• Avec Diala, on vient de livrer le site du Quadrilatère, le centre d’art contemporain de Beauvais :
    https://www.lequadrilatere.fr

    C’est évidemment du SPIP.

    – On retrouve nos habituelles formes longues :
    https://www.lequadrilatere.fr/Enterrer-le-soleil
    https://www.lequadrilatere.fr/Cecile-Bart-Peu-importent-les-ressemblances

    – Pas mal de micro-animations (au scroll, au survol), y compris le logo animé du Quadrilatère, qui se désactivent lorsqu’on configure l’accessibilité de son appareil en « prefers-reduced-motion ».

    – L’entête de navigation en haut de page qui se décroche avec le scroll. C’est désormais assez habituel, mais j’aime bien comment on l’a traité, avec le changement éventuel de couleur et le logo qui change discrètement de taille.

    – Les changements de couleurs selon les rubriques et les pages. (Ça a toujours été mon truc.)

    – Si les webmestres oublient de renseigner le champ « alt » des images, j’utilise l’API de ChatGPT pour renseigner ce champ alt. Ça donne des résultats étonnamment précis.

    – Ça a été l’occasion de retrouver une vielle connaissance, Omer Pesquer :
    https://psqr.fr
    qui assurait l’AMO avec Michel Kouklia :
    https://psqr.fr/kmnop

    – Sinon, si vous passez à Beauvais, la visite du Quadrilatère, juste à côté de la cathédrale, ça vaut vraiment le coup. Le bâtiment d’André Hermant est magnifique (1976) et les espaces intérieurs ont été entièrement refaits en 2023 (le musée a rouvert l’année dernière). Les expos sont spectaculaires, avec des œuvres qui généralement profitent des espaces impressionnants des salles.

    #shameless_autopromo #spip

  • Le Conseil de sécurité de l’ONU exige « la cessation immédiate » des attaques de l’Iran contre les Etats du Golfe
    franceinfo avec AFP – Publié le 11/03/2026
    https://www.franceinfo.fr/monde/iran/guerre-entre-les-etats-unis-israel-et-l-iran/le-conseil-de-securite-de-l-onu-exige-la-cessation-immediate-des-attaques

    Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté, mercredi 11 mars, une résolution très ferme contre Téhéran, réclamant la « cessation immédiate » de ses attaques contre les Etats du Golfe et la Jordanie, sans mentionner celles d’Israël et des Etats-Unis contre la République islamique. Le texte soumis au vote des 15 membres du Conseil de sécurité était porté par Bahreïn avec les autres membres du Conseil de coopération du Golfe (Arabie Saoudite, Emirats arabes unis, Koweït, Oman et Qatar) ainsi que la Jordanie. Treize pays ont voté pour. La Russie et la Chine se sont abstenues.

  • Craig Mokhiber sur X :
    https://x.com/CraigMokhiber/status/2024123306660495388

    Donald Trump’s so-called “#BoardOfPeace ,” scheduled to meet tomorrow, is literally a criminal conspiracy, created by two co-conspirators (US & Israeli regime) involved in a raft of grave international crimes, including genocide, apartheid, unlawful occupation, war crimes, crimes against humanity, and land theft.

    The purpose of the conspiracy is to complete the final phase of the genocide and ethnic cleansing of the indigenous population, to consolidate the unlawful occupation, to steal the land, and to personally profit from the illicit proceeds of these crimes.

    Every individual that joins the conspiracy and any of its constituent parts, is a participant in these crimes and should be subject to individual criminal responsibility, political accountability, and public shaming wherever they appear.

    And, in any event, their personal legacies will certainly carry the stain of complicity for generations. #Shame

  • Un #shameless_autopromo un peu spécial aujourd’hui : j’aimerais pousser un peu mon activité de photo :
    https://photo.23forward.com

    Depuis des années, j’ai beaucoup de mal à dire que je suis « photographe », je dis plutôt que « je fais des photos » dans le cadre de mes activités professionnelles. (Donc pas totalement shameless l’autopromo…)

    Mais en 2025, des copines m’ont demandé de leur faire des portraits pour leur boulot, j’ai également fait les portraits d’environ 110 jeunes de la section du lycée de mon aînée en une journée (rigole, mais c’est super-dur d’obtenir une pose potable d’un ado stressé en quelques minutes à peine), alors je me suis dit que je pouvais tout aussi bien revendiquer que je fais de la photo de portrait et monter un site Web pour promouvoir cette activité…
    https://photo.23forward.com/Portraits

    J’adore les séances de portrait : c’est à la fois très humain (parce que personne n’est vraiment à l’aise avec un objectif sous le nez) et très technique (même en extérieur j’utilise un flash ou deux, et je retouche systématiquement les images).

    J’ai commencé la photo professionnellement quand j’ai couvert les backstages des défilés Haute couture pour le magazine en ligne qu’on avait monté avec Diala (il y a quelques vedettes du milieu, dans ces photos) :
    https://photo.23forward.com/Evenements

    Une chose que j’ai apprise avec ces backstages, c’est à ne plus avoir peur des gens que je prends en photo. Les premières séances, ça se voit sur les photos que j’avais peur de déranger, et simplement d’affronter le regard direct des modèles – alors même que le principe de ces séances, c’est bien de prendre en photo ces personnes qui sont là justement pour être prises en photo… Et donc rapidement, apprendre à capter l’attention pour obtenir un regard, un sourire, une pose, et travailler très rapidement (parce que c’est pas du portrait de studio non plus, il y a des dizaines de personnes en train de bosser tout autour). Puis apprendre à ajouter de la lumière au flash sans que ça fasse polaroïd (même si c’est un genre qui se faisait, c’est pas mon truc). Et prendre confiance pour, justement, mettre en confiance la personne de l’autre côté de l’objectif.

    Plus récemment, Diala avait lancé une collection de cagoules-écharpes (fabriquées ici à #Montpellier), pour laquelle on a fait une série de photos sur la plage de Carnon en hiver avec une mannequin (IG @margauxcaffarel), ainsi que des photos dans les jardins du Château d’O avec une copine :
    https://photo.23forward.com/Mode

    Flash, réflecteur et grand diffuseur. Beaucoup de photos en une demi-journée, c’était très cool.

    Évidemment, dans le cadre de 23Forward, je fais assez souvent des photos à 360° dans les musées, mais il m’arrive de faire des photos « classiques » d’expositions :
    https://photo.23forward.com/Espaces

    Il y a quelques années, j’avais appris à faire des photos d’architecture pour un cabinet au Liban aux côtés d’un photographe spécialisé, et dans une certaine mesure c’est le même genre de soucis techniques.

    ====

    Un aspect que j’aime beaucoup avec les séances photo, c’est le fait de n’avoir pas beaucoup droit à l’erreur : le jour même, il faut éviter de se rater. Soit parce que c’est un événement unique, soit parce qu’on bloque le temps de quelqu’un. Mon boulot habituel pour le Web et les écrans interactifs, c’est de développer des projets relativement longs assis derrière mon ordinateur : c’est-à-dire que si je rate quelque chose à un moment donné, j’ai tout loisir de corriger ou refaire, les jours suivants. Il n’y a pas vraiment d’incertitude : je sais que je vais faire le taf, aujourd’hui ou dans les jours suivants, c’est certain. Alors que les photos, il faut les prendre à un moment donné et ne pas rater le coche. Soit l’événement ne se représentera pas, soit ça va casser les pieds à tout le monde. Je ne sais pas si je vivrais bien d’être en permanence dans ce genre de stress (les shoots « importants », je ne dors jamais trop bien la nuit précédente), mais par contraste avec mon métier habituel, c’est tout à fait bienvenue.

    Un autre aspect que j’apprécie, c’est de travailler avec quelqu’un directement. En général dans mon boulot je bosse seul devant mon ordinateur, et si j’échange de temps en temps, ce n’est généralement pas pendant que je code. Le travail de production, habituellement, est très solitaire. Ça convient à mon caractère, mais c’est bon aussi de faire autre chose. Et la photo de portrait, par principe la production des images se fait au moins à deux…

  • Exposition « Les Très Riches Heures du duc de Berry » au château de Chantilly – du 7 juin au 5 octobre 2025
    https://chateaudechantilly.fr/evenement/les-tres-riches-heures-du-duc-de-berry
    https://www.youtube.com/watch?v=ffB6u7vI290

    Et pour le #shameless_autopromo, c’est nous (Mosquito et moi) qui avons réalisé la consultation numérique (en salle et en ligne) du manuscrit :
    https://les-tres-riches-heures.chateaudechantilly.fr

  • « Nous avons toujours la #montagne ». Les #monts_Shengal ou la survie du peuple yézidi

    À partir de deux romans graphiques — Shingal de Mikkel Sommer et Tore Rorbaek (2020) et No sleep till Shengel de Zerocalcalcare (2023) -, et de l’essai La montagna sola. Gli ezidi e l’autonomia democratica di Şengal1 co-signé par Rojbîn Berîtan et Chiara Cruciati (2022), ce texte propose de mettre en avant le rôle que les auteurices attribuent à la figure de la montagne. Les monts #Shingal ou Shengal (en kurde) ou #Sinjar (en arabe), qui s’érigent au milieu de la Plaine de Ninive, territoire contesté entre l’Irak fédéral et le Kurdistan irakien (Calvaillé, 2024), sont le lieu duquel est originaire le peuple yézidi, d’où il a été chassé au nom de l’#ingénierie_démographique mise en place par l’État irakien sous #Saddam_Hussein (années 1970), et où il cherche à se reconstruire en puisant dans les principes et valeurs du #confédéralisme_démocratique.

    1Les images satellites montrent une des spécificités des monts Shengal2 : ils s’érigent, seuls, au milieu du désert dénommé la #Plaine_de_Ninive (Figures 1, 2 et 3). Ils font 100 kilomètres de long et 15 de large, et culminent à 1462 mètres d’altitude, nous dit Wikipedia3.

    2Sur la page en français de l’encyclopédie en ligne, les informations sur cette chaîne de montagnes sont succinctes. Deux articles « détaillés » et connexes sont toutefois consacrés à des événements qui s’y sont déroulés : le « massacre de Sinjar » (3-15 août 2014) et la « bataille de Sinjar » (3 août 2014-13 novembre 2015).

    3Ces articles font référence au massacre du peuple yézidi par l’État islamique en août 2014, qui a été qualifié de génocide par l’ONU en mai 20214.

    4Une bande dessinée de Mikkel Sommer et Tore Rorbaek (2020) raconte, de manière romancée mais fondée sur des faits réels, cette histoire à partir des vicissitudes de deux frères et leurs familles.

    5Dans cet album, à côté de la population yézidie il y a un autre protagoniste : la montagne. En effet, quand les signes annonciateurs de l’attaque de Daech sur la population se font plus présents, celles et ceux qui peuvent fuient dans les montagnes. En quelques jours 50 000 Yézidi·es y trouvent refuge, d’autres, empêché·es par les soldats de Daech, subissent exécutions de masse, enlèvements, viols et esclavage sexuel. La montagne sera assiégée par les djihadistes et les rescapé·es se retrouvent ainsi sans vivres, sans eau, et dans un environnement où la température peut atteindre 50°C (Figure 5).

    6L’auteur de bande dessinée #Zerocalcare, qui a accompagné #Rojbîn_Berîtan et #Chiara_Cruciati sur le terrain à #Shengal, et dont il sera question plus tard, a résumé dans une planche parue dans son album No sleep till Shengal cette fuite pour la survie.

    7C’est le 64e génocide dans l’histoire du peuple yézidi, nous apprend le roman graphique. L’aide humanitaire occidentale et irakienne est larguée depuis le ciel. Des hélicoptères évacuent les femmes et les enfants. 50 000 personnes seront sauvées via un corridor humanitaire mis en place par les Kurdes de Syrie ; il permettra aux survivant·es de s’installer dans des camps de réfugié·es dans la région. D’autres resteront sur place, pour combattre les islamistes et protéger leur territoire ; dans ce groupe il y a des femmes, qui ont pris les armes et créé des unités d’autodéfense, les Unités des femmes d’Êzîdxan. Une des leurs membres, Viyan Hebabî, déclare : « [L’agression de Daech avait] l’objectif d’effacer les Yézidis de la surface de la Terre. Pour cette raison ils ont ciblé les femmes, les fondements de la société. La réaction a été la naissance des Unités des femmes d’Êzîdxan. Une armée de femmes pour venger les Yézidies. Les Unités des femmes d’Êzîdxan sont la promesse de la vengeance, la réponse au 64e ferman5 » (p. 152).

    8Les mots prononcés par un des deux pères, protagonistes de la BD, sont prémonitoires : « Jusqu’à aujourd’hui, personne n’a jamais pu nous débusquer chaque fois que nous nous sommes réfugiés dans les montagnes. […] La montagne nous protégera toujours, comme elle l’a fait tant et tant de fois par le passé » (p. 69). Une montagne-refuge qui rappelle la figure-concept de « zomia », théorisée par James C. Scott, récemment disparu, et à qui le JAR|RGA a rendu hommage dans un texte co-signé par Emmanuel Peyvel et Bernard Debarbieux6. Ainsi, quand le district de Shingal est libéré de Daech en novembre 2015, une autre histoire commence, une histoire de résistance, où la montagne joue, une fois de plus, le rôle de protagoniste.

    9C’est d’ailleurs l’élément choisi pour le titre d’un essai, co-écrit par Rojbîn Berîtan, interprète et médiatrice culturelle, et Chiara Cruciati, journaliste, et dont la couverture est illustrée par Zerocalcare : La montagna sola (la montagne seule, de l’arabe Al Jabal Wahid). La monographie est consacrée, pour une bonne partie, à expliquer les origines, l’histoire, les rites, la sociologie, la culture et la religion du peuple yézidi (chapitres 1 à 3). Les quatrième et cinquième chapitres relatent le massacre de 2014 et la résistance des femmes. Les deux derniers racontent la libération de Shingal et la mise en place de l’autonomie yézidie selon les principes et valeurs du confédéralisme démocratique, théorisé par Abdullah Öcalan, fondateur du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui le définit ainsi : « Font partie de la nation démocratique toutes les personnes qui cohabitent sur la base de trois piliers fondamentaux : démocratie, liberté des femmes et écologie, et qui s’organisent à travers un auto-gouvernement et une auto-défense où chaque identité est représentée et organisée » (p. 32). Des normes éthiques et morales structurent la vie collective : abolition de la peine de mort, des prisons, des mariages précoces, de la polygamie et du travail des enfants. Le système prévoit en outre la propriété publique des ressources naturelles et des moyens de production (p. 193).

    10La montagne apparaît centrale dès le début du livre, dans son introduction : l’expérience d’autonomie et de résistance à l’État a été rendue possible par la montagne, un « instrument tangible de défense » (p.18), disent les autrices. « C’est la montagne qui a protégé le peuple yézidi des persécutions et des massacres », rappellent-elles quelques pages plus loin (p. 27).

    11Le #retour des Yézidi·es sur leurs montagnes s’inscrit dans une histoire qui date d’avant le massacre de 2014. Les autrices s’arrêtent longuement sur les événements de 1975, quand, sous la vice-présidence de Saddam Hussein, « Baghdad a ordonné la destruction des villages yézidis de montagne et a contraint 250 000 personnes, dont la majorité yézidies, à se transférer dans la vallée dans onze townships construits ad hoc, selon un style urbanistique étranger à la tradition yézidie, mais utile au contrôle social par l’armée » (p. 40). Pendant la « réforme de la terre » (p.126), 148 villages furent détruits à Shengal et 38 à Shexka, vidés de leur population remplacée par des arabophones. Les communautés yézidies furent séparées, leurs terres confisquées, et des processus d’arabisation et islamisation entamés. Un processus qualifié de « dilution ethnique » par UN-Habitat (2019, p. 6). Avec la chute de Saddam Hussein, et jusqu’en 2014, les Yézidi·es furent gouverné·es par l’autorité régionale du Kurdistan.

    12Or, comme on l’a vu plus haut, la montagne a permis en 2014 à celleux qui ont réussi à fuir de survivre, individuellement mais aussi collectivement, au massacre : « Si, après le massacre de Daech, les Yézidis n’avaient pas choisi la route vers la montagne, leur peuple aurait été oublié par l’histoire, dispersé et éloigné de ses terres, victime d’un génocide culturel, séparé de ses propres origines et éloigné d’un mouvement de libération – le mouvement kurde – défini par certains comme terroriste, mais qui a sacrifié des vies pour l’aider à survivre » (p. 30). Une femme âgée yézidie témoigne :

    "La première chose que chaque Yézidi a pensé était de rejoindre la montagne. Nous préférons mourir sur les montagnes plutôt que d’aller sur la terre de quelqu’un d’autre. Pour nous, le Mont Shengal est honneur et dignité. Ceux qui ont abandonné les montagnes ont accepté l’éradication. Nos vieux, qui l’avaient prévu, nous disaient : « Quand arrivera le grand ferman, réfugiez-vous sur les montagnes, n’allez nulle part ailleurs. Cela arrivera, mais si vous tombez loin des montagnes, il ne restera plus rien du yézidisme. Nous, Yézidis, nous n’avons ni amis ni refuge si ce n’est les montagnes, ne considérez aucun autre lieu comme votre patrie » (p. 110)."

    13Et… « de la tragédie est né le retour » (p.128), et ceci grâce à la « première graine du mouvement de libération » (p.113) apporté par les Kurdes du Rojava. En effet, les Yézidi·es qui sont retourné·es sur les montagnes se sont approprié les « instruments matériels et idéologiques […] d’une nouvelle forme d’organisation politique » (p. 42). Ainsi, ce retour a permis au peuple yézidi de « retrouv[er] ses racines dans le yézidisme des origines » (p. 42), celui d’avant le processus d’« ingénierie démographique » (p. 125) qui a conduit à l’arabisation et l’islamisation forcées de la population yézidie.

    14Toutefois, la #reconquête de l’#autonomie n’est pas sans obstacle : l’armée irakienne a construit un mur haut de quatre mètres « pour mettre les Yézidis sous pression et les isoler » (p. 209) ; l’aviation turque bombarde régulièrement Shengal (p. 212). Pourtant, les Yézidi·es continuent de défendre leur montagne, seuls, en s’opposant aux armées, en se formant dans les académies et les assemblées populaires ; c’est leur contre-attaque politique (p. 213). Une contre-attaque fondée sur l’autonomie « de facto construite autour de la montagne et protégée par la montagne » (p. 216). Ainsi, la montagne protège les Yézidi·es, mais les Yézidi·es, en retour, protègent la montagne, en la réhabitant avec un projet politique « autre, de #liberté et #démocratie_participée » (p. 215).

    https://journals.openedition.org/rga/14851
    #shameless_autopromo #livre #recension #BD #bande-dessinée
    #yézidis #Irak #génocide #histoire #Etat_islamique #Kurdistan #Kurdistan_irakien #refuge #persécution #montagne_refuge #religion

  • Les « rebelles » des Alpes italiennes selon #Enrico_Camanni

    1Le livre Alpi ribelli (Alpes rebelles) est sorti en 2016, avec le sous-titre « histoires de montagne, résistance et utopie ». Son auteur, Enrico Camanni, est un écrivain, journaliste et alpiniste italien, né à Turin en 1957. Son activité éditoriale autour de la montagne est vaste : il a été rédacteur en chef de la Rivista della Montagna, il a fondé le magazine ALP qu’il a aussi dirigé, et co-dirigé la version italienne de la revue L’Alpe ainsi que la revue Piemonte Parchi. Il a également co-dirigé le film La montagna inventata, la montagne inventée. La liste des livres qu’il a écrits ou qu’il a coordonnés serait bien trop longue pour qu’elle soit évoquée ici. Elle est présente sur son site web, avec cette note : « J’en ai écrit beaucoup, et ils sont tous différents. La montagne m’a permis de me balader entre les genres, ce qui est vital pour moi. J’ai toujours aimé les grands espaces1 ».

    2Un nombre important de ses livres parlent d’alpinisme, de son histoire et de sa sociologie. Le dernier, publié en 2025 par le Club alpin italien, adapte l’expression « mal d’Afrique » à la montagne : Mal di montagna. Quindici storie di passione (Mal de montagne. Quinze histoires de passion), s’intitule-t-il. L’ouvrage « rassemble quinze portraits d’alpinistes d’époques, de compétences et d’horizons différents, quinze intimités approfondies par des liens de corde ou des affinités d’esprit, quinze visages d’un monde difficile à comprendre et encore plus difficile à raconter. Seule l’humanité des protagonistes peut donner un sens à leur ‘maladie’ »2.

    3Alpi ribelli met lui aussi en avant l’humanité de figures montagnardes. Mais dans ce livre, dans lequel des alpinistes sont également à l’honneur, les personnages sont rassemblés car, à différentes époques et par différents moyens, ils ont défié l’ordre établi. Il en résulte des Alpes italiennes pointillées d’« âmes libres, contraires et résistantes », comme le suggère la quatrième de couverture.

    4L’introduction est particulièrement éclairante pour saisir le choix des 17 personnes à qui Enrico Camanni a décidé de rendre hommage. Les portraits des « rebelles » sont présentés sur une carte en début du livre (Figure 2), mais le livre n’est pas rédigé sous forme d’abécédaire. Leurs histoires s’entremêlent dans les 23 chapitres qui composent l’ouvrage. Le fil rouge n’est pas dicté par un ordre chronologique ou alphabétique. Le choix a été plutôt celui de faire ressortir des thématiques, qui se devinent à peine dans les titres des chapitres : « On peut adorer le Christ dans les forêts3 », « Dans cette compagnie d’hypocrites et de bouffons », « Je ne peux pas ne pas participer », « La langue et le drapeau », « La vérité fait plus peur », « Sais-tu qu’ils veulent me tuer ? » en sont des exemples particulièrement emblématiques.

    5Comment Enrico Camanni introduit-il cette constellation d’hommes et des femmes, souvent en quête de liberté pour iels et pour les territoires dans lesquels iels vivent ? Avant tout, en dressant le constat que la « complexité » est le maître-mot de l’époque contemporaine, et que les Alpes n’y échappent pas. Car, comme le souligne Enrico Camanni en conclusion, « les terres les plus isolées, raides et extrêmes sont des accélératrices de changement, une infaillible cartina di tornasole [papier tournesol] pour lire et interpréter les transformations à venir » (p. 224-225). Les Alpes « si extrêmes dans la contradiction » : le « vétuste » et l’« hypermoderne », le « trop » et le « pas assez », les « ghost towns » et « Disneyland » « coexistent sans presque jamais se parler », résume-t-il (p. 6). En toile de fond, un « acteur invisible » qui structure les dynamiques alpines : le « modèle consumériste urbain » (p. 6). C’est lui qui, selon Enrico Camanni, a « changé la montagne » en y introduisant trois mots qui « n’existaient pas dans le vocabulaire alpin : rapidité, motorisation, ciment ». Donc : ski, automobiles, immeubles en copropriété (condomini) (p. 7). Une « colonisation urbaine » par une « culture hégémonique qui a supplanté la culture minoritaire, en annulant les rythmes, les rites, les mythes, les tabous et les dynamiques sociales, et en important de la plaine un modèle étranger mais gagnant, et pas seulement économiquement » (p. 7). L’auteur ne mâche pas ses mots, et affirme sa posture et son positionnement dès la courte introduction.

    6L’écrivain insiste, en début du livre, sur le lien entre montagne et plaine, car « les Alpes sont très proches des grandes villes, elles les regardent et les effleurent », elles sont devenues « le plus grand parc de divertissement de la ville », comme le prédisait Virginia Woolf, ajoute-t-il (p. 7). Mais dans l’histoire récente, elles sont aussi devenues le nouveau cadre de vie pour des citoyen·nes « en quête d’un avenir, ou du moins d’un air, meilleur » (p. 8). Les rapports entre montagne et villes se complexifient, et les deux entités sont de plus en plus interdépendantes. Enrico Camanni met en évidence le paradoxe de la distance : car les Alpes n’ont jamais été si proches — grâce à la fibre optique et aux autoroutes par exemple —, mais, au même temps, si lointaines des villes : « même avec le haut débit, les montagnes restent en pente, et même avec Internet, il neige d’octobre à mai, les os gèlent et les soirées d’hiver n’en finissent jamais » (p. 8-9).

    7Pourtant, malgré la pénétration du modèle consumériste urbain dans les montagnes, les Alpes « hébergent les différents, les rebelles, les résistants, les antagonistes, les hérétiques, pour devenir refuge et mégaphone des âmes libres et contraires », hier comme aujourd’hui. Enrico Camanni, dans son livre, a décidé de raconter l’histoire de 17 d’entre elleux.

    8L’auteur invite à commencer le cheminement en Suisse, en une sorte de deuxième introduction en dehors des Alpes italiennes au cœur de son ouvrage. Il le commence en explicitant le binôme qui, dans l’histoire, y compris mythique, de ce pays s’est créé entre Alpes et liberté. Celui-ci est né avec la légendaire rébellion de Guillaume Tell, le mythe fondateur de la confédération helvétique. « Tout remonte à Tell » (p. 13), pose Enrico Camanni en une sorte d’axiome irréfutable. La liberté pour laquelle Guillaume Tell s’est battu prend fin avec le Traité d’Utrecht qui « trace la frontière sur les montagnes, le centralisme bureaucratique des capitales [qui] entrave le rôle des communautés alpines en reléguant les Alpes à périphérie des États. Les hommes libres ne le sont plus » (p. 16). C’est ainsi que Enrico Camanni explique l’appauvrissement et le dépeuplement des terres hautes. Celui-ci serait dû à « l’isolement politique et économique voulu et imposé par les capitales extérieures » et non pas « au caractère sévère de l’environnement alpin » (p. 16-17). C’est de là qu’est née la « méfiance des montagnards envers une idée de ville qui se résume en cinq mots négatifs : centralisation, distance, pouvoir, indifférence, incompétence » (p. 17). C’est contre ces mots et ce qu’ils comportent quand ils se concrétisent dans la vie et les territoires de montagne, que les 17 rebelles se sont battus.

    9Dans les portraits des hommes et femmes « libres », beaucoup d’alpinistes (#René_Desmaison, #Gary_Hemming, #Reinhold_Messner, #Gianpiero_Motti, #Tita_Piaz, #Mary_Varale), mais aussi des hommes de foi (#Fra_Dolcino, #Giosuè_Javanel), un activiste (#Luca_Abbà), un écrivain (#Nuto_Revelli), un syndicaliste (#Guido_Rossa), et des personnes difficiles à caser dans des catégories figées : #César-Emmanuel_Grappein (médecin, politicien et écrivain), #Alexander_Langer (politicien, journaliste, essayiste), #Tina_Merlin et #Giovanna_Zangrandi (journalistes, écrivaines et partisanes), #Franz_Thaler (pacifiste et artisan), #Attilio_Tissi (alpiniste et politicien).

    10700 ans se sont écoulés entre Fra Dolcino — prédicateur brûlé vif en 1307 — et Luca Abbà — activiste contemporain dans la lutte contre la construction de la ligne à grande vitesse Lyon-Turin. Mais un élément les rapproche tous et toutes, au-delà des époques, ce sont 17 « voix fâchées qui filtrent comme des gouttes dans les failles du système » (p. 9). Ce sont les voix de celles et ceux qui « ont le privilège de comprendre les dangers en premiers et de le hurler en légitime défense, parce que toutes les eaux descendent des montagnes. Aucune ne remonte à la source » (p. 9-10). Ce sont ces cris à qui Enrico Camanni fait écho, car « le vieux cri des Alpes rebelles nous interroge aujourd’hui plus que jamais sur la difficile cohabitation […] de différentes visions du monde dans la mer agitée de la globalisation » (p. 10).

    11Dans ce sens, le combat pacifiste et écologiste d’Alexander Langer4 est emblématique : « Né dans les montagnes, il savait parfaitement que les Alpes auraient pu être un magnifique laboratoire de développement durable et d’innovation conservatrice. En théorie, elles étaient le lieu idéal pour expérimenter ce lentius, profundis, suavius qu’il pratiquait, prêchait et aimait. En pratique, les Alpes étaient l’exemple de comment il est possible de bouleverser un monde en quelques décennies, en substituant les raisons du profit à celles de la cohabitation » (p. 72). Alexander Langer, qui a été député au parlement européen pour le parti des Verts qu’il a contribué à fonder, a ardemment défendu l’idée que « si les Alpes s’érigeaient au centre de l’Europe, elles avaient la vocation à l’unir et non à la diviser » (p. 71).

    12Les Alpes sont le centre géographique de l’Europe, et ont aussi été le lieu où s’est organisée la Résistance, celle avec le R majuscule : « Si la plaine appartient aux fascistes, la montagne appartiendra aux partisans » (p. 128). Une idée mise en œuvre notamment par Nuto Revelli, co-fondateur de la compagnie de rebelles Rivendicazione Caduti (« revanche » aux soldats « tombés » sur le front russe) et membre de la bande partisane Italia Libera. Après la guerre, Nuto Revelli, devenu écrivain, a rencontré « les derniers protagonistes de la “civilisation alpine” » (p. 130) et a raconté le déclin démographique dans les vallées italiennes.

    13Parmi les trois femmes qui habitent l’ouvrage, le portrait de Tina Merlin est particulièrement saisissant. Cette journaliste s’est battue avec sa plume contre la construction du tristement célèbre barrage du Vajont. Enrico Camanni reporte dans son livre les mots que Tina Merlin a écrit dans le journal L’Unità et pour lesquels elle a été accusée dans un procès où elle a été au final acquittée :

    À Erto, en Valcellina, 130 chefs de famille hommes et femmes se sont rassemblés pour créer un organisme ayant une forme juridique permettant de défendre les droits et les intérêts des individus et des collectivités du village face aux intimidations et aux abus dont la Sade5 se rend coupable dans la région… Dans l’égoïsme de la société électrique et dans l’inertie du gouvernement, [les montagnards] entrevoient un danger grave pour l’existence-même du village où l’on est en train de construire un bassin artificiel de 150 millions de mètres cubes d’eau, qui dans le futur, en érodant le sol, pourraient s’effondrer dans le lac… (p. 154).

    14Les avertissements de Tina Merlin n’ont pas été écoutés. Pourtant, la toponymie-même aurait dû alerter sur la tragédie à venir : le barrage a été construit sur les flancs du « Monte Toc, qui signifie ‘morceau de roche’, mais en langue frioulane indique aussi une chose pourrie » (p. 155). Mais personne n’écoute tous ceux et toutes celles et ceux qui alertent sur la tragédie qui se concrétisera le soir du 9 octobre 1963, quand trois millions de mètres cubes de roche tombent dans le lac artificiel causant la mort de presque 4 000 personnes dans la vallée.

    15L’avant-dernier chapitre raconte l’histoire de Luca Abbà, né à Turin en 1975, et qui se définit comme « cultivateur de montagne » (p. 207), un métier qu’il apprend sur le tas quand il hérite d’un bout de terre au moment du décès de son grand-père, à Exilles, dans le Val de Suse. C’est là qu’il fonde un comité local d’organisation contre le projet de ligne ferroviaire à grande vitesse. Ensemble avec d’autres militant·es, iels achètent et occupent des terrains en localité de Chaumont, là où doivent commencer les travaux de construction de l’infrastructure ferroviaire. Enrico Camanni raconte avec minutie la chronologie des événements qui ont eu lieu le 27 février 2012, quand Luca Abbà, pour résister à l’évacuation, monte sur un pylône électrique où il sera électrocuté : « tout le monde le croyait mort, on ne survit pas à une chute dans le vide de douze mètres, sur des pierres » (p. 211). Pourtant, après une hospitalisation qui a duré plus de trois mois, il est « à nouveau debout » (p. 212) et livre à Enrico Camanni ces mots de rébellion et d’espoir :

    L’envie de combattre est toujours plus enracinée dans la vallée et les nouvelles générations sont plus préparées que celles d’avant. Elles ne se limitent pas à défendre leur pré carré, elles veulent construire un monde différent, à taille humaine, et non pas un monde fait de machines et de banques. La croissance c’est bien, mais elle doit être culturelle. Et puis nous devons apprendre à nouveau à faire les choses par nous-mêmes, en respectant la terre. C’est cela la vraie liberté, matérielle et spirituelle (p. 213).

    16Le dernier chapitre est consacré à un protagoniste un peu particulier. Il a quatre pattes et est au centre de nombreuses controverses dans les Alpes : le loup, le « rebelle par excellence » (p. 214) :

    Le loup est le rebelle par excellence, hors-la-loi et hors-le-temps, car il représente ce que nous ne sommes plus : la nature sauvage, le courage d’aller, l’émotion primordiale. La bête rebelle habite des terres rebelles. Le centre de gravité des loups à l’ère de l’Internet oscille entre les Alpes de la mer et les vallées de Coni, Saluces, Pignerol et Suse, en traversant des lieux qui étaient jadis occupés par les partisans de Nuto Ravelli, les crêtes du commandant vaudois Janavel, les villages des revendications occitanes, les forêts des No TAV et de la résistance en Val de Suse » (p. 214-215).

    17Le loup parcourt et reconquiert ainsi les territoires qui ont vu naître, au cours des siècles, des hommes et des femmes « qui ne fuyaient pas, [des gens] qui croyaient et ne se pliaient pas » (p. 10). Et dont Enrico Camanni nous livre ces très émouvants portraits.

    https://journals.openedition.org/rga/14856
    #shameless_autopromo #Alpes #montagne #résistance #rebelles #livre #recension #Alpes_italiennes #Italie #histoire #utopie

  • Et si ce n’était pas la #rivière qui avait tué #Blessing_Matthew ? Récit d’une #recherche-action à la #frontière_franco-italienne

    La frontière tue deux fois. La première par le durcissement des contrôles qui augmentent les risques de son franchissement, la seconde quand la #justice est niée face aux violences et aux décès que ces politiques et ces pratiques à la frontière induisent. La reconstitution des circonstances de la noyade d’une jeune femme nigériane de 21 ans dans la Durance en 2018, par une équipe composée de chercheures, d’une association de soutien aux migrants et d’un témoin, révèle non seulement l’enchaînement des événements à l’issue fatale, mais également les causes systémiques de ce #décès. La mort de Blessing Matthew n’est pas attribuable à un accident ou aux dangers de la montagne, comme l’invoquent les autorités françaises, mais aux conséquences de la gestion sécuritaire à l’œuvre à la frontière franco-italienne.

    https://journals.openedition.org/mondesmigrations/351
    #shameless_autopromotion #frontière_sud-alpine #migrations #réfugiés #border_violence #border_death #morts_aux_frontières #mourir_aux_frontières #Hautes-Alpes #Alpes #montagne #danger #risques #risques_naturels #France #impunité #border_forensics #architecture_forensique #frontières #La_Vachette #contre-enquête #violence #violences_frontalières #Durance

    ping @isskein @reka

    • Ainsi, dans le cas de Blessing, comme dans celui des autres 189 personnes décédées en tentant de traverser une des frontières alpines depuis 199317, la dangerosité du parcours est le résultat d’une stratégie politique et non d’un environnement « naturel » supposé hostile18. À partir de 2015, la réintroduction des contrôles aux frontières internes à l’espace Schengen et la mise en place d’une infrastructure de plus en plus sophistiquée de surveillance et de contrôles frontaliers ont déclenché un processus de « frontiérisation » de l’espace alpin19.

      (dommage que les images d’illustration soient si petites...)

  • #shameless_daughter_promotion
    A first look at P21 gallery’s from the river to the sea exhibit
    https://www.newarab.com/features/first-look-p21-gallerys-river-sea-exhibit
    https://www.newarab.com/sites/default/files/styles/600x338/public/2024-09/PXL_20240926_190624842%20%281%29%20%281%29.jpg?h=279c5597&itok=gDNS1l1A

    Amid Israel’s ongoing war in Gaza, P21 gallery in London opens ’Art of Palestine: from the river to the sea,’ celebrating Palestinian resilience and heritage

  • Ça faisait un moment, alors voici un beau #shameless_autopromo : on a livré pour la réouverture du musée Dobrée à Nantes une belle série d’écrans interactifs.

    Profites-en, pour sa réouverture ce week-end, le musée est gratuit jusqu’au 2 juin.

    – Une table sur la tapisserie de Cérès, avec des grandes photographies zoomables, et des points d’intérêt explicatifs.

    – Une table sur l’architecture religieuse au Moyen Âge, permettant notamment de situer où les œuvres présentées dans le musée ont été retrouvées dans Nantes. Panoramiques 360 et cartels enrichis.

    – Des momies au rayons X, pour présenter la collection d’animaux momifiés. Un système de slider de type « avant-après » superposant une photographie et une vue aux rayons X, avec des points d’intérêt dans chaque vue.

    – Galerie des céramiques. Des cartels pour chaque céramique de la galerie, accessible via une grande photographie zoomable. Pour certaines œuvres, on intègre un objet 3D temps réel manipulable et doté de points d’intérêt.

    – Mémoires des guerres de Vendée et de la Révolution. Une collection de documents présentés sous l’angle de la « mémoire bleue » et de la « mémoire blanche ».

    – Carnets de voyage d’un explorateur. Présentation de cartons des récits de voyage de Frédéric Caillaud.

    – Panomara sur les collections d’arts graphiques. Des présentations de documents graphiques (gravures, dessins…). Pour les manuscrits et les imprimés, c’est présenté sous forme d’animations tourne-page. On y trouvera notamment un très beau manuscrit commandé par Anne de Bretagne, Les Vies des femmes célèbres (1504-1506) richement illustré.

    – Ainsi que 5 « players » de vidéos.

    Comme toujours, l’intégralité est réalisé sous forme de site Web (mais évidemment ça ne ressemble pas à un site Web), c’est du #SPIP forcément, et c’est installé en local sous forme de fichiers statiques aspirés et lancés en mode kiosque.

  • Tout va bien, l’état sioniste massacre les civils mais, grâce aux demandes de la “#communauté_internationale (Biden et ses larbins), respecte le droit international puisqu’il n’a pas envoyé de troupes au sol.

    Dans la ville de #Rafah, bombardée sans relâche, Israël annonce avoir libéré deux otages retenus par le Hamas
    https://www.lemonde.fr/international/article/2024/02/12/israel-annonce-avoir-libere-deux-otages-du-hamas-lors-d-une-operation-a-rafa

    Toutefois, les frappes de la nuit ne semblent pas marquer le début de cette offensive, qui inquiète la communauté internationale

  • Un petit #shameless_autopromo dont je suis très content (et assez fier) : les Archives de Montpellier m’ont commandé un nouveau mini-site cette année : Gouverner Montpellier au XVIIIe siècle
    https://musee.info/Gouverner-Montpellier-au-XVIIIe-siecle

    Le terme de « gouvernement » ou l’action de gouverner s’appliquent généralement au XVIIIe siècle aux États. À la fin du XVIIIe siècle, on trouve parfois la mention du « bon gouvernement » dans les villes, par exemple dans le tome 4 de la série « Économie politique et Diplomatique » de l’Encyclopédie méthodique de Panckoucke (1786). Cela est dû au fait que les autorités locales ont progressivement pris en charge une administration plus large et complète des espaces urbains.

    Montpellier, capitale de la province de Languedoc avec Toulouse, est ainsi un terrain d’action majeur pour ceux qui veulent procurer le « bon ordre ». Mais au-delà des mots, qu’en a-t-il été réellement ?

    Pour le savoir, il est nécessaire de comprendre comment les individus du siècle des Lumières ont agi. Ils ont tout d’abord voulu contrôler une réalité matérielle et physique problématique, en améliorant la ville. Ils l’ont fait par des micro-aménagements qui ont complété les embellissements urbains. Ces aménagements ont été réalisés au nom de la sécurité et de la police de la ville, en mobilisant les institutions scientifiques de la cité. Ces évolutions ont suscité deux mouvements contraires : une participation plus large au gouvernement de la ville, et des réactions d’hostilité. Ces mouvements séculaires ont participé – entre autres – à la remise en cause plus générale du gouvernement de la ville qui est intervenue dans les années 1780-1791.

    Il y a beaucoup à lire, énormément de documents, et je trouve certains passages tout à fait passionnants, sur ce tournant de la ville vers la « modernité », et le contrôle de l’espace public. Il y a des choses qui devraient vous intéresser sur la police et sur les femmes (dangereuses…).
    https://musee.info/IMG/mp3/capsule_6.mp3

    Pour rappel, l’année dernière on avait fait pour les Archives le mini-site 1622, Montpellier assiégé :
    https://musee.info/1622-Montpellier-assiege

  • Ah, une #shameless_autopromo un peu originale cette fois : j’ai développé 3 écrans tactiles pour le Palais Bénédictine à Fécamp.

    Et comme Manu, ce mois-ci, était en déplacement sur un autre projet, c’est moi qui suis allé faire l’installation (et Fécamp, depuis Montpellier, c’est vraiment très très loin).

    Alors le Palais Bénédictine, si tu ne connais pas, c’est une curiosité absolument invraisemblable : le créateur de la liqueur Bénédictine a fait construire ce « palais » néo-gothique, néo-renaissance, en plein Fécamp, sur le modèle de l’ancienne abbaye bénédictine de la ville, pour y abriter à la fois l’usine de production de la liqueur (la distillerie), et un petit musée accueillant sa collection d’art religieux, à la fin du XIXe.

    Comme d’habitude, c’est du #SPIP, aspiré en local et installé dans des PC cachés sous les écrans tactiles.

    – Il y a une vue « tournante » du bâtiment, tournant sur lui-même sur 360°, sur lequel des hotspots permettent d’ouvrir des fiches d’information. Pour gérer la maquette qui tourne sur elle-même et les hotspots, j’utilise Objet2VR :
    https://ggnome.com/object2vr
    Avec par-dessus un script perso qui fluidifie l’affichage des points cliquables, et qui surtout fabrique un affichage sur les côtées des intitulés des points, sur la gauche ou sur la droite de l’écran, en fonction de la position de chaque hotspot.

    Originalité cette fois : on m’a transmis un « objet » 3D réalisé à partir d’une photogrammétrie d’une maquette qui existe dans le bâtiment, et pour le coup c’est moi qui ai fabriqué les 360 rendus dans Blender (je crois que c’est la première fois que je fais moi-même le rendu 3D dans une prestation professionnelle).

    – Il y a une représentation de livre en vue « tourne-page », chaque page étant elle-même zoomable (à chaque fois on « zoome » dans la double-page ouverte du bouquin, c’est très sympa), avec à nouveau des hotspots dans les pages du livre.

    – Et une représentation chronologique de l’histoire du musée à base de photographies. (Là aussi, petite originalité, j’ai fait beaucoup de retouches photo sur les images fournies : des scans de très bonne qualité de vieilles plaques photographiques, certaines de la fin du XIXe siècle, au rendu très impressionnant, mais nécessitant pas mal de corrections pour une présentation multimédia. On en a déjà discuté ici, mais pour ce type de retouches, j’utilise désormais Affinity Photo.)

    Les tables sont installées sur des Nuc, un « gros » avec un processeur i7, et plusieurs petits avec des i5. Cette fois pas mal de galère avec la gestion du tactile, avec des conflits dans les scripts dans la gestion des événements touch et mouse, impossibles à reproduire sur Chrome Mac, impossibles à reproduire sur la version de Chrome de mon PC sous Windows 11, mais apparaissant de manière un peu aléatoire (mais souvent) sur la version de Chrome des Nuc i5. Finalement j’ai réussi à systématiser le bug sur un vieux PC sous Windows 10 et ainsi corriger le problème (sans pour autant déterminer pourquoi une fois ça marche une fois ça marche pas, sur la même version de Chrome…).

  • Veira Da Silva

    https://vimeo.com/536895887


    Dans l’intimité d’un peintre d’aujourd’hui
    Film de Max-Pol Fouchet - réalisation Gérard Pignol 1977

    à 45:48 Apropos du tableau « Les couteaux » Veira Da Silva : là ce sont les armes qui se battent en duel … Je l’ai rêvé souvent Pourquoi ils ne mettent pas les armes les unes contre les autres dans un désert …


    Image :
    Le Désastre
    Information sur l’artiste
    Maria Helena Vieira da Silva (Lisbonne, 1908- Paris, 1992)
    Date de l’œuvre
    1942

    –—


    25 abril 1974, La poésie est dans la rue

    #Portugal #peinture #peintresse #révolution_des_œillets #Lisbonne #télévision

    Petit #shameless_autopromo depuis un Joomla hacké récupération et nettoyage des données pour un #SPIP4.2.3 Le site a ainsi été remonté en deux jours https://maxpolfouchet.com merci #SPIP !

    J’en profite pour faire l’annonce de la projection du 1er juillet à Vézelay, qui célébrera la naissance de Max-Pol Fouchet il y a 110 ans

  • Un petit #shameless_autopromo bien sympa : on vient de lancer une petite webapp pour l’Ircam :
    https://circus.ircam.fr

    Normalement c’est destiné à accompagner la rénovation de la Fontaine Stravinsky à côté de Beaubourg à Paris : idéalement tu te promènes à côté, tu tombes sur un panneau qui te signale la webapp avec un QRcode qui va bien, et hop tu peux écouter ces sons en regardant les œuvres de Jean Tinguely et Niki de Saint Phalle…

    (C’est donc franchement conçu pour une utilisation sur smartphone.)

    Côté technique, avec l’Ircam évidemment c’est du son binaural. De mon côté, évidemment c’est du #SPIP. Et j’ai fabriqué les animations de formes d’ondes qui accompagnent les sons avec DaVinci Resolve. La petite originalité ici, c’est la présentation des sons sous forme de vidéos installées sur Viméo, et l’interface (bouton play/pause, barre de progression, etc.) en javascript de mon côté, pour contrôler l’API de Viméo.

  • Ah, un #shameless_autopromo dont je suis content : on vient d’inaugurer la nouvelle scénographie de la Tour Tanguy à Brest, pour laquelle j’ai travaillé avec Atiz, la boîte locale qui s’est chargée du projet. J’ai réalisé deux tables tactiles sur l’histoire de Brest avant la seconde guerre mondiale.

    C’est ma première interface en breton, je suis pas peu fier sur ce coup…

    (Et je te refais pas le topo, mais oui : c’est du #SPIP que j’utilise comme framework, et j’exporte le « site Web » ainsi réalisé pour l’installer sous forme d’application sur les tables tactiles en local.)