• Misogynie et botanique : comment le patriarcat s’est infiltré dans nos jardins

    Des savoirs effacés et des #noms de #plantes sexistes : une balade organisée par l’association Les Mutines indigènes, dans le Gard, a permis de mesurer les biais qui parcourent encore le monde de la botanique.

    Sac sur le dos, chaussures aux pieds, et loupe botanique pendue au cou, les randonneurs sont prêts à partir. Mais Angeline Julien, l’animatrice, les invite à former un cercle. Au sol, un tableau plastifié présentant des catégories : « figure de la sorcière », « stéréotypes de genre », « culture du viol »… Drôle d’introduction pour une balade dédiée à l’observation du règne végétal.

    La guide du jour explicite le thème : misogynie et botanique. Car « en Europe, la domination des femmes s’est aussi perpétuée via les plantes », explique-t-elle. « Et chacune de celles que nous allons rencontrer aujourd’hui peut être associée à une ou plusieurs de ces notions. » Passionnée de botanique, elle propose régulièrement des promenades sur divers thèmes avec son association, Les Mutines indigènes.

    Soleil radieux de printemps et fraîcheur du matin s’équilibrent, la météo est parfaite pour déambuler entre les bosquets, les prairies fleuries et les parties cultivées des jardins ethnobotaniques de la Gardie, à Rousson (Gard). Six hectares dédiés au patrimoine floristique sauvage et domestique des basses Cévennes. Dans le petit groupe qui se met en marche, il n’y a quasiment que des femmes.

    Des symboles de #chasteté

    Quelques pas plus tard, nous voici déjà à la recherche d’un premier arbuste : l’#aubépine. Ses petites fleurs blanches ont déjà fané. « On disait qu’elle assurait le bonheur conjugal en assurant la chasteté des femmes attendant le mariage », dit Angeline. Les significations données aux plantes reflètent parfois moins leurs véritables propriétés que ce que l’on attend des femmes. Autre exemple croisé au cours de la balade : celui de la #marguerite commune. Là encore une fleur blanche qui, « portée en couronne, était symbole de #virginité pour les jeunes filles », explique-t-elle.

    Signe que les fleurs sont sans cesse associées aux femmes, il n’est pas difficile de trouver une longue liste de plantes nommées d’après #Vénus. Angeline nous invite à quitter le sentier pour s’aventurer dans une prairie labourée par les sangliers. Là, d’étranges fleurs séchées dressent leurs picots. À leur base, leurs feuilles incurvées retiennent l’eau de la dernière pluie. Il s’agit de #cardères_sauvages (Dipsacus fullonum), aussi connue sous le nom de cabaret des oiseaux, ou… baignoire de Vénus.

    Le début d’une longue série. Lors de cette promenade, d’à peine plus d’un kilomètre, nous croisons également le sourcil de Vénus (surnom de l’achillée millefeuille, Achillea millefolium L.), le peigne de Vénus (Scandix pecten-veneris L.), le nombril de Vénus (Umbilicus rupestris), le miroir de Vénus (Legousia speculum-veneris), la capillaire cheveux de Vénus (Adiantum capillus-veneris) et l’églantier (Rosa canina), surnommé le bouquet de Vénus.

    Autant de noms qui perpétuent l’idée que « l’on attend des femmes qu’elles soient belles comme les fleurs », dit Angeline. Et aussi celle que « les femmes sont une ressource, au même titre que la nature ». Celles-ci se doivent aussi d’être chastes, et l’idée a été longtemps entretenue que les plantes se reproduisaient sans #sexualité. Au point que plusieurs mythes grecs racontent comment des jeunes femmes ont été transformées en plantes pour s’assurer de leur abstinence, rappelle notre guide.

    Ainsi, la nymphe Daphné, poursuivie par Apollon et appelant son père à l’aide, a été transformée par celui-ci en laurier. « Le fait qu’il soit toujours vert est un symbole de chasteté », souligne Angeline.

    Puis, vers la fin du XVIIᵉ siècle, les naturalistes européens reconnaissent enfin que les plantes ont une sexualité. « Le #pistil est décrit comme la partie femelle des fleurs, et les #étamines comme la partie mâle », nous rappelle Angeline. Au XVIIIe siècle, le naturaliste suédois #Carl_von_Linné, créateur du système de classification des espèces vivantes, propose à partir de cette description sexuelle une #classification des plantes. Et ce sont évidemment les caractéristiques mâles d’une plante qui déterminent son niveau dans la classification. Ce faisant, Linné « amène la #hiérarchie traditionnelle des genres dans les sciences », écrit au début des années 2000 la chercheuse Londa Schiebinger.

    Les premières botanistes invisibilisées

    Pour Léa Richard, botaniste spécialiste de la place des femmes dans sa discipline, ce système de classification basé sur les organes reproducteurs des plantes a contribué à les en exclure : « On disait que c’était une botanique obscène à laquelle les femmes ne devaient pas avoir accès. Or, pour Linné, un botaniste, c’est quelqu’un qui sait classer les plantes, faire de la taxonomie. En refusant d’apprendre aux femmes la classification sexuelle des plantes, on les empêche de fait d’accéder à cette science. »

    Au XVIIIe siècle, c’était pourtant une discipline à la mode pour les femmes. Mais les ouvrages qui leur étaient spécifiquement destinés veillaient à ne pas leur apprendre les bases scientifiques de la discipline, se concentrant par exemple sur la fabrication de bouquets. À la fois par pudeur et parce que les femmes étaient considérées comme moins intelligentes...

    Si quelques femmes deviennent malgré tout botanistes à cette époque, elles sont des exceptions, sont souvent formées par un homme — père, mari, amant — et « sont des aristocrates », note Léa Richard. « Elles se sont aussi beaucoup intéressées aux plantes sans système reproducteur apparent, les plantes cryptogames telles que les algues, les mousses, les lichens. Cela évitait d’utiliser le système de Linné, et c’étaient des champs peu explorés avec moins de concurrence des hommes. »

    Par ailleurs, « ces femmes ont été invisibilisées », souligne Angeline. Comme symbole de cet effacement, elle nous invite à chercher une plante commune des friches et des chemins : l’#urosperme_de_Daléchamps (Urospermum dalechampii), nommée en hommage à cet auteur d’une histoire des plantes au XVIe siècle. « En revanche vous trouverez très peu de plantes portant le nom de botanistes femmes », déplore-t-elle.

    Léa Richard lui donne raison, et note une autre cause potentielle : « Très peu de femmes nomment des plantes. » Seulement 3 % des plantes de la nomenclature linnéenne ont été baptisées par des femmes.

    Ainsi mises sous la tutelle des hommes dans ce domaine, à partir du XVIIe siècle, « les femmes ont été dépossédées de leur savoir sur les plantes », poursuit Angeline, « notamment avec l’invention de la sage-femme, qui agit sous la coupe d’un médecin ». Alors que la connaissance des plantes et de leurs propriétés faisait partie des tâches dévolues aux femmes, chargées du soin de leur famille, ce savoir est repris en main. Il y a « une volonté masculine de limiter l’autonomie des femmes dans les pratiques liées à leur fécondité, écrit l’historienne Émilie-Anne Pépy. Les femmes herboristes font l’objet d’une double #disqualification en raison de leur #genre et de leur origine sociale. »

    La figure de la #sorcière a aidé à disqualifier ce savoir. En exemple, Angeline prend la #verveine_officinale. « Il était dit que les sorcières s’en servaient pour provoquer une attraction immédiate. Elle est associée à la sphère sexuelle, du désir », dit-elle.

    Tout au long de la promenade, Angeline multiplie les exemples de plantes aux propriétés utiles aux femmes, « mais dont on a perdu les usages précis, les posologies », explique-t-elle. Tandis que l’on déambule, on croise ainsi la salsepareille, la rue officinale, l’armoise commune, connues pour leurs propriétés abortives, mais qu’on ne sait plus utiliser.

    « Un domaine encore dominé par les hommes »

    Sur le bord du chemin, elle nous arrête devant une plante aux impressionnantes tiges vertes, semblable à du fenouil géant : la #férule_glauque (Ferula glauca L.). Là où la tige est fendue, un suc abondant en sort. « C’est cette sève qui était utilisée », montre-t-elle. « Des textes d’Hippocrate et Pline disent qu’elle avait une action sur la fertilité des femmes, elle aurait notamment la propriété de stimuler les règles, mais il n’y a pas d’études contemporaines qui le certifient. » Elle fait aussi partie de la famille des herbes de sorcières : « Il était dit qu’elles l’utilisaient pour rendre les hommes impuissants », indique Angeline.

    Puis, au milieu d’un jardin en carrés organisé comme à l’époque médiévale, elle attire notre regard vers de petites fleurs bleu électrique presque au ras du sol. « Les plantes méritent qu’on se mette à genoux », dit-elle, nous invitant à observer les poils sur les feuilles, visibles uniquement à la loupe botanique. Il s’agit du #gremil_officinal (Lithospermum officinale). « Elle aurait été utilisée comme pilule contraceptive par les Amérindiens », dit-elle.

    La fin de la promenade approche. Sous les chênes verts, Angeline ressort ses fiches plastifiées. Les promeneuses ont bien travaillé : les colonnes du tableau de départ se sont remplies de multiples plantes, messagères involontaires du patriarcat. Et si cette sortie témoigne d’une prise de conscience dans le milieu botanique, elle reste une exception, rappelle Léa Richard. « On a fait les calculs à la Société linnéenne de Provence, à laquelle j’appartiens, raconte-t-elle. Il y a autant de femmes que d’hommes adhérents, mais seulement 20 % des conférences et 10 % des ateliers sont faits par des femmes. La botanique reste un domaine dominé par les hommes. »

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    Des pionnières malgré les interdits :

    #Marie-Anne_Libert (1782-1865) : « C’est un exemple de femme s’intéressant aux plantes cryptogames », explique Léa Richard. Elle a été la première à décrire le champignon responsable de la maladie de la pomme de terre, le mildiou. « Elle a décrit de nombreux agents pathogènes », souligne la botaniste.

    #Clémence_Lortet (1772-1835) : Elle a cofondé la Société linnéenne de Lyon. Elle a laissé plusieurs herbiers issus de ses promenades botaniques autour de la ville. « C’est un exemple du fait que les femmes n’étaient pas citées : elle a publié notamment sous le nom de son fils », dit Léa Richard.

    #Elisabeth_Julienne_Dugage_de_Pommereul (1733-1782) : Elle vivait et étudiait aux jardins du roi. Elle était spécialisée dans les graminées, sur lesquelles elle a publié un ouvrage et « elle avait une correspondance avec Linné lui-même », souligne Léa Richard, qui aime citer comment l’un de ses confrères, Jean-Baptiste Cotton des Houssayes, saluait le travail de cette scientifique : « Je déclare qu’elle n’est femme que par son sexe, mais qu’elle est homme, et homme même très célèbre, par le talent, la qualité et la richesse de son savoir. »

    https://reporterre.net/Misogynie-et-botanique-comment-le-patriarcat-s-est-infiltre-dans-nos-jar
    #botanique #misogynie #patriarcat #femmes #dépossession #invisibilisation

  • Space & Sexuality

    Welcome to Space & Sexuality, a new podcast series that brings together leading and emerging scholars in the field of #queer_geographies to explore cutting-edge research at the intersections of spatiality, sexuality, and subjectivity. Grounded in the fields of geographies of sex and sexualities and trans geographies, in each episode Dr Joe Jukes pursues critical inquiry, reflection, and intellectual exchange with scholars from around the world.

    https://www.spreaker.com/podcast/space-sexuality--7098726
    #podcast #audio
    #espace #géographie #sexualité #géographie_queer #queer #spatialité #subjectivité

  • Lecture d’un extrait du livre « Mille millilitres de Ganymède » de Philippe Savet, paru aux Éditions Le nouvel Attila, en 2026.

    https://liminaire.fr/creation/radio-marelle/article/mille-millilitres-de-ganymede-de-philippe-savet

    Philippe Savet détourne la figure mythologique du protégé de Jupiter dans une « catabase contemporaine ». Ici, Ganymède ne monte pas vers l’Olympe, il s’enfonce dans la nuit des clubs et l’addiction chimique. Après sa disparition, il ne reste rien de lui que des écrits poétiques, ainsi que les témoignages disparates de ses proches qui cherchent à comprendre ce qui lui est arrivé. Ce « livre à trous » explore une identité queer oscillant entre autodestruction et quête viscérale de liberté. À travers une narration discontinue, l’auteur étudie ce que l’excès et la vulnérabilité font au corps, transformant la consommation de drogues en un acte sacrificiel. Le récit refuse toute cohérence rassurante pour laisser place à une urgence de vivre brute, où le plaisir se mêle irrémédiablement à la perte de soi.

    (...)
    #Radio_Marelle, #Écriture, #Livre, #Lecture, #En_lisant_en_écrivant, #Podcast, #Littérature, #Portrait, #Sexualité, #Disparition, #Drogue, #Voix (...)

    https://liminaire.fr/IMG/mp4/en_lisant_mille_millilitres_de_ganymede_philippe_savet.mp4

    https://www.seuil.com/ouvrage/mille-millilitres-de-ganymede-philippe-savet/9782487749535

  • Offensive #internationale contre l’#éducation à la #sexualité : le #Planning_familial alerte - Basta !
    https://basta.media/offensive-internationale-contre-l-education-a-la-sexualite-le-planning-fami

    Le Planning familial publie une étude inédite sur l’offensive contre l’éducation à la sexualité à travers l’#Europe. Le rapport met en lumière un réseau d’organisations qui utilisent les mêmes mécanismes que pour s’attaquer au #droit à l’#avortement.

  • Epstein-Akten : Linke erwägt Untersuchungsausschuss nach französischem Vorbild
    https://www.berliner-zeitung.de/politik-gesellschaft/geopolitik/epstein-akten-linke-untersuchungsausschuss-li.10017787

    Epstein est le marquis de Sade de notre siècle dépouvu du talent littéraire et de la grandeur philosophique du rejeton de la noblesse française.

    On parle d’impunité pour les riches mais c’est faux. Tant qu’un tel personnage scandaleux sert les intérêts de la classe au pouvoir il a carte blanche. C’est quand ils se fait trop remarquer dans une situation de crise générale qu’on se débarasse du spécimen extrémiste.L’écrivain de Sade finit ses jours sous l’autorité des médecins parmi les autres malades alors qu’e le bouffon inculte d’Epstein fut livré par les siens aux geôliers étrangleurs.

    https://www.youtube.com/watch?v=zdw7gKteoWc


    Extrait de Marat/Sade de Peter Weiss mis en scène par le très regretté Peter Brook

    Lisez la biographie du « divin marquis ». Les ressemblances vous feront grincer les dents du rire sardonique qui s’en suivra.

    6.2.2026 von Raphael Schmeller - Frankreichs Linke will einen Untersuchungsausschuss zur Epstein-Affäre einrichten. Nun erwägt auch die deutsche Linke einen solchen Schritt.
    Author - Raphael Schmeller

    In den USA hat das Justizministerium vor einer Woche mehr als drei Millionen zusätzliche Dokumente zum Fall Jeffrey Epstein veröffentlicht, darunter E-Mails, Fotos, gut 2000 Videos und rund 180.000 Bilder. Die neuen Akten, in denen die Namen zahlreicher prominenter Persönlichkeiten und Politiker erscheinen, sorgen auch in Europa für politische Unruhe.

    In Frankreich hat die Linkspartei La France insoumise (LFI) daraus nun konkrete politische Konsequenzen gezogen. Sie fordert die Einsetzung einer parlamentarischen Untersuchungskommission zur Aufarbeitung der Epstein-Affäre. Auslöser ist, dass in den jüngst veröffentlichten Unterlagen mehrere französische Namen auftauchen, darunter der frühere Kulturminister Jack Lang und dessen Tochter Caroline, Ex-Wirtschaftsminister Bruno Le Maire, die Vorsitzende der Abgeordneten des Rassemblement National Marine Le Pen sowie der Mathematiker und Politiker Cédric Villani.
    „Die erste Gefahr wäre das Schweigen“

    Der LFI-Abgeordnete Antoine Léaument erklärte auf einer Pressekonferenz, man wolle die Aufklärung „wenn möglich als überparteiliche Arbeit“ organisieren. Nach seiner Darstellung gibt es in der Affäre zwei zentrale Komplexe, bei denen das Parlament „seinen Teil der Arbeit leisten“ müsse: „den pädokriminellen Aspekt, also Menschenhandel“, sowie einen „zweifellos politischen Aspekt“, der Fragen der Einflussnahme und teilweise auch der Finanzierung politischer Parteien betreffe.

    Léaument warnte vor den Folgen mangelnder Transparenz. „Die erste Gefahr wäre das Schweigen“, sagte er. Dieses Schweigen, betonte der Abgeordnete, „nährt Verschwörungstheorien“. Deshalb müsse sich die Politik des Themas aktiv annehmen. LFI werde die Einsetzung einer Untersuchungskommission allen republikanischen Fraktionen der Nationalversammlung zur Unterschrift vorlegen, um ihr Zustandekommen zu ermöglichen.

    Der französische Vorstoß lenkt den Blick nun auch nach Berlin. Könnte das Vorgehen der französischen Linken ein Vorbild für Deutschland sein? Denn auch hierzulande werfen die neuen Epstein-Akten zahlreiche Fragen auf. Recherchen zeigen vielfältige Bezüge zu deutschen Geschäftsleuten, Wissenschaftlern und Finanzinstituten wie der Deutschen Bank, die über Jahre hinweg Geschäftsbeziehungen zu Epstein unterhielt. Politische Konsequenzen wie Rücktritte oder offizielle parlamentarische Untersuchungen gibt es bislang jedoch nicht.

    Linke im Bundestag berät über Konsequenzen

    Ob sich das ändern könnte, ist derzeit Gegenstand interner Beratungen. Sören Pellmann, Vorsitzender der Bundestagsfraktion Die Linke, sagte am Freitag der Berliner Zeitung, der Fall zeige deutlich, dass es sich nicht um einen rein amerikanischen Skandal handle. „Wie die Verwicklungen der Deutschen Bank in die Epstein-Affäre zeigen, macht dieser Skandal auch nicht vor Deutschland halt“, erklärte Pellmann.

    In seiner Fraktion werde derzeit intensiv darüber beraten, ob eine Forderung nach der Einsetzung eines parlamentarischen Untersuchungsausschusses erhoben werden solle. „Wir beraten das aktuell“, sagte Pellmann. Zugleich machte er deutlich, dass es dafür parlamentarische Hürden gibt. „Die Fraktion Die Linke kann einen solchen Untersuchungsausschuss nicht allein beantragen“, betonte er. Für einen entsprechenden Vorstoß seien weitere Mehrheiten im Bundestag notwendig. Möglich also, dass die deutsche Linke – nach dem Vorbild ihrer französischen Schwesterpartei – bald einen ähnlichen Vorstoß auf den Weg bringt.

    Jeffrey Epstein, der über Jahrzehnte hinweg mutmaßlich mehr als tausend Minderjährige und junge Frauen missbraucht und teilweise an einflussreiche Kontakte vermittelt haben soll, war bereits 2008 verurteilt worden. 2019 wurde er erneut festgenommen, unter anderem wegen sexuellen Missbrauchs von Minderjährigen. Rund einen Monat später wurde er tot in seiner Gefängniszelle in New York aufgefunden. Nach offiziellen Angaben nahm er sich das Leben.

    #politique #perversion #psychiatrie #crise #capitalusme #révolution #crime #sexualité

  • Témoignage « Il me traitait comme une chose, c’était l’humiliation permanente » : à Manosque, une affaire qui ressemble à celle des viols de Mazan
    https://www.franceinfo.fr/replay-radio/le-choix-franceinfo/il-me-traitait-comme-une-chose-c-etait-l-humiliation-permanente-a-manosqu

    C’est un crime qui rappelle qu’il est toujours possible de transformer monsieur et madame tout-le-monde en tortionnaires par millions. Les preuves en existent.

    Il suffit de se rappeller la participation de la majorité des Allemands aux crimes nazis dignes du docteur Mabuse et de la folle campagne anticommuniste d’Indonésie. Le psychiatre marxiste Wilhelm Reich a décrit les blessures et défaillances caractérielles qui ont rendu possible le succès du parti nazi mais il n’a pas décrit les mécanismes qui ont poussé les masses à se transformer en armées de tortionnaires.

    Depuis on a consacré un flot d’encre à cette question sans jamais arriver à un résultat qui aurait empêché de nouvelles les exactions. On a du travail à faire qui ne sera qu’une affaire de mots. Ce sont nos vies et nos actes qui renseigneront sur les raisons des comportements inhumains.

    15.1.2026 par Mathilde Lemaire - Franceinfo révèle, avec le magazine « Vanity Fair », une affaire qui rappelle celle dite « des viols de Mazan ». Un homme va être jugé en 2026 pour avoir, pendant sept ans, livré sa compagne à des dizaines d’hommes et d’avoir fait d’elle son esclave. Cette femme s’est confiée à nous.

    Cette fois, la victime est une quadragénaire, Laëtitia R., dont l’ex-compagnon, Guillaume B., 51 ans, va être jugé en 2026 devant les assises des Bouches-du-Rhône, à Aix-en-Provence. Il est accusé de viols aggravés, proxénétisme et actes de torture et de barbarie. Il aurait, pendant sept ans, livré sa compagne à des dizaines d’hommes et fait d’elle son esclave.

    Laëtitia nous reçoit chez elle dans sa maison de Manosque, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Elle a 42 ans. C’est une mère de quatre enfants (trois d’une première union), une femme aux cheveux longs, jolie, souriante. Elle est préparatrice en pharmacie de formation. Ses mots sont choisis. Elle s’exprime calmement, elle est très posée.

    On devine une femme brisée. Si elle témoigne, c’est pour reprendre le contrôle de son histoire et de sa vie. Dans ce dossier judiciaire, il n’est pas question de soumission chimique comme dans l’affaire Mazan. La soumission a été davantage psychologique. Sous prétexte de jeux sexuels sadomasochistes, au départ de leur relation, en 2015, Guillaume B., dont elle avait fait connaissance sur un site internet de rencontre, a doucement, au fil des semaines, mis en place un contrôle coercitif et pervers sur elle.

    Laëtitia avait alors 32 ans, son compagnon, dix de plus. Les premières semaines, ce directeur d’une agence bancaire était gentil, protecteur, rassurant. Père divorcé, il s’occupait de ses enfants, avait des amis. Mais, peu à peu, il a demandé à la jeune femme des pratiques sexuelles peu habituelles, qu’elle a acceptées, raconte-t-elle.

    « Quand j’ai commencé à vouloir dire non à certaines choses, j’ai compris que c’était impossible. C’était trop tard. Le piège s’était refermé sur moi. »

    « J’étais dans la peur », se souvient Laëtitia. Rapidement, elle se retrouve complètement dominée sexuellement, mais aussi dans l’ensemble de sa vie quotidienne.

    Guillaume B. est un chasseur. Il a, à son domicile, plusieurs armes non déclarées, dont une carabine toujours chargée qu’il ne garde jamais très loin de lui. Au moindre geste ou à la moindre parole qui lui déplaisent dans la journée, il la menace. La nuit, il met ses menaces à exécution. Il la violente, la torture. « C’étaient des coups de poing, des entailles dans le dos au cutter ou avec un couteau, décrit-elle. Il me frappait aussi avec une planche à découper en bois. J’étais souvent à sang et devais mettre du tulle gras pour soigner les plaies. Il me brûlait aussi avec sa cigarette. »

    « Et puis au-delà des souffrances physiques, je me souviens des souffrances psychologiques. Il me menaçait de me faire perdre la garde de mes enfants. Il menaçait d’envoyer à mes parents des images intimes et dégradantes de moi. »

    « Il décidait de mon heure de lever, de mon heure de coucher, poursuit Laëtitia. Je n’avais pas le droit de porter de sous-vêtements. Ni culotte, ni soutien-gorge. Il décidait de mes vêtements, de ma coiffure, de mon maquillage. Il choisissait les appels et les mails auxquels je pouvais répondre et ceux que je ne devais pas prendre. Il me dictait ce que je devais dire. C’est lui qui décidait si je pouvais aller ou non chercher mes enfants à l’école. Même pour acheter une baguette de pain, je devais demander l’autorisation. Même pour aller aux toilettes, je devais avoir son accord et il s’amusait parfois à me laisser me faire dessus quand je ne pouvais plus tenir ». Laëtitia est consciente que son récit est sidérant.

    Elle a vécu ainsi pendant sept années. On se prend à penser qu’elle aurait pu profiter d’une visite chez son médecin généraliste pour appeler à l’aide. Mais Guillaume B. veillait à tout pour éviter qu’elle ne se confie à l’extérieur. Il avait fait le vide autour d’elle. Elle ne voyait plus d’amis, très peu sa famille. Quand elle allait chez le docteur, soit il venait avec elle dans le cabinet, soit elle avait pour ordre de l’appeler avant et de positionner discrètement son téléphone portable afin qu’il suive à distance au bout du fil la totalité de la consultation, à l’insu du praticien.

    Pour ne pas éveiller de soupçons sur son contrôle total et sur les violences qu’il lui infligeait, l’homme veillait à ce que les cicatrices de la jeune femme ne soient jamais sur son visage. Il épargnait aussi, en été, ses bras et ses jambes. Très vite, il l’a aussi prostituée, quand il ne la livrait pas gratuitement à des inconnus recrutés sur des sites de libertinage. Même enceinte, elle a dû subir ces viols répétés. Cela se passait dans sa voiture, sur des parkings, comme celui de la gare TGV d’Aix-en-Provence ou simplement à leur domicile.

    « Il n’y a jamais eu de consentement de ma part. La question du consentement ne se posait même pas car je n’avais pas le droit de penser ni de dire ce que je ressentais. »

    « Il m’a contrainte à des pratiques sexuelles extrêmes (NDLR : scatophilie, zoophilie), dont j’ignorais même l’existence auparavant. Des pratiques qui font qu’aujourd’hui je suis incontinente, handicapée. J’ai un appareil. Sans cet appareil, je devrais porter des couches. C’est terrible et difficile de vous parler de cela, mais c’est ma réalité à seulement 42 ans. Et il faut savoir que c’est précisément en me meurtrissant, en m’avilissant, qu’il se procurait tout son plaisir », précise la quadragénaire qui retient ses larmes.

    Pendant toutes ces scènes de violences sexuelles extrêmes, Laëtitia l’a compris bien plus tard, elle s’est très souvent dissociée. C’est-à-dire que son cerveau disjonctait comme pour la protéger de cette réalité insoutenable. Cela a eu pour conséquence chez elle des amnésies traumatiques. Encore aujourd’hui, elle est incapable de se souvenir des années 2018 et 2019. Elle a le sentiment d’avoir comme un énorme trou de mémoire, notamment les mois qui ont suivi la naissance de sa dernière fille qu’elle a eue avec son bourreau.

    Ce qui domine dans l’histoire de Laëtitia, c’est la notion d’humiliation. Elle devait appeler Guillaume B. « maître ». Il est allé jusqu’à lui faire tatouer de force une insulte sexuelle des plus humiliantes sur le bas du ventre. Même la tatoueuse s’y refusait au départ. « Je savais que si je ne cédais pas à ce fantasme-là, j’allais ensuite le payer très cher et j’étais prête à tout pour éviter des violences et des violences sexuelles supplémentaires », explique Laëtitia.

    La juge d’instruction, dans son ordonnance, parle de « réification ». Celui qui sera, dans quelques mois, dans le box de la cour d’assises d’Aix-en-Provence, est accusé d’avoir fait de sa compagne son objet. « Dans tout ce qu’il faisait, son but était de me rabaisser. Il me répétait : ’N’oublie pas que tu n’es rien, que tu n’es qu’une merde.’ Pendant des mois et des mois, il m’a fait boire mon urine chaque matin et, parfois, pas seulement le matin. C’était un moyen de me remettre à ma place », explique la quadragénaire.

    Souffrance suprême, elle était privée de sommeil, ce qui a participé sans doute aussi à ses amnésies. "Je n’arrivais plus à réfléchir tellement j’étais fatiguée. Il me réveillait toutes les nuits pour me faire subir le pire, précise-t-elle.

    « J’avais seulement droit à une nuit complète tous les dix jours. »

    Il lui est arrivé souvent pendant ces années de songer de manière fugace à se suicider ou à le tuer, mais son goût prononcé pour la vie l’éloignait toujours de ce projet. Guillaume B., à plusieurs reprises, l’a étranglée jusqu’à ce qu’elle en perde connaissance. Une nuit d’avril 2022, elle a été réveillée, car il était précisément en train de l’étrangler. Laëtitia a cru mourir.

    À la suite de cet évènement, pour la première fois, elle a, sans autorisation préalable, raconté la scène à une amie de lycée qui venait de la recontacter sur Facebook. L’amie en question, située à 200 km de là, s’est rendue au commissariat près de chez elle. Les policiers l’ont écoutée et ont pris son alerte au sérieux.

    Moins de 24 heures plus tard, Laëtitia est contactée par des enquêteurs. Guillaume B. est rapidement interpellé. Depuis trois ans, cet homme nie les viols et la torture. Il explique que Laëtitia aimait être humiliée, qu’elle était consentante et qu’en réalité c’était elle la dominatrice dans leur couple. D’après son avocate, que nous avons jointe, cette défense reste inchangée aujourd’hui. Elle ne souhaite pas livrer plus de commentaires.

    Les experts psychiatres et psychologues décrivent cet homme comme « sadique », « pervers », « très dangereux ». Il a été placé en détention en 2022, 48 heures après son arrestation, et s’y trouve toujours.

    « Son interpellation m’a soulagée, évidemment, car je me suis dit que mon enfer s’arrêtait, raconte Laëtitia. Mais j’ai mis beaucoup de temps pour réaliser. J’avais toujours peur que ce ne soit pas vrai, ou peur qu’il ressorte de prison. J’appelais régulièrement mon avocat pour vérifier qu’il était bien toujours derrière les barreaux, pour me rassurer. Et aujourd’hui, cela reste notre angoisse à tous, à la maison. Je ne dors pas dans ma chambre, mais dans le salon, pour garder un œil sur la porte d’entrée. Concrètement, mes enfants et moi sommes toujours en hypervigilance. »

    « Je ne parviens toujours pas à dormir entre 22h et 4h du matin. Cela correspond aux heures où le plus gros des violences se produisaient. »

    « Je suis, toutes les nuits dans ce créneau-là, prise de douleurs, comme si j’étais encore hantée par ce que j’ai vécu », confie Laëtitia. Ses quatre enfants sont également parties civiles dans ce dossier. Ils dénoncent des violences psychologiques et, pour la plus jeune, aussi des violences physiques. Laëtitia essaye avec eux de rattraper le temps perdu, de panser les plaies. Elle passe le plus de temps possible auprès d’eux.

    Aujourd’hui, ses séquelles physiques et psychologiques l’empêchent d’avoir un emploi. Elle vit sous antidouleurs et a un lourd suivi médical et psychologique. Parfois, elle craint de ne pas être crue tant son histoire est affreuse. « C’est effrayant quand je prends conscience de tout ce que j’ai traversé », déclare-t-elle.

    Il y a dans ce dossier de nombreux éléments matériels. Guillaume B., même s’il n’a pas fait une collection comme l’avait fait Dominique Pelicot, a parfois photographié, filmé, enregistré les scènes de viols. Les juges et jurés décortiqueront aussi les centaines d’échanges de SMS entre eux qu’ont retrouvés les enquêteurs. Ils permettent de reconstituer la chronique quotidienne d’une relation devenue un enfer. On y lit les ordres autoritaires de Guillaume B. et les suppliques de Laëtitia qui souhaite que son calvaire cesse.

    « La première impression, quand on entre dans ce dossier, c’est une sorte de vertige », indique Philippe-Henry Honegger, l’avocat pénaliste parisien qui représente Laëtitia. « Ce qu’on y découvre est abominable. Personne ne peut concevoir qu’on ait pu, dans un esprit aussi tordu soit-il, songer à imposer de telles choses à une personne humaine. On a en plus l’aspect ’Docteur Jekyll et Mister Hyde’, avec le notable bien sous tous rapports qui, une fois la porte du domicile fermée, se transforme en monstre sans limite ».

    L’avocat n’a pas souvenir d’avoir vu de dossier avec, sur une victime, un contrôle coercitif d’un tel niveau. Ce contrôle était en réalité totalitaire. « On va sans doute comparer ce dossier au dossier de Mazan, au cauchemar qu’a vécu Madame Pelicot. Malheureusement, les faits qu’aura à examiner la cour d’assises d’Aix-en-Provence sont, par leur nature, peut-être plus épouvantables encore, comme si c’était possible », commente-t-il. Pour lui, cet homme est « sans doute le plus terrifiant criminel en termes de violences sexuelles qu’ait pu connaître notre pays ».

    Guillaume B. encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Laëtitia espère de son témoignage à franceinfo, comme du procès à venir cette année (même si aucune date n’est encore fixée), qu’ils constituent pour elle l’opportunité d’une revanche. « Cet homme a voulu m’enfermer, m’empêcher de vivre ma vie. Je veux reprendre le contrôle », déclare Laëtitia.

    « Je ne souhaite pas que mon procès se tienne à huis clos. J’y songe depuis longtemps. Le procès des viols de Mazan et ce qu’en a fait Gisèle Pelicot ont achevé de me convaincre. »

    « Il faut que la honte change de camp, dit-elle. J’ai encore honte parfois, mais je me répète à moi-même que ce n’est pas à moi de me cacher. C’est mon combat et c’est très difficile, car tout cela touche à mon intimité. Mais je me dis que si cela peut aider ne serait-ce qu’une femme victime à se dire qu’il faut sortir du silence, ce sera énorme comme satisfaction, et comme espoir », conclut Laëtitia en esquissant un sourire.

    Depuis les faits, elle a teint ses cheveux en rose. Guillaume B. lui interdisait évidemment ce genre de coquetterie. Elle s’est aussi fait tatouer sur la main deux mots en jolies lettres attachées : « Libre et forte ».

    #Zwangscharakter #perversion #sexualité #exploitation #fait_divers #hécatombe #anticommunisme #fascisme #terrorisme #guerre #crime

  • Überfällige Würdigung : Die Künstlerin Helga Goetze in der Villa Oppenheim als notwendige Störung
    https://www.berliner-zeitung.de/open-source/ueberfaellige-wuerdigung-die-kuenstlerin-helga-goetze-in-der-villa-

    A Berlin-Ouest tout le monde connaissait Helga Goetze , l’icône de la révolution sexuelle avec Rosa von Praunheim et le groupe Kommune 1 .

    Site officiel (en HTTP !)
    http://www.helgagoetze.de

    Plastik auf Helgas Grab

    Wenn Sie in Berlin sind, suchen Sie bitte den Friedhof Alter St. Matthäus-Kirchhof, Großgörschenstraße 12 auf. Eine Plastik der Künstlern Ana von Keitz ziert das Grab von Helga Goetze. Die Gärtnerei/Cafe am Friedhofseingang www.EFEU-ev.de wird Ihnen gerne die Grabstätte zeigen. UG

    Dans l’encyclopédie peu fiable
    https://en.wikipedia.org/wiki/Helga_Goetze

    L’exposition
    https://www.stadtmuseum.de/en/article/helga-goetze

    10.12.2025 von Jürgen Köhler - Mit ihrer Mahnwachen unter dem Slogan „Ficken ist Frieden“ erhitzte Helga Goetze in den 80er-Jahren die Gemüter. Eine neue Ausstellung zeigt nun das künstlerische Werk der Aktivistin.

    Dies ist ein Open-Source-Beitrag. Der Berliner Verlag gibt allen Interessierten die Möglichkeit, Texte mit inhaltlicher Relevanz und professionellen Qualitätsstandards anzubieten.

    Die Villa Oppenheim widmet Helga Goetze eine längst überfällige Ausstellung – und sie tut gut daran, diese komplexe Persönlichkeit nicht zu glätten, sondern in all ihrer Widersprüchlichkeit zu präsentieren. Denn Goetze, die mit ihren legendären Mahnwachen in West-Berlin jahrzehntelang die breite Masse irritierte, provozierte und zugleich faszinierte, ist eine Figur, die sich gängigen Kategorisierungen konsequent entzieht. Die Ausstellung nimmt dies nicht als Problem, sondern als Chance, und entwickelt daraus ein präzises, klar gegliedertes Panorama einer Frau, die ihre radikale Öffentlichkeit als künstlerisches und politisches Mittel verstand.

    Helga Goetze wurde 1922 geboren, lebte ab 1939 in Hamburg und später in Berlin. 1966 schloss sie eine Ausbildung zur Wirtschaftsleiterin ab und eröffnete 1972 in ihrem Haus ein Institut für Sexualinformation. In Hamburg machte sie sich in den 1970er-Jahren durch sex-positive, feministische Aktionen einen Namen, schaltete in den St.-Pauli-Nachrichten Kontaktanzeigen, darunter die berühmte Formulierung: „Weibliches Wesen, geistig vielseitig interessiert, sucht“.
    Gründerin der „Geni(t)alen Universität“ in Berlin

    Zwischen 1975 und 1978 suchte sie mehrfach den Kontakt zur Aktionsanalytischen Organisation von Otto Muehl, nahm aber das Angebot, in seine Kommune einzuziehen, nicht an. 1973 wurde sie durch einen Auftritt in der ARD-Talkshow „Podium“ über weibliche Sexualität und ihre Vorstellungen von Polygamie bekannt. Nach einem einschneidenden Erlebnis während eines Sizilien-Urlaubs 1968 verließ sie 1974 ihre Familie in Hamburg und zog 1978 nach Berlin, zunächst nach Kreuzberg, später nach Charlottenburg. Dort gründete sie die „Geni(t)ale Universität“ und hielt sogenannte Märchenstunden ab. Aus ihrer Ehe mit einem Prokuristen der Deutschen Bank gingen sieben Kinder hervor.

    Die Ausstellung zeigt Goetzes Lebensstationen, eingebettet in ihren künstlerischen Nachlass: Stickbilder, Gedichte, Briefe, Polizeiprotokolle, Zeitungsartikel und Filmmaterial. Besonders die Nähe zu kontroversen Gruppen wie der Kommune von Otto Muehl wird thematisiert – ohne zu moralisieren. Ebenso werden die umstrittenen Aspekte ihrer radikalen Sexualpolitik beleuchtet, etwa ihre Nähe zu polarisierenden feministischen Debatten der 1980er-Jahre und der öffentliche Widerspruch, den sie selbst in feministischen Kreisen erfuhr.

    Besonders stark ist der Abschnitt zu Goetzes Stickbildern. Das Kurationsteam nimmt diese Arbeiten ernst, ohne sie vorschnell zu ästhetisieren oder als bloße Außenseiterkunst zu etikettieren. Die textile Oberfläche wird hier als radikale Gegenstrategie zur patriarchalen Bildkultur sichtbar. Was auf den ersten Blick wie naive Folklore wirkt, entpuppt sich als präzise politische Setzung: Stickerei, traditionell Frauenarbeit, wird zur Bühne für Sexualität, Aggression, Sehnsucht und Widerstand. Goetze unterläuft den vermeintlichen Schutzraum des Häuslichen und verwandelt ihn in einen Ort politischer Sprengkraft.

    Die Präsentation ihrer Gedichte gelingt dagegen in Teilen weniger überzeugend. Die Entscheidung, die Texte in großflächigen, teilweise typografisch unruhigen Installationen zu zeigen, verstärkt zwar den Eindruck der Rastlosigkeit, die Goetzes Schreiben prägte. Gleichzeitig erschwert die Menge und visuelle Dichte aber den Zugang zu ihrer Sprache, die oft zwischen dokumentarischer Nüchternheit und surrealer Übersteigerung oszilliert. Goetzes Lyrik lebt von ihrer Punktgenauigkeit und von den Brüchen, die sie in den Rhythmus des Lesens reißt. Diese Qualitäten gehen in der Ausstellung teilweise verloren.

    Foto
    Die Austellung in der Villa Oppenheim entstand in Kooperation mit der Stiftung Stadtmuseum Berlin, die den künstlerischen Nachlass Helga Goetzes betreut.Berlinfoto/imago

    Performative Präsenz im Stadtraum

    Ein Höhepunkt der Ausstellung ist die Rekonstruktion ihrer öffentlichen Aktionen. Ab 1983 stand Goetze fast täglich an der Kaiser-Wilhelm-Gedächtniskirche und vor der Mensa der TU Berlin mit dem Slogan „Ficken ist Frieden“. Sie verstand diese Auftritte als Ein-Frau-Mahnwache für sexuelle Selbstbestimmung, dokumentierte Reaktionen in Notizen und Tagebüchern und führte dieses Ritual bis in die frühen 2000er-Jahre fort. Archivmaterial, Tonaufnahmen und Videoausschnitte machen deutlich, wie konsequent Goetze ihren Körper als politisches Instrument einsetzte. Die Ausstellung thematisiert diese Irritation mit einer feinen Balance: Sie romantisiert Goetze nicht, sie feiert sie auch nicht als heroische Außenseiterin, sondern zeigt eine Frau, die aneckte und deren Methoden auch heute noch ambivalent wirken.

    Diese Ambivalenz ist die eigentliche Stärke der Schau. Die Ausstellung behauptet nicht, dass Goetze eine Ikone der Frauenbewegung war, auch wenn sie in bestimmten Kreisen als solche gilt. Stattdessen macht sie sichtbar, wie ihre Arbeit jenseits politischer Etiketten agiert: als unermüdliches Ringen um Selbstbestimmung, als Angriff auf eine Gesellschaft, die bestimmte Körper und Stimmen systematisch marginalisiert, und als künstlerische Praxis, die sich nicht in gängige Kategorien von Kunst, Aktivismus oder Literatur einordnet.
    Kuratorische Haltung ohne Vereinnahmung

    Die Villa Oppenheim schafft Raum, der respektvoll, aber analytisch scharf die Widersprüche in Goetzes Werk und Leben sichtbar macht. Die Ausstellung lädt Besucher ein, die Künstlerin und Aktivistin nicht zu vereinnahmen, sondern ihre Methoden und Anliegen kritisch zu reflektieren.

    stellenweise überladenen Textpräsentation, gelingt der Schau ein konzentriertes Porträt einer Künstlerin und Aktivistin, deren Bedeutung sich erst bei genauerer Betrachtung erschließt. Die Besucher verlassen die Ausstellung nicht mit einer abgeschlossenen Deutung, sondern mit einer produktiven Unruhe. Genau darin liegt ihre Qualität. Goetzes Werk zeigt, wie unbequem Kunst und Leben werden können, wenn sie konsequent ineinandergreifen. Die Ausstellung macht diese unbequeme Konsequenz sichtbar und erinnert daran, dass Störung nicht nur eine Provokation ist, sondern eine Methode, gesellschaftliche Blindstellen auszuleuchten. In einer Zeit, in der kulturelle Debatten zunehmend normiert werden, wirkt diese Störung aktueller denn je.

    Jürgen Köhler ist freier Konzeptioner, Artdirector und bildender Künstler.

    #Berlin-Ouest #histoire #art #féminisme #sexualité

  • Censure : l’Éducation nationale bloque un livre sur le désir féminin
    https://actualitte.com/article/127762/politique-publique/censure-l-education-nationale-bloque-un-livre-sur-le-desir-feminin

    C’est pas qu’on y va, c’est qu’on y est.

    Boa, le roman d’Anne-Sophie Jacques, a été retiré de la sélection du Prix littéraire Anne Ténès, destiné aux élèves de troisième et de seconde du nord du Lot, à la demande de la direction académique. En cause : un passage jugé « inadapté », probablement celui où l’héroïne évoque le plaisir féminin. L’éditeur Dalva, l’association qui porte le prix et l’autrice dénoncent une décision incompréhensible, alertent sur une atteinte à la liberté pédagogique et interrogent ce que l’école accepte - ou non - d’aborder en matière de désir féminin.

    #Fascisme_pas_à_pas #Censure #France #Sexualité

  • « La doctrine du consentement » de Clara Serra : une mise en garde contre le féminisme d’État
    https://www.revolutionpermanente.fr/La-doctrine-du-consentement-de-Clara-Serra-une-mise-en-garde-co

    Dans La doctrine du consentement, la philosophe et militante féministe espagnole Clara Serra, interroge la notion de « consentement affirmatif » , ou « consentement positif » à l’origine des lois (ou propositions de lois) prônant « l’inscription du consentement dans la loi », à l’instar de la loi « Solo si es si » (Seul un oui est un oui) en Espagne ou de la récente proposition de loi en France soutenue largement, par des partis politiques de gauche comme de droite, jusqu’à Macron et Darmanin, dont la dernière version a été adoptée par l’Assemblée Nationale le 23 octobre et par le Sénat le 29 octobre dernier.

    Comme l’affaire de « La Manada » en 2022 en Espagne qui avait mené à la loi « Solo Si es Si », les horreurs des viols de Mazan ont ravivé les débats autour de l’inscription du consentement dans la loi, portés par des revendications féministes s’inscrivant dans la continuité du renforcement de l’arsenal législatif et pénal comme prétendues réponses aux violences sexistes et sexuelles.

    Serra revient sur les débats profonds entre féministes des années 1970-1980 autour de la notion de consentement, et rappelle l’importance, dans la lignée de Judith Butler, de « contextualiser » la sexualité, laquelle est traversée par des inégalités sociales, de genre et de race. Ce faisant, la philosophe met en garde contre la « simplification abusive » qui entoure aujourd’hui la notion de consentement en rappelant qu’il ne s’agit ni d’un concept nouveau, ni d’une « solution magique », ni d’un « remède » qui permettrait à la fois d’empêcher les violences et d’affirmer ses désirs. Au contraire, Clara Serra met en garde contre les risques d’une appropriation par l’Etat d’une notion faussement simpliste de consentement sous une perspective de renforcement du droit pénal, qui pourrait ouvrir la voie à une dérive du « tout-punitif ».

    Cet ouvrage offre donc l’occasion de rouvrir ces questionnements pour s’approprier une tradition politique qui fait du consentement, de la « possibilité de dire non », un vecteur d’émancipation pour les femmes, à condition de l’articuler aux luttes contre les diverses formes d’exploitation et d’oppression. Mais cette discussion ne peut être menée à son terme sans dévoiler les dangers et les impasses stratégiques d’une approche punitive pour en finir avec les violences sexistes et sexuelles.

    https://www.revolutionpermanente.fr/local/cache-vignettes/L880xH495/97cba904a3bf25765ddd3ee40ed782-84166.jpg

    #consentement #féminisme #sexualité #violences_sexistes #violences_sexuelles

  • REPORTAGE. « Il faut un véritable accès à l’avortement » : dix ans après sa création, le numéro vert du Planning familial menacé par une baisse de financements
    https://www.franceinfo.fr/societe/ivg/reportage-il-faut-un-veritable-acces-a-l-avortement-dix-ans-apres-sa-crea

    Le numéro vert du Planning familial fête ses 10 ans. Il permet chaque année à près de 40 000 personnes d’accéder à des informations fiables sur la #contraception, la #sexualité et l’interruption volontaire de grossesse. Le 0800 08 11 11 est un dispositif anonyme et gratuit mais le Planning familial s’inquiète de son financement et de son avenir.

    Ce dispositif téléphonique mobilise plus de 200 écoutants dans 18 antennes régionales. Bénédicte Paoli fait partie de l’équipe nationale qui coordonne ce numéro vert. Son constat ? 50 % des appels concernent les interruptions volontaires de grossesse : "Ces #femmes qui appellent, elles savent que le droit à l’#avortement est évident, ce sont leur mère, leur grand-mère, qui se sont battues pour ça. Et puis finalement le jour où ça leur arrive, elles ne savent plus quoi faire. Parfois, elles s’adressent à un professionnel qui ne sait pas leur répondre."

  • Ovidie, autrice : « Il y a plein de gens qui n’ont pas de rapport sexuel et c’est le secret le mieux gardé du monde » | France Culture
    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/les-midis-de-culture/ovidie-met-en-scene-son-texte-la-chair-est-triste-helas-2888883

    “Arrêter le sexe avec les hommes, ce n’est pas juste arrêter le coït, c’est arrêter tout ce que cela implique d’être une femme et de constamment lutter pour rester désirable. C’est un boulot à temps plein que d’être un sexe à convoiter, entre le temps qu’on passe à s’épiler, à se faire de la médecine esthétique, à se couvrir les cheveux gris parce qu’on a peur de ne plus être coté à l’argus...c’est un temps infini que moi, j’avais envie de récupérer.”

    • Un peu de nuance ne nuit pas : chacun a le choix par rapport aux hommes, comme par rapport au sexe.

      On peut trouver aussi un homme qui vous trouve désirable avec poils, cheveux gris, sans maquillage et en guenilles d’intérieur ... ;-)

      Ça existe

      Ne pas exiger de lui qu’il ressemble à superman ... mais il y en a même des comme ça très mignons ! ;-)))

      Ceci-dit elle a raison de remettre en question les normes et de déculpabiliser.

    • La chair est triste hélas De Ovidie © Éditions Julliard
      https://www.theatre-atelier.com/event/la-chair-est-triste-helas-ovidie-annamouglalis2025

      Texte cathartique, La chair est triste hélas , publié en 2023, s’est imposé comme un objet littéraire essentiel.
      Dans une prose incisive et teintée d’humour, #Ovidie y relate les raisons de sa grève du sexe, déconstruisant avec une lucidité tranchante les injonctions qui pèsent encore sur la question du désir et de la #sexualité. À la croisée du #pamphlet_féministe et de l’étude sociologique, ce cri du cœur réadapté par l’autrice prolongera sa portée avec #Anna_Mouglalis dans un seule en scène inédit.

      Un jour, j’ai arrêté le sexe avec les hommes. ” Ovidie
      https://seenthis.net/messages/1137797

      « Cela n’a pas été d’emblée une grève. Juste un grand rejet de tout ce qu’implique le système hétérosexuel. Ces hommes si nuls au lit. Tout ce temps gâché à donner du plaisir sans en prendre, ces nuits où je me suis ennuyée, où j’ai simulé, par politesse. Ces sacrifices pour rester cotée sur le marché de la baisabilité : les heures de cardio pour perdre du poids, les chaussures à talon, le maquillage, etc. Alors, j’ai arrêté. Désenchantée », répond l’ancienne actrice, autrice et réalisatrice et aujourd’hui enseignante.

      Zoom Gouinistan - Festival résistances 2025
      https://festival-resistances.fr/zoom-gouinistan-2025

      Plus qu’un pays, le Gouinistan c’est le monde des gouines ! Un monde à la fois imaginaire et bien réel, peuplé d’une communauté de queers et de lesbiennes sorties de l’hétéro-patriarcat et qui partagent des liens affectifs, culturels, politiques et plus si affinités…

      Les cinéastes du Gouinistan filment leur Histoire pour la visibiliser et garder les traces de leurs existences et de leurs luttes. Le Zoom Gouinistan, c’est l’occasion de découvrir un espace symbolique dédié à la culture gouine mais aussi un espace politique de résistance féministe face à l’invisibilisation et aux stéréotypes qui touchent les lesbiennes et les queers.

      Et rassurez-vous, pas besoin d’être gouine pour apprécier les productions gouinistanaises !

      #théâtre #cinéma #documentaire #féminisme

  • L’obsession #trans
    https://laviedesidees.fr/L-obsession-trans

    La question trans est devenue l’un des points de clivages centraux du débat public aux États-Unis, jusqu’à la récente tuerie de Minneapolis et l’accusation de “transterrorisme”. Entre conservatisme, complotisme et transphobie, comment expliquer cette obsession ?

    #Société #genre #sexualité #extrême_droite #droite
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20250829_trans-2.pdf

  • Un site illégal de dons de gamètes découvert par les enquêteurs lillois, l’administrateur en garde à vue

    Un site illégal de dons de gamètes a été découvert par la section de recherche de Lille de la Gendarmerie nationale. L’homme qui gérait ce site a été interpellé jeudi à Paris. Il mettait en relation des receveuses et des donneurs de sperme, hors de tout cadre légal, revenus à la clé.

    Le site a été découvert il y a quelques semaines, au mois d’avril, par la section de recherche lilloise de la Gendarmerie nationale, et plus précisément par son antenne C3N, spécialisée dans la lutte contre la criminalité numérique.

    Concrètement, ce site internet, utilisé par environ 7000 personnes, mettait en relation des donneurs de gamètes et des femmes qui en recherchent mais sont souvent sans solution, à cause de délais très longs pour obtenir légalement un don de sperme, selon des médecins de la reproduction au fait de ces dérives, interrogés par les enquêteurs.

    Des relations sexuelles déguisées
    Cela fonctionnait comme un site de rencontre ° « mais clandestin » ° nous indique la gendarmerie. Concrètement, il suffisait de créer son profil, avant d’entrer en contact avec un donneur ou une receveuse, de se mettre d’accord sur le prix, et sur la « méthode »... notamment la pénétration, privilégiée par certains donneurs qui cherchaient là des relations sexuelles déguisées. Ce site illégal, a donc aussi permis des abus et fait des victimes, sans oublier les risques sanitaires encourus.

    En plus d’être une démarche totalement illégale, ce cite « exploitait la situation de vulnérabilité de ces receveuses » , selon le communiqué de la Gendarmerie nationale qui indique avoir notamment enquêté sous pseudonyme, et découvert que le gérant du site a lui-même donné illégalement du sperme contre de l’argent « à titre de dédommagement » . Selon la gendarmerie, sa motivation principale, en tout cas affichée, était de « rendre service » à ces femmes dans l’attente.

    La pratique non encadrée du don de gamètes « peut exposer les parties concernées à de multiples dangers (risques sanitaires, de consanguinité, génétique...) et à des comportements abusifs (infractions à caractère sexuel) » , ont encore rappelé les gendarmes.

    Source : https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/un-site-illegal-de-dons-de-gametes-decouvert-par-les-enqueteurs-lillois-l
    #sexualité #sperme #gpa #reproduction #France #criminalité #numérique

  • #J'ai pas choisi d’être homo, mais je décide d’être pédé
    https://infokiosques.net/spip.php?article2191

    "Dans ce texte, je tente d’expliquer pourquoi je me dis désormais « pédé », de mettre des mots sur l’importance et le sens nouveau que ça a pour moi. J’essaie d’y répondre à ces petites phrases qui ne passent plus et pourtant se répètent, et de mettre en évidence le fossé qui m’apparaît de plus en plus évident entre ma réalité et celle de mon entourage cis-hétéro." J

    / Infokiosque fantôme (partout), #Queer,_transpédébigouines, #Sexualités,_relations_affectives

    #Infokiosque_fantôme_partout_
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/je_decide_detre_pede-cahier-fev2025-22pa4.pdf

    • Documentaire très original constitué de voix de femmes relatant auprès d’une sociologue leurs expériences, leur parcours dans la sexualité. Les images étant elles dessinées, de manière très sensible.

  • Communiqué de presse sur le programme d’éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité.

    La CIIVISE réaffirme le besoin d’un programme national d’éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité et appelle le gouvernement à confirmer au plus vite sa mise en place.

    L’obligation de prodiguer aux enfants un enseignement adapté à leur âge concernant la vie affective, relationnelle et la sexualité figure dans la loi depuis 2001, mais elle est depuis cette date très inégalement mise en œuvre. Les approches adoptées avec les élèves sont laissées au bon vouloir des enseignants ou des intervenants.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/01/11/la-ciivise-remerciee-pour-son-efficacite-a-quand-une-reelle-protection-des-enfants/#comment-63335

    #education #sexualité

  • Education à la sexualité à l’école : le projet en l’état « n’est pas acceptable », estime le ministre délégué Alexandre Portier
    https://www.lemonde.fr/education/article/2024/11/27/education-a-la-sexualite-a-l-ecole-le-projet-en-l-etat-n-est-pas-acceptable-

    Le projet de programme d’éducation à la vie sexuelle qui doit être prochainement officialisé « n’est pas acceptable » en l’état et « et il doit être revu », a déclaré le ministre délégué à la réussite scolaire, Alexandre Portier, mercredi 27 novembre, lors de la séance des questions au gouvernement au Sénat.
    Annoncé par l’ancien ministre de l’éducation Pap Ndiaye et prévu initialement pour la rentrée 2024, ce projet, qui fait l’objet d’une offensive des milieux conservateurs, doit être présenté courant décembre aux organisations syndicales. Ce texte, dont la version actuelle n’est pas encore définitive, fait l’objet de concertations depuis le printemps.
    Disant avoir « trois réserves importantes » sur la version actuelle du projet, le ministre délégué, proche de Laurent Wauquiez, a assuré d’abord qu’il « s’engagerait personnellement pour que la théorie du genre [il n’existe pas une « théorie du genre » mais des études sur le genre] ne trouve pas sa place dans nos écoles, parce qu’elle ne doit pas y avoir sa place ». « Deuxièmement, le militantisme n’a pas non plus sa place dans nos écoles. Et je veux un encadrement très strict de tous les intervenants qui auront à porter ces sujets », a-t-il poursuivi.

    Mieux vaut du porno que des cours, n’est-il point ?

    #école #sexualité

    • Education à la sexualité : premier recul d’Anne Genetet face aux pressions conservatrices
      https://www.lemonde.fr/societe/article/2024/11/27/education-a-la-sexualite-premier-recul-d-anne-genetet-face-aux-pressions-con

      Après les déclarations de son ministre délégué, Alexandre Portier, jugeant le projet de programme à l’éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité « pas acceptable en l’état », l’entourage de la ministre de l’éducation indique que la notion d’« identité de genre » ne figure plus dans le texte.
      Par Sylvie Lecherbonnier

      L’estocade est venu du ministre délégué à la réussite scolaire et à l’enseignement professionnel, Alexandre Portier. Interrogé, mercredi 27 novembre lors des questions au gouvernement, par le sénateur Les Républicains des Pyrénées-Atlantiques Max Brisson, l’un de ses proches, sur le premier projet de programme d’éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité, le ministre a jugé que ce texte « n’est pas acceptable en l’état » et « doit être revu ». « Je m’engagerais personnellement pour que la théorie du genre ne trouve pas sa place dans nos écoles », a-t-il affirmé – alors qu’il n’existe pas de théorie du genre, vocable utilisé comme repoussoir par un courant réactionnaire, mais des études sur le #genre.

      Dans la foulée, l’entourage d’Anne Genetet a indiqué à la presse que le terme « identité de genre » – utilisé pour distinguer le sexe de naissance du sentiment d’identité masculine ou féminine notamment – « ne figurera pas » dans la version définitive du programme sans donner plus d’explications. Lundi, pourtant, l’équipe de la ministre affirmait encore au Monde que « l’identité de genre fait partie des motifs de discriminations inscrits dans le code pénal ».

      Selon nos informations, avant ce revirement, la direction générale de l’enseignement scolaire travaillait encore mardi sur une version qui intégrait ce terme au programme à partir de la classe de 5e dans le cadre de la lutte contre les discriminations.

      « Peurs et fantasmes »

      Depuis quelques jours, les pressions d’associations de #droite et d’#extrême_droite comme SOS-Education, le Syndicat de la famille (ex- Manif pour tous) ou Parents vigilants – proche du mouvement Reconquête d’Eric Zemmour – , s’intensifient contre ce premier projet de programme consacré à l’éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité.

      Le texte doit permettre de rendre effectives les trois séances annuelles obligatoires prévues dans la scolarité depuis une loi de 2001 et très peu appliquées. L’enjeu de santé publique, de lutte contre les LGBTphobies et les violences sexistes et sexuelles est pointé par les acteurs éducatifs, alors que près de 160 000 enfants sont victimes d’agression sexuelle et d’abus chaque année. Mais pour ces associations conservatrices, cette éducation n’a pas sa place à l’école et revient à la #famille. Nombre d’entre elles contestent la distinction entre sexe et genre, parlant d’une « théorie du genre ».

      Les déclarations du sénateur Max Brisson et la réponse d’Alexandre Portier amènent la polémique au sein du Parlement et du gouvernement. « Un ministre ne devrait pas diffuser de fausses informations en agitant des peurs et des fantasmes pour espérer se faire connaître des Français. Il n’est nullement question de “théorie du genre” dans l’éducation à la vie affective. Il est question de respect et d’égalité », a ainsi réagi Aurore Bergé, députée Ensemble pour la République [ça alors !].

      « Théorie du genre »

      L’entourage d’Anne Genetet a pourtant assuré d’un « alignement » des points de vue entre la ministre et son ministre délégué, même s’ils s’expriment différemment, et endosse désormais ce même discours : « La théorie du genre ne trouve pas sa place à l’école », indiquait ainsi sommairement l’équipe de la ministre de l’éducation nationale dans la foulée des déclarations d’Alexandre Portier. Depuis sa prise de fonction, Anne Genetet défend pourtant encore, le 19 novembre sur CNews et Europe 1, ce programme « très progressif et séquencé ».

      Dans la communauté éducative, la nécessité d’un tel programme fait consensus. « Ce projet de programme va dans le bon sens et doit être appliqué rapidement », assure ainsi le secrétaire national du SE-UNSA, Jérôme Fournier. « Le ministre cède aux marchands de peur et leurs contrevérités : la théorie du genre n’existe pas », s’énerve Sophie Vénétitay, responsable du SNES-FSU pour qui il s’agit de « diffuser des paniques morales au mépris de l’#éducation et la #prévention ».

      La nouvelle version du programme, en vue de la présentation au conseil supérieur de l’éducation de décembre, devrait « circuler en début de semaine prochaine », indique-t-on dans l’entourage d’Anne Genetet.

    • Education à la sexualité : après les propos du ministre délégué Alexandre Portier, la Ciivise et le Planning familial répliquent aux pressions conservatrices
      https://www.lemonde.fr/societe/article/2024/11/28/education-a-la-sexualite-la-ciivise-et-le-planning-familial-repliquent-a-la-

      Pour la Ciivise, « les informations mensongères qui propagent une peur infondée parmi les parents d’élèves doivent être rectifiées ». « Jamais », insiste-t-elle dans un communiqué, « le besoin d’instruire les enfants de manière progressive et ajustée à leur âge et de leur permettre de comprendre les enjeux de la vie affective et relationnelle, de l’intimité, du consentement n’ont été plus évidents et consensuels ».

      En France, « 160 000 enfants sont chaque année victimes d’inceste et de violences sexuelles », des violences qui « provoquent chez les victimes des dommages profonds et durables », rappelle la Commission.

      Même indignation au sein du collectif Pour une véritable éducation à la sexualité, mis en place en 2022 et qui compte dans ses rangs le Planning familial, la Fédération nationale des centres d’information sur les droits des femmes et des familles (FNCIDFF), Sidaction, entre autres. Dans un communiqué publié jeudi, les associations dénoncent « l’usage de rhétoriques mensongères des mouvements anti-droits issus de l’extrême droite visant à empêcher l’aboutissement de ce projet essentiel ».

      « Bénéficier d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle permet d’apprendre le respect de soi et des autres, d’appréhender le consentement, de lutter contre les stéréotypes et toutes formes de violences », écrivent-elles. « En pleine actualité du procès Pelicot, la nécessité de mettre en œuvre une éducation permettant de prévenir les violences et de mieux repérer les victimes ne devrait plus être à démontrer. »

      A la mi-journée, la ministre de l’éducation Anne Genetet a déclaré que « la théorie du genre n’existe pas, elle n’existe pas non plus dans le programme » d’éducation à la vie sexuelle. « Ce programme, je le pilote, et la ligne de ce programme, c’est la ligne du ministère, il n’y a pas de théorie du genre dans ce programme », a-elle martelé en marge d’un déplacement à Marcq-en-Barœul (Nord), dans la banlieue de Lille, sur l’orientation. Ce programme « est très clair », « progressif », « adapté à tous les âges » et « permet d’apprendre des notions fondamentales comme le respect, comme le consentement, savoir dire non, ce que c’est qu’une fille, ce que c’est qu’un garçon », a-t-elle poursuivi.

    • Education affective et sexuelle : pour les infirmières scolaires, « c’est trop tard d’en parler en sixième »
      https://www.liberation.fr/societe/education/education-affective-et-sexuelle-pour-les-infirmieres-scolaires-cest-trop-

      Infirmière scolaire depuis dix-sept ans, Jeanne (1) se sent une nouvelle fois « abandonnée » après les propos tenus par Anne Genetet autour de l’éducation à la sexualité. Mercredi 27 novembre, elle s’alignait sur son ministre à la Réussite scolaire, Alexandre Portier, qui reprenait à son compte le fantasme de la « théorie du genre », repoussoir des réacs, qui n’aurait pas sa place à l’école. Alors que ladite théorie n’existe pas, ce qu’a finalement corrigé la ministre de l’Education le lendemain. Mais le mal est fait, estime Jeanne : « Les ministres nous exposent à de nouveaux problèmes sur le terrain avec des opposants qui vont nous mettre des bâtons dans les roues en estimant avoir le soutien de l’Etat. »

      Jeanne sait de quoi elle parle. L’an dernier, elle est devenue l’incarnation des prétendues dérives observées autour de l’Education à la vie affective, relationnelle et à la sexualité (Evars), qui figure dans le code de l’éducation depuis 2001 et dont le projet de programme doit être présenté le 12 décembre au Conseil supérieur de l’éducation. Début mars 2023, Jeanne assure l’un de ces cours dans une école de l’académie de Lyon avec des CM2, en présence d’une enseignante, comme c’est toujours le cas. Après avoir expliqué aux élèves l’intérêt de sa mission « pour les accompagner et faire de la prévention », elle leur propose d’écrire leurs questions sur un morceau de papier à glisser dans une boîte aux lettres. « L’un d’eux avait demandé si on pouvait faire du sexe par les fesses, rapporte l’infirmière. On a écarté cette question qui n’était pas adaptée à leur âge. »

      Galaxie de groupes ultraconservateurs

      Dans un mail daté du 9 mars 2023 et adressé au directeur de l’école, à des journalistes, à des politiques ou au rectorat, le collectif Parents en colère assure que c’est Jeanne qui a tenu ce propos. Elle est alors taxée d’avoir expliqué « à des enfants de 9 à 10 ans ce qu’étaient la fellation, la sodomie, le cunnilingus, le changement de sexe, le “caressage” de testicules » ou encore que, « pour le plaisir, une fille peut sucer le pénis du garçon ». La rumeur tourne sur les réseaux sociaux, relayée par une galaxie de groupes ultraconservateurs : SOS Education, association réputée proche de la droite conservatrice, le Syndicat de la famille, ex-Manif pour tous, qui s’est mobilisé en 2012 contre le mariage de couples de même sexe, Parents Vigilants, des partisans du polémiste d’extrême droite Eric Zemmour, ou encore le collectif Mamans Louves. « Cela reste une minorité qui s’agite beaucoup mais qui est dangereuse pour l’éducation des enfants parce qu’elle veut empêcher toute prévention sur ce sujet, remarque Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU. D’autant plus qu’elle bénéficie de la caisse de résonnance de l’empire #Bolloré qui l’invite sur les plateaux télés de #CNews ou a placé le 24 novembre ce sujet en une du #JDD en titrant : « Education sexuelle à l’école : les enfants en danger ? » avant de dérouler un article sur « l’offensive idéologique » du futur programme.

      Sans soutien de sa hiérarchie, Jeanne a depuis abandonné ses cours en primaire et ne les assure désormais qu’au collège. « On fait de la prévention sur les violences sexuelles et, chaque année, des enfants dénoncent des abus sexuels. C’est trop tard d’en parler en sixième », regrette-t-elle. L’infirmière de 49 ans a même été suspendue de ses fonctions de formatrice à l’éducation à la sexualité. « Ces gens qui crient au loup parlent du traumatisme qu’on provoquerait pour les jeunes mais jamais de ces enfants qu’on sauve en parlant de ces sujets-là », ajoute Lolita Rivé, enseignante en maternelle qui a instauré ces séances de sensibilisation et lancé le podcast « C’est quoi l’amour, maîtresse ? » sur ce thème. Confrontée à des réflexions sexistes, des insultes homophobes entre les élèves ou à de petites agressions, elle a mis en place ces séances en 2022 avec des CE1. « Je dis vulve et pénis pour apprendre le nom scientifique aux enfants et on m’a accusée de prononcer des mots pornos. On m’a aussi dit que leur parler d’#inceste n’était pas de leur âge alors que c’est le seul moyen de les protéger. »

      « Préoccupation »

      « Sous couvert d’autorité parentale, ces réseaux veulent limiter le rôle de l’Education nationale à la transmission des connaissances purement académiques et disciplinaires, note Saphia Guereschi, secrétaire générale du syndicat majoritaire des infirmières scolaires, le Snics-FSU, qui indique avoir accompagné des collègues dans douze académies après des pressions exercées. C’est un sujet de préoccupation des jeunes qui demandent à recevoir cette éducation qui doit se tenir tout au long de la scolarité de façon adaptée. »

      Ces dernières semaines, des chefs d’établissements ont reçu sur leur boîte professionnelle des communiqués de différentes associations condamnant les contenus du nouveau programme. Elles distribuent aussi des tracts devant des établissements scolaires ou descendent dans la rue, comme le 27 novembre, à Lyon, à l’appel du Syndicat de la famille. Dans l’académie de Lyon encore, des lettres nominatives et en recommandé, qui remettent en cause ces cours, ont été envoyées depuis le mois d’octobre à six infirmières scolaires. « Certaines veulent depuis jeter l’éponge, rapporte Gwenaëlle Durand, secrétaire générale du syndicat des infirmiers Snies-Unsa. Elles ont peur de représailles parce qu’on cible des gens. C’est terrible parce que toutes les nouvelles infirmières ne veulent déjà plus pas se former là-dessus, préférant déléguer la tâche à des associations extérieure. » Et d’ajouter : « C’est une vraie régression. »

      (1) Le prénom a été modifié.

      #VSS

    • Dans chaque article, cette même défense pathétique des journalistes : la théorie du genre n’existe pas. Finalement reprise par la ministre. Voilà, tout le monde est rassuré, ça ne va vraiment pas exister dans ces programmes.

    • La pédocriminalité et l’inceste ont des beaux jours à venir. Par contre il ne faut pas faire une éducation à la sexualité et au consentement. Me font voir rouge tous ces fachos.

  • #Soumission_chimique : il n’y a pas de “#drogue_du_violeur

    Comme en témoigne l’affaire “des #viols_de_Mazan”, 42 % des agressions et viols par soumission chimique se déroulent dans un cadre privé. Depuis qu’il s’est ouvert le 2 septembre 2024, ce procès très médiatisé nous pousse à démonter les #mythes sur la soumission chimique : elle n’est pas circonscrite aux contextes festifs ou perpétrée seulement par des inconnus avec du #GHB – appelé la “drogue du violeur”.

    Qui sont ces #hommes qui utilisent de la drogue pour agresser des femmes ? Quels sont leurs modes opératoires et leurs motivations ? En quoi les agresseurs par soumission chimique sont un miroir grossissant d’une culture masculine de la #sexualité ?

    Pour répondre à ces questions, Naomi Titti reçoit #Félix_Lemaître, journaliste, écrivain, scénariste et auteur de l’essai La Nuit des hommes. Une enquête sur la soumission chimique (éd. Les nouveaux jours, JC Lattès, 2024). Alors qu’il croyait partir à la chasse aux monstres dans les bars, les clubs et les festivals, Félix Lemaître a découvert qu’enquêter sur la soumission chimique revenait plutôt à interroger l’apprentissage masculin de la #séduction et la construction de leurs #fantasmes.

    https://www.binge.audio/podcast/les-couilles-sur-la-table/soumission-chimique-il-ny-a-pas-de-drogue-du-violeur
    #viols #podcast #audio
    #banalité #violences_sexuelles #culture_du_viol #agressions_sexuelles #masculinité #femme-objet #patriarcat #alcool #virilité
    ping @_kg_

  • Le/a DS en vous
    https://infokiosques.net/spip.php?article2136

    Dans cette brochure il est question de domination en tant que pratique BDSM* consentie. Nous allons explorer le monde de la domination cérébrale/ mentale/ psychologique. Nous n’allons pas parler de comment « faire mal », utiliser des martinets et des cannes. Mais il y a quand même des techniques précises qui aident à pratiquer cette activité qui utilise des mots et de l’esprit. C’est une pratique très créative, cependant pour improviser il faut savoir ses gammes, apprendre à manier ces techniques pour se faire plaisir. #D

    / #Sexualités,_relations_affectives, #Queer,_transpédébigouines, Infokiosque fantôme (partout), Féminisme, (questions de) genre, Guides (...)

    #Infokiosque_fantôme_partout_ #Féminisme,_questions_de_genre #Guides_pratiques
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/lea_ds_en_vous-32p-a5-cahier.pdf
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/lea_ds_en_vous-32p-a5-page-par-page.pdf

  • Le #Q trans
    https://infokiosques.net/spip.php?article2111

    Le Q trans, c’est un fanzine qui parle des liens entre genre et sexualité, dans une perspective transmatérialiste. Est-ce que l’orientation sexuelle a toujours existé ? En quoi le désir masculin construit la féminité ? Est-ce que les pédés c’est des hommes ? Pourquoi tant d’hommes trans ont d’abord été lesbiennes dans leur vie ? Comment l’hétérosexualité conditionne les transitions ? Ça vient d’où, la dysphorie ? Est-ce que c’est vrai que les hormones ça donne envie de baiser ? Ce fanzine aborde ces sujets et bien d’autres, séparés en deux parties. Dans la première, on met les identités à la poubelle en expliquant comment le genre et la sexualité sont indissociables dans le patriarcat. Dans la deuxième, on applique ce constat à la sexualité des personnes trans en décortiquant plein de mécanismes (...)

    #Féminisme,_questions_de_genre #Transpédégouines,_queer #Sexualités,_relations_affectives
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/leqtrans_version_brochure.pdf
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/leqtrans_page_par_page.pdf

  • Sex Redefined : The Idea of 2 Sexes Is Overly Simplistic
    https://www.scientificamerican.com/article/sex-redefined-the-idea-of-2-sexes-is-overly-simplistic1

    https://www.youtube.com/watch?v=6fUQ0Dvzqkw

    Arrêtez de vous engueuler et vivez enfin votre sexualité ! Dans _City of Lost Souls (1983) Rosa von Praunheim présente l’icône punk transgenre Jayne County et une joyeuse bande sex-positive . On y proclame la naissance du nouveau troisième sexe dans une comédie musicale underground bien trash . A l’époque on inaugura une vie sans limites sexuelles, alors pourquoi s’entre-tue-t-on aujourd’hui ? C’est super-sexy, allez-y, lancez votre magnétoscope, vous allez jouir de plaisir ! N’ouliez pas de sortir les les mouchoirs d’abord ;-)

    Acheter le DVD
    http://www.rosavonpraunheim.de/shop/index.php/produkt/stadt-der-verlorenen-seelen

    22.10.2018 by Claire Ainsworth - Biologists now think there is a larger spectrum than just binary female and male

    As a clinical geneticist, Paul James is accustomed to discussing some of the most delicate issues with his patients. But in early 2010, he found himself having a particularly awkward conversation about sex.

    A 46-year-old pregnant woman had visited his clinic at the Royal Melbourne Hospital in Australia to hear the results of an amniocentesis test to screen her baby’s chromosomes for abnormalities. The baby was fine—but follow-up tests had revealed something astonishing about the mother. Her body was built of cells from two individuals, probably from twin embryos that had merged in her own mother’s womb. And there was more. One set of cells carried two X chromosomes, the complement that typically makes a person female; the other had an X and a Y. Halfway through her fifth decade and pregnant with her third child, the woman learned for the first time that a large part of her body was chromosomally male. “That’s kind of science-fiction material for someone who just came in for an amniocentesis,” says James.

    Sex can be much more complicated than it at first seems. According to the simple scenario, the presence or absence of a Y chromosome is what counts: with it, you are male, and without it, you are female. But doctors have long known that some people straddle the boundary—their sex chromosomes say one thing, but their gonads (ovaries or testes) or sexual anatomy say another. Parents of children with these kinds of conditions—known as intersex conditions, or differences or disorders of sex development (DSDs)—often face difficult decisions about whether to bring up their child as a boy or a girl. Some researchers now say that as many as 1 person in 100 has some form of DSD.

    When genetics is taken into consideration, the boundary between the sexes becomes even blurrier. Scientists have identified many of the genes involved in the main forms of DSD, and have uncovered variations in these genes that have subtle effects on a person’s anatomical or physiological sex. What’s more, new technologies in DNA sequencing and cell biology are revealing that almost everyone is, to varying degrees, a patchwork of genetically distinct cells, some with a sex that might not match that of the rest of their body. Some studies even suggest that the sex of each cell drives its behaviour, through a complicated network of molecular interactions. “I think there’s much greater diversity within male or female, and there is certainly an area of overlap where some people can’t easily define themselves within the binary structure,” says John Achermann, who studies sex development and endocrinology at University College London’s Institute of Child Health.

    These discoveries do not sit well in a world in which sex is still defined in binary terms. Few legal systems allow for any ambiguity in biological sex, and a person’s legal rights and social status can be heavily influenced by whether their birth certificate says male or female.

    “The main problem with a strong dichotomy is that there are intermediate cases that push the limits and ask us to figure out exactly where the dividing line is between males and females,” says Arthur Arnold at the University of California, Los Angeles, who studies biological sex differences. “And that’s often a very difficult problem, because sex can be defined a number of ways.”

    The start of sex

    That the two sexes are physically different is obvious, but at the start of life, it is not. Five weeks into development, a human embryo has the potential to form both male and female anatomy. Next to the developing kidneys, two bulges known as the gonadal ridges emerge alongside two pairs of ducts, one of which can form the uterus and Fallopian tubes, and the other the male internal genital plumbing: the epididymes, vas deferentia and seminal vesicles. At six weeks, the gonad switches on the developmental pathway to become an ovary or a testis. If a testis develops, it secretes testosterone, which supports the development of the male ducts. It also makes other hormones that force the presumptive uterus and Fallopian tubes to shrink away. If the gonad becomes an ovary, it makes oestrogen, and the lack of testosterone causes the male plumbing to wither. The sex hormones also dictate the development of the external genitalia, and they come into play once more at puberty, triggering the development of secondary sexual characteristics such as breasts or facial hair.

    Changes to any of these processes can have dramatic effects on an individual’s sex. Gene mutations affecting gonad development can result in a person with XY chromosomes developing typically female characteristics, whereas alterations in hormone signalling can cause XX individuals to develop along male lines.

    For many years, scientists believed that female development was the default programme, and that male development was actively switched on by the presence of a particular gene on the Y chromosome. In 1990, researchers made headlines when they uncovered the identity of this gene, which they called SRY. Just by itself, this gene can switch the gonad from ovarian to testicular development. For example, XX individuals who carry a fragment of the Y chromosome that contains SRY develop as males.

    By the turn of the millennium, however, the idea of femaleness being a passive default option had been toppled by the discovery of genes that actively promote ovarian development and suppress the testicular programme—such as one called WNT4. XY individuals with extra copies of this gene can develop atypical genitals and gonads, and a rudimentary uterus and Fallopian tubes. In 2011, researchers showed that if another key ovarian gene, RSPO1, is not working normally, it causes XX people to develop an ovotestis—a gonad with areas of both ovarian and testicular development.

    These discoveries have pointed to a complex process of sex determination, in which the identity of the gonad emerges from a contest between two opposing networks of gene activity. Changes in the activity or amounts of molecules (such as WNT4) in the networks can tip the balance towards or away from the sex seemingly spelled out by the chromosomes. “It has been, in a sense, a philosophical change in our way of looking at sex; that it’s a balance,” says Eric Vilain, a clinician and the director of the Center for Gender-Based Biology at the University of California, Los Angeles. “It’s more of a systems-biology view of the world of sex.”

    Battle of the sexes

    According to some scientists, that balance can shift long after development is over. Studies in mice suggest that the gonad teeters between being male and female throughout life, its identity requiring constant maintenance. In 2009, researchers reported deactivating an ovarian gene called Foxl2 in adult female mice; they found that the granulosa cells that support the development of eggs transformed into Sertoli cells, which support sperm development. Two years later, a separate team showed the opposite: that inactivating a gene called Dmrt1 could turn adult testicular cells into ovarian ones. “That was the big shock, the fact that it was going on post-natally,” says Vincent Harley, a geneticist who studies gonad development at the MIMR-PHI Institute for Medical Research in Melbourne.

    The gonad is not the only source of diversity in sex. A number of DSDs are caused by changes in the machinery that responds to hormonal signals from the gonads and other glands. Complete androgen insensitivity syndrome, or CAIS, for example, arises when a person’s cells are deaf to male sex hormones, usually because the receptors that respond to the hormones are not working. People with CAIS have Y chromosomes and internal testes, but their external genitalia are female, and they develop as females at puberty.

    Conditions such as these meet the medical definition of DSDs, in which an individual’s anatomical sex seems to be at odds with their chromosomal or gonadal sex. But they are rare—affecting about 1 in 4,500 people. Some researchers now say that the definition should be widened to include subtle variations of anatomy such as mild hypospadias, in which a man’s urethral opening is on the underside of his penis rather than at the tip. The most inclusive definitions point to the figure of 1 in 100 people having some form of DSD, says Vilain.

    But beyond this, there could be even more variation. Since the 1990s, researchers have identified more than 25 genes involved in DSDs, and next-generation DNA sequencing in the past few years has uncovered a wide range of variations in these genes that have mild effects on individuals, rather than causing DSDs. “Biologically, it’s a spectrum,” says Vilain.

    A DSD called congenital adrenal hyperplasia (CAH), for example, causes the body to produce excessive amounts of male sex hormones; XX individuals with this condition are born with ambiguous genitalia (an enlarged clitoris and fused labia that resemble a scrotum). It is usually caused by a severe deficiency in an enzyme called 21-hydroxylase. But women carrying mutations that result in a milder deficiency develop a ’non-classical’ form of CAH, which affects about 1 in 1,000 individuals; they may have male-like facial and body hair, irregular periods or fertility problems—or they might have no obvious symptoms at all. Another gene, NR5A1, is currently fascinating researchers because variations in it cause a wide range of effects, from underdeveloped gonads to mild hypospadias in men, and premature menopause in women.

    Many people never discover their condition unless they seek help for infertility, or discover it through some other brush with medicine. Last year, for example, surgeons reported that they had been operating on a hernia in a man, when they discovered that he had a womb. The man was 70, and had fathered four children.
    Cellular sex

    Studies of DSDs have shown that sex is no simple dichotomy. But things become even more complex when scientists zoom in to look at individual cells. The common assumption that every cell contains the same set of genes is untrue. Some people have mosaicism: they develop from a single fertilized egg but become a patchwork of cells with different genetic make-ups. This can happen when sex chromosomes are doled out unevenly between dividing cells during early embryonic development. For example, an embryo that starts off as XY can lose a Y chromosome from a subset of its cells. If most cells end up as XY, the result is a physically typical male, but if most cells are X, the result is a female with a condition called Turner’s syndrome, which tends to result in restricted height and underdeveloped ovaries. This kind of mosaicism is rare, affecting about 1 in 15,000 people.

    The effects of sex-chromosome mosaicism range from the prosaic to the extraordinary. A few cases have been documented in which a mosaic XXY embryo became a mix of two cell types—some with two X chromosomes and some with two Xs and a Y—and then split early in development. This results in ’identical’ twins of different sexes.

    There is a second way in which a person can end up with cells of different chromosomal sexes. James’s patient was a chimaera: a person who develops from a mixture of two fertilized eggs, usually owing to a merger between embryonic twins in the womb. This kind of chimaerism resulting in a DSD is extremely rare, representing about 1% of all DSD cases.

    Another form of chimaerism, however, is now known to be widespread. Termed microchimaerism, it happens when stem cells from a fetus cross the placenta into the mother’s body, and vice versa. It was first identified in the early 1970s—but the big surprise came more than two decades later, when researchers discovered how long these crossover cells survive, even though they are foreign tissue that the body should, in theory, reject. A study in 1996 recorded women with fetal cells in their blood as many as 27 years after giving birth; another found that maternal cells remain in children up to adulthood. This type of work has further blurred the sex divide, because it means that men often carry cells from their mothers, and women who have been pregnant with a male fetus can carry a smattering of its discarded cells.

    Microchimaeric cells have been found in many tissues. In 2012, for example, immunologist Lee Nelson and her team at the University of Washington in Seattle found XY cells in post-mortem samples of women’s brains. The oldest woman carrying male DNA was 94 years old. Other studies have shown that these immigrant cells are not idle; they integrate into their new environment and acquire specialized functions, including (in mice at least) forming neurons in the brain. But what is not known is how a peppering of male cells in a female, or vice versa, affects the health or characteristics of a tissue—for example, whether it makes the tissue more susceptible to diseases more common in the opposite sex. “I think that’s a great question,” says Nelson, “and it is essentially entirely unaddressed.” In terms of human behaviour, the consensus is that a few male microchimaeric cells in the brain seem unlikely to have a major effect on a woman.

    Scientists are now finding that XX and XY cells behave in different ways, and that this can be independent of the action of sex hormones. “To tell you the truth, it’s actually kind of surprising how big an effect of sex chromosomes we’ve been able to see,” says Arnold. He and his colleagues have shown that the dose of X chromosomes in a mouse’s body can affect its metabolism, and studies in a lab dish suggest that XX and XY cells behave differently on a molecular level, for example with different metabolic responses to stress. The next challenge, says Arnold, is to uncover the mechanisms. His team is studying the handful of X-chromosome genes now known to be more active in females than in males. “I actually think that there are more sex differences than we know of,” says Arnold.

    Beyond the binary

    Biologists may have been building a more nuanced view of sex, but society has yet to catch up. True, more than half a century of activism from members of the lesbian, gay, bisexual and transgender community has softened social attitudes to sexual orientation and gender. Many societies are now comfortable with men and women crossing conventional societal boundaries in their choice of appearance, career and sexual partner. But when it comes to sex, there is still intense social pressure to conform to the binary model.

    This pressure has meant that people born with clear DSDs often undergo surgery to ’normalize’ their genitals. Such surgery is controversial because it is usually performed on babies, who are too young to consent, and risks assigning a sex at odds with the child’s ultimate gender identity—their sense of their own gender. Intersex advocacy groups have therefore argued that doctors and parents should at least wait until a child is old enough to communicate their gender identity, which typically manifests around the age of three, or old enough to decide whether they want surgery at all.

    This issue was brought into focus by a lawsuit filed in South Carolina in May 2013 by the adoptive parents of a child known as MC, who was born with ovotesticular DSD, a condition that produces ambiguous genitalia and gonads with both ovarian and testicular tissue. When MC was 16 months old, doctors performed surgery to assign the child as female—but MC, who is now eight years old, went on to develop a male gender identity. Because he was in state care at the time of his treatment, the lawsuit alleged not only that the surgery constituted medical malpractice, but also that the state denied him his constitutional right to bodily integrity and his right to reproduce. Last month, a court decision prevented the federal case from going to trial, but a state case is ongoing.

    “This is potentially a critically important decision for children born with intersex traits,” says Julie Greenberg, a specialist in legal issues relating to gender and sex at Thomas Jefferson School of Law in San Diego, California. The suit will hopefully encourage doctors in the United States to refrain from performing operations on infants with DSDs when there are questions about their medical necessity, she says. It could raise awareness about “the emotional and physical struggles intersex people are forced to endure because doctors wanted to ’help’ us fit in,” says Georgiann Davis, a sociologist who studies issues surrounding intersex traits and gender at the University of Nevada, Las Vegas, who was born with CAIS.

    Doctors and scientists are sympathetic to these concerns, but the MC case also makes some uneasy—because they know how much is still to be learned about the biology of sex. They think that changing medical practice by legal ruling is not ideal, and would like to see more data collected on outcomes such as quality of life and sexual function to help decide the best course of action for people with DSDs—something that researchers are starting to do.

    Diagnoses of DSDs once relied on hormone tests, anatomical inspections and imaging, followed by painstaking tests of one gene at a time. Now, advances in genetic techniques mean that teams can analyse multiple genes at once, aiming straight for a genetic diagnosis and making the process less stressful for families. Vilain, for example, is using whole-exome sequencing—which sequences the protein-coding regions of a person’s entire genome—on XY people with DSDs. Last year, his team showed that exome sequencing could offer a probable diagnosis in 35% of the study participants whose genetic cause had been unknown.

    Vilain, Harley and Achermann say that doctors are taking an increasingly circumspect attitude to genital surgery. Children with DSDs are treated by multidisciplinary teams that aim to tailor management and support to each individual and their family, but this usually involves raising a child as male or female even if no surgery is done. Scientists and advocacy groups mostly agree on this, says Vilain: “It might be difficult for children to be raised in a gender that just does not exist out there.” In most countries, it is legally impossible to be anything but male or female.

    Yet if biologists continue to show that sex is a spectrum, then society and state will have to grapple with the consequences, and work out where and how to draw the line. Many transgender and intersex activists dream of a world where a person’s sex or gender is irrelevant. Although some governments are moving in this direction, Greenberg is pessimistic about the prospects of realizing this dream—in the United States, at least. “I think to get rid of gender markers altogether or to allow a third, indeterminate marker, is going to be difficult.”

    So if the law requires that a person is male or female, should that sex be assigned by anatomy, hormones, cells or chromosomes, and what should be done if they clash? “My feeling is that since there is not one biological parameter that takes over every other parameter, at the end of the day, gender identity seems to be the most reasonable parameter,” says Vilain. In other words, if you want to know whether someone is male or female, it may be best just to ask.

    #sexualité #cinéma #biologie

  • Que c’est bon d’avoir mal
    https://infokiosques.net/spip.php?article2122

    « Que c’est bon c’est une brochure qui parle de pourquoi ça peut faire kiffer d’avoir mal ! Y a des témoignages d’expérience perso, une interview, des extraits de bouquins et de podcast sur le sujet. Ça parle un peu de comment la douleur est reliée au plaisir dans le cerveau, de comment concilier BDSM et féminisme, ça explique comment fabriquer un martinet de récup ou utiliser des objets de sa maison… bref un peu de théorie et de pratique sur le masochisme ! » #Q

    / Infokiosque fantôme (partout), #Transpédégouines,_queer, #Sexualités,_relations_affectives

    #Infokiosque_fantôme_partout_
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/que_c_est_bon_d_avoir_mal-28pa4-cahier-aout2023-2.pdf
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/que_c_est_bon_d_avoir_mal-56pa5-pageparpage-aout2023-2.pdf