• Mettre fin au scandale des préfets fantômes : une vraie réforme que ne fera pas Emmanuel Macron...
    http://reformeraujourdhui.blogspot.com/2018/11/mettre-fin-au-scandale-des-prefets.html

    C’est un scandale français, comme il en existe tant dans l’hexagone. Certains de nos hommes politiques et hauts fonctionnaires sont en effet nommés préfets hors cadre par nos présidents de la République successifs et bénéficient de nombreux avantages sans avoir jamais exercé la moindre fonction. C’est en quelque sorte un cadeau du Président offert à ses courtisans et obligés mais ces arrangements entre amis que l’on cache soigneusement coûtent très cher aux contribuables…Des faux préfets, chargés d’une soi-disant #mission de #service_public relevant du #gouvernement, peuvent être nommés, de manière totalement discrétionnaire, chaque mercredi en conseil des ministres. Des hauts fonctionnaires à qui on donne le titre de #préfet sans exiger le moindre titre ou diplôme… Un peu d’histoireCes nominations de « faux (...)


  • La fin des Équipes d’Accueil : un énième désinvestissement de l’Etat dans la recherche

    http://igorbabou.fr/la-fin-des-equipes-daccueil

    J’apprends à l’instant qu’une énième réforme du supérieur, menée comme d’habitude sans aucune consultation des personnels, vient de supprimer le statut national des Équipes d’Accueil, c’est à dire le statut le plus courant des laboratoires de Lettres et Sciences humaines et sociales en France. J’ai recopié plus bas le texte de l’annonce de cette réforme. Il s’agit d’un nouveau transfert de responsabilité de l’État vers les établissements, qui fait courir à la recherche le risque de nouveaux arbitrages locaux et de nouvelles restrictions, telles que nous les vivons déjà dans le domaine de la formation.

    La principale ligne d’interprétation logique de cette nouvelle est en effet celle d’une réforme libérale de plus : l’enjeu n’est pas donner plus de liberté pour faire de la meilleure recherche dans de bonnes conditions, mais de rendre impossible le dépassement des localismes bureaucratiques et économiques qui nous étouffent déjà. Ces contraintes étaient déjà difficiles à supporter dans les universités des grandes villes (celles destinées à devenir des universités dites d’excellence : quelle prétention ridicule, au passage !), et rendaient notre travail de moins en moins intéressant, mais on imagine bien la chape de plomb qui va retomber sur les universités et laboratoires de province ou des ex DOM-TOM, où la seule logique d’action et de développement sera l’assujettissement aux bassins d’emplois locaux, avec une perte de légitimité des enjeux scientifiques extra-économiques qu’on pouvait encore négocier au nom d’un label attribué de manière nationale sur des critères certes discutables, mais encore relativement homogènes et respectés. De même, plaignons les disciplines rares ou les thématiques peu à la mode, ou les épistémologies pas très “bankable”. Bref, c’est en gros ce qu’on dénonçait depuis nos premières AG du début des années 2000 qui est en train de s’installer durablement dans toutes nos structures… la mise sous tutelle de la recherche et du supérieur par le marché et par nos administrations, puisque le seul objectif auquel adhèrent aujourd’hui nos présidences et celles et ceux qui les servent, c’est en effet servir le marché, et surtout être serviles…

    Nous sommes tous concernés dans toutes les disciplines et quels que soient nos grades ou nos responsabilités. A mon avis, cette réforme menée en catimini est l’une des multiples étapes depuis 2000 vers la liquidation des LSHS. Il restera évidemment des laboratoires et des formations dans ce secteur disciplinaire, mais dans le contexte qui se prépare ils seront progressivement expurgés de leur contenu critique et de leurs ambitions scientifiques. Des LSHS light, en somme, de simples édulcorants de synthèse au service des sciences dures et de l’économie de marché… Les nouveaux programmes de Sciences Économique et Sociales au lycée vont déjà dans ce sens : dans ce cadre, pourquoi l’État français entretiendrait-il un esprit de critique au niveau des universités et de la recherche quand les flux entrants auront tous subi les lavages de cerveau de l’économie libérale et de l’enseignement d’une sociologie mise au pas ? Si l’on prend l’exemple de l’Histoire, avec ses multiples récupérations politiques dans des perspectives pseudo-mémorielles ou identitaires, on peut là aussi craindre le pire. Les langues, la linguistique et les Lettres ? Quand on se souvient du sort fait à ce secteur disciplinaire par le gouvernement Sarkozy, qui l’avait explicitement et nommément attaqué publiquement, on peut imaginer à quel point il sera respecté par des présidences d’universités de plus en plus fermées à la critique, à l’innovation conceptuelle, et à des épistémologies autres que celles normées par les sciences “dures”.

    Voici l’annonce de cette réforme, telle qu’elle est parvenue aux présidences des établissements d’enseignement supérieur :

    Mesdames et Messieurs les présidents, directeurs et administrateurs des établissements de la vague D,

    Nous tenions à vous informer que le Ministère a pris la décision de mettre fin à la labellisation nationale des EA (équipes d’accueil). Cette décision s’inscrit dans une politique visant à donner aux universités, en responsabilité, les outils de leur autonomie dans l’exercice de leur mission de service public.

    Chacun de vos établissements, dans le cadre de cette autonomie, sera désormais à l’avenir en capacité de déterminer librement l’ensemble des structures de recherche qu’il entend reconnaitre et financer.

    A l’instar des organismes de recherche, vous pourrez donc créer des unités propres ou mixtes, à n’importe quel moment, sans demander un accord de l’Etat. Vous pourrez tout aussi bien créer une unité de recherche en début de contrat en vous appuyant sur une évaluation du HCERES que créer une unité de recherche en cours de contrat (unité en émergence).

    Ces unités devront être évaluées périodiquement par le HCERES, comme les autres unités, et vous pourrez ainsi les renouveler à cette occasion.

    Les universités pourront accueillir des doctorants dans leurs unités de recherche propres, mixtes ou en émergence.

    Le nom de l’unité de recherche sera laissé au choix des établissements avec quelques repères qui seront proposés pour un minimum de cohérence sur les intitulés choisis.

    Les laboratoires continueront d’être inscrits au RNSR (répertoire national des structures de recherche).

    Une circulaire sera adressée à l’ensemble des établissements pour préciser la mise en œuvre de la fin de la labellisation des EA qui devrait prendre effet au 1er janvier 2020.

    En attendant, il a été décidé d’aménager une phase de transition pour les établissements de la vague D dont les contrats quinquennaux vont être prochainement négociés.

    Les unités de recherche déposées auprès du HCERES ont d’ores et déjà été évaluées Nous vous proposons donc d’identifier les unités propres de recherche que vous souhaitez voir labelliser sur la base de ces évaluations du HCERES et d’en transmettre la liste au Département des contrats de site et des accréditations à la DGESIP. Ces unités recevront automatiquement un label « EA » et un numéro.

    Les unités pour lesquelles vous ne souhaitez pas trancher pourront également nous être signalées ; ces dernières seront examinées par le collège des conseillers scientifiques de la DGESIP qui proposera une décision qui sera partagée bien sûr avec l’établissement.

    Vos équipes seront ainsi les dernières à recevoir le label « EA ».

    Nous pourrons échanger sur cette question lors de la réunion inaugurale de présentation de la démarche de dialogue contractuel de la vague D le 7 novembre prochain.

    Bien cordialement.

    Brigitte Plateau,

    Directrice générale de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle

    Bernard Larrouturou

    Directeur général de la recherche et de l’innovation

    #université #recherche #laboratoires #Lettres #SHS #EA #réformes #destruction #service_public


  • Certains de vos commentaires sur Facebook sur l’arrivée des migrants dans la région sont insupportables

    La publication ce jeudi matin sur notre page facebook d’une vidéo sur l’arrivée à Toulouse de migrants de Calais a déclenché un torrent de commentaires. Certains sont empreints d’humanité mais beaucoup donnent la nausée. Nous avons décidé de réagir.

    C’est une simple vidéo. De quelques secondes. Une vidéo réalisée durant la nuit par une équipe de journalistes de #France_3 Midi-Pyrénées. On y voit des hommes, fatigués, tous d’origine afghane, débarquer d’un bus et récupérer leurs bagages. Quelques instants plus tard, ils seront installés dans un centre de la Croix-Rouge à Toulouse. Car ces hommes sont ce que l’on a pris désormais l’habitude d’appeler des « migrants », des réfugiés. Quelques heures auparavant, ils « vivaient » dans des conditions inhumaines dans la « jungle » de Calais.

    Cette vidéo, strictement informative, publiée sur notre page facebook, a déclenché un flot de commentaires. La plupart de ces commentaires sont haineux. Ils rejettent, a priori, sans les avoir rencontré, sans connaître leur histoire, des individus, des êtres humains, simplement parce qu’ils viennent d’un pays étranger, que leurs « traditions », leur « mode de vie » ne seraient pas exactement les mêmes que les nôtres.

    Mais cela va plus loin, « accusant » ces hommes d’être des violeurs en puissance, des agresseurs d’enfants. C’est insupportable.

    D’autres parlent « d’invasion » (quand tout au plus 270 personnes vont s’installer dans notre région, qui compte 5,7 millions d’habitants) ou font l’amalgame avec les terroristes !


    Heureusement, au milieu de cette mare d’immondices déversés sur facebook, certains internautes tentent de faire entendre une autre voix. « Bienvenue à eux » écrivent certains.

    Nous sommes, en tant que service public d’information, profondément attachés à la liberté d’expression. Les commentaires sur notre page facebook sont modérés a posteriori. Cela signifie que ceux qui franchissent la ligne jaune, en matière de respect de la loi (incitation à la haine, insulte, etc) sont supprimés après intervention de nos modérateurs. C’est un travail fastidieux surtout sur certains sujets dits « sensibles » et encore plus à l’approche des élections.

    Il y a la loi. Et puis il y a l’esprit. L’esprit, redisons-le, c’est celui de permettre au plus grand nombre de s’exprimer. Mais laisser le droit à l’expression n’empêche pas d’avoir un avis. La rédaction de France 3 Midi-Pyrénées, tout au long de l’année, à la télévision ou sur son site internet, a l’ambition de montrer la vie des gens qui habitent dans notre région, d’expliquer les faits d’actualité, de les contextualiser. Nous avons fait le choix de ne pas fermer les commentaires sur facebook mais sur certains sujets, des internautes, sous pseudonymes ou leur véritable identité, font tout pour nous pousser à restreindre la liberté d’expression. Nous ne voulons pas nous y résoudre mais nous ne pouvons pas laisser dire des choses fausses et laisser publier des propos insupportables sur notre page facebook sans réagir.

    La France est une terre d’asile. Chacun d’entre nous a dans sa famille ou connaît une personne qui a des origines espagnoles, italiennes, maghrébines, africaines, asiatiques... La région Occitanie a été et reste une terre d’accueil des peuples, au gré de l’histoire : guerres civiles, guerres mondiales, immigration économique, etc.
    L’histoire de notre pays est comme cela, que ça plaise ou non, et sans ces mélanges de population, sans cette ouverture sur le monde, la France ne serait pas la France.

    Cette « haine de l’autre » est irrationnelle. Elle ne repose sur rien d’autre qu’un sentiment. Peu importe comment on le nomme, « de peur », « d’insécurité ». Irrationnel. Ce ne sont pas 27 hommes, démunis de tout qui vont changer la vie d’un quartier, d’une ville comme Toulouse. Ce ne sont pas 250 ou 270 personnes qui vont mettre en péril l’équilibre de notre région. Vous qui voyez dans ces images des violeurs ou des agresseurs, dites-vous qu’y figurent peut-être le médecin qui sauvera demain votre enfant ou le maçon qui construira votre maison ! (Lisez, s’il vous plaît, l’encadré au pied de cet article, « La nausée » de la journaliste Marie Martin).

    Nous savons que la publication de cet article va déclencher de nouveaux commentaires haineux. Nous savons à quoi nous nous exposons. Mais nous ne voulions pas rester silencieux devant tant de haine et face à ce déversement sur facebook de commentaires nauséeux. Ne rien dire c’était se rendre complices.

    https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/certains-vos-commentaires-facebook-arrivee-migrants-reg
    #enfin #médias #réaction #journalisme #migrations #réfugiés #haine #service_public #presse #France3 #racisme #xénophobie #fact-checking #préjugés #invasion #afflux
    ping @reka


  • Le retour de la 3e classe ?

    Hôpital, soins dentaires, pompes funèbres, universités, TGV : partout le #service_public réinstaure sans le dire une « troisième classe », réservée aux plus pauvres. Qu’est-ce que cette segmentation nous dit des évolutions de l’État-providence ?

    https://laviedesidees.fr/Le-retour-de-la-3eme-classe.html
    #classes_sociales #troisième_classe #3ème_classe #France #pauvreté #appauvrissement #Etat-providence


  • Le retour de la 3e classe ? - La Vie des idées
    https://laviedesidees.fr/Le-retour-de-la-3eme-classe.html

    Hôpital, soins dentaires, pompes funèbres, universités, TGV : partout le service public réinstaure sans le dire une « troisième classe », réservée aux plus pauvres. Qu’est-ce que cette segmentation nous dit des évolutions de l’État-providence ?

    Passionnant.

    Deux idéaux de l’État providence français semblent par ailleurs être entrés en contradiction. D’un côté le principe de l’accès de tous aux biens jugés importants ou devant rester « communs » : l’idée que certains pourraient en être totalement exclus paraît aujourd’hui difficilement compatibles avec l’idéal démocratique. De l’autre, le principe de l’universalisme, c’est à dire celui de l’égalité de tous dans cet accès à la prestation. Au premier idéal semble aujourd’hui devoir être sacrifié le second. Pourquoi ce grignotage de l’État-providence par un bout ? Deux évolutions socioéconomiques massives semblent ici à l’œuvre : la progression du chômage, produisant de fait nombre d’exclus ; l’autre évolution est constituée par l’accroissement du différentiel de ressources entre le haut et le bas de la hiérarchie sociale. Or le premier phénomène, touche – de manière certes inégale et inégalement dramatique – à peu près toutes les couches sociales. Le second n’est sensible que pour ceux qui fréquentent les extrêmes sociaux et sont amenés à naviguer entre les deux. La question de l’exclusion sociale – qui menace potentiellement tout le monde – est donc logiquement plus sensible et représente une question politiquement plus délicate que la segmentation croissante du monde social. Stratifier… pour éviter l’exclusion apparaît alors à beaucoup, en effet, comme un moindre mal.

    La privatisation – qui « sépare » par l’argent – n’en serait alors qu’un visible épiphénomène. Car elle s’accompagne souvent de la même « bonne volonté sociale » : avec cette différence que c’est la mise en concurrence de tous – et non plus la stratification – qui est censée ici favoriser la démocratisation. La privatisation du funéraire, le soutien au développement des multiplexes au côté des salles subventionnées par les collectivités locales, par exemple, ont chaque fois été accompagnées de la croyance (ou de la justification) chaque fois déçue, que les prix allaient baisser. Chaque fois les socialistes ont pu se faire par conséquent les plus ardents soutiens de ces privatisations : preuve que ce regard, expulsant désormais toute contradiction entre stratification et démocratisation, pourrait bien une sécrétion discrète d’une évolution idéologique de nos sociétés où marché, concurrence, compétition – donc hiérarchisation sociale – ne sont plus considérés non plus comme contradictoires avec le bien commun.

    Reste que cette segmentation ne se fait pas sans coût. En haut de l’espace social, l’aisance matérielle et culturelle protège sans doute de la disqualification potentielle attachée à la consommation de ces signes extérieurs de modestie sociale. D’autres parties de la population hésitent en revanche aujourd’hui à prendre Ouigo parce que le service est considéré comme au rabais (voire « déclassant ») [24] ou, pire, hésitent à choisir le service public hospitalier, en raison de la conviction d’y être plus mal servis – voire soignés – qu’ailleurs. Mais comment réagissent ceux qui n’ont d’autre possibilité aujourd’hui que d’accepter leur déclassement et de répondre positivement aux multiples et discrètes exhortations à retourner à leur place ? Dans quelle mesure en sont-ils conscients ? Et si oui, en sont-ils révoltés ? Si oui encore, rusent-ils ? C’est poser rien moins que la question de la lucidité et de la docilité à la toute-puissance des assignations sociales… quand elle s’exacerbe en toute discrétion.

    #Service_public #Inégalités #Nouvelles_exclusions


  • Vers une civilisation de la gratuité Observatoire international pour la gratuité - Septembre 2018
    http://appelgratuite.canalblog.com/archives/2018/09/21/36722740.html

    Alors que le vieux monde de la marchandisation systématique s’achève, expliquent les auteurs de cette tribune, il est temps de faire place à une nouvelle civilisation, celle de la gratuité économiquement, socialement, écologiquement et politiquement construite.

    L’Observatoire international de la gratuité (OIG) lance une mobilisation continue pour mettre la question de la gratuité du service public au cœur des prochaines élections municipales et de la reconstruction d’un projet global d’émancipation.

    Cette mobilisation se fait en trois temps forts : la publication début septembre du livre-manifeste #Gratuité vs #Capitalisme, signé par Paul Ariès au nom de l’OIG (éditions Larousse), le lancement d’un appel national le 1er octobre et l’organisation d’un forum national le samedi 5 janvier 2019 à Lyon.

    Vous pouvez signer cet appel en suivant ce lien : http://appelgratuite.canalblog.com/archives/2018/09/21/36722740.html

    Le vieux monde s’achève et ne peut prolonger artificiellement son existence qu’en sacrifiant le climat, les écosystèmes, les communs et plus d’un milliard d’êtres humains. Ce vieux monde crève de la marchandisation systématique de tout ce qui peut l’être. Il ne s’agit pas seulement d’un changement de politiques ni même de société mais de civilisation. Un autre monde existe déjà autour des expériences de gratuité qui se développent mondialement.

    Nous parlons bien sûr d’une gratuité construite, économiquement construite, mais aussi socialement, écologiquement, anthropologiquement et bien sûr politiquement construite. Le livre-manifeste Gratuité vs Capitalisme, signé par l’Observatoire international de la gratuité, rend compte de toutes les formes de gratuité existantes et à développer dans une perspective d’égalité sociale, de préservation du climat et des écosystèmes et de démocratie réelle. Comme nous y invitait le poète Rimbaud, il y a urgence à redevenir des voyants et à prendre conscience que des milliers d’ilots de la gratuité peuvent devenir demain des archipels et après-demain de véritables continents.

    Nous, toutes et tous, amoureux et amoureuses de la gratuité de l’#eau et de l’#énergie élémentaires, des #transports en commun urbains et des TER, de la restauration scolaire, des services culturels et funéraires, etc., nous clamons que l’heure est venue d’en finir avec une gratuité d’accompagnement du système, la gratuité pour les seuls naufragés, une gratuité qui ne va jamais sans condescendance ni flicage, pour passer à une véritable gratuité d’émancipation qui commence non seulement à démarchandiser, à démonétariser, mais aussi à sortir d’une conception individualiste des besoins. La gratuité est un chemin qui conduit à une société des usagers davantage maîtres de leurs usages.

    Nous voulons la gratuité du bon #usage face au renchérissement du mésusage. Pourquoi payer son eau le même prix pour faire son ménage et pour remplir sa piscine privée ? Ce qui vaut pour l’eau vaut aussi pour l’ensemble des communs.

    Nous voulons que la gratuité soit la condition pour repenser le contenu social, écologique, démocratique du #service_public dans le but d’en finir avec le capitalisme et son monde.

    Au moment où les débats fleurissent à propos des prochaines élections municipales, nous vous invitons à faire de la défense et de la promotion de la sphère de la gratuité un enjeu essentiel des prochains scrutins, nous appelons toutes les personnes de bonne volonté à partager les fruits des mille et une formes de gratuité et à coopérer pour faire pousser cette belle idée.

    http://appelgratuite.canalblog.com

    Les initiateurs de l’appel

    Paul Ariès (Observatoire international de la gratuité, OIG, rédacteur en chef de la revue Les Zindigné.e.s), Gabriel Amard (Co-président d’une association nationale de soutien à la gestion citoyenne et publique de l’Eau. Orateur national de la France insoumise), Danielle Simonnet (coordinatrice du PG, conseillère municipale de Paris), Eric Coquerel (coordinateur du PG, député France Insoumise), Viktor Dedaj (administrateur du site Le Grand Soir), Pierre Zarka (Observatoire des Mouvements sociaux, OMOS, Association des Communistes Unitaires/Ensemble !, ancien député communiste, ancien directeur du journal L’Humanité), Nathalie Perrin-Gilbert (Maire du 1er arrondissement de Lyon, conseillère municipale et métropolitaine de Lyon), Clémentine Autain (Députée FI, Ensemble !), Olivier Besancenot (dirigeant national du NPA), Jean-Michel Drevon, (Institut de recherche de la FSU), Alain Coulombel (secrétaire national adjoint EELV), Thomas Coutrot (économiste, ATTAC-France), Laurence de Cock (coordinatrice générale de la Fondation Copernic), Christophe Aguiton (sociologue, militant syndical et politique), Agnès Sinaï (Président de l’institut Momentum), Aurélie Trouvé (économiste et ingénieure, ATTAC-France), Francine Bavey (Coopérative Ecologie sociale), Myriam Martin (Ensemble !, Conseillère régionale FI d’Occitanie), Magali Giovannangeli (Présidente de la communauté d’agglomération d’Aubagne de 2011 à 2014), Pierre Khalfa (Fondation Copernic), Willy Pelletier (Fondation Copernic), Julien Bayou (EELV, Conseiller régional île de France), Maud Assila (secrétaire national du PG), Claudio Calfuquir, secrétaire national du PG), Laurence Pache (secrétaire nationale du PG), Sarah Legrain (secrétaire nationale du PG), Emilie Marche (conseillère régionale RCES, PG-FI), Jean-Christophe Sellin (secrétaire national du PG et membre du conseil régional d’Occitanie), Benoît Schneckenburger (Philosophe, FI), Mounia Benaili (PG), Corinne Morel-Darleux (Secrétaire national du PG et Conseillère régionale), Leila Chaibi (oratrice nationale de la FI, Co-fondatrice des collectifs jeudi noir et Génération précaire), Julien Poix (PG), Sophie Rauszer (PG), Theophile Malo (PG), Marie Laure Darrigade (PG), Hélène Le Cacheux (secrétaire national du PG), Fabienne Grebert (élue régionale RCES), Andréa Kotarac (Conseiller régional FI), Patrick Le Moal (Fondation Copernic), Noël Mamère (ancien député EELV et ancien Maire de Bègles), Patrick Farbiaz (Coopérative Ecologie sociale), Jean-Francois Pellissier (co porte-parole d’ ENSEMBLE !), Vincent Buard (Porte-parole de la cellule Ensemble ! des français de l’étranger), Serge Latouche (professeur émérite d’économie politique, courant de la décroissance), Germain Sarhy (village Emmaüs Lescar-Pau), Philippe Boursier (Fondation Copernic), Christine Poupin (porte parole du NPA), Denis Vichérat (co-président de la maison d’édition Utopia), Marc Humbert (Professeur émérite d’économie politique, vice-Président de l’association des amis des convivialistes), Pierre-François Grond, Sophie Wahnich (historienne), Jean Gadrey (économiste, ATTAC), Gustave Massiah (économiste, altermondialiste), Roger Martelli (historien, directeur de la revue Regards), Fabrice Flippo, Alain Véronèse, Jean-Louis Sagot-Duvauroux (homme de théâtre, penseur de la gratuité), Jacques Testart, Christian Vélot, Florent Bussy (philosophe et rédacteur les Zindigné.e. s/OIG), Thierry Brugvin (OIG, courant antiproductiviste), Bernard Gensane (administrateur du site Le Grand Soir), Maxime Vivas (administrateur du site Le Grand Soir)

    Les « premiers signataires »

    Ian Brossat (PCF, maire adjoint de Paris), Pierre Laurent (secrétaire national du PCF), André Chassaigne (Président des députés communistes à l’Assemblée nationale), Alain Bruneel (député communiste du Nord), Yvon Quiniou (philosophe), Raymond Zaharia (ATTAC, réseau Semences paysannes), Isabelle Granjon (conseillère municipale et conseillère du 1er arrondissement de Lyon), Elliott Aubin (Adjoint à la maire du 1er arrondissement de Lyon), Laurence Boffet (Conseillère du 1er arrondissement de Lyon), François Geze, Geneviève Azam (économiste, ATTAC-France), , Christine Bergé, Gilbert Rist, Didier Harpagès, Brigitte Giry (EELV), Sandrine Larizza (militante CGT, membre de la coopération intégrale du lyonnais), Tony Ferri, Jean-Pierre Garnier, Laurence Lyonnais, Laurent Paillard (Philosophe, rédacteur les Zindigné.e.s), Yann Fiévet (socio-économiste, rédacteur les Zindigné.e. s), Michel Husson (Economiste), LAURO Silvio (Adhérent à l’April pour la liberté de l’informatique, de l’information pour la coopération), Sylvie Larue (Association des Communistes Unitaires/Ensemble !), Roland Scheer (ACU/Ensemble !), Makam Rafatdjou (ACU/Ensemble !), Pierre Golberg (ACU/Ensemble !), Catherine Bottin-Destrom (ACU/Ensemble !), José Touar (ACU/Ensemble !), Pierre Cours-Salies (ACU/Ensemble !), Luc Quinton (ACU/Ensemble !), Christiane de Dryuer (ACU/Ensemble !), Patrick Daré (ACU/Ensemble !), Michel Mourereau (Observatoire des mouvements sociaux, OMOS), Bénédicte Goussault (OMOS), Benoit Borrits (OMOS), Daniel Vergnaud (OMOS), Josiane Zarka (OMOS), Laure Pascarel (co-Présidente de la maison d’édition Utopia), David Flacher (porte parole du mouvement Utopia), Jean-Pierre Hardy (membre d’Utopia, conseiller municipal d’Auzeville (31)), Franck Pupunat (co-animateur du mouvement Utopia), Jean-Luc Pasquinet (Objecteur de croissance), Enzo Traverso, Cyril CINEUX (Adjoint PCF au maire de Clermont-Ferrand en charge des transports), Martin Rieussec Fournier (cofondateur LJH et Generations Cobayes), Gilles Lemaire, Jean-Pierre Hardy (Conseiller municipal), Gérard Leras (ancien Vice-Président de la région Rhône-Alpes, Vice- Président d’AGTER), Pascal Franchet (président du cadtm France), Bruno Della Sudda (militant altermondialiste et autogestionnaire, membre d’Ensemble !-Nice), Pascal Boissel (psychiatre, Union syndicale de la psychiatrie), Catherine Samary, économiste, membre du Conseil scientifique d’Attac, Jérémie Nestel (fondateur de Libreacces), Patrice Grevet (Économiste, Professeur honoraire à l’université Lille 1), Josef Zisyadis (ancien député national suisse, Président de Slow food Suisse), Catherine Gonnet (OIG), Luc et Christian Terras (revue Golias), Simon Lecomte (OIG), Charlotte Belge (OIG), Michel Guibert (OIG), Maurice Levy (OIG), Camille Lecomte (OIG), Christian Sunt (objecteur de croissance, Décroissance Occitanie), Christian Causse (FI et militant CGT), Eliane Vioennot (linguiste), Benoit Reiss (codirecteur des éditions Cheyne et poète), Pierre Lafond (PCF), Michel Lepesant (Maison commune de la décroissance), Baptiste Mylondo, Chloé Landriot (enseignante, poétesse), Paul Zveguinzoff (psychologue clinicien, formateur et coordinateur de l’association Agir pour sa santé), Jean-Pierre Garnier (sociologue urbain), Jean-Luc Roques (Maître de conférence Université de Perpignan), Christopher Pollmann (Professeur des universités agrégé de droit public), Vincent Lhuillier (Maître de conférence en Economie), Sophie Ozanne (ancienne élue municipale NPA à Louviers), Olivier Tonneau (Enseignant-chercheur à l’université de Cambridge), Christian David (altermondialiste, ATTAC), Roger Winterhalter (Maire honoraire de Lutterbach, ancien conseiller régional et représentant de la Maison de la citoyenneté mondiale), Alain Desjardin, Jacques Bidet (Professeur émérite à l’université de Paris-Nanterre), Alima Boumédienne Thiery (avocate), Didier Epsztajn, Renda Belmallem (étudiante, objectrice de croissance), Willy Gianinazzi, Bernard Duterme (Centre Tricontinental), Abderrahim Afarti (bibliothécaire Paris), Emmanuelle Vibert (journaliste), Eliane Viennot (chercheuse et féministe), Benoit Reuss (éditeur et poète), Jean-Pierre Siméon, Nelly Pégeault, Loiseau Pierre., Antoine Math, chercheur, Janie Arnéguy (Conseillère Municipale Ensemble ! Nîmes), Noémie Moreaux (luthier), Gilbert Guilhem (CGT), Sylvie Colin, Lysianne Cavallo, Alice Grinand (coordonnatrice des communications au Comité de Solidarité/Trois-Rivières), Monique Kaiser, Pascal Taine, Guillaume Tanneux (FI) , Anne Quecy (retraitée EN), Caroline CHATEAUX, Elise Lowy, Olivier Montigny, José Tovar, Martine Auzou (enseignante retraitée), Didier Epsztajn, animateur du blog « entre les lignes entre les mots », Germain Anne (docteur en médecine), Catherine Peltier (Alternatiba et Attac 14), Dominique Bouchery (musicien, France Insoumise), Martin Rieussec-Fournier (co-fondateur #LesJoursHeureux et Générations Cobayes), Serge Seninsky, Jean-Luc FLAVENOT (Assistant de Conservation aux Archives Départementales du Rhône, Élu CGT des personnels du Département du Rhône, Membre du PCF), Stef Vincent, Juliette Bouchery (comédienne et auteure, Insoumise et membre de collectifs citoyens), Danielle Montel, Pierre Fauconnier (retraité, projets opensource et apiculture de loisir), Aurélien Murith, musicien, membre de la Fédération anarchiste, Sylvie Giosa (salariée précaire, membre de la SFEPM et du GMHL, associations pour la protection de l’environnement), Chrysis Caporal, élue à Champigny sur Marne (EELV), Françoise Boireaud (Citoyenne engagée et défenseuse syndicale CGT), Chantal Zamblera (psychologue à la retraite), membre de la France insoumise), Axel Bony (Professeur d’EPS, Militant Snep-FSU 91), Philippe Gastrein (agrégé en SVT, animateur de groupe d’action de la France Insoumise), Christophe Didion Employé de la fonction publique, Adhérent d’associations comme Attac, l’April et Sortir du nucléaire), Amandine Touzeau, Docteure en Biologie, Alain AUMONT, Pierre Goldberg, Hervé Gatignol, animateur bénévole de Lab’idouillerie, ressourcerie autogérée et atelier participatif (vélo, bidouille) de l’association Rien Ne Se Perd, Michèle Kiintz (ACU), Jean Brafman (LFI), Guillaume Dubourg, Brunet Marc (Attac 84), Hubert Nadin - Collectif citoyen du pays de Dieulefit, Monique et Jean-Pierre Jeannin, Claire Hilgers (Belgique), David LEMUHOT (Ingénieur formation), Clémence Dethier, Sylvain BERNARD, Pierre Namur, Jeanine Fradin, Bérangère Toussaint, Héléna Aerts, Michel Barthélémy, Michel G. Dehon (Belgique, Membre mpOC et du CADTM), Pauline Oppé, Jean-Pierre Quayret, Benjamin Roy, Cécile Daude (Maître de Conférences de Grec retraitée), Damien Pennetreau, Rosemarie OSTER-GRELLETY, Robin Pringels, Danielle Montel (OMOS, ACU, Technicienne pharmacologue Retraitée de SANOFI), Brigitte Bonnefille, Eric Soriano, Robin Gérard, Daniel Vergnaud, technicien, OMOS, Maxence GALLICE, Bruno THIERY, Pierre Sarramagnan-Souchier, Gérard Bertre (FI), Tereza Estarque (Institute d’ Étude de la Complexité), Bruno Cadez (Militant communiste), Jean-Jacques Pascal (Utopia), Jean Pires, Christian Demey, Anne Querrien, JP Denotte, Antoine De Santis (retraité), Damienne Derreumaux, DarrietLionel, Patrick flambard, Vincent Bruyère, Brun Ludovic, Marcel Lopez, Eric Goujot, Christophe BLANCKAERT, Liliane Guillerm , Franck Barske (anarchiste, décroissant, délégué syndical CGT),Valérie Carlenc, Gilles Guiniot, Jocelyne Prudhon, Joaquin Valdivielso (Université de les îles Baléares, Majorque, Spain), Jean-Michel Cléricali, Karinne Grennier, Michel Peyrache, Eole Bonneault, Jocelyne Guillochet, Simon Olivieri ( ingénieur commercial / Norvège), Fanny Dulin, Agnès Ricciardi, Maxime Malecki, Jean-Pierre Cattelain, Dominique Liot (Ex Robin des bois de l’énergie, Ex Monteur eRDF à la retraite ), Bertrand Dubard de Gaillarbois, Angela Bovo, Marco Candore, Cédric Azière, François Roux (FI Briançon), Chantal Behar, Odile VEILLERETTE, Claudie BLANC URBITA, Marie Pichevin, Pascal Bonnefond ( chercheur), Bernard Lombardo, Hafid El Mehdaoui, Patrice Moingeon, Jean-Pierre Gay (retraité - France Insoumise), Jean Lafont (Membre du Comité exécutif de Mouvement Ecolo), Lucile DAUMAS (Retraitée), Isabelle Catalan, Yves Jean, Nicole ROGER (Militante associative), Jean Paul VANHOOVE, François Bonnes, Etienne Adam syndicaliste militant des droits de l’homme Caen, Jean Rouveyrol, Alain steinberg, Bernard Clément, Marie-Line Clément, Anne Lamouille, Xavier Sengelen, Pierre-Yves Chatagnier, Catherine Peltier (retraitée, militante associative), Régine Pactat, Mohand ACHERAR (écologue et millitant altermondialiste), Philippe Bayer, Gwenhaël Blorville (docteur en sociologie et rédacteur en chef de La Gazette de Gouzy), Agnès Bonnaud , Valérie Dessey, Didier COUPEAU, Marie-Christine Callet, Jean-Michel Masson, Louis Moreau de Bellaing (membre du MAUSS), Laurent Eyraud-Chaume, comédien, Benoît de Cornulier, Caroline Guibet Lafaye (CNRS – Centre Émile Durkheim), Richard Larmenier, Pascal PAQUIN (Militant associatif), Bernard Clément (Mouvement politique Ensemble ! 52), François Caussarieu (mouvement ENSEMBLE ! ), Monique Demare, Vincent Buard, Claude Layalle, Daniel Lessard, Denys Piningre (Cinéaste documentariste)

    Repris par, entres autres :
    https://reporterre.net/La-gratuite-porte-de-sortie-du-capitalisme
    https://www.legrandsoir.info/vers-une-civilisation-de-la-gratuite-33870.html


  • Une question d’actualité... ancienne. Depuis la Révolution française, républicains, anti-républicains, libéraux, socialistes ont dénoncé le #nombre de #fonctionnaires. Mais est-ce le nombre qui fait problème ou la forte présence de #services_publics ?

    https://sms.hypotheses.org/11366

    #fonctionnaire, #état, #histoire, #service_public, #effectifs, #réduction, #nombre, #statut, #mesure, #statistique, #travail, #emploi



  • La face cachée des écoles alternatives (Ingrid Merckx, Politis)
    https://www.politis.fr/articles/2018/09/la-face-cachee-des-ecoles-alternatives-39281

    Les établissements proposant des pédagogies «  différentes  » se multiplient. Au risque, selon certains observateurs, de promouvoir des logiques libérales au détriment du service public.

    #éducation #écoles_alternatives #libéralisation #privatisation #service_public


  • « Sur #France_Inter, des #podcasts sur l’univers #Marvel... financés par #Disney ». Disney, qui est propriétaire de Marvel. Voilà donc le nouveau modèle économique du #service_public radiophonique français.
    https://www.telerama.fr/radio/sur-france-inter,-des-podcasts-sur-lunivers-marvel...-finances-par-disney,n

    La station, qui mise de plus en plus sur la production de #podcasts_natifs, a récemment mis en ligne une nouvelle série consacrée aux super-héros des studios Marvel. Problème : le feuilleton, co-produit avec une agence privée, a été financé en grande partie par Disney France.

    #radio


  • 14 Juillet 2018 Amiens : les salariés de l’hôpital Philippe-Pinel qui occupaient le hall de l’ARS expulsés ML - 15 Juillet 2018 - France 3 Région
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/somme/amiens/amiens-salaries-hopital-philippe-pinel-expulses-ars-151

    Les coureurs du Tour de France avaient passé la ligne d’arrivée amiénoise depuis un peu plus d’une heure quand les forces de l’ordres, ont procédé, samedi en fin d’après-midi, à l’expulsion de la dizaine de personnes qui occupaient l’entrée de l’Agence régionale de santé. « On ne s’attendait pas à ce que ça se passe un 14 juillet, alors qu’on était au calme et que le préfet avait donné l’ordre de ne pas expulser la veille », s’étonne Chrystelle Leclercq, infirmière et représentante CGT.


    Depuis deux jours, les salariés de l’hôpital Philippe-Pinel protestaient ainsi contre le manque de moyens et la dégradation des conditions d’exercice au sein de l’établissement. Une "réelle urgence" d’après les soignants mobilisés, pour laquelle ils réclament la tenue d’une table ronde réunissant l’ARS, la direction de l’hôpital, les associations de familles des patients, le personnel, leurs représentants et les deux députés François Ruffin et Barbara Pompili, qui ont affirmé leur solidarité avec le mouvement depuis ses débuts.

    « On demande juste un rendez-vous avec l’ensemble des acteurs qui font que l’hôpital continuera d’exister, souligne Chrystelle Leclercq. En réponse à ça, on nous envoie une cinquantaine de policiers. » Une réunion a été fixée à la date du 18 juillet par l’ARS. Elle doit permettre de faire le point sur les financements attribués à l’hôpital Pinel, mais les représentants syndicaux craignent que tous les acteurs concernés ne soient pas associés.

    Le mouvement continue donc. Dès ce dimanche, les personnels délogés ont décidé d’une nouvelle action : ils manifestent à présent devant l’établissement de soins psychiatriques et ce, pour une durée encore indéterminée.

    #police #violence #Hôpital #france #enmarche #ARS






  • La première pierre d’une autre université : penser, refonder, bâtir

    Dans un manifeste, des lycéens, étudiants, universitaires, économistes, politiques et syndicalistes appellent à venir à Vincennes, samedi 2 juin à 17 heures, pour « bâtir ensemble ces universités qui seront les biens communs de la société que nous ambitionnons de construire ». « Cinq universités manquent, l’État se refuse à les créer ? Construisons-les ! », écrivent-ils.

    A celles et ceux qui se préoccupent de rendre de la conscience à leur vie, qui n’en peuvent plus depuis 30 ans des réformes mortifères, de la #compétition à outrance comme idéologie, seule créatrice de richesse, de la destruction de la culture, du rabougrissement des savoirs, nous lançons un appel à bâtir les nouvelles universités que l’État refuse de créer ! C’est à Vincennes, ce samedi 2 juin 2018 à 17h (Lac Daumesnil), que nous poserons la première pierre de l’Université en refondation et appellerons à lancer autant de chantiers que nécessaire partout en France.

    Dans le débat public sur l’Université, les questions les plus urgentes masquent des problèmes plus profonds. Ainsi, la comparaison entre l’algorithme APB et la mise en concurrence des étudiants et des universités par Parcoursup fait écran à des réformes plus souterraines : obsolescence programmée du baccalauréat, professionnalisation de la licence, réduction ou assujettissement des humanités, augmentation drastique des frais d’inscription, séparation de l’enseignement supérieur entre collèges universitaires paupérisés, dits « de proximité », et établissements « de recherche intensive visibles internationalement », dérégulation des formations diplômantes et transformations des statuts des universitaires.

    Toutes ces réformes pallient de faux problèmes créés de toutes pièces par la haute fonction publique pour masquer le sous-investissement chronique de l’État dans l’enseignement supérieur et la recherche. Alors que l’augmentation démographique de l’an 2000 et le désir grandissant des bacheliers de poursuivre leurs études conduit à un afflux de 150 000 étudiants en dix ans, l’État n’est plus à la hauteur de ce formidable élan : les budgets de l’Université stagnent et l’ouverture de postes d’enseignant-chercheurs diminue – 7000 postes de titulaires en moins depuis 2009. Le programme d’Emmanuel Macron avait pourtant raisonnablement chiffré les besoins à 2 milliards d’euros pour la recherche et à 2 milliards d’euros pour l’Université, mais l’arbitrage fait au nom du réalisme est sans appel : alors que nous sommes l’un des pays les plus riches du monde, il n’y aura pas un centime !

    Le problème des moyens masque lui-même d’autres questions, plus fondamentales, qui touchent à l’essence même de l’Université comme institution de diffusion et de mise en partage gratuit des savoirs produits par celles et ceux qui les créent. Force est de constater que les personnes qui président depuis quelques temps à la dénaturation du métier d’universitaire sont souvent les mêmes qui ne l’exercent pas ou plus et qui ne créent rien non plus. Comment expliquer que l’évolution des carrières universitaires consiste à toujours plus s’éloigner de l’enseignement et des premières années de Licence au fur et à mesure que l’on monte en grade, quand ces étudiants constituent précisément la future richesse de l’Université ?

    Nous entendons affirmer ici que le savoir n’est ni affaire de managers, ni affaire de bureaucrates et appelons à la refondation de l’Université. Retournons à ses sources, faites de liberté, de collégialité, d’exigence et d’émancipation. Plutôt que de fermer les universités aux classes populaires par le jeu de la sélection de Parcoursup, ouvrons-les ! Ce qui est en œuvre aujourd’hui, c’est une offensive généralisée contre toute possibilité de dire le vrai sur le monde et sur la société. Par le fléchage des crédits des laboratoires et l’imposition de réorientations thématiques, la recherche est de plus en plus soumise à des impératifs de rentabilité. L’instrumentalisation et la professionnalisation des disciplines visent à affaiblir les savoirs critiques en les soumettant au marché de l’emploi.

    Pour retrouver prise sur notre monde et le ré-inventer, il est nécessaire de ré-instituer l’Université comme lieu de pensée ouvert, en savoirs comme en actes. Pour engager ce chantier, nous entendons renouer avec l’idée d’Université expérimentale, telle qu’elle a pu émerger à Vincennes, il y a 50 ans, et mettre en œuvre une alternative au modèle aliénant de la concurrence généralisée. Nous aspirons au meilleur de la formation Universitaire, en nous réappropriant nos pratiques, débarrassées de l’emprise de la bureaucratie gestionnaire. Il s’agit, enfin, de faire pression sur l’État pour renouer avec les principes fondateurs de l’Université, conformes aux aspirations émancipatrices, et pour en obtenir les moyens.

    Cinq universités manquent, l’État se refuse à les créer ? Construisons-les !

    Nous appelons celles et ceux qui le souhaitent – architectes, maçons, charpentiers, ouvriers, universitaires (précaires ou non), lycéens, étudiants, parents ou simples citoyens – à bâtir ensemble ces universités qui seront les biens communs de la société que nous ambitionnons de construire. Retrouvons-nous à Vincennes pour poser symboliquement la première pierre d’une université renouvelée et en asseoir les fondations. Nous profiterons de ce moment pour débattre et affirmer que nous préemptons notre droit au savoir et que nous sommes déterminés à nous mettre en chantier, c’est-à-dire, avant tout, à faire. « Faire » est une qualité ; « faire » c’est envisager l’autre comme acteur, actrice, de son propre dépassement ; « faire », c’est juguler la fragmentation, l’isolement, l’individualisme et l’anomie qui dévitalisent notre société tout entière ; « faire », c’est mettre en chantier en engageant sa vie de la première pierre jusqu’à la fête inaugurale, dans un débordement permanent.

    Tant il est vrai que « créer, c’est résister, et résister, créer ».

    https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/310518/la-premiere-pierre-d-une-autre-universite-penser-refonder-batir
    #université #alternative #fac #résistance #manifeste #bien_commun


  • RogueESR – Nous sommes RogueESR
    http://rogueesr.fr

    Nous travaillons dans l’#enseignement supérieur et la recherche (ESR) et nous nous rejetons fermement la politique d’enseignement et de recherche menée par Emmanuel Macron et son gouvernement. « Rogue » renvoie à la #révolte, le mot a été utilisé par les scientifiques et les académiques étasuniens à l’occasion de la » march for science » pour lutter contre les politiques de Trump (ex : #RogueNasa). Nous ne représentons pas les institutions de l’ESR, mais nous espérons rassembler celles et ceux qui les font vivre au quotidien, et qui souhaitent défendre un véritable #service_public, ouvert à toutes et tous.

    #RogueESR


  • Une lutte très dure est en cours au sein de l’#hôpital_psychiatrique du Rouvray, près de Rouen. Au point que sept salarié·es sont aujourd’hui en grève de la faim. Selon le personnel, il y a l’équivalent d’une unité « fantôme » de patient·es, accueilli·es sur des lits de camp ou dans des bureaux, et pas plus de salarié·es pour autant.

    Le blog du comité de soutien
    https://blogs.mediapart.fr/solidarite-rouvray/blog/280518/comite-de-soutien-aux-grevistes-de-la-faim-de-lhopital-psychiatrique

    Après deux mois de grève illimitée pour l’obtention :
    – d’une véritable unité pour adolescent.es
    – 52 postes soignants
    – Une réelle remise à niveau des effectifs qui permettrait d’accueillir de façon digne les pa-tients au CH du Rouvray
    – La suppression des lits supplémentaires (lits de camp)
    – Une U.H.S.A
    Aucune réponse de la direction, ni de l’ARS.
    Depuis le 22 Mai, 7 salarié.e.s de l’hôpital ont décidé de commencer une grève de la faim illimitée.
    Le personnel toutes catégories confondues (soignants, techniques, logistiques, administratifs) ne supporte plus d’accueillir des personnes vulnérables, en grande souffrance dans des conditions indignes du service public.
    Les agents hospitaliers souffrent de sous-effectif chronique, entrainant des accidents du travail, une usure professionnelle.
    Rappelés sur leurs jours de repos, on les culpabilise au nom de la continuité des soins.

    Ils et elles sont victimes de maltraitance institutionnelle, de perte de sens du travail.
    Parfois en grand précarité, recrutés sous contrat de trois mois renouvelables sur plusieurs années, et donc malléables à merci.
    La politique hospitalière favorise une course à l’activité avec toujours moins de moyens.
    L’Agence régionale de santé (ARS) refuse toute augmentation des effectifs soignants, méprisant totalement les témoignages des soignants et leurs revendications.
    Qu’attendent les tutelles, les financeurs, le gouvernement… un drame ?

    La page FB des grévistes de la faim
    https://www.facebook.com/GREVE-de-la-FAIM-au-Rouvray-389132238239225

    #psychiatrie #santé #service_public #CH_du_Rouvray


  • Pendant que le milieu du #podcast professionnel se gargarise de #monétisation (comprendre : #publicité et autres #contenus_sponsorisés), les #radios_associatives se voient couper leurs #subventions d’une façon qui les fragilise de plus en plus. Ça ressemble fort à la promotion d’un certain « modèle de société ».

    « Vers l’effondrement des radios associatives ? »
    https://www.lalettre.pro/Vers-l-effondrement-des-radios-associatives_a16436.html

    La table ronde d’ouverture du 24e congrès annuel de la Confédération Nationale des Radios Associatives a donné le ton. Celui d’une profonde inquiétude sur l’avenir. Pas à moyen ou long terme mais à très court terme. Les financements se font rares et les dossiers de demandes seraient techniquement élaborés pour, de plus en plus souvent, freiner l’engouement des dirigeants bénévoles.

    En lien, ce débat organisé prochainement par #Radio_Campus_Paris
    http://www.radiocampus.fr/2018/05/15/debat-sur-le-role-des-radios-associatives-a-lassemblee-nationale/13027

    NOUS SOMMES AUSSI LE SERVICE PUBLIC ou comment réfléchir à ce que pourrait être un #service_public_radiophonique élargi aux initiatives de la société civile. JEUDI 7 JUIN 2018 salle Colbert de l’Assemblée nationale : Radio campus France joue à la démocratie et organise avec le soutien de Céline Calvez (députée LREM, Hauts de Seine) un débat sur le rôle des radios associatives, les médias de proximité en pleine réforme de l’audiovisuel public. Imaginons exploiter la porosité entre les missions de service public radiophonique et le tiers-secteur associatif. L’objectif : faire réfléchir et travailler ensemble des acteurs médiatiques mais pas seulement vous l’aurez bien compris.

    #radios_libres

    • Voilà qui va en ce sens encore plus explicitement : « Wings : quand les #podcasts deviennent des #startups »
      https://lesmoissonoresblog.wordpress.com/2018/05/25/wings-quand-les-podcasts-deviennent-des-startups

      Devant une assemblée majoritairement féminine au bar parisien la Recyclerie, Lauren Bastide et Julien Neuville ont présenté jeudi soir Wings, le nouveau projet de #Nouvelles_Écoutes. Avec 500.000 écoutes mensuelles (selon les chiffres présentés), le studio veut aider les créateurs et créatrices de podcasts à se faire connaître et à se professionnaliser. Plusieurs axes de développement prometteurs sont proposés : la programmation, la réalisation sonore, la production, la croissance d’audience, le #marketing et la monétisation.

      S’il existait déjà des formations pour apprendre à être podcasteurs comme proposé par Louie Media, le projet Wings s’inspire plutôt des “accélérateurs” de startups. Dans ce cadre les entrepreneurs sont encadrés par des “mentors” pour développer leur projet déjà existant, et grandir en compétences et en notoriété. Cette envie de Nouvelles Écoutes d’aider à la production ne sort pas de nulle part, le studio a déjà aidé des podcasts comme Parti Pris sur le vote blanc et le récent Commencer sur une création d’entreprise.

      Si la « révolution » du podcast fait tant d’émules (indépendamment des programmes réellement intéressants qui sortent ici ou là) c’est qu’elle recouvre, plus pragmatiquement, une #libéralisation de la production sonore, jusqu’ici portée principalement par #Radio_France, les radios associatives et des productrices et producteurs indépendants (elles et eux-mêmes réunis en association ou sous un autre statut). L’ubérisation de l’audio est en marche pour une partie du milieu podcastique - une partie seulement, car il reste un gros socle d’amateurs et amatrices qui ne se placent pas dans cette logique le moins du monde.


  • Estonia To Become The World’s First Free Public Transport Nation
    https://popupcity.net/estonia-to-become-the-worlds-first-free-public-transport-nation

    Tallinn, known for its digital government and successful tech startups, is often referred to as Europe’s innovation capital. Now celebrating five years of free public transport for all citizens, the government is planning to make Estonia the first free public transport nation. Allan Alaküla, Head of Tallinn European Union Office, shares some valuable insights for other cities.

    #transport #service_public #gratuité #Estonie


  • Des cheminots mobilisés | Vive la sociale
    http://vivelasociale.org/les-emissions-recentes/106-des-cheminots-mobilises

    Cinq cheminots membres du comité de mobilisation du réseau Saint-Lazare à Paris font le point sur l’évolution de la grève, montrant à quel point son traitement médiatique sous-estime la colère et le niveau de mobilisation des cheminots. Ils décrivent également l’organisation et les conditions de travail dans les différents secteurs de la SNCF où ils sont employés, et notamment l’importance de la précarité dans les métiers moins qualifiés, et le rôle qu’elle joue dans la peur de perdre son emploi, bien réelle y compris dans cette entreprise de service public. La discussion porte enfin sur les liens entre les gares, sur la façon dont le « tous ensemble » et l’idée de « convergence des luttes » se manifestent concrètement dans la mobilisation en cours, et sur le rapport avec les usagers. Durée : 1h24. Source : (...)

    http://vivelasociale.org/images/emission-radio-vive-la-sociale/2018/18-05-03-vls-cheminots-2.mp3


  • Obligation de neutralité : le professeur, un fonctionnaire comme un autre ? (Jean-Pierre Veran, Le Club de Mediapart)
    https://blogs.mediapart.fr/jean-pierre-veran/blog/300418/obligation-de-neutralite-le-professeur-un-fonctionnaire-comme-un-aut

    On observe donc que, la loi du 20 avril 2016 a explicité pour tous les fonctionnaires, y compris les professeurs, une obligation de neutralité jusqu’ici formellement absente de leur statut, même si le principe de neutralité du service public, appliqué à ses usagers comme à ses agents, peut être considéré comme une conséquence de l’égalité devant la loi posée par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. On peut considérer que cette loi clarifie utilement des obligations qui conduisent notamment chaque professeur à distinguer sa liberté d’expression personnelle en tant que citoyen de son obligation de neutralité en situation professionnelle. On observera également qu’elle ne mentionne aucunement le devoir de réserve, qui reste une construction jurisprudentielle et non une disposition statutaire explicite, dont l’usage par les tribunaux relève à chaque fois d’une analyse fine de la situation.

    #éducation #enseignant·e·s #salarié·e·s #fonctionnaire #obligation_de_neutralité #principe_de_neutralité #liberté_d'expression #service_public #devoir_de_réserve


  • La Poste, le profit au pied de la lettre | Interception
    https://www.franceinter.fr/emissions/interception/interception-22-avril-2018

    Nous vous proposons un reportage sur une grande entreprise publique, une entreprise de proximité pour tous les Français et qui est en cours de mutation. Depuis le premier mars 2010, La Poste n’est plus un établissement public, mais une Société anonyme qui a engrangé l’an dernier plus de 850 millions de profit. Durée : 45 min. Source : France Inter

    http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/14934-22.04.2018-ITEMA_21655923-0.mp3


  • Le refus de No Billag interprété comme un oui à un #service_public fort RTS - Tamara Muncanovic - 19 Avril 2018
    http://www.rts.ch/info/suisse/9497205-le-refus-de-no-billag-interprete-comme-un-oui-a-un-service-public-fort.h

    Le non à l’initiative No Billag peut être compris comme une volonté de maintenir un service public fort dans toute la #Suisse, montre l’analyse VOTO sur les votations du 4 mars. Les jeunes sont ceux qui ont le plus clairement dit non.

    Dans le camp du non, le rapport positif des Suisses avec le service public #audiovisuel en général - et avec la SSR en particulier - a pesé, explique l’enquête VOTO publiée jeudi. Ces deux facteurs ont été cités comme motif principal de refus par respectivement 43% et 26% de ceux qui ont dit non à l’initiative, qui visait la suppression du financement public de l’audiovisuel.

    Les raisons financières, tel que le risque de facture finale plus salée sans service public, ont convaincu principalement 15% des votants. Au final, le non l’a emporté par 71,6% le 4 mars.
    Shéma 1, Raison principale invoquée par ceux qui ont voté non (en %), voir le site de la TSR
    http://www.rts.ch/info/suisse/9497205-le-refus-de-no-billag-interprete-comme-un-oui-a-un-service-public-fort.h

    Chez les Suisses qui ont accepté No Billag, 36% ont mentionné les critiques envers la redevance radio-TV comme motif principal d’approbation, 25% celles envers la SSR et 17% la volonté d’un marché plus #libéral, indique l’analyse financée par la Chancellerie fédérale.

    Shéma 2 : Raison principale invoquée par ceux qui ont voté oui (en %) voir le site de la TSR
    http://www.rts.ch/info/suisse/9497205-le-refus-de-no-billag-interprete-comme-un-oui-a-un-service-public-fort.h

    La fin de la SSR en cas de oui a convaincu
    Les opposants à l’initiative ont réussi à rendre convaincant l’argument de la fin de la #SSR en cas de oui le 4 mars, précise l’enquête VOTO. Ainsi, 60% des votants n’ont pas cru que la SSR continuerait à exister sans #financement_public.

    Mais malgré le non massif au texte, une majorité de répondants (58%) ont estimé que la SSR était devenue trop imposante et qu’elle devrait réduire son offre.

    L’électorat UDC divisé
    L’initiative a été le plus fermement rejetée par les partisans des Verts, des socialistes, des Vert’libéraux et du PDC, entre 90 et 84%. Chez les sympathisants UDC, 54% se sont prononcés en faveur du texte, ce qui signifie que près de la moitié des votants UDC se sont éloignés de la ligne officielle du parti, note VOTO.
    Shéma 3 : Non (en %) selon la sympathie politique voir le site de la TSR
    http://www.rts.ch/info/suisse/9497205-le-refus-de-no-billag-interprete-comme-un-oui-a-un-service-public-fort.h

    Non résolu des jeunes
    Les moins de 30 ans, surnommés durant la campagne la « Génération #Netflix » - en référence à la plateforme de contenus vidéos à la demande - sont ceux qui ont balayé le plus fortement No Billag (non à 80%). A l’opposé, les quadragénaires ont été les plus convaincus (oui à 40%).

    L’enquête relève par ailleurs que la SSR bénéficie de la confiance de la population. En effet, 73% des votants lui font grandement et très grandement confiance. Par ailleurs, 70% des répondants affirment consulter l’offre de la SSR quotidiennement et 69% jugent la qualité de ses programmes bonne à très bonne. Des résultats qui sont similaires dans les différentes régions linguistiques.