• C’est assez rigolo, mais en même temps, il y a cette phrase qui suggère que le filtrage par AI par particulièrement approximatif :

      With every sort of content filter, there is a tradeoff, [the executive] explained. When a platform aggressively enforces against ISIS content, for instance, it can also flag innocent accounts as well, such as Arabic language broadcasters.

      Si « Arabic language broadcasters » te classe dans la censure automatique anti-ISIS – mais « la société est prête à l’accepter » (quelle société, si ce n’est la société islamophobe et raciste du shithole country ?) –, le fait que des républicains soient confondus avec des néo-nazis ne m’apparaît plus si défendable (même si, bon quand même…).

    • Ce qui est vraiment consternant c’est que ce type de raisonnement est à la base des logiques de détection algorithmique que ça s’appelle IA, statistiques ou toute autre méthode qu’on voudra bien utiliser. Toute méthode produit des #erreurs (de 1ère espèce, faux positifs ou de 2nde espèce, faux négatifs) et, à l’usage, et on l’évalue en fonction de l’occurrence de la prévalence de l’élément que l’on cherche à détecter dans la population (resp. % de terroristes dans la population d’arabophones, % de néo-nazis chez les républicains).

      Pour une intro de base, voire #Sensibilité et #Spécificité chez WP
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Sensibilité_et_spécificité
      ou encore #courbe_ROC, #AUC, …
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Courbe_ROC

      Après ces bases statistiques – toujours remarquablement absentes dès qu’on parle d’étendre un dispositif de surveillance/détection – mais après seulement, on peut parler en terme de coût (financier ou social) des erreurs des deux types. Et donc, ce que dit @arno, ce qui est socialement acceptable :
      • vu la prévalence de l’islamo-terroriste et quels que soient les performances des détecteurs, on est pratiquement assuré que (presque) tous les positifs seront des faux positifs (et on s’en fout…)
      • pour les néo-nazis, on risque surtout de buter sur l’endroit où on met la limite (et il n’est même pas avéré que les faux positifs soient fâchés de l’erreur de classification…)

    • L’attrait de l’article, c’est l’idée que d’« après Twitter », s’ils censurent automatiquement les contenus néo-nazis, ils vont se retrouver à censurer des élus républicains (« faux positifs »), et ça nous fait à tous un peu plaisir de penser que ça confirme que les élus républicains ne sont pas bien loins des néo-nazis white-power. Si on résume cette logique : « la censure par l’AI de Twitter confirme que les républicains sont des fachos ».

      Le problème, c’est que le même article signale que quand ils filtrent avec la même AI les contenus pro-ISIS, ça met dans le tas des contenus totalement innocents au motif que le simple fait de parler en arabe est un marqueur fort pour l’AI (faux positifs donc aussi).

      Donc l’intérêt – a priori assez plaisant – de l’article, comme quoi les « erreurs » de l’AI de Twitter démontreraient ce qu’on pense déjà, c’est-à-dire que les républicains sont des fascistes, hé ben ça ne tient pas (sinon on accepte l’idée que les gens qui s’expriment en arabe sont pro-ISIS, puisque c’est ce que fait la même AI).

    • merci @arno, je vais te sous-traiter les réécritures de mes écrits « technique »…

      Les mots sont «  techniques  », mais le principe est assez simple. Un «  classificateur binaire  » auquel fait référence WP, ça veut juste dire qu’on trie une population en 2 tas ; pour faire simple des «  méchants  » et des «  gentils  ». Ça marche pour plein de trucs : un œuf pourri dans la production d’un poulailler, un monsieur avec du plastic dans ses semelles parmi les passagers embarquant à Roissy, un «  pas gentil  » parmi les trombines des passants dans une rue, etc.

      Toute méthode, automatisée ou pas, appliquée systématiquement produira des erreurs ; erreurs de DEUX types :
      • un «  gentil  » pris pour un «  méchant  » (faux positif)
      • un «  méchant  » pris pour un «  gentil  » (faux négatif)
      et donc sera associée à DEUX risques, le risque des erreurs de la première espèce ET le risque des erreurs de la seconde espèce (au passage, ce sont les termes techniques).
      Dans la plupart des méthodes, tu disposes (d’au moins) un paramètre qui te permet d’arbitrer entre ces deux risques. Ainsi, si tu ne veux pas avoir de faux positif, il suffit de décider que tout le monde est gentil ; le hic c’est que ta méthode n’interceptera plus aucun méchant. Et tu peux échanger entre les deux risques.

      Typiquement, dans les exemples statistiques qui vont bien (en contrôle qualité, p. ex.) on considère des risques d’erreur de l’ordre de 5% à 10%. Prenons, p. ex. 5% pour le premier et 10% pour le second) au passage, dans la plupart des méthodes de surveillance, on en est très loin. Ainsi dans cet exemple pointé récemment, https://seenthis.net/messages/799826, on trouve 19% des individus identifiés correctement ; on ne sait pas très bien à quoi ça correspond par rapport aux risques ci-dessus, mais on voit que 81% (le complément à 100%) des individus ne sont pas correctement reconnus.

      Gardons 5% et 10%. Le dernier paramètre important pour modéliser le fonctionnement du système de surveillance, c’est le pourcentage a priori de «  méchants  » dans la population totale. Avec ça, tu vas pouvoir calculer combien, en moyenne, ton système produit d’erreurs et de quels types. Je prends par exemple, les passagers transitant à Roissy tous les jours, ça nous en fait environ 200 000, on peut raisonner «  en moyenne  ».

      Si tu as en gros 30% de méchants dans la population, tu en vois passer 60 000 dont tu laisseras passer 10% (2ère espèce) de faux négatifs (6000) et dont tu arrêteras le reste, soit 54 000.
      Sur les 140 000 gentils (les pas méchants, si tu préfères) 5% (1ère espèce) seront arrêtés, soit 7 000 et 133 000 passeront sans encombre.
      Bilan : tous les jours tu interceptes 61 000 personnes dont 54 000 à juste titre et 7 000 par erreur. C’est encore admissible…

      Mais 30% de méchants, c’est ÉNORME. Mettons en 1% (et c’est encore gigantesque) et refaisons les calculs.
      2 000 méchants par jour, dont 200 passent au travers du filet et 1800 sont arrêtés
      198 000 gentils dont 9900 sont arrêtés à tort.
      Bilan : tu as arrêté 10 100 personnes dont 200 vrais méchants. De ce fait, outre le bazar que tu mets à l’embarquement, (pratiquement) toutes les personnes retenues le sont à tort, résultat, très vite, on ne s’occupera plus des alarmes.

      Conclusion, très générale : quand ce que tu cherches est très peu fréquent dans la population, les méthodes de contrôle systématiques en population générale (càd appliquées à tout le monde) ne peuvent pas marcher. Toute personne affirmant le contraire est au mieux un ignare au pire un escroc manipulant les ignares. Ce qui marche (éventuellement) ce sont des méthodes spécifiques (par exemple un indic – on a aussi un exemple tout frais) appliquées sur des populations ciblées (càd où, a priori, le taux de méchants est plus élevé qu’en population générale). La seule justification (?) d’un contrôle systématique de disposer d’une gigantesque base de données qui te permet, quand tu connais le méchant de pouvoir le retrouver dans ta base).

      OK, si tu souffres d’aritmophobie tu auras décroché très rapidement, mais la logique de ce type de calcul est assez simple et imparable, même si c’est un peu long à développer (ce qui fait que ça ne l’est rigoureusement jamais…)

      PS : je sais que j’ai déjà développé ce genre de choses (au moins…) une fois ici.

    • @arno , @simplicissimus Comme je suis super content d’avoir osé dire (après une longue hésitation) que j’avais rien capté, parce que maintenant j’ai compris et je trouve cela vraiment très intéressant, je regrette même de ne l’apprendre que maintenant tant ce raisonnement des faux positifs et des faux négatifs m’aurait été tellement utile quand je travaillais dans l’informatique et que je me battais contre les avalanches de fausses alertes en tentant de faire remonter qu’elles étaient factrices de vraies alertes manquées.

      Avouez que vous êtes l’un et l’autre nettement plus clairs dans vos deuxièmes contributions dont je vous remercie tous les deux.

      Mais ça continue de me faire sourire qu’on confonde les Républicains avec des Nazis. Parce que c’est la même chose non ?

    • Diala a un geste, apparemment libanais, pour qualifier ma façon d’expliquer les choses : ça consiste à se boucher l’oreille gauche avec la main droite en faisant tout le tour de la tête.

    • Une amie proche de la famille avait un jour statué sur le fait que pour mes enfants la vraie punition c’était la longueur de l’explication. Ça nous avait beaucoup fait rire et cela avait été l’occasion d’une sérieuse remise en question paternelle, depuis quand je dois expliquer quelque chose à mes enfants on négocie avant l’explication le temps qui m’est imparti et on se sert d’un compte-minute.

      http://desordre.net/photographie/numerique/divers/videos/20181014_pendule.mp4

  • Tierrettung nach drei Tagen in Wilmersdorf : Katze saß in zehn Meter Höhe fest - Berlin - Tagesspiegel
    https://www.tagesspiegel.de/berlin/tierrettung-nach-drei-tagen-in-wilmersdorf-katze-sass-in-zehn-meter-hoehe-fest/24932844.html


    Heureusement il y a des gens qui s’occupent des pauvres bêtes. Il est vrai que pour la plupart des habitants de Friedenau un tel événement est une des choses les plus graves qui risquenent de leur arriver.

    Insgesamt drei Tage saß das weiße Kätzchen im Baum. In zehn Meter Höhe, dort wo sich die dicken Äste nach oben teilten, hatte sie sich hingelegt. Und traute sich nicht runter. Die Bewohner des Hauses am Ludwig-Barnay-Platz in Wilmersdorf sorgten sich. Am Mittwoch postete eine von ihnen auf Facebook ein Bild des Tiers. Corine Grzésik, die in der Friedenauer Handjerystraße eine Malschule betreibt, las die Nachricht. Ihr war klar, dass sie etwas tun müsste. Die Feuerwehr habe deutlich gemacht, dass sie die Katze nicht herunterholen werde. Die würde schon von selbst wieder hinabklettern.

    Die Auskunft reichte Grzésik nicht. Sie engagierte einen Baumkletterer. Wohl wissend, dass sie erst mal dafür zahlen muss. Als der Mann am Donnerstagvormittag in den Baum steigen wollte und ein Seil hochwarf, sprang das Kätzchen auf einen unteren Ast und kletterte auch die nächsten Meter herunter und verschwand schnell durch den Hof. Der Einsatz kostete dennoch 238 Euro. Grzésik rief im Internet dazu auf, sich an den Kosten zu beteiligen. Die erbeteneSumme war zu Redaktionsschluss erreicht.sik

    #Berlin #Friedenau #Ludwig-Barnay-Platz #animaux #sens_civique #sauvetage

  • Les #femmes de #pouvoir

    En ce début de XXIe siècle, les voix féminines se font de mieux en mieux entendre. Démonstration avec les parcours de femmes de conviction : Hillary Clinton, Michelle Bachelet, Inna Shevchenko. Une révolution tranquille est en marche. Petit à petit, le combat pour l’égalité des sexes progresse, dans les coulisses du pouvoir comme dans certains villages du tiers-monde. Aux quatre coins de la planète, à travers leurs trajectoires mêmes, des femmes contribuent à inspirer cette volonté de changement. Ce documentaire passe en revue leurs réussites et leurs combats : les militantes indiennes et nigériennes luttant pour leurs droits, mais aussi des personnalités telles que Christine Lagarde, Michelle Bachelet ou la Femen Inna Shevchenko. D’autres femmes engagées, comme Hillary Clinton, la théologienne Margot Käßmann (ex-évêque de Hanovre) et Melinda Gates, s’expriment dans ce film et donnent leur point de vue sur la condition féminine. Un documentaire qui montre comment, peu à peu, leurs comparses font tomber les barrières qui les empêchaient d’avancer.

    https://www.senscritique.com/film/Les_femmes_de_pouvoir/19821282
    #film #documentaire
    #politique_étrangère_féministe #égalité #leadership_féminin #maternité #Christine_Lagarde #Minouche_Shafik #revenu #quota_féminin #Angela_Merkel #droits_des_femmes #féminisme #Michelle_Bachelet #préjugés #politique #Inde #Daphne_Jayasinghe #toilettes #corruption #Suède #Chili

    #Margot_Wallström, qui déclare :

    «Sexual violence against women is not cultural, is criminal»

    #violences_sexuelles #viol

    #viol_comme_arme_de_guerre #sens_de_culpabilité #armes #commerce_d'armes #Haifaa_al-Mansour #invisibilité #invisibilisation #Arabie_Saoudite #sous-représentation_féminine #religion

    #femmes_du_mur (#mur_des_lamentations)

    #Elana_Sztokman —> #mouvement_féministe_juif_orthodoxe
    (#judaïsme #judaïsme_orthodoxe)

    ligne de bus « #meandrine » (= de stricte observance)

    #ségrégation #patriarcat #radicalisme_religieux #Femen #auto-détermination #mariage_forcé #Niger #mortalité_maternelle #droit_à_l'avortement #avortement #droits_sexuels_et_reproductifs #IVG #Morena_Herera

    #El_Salvador #Las_17 (https://las17.org)

    #machisme
    contrôle de la #fertilité

    Incroyable maire d’un village en #Inde :
    #Chhavi_Rajawat


    https://en.wikipedia.org/wiki/Chhavi_Rajawat

  • Le vrai visage de la reconnaissance faciale
    https://www.laquadrature.net/2019/06/21/le-vrai-visage-de-la-reconnaissance-faciale

    La Quadrature du Net est contre la reconnaissance faciale, d’accord : mais pourquoi ? Dès qu’on aborde le sujet en public, on voit se dessiner deux attitudes opposées. D’un côté, le solide bon sens qui ne voit pas pourquoi on se priverait de la possibilité d’identifier efficacement les criminels dans une foule, et pour qui tous les moyens sont bons, puisque la fin est juste. De l’autre côté, la peur réflexe devant cette technique de surveillance – souvent plus vive que devant d’autres techniques de (...)

    #Google #Microsoft #SenseTime #algorithme #SmartCity #CCTV #lunettes #Reporty #smartphone #biométrie #facial #vidéo-surveillance (...)

    ##[fr]Règlement_Général_sur_la_Protection_des_Données__RGPD_[en]General_Data_Protection_Regulation__GDPR_[nl]General_Data_Protection_Regulation__GDPR_ ##surveillance ##étudiants ##BigBrotherWatch ##LaQuadratureduNet

  • Souvenir des sols
    http://liminaire.fr/palimpseste/article/souvenir-des-sols

    Texte écrit dans le cadre de l’atelier d’écriture « pousser la langue » proposé par #François_Bon. C’est au moment où tu chutes accidentellement, ton corps allongé par terre, que tu te rends comptes de l’inconfort de cette position et de son incongruité, tu n’es jamais obligé de te mettre à genou, de t’allonger au milieu des autres, de te plaquer au sol, car comme tous les autres tu passes tes journées debout, dans l’action, en mouvement, toujours en alerte, à l’affût, et les rares fois où tu finis par (...)

    #Palimpseste / #Écriture, #Langage, #Atelier, François Bon, #Mémoire, #Ciel, #Sensation, #Traces, #Temps, #Enfance

    « https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article4843 »

  • La fabrique des #corps
    https://www.franceculture.fr/emissions/series/la-fabrique-des-corps

    –-------------
    Le corps au cœur du Deuxième Sexe

    Nous fêtons cette année le 70ème anniversaire de la publication du #Deuxième_Sexe par #Simone_de_Beauvoir, un ouvrage sociologique et philosophique fondateur, notamment par la place qu’il accorde à l’analyse du façonnement du corps féminin.

    https://www.franceculture.fr/emissions/la-fabrique-de-lhistoire/la-fabrique-des-corps-14-le-corps-au-coeur-du-deuxieme-sexe
    #femmes #corps_féminin #livre

    "Le roi est nu !"

    Comment la #monarchie a-t-elle joué avec l’ambiguïté de son incarnation dans un corps fait de chair et d’os, un corps à la fois banal et extraordinaire ? L’autorité perdure-t-elle quand le roi vieillit, quand il est malade ? Et qu’en est-il des corps « nobles » qui l’entourent et lui font face ?

    https://www.franceculture.fr/emissions/la-fabrique-de-lhistoire/la-fabrique-des-corps-24-le-roi-est-nu

    L’#Antiquité, de chair, de marbre et de chants

    Longtemps grande absente des études historiques sur le corps, l’Antiquité revient aujourd’hui sur le devant de la scène : par le biais de la #virilité, du #genre, ou de la #médecine les historien-ne-s se sont penchés sur les #sens, l’#environnement_sensoriel, la #sensibilité des civilisations antiques.

    https://www.franceculture.fr/emissions/la-fabrique-de-lhistoire/la-fabrique-des-corps-34-lantiquite-de-chair-de-marbre-et-de-chants

    Militer, avorter, légaliser (1972-1975)

    L’histoire de l’avortement n’est pas qu’une histoire du droit ; c’est aussi une histoire des corps et des techniques. Naviguant entre la #clandestinité et l’#illégalité, les pratiques ont rapidement et profondément évolué au cours des années 1970, en même temps que les militantismes...

    https://www.franceculture.fr/emissions/la-fabrique-de-lhistoire/la-fabrique-des-corps-44-militer-avorter-legaliser-1972-1975
    #résistance #avortement #droits_des_femmes #légalisation #AVG #militantisme

  • Comment Google met à la disposition des enquêteurs américains sa gigantesque base de données Sensorvault
    https://cyberguerre.numerama.com/1230-comment-google-met-a-la-disposition-des-enqueteurs-americ

    Sensorvault, une gargantuesque base de données créée par Google, s’est imposée comme un outil presque indispensable pour les enquêteurs américains. Mais son utilisation pose de nombreuses questions quant au respect de la vie privée des utilisateurs. C’est ce que démontre un long article paru dans les colonnes du New York Times. La réputation du New York Times ne s’est pas bâtie en un claquement de doigt. La publication d’enquêtes et d’articles approfondis ont construit sa renommée au fil des années, (...)

    #Google #FBI #géolocalisation #BigData #surveillance #Sensorvault

    //c1.lestechnophiles.com/cyberguerre.numerama.com//content/uploads/sites/2/2019/04/h-heyerlein-199092-unsplash.jpg

  • LE #MANIFESTE ACADÉMIQUE POUR LA GRÈVE FÉMINISTE DU 14 JUIN 2019 EN SUISSE

    Nous sommes des #scientifiques de différentes disciplines et nous allons nous mettre en grève le 14 juin 2019. Les femmes* sont systématiquement et massivement sous-représentées au sein des universités et des hautes écoles spécialisées suisses. Cet état de fait a des conséquences fondamentales sur les processus de production et de transmission du savoir. Nous portons les revendications suivantes en lien avec notre environnement de travail :

    – Jusqu’à ce que 50 pourcent des postes professoraux soient occupés par des femmes* dans toutes les disciplines, chaque université et haute école suisse doit pourvoir les #postes_professoraux nouvellement mis au concours par des femmes* à hauteur de 50 pourcent. Les femmes* ne doivent pas être renvoyées à des emplois moins bien dotés. Le même principe vaut pour tous les organes directeurs et postes académiques des hautes écoles et des universités.
    – Nous exigeons un #salaire égal pour un travail égal, sans distinction de genre. Pour cela les classifications salariales individuelles et les #barèmes_salariaux doivent être rendus transparents.
    – Chaque poste professoral doit permettre le job sharing. Toutefois, le #job_sharing n’équivaut pas à fournir la même quantité de travail pour la moitié du salaire. Seule une réelle réduction de la charge de travail permet une meilleure compatibilité des activités professionnelles et extra-professionnelles.
    – Au minimum 50% des postes faisant suite au doctorat et financés par les universités doivent être de durée indéterminée.
    – L’#enseignement et la #recherche doivent être rémunérés à leur juste valeur. Le fait que les privat-docents doivent enseigner gratuitement afin de ne pas perdre leur titre doit être immédiatement aboli. Les titulaires de contrats d’enseignement et de mandats ne doivent pas avoir à attendre la fin du semestre pour recevoir leur rémunération.
    – La #parité de genre est requise au sein de chaque commission de recrutement, de chaque jury et de chaque organe décisionnel du Fonds national suisse #FNS de la recherche scientifique, ce pour chaque discipline.
    – Afin de garantir des procédures de recrutement équitables et une gestion du personnel sensible aux dimensions de genre, nous exigeons des #formations_continues obligatoires pour les personnes siégeant dans des commissions de recrutement ou qui occupent des fonctions de cadres.
    – L’enseignement de même que les procédures administratives au sein des universités et hautes écoles suisses doivent être attentives aux questions de genre. Nous exigeons pour cela des mesures de #sensibilisations adaptées aux fonctions de chaque groupe professionnel concerné au sein des hautes écoles et des universités suisses. L’enseignement doit sensibiliser à un usage de la langue prenant en compte les questions de genre.
    – Nous appelons à des mesures globales pour une meilleure compatibilité des activités professionnelles et extra-professionnelles.
    – La #mobilité (notamment pour les mesures d’encouragement) doit être promue, mais ne doit pas constituer un impératif.
    – Les #obligations_professionnelles régulières, telles que les réunions ou les séances administratives liées à l’institution doivent avoir lieu durant la semaine et se terminer à 17 heures.
    – La #vie_familiale doit être rendue possible dans les universités et les hautes écoles et les familles doivent être soutenues. Nous exigeons l’introduction et le développement du #congé_parental, afin qu’un partage équitable des #gardes_d’enfants et des tâches éducatives soit réellement possible.
    – La couverture légale et financière du congé parental doit également être assurée dans le cadre des projets financés par des fonds tiers. Le congé parental ne peut être déduit de la période de recherche définie pour le projet au détriment des chercheuses et chercheurs.
    – Les infrastructures pour la garde d’enfants au sein des hautes écoles et des universités doivent être renforcées. Un nombre suffisant de places de #crèche à des prix abordables doit être garanti, de même qu’une offre suffisante d’espaces parents-enfants.
    – Nous exigeons que les acquis pour lesquels le mouvement féministe s’est battu - comme la mise en place d’études genre dans les universités ainsi qu’au sein de différentes disciplines - soient étendus et non pas démantelés.
    – Nous exigeons davantage de moyens pour la prévention et la répression du #harcèlement_sexuel au sein des institutions universitaires.
    – L’instrument d’encouragement qui soutenait spécifiquement les femmes* en lien avec leur situation familiale aux niveaux doctoral et post-doctoral (Marie Heim-Vögtlin) a été aboli par le FNS au profit d’un format se réduisant à l’#excellence à partir du niveau post-doctoral. Nous appelons à la création de nouveaux instruments d’encouragement et au renforcement des instruments existants, afin que les jeunes chercheuses et chercheurs indépendamment de leur situation familiale ou de leur genre et des réseaux professionnels liés au genre, bénéficient des mêmes perspectives professionnelles.
    – Les #coming_out forcés, les imputations erronées de genre et les assignations de genre superflues doivent être combattues au sein des hautes écoles et des universités. Nous exigeons des adaptations administratives et institutionnelles pour les personnes non-binaires, trans et inter ; par ex. adaptations simplifiées ou suppression de l’indication de genre et toilettes non-genrées. Nous exigeons des formations à destination du personnel ainsi que des services compétents sur ces questions dans toute université et haute école.
    – Les #discriminations liées au genre et à l’#identité_de_genre sont étroitement liées à d’autres types de discriminations telles que celles fondées sur la racialisation, la religion, les origines sociales ou géographiques, l’orientation sexuelle, l’âge ou le handicap. Nous demandons à ce que les discriminations liées au genre au sein des établissements de recherche soient combattues dans une perspective multidimensionnelle et intersectionnelle.
    – Enfin, nous exigeons des mécanismes et des mesures de contrôle réels et contraignants pour mettre en œuvre l’#égalité des genres.

    Nous nous solidarisons avec le personnel non-académique des hautes écoles et des universités qui s’engage pour des conditions de travail meilleures et égalitaires, ainsi qu’avec les étudiant-e-s en grève. Nous soutenons par ailleurs toutes les autres revendications émises dans le cadre de la grève des femmes*.

    https://www.feminist-academic-manifesto.org
    #grève #grève_féministe #Suisse #14_juin_2019 #université #femmes #féminisme #lutte #résistance #genre #rémunération #travail #salaire

    • La grève des femmes, Suisse repetita

      Il y a vingt-huit ans, le 14 juin 1991, en Suisse, plus de 500000 femmes descendaient dans la rue pour réclamer l’application de l’article constitutionnel sur l’égalité entre hommes et femmes. Au bureau, à l’usine, à la maison, à l’école, elles décident de pas travailler pendant une journée, pour montrer que sans leur travail, la société ne peut continuer à fonctionner… Vingt-huit ans plus tard, l’égalité n’ayant toujours pas été obtenue, de très nombreuses femmes préparent une nouvelle journée de grève qui aura lieu le 14 juin prochain. Au pays de la « paix du travail », c’est un événement absolument exceptionnel, pour lequel se mobilisent particulièrement les jeunes générations de femmes.

      Victoire Tuaillon du podcast Les Couilles Sur La Table, et Emilie Gasc, journaliste à la Radio Télévision Suisse, ont interrogé ces femmes d’hier et d’aujourd’hui qui incarnent ce combat. Un documentaire en trois épisodes, à retrouver à partir du 11 juin dans Programme B pour Binge Audio, et sur Play RTS, Apple Podcasts et Spotify pour la RTS.

      https://www.binge.audio/la-greve-des-femmes-suisse-repetita

  • « Une perte de #sens totale » : le malaise grandissant des jeunes ingénieurs face au #climat
    https://www.lemonde.fr/campus/article/2019/04/16/une-perte-de-sens-totale-le-blues-des-jeunes-ingenieurs-face-au-climat_54509

    C’est un discours de remise de diplôme plutôt inhabituel que Clément Choisne, jeune ingénieur de Centrale Nantes, a livré devant ses camarades, le 30 novembre 2018. A contre-courant des discours louangeurs de ce type d’événement, il a choisi de parler de son dilemme : « Comme bon nombre de mes camarades, alors que la situation climatique et les inégalités ne cessent de s’aggraver, que le #GIEC [Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat] pleure et que les êtres se meurent : je suis perdu, incapable de me reconnaître dans la promesse d’une vie de cadre supérieur, en rouage essentiel d’un système #capitaliste de #surconsommation. »

    Devant une assemblée de futurs diplômés, parents, familles, anciens élèves, professeurs, direction et industriels, l’ingénieur de 24 ans a profité de la tribune qui lui était offerte pour se faire le porte-parole d’un malaise que vivent de plus en plus de jeunes diplômés face au réchauffement climatique : « Quand sobriété et #décroissance sont des termes qui peinent à s’immiscer dans les programmes centraliens, mais que de grands groupes industriels à fort impact #carbone sont #partenaires de mon école, je m’interroge sur le #système que nous soutenons. Je doute, et je m’écarte. » La vidéo, qui a fait plus de 270 000 vues sur YouTube, est l’un des nombreux échos de ce désarroi éprouvé par les jeunes diplômés face à un monde économique qu’ils jugent en #décalage avec l’urgence climatique.

    Deux mois plus tôt, en septembre 2018, un groupe d’étudiants issus de grandes écoles prestigieuses, Polytechnique, Ensta, HEC, ENS – lançaient un manifeste en ligne pour appeler les futurs diplômés à soutenir un changement radical de trajectoire. « Au fur et à mesure que nous nous approchons de notre premier emploi, nous nous apercevons que le système dont nous faisons partie nous oriente vers des postes souvent incompatibles avec le fruit de nos réflexions et nous enferme dans des #contradictions quotidiennes », écrivaient les auteurs du manifeste.

    Le texte, signé par plus de 30 000 étudiants, incite les jeunes diplômés à travailler pour des « employeurs en accord » avec les recommandations du manifeste. Depuis, les auteurs de ce texte tentent de capitaliser sur le succès de leur démarche. Ils ont rencontré les cabinets des ministères chargés de la transition écologique, et ont lancé depuis le début de l’année des groupes de travail sur la refonte des programmes de l’enseignement supérieur où l’enjeu climatique est encore trop confiné aux cursus spécialisés.

  • L’April présente aux Journées Du Logiciel Libre (JDLL) à Lyon
    https://www.april.org/l-april-presente-aux-journees-du-logiciel-libre-jdll-a-lyon

    Début : 6 Avril 2019 - 00:00Fin : 7 Avril 2019 - 00:00

    Les prochaines Journées Du Logiciel Libre de Lyon se tiendront les 6 et 7 avril 2019 autour du thème « « Ecologeek : pour une terre communautaire ». En plus de tenir un stand, l’April participera à deux conférences « Killing me(mes) softly ? Retour sur la directive controversée sur le droit d’auteur » samedi 6 avril à 11h et « Le logiciel libre : un enjeu politique et social. Discussion autour de l’action institutionnelle de l’April » samedi 6 avril à 15h. Plus d’information sur le wiki dédié. Nous avons besoin d’aide pour animer le stand ! Si vous avez des disponibilités, ne serait-ce que pour quelques heures, n’hésitez pas à vous inscrire sur le (...)

    #Droit_d'auteur #Sensibilisation

  • Émission « Libre à vous ! » sur radio Cause Commune (26 mars 2019)
    https://www.april.org/emission-libre-a-vous-sur-radio-cause-commune-26-mars-2019

    Début : 26 Mars 2019 - 15:30Fin : 26 Mars 2019 - 17:00

    (Ré)-écouter en ligne

    >

    Lire la transcription

    > La dix-huitième émission Libre à vous ! de l’April sera diffusée en direct sur radio Cause Commune sur la bande FM en région parisienne (93.1) et sur le site web de la radio, mardi 26 mars 2019 de 15 h 30 à 17 h 00. Et l’émission sera rediffusée le soir même de 21 h à 22 h 30.

    Notre sujet principal portera sur les civic tech et le logiciel libre avec Caroline Corbal de Code for France et Emmanuel Raviart, développeur logiciel libre. Nous aurons également la chronique de Vincent Calame (« Jouons collectif »). Nous ferons un point sur la proposition de directive sur le droit d’auteur suite au vote prévu au Parlement européen le 26 mars à 12h.

    Écouter le direct mardi 26 mars (...)

    #Droit_d'auteur #Sensibilisation #Libre_à_vous_ !

  • Émission « Libre à vous ! » sur radio Cause Commune (26 mars 2019) - Civic tech - Jouons collectif - Directive droit d’auteur
    https://www.april.org/emission-libre-a-vous-sur-radio-cause-commune-26-mars-2019-civic-tech-jouons-

    Début : 26 Mars 2019 - 15:30Fin : 26 Mars 2019 - 17:00

    (Ré)-écouter en ligne

    >

    Lire la transcription

    > La dix-huitième émission Libre à vous ! de l’April sera diffusée en direct sur radio Cause Commune sur la bande FM en région parisienne (93.1) et sur le site web de la radio, mardi 26 mars 2019 de 15 h 30 à 17 h 00. Et l’émission sera rediffusée le soir même de 21 h à 22 h 30.

    Notre sujet principal portera sur les civic tech et le logiciel libre avec Caroline Corbal de Code for France et Emmanuel Raviart, développeur logiciel libre. Nous aurons également la chronique de Vincent Calame (« Jouons collectif »). Nous ferons un point sur la proposition de directive sur le droit d’auteur suite au vote prévu au Parlement européen le 26 mars à 12h.

    Écouter le direct mardi 26 mars (...)

    #Sensibilisation #Libre_à_vous_ !

  • Commune hospitalière ?

    Une commune hospitalière est une commune qui, par le vote d’une motion, s’engage à améliorer l’information et l’accueil des personnes migrantes, quel que soit leur statut.

    Elle facilite les démarches pour tous les migrants. Les demandeurs d’asile, donc, mais aussi les autres personnes en situation parfois plus précaire encore, comme les sans papiers.

    Elle s’engage à minima à deux niveaux : sensibiliser sa population aux questions migratoires, et améliorer concrètement l’accueil des migrants dans le respect des droits.

    Une commune hospitalière s’engage, à son échelle, pour une politique migratoire basée sur l’#hospitalité, le respect des #droits_humains et les valeurs de #solidarité.

    https://www.communehospitaliere.be/-site-commune-hospitaliere-kesako-
    #commune_hospitalière #villes-refuge #asile #migrations #réfugiés #Belgique #sensibilisation #information #accueil

    métaliste sur les villes-refuge :
    https://seenthis.net/messages/759145

  • Émission « Libre à vous ! » sur radio Cause Commune (12 mars 2019)
    https://www.april.org/emission-libre-a-vous-sur-radio-cause-commune-12-mars-2019

    Début : 12 Mars 2019 - 15:30Fin : 12 Mars 2019 - 17:00

    (Ré)-écouter le podcast

    >

    Lire la transcription

    >

    La seizième émission Libre à vous ! de l’April sera diffusée en direct sur radio Cause Commune sur la bande FM en région parisienne (93.1) et sur le site web de la radio, mardi 12 mars 2019 de 15 h 30 à 17 h 00. Et l’émission sera rediffusée le soir même de 21 h à 22 h 30.

    Notre sujet principal portera sur le projet de règlement terroriste / censure sécuritaire avec nos invités : Arthur Messaud et Martin Drago de La Quadrature du Net. Nous aurons également la troisième chronique « Pépites libres » de Jean-Christophe Becquet, président de l’April. Et nous aurons une interview de présentation de l’initiative Fund the Code ! avec Louis-David Benyayer.

    Écouter le direct mardi (...)

    #Sensibilisation #Internet #Libre_à_vous_ !

  • Réunion du groupe de travail #Sensibilisation de l’April le 21 mars 2019 à la FPH (Paris 11e) - accueil à partir de 18 h 30
    https://www.april.org/reunion-du-groupe-de-travail-sensibilisation-de-l-april-le-21-mars-2019-a-la-

    Début : 21 Mars 2019 - 18:30Fin : 21 Mars 2019 - 20:30

    Le groupe de travail Sensibilisation ? L’objectif du groupe de travail Sensibilisation de l’April est la production d’outils de communication pour sensibiliser un plus large public aux enjeux du logiciel libre et des formats ouverts. Toutes nos ressources sont publiées sous licence libre, ainsi toute personne ou structure souhaitant sensibiliser au logiciel libre autour de soi peut les utiliser, les modifier et les partager librement. Quand et quoi ? Le groupe de travail Sensibilisation de l’April se réunit chaque 3ème jeudi du mois à la Fondation pour le Progrès de l’Homme (Paris 11e), à l’occasion de la Soirée de contribution au Libre organisée par Parinux. La prochaine réunion du groupe de travail (...)

    #Promotion

  • #Cameroun : une campagne pour sensibiliser les jeunes aux risques de la migration irrégulière

    En parallèle de ses missions de rapatriement depuis la Libye, l’#OIM a lancé au #Cameroun une #campagne de #sensibilisation aux dangers de la migration irrégulière avec l’aide d’associations locales. À travers des événements éducatifs et culturels, les jeunes Camerounais sont invités à réfléchir aux risques de l’exil vers l’Europe.

    Le centre de formation Don Bosco, dans le quartier de Mimboman, à Yaoundé, s’est animé d’un coup quand les lycéens conviés à la causerie éducative, organisée le 25 avril par l’association SMIC (#Solutions_aux_migrations_clandestines) et l’Organisation internationale des migrations (OIM), sont arrivés. En quelques minutes, les rires et les discussions ont envahi la salle principale de ce centre dédié à la jeunesse.

    Cet événement est l’une des manifestations prévues dans le cadre de la campagne de sensibilisation aux risques de la migration irrégulière lancée par l’OIM avec l’appui d’associations locales – le SMIC, mais aussi #Our_destiny, l’association créée par le rappeur Général Valsero – et du gouvernement camerounais.

    La campagne a été officiellement lancée quelques jours plus tôt à Bafoussam, dans l’ouest du Cameroun. Ce mercredi après-midi, l’OIM et le SMIC accueillent près de 200 jeunes, dont beaucoup de lycéens des établissements du quartier, pour aborder le sujet de la migration irrégulière. Certains organisateurs ont revêtu le t-shirt de la campagne sur lequel s’affiche le message « Je ne mourrai pas en mer ».

    Devant le centre Don Bosco, plusieurs jeunes hommes attendent que la réunion commence. Le sujet de la réunion les intéresse. « Tout le monde a quelqu’un dans sa famille qui a tenté le voyage vers l’Europe », raconte Luc, 25 ans, sourire malicieux aux lèvres.

    Étudiant en philosophie, il s’est découvert à l’université une passion pour Platon mais se fait peu d’illusions sur ses chances de trouver un travail dans son domaine au Cameroun.

    « Ne soyez pas prêts à tout pour partir »

    La réunion débute par un mot d’introduction des organisateurs et la diffusion du film « Wallah je te jure » réalisé par l’OIM. Des migrants subsahariens y témoignent en Libye, au Niger et en Italie de leurs déconvenues, leurs espoirs et leurs regrets.

    #Yves_Tsala, président du #SMIC, insiste sur le message de cette campagne : « La migration n’est pas une mauvaise chose. Nous sommes là pour dire aux jeunes ‘Ne soyez pas prêts à tout pour partir. N’exposez pas votre vie pour partir. Avant de partir, il faut avoir un projet’. »

    Après la diffusion du film, les jeunes sont invités à prendre la parole. La plupart ont enregistré le message de la campagne. À tour de rôle, ils prennent le micro. « Aller à l’aventure dans un pays, c’est prendre des risques inutiles quand on n’a pas de papiers », avance Chanel, 15 ans.

    « C’est mieux de vivre dans son pays que de mourir ailleurs », renchérit Marie, 20 ans, uniforme vert et tresses rouges dans les cheveux. Mais le discours n’a pas le même effet sur tous les participants, notamment les plus âgés. Luc est acclamé par la salle lorsqu’il affirme au micro que le film ne l’a pas découragé de partir, au contraire. « Mais il faut suivre les méthodes légales », ajoute le jeune homme.

    « Les gens croient qu’en Italie, on peut ramasser l’argent par terre »

    Quand vient le temps des questions, les élèves cherchent à savoir ce qu’ils peuvent faire, à leur niveau, pour lutter contre l’immigration irrégulière. D’autres demandent à la représentante de l’OIM, Serena Pescatore, ce que fait l’organisation pour réinsérer les jeunes quand ils reviennent au Cameroun. « Pourquoi ne pas faire des choses pour aider les jeunes avant qu’ils ne partent ? », s’interroge un jeune homme.

    Deux rangs devant lui, Sonia, encadrante au centre de formation de Mimboman, ne semble pas convaincue par le discours de sensibilisation présenté. « Les gens croient qu’en Italie, on peut ramasser l’argent par terre. Que fait le SMIC contre ça ? »

    Le mythe d’une Europe-eldorado est difficile à combattre, Yves Tsala le sait. « Pendant que nous faisons cette sensibilisation, il y a une contre-sensibilisation [qui pousse les jeunes au départ] à l’œuvre sur les réseaux sociaux, reconnaît ce professeur de marketing. Le mythe est là mais la réalité est différente. Nous n’avons des nouvelles que de ceux qui s’en sortent mais pas des disparus. Beaucoup de familles ne savent même pas si leurs proches sont encore en vie », explique-t-il alors qu’un silence lourd est revenu dans la salle.

    Mettre en lumière ceux qui ont réussi au Cameroun

    Pour le rappeur Général Valsero, dont l’association Our destiny participe à la campagne de sensibilisation de l’OIM, pour démonter le mythe de la réussite en Europe, il faut aussi changer les mentalités des Camerounais et les inciter à trouver « la place qu’ils ont dans la solution à leurs problèmes ».

    En utilisant les modes de communication dont les jeunes Camerounais sont familiers (Facebook lives, chaînes de discussion sur WhatsApp et bientôt webradio), il entend leur faire prendre conscience que la migration n’est pas toujours la meilleure solution. « Je leur dis, par exemple, ‘L’énergie que vous avez dépensée pour traverser le désert, il ne vous en faudrait que la moitié pour commencer à changer les choses ici’ ».

    En concert le 27 avril à l’Institut Goethe de Yaoundé puis le lendemain au Centre culturel français de la ville, #Général_Valsero a chanté ses chansons les plus populaires, dont « Je suis jeune et fort ». Il a aussi pris le micro pour appeler ses fans à prendre en mains les rênes de leur vie.

    https://www.youtube.com/watch?v=tiA1hwR1MVI

    Le rappeur veut prouver que « la réussite n’est pas qu’occidentale ». Dans le cadre de la campagne de sensibilisation, il envisage de faire monter sur scène à ses côtés des entrepreneurs, des artistes et des hommes politiques camerounais. Une manière de « donner un visage à la réussite ».

    Impliquer les familles

    Daniel Mbarga, médiateur communautaire et leader social du quartier de Mimboman, partage cette idée. Il a assisté à la réunion éducative au centre de formation Don Bosco. Il soutient globalement la campagne de l’OIM mais il la trouve incomplète. « J’aurais aimé que l’on présente aussi des ‘success stories’ de jeunes Camerounais qui sont restés », confie-t-il à la fin de la réunion.

    Pour lui, les médias détiennent également une part de responsabilité dans l’image idéalisée que nombre de jeunes Camerounais se font de l’Europe. « Il faudrait montrer les tares des pays occidentaux pour que les jeunes comprennent qu’ils peuvent aussi trouver la misère là-bas ».

    Le travailleur social estime que la sensibilisation devrait également se faire au niveau des organisations religieuses et des familles. « Elles sont concernées car elles se cotisent pour payer les départs ».

    Dans le public du concert de Général Valsero à l’institut Goethe, il y a beaucoup d’étudiants. Parmi eux, Nasser et Stéphane, 22 ans. Les deux amis se sont rencontrés pendant les cours d’allemands qu’ils suivent depuis octobre dernier à l’institut Goethe.

    Les deux garçons aimeraient poursuivre leurs études en Allemagne. ’Mes parents m’encouragent à partir par la voie légale, raconte Nasser. Mais il faut que j’obtienne un visa, cela risque d’être le plus compliqué’, ajoute-t-il.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/9246/cameroun-une-campagne-pour-sensibiliser-les-jeunes-aux-risques-de-la-m
    #organisation_internationale_contre_la_migration #IOM #culture #vidéo #clip #musique #asile #migrations #réfugiés

    voir la métaliste :
    https://seenthis.net/messages/763551

    • La page FB de la campagne #Our_destiny du Général Valséro:

      Suivant le processus évolutif du sujet du programme valsero.net OUR DESTINY est la manifestation pratique de cette approche.
      Our Destiny permets à tous ceux qui font parti de ce groupe de prendre une part effectif dans la solution en ce qui concerne le processus de changement de mentalité. Ici l’éducation, la formation, la sensibilisation sont les mécanismes qui constituent l’implémentation de la methodologie proposee par Our Destiny
      Our Destiny a pour vocation de porter des projets lier au changement des mentalités.


      https://www.facebook.com/ourdestiny237
      #mentalité #mentalités

  • Quand la lutte contre l’immigration irrégulière devient une question de « #culture »

    Quand on pense à la lutte contre l’immigration irrégulière, ce sont des images de garde-frontières, de patrouilles en mer ou de murs qui viennent spontanément à l’esprit. Un peu partout dans le monde, les flux migratoires sont appréhendés comme des enjeux de sécurité – et en conséquence gouvernés d’une manière qui relève du maintien de l’ordre, voire de la guerre : déploiement de troupes, barbelés, drones, camps, enfermement, expulsions, etc.

    C’est oublier que toute politique est également affaire d’idéologies et que, pour reprendre une expression fréquemment associée au philosophe italien Antonio Gramsci, l’usage de la force s’accompagne d’une bataille des idées, dont le but est non seulement de justifier les objectifs politiques poursuivis par les États, mais aussi d’obtenir le consentement des gouvernés. Les politiques migratoires ne font pas exception.

    Le double message de #Youssou_N’Dour

    Ainsi, en 2007, le gouvernement espagnol diffuse une #vidéo au Sénégal pour convaincre les migrants potentiels de ne pas partir. Au milieu des années 2000, soit bien avant la crise actuelle en Méditerranée centrale, des migrants embarquent en pirogue des côtes de l’Afrique de l’Ouest et tentent de gagner les Canaries, situées à une centaine de kilomètres.

    La vidéo montre Fatou, la mère d’un jeune homme disparu dans l’océan Atlantique. Filmée en gros plan, elle pleure la mort de son fils. Puis apparaît Youssou N’Dour, le célèbre chanteur sénégalais. Lui-même assis sur une pirogue, il tourne le dos à l’océan ; le symbole est clair, et le message à ses jeunes compatriotes l’est tout autant : ne risquez pas votre vie, votre place est en Afrique.

    https://www.youtube.com/watch?v=5pPA0DIjYKM

    Le message est double. Il commence par un #avertissement : attention, la migration est dangereuse. Ceux qui partent risquent leur vie. L’argument est évidemment de mauvaise foi : le danger de l’immigration irrégulière est la conséquence des politiques migratoires, qui obligent les migrants à prendre des chemins détournés et périlleux ; s’ils pouvaient simplement prendre l’avion, ils ne courraient aucun danger.

    Plus moralisateur, le second argument appelle au #patriotisme des migrants et les incite à rester chez eux pour contribuer à l’essor de leur pays – et tant pis si Youssou N’Dour, artiste planétaire s’il en est, n’est pas nécessairement le mieux placé pour convaincre la jeunesse sénégalaise des bienfaits de l’enracinement local.

    « Ne risque pas ta vie ! »

    Dix ans plus tard, en 2017, c’est la chanteuse sénégalaise #Goumba_Gawlo qui s’engage dans une tournée de concerts organisés par l’Organisation internationale pour les migrations (#OIM). Le but est toujours de « sensibiliser » la jeunesse à la question de l’immigration irrégulière. Une des chansons s’intitule « #Bul_Sank_Sa_Bakane_bi », c’est-à-dire « Ne risque pas ta vie ».

    Entrecoupé d’images de bateaux de migrants secourus en Méditerranée, le clip réunit plusieurs chanteurs de toute l’Afrique de l’Ouest et conseille aux candidats à la migration d’investir plutôt dans l’éducation. S’ils veulent vraiment partir, la chanson leur recommande de migrer légalement.

    https://www.youtube.com/watch?v=a27GpDvCXqw

    Là encore, l’argent vient d’Europe, d’#Italie plus précisément, qui finance un ambitieux projet de l’OIM intitulé « #Aware_Migrants » (http://awaremigrants.org). Le raisonnement est le suivant : si les Africains tentent de gagner l’Europe, c’est parce qu’ils sont ignorants. Ils ne sont pas conscients des risques, ils ne connaissent pas le sort réservé à leurs semblables, et ils croient naïvement les promesses de vie meilleure que de vils passeurs leur font miroiter. Il faut donc procéder à des #campagnes de « sensibilisation » ou de « #conscientisation », qui leur donneront les informations nécessaires.

    Artistes, journalistes, blogueurs cooptés par l’OIM

    Cette campagne s’inscrit dans un agenda global. Le « #Pacte_mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières », ou « #Pacte_de_Marrakech », adopté en décembre 2018, recommande par exemple de « mener des campagnes d’information multilingues et factuelles », d’organiser « des réunions de sensibilisation dans les pays d’origine », et ce notamment pour « mettre en lumière les #risques qu’il y a à entreprendre une migration irrégulière pleine de dangers ».

    Pour mieux convaincre les migrants potentiels, l’OIM coopte des #artistes, mais aussi tous les acteurs susceptibles de toucher la #jeunesse tentée par l’aventure de l’émigration. En #Guinée, elle travaille avec des #rappeurs, des #humoristes ou des auteurs de bande-dessinée. Des #journalistes et des #blogueurs se voient proposer une formation pour acquérir des « informations crédibles » sur la migration. L’OIM travaille aussi avec des migrants expulsés, qui sont formés aux « techniques de #communication » pour parler de leur mauvaise expérience de la migration et décourager ceux qui songent à partir.

    Au #Niger, ce sont des matchs de foot et des pièces de #théâtre qui sont organisés afin de diffuser « des informations précises sur la migration aux migrants potentiels ». Dans une démarche paternaliste, voire quelque peu néocoloniale, il s’agit de diffuser des informations « objectives » à des Africains ignorants et crédules qui en manquent cruellement.

    https://www.youtube.com/watch?v=YIMOd2n-Hm0

    Dans une vidéo financée par la #Suisse et diffusée au #Cameroun par l’OIM, on voit un jeune Africain téléphoner à son père depuis une cabine publique. Ils devisent paisiblement. Le fils se montre rassurant, parle de son inscription à l’université et le père est heureux d’apprendre que tout va pour le mieux. Mais d’autres images apparaissent : le même jeune homme est traqué par la police, il est aux abois, contraint de dormir dans la rue, réduit à la mendicité. Autrement dit, les migrants qui disent que tout va bien sont des menteurs. Il ne faut pas les croire : mieux vaut écouter l’OIM.

    Savoir, et partir quand même

    Dans l’optique des concepteurs de ces campagnes, les migrants sont des êtres individualistes et rationnels, des Homo œconomicus qui prennent la meilleure décision possible en fonction des informations dont ils disposent. S’ils décident de partir, c’est qu’ils n’ont pas eu accès aux bonnes infos. Mais s’ils ont la chance d’avoir accès aux informations de l’OIM, ils renonceront et resteront tranquillement chez eux – comme si la vie « à la maison » était exempte de toute forme de violence, de souffrances ou de coercition.

    Ce raisonnement fait l’impasse sur le caractère structurel de l’immigration. Partir n’est pas seulement une décision individuelle prise par des personnes qui cherchent à améliorer leur sort. C’est une dynamique collective nécessaire à des pans entiers de la population : en partant, les migrants espèrent, par exemple, être en mesure d’envoyer de l’argent à leur entourage resté au pays – argent sans lequel de nombreux pays d’émigration s’effondreraient.

    Il est un scénario qui n’est jamais envisagé : celui dans lequel les migrants sauraient, mais partiraient quand même. Ce scénario n’est pas improbable : la crise des migrants et les naufrages en Méditerranée ont fait l’objet d’une couverture médiatique planétaire et la téléphonie mobile connaît une très forte expansion sur le continent africain. Il est donc difficile de concevoir que personne n’en sache rien.

    Diffuser une #culture_de_l’immobilité

    Les politiques de lutte contre l’immigration irrégulière sont donc un enjeu culturel, dans les deux sens du terme. Elles mobilisent les acteurs de la culture, des musiciens aux médias, et aspirent à diffuser une culture de l’#immobilité qui dévalorise l’immigration et incite les gens à rester chez eux.

    Le recours à la culture met indirectement en lumière une des faiblesses des politiques migratoires, c’est-à-dire leur incapacité à convaincre les premiers concernés – les migrants – de leur pertinence : quels que soient les obstacles placés sur leur route, ces derniers ne semblent pas convaincus et continuent d’essayer de migrer – au point qu’il faut user d’autres méthodes que la force pour les persuader de rester chez eux.

    Si, véritablement, les États occidentaux souhaitent s’emparer du problème de la #désinformation en matière de migrations, ils pourraient commencer par financer des campagnes d’information pour contrer les innombrables fake news qui circulent sur le sujet. Comme l’a en effet montré le débat sur le Pacte de Marrakech, ce n’est pas seulement en #Afrique que les gens manquent d’informations sur les migrations. Mais sans doute que dans un monde inégalitaire et asymétrique, ceux qui font fausse route sont-ils toujours les plus faibles.

    https://theconversation.com/quand-la-lutte-contre-limmigration-irreguliere-devient-une-question
    #dissuasion #vidéo #musique #campagne #clip #migrations #asile #réfugiés #sensibilisation #IOM #organisation_internationale_contre_la_migration #paternalisme #football

  • Géographies en mouvement - Les #aventouristes défient la mort - Libération.fr

    http://geographiesenmouvement.blogs.liberation.fr/2019/02/20/les-aventouristes-defient-la-mort

    Ils sont des millions à regarder des vidéos prises des amateurs pendant des voyages aventureux où des touristes aventuriers frôlent la mort. La rugosité de l’espace terrestre ne s’appréhende plus seulement in situ, mais elle se filme et se partage. Qu’on soit Indien, Européen ou Américain, le goût du risque jusqu’au bout est universel.

    Pour qui aime les sensations fortes que les studios d’Hollywood savent fabriquer, une alternative moins stupide que les courses poursuites d’êtres testostéronés : les vidéos amateurs. Elles donnent une idée de ce que cherchent certains aventouristes : des sensations fortes, très fortes, qui leur donnent le sentiment de grandir dans un monde qu’ils trouvent étriqué. La mort n’est pas forcément au bout de l’exploit, mais elle en fait partie.

    #tourisme #sensations_fortes

  • Ingesting IoT and Sensor Data at Scale
    https://hackernoon.com/ingesting-iot-and-sensor-data-at-scale-ee548e0f8b78?source=rss----3a8144

    With the boom in the number of IoT devices over the past few years, the relatively new use-cases of IoT and sensor data such as smart factories and smart cities have lead to time-series data being produced at a large scale. In such use-cases, a huge number of different kinds of sensors sends terabytes of data to be ingested so that real-time monitoring can improve efficiency and avert failures. As an example, take a Boeing 787 which generates half a terabyte of data during a single flight.A factory producing bottle packagingLet’s take a look into how we can deal with the challenges of time-series data and handle the high throughput of such data at scale, while still being highly available.Time-series DataTime series data is any data which is time stamped. If you would plot this kind of (...)

    #iot-data #database #time-series-database #sensor-data-analytics #time-series-data

  • Émission « Libre à vous ! » sur radio Cause Commune (19 février 2019)
    https://www.april.org/emission-libre-a-vous-sur-radio-cause-commune-19-fevrier-2019

    Début : 19 Février 2019 - 15:30Fin : 19 Février 2019 - 17:00

    Écouter le podcast

    >

    La treizième émission Libre à vous ! de l’April sera diffusée en direct sur radio Cause Commune sur la bande FM en région parisienne (93.1) et sur le site web de la radio, mardi 19 février 2019 de 15 h 30 à 17 h 00. Et l’émission sera rediffusée le soir même de 21 h à 22 h 30.

    Notre invité principal sera Stéphane Bortzmeyer pour son livre Cyberstructure. #Internet, un espace politique. Nous parlerons avec Aliette Lacroix du Pacte pour la Transition. Et nous ferons un point, avec Anne-Catherine Lorrain, sur le projet de directive droit d’auteur.

    S’abonner au podcast

    Les ambitions de l’émission Libre à vous !

    La radio Cause commune a commencé à émettre fin 2017 sur la bande FM en région (...)

    #Droit_d'auteur #Sensibilisation #Libre_à_vous_ !

  • Émission « Libre à vous ! » sur radio Cause Commune (5 février 2019)
    https://www.april.org/emission-libre-a-vous-sur-radio-cause-commune-5-fevrier-2019

    Début : 5 Février 2019 - 15:30Fin : 5 Février 2019 - 17:00

    Écouter le podcast

    >

    Il n’y aura pas d’émission inédite de Libre à vous ! mardi 5 février 2019. Il y aura une rediffusion de la première émission « Libre à vous ! » diffusée le 29 mai 2018. Elle était consacré à l’Open Bar « Microsoft/Défense ». Avant ce sujet, nous avons parlé de logiciel libre, de notre slogan « priorité au logiciel libre » au niveau individuel et collectif, du groupe de travail #Sensibilisation de l’April et de moyens de découvrir concrêtement le logiciel libre.

    S’abonner au podcast

    Les ambitions de l’émission Libre à vous !

    La radio Cause commune a commencé à émettre fin 2017 sur la bande FM en région parisienne (93.1) et sur Internet. Sur le site de la radio on lit : « Radio associative et citoyenne, (...)

    #Libre_à_vous_ ! #Open_Bar

  • En #Guinée, l’Organisation internationale pour les migrations contrôle des frontières et les âmes

    En Guinée, l’Organisation internationale pour les migrations incite les jeunes à ne pas tenter de gagner l’Europe. Une #campagne de #communication financée par l’#Union_européenne et soutenue par des #artistes locaux bat son plein.

    « #Ne_pars_pas », c’est le #slogan choisi par l’OIM (Organisation internationale pour les migrations) pour inciter la #jeunesse guinéenne à ne pas se risquer sur les routes de l’exil et à rester chez elle. Financée en majeure partie par l’Union Européenne, cette campagne de #sensibilisation a pris les contours d’une vaste entreprise de communication d’influence où les mondes des #arts et de la #culture ont été cooptés pour porter le message. Humoristes, auteurs de bandes dessinées et autres rappeurs sont payés pour clamer, écrire ou chanter des éléments de langage définis par l’OIM qui agit pour le compte de l’Union européenne.

    La chanson « Falé » du très populaire groupe de rap #Degg_J_Force_3 a été écrite en partie par la directrice de l’OIM en Guinée et par son équipe de communicants. Son clip a été financé à hauteur de 15 000 euros par l’Union européenne. Plus de dix ans après la sortie du titre « Ouvrez les frontières » de l’Ivoirien Tiken Jah Fakoly, les artistes guinéens se veulent volontiers moralistes. #Moussa_Mbaye, un des deux chanteurs du groupe Degg J force 3, qui interprète « Falé » justifie sa démarche : « Nous pensons fermement que la jeunesse africaine a la possibilité de réussir dans son pays ».

    L’OIM s’appuie également sur le réseau des migrants dits « #retournés_volontaires » qu’elle a rapatriés de Libye, du Maroc ou du Niger. À travers l’#Association_guinéenne_de_lutte_contre_l'immigration_illégale qu’elle finance, les migrants « #retournés_volontaires » racontent aux candidats potentiels au départ les dangers de la traversée du Sahara, les tortures en Libye, etc.

    Il faut #rester_au_pays plutôt que de mourir en Méditerranée ou alors utiliser les #voies_légales, comme l’OIM invite à le faire. Mais ces voies légales n’ont jamais été aussi inaccessibles à une jeunesse guinéenne coincée dans un pays miné par le chômage, la misère, la corruption et dont le système éducatif ne lui offre aucun débouché professionnel.

    https://www.franceculture.fr/emissions/grand-reportage/lorganisation-internationale-pour-les-migrations-en-guinee-controle-de
    #contrôles_frontaliers #asile #migrations #frontières #OIM #IOM #Organisation_internationale_CONTRE_les_migrations (comme dit très bien Olivier Clochard dans le message où il a signalé cette information) #propagande #art #retours_volontaires #jeunes #externalisation #externalisation_des_contrôles_frontaliers #dissuasion

    Pour voir et écouter le #clip officiel :
    #Falé
    https://www.youtube.com/watch?v=7vebkDz7-Tg

    ping @_kg_ @isskein

  • Émission « Libre à vous ! » sur radio Cause Commune (29 janvier 2019)
    https://www.april.org/emission-libre-a-vous-sur-radio-cause-commune-29-janvier-2019

    Début : 29 Janvier 2019 - 15:30Fin : 29 Janvier 2019 - 17:00

    Écouter le podcast

    >

    La onzième émission Libre à vous ! de l’April sera diffusée en direct sur radio Cause Commune sur la bande FM en région parisienne (93.1) et sur le site web de la radio, mardi 29 janvier 2019 de 15 h 30 à 17 h 00. Et l’émission sera rediffusée le soir même de 21 h à 22 h 30.

    Notre sujet principal portera sur le projet de directive droit d’auteur, suite à l’annulation du trilogue (négociation entre la Commission européenne, le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne) qui devait se tenir le 21 janvier. Vincent Calame fera sa première chronique « Jouons collectif » (Choses vues, entendues et vécues autour de l’usage des logiciels libres au sein de collectifs (...)

    #Droit_d'auteur #Sensibilisation #Trad-GNU

  • Émission « Libre à vous ! » diffusée mardi 29 janvier 2019 sur radio Cause Commune
    https://www.april.org/emission-libre-a-vous-diffusee-mardi-29-janvier-2019-sur-radio-cause-commune

    Début : 29 Janvier 2019 - 15:30Fin : 29 Janvier 2019 - 17:00

    Écouter le podcast

    >

    La onzième émission Libre à vous ! de l’April sera diffusée en direct sur radio Cause Commune sur la bande FM en région parisienne (93.1) et sur le site web de la radio, mardi 29 janvier 2019 de 15 h 30 à 17 h 00. Et l’émission sera rediffusée le soir même de 21 h à 22 h 30.

    Notre sujet principal portera sur le projet de directive droit d’auteur, suite à l’annulation du trilogue (négociation entre la Commission européenne, le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne) qui devait se tenir le 21 janvier. Vincent Calame fera sa première chronique « Jouons collectif » (Choses vues, entendues et vécues autour de l’usage des logiciels libres au sein de collectifs (...)

    #Droit_d'auteur #Sensibilisation #Trad-GNU