• There are words you shouldn’t call academic (or any) women. Words you might think are innocuous, but have a long history of being used to dismiss, devalue, or discredit women. You might not be aware that these words should be avoided.

    1. Is she ‘aggressive’ - yelling, shoving, in your face? If not, the word you probably want to use is ‘assertive’.

    2. Is she ‘hysterical’ - displaying extreme emotion due to having a uterus? If not, the word you probably want to use is ‘upset’. Unless you’re using it to mean she’s incredibly funny, in which case you’re good.

    3. Is she ‘difficult’ - impossible to please or satisfy? If not, the word you probably want to use is ‘challenging’ or ‘particular’ or ‘sets a high bar’.

    4. Is she ‘demanding’ - insisting on something in a way that is excessive or unreasonable? If not, the words you might want are ‘expressing needs’ or ‘has expectations’.

    5. Is she ‘shrill’ … there’s no reason to use this word, or any words, to comment on a woman’s voice. Just don’t.

    6. Is she ‘uptight’ - anxious or angry in a tense and overly controlled way? …actually, if she is you might want to ask yourself why your interactions are causing this response? And consider using ‘intense’ or ‘focused’.

    7. Is she ‘emotional’ or ‘too sensitive’ - displaying unprofessional excessive feeling? Or is she just not repressing all feeling, or responding to something offensive, and the word you want is ‘human’.

    8. Is she ‘bossy’ - using her position to push people around well beyond the expected scope? If not, the word you might want to use is ‘leader’.

    #mot #mots #choix_des_mots #femmes #adjectifs #genre #patriarcat #hystérique #agressive #difficile #exigeante #académie #université #émotions #sensible #coincée #tendue #discrédit

    oh que ça me parle!!!!

    ping @_kg_

  • À la croisée de l’art et de la science : la #cartographie_sensible comme dispositif de #recherche-création

    À travers l’étude de pratiques cartographiques actuelles, cet article s’intéresse à la « cartographie sensible » comme émergence d’une nouvelle modalité cartographique permettant de tracer et révéler les #expériences de l’espace. Restituant une démarche d’enquête auprès d’artistes contemporains, de paysagistes, d’architectes et d’urbanistes pratiquant ce type de démarche, cet article montre comment ils inscrivent leur pratique dans la relation avec les lieux et les personnes, exprimant souvent une dimension invisible des lieux, celle du #sensible, et révélant des situations quotidiennes. Cette cartographie contemporaine suscite des renouvellements tant scientifiques que transversaux à l’#art et à l’#aménagement, dans la mesure où la carte n’est plus seulement un outil de visualisation de l’espace, mais en elle-même, un dispositif d’#expérience_spatiale ouvrant vers une nouvelle #géographie_du_vécu.

    https://journals.openedition.org/mappemonde/5346

    #Elise_Olmedo #cartographie #visualisation #cartoexperiment

    ping @visionscarto @reka

  • #Claire_Revol - #Attachements, #Partages, #Communs

    Troisième épisode de notre journée d’études, Occuper le #paysage entre enjeux politiques et esthétiques, proposé par la maîtresse de conférences en philosophie Claire Revol. Cette émission termine notre premier axe d’études qui s’articule autour de la manière dont les habitants s’approprient et s’attachent à un paysage. Occuper un lieu induit de s’y attacher matériellement mais aussi émotionnellement. Le lien sensible qui nous relie à un paysage influence notre façon de l’habiter individuellement ainsi que collectivement. Cet espace partagé devient alors le support d’enjeux politiques et poétiques. Pierre-Yves Racine et Claire Revol questionnent les rapports artistiques et esthétiques qu’entretiennent les habitant.e.s avec le paysage urbain.

    Spécialiste du philosophe Henri Lefebvre, Claire Revol nous propose une réflexion autour de la notion d’appropriation : comment se définit-elle ? Quelle différence pouvons-nous établir entre la propriété et l’appropriation ?
    A partir du film de Marie Voignier, Le Terrain était déjà occupé (le futur) Claire Revol développe, dans cette émission, une réflexion sur l’attachement de l’homme à l’espace, dans sa dimension sensible et poétique. S’appuyant notamment sur les écrits d’Henri Lefebvre, Claire Revol questionne les différentes temporalités de « l’habiter », en interrogeant la notion d’aménagement urbain en tant qu’acte culturel.

    Cette journée d’études est organisée par le pôle programmation culturel et médiation du master Métiers et Arts de l’Exposition de l’université Rennes 2 : Lole Justome, Lizon Fourrage, Justine Forest, Clémence Troussier, Pauline Furon et assistées par Ronan Bonjour, ingénieur du son.

    Cette journée d’études est organisée dans le cadre de l’exposition Il n’est pas question d’explication consacrée au travail de la cinéaste Marie Voignier, pensée par la promotion 2019-2020 du master Métiers et Art de l’Exposition de Rennes 2.

    Les archives utilisées dans le cadre de ce podcast proviennent de l’émission URBANOSE, Chapitre 15, réalisée par Michel Régnier, ©L’Office National du Film du Canada, 1972 : www.youtube.com/watch ?v=0kyLooKv6mU&t=686s

    https://soundcloud.com/user-538961586/episode-3-claire-revol-attachements-partages-communs


    #appropriation #attachement #audio #podcast #conférence #lien_sensible #sensible #habité #habiter #paysage_urbain #villes #urban_matter #propriété #espace #aménagement_urbain

  • Piroska Nagy : "Que le virus de l’émotion nous aide maintenant à rompre nos chaînes !"
    https://www.franceculture.fr/societe/piroska-nagy-que-le-virus-de-lemotion-nous-aide-maintenant-a-rompre-no

    Coronavirus, une conversation mondiale | Depuis Montréal où elle est professeure d’Histoire du Moyen Âge à l’université du Québec (UQÀM), la franco-hongroise Piroska Nagy nous invite à laisser muter le virus de la peur. Colère, indignation et espoir peuvent nous aider à changer le monde : si rien ne va plus, tout est possible ! — <a href="https://my.framasoft.org/u/rouge-glace/?8uoo5w&quot ; title="Permalink">Permalink</a>

    #corona #coronavirus #histoire #Moyen-Âge #pandémie #partage_collegues #sensible

  • Allez, histoire de se faire du mal : un tour des hommages à l’autre pitre médiatique… Je pense que ça donne une assez fidèle image de la bande de clowns et de faux culs qui nous servent d’experts sur le monde arabe et musulman.

    – Christian Chesnot : Antoine Sfeir, mort d’un humaniste
    https://www.franceinter.fr/monde/antoine-sfeir-mort-d-un-humaniste

    – Abdennour Bidar
    https://twitter.com/AbdennourBidar/status/1046731571452170240

    Antoine Sfeir est mort cette nuit et la nouvelle m’émeut profondément : nous perdons un grand et noble cœur, ardent et doux humaniste, érudit engagé, pourfendeur lucide et courageux des obscurantismes.
    Merci Antoine, tu m’as appris beaucoup, et toujours soutenu, paix à ton âme.

    – Nathalie-A.Truchot
    https://twitter.com/n_truchot/status/1046694476398448640

    Ce matin je pleure l’immense ami, le confident de tous les instants... Le journaliste et politologue franco-libanais Antoine Sfeir, spécialiste du monde arabe et musulman, s’est éteint.

    – Georges Malbrunot
    https://twitter.com/Malbrunot/status/1046719837739917314

    Antoine Sfeir est mort. Un formidable conteur et vulgarisateur des complexités du Moyen-Orient. Le fondateur des Cahiers de l’Orient avait 70 ans.
    http://www.lefigaro.fr/international/2018/10/01/01003-20181001ARTFIG00137-le-politologue-antoine-sfeir-passeur-entre-orient

    – Fabrice Balanche
    https://twitter.com/FabriceBalanche/status/1046708652948819969

    La disparition d’un grand homme. La pertinence de ses analyses et sa chaleur humaine nous manquerons.

    – Berengere Bonte
    https://twitter.com/berengerebonte/status/1046636141729001473

    Antoine Sfeir est parti cette nuit, apaisé. Un ami, d’une générosité inouïe, un confrère, longtemps consultant @Europe1 pour le Moyen-Orient. Je pense à sa compagne et à ses filles

    – Valérie Pécresse
    https://twitter.com/vpecresse/status/1046662787420835840

    Grande tristesse d’apprendre la disparition d’ #AntoineSfeir dont la parole était toujours bienvenue et instructive pour faire la pédagogie des complexités de l’islam et du monde arabe. Il prônait le dialogue des cultures et refusait tous les fanatismes

    – Laurent Bazin
    https://twitter.com/laurentbazin/status/1046640954973802496

    Antoine Sfeir était un expert lumineux, un honnête homme et un ami à l’humour savoureux. Tous ceux qui l’ont connu seront tristes à l’annonce de sa disparition.
    Laurent Bazin ajouté,

    – François Bayrou
    https://twitter.com/bayrou/status/1046647146349498368

    Antoine Sfeir était un passeur entre deux mondes, l’Orient et l’Occident. Il avait de l’Islam, dans ses multiples visages et dans son histoire, une connaissance profonde et chaleureuse. Il aimait décrypter et transmettre. Et il était un ami.

    – Caroline Fourest
    https://twitter.com/CarolineFourest/status/1046711067655770113

    Nous perdons un seigneur et un immense journaliste. De ceux qui savaient voir (il a vu le danger de Tariq Ramadan parmi les premiers) et qui avaient le courage de dire... Au revoir grand frère.

    – Roger Karoutchi
    https://twitter.com/RKaroutchi/status/1046677545192755200

    Triste d’apprendre le décés d’Antoine Sfeir avec qui j’avais eu plusieurs débats.Spécialiste,lui le chrétien maronite,du monde arabe,il délivrait une analyse toujours nuancée,empreinte d’humanisme mais aussi de convictions fortes liées à sa propre vie. Condoléances à ses proches.

    – François Clémenceau
    https://twitter.com/Frclemenceau/status/1046670299532529664

    Antoine Sfeir fut mon maître et mon ami, un pédagogue de l’Orient et une voix du Liban, un citoyen français au plus près des valeurs de la République, un confrère talentueux. Pensées émues et solidaires pour sa compagne et ses filles. Et longue vie aux Cahiers de l’orient.

    – Mohamed Sifaoui
    https://twitter.com/Sifaoui/status/1046666011951452160

    Salut camarade ! Repose en paix. Face à la maladie, tu as été courageux jusqu’au bout.

    – Jean-Do Merchet
    https://twitter.com/jdomerchet/status/1046661446992564225

    J’apprends avec beaucoup de peine la mort d’Antoine Sfeir, expert du monde arabo-musulman et bon camarade. RIP

    – Renaud Muselier
    https://twitter.com/RenaudMuselier/status/1046659853815607296

    C’est avec une infinie tristesse que j’apprends le décès de mon ami Antoine Sfeir.
    Un esprit brillant mais avant tout un homme généreux et bon.
    Je garde en souvenir nos discussions passionnées sur l’avenir du monde et de la #Méditerranée.
    Au revoir mon ami #RIP ??

    – Jean-Christophe Galeazzi
    https://twitter.com/jcgaleazzi/status/1046659560730238977

    Apprendre la mort d’Antoine Sfeir ce lundi matin ça fiche un coup. Journaliste et politologue, il avait fondé la revue « Les Cahiers de l’Orient », nous avions si souvent échangé avant et après de passionantes itw. À Dieu !

    – Valérie Boye
    https://twitter.com/valerieboyer13/status/1046658607390052352

    Grande tristesse d’apprendre que le grand érudit infatigable avocat du moyen orient Antoine #Sfeir ne viendra plus nous éclairer sur cet « Orient compliqué »
    je garde le souvenir récent de sa conférence à la commission des affaires étrangeres de l’assemblée
    #brillant #sensible

    – Christian Estrosi
    https://twitter.com/cestrosi/status/1046658109970812929

    Très attristé par le décès d’Antoine Sfeir. Un esprit brillant, un homme chaleureux qui a toujours voulu faire dialoguer l’Orient & l’Occident. Très attaché à @maregionsud, sa connaissance des questions euro-méditerranéennes nous manquera. Pensées pour sa famille & ses proches.

    – Marianne
    https://twitter.com/MarianneleMag/status/1046731970825334785

    [Hommage] Antoine Sfeir, l’âme du Liban https://www.marianne.net/debattons/billets/antoine-sfeir-l-ame-du-liban

    – Pascal Boniface
    https://twitter.com/PascalBoniface/status/1046695181851009025

    Triste et ému d’apprendre la disparition d’Antoine Sfeir avec lequel j’ai eu si souvent l’occasion de débattre amicalement .Sa réflexion sa pédagogie et son humour vont nous manquer

    – Boris Vallaud
    https://twitter.com/BorisVallaud/status/1046686408587583488

    Immense chagrin en apprenant le décès d’Antoine Sfeir, un homme de courage, de générosité, de paix et d’intelligence. 43 ans d’affection partagée. Pensées pour ses filles et ses proches.

    – Observatoire Laïcité
    https://twitter.com/ObservLaicite/status/1046682811267239937

    Nous avons appris avec tristesse le décès cette nuit d’Antoine Sfeir, journaliste et politologue spécialiste du Moyen-Orient et du monde musulman, fondateur des Cahiers de l’Orient. L’Observatoire de la laïcité transmet ses plus sincères condoléances à sa famille et à ses proches

    – B de La Villardière
    https://twitter.com/BdLVillardiere/status/1046710364602290177

    #Sfeir c’est avec tristesse que j’apprends la mort d’Antoine Sfeir qui fut un ami proche et un de mes invités préférés sur LCI entre 94 et 96 dans le Journal du Monde. Il fut l’un des premiers en France à dénoncer l’expansion du wahhabisme à travers le monde.

    • En dehors de cette manie détéstable de faire disparaitre les femmes de l’humanité et d’appelé « plaisirs sexuels » la prostitution, de dissimulé l’ethique sous le gros mot de moral, je tiens à dire que les illustrations sont d’une laideur impressionnante. Si c’est pour mettre des horreur pareilles ne mettez pas d’images. Sinon cet article qui amalgame tout n’importe comment et qui insulte la rétine autant que l’intelligence est un partenariat publique-privé entre la sorbonne et Orange
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Orange_Labs

      D’ailleurs je comprend pas pourquoi ce e-mondes sociaux s’affiche sur mon seenthis car je suis pas abonné à cette mocheté du service R&D de france télécome.

      #invisibilité #femmes #télécom #ethique #laideur #vacuité #pornographie

    • Bonjour, je ne comprends pas trop votre demande ? Je ne comprends pas trop non plus vos commentaires. Mondes Sociaux est un magazine gratuit fait par des chercheurs en SHS (leur affiliation ne nous regarde pas), financé par le LaBeX SMS qui relève de l’Université de Toulouse. Son but est d’ouvrir les thèmes de recherche à un public le plus large possible. Les illustrations sont toutes libres de droit et la politique éditoriale du magazine, que vous pouvez lire sur notre site, est d’illustrer les articles de manière « décalée ». Je ne sais pas pourquoi cela apparaît dans votre fil, mais c’est sûrement un problème de configuration de votre part. Bonne fin de journée.

  • Exposition « #Cartographie #sensible »
    http://www.umontpellier.fr/agenda/exposition-cartographie-sensible

    Exposition « Cartographie sensible »

    Exposition de Ganaëlle Maury du 16 octobre 2017 au 10 novembre 2017
    Vernissage lundi 16 octobre 2017 à 18 h
    Salle d’exposition de la Faculté d’éducation (site Nîmes)

    • La video en question, sur RT (télévision russe pro-poutine et qui ne floute pas les gens, pour info de précaution en diffusion) callée au moment qui concerne Romain à 5h17... : https://youtu.be/V2d90Ttb0n8?t=5h17m23s

      Les mots du père de Romain :

      Ca n’arrive pas qu’aux autres.
      Romain D, le jeune homme très gravement blessé en voulant filmer la manifestation du jeudi 26 mai, c’est Romain Dussaux, mon fils.
      Les mots me manquent alors pour ceux qui voudraient savoir regardez le lien de la télévision russe

      https://www.facebook.com/ldussaux/posts/10210106385964715

      Romain se bat du mieux qu’il peut... avec courage.

      https://www.facebook.com/ldussaux/posts/10210128418275509

      Je viens de lire ça... c’est assez troublant.

      https://www.facebook.com/ldussaux/posts/10210128875686944

    • Après visionnage : le camion de pompier reste très longtemps sur place, comme en attente. A 5h49 une voix appelle « hey les gars y’a un problème » et ont entend Romain hurler de douleur. La suite se passe très vite : deux flics rentrent, mais après l’appel. L’ambulance part presque aussitôt. C’est bien plus dans le délais d’attente qu’il me semble y avoir un souci sur l’évolution de la blessure ; j’avoue être gênée par la version dans Libération qui transmets un témoignage donnant la sensation que des flics sont rentrés avant l’aggravation de l’état de Romain : https://youtu.be/V2d90Ttb0n8?t=5h49m8s

      Cela ne va pas dans le sens du témoignage livré par Libération :

      Troisième épisode : un camion de pompiers débarque enfin sur les lieux. Romain y est embarqué sur un fauteuil roulant, visage bandé mais manifestement éveillé, voire souriant pour rassurer ses proches. Deux CRS harnachés et casqués montent alors à bord. Un témoin affirme qu’un troisième CRS portant une mallette de survie se serait glissé dans le camion.

      Impatience.
      La suite nous est racontée par deux autres témoins oculaires, Paul et Marie (1). Peu de temps après avoir démarré, l’estafette des pompiers se gare quelques centaines de mètres plus loin, le temps qu’un autre véhicule, mieux médicalisé, ne prenne en charge Romain. « Le voyant entrer bien portant dans le camion des pompiers, on a trouvé bizarre que deux CRS s’y engouffrent. Du coup, on l’a suivi. » Ils disent ensuite avoir vu, via une vitre latérale, « deux CRS casqués se pencher sur lui », le pompier de service restant « en retrait » de la cabine. Nos témoins n’ont pu observer directement le corps de Romain, seulement les deux CRS. Mais ils affirment que « leurs gestes étaient violents, au point de faire bouger le fourgon ». Premier secours, acte d’intimidation ? Dans un appel téléphonique passé à des proches depuis le camion de pompiers (Libération a eu accès à la bande audio), on entend juste Romain crier sa douleur.

    • Je ne suis pas tranquille... En voyant ce qui se développe sur les réseaux sociaux, où beaucoup n’attendent, légitimement, que la preuve d’un faux pas policier qui fasse enfin condamner la répression, je me dit que le témoignage cité ainsi par Libération fera plus de mal qu’autre chose. Il va être très facile de montrer, avec les images, que les flics n’étaient pas dans le camion de pompiers quand l’état de Romain s’est aggravé et qu’au contraire ils se sont précipité pour intervenir à l’appel du pompier et des hurlements de douleur. Les fautes sont pourtant suffisamment présentes ailleurs : avant, lors des jets de grenade de désencerclement à l’aveugle, puis dans le délais d’attente sans doute imposé par des conditions de sécurité policières et des ordres hiérarchiques... C’est là qu’il y a mise en danger de la vie d’autrui et c’est bien l’ensemble de l’armement militaire des « forces de l’ordre » contre les manifestations sociales et les dérives anti-démocratiques attisées par un syndicat comme Alliance comme par les membres « responsables » du gouvernement qu’il faut dénoncer, fermement.

    • Merci @val_k ! L’analyse de la situation médicale à chaud dans la 2e vidéo est extrêmement importante. En gros, un passant probablement du milieu médical en sait plus que les policiers : le samu aurait du venir et repartir rapidement pour intervention médicale (on voit la flaque de sang parterre et son visage en sang).

      Si on regarde le rush de RT on voit que :

      – à 5h20min Romain Dussaux est blessé
      5h33 les pompiers arrivent
      – à 5h49 la situation de Romain semble s’aggraver (cris)
      – à 5h50 les pompiers partent mais s’arrêtent aussitôt 100 m plus loin
      6h15 les pompiers partent enfin vers un hôpital

      55 MINUTES ! 55 minutes pour l’évacuer, alors qu’il était en plein Paris avec minimum 5 hôpitaux à moins de 5 minutes : http://www.openstreetmap.org/?mlat=48.8475&mlon=2.4093#map=15/48.8475/2.4093

    • Il faut peut-être préciser que les pompiers de Paris, comme les gardes mobiles chargés ici de la « protection » immédiate de l’ambulance, sont des militaires aux ordres du préfet de police. Pas le SAMU. Les deux CRS ne sont sans doute appelés que pour constater ce qui se passe dans le camion avant son départ. Ça reste en famille, transparence garantie.

      EDIT : pour archive, à propos de l’ambiguïté du statut des pompiers de Paris dans leurs interventions sur les manifs et ses conséquences sur l’accès à l’information — parano, rumeurs :

      http://seenthis.net/messages/476818

      http://www.humanite.fr/securite-un-temoin-evoque-des-consignes-de-ne-pas-secourir-les-manifestants

    • autre analyse trouvée sur indymedia nantes :
      Romain D. dans le coma : « Bavure » ou tactique de répression du mouvement social ?"
      https://nantes.indymedia.org/articles/34901

      Je tiens à préciser ces quelques éléments :
      1- lors d’un tel évènement sur la voie publique, il est d’usage que la police accompagne l’ambulance
      2- le camion bouge, c’est normal, des personnes se déplacent à l’intérieur...
      3- Oui, Romain crie. Comme on le voit, il n’a pas perdu connaissance de suite, et les secouristes l’ont de toute évidence examiné, donc touché ses blessures graves : ça fait mal.
      4- Le coma peut survenir quelques minutes à quelques heures après le choc : une hémorragie met du temps à se propager et d’autres éléments médicaux entrent en compte...
      5- Nous ne pouvons pas clairement infirmer ou affirmer une énième attaque physique policière sur une personne innocente, faible et sans défense.

      Il me semble étrange qu’un journal tel que Libération, détenu majoritairement par deux hommes très riches issus d’une classe sociale bourgeoise (dont un franco-israëlien bien connu domicilié fiscalement en Suisse) aborde le sujet. La police est tout de même la bras armé du capitalisme... et donc des bourgeois.
      En fait, l’article sème le doute sur les conséquences du lancer de grenade... ceci explique cela ?

      ... A qui profite le doute ? Aux armes de la police.

      L’article ne tombe pas dans une parano binaire hein, mais souligne les points de défiance nécessaires. J’ajouterai que feu l’esprit canal doit pas mal accentuer les choses puisque l’article de libé annonce plus ou moins un scoop dans l’émission de Barthes qui fait sa dernière semaine avec son petit journal : y’a surement aussi du teasing pour qu’il fasse un carton avant de partir... sur TF1 !

    • Moralité... deux jours après et malgré de multiples décryptages qui démontrent l’erreur, émotionnellement logique, contenue dans le témoignage suggérant la possibilité de violences policières dans le camion... RIEN !
      Le Petit Journal a heureusement concentré son analyse sur la grenade. Évidemment vu la rumeur parallèle, l’intéret du public n’accroche pas. Cette rumeur est en train de gonfler, partout, se cristallise sur le passage du soit-disant tabassage. Et c’est logique.
      Pendant ce temps, Libé a modifié son article pour dire que hou la la ils se sont trompés sur la dénomination des CRS mais absolument rien sur les erreurs, évidentes, dans le témoignage.
      Pire, des pages militantes n’ont visiblement pas pris le temps de regarder les vidéo et font des records de fréquentation avec cette fausse info. Certaines pages « militantes » savent très bien qu’il y a de grosses failles là dedans mais transmettent quand même sans la moindre précaution. Et l’une d’entre elle, antifa, a fait un montage video qui coupe le passage prouvant que les flics sont montés APRÈS les hurlements de Romain. Évidemment cette vidéo, mensongère du coup, tourne partout et bien peu de commentaires interviennent pour prévenir de la manipulation :/
      https://www.facebook.com/ActionAntifascisteNp2c/videos/1016411138396319

      Si je suis en colère et que je n’arrive pas à décrocher de ce sujet c’est qu’il me semble hyper symptomatique de ce qui ne pourra changer tant que celleux qui se présentent comme responsables, medias, politiques, feront sciemment des choix sensationnalistes et donc mercantiles, plutôt qu’éthiques.

      Pendant ce temps là se prépare #Eurosatory, le juteux « SALON INTERNATIONAL DE DEFENSE ET DE SECURITE »
      Tranquille.

      En cristallisant la colère et l’indignation sur une responsabilité individuelle de deux flics plutôt que sur l’armement de la police et les donneurs d’ordre, cette rumeur, qui va exploser comme un ballon de baudruche, me semble un vrai gâchis, pour ne pas dire plus...

      Il est peut-être encore temps d’intervenir ?

    • Hélas @intempestive : même #David_Perrotin alimente le truc en fait, d’où mon désespoir total :
      https://twitter.com/davidperrotin/status/739547470049480705
      Et pour le billet j’écris de manière trop émotionnelle pour me charger d’un tel boulot. Pis ça fait 3 mois que j’essaye de ne pas me noyer chaque jour dans le flot d’infos et que je constate mon échec chaque soir. Là dessus, sur cet état d’urgence permanent, j’aimerai bien écrire mais...
      Bref je cherche moi aussi LA publication qui fasse dégonfler le ballon en douceur pour le transformer en relai contre les armes plutôt qu’en pétard mouillé (oué j’aime les métaphores en plus, c’est dire si mon écriture n’est pas idéale !)
      Mais si quelqu’un-e lance un pad collectif à publier ensuite sur les #médias-libres je suis partante hein !

    • J’allais l’ajouter, @intempestive : merci pour le suivi.
      J’avoue avoir la gorge encore plus nouée à la lecture de ce témoignage. Je ne me remets pas du 26 mai. Quelque chose a basculé, à Nantes et à Paris. Et en moi aussi. Et c’est super compliqué de l’écrire, comme si tous les fils sensibles que je tissais s’étaient emmêlés et que certains cadres avaient rompus.

    • Je vais essaye de clore ce non-article puisque je n’arriverai sans doute jamais à l’écrire.
      Ce qui se passe autour de Romain D. m’a profondément touchée parce qu’en plus de ce qu’a très bien égrainé @intempestive, à savoir le cumul #violences_policières, #armement, #maintien_de_l-ordre et #fabrique_du_consentement, #médias #mainstream et #confusionnisme, #marchandisation et #récupération, #buzz-ness, #etat_d-urgence permanent... (à compléter)
      s’ajoute le #sensible bien difficilement transmissible : la disparition par #maltraitance et #casse_sociale, dans les luttes et dans les rues, des gens qui rêvent, des gens qui espèrent, des gens fragiles, des gentils, des doux et des dingues, des gens à mobilité ou réflexion réduite, des gens comme toi et moi, quoi. La grande majorité du [nous] .
      J’ai la sensation d’avoir atteint mes limites ce jour là, le 26 mai.
      L’arrivée en douce de #Eurosatory et en force de #Euro2016 vont finir de tuer l’un de ces autres mondes possibles que nous avons tenté de faire émerger. Heureusement, nous savons qu’il y a en d’autre, mais chaque révolte réprimée rend la naissance du suivant encore plus violente...

  • René Girard, le philosophe chrétiens auteur de la théorie du bouc émissaire est mort.

    Sa théorie était une proposition d’explication d’origine de la culture (qui tout le monde l’admet, est aussi une explication du christianisme), partant de l’idée qu’une victime innocente est « choisie » (à travers divers stratagème, mais pensez juste a ce qui se passe dans une partie du jeu de carte ’loup garou’) puis sacrifié (symboliquement ou non), et que c’est sur cette base, que se fonderai ensuite une culture.

    Le livre le plus accessible pour aborder sa pensée est probablement le recueil d’entretiens « les origines de la culture ».

    • lien avec #guerre_aux_pauvres, boucs émissaires modernes qualifiés de surnuméraires, qui viennent de se bouffer la réforme #apl dans l’indifférence générale du monde militant.
      EDIT

      partout et toujours, lorsque les hommes ne peuvent pas ou n’osent pas s’en prendre à l’objet qui motive leur colère, ils se cherchent inconsciemment des substituts, et le plus souvent ils en trouvent

      l’#invisibilisation est une forme de violence aussi, une des pires car elle se fait sans bruit, en négatif.

    • Le #désir, c’est le mal. Péché de luxure, péché d’envie, de lucre, partout, partout, et joie nulle part, sauf celle de dominer, ne serait-ce que imaginairement. Et tout continue jusqu’au jugement dernier.

      À cette omni-explicative théorie de et par la rivalité #mimétique, on pourra préférer les recherches, qui ont considéré l’#imitation comme processus créateur

      De ce fait, le collectif comme réalité structurée ne saurait être compris comme une entité subsistante, et son existence se confond avec le processus de structuration des parts de nature préindividuelle qui portent la vie affective des sujets. Mais la vie intime ne peut pas se révéler d’emblée commune sans que le collectif y gagne une dimension moléculaire. Et le transindividuel ne nomme en somme que cela : une zone impersonnelle des sujets qui est simultanément une dimension moléculaire ou intime du collectif même.

      Cette tentative pour penser la constitution du collectif à un niveau moléculaire, c’est-à-dire aussi bien infra-individuel qu’infra-social, rapproche #Simondon de #Tarde, qui désubstantialise pour sa part l’approche des phénomènes sociaux en les décrivant comme des #processus_d’imitation. Car ce que l’on imite, selon Tarde, ce ne sont jamais les individus, mais des flux qui traversent les individus, et qui sont toujours de croyance et de désir. De ce point de vue, même l’invention relève de l’imitation de flux qui se trouvent conjoints d’une manière nouvelle dans l’inventeur (et pas, à proprement parler, par lui, comme s’il en était l’auteur). On peut donc dire qu’une invention est toujours « un croisement heureux, dans un cerveau intelligent, d’un courant d’imitation, soit avec un autre courant d’imitation qui le renforce, soit avec une perception extérieure intense, qui fait paraître sous un jour imprévu une idée reçue » . D’où l’importance qu’accorde Tarde aux phénomènes de « suggestion à distance » et de « contagion » , qui définissent selon lui le mode sur lequel des esprits peuvent s’influencer à distance du seul fait d’avoir connaissance de l’existence d’autres esprits simultanément en contact avec les mêmes idées (comme c’est le cas, exemplairement, du public des lecteurs d’un même journal, et plus encore aujourd’hui du public des spectateurs de la télévision). On trouve chez Simondon un intérêt voisin pour les phénomènes de propagation affective par lesquels s’accomplissent, au sein du champ social considéré comme un champ métastable, des prises de forme imprévisibles, telle la propagation de la Grande Peur, susceptible à ses yeux d’être expliquée par une « théorie énergétique de la prise de forme dans un champ métastable » (IPC, note 18 p. 69).

      La théorie de l’#invention chez Tarde, aussi bien que la description simondonienne du champ social comme champ en tension où adviennent des prises de forme, proposent de concevoir l’émergence de nouveauté dans la société sans recourir à la figure de l’homme d’exception, génie politique capable de « donner forme » à la vie sociale. En effet, d’une manière proche de celle par laquelle l’invention naît chez Tarde de la conjonction de flux d’imitation et d’une série de petites différences qui finissent par produire de la nouveauté, on voit s’esquisser chez Simondon une énergétique sociale telle que « le hasard peut produire l’équivalent du #germe_structural » qui amorce une #transformation_du_champ_social. Car toute transformation est produite « soit par le fait qu’une idée tombe d’ailleurs — et immédiatement advient une structure qui passe partout, — soit peut-être par une rencontre fortuite » (IPC, p. 63). Une telle « énergétique humaine », qui s’intéresse aux potentiels dont l’écart jette la société dans un état métastable, est selon Simondon indispensable pour compléter le point de vue d’une « morphologie » sociale qui ne s’intéresserait qu’aux structures stables des groupes sociaux. Ainsi, si l’on peut dire que le collectif est en un sens déjà dans les sujets, c’est d’un point de vue « énergétique », sur le mode de potentiels susceptibles de conduire une individuation du champ social ; c’est donc comme collectif en devenir ou comme a(d)venir du collectif, et non pas, et surtout pas, comme germe structural préformé.

      Une scolie présente dans « Simondon-Individu et collectivité. Pour une philosophie du transindividuel » (disponible en ligne),de #Muriel_Combes : Intimité du commun
      http://entre-là.net/intimite-du-commun-par-muriel-combes

    • Un retour, adjacent, sur la notion de rivalité mimétique ou toute relation devrait être façonnée et lue à l’aune de la représentation...

      La peinture sera elle-même travaillée - exemplairement dans la pensée de Malevitch- par la volonté de ne plus renvoyer à une réalité extérieure à elle-même, de ne plus représenter. Mais ce rejet de la vocation représentative ou « mimétique » de la peinture est aussi la recherche d’une forme de présentation adéquate de la vie révolutionnaire - qui n’est telle justement que de pouvoir se soucier davantage de ce qui arrive à des surfaces colorées qu’à des personnages prisonniers de leur psychologie. Selon Rancière ce renversement de la mimesis picturale est déjà en jeu dans les analyses de Hegel. On y trouve en effet une sorte d’excès réciproque de la forme et du contenu qui annonce en réalité la dissolution de leur séparabilité.

      extrait de La révolution #sensible, #Partage de la nuit - Deux études sur Jacques Rancière, par Bernard Aspe
      http://seenthis.net/messages/417897

  • Apple watch : les questions qui fâchent
    http://www.internetactu.net/2015/03/17/apple-watch-les-questions-qui-fachent

    Nous avions déjà pointé quelques limites au système de santé pour les montres et smartphones d’Apple : notamment sur le fait que ses capacités de mesure ne pouvaient pas être supprimées (voir également notre dossier sur les limites les applications de santé). Sur The Verge, Josh Dzieza nous explique que la montre d’Apple va surtout nous servir à utiliser moins…

    #économie_comportementale #bodyware

    • Au cœur de l’Apple Watch, un problème philosophique majeur, Vincent Billard
      http://rue89.nouvelobs.com/2014/09/10/coeur-lapple-watch-probleme-philosophique-majeur-254767

      (...)Le point sur lequel j’aimerais attirer l’attention est la dimension de cette montre, mise en avant par le patron de la firme californienne lui-même, liée à la surveillance de nos activités physiques.

      Avec cette toute nouvelle catégorie d’objet, la montre intelligente, apparue très récemment, et avec le « kit de santé » qui va avec, le fameux « #HealthKit » intégré à l’iPhone, il semble qu’Apple ait bien l’intention de contribuer à accélérer de manière radicale l’expansion d’une forme inédite de rapport à notre #corps.

      Il s’agit de ce que les anglo-saxons appellent le « #Quantified_Self », que l’on peut comprendre comme la mise en #mesure systématique de notre propre corps : non seulement mesurer son rythme cardiaque à tout moment (comme le permettra l’Apple Watch), mais centraliser en une seule application toutes les évaluations chiffrables de nos diverses activités, telles que le nombre de pas faits dans la journée, le nombre d’heures de sommeil, le nombre de calories dépensées, notre courbe de poids, notre taux de glycémie, etc.

      Certains imaginent déjà le cauchemar que pourrait constituer le fait de voir se répandre sur les réseaux sociaux ce genre d’évaluations égocentriques de soi-même, ou les dangers liés à la divulgation de ces renseignements personnels à des organismes prêts à les faire fructifier. Tout cela est vrai, mais il s’agit en réalité de bien plus encore.

      La #médicalisation de l’#existence

      Même si c’est de manière encore timide (la montre d’Apple ne remplit pas pour l’instant toutes les fonctions, mais d’autres objets sont déjà connectables avec le kit santé de l’iPhone), nul doute qu’il s’agit ici d’un premier pas décisif de la firme dans le domaine de la « médicalisation de l’existence ».

      Ce phénomène n’est certes pas nouveau, mais il tend à s’amplifier. Dès les années 70, le philosophe Ivan Illich avait expliqué dans un essai remarqué ( « Némésis médical », éd. Seuil) que ce phénomène consistait selon lui à accorder trop de place à la médecine dans notre conception de la #santé. (...)

      Cette vision médicale du corps est en réalité devenue pour nous si courante que nous n’y faisons même plus attention, chacun parle comme s’il était lui-même médecin : « Mon cholestérol, mon écho, ma colo, ma fibro, ma mammo, mes T4, mon IRM, mes Gamma-GT, mon PSA… moi ! C’est la référence médicale qui constitue la nouvelle identité du corps », dénonçait en 2002, le professeur Didier Sicard, ancien président du Comité consultatif national d’éthique.

      Mouvement de médicalisation

      Pourtant, Jean-Paul Sartre dans « L’Etre et le néant » avait déjà montré qu’il y a deux manières bien différentes d’appréhender notre corps :

      il y a notre propre corps vu de l’intérieur en quelque sorte, de notre point de vue. Ainsi je peux saisir ma jambe comme ensemble de sensations, possibilité de marcher ou de faire du foot, etc. ; et il y a le corps vu de l’extérieur, comme un objet parmi les autres objets, tel que le perçoit la médecine. Je peux bien sûr moi aussi parfois voir mon corps ainsi (lorsque je regarde une radio ou consulte un bilan sanguin), mais pour Sartre cela doit rester exceptionnel.
      Le Quantified Self, c’est justement cette manière de mélanger les deux, ou plutôt de ne plus regarder continuellement mon corps, et ensuite ma santé, qu’avec les yeux de la médecine et des mathématiques. Or, pour cela il faut des capteurs, un « tracking de mon activité corporelle. Et c’est précisément ce qu’apportent, à un degré inédit puisque réalisé en permanence, à la fois la montre intelligente d’Apple et ce site de centralisation de toutes les données qu’est le HealthKit.
      (...)

      La #Santé_totalitaire

      C’est le titre choc que deux professeurs de #psychopathologie ont donné à un ouvrage réédité récemment dans la collection Champs : “La Santé totalitaire”, de Roland Gori et Marie-José Del Volgo. Pour eux, la rationalisation du rapport au corps se fait au détriment de l’oubli de sa nature profonde, et notamment de son rapport avec l’esprit.

      Or, précisément, en mettant en avant le fitness et toutes les activités sportives censées entretenir notre corps, Apple renforce cette pression exercée sur nous, cette #surveillance permanente de nous-mêmes. Cette obsession de la santé devient pour certains insupportable.

      Ainsi la jeune philosophe Claire Marin, dans un ouvrage récent, “L’Homme sans fièvre” (éd. Armand Colin), dénonce-t-elle le fait que “ la santé devenue une injonction sociale, doit faire l’objet d’une attention, d’un effort, d’une sorte de ‘travail’’ (faire du sport, manger sainement, ne pas faire d’excès). ’ Mais paradoxalement, derrière ce ‘ devoir ’ de fitness, c’est la #hantise_de_la_maladie qui se cache. Ainsi notre monde surmédicalisé devient obnubilé par la peur de la défaillance physique.

      Le dédoublement du #rapport_à_soi

      Quoi que l’on pense de cette médicalisation de l’existence, il est difficile de nier que ce phénomène institue en quelque sort un dédoublement de notre rapport à nous-mêmes. Comme le dit encore une fois Claire Marin :

      ‘ Nous sommes ainsi de plus en plus familiers d’une double représentation de notre corps : une approche #sensible immédiate et une image anatomique (ou tout type d’imagerie médicale) que la médecine superpose désormais à cette première couche’ de nous-mêmes.”.

  • « Wir sind mehr als eine Schule »
    –-> nous sommes plus qu’une école...

    Welche Treffpunkte wirken der Isolierung von Asylsuchenden entgegen? Dieser Frage geht die WOZ in einer neuen Reihe nach. Zum Auftakt erzählt Sadou Bah, wie er in der Schweiz illegalisiert wurde. Mit KollegInnen gründete er deshalb die Autonome Schule Zürich.

    –-> quels points de rencontre aident contre l’isolement des requérants d’asile ? Cette question a été posé par le journal WOZ, qui consacre une série sur cela.

    http://www.woz.ch/1334/sensible-zonen-teil-1/wir-sind-mehr-als-eine-schule

    #presse #asile #migration #lieux_sensibles #Sensible_zonen #zones_sensibles #intégration #Suisse

    • Sur le projet de la #WOZ :

      Das Bundesamt für Migration hat Gebiete, die Asylsuchende nicht betreten dürfen, als «sensible Zonen» bezeichnet. Die WOZ gibt dem Begriff eine neue Bedeutung. In der Serie «Sensible Zonen» berichten wir über Treffpunkte gegen die Isolierung von Asylsuchenden. Zu Wort kommen Flüchtlinge, Aktivistinnen und Bürger.

      L’Office fédéral des migrations a dessiné des zones, définies comme « sensibles », où les requérants d’asile ne pouvaient pas accéder (v. #Bremgarten). Dans la série #Sensible Zonen, la WOZ veut montrer des zones contre l’isolement des requérants d’asile. Là où des #réfugiés, des #activistes et des #citoyens se rencontrent.

  • Fabrique du sensible
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=84

    Il est dans la logique du #pouvoir d’assigner chacun à ce qui lui est attribué comme place. Cette logique détermine ainsi un certain partage du #sensible, c’est-à-dire une répartition de ce qui revient à chacun en fonction de sa place. Le partage du sensible, c’est donc tout d’abord un repérage des #identités (...), une distribution des visibilités et des modes de #parole en fonction des lieux dans lesquels tel ou tel comportement, telle ou telle prise de parole est autorisée (...).

    La #politique commence lorsque le partage du sensible est mis en question, c’est-à-dire lorsqu’il devient comme tel à la fois le terrain et l’enjeu de la #lutte. Autrement dit, une lutte devient politique lorsque des individus et des groupes ne revendiquent plus leur place et leur identité. Lorsqu’ils assument de devenir indiscernables, et par là même, tendanciellement ingérables, là où le pouvoir se caractérise toujours plus par un souci de #gestion, de faire de toute #activité, #invention ou #forme_de_vie un objet de gestion.

  • [Les gens] ne voient autour d’eux qu’abominable pauvreté, qu’abominable laideur, qu’abominable famine. Comment pourraient-ils ne pas en être forcément émus ? [...] En conséquence, avec des intentions admirables, mais mal placées, ils s’attellent avec le plus grand sérieux et la plus grande #sensiblerie à cette tâche qui consiste à remédier aux maux qu’ils constatent. Mais leurs remèdes ne guérissent pas la maladie : ils ne font que la prolonger. Mieux : leurs remèdes font partie intégrante de la maladie. Ainsi, pour prendre un exemple, ils essaient de résoudre le problème de la pauvreté en maintenant les pauvres en vie ; ou bien, s’ils appartiennent à une école très progressiste, en amusant les pauvres. Mais cela ne résout rien ; cela aggrave les difficultés. L’objectif correct consiste à essayer de reconstruire la société sur une base telle que la pauvreté soit impossible. Et l’#altruisme vertueux a bel et bien empêché d’atteindre cet objectif. De même que chez les propriétaires d’esclaves, ceux qui étaient bons pour leurs esclaves étaient les pires, car ils empêchaient par là que le caractère horrible du système fût ressenti par ceux qui le contemplaient. [...] La #charité est à l’origine de beaucoup de péchés. [...] Il est immoral d’utiliser la #propriété privée pour alléger les maux effrayants qui résultent de l’institution même de la propriété privée.

    Oscar Wilde, L’âme de l’homme sous le socialisme