• Gilets jaunes : derrière l’accusation de « mépris de classe », la condescendance de classe

    https://mars-infos.org/gilets-jaunes-derriere-l-3825

    La critique du mouvement des #gilets_jaunes est systématiquement soupçonnée d’être instruite par mépris de classe. Cette accusation est le plus souvent dénuée de fondements et elle est problématique sur le plan politique. Elle reflète surtout la condescendance de celles et ceux qui la formulent.

    Les textes des camarades qui soutiennent le mouvement des gilets jaunes se suivent et se ressemblent. Outre l’aveuglement volontaire dont ils témoignent souvent vis-à-vis du caractère #réactionnaire du mouvement, ils incluent pour la plupart un paragraphe visant à disqualifier les contradicteur·ices potentiel·les. Le ressort de cette disqualification est toujours le même : puisque le mouvement est « #populaire », celles et ceux qui le critiquent pratiqueraient le #mépris_de_classe. Entre militant·es de #gauche et anarchistes, c’est un peu l’injure suprême : accuser l’autre de dédain pour les plus faibles, c’est le discréditer immédiatement.

    [...]

    Cette condescendance est problématique sur le plan politique, à plusieurs égards :

    – Réduire toute critique à du mépris de classe, c’est refuser de voir que nombre de critiques émanent, précisément, de personnes d’extraction sociale modeste et s’appuient, précisément, sur leur vécu en milieu populaire.

    – C’est aussi fournir un paravent bien pratique pour empêcher la critique des comportements racistes, sexistes ou homophobes qu’adoptent les personnes mobilisées, quelle que soit leur classe sociale.

    – Renoncer à tout jugement #critique sous prétexte qu’un mouvement serait populaire, c’est nier au « peuple » sa capacité à faire des choix éthiques et politiques. C’est donc, en leur refusant d’avoir à répondre de leurs actes sur ces plans, exclure les classes populaires des interlocuteurs légitimes et de l’espace démocratique. Les personnes issues des classes populaires sont déjà très faiblement présentes dans l’espace médiatique et politique. Refuser à celles qui le font de les écouter sur le plan politique - et le cas échéant de les combattre sur ce plan - c’est contribuer à leur infériorisation.

    – Cette condescendance révèle enfin la distance qu’entretiennent celles et ceux qui l’adoptent avec celles et ceux qu’ils appellent « le peuple ». Il ne faut vraiment avoir aucun contact avec des ouvrier·es et des employé·es pour pouvoir affirmer, toute honte bue, qu’ils et elles seraient tou·tes indifféremment #dépolitisé·es, #racistes, #homophobes ou #sexistes. Outre que c’est insultant, c’est objectivement faux. Ce « peuple » que nous mépriserions est totalement fantasmé.

    Une des conséquences de la #condescendance_de_classe est de ne pas identifier les #fachos pour ce qu’ils sont mais de croire voir « le peuple » en eux. Camarades, si vous voyez un #fasciste agiter un drapeau bleu blanc rouge en hurlant « on est chez nous » sur une barricade, ce n’est pas « le peuple », c’est quelqu’un qu’il faut dégager.

    Collectif Athéné Nyctalope


  • Bruxelles : 70 personnes interpellées lors d’une manifestation féministe non-autorisée RTBF - Belga
    https://www.rtbf.be/info/regions/detail_bruxelles-70-personnes-interpellees-lors-d-une-manifestation-feministe-n

    Une septentaine de personnes ont été interpellées samedi soir, dans le centre de #Bruxelles, lors d’une #manifestation_féministe non-autorisée, a-t-on appris auprès de la police locale.


    Cette manifestation intitulée « Reclaim the night » devait se tenir samedi soir, nuit de pleine lune, au Quai au Bois à Brûler, sous la forme d’une marche aux flambeaux. « La ’Reclaim the Night’ est une marche de nuit féministe, en #mixité choisie #sans_mecs, afin de se réapproprier la rue la nuit contre les #violences #sexistes et #policières », expliquent ses organisateurs sur leur blog.

    Il devait s’agir de la cinquième « Reclaim the Night » mais une précédente édition, en 2017, avait été émaillée d’incidents avec la police, ce qui explique que la manifestation n’ait pas été autorisée ce samedi soir.

    Les participantes à la manifestation se sont tout de même rassemblées samedi soir, Quai au Bois à Brûler, avant d’être cantonnées par la police à la rue Sainte-Catherine. « Nous leur avons dit d’arrêter leur action mais comme cela ne s’est pas produit, nous avons arrêté administrativement le groupe. Il s’agit de quelque 70 personnes », a explique le commissaire Olivier Slosse, de la police de Bruxelles.

    #détention_administrative #Arrestations_administratives

    • Les manifestantes féministes interpellées à Bruxelles dénoncent l’action policière RTBF avec Belga - 2 Avril 2018 _
      https://www.rtbf.be/info/regions/bruxelles/detail_les-manifestantes-feministes-interpellees-a-bruxelles-denoncent-l-action

      Les organisatrices et participantes à la manifestation féministe « Reclaim the Night » qui ont été interpellées par la police de Bruxelles samedi, affirment lundi avoir été traitées violemment et brutalement.

      Il devait s’agir de la cinquième « Reclaim the Night » mais une précédente édition, en 2017, avait été émaillée d’incidents avec la police, ce qui explique que la manifestation n’ait pas été autorisée samedi soir.


      Les participantes à la manifestation se sont tout de même rassemblées, avant d’être cantonnées par la police à la rue Sainte-Catherine, à Bruxelles. « Nous estimons que nous devrions avoir le droit de nous approprier la rue sans avoir à négocier. Nous estimons avoir le droit d’être présent(es) en nombre dans la rue. Notre liberté ne se négocie pas, elle s’impose », répondent les manifestantes dans un texte publié sur internet.

      « Vers 20h30, après avoir marché dix minutes au départ de la place Sainte-Catherine, un important dispositif policier nous a bloqué la route puis encerclé(es) », racontent les manifestantes. « Notre cortège, composé d’une centaine de personnes, s’est retrouvé comprimé entre des lignes de robocop armés de leurs boucliers-casques-matraques, rue bloquée de tous les côtés par plusieurs combis, camions, voitures de police. Pendant ce temps, des barrières Heras recouvertes de toiles ont été disposées tout autour de nous de manière à nous invisibiliser de la foule amassée aux alentours et des soutiens. Une fois à l’abri des regards, les flics ont commencé à extirper les personnes une à une de manière très brutale, plaquées au sol, tirées par les cheveux, fouillées, colsonnées et embarquées. Certaines personnes venues en soutien se sont vues brutalisées également. »

      Les manifestantes affirment également avoir été brutalisées ensuite à la caserne d’Etterbeek, où elles avaient été embarquées. « Nous avons été disposé(es) dans les cellules en nous distinguant bien entre ’assignée femme’ et ’assigné homme’ », ajoutent-elles, y voyant une « violence transphobe humiliante ». Les manifestantes parlent enfin d’"insultes, blagues sexistes, homo-trans-phobes."

      Selon les organisatrices, « la Police nous sort un discours faussement poli en amont en nous disant qu’elle veut simplement co-organiser l’événement avec nous. Nous trouvons extrêmement paradoxal de demander une autorisation à un État patriarcal pour pouvoir manifester contre lui. Nous refusons donc de négocier avec la milice répressive et liberticide de ce même État. »

    •  RECLAIM THE NIGHT BRUXELLES
      https://reclaimthenightbruxelles.wordpress.com

      Ce samedi 31 mars 2018, la répression s’est à nouveau abattue sur une manifestation bruxelloise.

      La Reclaim the Night est une marche féministe en mixité-choisie, pour dénoncer les violences sexistes dans l’espace public. Nous réclamons le droit de marcher librement dans les rues, où les femmes et personnes trans sont exclues, où nous subissons le harcèlement et la violence constamment. 
Après avoir subit une violence policière décomplexée lors de la précédente Reclaim the Night le 11 février 2017 ( https://bxl.indymedia.org/spip.php?article13619 ), nous avons choisi de marcher à nouveau ensemble hier soir sans se résigner au bon vouloir d’un État autoritaire et patriarcal qui nous opprime quotidiennement


      Vers 20h30, après avoir marché dix minutes au départ de la place Ste-Catherine, un important dispositif policier nous a bloqué la route puis encerclé-e-s.
Notre cortège, composé d’une centaine de personnes, s’est retrouvé comprimé entre des lignes de robocop armés de leurs bouclier-casque-matraque, rue bloquée de tous les côtés par plusieurs combis, camions, voitures de police. 
Pendant ce temps, des barrières Heras recouvertes de toiles ont été disposées tout autour de nous de manière à nous invisibiliser de la foule amassée aux alentours et des soutiens. Une fois à l’abri des regards les flics ont commencé à extirper de la nasse les personnes une à une de manière très brutale, plaquées au sol, tirées par les cheveux, fouillées, colsonnées et embarquées. 
Certaines personnes venues en soutien se sont vues brutalisées également.

      Colsons serrés nous sommes entassé-e-s dans bus et camionnettes, au rythme de doux « Tout le monde déteste la police » scandés par les nombreux-ses copain-e-s venu-e-s en soutien et repris par les personnes arrêtées dans les véhicules. On chante, on hurle, on tape des pieds, on rit, on se soutien, on se rassure, on est ensemble. Et on se moque bien évidemment de la situation absurde, démesurée, et des ploucs en uniforme qui ont enlever leur cerveaux pour pouvoir mettre leur casque et képi. 

      Arrivé-e-s aux habituelles casernes d’Etterbeek, véritable village de bleus, le comité d’accueil est présent. Nous nous faisons sortir un-e à un-e, toujours attaché-e-s, une flikette filme chaque visage. Certaines personnes, refusant qu’on les prenne en photo, se penchent en avant, cheveux devant le visage ou capuche bien abaissée, un flic par militant-e, plusieurs se font brutaliser pour être mis-e face à l’appareil, une copine se fait étrangler dans un coin, d’autres plaquées violemment contre le mur, visages tenus de force en l’air, etc. 
Ensuite disposé-e-s dans les cellules en nous distinguant bien entre « assignée femme » et « assigné homme », logique binaire de la Police, violence transphobe humiliante. S’y ajoutant bien sur les insultes, blagues sexistes, homo-trans-phobes, … .
Les dernières personnes seront relâchées vers 1h du matin.

      Nous ne pouvons que constater que l’État et les autorités bruxelloises n’acceptent pas que de personnes puissent manifester, clamer leurs revendications sans passer par le processus d’ « autorisation » et de « négociation ». C’est à dire se voir imposer un parcours, un service d’ordre, des combis ouvrant et fermant le cortège.

      Nous estimons que nous devrions avoir le droit de nous approprier la rue sans avoir à négocier. 
Nous estimons avoir le droit d’être présent-e-s en nombre dans la rue.
Notre liberté ne se négocie pas, elle s’impose.

      La Police nous sort un discours faussement poli en amont en nous disant qu’elle veut « simplement co-organiser l’événement » avec nous. 
Nous trouvons extrêmement paradoxal de demander une autorisation à un État patriarcal pour pouvoir manifester contre lui. 
Nous refusons donc de négocier avec la milice répressive et liberticide de ce même État. De plus, la Police, les autorités, sont un combo concentré de toutes les oppressions contre lesquelles nous nous battons, sexiste, transphobe, raciste, homophobe, le pouvoir par l’autorité, pour n’en citer que quelques unes.

      Nous ne sommes pas à notre coup d’essai dans les milieux anar ou de gauche radicale, nous remarquons que de plus en plus les manifestations qui s’opposent à demander une autorisation à Bruxelles se font quasi systématiquement réprimées. Une semaine avant la RTN, la manifestation pour le droit au logement s’est faite avortée par un arsenal policier encore une fois complètement démesuré. Même schéma pour d’autres manifestations contre la loi anti-squat il y a plusieurs mois, à la dernière Reclaim the Night, à plusieurs rassemblement place Bara ou à la Bourse.

      Les autorités veulent nous décourager et nous affaiblir, elles veulent nous dissuader d’organiser de nouvelles manifestations ou rassemblements, elles veulent nous museler. Pour pouvoir atteindre cet idéal de ville ordonnée, où les personnes peuvent crier leur colère mais seulement un dimanche tous les six mois à 14h Gare du Nord, où nous pouvons habiter dans des bâtiments vides mais seulement légalement en passant par des gestionnaires, en faisant des beaux petits dossiers qui prennent des mois, en ayant plusieurs milliers d’euros sur un compte en banque.

      Il est important que rien ne cesse, que des groupes autonomes et autogérés continuent à fleurir pour encore organiser des événements non-négociés et non-négociables. 
Pour s’organiser ensemble face à l’Etat et ses clones. 
Nous continuerons à foutre notre délicieux désordre au milieux de tous ces carcans. 
Nous continuerons à désobéir, à se rassembler pour nos luttes, 
Contre tout Etat et contre tout pouvoir.

      Récupère la nuit, elle t’appartient !
      En 1976, Françoise d’Eaubonne écrivait : « il est un fait certain que c’est plutôt paradoxal et fâcheux d’aller chercher la justice-de-papa contre le viol-de-papa dans cette société de classe ET de sexe où règne papa ». Il en est de même pour les manifestations et rassemblements. La police que nous avions en face de nous hier soir n’a eu de cesse de nous rappeler le caractère « non autorisé » de la RTN. Comme si ce fait nous faisait instantanément plonger dans un Marvel où gentils policiers se sentent droit-e-s dans leurs bottes pour nasser, étouffer et embarquer de dangereux-ses et méchant-e-s manifestant-e-s. Mais les batmans se cachent. Nous avons marché exactement 300 mètres à une petite centaine de personnes avant que les robocops ne débarquent de part et d’autres de la rue Sainte-Catherine. L’année passée c’était les camionnettes qui tentaient de faire barrage aux regards curieux ou solidaires, cette année la police était équipée de barrières de chantier. « Couvrez cette rage que je ne saurais voir » voulait dire Molière. La répression opère partout avec un message similaire : ne vous renseignez pas, ne vous politisez pas, ne vous mobilisez pas, ne vous défendez pas…. la police et l’armée sont là, dans vos rues et dans vos vies pour mieux vous protéger chers enfants…. vous protéger de qui ? Mais de vous-même, quelle question !

      Seul papa-le-bourgemestre-de-la-ville-de-Bruxelles peut décider de quand tu sors, avec qui tu sors et comment tu sors. « Fallait mieux rester à la maison ! », lancent les policiers. Zont encore tout compris…

      C’en est tellement classique qu’on en vient à se poser la question de l’intérêt des témoignages. Ça peut être le REFUS de NORMALISER ces pratiques répressives et liberticides. La conviction que l’avenir dépend aussi des traces qu’on aura pu laisser. Comme le mot « Azâdi » (liberté) qui trône dans une des cellules collectives des casernes d’Etterbeek et qui donnera du courage à chaque personne qui se verra passer par là.

      Dans la loi, seules les manifestations « à caractère revendicatif » doivent faire l’objet d’une demande d’autorisation au préalable. Il n’y a pas plus évident comme moyen de contrôle de toutes formes de contestations. La Reclaim the night a comme particularité que son objet est de pouvoir se réapproprier l’espace public en tant que personnes exclues de cet espace ce qui rend d’autant plus aberrant de devoir demander une autorisation. Mais la contradiction peut s’étendre à tous les rassemblements.

      L’état actuel des choses est tel que si on veut faire entendre le maximum de nos voix, favoriser la participation d’un maximum de personnes à la redéfinition d’une société juste et égalitaire, il est difficilement possible d’échapper à ces demandes d’autorisation parce que la répression policière est imprévisible et dangereuse. Les rares moments où il est décidé de faire l’impasse sur le contrôle policier sont donc cruciaux.

      Soyons encore plus nombreux-ses la prochaine fois ! Et soyons surtout ponctuel-le-s.

      Merci à toutes les personnes qui étaient là en soutien. On vous a entendues derrière les barrières, on vous a vues depuis les vitres des fourgonnettes, on a reçu vos messages et sms. Ça devrait être comme ça partout et tout le temps !

      Procédure de fichage militant (pour avertir hein, pas pour faire peur ! On a plein de chansons et de super stratégies pour se booster jusqu’au bout) : 
 nasse 
 on est extrait-e-s un-e à un-e par la police et colçonné-e-s 
 embarqué-e-s dans une fourgonnette où on te demande une première fois ton identité 
 débarqué-e-s aux casernes d’Etterbeek et photographié-e-s avant d’être mis-es en cellule pendant 2h 
 sorti-e-s à condition de donner son identité 
 réembarqué-e-s et déposé-e-s à différents endroits de Bruxelles pour éviter nouveau rassemblement 
 pour les personnes qui ont refusé de donner leur identité, embarquement vers l’Amigo. 
 Là, on te menace : si tu ne donnes pas ton identité, on entame une procédure pour séjour illégal avec relevé s’emprunte et détention de 24h.

      Aucune présence de personnes sans papier pendant la RTN
      Témoignage – Reclaim the night
      CW : Propos sexistes (menaces de viols) et transphobes
      M., présente de le groupe de manifestant-e-s arrêté-e-s :
      « Je voulais juste partager quelques insultes sexistes et transphobes que j’ai entendues hier. Quand on était plus qu’une dizaine dans la nasse, ils disaient « je pense que maintenant on est assez de policiers pour qu’il y ait une fille pour chacun », ou alors ils arrêtaient pas de demander a une personne si c’était une fille ou un garçon en se demandant mutuellement « t’arrives à dire toi ? Parce que moi je sais vraiment pas » en rigolant, pour se moquer et l’humilier. »

    • La police invite les manifestantes féministes à porter plainte après l’action de samedi RTBF - Belga - 18h39 ce Mardi 2 Avril 2018
      https://www.rtbf.be/info/regions/detail_la-police-invite-les-manifestantes-feministes-a-porter-plainte-apres-l-a

      « Si les participantes à la manifestation ’Reclaim the Night’ se plaignent de l’action policière, nous les invitons à se faire connaître », a indiqué lundi le porte-parole de la police Bruxelles-Capitale/Ixelles, Olivier Slosse en réaction aux accusations des manifestantes qui affirment avoir été traitées violemment et brutalement samedi soir. Celles-ci peuvent introduire une plainte directement auprès de la police bruxelloise ou au Comité P. « L’intervention policière a été filmée », a ajouté le porte-parole.

      Une septantaine de personnes ont été interpellées samedi soir, dans le centre de Bruxelles, lors du rassemblement féministe. La précédente édition, en 2017, avait été émaillée d’incidents avec la police, ce qui explique que la manifestation n’avait pas reçu d’autorisation cette année.

      « Aucune demande pour une manifestation n’a été introduite », a expliqué le commissaire Slosse. « Quelques jours avant l’événement, nous avons tenté d’entrer en contact avec les organisateurs qui n’ont pas réagi. Samedi soir également, nous avons essayé de discuter avec eux, en vain. Etant donné qu’il y avait eu des incidents l’an dernier, il a été décidé de bloquer la manifestation et d’interpeller administrativement les personnes présentes. »

      Déploiement de barrières
      La police a fait usage de barrières Heras, comme l’avaient expliqué les militantes. _ « Elles ont en effet été déployées pour protéger les manifestantes et éviter un éventuel malaise parmi les badauds », a souligné M. Slosse. « Toute l’opération a été filmée par une de nos équipes spéciales, tant sur place, que lors de l’intervention et à la caserne. Les images pourront être utilisées pour enquêter sur les plaintes. » _

      #foutage_de_gueule , normal, c’est la #police #belge


  • L’insulte de macron est voulue…

    #Macron insulte les ouvriers très sciemment, il s’adresse aux « diplômés », aux #gagnants s’il y en a, à une jeunesse qu’il veut égoïste et superficielle, aux #couches_moyennes haïssant plus pauvre qu’eux, à ceux apeurés qui craignent le désordre, à la petite bourgeoisie vestimentaire, celle qui n’a que ses habits faussement à la mode pour se distinguer des pauvres, tous ceux chez qui on peut cultiver une conception très réactionnaire de l’avenir, et il leur dit vous vous n’avez rien avoir avec ces brutes incapables. Ces gens là sont des #vaincus, des #minables, des #assistés et vous vous êtes l’avenir. C’est pour cela qu’il cultive l’opposition de Mélenchon, les forts en gueule, les débraillés et il leur parle ce qu’il estime être leur langage pour les renvoyer à ces gens sans éducation, ces « #inutiles » qui foutent le bordel. Il veut la scission au sein des couches populaires, il la joue, il la provoque et tout ce qui contribue à cette scission est du pain béni.

    Il s’adresse bien sûr aux mentalités de #droite et d’#extrême-droite, mais il table aussi sur le travail opéré sur le #PS, sur la rupture de la gauche avec la question sociale, comment cette « #gauche » a fait passer ou a tenté de faire passer la revendication salariale aux bonnes oeuvres de la dame patronnesse du #sociétal, celle qui isole la femme, l’immigré, cherche la fusion du même pour éviter de considérer les véritables antagonismes politiques, ceux entre le capital et le travail.

    Feignant, fouteurs de bordel… Pour ceux qui s’étonnent que le président qui affirme vouloir prendre de la hauteur se commette ainsi, il y a de la naïveté dans cette découverte. Le maître du château, le bourgeois qui se prend pour un #aristocrate, celui à qui le dédain tient lieu de légitimité a toujours employé un langage grossier pour désigner les subordonnés, c’est le sens que Macron donne à « jupitérien », l’arbitraire face aux « petits ». Il opère un clivage, il créé une #haine_de_classe tout à fait consciemment et il espère même que cette haine trouvera ses exutoires #racistes et #sexistes. C’est une image de la société française qu’il est en train de construire pour tenter de durer en s’appropriant les petits diplômés, voués à la précarité, mais que l’on incite à mépriser les ouvriers, les employés, les petites gens, les vieux, les faibles, ceux à qui l’on peut flanquer des coups en toute impunité, les édentés comme disait Hollande. Il n’en est pas à son premier « dérapage » et quand il va prononcer sa phrase, il cherche la caméra pour être sûr que le « message » passera.

    . . . . . . .
    https://histoireetsociete.wordpress.com/2017/10/06/linsulte-de-macron-est-voulue


  • A Marseille, polémique politique autour d’une « journée burkini » dans un centre aquatique
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/08/05/a-marseille-la-journee-burkini-vecteur-d-une-polemique-politique_4978587_322

    « Nous ne savons pas si nous allons maintenir notre événement. Nous attendons de voir si les messages de haine reçus sont de simples mots ou de véritables menaces qui pourraient mettre en danger des enfants et des femmes venus simplement se baigner. » Melisa Thivet, 33 ans, est la fondatrice et la trésorière de Smile 13 – acronyme pour Sœurs marseillaises initiatrices de loisirs et d’entraide –, l’association qui a souhaité organiser une « #journée_burkini  » dans un parc aquatique de la région de Marseille. Des larmes dans la voix, elle se demande si elle pourra effectivement avoir lieu.

    Prévu après les vacances, le 10 septembre, l’événement devait, selon l’association, permettre à des femmes musulmanes « de profiter des jeux et des activités du parc, en portant des vêtements couvrant leur corps, de la poitrine aux genoux ».

    Smile 13 a négocié auprès du Speedwater, un parc privé de quatre hectares, un tarif « d’un peu moins de 15 000 euros », qu’elle comptait amortir « en attirant près de mille participantes ». Ces dernières auraient donc pu se baigner en « burkini » ou en « jilbeb de bain », deux accessoires couvrant la totalité du corps.

    Le sénateur Michel Amiel (ex-Parti socialiste qui a rejoint Force 13, le parti de Jean-Noël Guérini), maire des Pennes-Mirabeau (Bouches-du-Rhône), où se situe le parc, a tranché. Jeudi 4 août, un arrêté a interdit l’événement, « au motif qu’il est susceptible de troubles à l’ordre public ». Certes, M. Amiel reconnaît « ne pas avoir eu de contact avec les organisateurs », mais considère la journée comme une « provocation dont on n’a pas besoin dans le contexte actuel ».



  • Urgent action needed to combat online violence against women & girls, says new UN report
    http://www.broadbandcommission.org/publications/Pages/bb-and-gender-2015.aspx

    Key findings of the report include:

    – An estimated 73 percent of women have already been exposed to, or have experienced, some form of online violence.
    – Women in the age range of 18 to 24 are uniquely likely to experience stalking and sexual harassment in addition to physical threats.
    – Nine million women in the European Union’s 28 countries alone have experienced online violence as young as 15 years old.
    – One in five female Internet users live in countries where harassment and abuse of women online is extremely unlikely to be punished.
    – In many countries women are reluctant to report their victimization for fear of social repercussions.
    – Cyber VAWG puts a premium on emotional bandwidth, personal and workplace time, financial resources and missed wages.

    (...)

    The report presents a set of Key Recommendations, proposing a global framework based around three ‘S’s – Sensitization, Safeguards and Sanctions.

    – Sensitization – Preventing cyber VAWG through training, learning, campaigning and community development to promote changes in in social attitudes and behavior.
    – Safeguards – Implementing oversight and maintaining a responsible internet infrastructure through technical solutions and more informed customer care practices
    – Sanctions – Develop and uphold laws, regulations and governance mechanisms to deter perpetrators from committing these acts.

    #rapport #femmes #internet #violence_en_ligne ; parmi les propositions une espèce d’extension de #hadopi aux #trolls #sexistes : #surveillance, fermeture de comptes, etc.


  • Bientôt le sexe du bébé à la carte en Australie ? | Passeur de sciences
    http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2015/09/07/bientot-le-sexe-du-bebe-a-la-carte-en-australie

    Pour quelques jours encore, les Australiens peuvent donner par écrit leur avis sur un projet de recommandations éthiques concernant la procréation médicalement assistée, texte présenté par le Conseil national sur la santé et la recherche médicale (NHMRC). Parmi les points soulevés figure une mesure plus que symbolique, qui illustre l’évolution du regard que portent les sociétés occidentales à la fois sur la procréation, sur le désir d’enfant et sur l’enfant à venir lui-même : la possibilité d’offrir à des couples « normaux », c’est-à-dire sans problème de fertilité ni porteurs d’anomalies génétiques, le recours à une fécondation #in_vitro (FIV) doublée d’un diagnostic préimplantatoire (DPI), ce dans le but unique de pouvoir choisir avec certitude le sexe de leur progéniture. Pour résumer, le sexe du bébé à la carte, ce que le NHMRC appelle pudiquement une « #sélection_du_sexe pour motifs non médicaux ».

    Oui parce que dans des sociétés #sexistes il faut absolument avoir un #sexe


  • L’athlétisme féminin
    Suite à la découverte de Wilma Rudolph https://fr.wikipedia.org/wiki/Wilma_Rudolph


    grande sportive américaine atteinte pendant son enfance de polio (lisez au moins sa bio) je ne suis vraiment pas férue de sport et je cherchais avec peine à en savoir plus sur l’histoire de l’#athlétisme_féminin
    http://home.nordnet.fr/scharlet/feminin.htm
    dans laquelle il y a au moins un peu de doc sur la course des #midinettes de 1903 cc @mad_meg

    Instructif de lire les commentaires (évidemment #sexistes) des journalistes il n’y a qu’un peu plus de 100 ans.

    #femmes


  • A Alès, des patientes accusent leur gynécologue d’"agressions sexuelles" - L’Express
    http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/a-ales-des-patientes-accusent-leur-gynecologue-de-derapages_1494088.html

    Deux anciennes patientes ont déposé plainte pour « agressions sexuelles » et « viols aggravés » à l’encontre du praticien. Les victimes, qui pourraient être plus nombreuses, s’organisent sur Facebook.

    Après un an et malgré ces deux plaintes, le gynécologue accusé de viols exerce de nouveau à Alès.
    http://tardigrada.noblogs.org/post/2015/01/01/le-gynecologue-mis-en-examen-pour-viols-exerce-toujours-a-lhopit

    #viol #femmes #gynécologie


  • Être ou ne pas être en deuil | L’odeur de la ville mouillée
    https://lodeurdelavillemouillee.wordpress.com/2015/01/13/etre-ou-ne-pas-etre-en-deuil

    J’ai vu les photos de cette #foule où l’on pouvait lire #not_afraid et j’ai pensé : vous n’avez pas peur ? Eh bien vous avez de la chance, parce que personnellement, tout ça me colle sacrément les miquettes. J’ai eu peur de ce qui allait venir après et je ne suis toujours pas rassurée. J’ai eu peur que la #réflexion soit entièrement confisquée par l’#émotion, j’ai eu peur pour ceux qui risquaient de se voir assimilés malgré eux à ce carnage, à cause de leurs #origines ou de leurs #croyances – et ça n’a pas loupé. J’ai eu peur qu’on ne puisse plus se questionner sur la #liberté_d’expression, qu’on n’ait plus le droit de se demander si l’#humour, quand il renforce des #stéréotypes #racistes ou #sexistes peut encore se considérer subversif ou s’il n’est plus qu’épate-bourgeois. J’ai eu peur qu’on ne cherche pas à comprendre ce qui s’était passé pour que ce genre de chose soit possible ; j’ai eu peur qu’on vide les #mots de leur #sens.

    via @arkhi sur Twitter


  • Les barbares campent sur Twitter - Politis
    http://www.politis.fr/Les-barbares-campent-sur-Twitter,23681.html

    Insultes sexistes et racistes, menaces physiques, appel au viol… Des cyber-activistes d’extrême droite se déchaînent sur la toile contre une jeune militante du Parti de gauche, coupable d’avoir raconté sur Twitter sa participation à la manifestation organisée à Marseille contre l’université du Front national, samedi.

    La violence et la haine envahissent dangereusement les réseaux sociaux. C’est devenu banal de le dire.
    Pourtant, je n’ai pas l’impression qu’on prenne pleinement la mesure du fumet sorti des égouts qu’exhale de plus en plus la toile à mesure qu’enflent les intentions de vote en faveur du Front national de Marine Le Pen.
    Si l’on n’y remédie pas, notamment en appliquant aux infractions et aux délits les plus flagrants les lois qui encadrent la liberté de la presse, il est plus que probable que des esprits simples (le web en attire beaucoup), chauffés par des excités, passent à l’acte.
    Présent sur le plateau de LCI au moment de l’annonce de la mort de Clément Méric, j’avais dit à chaud ne pas être surpris par l’agression violente de ce jeune militant, ayant constaté depuis plusieurs mois, sur le net, une montée de la violence verbale des militants et sympathisants d’extrême droite à l’encontre de tous leurs contradicteurs.

    Le fascisme le plus bestial

    La haine déversée sur une jeune militante du Parti de gauche, et quelques uns de ses soutiens, depuis ce week-end par quelques cyber-activistes qui se revendiquent de cette mouvance en est une nouvelle illustration. Et elle est édifiante. Le fascisme le plus bestial, avec son lot de menaces, de propos orduriers, racistes, mais en l’espèce aussi particulièrement sexistes, s’exprime désormais sans retenue.

    Le prétexte à cette attaque aura été la manifestation organisée à Marseille contre la tenue dans cette ville de l’université d’été du FN. Quelques 8.000 personnes ont défilé du Vieux-Port à la place Castellane, à l’appel du collectif Marseille contre l’extrême droite, qui regroupe une quarantaine d’organisations. Dans le cortège, Julie Del Papa rend compte de l’ambiance sur Twitter, s’attirant de premières répliques de twittos nationalistes auxquelles elle répond parfois.
    Assez vite à court d’arguments un certain @olbag, qui reconnaît avoir « l’intelligence de Nabilla », propose à la jeune femme de « l’enculer », suggestion reprise par @DTsumeo à la suite duquel @Fortesque18 suggère de la « flooder » (traduction française = envoyer une grande quantité de données aussi inutiles que malveillantes).

    #Insultes
    #sexistes
    #racistes
    #Twitter


  • Bedauerliche Einzelfälle
    http://einzelfaelle.tumblr.com

    Tout ce que vous n’avez jamais eu envie d’apprendre sur les #pirates allemands mais que vous allez lire quand même parce que vous aimez trop les #scandales.

    Cette page est une collection des #tweets les plus #sexistes, #racistes et de #droite que des pirates ont publiés. L’auteure publie des captures d’écran.

    Des discussions ouvertes sur le sujet ont lieu depuis quelques annés dans le cadre du #Gendercamp http://www.gendercamp.de

    FEMINISMUS
    IN DER DIGITALEN GESELLSCHAFT

    Das GenderCamp ist eine politische Bildungsveranstaltung rund um Feminismus – Queer – Gender – Netzkultur – soziale Netzwerke – Netzpolitik – digitales Leben. Es lehnt sich am Prinzip des „BarCamps“ (http://de.wikipedia.org/wiki/BarCamp) an.

    #allemagne #gendercamp