• Troisième et dernier billet sur la maternité des Lilas
    (version disponible aussi en PDF - 26 pages A4)
    Pas seulement dans ton jardin
    - La maternité des Lilas : une lutte locale ?
    - On aime la mater et ça fait du bien de l’aimer
    - À propos du collectif de soutien
    - Les limites de la stratégie communicationnelle
    - La maternité des Lilas, c’est quoi, en fait ?
    - Service d’orthogénie et d’accouchement physiologique
    - Les modalités financières et les objectifs sociaux du service
    - Les salarié·es
    - Le représentant légal, angle mort et boulet
    - La proposition d’une maternité des Lilas de service publique
    - Les conséquences d’une intégration en service public
    - À propos des usines à bébés
    - Sanctuaire ou partage ?

    Pas seulement dans ton jardin – Sortant du village
    https://sortantduvillage.info/2022/11/14/pas-seulement-dans-ton-jardin

    On aime la mater et ça fait du bien de l’aimer

    Revenons en juin 2011, quand l’ARS refuse de donner son accord au projet de construction d’une nouvelle maternité aux Lilas, sur le terrain Güterman.

    L’urgence était à « l’action ». Tout le monde sait que pour agir rapidement, il faut se faire connaître et, pour cela, quoi de mieux que l’action spectaculaire ?

    Ça tombe bien : la mater, avec son ambiance bienveillante et ses nourrissons, est plutôt photogénique. Elle attire la lumière. Elle retourne une image rassurante et consensuelle. C’est un bon départ pour se faire connaître, surtout quand on appartient à un secteur d’activité qui renvoie, globalement, une vision de la réalité beaucoup moins glamour.

    Tapez dans votre moteur de recherche « maternité des Lilas » et observez les vidéos associées à votre requête.

    Vous constaterez alors que les mots clés « maternité des Lilas » correspondent à un objet médiatique et politique qui ne cadre pas vraiment avec la réalité des services de santé en France.

    Une réalité qui est accessible à tout à chacun, dès lors qu’on se rend à l’hôpital pour une urgence : des lits installés dans les couloirs, le déficit d’équipements et de moyens médicaux, le manque de personnel, l’exaspération du public, les agressions des agent·es… sans parler de la partie immergée de l’iceberg, qui remonte périodiquement à la surface, par blocs entiers, tels que – tiens, parlons-en justement – les violences obstétricales, la fermeture des maternités et des services de pédiatrie, la pénurie d’infirmières et de médecins de villes, la maltraitance des patient·es souffrant de troubles psychiatriques et des personnes en situation de handicap, les systèmes informatiques des hôpitaux qui sont à l’origine de la diffusion d’informations confidentielles des usagers, après avoir été hackés… soit, autant de situations parmi d’autres, caractérisant l’état des services publics de santé, à laquelle il faudrait, bien entendu, ajouter la gestion de la crise du COVID19 qui représente, à elle seule, un dossier à charge qui vaut largement son pesant de cacahouètes.

    Toutes ces images anxiogènes s’évaporent au contact de la maternité des Lilas, y compris quand il est question des péripéties qui l’opposent à l’ARS. Parfois, même, c’est rigolo aux Lilas. On voit des jeunes femmes sympas, plein d’énergie, avec de jolies couleurs, qui chantent et qui dansent. Et puis toutes ces vidéos disponibles sur Youtube, dix après. Vraiment cool.

    Quand l’objet politique et médiatique « maternité des lilas » rencontre le sujet de société « service public de santé en France », ce dernier joue presque toujours le rôle de figure repoussoir. Le discours, surtout porté par les usag.ères des Lilas et relayé par les médias, pourrait presque toujours se résumer à ce type de propos : Aux Lilas, ce n’est pas comme les autres maternités. On prend vraiment soin des patientes. Ce n’est pas une usine à bébés et on ne veut pas qu’elle le devienne. C’est pour cela qu’il faut la soutenir.

    Pour conclure, sur le registre de l’activisme, rappelons que le simple terme de « La maternité des Lilas » représente, à lui seul, un symbole fort au-delà même de la sphère militante féministe. Il n’est pas nécessaire de déployer tout un argumentaire pour convaincre. Il suffit de lancer le message essentiel « Attention, la maternité des Lilas est en danger ! » pour voir arriver le beau monde et inciter tout à chacun·e ayant une conscience progressiste de lui venir en aide, surtout quand cela ne consiste qu’à signer une pétition en ligne.

    Décidément, on aime la mater et ça fait du bien de l’aimer.

    La maternité des Lilas a la chance de bénéficier d’un réseau de célébrités qui servent de précieux relais auprès des grands médias, ce qui accentue d’autant l’effet charismatique évoqué ci-dessus.

    Contentons-nous, pour l’instant, du constat suivant : la mobilisation de la maternité des Lilas fait l’objet d’un accompagnement médiatique assez exceptionnel et plutôt bienveillant.

    Il semble que, dès le départ, la visibilité médiatique, sous sa forme parfois la plus caricaturale, a représenté la stratégie prioritaire adoptée par le collectif de soutien. La maternité des Lilas s’est souvent mise en scène à l’écran, voire dans la rue.

    La stratégie de communication s’est emballée et, bingo, le truc a fonctionné.

    Tant que la mayonnaise prenait il n’y avait aucune nécessité de savoir et de faire savoir que l’objet « la maternité des Lilas » ne se limitait pas aux images d’Épinal retournées par les écrans. Il n’était nullement nécessaire de préciser que cet objet embarquait un représentant légal, totalement invisible, qui allait s’avérer plutôt encombrant. Hors de question, aussi, d’étaler au grand jour le fait que les principales porte-paroles, sous couvert d’un discours unitaire, étaient en réalité porteuses de tensions internes, représentant, des intérêts spécifiques, voire divergeant.

    La priorité, au début, était d’obtenir le maintien de « la maternité des Lilas aux Lilas ». Incontestablement, cette stratégie pouvait s’avérer gagnante.

    Après le succès de la manif de septembre 2011, l’ARS a été contrainte de faire marche arrière, moyennant quelques concessions, à première vue, mineures. Personne n’avait vu que l’État menait tout son petit monde en bateau, mais là n’est pas la question. La stratégie de com avait été vraiment super canon successful, tu vois, et ça faisait du bien d’y croire. Tout semblait réglé. Nous y avons presque cru.

    Et alors, où est le problème ? Me direz-vous.

    Le problème ne porte pas sur la médiatisation elle-même. On sait qu’il faut faire avec, même si le sujet mériterait d’être approfondi.

    Par contre, le soucis vient quand on en reste à l’image laissée par les médias et, d’autant plus, quand cette image plaisante et simplificatrice, qui s’avère totalement erronée, est intégrée par les protagonistes de la lutte elles-mêmes et eux-mêmes : salarié·es, collectif de soutien et sympathisant·es.

    #maternité_des_Lilas #accouchement_physiologique #féminisme #lutte_sociale #lutte_syndicale #lutte_locale #lutte_globale #usines_à_bébés #santé_publique #savoir-faire_professionel #médiatisation_lutte_sociale #service_public #biens_communs #sanctuariser_vs_partager #logiques_industrielles #sens_donné_au_travail #automatisation #dématérialisation_services #dégradation_qualité_service_rendu

  • Concepts de base des propriétés et valeurs logiques - CSS : Feuilles de style en cascade | MDN
    https://developer.mozilla.org/fr/docs/Web/CSS/CSS_Logical_Properties/Basic_concepts

    CSS Logical Properties (les propriétés logiques CSS) est un module CSS qui définit une correspondance logique vers les propriétés physiques de contrôle de la mise en page selon le sens de lecture et l’orientation du texte.

    Historiquement, CSS permettait de dimensionner des objets selon les dimensions physiques de l’écran. On pouvait alors décrire des boîtes avec une certaine largeur (width) et une certaine hauteur (height), positionner les éléments à partir du haut (top) et de la gauche (left), faire flotter les objets, créer des bordures, des marges, du remplissage (padding) en haut, à droite, en bas et à gauche (resp. top, right, bottom, left, etc.). La spécification sur les propriétés et valeurs logiques définit des correspondances entres ces valeurs physiques et des valeurs logiques, relatives au flux : start et end plutôt que left et right ou top et bottom.

    Voir aussi :
    – la page de la propriété writing-mode qui définit si les lignes d’un texte sont écrites horizontalement ou verticalement et la direction selon laquelle le bloc grandit
    – la page de référence des propriétés et valeurs : https://developer.mozilla.org/fr/docs/Web/CSS/CSS_Logical_Properties

    #CSS #logical_properties #rtl #sens_ecriture #propriétés_logiques_CSS #SPIP #multilinguisme

  • Un peu de bon sens, que diable ! – niet !éditions
    https://niet-editions.fr/catalogue/un-peu-de-bon-sens

    L’être humain, comme tout bon primate, n’est pas fait pour vivre en cage. Dans 9 m2. Enfermé 22 heures sur 24. Il a besoin de se mouvoir, de sortir pour sentir le vent, chercher l’horizon, échanger des regards, se mêler aux murmures, jouir avant que le temps s’arrête. Sans quoi le corps se déglingue, les sens se dérèglent et l’esprit se perd.

    Ce livre s’attache à décrire, à travers une déclinaison des cinq sens – vue, ouïe, odorat, goût, toucher –, l’enfermement carcéral, non pas comme un espace temporaire de punition et d’humiliation sans conséquence, mais au contraire comme ce lieu qui marque les esprits car il marque les corps.

    Mêlant analyse et témoignages, cet ouvrage permet donc de comprendre la prison depuis l’intérieur, oui, mais depuis l’intérieur du corps.


    "La nature de l’environnement spatial et social en prison a des répercussions
    sur les stimulations sensorielles des individus incarcérés.
    Plus prosaïquement, la prison nique nos sens. »

    #Prison #sens #sensible

  • Au Rojava, la lutte des #femmes contre le #patriarcat - MOUAIS
    http://mouais.org/au-rojava-la-lutte-des-femmes-contre-le-patriarcat

    « Tuer le mâle dominant » est l’un des concepts clés développés par les chercheuses. « Il ne s’agit pas de tuer les hommes mais de changer les mentalités patriarcales en eux », rigole Zilan. Avec des ateliers d’auto-critique, des cours d’histoire et une sensibilisation aux droits des femmes, les hommes sont encouragés à voire les femmes comme des partenaires égales, ni plus ni moins. « Mais on est encore malheureusement loin du compte, d’autant plus que la guerre entraîne des comportements violents et des situations de difficulté pour les femmes », soupire-t-elle.

  • L’exploration du sensible
    https://laviedesidees.fr/L-exploration-du-sensible.html

    Extraite du livre qui paraît le 21 septembre sur “l’histoire des #sensibilités”, cette vaste introduction retrace la genèse et les contours d’un genre historique qui s’est donné pour tâche de reconstituer les cultures affectives des siècles passés et de penser les ressorts sensibles de la vie sociale.

    #Histoire #histoire_des_mentalités
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20220920_mazurel.docx
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20220920_mazurel.pdf

  • Présentation et extraits du livre de de Damián Tabarovsky : Une beauté vulgaire suivi par Le bon maître, paru aux éditions Noir sur blanc

    http://liminaire.fr/livre-lecture/article/une-beaute-vulgaire-suivi-par-le-bon-maitre-de-damian-tabarovsky

    Damián Tabarovsky a publié son roman, Una belleza vulgar (Une beauté vulgaire) dans la collection Caballo de Troya, chez Random House Mondadori tandis que El amo bueno (Le bon maître), a été publié par sa propre maison d’édition. Avec Le bon maître, l’auteur suit le chemin d’Une beauté vulgaire, il considère d’ailleurs que les deux livres pourraient faire partie d’une série dans laquelle il défend une écriture singulière qui attache une grande importance à une nécessaire « politisation de la phrase. » C’est l’originalité de cette traduction parue dans la collection Notabilia des éditions Noir sur blanc de réunir ces deux œuvres (...)

    #Entre_les_lignes / #Écriture, #Poésie, #Récit, #Argentine, #BuenosAires, #Temps, #Dérive, #Regard, #Sensation, #Ville, #Politique

  • Stop aux abus sexuels
    Vu à Genève en 2016...

    Zep signe une affiche de prévention contre les agressions sexuelles

    Le dessinateur genevois met en scène son célèbre Titeuf pour sensibiliser de jeunes garçons.

    Selon le Conseil de l’Europe, un enfant sur cinq subit des abus sexuels - souvent dans l’entourage proche. Il n’est pas rare que la culpabilité taraude les victimes, les empêche de franchir le pas de la dénonciation et les retienne de demander de l’aide. Une nouvelle campagne de prévention, signée Zep, vise à toucher ce jeune public. En faisant passer le message qu’en matière d’agression sexuelle, la honte doit se situer du côté de l’agresseur.

    Lancée par le CTAS – association spécialisée dans le traitement des agressions sexuelles, qui assure plus de 1600 consultations par an – la campagne met en scène Titeuf, le jeune héros de Zep. « Il crie haut et fort et dénonce son agresseur, décrit la présidente Josiane George. Ce cri renforce l’estime de soi, redonne la honte à l’auteur qui est gêné d’être dévoilé. Nous voulons donner ce courage aux victimes, renforcer leur dignité, affirmer leur droit à dire non et à dénoncer. »

    Venu soutenir hier le lancement de cette campagne, le conseiller d’Etat Mauro Poggia, responsable de la santé, mesure le chemin parcouru depuis la création du CTAS en 2000.

    En 2000, la première campagne de l’association lui avait valu bien des critiques. L’affiche figurait un enfant assis, la tête repliée dans les genoux avec le slogan : « Victime d’abus sexuels ? Besoin d’aide ? Ne reste pas seul. » A l’époque, le sujet était tabou. En 2013, on voyait une tête d’enfant de face, dans une bulle. En 2016, la première affiche de Zep destinée aux filles montrait l’agresseur pris dans un piège. Cette année, le dessin cible d’abord les garçons, avec un Titeuf s’exclamant : « Touche pô à mon zizi ! » Mauro Poggia retrace le fil : « On a commencé par la lutte contre le renfermement sur soi, puis il y eut la sortie de la bulle, la contre-attaque et aujourd’hui le transfert de la honte vers l’agresseur, où elle aurait toujours dû être », souligne le magistrat. Psychothérapeute et coordinatrice du CTAS, Lydiane Bouchet relève que le vocabulaire a changé : « Il ne s’agit plus de dénoncer des « abus », comme si l’on évoquait l’usage exagéré d’une chose autorisée, mais bien des agressions inadmissibles ».

    Le choix de l’humour est revendiqué. « Il aide à installer le sujet dans le quotidien, observe Zep. Dans mes albums, la pédophilie, les agressions sur le net font partie de l’univers de Titeuf. Si l’information est trop allégorique, les enfants ne savent pas de quoi on parle. Et je ne crois pas qu’il faille être dramatique. Dire à des enfants que leur vie va être détruite est terrible. Ils ont une force de résilience incroyable. Plus tôt ils sont pris en charge, plus vite ils se remettront. » Information confirmée par Lydiane Bouchet : « Pour des adultes, le traitement peut prendre des années. Mais chez les enfants, quelques séances peuvent suffire. »


    https://www.tdg.ch/zep-signe-une-affiche-de-prevention-contre-les-agressions-sexuelles-305971900400

    #campagne #ZEP #abus_sexuels #affiche #sensibilisation

  • There are words you shouldn’t call academic (or any) women. Words you might think are innocuous, but have a long history of being used to dismiss, devalue, or discredit women. You might not be aware that these words should be avoided.

    1. Is she ‘aggressive’ - yelling, shoving, in your face? If not, the word you probably want to use is ‘assertive’.

    2. Is she ‘hysterical’ - displaying extreme emotion due to having a uterus? If not, the word you probably want to use is ‘upset’. Unless you’re using it to mean she’s incredibly funny, in which case you’re good.

    3. Is she ‘difficult’ - impossible to please or satisfy? If not, the word you probably want to use is ‘challenging’ or ‘particular’ or ‘sets a high bar’.

    4. Is she ‘demanding’ - insisting on something in a way that is excessive or unreasonable? If not, the words you might want are ‘expressing needs’ or ‘has expectations’.

    5. Is she ‘shrill’ … there’s no reason to use this word, or any words, to comment on a woman’s voice. Just don’t.

    6. Is she ‘uptight’ - anxious or angry in a tense and overly controlled way? …actually, if she is you might want to ask yourself why your interactions are causing this response? And consider using ‘intense’ or ‘focused’.

    7. Is she ‘emotional’ or ‘too sensitive’ - displaying unprofessional excessive feeling? Or is she just not repressing all feeling, or responding to something offensive, and the word you want is ‘human’.

    8. Is she ‘bossy’ - using her position to push people around well beyond the expected scope? If not, the word you might want to use is ‘leader’.

    #mot #mots #choix_des_mots #femmes #adjectifs #genre #patriarcat #hystérique #agressive #difficile #exigeante #académie #université #émotions #sensible #coincée #tendue #discrédit

    oh que ça me parle!!!!

    ping @_kg_

  • The smart city is a perpetually unrealized utopia | MIT Technology Review
    https://www.technologyreview.com/2022/06/24/1053969/smart-city-unrealized-utopia/?truid=a497ecb44646822921c70e7e051f7f1a

    While urban theorists somewhat myopically trace the concept of the “smart city” back to the 1990s, when IBM arguably first coined the term, the CAB’s research represents one of the earliest large-scale efforts to model the urban environment through “big data.” Utilizing a combination of computerized data gathering and storage, statistical cluster analysis techniques, aerial-based color infrared photography (what we today call remote sensing), and direct “on the ground” (i.e., driving around the city) validation of the aerial images, the CAB’s analysis was decidedly different from previous attempts. The CAB partitioned the city into clusters representing social-geographic features that sound straight out of today’s social media playbook: “LA singles,” “the urban poor,” “1950s-styled suburbs.” What the cluster analysis truly revealed were correlations between socioeconomic forces that could be used as predictors for which neighborhoods were falling into poverty and “urban blight.”

    Though innovative for the time, the CAB’s harnessing of punch cards and computer-based databases was not an isolated endeavor. It was part of a much larger set of postwar experiments focused on reimagining the urban through computational processes. The urban theorist Kevin Lynch’s 1960 Image of the City spurred years of research into cognitive science on how we map typological elements in urban space (paths, edges, nodes, districts, and landmarks). Cyberneticians such as Jay Forrester at MIT sought to apply complex systems dynamics by way of computer simulations to understand the feedback loops within urban development, involving everything from population and housing to the influence of industry on growth. With Forrester, Lynch, and others, the foundations for smart cities were being laid, just as sensing and computing were entering into the public consciousness.

    The contemporary vision of the smart city is by now well known. It is, in the words of IBM, “one of instrumentation, interconnectedness, and intelligence.” “Instrumentation” refers to sensor technologies, while “interconnectedness” describes the integration of sensor data into computational platforms “that allow the communication of such information among various city services.” A smart city is only as good as the imagined intelligence that it either produces or extracts. The larger question, however, is what role human intelligence has in the network of “complex analytics, modeling, optimization, visualization services, and last but certainly not least, AI” that IBM announced. The company actually trademarked the term “smarter cities” in November 2011, underlining the reality that such cities would no longer fully belong to those who inhabited them.

    When we assume that data is more important than the people who created it, we reduce the scope and potential of what diverse human bodies can bring to the “smart city” of the present and future. But the real “smart” city consists not only of commodity flows and information networks generating revenue streams for the likes of Cisco or Amazon. The smartness comes from the diverse human bodies of different genders, cultures, and classes whose rich, complex, and even fragile identities ultimately make the city what it is.

    Chris Salter is an artist and professor of immersive arts at the Zurich University of the Arts. His newest book, Sensing Machines: How Sensors Shape Our Everyday Life, has just been published by MIT Press.

    #Smart_cities #Senseurs #Réseaux #Urbanisme

  • Le #dégel du #point_d’indice, ou l’art d’offrir ce qui est dû

    C’est l’une des mesures phares proposées par le gouvernement pour parer à l’érosion du #pouvoir_d'achat des #fonctionnaires. Toute la question est de savoir si ce geste est aussi généreux qu’il prétend l’être.

    Alors, commençons par le commencement : le point d’indice, c’est tout simplement la valeur de base à partir de laquelle sont calculés tous les salaires des fonctionnaires. C’est cet outil qu’a choisi d’utiliser le gouvernement pour faire face à la hausse brutale de l’#inflation, comme le rappelle Stanislas Guerini, le ministre de la Fonction publique, lundi 6 juin sur franceinfo. « Dans le texte que nous sommes en train de préparer pour le pouvoir d’achat des Français, il y aura aussi le dégel du point d’indice, confirme Stanislas Guerini. La #revalorisation du point d’indice. C’est un geste de reconnaissance du travail, évidemment. De reconnaissance aussi des difficultés avec le retour de l’inflation. On a cette situation inédite. » Le dégel du point d’indice serait un geste de reconnaissance des difficultés liées à l’inflation, et de #reconnaissance du travail fourni par les fonctionnaires.

    L’érosion du pouvoir d’achat

    On peut, me semble-t-il, hausser au moins un sourcil face à cette argumentation. Le point d’indice, c’est avant tout l’outil permettant d’ajuster les salaires des fonctionnaires par rapport à l’inflation. Entre 1995 et 2010, il a été revalorisé 24 fois pour que le pouvoir d’achat des fonctionnaires ne diminue pas en raison de la hausse des prix ! Puis, en 2010, il est gelé sous la présidence de Nicolas Sarkozy, et il le restera pendant la présidence de François Hollande, pour l’essentiel, et pendant le premier quinquennat d’Emmanuel Macron, intégralement.

    Conséquence : des économies substantielles pour l’État, et une érosion du pouvoir d’achat pour les fonctionnaires. Selon un rapport de l’INSEE publié en août 2021, les salaires dans la fonction publique, corrigés de l’inflation, ont diminué de 0,7% entre 2009 et 2019. Dans le même temps, les salaires du privé, eux, augmentaient de près de 5%.

    En apparence l’érosion est limitée, mais en apparence seulement, car elle masque de très fortes disparités. Dans une tribune parue en mars dernier dans Le Monde, l’économiste Philippe Askenazy explique que les gouvernements successifs ont rendu une partie des crédits économisés sur le point d’indice par le biais de ce que l’on a appelé « la #politique_catégorielle ». Pour faire simple, certains corps de la fonction publique ont été augmentés au détriment des autres. Les grands corps techniques, l’#Ena, la #police ont vu le gel du point compensé, voir surcompensé. En revanche, les #enseignants et les « petits » fonctionnaires, les fonctionnaires de catégorie C, ont été de grands perdants.

    Il y a donc un certain cynisme à entendre Stanislas Guerini nous dire que le dégel du point d’indice serait une « reconnaissance du travail fourni par les fonctionnaires » Non, ce n’est pas un cadeau de la part du gouvernement, c’est un dû pour compenser l’érosion de leur pouvoir d’achat, du fait des décisions prises, notamment, par ce même gouvernement.

    Des solutions floues

    Le gouvernement ne se concentre pas uniquement sur le salaire des fonctionnaires. #Stanislas_Guerini est également sensible à une autre dimension, le #sens et la #mission. « Il faut faire un petit peu faire respirer les carrières des agents de la fonction publique. Leur permettre de retrouver du sens, de l’action. C’est vrai qu’il y a un enjeu de sens. Mois c’est ça qui me frappe beaucoup, il faut redonner le sens à la mission des services publiques. Au fond, la raison d’être d’une certaine façon des services publiques. »

    Il faut « redonner le sens de la mission du service public. » Alors oui, certes. Mais comment ? Le moins que l’on puisse dire, c’est que les solutions avancées par Stanislas Guerini sont floues… En revanche, on peut trouver une piste dans un article publié en 2015 par la chercheuse Florence Audier et ses collègues. Ils reviennent sur la multiplication des #primes à la #performance, qui font partie des mesures décidées pour compenser le gel du point d’indice. Et ils expliquent que ces primes à la performance contribuent à déconstruire le sens de la mission dans la fonction publique, en l’éloignant de son idéal : celui d’agents désintéressés, au service de l’#intérêt_général. La « #crise_de_sens » dont s’émeut Stanislas Guerini viendrait donc, en partie au moins, d’une politique suivie par son propre gouvernement. Après avoir proposé d’offrir une hausse de salaires qui était due, le voilà donc désormais qui cherche à compenser ce qu’ils ont eux-mêmes abîmé.

    https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/entre-les-lignes/le-degel-du-point-dindice-ou-lart-doffrir-ce-qui-est-du_5176270.html#xt
    #salaire #salaires #fonction_publique #travail

  • C’est Politique ! Le blog - L’ Actualité Politique, saupoudrée d’humour…parce qu’il faut garder le moral !
    https://cpolitic.wordpress.com

    Tout finit par se savoir, Macron ! Scandale Mc Kinsey, Profs méprisés, Euthanasie des vieux en plein Covid, Ventes d’armes à Poutine…
    https://cpolitic.wordpress.com/2022/03/20/tout-finit-par-se-savoir-macron-scandale-mc-kinsey-profs-meprise

    Tout finit par se savoir. Rien de plus vrai comme dicton. Parce qu’il y aura toujours un témoin qui pourra donner l’info. Toujours une archive qui traîne.
    On commence avec du lourd, du très lourd…

    Le Scandale McKinsey. On savait que la Macronie avait sous-traité diverses tâches à des cabinets privés d’origine américaine. Mais nous savons dorénavant pour combien d’euros. Et c’est là, que le bas blesse : 1 milliard d’euros en 2021, 2,4 milliards en 4 ans ! Gloups !
Ça en fait des masques, des blouses, des surblouses, des respirateurs…

    On connaissait également les liens incestueux entre Victor Fabius patron de la filiale française de Mc Kinsey et Company et le Conseil Constitutionnel https://cpolitic.wordpress.com/2022/01/21/passe-vaccinal-conseil-constitutionnel-se-couche-encore via son père Laurent Fabius. Malheureusement la pieuvre a étalé ses tentacules au Conseil d’Etat et de nombreux ministères. Une vraie mafia !

    Sur le fond, cette mafia produit des powerpoint creux, à la chaine pour ses divers clients internationaux et qui en plus à des problèmes d’éthiques graves : exil fiscal et déboire judiciaires aux USA !

    Que du bonheur… avec notre argent public ! Comme quoi il y a bien de l’argent magique.
    Plus de détails par ici :

    Comme promis l’intégrale de la saison 1 "McKinsey, ton univers impitoyable"

Je vous présente un nouvel ami Aamir Malik, vice président de Pfizer et ancien collègue de Victor chez McKinsey.

Mais que va décider le conseil constitutionnel…
1/n https://twitter.com/p_duval/status/1490598163102810112
    -- Duval Philippe (@p_duval) February 7, 2022

    Cabinets de conseil : « Le cabinet McKinsey a fait des copier/coller de documents qu’ils remettaient à d’autres pays que la France, comme en Australie (…) Ils changeaient simplement les chiffres »

 @ElianeAssassi, sénatrice @senateursCRCE #SeineSaintDenis#SensPublic https://twitter.com/enmodemacaron/status/1504417039590510599
    -- Public Sénat (@publicsenat) March 17, 2022

    "#McKinsey doit régler un forfait fiscal symbolique de 175 dollars" mais aux États Unis

"L’autorité de tutelle de la #DITP a pourtant assuré que McKinsey est en règle avec l’administration fiscale française", c’est #Macron qui a créé cette DITP…#MacronNousPrendPourDesCons https://t.co/30VPBBxRNo
    -- Lorentz mathias (@LorentzMathias) March 17, 2022

    Je pense que ça résume bien la situation #macron #mckinsey pic.twitter.com/tA7gJvtZ30
    -- Bonnie Parker (@MelleBonnieP) March 19, 2022

    je vais faire la #MarchePourLa6eRepublique pour en finir avec la Présidence Mensonge Permanent Corruption par #McKinseyGate #Pfizergate #bayer #blackrock #plusjamaismacron#MelenchonPresident2022 Retour de la Souveraineté du Peuple #6emeRepublique #ric #referendumrevocatoire https://t.co/HWXiyfOPlp
    -- Taous93FI  (@Taousertova93) March 20, 2022

    • cnews et sondage ifop, donc à lire avec ne pince à linge sur le nez
      Guerre en Ukraine : 52% des Français convaincus par certains arguments russes
      https://www.cnews.fr/videos/france/2022-03-27/guerre-en-ukraine-52-des-francais-convaincus-par-certains-arguments-russes

      Une enquête de l’IFOP menée dans le cadre de la semaine de la presse et des médias s’est penchée sur l’adhésion des Français aux arguments mis en avant par la Russie pour justifier l’invasion de l’Ukraine.

      Il ressort que 52% des sondés croient à au moins l’une des thèses russes sur l’origine de la guerre en Ukraine. 28% pensent par exemple que l’intervention russe est soutenue par des Ukrainiens russophones souhaitant se libérer des persécutions qu’ils subissent. Et 10% disent croire que « l’Ukraine est gouvernée actuellement par une junte infiltrée par des mouvements néonazis ».

      Les plus perméables aux discours de Vladimir Poutine sont les sympathisants de Jean-Luc Mélenchon et d’Éric Zemmour, révèle le sondage de l’Ifop. 


      Du complotisme sanitaire à la propagande du Kremlin
      Selon cette étude, il existe un lien entre les Français adhérant aux thèses antivax et ceux qui soutiennent la politique de Vladimir Poutine. Ainsi, 71% des antivax croient au récit poutinien sur l’Ukraine. L’adhésion à la propagande russe est plus faible (43%) chez les Français ne croyant à aucune de ces théories contre les vaccins.

      Au total, 25% des sondés croient à au moins une thèse antivax et au moins une thèse de la propagande russe.

      La guerre de l’information menée par le Kremlin bénéficie « d’un contexte de brouillard informationnel "post-covid" » qui serait propice « à l’essor des théories complotistes », affirme également l’Ifop. Ainsi, 35% des Français sondés déclarent « croire aux théories du complot ».

      NDR dans les commentaires
      – Attention CNEWS ! Attention ! Le titre n’est pas bon : « 52% des sondés croient à au moins l’une des thèses russes ». Mettre la moitié d’un pays dehors sans au moins une raison qui se tienne… compliqué !
      – 52% des français ne croient pas à la thèse des médias mainstream, savoir le diable poutine contre le héros zelensky...ça me rassure que la moitié des français ne marchent pas dans cette propagande grossière.
      – Les journaux en France mentent, ils savent qu’on sais qu’ils mentent, mais ils continuent de mentir.

  • #L'espace_d'un_instant #60 : D’Antamok aux Philippines à Manaus au Brésil

    http://liminaire.fr/entre-les-lignes/article/l-espace-d-un-instant-60

    « La grande révélation n’était jamais arrivée. En fait, la grande révélation n’arrivait peut-être jamais. C’était plutôt de petits miracles quotidiens, des illuminations, allumettes craquées à l’improviste dans le noir ; en voici une. » Vers le phare, Virginia Woolf (...)

    #Entre_les_lignes / #Écriture, #Poésie, #Récit, #Voix, #Sons, L’espace d’un instant, Fenêtre, #Quotidien, #Dérive, #Regard, #Sensation, #Voyage

  • Présentation et extraits du livre de Matthieu Gounelle : Un ciel de pierres : Voyage en Atacama, avec des dessins de Frédéric Pajak

    http://liminaire.fr/livre-lecture/article/un-ciel-de-pierres-voyage-en-atacama-de-matthieu-gounelle

    « Le désert de l’Atacama est l’une des régions les plus arides sur Terre. Il abrite la plus ancienne collection de météorites au monde dont certaines sont au sol depuis plus de deux millions d’années. Matthieu Gounel s’y rend régulièrement en expéditions. Il revient dans cet ouvrage sur sa passion, évoque l’histoire de ce lieu au fil du temps, de ses anciens habitants, les Changos, exterminés sans lutter, brisés par la variole et le catholicisme, l’alcoolisme et les mines « où les métaux précieux affleurent de toutes parts, semblant ruisseler comme un fleuve d’abondance sur la terre pâle et sèche. » Et puis les opposants à la dictature de Pinochet dont les os fragmentés, bien qu’invisibles, se dressent à l’horizon comme des pierres sacrées, livides et n’oubliant rien. Et quand on ne les faisait pas disparaître dans le désert, c’est dans la mer qu’on les jetait. Depuis des avions ou des hélicoptères. »(...)

    #Entre_les_lignes / #Écriture, #Poésie, #Récit, #Dessins, #Biographie, #Atacama, #Désert, #Météorites, #Dérive, #Regard, #Sensation, #Voyage

  • #L'espace_d'un_instant #59 : De Kirovsk en Russie à Jalalabad en Afghanistan

    http://liminaire.fr/entre-les-lignes/article/l-espace-d-un-instant-59

    « La grande révélation n’était jamais arrivée. En fait, la grande révélation n’arrivait peut-être jamais. C’était plutôt de petits miracles quotidiens, des illuminations, allumettes craquées à l’improviste dans le noir ; en voici une. » Vers le phare, Virginia Woolf (...)

    #Entre_les_lignes / #Écriture, #Poésie, #Récit, #Voix, #Sons, L’espace d’un instant, Fenêtre, #Quotidien, #Dérive, #Regard, #Sensation, #Voyage

  • HCR - Au Nigeria, des réfugiés camerounais contribuent à briser les mythes sur le COVID-19
    https://www.unhcr.org/fr/news/stories/2022/2/62061a20a/nigeria-refugies-camerounais-contribuent-briser-mythes-covid-19.html

    Au Nigeria, des réfugiés camerounais contribuent à briser les mythes sur le COVID-19
    Des bénévoles réfugiés dans l’État de Cross River, au Nigeria, s’appuient sur des informations vérifiées et sur les liens qu’ils entretiennent avec la communauté pour combattre la désinformation à propos du Covid-19 et des vaccins.« Le monde a été bouleversé lorsque la pandémie est arrivée, et nous, en tant que réfugiés, étions également confus », explique Laban Chang Ndoh, l’un des plus de 72 000 réfugiés camerounais vivant au Nigeria après avoir fui le conflit en cours depuis 2017 entre les forces sécessionnistes et l’armée. « Les opinions étaient tellement diverses à ce sujet. »Laban est le président de la Great Step Initiative (GSI), une organisation communautaire qui fournit des services de santé mentale aux réfugiés dans cinq districts de l’État de Cross River au Nigeria. En 2020, alors que la pandémie de Covid-19 faisait rage, leur réseau de 120 volontaires s’est mobilisé pour combattre la désinformation dans son sillage.« Ils avaient beaucoup de questions », se souvient Laban. Au début, leurs efforts ont surtout consisté à convaincre les gens de la menace réelle que représentait le virus et de la nécessité de respecter les mesures préventives telles que le port d’un masque et le lavage des mains. L’année dernière, la GSI comptait parmi les sept organisations dirigées par des réfugiés reconnues pour leur rôle dans la lutte contre la pandémie dans le cadre des Prix de l’innovation ONG 2020 du HCR. « Certains répandaient des rumeurs selon lesquelles le fait de se faire vacciner était une condamnation à mort. »
    Si l’arrivée des vaccins contre le Covid-19 l’année dernière a fait naître l’espoir d’une issue à la pandémie, elle a également généré de nouvelles vagues de rumeurs et de mythes.« Nous ne savions pas grand-chose sur le vaccin au début », explique Laban, qui relate certaines des théories les plus folles qui ont circulé, en l’absence d’informations crédibles.« Certains répandaient des rumeurs selon lesquelles le fait de se faire vacciner était une condamnation à mort », se souvient-il. « Certains affirment qu’on meurt au bout de 24 [ou] 36 mois après s’être fait vacciner, d’autres avaient entendu parler de micropuces dans le vaccin qui relieraient la personne à Lucifer, la condamnant à l’enfer. »Conscient de la nécessité de contrer de tels mythes, Laban et ses collègues volontaires de la GSI ont reçu des conseils et des informations vérifiées sur le vaccin de la part du HCR, l’Agence des Nations unies pour les réfugiés, afin de les aider à combattre la désinformation et à répondre aux nombreuses questions que se posent les gens.Pour contrer le scepticisme général entourant le vaccin, Laban a obtenu des résultats en s’appuyant sur deux principaux arguments. « Le monde ne s’y fierait pas si c’était quelque chose qui éliminait l’humanité en 36 mois », dit-il, tout en soulignant le simple fait que de nombreuses personnes ont déjà reçu le vaccin sans incident.Les volontaires ont eu recours à d’autres tactiques pour combattre des mythes plus spécifiques - par exemple, celui selon lequel les vaccins seraient inutiles parce que le virus serait une préoccupation européenne ou un problème réservé aux régions les plus froides. Pour répondre à ce mythe, ils partagent volontiers des statistiques de l’agence officielle chargée du contrôle des maladies qui attestent que des personnes au Nigeria ont non seulement été infectées, mais sont également mortes du Covid-19.Leurs efforts ont permis d’obtenir des résultats tangibles parmi les réfugiés camerounais au Nigeria, malgré la disponibilité limitée des doses, à l’origine d’un faible taux de vaccination, à l’instar de nombreux autres pays d’accueil de réfugiés à revenu faible ou intermédiaire. Plus de 1800 réfugiés ont reçu une dose dans les États de Benue, Cross River et Taraba, en plus d’environ 700 qui ont reçu deux doses.Plus de la moitié des réfugiés dans le monde sont accueillis dans dix pays seulement, dont neuf sont des pays à revenu faible ou intermédiaire.
    Plus de la moitié des réfugiés dans le monde sont accueillis dans dix pays seulement, dont neuf sont des pays à revenu faible ou intermédiaire.
    Munis de ces données et de ces arguments, Laban fait du porte-à-porte dans les camps de réfugiés d’Adagom, engageant des conversations et plaidant sa cause. Mais malgré ses efforts, il reste encore beaucoup à faire.
    Au marché du camp, il rencontre Effemi Blessing qui tient une petite épicerie créée avec sa famille grâce au soutien financier du HCR par l’intermédiaire de son partenaire CUSO. « Je suis forte », lance-t-elle à Laban, « et je n’ai jamais été vaccinée, donc j’ai un peu peur [de le prendre] ». Laban prend le temps d’écouter ses inquiétudes et lui explique clairement l’innocuité du vaccin, dans l’espoir de faire changer d’avis une personne de plus.Cependant, l’outil le plus efficace à leur disposition est sans doute le fait que les volontaires de la GSI sont issus des communautés qu’ils servent - à la fois des réfugiés camerounais et des Nigérians locaux – cela fait d’eux des figures familières et de confiance qui comprennent leur public.
    Asu Ben Abang, 65 ans, Camerounais et père de sept enfants représente la GSI dans la communauté 33, une section du camp d’Adagom. Il se présente comme un exemple vivant de la sécurité et de l’efficacité du vaccin, ce qui a contribué à convaincre les membres de sa famille élargie et d’autres personnes de la communauté.« Tout le monde autour de moi avait peur. Je suis le seul à avoir été vacciné », affirme-t-il en brandissant fièrement son carnet de vaccination vert. « Maintenant qu’ils ont vu que je ne suis pas mort, mes proches vont se faire vacciner. »

    #Covid-19#migrant#migration#nigeria#cameroun#refugie#sante#vaccination#inclusion#communication#sensibilisation #UNHCR

  • #L'espace_d'un_instant #58 : De Tbilissi en Géorgie à Nsang en Guinée-Équatoriale

    http://liminaire.fr/entre-les-lignes/article/l-espace-d-un-instant-58

    « La grande révélation n’était jamais arrivée. En fait, la grande révélation n’arrivait peut-être jamais. C’était plutôt de petits miracles quotidiens, des illuminations, allumettes craquées à l’improviste dans le noir ; en voici une. » Vers le phare, Virginia Woolf (...)

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  • #L'espace_d'un_instant #57 : De Mafeteng au Lesotho à Tanna au Vanuatu

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    « La grande révélation n’était jamais arrivée. En fait, la grande révélation n’arrivait peut-être jamais. C’était plutôt de petits miracles quotidiens, des illuminations, allumettes craquées à l’improviste dans le noir ; en voici une. » Vers le phare, Virginia Woolf (...)

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  • #L'espace_d'un_instant #56 : De Melekeok aux Palaos à Malé aux Îles Maldives

    http://liminaire.fr/entre-les-lignes/article/l-espace-d-un-instant-56

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  • #L'espace_d'un_instant #55 : De Saint John’s à Antigua-et-Barbuda à Chisinau en Moldavie

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    « La grande révélation n’était jamais arrivée. En fait, la grande révélation n’arrivait peut-être jamais. C’était plutôt de petits miracles quotidiens, des illuminations, allumettes craquées à l’improviste dans le noir ; en voici une. » Vers le phare, Virginia Woolf (...)

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  • Au Cameroun, « toi, tu viens prendre le vaccin de la CAN ? »
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2022/01/13/au-cameroun-toi-tu-viens-prendre-le-vaccin-de-la-can_6109317_3212.html

    Au Cameroun, « toi, tu viens prendre le vaccin de la CAN ? »
    A Yaoundé, le centre de vaccination international ne désemplit pas. A l’occasion de la CAN 2022, les supporteurs doivent se faire vacciner pour accéder aux stades.Il est 10 heures du matin et déjà sept personnes sont dans la file d’attente. Mardi 11 janvier, à l’avant-veille du deuxième match du Cameroun en Coupe d’Afrique des nations (CAN), face à l’Ethiopie, le centre de vaccination international de Yaoundé ne désemplit pas. (...)Sous la pression des clubs européens qui ne souhaitaient pas « libérer » leurs joueurs africains à cause de la propagation du variant Omicron, la Confédération africaine de football (CAF) a imposé que chaque spectateur présente une attestation de vaccination en plus d’un test PCR négatif de moins de 72 heures.A l’entrée des stades, plusieurs contrôles sont effectués par de jeunes bénévoles encadrés par des forces de l’ordre. Une jauge de 60 % de spectateurs (80 % pour les matchs du Cameroun) est aussi appliquée.« Le but de toutes ces mesures est de faire en sorte que l’événement ne devienne pas un cluster mais une opportunité pour tester le maximum de personnes et inciter à la vaccination », explique le professeur Yap Boum, représentant régional d’Epicentre, la branche Recherche et épidémiologie de Médecins sans frontières (MSF). « Dans un pays où le taux de vaccination était de 6,7 % [nombre de personnes éligibles ayant reçu une dose], la compétition va avoir un effet catalyseur et accélérateur évident », ajoute-t-il.« Le vaccin a toujours été disponible pour les Camerounais. Mais depuis le début de la compétition, on constate un engouement très important, confirme le docteur Yann Emmanuel Ntsobe Njoh Bolo Bolo, chef du centre de vaccination internationale de Yaoundé. Il y a quelques semaines, nous faisions entre 120 et 150 doses par jour. Le week-end dernier, avant le premier match des Lions indomptables [qui s’est soldé par une victoire 2-1 face au Burkina Faso], nous étions à 2 500 injections. Alors que, jusque-là, l’acceptabilité du vaccin posait problème notamment à cause des fake news. »Si la CAN semble avoir un impact sur la campagne vaccinale à Yaoundé, où sont joués tous les matchs de la sélection camerounaise, il n’en va pas de même partout. Hors de la capitale, après quasiment une semaine de compétition, on constate qu’il y a très peu de spectateurs dans les tribunes, certains matchs se déroulant même dans des enceintes quasiment vides.
    Les réticences qui persistent face au vaccin peuvent-elles expliquer ce manque d’ambiance dans les stades du Cameroun, un pays où le football fait pourtant partie du quotidien ? Il est fréquent d’entendre les Camerounais s’inquiéter que le produit injecté rende « stérile » ou qu’il « a été fait pour tuer les Africains ».Avec près de 110 000 cas de contamination et 1 850 décès depuis le début de la pandémie, le Cameroun est l’un des pays de la sous-région les plus touchés par la Covid-19, « même s’il ne compte qu’un faible nombre de cas sévères et de décès », reconnaît Yap Boum.(...)
    Mais il n’y a pas que le football qui incite les Camerounais de Yaoundé à se faire vacciner. Yannick, 26 ans, doit prochainement voyager en Italie et « le vaccin est indispensable pour monter dans l’avion ». Donald, 21 ans, est censé assister dans quelques jours « à une réunion de travail très importante pour laquelle tous les participants devront avoir reçu leur injection ». Quant à Joséphine, 22 ans, elle est là aujourd’hui parce qu’elle veut se rendre « à une cérémonie religieuse pour laquelle le vaccin est obligatoire ». Alors que de faux certificats sont désormais facilement accessibles, les mesures incitatives de la CAN auront-elles un réel impact sur le taux de vaccination à l’échelle du Cameroun ? Certains, comme Véronique Saada, veulent y croire : « Les gens voient que leurs parents, leurs voisins ou leurs amis qui se sont fait vacciner n’ont eu aucun problème. Du coup, ils viennent davantage nous voir », souligne-t-elle. Jérôme, qui vient de se faire piquer, se voit suggérer de prendre du paracétamol dans la soirée en cas de maux de tête. « C’est rapide et ça ne fait pas mal, assure le jeune supporteur. Maintenant, je peux aller encourager mon équipe : allez les Lions ! »

    #Covid-19#migrant#migration#sante#cameroun#afrique#CAN#sport#vaccination#circulation#frontiere#sensibilisation

  • #L'espace_d'un_instant #54 : De Jar en Norvège à Safune aux Samoa

    http://liminaire.fr/entre-les-lignes/article/l-espace-d-un-instant-54

    « La grande révélation n’était jamais arrivée. En fait, la grande révélation n’arrivait peut-être jamais. C’était plutôt de petits miracles quotidiens, des illuminations, allumettes craquées à l’improviste dans le noir ; en voici une. » Vers le phare, Virginia Woolf (...)

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  • #L'espace_d'un_instant #53 : De Mindelo au Cap-Vert à Lobamba en Eswatini

    http://liminaire.fr/entre-les-lignes/article/l-espace-d-un-instant-53

    « La grande révélation n’était jamais arrivée. En fait, la grande révélation n’arrivait peut-être jamais. C’était plutôt de petits miracles quotidiens, des illuminations, allumettes craquées à l’improviste dans le noir ; en voici une. » Vers le phare, Virginia Woolf (...)

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  • #L'espace_d'un_instant #52 : De Vladivostok en Russie à Lincoln, Nebraska aux États-Unis

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    « La grande révélation n’était jamais arrivée. En fait, la grande révélation n’arrivait peut-être jamais. C’était plutôt de petits miracles quotidiens, des illuminations, allumettes craquées à l’improviste dans le noir ; en voici une. » Vers le phare, Virginia Woolf (...)

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  • #L'espace_d'un_instant #51 : De Manama au Bahreïn à Mascate à Oman

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    « La grande révélation n’était jamais arrivée. En fait, la grande révélation n’arrivait peut-être jamais. C’était plutôt de petits miracles quotidiens, des illuminations, allumettes craquées à l’improviste dans le noir ; en voici une. » Vers le phare, Virginia Woolf (...)

    #Entre_les_lignes / #Écriture, #Poésie, #Récit, #Voix, #Sons, L’espace d’un instant, Fenêtre, #Quotidien, #Dérive, #Regard, #Sensation, #Voyage