• Carfree France soutient les agents #sncf en lutte pour la sécurité des usagers
    http://carfree.fr/index.php/2019/10/21/carfree-france-soutient-les-agents-sncf-en-lutte-pour-la-securite-des-usager

    Un #accident qui aurait pu avoir des conséquences dramatiques a eu lieu le 16 octobre 2019 en #Champagne-Ardenne. En effet, un train #TER a percuté un convoi exceptionnel sur un Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Transports_publics #reims #sécurité #services_publics #trains #transports_en_commun

  • Les pompiers et le mouvement des hôpitaux convergent face à la dégradation du service public
    https://www.bastamag.net/pompiers-greve-urgences-hopital-saint-malo-mobilisation-service-public-pat

    Les pompiers battront le pavé parisien ce mardi 15 octobre, aux côtés de leurs collègues des hôpitaux dont le mouvement continue de s’étendre. Au cœur de leurs inquiétudes : la qualité dégradée de la prise en charge des patients, liée à leurs #Conditions_de_travail de plus en plus pénibles. Les pompiers et personnels des urgences, rejoints par d’autres secteurs hospitaliers, manifestent ensemble ce mardi 15 octobre dans les rues de Paris. Ils sont habitués à se côtoyer : « On se voit au travail, à hôpital, (...) #Résister

    / Conditions de travail, A la une, Santé , #Luttes_sociales, #Services_publics

    #Santé_

  • Gaz et flouze à tous les étages

    L’année dernière, dans le documentaire Main basse sur l’énergie , je racontais comment le service public de l’électricité avait été mis à mal depuis une dizaine d’années par les gouvernements et les directions successives. Le projet actuel de privatisation totale d’EDF, initié par le gouvernement et la direction d’EDF, « joliment » intitulé Hercule, est une étape supplémentaire de la casse du service public.

    Les salarié.e.s du gaz (et par conséquent les ex-usagers devenus désormais des client.e.s… vaches à lait !) vivent déjà depuis 2007 cette destruction du service public GDF (Gaz de France). Ils savent que leurs efforts servent avant tout à faire remonter des dividendes aux actionnaires d’Engie, le nouveau nom de la fusion GDF-Suez. Ils ont conscience du véritable hold-up de l’argent public. Ils voient la dégradation de leurs conditions de travail, ils s’inquiètent du manque d’investissements dans un secteur où la sécurité est pourtant primordiale, le gaz. Ils constatent avec colère la hausse du prix du gaz - + 80% depuis une douzaine d’années. Ils déplorent la fuite en avant de la direction d’Engie dans un business de l’immédiat et de coups financiers à court terme.

    https://www.youtube.com/watch?v=dascczKdwtc

    Le lien vers l’intégralité de la vidéo  : https://www.gazetflouzeatouslesetages.com

    Dans mon nouveau documentaire, Gaz et flouze à tous les étages , produit une fois de plus par la Fédération CGT de l’Energie, je raconte tout cela... et pire encore : https://www.gazetflouzeatouslesetages.com

    Ce film, comme ceux que j’ai réalisés ces dernières années avec plusieurs syndicats combattifs, Vérités et mensonges sur le SNCF / Transport de marchandises : changeons d’ère / Main basse sur l’énergie, constitue des outils et des armes pour vous opposer à la casse de nos services publics.

    Alors, citoyen.e.s, usagers, salarié.e.s, réalisez des projections publiques pour débattre et faire la nique aux faux débats de Macron !!!

    Il est encore temps de sauver nos services publics !

    Gilles Balbastre, réalisateur

    Gaz et Flouz€ à tous les étages Gilles Balbastre Ciné Débat ce vendredi 18 octobre 2019 à 18h30 à Tourcoing.
    https://lille.demosphere.net/rv/7132

    #gilles_balbastre #vol #gaz #fric #médias #lutte #services_publics #Gilles_Balbastre #émancipation #journalisme #documentaire #privatisation #énergie #électricité #france #ue #union_européenne #europe  #économie #politique #CGT

  • « Certains y sont vraiment allés sous la contrainte » : ces policiers fatigués par la dérive du maintien de l’ordre
    https://www.bastamag.net/policiers-marce-de-la-colere-suicides-heures-supplementaires-maintien-de-l

    Les policiers ont accumulé des millions d’heures supplémentaires non payées. Le métier est aussi marqué par une crise de sens et de nombreux suicides. Leurs syndicats appellent ce 2 octobre à « une marche de la colère ». Les policiers ne pourront cependant s’exonérer d’une véritable introspection sur les dérives du maintien de l’ordre et les violences commises. Certains l’ont déjà entamé. Les policiers accumulent les heures supplémentaires non payées. L’année dernière, l’État leur en devait déjà 23 millions : (...) #Résister

    / #Enquêtes, #Atteintes_aux_libertés, #Droits_fondamentaux, #Services_publics, A la une

  • Nouvelle mobilisation à l’hôpital psychiatrique du Rouvray, plus d’un an après la grève de la faim
    https://www.bastamag.net/greve-de-la-faim-saint-etienne-du-rouvray-hopital-psychiatrie-buzyn-agence

    L’intersyndicale de l’hôpital psychiatrique du Rourvay, près de Rouen, a annoncé en début de semaine lancer une nouvelle grève illimitée à partir de ce 19 septembre. En cause : le non-respect par la direction de l’hôpital du protocole signé il y a plus d’un an, en juin 2018, suite à la grève de la faim menée par sept soignants syndiqués de l’établissement, pour protester contre des conditions de soin et de travail déplorables. Ni les tentatives de dialogue, ni la grève « classique » n’avaient permis d’initier (...) En bref

    / #Luttes_sociales, L’Europe sous la coupe de l’austérité, #Conditions_de_travail, #Services_publics, (...)

    #L'Europe_sous_la_coupe_de_l'austérité #Santé_

  • La charité et le volontariat comme thérapie de choc pour un grand remplacement des services publics. Acte 3 Carlos Perez - 17 Sep 2019 - Investigaction

    De plus en plus souvent, les missions de l’État providence sont perçues comme un fardeau qui entraîne des « dépenses publiques ». Ces dernières doivent être réduites drastiquement. Carlos Perez nous explique au contraire que ces dépenses sont un investissement qui augmente la plus-value d’une nation. Poursuivant sa réflexion sur la charité et le volontariat, il souligne l’importance d’un secteur non marchand qui échappe en grande partie à l’appétit des capitalistes. Et c’est bien là qu’est tout le problème… (IGA)


     
    Le volontariat en guise de salariat ou comment tirer nos acquis vers le bas en nous faisant croire le contraire. Attention aux réformes des philanthrocapitalistes, l’enfer chez ces gens-là est pavé de bonnes intentions. Ce n’est pas un hasard si la proportion de bénévoles aux États-Unis est la plus forte au monde. La « décence ordinaire » chère à Orwell et le don de soi seraient-ils plus prononcés dans ce pays que dans le reste du monde ? Bien sûr que non.

    Dans les pays anglo-saxons, le don de soi et la philanthropie ont une action bien plus pragmatique et surdéterminée politiquement. Leur mission est de servir de cache-sexe à la misère sociale. Pas besoin de citer Tocqueville et Hayek, adeptes de l’ordre spontané à l’inverse de Rousseau et son contrat social, pour comprendre à quel point la charité et le mécénat sont enracinés dans l’idéologie de l’élite de ces pays. La charité et le don de soi nourrissent les sentiments que se plaisent à éprouver les riches à l’égard des pauvres. Ils pallieraient efficacement, selon ces bourgeois, les actions de l’État.

    Bien qu’il a largement montré ses limites, ce mode de pensée est inscrit dans leurs Constitutions et s’est trouvé stimulé par tous les présidents des États-Unis, démocrates ou républicains. Chacun avec leurs spécificités, ils ont incité le mécénat et le volontariat contre l’État providence qui est une véritable menace pour les capitalistes et leurs représentants au pouvoir. Et ils ne se gênent pas pour le faire savoir.

    « Le service citoyen n’appartient à aucun parti, aucune idéologie. C’est une idée américaine à laquelle tout Américain peut souscrire », affirma le président Clinton lors de son discours d’investiture. Se retournant vers l’ancien président Bush, il ajouta alors déplorer le peu de précédents de ce genre dans l’histoire de l’Amérique.

    C’est pourtant vrai, ce qui nous réunit en tant que citoyens est plus important qu’une personne, un parti, une élection, une idéologie. 

    Les différents présidents des États-Unis ont toujours eu en commun de détester l’État providence. Que ce soit les républicains avec leur bénévolat privé ou les démocrates avec leur bénévolat public, ils ont intégré les associations de bénévoles dans leurs programmes de politiques sociales, de santé, de logement ou d’éducation. Il faut passer par des associations caritatives bénévoles ou volontaires pour finalement ne pas financer de véritables services publics ni rétribuer correctement des salariés pour assurer les missions. En somme, chez les capitalistes et plus particulièrement chez les Anglo-saxons, la charité et les colis alimentaires doivent remplacer une vraie politique d’équité et de droits sociaux.

    Réduire les dépenses publiques est un leitmotiv des capitalistes, quitte à répéter inlassablement les mêmes mensonges. Comme si la dépense dans les services sociaux, la santé, le logement ou l’éducation n’était pas un investissement dans le patrimoine utile et nécessaire qui augmente la plus-value d’une nation. Le but de la manœuvre de ces escrocs est de privatiser le bien commun, l’air, l’eau, les sols et les semences, le patrimoine public et immobilier, les routes, la santé, l’éducation… Bref, tout ce qui peut être commercialisé doit devenir la propriété de quelques multinationales. L’État doit rester subsidiaire, en dernier recours. Son rôle doit être ramené à quelques strictes fonctions régaliennes comme la police, l’armée ou la justice. Les services sociaux, eux, doivent être sous-traités à des bénévoles et des associations, tout en encourageant le mécénat privé.

    Voilà ce que nous disait déjà le mouvement du solidarisme initié en France par Jean-Jacques Rousseau dans son contrat social. L’escroquerie était déjà très claire pour les militants des droits sociaux et les pauvres au 18e siècle. « Pour l’essentiel, Bouglé et Fouillée opposent à la charité une éthique des droits : « L’absolue liberté de la charité est », dit Fouillée, « un préjugé religieux et moral qui vient d’une insuffisante analyse des droits ». C’est à ce titre qu’ils s’élèvent avec vigueur contre la charité chrétienne, son injustice, ses aspects culpabilisateurs, son moralisme. Bouglé insiste sur le fait que ce sont les « déshérités » eux-mêmes qui condamnent la charité « Les déshérités qui crient « À bas Ia charité » montrent une colère farouche contre cette pourriture chrétienne qui entretient l’injustice. »

    La bourgeoisie, cette classe de parasites et de prédateurs, veut nous faire croire que soutenir nos services sociaux est une gabegie qui va coûter beaucoup d’argent aux contribuables. C’est faux. C’est même tout le contraire qui se produit, les fonctionnaires sont responsables de la production de la valeur d’usage non lucrative éminemment utile à la collectivité. Le fonctionnaire ne produit pas de plus-value pour le capital marchand et pour les prédateurs, mais pour la société. La part des services non marchands augmente, ce qui est une très bonne chose, car tout n’est pas forcément à vendre. Et si la part des services marchands diminue, c’est tant mieux. Notre terre et nos vies ne sont pas à vendre.

    Dans l’économie aujourd’hui, le tiers du PIB est produit en dehors de la pratique capitaliste. La fonction publique et ses services sociaux, c’est une autre façon de produire de la valeur. Pour le dire autrement, les fonctionnaires sont les producteurs de la monnaie qu’on leur paie, ils produisent l’impôt qui les finance. Les fonctionnaires socialisent déjà 45% du salaire, mais plus de 800 milliards d’euros, soit 40% du PIB relève d’une production non capitaliste[1]. En gros, les 40% du PIB relèvent d’une production de valeur d’usage non lucrative produite par les fonctionnaires dans le cadre des services publics et de la sécurité sociale. Ces travailleurs ne sont pas productifs pour le capital, mais ils sont productifs pour le public, le paiement est collectif et validé socialement.

    « Face à cette offensive qui vise à détricoter par tous les bouts le manteau collectif qui protège la société, tous les intellectuels dignes de ce nom devraient joindre leurs forces pour expliquer que les travailleurs dans les services non marchands sont productifs », relève l’économiste Jean-Marie Harribey[2]. » Eux, qui fournissent éducation publique, santé publique, services municipaux, services dans les associations à but non lucratif, etc. produisent des choses utiles que l’on peut qualifier de valeurs d’usage. Mais ils produisent aussi de la valeur économique, qui est monétaire, bien que non marchande, et qui n’est pas un prélèvement sur la production marchande. On peut le démontrer logiquement. La part du non marchand par rapport au marchand dans la production totale augmente tendanciellement grosso modo depuis la Seconde Guerre mondiale. L’idée même qu’une part déclinante puisse financer une part croissante est un non-sens. Que faut-il en déduire ? Lesdits prélèvements obligatoires sont effectués sur un PIB déjà augmenté du fruit de l’activité non marchande, et non pas sur le seul produit marchand. »

    « Les impôts et cotisations sociales sont le prix collectif, socialisé, des services non marchands. Ils jouent le même rôle que les prix des marchandises achetées et payées individuellement. La différence est que, dans un cas, la validation de l’existence et du paiement collectif de services non marchands passe par une décision politique collective démocratique (pour des besoins sociaux à satisfaire), et que, dans l’autre cas, la validation sociale passe par le marché (pour des besoins solvables, bien que tous ne le soient pas). »

    La contribution des fonctionnaires à l’économie n’est absolument plus à mettre en doute, sauf pour les réformateurs qui s’aperçoivent du danger qui pourrait se généraliser à tous les secteurs. La peur de perdre des parts de profits lucratifs est la hantise des classes capitalistes et la généralisation d’un système non lucratif comme celui de la fonction publique est à tout prix ce qu’il faut éviter pour ces réformateurs.

    Les fonctionnaires et leur caisse de cotisation sociale, cette grande invention révolutionnaire de la classe ouvrière, ne ponctionne pas par le profit ni par la rémunération capitaliste de la force de travail, ces deux institutions rapaces du capitalisme. Ils les remplacent pour financer une croissance non capitaliste. La collectivité investit dans ces fonctionnaires pour générer de la valeur d’usage utile socialement. Voilà la bonne façon, juste, honnête et véritablement révolutionnaire, d’appréhender cette question. Les fonctionnaires créent une valeur d’usage non lucrative socialement utile et autrement productive. C’est indispensable à l’émancipation des classes populaires en diminuant très fortement la croissance des inégalités sociales d’un pays.

    Vouloir à tout prix remplacer les services sociaux par de la charité, c’est-à-dire un droit collectif par une aumône individuelle et des colis alimentaires ; limiter et contraindre l’État aux seuls services régaliens en limitant le financement des services sociaux au strict minimum… C’est le propos que se sont assigné les capitalistes qui souhaitent d’une certaine manière le retour d’un État féodal et font de Germinal leur programme social. 
     
    [1] https://www.cairn.info/revue-mouvements-2013-1-page-60.htm
    [2] https://www.liberation.fr/futurs/2013/10/28/les-fonctionnaires-createurs-de-richesse_942937

    Source : https://www.investigaction.net/fr/la-charite-et-le-volontariat-comme-therapie-de-choc-pour-un-grand-re

    #services_publics #privatisation #service_public #travail #surveillance #santé #femmes #économie #police #politique #éducation #droits_sociaux_-_santé_-_services_publics #eau #charity_business #guerre_aux_pauvres #pauvreté #fiscalité #sécurité_sociale #charité

  • #Quebec : Un système de santé qui rend malades ses soignants Texte collectif - 11 avril 2019 - Le devoir
    https://www.ledevoir.com/opinion/idees/551885/un-systeme-de-sante-qui-rend-malades-ses-soignants

    La chaîne de montage de l’usine de santé qu’ont mise en place nos gouvernements successifs menace très sérieusement de défaillir, car les ouvriers sont de plus en plus souffrants, abandonnant chaque jour l’usine pour partir en congé de maladie. Depuis la réforme de 2015, les heures liées aux congés de maladie des employés du réseau de la santé ont en effet augmenté de 24 %.


    Photo : Fred Dufour Agence France-Presse « Les valeurs et principes de la logique industrielle sont la plupart du temps en contradiction profonde avec les valeurs, les normes et même le code de déontologie des métiers relationnels », rappellent les auteurs.

    Le taux historique des congés de maladie met en lumière un aspect qui, selon nous, va bien au-delà d’une simple crise circonstancielle. La crise actuelle révèle plutôt un fossé abyssal entre les valeurs humanistes que portent et défendent les soignants et les valeurs de type industriel que le ministère et ses gestionnaires imposent avec une autorité machinale depuis plusieurs années.

    Pour le ministère et ses gestionnaires, le « bon » soignant, c’est celui maintenant qui voit le plus de personnes dans le moins de temps possible. Celui qui jadis prenait son temps auprès d’une mère, d’une famille ou d’une personne âgée est aujourd’hui devenu le « bouc émissaire » de la nouvelle gestion publique. C’est ainsi que la logique comptable vient à la fois dévaluer et amputer le temps nécessaire à la réalisation de plusieurs pratiques comme l’écoute, l’accueil et l’accompagnement.

    On voit bien comment cette situation ne peut qu’être préjudiciable pour la population. Quant aux soignants, cette nouvelle norme du « bon » soignant occasionne chez eux de la colère et un sentiment d’impuissance.

    Le délire de la technocratie
    Le temps qu’exige l’administratif est en voie de d’égaliser le temps consacré à la population. À titre d’exemple, actuellement, une demande d’hébergement en santé mentale dans le réseau public exige de remplir un questionnaire de 60 pages et plus, alors que moins de 8 pages suffisaient dans les années 2000.

    Paradoxalement, alors que ces outils sont censés mieux desservir la population, jamais tels outils n’ont autant éloigné les soignants de la population. En fait, l’intensification des exigences technico-administratives est rendue à un point tel, en matière de quantité et de complexité, que l’ensemble du personnel de soutien aux soignants est maintenant mobilisé à la gestion des procédures technico-administratives. Conséquemment, non seulement les soignants ont de moins en moins de temps pour être auprès de la population, mais ils sont aussi de moins en moins aidés pour gérer les impasses cliniques qu’ils rencontrent dans leur travail.

    Crise des valeurs et perte de sens
    La rentabilité, la performance, l’optimisation, la concurrence et la compétition représentent autant de valeurs que de principes issus de la logique industrielle où la performance et les résultats sont évalués strictement en termes comptables. Or, ces valeurs et ces principes sont la plupart du temps en contradiction profonde avec les valeurs, les normes et même le code de déontologie des métiers relationnels. Chemin faisant, l’évaluation comptable de la performance comme nouvelle norme institutionnelle engendre chez les soignants un sentiment de culpabilité, d’incompétence et une de perte de sens dans ce qu’ils font.

    Prendre un congé de maladie
    Enfin, pour faire face à la détresse des soignants, l’institution propose de revoir leur gestion du temps et du stress, et on les réfère vers les programmes d’aide aux employés (PAE). Aussi nécessaires et aidantes soient-elles, ces solutions individuelles révèlent le déni institutionnel des causes structurelles qui sont, croyons-nous, à la source de la souffrance qui assaille actuellement des milliers de soignants.

    Étant incapables de surmonter le conflit entre leurs valeurs humanistes et celles imposées par le monde industriel d’un côté, et incapables, de l’autre côté, de se résigner à quitter le réseau de la santé, les soignants finissent en effet par tomber malades du fait de leur souffrance inédite et n’ont d’autre choix que de partir en congé de maladie.

    L’espoir d’un rétablissement ?
    L’étiquette psychologique de « résistance au changement » comme explication causale de la hausse des congés de maladie des soignants ne tient pas la route. Il y a beaucoup trop de recoupage dans les témoignages des soignants pour réduire cette souffrance aux dimensions individuelles. Mettre en valeur les solutions organisationnelles ne peut qu’ouvrir la voie, selon nous, au rétablissement des milliers de soignants « partis » en congé de maladie.

    La société québécoise doit donc exiger que le ministère s’engage à désintoxiquer les pratiques soignantes de la logique comptable et du délire chronique de la technocratie institutionnelle afin que les soignants puissent être libérés de leur fardeau et retourner ainsi faire dignement leur travail auprès de la population.

    Sont cosignataires du texte :
    Marjolaine Goudreau, présidente du RECIFS (Association des travailleuses sociales et techniciennes en travail social) ; Natalie Stake-Doucet, présidente de l’Association québécoise des infirmières et infirmiers ; Isabelle Leblanc, présidente des médecins québécois pour le régime public ; Charles Roy, président de l’Association des psychologues du Québec ; Angelo Soares, professeur au Département d’organisation et ressources humaines de l’École des sciences de la gestion à l’Université du Québec à Montréal.

    #travail #santé #capitalisme fausse #rentabilité #médecine #santé_publique #humanité #rendement #technico-administratif #procédures #performance #évaluation_comptable #normes #soignantes #soignants #solutions_organisationnelles #délire #Services_publics #technologie #bureaucratie #néolibéralisme #administration

    • Dans les commentaires
      Comme on ferme des établissements, on en fusionne d’autres jusqu’à devenir ces monstres régionaux CISSS et CIUSSS, il faut de plus en plus de mécanismes de reddition de comptes : la gestion de proximité étant rendue très difficile, il faut introduire toujours plus de processus écrits, informatisés pour tout justifier, monitorer, calculer pour que les gestionnaires de haut niveau aient des tableaux de bord qui orienteront leurs décisions.

      Les intervenants de toute catégorie doivent passer un temps considérable à consigner ce qu’ils font pour que soient comptabilisées leurs actions et qu’on puisse en établir la productivité, les coûts-bénéfices. On a beau démoniser de temps à autres les cadres (trop nombreux, trop cher payés disent-ils) de fait, c’est la pensée gestionnaire qu’on a fait triompher depuis des années. Les professionnels, techniciens et employés de tous corps de métier sont à la merci depuis des décennies des vagues de ré-organisations à petite oun grande échelle que la nouvelle école de pensée en gestion fait mettre en chantier. Même si un certain nombre de gestionnaires ont d’abord été des professionnels de la santé ou des services sociaux, ils sont vite invités à se distancer de leur métier de base pour devenir de « vrais » gestionnaires. Hélas, la relation soignante n’entre pas dans leurs paramètres... Désolant état, ce réseau muselé.

    • C’est la « nouvelle gestion publique » qui fait des ravages. De fausses prémisses pour encourager la concurrence entre individus d’une même organisation.

      Ça commence par de la #pseudo-science : l’« autonomisation » (« #empowerment »). C’est le nirvana pour un #gestionnaire (qui trouve ça « très le fun » de ne plus se sentir « responsable », car, c’est les autres, maintenant). Autre pseudo-science, celle du « #savoir-être », autre #canular dérivé de l’intelligence émotionnelle (fabuleuse découverte ! Il faut entendre les cris d’indignation : ce n’est pas vrai, ça existe le « savoir-être » !), alors, les gens médiocres ont du « savoir-être ».

      Il y a, aussi la « #gouvernance » ! Il faut faire confiance à l’imagination pour que ce terme se retrouve dans la bouche du « gestionnaire » qui se gargarise avec.

      En résumé, la gestion, dans les dernières décennies on envahit de très vastes aspects du fonctionnement d’une organisation (avec l’aide des « #RH ») avec de la speudo-science. À l’aide de principe de la « nouvelle gestion publique », qui relève plus de la religion : « un scrum, ça se fait debout » (si vous dites que non, vous êtes « excomunié »). La gestion glane des informations avec lesquels elle « découvre » des « correlations » et appel cela des « #indicateurs » et « gouverne » dernière un écran (en sachant que les employés s’« autogérent » !?!?).

      Des solutions ? Retrouver le sens du « savoir-faire » (celui-ci est plus facilement « mesurable » que le « savoir-être », en cela, qu’un défi vous est lancé de trouver comment mesurer le « savoir-être »), retirer le regroupement professionnel RH. Instruire au lieu de former. Enseigner l’esprit critique au lieu de donnée des cours de finance.

      Si vous n’êtes pas d’accord avec la gestion, vous êtes déloyale, vous faites preuve d’insubordination. Vous êtes des hérétiques

  • Grève aux urgences : le collectif appelle l’ensemble des hospitaliers à rejoindre le mouvement
    https://www.bastamag.net/greve-inter-urgences-hopital-services-publics-patients-lits-Smur-Samu

    Réunis en assemblée générale, les soignants des services d’urgences en grève ont décidé de poursuivre leur mouvement, mené depuis six mois autour du collectif Inter-urgences. Ils ont lancé un appel au personnel des autres services hospitaliers, médecins compris, à rejoindre leur mouvement pour améliorer les #Conditions_de_travail, d’accueil et de soin au sein de l’hôpital. Il est un point qui n’a absolument pas fait débat au cours de l’assemblée générale des urgences en grève, mardi 10 septembre. L’ensemble (...) En bref

    / #Luttes_sociales, L’Europe sous la coupe de l’austérité, Conditions de travail, Santé , Services (...)

    #L'Europe_sous_la_coupe_de_l'austérité #Santé_ #Services_publics

  • Enquêtes bâclées, politique du chiffre, hiérarchie indifférente : des policiers critiquent un travail « vide de sens »
    https://www.bastamag.net/Police-suicides-marche-de-la-colere-gardiens-de-la-paix-officiers-commissa

    « On se rend tous compte qu’une partie du travail est vide de sens. » La police n’échappe pas aux nouvelles politiques managériales qui détruisent les collectifs, imposent un contrôle hiérarchique et un formalisme accrus, le tout sur fond de manque de moyens. Pour ce premier volet d’une série de trois articles consacrés aux #Conditions_de_travail dans la police, Basta ! a donné la parole à plusieurs agents, alors qu’une « marche de la colère » est prévue le 2 octobre. Lundi 1er juillet 2019, dans une (...) #Décrypter

    / #Transformer_le_travail, #Enquêtes, Conditions de travail, A la une, #Services_publics

  • Comment la France a tenté de sauver le régime de Bouteflika

    https://oumma.com/comment-la-france-a-tente-de-sauver-le-regime-de-bouteflika

    Dans cet entretien accordé à l’Esprit d’actu, Nicolas Beau, directeur de Mondafrique, dévoile les grandes manœuvres déployées par la France pour sauver à tout prix le régime de Bouteflika. Il évoque notamment des réunions qui ont eu lieu à Paris, entre la DGSE ( services secrets français) et l’attaché militaire algérien, lequel croupit depuis en prison en Algérie. Cet attaché militaire était par ailleurs un proche du général Tartag, coordinateur des services algériens auprès de la Présidence algérienne sous Bouteflika, qui a également été arrêté en mai 2019 pour complot contre l’Etat.

    #Algérie #DGSE #services-secrets

  • Gilets jaunes, #Climat, hôpitaux, #Retraites : vers un « septembre noir » pour le gouvernement ?
    https://www.bastamag.net/rentree-social-greve-climat-gilets-jaunes-urgences-mobilisations-reforme-d

    Si le gouvernement misait sur un essoufflement des mobilisations avec la période estivale, c’est probablement raté. Le nombre de services d’urgence en grève a doublé. Après la fonction publique, c’est au tour des professions libérales de rejoindre les manifestations contre le projet de réforme des retraites. Les gilets jaunes promettent un « septembre noir », avec de possibles convergences les mobilisations pour le climat. Et la proposition de référendum contre la privatisation d’ADP continue (...) ça bouge !

    / Climat, Retraites, #Services_publics, Santé , #Luttes_sociales, A la une

    #ça_bouge_ ! #Santé_

  • Le gouvernement secret (3/5) : Témoignage d’un ancien agent du service de la #DGSE https://www.franceculture.fr/emissions/matieres-a-penser/le-gouvernement-secret-35-temoignage-dun-ancien-agent-du-service-de-la
    http://rf.proxycast.org/1606578586007904256/16274-21.08.2019-ITEMA_22128844-0.mp3

    « On voit aussi des choses très très très négatives (…) La violence ? Mais à la limite la #violence c’est un sous produit de défauts humains qui sont la cause profonde d’un certain nombre de situations désagréables à gérer. Donc la violence n’est pas le dernier problème, c’est « ce pour quoi on est violent » ? Exactement, c’est « ce pour quoi on est parfois obligés d’être violent. La violence, on l’anticipe. J’ai jamais été très affecté par la violence, mais beaucoup plus par les facettes les plus noires de l’âme humaine, qu’on est obligés de travailler au corps, parce qu’on joue, c’est un des leviers, qui est la matière même de notre métier ». (vers 14’30)

    #services_secrets

  • La mission d’Elisabeth Borne : démanteler EDF
    https://www.mediapart.fr/journal/france/170719/la-mission-d-elisabeth-borne-demanteler-edf

    Au ministère des transports, Élisabeth Borne a « réformé » la SNCF. Le gouvernement juge aujourd’hui que c’est l’un de ses grands succès. Au ministère de la transition écologique, elle aura pour mission de faire la même chose avec EDF et de démanteler le service public façon puzzle.

    #Services_publics #minitère_des_transports,_Elisabeth_Borne,_SNCF,_EDF,_minsitère_de_la_transiition_écologique,_cocnession,_Autoroutes,_services_publics,_partaneriat_public-privé

  • La mission d’Elisabeth Borne : démanteler EDF
    https://www.mediapart.fr/journal/france/170719/la-mission-delisabeth-borne-demanteler-edf

    Au ministère des transports, Élisabeth Borne a « réformé » la SNCF. Le gouvernement juge aujourd’hui que c’est l’un de ses grands succès. Au ministère de la transition écologique, elle aura pour mission de faire la même chose avec EDF et démanteler le service public façon puzzle.

    #Services_publics #SNCF,_Autoroutes,_partaneriat_public-privé,_Elisabeth_Borne,_minsitère_de_la_transiition_écologique,_cocnession,_services_publics,_EDF,_minitère_des_transports

  • Des postières en grève depuis plus de 50 jours : « C’est encore plus dur à la campagne »
    https://www.bastamag.net/Greve-postieres-La-poste-Gers-desertification-des-campagnes-CGT-Sud

    Les luttes s’enchaînent à la Poste. Alors que les postiers des Hauts-de-Seine viennent de terminer un mouvement de grève de quinze mois, après avoir obtenu en partie gain de cause (voir notre article), une grève est également en cours à Miélan, une petite commune du Gers où des postières ont cessé le travail depuis le 21 mai. Ces dernières demandent plus de moyens suite à une nouvelle réorganisation de la distribution du courrier, qui a entraîné la suppression d’une tournée. Ce centre de courrier a la (...) En bref

    / #Luttes_sociales, #Syndicalisme, #Services_publics, #Conditions_de_travail

  • Réveille-toi Adam Smith, sors de ta tombe Milton Friedman!
    http://carfree.fr/index.php/2019/07/10/reveille-toi-adam-smith-sors-de-ta-tombe-milton-friedman

    Quand les médias parlent de dysfonctionnement d’un service public, rapidement se pose la question de le rendre payant. Récemment, un éditorialiste de la chaîne de télévision LCI, François Lenglet, croyait Lire la suite...

    #Fin_de_l'automobile #Transports_publics #critique #économie #Gratuité_des_transports_en_commun #libéralisme #routes #santé #services_publics

  • Autisme : « Nous sommes des sujets de droit et non des objets de soin »
    https://www.bastamag.net/Autisme-handicap-soins-services-publics-proximite

    Basta ! a publié le 24 avril une tribune du collectif « Le Printemps de la psychiatrie », qui réunit soignants, patients et familles. Le collectif voyait, dans la volonté affichée de la secrétaire d’État aux personnes handicapées de ne plus confier l’accompagnement des enfants autistes aux psychiatres, l’intention de « ne plus financer les #Services_publics et préférer verser des allocations aux personnes pour qu’elles financent des cabinets privés. » Le Collectif pour la liberté d’expression des autistes (...)

    #Débattre

    / #Droits_fondamentaux, Santé , #Protections_sociales, Services publics, Quel avenir pour nos protections sociales (...)

    #Santé_ #Quel_avenir_pour_nos_protections_sociales_ ?

  • Les urgentistes dénoncent de nouvelles fermetures de lits dans les hôpitaux cet été
    https://www.bastamag.net/Hopitaux-urgentistes-urgences-greve-fermeture-de-lits-sante-Buzyn

    « On ne va pas s’arrêter cet été. On est aussi déterminés qu’on est désespérés par l’attitude du gouvernement. » Dans les services des urgences, le mouvement de grève continue. A l’appel du collectif Inter-urgences, à l’origine de la mobilisation démarrée en mars dans les hôpitaux parisiens, et de syndicats (Sud-Santé, la CGT, FO), plusieurs centaines de soignants se sont retrouvés, ce 2 juillet à Paris, pour une nouvelle manifestation nationale. Ils y ont affiché une volonté de poursuivre leur grève pour des (...)

    En bref

    / #Luttes_sociales, #Menaces_sur_la_santé_publique, #Conditions_de_travail, Santé , Services (...)

    #Santé_ #Services_publics

  • Après quinze mois de grève, victoire pour les grévistes de la poste !
    https://www.bastamag.net/La-Poste-greve-victoire-Hauts-de-Seine-Gael-Quirante-Muriel-Penicaud

    Après quinze mois de grève et 40 séances de négociations avec la direction, les postiers des Hauts-de-Seine (92) ont enfin obtenu gain de cause ! Les négociations ont finalement abouti à un protocole qui reprend plusieurs des demandes sur lesquelles les grévistes refusaient de transiger, en particulier le report de la réorganisation des services, qui menaçaient de dégrader fortement leurs #Conditions_de_travail. « Nous sommes fiers du combat mené. Le 4 juillet nous reprendrons le travail plus forts ! (...)

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    / #Syndicalisme, #Luttes_sociales, #Alternatives,_résistances_et_solidarités_en_Île-de-France, Conditions de travail, #Transformer_le_travail, Services (...)

    #Services_publics

  • Une émission radio décrypte le bilan social des privatisations
    https://www.bastamag.net/Podcast-France-Telecom-privatisations-EDF-SNCF-hopitaux-ADP-management-bil

    Quel est le réel bilan des privatisations ? Celle de France Télécom se solde par un procès exceptionnel, ouvert le 6 mai et qui se conclura le 11 juillet : les trois principaux hauts dirigeants de la multinationale devenue Orange y sont accusés de harcèlement moral suite au profond mal-être social qui a frappé l’entreprise. D’autres #Services_publics – Aéroports de Paris, La Poste, la SNCF, les hôpitaux, EDF – sont en cours de démantèlement, voire de privatisations. Comment les salariés vivent-ils cette (...)

    #Débattre

    / #Luttes_sociales, #Conditions_de_travail, Services publics

  • Des médaillés du #CNRS critiquent sa direction – {Sciences²}
    https://www.lemonde.fr/blog/huet/2019/06/29/des-medailles-du-cnrs-critiquent-sa-direction

    « Malgré sa réussite, de 2007 à 2018, le CNRS a perdu 338 postes de chercheurs et 820 postes d’#ingénieurs et #techniciens, et, comme pour les autres #services_publics, le sabordage s’accélère. Le mot n’est pas trop fort, au vu de la complaisance du nouveau président-directeur général du CNRS, Antoine Petit, devant la faiblesse historique des #recrutements – seuls 249 postes de #chercheurs fonctionnaires seront ouverts en 2019, soit une baisse de plus de 15 % par rapport à 2018. »

  • The New York Times and its Uyghur “activist” - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/en/articles/2019/05/09/uygh-m09.html

    9 May 2019 - The New York Times has furnished a case study of the way in which it functions as the conduit for the utterly hypocritical “human rights” campaigns fashioned by the CIA and the State Department to prosecute the predatory interests of US imperialism.

    While turning a blind eye to the gross abuses of democratic rights by allies such as Saudi Arabia, the US has brazenly used “human rights” for decades as the pretext for wars, diplomatic intrigues and regime-change. The media is completely integrated into these operations.

    Another “human rights” campaign is now underway. The New York Times is part of the mounting chorus of condemnation of China over its treatment of the Turkic-speaking, Muslim Uyghur minority in the western Chinese province of Xinjiang.

    In an article on May 4 entitled “In push for trade deal, Trump administration shelves sanctions over China’s crackdown on Uyghurs,” the New York Times joined in criticism of the White House, particularly by the Democrats, for failing to impose punitive measures on Beijing.

    The strident denunciations of China involve unsubstantiated allegations that it is detaining millions of Uyghurs without charge or trial in what Beijing terms vocational training camps.

    The New York Times reported, without qualification, the lurid claims of US officials, such as Assistant Secretary of Defence Randall Schriver, who last Friday condemned “the mass imprisonment of Chinese Muslims in concentration camps” and boosted the commonly cited figure of up to a million to “up to three million” in detention. No evidence has been presented for either claim.

    The repression of the Uyghurs is completely bound up with the far broader oppression of the working class by the Chinese capitalist elites and the Chinese Communist Party regime that defends their interests. The US campaign on the Uyghurs, however, has nothing to do with securing the democratic rights of workers, but is aimed at stirring up reactionary separatist sentiment.

    The US has longstanding ties to right-wing separatist organisations based on Chinese minorities—Tibetans as well as the Uyghurs—that it helped create, fund and in some cases arm. As the US, first under President Obama and now Trump, has escalated its diplomatic, economic and military confrontation with China, the “human rights” of Uyghurs has been increasingly brought to the fore.

    Washington’s aim, at the very least, is to foment separatist opposition in Xinjiang, which is a crucial source of Chinese energy and raw materials as well as being pivotal to its key Belt and Road Initiative to integrate China more closely with Eurasia. Such unrest would not only weaken China but could lead to a bloody war and the fracturing of the country. Uyghur separatists, who trained in the US network of Islamist terrorist groups in Syria, openly told Radio Free Asia last year of their intention to return to China to wage an armed insurgency.

    The New York Times is completely in tune with the aims behind these intrigues—a fact that is confirmed by its promotion of Uyghur “activist” Rushan Abbas.

    Last weekend’s article highlighted Abbas as the organiser of a tiny demonstration in Washington to “pressure Treasury Department officials to take action against Chinese officials involved in the Xinjiang abuses.” She told the newspaper that the Uyghur issue should be included as part of the current US-China trade talks, and declared: “They are facing indoctrination, brainwashing and the elimination of their values as Muslims.”

    An article “Uyghur Americans speak against China’s internment camps” on October 18 last year cited her remarks at the right-wing think tank, the Hudson Institute, where she “spoke out” about the detention of her aunt and sister. As reported in the article: “I hope the Chinese ambassador here reads this,” she said, wiping away tears. “I will not stop. I will be everywhere and speak on this at every event from now on.”

    Presented with a tearful woman speaking about her family members, very few readers would have the slightest inkling of Abbas’s background, about which the New York Times quite deliberately says nothing. Abbas is a highly connected political operator with long standing ties to the Pentagon, the State Department and US intelligence agencies at the highest level as well as top Republican Party politicians. She is a key figure in the Uyghur organisations that the US has supported and funded.

    Currently, Abbas is Director of Business Development in ISI Consultants, which offers to assist “US companies to grow their businesses in Middle East and African markets.” Her credentials, according to the company website, include “over 15 years of experience in global business development, strategic business analysis, business consultancy and government affairs throughout the Middle East, Africa, CIS regions, Europe, Asia, Australia, North America and Latin America.”

    The website also notes: “She also has extensive experience working with US government agencies, including Homeland Security, Department of Defense, Department of State, Department of Justice, and various US intelligence agencies.” As “an active campaigner for human rights,” she “works closely with members of the US Senate, Congressional Committees, the Congressional Human Rights Caucus, the US Department of State and several other US government departments and agencies.”

    This brief summary makes clear that Abbas is well connected in the highest levels of the state apparatus and in political circles. It also underscores the very close ties between the Uyghur organisations, in which she and her family members are prominent, and the US intelligence and security agencies.

    A more extensive article and interview with Abbas appeared in the May 2019 edition of the magazine Bitter Winter, which is published by the Italian-based Center for Studies on New Religions. The magazine focuses on “religious liberty and human rights in China” and is part of a conservative, right-wing network in Europe and the United States. The journalist who interviewed Abbas, Marco Respinti, is a senior fellow at the Russell Kirk Centre for Cultural Renewal, and a board member of the Centre for European Renewal—both conservative think tanks.

    The article explains that Abbas was a student activist at Xinjiang University during the 1989 protests by students and workers against the oppressive Beijing regime, but left China prior to the brutal June 4 military crackdown that killed thousands in the capital and throughout the country. At the university, she collaborated with Dolkun Isa and “has worked closely with him ever since.”

    Dolkun Isa is currently president of the World Uyghur Congress, established in 2004 as an umbrella group for a plethora of Uyghur organisations. It receives funding from the National Endowment for Democracy—which is one of the fronts used by the CIA and the US State Department for fomenting opposition to Washington’s rivals, including so-called colour revolutions, around the world.

    Isa was the subject of an Interpol red notice after China accused him of having connections to the armed separatist group, the East Turkestan Liberation Organisation, a claim he denied. East Turkestan is the name given to Xinjiang by Uyghur separatists to denote its historic connections to Turkey. None of the Western countries in which he traveled moved to detain him and the red notice was subsequently removed, no doubt under pressure from Washington.

    Bitter Winter explained that after moving to the US, Abbas cofounded the first Uyghur organisation in the United States in 1993—the California-based Tengritagh Overseas Students and Scholars Association. She also played a key role in the formation of the Uyghur American Association in 1998, which receives funding from the National Endowment for Democracy (NED). Last year its Uyghur Human Rights Project was awarded two NED grants totaling $320,000. Her brother Rishat Abbas was the association’s first vice-chairman and is currently the honorary chairman of the Uyghur Academy based in Turkey.

    When the US Congress funded a Uyghur language service for the Washington-based Radio Free Asia, Abbas became its first reporter and news anchor, broadcasting daily to China. Radio Free Asia, like its counterpart Radio Free Europe, began its existence in the 1950s as a CIA conduit for anti-communist propaganda. It was later transferred to the US Information Agency, then the US State Department and before being incorporated as an “independent,” government-funded body. Its essential purpose as a vehicle for US disinformation and lies has not changed, however.

    In a particularly revealing passage, Bitter Winter explained: “From 2002–2003, Ms. Abbas supported Operation Enduring Freedom as a language specialist at Guantanamo Bay, Cuba.” In the course of the interview with the magazine, Abbas attempted to explain away her involvement with the notorious prison camp by saying that she was simply acting on behalf of 22 Uyghurs who were wrongfully detained and ultimately released—after being imprisoned for between four to 11 years!

    Given the denunciations of Chinese detention camps, one might expect that Abbas would have something critical to say about Guantanamo Bay, where inmates are held indefinitely without charge or trial and in many cases tortured. However, she makes no criticism of the prison or its procedures, nor for that matter of Operation Enduring Freedom—the illegal US-led invasion and occupation of Iraq that resulted in the deaths of a million civilians.

    It is clear why. Abbas is plugged into to the very top levels of the US state apparatus and political establishment in Washington. Her stints with Radio Free Asia and at Guantanamo Bay are undoubtedly not the only times that she has been directly on the payroll.

    As Bitter Winter continued: “She has frequently briefed members of the US Congress and officials at the State Department on the human rights situation of the Uyghur people, and their history and culture, and arranged testimonies before Congressional committees and Human Rights Commissions.

    “She provided her expertise to other federal and military agencies as well, and in 2007 she assisted during a meeting between then-President George W. Bush and Rebiya Kadeer, the world-famous moral leader of the Uyghurs, in Prague. Later that year she also briefed then First Lady Laura Bush in the White House on the Human Rights situation in Xinjiang.”

    It should be noted, Rebiya Kadeer is the “the world-famous moral leader of the Uyghurs,” only in the eyes of the CIA and the US State Department who have assiduously promoted her, and of the US-funded Uyghur organisations. She was one of the wealthiest businesswomen in China who attended the National People’s Congress before her husband left for the US and began broadcasting for Radio Free Asia and Voice of America. She subsequently fled China to the US and has served as president both of the World Uyghur Congress and the American Uyghur Association.

    The fact that Russan Abbas is repeatedly being featured in the New York Times is an indication that she is also being groomed to play a leading role in the mounting US propaganda offensive against China over the persecution of the Uyghurs. It is also a telling indictment of the New York Times which opens its pages to her without informing its readers of her background. Like Abbas, the paper of record is also plugged into the state apparatus and its intelligence agencies.

    #Chine #Xinjiang_Weiwuer_zizhiqu #USA #impérialisme #services_secretes

    新疆維吾爾自治區 / 新疆维吾尔自治区, Xīnjiāng Wéiwú’ěr zìzhìqū, englisch Xinjiang Uyghur Autonomous Region

  • « Looser », « opposant », « timide » : au CHU de Toulouse, un document suggère de cataloguer des soignants
    https://www.bastamag.net/Management-hopital-soignants-CHU-Toulouse-direction-looser-opposants

    Seriez vous un « looser », fragilisé par des situations difficiles de travail ? Ou un « opposant » qui conteste trop souvent la direction ? Ou encore un « pessimiste » ? C’est en ces termes qu’une docteure influente a proposé de cataloguer les personnels soignants du centre hospitalier universitaire (CHU) de Toulouse qui participent à certaines réunions de crise, suite au décès d’un patient notamment. Une manière de « neutraliser » les avis divergents, et un exemple supplémentaire de la façon dont la (...)

    #Décrypter

    / A la une, #Syndicalisme, #Conditions_de_travail, Santé , #Services_publics

    #Santé_

    • L’auteure de ce bréviaire, Beatrice Guyard-Boileau, a dirigé depuis dix ans une centaine de réunions de mortalité et de morbidité en obstétrique à Toulouse. « Ce diaporama est un document interne, c’est tout », argue-t-elle, tout en réfutant l’idée d’un manuel anti-opposants. Elle plaide la malice, l’ironie, la légèreté. « Je comprends que certains termes puissent être choquants, mais c’est comme dans tous les boulots, on essaye d’avoir un espace de discussion démocratique. On fabriquerait des boulons ou des tartes tatin, ce serait pareil. Si vous avez quelqu’un qui parle tout le temps et un autre qui ne peut pas parler à cause du bavard, c’est pas très productif pour la réunion. »

      Ca fait donc des années que Beatrice Guyard-Boileau fait de bonnes blagues sur la morbidité et mortalité en obstétrique !
      #violence_médicale #violence_patronale #violence_gynecologique et #violence_contre_les_femmes - le personnel médical est très féminisé et on ne parle qu’au masculin alors que ces violences sont faites avant tout à des femmes (médecines, infirmières, aides soignantes, sages femmes, personnel administratif, personnel d’entretiens..).

      Sinon l’article dit que cette gyneco est pas syndiqué mais ca m’étonnerais pas qu’elle soit au SYNGOF.