• Nous profitons de l’été pendant lequel nous sommes un peu moins actives et actifs pour proposer un petit voyage quotidien au cœur de la « bibliothèque » de la plateforme collective de visionscarto.net

    Après Les réflexions de Vincent Capdepuy (géohistorien), nous laissons la parole à Attila Bátorfy (information designer, journaliste de données, enseignant et chercheur en études des médias à l’université Eötvös Loránd de Budapest). Depuis des années, il partage ses remarquables découvertes graphiques et cartographiques sur son site Le cabinet des curiosités (https://attilabatorfy.substack.com). Il nous montre, à travers ce texte et ces images, la puissance effrayante de la « cartographie à l’usage des fascistes »

    Jour 3 :
    Quand les fascistes font des graphiques
    https://www.visionscarto.net/les-fascistes-font-des-graphiques
    #propagande #Nazis #histoire #sgm #manipulations #sémiologie #cartographie

    par Attila Bátorfy

    « Cette contribution est une exploration des représentations visuelles produites par une Allemagne nazifiée qui « exploitait » la puissance de ce mécanisme de communication. Ces figures associaient propagande militaire, sociale et culturelle par le biais de visuels inventifs et effrayants, qui travestissaient la réalité en profondeur et au profit de la propagande nazie. L’auteur nous présente ici une sélection de ces images, essentiellement parues dans le magazine Signal entre 1940 et 1944, et nous invite à rester vigilant·es face à ces illustrations au design spectaculaires, dont l’objectif était de véhiculer les idéaux fascistes dans une Europe largement dominée par l’Allemagne. »

  • Israele costruisce a Gaza una barriera terrestre che si estende per quasi un miglio oltre la “Linea Gialla” entro il territorio controllato da Hamas
    https://www.assopacepalestina.org/2026/07/24/israele-costruisce-a-gaza-una-barriera-terrestre-che-si-estende-p

    di Yarden Michaeli, Haaretz, 22 luglio 2026. Le immagini satellitari mostrano che Israele ha costruito un terrapieno che si estende per quasi un miglio oltre la “Linea Gialla”, che delimita il territorio controllato dalle Forze di Difesa Israeliane (IDF) a Gaza, nell’area di Rafah, nella parte meridionale della Striscia. La lunghezza totale della barriera raggiunge ... Leggi tutto

    #Notizie #sempre_più_ristretto_il_territorio_di_Gaza

  • Responsability and vulnerability to climate change

    –-

    Commentaire de Damien Deville sur LinkedIn:

    Contrairement à une carte classique, les pays ne sont pas placés en fonction de leur localisation réelle, mais en fonction de deux variables : les #émissions_de_gaz_à_effet_de_serre par habitant (axe horizontal) et la vulnérabilité au changement climatique (axe vertical).

    Les couleurs représentent le #revenu par habitant.

    📈 Les pays les plus riches ont tendance à contribuer beaucoup plus au changement climatique que les pays les plus pauvres, tout en étant moins vulnérables à ses conséquences.

    La définition de l’#injustice.

    Elle permet aussi de réfléchir à la situation de la France : actuellement moins émetteuse que nombre de pays occidentaux, la France reste un pays globalement peu vulnérable au réchauffement climatique.

    https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7474347898009337857

    source:
    Times Comprehensive Atlas of the World


    https://collins.co.uk/products/9780008610111

    #changement_climatique #responsabilité #vulnérabilité #cartographie #visualisation

    ping @reka @fil

  • 78 000 employés de Samsung vont toucher 290 000 € chacun
    https://www.gameblog.fr/trends/samsung-employes-prime-ia-717076

    Samsung vient de signer un accord salarial qui pourrait bouleverser l’industrie des #semi-conducteurs.

    #Samsung Electronics, géant sud‑coréen de la tech, vient de conclure un important accord salarial. La montée de l’#intelligence_artificielle (#IA) stimule la demande en semi‑conducteurs, secteur où Samsung est leader, et cet accord vise à apaiser les tensions sociales après la menace d’une #grève_générale de 18 jours qui aurait paralysé l’activité du groupe. Ces décisions ont des répercussions notables pour l’économie sud‑coréenne et la communauté technologique mondiale.

    (...)

    L’accord concerne environ 78 000 des 125 000 employés de Samsung Electronics en #Corée du Sud, ceux qui bénéficieront directement des primes. Le montant moyen attendu par employé est d’environ 509 millions de wons, soit approximativement 290 000 euros, rapporte BFMTV. Ce calcul repose sur un bénéfice d’exploitation attendu par le marché à 331 000 milliards de wons. Parallèlement, une augmentation moyenne de 6,2 % des salaires de base a aussi été décidée.

    331 000 milliards de wons = 188 milliards d’euros.

    78000 employés x 290 000 euros = 22,6 milliards d’euros.

  • Dal giallo all’arancione: come Israele sta espandendo la sua occupazione di Gaza nonostante il “cessate il fuoco”
    https://www.assopacepalestina.org/2026/05/26/dal-giallo-allarancione-come-israele-sta-espandendo-la-sua-occupa

    di Palestine will be free, Palestine will be free Substack, 26 maggio 2026. L’occupazione israeliana si estende ora a circa il 65% dell’enclave assediata, con i palestinesi sopravvissuti costretti a vivere in spazi sempre più ristretti, in condizioni squallide e infestate dai ratti. Dall’inizio del presunto “cessate il fuoco” nell’ottobre dello scorso anno, gli israeliani ... Leggi tutto

    #Notizie #sempre_più_soffocante_l'occupazione_di_Gaza

  • 108 – Infrastructures of Power (Cities and Geopolitics II)
    https://urbanpolitical.podigee.io/108-infrastructures-of-power-cities-and-geopolitics-ii

    The second episode of the Cities and Geopolitics series turns to the material architectures through which geopolitical power is organised and exercised. From energy grids and digital networks to ports, logistics hubs, and semiconductor infrastructures, contemporary geopolitical rivalries are increasingly mediated through complex, often invisible, urban systems. This episode explores how infrastructures are not merely technical backdrops to global politics, but strategic assets and active instruments of power. Our guests examine how infrastructures are designed, financed, and governed in ways that embed geopolitical priorities, whether through the securitisation of supply chains, the territorialisation of digital systems, or the reconfiguration of energy networks in the context of (…)

    #Infrastructures,Geopolitics,Power
    https://audio.podigee-cdn.net/2503706-m-29d9f8effac173a02f1b977242e25ae5.m4a?source=feed

  • #Mégabassines, #data_centers : « La guerre contre l’#eau s’est intensifiée »

    Dans le livre-enquête « Les Assoiffeurs », les journalistes Nicolas Celnik et Fabien Benoit montrent comment certains acteurs privés accaparent, avec la bénédiction de l’État, une ressource de plus en plus rare et de plus en plus polluée.

    DepuisDepuis dix ans, un tiers du territoire français subit des restrictions d’eau et le pays vit désormais au rythme d’épisodes de sécheresse toujours plus longs et plus intenses. Qui demain aura accès à l’eau ? De quelle qualité ? Depuis les années 1980, près de 14 000 captages d’eau potable ont dû fermer en raison de taux de pollution aux pesticides trop importants. Et le scandale de la contamination massive aux PFAS ne fait que commencer…

    À Sainte-Soline, les militants en lutte contre l’accaparement de l’eau par le modèle agricole productiviste ont reçu pour toute réponse du gouvernement un déluge de grenades.

    Dans une enquête fouillée, les journalistes Fabien Benoit et Nicolas Celnik montrent comment certains acteurs privés, des producteurs de maïs aux promoteurs de data centers, font main basse sur l’eau, avec la bénédiction de l’État.

    Les Assoiffeurs. Enquête sur ces entreprises qui accaparent notre eau (Les Liens qui libèrent, 2026) pointe comment certains comptent aussi capitaliser sur la raréfaction de la ressource et sur les inquiétudes concernant la santé. Entretien.

    « Mediapart » : La loi d’urgence agricole qui arrive à l’Assemblée nationale le 19 mai comporte un important volet sur l’eau. Une fois de plus, le gouvernement veut « sécuriser » l’accès à l’eau pour les agriculteurs et agricultrices irrigant·es, au détriment des autres usagers et usagères, en favorisant notamment la construction de mégabassines.

    Fabien Benoit : On a beaucoup parlé de guerre de l’eau, notamment autour des bassines. Pour nous, il y a surtout une guerre contre l’eau, c’est-à-dire contre cette ressource, pour l’accaparer, pour l’abîmer. Cette loi d’urgence agricole en est un nouvel épisode. Si on met d’ailleurs bout à bout la loi d’orientation agricole qui consacre l’intérêt majeur de l’agriculture, les arrêtés sécheresse qui exonèrent régulièrement les plus gros accapareurs de l’eau, et la révision de la directive-cadre eau européenne qui est sur la table…, on se rend compte que cette guerre contre l’eau s’est intensifiée, au détriment de sa qualité, de sa disponibilité.

    Nicolas Celnik : Il y a dans ce projet de loi deux articles qui entrent en résonance avec notre enquête : l’article 6, qui prévoit que le préfet puisse déroger aux schémas d’aménagement et de gestion des eaux (Sage) pour des projets d’ouvrage de stockage de l’eau, et l’article 5, qui rend facultative la consultation publique pour construire une bassine. Cela correspond à ce que le chercheur Sylvain Baron appelle la « préfectorialisation de la politique de l’eau ». C’est la volonté de donner aux préfets des moyens de contourner cette démocratie locale de l’eau, qui est certes imparfaite, mais qui reste une expérimentation démocratique vraiment intéressante. Là, on assiste à une « reverticalisation » des politiques de l’eau au nom des intérêts économiques.

    Vous montrez bien dans votre livre comment ceux que vous appelez les « assoiffeurs » parviennent à s’affranchir du droit commun pour faire main basse sur la ressource.

    N. C. : Nous avons cherché à comprendre les stratégies des grands acteurs économiques (agriculture, data centers, embouteilleurs…) qui s’assurent qu’ils bénéficieront de réserves d’eau, même dans des situations de tension sur la ressource. Leur travail de lobbying a été, effectivement, de normaliser des situations d’exception. Alors qu’il existe en France une hiérarchie des usages de l’eau qui priorise la santé humaine, puis les écosystèmes et enfin les enjeux économiques, être parvenu à imposer l’agriculture comme « d’intérêt général majeur » dans la loi inverse cette hiérarchie. On normalise le fait qu’en cas de sécheresse, l’activité économique vaut autant que la préservation de l’environnement. Une mégabassine est présumée dans la loi Duplomb d’intérêt général majeur.

    F. B. : Et quand on parle de « l’agriculture qui a besoin d’eau », il faut rappeler quelques ordres de grandeur. L’agriculture représente 60 % de la consommation d’eau douce en France, 92 % de cette eau-là va à l’agriculture irriguée. Et les surfaces irriguées en France, c’est 7 à 8 % des surfaces. Donc, 93 % du monde agricole n’a pas besoin de beaucoup d’eau. Ce n’est pas « l’agriculture » qui a besoin d’énormément d’eau mais un certain modèle agro-industriel qui produit de la céréale, dont en bout de chaîne 7 % environ sert finalement à l’alimentation humaine.

    Vous dites que c’est la répression des manifestant·es de Sainte-Soline contre les mégabassines qui vous a donné l’envie de faire ce livre. Pourquoi ?

    F. B. : L’usage extrême de la violence pour réprimer des militants qui défendaient l’eau comme un patrimoine commun, ce qui est inscrit dans la loi, nous a effectivement frappés. L’idée d’accaparement de l’eau était au cœur de cette mobilisation et cela nous a conduits à nous interroger sur les acteurs qui aujourd’hui accaparent cette ressource avec le soutien de l’État.

    N. C. : Concernant l’agriculture, c’était intéressant d’essayer d’enquêter sur le fonctionnement de ce petit monde du lobbying de la FNSEA. Le principal syndicat agricole a un groupe dédié spécialement au lobbying sur la production du maïs, et ce lobby a son propre lobby interne spécialement dédié à l’irrigation du maïs. Pourquoi ? Parce qu’on a besoin de beaucoup d’eau pour le maïs, et en particulier au pic de chaleur, parce que c’est une plante tropicale.

    Ils ont travaillé à diffuser l’idée, notamment dans les médias, qu’il fallait absolument stocker l’eau d’hiver pour l’été parce que sinon l’eau « partirait à la mer ». En fait, d’après les compréhensions du cycle de l’eau, il est au contraire important de laisser l’eau s’infiltrer dans la terre, être stockée dans des zones humides, comme l’expliquent les hydrogéologues. Le lobbying de la FNSEA a aussi consisté à faire travailler le concept de « souveraineté alimentaire », qui signifiait initialement la capacité de manger ce qu’on produit, et qui désigne à présent la capacité de choisir vers qui l’on exporte notre production. Au nom de la « souveraineté alimentaire », on soutient les producteurs de maïs qui exportent pour nourrir le bétail.

    Et vous montrez aussi comment désormais la transition écologique – avec le besoin d’électrifier les usages – sert aussi de prétexte à sécuriser l’accès à l’eau pour les industriels des semi-conducteurs ou des data centers.

    F. B. : Oui, parce qu’on a une transition écologique qui est carbo-réductionniste, c’est-à-dire qui s’intéresse uniquement aux émissions de CO2, en occultant tout le reste. Et, effectivement, l’électrification, comme le numérique, implique une course aux métaux, ce qui veut dire des besoins colossaux en eau.
    C’était important pour nous de déconstruire certaines idées reçues, notamment celle d’une « transition écologique et numérique ».

    Comme si, en soi, le numérique était synonyme de mieux-disant écologique. C’est absolument faux et c’est le fruit d’un récit, forgé depuis des décennies, pour nous faire croire que le numérique s’affranchirait de la matière et de la pression sur les écosystèmes.

    En réalité, depuis les mines, en passant par la production de semi-conducteurs, le fonctionnement des data centers, jusqu’à tous les appareils numériques qu’on a entre nos mains, on a un continuum qui demande beaucoup, beaucoup de matières premières et, à chacune des étapes, énormément d’eau. À un moment, ce n’est plus soutenable.

    Face à ce secteur-là qui est dans une croissance exponentielle, notamment en raison du développement de l’intelligence artificielle (IA), il y a une forme de gouffre hydrique qui se présente devant nous. Il faut se rappeler que le secteur des data centers, c’est 30 % de croissance par an. Aux États-Unis, on construit plus de data centers que de bureaux. Là, le côté systémique est intéressant, car qui pointe le bout de son nez dans cette équation-là ? Ce sont les acteurs industriels de l’eau, qui disent : « Vous n’y arrivez pas, mais on peut vous construire une usine de désalinisation, on peut produire de l’eau pour vous. »

    Effectivement, vous le montrez bien, plus la ressource en eau est dégradée, plus il y a un marché.

    N. C. : Oui, ce sont des sortes d’intérêts bien compris où le secteur des technologies de dépollution de l’eau devient l’acteur qui permet aux autres leur forme d’accaparement. Sans ces « solutions » de traitement de l’eau de plus en plus complexes et chères, on serait obligés de se demander justement comment on utilise l’eau, comment on se la partage. En somme, de questionner les usages de l’eau.

    Là-dessus, nous racontons comment des géants de l’eau comme Veolia, Suez et d’autres, qui faisaient leur business en distribuant l’eau dans les villes, ont été obligés de revoir leur modèle, prenant acte d’un mouvement de remunicipalisation (à la suite de nombreux scandales financiers notamment). Ils se présentent depuis une dizaine d’années comme des champions de la « transition écologique » et de la dépollution. D’après leurs déclarations aux investisseurs, leurs clients ne sont pourtant pas les usagers individuels, vous et moi, qui avons besoin d’eau pure au robinet : leurs principales cibles commerciales sont les infrastructures industrielles, comme les data centers ou les usines de semi-conducteurs, qui ont besoin d’eau très pure pour ne pas corroder leurs équipements, etc.

    Ces procédés sont aussi extrêmement énergivores et ont des effets délétères sur les écosystèmes. L’eau relève d’enjeux éminemment locaux. Ce qui est prélevé ici ne peut pas être compensé en remplissant une nappe à l’autre bout du pays. Et puis derrière, quid de tous les autres effets de l’extraction minière, sur la biodiversité, sur la destruction des terres arables qu’on utilise pour alimenter cette machine ?

    F. B. : Ce solutionnisme technologique est un autre nom pour le business as usual et la destruction du vivant. La réutilisation des eaux grises, qui semble être du bon sens, c’est une façon de ne pas questionner les usages, de les pérenniser, et c’est de l’eau qui n’est pas rendue aux milieux. Donc, cela portera atteinte à la bonne santé des écosystèmes.

    Et puis, on peut dérouler le même raisonnement sur la désalinisation, qui répond à la même logique, avec toujours des conséquences très lourdes d’un point de vue écologique. L’impensé, c’est celui des interdépendances. On ne peut pas traiter le sujet de l’eau isolément, sans traiter celui de la biodiversité, de la santé des milieux, de la santé humaine. Alors que dans le débat public, dans les discours politiques, le sujet a tendance à être traité de manière uniquement technique, comme une question de flux, de stocks. Les industriels de l’eau parlent de « produire de l’eau », comme si on pouvait en fabriquer de toutes pièces, ce qui est complètement inepte.

    L’eau en bouteille a historiquement construit son modèle économique sur celui de la santé. Les industriels ne voient pas d’un mauvais œil l’inquiétude grandir sur la qualité de l’eau.

    F. B. : Le risque avec l’eau en bouteille, deux mille fois plus énergivore que l’eau du robinet, c’est que cela devienne effectivement une réponse de marché à un problème public, qui est celui de la qualité de l’eau. Et en même temps, l’industrie de l’embouteillage a subi quand même des revers, des polémiques qui font que la pureté supposée des eaux en bouteille en a pris un coup. Un doute est en train de se diffuser autour des eaux en bouteille, avec, évidemment, le cas emblématique de Nestlé, mais pas uniquement.

    Et il y a tout ce qu’on ne veut pas voir quand on parle de qualité de l’eau au sens large, qu’il s’agisse de l’eau en bouteille ou du robinet. Il y a plein de choses qu’on ne tente pas de détecter. Sur la question des PFAS, c’est particulièrement interpellant. On se rend compte qu’on contrôle 20 PFAS depuis janvier 2026, alors que l’EPA américaine parle de 14 000 variétés de PFAS ou qu’une autre agence américaine évoque plutôt 2 millions. Il y aurait sans doute une panique morale totale si on commençait à essayer de détecter tout ça.

    N. C. : Face aux pollutions au PFAS, aux pesticides, on se dit : soit on boit de l’eau en bouteille, soit on « maxifiltre » l’eau qui va arriver au robinet. Et c’est ce qu’on voit en Île-de-France avec le projet du Syndicat des eaux de la région, qui est un projet à 1 milliard pour avoir de l’eau potable pour une partie des communes d’Île-de-France, dont Paris ne fait pas partie. Ce projet mise très majoritairement sur le traitement, alors qu’il serait entre cinq et dix fois moins cher de prévenir plutôt que guérir, d’après certaines études. La régie publique Eau de Paris, par exemple, a essayé de passer des pactes avec les agriculteurs pour avoir moins d’épandage de pesticides, donc ils peuvent se permettre de mettre en place des solutions de traitement moins coûteuses.

    Mais certains y trouvent leur compte. L’entreprise DuPont, qui est une grande émettrice de PFAS, est la même qui vend des membranes de filtration des PFAS pour potabiliser l’eau. Water Europe, qui est le lobby européen des entreprises de traitement de l’eau, dont Suez-Veolia et autres, demande à la Commission européenne 255 milliards sur cinq ans, juste pour investir dans ces technologies de traitement. Il y a un risque de système à deux vitesses, entre les grandes métropoles qui pourront investir dans ces systèmes très coûteux de dépollution de l’eau et des communautés de communes rurales pour lesquelles ce sera beaucoup trop cher.

    https://www.mediapart.fr/journal/ecologie/080526/megabassines-data-centers-la-guerre-contre-l-eau-s-est-intensifiee
    #centres_de_données #guerre_de_l'eau #privatisation #rareté #pollution #sécheresse #eau_potable #pesticides #PFAS #Sainte-Soline #accaparement #guerre_contre_l’eau #agriculture #préfectorialisation #démocratie #démocratie_locale #reverticalisation #économie #intérêts_économiques #lobbying #santé #écosystèmes #intérêt_général_majeur #loi_Duplomb #irrigation #industrie_agro-alimentaire #répression #résistance #violence #FNSEA #maïs #cycle_de_l’eau #souveraineté_alimentaire #élevage #bétail #transition #numérique #matières_premières #IA #AI #intelligence_artificielle #data_centers #centres_de_données #dépollution #Veolia #Suez #business #remunicipalisation #municipalisation #semi-conducteurs #énergie #techno-solutionnisme #eaux_grises #désalinisation #interdépendances #biodiversité #eau_en_bouteille #Nestlé #qualité #qualité_de_l'eau #pesticides #business #DuPont #filtration #Water_Europe

    • Les Assoiffeurs. Enquête sur ces entreprises qui accaparent notre eau

      Le 25 mars 2023, à Sainte-Soline, un déluge de grenades s’abat sur les manifestants. Plusieurs personnes restent à terre. Deux tombent dans le coma. Marqués par cet épisode, Fabien Benoit et Nicolas Celnik se lancent dans une vaste investigation et découvrent que les mégabassines ne sont que l’arbre qui cache la forêt.

      Ils livrent ici les résultats de leur enquête, menée sur plus de deux ans, sur ces entreprises qui ont fait main basse sur l’eau, ces « assoiffeurs » qui ont privatisé ce bien commun et prévoient désormais de tirer profit de la pénurie qui s’annonce, avec le soutien de l’État.

      Cet ouvrage entend mettre à jour les stratégies et plans pensés par ces entreprises pour accroître encore leur emprise en faisant appel au solutionnisme technologique, qui nous enserre collectivement et nous empêche d’enclencher une véritable discussion politique et démocratique sur le partage de l’eau.

      Du lobbying en faveur des mégabassines aux efforts des grands acteurs du numérique pour masquer leur consommation d’eau, en passant par les manœuvres des producteurs de PFAS pour vendre des solutions dépolluantes à des prix exorbitants, ce livre-enquête révèle l’ampleur du dévoiement de la « démocratie de l’eau à la française », court-circuitée par des collusions politiques et jeux de pouvoir.

      https://www.editionslesliensquiliberent.fr/livre-Les_Assoiffeurs-9791020923691-1-1-0-1.html
      #livre

    • et Veolia c’est qui ? c’est Bolloré.
      Et quels sont les députés qui ont refusé de laisser les premiers m3 d’eau gratuits aux pauvres ? c’est les députés fachos, oups les nazis, oups les députés du parti fondé par des nazis.
      A Toulouse ils te collent du Eau-Toulouse-Metropole mais en fait derrière c’est Véolia Bolloré. Du Moudenc tout craché. Et l’eau est devenue plus cher l’été, tour de passe passe.

  • Let’s Liberate Diversity!

    As an influential platform, EC-LLD! serves as a unique space for facilitating the exchange of practices and information among farmers, seed savers, NGO members, and emerging small enterprises, fostering local actions on agrobiodiversity and promoting participatory dialogues.

    https://liberatediversity.org
    #semences #biodiversité #graines #résistance #agriculture

  • Séminaire d’écologie politique de l’eau : réparer, partager, gouverner l’eau
    https://reseaux.parisnanterre.fr/seminaire-decologie-politique-de-leau-reparer-partager-gouvern

    Des processus institutionnels qui organisent sa gestion aux mobilisations sociales qui en redéfinissent les contours et les significations, l’eau — réduite à H₂O ou élevée au rang de déesse fluviale — se fait miroir des sociétés. Co-organisée avec le laboratoire … Lire la suite

    #Événements #Séminaire_d’écologie_politique_de_l’eau_Cycle_1_et_2_ #Séminaire_d’écologie_politique_de_l’eau_Cycle_2_

  • La più grande appropriazione di terre da parte di Israele dal tempo della Nakba
    https://www.assopacepalestina.org/2026/04/18/la-piu-grande-appropriazione-di-terre-da-parte-di-israele-dal-tem

    di Tamara Nassar, The Electronic Intifada, 16 aprile 2026. Israele sta creando più rapidamente che mai fatti compiuti sul terreno nella Cisgiordania occupata. A marzo, il cosiddetto gabinetto di sicurezza israeliano ha approvato in segreto la creazione di 34 nuovi insediamenti – non unità abitative, ma interi insediamenti – in Cisgiordania. La notizia di questa ... Leggi tutto

    #Notizie #sempre_più_veloce_il_furto_di_terra_palestinese

  • Tuer les animaux « #nuisibles » ne réduit pas les #dégâts_agricoles

    Autrefois appelées “nuisibles”, les #espèces_susceptibles_d’occasionner_des_dégâts (#ESOD) peuvent être tuées pour protéger cultures et élevages. Mais une nouvelle étude basée sur 7 ans de données montre que cette mesure est inefficace.

    Les "nuisibles", c’est comme cela qu’on appelait autrefois ces animaux, maintenant elles portent le nom d’ESOD pour Espèces Susceptibles d’Occasionner des Dégâts. Ce changement de vocabulaire n’est pas anodin, on parle bien de possibilité de destruction.

    Ainsi, la réglementation prévoit donc qu’on puisse réguler - comprenez tuer certaines espèces - selon 3 catégories avec 3 réglementations bien distinctes. Première catégorie : les espèces introduites et envahissantes, c’est le #ragondin, le #raton_laveur, le #chien_viverrin ou la #bernache_du_Canada. Catégorie à part, la troisième, avec le #sanglier et le #pigeon_ramier. Et puis, au milieu, la deuxième catégorie, celle qui nous intéresse aujourd’hui, avec en moyenne 1,7 million d’animaux à être tués chaque année. Neuf espèces sont concernées : quatre mammifères, le #renard, la #fouine, la #martre et la #belette et cinq oiseaux, principalement des #corvidés comme les #corneilles, les #corbeaux ou les #pies, auxquels s’ajoute l’#étourneau_sansonnet.

    Selon le biologiste de la conservation Frédéric Jiguet, la notion de #dégâts n’est pas définie de manière très précise, ce qui peut poser problème mais de façon générale ce sont des dégâts agricoles. "Par exemple, pour les renards et les fouines, la majorité des dégâts qui sont déclarés vont être des attaques sur des #élevages de #volailles en plein air ou sur des #poulaillers. Et pour les cultures, on va se retrouver plus avec des corvidés, des corbeaux et des corneilles qui vont dévaster un #semis au moment de la mise en terre des semences ou quand les jeunes pousses sortent et qui vont nécessiter pour l’agriculteur de re-semer son champ. Donc tout ça, ça a un coût en temps, en semences, qui peut être chiffré et qui peut être déclaré dans le cadre de cette réglementation"

    Cette mesure est-elle vraiment efficace ? C’est-à-dire est-ce que tuer ces espèces lorsqu’il y a des dégâts permet de prémunir les agriculteurs ou les éleveurs contre des dégâts ultérieurs ? Ça n’avait jamais été réellement exploré, et c’est ce qu’a fait cette nouvelle étude parue dans Biological Conservation.

    Pour cela, il fallu croiser deux jeux de données. Chaque département doit faire remonter tous les 3 ans au ministère de l’écologie d’un côté, les sommes de dégâts déclarés, et puis de l’autre, le nombre d’animaux tués pour limiter donc les pertes économiques. Ce sont les chasseurs et les piégeurs qui se chargent de supprimer ces ESOD. Notez d’ailleurs qu’aucun pays autour de nous ne fonctionne comme cela. Ils privilégient souvent des systèmes d’assurances, ou alors ils se réservent la possibilité de tuer ces animaux mais plutôt en dernier recours. Résultat de cette étude menée 7 ans de données entre 2015 à 2022 : la mesure est inefficace. Frédéric Jiguet explique que la relation entre dégâts et animaux tués est plate, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de lien entre les deux. “Aucun lien, ça veut dire, si on régule beaucoup plus, il n’y a pas moins de dégâts l’année suivante, mais aussi, si on régule beaucoup moins ou qu’on arrête les destructions, il n’y a pas plus de dégâts l’année suivante."

    Selon le chercheur, qui est premier auteur de cette étude, cela va à l’encontre de ce qui était pensé jusqu’à présent, et cela s’explique par plusieurs raccourcis, notamment sur le fait que si on tue plus d’animaux il y en aura forcément moins. "Alors évidemment, si on en tue un, il y en a un de moins à l’instant T, mais ce sont des populations qui se régénèrent très vite. Les corvidés, par exemple, au moment où il y a des dégâts sur les cultures, sont très mobiles. C’est surtout les jeunes de l’année précédente qui sont en mouvement, qui sont en recherche de territoire et qui peuvent parcourir jusqu’à 100 km par jour et en moyenne deux ou trois kilomètres. Donc un corbeau qui est sur un champ un jour ne sera pas forcément sur le même champ le lendemain. Et si on l’a tué, il y en a un autre qui viendra."
    "Réguler" ne régule pas... et coûte cher

    Et puis, est-ce qu’on cible vraiment les animaux responsables ? Bien sûr que non, et c’est aussi ce qui rend le dispositif inefficace. Réguler ces animaux ne régule rien du tout et cela vaut pour les 9 espèces de cette seconde catégorie des ESOD.

    L’autre résultat de l’étude, c’est l’analyse économique. Les dégâts déclarés chaque année oscille entre 8 et 23 millions d’euros. Les auteurs estiment que le coût de l’élimination de ces animaux se situe entre 103 et 123 millions d’euros par an. La mesure coûte 8 fois plus cher que les dommages qu’elle est censée éviter, et ce sont les chasseurs et piégeurs qui majoritairement supportent ce coût ! On ne parle même pas ici du prix en vie animale. Et dernière limite de cette mesure : tuer trop d’animaux a aussi un impact écologique, car les renards chassent les petits rongeurs… qui eux aussi peuvent détruire des récoltes.

    Il faut donc d’autres solutions pour les agriculteurs et les éleveurs, Il existe déjà des pistes : par exemple pour les oiseaux, enrober les semences d’oléorésine de poivre noir ou encore plus classique, l’effarouchement, donc, leur faire peur, mais parce que les corvidés sont des animaux très intelligents, ce n’est pas si simple, et c’est pourquoi les techniques pour repousser ces animaux loin de cultures est un sujet de recherche à part entière.

    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/avec-sciences/tuer-les-animaux-nuisibles-ne-reduit-pas-les-degats-agricoles-2892481
    #animaux #nature #animaux_nuisibles #agriculture #régulation #efficacité #écologie #éthologie

    • Ecological and economic assessments of native vertebrate pest control in France

      1.7 million foxes, mustelids and corvids are culled in France annually to reduce sanitary risks and economic losses to human activities and properties. The efficiency of the implemented lethal control strategy has never been assessed. We analyzed seven years of data reporting damage costs and lethal control effort across the country, and failed to find a link between control effort and change in reported damage costs, and reducing even cancelling control effort does not boost damage. We further report that the control effort does not drive breeding numbers in corvids. We also provide the first economic assessment of native vertebrate pest control in France. The monetary valuation of lethal control effort was estimated at 103–123 million euros annually, while official annual damage costs sum to 8–23 million euros. There is no evidence of any benefit from control effort. Lethal control does not drive population numbers, and possibly reduces ecosystem services associated with these species, including rodent predation and seed dispersal.

      https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0006320726000273?via%3Dihub

    • Y’a un gros beauf au village, ancien flic reconvertit dans les ovins et les poules. On entend parfois sur son terrain résonner ses coups de fusil en pleine journée, il aime à tuer les renards et autres prédateurs, et s’en vante ensuite.
      Chaque fois je pleure pour le renard ou la fouine, et me dis que ce courtermiste se tire une balle dans le pied, vu que sans prédateurs les rongeurs vont pulluler et bouffer le grain de ses poules.

  • Récit d’un voyage en #Palestine : #agroécologie, #colonisation et #résistance

    « La reproduction des #semences prend ainsi une dimension profonde, celle de la survie et de la résistance »

    En cette fin d’année 2025, nous avons effectué un voyage de solidarité d’un mois et demi en Palestine afin de soutenir des paysan.nes palestinien.nes. Malgré l’ambiance lourde et affectée par le génocide à Gaza, la colonisation, l’apartheid et les guerres alentours, nous avons rencontré de nombreux projets inspirants menés par des Palestinien.nes. C’est ce foisonnement d’initiatives et leurs contextes difficiles que nous souhaitons partager.

    https://lundi.am/Recit-d-un-voyage-en-Palestine-agroecologie-colonisation-et-resistance
    #oliviers #eau #Bil’in #Ramallah #Naplouse

  • La #tendopoli di #San_Ferdinando vive un’emergenza senza fine

    Quindici anni dopo il terribile incendio nella baraccopoli calabrese “abitano” ancora centinaia di braccianti. La pioggia di finanziamenti non ha risolto i problemi strutturali ma li ha aggravati. Anche il #Pnrr non è stato all’altezza

    Arriviamo alla baraccopoli calabrese di San Ferdinando dopo la pioggia e molti dei lavoratori migranti che vivono qui sono già rientrati nelle loro tende e baracche. Dal lato del cancello che divide gli alloggi di fortuna dalla strada un ragazzo senegalese sta facendo le abluzioni. È l’ora della preghiera per i musulmani del campo e nell’aria si sente il canto del muezzin. Un muezzin digitale, ma il richiamo è ugualmente potente. E poco importa se non c’è elettricità in quasi metà del campo, con l’impianto elettrico andato fuori uso nel periodo natalizio e ancora non ripristinato nonostante uno stanziamento lampo di 140mila euro da parte delle istituzioni regionali.

    Visto il freddo che fa, per scaldarsi ci sono rami secchi e polistirolo oppure una stufetta elettrica: più che gli allacci abusivi il problema è che ci sono ancora diverse centinaia di persone costrette a vivere in questa baraccopoli, pur lavorando nelle campagne della zona. Rosarno, Gioia Tauro, Taurianova, Rizziconi: “l’americhicchia” di una volta dove accorrevano lavoratori anche dal resto d’Italia prima del crollo del mercato e ancora oggi tra distese di aranceti, alberi di clementine e bergamotti si concentra il grosso delle coltivazioni agrumicole.

    Ma anche Polistena, Palmi, la stessa San Ferdinando e Seminara, dove l’agrumicoltura mantiene un ruolo rilevante pur alternandosi con le altre colture che dominano nel resto dei 33 Comuni dell’area, soprattutto vite e olivo. In totale oltre 44mila ettari di colture, quasi un quinto solo agrumi e più recentemente kiwi, con più di 13mila aziende agricole (dati del Censimento agricoltura 2020 dell’Istat) che impiegano fino a circa 3.500 lavoratori stranieri durante la stagione agrumicola. Presenze diminuite negli anni per la mancanza di sistemazioni dignitose a fronte di una richiesta di lavoro rimasta sostanzialmente immutata, mettendo così in difficoltà diversi produttori locali.

    “Le amministrazioni vogliono approfittare delle opportunità di finanziamento più che risolvere il problema, continuando a realizzare investimenti senza una visione territoriale e coordinata”, commenta Alessandra Corrado, sociologa e docente presso l’Università della Calabria impegnata dal 2023 nel progetto Campagne aperte di Fondazione con il Sud. E anche quando riescono a canalizzare risorse per l’inclusione sociale non dialogano con le esigenze del territorio e del mondo imprenditoriale “che palesa un’esigenza di manodopera formata e tendente alla stabilizzazione, in contraddizione con le condizioni abitative precarie che vediamo”. Sembra un paradosso in un territorio dove dalla rivolta dei braccianti del 2011 si sono susseguiti finanziamenti su finanziamenti.

    Il Villaggio della solidarietà di Rosarno, in particolare, ha impiegato ingenti risorse e 13 anni per essere definitivamente consegnato, quattro anni il Borgo solidale di Taurianova. Basta farsi un giro lì per trovarsi sostanzialmente di fronte a una triste distesa di container e moduli abitativi posizionati lontano dai centri abitati, gestiti finché ci saranno i soldi per rifinanziarli. Nonostante questo per la prefetta di Reggio Calabria Clara Vaccaro è “un risultato inimmaginabile, tre anni fa nessuno avrebbe detto che saremmo riusciti a smantellare Rosarno e Taurianova”, anche se ammette che per risolvere veramente il problema “bisogna costruire anche alternative di housing sociale per tutti e convogliare sforzi, energia, soldi per costruire un sistema corretto per un’integrazione vera. Ci stiamo lavorando”. Come nel resto d’Italia per gli interventi provvisori o emergenziali si trovano sempre risorse, mentre quando si tratta di affrontare alla radice problematiche complesse tutto resta indefinito.

    Intanto le sei palazzine costruite con fondi europei a Rosarno a partire dal 2011 per “la rete di accoglienza abitativa e di inclusione sociale”, completate lo scorso anno, restano ancora inutilizzate. A rendere ancora più amaro il boccone è il fatto che questi interventi si siano intersecati agli stanziamenti dei fondi del Piano nazionale di ripresa e resilienza (Pnrr) dedicati alla fuoriuscita dagli insediamenti illegali. Taurianova ha perso circa tre milioni e mezzo destinati all’acquisto e ristrutturazione di immobili privati per cercare di risolvere in maniera più strutturale la crisi abitativa e circa due milioni per Rosarno.

    Una situazione desolante secondo Ibrahim Diabate, responsabile del progetto Dambe Sò di Mediterranean Hope, il programma per migranti e rifugiati della Federazione delle chiese evangeliche (Fcei). “Sono più di vent’anni che in Calabria siamo in emergenza alloggiativa e ancora andiamo di tendopoli in campo -spiega-. È solo un altro business dell’accoglienza che non risolve mai la cosa, perché nessuno si occupa di consegnare le palazzine di Rosarno, non dico ai migranti, ma quantomeno ai lavoratori? Adesso addirittura vogliono fare gli chalet”. Mentre parla seduto al desk, passa qualche ospite a chiedergli il cedolino per il contributo per l’alloggio. “Noi gli diamo una sistemazione vera e loro visto che lavorano pagano per il posto che occupano. Significa riconoscere loro dignità”.

    Anche San Ferdinando ha perso i quasi cinque milioni inizialmente previsti dal Pnrr, in questo caso parzialmente rientrati dalla finestra del decreto “Caivano Bis”. Una misura diversa, con obiettivi diversi e dieci milioni complessivi per finanziare diversi tipi di intervento. Di questi, il sindaco Gianluca Gaetano intende utilizzarne 3,6 per la realizzazione di una “fattoria solidale” con tanto di chalet in cui spostare i lavoratori migranti che attualmente vivono nella baraccopoli di San Ferdinando.

    Questo, attraverso l’acquisto di un’ex azienda agricola fallita “molto bella, molto grande in cui intendiamo investire per realizzare delle unità abitative che ospiteranno dalle 120 alle 200 persone, un nuovo quartiere della città, in osmosi col territorio circostante” dichiara il sindaco telefonicamente. “La governance costa molto ma noi intendiamo finanziarla attraverso l’autosostenibilità. Sarà una vera e propria azienda agricola, dove si fa produzione e trasformazione, e magari anche un ristorante etnico”, da affidare a “una o più cooperative sociali di comprovata esperienza in modo che costi di conduzione, decoro del luogo e cura degli ospiti siano autofinanziati”. Un grande progetto aziendale più che un intervento per risolvere l’emergenza abitativa, per il quale il sindaco dice di ispirarsi proprio all’ostello e alla rete di Sos Rosarno. A metà gennaio 2026 non è ancora aperto, accumulando un ritardo di sette mesi dalla data programmata.

    Funzionerà? Intanto, con gli stessi fondi, è previsto anche lo sgombero degli oltre 500 abitanti della tendopoli. A suscitare dubbi sono proprio le modalità, come spiega Peppe Marra, storico sindacalista dell’Usb Calabria da anni impegnato in lotte a difesa dei lavoratori. “Immaginare di costruire da zero l’esperienza di una realtà già presente sul territorio da quindici anni, realizzando una cooperativa a partire da un’azienda fallita sembra piuttosto una serie di belle parole. Il rischio è che diventi un ulteriore inefficace esborso di denaro pubblico”.

    A pesare nel giudizio non è solo la delusione suscitata dagli interventi passati: “Il problema abitativo va affrontato rendendo disponibile ad affitto calmierato quel patrimonio immobiliare costituito dal 40% di appartamenti vuoti o poco utilizzati, invece di continuare a ragionare su grandi concentramenti e business per le aziende che non lasciano niente sul territorio”. In qualche modo i discorsi si riallacciano, nella piana di Gioia Tauro come nel resto d’Italia, indicando come si potrebbero trasformare le politiche di accoglienza e i fondi pubblici per il riscatto dei lavoratori migranti in strategie di sviluppo locale.

    https://altreconomia.it/la-tendopoli-di-san-ferdinando-vive-unemergenza-senza-fine
    #baraquement #Italie #Calabre #campement #migrations #baraccopoli #travailleurs_étrangers #Rosarno #Gioia_Tauro #Taurianova #Rizziconi #Polistena #Palmi #Seminara #agrumes #kiwi #Villaggio_della_solidarietà #Borgo_solidale #containers #Dambe_Sò

  • Quelles dates pour la reprise de Bloquons Tout ?

    Depuis le début du mois d’octobre 2025, notre AG locale Bloquons tout tâche de diffuser aux niveaux régional et national l’idée d’une reprise du mouvement du 10 septembre, qui tirerait les leçons du succès en demi-teinte de cette mobilisation spontanée, pour en rééditer et en surpasser l’exploit : il s’agirait d’obtenir cette fois-ci un peu plus que le départ d’un Premier ministre.

    https://blogs.mediapart.fr/les-eaux-de-mars/blog/140126/quelles-dates-pour-la-reprise-de-bloquons-tout


    https://lille.indymedia.org/spip.php?article37878
    #appel #mouvement_social #semaine_noire

  • Comment l’#IA dévore la planète

    L’incroyable essor de l’intelligence artificielle, technologie particulièrement vorace en énergie, en eau et en terres rares, interroge à l’heure où les géants du secteur sont lancés dans une course au gigantisme.

    Derrière les réponses presque magiques de ChatGPT, les vidéos imaginaires sans limites de Sora ou les images synthétiques bluffantes de Grok ou Gemini, l’intelligence artificielle (IA) a une empreinte bien réelle sur le monde. Dans une industrie du numérique énergivore, cette technologie se distingue par l’intensité de la puissance de calcul qu’elle nécessite pour chaque requête. Cela se reflète dans l’explosion inédite des investissements des géants de l’IA dans les data centers : 620 milliards de dollars (529 milliards d’euros) en 2026, selon la banque Morgan Stanley, soit déjà près de quatre fois plus qu’en 2023.
    Cette course au gigantisme – Meta a ainsi un projet de data center grand comme la moitié de l’île de Manhattan et puissant comme cinq réacteurs nucléaires – a de nombreux impacts tout au long de la chaîne de valeur de l’IA.
    Cette absorption de ressources fait craindre des pénuries ou des conflits d’usage locaux avec d’autres besoins essentiels tels que l’agriculture, l’électrification des transports ou de l’industrie. L’IA doit-elle donc être développée à tout prix ? Il convient de la piloter « avec sobriété », en choisissant « le juste niveau de technologie au service d’un besoin réel », met en garde l’Agence de la transition écologique (Ademe) dans une étude publiée début novembre. Et le 8 décembre, plus de 230 ONG ont demandé un moratoire sur la construction de nouveaux centres de données aux Etats-Unis.

    Pour évaluer l’impact sur la planète de ces cartes,des chercheurs ont démantelé et broyé l’une des plus utilisées au monde, la Nvidia A100. Ils y ont trouvé plus d’une vingtaine de métaux différents, dont des terres rares.

    L’essor de l’IA donne un coup de fouet à l’industrie des semi-conducteurs, qui pourrait doubler en cinq ans. Le marché des GPU et autres puces destinées à l’IA domine la croissance et devrait dépasser les 280 milliards de dollars d’ici à 2029.

    Or, ce secteur est gourmand en eau, énergie, métaux et produits chimiques. Et ce alors que, pour augmenter la puissance de calcul, les éléments de base doivent être de plus en plus petits, et donc de plus en plus purs, ce qui nécessite l’utilisation de toujours plus de produits toxiques.

    Dans les usines du taïwanais TSMC, plus important industriel du secteur, la production d’un seul « wafer » de 12 pouces, où sont gravées les puces, requiert plus de 7 000 litres d’eau. Le groupe – qui indique recycler 88 % de l’eau qu’il utilise – en fabrique l’équivalent de 16 millions par an.

    Artificialisation des sols
    L’expansion de l’IA nourrit une croissance inédite des dépenses dans les data centers : les géants du secteur, d’OpenAI à Meta, en passant par Google, Amazon ou Microsoft, vont investir 470 milliards de dollars dans ces infrastructures en 2025 et même 620 milliards en 2026, selon la banque Morgan Stanley. Soit près de quatre fois plus qu’en 2023.

    Il n’existe pas de recensement mondial du nombre de kilomètres carrés aujourd’hui occupés par les data centers. Mais, aux Etats-Unis, les montants investis dans la construction de ces infrastructures sont sur le point de dépasser ceux des bureaux traditionnels.

    Et d’immenses chantiers ont été lancés : Stargate, d’OpenAI, situé dans la petite ville d’Abilene, au Texas, comptera huit bâtiments sur une zone de près de 4,5 kilomètres carrés – plus vaste que Central Park à New York. Le patron de Meta, Mark Zuckerberg, a annoncé que le méga data center Hyperion, prévu en Louisiane, pourrait couvrir l’équivalent d’« une partie importante de la superficie de Manhattan ».

    En France, le gouvernement a annoncé avoir identifié 35 sites « favorables » à l’installation de centres de données pour un total de 12 km² – soit 1 680 terrains de foot.

    Consommation d’électricité
    Cette course au gigantisme s’illustre par leur puissance électrique exponentielle. Les plus gros sites en construction prévoient désormais d’égaler ou de dépasser une capacité électrique de 1 gigawatt (GW). Soit environ l’équivalent de la puissance d’un réacteur nucléaire.
    Et les objectifs sont encore plus démesurés : xAI sera « le premier à mettre en fonctionnement 10 GW, 100 GW, 1 TW [térawatt]… », a affirmé sur X Elon Musk, en septembre.

    L’augmentation de la puissance installée des data centers devrait en conséquence faire bondir leur consommation électrique annuelle liée à leur utilisation. Celle-ci pourrait tripler d’ici à 2030.

    Pour le moment, l’électricité alimentant les data centers ne représente qu’environ 1,5 % de la consommation mondiale, selon l’AIE. Mais aux Etats-Unis, cette part pourrait passer de 4,4 % à entre 7 % et 12 % en 2028, selon le ministère de l’énergie américain. En Europe, les data centers pourraient peser 7,5 % de la consommation électrique d’ici à 2035, contre 2,5 % aujourd’hui, selon le Shift Project, le cercle de réflexion présidé par Jean-Marc Jancovici.

    Consommation d’eau
    L’IA n’est pas seulement vorace en énergie, elle est aussi insatiable en eau. En 2023, les prélèvements associés aux centres de données auraient déjà dépassé les 5 000 milliards de litres, selon les calculs de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Soit l’équivalent de toute l’eau potable puisée en France en une année.

    Une partie de cette eau est recyclée, c’est pourquoi la part réellement consommée – notamment en raison de l’évaporation – représente environ 560 milliards de litres.

    A l’avenir, l’AIE s’attend à ce que la consommation d’eau associée aux centres de données soit multipliée par deux d’ici à 2030, pour atteindre environ 1 200 milliards de litres par an.
    Les conséquences d’un même prélèvement sur les nappes et les rivières varient selon les territoires. A titre d’exemple, 14 % de l’eau utilisée par Google viennent de zones à risque « élevé » de pénurie, selon les documents de l’entreprise.

    Emissions de CO2
    Aujourd’hui, l’électricité des data centers provient pour plus de la moitié d’énergie carbonée.

    La croissance des émissions de gaz à effet de serre des data centers devrait doubler, voire tripler, selon les scénarios établis par le Shift Project.

    Les data centers, dont une partie sert à l’IA, émettent plus de gaz à effet de serre que la France : 369 millions de tonnes en équivalent CO₂, en 2024, selon le ministère de la transition écologique.

    https://www.lemonde.fr/economie/article/2025/12/26/comment-l-ia-devore-la-planete_6659449_3234.html
    #AI #visualisation #statistiques #extractivisme #eau #énergie #terres_rares #ChatGPT #Sora #Gemini #Grok #empreinte #puissance_de_calcul #data_centers #centres_de_données #investissements #Meta #ressources #conflits #pénurie #extractivisme #mines #cartes_graphiques #GPU #graphics_processing_unit #serveurs #impact #Nvidia_A100 #métaux #semi-conducteurs #puces #produits_chimiques #toxicité #TSMC #wafer #artificialisation_des_sols #OpenAI #Google #Amazon #Microsoft #chiffres #statistiques #Stargate #Abilene #Texas #Hyperion #France #CO2 #gaz_à_effet_de_serre #infographie

  • Expositions en cours - Fondation Vasarely

    https://www.fondationvasarely.org/expositions

    CLAIRE VASARELY, UNE VIE DANS LA COULEUR

    Longtemps restée dans l’ombre de Victor Vasarely, Claire Vasarely (née Klára Spinner) émerge aujourd’hui dans toute la richesse de son œuvre personnelle.
    La Fondation Vasarely consacre à cette artiste française d’origine hongroise une rétrospective inédite.

    Cette exposition d’envergure révèle un parcours artistique singulier, audacieux et polymorphe. Formée au Műhely de Budapest – souvent surnommé le « Bauhaus hongrois » -, Claire explore dès les années 1930 un large éventail de pratiques : peinture, arts décoratifs, dessin de mode, affiches publicitaires ou encore tapisseries.

    À travers cette exposition, c’est une figure essentielle de l’avant-garde hongroise et de la création féminine du XXe siècle qui est enfin mise en lumière.

    Organisée en partenariat avec le Musée Vasarely de Pécs (Hongrie), la rétrospective s’appuie sur des archives inédites et une sélection d’œuvres rares retraçant le parcours d’une artiste indépendante, libre et visionnaire.

    #claire_vasarely #art #sémiologie #cartoexperiment_2025 #géométrie

  • Cette association transforme une #friche en terre d’#accueil pour les exilés

    Près de l’aéroport de #Roissy, une parcelle arrachée aux ronces est un nouveau laboratoire de l’association #A4. Pensé par et pour les personnes exilées, ce projet part de la terre pour déjouer les violences institutionnelles.

    C’est dimanche et le soleil ne s’y est pas trompé : il est resté couché sous une épaisse couverture de nuages. Dans la grisaille, la bêche plantée dans la terre lourde, Habib s’accorde une pause. 37 ans, silhouette haute, mains posées sur le manche, il laisse son regard glisser sur ce bout de friche situé à #Mitry-Mory, à une minute à vol d’oiseau de l’#aéroport_Roissy_Charles-de-Gaulle : les ronces enchevêtrées, les cabanes mordues par les saisons, les pruniers fatigués. Autour de lui, des volontaires tirent des branches, poussent des brouettes, déterrent des années d’abandon.

    Ici, l’objectif est d’abord de rendre la terre cultivable : installer une serre (presque achevée), lancer les premiers semis et poser les bases d’une activité agricole modeste mais concrète. À terme, sur cette friche de 2 820 m² confiée par la Ville, l’association A4 projette de faire pousser #fruits et #légumes, de tester des cultures adaptées aux #sécheresses, et de dégager de premières ressources économiques.

    A4 pour association d’accueil en #agriculture et #artisanat. Née en 2022, cette structure se donne pour mission de récupérer des îlots de terre pour bâtir un système d’#entraide pensé par et pour les personnes exilées — accueil, #formation, #accès_au_travail, #accompagnement_administratif. Une partie des récoltes pourrait donc être vendue, sur place ou sur des marchés locaux, si la mairie donne son accord, afin de financer le fonctionnement de l’association et permettre à d’autres projets agricoles portés par des personnes exilées de voir le jour. Un projet collégial pour déborder les réponses d’urgence, affronter les violences institutionnelles, desserrer l’étau du racisme, et inventer un espace d’#autonomie où, par la terre, on déjoue les assignations.

    Sous un prunus au feuillage frémissant, Agathe, bénévole au sein de A4 et actuellement en formation de #maraîchage, accepte notre micro avec une timidité inquiète — une réserve forgée par des rendez-vous médiatiques déformés. Très investie sur la parcelle, elle résume la journée : « On veut rendre le terrain cultivable. On vide les cabanes, on trie. » Pour elle comme pour les autres, ce terrain reste une première étape : trop petit pour faire vivre plusieurs personnes, mais précieux pour expérimenter, créer du lien, et préparer des installations agricoles à plus grande échelle.

    Plus loin, un groupe creuse des sillons pour les cassis, groseilles, framboises, mûres. « Ça se plante à l’automne et ça met 2 ou 3 ans avant de produire. Alors, il faut commencer vite. » Là, elle imagine des cultures sous bâches tissées : « Mais l’idée, c’est de voir et de décider ensemble. » Le calendrier se construit au fil de l’avancée du chantier et des envies des personnes impliquées, dans une logique assumée d’expérimentation plutôt que de plan figé.

    Luttes des #sans-papiers

    Ici, chaque geste esquisse un futur collectif. L’association, dont une quinzaine de membres forment le noyau dur, se réunit une fois par mois en visioconférence et tous les trois mois en présentiel. Les groupes locaux — en Anjou, à Grenoble, Lannion, en Île-de-France, à Lyon, en Centre-Bretagne — s’organisent en autonomie. Cinq salariés, bientôt huit. Et déjà des expériences concrètes : tests de #semences sahéliennes en Île-de-France ; enquêtes sur l’agriculture et le travail saisonnier ; des serres montées à Lannion — leur première installation agricole menée par des personnes migrantes avec ou sans papiers, même si le contrat s’est depuis arrêté.

    L’histoire de A4 plonge ses racines dans les luttes des sans-papiers, les foyers de travailleurs immigrés, les files du 115. Tarik, salarié, se souvient des années 2010 : les démolitions de l’Anru (Agence nationale pour la rénovation urbaine), la gentrification, les déboutés du droit d’asile relégués en hôtels sociaux. Ou pire. « La précarité locative et administrative explosait. Beaucoup de personnes non régularisées se retrouvaient à la rue. » C’est là qu’il rencontre Backo, futur cofondateur.

    Lunettes de protection relevées sur le front, la débroussailleuse encore chaude entre les mains, Backo raconte les années d’#errance en Espagne puis en France : les squats, les salaires indigents, la maison qu’il gardait pour 150 euros par mois, quand un salarié « régulier » se voyait proposer 2 000 euros pour un travail équivalent. « Quand t’as pas les papiers, les patrons t’esclavagisent. Ils savent que t’es dans le trou. Ils en profitent. »

    En France, une personne sans titre de séjour n’a pas le droit de travailler… mais doit prouver une activité salariée pour espérer être régularisée. Habib, soudeur-chaudronnier originaire du Soudan passé par le bidonville de Calais puis la zad de Notre-Dame-des-Landes, souffle : « C’est une contradiction volontaire, qui nous rend vulnérables face aux patrons. » Backo enchaîne : « Ceux qui ont les bons passeports peuvent traverser le monde. Nous, non, sauf pour des boulots dont personne ne veut. »

    « C’est nous qui devons porter les solutions »

    Autour d’eux, le chantier se poursuit. Les silhouettes sont fléchies, et la pluie hésitante. Tarik, Backo et Habib se remémorent les visages croisés au fil des combats : retraités usés du bâtiment ou du ménage, jeunes déplacés de centres d’accueil de demandeurs d’asile (Cada) en hôtels sociaux, tous portés par le même sentiment d’être rejetés, tout juste tolérés comme une simple force de travail.

    Comment bâtir un espace autonome, affranchi de ces stigmates ? De fil en aiguille, l’idée d’un réseau national a émergé. « Dans un contexte de répression et de criminalisation des figures de l’immigré, il devenait urgent de lutter contre un système déshumanisant et de considérer chaque individu comme un sujet politique à part entière », dit Tarik. Pas une structure caritative, donc, mais un outil d’#émancipation. « C’est nous qui savons où on a mal, souffle Habib. C’est nous qui devons porter les solutions. »

    Cela passait, pour eux, par la #terre : nombreux étaient paysans dans leur pays de départ et avaient des savoir-faire à revendre. En France, outre une crise de l’accueil, ils pensent pouvoir répondre à une autre problématique : la disparition des #fermes, l’accaparement #foncier, le manque criant de #paysans. « Dans dix ans, 55 % seront partis à la retraite », cite Habib. « Nous, on est là, on est prêts. » Il marque une pause, la joue sur le bois de sa bêche. Et ajoute : « Mais pas pour prolonger un modèle d’exploitation. »

    Obstacles administratifs

    Car A4 a multiplié les « voyages-enquêtes » dans les vergers, à la rencontre de saisonniers logés dans des baraques insalubres, dépendants de patrons qui tiennent leur avenir administratif. Beaucoup viennent de régions rurales du Sahel ravagées par les sécheresses et l’accaparement foncier. Et, ici, la politique migratoire prolonge leur #dépossession : on ne leur laisse accéder à la terre qu’en forçats.

    C’est précisément pour éviter de reproduire ces logiques que l’association a engagé un travail de #formation_politique interne, encore en construction. Deux axes se dessinent : l’un à destination des personnes concernées par l’exil, pour renforcer leur #pouvoir_d’agir, leur place dans la prise de décision et sortir des logiques caritatives ; l’autre à destination des personnes blanches engagées dans l’association ou ses réseaux, afin de travailler les rapports de pouvoir, les biais racistes et les #postures paternalistes en milieu agricole et militant. « On veut empêcher de reproduire les schémas coloniaux », insiste Habib. « Il faut que les personnes concernées soient décisionnaires, et que chacun apprenne à travailler sur un pied d’égalité. »

    Mais rien n’est simple. Backo, qui a posé la débroussailleuse, déplore les obstacles administratifs rencontrés ces derniers mois. « Récemment, par exemple, on a visité une ferme de 10 hectares. On peut acheter. Ce qui bloque, c’est pas l’argent : c’est les papiers, glisse Backo. Pour beaucoup, la terre, ici, devrait être réservée aux Français. Quand on a demandé des formations, on nous a parfois dit qu’on n’entrait pas dans les cases, car on était un “public migrant”. » L’association se finance principalement grâce aux dons.

    Depuis juillet 2024, A4 porte aussi les stigmates de deux #attaques_racistes subies, deux soirs de suite, à #Lannion, dans les #Côtes-d’Armor : des individus ont brisé les vitres et éventré ses serres, en plein entre-deux-tours des législatives. En plantant quelques aromatiques, Aline, qui faisait partie du groupe local lannionnais, murmure : « Ça laisse des traces. » Habib acquiesce : « Ça a pratiquement détruit la dynamique du groupe local. On a pris cher. » Aline a déménagé en région parisienne depuis, et se réjouit de retrouver ses camarades. « Ça fait du bien de voir qu’on continue de repousser ailleurs, malgré tout. »

    Semences du Sahel résistantes à la #sécheresse

    En fin d’après-midi, autour d’un thermos de thé, les discussions dérivent vers l’avenir. Ici, chacun semble projeter quelque chose : un fournil, un restaurant populaire, des paniers de légumes, une activité de formation. Sambala, 31 ans, le dit ainsi : « A4, c’est aussi mettre en valeur les projets de gens qui ont été trop longtemps ignorés. »

    Koné, 39 ans, passé par l’Espagne, rêve d’un four à pain mobile. Diplômé en boulangerie, il n’a jamais pu exercer légalement. « J’aimerais travailler le pain, mais c’est compliqué tant que j’ai pas les papiers. Donc je fais du bâtiment, du ménage… pour survivre. » Il garde l’espérance : « Si l’association continue de se déployer, peut-être que j’aurai cette chance. » A4 entretient des liens avec d’autres organisations paysannes, comme Terre de liens.

    Sambala, lui, raconte ses dix ans de petits boulots sans contrat, de nuits d’incertitude. Son rêve, c’est d’ouvrir un restaurant « gagnant-gagnant » : qui crée des emplois dignes et nourrit sainement celles et ceux qui peinent à finir le mois. Avant de partir, il tient à dire : « Papiers ou pas papiers, ça ne dit rien d’une vie. Je n’ai jamais compris comment ma valeur pouvait se résumer à ça. Un papier, tu peux le déchirer. Une vie, non. En tout cas en théorie. »

    Un autre volet du projet tient dans quelques sachets de #graines : #mil, #gombo, #bissap, #fonio. Lors de leurs voyages-enquêtes, plusieurs agriculteurs ont confié peiner à cultiver faute d’eau. Ces échanges ont nourri une réflexion plus large, portée par A4, sur la circulation internationale des semences et des #savoirs_agricoles, notamment avec des pays confrontés aux conflits ou aux dérèglements climatiques. Des variétés sahéliennes peu gourmandes en eau, testées sur un terrain à #Villetaneuse, sont donc promises à une nouvelle étape ici.

    « Les savoirs du Sud sont dénigrés mais ils sont adaptés »

    Justine, nouvelle salariée de l’association, y voit plus qu’un essai agronomique. « Peut-être qu’on va pouvoir apporter une expertise utile à d’autres paysans », avance-t-elle, après une session bêchage, alors que son fils de 6 ans traverse la friche en riant avec un copain. « Tester ces cultures ici, c’est aussi préserver une #autonomie_semencière et reconnaître que les personnes exilées ont autant à transmettre qu’à recevoir », résume Backo. « Les savoirs du Sud sont dénigrés mais ils sont adaptés ! »

    Lorsque la pluie et la nuit finissent par s’inviter, le chantier s’éteint. On ne voit plus à 3 mètres. Un avion clignote dans le ciel. On range la débroussailleuse de Backo, la bêche d’Habib, les serpes. Par endroits, la friche apparaît dégagée, noire, humide, comme remise en conversation. Entre les pruniers ressuscités et les cabanes rafistolées, quelque chose naît : un laboratoire de #solidarité_paysanne et de #dignité retrouvée, un réseau d’entraide qui ne demande pas des papiers, mais de l’huile de coude et des idées.

    https://reporterre.net/Pres-de-Paris-ce-reseau-agricole-lutte-contre-les-violences-de-l-exil
    #migrations #France
    via @karine4

  • Unique pieces from the box

    https://attilabatorfy.substack.com/p/christmas-edition-unique-pieces-from

    This selection consists of data graphics, infographics, and maps that are unique, but I couldn’t write not even a short post about them. When I found them, I put them in a separate folder, thinking they might come in handy someday. My grandfather also collected every piece of scrap metal, piece of leather, tiny button, and paintbrush bristle in his drawer, thinking they might come useful for patching a hole in a bucket or repairing the speaker of his Soviet-made Sokol radio for the tenth time.

    Of course, these graphics and drawings are not junk, they just have no match. Like the porcelain green angel inherited from the granny.

    The following information and data graphics, maps and illustrations come from: Australia, China, Czech Republic, Denmark, Germany, Greece, Italy, New Zealand, Norway, Portugal, Spain and Switzerland.

    #cartographie #précurseurs #graphiques #sémiologie #couleur

  • Fini les #flèches pour représenter les #migrations chez #Frontex ?

    EU external borders : Irregular crossings drop by 20% in first 5 months of 2025

    Irregular border crossings into the European Union dropped by 20% in the first five months of 2025, totalling 63 700, according to preliminary data collected by Frontex*.

    With over 3 300 officers stationed along the EU’s external borders Frontex is working together with national authorities to safeguard borders and save lives at sea.

    Key Highlights:

    - Central Mediterranean remains the busiest route this year, accounting for one of every three arrivals into the EU.

    - Western Balkans sees the steepest decline in arrivals between January and May (-56%).

    - Most frequently reported nationalities: Bangladeshi, Afghan, and Malian.

    In the Central Mediterranean, 22 700 irregular crossings were recorded in the first five months of 2025, reflecting a slight increase (+7%) compared to the same period last year.

    Libya remains the main country of exit for migrants on this route, with a significant increase this year offsetting an almost 90% decline in departures from Tunisia, as the Tunisian authorities are stepping up their efforts to curb irregular migration.

    The Eastern Mediterranean was the second most active route in January-May, with 15 600 irregular crossings, representing a 30% drop compared to 2024.

    On the Western African route, the number of arrivals fell by a third to almost 11 100. The main nationalities on this corridor were Malian, Senegalese and Guinean.

    This significant drop can be attributed to multiple factors: stronger border controls and migration policies in Mauritania, poor weather conditions, and enhanced cooperation between the EU and countries of departure. Joint Spanish-Moroccan patrols have also played a key role in disrupting smuggling activities near the Canary Islands.

    Many risk their lives to reach Europe, embarking on the perilous journey across the Mediterranean in unseaworthy boats. The International Organization for Migration estimates that in just the first five months of this year alone, 651 people lost their lives at sea.

    On the Channel route, the number of migrants attempting to cross into the United Kingdom increased by 17% compared to last year to 25 540.

    Recent months have seen an uptick in Channel crossings. Smuggling networks operating in the area are adapting, using simultaneous departures to increase the number of successful crossings. This tactic puts more lives at risk in an already dangerous stretch of water as it hinders the search and rescue efforts of the national authorities.

    https://www.frontex.europa.eu/thumb/Images_News/2025/table_June_2025.prop_750x.bf79773ffc.png

    https://www.frontex.europa.eu/media-centre/news/news-release/eu-external-borders-irregular-crossings-drop-by-20-in-first-5-months-
    #visualisation #cartographie #réfugiés #Europe #chiffres #statistiques #2025 #sémiologie #sémiologie_graphique

    ping @visionscarto

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    à mettre en relation avec :


    https://seenthis.net/messages/418711
    voir aussi :
    https://seenthis.net/messages/1137508

  • Squaring the nation - two strange Hungarian cartograms from 1902
    https://attilabatorfy.substack.com/p/squaring-the-nation-two-strange-hungarian

    Squaring the nation - two strange Hungarian cartograms from 1902
    The first equal square mosaic tile maps.
    Attila Bátorfy
    Dec 08, 2025

    This article was originally published in IMCoS Map Journal in 2023. Republished with permission. Recommended citing: Bátorfy, Attila 2023. “Squaring the Nation: Two Strange Hungarian Cartograms from 1902.” IMCoS Map Journal No. 172 (March 2023), pp. 6–15. This online version contains a few minor changes and a new paragraph at the end.

    Two of the twenty-two map appendices in Pál Balogh’s book A népfajok Magyarországon (The Ethnic Species of Hungary), published in 19021, which runs to more than one thousand and thirteen pages, are remarkable for the way they present the ethnicities and religions of Hungary (Figs 1ab & 2). The graphic method used to produce them is variously known as as equal square/area grid map, or tilegram, or mosaic map, and it has been suggested that they may be the first examples of maps employing this method2. The two maps, designed by Pál Balogh and drawn by Sándor Kocsárd Proff are well known in Hungarian map history, especially within ethnic cartography.3 Balogh’s work is also a frequently cited source in the Hungarian historical demographic literature. But the now popular method of the maps4 or ‘anamorphic cartograms’5 is worth a closer look.

    #cartographie_radicale #précurseurs #cartographie #sémiologie #couleurs #cartoexperiment_2025

  • Who was the forgotten artist and theorist Emily Noyes Vanderpoel? - South London Gallery
    https://www.southlondongallery.org/journal/who-was-the-forgotten-artist-and-theorist-emily-noyes-vanderpoel

    In 1902, American artist and writer Emily Noyes Vanderpoel published Color Problems: A Practical Manual for the Lay Student of Color. This surprisingly modern book, given the date it was published, combines science with art. Vanderpoel used gridded diagrams to analyse the colour composition of everyday objects, from ceramics and carpets to flowers and paintings. Each study broke its subject into a structured, geometric form. The results look shockingly similar to modern abstraction and contemporary data visualisation. Despite being made decades before, her work reminds us of Piet Mondrian and Josef Albers.

    #sémiologie #couleur #cartoexperiment_2025

  • The Green Revolution is a warning, not a blueprint for feeding a hungry planet

    Feeding a growing world population has been a serious concern for decades, but today there are new causes for alarm. Floods, heat waves and other weather extremes are making agriculture increasingly precarious, especially in the Global South.

    The war in Ukraine is also a factor. Russia is blockading Ukrainian grain exports, and fertilizer prices have surged because of trade sanctions on Russia, the world’s leading fertilizer exporter.

    Amid these challenges, some organizations are renewing calls for a second Green Revolution, echoing the introduction in the 1960s and 1970s of supposedly high-yielding varieties of wheat and rice into developing countries, along with synthetic fertilizers and pesticides. Those efforts centered on India and other Asian countries; today, advocates focus on sub-Saharan Africa, where the original Green Revolution regime never took hold.

    But anyone concerned with food production should be careful what they wish for. In recent years, a wave of new analysis has spurred a critical rethinking of what Green Revolution-style farming really means for food supplies and self-sufficiency.

    As I explain in my book, “The Agricultural Dilemma: How Not to Feed the World,” the Green Revolution does hold lessons for food production today – but not the ones that are commonly heard. Events in India show why.
    A triumphal narrative

    There was a consensus in the 1960s among development officials and the public that an overpopulated Earth was heading toward catastrophe. Paul Ehrlich’s 1968 bestseller, “The Population Bomb,” famously predicted that nothing could stop “hundreds of millions” from starving in the 1970s.

    India was the global poster child for this looming Malthusian disaster: Its population was booming, drought was ravaging its countryside and its imports of American wheat were climbing to levels that alarmed government officials in India and the U.S.

    Then, in 1967, India began distributing new wheat varieties bred by Rockefeller Foundation plant biologist Norman Borlaug, along with high doses of chemical fertilizer. After famine failed to materialize, observers credited the new farming strategy with enabling India to feed itself.

    Borlaug received the 1970 Nobel Peace Prize and is still widely credited with “saving a billion lives.” Indian agricultural scientist M.S. Swaminathan, who worked with Borlaug to promote the Green Revolution, received the inaugural World Food Prize in 1987. Tributes to Swaminathan, who died on Sept. 28, 2023, at age 98, have reiterated the claim that his efforts brought India “self-sufficiency in food production” and independence from Western powers.

    Debunking the legend

    The standard legend of India’s Green Revolution centers on two propositions. First, India faced a food crisis, with farms mired in tradition and unable to feed an exploding population; and second, Borlaug’s wheat seeds led to record harvests from 1968 on, replacing import dependence with food self-sufficiency.

    Recent research shows that both claims are false.

    India was importing wheat in the 1960s because of policy decisions, not overpopulation. After the nation achieved independence in 1947, Prime Minister Jawaharlal Nehru prioritized developing heavy industry. U.S. advisers encouraged this strategy and offered to provide India with surplus grain, which India accepted as cheap food for urban workers.

    Meanwhile, the government urged Indian farmers to grow nonfood export crops to earn foreign currency. They switched millions of acres from rice to jute production, and by the mid-1960s India was exporting agricultural products.

    Borlaug’s miracle seeds were not inherently more productive than many Indian wheat varieties. Rather, they just responded more effectively to high doses of chemical fertilizer. But while India had abundant manure from its cows, it produced almost no chemical fertilizer. It had to start spending heavily to import and subsidize fertilizer.

    India did see a wheat boom after 1967, but there is evidence that this expensive new input-intensive approach was not the main cause. Rather, the Indian government established a new policy of paying higher prices for wheat. Unsurprisingly, Indian farmers planted more wheat and less of other crops.

    Once India’s 1965-67 drought ended and the Green Revolution began, wheat production sped up, while production trends in other crops like rice, maize and pulses slowed down. Net food grain production, which was much more crucial than wheat production alone, actually resumed at the same growth rate as before.

    But grain production became more erratic, forcing India to resume importing food by the mid-1970s. India also became dramatically more dependent on chemical fertilizer.

    According to data from Indian economic and agricultural organizations, on the eve of the Green Revolution in 1965, Indian farmers needed 17 pounds (8 kilograms) of fertilizer to grow an average ton of food. By 1980, it took 96 pounds (44 kilograms). So, India replaced imports of wheat, which were virtually free food aid, with imports of fossil fuel-based fertilizer, paid for with precious international currency.

    Today, India remains the world’s second-highest fertilizer importer, spending US$17.3 billion in 2022. Perversely, Green Revolution boosters call this extreme and expensive dependence “self-sufficiency.”
    The toll of ‘green’ pollution

    Recent research shows that the environmental costs of the Green Revolution are as severe as its economic impacts. One reason is that fertilizer use is astonishingly wasteful. Globally, only 17% of what is applied is taken up by plants and ultimately consumed as food. Most of the rest washes into waterways, where it creates algae blooms and dead zones that smother aquatic life. Producing and using fertilizer also generates copious greenhouse gases that contribute to climate change.

    In Punjab, India’s top Green Revolution state, heavy use of fertilizers and pesticides has contaminated water, soil and food and endangered human health.

    In my view, African countries where the Green Revolution has not made inroads should consider themselves lucky. Ethiopia offers a cautionary case. In recent years, the Ethiopian government has forced farmers to plant increasing amounts of fertilizer-intensive wheat, claiming this will achieve “self-sufficiency” and even allow it to export wheat worth $105 million this year. Some African officials hail this strategy as an example for the continent.

    But Ethiopia has no fertilizer factories, so it has to import it – at a cost of $1 billion just in the past year. Even so, many farmers face severe fertilizer shortages.

    The Green Revolution still has many boosters today, especially among biotech companies that are eager to draw parallels between genetically engineered crops and Borlaug’s seeds. I agree that it offers important lessons about how to move forward with food production, but actual data tells a distinctly different story from the standard narrative. In my view, there are many ways to pursue less input-intensive agriculture that will be more sustainable in a world with an increasingly erratic climate.

    https://theconversation.com/the-green-revolution-is-a-warning-not-a-blueprint-for-feeding-a-hun
    #Green_Revolution #agriculture #pesticide #fertilisants #Inde #histoire #blé #Norman_Borlaug #Rockefeller_Foundation #Swaminathan #récit #démographie #riz #exportation #jute #industrie_agro-alimentaire #fumier #vaches #environnement #algues #eau #pollution #Punjab #Ethiopie #semences

    • The Agricultural Dilemma. How Not to Feed the World

      The Agricultural Dilemma questions everything we think we know about the current state of agriculture and how to, or perhaps more importantly how not to, feed a world with a growing population.

      This book is about the three fundamental forms of agriculture: Malthusian (expansion), industrialization (external-input-dependent), and intensification (labor-based). The best way to understand the three agricultures, and how we tend to get it wrong, is to consider what drives their growth. The book provides a thoughtful, critical analysis that upends entrenched misconceptions such as that we are running out of land for food production and that our only hope is the development of new agricultural technologies. The book contains engaging and enlightening vignettes and short histories, with case studies drawn from across the globe to bring to life this important debate and dilemma. The book concludes by arguing there is a viable alternative to industrial agriculture which will allow us to meet the world’s needs and it ponders why such alternatives have been downplayed, obscured, or hidden from view.

      This important book is essential reading for all studying and researching food production and agriculture, and more broadly for all interested in ensuring we are able to feed our growing population.

      https://www.routledge.com/The-Agricultural-Dilemma-How-Not-to-Feed-the-World/Stone/p/book/9781032260457
      #livre