privé ODIEP depuis 2009, qui suit quelque 300 jeunes par an.

      Lui comme plusieurs #coachs privés d’orientation interrogés par Le Monde observent ce mouvement : la cible de leurs clients s’est élargie. Si les jeunes de terminale restent majoritaires, des élèves de première, mais aussi de seconde viennent frapper à leur porte. « On se pose la question de l’orientation de plus en plus tôt », estime Armelle Riou, PDG de Mental’O.

      « Inquiétude parentale »
      « Le #coaching_scolaire est une pratique qui date du début des années 2000, mais elle est montée en puissance ces dernières années, avec l’arrivée des “#coachs_d’orientation ” », constate Anne-Claudine Oller, maîtresse de conférences en sciences de l’éducation à l’université Paris-Est-Créteil. Outre un « mouvement général de société mettant l’accent sur la performance et le développement personnel », la sociologue pointe un facteur double dans le monde de l’éducation : d’un côté « l’inquiétude parentale face à l’insertion sur le marché du travail », de l’autre « des réformes qui se succèdent et alimentent l’angoisse, d’APB [la plate-forme Admission post bac] à Parcoursup, en passant par le lycée réformé cette année ».

      Les voies générales S, ES, L vont disparaître à la prochaine rentrée, au profit de trois spécialités à prendre en classe de première, deux en terminale, adossées à un tronc commun. « Il va falloir développer des démarches stratégiques pour savoir comment choisir ces options », résume-t-elle.

      La question est au cœur des discussions entre le coach parisien et la famille de Maxime, second d’une fratrie de cinq enfants et au profil de bon élève. « Tu as un profil très créatif », décrypte le coach au regard du test de Maxime, qui a suivi trois autres rendez-vous depuis février, pour un coût de 700 euros. Avant d’évoquer différents parcours possibles pour rejoindre les métiers de la communication, du numérique, ou encore du graphisme.

      Une spécialité fait longuement débat : faut-il prendre les maths ? Le lycéen n’aime pas franchement la matière. « Mais si tu ne prends pas les maths, beaucoup de portes vont se fermer ensuite », juge Alexandre de Lamazière, alors que Maxime s’inquiète déjà du niveau difficile promis dans la discipline.

      « Stratégie complexe »

      « Les attendus du postbac, ils ont été dévoilés ? », interroge Laura. Un ange passe. « Mais pourquoi ils n’ont pas gardé les maths dans le tronc commun ? », s’interroge le père, commercial dans une entreprise en logiciel. Compromis va être in fine trouvé, en choisissant au moins les maths en première, « par sécurité ».

      Mais la réflexion n’est pas si simple. « Si tu abandonnes les maths, il te restera SVT et histoire-géographie en terminale, constate Laura, au regard des deux autres options envisagées par son garçon. Pas très cohérent… » « C’est vraiment de la stratégie complexe », lâche son mari, désarçonné. Exit les sciences de la vie et de la Terre donc, ce seront les sciences économiques et sociales.

      « Finalement, c’est un peu ce que je pensais au début », réagit le jeune homme, qui avait remis le matin même ses souhaits de spécialités à son lycée. « Maintenant, on en est sûr », ajoute Alexandre de Lamazière, tout en lui conseillant dans tous les cas de « bien “performer” » par la suite. « Même dans les établissements publics et les facs, c’est difficile de rentrer maintenant ! »

      Réforme du lycée : « Les professeurs font tenir un système qui engendre une #angoisse permanente » , TRIBUNE, Thibaut Poirot, Professeur d’histoire en lycée, 04 février 2019

      Le professeur agrégé d’histoire Thibaut Poirot réagit aux propos du ministre Jean-Michel Blanquer, qui a qualifié les enseignants sceptiques à l’égard de la réforme du lycée de « ventilateurs d’angoisse ».Publié le 04 février 2019 à 16h40 -

      Monsieur le Ministre,
      Vous avez qualifié les sceptiques à l’égard de la réforme du lycée de « ventilateurs à angoisse » dans votre interview au JDD du dimanche 3 février. Je tenais à vous faire part respectueusement d’un fait : j’en suis un. Comme des centaines de milliers d’agents du premier service public de France. Non par conservatisme professoral, qui relève du mythe. Oui, le baccalauréat doit changer. Mais je suis devenu un ventilateur, par accumulation. Les courants du doute font tourner de plus en plus rapidement les pales de mon angoisse. Parce que je vois comme d’autres que nous courons à la catastrophe, par habitude si française de préparer sans soutien et sans vrai temps de réflexion une réforme au pas de charge, sans prendre garde aux obstacles et aux difficultés, aux motifs sérieux d’inquiétude sur les motivations, sans entendre les questions concernant les moyens de sa mise en œuvre.
      Je suis bien un ventilateur à angoisse et je le regrette. Car comme nombre de mes collègues, je vois arriver avec un certain malaise les échéances d’une réforme illisible, mal préparée, tant pour le bac 2021 que pour le lycée professionnel.

      « Ventilateurs à angoisse ». Oui, Monsieur le Ministre. Il n’y a rien d’étonnant. Serions-nous dans un tel état si cette année n’avait pas enchaîné depuis le 1er septembre les annonces contradictoires, les décisions unilatérales de dernière minute ?

      Pas d’effet magique de la réforme
      Monsieur le Ministre, les professeurs sont des individus comme les autres : normalement constitués, dotés d’un cerveau et capables de s’en servir. Quand l’arrivée de la fameuse « DHG » (Dotation horaire globale, qui fixe les moyens d’un établissement) largement ignorée du grand public s’apparente cette année dans chaque lycée de France à une angoisse collective, oui, nous avons un problème. J’ai bien du mal à croire, Monsieur le Ministre, que nous n’aurons que 27 élèves par classe au lycée à la rentrée prochaine, comme vous le laissiez entendre. Il n’y a pas d’effet magique de la réforme.

      Quand votre consultation des professeurs n’entraîne aucun changement majeur des nouveaux programmes inapplicables du lycée, je suis angoissé. Quand vous balayez le vote du Conseil supérieur de l’éducation sur ces programmes, je suis angoissé. Quand nous ne connaissons toujours pas les modalités d’évaluation au baccalauréat dont les nouvelles épreuves commencent dès janvier 2020 (épreuve de contrôle continu), je suis angoissé. Quand nous n’avons pas de réponses à des questions essentielles à six mois d’une rentrée qui se veut une révolution au lycée, je suis angoissé. Quand nous ne savons pas à quoi nous préparons nos élèves, je suis plus qu’angoissé. Aucune heure de préparation au fameux grand oral, aucun moyen effectif sur l’accompagnement à l’orientation, aucune idée des formats d’épreuves. Le vide crée l’angoisse.

      Mais les enseignants ne la montrent pas, cette angoisse. Ils font tenir un système qui engendre pourtant cette angoisse permanente. Cette angoisse, ils la cachent aux familles. Ils conseillent, tentent d’anticiper les effets sur l’orientation. Car les parents, eux aussi, sont angoissés. Comme pour Parcoursup l’an dernier, les enseignants encaissent vos choix, avec l’espoir que cette fois-ci la méthode sera meilleure, les inquiétudes écoutées, le calendrier tenable. Vœux pieux. Pourtant, ils continuent d’être ce filet de sécurité social et politique dans une France de plus en plus angoissée.

      Désengagement des professeurs

      Monsieur le Ministre, je suis un citoyen comme les autres. Je vote (encore). Le corps professoral fait (faisait ?) encore partie de cette frange de la population dont le réflexe républicain à chaque élection est fort. Et depuis 2014, les enseignants ont été bien souvent (trop souvent) au cœur de ce « barrage contre l’extrême droite » qui sert aujourd’hui de mot d’ordre au président de la République.

      Mais voyez-vous, Monsieur le Ministre, tout ce qui concourt à faire passer une vérité auprès de l’opinion en balayant les alarmes, les alertes sur un manque de pilotage d’une réforme, je me dis que ce réflexe ne durera pas longtemps. Je le déplore, j’en ai des angoisses (encore d’autres angoisses…), mais c’est ainsi. Et il faudra encore de nombreuses années pour réparer les blessures, la vindicte, les mots qui n’ont rien à envier aux fameux « cyniques et fainéants » du président. L’angoisse n’est pas seulement un état, Monsieur le Ministre, elle est le terrain du désengagement des professeurs qui refusent de servir de vigies républicaines aux élections pour porter au pouvoir une politique qui renie l’idée même d’un système éducatif républicain, c’est-à-dire respectueux de ses agents.

      Je voudrais, nous voudrions du temps, du temps pour comprendre, pour préparer, pour accompagner. Ce temps, vous le refusez. Mais le temps, joue aussi contre le politique. Ce temps, c’est celui qui prépare les crises démocratiques.
      Par deux fois dans notre histoire récente, si l’extrême droite a pu accéder au deuxième tour de l’élection présidentielle, c’est parce qu’un gouvernement de gauche n’a pas su écouter ses professeurs. Certes, me direz-vous, vous n’êtes pas de gauche. Mais le passage de M. Allègre au ministère [de 1997 à 2000] comme la réforme des zones d’éducation prioritaire et la réforme du collège ont eu des conséquences démocratiques. Parce qu’aucune organisation n’avait mis quelque énergie à écouter ce que les enseignants avaient à dire. Dispersés, déboussolés, ils ont fait défaut à ceux qui pensaient être « le parti traditionnel des professeurs ».

      La leçon vaut pour la gauche, pour la droite, pour toute organisation politique. Je crois que demain, ces électeurs-là ne vous feront pas seulement défaut. Ils refuseront sans doute une nouvelle fois de servir de renfort démocratique quand le scénario politique du pire se reproduira encore. La France y perdra, votre réforme aussi. Monsieur le Ministre, donnez-nous du temps.


  • Le jeune président de la Start-up Nation était en fait un vieux con comme les autres (Olivier Ertzscheid, affordance.info)
    http://affordance.typepad.com/mon_weblog/2018/05/jeune-president-vieux-con.html

    La logique du truc m’est apparue.

    J’ai compris que le projet politique de notre jeune président était de semer une graine : celle de l’humiliation quotidienne, celle de l’intranquillité permanente qui fait grandir la résignation qui, à son tour, façonnera le corps et l’âme de la chair à Managers dont a besoin le patronat. Et puis bien sûr, la graine de la concurrence. Toujours mettre les gens en concurrence.

    #éducation #université #sélection #éducation_supérieure #lycée #secondaire #humiliation #jeunesse #concurrence

    Pour en savoir plus sur #Parcoursup : https://seenthis.net/messages/696583


  • Dans les collèges et les lycées, tenue correcte exigée... surtout pour les filles (France Inter)
    https://www.franceinter.fr/societe/dans-les-colleges-et-les-lycees-tenue-correcte-exigee-surtout-pour-les-f

    Pour franchir les portes des collèges et lycées, c’est tenue correcte exigée, une règle inscrite dans le règlement intérieur des établissements. Mais filles et garçons ne sont pas égaux face aux codes vestimentaires, une inégalité que les adolescents dénoncent sur les réseaux sociaux où les témoignages pullulent.

    #éducation #secondaire #collège #lycée #règlement_intérieur #code_vestimentaire #égalité_filles_garçons #genre #sexisme #répression #corps


  • Education à la sexualité : « De “ça”, on ne parle pas… à moins d’être mariée ! » (Le Monde)
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2018/04/25/education-a-la-sexualite-de-ca-on-ne-parle-pas-a-moins-d-etre-mariee_5290298

    Dans les collèges et les lycées, des séances avec conseillers familiaux et infirmières scolaires tentent de casser les stéréotypes sexistes et de lever les nombreux tabous.

    #éducation #secondaire #éducation_sexuelle #éducation_à_la_sexualité #sexisme #stéréotypes_de_genre


  • Société de gestion des réseaux informatiques des commissions scolaires (GRICS) - Mozaïk-Portail pour les parents
    http://www.planete-education.com/recit/Societe-de-gestion-des-reseaux-informatiques-des-commissions-scol

    Mozaïk-Portail pour les parents offre toute l’information nécessaire aux parents pour faire le suivi du cheminement et de la réussite scolaire de leurs enfants ainsi que des outils de communication avec le personnel de l’établissement scolaire. Tous les enfants d’une même famille sont regroupés, peu importe qu’ils fréquentent le primaire ou le secondaire ! De plus, il permet aux parents de se connecter à partir de la tablette tactile, du téléphone mobile ou d’un ordinateur. Simple, intuitive et conviviale, cette solution permet d’entretenir le lien entre les parents et l’école.

    #portail #parents #enfants #outils #primaire #secondaire #écoles #Québec


  • Un nouveau scénario pour expliquer l’extinction de masse du Crétacé-Paléogène il y a 66 millions d’années. Bye bye les dinosaures ...

    Les dinosaures sont morts de froid | Passeur de sciences
    http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2017/01/23/les-dinosaures-sont-morts-de-froid/?xtor=RSS-3208

    VOUS l’avez peut-être apprise à l’école comme la frontière entre l’ère Secondaire et l’ère Tertiaire. Mais entre-temps les dénominations ont changé, le Secondaire et le Tertiaire ont disparu des nomenclatures géologiques et cette délimitation a été rebaptisée « extinction Crétacé-Paléogène » (ou extinction K-Pg, d’après les initiales allemandes). Ce qui n’a pas varié, en revanche, c’est ce qui s’est produit il y a 66 millions d’années : une extinction de masse qui a frappé un grand nombre d’espèces végétales et animales, dont les plus célèbres sont évidemment les dinosaures non-aviens. Même si certains défendent encore l’idée que la cause de cet événement majeur dans l’histoire de notre planète est à chercher dans les immenses éruptions volcaniques dites des trapps du Deccan (dans l’ouest de l’actuelle Inde), la plupart des géologues se sont ralliés à l’hypothèse de la collision de notre planète avec un astéroïde d’une dizaine de kilomètres de diamètre. Le cataclysme s’est produit dans ce qui est aujourd’hui la péninsule du Yucatan, au Mexique.

    Quand, en 1980, le physicien américain Luis Alvarez publie dans Science – en compagnie de son fils Walter, de Frank Asaro et d’Helen Michel – l’étude présentant ce scénario de choc cosmique, on pense que la cause de l’extinction massive de la quasi-totalité des gros animaux terrestres est une sorte d’hiver nucléaire provoqué par toutes les poussières mises en suspension dans l’air lors de l’impact. L’atmosphère aurait été sensiblement obscurcie et le blocage des rayons solaires aurait stoppé la photosynthèse des plantes, qui sont à la base de la chaîne alimentaire. Toutefois, des études plus récentes ont estimé que le rôle d’écran durable ne pouvait avoir été tenu par ces poussières… La suspicion s’est alors tournée vers des aérosols contenant du soufre.

    De quoi, donc, sont exactement morts les dinosaures ? Pour répondre à la question, une équipe allemande du Potsdam Institute for Climate Impact Research vient de publier, dans les Geophysical Research Letters (GRL), une étude où elle explique avoir pour la première fois couplé la collision avec l’astéroïde à un modèle de simulation du climat. Ce afin d’évaluer les effets à long terme, et sur l’ensemble de la planète, de ladite collision. Transportons-nous donc 66 millions d’années en arrière, à la fin du Crétacé. Le taux de dioxyde de carbone est nettement plus élevé qu’aujourd’hui, et les températures aussi : la température moyenne à la surface de la Terre est de 18,9°C. Et voilà que vient nous percuter un projectile rocheux. Le choc est à la limite de l’imaginable : l’énergie produite est plusieurs milliards de fois supérieure à celle de la bombe atomique d’Hiroshima.

    Effet parasol

    Ce n’est pas tant cette donnée qui intéresse nos chercheurs que la quantité de soufre injectée dans l’atmosphère : 100 gigatonnes, soit 10 000 fois plus que la masse de soufre libérée lors de l’éruption volcanique du Pinatubo (Philippines) en 1991, qui fit baisser la température mondiale de 0,4°C. Dans la stratosphère, les aérosols à base de soufre créent une sorte d’effet parasol : ils diffusent le rayonnement solaire dans toutes les directions et en renvoient donc une partie vers l’espace, ce qui donne une perte d’énergie au niveau du sol. Avec 100 milliards de tonnes de soufre se retrouvant d’un coup tout autour de la planète, l’effet parasol est particulièrement puissant et brutal puisque, dans un premier temps, plus de 98 % des rayons du Soleil n’atteignent plus le sol !

    Non seulement les plantes sont presque entièrement privées de leur source d’énergie mais, comme le révèle l’étude, la conséquence principale de ce blocage presque total de la lumière solaire est un refroidissement sévère et persistant pendant des années, voire des décennies suivant les scénarios retenus. Suivant le plus sévère, qui prévoit que les aérosols à base de soufre résident une dizaine d’années dans la stratosphère, la température perd 34°C, passant, en moyenne, de près de 19°C à -15°C. Dans l’hypothèse la moins rude, privilégiée par les auteurs de l’étude, la chute est tout de même de 27°C et la Terre se retrouve sous le point de congélation pendant quelques années. La banquise voit sa surface multipliée par six, ce qui a pour conséquence d’augmenter l’albédo de la planète, c’est-à-dire sa capacité à renvoyer les rayons solaires vers l’espace puisqu’ils sont réfléchis par les glaces. Il y a là une sorte de cercle vicieux inverse de celui que nous vivons actuellement avec le réchauffement climatique, qui, en faisant fondre la banquise, réduit l’albedo de la planète et alimente encore plus son réchauffement…

    A la différence de ce que nous constatons maintenant, la cause du refroidissement planétaire lors de l’extinction K-Pg – les aérosols soufrés – a assez rapidement disparu. Néanmoins, les bouleversements des écosystèmes ont été immenses. En plus d’avoir fait mourir de faim et de froid les dinosaures non-aviens sans pour autant éradiquer les petits mammifères et oiseaux (lesquels sont les dinosaures aviens), l’événement a aussi chamboulé les océans. Ceux-ci ont d’une certaine manière été passés au shaker. L’hiver terrible qui s’est subitement installé a refroidi les eaux de surface qui ont coulé : les couches d’eau les plus profondes sont remontées, emportant avec elles leurs nutriments. Selon l’étude des GRL, cet afflux de nutriments en surface a donné un coup de fouet à la production de plancton. Or ces blooms planctoniques, qui s’accompagnent d’une grande consommation de l’oxygène dissous dans l’eau et de l’émission de toxines, sont souvent néfastes aux écosystèmes marins. L’article conclut que le refroidissement de la planète a sans doute aussi eu, par ricochet, des conséquences létales dans les océans. Toucher au climat n’est jamais anodin…

    Pierre Barthélémy

    #effondrement #collapsologie


  • L’un d’eux (Monsieur Samovar)
    https://monsieursamovar.wordpress.com/2016/10/12/lun-deux

    Je suis l’un de ces profs qui travaillent là où les voitures brûlent. Là où des policiers sont mutilés. Là où il se chuchote que les règles de la République ne s’appliquent plus.
    […]
    Je suis l’un de ces profs qui voient les élèves des « Territoires » mettre en place des projets photos délirants, s’investir dans la ventes de babioles plastique pour partir en voyage. Je suis l’un de ces profs qui pense que c’est ainsi, en projetant cette immense envie d’ambition et de rigueur sur ceux qui viennent, que les flammes s’apaiseront.

    Nous pouvons aider, nous pouvons demander à ces mômes que nous fréquentons chaque jour d’allumer leurs petites lumières, ces lueurs qui dévoileront que les actions abominables ne sont qu’une atroce exception. Une exception que nous pouvons éradique, par l’instruction, par l’ambition, par une éducation en lien avec tout le reste de la vie de ces mômes. Parents, associations, clubs, municipalité, justice.

    Si vous saviez, si vous voyiez tout ce qu’ils font de beau, de bon dans la ville où des ombres dealeuses se dissimulent dans les discours asthmatiques de responsables politiques, dans les cris de haine et dans la peur.

    Je suis l’un de ces profs qui ne détourne pas les yeux de la réalité, mais qui voit dans le travail de ses collègues, qui voit dans la rigueur, l’ambition et le beau, la porte de sortie.

    #éducation #secondaire #éducation_prioritaire #effet_pygmalion #élèves #territoires #inégalités #discriminations #discours_politiques #témoignages


  • « L’offre scolaire reste profondément inégale » (Libération)
    http://www.liberation.fr/france/2016/01/25/l-offre-scolaire-reste-profondement-inegale_1428920

    Pour lancer la discussion, voici quatre thèmes parmi bien d’autres possibles. Derrière un décor républicain et national homogène, l’offre scolaire reste profondément inégale. Le lycéen français coûte environ 30 % de plus que son camarade de l’OCDE, l’élève de l’école élémentaire environ 20 % de moins. Or, c’est à l’école élémentaire que se cristallisent les inégalités ; près de 20 % des élèves y sont en grande difficulté. Pourrons-nous choisir l’école élémentaire et le collège qui doit en être aujourd’hui le prolongement ? A l’heure où les parents choisissent l’établissement, la filière et les options qui leur semblent les meilleurs, comment garantir une qualité de l’école telle que personne n’ait intérêt à fuir les établissements populaires ? Il ne suffit pas de multiplier les « dispositifs » spéciaux dont nous sommes les champions, il faut s’assurer de la stabilité des équipes éducatives, reconnaître la difficulté des conditions de travail, revoir les modes d’affectation des enseignants. Une légende dorée entoure la nostalgie de l’école républicaine, mais on ne peut ignorer le poids d’une tradition scolaire profondément élitiste. Il s’agit non pas de refuser la formation d’élites scolaires dont les compétences sont utiles à tous, mais de rompre avec une culture commandée par la production des élites, obsédée par le tri des élèves en fonction d’une « voie royale » qui condamne la plupart d’entre eux à des orientations négatives et à un sentiment endémique d’échec et d’incompétence. Enfin, si nous voulons véritablement créer des communautés éducatives, nous avons besoin d’établissements capables d’éduquer les élèves, de leur donner une expérience réelle de la solidarité et de la tolérance, plutôt que d’affirmer des valeurs et des principes que, bien souvent, la vie scolaire dément sans même le savoir.

    #éducation #inégalités #primaire #secondaire #élitisme


  • Les profs novices donnent de plus mauvaises notes aux filles (Romandie.com)
    http://www.romandie.com/news/Les-profs-novices-donnent-de-plus-mauvaises-notes-aux-filles/665434.rom

    A performance égale, les jeunes filles obtiennent des notes inférieures en physique lorsqu’elles sont évaluées par des enseignants peu expérimentés. Une étude de l’EPFZ met en lumière cette distorsion, qui peut aller jusqu’à 0,9 point d’écart.

    #éducation #secondaire #notation #évaluation #sexisme #genre #docimologie


  • Délégué de classe ? L’expérience inutile qui marque une vie (Slate.fr)
    http://www.slate.fr/story/107721/delegue-classe

    Le statut de délégué de classe gagnerait à être modernisé et mis en valeur. Il faudrait que les délégués puissent se sentir écoutés, et donc avoir la possibilité réelle de représenter leurs camarades. Sauf pour quelques élèves naturellement charismatiques et extrêmement persévérants (c’est loin d’être toujours le cas à 15 ans) ce n’est absolument pas le cas. A posteriori, cette première expérience amère de la démocratie et du suffrage universel risque de rester ancrée dans bien des têtes : dès le collège, on apprend que passer par l’isoloir avant de mettre son bulletin dans l’urne ne sert pas à grand chose, si ce n’est à donner le sourire aux deux personnes qui seront élues, lesquelles passeront ensuite leur mandat à montrer leur totale impuissance.

    #éducation #secondaire #démocratie #délégué.e_de_classe #conseil_de_classe #conseil_de_discipline #conseil_de_la_vie_lycéenne


  • De quelques insuffisances de l’enseignement secondaire (Questions de classe(s))
    http://www.questionsdeclasses.org/?De-quelques-insuffisances-de-l

    Les études sociologiques montrent que ce sont les enseignants qui ont le plus d’ambition pour leurs élèves qui les font le mieux réussir. Or on peut constater à l’inverse que bien souvent dans les lycées, les enseignants se contentent d’exiger des élèves l’apprentissage du cours et sa restitution. Il est ainsi possible de se demander si ces attitudes pédagogiques ne portent pas en germe certains des éléments qui favorisent l’échec des élèves et puis des étudiants à l’Université.

    Voir liste des pistes pédagogiques…

    #éducation #secondaire #lycée #pédagogie


  • Comment la France a sacrifié son école primaire (Le Nouvel Observateur)
    http://tempsreel.nouvelobs.com/education/20140221.OBS7316/comment-la-france-a-sacrifie-son-ecole-primaire.html

    Après ce constat sur les différences de salaires entre pays, ce sont les différences internes à la France qui frappent dans ce document. Elles montrent à quel point nous avons maltraité notre enseignement primaire, par rapport à notre secondaire, en termes de moyens investis. Notre école reçoit 17% de moyens en moins que la moyenne OCDE, alors que nos lycées reçoivent 38% en plus !
    […]
    Ainsi quand on se désole qu’un jeune sur cinq débarque au collège sans savoir lire, écrire et compter, il faut comprendre tout simplement qu’on paye cash le choix historique d’avoir négligé notre primaire.

    #éducation #école #primaire #secondaire #SQNES #salaires #budget #taux_d'encadrement #OCDE


  • RÉCIT de la Commission scolaire de Charlevoix
    http://www.planete-education.com/recit
    Journal technopédagogique du RÉseau pour le développement des Compétences par l’Intégration des Technologies (RÉCIT) de la Commission scolaire de Charlevoix au Québec. La personne-ressource du service local assume des fonctions de formation, de soutien et d’accompagnement, ainsi que des activités de mise en réseau et d’innovation pédagogique. Son mandat est principalement d’assurer l’intégration pédagogique des technologies de l’information et de la communication (TIC) en développant les compétences professionnelles du personnel de l’enseignement primaire et secondaire selon les divers domaines disciplinaires du programme de formation de l’école québécoise (PFEQ).

    #technopédagogie #TICE #éducation #apprentissage #enseignement #pédagogie #primaire #secondaire #RÉCIT #Charlevoix #Québec

    http://recit.cscharlevoix.qc.ca
    http://recit.qc.ca
    http://www.cscharlevoix.qc.ca