• cool Stages de jeûne : Le Monde ouvre la porte aux dérives – L’Extracteur
    https://www.lextracteur.fr/stages-de-jeune-le-monde-ouvre-la-porte-aux-derives

    Dans son supplément, #Le Monde_Magazine étale sur sept pages une sorte de publicité gé(n)ante pour le #jeûne et la détox, le tout déguisé en un récit exalté par la plume de Raphaëlle Bacqué. Décryptons un peu ça.

    pas cool Un homme, se présentant comme « naturopathe », et son fils mis en examen après plusieurs morts
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2023/01/13/un-homme-se-presentant-comme-naturopathe-et-son-fils-mis-en-examen-apres-plu

    Selon le parquet de Tours, les stages de jeûne proposés par Eric Gandon consistaient « à ne pas absorber d’aliments solides durant une à plusieurs semaines sans qu’aucun suivi médical ne soit assuré ni prévu ».

    #naturopathie et patatras

    • de l’extracteur :

      Sans le vouloir, cet article illustre parfaitement une mutation que nous tentons souvent d’expliquer. Autrefois nées chez des marginaux, au sein de communautés loin du système, ces croyances et pratiques alternatives sont aujourd’hui devenues chic et tendance. On assiste à une gentrification de ces méthodes. Elles sont à la mode et toute la presse féminine et pseudo-scientifique les vante, mais il faut avoir le temps et les moyens financiers pour pouvoir montrer aux autres que l’on prend soin de soi, de son corps, de sa santé.

    • ah oui #Guy_Claude_Burger...

      gourou de l’instinctothérapie, qui sollicite à l’intention de ses disciples, les thèses freudiennes de l’enfant pervers polymorphe, pour justifier les parents incestueux : « Pourquoi ne laisserions-nous pas nos enfants exprimer les pulsions incestueuses de cette période œdipienne ? Le problème serait fondamentalement résolu ».

      #instinct

    • Le problème, c’est que ce format correspond en tout point à ce que les gens séduits par ces pratiques adorent : des expériences personnelles, à hauteur d’humain, du vécu, raconté avec le cœur. Les désinformateurs de la santé répètent d’ailleurs régulièrement de faire confiance à nos sens. Ils nous lancent souvent par défi : “Faites votre propre expérience de la santé, n’écoutez pas les scientifiques, les médecins ou les médias. Écoutez votre corps.”

    • Les nathuropathes souhaitent une réglementation plus stricte de leur profession
      https://www.lemonde.fr/societe/article/2023/01/13/les-nathuropathes-souhaitent-une-reglementation-plus-stricte-de-leur-profess

      Soucieux de faire le tri dans ses rangs entre vrais praticiens et charlatans, le secteur de la naturopathie a, par la voix de son Syndicat des professionnels de la naturopathie (SPN), appelé l’Etat à réglementer la profession, vendredi 13 janvier.
      Le syndicat, qui revendique 3 300 adhérents sur 6 500 naturopathes répertoriés en France, demande à l’Etat d’« agir vite pour faire reconnaître le métier », avec, entre autres mesures, la mise en œuvre de « titres certifiés », selon un communiqué.
      « Il y a du ménage à faire, c’est évident. Nous avons déjà alerté sur des organismes de formation qui ne sont pas assez exemplaires sur l’éthique de notre métier », souligne Alexandra Attalauziti, la présidente du SPN, citée dans le communiqué. « Nous voulons réguler, organiser, écrémer, c’est une urgence. Nous devons travailler de concert avec les autorités compétentes pour que la naturopathie soit reconnue comme une pratique de la prévention, complémentaire à notre médecine », ajoute Mme Attalauziti.

      #naturopathie

    • Si on me demande je te réglemente ça très simplement : interdiction des naturopathes. Mais ils sont malins là, virer les plus dingues d’entre eux pour conserver la manne et apparaître comme respectables... Ça a marché pour l’ostéopathie, pourquoi pas pour eux ?

  • 2022, année de #crise pour une grande partie la tech.

    Au global, les 6 plus gros groupes tech américain (#Apple, #Netflix, #Amazon, #Microsoft, #Meta et #Alphabet) avaient déjà perdu fin octobre 3.300 milliards de dollars de #capitalisation_boursière. La #chute est particulièrement brutale pour Meta. Avec 312 milliards de $ fin décembre, Meta vaut désormais moins en #Bourse que des poids lourds de l’économie traditionnelle, comme #Procter_&_Gamble (361 milliards) ou le pétrolier #Chevron (343 milliards…).

    #krach #secteur_technologique

    Aux salariés de payer (la loi du capital) :

    Au total, plus de 152.000 employés de la tech ont été licenciés en 2022, tous pays confondus, selon l’agrégateur Layoffs.fyi.

    #licenciement_de_masse #licenciement (Les Échos)

  • Mother God : L’histoire folle d’Amy, retrouvée momifiée par sa #Secte
    https://www.blast-info.fr/emissions/2022/mother-god-lhistoire-folle-damy-retrouvee-momifiee-par-sa-secte-3K5Zfrp7Q

    Qu’est-ce que le New Age ? Notion évoquée dans les milieux occultistes dès le commencement du siècle dernier, le New Age est devenu un sujet de société à part entière à partir du début des années 1980. Le New Age est tout d’abord caractérisée par une…

    #Internet
    https://static.blast-info.fr/stories/2022/thumb_story_list-mother-god-lhistoire-folle-damy-retrouvee-momifie

  • https://youtu.be/bmVFynoMmps


    https://www.blast-info.fr/emissions/2022/https-youtu-be-bmvfynommps-3K5Zfrp7QQip7_PcHwGAqQ

    Qu’est-ce que le New Age ? Notion évoquée dans les milieux occultistes dès le commencement du siècle dernier, le New Age est devenu un sujet de société à part entière à partir du début des années 1980. Le New Age est tout d’abord caractérisée par une…

    #Internet #Secte
    https://static.blast-info.fr/stories/2022/thumb_story_list-https-youtu-be-bmvfynommps-3K5Zfrp7QQip7_PcHwGAqQ

  • La grande subvention : Le capitalisme français sous perfusion
    https://www.frustrationmagazine.fr/subvention-capitalisme

    Le thème est bien connu : dans notre pays, il y aurait d’un côté les « entrepreneurs » du secteur privé qui ne comptent pas leurs heures pour « créer des richesses » et des emplois, ne devant leurs revenus qu’à la force de leur travail, et de l’autre les fonctionnaires, fardeau budgétaire terrible pour […]

  • La Secte macronie digne des Témoins de Jehovah, le pouvoir et l’argent en plus Cpolitic
    L’ Actualité Politique, saupoudrée d’humour… parce qu’il faut toujours garder le moral !
    https://cpolitic.wordpress.com/2022/11/11/la-secte-macronie-digne-des-temoins-de-jehovah-le-pouvoir-et-lar

    S’il y a bien un élément qui différencie la macronie des autres partis politiques français, c’est bien son fanatisme créé autour d’une seule et même personne : emmanuel macron.

Lui seul peut imposer à ses ministres des réunions nocturnes. https://fr.news.yahoo.com/emmanuel-macron-habitude-nocturne-lourdes-114700399.html?guccounter=1

    Lui seul peut imposer des réformes injustes et/ou ineptes, des revirements https://www.estrepublicain.fr/actualite/2021/09/23/nucleaire-tgv-les-revirements-d-emmanuel-macron par rapport à ses promesses de campagnes. 


    Lui seul peut imposer des conférences grotesques pour soi-disant prendre la parole du peuple https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/convention-citoyenne-sur-le-climat/climat-sept-propositions-de-la-convention-citoyenne-ecartees-par-le-gou qu’il insulte joyeusement le reste de l’année.


    Lui seul peut imposer des concepts fallacieux comme le ruissellement (« qui ne fonctionne pas » dixit la London School of Economics)

    Personne n’ose le contredire – hormis lui-même https://www.ouest-france.fr/politique/emmanuel-macron/emmanuel-macron-cinq-fois-ou-il-s-est-contredit-4815929 – tout le monde s’aplatit, personne ne compte ses heures pour servir la Cause, tels des employés esclaves entièrement dévoués à leur patron, tels des disciples fidèles à leur gourou suprême.

    Comme dans les sectes, il y a des gens https://www.lepoint.fr/politique/le-livre-choc-d-une-repentie-de-la-macronie-16-09-2020-2392179_20.php qui ont pu « s’en sortir » après avoir cru aux belles promesses de 2017. Certains vont plus loin en révélant le pot-aux-roses, en dénonçant un cabinet noir https://www.ouest-france.fr/reflexion/editorial/commentaire-deputes-l-elysee-affirmez-vous-6731794 (voire une mafia ?) qui décide de tout et où les membres de la secte n’ont aucune liberté de parole. Tout se décide en haut lieu, autour du gourou.

Pour les autres, récompensés par des postes en or, comme les véran, les castex, à les écouter, macron a toujours raison, même quand il a tort.. et macron les soutient quoiqu’il en coûte https://www.20min.ch/fr/story/tiens-bon-on-les-aura-ces-connards-888242355684 , en euros ou en vies humaines. 


    On l’a bien vu pendant la crise du Covid ou le conflit Russo-Ukrainien : macron s’avère être le messie qui porte le pays à bout de bras, et même l’Europe sinon le Monde, vers un destin forcément meilleur que si une autre personne occupait sa place.
Qui ferait mieux que lui ? https://fr.shopping.rakuten.com/offer/buy/4676689423/le-point-2475-qui-ferait-mieux-que-lui.html titrait même Le Point en janvier 2020.

Et justement… qui fait office d’ambassadeurs faisant du porte-à-porte, pour distiller la bonne parole dans les foyers ? 


    Les fameux merdias macronistes acquis à sa cause, via leurs actionnaires principaux, de riches milliardaires français (Niel, Bolloré, Bouygues, Dassault…). Au menu : fake news, propagande et préjugés quasiment H24, 7 jours 7, négligeant évidemment toutes les erreurs, toutes les fausses promesses, tous les échecs (inflation, dette publique, services publics exsangue, pauvreté et inégalités records…) de leur protégé.

Résultat : 28% des français qui se sont exprimés en avril 2022, ont voté malgré tout emmanuel macron.


    Pire plus de 50% du corps électorat à oser s’abstenir… malgré un 1er mandat fiasco et clairement orienté « extrême-droite ».


    Reconnaissons donc que l’abrutissement des masses, l’endoctrinement du peuple reste et demeure une réussite totale.

    #secte #témoins_de_jehovah #enMarche #macron #emmanuel_macron #fanatisme #violence #ruissellement #endoctrinement #abrutissement

  • Extraits

    Rapport MIVILUDES 2021

    216 Pages

    J’incite vivement à la lecture complète du rapport...

    Ces extraits sont une série de copiés-collés donc une décontextualisation des paragraphes. Avant toute polémique ou commentaire merci de se reporter au texte ou au chapitre concerné (la numérotation des pages est faite à cet objet...)

    Télécharger le rapport :

    https://www.miviludes.interieur.gouv.fr/sites/default/files/publications/francais/MIVILUDES-RAPPORT2021_0.pdf

    Le site de la Miviludes :

    https://www.miviludes.interieur.gouv.fr

    Page20 Intro

    La MIVILUDES observe un phénomène sectaire « à l’état gazeux » : le groupe est bien là, mais il est mobile, changeant et impalpable.

    Ses membres y adhèrent ou se désolidarisent facilement en créant d’autres groupes, selon la lecture qu’ils font du contenu doctrinal. Certains pourront alors sans mal l’essaimer à l’identique ou avec des variantes.

    La rhétorique utilisée par ces groupes et individus se veut en opposition à l’ordre établi : les institutions étatiques seraient corrompues, la société serait décadente, la médecine conventionnelle inefficace, etc. Ces discours, caractéristiques des théories complotistes, se nourrissent les uns des autres et se renforcent mutuellement, rendant la mission de la MIVILUDES toujours plus difficile. Les liens de plus en plus complexes tissés et entretenus par ces communautés contribuent au développement d’une véritable « toile » sectaire.

    Page 22 Thérapeutique

    Si la maladie est un point d’entrée facile pour les mouvements à caractère sectaire, toute dérive thérapeutique n’est pas forcément sectaire. Un médecin peut croire fortement à une thérapie non éprouvée, complémentaire ou alternative, mais qui ne porte pas de danger en soi. Les pratiques non conventionnelles deviennent sectaires lorsqu’elles essaient de faire adhérer le patient à une croyance, à un nouveau mode de pensée visant à l’exclure de toute forme de rationalité et à créer les conditions de son isolement. Prétextant l’inutilité des traitements conventionnels, le pseudo-praticien va demander au patient d’avoir toute confiance en lui car il affirme être le seul à détenir la « méthode miracle » apte à le guérir.

    Page 23-24. L’invisibilisation des victimes

    Si la MIVILUDES observe une hausse de ses saisines, il faut néanmoins garder à l’esprit que de nombreuses victimes demeurent totalement indécelables. Plongées dans un état de dépendance et de perte d’autonomie psychique, elles n’ont pas conscience de faire l’objet d’une manipulation et ne peuvent se prévaloir du statut de victime pour entamer les démarches nécessaires à la reconnaissance et à la protection de leurs droits.

    Ces personnes sont intimement convaincues d’avoir été triées sur le volet par un meneur quasi-messianique et d’appartenir à une communauté unique et sélective. Elles seraient des privilégiées. Pour obtenir une guérison, un bien- être, voire un simple sentiment d’acceptation, elles taisent peu à peu leur individualité pour se fondre dans une relation de soumission absolue. Puisque le groupe se construit en opposition à l’ordre établi, sur la base de vérités alternatives, il est en rupture avec le reste du monde. L’isolement, qui ne sert concrètement qu’à accentuer l’emprise sur les victimes, est légitimé par un besoin de se préserver d’une société considérée comme immorale et impure

    À cet égard, il convient de préciser que les ter-minologies fréquemment utilisées pour se référer à ces individus traduisent un certain folklore, une curiosité presque sympathique envers eux,
    tels que les « gourous » , « gourelles » , « leaders charismatiques » , « maître à penser » , etc. Pour autant, ce ne sont là que des personnalités prédatrices, qui abusent, escroquent, manipulent et violentent des victimes de la manière la plus pernicieuse qui soit, en leur donnant de faux espoirs. Une fois condamnées, ces personnes ne peuvent être qualifiées autrement que comme des délinquants et des criminels.

    En 2021, les condamnations observées vont dans le sens du constat effectué par la Mission interministérielle, à savoir que des pseudo-thérapeutes , pseudo-professeurs , pseudo-coachs et pseudo-médecins sont mis en cause pour de graves infractions pénales. Les victimes sont souvent des personnes vulnérables, parfois atteintes de graves pathologies.

    Par exemple, un ancien « professeur » de yoga a été condamné en 2021 par le tribunal correctionnel de Poitiers pour abus de faiblesse à 4 ans de prison ferme. Un appel a été interjeté par le mis en cause. Il a en outre été condamné à payer 600 000 euros de dommages et intérêts à ses victimes et a vu l’ensemble de ses biens confisqués.
    Dans un but prétendument thérapeutique, l’homme de 73 ans s’était livré à des brimades physiques, psychologiques et sexuelles sur une douzaine de personnes. Il les avait également exploitées financièrement, l’une des victimes ayant été contrainte à l’achat de plusieurs propriétés pour un préjudice estimé à plusieurs centaines de milliers d’euros.

    Similairement, un « naturopathe », qui se présentait comme « médecin moléculaire » titulaire d’un doctorat et d’un post-doctorat, a été condamné 2021 par le tribunal correctionnel de Paris à deux ans d’emprisonnement avec sursis pour exercice illégal de la médecine. L’intéressé a interjeté appel de la décision. Plusieurs de ses « patients », qu’il recevait dans un simulacre de cabinet, avaient décidé de s’en remettre entièrement à lui pour qu’il les aide à guérir grâce à des remèdes naturels tels que des cocktails d’huiles essentielles, une alimentation centrée sur des jus de fruits et de légumes, des jeûnes sévères et prolongés. Même lorsque ses victimes présentaient des états de faiblesse très avancés, le mis en cause les incitait à jeûner. Au moins deux personnes souffrant d’un cancer sont ainsi décédées.

    Page 26 Emprise mentale

    Le point commun à toutes les dérives sectaires est l’emprise mentale. Toutefois, elle ne saurait suffire au motif que cette dernière est présente dans d’autres situations comme cela peut être le cas dans le cadre des violences conjugales. En revanche, pour caractériser une dérive sectaire, il est indispensable de constater la présence d’autres critères cités ci-dessus. L’appréciation se fait in concreto. Dans certains cas, un seul de ces autres critères permettra de caractériser la dérive sectaire.

    Page 27 Processus d’aliénation.

    Ce processus d’aliénation se décline en plusieurs étapes successives exercées sur la victime : la séduction, la déconstruction, la reconstruction et la consolidation.
    Lors de l’étape de la séduction, une attention particulière est portée à l’individu, tant à ses aspirations qu’à ses difficultés. Des promesses exceptionnelles et l’appartenance à un groupe lui sont offertes.

    Une fois cette étape achevée, l’auteur des faits va alors pouvoir s’atteler à une deuxième étape essentielle à sa domination : la déconstruction de la victime. Un processus « initiatique » est alors engagé et un investissement toujours plus important de l’individu est requis par le groupe. Son isolement progressif est mis en place, induit en partie par sa rupture avec ses références antérieures.
    C’est seulement à cette condition que pourra survenir une troisième phase au cours de laquelle l’individu va véritablement devenir adepte : la reconstruction. Une nouvelle éthique est proposée à la victime et son histoire personnelle est réinvestie voire réécrite. Une servitude volontaire se met en place, entraînant une perte progressive d’autonomie sur des choix importants.

    Enfin, viendront la consolidation et le renforcement. La victime est alors soumise à l’affirmation de vérités absolues soutenues par une rhétorique fallacieuse et empreinte de nombreux sophismes. Le doute et la contre-argumentation sont de moins en moins tolérés et peuvent amener à des sanctions. La vénération d’un individu ou du groupe est développée, entraînant la soumission et la disponibilité sans réserve.

    La personne sous emprise aura alors du mal à s’émanciper de sa condition de victime, puisqu’elle n’aura même pas conscience d’avoir fait l’objet d’un tel processus.

    L’ingéniosité du mis en cause est ainsi de convaincre la victime qu’elle a adhéré seule à ces croyances et à cet état d’emprise.

    Page 28. Le complotisme

    Le complotisme est un mode de pensée antisystème qui s’appuie sur des arguments non falsifiables, c’est-à-dire qu’ils ne peuvent être ni prouvés ni récusés, ou sur une vérité partielle, soumise à une interprétation rationnelle mais erronée.

    Si les théories du complot ne sont pas nouvelles et ont toujours fasciné, il est possible de constater de nos jours qu’elles ne sont plus l’apanage d’une minorité marginalisée. Portées par Internet et les réseaux sociaux, elles s’imposent désormais comme un logiciel d’explication du monde sous la forme d’une immense opération de manipulation de la population, et cela ne peut qu’inquiéter les services de l’État.

    Les mécanismes conduisant à adhérer aux théories du complot reposent en grande partie sur les biais cognitifs du cerveau humain. Il réside en effet une volonté de réduire l’incertitude et de reprendre le contrôle de la situation en identifiant à qui attribuer les torts. Ce dessein est accentué par le biais de confirmation – consistant à privilégier des informations qui confortent ses idées préconçues, ses préjugés ou ses hypothèses – et par le biais de proportionnalité selon lequel une explication trop simple, même vraie, n’est pas satisfaisante lorsqu’il s’agit de justifier quelque chose de grave.

    À ces biais cognitifs, une explication sociologique peut également être avancée. En effet, d’un point de vue sociopolitique, les théories complotistes constituent un discours de revanche contre les élites et contre le système socio-économique dans lequel l’individu vit. Plus celui-ci est indigné de sa situation, plus il trouvera un écho à sa colère dans le complotisme. Si le système est perçu comme injuste, la théorie venant le discréditer sera accueillie positivement. Plus généralement, le manque de confiance dans les élites dirigeantes et le sentiment d’une prétendue opacité de la vie publique ébranlent fortement la confiance de l’individu envers les institutions. Celles-ci sont alors considérées comme immorales et illégitimes.

    En tant que telles, ces doctrines conspirationnistes ne sont donc pas illégales ou répréhensibles pour elles-mêmes, sauf si elles incitent à la haine raciale, à la violence contre les personnes ou si elles poussent à la commission d’infractions, crimes ou délits. Il en est de même pour celles qui pousseraient à la réalisation de violation des lois, des règlements et des principes constitutionnels reconnus par la République française.

    Page 29. Crise sanitaire etc...

    L’adhésion aux thèses complotistes relève donc d’abord de la croyance. La MIVILUDES ne les juge aucunement et n’a pas compétence pour les valider ou les certifier. Ce sont donc uniquement les conséquences préjudiciables sur les individus que ces croyances peuvent engendrer qui sont seules répréhensibles et sanctionnables en droit, et sur lesquelles la MIVILUDES a autorité pour révéler leur dangerosité.

    etc...

    La crise sanitaire, en déstabilisant de nombreux individus, a accentué les doutes et les peurs créant en réaction une intolérance à l’incertitude. Chacun veut détenir, non plus la vérité, mais sa vérité. C’est une manière de se réaffirmer comme individu dans un système globalisé.

    Pour autant, il est à préciser que la MIVILUDES ne reconnaît pas, à ce jour, les éléments consti- tutifs de la dérive sectaire, à savoir une emprise mentale volontairement induite par un individu ou un groupement, entraînant des préjudices pour les personnes ainsi assujetties. En effet, bien souvent, c’est l’individu lui-même qui se « cultive » à ces théories, au travers d’articles, de blogs, de vidéos, etc. Il développe son propre corpus de contre-vérités et ne rejoint pas nécessairement une organisation structurée.

    En revanche, il existe de nombreux groupes sectaires qui s’appuient sur des théories du complot pour exercer leur emprise. La frontière entre dérive sectaire et complotisme est donc ténue et il apparait parfois difficile de distinguer ces deux mouvances pour des personnes non aguerries
    etc...

    Page 30. COVID 19

    Christian TAL SCHALLER accuse les gouvernements sans distinction et le « lobby pharmaceutique » d’entretenir la crédulité des masses au nom du profit. Durant la crise sanitaire, il déclarait sur sa chaine YouTube, récemment censurée, où il comptait 90 000 abonnés, qu’« ils ont fabriqué un virus dans le but de tuer des millions de gens » et que « le but du vaccin n’a jamais été de les protéger, mais c’est de les empoisonner. Les vaccins sont des poisons calculés ». Son discours anti-vaccin n’est pas nouveau puisque qu’il publiait en 2014 Les vaccins sont des poisons et dès 2009, Vaccin, un génocide planétaire. Christian TAL SHALLER est en contact avec de nombreux autres individus et collectifs tenant le même discours, tels que Jean-Jacques CRÈVECŒUR ou encore Silvano TROTTA et son association BonSens .

    S’appuyant sur ces théories complotistes, Christian TAL SCHALLER a développé certaines pratiques s’inscrivant dans des dérives thérapeutiques afin de faire adhérer le patient à une croyance, à un nouveau mode de pensée.

    Page 30 Survivalisme et collapsologie.

    Le nombre de saisines traitées par la MIVILUDES concernant le survivalisme reste marginal.

    Le mode de vie des survivalistes est le suivant : ils se préparent en modifiant leurs habitations, en apprenant des techniques de survie et des rudiments de notions médicales, en stockant de la nourriture et des armes, en construisant des abris antiatomiques ou en apprenant certaines techniques pour se réchauffer, avoir de l’eau potable et se nourrir en milieu sauvage ou hostile.
    Les thèses des survivalistes trouvent très généralement leur origine soit dans le complotisme, en considérant que les élites dirigeantes cacheraient une fin du monde imminente, soit dans la collapsologie.

    La collapsologie est un courant de pensée trans-disciplinaire théorisé dans les années 2010 qui envisage les risques d’un effondrement de la civilisation industrielle et ses conséquences. Elle s’inscrit dans l’idée que l’homme altère son environnement durablement. L’urgence écologique, liée notamment au réchauffement climatique et à l’extinction de la biodiversité, entraînerait un effondrement de notre société.

    Comme pour le complotisme, adhérer aux thèses survivalistes relève de la liberté de pensée. La plupart des survivalistes ne présente pas un caractère de dangerosité et s’inscrit dans une réaction assez instinctive face aux incertitudes du monde de demain et à un climat anxiogène.

    Page 31. Survivalistes extremistes

    Toutefois, à côté de ces groupes inoffensifs, il existe d’autres nébuleuses potentiellement violentes liées à des groupuscules politiques extrémistes qui présentent un risque de passage à l’acte. Dans ce contexte, l’acquisition d’armes, l’organisation de stages et la consti- tution de petites communautés dans des lieux isolés doivent faire l’objet d’une vigilance accrue de la part des institutions de l’État.

    Page 32 Séparatisme et radicalisation

    Page 33 Recommandations

    Face à une personne tenant de manière récurrente des discours à caractère complotiste, survivaliste, il est conseillé de :

    → Maintenir les liens d’affection et de confiance, même si le dialogue est très difficile à conserver.

    → Adapter son langage et sa communication en adoptant la même approche empathique et bienveillante que l’individu à l’influence néfaste.

    → Ne pas tenir de discours trop rationnel au risque de la braquer en entrant en confrontation avec ses positions et ses propos.

    → Inciter la personne à multiplier ses sources d’informations afin de l’encourager à développer son esprit critique.

    Page 35. Saisines

    Par rapport aux années précédentes, la MIVILUDES continue de traiter des saisines sur des mouvements identifiés : 99 saisines sur les Témoins de Jéhovah, 33 sur l’ Église de Scientologie , 31 saisines sur l’ anthroposophie . La Mission interministérielle a également traité 293 saisines concernant la mouvance chrétienne au sens large, dont 106 sur le catholicisme et 168 sur le protestantisme dont 153 sur la mouvance évangélique.

    La santé reste un sujet de préoccupation majeure avec 744 saisines traitées au total dont près de 70 % concernent les pratiques de soins non conventionnelles telles que la naturopathie , le reiki , la nouvelle médecine germanique , etc.

    Parmi les saisines traitées par le pôle Économique et Financier en 2021, 173 saisines concernent le développement personnel dont 54 % sur le coaching spécifiquement. 86 saisines concernent la vente multi-niveaux, un sujet d’attention de la MIVILUDES depuis quelques années et qui touche principalement les jeunes de 16-25 ans.

    La Mission interministérielle continue de traiter des saisines sur des individus et mouvements diffus qui relèvent de croyances diverses : 59 saisines sur le chamanisme, 22 sur la médiumnité et le channelling ont été traitées en 2021.

    La MIVILUDES a traité 148 saisines en rapport avec le complotisme et le mouvement anti-vax dont la majorité est constituée de signalements, bien que ces sujets en tant que tels ne relèvent pas de sa compétence.

    Page 38 Tableau des Principaux thèmes des saisines traitées en 2021

    Page 40 Désertification médicale

    La place des pratiques de soins non conventionnelles devient un enjeu de santé publique. La désertification médicale des campagnes françaises n’est pas étrangère à ce phénomène qui prend des proportions inquiétantes et contribue à créer une insécurité sanitaire.

    Page 43. Communautés néos.

    Parmi les thématiques traitées par le pôle Sécurité, figurent entre autres le néo-chamanisme, le masculinisme et le féminin sacré, le bouddhisme, etc.

    Ainsi, s’agissant des églises dites « évangéliques », les témoignages reçus par la MIVILUDES font état, dans certains cas, d’éléments particulièrement préoccupants tels que l’exigence de dons parfois très importants, la tenue en interne de « discours très sexualisés sur la femme et la condition féminine » et d’« une nécessaire soumission à leur mari ». De plus, les fidèles seraient soumis à l’obligation de rester au sein de la communauté car s’ils décident de quitter le groupe, « ils sont dans l’illusion et l’aveuglement, avec impossibilité ensuite de revenir dans la repentance car ils auraient fait le choix clair entre la vie (dans la communauté) et la mort (en dehors) ».

    Page 47-48. Personnes agêes.

    La maltraitance financière et l’emprise à l’égard du sujet âgé fait notamment partie des sujets d’inquiétude de la MIVILUDES. La maltraitance financière peut être définie comme « tout acte commis sciemment en vue de l’utilisation ou de l’appropriation de ressources financières d’une personne à son détriment, sans son consentement ou en abusant de sa confiance ou de son état de faiblesse physique ou psychologique ».

    Selon le rapport du Département des Affaires Économiques et Sociales des Nations Unies, le nombre de personnes de 60 ans et plus devrait plus que doubler d’ici 2050 et plus que tripler d’ici 2100, passant de 901 millions en 2015 à 2,1 milliards en 2050 et 3,2 milliards en 2100. Selon un rapport de l’Organisation mondiale de la santé, une personne âgée sur six serait victime de maltraitance dans son environnement au cours de l’année passée.

    Page 50. Information

    En effet, les dérives sectaires sont un sujet com- plexe et en constante évolution : sa compré- hension par les citoyens est indispensable et ce d’autant plus qu’il n’existe pas de définition juridique de la « secte ».

    Page 58-59. L’Église de Scientologie : une stratégie de reconquête à grande échelle

    En 2021, dans un contexte de perte de repères sociaux engendré par la crise sanitaire, le groupe a intensifié ses actions de prosélytisme. Des « ministres volontaires » se sont multipliés dans plusieurs villes pour distribuer des « carnets du bonheur », parfois en installant des stands sur la voie publique sous le slogan « On peut y faire quelque chose ». Similairement, le groupe a assuré la diffusion de tracts dans les boîtes aux lettres de particuliers mais également au sein de certaines résidences étudiantes comme au campus de Bordeaux-Talence où les prospectus scientologues proposaient des « cours en ligne gratuits » permettant de faire face à la « déprime », aux « angoisses », à la « précarité », et au « sentiment d’échec ».

    S’il se présente sous des termes bienveillants en adoptante une posture avenante et empathique, la MIVILUDES s’inquiète du manque de transparence du groupe qui semble cibler des personnes fragiles, en souffrance, confrontées à des drames personnels ou à des questions existentielles. La Scientologie se fonde sur des causes en apparence tout à fait nobles et des structures au nom attractif pour recruter de nouveaux adeptes.

    Ce phénomène a été particulièrement visible en 2021 au regard de ce qui pourrait être considéré comme des opérations de déstabilisation menées par la Scientologie contre les hôpitaux psychiatriques français. Pour ce faire, le groupe a recours à un organisme distinct de l’Église de Scientologie mais entièrement contrôlé par cette dernière : la Commission des citoyens pour les droits de l’homme (CCDH).

    Page 60. Drogue et Internet.

    Ce n’est pas un cas isolé puisque l’Église de Scientologie dispose également d’autres antennes, d’apparence à vocation humanitaire, comme son association « Non à la drogue, oui à la vie » qui a également assuré des opérations de communication et de tractage ou encore son programme Narconon de réhabilitation des personnes souffrant d’addiction.

    Par ailleurs, l’Église de Scientologie se fait connaître sur Internet. Elle a ainsi été active sur les réseaux sociaux, notamment par son compte Facebook Celebrity Centre Paris pour proposer un atelier gratuit visant à repérer une personne toxique et à s’en libérer. Le groupe a aussi misé sur des sites spécialisés pouvant atti-rer des personnes en souffrance, comme le site atypikoo.com , se définissant comme « le réseau social pour atypiques : Hypersensibles, surdoués, HPI, HPE, Zèbres, Aspies, Empathes ... ».

    Page 67 Les Témoins de Jéhovah

    « Le monde extérieur à leur organisation serait peuplé de méchants, dangereux, vicieux dont l’unique but est de détourner les gentils Témoins de Jéhovah du droit chemin ».
    Pour diffuser ces idées auprès des enfants, les Témoins de Jéhovah ont recours à une littérature abondante. Ils ont conçu et édité leurs propres livres regorgeant de « descriptions et d’illustrations des armées sataniques : dragons à plusieurs tête cornues, grenouilles griffues aux yeux rouges... ». Il s’agit d’images très violentes comme en témoigne le Recueil d’histoires bibliques. Nous y trouvons la Mort et la Maladie de Job, Abraham qui attache Isaac sur l’autel et lève le couteau pour le tuer, des nourrissons qui sont attaqués avec un couteau, un homme mort qui baigne dans son sang et un autre qui est étranglé. Lapidation, étranglement, bains de sang, noyade de personnes, toutes ces vio- lences peuvent être trouvées dans la littérature destinée aux enfants de cette communauté. Les récits de morts atroces couplés à la peur d’une apocalypse imminente sont de nature à soumettre les mineurs à une anxiété et un stress particulièrement difficiles.

    Page 75 L’Anthroposophie.

    De même, la MIVILUDES a pu constater la prolifération de propos de la part de médecins anthroposophes particulièrement virulents durant la crise sanitaire. Opposés à toute cam- pagne de vaccination, des médecins anthroposophes se sont effectivement illustrés pendant cette crise en expliquant que la COVID-19 était le résultat, non pas d’un virus, mais d’une « électrification de la Terre » causée par le déploiement de la 5G. Dans certaines cliniques allemandes, des médecins anthroposophes ont prescrit de la poussière de météorite pour guérir de la COVID-19.

    Page 86-87 Les Eco-villages et éco-spiritualité.

    Ces éco-villages semblent se multiplier aussi bien en France qu’à l’étranger, la MIVILUDES ayant par exemple été interrogée au sujet de structures créées au Brésil et au Mexique. Des Français, parfois expatriés, tentent ainsi d’attirer de nouveaux adhérents pour les accueillir sur place, avec leurs proches et leur patrimoine. Leur stratégie de recrutement s’opère via les réseaux sociaux et des sites internet dédiés. Les fondateurs de ces structures s’appuient sur un contexte sanitaire et économique difficile pour proposer un nouveau mode de vie prétendument détaché des difficultés du monde extérieur : une « utopie ».

    La MIVILUDES observe également, au sein de ces structures, le développement d’une doctrine qualifiée d’« éco-spiritualité ».

    De manière très schématique, selon la chercheuse Aurélie CHONÉ, « il y aurait une parenté entre écologie et spiritualité. Il y aurait ainsi du spirituel dans l’écologie et de l’écologie dans la spiritualité ». Depuis les années 1980, certaines mouvances font ainsi état d’une « Nature » élevée au rang de quasi-divinité, formant un tout harmonieux et dans lequel l’humanité ne formerait qu’une infime partie. Il s’agirait alors de lui reconnaitre une valeur intrinsèque et de la rendre sujet de droit. Ces théories mettent en avant des notions comme « Gaïa », « Terre Mère » ou « Terre Nourricière » et traduisent une spiritualisation de l’écologie. Elles pourraient être en lien, selon certains chercheurs, avec des formes de « néo- paganisme » dont l’une des caractéristiques serait le « panthéisme », à savoir l’idée d’une communion totale avec la nature. La Terre constituerait alors une entité spirituelle.
    L’autarcie prônée par ces mouvements, mêlée à un mysticisme accessible uniquement à une élite, constituent des éléments favorisant un possible endoctrinement. La MIVILUDES demeure donc vigilante quant au développement de ces structures.

    Page 88. Médecines douces.

    Page 93. Le jeûne.

    La MIVILUDES observe une diversification des pratiques et des offres de jeûne, une pratique consistant en une privation totale ou partielle de l’alimentation. Les groupes ou individus à l’origine de dérives sectaires sont nombreux à y recourir. Ils organisent des stages de jeûne particulièrement onéreux, généralement d’une semaine et se déroulant en milieu rural.
    Les jeûnes à vocation thérapeutique sont d’abord conduits dans une recherche de bien- être. Ils prennent généralement place durant des séjours d’une semaine, en milieu rural autour de la pratique du jeûne et de la marche, associées à des prestations diverses, notamment du yoga , du shiatsu , de la kinésiologie , de la programmation neurolinguistique ( PNL ), de l’ hypnose , de la sophrologie , des élixirs floraux , du rebirth , du chamanisme , de la bio-respiration , du bio-magnétisme , etc. Les organisateurs font état de formation à la naturopathie .
    Le respirianisme , promu en France par une Australienne surnommée Jasmuheen , de son véritable nom Ellen GREVE , repose ainsi sur la pratique du « jeûne total ». Ce type de jeûne constitue un « processus sacré » de 21 jours au-delà duquel il est envisageable de se nourrir uniquement d’air et de lumière.
    Cette pratique serait responsable de 7 décès à l’étranger à ce jour. En France, l’activité de Jasmuheen et de ses affidés fait l’objet d’une surveillance étroite lorsque des colloques et stages sont programmés sur le territoire national.

    En 2021, la Mission interministérielle a traité 54 saisines relatives à Thierry CASASNOVAS . La majorité des internautes qui se sont manifestés auprès de la Mission interministérielle l’ont fait en raison des propos qu’il a tenus, notamment dans ses vidéos portant sur la prise en charge des personnes atteintes de cancer ou bien encore atteintes de maladies chroniques (diabète, hypertension artérielle, etc.) et sur la politique vaccinale. Il incite les personnes à remettre en cause les pratiques thérapeutiques médicales, expliquant par exemple que la chimiothérapie est toxique et inefficace.

    Thierry CASASNOVAS se présente comme un naturopathe, adepte du jeûne et du régime ali- mentaire cru. Il possède une chaîne YouTube rassemblant 558 000 abonnés et comptant plus de 80 millions de vues. À travers ses vidéos, il propose des « conseils génériques en alimentation, et plus largement en hygiène de vie, des- tinés aux personnes souhaitant adopter une approche plus naturelle ». Il est également présent sur Facebook et Instagram .

    Page 100-101. Le développement personnel et coaching

    Atteindre la « meilleure version de soi-même », exploiter son « plein potentiel », devenir son « propre leader », autant de promesses que vantent des entrepreneurs aux titres et diplômes variés, souvent sans reconnaissance d’un organisme officiel, et qui rencontrent un succès grandissant. Il ne s’agit plus de vénérer une divinité, un chaman ou un guérisseur, mais un idéal de soi. Cet idéal ne serait accessible qu’au travers de l’enseignement d’un « guide », détenteur d’une méthode miracle pour s’affranchir de ses défauts, de ses regrets, de ses contraintes, etc.

    Selon Santé Publique France, 3 millions de Français souffrent actuellement de troubles psychiques sévères. La crise sanitaire a sensiblement impacté la santé mentale des individus, tant dans leur vie professionnelle que personnelle.

    Les techniques de manipulation utilisées peuvent conduire les individus à dépenser leur épargne, leurs économies, à vendre leurs biens, à quitter le domicile familial, leur conjoint(e) en contre-partie de la promesse d’une vie de rêve. Le leit-motiv semble immuable et urgent : chacun a en lui/soi les ressources illimitées pour devenir un « être idéal ».

    La phase de séduction s’accompagne d’une attention particulière portée par le meneur et les membres du groupe au nouveau participant. Bienveillance, écoute et empathie de façade lui sont offertes à un moment de doute et de questionnement existentiels.

    • Deuxième phase : la déconstruction par un processus initiatique

    • Un engagement exclusif

    Le meneur se pose comme un modèle à suivre, une référence unique et exclusive car il aurait lui-même expérimenté diverses entraves à son développement. Il aurait surmonté les obstacles et il serait aujourd’hui habilité à montrer aux autres la voie. La condition essentielle à la réussite du processus est de suivre à la lettre ses consignes, principes et stages pour approfondir sa connaissance de soi.

    Très souvent, il est fait un usage abondant d’une terminologie pseudo-scientifique avec l’usage de termes empruntés : à la médecine tels que « neurotransmetteur », « neuromusculaire », « symptômes », « connexions synaptiques », « cerveau »,
    « neurones », « réencodage de l’ADN » (...) ;
    à la psychologie tels que « neuro-émotionnel », « intelligence émotionnelle », « hypnose conversationnelle », (...) ;
    à la spiritualité tels que « circulation d’énergies », « chakras », « mandala » ;
    néologismes tels que « harmonisation bioénergétique », « reprogrammation du subconscient », « collapsus neuro-émotionnel », « communication quantique », etc.

    Page 105.Vente multi-niveaux et cryptomonnaies, des formations en ligne très tendance à destination des jeunes hommes

    Les systèmes de vente multi-niveaux (VMN) ne sont pas nouveaux. Ce qui change aujourd’hui, c’est la cible constituée de jeunes gens de 16 à 25 ans. Ils sont séduits par l’idée de devenir « trader » pour leur propre compte et de s’enrichir en toute autonomie, notamment par les crypto monnaies . Ces réseaux proposent des « formations en ligne » présentées comme « éducation financière ». Ils encouragent ces jeunes adultes à rompre avec leur cadre fami- lial et à quitter leurs études au profit d’une entreprise présentant un haut risque de perte financière. Ces systèmes de VMN utilisent les ressorts de la manipulation mentale et de l’addiction au jeu.
    L’isolement social et le temps disponible ont incité les sociétés de vente multi-niveaux à être particulièrement présentes sur les réseaux sociaux pendant la crise sanitaire. Leur communication est extrêmement soignée avec une maîtrise du marketing digital.
    Guidés dans leur navigation par des mots-clés liés à la performance, à la richesse et au bonheur, les internautes qui ont l’illusion d’être libres dans leurs choix de navigation ont été en réalité « ciblés » à leur insu.

    Ces systèmes ciblent des publics différents : l’éducation financière et le trading pour les jeunes hommes, les compléments alimentaires pour les personnes souhaitant perdre du poids ou les sportifs, les produits de beauté pour les femmes, etc.

    Cependant, dans certains systèmes de vente multi-niveaux, la vente de produits ou prestations n’est qu’un prétexte pour déguiser un système pyramidal . L’essentiel des revenus des membres, leur permettant de vivre convenablement, ne provient pas tant de la vente de produits ou de prestations en ligne mais plutôt du développement de leur réseau. Leur source principale de collecte d’argent semble ainsi se faire par le biais de la récolte des droit d’entrée, des abonnements mensuels etc.

    Page 107. « Domination By Love » (DBL)

    Jean-Marie CORDA se présente sur les réseaux sociaux sous plusieurs identités : vidéaste, acteur pornographique, coach sexuel et artiste de rue. Aujourd’hui, il critique le système occidental : selon lui, la France va « brûler » et il faut quitter ce pays avant qu’il ne devienne « Franquistan », c’est-à-dire un pays sous la coupe des talibans. En réponse, Jean-Marie CORDA prône un mode de vie nomade capitaliste dans des paradis fiscaux. Il fait l’apologie du proxénétisme et de la prostitution. Pour diffuser ses thèses, il poste des vidéos sur YouTube de quelques minutes pour attirer les internautes et les développe ensuite sur d’autres serveurs pour éviter « la censure de YouTube ».

    Les jeunes recrues sont invitées à rejoindre sa communauté sur les réseaux sociaux en vue d’une expatriation vers les pays de l’Est – en particulier vers la Russie, la Biélorussie, l’Estonie, l’Ukraine ou bien encore la Bulgarie – avec à la clé la promesse de devenir riche et d’être réellement libre.

    Il recruterait principalement sur le site jeuxvideo.com , média de référence des joueurs en ligne. Ce site s’adresse officiellement aux 18-25 ans mais attire également un public à la fois plus jeune et plus âgé. Il embrigaderait aussi par le biais de conférences sur YouTube articulées autour des thèmes de l’argent, de la puissance financière, du sexe, de la compétence et du savoir ( skills ), de la manipulation et l’influence, de la force physique (combat, musculature), de la force émotionnelle (contrôler ses émotions) et de l’identité.

    Jean-Marie CORDA a conçu un programme de développement personnel nommé « Domination By Love » (DBL) dans lequel il enseigne aux internautes des techniques de manipulation en vue d’une réussite sociale. DBL est en réalité pensé comme une communauté dont le but est d’être « à son service car il est le gourou » et d’inciter les gens à s’expatrier (« le but, c’est l’expatriation »).

    Il développe également une activité de vente multi-niveaux. Etc...

    Page 108. Tisseuses de rêves.

    En 2021, la MIVILUDES a traité 11 signalements relatifs aux « tisseuses de rêve », « mandalas de femmes », « cercle d’abondance », ou bien encore « alquimia », « telar » pour les réseaux espagnols et « dreamweaver » pour les réseaux anglo-saxons. Même si les mandalas de femmes sont les plus fréquents, il existe également des groupes mixtes comme le « mandala de la magie de l’amour ». Ces réseaux peuvent opérer de l’étranger.
    Ils renvoient à un système pyramidal c’est- à-dire une technique de vente fondée sur le recrutement de vendeurs dont la rémunération est liée aux commandes réalisées par les nouveaux vendeurs.

    Afin de séduire un public, majoritairement de femmes, en quête de spiritualité et de bien-être, les échanges au sein du groupe sont présentés comme des « expériences magiques et merveilleuses » au travers d’activités de méditation, de yoga et de discussions sur les énergies. Le but annoncé est d’être « connectée à son cœur », « d’être moins seule car reliée aux autres », « de brûler ses peurs pour s’empuissancer ».

    Page 118. Le féminin sacré : une appropriation du féminisme par les dérives sectaires

    La MIVILUDES observe que la théorie du féminin sacré est en pleine expansion et trouve un véritable succès sous couvert de l’émancipation des femmes, alors même que l’objectif premier semble être purement financier. Il est alors apparu essentiel pour la Mission interministérielle d’évoquer le sujet afin de sensibiliser le plus grand nombre aux potentiels dangers de cette doctrine.
    Le féminin sacré est présenté comme un travail « de reconnexion du corps et de l’esprit ». Il est souvent « enseigné » lors de stages à destination des femmes durant lesquels une grande place est accordée au rituel et à l’ésotérisme. Par exemple, les femmes sont incitées « à faire appel au karma et autre énergie quantique ». Des figures mystiques sont également utilisées comme celle de la sorcière, notamment au travers du mouvement WICCA.

    Page 120. Masculinisme, virilisme et anti-féminisme : un endoctrinement violent et sexiste

    Les thématiques associées au masculinisme, au virilisme ou à l’anti-féminisme relèvent a priori davantage d’un radicalisme idéologique, voire politique, que de thématiques d’ordre sectaire. Toutefois, l’attention de la MIVILUDES a été attirée sur certains groupes et individus suscep- tibles, par leurs discours et méthodes, d’induire un lourd endoctrinement.

    Le « masculinisme » désigne dans la sphère francophone un « mouvement social ultra-conser- vateur qui prétend que les hommes souffrent d’une crise identitaire parce que les femmes en général, et les féministes en particulier, dominent la société et ses institutions ».

    Les masculinistes considèrent que les femmes seraient désormais dominantes et favorisées. Les adeptes de ces théories militeraient ainsi activement pour la défense des hommes dont les droits seraient bafoués de toutes parts. Ils pointent du doigt ce qu’ils considèrent comme des inégalités systémiques subies par les hommes, étouffées selon eux par la « sur-attention » accordée aux inégalités subies par les femmes.

    Le Mankind Project (ou MKP ) est un groupe réalisant chaque mois des « stages d’initiation à la masculinité ». La MIVILUDES a déjà été saisie 3 fois en 2020 et 10 fois en 2021. Le MKP organise notamment des week-end en forêt devant permettre « de changer le monde, un homme à la fois » comme l’indique leur slogan. Il a été fait mention à 5 reprises de changements de comportement radicaux et de violences commises par un mari, un conjoint ou un beau-fils suite à leur participation à ces stages.

    Témoignage (extraits) :

    Cette déstabilisation s’opère en plusieurs étapes. Tout d’abord, les participants au nombre d’une cinquantaine, réunis dans un lieu identifié, sont coupés du monde du vendredi au dimanche soir, sans pouvoir appeler leurs proches ni interrompre le séjour, leurs papiers, argent et clés de voiture leur ayant été d’emblée confisqués. Leur nom leur est également retiré et remplacé par un numéro. Les plages accordées au sommeil sont très largement insuffisantes (environ quatre à cinq heures par nuit même si difficile à évaluer car montres et portables retirés). Pour ma part, je n’ai pas réussi à dormir, vu l’état de tension dans lequel j’étais plongé. Quant à la nourriture, elle se réduit à quelques bols de raisins secs et d’amandes pendant plus de 40 heures. Enfin, il est fréquemment demandé aux participants d’évoluer nu durant plusieurs heures, y compris dehors, par des températures proches de 5°C. ‘L’initié’ se trouve donc plongé dans une sorte d’état second qui le rend ainsi perméable à toutes les demandes et suggestions. Un des points d’orgue de ces week-ends est l’évènement qui a lieu le samedi après-midi, étape que je qualifierais de confessions publiques forcées devant tout le monde.

    L’objectif affiché par l’équipe du MKP est de ‘réactiver les anciennes blessures’ de ‘l’initié’ pour l’aider à les dépasser et, ainsi, devenir un ‘homme nouveau’. A cette fin, l’équipe encadrante a étudié des question- naires de personnalité distribués aux participants quelques semaines en amont du week-end et interroge sans ménagement les participants sur leur enfance, leurs relations avec leurs parents, les femmes etc. en ayant parfois recours à la culpabilisation et l’intimidation. Or, ces séances, d’une vingtaine de minutes par participant, sont particulièrement éprouvantes sur le plan émotionnel, y compris pour les témoins, puisque certaines blessures psychiques sont brutalement réactivées, sans égard pour l’éventuelle fragilité des participants. La plupart se sont retrouvés en pleurs en quelques minutes. Je n’ai pas été surpris d’apprendre que des cas de décompensation psychotiques vous avaient été signalés.

    Page 123. Le néo-chamanisme : l’altération de la conscience et ses dangers

    Emprunté aux Tongouses de Sibérie , le mot chamanisme s’est répandu en Occident au XVIIe siècle pour désigner diverses sociétés religieuses traditionnelles qui s’inscrivent dans une conception holistique et animiste du monde. Pour le chamanisme, l’être humain fait partie intégrante de la nature et du cosmos et il n’existe pas de frontière étanche entre le monde visible et le monde invisible peuplé de dieux et d’esprits.
    Si ce courant a été un temps affaibli par l’expansion des grandes religions monothéistes, le « néo-chamanisme » traduit, quant à lui, un regain d’intérêt pour ces pratiques généré par le développement du New Age dans les années 1960. Un nombre important des saisines reçues par la MIVILUDES fait état d’inquiétude pour des proches suivant rigoureusement les pratiques de « maîtres et guides chamans ».
    Ces témoignages abordent une difficulté commune : une impossibilité à échanger avec celui ou celle qui a adhéré à cette mouvance en raison d’une « adhésion inconditionnelle » aux propos du chaman et ainsi d’une réduction, voire d’une perte de l’esprit critique. Progressivement, ces personnes rompent avec leur environnement familial, amical ou professionnel et changent radicalement leur comportement.

    La technique des faux souvenirs induits consiste à créer de faux souvenirs traumatiques, notamment d’agressions sexuelles, mettant en cause des proches et ce afin d’isoler la personne de son entourage susceptible de pouvoir la sortir de ce piège.
    S’agissant de l’utilisation de produits classés stupéfiants – tels que l’ ayahuasca ou l’ iboga , voire même de produits vénéneux toxiques comme le venin de crapaud appelé kambo ou bufotérine – ils ont pour point commun d’être des substances hallucinogènes très puissantes qui peuvent être combinées avec du tabac ou du cannabis pour en augmenter les effets.

    L’individu, sous l’emprise de ces produits, n’aura alors plus pleinement conscience de ce qui l’en- toure et pourra avoir des visions particulièrement violentes, voire traumatisantes

    Il est à noter que l’utilisation de ces substances lors de rituels chamaniques a pu entraîner des lésions neurologiques et psychiques voire provoquer la mort par overdose ou par arrêt cardiaque. Par ailleurs, la consommation de certains de ces produits peut conduire à développer une dépendance physique et psychologique qui augmentera la vulnérabilité des adeptes.

    Quant à la pratique des « huttes de sudation » , il est à préciser qu’elle plonge également l’individu dans un état second et peut même causer sa mort.

    Pages 184 à 189 Contribution de Michel WIEVIORKA sur les sectes, les dérives sectaires

    #MIVILUDES#Derives_sectaires#Sectes#wieviorka#COVID19

  • Contribution de Jacques ROBERT
    Professeur émérite de cancérologie, Université de Bordeaux
    Traitements inéprouvés des cancers

    Rapport 2021 MIVILUDES
    Page 202 à 207

    https://bloglextracteur.files.wordpress.com/2022/11/miviludes-rapport2021_0.pdf

    L’imagination des charlatans est sans bornes lorsqu’ils se mêlent de traiter les maladies les plus graves... Il est impossible dans ce domaine d’être exhaustif et je me contenterai de décrire quelques-unes des entreprises menées par des personnages douteux, médecins parfois, hélas, pour abuser de la confiance des malades. Un certain nombre sont isolés, mais d’autres appartiennent à ce qu’ils appellent un « mouvement de pensée » collectif et n’en sont que plus dangereux en raison de l’emprise qu’ils exercent sur leurs affidés. Il s’agit d’un problème que les cancérologues ne peuvent ignorer, car le nombre de personnes qui recourent à des traitements que l’on qualifie pudiquement « d’inéprouvés » est élevé. On estime que plus de la moitié de nos patients y recourent. Certains de ces traitements sont inoffensifs, heureusement ; d’autres sont agressifs, voire létaux, soit en raison de leur toxicité propre, soit parce qu’ils interfèrent avec les traitements prescrits par l’équipe ayant pris en charge le patient, soit enfin parce qu’ils incitent les personnes confiantes mais abusées à interrompre leur traitement. Malheureusement, les patients qui y recourent ne se confient pas à leur médecin, craignant bien sûr sa désapprobation. Or, l’attitude du médecin n’est pas d’approuver ou d’interdire, mais d’informer le patient afin de lui donner la possibilité de choisir de poursuivre ce traitement parallèle ou de l’abandonner, de sa propre volonté.

    Nous avons assisté au cours de la pandémie des années 2020-2021 à une profusion nouvelle de charlatans, pas forcément orientés vers le traitement des cancers, mais sévissant tous azimuts. Je ne résiste pas au plaisir de vous révéler quelques néologismes ou associations verbales étranges : la cohérence cardiaque, la médecine quantique, l’aromathérapie vibratoire, la psychologie énergétique, l’immunomodulation douce. C’est délicieux : on croirait lire les délires poétiques de Léon-Paul FARGUE.

    #anthroposophie #scientologie #médecines_alternatives #cancer #sectes #charlatans

  • Ce qui ne vous a pas été dit sur le dernier rapport de la MIVILUDES – L’Extracteur
    https://bloglextracteur.wordpress.com/2022/11/04/ce-qui-ne-vous-a-pas-ete-dit-sur-le-dernier-rapport-de-la

    Tout d’abord, ce rapport dit les termes précis et cite nommément des pratiques, des groupes, des manipulateurs… En développant à chaque fois, et ce sur plusieurs pages, pourquoi cela peut s’apparenter à une dérive sectaire et quels en sont les dangers. Jusque là, on avait dû souvent se contenter de rapports assez théoriques, tournant parfois autour du pot. Et c’est assez logique : l’État est frileux quand il s’agit de nommer les dérives, car le risque de procès est important. Cela pourrait d’ailleurs bien arriver cette année compte-tenu de la franchise du document.

    L’anthroposophie, le féminin sacré, le masculinisme, les témoins de Jéhovah, les coachs, la méditation de pleine conscience, Tal Schaller, Jean-Jacques Crèvecœur… ce rapport nous offre de vrais dossiers étayés et sourcés, rédigés par des gens qui savent vraiment de quoi ils parlent. C’est un réel plaisir de voir enfin des groupuscules, des pratiques ou des individus sur lesquels nous alertons avec d’autres depuis des années, démasqués en bonne et due forme dans ce rapport. Sans compromissions, sans tergiversations. Grâce à cette approche extrêmement concrète des dérives sectaires, le rapport pourra remplir son objectif premier : informer et servir d’outil de prévention à tous les niveaux et sur tout le territoire. Nous saluons donc la qualité et le sérieux de ce rapport.

  • Expo sur Fela à la Philarmonie : la star, son image célébrée et sa part d’ombre

    par Paco Tizon

    https://blogs.mediapart.fr/paco-tizon/blog/311022/expo-sur-fela-la-philarmonie-la-star-son-image-celebree-et-sa-part-d

    Elle est intéressante l’expo sur Fela, même pour moi qui ai découvert l’artiste en 1989 et qui ai suivi son parcours. Mais je m’interroge sur les mythes « officiels » qu’on propage sur lui. Vous aussi vous vous questionnez sur le statut de l’artiste rebelle ?

    Extraits :

    On sait qu’en guise d’action politique, et pour « rendre le pouvoir au peuple », il créa la république de Kalakuta qui ressemblait surtout fort à une communauté sectaire, et dont le Shrine fut le temple. On sait qu’il y régna, lui-même opposé au régime nigérian, mais sans tolérer de démocratie au Kalakuta ("Je ne crois pas à ce concept inventé par les blancs", disait-il).

    On sait aussi qu’il s’arrangea avec les traditions yoruba pour pouvoir épouser des dizaines de jeunes femmes qui furent ses domestiques, ses danseuses, ses gardes du corps. On sait qu’il organisa sa mort en public, comme une célébration digne d’un être divin. Ce n’est pas manquer de respect que de le rappeler : Fela, génie musical et politique, était aussi une sorte de gourou. Et si ça nous embête de l’entendre, posons-nous la question : est-ce parce que c’est faux, ou est-ce parce que ça écorne sa réputation ?

    J’ai suivi Meissonnier, Van Eersel ou les gars de Actuel qui glorifièrent Fela. Mais ces passeurs occidentaux sont aussi... des hommes blancs, sans doute fascinés par le charisme viril de l’artiste. Compagnons des luttes décoloniales, défenseurs des cultures traditionnelles, ils ne s’exprimèrent jamais sur le sexisme du gars et sur l’emprise qu’il exerça.

    On sait que Fela refusa longtemps de reconnaître avoir contracté le sida, qu’il considérait comme « une invention des blancs », et qu’il contamina très probablement plusieurs de ses femmes.

    #Fela_Kuti #afrobeat #Nigeria #néocolonialisme #musique_et_politique#secte#Actuel

  • Le système alimentaire mondial menace de s’effondrer

    Aux mains de quelques #multinationales et très liée au secteur financier, l’#industrie_agroalimentaire fonctionne en #flux_tendu. Ce qui rend la #production mondiale très vulnérable aux #chocs politiques et climatiques, met en garde l’éditorialiste britannique George Monbiot.

    Depuis quelques années, les scientifiques s’évertuent à alerter les gouvernements, qui font la sourde oreille : le #système_alimentaire_mondial ressemble de plus en plus au système financier mondial à l’approche de 2008.

    Si l’#effondrement de la finance aurait été catastrophique pour le bien-être humain, les conséquences d’un effondrement du #système_alimentaire sont inimaginables. Or les signes inquiétants se multiplient rapidement. La flambée actuelle des #prix des #aliments a tout l’air du dernier indice en date de l’#instabilité_systémique.

    Une alimentation hors de #prix

    Nombreux sont ceux qui supposent que cette crise est la conséquence de la #pandémie, associée à l’#invasion de l’Ukraine. Ces deux facteurs sont cruciaux, mais ils aggravent un problème sous-jacent. Pendant des années, la #faim dans le monde a semblé en voie de disparition. Le nombre de personnes sous-alimentées a chuté de 811 millions en 2005 à 607 millions en 2014. Mais la tendance s’est inversée à partir de 2015, et depuis [selon l’ONU] la faim progresse : elle concernait 650 millions de personnes en 2019 et elle a de nouveau touché 811 millions de personnes en 2020. L’année 2022 s’annonce pire encore.

    Préparez-vous maintenant à une nouvelle bien plus terrible : ce phénomène s’inscrit dans une période de grande #abondance. La #production_alimentaire mondiale est en hausse régulière depuis plus de cinquante ans, à un rythme nettement plus soutenu que la #croissance_démographique. En 2021, la #récolte mondiale de #blé a battu des records. Contre toute attente, plus d’humains ont souffert de #sous-alimentation à mesure que les prix alimentaires mondiaux ont commencé à baisser. En 2014, quand le nombre de #mal_nourris était à son niveau le plus bas, l’indice des #prix_alimentaires [de la FAO] était à 115 points ; il est tombé à 93 en 2015 et il est resté en deçà de 100 jusqu’en 2021.

    Cet indice n’a connu un pic que ces deux dernières années. La flambée des prix alimentaires est maintenant l’un des principaux facteurs de l’#inflation, qui a atteint 9 % au Royaume-Uni en avril 2022 [5,4 % en France pour l’indice harmonisé]. L’alimentation devient hors de prix pour beaucoup d’habitants dans les pays riches ; l’impact dans les pays pauvres est beaucoup plus grave.

    L’#interdépendance rend le système fragile

    Alors, que se passe-t-il ? À l’échelle mondiale, l’alimentation, tout comme la finance, est un système complexe qui évolue spontanément en fonction de milliards d’interactions. Les systèmes complexes ont des fonctionnements contre-intuitifs. Ils tiennent bon dans certains contextes grâce à des caractéristiques d’auto-organisation qui les stabilisent. Mais à mesure que les pressions s’accentuent, ces mêmes caractéristiques infligent des chocs qui se propagent dans tout le réseau. Au bout d’un moment, une perturbation même modeste peut faire basculer l’ensemble au-delà du point de non-retour, provoquant un effondrement brutal et irrésistible.

    Les scientifiques représentent les #systèmes_complexes sous la forme d’un maillage de noeuds et de liens. Les noeuds ressemblent à ceux des filets de pêche ; les liens sont les fils qui les connectent les uns aux autres. Dans le système alimentaire, les noeuds sont les entreprises qui vendent et achètent des céréales, des semences, des produits chimiques agricoles, mais aussi les grands exportateurs et importateurs, et les ports par lesquels les aliments transitent. Les liens sont leurs relations commerciales et institutionnelles.

    Si certains noeuds deviennent prépondérants, fonctionnent tous pareil et sont étroitement liés, alors il est probable que le système soit fragile. À l’approche de la crise de 2008, les grandes banques concevaient les mêmes stratégies et géraient le risque de la même manière, car elles courraient après les mêmes sources de profit. Elles sont devenues extrêmement interdépendantes et les gendarmes financiers comprenaient mal ces liens. Quand [la banque d’affaires] Lehman Brothers a déposé le bilan, elle a failli entraîner tout le monde dans sa chute.

    Quatre groupes contrôlent 90 % du commerce céréalier

    Voici ce qui donne des sueurs froides aux analystes du système alimentaire mondial. Ces dernières années, tout comme dans la finance au début des années 2000, les principaux noeuds du système alimentaire ont gonflé, leurs liens se sont resserrés, les stratégies commerciales ont convergé et se sont synchronisées, et les facteurs susceptibles d’empêcher un #effondrement_systémique (la #redondance, la #modularité, les #disjoncteurs, les #systèmes_auxiliaires) ont été éliminés, ce qui expose le système à des #chocs pouvant entraîner une contagion mondiale.

    Selon une estimation, quatre grands groupes seulement contrôlent 90 % du #commerce_céréalier mondial [#Archer_Daniels_Midland (#ADM), #Bunge, #Cargill et #Louis_Dreyfus]. Ces mêmes entreprises investissent dans les secteurs des #semences, des #produits_chimiques, de la #transformation, du #conditionnement, de la #distribution et de la #vente au détail. Les pays se divisent maintenant en deux catégories : les #super-importateurs et les #super-exportateurs. L’essentiel de ce #commerce_international transite par des goulets d’étranglement vulnérables, comme les détroits turcs (aujourd’hui bloqués par l’invasion russe de l’Ukraine), les canaux de Suez et de Panama, et les détroits d’Ormuz, de Bab El-Mandeb et de Malacca.

    L’une des transitions culturelles les plus rapides dans l’histoire de l’humanité est la convergence vers un #régime_alimentaire standard mondial. Au niveau local, notre alimentation s’est diversifiée mais on peut faire un constat inverse au niveau mondial. Quatre plantes seulement - le #blé, le #riz, le #maïs et le #soja - correspondent à près de 60 % des calories cultivées sur les exploitations. La production est aujourd’hui extrêmement concentrée dans quelques pays, notamment la #Russie et l’#Ukraine. Ce #régime_alimentaire_standard_mondial est cultivé par la #ferme_mondiale_standard, avec les mêmes #semences, #engrais et #machines fournis par le même petit groupe d’entreprises, l’ensemble étant vulnérable aux mêmes chocs environnementaux.

    Des bouleversements environnementaux et politiques

    L’industrie agroalimentaire est étroitement associée au #secteur_financier, ce qui la rend d’autant plus sensible aux échecs en cascade. Partout dans le monde, les #barrières_commerciales ont été levées, les #routes et #ports modernisés, ce qui a optimisé l’ensemble du réseau mondial. On pourrait croire que ce système fluide améliore la #sécurité_alimentaire, mais il a permis aux entreprises d’éliminer des coûts liés aux #entrepôts et #stocks, et de passer à une logique de flux. Dans l’ensemble, cette stratégie du flux tendu fonctionne, mais si les livraisons sont interrompues ou s’il y a un pic soudain de la demande, les rayons peuvent se vider brusquement.

    Aujourd’hui, le système alimentaire mondial doit survive non seulement à ses fragilités inhérentes, mais aussi aux bouleversements environnementaux et politiques susceptibles de s’influencer les uns les autres. Prenons un exemple récent. À la mi-avril, le gouvernement indien a laissé entendre que son pays pourrait compenser la baisse des exportations alimentaires mondiales provoquée par l’invasion russe de l’Ukraine. Un mois plus tard, il interdisait les exportations de blé, car les récoltes avaient énormément souffert d’une #canicule dévastatrice.

    Nous devons de toute urgence diversifier la production alimentaire mondiale, sur le plan géographique mais aussi en matière de cultures et de #techniques_agricoles. Nous devons briser l’#emprise des #multinationales et des spéculateurs. Nous devons prévoir des plans B et produire notre #nourriture autrement. Nous devons donner de la marge à un système menacé par sa propre #efficacité.

    Si tant d’êtres humains ne mangent pas à leur faim dans une période d’abondance inédite, les conséquences de récoltes catastrophiques que pourrait entraîner l’effondrement environnemental dépassent l’entendement. C’est le système qu’il faut changer.

    https://www.courrierinternational.com/article/crise-le-systeme-alimentaire-mondial-menace-de-s-effondrer

    #alimentation #vulnérabilité #fragilité #diversification #globalisation #mondialisation #spéculation

  • Yeshiva en Seine-et-Marne : « une secte à tous points de vue », dénonce un ancien élève
    https://fr.timesofisrael.com/yeshiva-en-seine-et-marne-une-secte-a-tous-points-de-vue-denonce-u

    Avi Ran, resté 12 ans à Beth Yosef, parle d’un "lavage de cerveau", de "châtiments" et "des coups physiques"


    La yeshiva Beth Yosef à Bussières. (Crédit : bethyossef.fr)

    Avi Ran, né dans la ville ultra-orthodoxe de Bnei Brak en Israël, avait 12 ans quand sa famille l’a envoyé étudier en France dans l’école talmudique Beth Yosef de #Bussières, un village de 500 âmes à 60 kilomètres à l’est de Paris, en #Seine-et-Marne, connue pour « redresser » les jeunes « qui sortent un peu du chemin » de la Torah.

    Arrivé en 2002 dans l’école francilienne, il devait y rester quelques mois, il y restera 12 ans, victime dit-il à l’AFP d’un « lavage de cerveau » de la part d’une institution, qui même au regard des pratiques très strictes et parfois d’un autre temps de ce milieu religieux, étaient « extrêmes ».

    Une « secte à tous points de vue », assure aujourd’hui le trentenaire.

    Dans un communiqué la procureure de Meaux, Laureline Peyrefitte, a décrit un établissement où se pratiquait « enfermement, confiscation des documents d’identité, conditions de vie dégradées, actes de maltraitance, absence d’accès à l’éducation et aux soins, et sans possibilité de revenir dans leurs familles ».


    Emplacement de la yeshiva Beth Yosef à Bussières. (Crédit : Google Maps)

    Pour le jeune adolescent ultra-orthodoxe « au début c’était bien, on avait l’impression d’y être pris en main, même si les méthodes paraissaient très dures », dit-il.

    « L’endroit est complètement délabré, les chambres sentent le pourri, il n’y a pas d’eau chaude », dit-il à propos de cette grande bâtisse située dans les bois, à l’écart du village de Bussières.

    « Leur base de travail, c’est de nous faire tenir un journal, dans lequel on doit tout le temps écrire au rabbin ce que l’on ressent, nos pensées et surtout nos mauvaises pensées ».

    « Et ensuite c’est les châtiments, soient ils jettent une opprobre sur l’un ou l’autre publiquement en disant qu’il ‘sort du chemin’ et les autres ne peuvent plus lui parler, soit il y a des coups, des coups physiques », se souvient le jeune Israélien.


    Le village de Bussières, en Seine et Marne. (Crédit : Jitrixis)

    « Dans mon cas, je n’en n’ai jamais reçu, mais on m’a demandé d’en donner à mon frère, en me disant ‘venant de toi ça sera encore plus efficace pour qu’il comprenne’. C’était traumatisant ».

    « Et puis rapidement on comprend qu’on est en prison, qu’on a plus de passeports, qu’on ne peut pas sortir du lieu, qu’on a des visites très réglementées de nos proches et très rares. Il y a très peu de sorties au village et il faut s’abstenir de tout contact ».

    « On pouvait passer des mois, même des années sans passer la porte de l’école, sauf pour rentrer en Israël exceptionnellement », pour un mariage ou une occasion familiale.

    « J’avais fini par écrire à ma mère que je n’étais plus son fils, mais le fils du rabbin A et j’y suis resté 12 ans », se désole-t-il.

    « Il y a eu énormément de tentatives de fugues et certains ont essayé d’alerter les autorités. Mais il faut comprendre qu’on est complètement séparés du monde. Après 12 ans en France je ne savais pas parler un mot de français à part ‘merci’ », dit-il alors que l’intégralité de l’enseignement se fait, comme le veut la tradition en yiddish et en hébreu.

    Lundi matin https://fr.timesofisrael.com/france-interpellation-de-responsables-dune-yeshiva-soupconnes-de-s , 16 des responsables de l’école ont été interpellés et placés en garde à vue.

    « La nouvelle de ces arrestations m’a énormément soulagé, car on se demandait quand est-ce que ça allait s’arrêter. Il y a une équipe de rabbins et de familles qui séquestre génération après génération des centaines de gamins dans cet endroit, tout le monde le savait, personne ne faisait rien ».

    Au sein de l’enceinte délimitée par des murs, se trouvent plusieurs bâtisses en pierre de 3 à 4 étages, certaines dans un état de délabrement avancé. L’école talmudique s’est installée il y a plusieurs décennies dans le vaste domaine de Séricourt, un ancien sanatorium, ainsi que plusieurs familles juives orthodoxes.

    Plusieurs habitants, entrant ou sortant du domaine en voiture, ont refusé de répondre aux questions de l’AFP.

    Dans le village, la présence de cette communauté, en retrait du reste des habitations, était connue mais ne posait aucun problème.

    « Avant, ils venaient souvent pique-niquer près de la mairie, ils étaient normaux, les enfants aussi. Ils essayaient de communiquer avec nous mais les enfants ne parlaient pas français », témoigne Jordane, installée depuis 4 ans à Bussières. Lors de ses promenades avec ses chiens à la lisière du domaine, elle voyait parfois les jeunes garçons, en bonne forme selon elle, couper les haies.

    « Ce sont des gens très discrets », décrit-elle. « On n’avait aucun souci avec eux, ils sont très tranquilles ».

    « La direction de l’association conteste toute forme de violence au sein de son établissement, qui n’est ni une secte ni un centre de redressement mais un lieu d’enseignement religieux pour adolescents en difficulté », ont réagi dans un communiqué transmis à l’AFP Mes Philippe Ohayon et Dan Mimran, conseils du directeur de l’établissement.


    Le grand-rabbin de France Haïm Korsia au micro de la radio RTL, le 26 février 2020. (Crédit : capture d’écran RTL)

    « On ne peut pas accepter la mise en danger de la vie des enfants, les chefs d’accusation sont terribles, on verra comment l’enquête avance, les conditions dans lesquelles ils vivaient sont inadmissibles. Point », a déclaré à l’AFP le grand rabbin de France Haïm Korsia, qui dit être en contact avec eux.

    Pas de téléphone portable, pas d’internet, étude du soir au matin et peu de contacts avec la société : la yeshiva appartient à l’une des mouvances les plus rigoristes, dite « lituanienne », très présente en Israël et aux Etats-Unis, mais peu en France.

    Selon le site internet de l’école, l’institution Ohr Yossef, dont dépend la yeshiva, a été fondée en 1948 par le rabbin orthodoxe Gershon Liebman et « regroupe plus d’une centaine d’étudiants, venant du monde entier ».

    #sectes #violences #école_talmudique #enfermement #maltraitance #punition #éducation #autocritique #enseignement_religieux #France

  • VOA Explainer : Who Are Takfiri Extremists ?
    https://www.voanews.com/a/explainer-takfirism/3387691.html

    Wikipedia contient des explications plus différenciées du terme. Là nous republions l’avis de l’ennemi héréditaire et fanatique de l’Iran, la station radio de propagenade Voice of America .

    WASHINGTON — Iran announced this week that authorities broke up "the biggest terrorist plot“ targeting the capital Tehran and other areas of the country. Iran’s Intelligence Ministry said a “Takfiri” terrorist group had planned a series of bombings over the coming days.

    Here is what the term “Takfiri” means and how extremist groups and the Iranian regime use it against their rivals.

    What is Takfirism?

    Takfir is an Arabic word used to describe a Muslim as infidel or non-believer. The practice of accusing another Muslim of apostasy or declaring another Muslim as infidel is called Takfir.

    According to Pakistani religious scholar Javed Ahmad Ghamidi, “A Muslim or a Muslim group is Takfiri if it declares another Muslim or a Muslim sect as apostate.”

    How is the term Takfiri used in the Muslim World?

    The term Takfiri is used by some extremist groups that see Islam through a narrow keyhole of self-righteousness and consider other Muslims or certain groups of Muslims as apostate. They use the term against those who may not agree with their ideology or refrain from pledging allegiance to them. Takfiris prescribe the death penalty to the apostates.

    A number of Sunni extremist outfits in Pakistan, including the Lashkar-i-Jhangvi group, have used the term to describe Muslim Shi’ites as being out of Islam or apostate. Similarly, certain Shi’ite groups such the Tehrik-e-Jafaria Pakistan have used the term for Sunnis or certain Sunni groups in the country.

    Mainstream Sunni and Shi’ite leaders often refer to armed extremist groups as Takfiris.

    The number of Takfiri groups in the Muslim world, however, is very small.

    Who are Takfiris?

    Pakistan-based Fulbright scholar in religious studies, Qibla Ayaz, traces Takfiris’ history to the creation of the Khawarij group in the very first century of Islam.

    According to Ayaz, the Khawarij, who were outcasts from mainstream Muslims, broke into revolt against Caliph Ali. A cousin and son-in-law of Prophet Muhammad, Ali was the fourth caliph of Islam. The Khawarij later assassinated him, as he did not agree with their war demands against another group of Muslims.

    Are there Takfiri Groups in Shi’ite Islam?

    There have been a number of Shi’ite groups that labelled their rivals as infidels. “If declaring other Muslims apostates is Takfirism, then religious literature in Shi’ite Islam provides materials that call its ideological opponents as apostates,” Ghamidi told VOA. He added that the followers of the top Shi’ite Takfiri leader, Hasan bin Sabbah, used tactics including suicide attacks against their rivals.

    Who has the authority to declare others as apostates?

    Despite the fact that Islam does not grant religious groups the authority to label other Muslim groups as infidels, certain Muslim religious bodies in Pakistan have done so. Ghamidi believes that only states should have such an authority to declare which Muslim groups are outcast from the mainstream Muslims. Most Muslim states have official religious bodies “Darul Ifta” that are responsible for issuing final decrees pertaining to major religious issues that may arise in the country. Decrees are made based on deep knowledge of Islam and taking socio-economic and scientific evidence and logical, historic and comparative perspectives, and contemporary conditions surrounding an issue into consideration.

    How is Iran using Takfirism against regional rivals?

    The current regime in Iran has widely used the Takfiri term for militant groups that may have links with regional Sunni states such as Saudi Arabia or groups that may challenge the might of the regime.

    Tehran uses the Takfiri term not only for Islamic State in Syria, but it also describes all militant groups that are fighting the Syrian regime as “Takfiris supported by Western countries.”

    Is Islamic State a Takfiri Group?

    Both Ayaz and Ghamidi believe the Islamic State group fits in the definition of Takfir in modern Muslim history.

    “[Islamic State] considers its rival Sunni Muslim groups, all the Shi’ite Muslims and its ideological opponents, apostates,” Ayaz said. “The followers of [IS] also believe in taking properties of their enemies as war booty and take their enemies’ women as concubines, a practice approved per Takfiri ideology.”

    VOA’s Mehdi Jedinia contributed to this explainer.

    #USA #médias #islam #idéologie #religion #sectes

  • Hypermarchés, la chute de l’empire

    Le modèle de l’hypermarché a-t-il fait son temps ? Ce concept révolutionnaire du « tout sous le même toit », popularisé en 1963 par Carrefour, a conquis le monde entier. Aujourd’hui pourtant, le pionnier français, comme ses concurrents, a un genou à terre. En cause notamment, la crise du gigantisme, associé à une déshumanisation du commerce et à la surconsommation, pointée du doigt à l’heure des grands défis écologiques, mais aussi la concurrence du e-commerce. Désormais, tout le secteur cherche à sauver ce qui peut l’être, quitte à verser dans des pratiques à la limite de la légalité. Pour obtenir des prix toujours plus bas, sans lesquels elles seraient désertées, les grandes enseignes mettent les fournisseurs de plus en plus sous pression.

    http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/19158_1

    #film #film_documentaire #documentaire
    #consommation #grande_distribution #Amazon #hypermarchés #hypermarché #Marcel_Fournier #Carrefour #consommation_de_masse #prix #crise #guerre_des_prix #fournisseurs #omerta #RCD #rétorsions #justice #distributeurs #coopernic #CWT #AgeCore #Horizon_International #Suisse #accords_internationaux #Genève #Nestlé #pratiques_commerciales_abusives #Carrefour_Franchising #franchising #illégalité #Whole_Foods #secteur_alimentaire #Amazon_Fresh #JD.com #robotisation #Agriculture_Brain #industrie_agro-alimentaire #intelligence_artificielle #AI #IA #Slovaquie #Amazon_Prime #concurrence #e-commerce #automatisation #centre-ville #Carrefour_City #technologie

  • Deux dirigeants de Lev Tahor jugés pour enlèvement et exploitation d’enfants Luke Tress - Time of Israel
    https://fr.timesofisrael.com/deux-dirigeants-de-lev-tahor-condamnes-pour-enlevement-et-exploita

    Nachman Helbrans et Mayer Rosner risquent la prison à vie pour avoir enlevé une jeune fille de 14 ans et son frère afin qu’elle ait une relation sexuelle avec un homme adulte.


    Nachman Helbrans. (Capture d’écran : YouTube / Windsor Star)

    Mercredi 10 Novembre, le tribunal fédéral de New York a reconnu coupables d’exploitation sexuelle et d’enlèvement d’enfants deux hauts dirigeants du groupe juif extrémiste Lev Tahor.

    Nachman Helbrans et Mayer Rosner risquent une peine minimale obligatoire de 10 ans de prison et une peine maximale de prison à vie.

    La sentence sera prononcée ultérieurement par un juge du tribunal fédéral du district sud de New York.

    En attendant, plusieurs détails de l’affaire ont déjà été révélés.

    Le procureur américain en charge de l’affaire, Damien Williams, a ainsi expliqué : « Nachman Helbrans et Mayer Rosner ont effrontément enlevé deux enfants à leur mère au milieu de la nuit pour qu’une jeune fille de 14 ans entame des relations sexuelles illégales avec un homme adulte. Le verdict d’aujourd’hui montre clairement que notre bureau – et nos partenaires chargés de l’application de la loi – ne seront pas dissuadés de rendre justice aux victimes de l’exploitation sexuelle des enfants. »

    L’histoire s’est passée au Guatemala, l’un des principaux pays de résidence du groupe Lev Tahor. En 2017, Nachman Helbrans, l’un de ses dirigeants, a fait en sorte que sa nièce âgée de 13 ans soit « mariée » à un adulte de la secte, âgé lui de 19 ans – une union illégale car interdite par la loi mais bel et bien consommée.

    Un communiqué du ministère américain de la Justice précise que le couple a « immédiatement entamé une relation sexuelle dans un but de procréation ».

    Une démarche conforme aux pratiques habituelles du groupe, poursuit le communiqué qui ajoute que les dirigeants de Lev Tahor « exigeaient des jeunes mariées qu’elles aient des relations sexuelles avec leurs maris, qu’elles disent aux personnes extérieures à Lev Tahor qu’elles n’étaient pas mariées, qu’elles prétendent être plus âgées et qu’elles accouchent chez elles plutôt qu’à l’hôpital, afin de cacher au public le jeune âge des mères ».

    En 2018, craignant pour la sécurité de ses enfants, la mère de la fillette a fui le complexe du groupe au Guatemala pour se réfugier aux États-Unis. Un tribunal de Brooklyn lui a accordé la garde exclusive des enfants et a interdit au père des enfants, un dirigeant de Lev Tahor, de communiquer avec eux.


    Des filles de la communauté Lev Tahor, à Chatham, en Ontario, en décembre 2013. (Capture d’écran : YouTube)

    Nachman Helbrans et Mayer Rosner, tous deux citoyens américains, ont ensuite conçu un plan pour rendre la jeune fille de 14 ans à son « époux » de 20 ans. En décembre 2018, ils l’ont enlevée, elle et son frère de 12 ans, alors qu’ils résidaient avec leur mère dans le village de Woodridge, dans le nord de l’État de New York. Ils ont fait passer clandestinement les enfants par la frontière américaine pour les emmener au Mexique.

    Pour y parvenir, ils ont utilisé des déguisements, des pseudonymes, des téléphones, de faux documents de voyage et des logiciels cryptés.

    Finalement, après trois semaines de recherches et le déploiement de centaines de membres des forces de l’ordre, ils ont été interceptés au Mexique et les enfants été renvoyés à New York. Lev Tahor a fait d’autres tentatives d’enlèvement d’enfants en 2019 et 2021. Plusieurs autres personnes ont été arrêtées et inculpées dans cette affaire.

    Nachman Helbrans, 39 ans, et Mayer Rosner, 45 ans, ont été reconnus coupables de tous les chefs d’accusation, y compris de complot pour transporter un mineur dans l’intention de le livrer à une activité sexuelle criminelle et d’enlèvement parental international.

    Lev Tahor est une secte ultra-orthodoxe extrémiste. Elle a été fondée par le père de Nachman Helbrans, le rabbin Shlomo Helbrans, à Jérusalem dans les années 1980. Le groupe a fui au Canada, puis au Guatemala en 2014, après avoir fait l’objet d’une surveillance intense de la part des autorités canadiennes pour des allégations d’abus et de mariages d’enfants. Le plus jeune Helbrans a pris les rênes du groupe en 2017 lorsque son père s’est noyé au Mexique et Mayer Rosner a servi de « top lieutenant », selon les documents judiciaires.

    Le nom du groupe signifie « cœur pur » en hébreu.


    Le fondateur de Lev Tahor, le rabbin Shlomo Helbrans, quitte la Cour suprême de l’État à Brooklyn, New York, après une audience, le 13 avril 1994. (Crédit : AP Photo/Betsy Herzog)

    Les mouvements, les machinations et les plans du groupe sont tous obscurs. On pense actuellement qu’il tente de se rendre en Iran via le Kurdistan. Des membres du groupe antisioniste ont demandé l’asile politique en Iran en 2018. Des documents présentés à un tribunal fédéral américain en 2019 ont montré que les dirigeants de la secte avaient demandé l’asile à la République islamique et ont juré allégeance au guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei.

    Le mois dernier, les autorités guatémaltèques ont empêché deux bus transportant des membres du groupe de traverser la frontière avec le Mexique, d’où ils prévoyaient apparemment de rejoindre l’Iran pour demander l’asile.

    Le Guatemala a également empêché les membres de quitter le pays par avion pour se rendre en Iran, à la demande des autorités israéliennes et américaines, qui craignent que les membres du groupe ne soient utilisés comme monnaie d’échange par Téhéran. Les autorités kurdes auraient également arrêté certains membres du groupe et les auraient expulsés vers la Turquie.


    Capture d’écran d’une vidéo censée montrer des membres de la secte ultra-orthodoxe extrême Lev Tahor dans un bus qui a été arrêté par les autorités guatémaltèques, le 17 octobre 2021. (Crédit : B’Hadrei Haredim)

    Le groupe a été décrit comme une secte et comme un mouvement « taliban juif », car les femmes et les filles de plus de 3 ans doivent s’habiller de longues robes noires couvrant tout leur corps, ne laissant que leur visage visible. Les hommes passent la plupart de leurs journées à prier et à étudier la Torah. Le groupe adhère à une lecture extrême des lois juives.

    Les « mariages » entre mineurs et membres plus âgés sont courants.

    Les membres du groupe sont estimés à 200-300 personnes, dont des dizaines d’enfants.

    #viol #pédophilie #violophilie #religieux #culture_du_viol #religion #exploitation_sexuelle #enlèvement #talibans #secte #ultra-orthodoxe #USA #Israel #Guatemala #Iran #Kurdistan #Mexique #Canada #LP

  • Derrière l’affaire Rémy Daillet, One Nation, le groupe New Age qui se rêve en État dans l’État
    http://www.davduf.net/derriere-l-affaire-remy-daillet-one-nation-le

    Lu dans Marianne | Avant d’être mis en examen pour association de malfaiteurs terroristes et suspecté d’avoir organisé un coup d’État, le gourou d’extrême droite Rémy Daillet a aidé une mère déchue de son droit de garde à enlever sa fille Mia. Cette femme, Lola M., appartient à une communauté conspirationniste qui ambitionne de faire sécession de la République et de créer sa propre nation. « Il y a une convergence entre le discours antirépublicain de Réyi Daillet et les ambitions sécessionnistes des groupes (...) Revue de presse, du web & veille en tous genres

    / #Extrème_Droite

    #Revue_de_presse,du_web&_veille_en_tous_genres

  • Dérives alimentaires : une star du crudivorisme visée par la justice

    https://www.leparisien.fr/faits-divers/derives-alimentaires-une-star-du-crudivorisme-visee-par-la-justice-22-10-


    Avec plus de 600 saisines, dont 70 en 2020, Thierry Casasnova est la personnalité la plus signalée à la Miviludes.

    Depuis une dizaine d’années, Thierry Casasnovas s’est fait connaître par ses vidéos, cumulant plus de cent millions de vues, où il défend le manger cru et l’abstinence pour mieux vivre, régénérer et détoxifier son corps.
    Une information judiciaire, notamment pour des faits « (d’)exercice illégal de la médecine », a été ouverte à la fin de l’été à l’encontre du naturopathe Thierry Casasnovas, l’ex chantre du jeûne et crudivorisme sur YouTube, a-t-on appris jeudi auprès du parquet de Perpignan (Pyrénées-Orientales).

    Cet influenceur, basé dans le village de Taulis à une trentaine de kilomètres de Perpignan, qui était jusqu’en juin dernier l’un des Youtubeurs francophones les plus influents dans le domaine, avec 525 000 abonnés et des dizaines de millions de vues cumulées, avait annoncé mi-juin qu’il arrêtait sa chaîne YouTube et se retirait « de la vie publique » dans une ultime vidéo.

    Thierry Casanovas disait être « épuisé par le harcèlement » dont il était l’objet, en particulier du fait de la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) qu’il qualifiait de « police de la pensée ». Avec plus de 600 saisines, dont 70 en 2020, il est la personnalité la plus signalée à la Miviludes.
    Manger cru et abstinence pour mieux vivre

    Courant 2020, le parquet de Perpignan a ouvert une information judiciaire à son encontre pour « exercice illégal de la profession de médecin », « abus de faiblesse » et « pratiques commerciales trompeuses », avant de confier le 3 août dernier le dossier à un juge d’instruction.

    Depuis une dizaine d’années, ce naturopathe s’est fait connaître par ses vidéos, cumulant plus de cent millions de « vues », où il défend le manger cru et l’abstinence pour mieux vivre, régénérer et détoxifier son corps. Parallèlement, le Youtubeur y faisait la promotion d’une marque d’extracteur de jus indispensable à ces pratiques alimentaires.

    Selon ces vidéos, ces pratiques peuvent prévenir voire guérir cancer, diabète ou dépression… Il y rejette la médecine traditionnelle et ne « croit pas à la vaccination ». Il n’hésite pas également à affirmer que lui « ministre de la Santé », le coronavirus « serait réglé rapido : bain froid et jeûne pour tout le monde, un petit jus de carottes et vas-y que je t’envoie », affirme-t-il face caméra.

    S’il a aujourd’hui quitté YouTube, Thierry Casanovas indique dans sa dernière vidéo du 12 juin que ses adeptes pourront toujours suivre « le message » de son association Régènère sur un autre réseau social, la messagerie Telegram.

    Début juin, l’association nationale de défense des victimes des sectes, (Unadfi) saisie par plusieurs familles dont des proches suivant les préceptes de Régènère, a déposé plainte contre l’influenceur notamment pour « abus de faiblesse », « exercice illégal de la médecine et de la pharmacie » et « mise en danger délibéré d’autrui », peut-on voir sur son site.

    #secte #antivax #casanovas

  • Complotisme : « En souhaitant acquérir un domaine dans le Lot, One Nation monte à un nouvel échelon, celui du rassemblement “physique” », Valérie Igounet

    Valérie Igounet, historienne et directrice adjointe de Conspiracy Watch, analyse l’idéologie du mouvement et de sa principale figure, Alice Pazalmar.

    Dans un petit village du Lot, Alice Pazalmar et son mouvement complotiste One Nation tentent d’acheter un domaine de 200 hectares pour lancer leur « laboratoire du nouveau monde ». Valérie Igounet, historienne et directrice adjointe de Conspiracy Watch, site Internet édité par l’Observatoire du conspirationnisme et des théories du complot, analyse leur idéologie et les risques à les laisser s’implanter.

    Comment définiriez-vous la pensée d’Alice Pazalmar et de One Nation ?

    Alice Pazalmar, de son vrai nom Alice Martin Pascual, est une des figures de la mouvance antisystème et complotiste. Elle est une des cofondatrices du site One Nation qui se dit « profondément non violent », rejette « toute forme d’autorité illégitime » et prône la « désobéissance créative ».

    Elle et ses adeptes (dont son compagnon Sylvain) considèrent qu’ils n’ont de comptes à rendre à personne et que s’il existe des lois auxquelles ils doivent se soumettre, celles-ci sont exclusivement « naturelles ». Une idéologie dans la mouvance des « êtres souverains », qui développent la croyance conspirationniste de la « fraude du nom légal » [l’Etat volerait secrètement à ses administrés son « nom légal », autrement dit sa « personnalité juridique »] et tendent à remettre en cause la réalité de l’Etat dans lequel ils vivent. Dans une des vidéos de sa chaîne YouTube, on voit d’ailleurs Alice Pazalmar mettre le feu à son passeport ou encore revenir sur sa « carte d’être humain » en disant refuser de « cautionner cette République française coupable de multiples crimes contre l’humanité ».

    Pourquoi vous semblent-ils dangereux ? Ils ressemblent de prime abord à de nouveaux « hippies », prônant la paix et la bienveillance…

    Ils prennent l’option « nouveaux hippies » pour avancer masqués. Comme vous le dites : « ils ressemblent à »… C’est ce qu’on pourrait qualifier – et cela est inhérent à la stratégie et à l’intention conspirationnistes – de subterfuge complotiste avec des valeurs qui peuvent être considérées au premier abord comme nobles et attirantes pour nombre de personnes : retour à la nature, à la terre, à l’éveil, rejet de la société de consommation, authenticité, etc. Le gros problème est évidemment que ces « valeurs » prônées ne le sont pas sans arrière-pensées.

    Alice Pazalmar appelle ainsi à établir une frontière infranchissable entre deux mondes. Le sien est une société littéralement coupée de la société civile et en opposition aux valeurs fondamentales de notre République. Les conséquences sont évidemment nombreuses : idéologiques, comportementales, sanitaires… On sait aujourd’hui le rôle que des membres du mouvement One Nation ont joué dans la radicalisation de Lola Montemaggi, la mère de Mia [enlevée le 13 avril alors qu’elle était placée chez sa grand-mère dans les Vosges, puis retrouvée en Suisse quelques jours plus tard] et dans le contact établi avec Rémy Daillet-Wiedemann [figure des milieux complotistes d’ultradroite].

    Sont-ils nombreux ou le mouvement reste-t-il finalement marginal ?

    Depuis 2020, Alice Pazalmar exprime ses positions complotistes, covido-sceptiques, antivaccination, pro-hydroxychloroquine dans des vidéos très suivies sur YouTube. Sa chaîne cumule aujourd’hui près de 1,5 million de vues pour plus de 34 000 abonnés.
    Il est toutefois très compliqué de chiffrer le nombre de leurs « adeptes », car visionner une vidéo ne veut pas dire adhérer. Mais on sait la place grandissante qu’occupent les théories conspirationnistes en France. Et ces groupes savent aujourd’hui tisser des liens entre eux et en dehors des réseaux sociaux. Début juin 2021, Alice Pazalmar est même intervenue à une « université citoyenne » à Avignon organisée par des groupes covido-sceptiques aux côtés de figures du complotisme comme Louis Fouché et Richard Boutry.

    Dans le cadre du premier anniversaire de l’émission « L’info en Questions », sorte de rendez-vous conspirationniste, Alice Pazalmar est aussi annoncée comme le « coup de cœur » d’une autre personnalité influente de la sphère complotiste covido-sceptique et antivaccination, Chloé Frammery, qui dit admirer cette « gardienne de la souveraineté ».

    Alice Pazalmar suit une partie de la galaxie complotiste sur un autre aspect central du conspirationnisme, en diffusant des vidéos tournant autour de la seconde guerre mondiale avec une sorte de « mise à jour » empreinte de complotisme. Celle intitulée « Résistant ou collabos » est ainsi accompagnée de ce préambule : « Tu consens ou tu refuses ? Tu collabores ou tu résistes ? Vigilance face aux dérives d’un système répressif prêt à tout pour maintenir la Matrice ». Une autre vidéo est même intitulée Souvenirs de Nuremberg…

    Autre palier important : en un mois – c’est inédit –, Alice Pazalmar et son compagnon sont parvenus à récolter plus de 265 000 euros (sur un objectif de 750 500 euros) de dons défiscalisables sur la seule plate-forme de financement participatif HelloAsso… La cagnotte a certes été suspendue mais, avec ce projet d’achat foncier, on passe à une phase de rassemblement « physique » de leur stratégie de séduction et de visibilité.

    Peut-on parler d’une dérive sectaire ?

    Sans aucun doute, et d’une dérive sectaire finalement assez classique. Une fois la séduction opérée auprès de ses fidèles, elle peut passer à l’autre étape, à savoir la mise en application de sa ligne de conduite : One Nation prône une attitude d’enfermement et instaure une frontière plus qu’étanche entre sa communauté et la société civile. Un vase clos qu’ils ont entrepris de construire (ceci dans tous les sens du terme) depuis un bon moment.

    https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/10/18/complotisme-en-souhaitant-acquerir-un-domaine-dans-le-lot-one-nation-monte-a

    https://seenthis.net/messages/915407#message933198

    #fascistes

    • un « système » parano à emprise, avec sa propagande basée sur le mensonge et la confusion, son eugénisme mal masqué, son appel au salvateur respect de prétendues « lois de la nature » (un marqueur d’un anti-humanisme fascisant qui ne trompe pas) une pincée de « Souvenirs de Nuremberg », un petit coup d’"êtres souverains" (dans les clous de lois hétéronomes racontées par des escrocs) et d"expérimentations sur la résonance vibratoire des graines", je sais pas ce qu’il te faut. le fascisme se limite pas à la prise du pouvoir d’État, aux ratonnades, pogroms et milices, c’est aussi un paquet de « roue de secours » non pas tant du capital, comme le dit classiquement l’antifasciste, mais du désir (de liberté, d’être commandé, de transformation, de restauration, etc.)

    • Ce n’est pas forcément fasciste au premier degré, mais en poussant mes recherches j’ai en effet constaté que la pente est hyper-glissante, et qu’en effet une recherche sur les «  Êtres souverains  » (par exemple) mène en effet vers des racines clairement antisémites, ou des éléments trumpistes (#Alice_Pazalmar fait ouvertement référence au #Pizza_Gate par exemple).
      Alors tout ça s’est un peu dilué et s’est adapté à la France depuis les USA et le Canada, mais les origines sont bien là, et il y a encore une intersection assez large entre les mouvements.

  • Gülen-Bewegung : Die »Goldene Generation« 
    https://www.nd-aktuell.de/artikel/1154829.guelen-bewegung-die-goldene-generation.html

    23.7.2021 von Stefanie Schoene - Yasin lebte in Nordrhein-Westfalen und war gerade mal 13, als die jungen Männer ihn einluden, zu ihnen ins Lichthaus zu kommen. Er fühlte sich gesehen und wertgeschätzt. Dass das Lichthaus ein Wohnheim der Gülen-Bewegung war, die Vorsteher ihm dort drei Jahre später seine erste Liebe zerstören und ihm fast das Abitur vermasseln sollten, konnte er nicht ahnen.

    Heute ist er 32, Ingenieur und Chef eines Unternehmens mit 29 Mitarbeitern. Außenstehenden hat er seine Jugenderfahrungen in dieser tief muslimischen Gemeinschaft noch nicht erzählt. Mit Sorge beobachtet der Rheinländer, wie Deutschland zu einem neuen Schwerpunkt der Bewegung wird. »Die verfolgten Gülen-Anhänger sollten Asyl bekommen. Aber die Deutschen sollten auch verstehen, wie diese abgeschottete Cemaat inmitten der deutschen Gesellschaft funktioniert und dass sie nicht ist, was sie vorgibt zu sein«, erklärt er.

    nd-Kompakt

    Unser täglicher Newsletter nd-Kompakt bringt Ordnung in den Nachrichtenwahnsinn. Sie erhalten jeden Tag einen Überblick zu den spannendsten Geschichten aus der Redaktion - und das jeden Abend schon um 19.30 Uhr. Hier das kostenlose Abo holen.
    »Cemaats« - islamisch-sufische Gemeinden - sind Unterorganisationen und Reste der einst mächtigen Bruderschaften des Osmanischen Reiches. Über fünf Jahrhunderte nah am Ohr des Sultans wurden sie mit der Kulturrevolution Atatürks enteignet, verboten, ihre Scheichs hingerichtet. Doch die Orden und Cemaats waren fest verwurzelt. Vor allem in der Landbevölkerung fanden Führer wie Scheich Said Nursi (1877-1960), Gründer der Nurcu-(Licht-)Bewegung, oder dessen Schüler Fethullah Gülen (geboren 1941), Anhänger, die die streng konservative, auf die Nachahmung des Propheten konzentrierte Nachwuchsbildung weiterführten. Vor allem ab den 80er Jahren eroberten sie sich als »Kulturvereine« ihren Platz in Politik und Öffentlichkeit zurück. Einer 2018 veröffentlichten Studie der Bildungswissenschaftlerin Esergül Balci zufolge sind in der Türkei heute 30 Bruderschaften mit 400 Unterorganisationen aktiv. Seit der Arbeitsmigration der 70er Jahre haben zahlreiche Zentren und Kulturvereine - wenig beachtet von der Öffentlichkeit - auch in der deutschen Vereinslandschaft Ableger gegründet. Die Turkologin Ursula Spuler-Stegemann identifizierte in einer Studie Ende der 90er Jahre 17 verschiedene Cemaats in Deutschland. Gemeinsam ist ihnen ein konservativer, mitunter auch revolutionärer Islam, sittenstrenge Geschlechtertrennung, sektenartige interne Strukturen und eine Verehrung ihrer jeweiligen Oberhäupter als Erneuerer des Islam oder Endzeiterlöser.

    Während die meisten Cemaats - darunter auch die Süleyman-Hilmi-Tunahan-Gemeinde mit ihrem Verband Islamischer Kulturzentren - in Deutschland Moscheen und religiöse Wohnheime gründeten, baute Gülen mit langem Atem eine Art Religionsmarkt auf, um die »Goldene Generation« für die Welt und die Zukunft zu erziehen: Konzerne aus vielen Industriebranchen; Akademiker, Journalisten, Juristen schlossen sich ihm an, bauten in Asien, Europa, Afrika und Amerika innerhalb von 40 Jahren Unternehmen und insgesamt 1000 Schulen samt Internaten auf. Sieben Millionen Anhänger soll die Bewegung vor 2016 allein in der Türkei gehabt haben, zehn Millionen weltweit.

    Auch Yasin sollte Teil der »Goldenen Generation« werden. Sein Bericht zeigt eine abgeschottete Welt mitten in Deutschland, die nicht dem auf Dialogdinners und Preisverleihungen präsentierten Hochglanzimage entspricht. Er durchlebte Druck, Mobbing und interne Kontrolle, Machtmissbrauch und Personenkult. Noch heute, sagt er, vergehe kein Tag, an dem er nicht ernüchtert an die Enttäuschungen und seelischen Belastungen dieser Zeit zurückdenkt.
    Fethullah Gülen ist Prediger und Gründer der Gülen-Bewegung, die die Türkei als Terrororganisation ansieht. Er steht in der Tradition Scheich Said Nursis, 1878–1960 (unten), des Gründers der Nurcu-Gemeinde. Von ihr spaltete Gülen in den 1970ern seine eigene Bewegung ab.

    Fethullah Gülen ist Prediger und Gründer der Gülen-Bewegung, die die Türkei als Terrororganisation ansieht. Er steht in der Tradition Scheich Said Nursis, 1878–1960 (unten), des Gründers der Nurcu-Gemeinde. Von ihr spaltete Gülen in den 1970ern seine eigene Bewegung ab.

    Foto: Stiftung Dialog und Bildung
    Personenkult um Fethullah Gülen

    Erst ging er zur Nachhilfe ins Lichthaus. Die Großeltern, bei denen er aufwuchs, fanden das gut. Bildung war wichtig, und die »Abis« (große Brüder) vermittelten ein moralisch integres, muslimisches Umfeld. Die Anrede Abi und Abla (große Schwester) stehen im Türkischen sowohl für Verwandtschaftsverhältnisse als auch für Respekt, Anerkennung und - vor allem in religiösen Kontexten - Gehorsam gegenüber der Autorität der Älteren.

    Als er zu Beginn der Oberstufe ganz einzog, trugen die Abis Yasin auf, Buch zu führen über die täglichen Gebete, die Fastentage, seine Koranlektüre und die Gülen-Predigten, die er hörte. Auch am Aboverkauf der Zeitung »Zaman«, dem Sprachrohr der Bewegung, musste er sich beteiligen. Muslimischsein gehört zu seiner Identität, aber der Personenkult um Gülen kam ihm schon damals lächerlich vor. »Wir schauten seine Predigtvideos. Krümmte er sich zusammen, sagten die Abis, das sei ein Beweis, dass der Prophet in ihn fahre und er also mit dem Propheten in direkter Verbindung steht«, erinnert er sich. Auch den Befehl zum Schlafentzug kaufte er den Studenten-Abis seiner WG nicht ab. Sie sollten nur noch vier Stunden schlafen, um mehr Zeit für »Hizmet« und den Aboverkauf zu haben. »Hizmet« bedeutet Dienst und ist die Selbstbezeichnung der Gülen-Bewegung. »Die erzählten uns, Gülen hätte aus den USA angerufen und die Anweisung erteilt«, so der Ingenieur. Seit 1999 lebt Gülen nicht mehr in der Türkei. Er floh vor der türkischen Justiz, die ihn der Unterwanderung und des geplanten Staatsumsturzes beschuldigte, in die USA. Dort gründete er die »Stiftung Goldene Generation«. Er lebt mit seinen engsten Gefährten und einer wechselnden Anzahl von Studenten auf einem Gelände namens »Golden Generation Camp« in Saylorsborough, Pennsylvania.

    Serdar wohnte bis 2006 in derselben Stadt wie Yasin. Er studierte in Gummersbach, war für den jüngeren Yasin ein Abi und baute sogar eines der fünf Lichthäuser in ihrer Stadt mit auf. Der 38-Jährige schaut heute mit Scham zurück. »Wir haben die Kinder und die Familien ausgenutzt, auch finanziell«, sagt er und wundert sich über die Unterstützung, die die Bewegung heute in Deutschland genießt. »Die Geschlechtertrennung in der Cemaat ist extrem. Wir hatten nie Kontakt zu Frauen, uns wurde erzählt, sie seien an allem Schlechten schuld, zum Beispiel an unseren Albträumen. Dagegen gab es morgens extra Gebete«, berichtet er. Sechs Jahre war er im Rheinland aktiv für die Bewegung, ging 2006 in die Türkei, wo er heute promoviert.
    Die zerstörte große Jugendliebe
    Scheich Said Nursi

    Scheich Said Nursi

    Foto: wikicommons

    Er erinnert sich daran, dass Yasin mit 16 begann, sich heimlich mit der Tochter eines Autohändlers zu treffen. Yasin übertrat mit der Beziehung gleich mehrere Verbote. Die strenge Geschlechtertrennung war das eine. Doch ihr Vater war auch noch der wichtigste Sponsor der Bewegung in der Region. Yasin wurde überwacht, bedrängt, sogar Familie und Freunde wurden bespitzelt, bis herauskam, wer das Mädchen war. Die Abis zwangen ihn zur Trennung, sogar zu einem Umzug nach Wuppertal samt neuem Lichthaus. »Es war sehr schlimm. Ich hatte ihnen seit meinem 13. Lebensjahr vertraut, und dann gingen sie auf mich los. Einer der Abis wollte mich sogar verprügeln, aber ich habe mich gewehrt«, erzählt Yasin. Das Mädchen sei in die Türkei gebracht worden, sagt er. Er selbst musste infolge der psychischen Belastungen einen Schuljahrgang wiederholen.

    Der Mann, der die Hand gegen ihn erhob, lebt noch in der Stadt. Bei einem Telefongespräch erklärt er, nicht mehr in der Bewegung zu sein. Er sei nur »Zaman«-Journalist gewesen. An die Vorfälle im Lichthaus und den Schlafentzug könne er sich nicht erinnern.

    Serdar jedoch bestätigt Yasins Geschichte und erklärt, das Verhältnis der Anhänger zu anderen Menschen sei immer ein taktisches. »Sie begegnen dir als freundliche Menschen. Sie legen sich auf den Boden, damit du auf ihrer Matratze schlafen kannst. Erst später folgen Kontrolle, Verbote und Gehorsam.« Auch die Erziehung folgte einem einfachen Schema: Wer unter der Woche die meisten Koran- und Gülen-Texte las, viele Abos der »Zaman« verkaufte und das islamische Pflichtenheft füllte, erhielt ein Geschenk. Auch Serdar sollte für eine bestandene Klausur belohnt werden. Ein älterer Mitbewohner habe ihm ein Glas gezeigt. »Es hieß, Hocaefendi (Lehrmeister, Anm. d. Red.), also Gülen persönlich, habe daraus getrunken, und wenn ich meine Lippen auf den Abdruck seiner Lippen setzte und dreimal Richtung Mekka schluckte, würden meine Lippen in der Hölle nicht verbrennen.« Er muss darüber heute noch lachen.

    Geheiratet wird in der Bewegung meist endogam, also intern. Zwar bestreitet dies der Deutschland-Sprecher, Ercan Karakoyun, in einem Gespräch mit der Autorin 2017. Aber es kann vermutet werden, dass auch heute noch Ehepartnerinnen strategisch vermittelt werden. So berichtet ein Pädagoge in einem Gespräch mit »nd«, ein 16-jähriges Mädchen habe befürchtet, durch die Vermittlung eines Imams innerhalb des örtlichen Gülen-Netzwerks verheiratet zu werden, und sei Rat suchend zu ihm gekommen.

    In Serdars Lichthaus suchten die Abis sich eine Frau aus einem »Katalog« aus. Die Studenten der Stadt kamen, stellten sich hintereinander auf, um aus diesem Buch, in denen Frauen nach Moral, Charakter und Familienhintergrund aufgelistet waren, zu wählen. Als Serdar in den Sohbet-Gesprächskreisen und islamischen Schura-Versammlungen der Region seine Kritik verschärfte, erhielt er für diese Runden ein Sprechverbot. »Jemand, der angeblich einen interreligiösen Dialog führt, seinen eigenen jungen Leuten aber einen Maulkorb erteilt - der ist generell wenig vertrauenswürdig«, findet Serdar.

    Lichthäuser und Wohnheime sind zentrale Orte, um junge Menschen zu sozialisieren. »Die Studenten in den Lichthäusern bauen die nächste Generation der Bewegung auf«, erklärt Kristina Mashimi gegenüber »nd«. Dem dienten auch die informellen Sohbet, die nach Geschlechtern getrennt abgehalten werden. »Sowohl vertrauensvolle Beziehungen als auch Autorität spielen hier eine große Rolle«, sagt die Berliner Kulturanthropologin.

    Lesen Sie auch: Selahaddin Gülen, Neffe des Chefs der Gülen-Bewegung, wurde entführt

    Strenge interne Restriktionen

    Dass die Gülen-Bewegung zwar öffentlich Transparenz beteuert, gerade ihre interne Hierarchie und Jugendarbeit jedoch abschottet, hat auch sie erlebt. Mashimi untersuchte zwischen 2013 und 2015 elf Gülen-Schulen in Tansania. »Es hieß, alles sei transparent. Doch erst nach eineinhalb Jahren bekam ich mit, dass in den Schulen nachmittags religiöse Treffen für Oberstufenschülerinnen stattfanden, in denen Gülen-Videos diskutiert wurden«, berichtet sie. »Diese Formen der Geheimhaltung sind durchaus charakteristisch für die Bewegung.«

    Die »Goldene Generation« wird vor allem über die Implementierung der moralischen Konzepte Gülens geformt. Die schließen nicht nur den klassisch-islamischen Verhaltenskodex, sondern auch die unbedingte Loyalität und Aufopferungsbereitschaft für die Cemaat ein, wie der Islamwissenschaftler Florian Volm erklärt. Wer da abweiche oder Reformen wolle, wende sich gegen göttlich legitimierte Pflichten, gegen Gülen selbst und bedrohe die Gemeinschaft, schreibt er in seiner 2018 erschienenen Dissertation zur Gülen-Bewegung. Im Gegensatz zur westlichen Geistesgeschichte, die den Menschen mit der Aufklärung als ein von Gott unabhängiges Subjekt akzeptierte, das auch von Gott losgelöst vernunftgeleitet handeln kann, bleibe der Mensch bei Gülen - klassisch islamisch - vor allem ein »Diener Gottes«. »Diese Überbetonung von Moral, wenn sie sich nicht am Menschen, sondern an der sakralen Schrift orientiert, kann einen totalitären Aspekt gesellschaftlicher Kontrolle offenbaren und entsprechend genutzt werden«, erklärt Islamwissenschaftler Volm. Sein Fazit: Nach außen demonstriere die Bewegung Akzeptanz für religiöse Überzeugungen, sexuelle Orientierungen oder auch für Frauen ohne Kopftuch. Nach innen jedoch greifen »ausschließlich islamische Verhaltensregeln, die restriktiv eingefordert werden«.

    Seit dem gescheiterten Putschversuch in der Türkei, an dem sich Mitglieder der Gülen-Bewegung maßgeblich beteiligt haben sollen, ist die Bewegung einer gnadenlosen Verfolgung ausgesetzt. Nach Angaben des türkischen Innenministeriums wurden bisher gegen 500 000 Menschen der so bezeichneten »Fethullahistischen Terrororganisation« Ermittlungen eingeleitet, 38 000 Anhänger sitzen zum großen Teil rechtswidrig in Haft. Wer kann, flieht. In den sozialen Medien stapeln sich Berichte von Betroffenen über Folter, in Haft verstorbenen Angehörigen, über dramatische Szenen der Flucht. Ziel derer, die es raus schaffen, ist meist Deutschland.

    Wie viele in den letzten fünf Jahren hier angekommen sind, kann nur grob geschätzt werden. Das Bundesamt für Migration und Flüchtlinge führt keine Statistik zu Asylgründen. Doch die freiwillige Angabe zur »Volkszugehörigkeit« bei der Antragstellung in Verbindung mit der Anerkennungsquote gibt Hinweise. Insgesamt stellten zwischen 2016 und Dezember 2020 rund 44 000 türkische Staatsbürger einen Asylantrag. Rund die Hälfte gab an, »kurdischer Volkszugehörigkeit« zu sein. Ihre Anerkennungsquote lag lediglich im niedrigen zweistelligen Bereich. Die andere Hälfte kreuzte bei der freiwilligen Angabe an, »türkisch« zu sein. Diese Gruppe erhielt in allen Bundesländern zu etwa 80 Prozent eine Anerkennung. Es liegt nahe, dass die Mehrheit von ihnen Gülen-Anhänger sind.

    10 900 der türkischen Staatsbürger wurden Nordrhein-Westfalen zugewiesen, darunter 6520 mit »türkischer Volkszugehörigkeit«. Nur in ihrer Gruppe sprang die Anerkennungsquote von zehn Prozent 2016 auf 82 Prozent im Jahr 2017 - und blieb auf diesem Niveau. Die Antragsteller mit »kurdischer Volkszugehörigkeit« hingegen wurden im Durchschnitt nur zu 20 Prozent anerkannt.

    Nordrhein-Westfalen ist schon lange ein Hotspot der deutschen Gülen-Bewegung. Eine Auswertung zahlreicher Twitteraccounts von offenbar Geflohenen mit Sympathie für die Bewegung zeigt: Die im Bundesland vorhandenen Gülen-Strukturen stehen bereit, beantragen zügig Zertifikate für Integrationskurse und legen niedrigschwellige Deutschkurse und andere Begegnungsformate auf. Mehr als 60 Einzelorganisationen sind hier aktiv. Nie in den vergangenen 30 Jahren erklärten sie sich öffentlich als Netzwerk oder wurden als ein solches identifiziert. Mancher, der auf die Zusammenhänge hinwies, handelte sich Unterlassungsklagen ein. Erst im letzten Jahr tauchten die Vereine gesammelt auf der Webseite des Düsseldorfer Verbands engagierte Zivilgesellschaft (VEZ) auf. Dieser existiert seit 2014 und bezeichnet sich - anders als seine Mitgliedsvereine - als »Hizmet-nah«.
    Ministerien und Behörden als Geldgeber

    Behörden, das zeigen Recherchen, erkennen die Zusammengehörigkeit nicht; nd-Anfragen beim nordrhein-westfälischen Sozialministerium, den Landesjugendämtern und Regierungsbezirken wurden zunächst abgetan. Es handle sich nur um eine »vermutete Zugehörigkeit«, schrieb das Sozialministerium und lehnte Angaben zu geförderten Projekten ab. Erst ein Hinweis auf das Pressegesetz fördert Zahlen zutage: Über den Landschaftsverband Rheinland und den Landschaftsverband Lippe genehmigte das Sozialministerium Gülen-Vereinen für Projekte im Jugend- und Flüchtlingsbereich 2019 und 2020 rund 1,8 Millionen Euro. Hinzu kommt eine Million aus den fünf Regierungsbezirken. Die Förderungen für Kindergärten, die vier Privatschulstandorte und offizielle BAMF-Integrationskurse sind hier noch nicht eingerechnet.

    Im Ruhrgebiet ist das Netzwerk besonders verwurzelt. Der Rheinische Dialog- und Bildungsverein (RDuB) betreibt in Duisburg-Hamborn seit 2016 die private Kant-Berufsfachschule. Für deren Betrieb erhält der Träger 340.000 Euro pro Jahr. Der Bürgermeister von Hamborn lobt die Schule und erklärt, sie erhöhe die Identifikation mit dem Stadtteil. Die Gülen-Verbindungen der Schule erwähnt er nicht, sie sind auch nicht leicht zu erkennen. Bei einer Recherche vor Ort erklärte im vergangenen Jahr Schulleiter Hartmut Feldwisch, man habe nichts mit einem religiösen Netzwerk zu tun. Doch er berichtete von Kooperationen mit dem House of One in Berlin: Dessen Imam vom Gülen-nahen »Forum Dialog« habe Workshops an der Kant-Schule geleitet. Auch eine Exkursion zu diesem christlich-jüdisch-islamischen Gebetsort sei geplant gewesen.

    Yusuf Ordueri ist laut Webseite Geschäftsführer der Kant-Schule. Er ist seit Jahren in Hannover und Köln für die Bewegung aktiv. 2007 beantragte die CDU-Bezirksfraktion Buchholz-Kleefeld, ihn als Vorsitzenden des deutsch-türkischen Vereins für Integration und Bildung (VIB) in den Stadtbezirksrat einzuladen, um das »Deutsch-türkische Gymnasium« (mittlerweile Leinetalschulen) in Hannover vorzustellen, dessen Trägerverein der VIB ist. In Köln war Ordueri laut Handeslregister bis 2013 Geschäftsführer des Trägervereins der dortigen Gülen-Schulen. Auf der Seite des VEZ erscheint er bis heute als Kassenwart. Inzwischen ist er laut Handelsregister Geschäftsführer einer weiteren, 2020 neu eingetragenen, gemeinnützigen GmbH: der »RBD Rheinische Bildungsakademie Duisburg«. Ordueri will am Tag des nd-Besuchs vor Ort nicht mit der Presse reden, tut es aber dann doch. Die Gülen-Bewegung habe mit der Arbeit in Duisburg nichts zu tun, sagt er.

    In der Akquise von Steuergeld ist der RDuB sehr erfolgreich, das zeigen Auflistungen des Landschaftsverbandes Rheinland (LVR). 145.000 Euro flossen in den letzten beiden Jahren für Jugendprojekte. Auch Geld für Fernreisen gab es: 2019 fand eine Exkursion unter dem Titel »Hilfsbereite Jugend NRW« statt. Als pädagogische Ziele werden auf der Vereinswebsite »Einfühlungsvermögen in andere Lebensstile, Sensibilisierung, Aufklärung, Toleranz, Respekt und Anerkennung neuer Kulturen« angegeben. Ziel war Nigeria, Kooperationspartner die Nile-University. Auf Fragen zu der Reise gibt es aus Duisburg keinerlei Antwort.

    Laut LVR wurde die Exkursion mit 18.200 Euro bezuschusst. Sechs Jugendliche und zwei Betreuer nahmen teil. Das Netzwerk in Nigeria zählt zu den wohlhabendsten der Gülen-Bewegung in Afrika, auch die 2009 gegründete Nile-University mit ihren 3500 Studenten gehört dazu. Geleitet wird sie von einem türkischen Wirtschaftsprofessor, der zuvor in den Gülen-Universitäten der Türkei Karriere machte. Neben der Nile-University zählen zehn Schulen, Unternehmerverbände, ein Krankenhaus, Reiseagenturen und die Ufuk-Dialogstiftung dazu. Auf der Website der Universität sind im November 2019 Bilder von sechs jungen Männern zu sehen, die als »Studenten der Universität Duisburg Essen« vorgestellt werden. Die Frage, ob Mädchen an der Reise teilnahmen, wird vom RDuB nicht beantwortet.

    Weitere Jugendfahrten zur Pflege ihrer internationalen Kontakte mithilfe der öffentlichen Hand planten Gülen-Vereine aus Siegen, Witten, Langenfeld und Leverkusen. Ihre Anträge wurden für 2019 und 2020 genehmigt. Ziele: Tansania, Äthiopien, Mosambik, Ägypten und Bosnien. Gesamtförderung: 135.600 Euro. In all diesen Ländern ist das Netzwerk stark vertreten, auch die fünf Kooperationspartner, die die Vereine in ihren Anträgen nannten, gehören dazu.
    Vorerst keine Neuaufnahmen mehr

    Inhaltlich passende Programme hat auch der Paritätische Wohlfahrtsverband Nordrhein-Westfalen zu bieten. Neun Gülen-Vereine gehören zu den Mitgliedern. Doch jetzt scheint es im Verband Debatten zu geben. Als im letzten Jahr ein Verein aus Düren die Aufnahme beantragte, wurde er abgelehnt. Landesgeschäftsführer Christian Woltering erklärt auf Anfrage, der Verband diskutiere derzeit »intensiv« die Mitgliedschaft Gülennaher Vereine: »Aktuell werden keine Organisationen aus dem Gülen-Spektrum in den Paritätischen NRW neu aufgenommen.«

    Der Verein Erziehung und Bildung ohne Grenzen (EBG) aus Essen bewarb sich 2017 mit einem Projekt zur Prävention von Islamismus beim Bundesfamilienministerium. 180.000 Euro flossen. Die mit Projektende veröffentlichte »Handreichung zur Jugendarbeit« beinhaltet Passagen, die Michael Kiefer, Islamwissenschaftler und Präventionsexperte, als »eindeutig islamistisch« bezeichnet. Auch Musa Bağraç, Religionspädagoge und Vorsitzender des Verbandes der Islamlehrer/innen e.V., urteilt: »Hier wird der Islam als unveränderlich oder sogar als Lebensentwurf für alle Lebensbereiche angesehen. Das ist ein integrationshemmendes, fast salafistisches Religionsverständnis.« Dass Demokratie als »vergänglich«, der Islam aber als »ewig gültiges« System vermittelt wird, beurteilt auf nd-Anfrage auch das Bundesfamilienministerium als »problematisch«. Ein weiterer Förderantrag des Vereins wurde abgelehnt.

    In Berlin hingegen läuft es. Bund und Land steigen beim House of One groß ein - ein jüdisch-christlich-muslimischer Gebetsort, an dem als einziger muslimischer Partner ein Dialog-Verband der Gülen-Bewegung beteiligt ist. Zehn Millionen Euro kommen von der Bundesregierung, weitere zehn vom Land Berlin. Bayram Balci, ein anerkannter französischer Politologe, der seit Ende der 90er Jahre weltweit zum Gülen-Netzwerk forscht, ist entsetzt. »Die Bewegung ist zwar nicht militant, aber sie ist im Kern eine Sekte. Sie hat eine islamistische Agenda, die sie nicht offenlegt, und beansprucht eine Alleinvertretung für den Islam. Sie ist kein Kooperationspartner für Regierungen«, sagt der Direktor des Französischen Instituts für anatolische Studien in Istanbul. Dass Deutschland seit zwei Jahren auch Jugendauslandsreisen der Anhänger finanziert, findet er »peinlich«.

    In dem weltweit tobenden Konflikt zwischen dem türkischen Staat und der Gülen-Bewegung ist auch der afrikanische Kontinent eine Frontlinie. Erst in diesem Sommer entführte der türkische Geheimdienst in Kenia einen Verwandten des Predigers Gülen in die Türkei. Und in Äthiopien stehen jetzt deutsche Gülen-Unternehmer dem türkischen Staat gegenüber. Der Berliner Verein Eventus Bildung übernahm laut türkischen Medien 2018 die fünf »Intellectual Schools« in Äthiopien. Aktuell bereiten diese sich auf den Status »deutsche Auslandsschule« vor, die Bewerbung beim Auswärtigen Amt laufe, meldet die Schulwebsite. Balci warnt, es wäre ein strategischer Fehler, der Schule diesen Status zu verleihen. Das Auswärtige Amt würde damit eine Partei in einem internationalen Konflikt stärken und ein Sicherheitsproblem innerhalb und außerhalb Deutschlands verschärfen.

    #religion #sectes #Turqie #Allemagne

  • Il fallimento della sanatoria #2020 confermato da dati inediti sul settore domestico

    Il 64% degli stranieri che ha fatto domanda di regolarizzazione nel settore domestico in forza del provvedimento varato lo scorso anno sono uomini. Una quota altissima se si considera che, nel 2019, l’89% degli impiegati domestici in Italia erano donne. È il mercato dei contratti falsi. “Una sanatoria nata male e gestita peggio”, spiega l’avvocato Marco Paggi (Asgi)

    Quasi due stranieri su tre che hanno richiesto di essere regolarizzati nel settore domestico tramite la #sanatoria promossa nel 2020 sono uomini. Una quota altissima se si considera che, nel 2019, l’89% degli impiegati domestici in Italia erano donne (stime Istat). I dati inediti del ministero dell’Interno ottenuti da Altreconomia confermano i limiti di un provvedimento nato zoppo, in aggiunta alla lentezza con cui sta avanzando l’esame delle 207mila richieste di regolarizzazione.
    “Questo dimostra il grande limite di una sanatoria settoriale che ha costretto migliaia di persone a cercare un impiego differente dal proprio, per potersi regolarizzare aumentando, tra l’altro, anche il ‘mercato’ di contratti falsi”, spiega Marco Paggi, avvocato e socio dell’Associazione per gli studi giuridici sull’immigrazione (Asgi).

    Grazie ai documenti ottenuti tramite accesso civico è possibile conoscere con precisione il numero delle richieste disaggregate per genere del richiedente. “Un dato mai pubblicato fino ad ora -osserva Paggi- per evitare una buona dose di imbarazzo al ministero”. Infatti, dagli elementi ottenuti, si evidenzia che su circa 177mila domande nel settore domestico, oltre 113mila, il 64%, sono state presentate da uomini. Come detto, l’incidenza maschile, secondo l’Istat supera di poco l’11% su un totale stimato, tra regolari e non, di due milioni di lavoratori. Percentuali stravolte che, in parte, non stupiscono.

    Puntualmente, ad ogni sanatoria, la storia si ripete. L’incidenza degli uomini impiegati nel settore domestico, nel periodo compreso tra il 2012 e il 2019, è diminuita del 50%. “Ciò è riconducibile -come si legge nel Rapporto annuale sul settore domestico 2020 realizzato dalla Fondazione Leone Moressa (https://www.osservatoriolavorodomestico.it/documenti/Rapporto-2020-lavoro-domestico-osservatorio-domina.pdf) - a un ampio ricorso alla regolarizzazione del 2012 da parte di lavoratori domestici che poi, una volta ottenuto il permesso di soggiorno, hanno cambiato settore”. Motivo per cui, nell’aprile 2020, Asgi aveva richiesto al governo di promuovere una regolarizzazione non limitata a determinati settori produttivi ma che prevedesse la possibilità di regolarizzarsi attraverso un “permesso di soggiorno per ricerca occupazione -si legge nella proposta che aveva raccolto centinaia di adesioni- svincolando da possibili ricatti o dal mercato dei contratti che hanno contraddistinto tutte le pregresse regolarizzazioni”.

    “È evidente che il difetto sta nel manico -sottolinea Paggi, esperto di diritto del lavoro e dell’immigrazione- non si può scaricare la colpa sugli stranieri: la scelta sciagurata è stata fatta a monte, in un paradosso per cui con l’obiettivo di diminuire il lavoro nero lo aumenti. Chi è in attesa di essere regolarizzato come domestico, infatti, nel frattempo continua a portare avanti il suo ‘vero’ lavoro senza contratto”.

    Una problematica amplificata dalla lungaggine nella procedura di esame delle richieste. Secondo i dati ottenuti dal ilfattoquotidiano.it, alla data del 10 maggio 2021, gli sportelli unici delle prefetture hanno esaminato il 12,7% delle pratiche, delle quali circa l’11% sono state definite positivamente. Un’evidente lentezza già segnalata, a inizio marzo 2021, dai promotori della campagna Ero straniero che, pubblicando un report dettagliato sullo stato di avanzamento dell’esame delle domande, avevano descritto “un quadro preoccupante in tutti i territori con ritardi gravissimi e stime dei tempi di finalizzazione delle domande improbabili, di anni se non decenni”.

    Con riferimento alle diverse attività per cui si è chiesta la regolarizzazione, sempre nel settore domestico, più di 122mila domande sono state presentate per attività di “collaboratore familiare” (colf). Proprio sotto questa voce, il 69% del totale, registra la differenza più marcata tra richieste di uomini e donne, rispettivamente 89mila e 32mila. Peccato che, sempre l’Istat, segnali una minor incidenza dei colf uomini (7,8%) rispetto ai badanti (14,5%) sul totale degli impiegati. L’esatto opposto di quanto evidenziano i numeri della sanatoria.

    Infine, meno di un terzo sono le richieste per l’attività di “assistenza a persona non autosufficiente”, ovvero badanti in senso stretto. “Molte persone che in realtà ricoprono questo ruolo -continua Paggi- sono state assunte come collaboratori domestici perché un richiedono un diverso inquadramento in termini contrattuali, quindi una minor retribuzione annua. Non solo, dal mio osservatorio anche diversi lavoratori impiegati in agricoltura sono stati trasformati in collaboratori domestici”. Il motivo è squisitamente economico: nel caso di regolarizzazione di un rapporto di lavoro già esistente, il datore di lavoro avrebbe dovuto versare per ogni mese di impiego in nero un contributo di 300 euro al mese per gli agricoli, solamente 156 per i domestici. Un’ulteriore dimostrazione del fallimento della regolarizzazione nel settore agricolo: questo, nonostante l’ex ministra dell’Agricoltura Teresa Bellanova, tra le principali promotrici della sanatoria, avesse promosso il provvedimento con un occhio di riguardo verso i braccianti “invisibili”. Peccato che le domande riguardanti l’agricoltura siano state solamente il 15% delle 207mila totali.

    Delle 180mila persone in attesa, coloro che hanno dovuto cambiare impiego per ottenere un permesso di soggiorno restano, così, nell’impossibilità di svolgere regolarmente il proprio lavoro. “Per quanto verranno bloccati i lavoratori? -si domanda Paggi-. Per quanto tempo resteranno nel ‘nero’? Quanto guadagneranno le nostre casse esattoriali per questo periodo di stallo? Una sanatoria nata male e gestita peggio”.

    https://altreconomia.it/il-fallimento-della-sanatoria-2020-confermato-da-dati-inediti-sul-setto
    #Italie #régularisation #sans-papiers #migrations #chiffres #statistiques #secteur_domestique #femmes #permis_de_séjour

    • La sanatoria-miraggio: solo il 5% dei lavoratori è stato regolarizzato. A Roma neanche uno

      Ad un anno dall’apertura della finestra di emersione su 220mila domande esaminate solo 11mila. Niente assistenza sanitaria né vaccino. La campagna «Ero straniero» denuncia il fenomeno delle badanti «segregate» in casa per paura del contagio

      https://www.repubblica.it/cronaca/2021/06/01/news/la_sanatoria-miraggio_un_anno_dopo_a_roma_su_16_000_domande_neanche_un_permesso_di_soggiorno-303661422/?ref=RHTP-BH-I0-P1-S1-T1&__vfz=medium%3Dsharebar

    • Regolarizzazioni: a Roma 2 pratiche esaminate su 16mila domande

      In Italia delle 220.000 persone che hanno fatto richiesta, solo 11.000 (il 5%) hanno in mano un permesso di soggiorno per lavoro. Molto critica, in particolare, la situazione nelle grandi città. A un anno dall’apertura della finestra, il dossier di Ero Straniero

      «Tre mesi fa - dichiarano i promotori della campagna Ero straniero - abbiamo denunciato il grave ritardo accumulato nell’esame delle domande di emersione e regolarizzazione avviata nel 2020 con il decreto “rilancio”. Torniamo oggi, 1 giugno 2021, a un anno dall’apertura della finestra per presentare le domande, con un nuovo dossier di aggiornamento della situazione nei diversi territori, sulla base dei dati raccolti dal ministero dell’interno e da prefetture e questure attraverso una serie di accessi civici. Il quadro, seppur in lieve miglioramento, appare ancora grave in tutta Italia: delle 220.000 persone che hanno fatto richiesta, solo 11.000 (il 5%) hanno in mano un permesso di soggiorno per lavoro, mentre circa 20.000 sono in via di rilascio. Molto critica, in particolare, la situazione nelle grandi città: a Roma, al 20 maggio, su un totale di circa 16.000 domande ricevute, solo 2 pratiche sono arrivate alla fase conclusiva e non è stato ancora rilasciato alcun permesso di soggiorno. A Milano, su oltre 26.000 istanze ricevute in totale, poco più di 400 sono i permessi di soggiorno rilasciati».

      Nel dossier, oltre all’analisi dei dati relativi allo stato delle pratiche - riportati in formato aperto sul sito della campagna - sono state raccolte alcune testimonianze di chi sta aspettando di sapere se avrà o meno i documenti e potrà uscire dall’invisibilità. Ma anche di tanti datori di lavoro sconcertati per i tempi lunghissimi, come ha dichiarato un datore di lavoro a Bologna: “Io sono furioso. Sono nove mesi che non sappiamo niente. Ma si possono lasciare le famiglie appese così?”.

      Sono pesanti le conseguenze di tale ritardo sulla vita di queste persone e riguardano nuovi insormontabili ostacoli burocratici, a partire dalla difficoltà di accesso al sistema sanitario nazionale e alle vaccinazioni, con un impatto inevitabile anche a livello di salute pubblica nel contesto di emergenza che stiamo vivendo. Questa la testimonianza di un’assistente familiare in emersione a Milano: “Ti rimandano indietro. Dicono che con permesso provvisorio l’iscrizione al Servizio Sanitario non si può fare. Ma non è vero! Io ho diritto al medico di base! Quando sarò vaccinata? Ho 55 anni, le persone della mia età a Milano possono già prenotare su internet. E se io mi ammalo, chi sta con la mia signora, che ha 89 anni? Mi mandano via!”.

      Infine, il dossier prova a spiegare come mai, nonostante fosse stato previsto già nel decreto che ha dato il via alla “sanatoria”, il personale aggiuntivo destinato alle prefetture proprio per l’esame delle pratiche di regolarizzazione sia entrato effettivamente in servizio - e neanche dappertutto - solo i primi di maggio scorso, contribuendo significativamente al prolungarsi dei tempi per le decine di migliaia di pratiche negli uffici competenti in tutt’Italia.

      «Alla luce di quanto emerso dal monitoraggio di questi mesi - concludono i promotori - la campagna Ero straniero ribadisce la richiesta al ministero dell’interno di intervenire immediatamente per superare gli ostacoli burocratici e velocizzare l’iter delle domande, in modo che le quasi 200.000 persone ancora in attesa di risposta possano al più presto perfezionare l’assunzione. Nello stesso tempo, sappiamo chè non sarà sufficiente questa misura a risolvere il problema della creazione costante di nuova irregolarità, come dimostra quanto accaduto con le sanatorie negli ultimi vent’anni. Anche perché una gran parte di persone senza documenti ne è stata esclusa, vista la limitazione a pochi settori lavorativi. Continuiamo per questo a chiedere a governo e Parlamento un intervento a lungo termine che permetta di ampliare le maglie della regolarizzazione e favorire legalità e integrazione, a partire da uno strumento di emersione sempre accessibile, senza bisogno di sanatorie, che dia la possibilità a chi è già in Italia e rimane senza documenti, di regolarizzare la propria posizione se ha la disponibilità di un lavoro o è radicato nel territorio. E, più a monte, nuovi meccanismi di ingresso per lavoro o ricerca lavoro. Soluzioni, queste, previste nella proposta di legge di iniziativa popolare della campagna Ero straniero, ferma in Commissione affari costituzionali della Camera, la cui approvazione non può più aspettare».

      http://www.vita.it/it/article/2021/06/01/regolarizzazioni-a-roma-2-pratiche-esaminate-su-16mila-domande/159542

    • Pesanti i ritardi sulle regolarizzazioni: pratiche ferme al 25%

      “Dati sconfortanti” secondo la campagna Ero straniero quelli forniti dalla ministra Lamorgese che ha riposto oggi pomeriggio a un’interrogazione in Senato. Su oltre 200mila domande di emersione presentate nel 2020 quelle lavorate dalle prefetture sono poco più di 51mila. Critiche le situazione nelle grandi città come Roma e Milano

      I dati che la ministra dell’interno Lamorgese ha fornito oggi in Senato rispondendo alle 15, nel corso del question time, a un’interrogazione delle senatrici Bonino e De Petris, nata a partire dal monitoraggio che la campagna Ero straniero sta svolgendo ormai da un anno in merito all’avanzamento delle pratiche relative alla regolarizzazione straordinaria del 2020, sono definite in una nota «ancora sconfortanti».

      Da quanto riferito dalla ministra dell’Interno, su 207.870 domande di emersione presentate, 45.173 sono in via di conclusione con esito favorevole e la gran parte, circa 40.000, riguardano il settore domestico e di cura. Considerando anche rigetti e rinunce, sono 51.394 le pratiche lavorate dalle Prefetture (il 24,7%) sul totale di quelle presentate a quasi un anno dalla chiusura della finestra utile per mettersi in regola (15 agosto 2020). A queste si aggiungono 9.918 permessi di soggiorno per attesa occupazione rilasciati dalle questure che riguardano la seconda procedura prevista dalla sanatoria lo scorso anno nel decreto «rilancio».

      Giusto per avere un’idea dei tempi lunghissimi - sottolinea una nota della campagna -, si ricorda che dai risultati della ricognizione svolta sulla base dai dati forniti dal ministero dell’interno, a maggio scorso, delle oltre 200mila domande presentate in tutt’Italia, erano stati rilasciati per il primo canale di accesso all’emersione, meno di 30mila permessi di soggiorno per lavoro, con situazioni molto critiche nelle grandi città: a Roma, al 20 maggio, su un totale di circa 16mila domande ricevute, solo 2 pratiche erano arrivate alla fase conclusiva e non era stato ancora rilasciato alcun permesso di soggiorno. A Milano, su oltre 26mila istanze ricevute, poco più di 400 erano i permessi di soggiorno rilasciati.

      La nota prosegue: “Nonostante i piccoli passi in avanti, come campagna Ero straniero non possiamo che esprimere nuovamente la nostra preoccupazione per il grave ritardo in cui versa l’esame delle domande. Tale ritardo, nella realtà, significa precarietà e incertezza per decine di migliaia di lavoratori e lavoratrici presenti nel nostro Paese, da un punto di vista sociale e sanitario. Ancora una volta, dunque, ribadiamo la richiesta al governo di intervenire immediatamente per velocizzare l’esame delle domande e portarle a conclusione; al Parlamento continuiamo a chiedere, invece, un intervento a lungo termine che favorisca legalità e integrazione, senza bisogno di sanatorie, come previsto nella proposta di legge di iniziativa popolare della campagna Ero straniero, ferma in Commissione affari costituzionali della Camera da oltre un anno”.

      Ero straniero è promossa da: Radicali Italiani, A Buon Diritto, Oxfam Italia, ActionAid Italia, ASGI,CNCA, Fondazione Casa della carità “Angelo Abriani”, ARCI, Centro Astalli, Fcei - Federazione Chiese Evangeliche in Italia, CILD, ACLI, Legambiente Onlus, ASCS - Agenzia Scalabriniana per la Cooperazione allo Sviluppo, AOI, con il sostegno di numerosi sindaci e decine di organizzazioni.

      http://www.vita.it/it/article/2021/07/22/pesanti-i-ritardi-sulle-regolarizzazioni-pratiche-ferme-al-25/160103

  • #Jess_GRANT : 10 façons dont l’idéologie du genre fonctionne comme une #secte
    https://tradfem.wordpress.com/2021/05/15/10-facons-dont-lideologie-du-genre-fonctionne-comme-une-secte

    Voici 10 façons dont l’idéologie transgenriste reproduit les tactiques de base d’une secte :
    SENTIMENT D’APPARTENANCE . Le culte transgenriste offre avant tout un sentiment d’appartenance, renforcé par des croyances qui distinguent ses adhérents du reste de la société (appelé “Babylone”). Les membres du culte sont « différents » et constituent des “élus”. Les hérétiques sont considérés comme Les Autres et diabolisés. Dans le cas présent, la lutte contre « l’hétéronormativité cis-genre » donne aux membres une collectivité extérieure à détester. En avant, soldats transgenres… !
    JARGON SPÉCIALISÉ . Les sectes ont un langage codé qui les distingue. La scientologie se sert des expressions “Engrams”, “Thetans”, “devenir clair” et Sea Org. L’idéologie transgenriste promeut des mots comme “neutrois”, “demiboy”, “cisgenre” et l’insulte “TERF”, tous apparemment créés par des universitaires des “études queer”. Pour moi, c’est un énorme voyant rouge qui s’allume quand des mots d’usage courant, comme « femme », commencent à perdre leur sens.
    ISOLEMENT SOCIAL. Les sectes séparent chaque nouvelˑle adhérentˑe de sa famille et de ses amiˑes, l’isolant de ses systèmes de soutien pour mieux l’endoctriner. Des adolescentˑs confusˑes sont recrutéˑes et manipuléˑes en ligne par des vloggers et des influenceurˑes qui vantent le mode de vie trans, exhortant les enfants à rejeter leurs parents “transphobes” en faveur d’une nouvelle “famille branchée”.
    DOCTRINE FONDÉE SUR UNE FOI. Les sectes exigent que leurs membres fassent un acte de foi et adhèrent à des convictions insensées

    Version originale : 10 Ways Gender Ideology Resembles a Cult
    Traduction : #TRADFEM

  • La garantie d’emploi, un outil au potentiel révolutionnaire | Romaric Godin
    http://www.contretemps.eu/chomage-economie-garantie-emploi-depassement-capitalisme

    L’ouvrage de Pavlina Tcherneva qui inaugure la collection « Économie politique » avance une proposition qui peut paraître a priori insensée : fournir à tous les citoyens qui le souhaitent un travail rémunéré, permettant de vivre décemment. Tout l’intérêt de son propos est de montrer que, précisément, cette proposition n’a rien d’insensé, mais qu’elle est parfaitement réalisable pour peu que l’on se libère de certaines certitudes qui ne sont que des constructions politiques. L’idée que le chômage soit le mode d’ajustement « normal » de l’économie est déjà un choix politique remarquablement déconstruit par l’autrice. Source : (...)