• Tournons la page. Pour l’alternance démocratique en Afrique

    Communiqué de presse

    Tournons La Page Sénégal exprime sa profonde indignation face à l’arrestation arbitraire de nos camarades Mamadou Billo Bah et Oumar Sylla, dit « Foniké Menguè », respectivement Coordinateur de TLP-Guinée et responsable des antennes et de la mobilisation du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), et Coordinateur national du FNDC.

    Dans la nuit du 9 au 10 juillet 2024, Mamadou Billo Bah et Oumar Sylla ont été enlevés à leur domicile à Conakry par des militaires encagoulés armés, dont certains en tenues civiles. Cet enlèvement, sans aucune base légale, a conduit à leur détention injustifiée au siège de la direction des investigations judiciaires de la Gendarmerie. A ce jour, ils n’ont toujours pas été informés des faits qui leur sont reprochés et n’ont pas eu accès à leur avocat.

    Nous exigeons leur libération immédiate et inconditionnelle et insistons sur le respect des droits fondamentaux des citoyens.

    Lire le texte entier
    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/07/14/tournons-la-page-pour-lalternance-democratique

    #international #senegal

  • Emigration irrégulière : Abdou Mbow adresse une correspondance à Ousmane Sonko
    https://www.seneweb.com/news/Politique/emigration-irreguliere-abdou-mbow-adress_n_445109.html

    Emigration irrégulière : Abdou Mbow adresse une correspondance à Ousmane Sonko
    Par : Adama Sy - Seneweb.com | 09 juillet, 2024 à 18:07:40 | Lu
    Dans une lettre adressée au Premier ministre, Abdou Mbow a fait part de son inquiétude sur l’amplification du phénomène de l’émigration irrégulière. "Il nous est difficile encore une fois de faire face à une tragédie nationale qui a vu près d’une centaine de nos compatriotes périr en mer au large des côtes mauritaniennes. Avant toute chose, je prie pour le repos de leur âme", ouvre-t-il sa lettre.
    Le parlementaire n’a pas manqué de rappeler au Premier ministre Ousmane Sonko ses nombreuses promesses à l’endroit des jeunes.
    "Nous ne sommes plus au temps de la campagne présidentielle durant laquelle, adossé à votre manque d’expérience, vous promettiez à chaque jeune de ce pays une allocation mensuelle de 150.000 francs pour leur éviter de prendre la mer et de fuir ce pays. Vous n’avez aucune solution alternative pour la jeunesse", déclare le député
    Le président du groupe parlementaire Benno Bokk Yakkar de poser des questions : " Maintenant que vous êtes à la tête du Gouvernement du Sénégal, quelles solutions proposez-vous à cette jeunesse désemparée pour mettre fin à ce phénomène’’ ? Pour Abdou Mbow, le Premier ministre pourrait bien redonner de l’espoir à ces jeunes s’il avait accepté toutefois de venir à l’Assemblée nationale pour faire sa déclaration de politique générale.
    "Peut-être que si vous aviez sacrifié à la possibilité de venir devant la Représentation Nationale pour faire conformément à la Constitution, votre Déclaration de Politique générale et y décliner vos orientations, votre cap et vos objectifs, cette jeunesse aurait pu les considérer comme une boussole plus certaine que celle des passeurs et faiseurs de morts aux mains desquels la déception face à un régime qui entame son mandat par le mensonge et la fourberie, les aura abandonnés", insiste-t-il.
    Le député estime qu’il est urgent que les nouvelles autorités engagent des mesures pour sauver les jeunes. "Il devient urgent, Monsieur le Premier ministre de me dire comment comptez-vous prendre comme mesures et politiques à engager, sans délai, pour cette brave jeunesse à qui la bonne foi a été abusée par vos utopiques promesses. Le pays et tous ceux qui n’avaient pas lu votre livre « SOLUTIONS » attendent les vraies solutions, celles qui, entre autres, empêcheront ces drames récurrents", ajoute-t-il.
    Abdou Mbow de conclure : "J’attends avec impatience votre réponse que je souhaite claire et précise sur cette situation de la jeunesse, traversée par un sentiment de déception et d’abandon".

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#migrationirreguliere#jeunesse#politique#sante

  • Le Canada poursuivi pour avoir placé des migrants dans des prisons
    https://www.seneweb.com/news/International/le-canada-poursuivi-pour-avoir-place-des_n_445110.html

    Le Canada poursuivi pour avoir placé des migrants dans des prisons
    Par : AFP - Seneweb.com | 09 juillet, 2024 à 18:07:16 | Lu 1599 Fois
    « Fouilles à nu », « chaînes et menottes » : le gouvernement canadien est poursuivi en justice pour avoir « violer les droits » de milliers de migrants en les incarcérant aux côtés de « détenus criminels » en attendant que leur situation soit régularisée, ont indiqué mardi leurs avocats.Ces allégations font partie d’un jugement rendu vendredi par la Cour supérieure de la province de l’Ontario, qui autorise un recours collectif représentant 8.360 personnes ayant été détenues par l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) entre 2016 et 2023 dans 87 prisons. Des ressortissants étrangers - dont des demandeurs d’asile - qui n’étaient pas accusés d’un crime « ont connu les mêmes conditions que les détenus criminels, y compris la cohabitation avec des délinquants violents, l’utilisation d’entraves telles que des chaînes et des menottes, des fouilles à nu et des restrictions sévères de contact et de mouvement », écrit le juge Benjamin Glustein.
    L’ASFC peut détenir des migrants s’il y a une crainte qu’ils ne se présentent pas à une future procédure d’immigration, si leur identité est mal établie ou s’ils représentent un danger pour la sécurité publique. Ils peuvent alors être envoyés dans l’un des trois centres de surveillance de l’immigration de l’agence, mais également être incarcérés dans des prisons provinciales, ce qui « viole les droits des détenus en vertu de la Charte des droits », selon le recours.
    « La détention en immigration est une détention administrative et ne doit pas être de nature punitive », soulignent les avocats des plaignants, qui réclament 100 millions de dollars canadiens en dommages. Garcia Paez, qui a été incarcéré 13 jours en 2021, décrit dans une déclaration assermentée son passage en prison comme « très traumatisant », avec une atmosphère « violente », de la « consommation de drogue » et des agressions physiques impliquant d’autres détenus."Porter des vêtements de prison, être confiné dans une cage et être entravé dans mes déplacements m’a fait me sentir extrêmement isolé, comme si j’avais été dépouillé de mon humanité", raconte celui dont la demande d’asile a été acceptée l’année suivante.
    Tyron Richard, qui a été emprisonné 18 mois dans trois prisons différentes, raconte de son côté avoir vécu un « véritable enfer ».
    « Je devais me déshabiller, me retourner, me pencher, écarter mes fesses, subir une inspection de mon anus par un gardien muni d’une lampe de poche, et ensuite subir une inspection visuelle en dessous et autour de mes organes génitaux », explique-t-il, soulignant avoir « ressenti un sentiment d’impuissance ».Le gouvernement canadien, qui peut encore faire appel, « prendra le temps d’examiner la décision du tribunal avant de décider de la marche à suivre », a précisé mardi Jean-Sébastien Comeau, porte-parole du ministre de la Sécurité publique, à l’AFP.

    #Covid-19#migrant#migrant#canada#senegal#droit#asile#immigration#detention#sante

  • Montée en puissance du RN en France : Psychose dans les familles d’immigrés à Kolda...
    https://www.dakaractu.com/Montee-en-puissance-du-RN-en-France-Psychose-dans-les-familles-d-immigres

    Montée en puissance du RN en France : Psychose dans les familles d’immigrés à Kolda...
    Avec la montée en puissance du RN (rassemblement national) en France certaines familles dépendant des envois de la diaspora sont dans la tourmente. Ainsi, mille questions se posent dans les familles dont les revenus dépendent uniquement de cette économie. Même si l’élection se passe à des milliers de kilomètres, elle risque d’impacter négativement plusieurs individus en Afrique notamment au Sénégal et particulièrement au Fouladou. La région de Kolda compte une importante diaspora en France qui participe à l’économie locale.
    Nous avons donné la parole aux familles d’immigrés à 48 heures du second tour des législatives. Pour rappel, si le RN gagne ces législatives, Marine Le Pen et Jordan Bardella (33% au 1er tour) vont diriger le prochain gouvernement français avec leur idéologie nationaliste risquant de compliquer la situation des immigrés notamment africains. Et dès lors, la cohabitation deviendra inévitable. Pour Boubacar Barry « la France et le Sénégal ont une longue histoire commune. Donc, l’arrivée probable du RN en France ne changera en rien les relations entre les deux pays. C’est pourquoi, les familles des immigrés à Kolda , pour moi, peuvent dormir tranquille. »
    Mariama B est une femme mariée dont l’époux vit à Bordeaux elle est inquiète avec la nouvelle situation politique en France. " Je suis avec beaucoup d’intérêt les législatives car mon mari vit en France. Et c’est lui qui nous envoie de l’argent pour nous occuper de la nourriture, des frais médicaux et scolaires. Et on me dit quand le RN va gagner on risque de rapatrier beaucoup d’immigrés chez eux surtout les africains. C’est pourquoi, j’ai la peur au ventre avec toutes les familles dont les revenus dépendent des immigrés en France. Aujourd’hui, tout ce que nous souhaitons est que le RN ne gagne pas sinon..."D’après les familles et personnes interrogées sur la question, il est impératif pour elles que la route soit barrée au RN. Selon, ces dernières une éventuelle victoire du RN commence déjà à installer la psychose dans les familles.
    Nous sommes allés au quartier château d’eau où toute une famille vit en France afin de recueillir leurs impressions. Dans la cour, nous trouvons le chef de famille Ousmane D âgé de plus de 70 ans, foulard blanc autour du cou avec un bonnet blanc. Il nous confie « je suis avec beaucoup d’intérêt les législatives en France car tous mes enfants y vivent. Et c’est grâce à eux que notre vie a changé avec un habitat décent sans compter ma prise en charge médicale. » Dans la foulée, il soutient « j’ai une peur bleue à l’idée de l’arrivée du RN au pouvoir en France avec tous ce qu’on entend sur eux. Pourtant, avec la mondialisation on ne peut pas empêcher quelqu’un de gagner sa vie sur un point du globe en ayant comme arme le racisme, la xénophobie. D’ici la tenue du second tour des législatives, nous souhaitons que les Français se mobilisent pour leur barrer la route. »
    A vu d’œil, on a l’impression que les fouladounabé ne suivent pas l’info internationale mais c’est tout à fait le contraire. C’est ce que nous a dit Pape Moussa F, un jeune étudiant en droit à l’Uvs souhaitant continuer ses humanités dans l’hexagone. En ce sens, il déplore « le caractère xénophobe du RN ». « cette idéologie n’a plus sa place dans la société. » D’ailleurs, il estime « les familles d’immigrés en Afrique ne doivent pas avoir peur car il y a le droit qui protège nos compatriotes en France. Mieux, je pense qu’il n y aura aucun impact négatif sur les ménages à Kolda. »

    #Covid-19#migration#migrant#diaspora#france#senegal#extremedroite#politiquemigratoire#transfert#xenophobie#sante

  • Sénégal : le Premier ministre appelle les jeunes à rester en Afrique après le naufrage d’un bateau de migrants
    https://www.dakaractu.com/Senegal-le-Premier-ministre-appelle-les-jeunes-a-rester-en-Afrique-apres-

    Sénégal : le Premier ministre appelle les jeunes à rester en Afrique après le naufrage d’un bateau de migrants
    Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a appelé samedi les jeunes à ne pas emprunter la périlleuse route de l’Atlantique vers l’Europe, quelques jours après le naufrage meurtrier d’un bateau de migrants au large de la Mauritanie.Près de 90 migrants partis pour l’Europe ont péri lorsque leur navire a chaviré cette semaine et des dizaines de personnes sont portées disparues dans ce drame, le plus récent d’une longue série sur la dangereuse traversée au large des côtes de l’Afrique de l’Ouest."Un énième naufrage s’est passé au large de nos côtes et qui aurait coûté, en attendant d’avoir les chiffres exacts, la vie à beaucoup de jeunes", a déclaré M. Sonko lors d’un discours à l’université Gaston Berger de Saint Louis (nord) diffusé sur sa page Facebook.
    « C’est dommage, c’est déplorable. Je lance encore un appel à la jeunesse : votre solution ne se trouve pas dans les pirogues », a-t-il ajouté, s’exprimant devant des centaines de jeunes.
    Jeudi, l’agence de presse officielle mauritanienne avait indiqué que les garde-côtes avaient récupéré les corps de 89 personnes dans un gros bateau de pêche traditionnel qui avait chaviré au large de la côte sud-ouest du pays lundi.L’agence a cité des survivants selon lesquels que le bateau était parti de la frontière entre la Gambie et le Sénégal avec 170 passagers à bord, ce qui porte le nombre de personnes manquantes à 72. Un haut fonctionnaire local a donné des chiffres similaires à l’AFP, sous couvert d’anonymat.
    La route de l’Atlantique est particulièrement dangereuse à cause de ses forts courants et parce que les migrants y voyagent sur des bateaux surchargés, parfois pas en état de naviguer, manquant généralement d’eau potable.
    Mais elle est de plus en plus empruntée à cause du renforcement de la surveillance en Méditerranée par de jeunes gens en quête d’un meilleur avenir en Europe."Les pays que certains jeunes veulent aller rejoindre, je peux vous assurer qu’ils sont eux-mêmes en crise ou en début de crise", a assuré samedi M. Sonko."L’avenir du monde est en Afrique, et vous devez en être conscients, vous les jeunes. Le seul continent qui a encore une marge de progression et de croissance importante, c’est l’Afrique", a-t-il estimé.Plus de 5.000 personnes sont mortes en essayant de rejoindre l’Espagne par la mer sur les cinq premiers mois de l’année, soit 33 morts par jour, selon Caminando Fronteras, une ONG espagnole.
    Il s’agit du nombre de décès quotidiens le plus élevé depuis que l’ONG a commencé à collecter des données en 2007.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#atlantique#routemigratoire#mortalite#jeunesse#migrationirreguliere#sante#espagne

  • Au Sénégal, le premier ministre exhorte les jeunes à rester en Afrique
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2024/07/07/senegal-le-premier-ministre-appelle-les-jeunes-a-ne-pas-tenter-la-route-dang

    Au Sénégal, le premier ministre exhorte les jeunes à rester en Afrique
    Le Monde avec AFP
    Ousmane Sonko, premier ministre sénégalais, a appelé samedi 6 juillet les jeunes à ne pas emprunter la périlleuse route de l’Atlantique vers l’Europe, quelques jours après le naufrage meurtrier d’un bateau de migrants au large de la Mauritanie.
    Près de 90 personnes qui cherchaient à gagner l’Europe en entreprenant la dangereuse traversée au large des côtes de l’Afrique de l’Ouest, ont péri lorsque leur navire a chaviré cette semaine, et des dizaines d’autres sont portées disparues. Ce drame n’est que le plus récent d’une longue série.
    « Un énième naufrage s’est passé au large de nos côtes et qui aurait coûté, en attendant d’avoir les chiffres exacts, la vie à beaucoup de jeunes », a déclaré M. Sonko lors d’un discours à l’université Gaston-Berger de Saint-Louis diffusé sur sa page Facebook. « C’est dommage, c’est déplorable. Je lance encore un appel à la jeunesse : votre solution ne se trouve pas dans les pirogues », a-t-il ajouté, s’exprimant devant des centaines de jeunes gens.
    Jeudi, l’agence de presse officielle mauritanienne avait annoncé que les garde-côtes avaient récupéré les corps de 89 personnes après qu’un gros bateau de pêche traditionnel avait chaviré au large de la côte sud-ouest du pays lundi.
    L’agence a cité des survivants, qui ont affirmé que le bateau était parti de la frontière entre la Gambie et le Sénégal avec 170 passagers à bord, ce qui porte le nombre de personnes disparues à 72. Un haut fonctionnaire local a donné des chiffres similaires à l’Agence France-Presse, sous couvert d’anonymat.
    La route de l’Atlantique est particulièrement dangereuse à cause de ses forts courants et parce que les migrants y voyagent sur des bateaux surchargés et parfois hors d’état de naviguer, manquant généralement d’eau potable. Elle est cependant de plus en plus empruntée à cause du renforcement de la surveillance en Méditerranée, par de jeunes gens en quête d’un meilleur avenir en Europe.« Les pays que certains jeunes veulent aller rejoindre, je peux vous assurer qu’ils sont eux-mêmes en crise ou en début de crise », a assuré samedi M. Sonko. « L’avenir du monde est en Afrique, et vous devez en être conscients, vous, les jeunes. Le seul continent qui a encore une marge de progression et de croissance importante, c’est l’Afrique », a-t-il estimé.
    Plus de cinq mille personnes sont mortes en essayant de rejoindre l’Espagne par la mer sur les cinq premiers mois de l’année, soit 33 morts par jour, selon Caminando Fronteras, une ONG espagnole. Il s’agit du nombre de décès quotidiens le plus élevé depuis que l’ONG a commencé à collecter des données, en 2007.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#atlantique#routemigratoire#mortalite#sante#migrationirreguliere

  • Naufrage de pirogue de Migrants à Niago, en Mauritanie: l’ADHA, MET et Miamsi-Sénégal déplorent la perte de 87 vies humaines
    https://www.dakaractu.com/Naufrage-de-pirogue-de-Migrants-a-Niago-en-Mauritanie-l-ADHA-MET-et-Miams

    Naufrage de pirogue de Migrants à Niago, en Mauritanie : l’ADHA, MET et Miamsi-Sénégal déplorent la perte de 87 vies humaines
    Naufrage de pirogue de Migrants à Niago, en Mauritanie : l’ADHA, MET et Miamsi-Sénégal déplorent la perte de 87 vies humaines
    Comme annoncé hier par Dakaractu, une pirogue en partance pour les Îles Canaries a chaviré aux larges de Niago, au Sud-Ouest de la Mauritanie. La pirogue avait à son bord 184 candidats à la migration irrégulière dont la majorité était des Sénégalais. La pirogue aurait quitté Niodior au Sénégal.
    Dans un communiqué conjoint, l’Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA), le Mouvement pour l’Éthique et la Transparence (MET), et MIAMSI-SENEGAL déplorent la perte de 87 vies humaines, dont une majorité de sénégalais, 36 secourus et expriment leur vive inquiétude pour la soixantaine de portés disparus pour lesquels les autorités mauritaniennes poursuivent les recherches", a indiqué le document.
    Pour ces trois organisations, « cet énième drame met en lumière les conditions de désespoir qui poussent de nombreux jeunes à risquer leur vie dans des traversées périlleuses, avec l’objectif de trouver de meilleures opportunités ailleurs ». Ainsi, elles dénoncent les efforts fournis par l’Etat, ainsi que les accords signés avec l’Union Européennes, sans résultats escomptés.
    Sur ce, l’ADHA, MET et Miamsi-Sénégal lancent un appel aux nouvelles autorités sénégalaises à intensifier leurs efforts pour prévenir de telles tragédies. Il est certes crucial de renforcer les mécanismes de surveillance et de secours en mer, mais il faut surtout mettre l’accent sur l’amélioration des conditions de vie des populations sénégalaises et la promotion de voies de migration sûres et légales", font savoir ces organisations de Droits Humains.
    Enfin, « l’ADHA, le MET, et MIAMSI-SÉNÉGAL réaffirment leur engagement à œuvrer pour la protection des droits des migrants et à sensibiliser les populations aux dangers des migrations irrégulières ».

    #Covid-19#migration#migrant#mauritanie#senegal#UE#routemigratoire#atlantique#mortalite#migrationirreguliere#niodor#sante

  • Au large de la Mauritanie, 89 personnes sont mortes en tentant de gagner l’Europe
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2024/07/05/mauritanie-89-migrants-clandestins-meurent-dans-l-atlantique-sur-la-route-de

    Au large de la Mauritanie, 89 personnes sont mortes en tentant de gagner l’Europe
    Publié aujourd’hui à 01h11, modifié à 07h25
    Près de 90 migrants ont péri lors du naufrage de leur embarcation, lundi 1ᵉʳ juillet, au large des côtes de la Mauritanie, dans l’océan Atlantique, ont rapporté jeudi l’Agence mauritanienne d’information et un haut responsable mauritaniens. Des dizaines d’autres sont portés disparus, ont-ils signalé. Les victimes étaient en route pour l’Europe.« Les garde-côtes mauritaniens ont retrouvé les corps de 89 personnes à bord d’un grand bateau de pêche traditionnel qui a chaviré » à 4 kilomètres de la ville de Ndiago, dans le sud-ouest de la Mauritanie, a rapporté l’agence de presse officielle mauritanienne. Les garde-côtes ont secouru neuf personnes, dont une fillette de 5 ans.
    L’agence a cité des témoignages de survivants selon lesquels le bateau était parti de la frontière entre le Sénégal et la Gambie avec à son bord 170 passagers, ce qui porterait à 72 le nombre de disparus. L’embarcation aurait donc remonté les côtes sénégalaises vers le nord et venait juste de passer dans les eaux mauritaniennes quand elle a sombré. Un haut responsable de l’administration locale a fourni à l’Agence France-Presse des informations similaires sous couvert d’anonymat.
    Il s’agit là du dernier drame en date sur la route migratoire de l’Atlantique, avec pour première destination les Canaries, archipel espagnol et porte d’entrée de l’Europe. Des milliers d’Africains fuyant la pauvreté, le chômage ou l’absence de perspectives empruntent cette route périlleuse en s’embarquant clandestinement contre de l’argent sur des pirogues ou des embarcations précaires qui peuvent transporter des dizaines de passagers.
    Il faut des jours de navigation pour parcourir plusieurs centaines de kilomètres jusqu’aux Canaries dans des conditions décrites comme terribles par les survivants, à la merci de la faim et la soif, du soleil, des éléments et des avaries. D’autres routes d’Afrique subsaharienne vers l’Europe passent par les terres et le désert en direction des côtes méditerranéennes. Le nombre de migrants ayant débarqué en 2023 aux Canaries a plus que doublé en un an pour atteindre le chiffre record de 39 910, selon le gouvernement espagnol.
    Plus de 5 000 migrants ont péri au cours des cinq premiers mois de 2024 en tentant de rallier les côtes espagnoles, la plupart sur la route des Canaries, dit l’ONG espagnole Caminando Fronteras. Les tragédies se succèdent. Au moins 26 migrants partis de Guinée ont perdu la vie au large du Sénégal en mai. Au moins 26 autres migrants ont connu le même sort en février, également au large du Sénégal. Les chiffres sont généralement loin de restituer la dimension de ces événements. Le nombre des passagers au départ et donc des disparus est difficile à établir en cas de mauvaise fortune de mer.La marine sénégalaise multiplie les interceptions de pirogues et les secours aux migrants en détresse. Elle rapportait cette semaine avoir intercepté une pirogue avec 74 candidats à l’émigration, dont 20 enfants. En juin, ses patrouilleurs ont intercepté plus de 470 personnes au cours de quatre opérations, selon des informations publiées sur les réseaux sociaux.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#mauritanie#igrationirreguliere#mortalitetraversee#routemigratoire#sante

  • Exploitation sexuelle de jeunes filles à Kedougou : Un vaste réseau Nigérien démantelé
    https://www.dakaractu.com/Exploitation-sexuelle-de-jeunes-filles-a-Kedougou-Un-vaste-reseau-Nigerie

    Exploitation sexuelle de jeunes filles à Kedougou : Un vaste réseau Nigérien démantelé
    La Division nationale de lutte contre le trafic des migrants, de la traite des personnes et de pratiques assimilées a démantelé un vaste réseau d’exploitation sexuelle de filles à Kédougou. Il a été démantelé par l’antenne de Kédougou. Les hommes de l’adjudant-chef Faye qui dirige l’antenne régionale de Kédougou de la DNL ont procédé à cette série d’arrestations et informent que la plupart sont des étrangers. « Jusqu’à présent, je n’ai pas arrêté un Sénégalais. C’est une pratique qui est là depuis un moment mais nous nous donnons corps et âme afin de stopper ce fléau », confie l’adjudant-chef Faye repris par Les Échos ce lundi. Les gérants de ces vastes réseaux ont été arrêtés et déférés au parquet. Ils seront présentés au tribunal de grande instance de Tambacounda cette semaine. Selon le quotidien Les Échos, « l’enquête préliminaire a, révélé que la plupart des filles ont été séduites par les trafiquants qui leur ont fait savoir qu’elles auront du travail, un logement et un salaire décent. Une fois au Sénégal, elles ont été surprises par l’attitude de leurs convoyeurs qui ont confisqué les passeports et autres papiers. Elles étaient enfermées dans des maisons closes et bien surveillées par les trafiquants ».

    #Covid-19#migrant#migration#traite#trafic#exploitationsexuelle#nigeria#senegal#kedougou#sante

  • Lutte contre les migrations irrégulières à Kolda : Le CINEMARENA et l’OIM préconisent l’agriculture et l’entrepreneuriat comme solutions…
    https://www.dakaractu.com/Lutte-contre-les-migrations-irregulieres-a-Kolda-Le-CINEMARENA-et-l-OIM-p

    Lutte contre les migrations irrégulières à Kolda : Le CINEMARENA et l’OIM préconisent l’agriculture et l’entrepreneuriat comme solutions…
    Le CINEMARENA et l’OIM sensibilisent les jeunes sur les risques liés aux migrations irrégulières par des séances de diffusion de films. Dans la foulée, ces deux entités présentent aux jeunes les opportunités offertes par la terre pour réussir sur place sans se lancer dans les océans pour l’Europe avec des lendemains incertains. Et pour y arriver, l’entrepreneuriat doit jouer un rôle important afin de trouver des solutions durables pour préserver les bras solides pour le développement du pays. En ce sens, Mbassa Sene préfet de Kolda estime qu’il faut transformer les faiblesses en forces en ayant comme solution l’agriculture.
    A en croire Mbassa Sene (préfet) « nous sommes ici pour lancer le programme d’information et de sensibilisation sur la migration irrégulière communément appelle CINEMARENA avec le partenaire OIM. C’est un projet pertinent dans la mesure où il vise à sensibiliser la communauté et les jeunes sur la problématique qu’est la migration irrégulière entre autres. » A cela, il précise « maintenant, il faut transformer cette migration de manière positive en évitant des départs catastrophiques connus de tout le monde. En ce sens, je pense que l’OIM a développé ses stratégies pour mieux lutter contre cette migration irrégulière. »
    Sur les opportunités de la région, il soutient « Kolda a des potentialités mais pourquoi, les jeunes délaissent ces opportunités pour partir. Et c’est cette réponse que CINEMARENAN essaie d’apporter aux jeunes en les engageant de manière responsable. »
    Les opportunités de la région sont entre autres l’élevage, l’agriculture, l’apiculture. A cela, il faut ajouter les terres arables, les pâturages qu’il faut valoriser pour lutter contre le chômage et les migrations irrégulières. Et pour pérenniser tout cela, il faut éduquer les jeunes en éducation financière pour un développement durable. C’est pourquoi, le programme itinérant d’éducation et d’information sensibilise sur les opportunités socio-économiques des foyers de départ comme alternative à la migration irrégulière.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#OIM#migrationirreguliere#economie#jeunesse#education#developpementdurable#sante

  • Égypte : L’ambassade du Sénégal alerte sur la nécessité de régularisation de ses ressortissants
    https://www.seneweb.com/news/Education/egypte-l-ambassade-du-senegal-alerte-sur_n_443913.html

    Égypte : L’ambassade du Sénégal alerte sur la nécessité de régularisation de ses ressortissants
    Par : Moustapha TOUMBOU - Seneweb.com | 26 juin, 2024 à
    Avis aux sénégalais vivant au pays des pharaons. L’Ambassade de la République du Sénégal au Caire informe les ressortissants sénégalais résidant en Égypte sans titre de séjour valide de l’urgence de régulariser leur situation avant la date butoir du 30 juin 2024. Cette initiative fait suite à l’adoption par les autorités égyptiennes « de nouvelles mesures » depuis janvier 2024 concernant le séjour des étrangers sur leur territoire.
    Ces mesures incluent une campagne « globale de vérification sur le terrain » visant à renforcer le contrôle migratoire, avec des sanctions potentielles allant jusqu’au refoulement pour les contrevenants.
    L’Ambassade exhorte ainsi les ressortissants sénégalais détenteurs de « cartes de séjour, d’études ou d’exemption de titre de séjour » à les avoir en leur possession lors de leurs déplacements à l’intérieur du pays pour les présenter lors des contrôles.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#egypte#statutmigratoire#politiquemigratoire#droit#refoulement#sante

  • Emigration irrégulière : La Marine intercepte une pirogue au large de Saint-Louis avec 150 personnes
    https://www.dakaractu.com/Emigration-irreguliere-La-Marine-intercepte-une-pirogue-au-large-de-Saint

    Emigration irrégulière : La Marine intercepte une pirogue au large de Saint-Louis avec 150 personnes
    La marine nationale sénégalaise a intercepté dans la nuit du lundi au mardi 25 juin, une pirogue au large de Saint-Louis avec à son bord environ 150 migrants.Selon le tweet de la Dirpa, c’est le patrouilleur de haute mer NIANI qui a effectué cette opération à 135 km au large des côtes Saint-Louisiennes. 3 femmes et 3 enfants étaient parmi les 150 personnes secourues et ramenées à Dakar à la Base Navale. Les services de la communication des Armées sénégalaises renseignent que six (6) malades sont pris en charge, ce mardi matin.

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#migrationirreguliere#traversee#routemigratoire#atlantique#saintlouis#mineur#sante

  • « Les enfants ne comprennent pas pourquoi ils ne sont pas avec leur papa » : Amy, séparée de son mari aux Canaries - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/57852/les-enfants-ne-comprennent-pas-pourquoi-ils-ne-sont-pas-avec-leur-papa

    « Les enfants ne comprennent pas pourquoi ils ne sont pas avec leur papa » : Amy, séparée de son mari aux Canaries
    Par Marlène Panara
    Après une périlleuse traversée de l’océan Atlantique, Amy et sa famille ont atteint l’archipel des Canaries. Mais peu après leur arrivée, la famille originaire du Sénégal est séparée, le temps d’effectuer des tests de paternité. Une séparation très difficile pour les trois enfants du couple. Témoignage.
    Amy* a pris la mer en Mauritanie pour les Canaries en mars, il y a trois mois. Après une périlleuse et difficile traversée, qu’elle ne souhaite pas évoquer, la jeune Sénégalaise débarque à El Hierro, à l’ouest des Canaries, avec sa petite sœur, son mari et leurs trois enfants de 9, 5 et 1 an et demi. Elle attend, depuis, d’être transférée avec sa famille sur le continent européen.
    "Après un mois à El Hierro, on a tous été emmenés à Las Palmas [sur l’île de Grande Canarie, ndlr]. C’est là que mon mari et moi avons été séparés. Avec les enfants et ma sœur, on vit dans le centre géré par Cruz Blanca. Mon mari, lui, est dans celui de la Croix-Rouge. Les deux structures sont séparées par un grillage.La journée, on peut sortir, alors on se voit dans un petit parc dehors. C’est la seule façon d’être ensemble, car quand on se parle à travers le grillage, les gens du centre nous disent d’arrêter, que c’est interdit.
    C’est très difficile de ne pas être ensemble dans le centre. Les enfants ne comprennent pas pourquoi ils ne sont pas avec leur papa le soir, ou quand ils vont se coucher. Ils n’ont pas l’habitude.
    Une fois aux Canaries, les familles sont soumises à des tests ADN pour vérifier leur lien de parenté, d’après la Croix-Rouge espagnole. Le but : vérifier que les mineurs voyagent bien avec des membres de leur famille. Si un enfant voyage avec une autre personne que ses parents, des exceptions peuvent être faites, avec l’aide d’un assistant social. Ces procédures peuvent prendre plusieurs semaines.
    J’ai fait une demande de regroupement familial. J’ai tout raconté à l’assistante sociale, on a fait un dossier, et des tests ADN. Mais depuis, je n’ai aucune réponse. On me demande aussi de prouver que ma sœur est bien ma sœur. En plus des tests ADN, j’ai donné des photos de ses fêtes d’anniversaire. J’espère qu’on va nous croire. On ne s’attendait pas à ça, car on est arrivé ensemble. Avant de venir ici, on vivait tous dans la même maison en Mauritanie. J’ai quitté le Sénégal avec mon mari en 2018, pour fuir mon père violent. J’ai pris ma petite sœur avec moi, pour nous sauver.
    InfoMigrants recueille régulièrement des témoignages de femmes migrantes ayant quitté leur pays pour fuir un entourage familial violent. Marie, une Ivoirienne de 22 ans, a fui la Côte d’Ivoire et sa famille musulmane, qui voulait la contraindre à un mariage forcé et à une mutilation génitale. « J’ai même eu peur qu’ils me tuent si je persistais dans ma relation avec un non musulman », avait-elle raconté.
    En Mauritanie, la vie n’était pas trop difficile, mais je voulais une autre éducation pour mes enfants. Je veux qu’ils fassent des études en français, c’est mieux pour leur avenir. Moi je ne voulais pas prendre la mer, mais on n’avait pas d’autres solutions pour aller en Europe. Et rentrer au Sénégal, c’était hors de question. C’est trop dangereux pour moi et ma famille.
    Le temps est si long ici. Je m’inquiète, j’ai peur qu’on soit séparés encore longtemps. Quand je demande des nouvelles de mon dossier, on me dit à chaque fois : ‘Il faut attendre’, ‘on vous tiendra au courant’. Je suis fatiguée.Et pendant ce temps, mes enfants ne vont pas à l’école. Ils jouent parfois avec les autres dans le centre, mais ils s’ennuient quand même un peu, on fait toujours la même chose. Parfois, je me mets dans un coin et je pleure. Je regrette, je me dis que je n’aurais jamais dû venir ici. Et puis je sèche mes larmes, et je me dis que ça va aller."

    #Covid-19#migrant#migration#espagne#canaries#mauritanie#senegal#regourpementfamilial#testADN#politiquemigratoire#routemigratoire#famille#mineur#sante

  • Cinq migrants retrouvés morts dans une embarcation au large des Canaries - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/57905/cinq-migrants-retrouves-morts-dans-une-embarcation-au-large-des-canari

    Cinq migrants retrouvés morts dans une embarcation au large des Canaries
    Par La rédaction Publié le : 20/06/2024
    Les sauveteurs espagnols ont retrouvé mercredi soir cinq corps dans un canot de migrants au large de l’île canarienne de Tenerife. Trois cadavres ont été récupérés par les forces espagnoles mais deux autres ont été laissés dans l’embarcation à la dérive, les mauvaises conditions météorologiques rendant les opérations difficiles. Par ailleurs, 68 exilés du même bateau ont pu être secourus.
    La route migratoire reliant l’ouest de l’Afrique à l’archipel espagnol des Canaries continue de faire des victimes. Mercredi 19 juin dans la soirée, cinq corps de migrants ont été retrouvés par les autorités espagnoles dans une embarcation à la dérive à environ 800 km au sud de l’île de Tenerife, ont indiqué les sauveteurs sur X (ex-Twitter).
    La pirogue, partie de Gambie, a été repérée dans l’après-midi par un bateau commercial en route vers le Brésil. L’équipage a prévenu les Espagnols, qui ont rejoint le canot en détresse. Soixante-huit personnes ont été prises en charge par les sauveteurs puis ramenés aux Canaries, et trois corps récupérés. Mais les deux autres ont dû être laissés à bord de l’embarcation de fortune, qui continuait à dériver, en raison des mauvaises conditions météorologiques dans la zone, précisent les sauveteurs espagnols.
    Ce nouveau drame illustre l’augmentation des arrivées de migrants aux Canaries enregistrée ces dernières semaines. Et le mois de juin est particulièrement dense. Du 1er au 15 juin, 1 860 personnes ont débarqué dans l’archipel, contre 1 135 pour l’ensemble du mois de mai, selon les chiffres du ministère espagnol de l’Intérieur publiés lundi 17 juin.
    Depuis le début de l’année 2024, le nombre de débarquements aux Canaries connait un nouveau record. Entre le 1er janvier et la mi-juin, près de 19 000 migrants à bord de 290 canots sont arrivés dans ces îles espagnoles, contre près de 6 000 répartis dans 126 embarcations à la même période de l’an dernier.
    En 2023 déjà, les débarquements avaient explosé dans la région : près de 40 000 migrants étaient arrivés aux Canaries, soit plus du double du chiffre enregistré l’année précédente et plus même qu’en 2006, année de la « crise des cayucos », lors de laquelle près de 32 000 personnes avaient débarqué.Depuis 2018, les exilés tentent de rejoindre l’Espagne via les Canaries, en traversant l’Atlantique afin d’éviter les contrôles renforcés plus au nord, en Méditerranée. Si pendant longtemps les migrants prenaient la mer depuis les plages marocaines pour atteindre l’archipel espagnol, désormais ils n’hésitent plus à tenter leur chance plus au sud.
    Ainsi, en 2023, la majorité des départs ont eu lieu depuis les rives sénégalaises, distantes d’environ 1 500 km des Canaries. Et depuis janvier, on constate une recrudescence des tentatives de traversée depuis la Mauritanie.
    Mais beaucoup d’embarcations ne parviennent jamais à toucher les côtes espagnoles. Les forts courants et les vents violents fréquents dans cette partie de l’Atlantique peuvent provoquer des naufrages ou faire dériver les frêles canots, souvent surchargés et pas adaptés pour entreprendre une telle traversée. Selon l’ONG espagnole Caminando Fronteras, entre janvier et mai 2024, plus de 4 800 personnes ont perdu la vie dans cette zone maritime, soit une personne décédée toutes les 45 minutes. Un chiffre en nette augmentation : Caminando Fronteras avait comptabilisé 6 800 décès sur cette même route pour l’ensemble de l’année 2023.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#canaries#espagne#routemigratoire#atlantique#mortalite#sante

  • Syndromes respiratoires et cas de décès de certains pèlerins : Vers une nouvelle explosion des cas de Covid-19
    https://www.dakaractu.com/Syndromes-respiratoires-et-cas-de-deces-de-certains-pelerins-Vers-une-nou

    Syndromes respiratoires et cas de décès de certains pèlerins : Vers une nouvelle explosion des cas de Covid-19
    La maladie de la Covid-19 fait-elle sa « réapparition » au Sénégal ? Une baisse des cas positifs etait notés mais on ne peut pas parler de « sa disparition » du territoire sénégalais parce que jusque là, aucun service du ministère de la santé n’a informé sur « l’éradication définitive » de cette maladie qui a commencé ses ravages en 2019 dans une province en Chine . C’est un relâchement des sénégalais qui a été certes noté avec le non-respect des mesures sanitaires qui avaient été établies. En effet, sur certains pèlerins revenant de La Mecque, les symptômes ont commencé, après examen de routine, été détectés ( fièvre, toux, difficultés respiratoires etc… ) Des signes ressemblant à ceux de la Covid-19 certes, mais est-ce suffisant pour dire que réellement, c’est la Covid-19 ? En tout, tout ces signes portent à croire qu’il s’agirait d’une « résurgence » de la maladie. En effet, le ministre de la santé et de l’action sociale donne plus de détails sur ce qui est arrivé à ces pèlerins déjà dépistés.
    Ce qui reste préoccupant pour les autorités sanitaires du Sénégal, c’est cette vague de pèlerins venant de La Mecque qui montrent des signes de la maladie. Après les premiers tests sur plusieurs pèlerins, des cas positifs au coronavirus ont été confirmés. Le ministre de la santé et de l’action sociale, Ibrahima Sy qui s’est déplacé à l’aéroport international Blaise Diagne a fait le constat : « Nous avons été informés des cas de décès de certains pèlerins à La Mecque. Au début, nous avions pensé que cette situation était due à cette vague de chaleur. Mais on s’est rendu compte qu’il y’a un syndrome respiratoire avec les cas de décès. On s’est dit qu’il est préférable de prendre les dispositions au retour des pèlerins pour faire le dépistage des pèlerins. Il y’a d’ailleurs des cas de Covid-19 qui ont été détectés. Nous sommes en train de leur fournir l’information pour que leurs familles puissent prendre les dispositions ». Le Sénégal se dirige-t-il de nouveau vers des jours sombres comme cela l’a été particulièrement en 2020 ? l’autorité a déjà informé sur les dispositions à prendre concernant le respect des mesures sanitaires

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  • Transferts de fonds vers son pays d’origine : Le Sénégal meilleur élève de la diaspora africaine en Belgique avec 2,08%
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    Transferts de fonds vers son pays d’origine : Le Sénégal meilleur élève de la diaspora africaine en Belgique avec 2,08%
    Le Sénégal se positionne à la première place parmi les pays africains en Belgique qui ont le plus contribué aux transferts de capitaux vers les siens. C’est avec un taux de 2,08% de frais de transaction. L’annonce a été faite lors du 1er sommet national sur les transferts de fonds des diasporas africaines dans le cadre du projet O-REMIT qui analyse les envois de fonds des émigrés en Belgique vers leur pays d’origine, organisé par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) de la Belgique et du Luxembourg.
    Il ressort de ce sommet que si on veut faciliter ces transferts bien nécessaires, les frais de transactions ne devraient pas dépasser 3% du montant. C’est pour l’instant seulement le cas pour quelques pays africains : le Sénégal 2,08%, le Mali 2,11%, le Burkina Faso 2,51%, le Bénin 2,81% et le Niger 2,87% ) mais ils sont loin d’être aussi accessibles pour les autres pays analysés, avec en bout de liste le Rwanda (6,66% de frais), le Guinée (6,6%), les territoires palestiniens occupés (6,19%), mais aussi la République démocratique du Congo (5,21%). Par ailleurs, le manque de données et le côté informel, dans environ 35% des transactions, rend cependant difficile un aperçu précis.
    En outre, le projet O-Remit s’est également intéressé au profil de personnes présentes en Belgique au sein de la communauté sénégalaise et contribuant au budget de leurs proches restés dans leur pays d’origine. Majoritairement, il s’agit de personnes de moins de 40 ans ayant un haut degré d’éducation (universitaire ou haute école) et salariées.Globalement, les transferts de la diaspora africaine en Belgique s’élevaient à 7 milliards de dollars en 2022, soit plis de 4275 milliards de francs CFA. Ledit sommet était présidé par l’Ambassadeur SEM Hugo Verbist, Envoyé spécial pour l’asile et la migration en présence de Mme Marise Habib, Chef de Mission de l’OIM Belgique/Luxembourg, SEM Thérence Ntahiraja, Ambassadeur du Burundi en Belgique et tant d’autres intervenants du secteur de la migration. L’Observatoire des Sénégalais de la Diaspora (OSD) a représenté le Sénégal en participant aux travaux et en présentant les caractéristiques de la diaspora sénégalaise du Royaume.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#transfert#diaspora#sante

  • Emigration clandestine : Le Patrouilleur le NIANI a secouru 52 migrants au large de Mbour, ce mercredi
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    Emigration clandestine :
    Le Patrouilleur de haute mer NIANI a secouru ce 19 juin, vers 16h, une pirogue transportant 52 migrants, à environ 57 km au large de Mbour, renseigne la Direction de l’Information et des Relations Publiques des Armées sénégalaises (Dirpa).
    Selon la même source, « l’embarcation était partie de la Gambie dans la nuit du 18 au 19 juin. Ces migrants proviennent de Gambie, Guinée-Bissau, du Nigeria et du Sénégal », indique la DIRPA, dans son post sur X (ex Twitter).

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  • Journée Mondiale du Réfugié : L’Etat du Sénégal naturalise plus de 400 refugiés Mauritaniens
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    Journée Mondiale du Réfugié : L’Etat du Sénégal naturalise plus de 400 refugiés Mauritaniens
    La Représentation Multi-pays du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés au Sénégal et ses partenaires ont célébré la journée mondiale du Réfugié (JMR), ce 20 juin 2024 au centre international pour le commerce extérieur du Sénégal (CICES). Lancé en 2001, par l’assemblée générale des Nations unies, le haut-commissariat pour les réfugiés (HCR) à travers cet événement a communiqué avec le monde sur la situation des réfugiés au besoin de protection et l’importance de les inclure dans une communauté, leur chercher des solutions durables. Une occasion pour mettre en lumière le courage et la résilience des réfugiés qui ont dû quitter le pays à cause de conflits de l’insécurité ou de persécution et de violation des droits humains. Placé sur le thème de la solidarité pour un monde qui accueille les personnes réfugiés, l’objectif de cet évènement est de sensibiliser sur la situation des réfugiés, de remercier les partenaires gouvernementaux et opérationnels, les ambassades, les donateurs et aussi de mobiliser les ressources pour faciliter l’inclusion socio-économique et la mise en œuvre de solutions durables pour les réfugiés.
    Le Représentant du MCO-Sénégal ( Multi-Country Office au Sénégal), Ali MAHAMAT a adressé ses remerciements à tous les invités qui ont répondu présents à ce grand évènement pour la célébration de cette journée mondiale des réfugiés. Ce dernier a profité de l’occasion pour exprimer toute sa gratitude aux autorités du Sénégal pour leur soutien. Au nombre de 11.000 réfugiés environ, le gouvernement sénégalais a octroyé des décrets de naturalisation à plus de 400 réfugiés mauritaniens. Sur ce point, il estime que c’est un geste de solidarité par excellence que ne cesse de montrer le gouvernement sénégalais à travers l’inclusion des réfugiés dans les programmes au niveau national. Sous un autre angle, en collaboration avec les autorités, il s’est réjoui de la recherche de solution durable pour les réfugiés. C’est ainsi par la voix du MCR, qu’ il salue l’engagement du gouvernement Sénégal prêt à couvrir les réfugiés.
    Pour l’Amiral Oumar WADE, vice -président du comité national de gestion des réfugiés et personnes déplacés(CNRRPD), cette journée célébrée depuis 23 ans s’inscrit d’abord sur la solidarité d’où la pertinence de ce thème car la plupart de ses gens qui ont trouvé leur refuge au Sénégal sont des personnes qui ont été victimes de violence, de persécutions, et de violations de droits dans leurs pays d’origine. En partenariat avec les nations -unies, il s’agit pour le Sénégal de leur assurer leur sécurité pour leur installation harmonieuse dans les communautés d’accueil et s’assurer que leurs droits fondamentaux que sont la santé, l’éducation et le droit de vivre dans un environnement. En à croire ,313 réfugiés ont été naturalisés sénégalais l’année dernière contre presque 500 qui sont en cours de traitement avec les services compétents. Il espère tout de même qu’ils seront finalisés d’ici la fin de l’année pour leur insertion socio-économique au Sénégal. D’une manière symbolique, des décrets de naturalisation et des prix d’encouragements ont été remis à des parents réfugiés et leurs enfants.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#mauritanie#refugie#naturalisation#sante

  • Asile : l’Espagne affiche le taux de protection le plus bas d’Europe - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/57903/asile--lespagne-affiche-le-taux-de-protection-le-plus-bas-deurope

    Asile : l’Espagne affiche le taux de protection le plus bas d’Europe
    Par La rédaction Publié le : 20/06/2024
    Avec un taux de protection à 12% en 2023, l’Espagne est loin de la moyenne européenne, à 42%. Un chiffre qui s’explique par les nationalités concernées par les demandes de protection, sud-américaines et marocaine notamment, rarement éligibles à l’asile.
    L’Espagne à la traîne en matière de droit d’asile ? C’est ce qu’en conclut la Commission espagnole d’aide aux réfugiés (CEAR) dans son rapport annuel sur les réfugiés en Espagne et en Europe, publié le 17 juin. D’après l’organisme chargé de l’accueil des demandeurs d’asile dans le pays, qui cite les chiffres du ministère de l’Intérieur, le taux de protection en Espagne s’élève à 12%, « très loin de la moyenne européenne de 42 % ».
    Sur les 88 042 nouveaux dossiers déposés en 2023, 11 162 ont reçu une réponse favorable, statut de réfugié ou protection subsidiaire. La protection pour raisons humanitaires - qui n’est pas prise en compte dans le calcul car définie par l’État et non par la Convention de Genève - a été octroyée, elle, à un plus de 41 000 personnes.Pour l’année 2023, 163 220 demandes d’asile au total étaient en attente, ce qui place l’Espagne en troisième position des États membres de l’Union européenne (UE) en nombre de dossiers, derrière l’Allemagne (351 510) et la France (166 880).
    Durant la présentation du rapport à la presse, Mauricio Valiente, membre de la CEAR a pointé du doigt le « modèle migratoire » propre à l’Espagne, selon lui « très restrictif » en termes d’évaluation des conditions d’octroi de la protection internationale.
    Les Sud-Américains et les Marocains parmi les plus rejetés
    Les exilés les plus impactés par le taux de rejet sont les ressortissants de pays d’Amérique latine, nombreux dans la péninsule ibérique. Ainsi, le Venezuela, la Colombie, le Pérou, le Honduras et Cuba figurent parmi les cinq nationalités les plus rejetées. Arrive ensuite le Maroc, avec un peu plus de 3 000 demandes déboutées en 2023. Une situation qui s’explique par la non éligibilité de ces nationalités à l’asile, les autorités considérant que la situation dans ces pays ne remplit pas les critères fixés par la Convention de Genève.
    Pour résider en Espagne, les Marocains optent en général pour un titre de long séjour, un visa saisonnier ou étudiant. Dans une interview à l’agence de presse EFE, l’ambassadrice du royaume dans le pays Karima Benyaich tient d’ailleurs à souligner « l’incorporation réussie de nombreux migrants marocains dans le tissu social et économique espagnol ».Selon les chiffres de juin 2022 publiés par l’Institut national espagnol de la statistique (INE), ils constituent la première communauté étrangère légalement installée en Espagne, avec près de 760 000 membres, devant les Roumains et les Colombiens.
    Les Sénégalais pointent quant à eux au huitième rang des nationalités les plus rejetées, avec 2 173 refus l’an passé. La grande majorité d’entre eux empruntent la route migratoire des Canaries, qui a concentré en 2023 70% des arrivées irrégulières en Espagne. Depuis l’année dernière, de nombreux départs ont été détectés depuis le Sénégal, les contrôles policiers ayant été renforcés au large du Maroc. Le 3 juin dernier, la Marine sénégalaise a intercepté une embarcation de 219 personnes au large de Dakar. Au mois de mai, 500 migrants avaient déjà été arrêtés au même endroit à bord de quatre pirogues. A contrario, les nationalités les plus enclines à obtenir une protection sont l’Ukraine, le Mali, le Burkina Faso, la Somalie, le Soudan et la Syrie, dont le taux dépasse 90%. Amadou, lui, a obtenu une protection il y a peu. Arrivé il y a trois ans via la route des Canaries, le jeune Malien tente aujourd’hui d’oublier les agressions et les menaces dont il a été victime dans son pays natal, raconte-t-il à la CEAR. Les mauvais souvenirs ne s’effacent pas, mais Amadou apprend à vivre avec. « En Espagne, maintenant, je suis heureux », affirme-t-il.

    #Covid-19#migrant#migration#espagne#asile#protection#politiquemigratoire#maroc#senegal#droit#sante

  • Migration pour le développement : Le ministre Ndeye Khady D. Gaye salue les opportunités offertes aux jeunes
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    Migration pour le développement : Le ministre Ndeye Khady D. Gaye salue les opportunités offertes aux jeunes
    La clôture du Programme Migration pour le Développement a enregistré un bilan positif pour l’Emploi des Jeunes au Sénégal. Organisée par l’Agence Nationale pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (ANPEJ), la cérémonie a vu la participation de nombreuses personnalités, notamment Mme Khady Diene Gaye, ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, qui a présidé l’événement ainsi que l’ambassadeur de la République d’Allemagne au Sénégal M. Sonke Siemon et des partenaires.
    Lancé en 2017, le Programme Migration pour le Développement a marqué une étape cruciale dans la gestion des questions migratoires au Sénégal. L’une des réalisations majeures du programme est la mise en place du Centre Sénégalo-Allemand d’information sur l’emploi, la Migration et la Réintégration (CSAEM). Ce centre a permis à l’ANPEJ d’adopter une approche proactive face aux défis migratoires, en offrant des sessions de sensibilisation, de formation et des dispositifs d’aide à l’emploi.
    Lors de son allocution, Mme Khady Diene Gaye a souligné l’importance de telles initiatives pour le développement économique et social du pays. « Le CSAEM a joué un rôle déterminant en fournissant aux jeunes et aux migrants de retour des opportunités concrètes pour leur réintégration et leur insertion professionnelle », a-t-elle déclaré. Elle a également salué la coopération allemande pour son soutien continu et son engagement en faveur de l’emploi des jeunes.
    Le Programme a notamment permis la mise en place de bourses de stage et l’appui matériel pour les migrants de retour, des initiatives qui ont contribué à améliorer les perspectives professionnelles de nombreux jeunes Sénégalais. Plusieurs bénéficiaires présents à la cérémonie ont témoigné de l’impact positif du programme sur leur parcours professionnel. « Grâce à la bourse de stage obtenue par le biais du CSAEM, j’ai pu acquérir des compétences précieuses qui m’ont aidé à trouver un emploi stable », a confié Mamadou Diop, l’un des bénéficiaires.
    La clôture du programme marque la fin d’une phase, mais Mme Khady Diene Gaye a insisté sur la nécessité de continuer sur cette lancée. « Nous devons capitaliser sur les acquis de ce programme et redoubler d’efforts pour offrir à nos jeunes des perspectives d’avenir prometteuses », a-t-elle conclu.

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#developement#retour#jeunesse#CSAEM#emploi#allemagne#sante

  • En cinq mois, plus de 4 800 migrants sont morts en tentant de rejoindre les Canaries, d’après une ONG - InfoMigrants
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    En cinq mois, plus de 4 800 migrants sont morts en tentant de rejoindre les Canaries, d’après une ONG
    Par Marlène Panara Publié le : 12/06/2024
    Entre janvier et mai 2024, plus de 4 800 personnes ont perdu la vie dans l’océan Atlantique, d’après l’association espagnole Caminando Fronteras qui s’appuie sur des témoignages de proches de disparus. La plupart de ces personnes ont pris la mer depuis les côtes mauritaniennes.
    « Il s’appelle Abdou Aziz Fall, il est Sénégalais et a disparu en Mauritanie le 23 janvier 2024. Depuis, sa famille le recherche ». Une photo du jeune homme, rasé de près et en chemise blanche, accompagne le petit texte. Cet appel à témoin fait partie des centaines d’autres publiés sur le site de l’ONG Caminando Fronteras, qui compile les personnes disparues sur les routes migratoires menant à l’Espagne.
    Celle des Canaries est, pour l’association, la plus meurtrière. D’après ses données publiées le 12 juin, sur 5 054 personnes décédées entre janvier et mai 2024 sur les voies qui mènent à l’Espagne, 4 808 sont mortes dans l’océan Atlantique. Soit une toutes les 45 minutes.Sur l’ensemble de l’année 2023, Caminando Fronteras avait compté plus de 6 800 décès sur la même route.
    Des chiffres « conséquents aux accords bilatéraux de l’Espagne avec d’autres pays frontaliers qui se concentrent sur l’évitement des départs, et non sur des protocoles pour garantir le droit à la vie des personnes en mer », déplore la fondatrice de l’association, Helena Maleno, qui regrette également « un grand manque de moyens de recherche et de sauvetage lors des alertes sur les bateaux disparus ». « Nous ne pouvons pas laisser des gens mourir en mer au nom du contrôle de l’immigration », fustige-t-elle.
    L’organisation internationale pour les migrations (OIM), elle, compte 249 morts sur la même voie, en 2024. Un écart avec les chiffres de Caminando Fronteras qui s’explique par des méthodologies distinctes. Caminando Fronteras s’appuie sur les appels de détresse des migrants en mer ou de leurs familles pour élaborer ses rapports. L’OIM quant à elle répertorie « tous les naufrages dont on est certains à 100%, nous sommes très strictes à ce sujet », avait expliqué en janvier à InfoMigrants Flavio di Giacomo, porte-parole du bureau de coordination méditerranéen de l’OIM. Des articles de presse, et des témoignages indirects font partie des sources exploitées.
    « Il est plus facile d’avoir des certitudes sur la route de la Méditerranée que sur celle de l’Atlantique, plus longue, et dont les bateaux sont plus difficiles à repérer, avait-il admis. Ce chemin en plein océan est très dangereux, c’est donc probable qu’il y ait beaucoup de naufrages dont personne n’entend parler », avait ajouté le responsable de l’OIM.
    La route des Canaries est active depuis 2005. Un an plus plus tard est survenue la « crise des cayucos » : près de 32 000 personnes avaient débarqué dans l’archipel, du jamais vu. Mais le déploiement sécuritaire qui s’opère dans l’océan Atlantique à partir de 2007 tarit petit à petit cette route, au profit de celle de la Méditerranée centrale.Puis à partir de 2018, les conditions de vie des Subsahariens en Libye, la militarisation des routes qui mènent au nord de l’Afrique, ou encore la surveillance accrue des garde-côtes marocains en Méditerranée poussent, de nouveau, les migrants sur la route des Canaries. Et depuis la fin de la pandémie de Covid-19, les arrivées sur les îles espagnoles sont quasi quotidiennes.
    En cinq mois cette année, plus de 17 000 migrants ont débarqué aux Canaries, contre 4 700 l’année dernière à la même période, d’après le ministère de l’Intérieur espagnol. Samedi 7 et dimanche 8 juin, en 48h, 800 personnes ont été secourues au large de l’archipel.
    Beaucoup d’embarcations en revanche ne foulent jamais le sol espagnol. Le 13 avril, une pirogue partie de Mauritanie a été retrouvée à Para, au large du Brésil. À l’intérieur gisaient neuf corps, dont celui d’un Malien et d’un Mauritanien. « Sans aucun doute, le bateau est resté à la dérive pendant une longue période. Nous avons retrouvé un registre important précisant que le bateau était en Mauritanie le 17 janvier. Les faits se sont donc produits après cette date » avait expliqué José Roberto Peres, chef de la police fédérale du Pará.
    D’après Caminando Fronteras, la majorité des exilés ayant perdu la vie cette année sur la route des Canaries – soit 3 600 personnes originaires de différents pays du Sahel - sont parties des côtes mauritaniennes. Les autres ont pris la mer au Sénégal, en Gambie, et depuis le sud du Maroc.La région du Sahel, qui comprend le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie et le Niger, est confrontée à « une grave crise humanitaire » qui a déjà poussé des millions de personnes à fuir leurs foyers, d’après le Haut-Commissariat aux réfugiés de l’ONU (HCR). Les conflits armés, les coups d’États répétés, couplés à une pauvreté extrême devrait encore « détériorer la situation politique, sécuritaire et économique en 2024 », explique l’agence.
    Fin 2023, près de 55 000 Maliens notamment ont fui vers la Mauritanie. Une partie d’entre eux continueront leur chemin vers l’Europe

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#espagne#canaries#routemigratoire#atlantique#mortalite#sante

  • Des milliers d’Africains expulsés par l’Algérie en détresse au Niger
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2024/06/10/au-niger-assamaka-porte-de-l-enfer-des-senegalais-chasses-d-algerie_6238507_

    Des milliers d’Africains expulsés par l’Algérie en détresse au Niger
    Par Abbas Asamaan (Dakar, correspondance)
    « Où est la rupture ? Où est le changement [promis par le nouveau président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye] ? », proteste Mouhamadoul Makhtar Thiam, étudiant perdu dans l’enfer d’Assamaka, poste-frontière nigérien, à 15 kilomètres de l’Algérie et 4 000 kilomètres de Dakar. L’homme de 24 ans, joint au téléphone par Le Monde, a été jeté dans le désert, le 29 mars, par les forces de sécurité algériennes. Depuis, il multiplie les appels aux autorités sénégalaises pour être rapatrié.
    « On est 150 migrants sénégalais coincés dans le désert, témoigne, à ses côtés, un compatriote. Il y a urgence, certains sont blessés. » Le centre de santé d’Assamaka, géré par les équipes de Médecins sans frontières (MSF), est en effet débordé par l’afflux de migrants. Dans une vidéo transmise au Monde, un autre Sénégalais, Mohamed Diallo, montre les traces de brûlure qui constellent ses bras et son torse. « Un lynchage », survenu à Tamanrasset, la dernière ville du Grand Sud algérien, assure Mouhamadoul Makhtar Thiam. « Il est souffrant, on doit l’évacuer au plus vite », s’énerve-t-il, alors que l’Algérie multiplie les refoulements massifs.
    En 2023, d’après MSF, plus de 22 250 migrants subsahariens ont été expulsés à Assamaka. Selon les sources, Alger en a expulsé entre 7 000 et 9 000 autres depuis le début de l’année, provoquant un raidissement diplomatique avec le Niger. En dépit de l’émoi suscité dans les médias sénégalais – une vidéo que Mouhamadoul Makhtar Thiam avait envoyée à l’ONG sénégalaise Horizons sans frontières a été diffusée au journal télévisé de TFM, l’une des chaînes les plus regardées du Sénégal, début juin –, ni le président, Bassirou Diomaye Faye, ni son premier ministre, Ousmane Sonko, ni le secrétaire d’Etat chargé des Sénégalais de l’extérieur n’ont réagi publiquement. « On n’est pas dans l’émotionnel », s’agace une source proche de ce dernier.
    Les expulsions, elles, se font sans compassion : des camions à bestiaux partis d’Algérie déversant des sans-papiers au « point zéro » de la frontière avec le Niger, forçant, en 2023, selon une source humanitaire, au moins 16 000 personnes à parcourir 15 kilomètres sous le soleil brûlant jusqu’à Assamaka. « Je pensais que mon cauchemar allait prendre fin, confie Mouhamadoul Makhtar Thiam. Mais ça n’était que la suite de l’enfer que je vis depuis février. »
    Son exode ponctué de sept séjours en prison dans les geôles algériennes a été motivé, précise-t-il, « par le régime de répression de Macky Sall », au pouvoir jusqu’en avril. Une journée, celle du refoulement, le 29 mars, reste gravée dans sa mémoire : « Il était 13 heures, le soleil au zénith, une chaleur suffocante, et nous n’avions ni eau ni téléphone. Je voyais les gens tomber et mourir sous mes yeux, et j’étais impuissant. »
    Depuis, l’étudiant sénégalais s’efforce de survivre avec très peu d’eau potable, confronté à des rixes incessantes entre migrants, dont le nombre ne cesse de croître. « Ce mercredi encore, vingt et un ont été refoulés » d’Algérie, dit-il. Comme cent quarante de ses camarades, tous âgés de moins de 35 ans, il a fait le choix du « rapatriement volontaire », procédure de l’Organisation internationale pour les migrations.
    « Des urgences migratoires ont été résolues en une journée », rappelle pourtant une source diplomatique sénégalaise, citant le rapatriement express, en 2023, sous la présidence de Macky Sall, de trente-sept Sénégalais de l’île de Sal, au Cap-Vert, ou le retour au pays de soixante-seize autres de Tunisie, après la vague xénophobe, consécutive aux propos racistes du président Kaïs Saïed sur les Africains subsahariens.
    « On n’est pas à la hauteur au Sénégal, enrage Boubacar Sèye, président d’Horizons sans frontières. Il faut mettre en place une agence autonome chargée des migrations internationales pour avoir un réel accompagnement pour toutes ces personnes en détresse. » Sans le battage médiatique, les milliers de Sénégalais partis sur les routes maritimes ou terrestres de l’exode auraient été abandonnés à leur sort, veut croire cette infatigable vigie des questions migratoires.
    Alors qu’approche la Tabaski, l’équivalent ouest-africain de l’Aïd-el-Kébir, l’exécutif sénégalais observe avec prudence les appels à l’aide, par crainte d’éveiller une opinion choquée par les drames répétés de l’immigration clandestine et les arrivées massives de concitoyens sur les îles Canaries. D’après les autorités espagnoles, la majorité des 32 000 migrants arrivés – un record – en 2023 étaient des Sénégalais. Selon nos informations, aucune autorité consulaire sénégalaise n’a, à ce jour, rencontré Mohamed Diallo, le jeune homme qui porte des marques de brûlure. Pour le faire soigner, ses proches ont fini par le faire évacuer à Agadez, la principale ville du Nord nigérien, à quelques centaines de kilomètres de « la prison à ciel ouvert d’Assamaka », selon l’expression de Mouhamadoul Makhtar Thiam, mais encore loin de Dakar.

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#niger#assamaka#algerie#espagne#canaries#MSF#OIM#refoulement#sante#santementaleagadez

  • Mbour : Des candidats à l’émigration clandestine interpellés par la Police
    https://www.dakaractu.com/Mbour-Des-candidats-a-l-emigration-clandestine-interpelles-par-la-Police_

    Mbour : Des candidats à l’émigration clandestine interpellés par la Police
    Comme à l’accoutumée, la police de Diamaguene dans le cadre de ses opérations de sécurisation de grandes envergures pour la politique sécuritaire et de prévention de la délinquance s’est rendue à la plage de Mbour pour des investigations. C’est ainsi que 03 individus (Assane Ndiaye, Abo Diagne, Thierno Sene) ont été interpellés.
    Ces derniers, selon des informations de Dakaractu Mbour, ont déclaré être débarqués à Mbour dans la journée du dimanche avec d’autres candidats en partance pour l’Espagne. Au cours de leur séjour en mer disent-ils, leur pirogue a rencontré des défaillances techniques les obligeant à rebrousser chemin. C’est ainsi qu’ils sont tombés sur une patrouille de la police du commissaire Faye de Diamaguene. Vingt bidons de 20 litres et des aliments constitués de biscuits ont été saisis par devers eux, lors de leur interpellation. Ils ont été mis à la disposition de la Division de la lutte contre l’immigration clandestine ainsi que le matériel saisi...

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#migrationirreguliere#traversee#routemigratoire#atlantique#mbour#espagne#sante

  • Diomaye Faye devra tenir compte d’un « authentique désir d’émancipation » vis-a-vis de la France - Survie
    https://survie.org/billets-d-afrique/2024/337-juin-2024/article/diomaye-faye-devra-tenir-compte-d-un-authentique-desir-d-emancipation-vis-a-

    Une rupture radicale avec l’ancienne puissance coloniale a toujours été à l’ordre du jour avec le PASTEF mais on avait du mal à en voir les modalités parce que Sonko et son parti étaient plus occupés à se défendre d’une aberrante accusation de viol qu’à exposer leur projet de société. Je dois avouer que je m’étais moi-même plutôt attendu à un rééquilibrage en douceur, compte tenu des relations très spéciales entre le Sénégal et la France. Mais le 16 mai à l’université de Dakar en présence de Mélenchon, Ousmane Sonko a été extrêmement clair et dur. Les propos qu’il a tenus ce jour-là auraient pu l’être par le bouillant président burkinabè Ibrahim Traoré. Après les avoir entendus on est préparé à la sortie du CFA et à la fermeture des bases militaires françaises, c’est-à-dire à la fin de la Françafrique au Sénégal. Mais peut-être qu’au fond nous aurions dû voir venir car dès son arrivée au pouvoir Diomaye Faye a eu à cœur de casser les codes qui ont jusqu’ici signalé au monde la soumission à l’Élysée de tout président sénégalais nouvellement élu.

    #senegal #franceafrique #

  • Défis et perspectives au Sénégal : pour une gouvernance sobre et vertueuse !

    Depuis son accession à l’indépendance en 1960, le Sénégal a été le théâtre de diverses expériences politiques, mais la quête d’une gouvernance sobre et vertueuse reste un défi persistant pour ce pays d’Afrique de l’Ouest. Malgré des avancées significatives dans certains domaines, la corruption, le clientélisme et l’inefficacité bureaucratique continuent de miner la confiance des citoyens et citoyennes dans leurs institutions gouvernementales.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/06/05/defis-et-perspectives-au-senegal-pour-une-gouv

    #international #sénégal