• Pour sortir du #confinement, un plan d’urgence anticapitaliste

    Par bien des aspects, la #crise_sanitaire en cours est un révélateur de l’incapacité du #capitalisme européen à résoudre les grands problèmes de l’humanité. L’#Italie, la #France et l’#Espagne sont les pays où le virus frappe le plus fort car le #système_sanitaire a été ravagé par les politiques austéritaires depuis au moins une décennie. En France, ce sont 69.000 lits qui ont été supprimés à l’hôpital entre 2003 et 2017, 4.000 en 2018. Par souci d’économie, les réserves stratégiques de masques et de respirateurs ont été supprimées (près d’un milliard de masques dans les années 2000 - supprimé par Xavier Bertrand en 2011). Toujours par souci d’économie, la recherche publique sur les coronavirus n’a pas été soutenue et un temps précieux a été perdu dans la possibilité de trouver des traitements efficaces. La rigueur budgétaire et la recherche du profit sont les principaux responsables de la situation dans laquelle nous nous trouvons.

    Confinement ou immunité collective ?

    Face à la pandémie, les gouvernements hésitent entre deux solutions. La première, minoritaire, défendue par les gouvernement britanniques et néerlandais est l’acquisition d’une immunité de groupe. Cette immunité à l’avantage d’éviter les nouvelles épidémies. Selon les connaissances que nous avons du virus (R0 ~ 2.5), cela nécessite que 60% de la population entre en contact avec le virus et en soit immunisée. Ce processus est très bien décrit par le groupe de modélisation de l’équipe ETE (Laboratoire MIVEGEC, CNRS, IRD, Université de Montpellier) (http://alizon.ouvaton.org/Rapport2_Immunisation.html). Une fois ce taux atteint, la population dans son ensemble (y compris les personnes non immunisées) est protégée contre une nouvelle épidémie.

    Cependant, sans mesure de contrôle, les projections montrent qu’entre 81 et 89% de la population pourrait être infectée. Soit entre 20% et 30% de plus que le seuil pour atteindre l’immunité collective. Cela représente potentiellement 20 millions de personnes infectées en plus dans un pays comme la France.

    Nous ne connaissons pas précisément le taux de létalité du virus. Les chiffres dont nous disposons sont tous biaisés, et a priori largement surestimés, par l’absence de tests systématiques dans la population. Plus on dépiste, plus on détecte des personnes contaminées présentant peu ou pas de symptômes, plus ce taux est bas. Mais aussi bas soit ce taux, lorsqu’il est multiplié par des dizaines de millions de personnes, les morts se compteraient très probablement en centaines de milliers. Par ailleurs, l’austérité budgétaire et l’affaiblissement des systèmes de santé doivent être intégrés dans l’équation. La létalité du Covid-19 est visiblement provoquée par un choc cytokinique qui nécessite une prise en charge en soin intensifs avec respirateurs. Plus la pénurie de respirateurs est grande, plus la mortalité est haute, plus les équipes médicales doivent choisir qui maintenir en vie et qui sacrifier par manque de moyens. C’est sûrement ce qui explique les taux de mortalité très élevés par rapport à d’autres pays en Italie, en Espagne et dans une moindre mesure en France (bien que cela pourrait s’aggraver au pic de l’épidémie) qui sont mal équipés en nombre de lits en « soins aigus ».

    Dans la plupart des pays, ces chiffres ne sont pas assumables par les gouvernements en place. Et ce sont ces projections qui ont poussé partout le pouvoir à confiner les populations malgré la crise économique majeure et les conséquences sociales dramatiques que cela entraine.

    En effet, la distanciation sociale permet de ralentir la progression du virus, d’aplatir le pic, et donc de diminuer l’afflux de malades en détresse à l’hôpital. Ce processus est décrit de façon très intuitive dans le Washington Post (https://www.washingtonpost.com/graphics/2020/world/corona-simulator). La distanciation sociale peut recourir à plusieurs mécanismes, de la fermeture des écoles jusqu’au confinement total. L’étude publiée le 16 mars par l’Imperial College COVID-19 Response Team (https://www.imperial.ac.uk/media/imperial-college/medicine/sph/ide/gida-fellowships/Imperial-College-COVID19-NPI-modelling-16-03-2020.pdf) réalise des projections du nombre de lits occupés en soins intensifs en fonction de plusieurs scénarios de confinements. Si cette étude est forcément incomplète, notamment car les courbes dépendent du moment où les mesures sont mises en œuvre, cela nous montre que les mesures de confinement, dans le cas où aucun traitement ne serait trouvé, devraient s’étaler jusqu’à la fin de l’année 2021 pour que la population atteigne les 60% d’immunisés. Dans le cas contraire, tout relâchement du confinement pourrait correspondre à un nouveau développement incontrôlé de l’épidémie dans la population.

    Mais comment imaginer que la situation que nous vivons depuis une semaine en France se poursuivent pendant des mois ? Ce n’est tenable ni économiquement, ni socialement. Ce n’est pas le propos de cet article (pour cela voir le texte de Mimosa Effe : https://npa2009.org/idees/societe/le-confinement-la-destruction-du-lien-social-et-ses-consequences), mais le #confinement_de_classe que nous vivons actuellement doit s’arrêter. Toute vie sociale est stoppée alors qu’il faut continuer à travailler. Même si nous arrêtions toutes les productions non indispensables, ce serait tout de même des millions de travailleurs.euses qui devraient continuer à faire tourner l’hôpital, l’électricité, l’eau, le traitement des ordures ou l’alimentation – mais aussi tous les autres métiers qui permettent à ces secteurs de fonctionner ! Et cela dans un contexte d’atomisation total de notre camp avec tous les reculs sociaux et l’Etat policier total qui vont avec. A cela s’ajoute les dégâts psychologiques, les violences domestiques faites aux femmes ou la situation criminelle que sont en train de vivre les migrant.e.s, les prisonniers.ères et les sans-abris.

    Nous l’avons vu, le confinement est d’abord imposé par la faillite de notre système de santé et l’impréparation au risque de pandémie qui sont dues à l’austérité imposée par les gouvernements successifs en France et en Europe. Dans la forme qu’il prend, généralisé dans la vie sociale mais pas au travail, de classe, policier, il est la solution que les capitalistes pensent avoir trouvé pour limiter la casse et maintenir au maximum leur place dans la concurrence internationale. Mais la gestion capitaliste de cette épidémie est marquée par l’impossibilité de planifier une quelconque sortie de crise. Un gouvernement anticapitaliste, au service de la population, motivé par la santé plutôt que par les profits, pourrait mettre en place une toute autre politique.

    Existe-t-il une troisième voie ? De toute urgence prendre des mesures anticapitalistes pour sortir du confinement !

    Il ne s’agit pas ici de dire que le confinement pourrait être levé du jour au lendemain. Nous l’avons vu, étant donné les conditions d’impréparation des gouvernements et la dégradation des capacités de l’hôpital public à supporter une telle épidémie, le confinement était la seule solution pour éviter une mortalité élevée. En ce sens, toutes les initiatives syndicales ou de travailleurs.euses pour stopper le travail - et se protéger - dans les productions non-essentielles sont fondamentales. Le slogan « nos vies valent plus que leurs profits » prend ici tout son sens. Il est également fondamental de dénoncer le gouvernement qui nous explique qu’il faut renforcer le confinement mais continuer à travailler, bien au-delà des secteurs essentiels à la lutte contre l’épidémie. Pénicaud, Macron, Philippe sont plus préoccupé.e.s par le maintien des profits que par notre santé. Les scandaleuses mesures contre le droit du travail, les 35h, nos congés, articulées au renforcement de l’Etat policier, ont été prise au moment où la sidération était la plus haute dans la population.

    Mais il est indispensable maintenant de déterminer quelles sont les conditions qui permettraient d’envisager la levée du confinement à très court terme :

    – Il faut de tout urgence pratiquer le dépistage de masse. D’ailleurs, entre les lignes, le Ministre Olivier Veran reconnait lors de sa dernière conférence de presse (https://www.youtube.com/watch?v=wpGjmCkLDHs

    ) que le confinement ne pourra être levé que lorsqu’il sera possible d’effectuer plus de dépistages revenant sur la communication gouvernementale qui affirmait que le dépistage n’était plus un outil en phase 3. Le dépistage de masse permet de n’isoler que les malades et leur entourage. Il permet également une prise en charge précoce des patients considérés comme « à risque » et ainsi de diminuer la létalité du virus. Le problème, c’est que le fournisseur n’arrive pas à suivre la demande en kit de dépistage (https://www.thermofisher.com/order/catalog/product/11732088#/11732088). Il faut donc de toute urgence organiser la production de kits de dépistages en réquisitionnant les entreprises du secteur et en passant outre les brevets.

    – De toute urgence également, il faut injecter des moyens dans la santé et l’hôpital public pour augmenter les capacités de prise en charge des patients en détresse respiratoire. C’est l’inverse des politiques menées jusqu’alors qui font fonctionner l’hôpital comme une entreprise, en flux tendu, incapable de s’adapter à des situations d’urgence. Pour l’instant, le gouvernement a débloqué 2 milliards d’euros pour l’hôpital. Dans le même temps, il injecte 43 milliards dans l’économie et garantit 350 milliards d’euros aux entreprises privées !

    – Pour augmenter le nombre de lits en soins intensifs et protéger celles et ceux qui travaillent il faut réorganiser en profondeur l’appareil industriel pour planifier les productions utiles à résoudre la crise sanitaire : masques, respirateurs, oxygène… En ce sens, il faut soutenir l’action de la CGT qui demande la réouverture et la nationalisation de Luxfer, seule usine d’Europe à produire des bouteilles d’oxygène médical fermées. C’est un bon exemple qui pourrait se poser pour d’autres productions.

    Enfin, l’attention est captée à une échelle assez large sur la mise en place d’un traitement. Le plus prometteur, la chloroquine (ou son dérive l’hydroxy chloroquine) est testée dans plusieurs pays et de nombreux services hospitaliers, y compris en France, ont commencé à l’utiliser sur des malades. Ce médicament semble réduire la charge virale et la durée du portage du virus. Si ce traitement s’avère efficace, la question de la nationalisation de l’industrie pharmaceutique va devenir compréhensible à une échelle très large.C’est peut-être la peur de cette évidence qui motive les grands groupes du secteur à anticiper en proposant de fournir ce traitement gratuitement, que ce soit #Sanofi (https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/coronavirus-sanofi-pret-a-offrir-aux-autorites-francaises-des-millions-) ou #Novartis (https://www.lefigaro.fr/flash-eco/coronavirus-novartis-offre-130-millions-de-doses-de-chloroquine-20200320) !

    Ainsi, nous pouvons affirmer que le confinement aurait pu être largement réduit, voire évité, en généralisant les dépistages, en développant les capacités d’accueil de l’hôpital public et en accélérant les tests sur des traitements antiviraux.

    Ce plan d’urgence n’est possible à court terme que si l’on s’affronte au capitalisme. Il faut reprendre le contrôle, sans indemnité ni rachat, sur l’appareil productif, notamment dans le domaine de la santé, des protections pour les salariés, de l’industrie pharmaceutique et biochimique.

    Macron et son gouvernement, LR et le PS avant lui, portent une lourde responsabilité dans la situation actuelle. L’heure de solder les comptes arrivent. Les réponses anticapitalistes pourraient alors apparaître comme une solution à une échelle inédite jusqu’alors. Pour cela, sans attendre la fin du confinement, il nous faut renforcer les réseaux de solidarité, les réseaux militants pour recommencer à agir dans la situation.

    https://npa2009.org/idees/sante/pour-sortir-du-confinement-un-plan-durgence-anticapitaliste
    #anticapitalisme #anti-capitalisme #austérité #hôpitaux #lits #masques #réserves_stratégiques #stock #respirateurs #recherche #rigueur_budgétaire #immunité_collective #immunité_de_groupe #létalité #taux_de_létalité #tests #dépistage #choc_cytokinique #distanciation_sociale #flattening_the_curve #aplatir_la_courbe #vie_sociale #travail #atomisation #Etat_policier #impréparation #troisième_voie #droit_du_travail #dépistage_de_masse #soins_intensifs #industrie #nationalisation #Luxfer #chloroquine #industrie_pharmaceutique #responsabilité

    ping @simplicissimus @fil @reka

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    Citation sélectionnée pour @davduf :

    Le confinement de classe que nous vivons actuellement doit s’arrêter. Toute vie sociale est stoppée alors qu’il faut continuer à travailler. Même si nous arrêtions toutes les productions non indispensables, ce serait tout de même des millions de travailleurs.euses qui devraient continuer à faire tourner l’hôpital, l’électricité, l’eau, le traitement des ordures ou l’alimentation – mais aussi tous les autres métiers qui permettent à ces secteurs de fonctionner ! Et cela dans un contexte d’atomisation total de notre camp avec tous les reculs sociaux et l’Etat policier total qui vont avec. A cela s’ajoute les dégâts psychologiques, les violences domestiques faites aux femmes ou la situation criminelle que sont en train de vivre les migrant.e.s, les prisonniers.ères et les sans-abris.

    • Le confinement, la destruction du #lien_social et ses conséquences

      Le 19 mars l’Assemblée rejetait l’amendement visant à prolonger le délai d’#avortement pendant la crise sanitaire. Si ce n’est finalement que peu étonnant de la part des députés LREM, ce rejet est révélateur de quelque chose de plus profond. Le confinement de la population va mettre en danger massivement les #femmes et les #classes_populaires de manière générale.

      Quelle que soit la façon dont certains ont essayé de le tourner, le confinement est profondément inégalitaire. Il y a ceux et celles qui ont un logement pour se confiner et les autres qui n’en ont pas, celles et ceux qui ont un logement décent et les autres qui ont un logement insalubre, celles et ceux qui ont une maison avec un jardin et celles et ceux qui doivent se pencher à la fenêtre pour respirer de l’air frais.

      Le message du gouvernement à l’aide de mesures coercitives violentes (oui les amendes sont effectives et en Seine-Saint-Denis elles ont conduit à des arrestations et des garde-à-vue) fait croire à la portée individuelle du confinement sans prise en charge collective de ses répercussions. Face à cela, certainEs ont essayé de mettre en place des réseaux de solidarité dans les immeubles, dans les quartiers, ... Si ces réseaux sont nécessaires et même indispensables, ils ne contrebalancent pas les problèmes qui se posent avec le confinement et qui vont forcément causer là aussi des morts, et parfois ils confortent même dans l’idée qu’il faut nécessairement rester chez soi : promener son chien, faire du jogging serait dangereux. Le propos de cet article n’est pas de dire que le confinement est inutile pour contrer le Covid-19 mais que le confinement n’est pas viable à moyen terme, c’est pourquoi la sortie de crise ne peut venir que de la mise en place d’un plan d’urgence visant à dépister et à soigner ce qui veut dire concrètement donner des moyens aux personnels de santé et des moyens de protection à la population.

      Le confinement face à l’organisation sociale de la dernière phase du capitalisme

      Le confinement dans l’histoire n’a jamais été une partie de plaisir, mais elle pose question dans le capitalisme tel qu’il s’organise aujourd’hui. Depuis les trente dernières années : on peut dire que la tendance à détruire les structures familiales est plutôt lourde. Les foyers composés de personnes seules s’élèvent à 35% des foyers (20% des femmes et 15% des hommes) auxquels se rajoutent presque 9% de familles monoparentales (dont le gros du contingent est composé de femmes). La grande majorité des foyers composés d’une personne seule ont plus de 65 ans (plus de 70%)1. Le problème c’est qu’avec cette épidémie ce sont ces mêmes personnes considérées comme vulnérables qui vont donc se retrouver complètement isolées.

      De l’autre côté, l’on sait aussi qu’un ménage sur douze vit dans un logement surpeuplé, 18% des logements sont considérés comme trop bruyant (donc mal isolés), 22% n’ont pas de système de chauffage efficient et près de 13% ont des problèmes d’humidité.2

      Le confinement produit aussi des rapports au travail qui accentuent ce qui existait auparavant : d’une part il y a ceux qui télétravaillent et ceux qui continuent de travailler dans des conditions de sécurité face au virus alarmantes et avec l’idée que le travail s’accompagne de toute une série de mesures restrictives.3 Mais à cela, il faut encore ajouter que le télétravail n’est pas le même pour tout le monde (que l’on soit cadre ou que l’on fasse un travail administratif) surtout quand l’on se retrouve face à un travail qui s’accompagne de plus en plus d’une perte de sens, d’autant plus qu’il envahit la sphère privée et que les loisirs sont considérablement réduits. Quant aux précaires, aux étudiantEs, à celles et ceux qui travaillaient sans contrat de travail, c’est une situation dramatique qui s’ouvre sans qu’aucune aide ne soit prévue si ce n’est un chômage auxquels ils n’ont pas tous droit.

      De plus, le système capitaliste entraîne une détresse psychologique : la dépression, le suicide ou les tentatives de suicides vont s’accentuer avec la perte de lien social, la perte d’activités émancipatrices et une vie tournée autour du travail.

      Toute la prise en charge associative, comme du service public de ses éléments là, comme de la prise en charge de l’extrême pauvreté va être ou drastiquement réduite voire inexistante.

      Dans le confinement, les femmes trinquent (et meurent !)

      Outre la question de l’avortement dont nous avons parlé plus haut, les femmes vont subir une répercussion violente du confinement. Elles assumeront plus de tâches ménagères qu’à l’ordinaire et de tâches de soin, et on le sait ce sont elles qui dans la plupart des foyers assumeront le suivi de « l’école à la maison » et d’occuper les enfants, sans compter les familles monoparentales ou les mères se retrouveront seules face à l’éducation de leurs enfants.

      Le confinement va augmenter les violences intra-familiales et en particulier les violences conjugales, c’est déjà ce qu’a révélé l’expérience du Wuhan4. Là encore, ces violences seront encore moins prises en charge qu’avant puisque le 3919 ne fonctionne plus pendant cette crise contrairement à ce qu’avait annoncé Marlène Schiappa.5 Au sixième jour du confinement, cette tendance est d’ailleurs aussi relatée par la FCPE ce dimanche.6

      Le manque d’accès à l’avortement pourra provoquer des recherches de solutions mettant en danger les femmes subissant des grossesses non-désirées quand celles-ci ne provoqueront tout simplement pas le suicide.

      Dans le même temps, on pourra noter que les adolescents LGBT confrontés en permanence à l’homophobie pourraient là aussi augmenter les tentatives de suicides et les suicides, alors même que c’est déjà une cause importante de suicides chez les adolescentEs.

      Ajoutons à cela que des secteurs largement féminisés se trouve en première ligne de la gestion de la maladie : infirmières, caissières, ...

      L’isolement des individus entraîne une baisse de la conscience de classe

      Le confinement produit un rapport de force dégradé de manière objective. En ce moment, des lois d’exception sont en train de passer à l’Assemblée diminuant nos droits, sans possibilité de riposte et si la légitimité du gouvernement reste affaiblie, les mesures prises rencontrent au moins une part de consentement. Si c’est le cas, c’est bien parce que la crise que l’on rencontre, a de grosses difficultés à être résolue par le système sans faire des milliers de morts.

      Individuellement, les gens ne peuvent pas se protéger et pour une grande majorité restent donc chez eux de peur (et cette peur est fondée) de devenir malade ou de l’être déjà et de contaminer d’autres personnes. Le problème c’est que sans dépistage massif et traitement le confinement risque de durer longtemps.

      Or, isolément, les gens ne peuvent d’une part pas s’organiser (ce qui dégrade le rapport de force) et de l’autre entraîne une baisse de la conscience de classe dans ce qu’elle a de plus simple car c’est l’organisation du travail qui fonde objectivement cette conscience. De plus, le confinement, repose sur le consentement d’une population à être confinée : c’est d’ailleurs par les réseaux sociaux, mais aussi dans la presse ou dans son entourage une pression sociale à « Restez chez vous », mais aussi à prendre le temps de lire ou de se cultiver.

      De fait cette pression sociale, construit alors le modèle de ceux qui y arriveraient en étant forts, en ayant accès à de la culture ou à des habitudes culturelles. Les vieux qui vivent seuls, les dépressifs, les pauvres, ceux qui n’ont pas accès à la culture se retrouveraient alors mis à l’amende.

      Pour l’instant, cette idéologie ne se fait que sous forme de pression, mais elle pourrait produire autre chose, elle passerait alors du consentement à la collaboration : elle est déjà en partie à l’œuvre de manière minoritaire, elle passe par la délation de celles et ceux qui sortent et la volonté d’un durcissement des mesures coercitives.

      Le confinement ne peut qu’être une mesure à court terme, sinon les effets violents décrits auront des effets durables, surtout si, comme c’est le cas aujourd’hui le mouvement ouvrier ne riposte pas.

      https://npa2009.org/idees/societe/le-confinement-la-destruction-du-lien-social-et-ses-consequences
      #confinés #non-confinés #inégalités #logement #mesures_coercitives #amendes #Seine-Saint-Denis #arrestations #garde_à_vue #rester_chez_soi #isolement #télétravail #chômage #détresse_psychologique #santé_mentale #école_à_la_maison #soins #care #tâches_ménagères #conscience_de_classe #lois_d’exception

  • #Paris : les flics s’agitent en rapport à l’opération Scintilla de #Turin
    https://fr.squat.net/2019/11/18/paris-les-flics-s-agitent-en-rapport-a-loperation-scintilla-de-turin

    Depuis février dernier, C. est recherchée par la police italienne dans le cadre de l’opération Scintilla, au cours de laquelle, à Turin, six personnes avaient été arrêtées et incarcérées et l’Asilo occupato avait été expulsé. Cette enquête fait suite à la publication et à la diffusion de la brochure « I cieli bruciano » recensant […]

    #Opération_Étincelle #perquisition #Romainville #Seine-Saint-Denis

  • #Saint-Denis (93) : avant la trêve hivernale, #Le_Landy_Sauvage craint toujours l’expulsion
    https://fr.squat.net/2019/11/01/saint-denis-93-avant-la-treve-hivernale-le-landy-sauvage-craint-toujours-l

    Le lieu, menacé d’une expulsion imminente depuis le 28 octobre au soir a reçu le soutien de la mairie de Saint-Denis et de la communauté d’agglomération. Mais le spectre d’une expulsion reste présent jusqu’au début de la trêve hivernale, vendredi 1er novembre. C’est la bonne nouvelle qui est tombée hier, mardi, dans l’après midi. La […]

    #Radio #gentrification #Le_Clos_Sauvage #sans-papiers #Seine-Saint-Denis

  • #Saint-Denis (93) : un toit et des papiers pour tout·es !
    https://fr.squat.net/2019/11/02/saint-denis-93-un-toit-et-des-papiers-pour-tout%c2%b7es

    Alors que le Premier ministre est ce jeudi matin en #Seine-Saint-Denis, de nombreuses familles dorment à la rue dans le département, notamment avenue du Président Wilson à Saint-Denis. L’Etat ne remplit pas son devoir de protection. Les collectifs et associations qui pallient quotidiennement ces manquements se retrouvent en trop faibles effectifs par rapport à l’ampleur […]

    #Le_Landy_Sauvage

  • #Saint-Denis (93) : #Le_Landy_Sauvage menacé d’expulsion trois jours avant la trêve hivernale !
    https://fr.squat.net/2019/10/25/saint-denis-93-le-landy-sauvage-menace-dexpulsion-trois-jours-avant-la-tre

    VENEZ SOUTENIR À PARTIR DU 28 OCTOBRE 2019 AU SOIR Depuis son installation en mai 2018 le Landy Sauvage est un espace autogéré et non marchand, qui à trouvé sa place à Saint-Denis : espace à disposition de tou·tes les habitant·es, associations et collectifs locaux et d’ailleurs, lieu de création, de pratique et de représentation […]

    #Seine-Saint-Denis

  • #Saint-Denis (93) : solidarité et soutien pour les réfugié-e-s
    https://fr.squat.net/2019/10/20/saint-denis-93-solidarite-et-soutien-pour-les-refugie-e-s

    Ce mardi 15 octobre, quinze familles syriennes — dont 38 enfants — demandeuses d’asile en France,​ ​après avoir fui la guerre dans leur pays, se sont retrouvées de nouveau à la rue ! Quinze familles syriennes — dont 38 enfants — demandeuses d’asile en France,​ ​après avoir fui la guerre dans leur pays, se sont […]

    #expulsion #rue_Raspail #sans-papiers #Seine-Saint-Denis

  • La rentrée scolaire des oubliés dans le #camion-école de l’#Aset_93

    Si la majorité des enfants ont pu faire leur rentrée scolaire le 2 septembre dernier, tous n’ont pas eu cette chance. En effet, aujourd’hui en France, on estime que près de 100 000 enfants sont encore privés de ce droit à l’éducation. Enfants des bidonvilles, de squats ou des hôtels sociaux, mineurs isolés étrangers ou enfants « du voyage ». Ce sont les oubliés de la rentrée scolaire. Pour lutter contre cette inégalité, des associations tentent de les remettre sur le chemin de l’école. Aset 93 est l’une d’entre elles. Grâce à son camion-école, qui sillonne le département de #Seine-Saint-Denis, elle propose aux enfants déscolarisés une mission temporaire d’enseignement. Lucie Bouteloup a pu assister à leur rentrée. C’était mardi dernier aux portes de Paris.


    https://www.infomigrants.net/fr/post/19769/la-rentree-scolaire-des-oublies-dans-le-camion-ecole-de-l-aset-93

    #déscolarisation #asile #migrations #réfugiés #MNA #mineurs_non_accompagnés #France #école #droit_à_l'école

  • Cinq communes attaquent l’Etat pour la faillite des services publics dans le 93
    https://www.mediapart.fr/journal/france/070919/cinq-communes-attaquent-l-etat-pour-la-faillite-des-services-publics-dans-

    Les maires de Saint-Denis, Stains, L’Île-Saint-Denis, Aubervilliers et Bondy demandent une indemnisation à l’État pour réparer ses manquements et ses insuffisances, qu’il s’agisse de services publics ou de dotation financière.

    #France #Seine-Saint-Denis,_Saint-Denis,_Bondy,_Aubervilliers,_pauvreté,_Stains,_93,_finances_publiques,_services_publics,_L’Île-Saint-Denis

  • #Montreuil-Bobigny (93) : assez de harcèlement policier, un logement pour tous !
    https://fr.squat.net/2019/09/05/montreuil-bobigny-93-assez-de-harcelement-policier-un-logement-pour-tous

    Ce sont des habitants de Montreuil, ce sont des travailleurs, c’est la « France qui se lève tôt » pour reprendre la vieille formule. Et pourtant, depuis le mois de mai, la police n’a cessé de les harceler et de les menacer. Le succès de la #manifestation du 3 août a contribué à faire baisser la pression, mais […]

    #ancien_centre_Afpa_de_Montreuil #Bobigny #réquisition #sans-papiers #Seine-Saint-Denis

  • Deux ans après leur élection, trois députés insoumis de Seine-Saint-Denis face à leur bilan
    https://www.mediapart.fr/journal/france/040819/deux-ans-apres-leur-election-trois-deputes-insoumis-de-seine-saint-denis-f

    Trois des figures de La France insoumise ont été parachutées en Seine-Saint-Denis en 2017. Deux ans après leur entrée à l’Assemblée nationale, Alexis Corbière, Éric Coquerel et Bastien Lachaud font partie des parlementaires les plus assidus. Mais deux d’entre eux sont très critiqués pour leur manque de présence en circonscription. Les élus insoumis assument.

    #GAUCHE_S_ #Seine-Saint-Denis,_LFI,_93,_La_France_insoumise

  • St-Denis (93) : journées d’autodéfense populaire, les 28-30 juin au CSA de la rue Poterie
    https://fr.squat.net/2019/06/24/st-denis-93-journees-d-autodefense-populaire

    Partage d’expériences de solidarité et de lutte pour le logement, les papiers et l’émancipation de tou·te·s ! Les 28, 29 et 30 juin 2019 à #Saint-Denis, rencontrons-nous autour de pratiques d’autodéfense populaire, de dynamiques de personnes qui se défendent par leurs propres moyens face aux injustices, aux inégalités, à la précarité. Ces journées s’inscrivent dans la […]

    #CSA_du_5_rue_de_la_Poterie #Seine-Saint-Denis

  • St-Denis (93) : cantine en soutien à infokiosques.net, le 23 juin 2019 au Landy Sauvage
    https://fr.squat.net/2019/06/15/st-denis-93-cantine-en-soutien-infokiosques-landy-sauvage

    Dimanche 23 juin 2019, la cantine mensuelle du Landy Sauvage [1] se tiendra en soutien au site infokiosques.net, véritable espace de ressources virtuelles libre et gratuit où sont disponibles et téléchargeables un nombre incalculable de brochures [2]. « Dans le monde merveilleux des infokiosques, l’information n’est pas soumise aux logiques commerciales, publicitaires, spectaculaires, financières qui ligotent les médias […]

    #Le_Landy_Sauvage #Saint-Denis #Seine-Saint-Denis

  • L’effet de loupe du vote RN en Seine-Saint-Denis
    https://www.mediapart.fr/journal/france/130619/l-effet-de-loupe-du-vote-rn-en-seine-saint-denis

    Le 26 mai, le Rassemblement national est arrivé en tête dans une dizaine de villes de Seine-Saint-Denis. À Aubervilliers, l’examen des chiffres montre que ces bons scores relèvent en partie de l’effet d’optique.

    #France #Seine-Saint-Denis,_élections_européennes,_Aubervilliers,_Rassemblement_national,_A_la_Une

  • #Pantin (93) : (ne pas) rendre les clefs sans résister, appel à venir défendre le squat #Lakanal d’une expulsion policière
    https://fr.squat.net/2019/06/04/pantin-93-appel-a-venir-defendre-le-squat-lakanal

    Nous, habitant.e.s du 2 rue Lakanal, subissons depuis quelques jours des pressions policières visant à nous faire quitter les lieux. Ils nous demandent, sous menace d’un recours à la force publique, de leur remettre les clefs avant le 2 juin 2019. Cette expulsion a été ordonnée par le préfet de #Seine-Saint-Denis le 23 mai 2019. Nous devions […]

    #sans-papiers

  • #Bagnolet (93) : appel à soutien après l’expulsion de l’ex-Transfo
    https://fr.squat.net/2019/06/03/bagnolet-93-appel-a-soutien-apres-lexpulsion-de-lex-transfo

    Les occupants de l’ancien #Transfo ont été expulsés aujourd’hui, lundi 3 juin 2019. Plusieurs sont actuellement au commissariat. En fonction de l’évolution de la situation, un appel à soutien au TGI de #Bobigny à 13h, ou à un #rassemblement devant le commissariat des Lilas à 18h sera relayé mardi matin. Depuis quelques jours, une trentaine […]

    #expulsion #Les_Lilas #sans-papiers #Seine-Saint-Denis

  • #Bagnolet (93) : solidarité avec le nouveau squat du 57 av. de la République
    https://fr.squat.net/2019/06/02/bagnolet-93-solidarite-avec-le-nouveau-squat-du-57-av-de-la-republique

    Depuis 6h30 ce dimanche 2 juin, la police bloque l’entrée d’un nouveau squat occupé par un collectif de jeunes tchadiens, au 57 avenue de la République, à Bagnolet. Ce bâtiment est vide depuis l’automne 2014, précisément depuis le 23 octobre 2014, jour de l’expulsion du squat d’habitation et d’activités le #Transfo. À l’époque, il avait […]

    #rassemblement #sans-papiers #Seine-Saint-Denis

  • #Bagnolet (93) : occupation de l’ex-Transfo par un collectif de jeunes tchadiens
    https://fr.squat.net/2019/06/02/bagnolet-93-occupation-de-lex-transfo-par-un-collectif-de-jeunes-tchadiens

    UPDATE, 2 JUIN À 12h10 : les flics sont entrés dans le bâtiment. Venez en solidarité ! Depuis ce matin, dimanche 2 juin 2019, l’occupation de l’ex-Transfo par un collectif de jeunes tchadiens a été rendue publique. Situé au 57 avenue de la République à Bagnolet, le #Transfo avait été squatté entre novembre 2012 et octobre […]

    #ouverture #réoccupation #sans-papiers #Seine-Saint-Denis

  • #Montreuil (93) : #expulsion de l’Écharde en cours, venez ! Puis, rassemblement ce soir à 19h
    https://fr.squat.net/2019/03/27/montreuil-93-expulsion-de-l-echarde

    Message reçu à 7h25 le mercredi 27 mars 2019 : Expulsion en cours à l’Écharde, 19 rue Garibaldi à Montreuil (métro Robespierre). Venez maintenant pour soutenir les habitant·e·s ! Rassemblement contre toutes les expulsions ce soir à 19h, au bout de l’avenue de la Résistance, à Montreuil (métro Croix-de-Chavaux).

    #L'Écharde #Seine-Saint-Denis

    • « Ils avaient des cocktails Molotov et nous jetaient des cailloux. Ils voulaient nous tuer. » Dans le bidonville rom de Bobigny pris pour cible lundi soir après des rumeurs d’enlèvements, les habitants ne dorment plus et vivent dans la terreur.

      https://actu.orange.fr/france/dans-un-bidonville-de-bobigny-la-terreur-de-roms-pris-pour-cible-apres-u

      A l’entrée du campement, Georgi, la soixantaine, regarde dans le vide, les bras ballants. En russe, il raconte la soirée de lundi, les hommes, « nombreux », venus avec des bouteilles remplies d’essence. « Ils nous accusent de voler des enfants », souffle ce gaillard, les yeux soudain gonflés de larmes.

      « Depuis, on a peur tout le temps. On ne dort plus, on monte la garde », raconte Georghe Marcus, un des 150 Roms venus de Roumanie, de Serbie ou de Moldavie qui vivent dans la misère sur ce terrain au bord du canal de l’Ourcq.

      A côté de lui, une femme aux traits tirés s’interrompt dans sa lessive pour montrer sur le sol la trace d’un foyer : « On allume des feux pour se protéger », dit-elle.

      Lundi, des hommes armés ont fait irruption dans le bidonville, ils ont menacé les habitants et « cassé » des voitures, galvanisés par une rumeur circulant sur les réseaux sociaux : des Roms kidnapperaient des enfants à bord de camionnettes.

      « Mes filles ont tout vu. Depuis, on ne dort plus », raconte dans un sourire triste Ludmila Ciuda, enceinte de son troisième enfant.

      Dans les allées jonchées d’ordures, hommes et femmes vont et viennent des outils à la main, suivis par des grappes d’enfants. Ils découpent, clouent, entassent des matériaux récupérés pour consolider les baraques chancelantes.

      « On n’ose même plus sortir du camp, on ne se sent plus en sécurité. On va mourir de faim car on ne peut plus travailler », dit Gheorghe Yasile Ibrahim. Ce trentenaire explique survivre grâce à « la ferraille », aux « déménagements ». Et « aux poubelles ».

      – « Les Roms, ils sauvent des gens ! » -

      En lisière du campement, le moindre passant un peu compatissant se voit demander de l’aide. De l’argent, à manger, des papiers à remplir. A un employé municipal qui s’arrête pour discuter, un homme lance : « Qu’est-ce que vous faites pour nous ? Pour notre sécurité ? Contre le racisme ? Il faut nous protéger ! »

      Mercredi après-midi, trois adultes doivent être jugés en comparution immédiate à Bobigny pour des faits de violence et rébellion après plusieurs expéditions punitives menées en Seine-Saint-Denis contre des Roms. Un mineur va de son côté être présenté à un juge des enfants. Et 11 personnes sont toujours en garde à vue.

      Des événements qui sont « la démonstration de la nécessité absolue de lutter contre les +fake news+ », selon le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux.

      Mercredi soir, les 34 campements du département seront sécurisés par la police, a appris l’AFP.

      Les 15.000 à 20.000 Roms, vivant en France, viennent essentiellement d’Europe centrale et orientale (Roumanie, Bulgarie, pays de l’ex-Yougoslavie), pays où ils sont discriminés.

      Au bord du canal de l’Ourq, des hommes se sont rassemblés. Deux d’entre eux, la vingtaine, sont trempés.

      « Ils viennent de repêcher une vieille femme qui flottait dans le canal », raconte l’un d’entre eux en désignant la rive opposée, où s’affairent pompiers et soignants du Samu.

      « Regardez la vidéo, ils sautent dans l’eau pour la sauver ! C’est ça qu’il faut montrer aux Français, les Roms ils volent pas des enfants, ils sauvent des gens ! »

      Un pompier traverse le pont pour leur poser des questions. « Merci et bravo Messieurs », leur lance-t-il en partant. Un bref sourire s’affiche sur les mines défaites.

      « C’est nous qui avons sauté. Les Français ils regardaient depuis le pont », raconte un des jeunes, frigorifié.

      #appel_au_meurtre

  • Les couleurs de nos origines

    Guidés par Claire Doutriaux, des élèves d’un collège de #Saint-Denis, issus de la #diversité, présentent des #objets venant du pays d’origine de leurs parents. Une touchante série de #portraits de jeunes qui jonglent entre différentes cultures.

    En 2017, le #collège_Fabien de Saint-Denis, en #Seine-Saint-Denis, propose à Claire Doutriaux une « résidence de journaliste » dans une classe de quatrième dont les élèves sont tous issus de la diversité. Immergée aux côtés de ces adolescents bilingues, voire trilingues, la créatrice du magazine Karambolage leur propose, en collaboration avec leur professeur de français Maxim Kaba, de présenter face caméra un objet, un #mot, une #recette ou un #rite venant du pays d’origine de leurs parents. Du pilon réunionnais rapporté par Axel à la fleur de lotus bangladaise de Sabrine, du billet de 10 dinars tunisiens sur lequel figure l’arrière-arrière-grand-père de Hamza, le poète Abou el Kacem Chebbi, aux bureks kosovars confectionnés par le père de Chérif, du chignon sikh d’Amritpal au bazin du Sénégal revêtu par Salihou, chacun évoque la place de cet élément dans sa #culture et ce qu’il représente personnellement pour lui.

    #Mosaïque_culturelle
    « Regardez-nous, aimez-nous, soyons nous » : c’est par ces mots que l’une des élèves a décrit le projet, étalé sur une année scolaire. Battant en brèche certaines idées préconçues sur l’intégration, ce montage de petits films nous entraîne dans un surprenant voyage autour du globe, et esquisse le portrait, aussi drôle que touchant, d’une jeunesse qui conjugue, avec plus ou moins d’aisance, différentes cultures.

    https://www.arte.tv/fr/videos/085407-000-A/les-couleurs-de-nos-origines
    #multilinguisme #multiculturalisme #vidéo #film #objet #école #enfants #enfance #vidéo

  • #Montreuil (93) : soirée de solidarité face aux frontières et à la répression, à l’Écharde le samedi 23 mars
    https://fr.squat.net/2019/03/10/montreuil-93-soiree-de-solidarite-face-aux-frontieres-et-a-la-repression

    En solidarité avec les personnes arrêtés suite à l’opération Étincelle à Turin. Ce sont devenus des faits divers : les milliers de personnes qui meurent chaque année en essayant de traverser des frontières, les expulsions des camps de fortune de Paris à Calais ou les incendies mortels dans les bidonvilles de travailleurs agricoles au sud […]

    #Asilo_occupato #L'Écharde #Opération_Étincelle #prison #sans-papiers #Seine-Saint-Denis

  • « Dans les quartiers, ça fait 40 ans qu’on est Gilets Jaunes »

    Dimanche 17 février, 150 personnes assistaient au meeting « Alliance #Gilets_Jaunes et #quartiers_populaires ». L’occasion de réfléchir à la façon dont peut s’amplifier l’implication des habitants des quartiers populaires au sein d’un mouvement où les manifestants issus de milieux périurbains et ruraux semblent plus visibles.


    https://radioparleur.net/2019/02/25/gilets-jaunes-quartiers-populaires
    #Seine-Saint-Denis
    ping @isskein

  • #Montreuil (93) : l’Écharde est expulsable, mais c’est pas au programme
    https://fr.squat.net/2019/01/19/montreuil-93-l-echarde-est-expulsable-mais-c-est-pas-au-programme

    L’Écharde est expulsable depuis le 4 janvier, mais les nombreuses activités continuent ! Le bar, l’assemblée, l’Épinoche, ainsi que des soirées de soutien auront lieu en janvier et février. Pour être au courant si les flics tentent l’expulsion, envoyez un SMS au 07.54.21.44.57. Si ils réussissent, rendez-vous à 19h, Croix de Chavaux au bout de l’Avenue de […]

    #artistes #gentrification #L'Écharde #Seine-Saint-Denis

  • #Saint-Denis (93) : cantine du Landy en soutien au nouveau centre social auto-organisé, dimanche 20 janvier 2019
    https://fr.squat.net/2019/01/15/saint-denis-93-cantine-du-landy-en-soutien-au-nouveau-centre-social-auto-o

    En août 2017, après quatre ans d’existence, l’Attiéké et ses habitants ont été expulsés. Aujourd’hui, dans une dynamique d’entraide face à des problématiques de logement toujours aussi présentes dans notre ville, un nouveau centre social auto-organisé et habité s’est ouvert à Saint-Denis. En soutien à ces nouveaux voisins, la cantine du Landy sortira ses marmites […]

    #Attiéké #CSA_du_5_rue_de_la_Poterie #Le_Landy_Sauvage #Seine-Saint-Denis

  • #Montreuil (93) : l’Écharde est expulsable sans délai !
    https://fr.squat.net/2019/01/09/montreuil-93-l-echarde-est-expulsable

    Le tribunal d’instance de Montreuil vient de rendre sa décision suite au #procès du 4 décembre : l’Écharde ne bénéficiera ni de la trêve hivernale, ni d’aucun autre délai. Le bâtiment est d’ores et déjà expulsable. Mais qui dit expulsable ne dit pas expulsé. Le lieu continuera de vivre jusqu’à ce qu’on nous foute dehors […]

    #L'Écharde #Seine-Saint-Denis