• L’enquêteur, le nazi et son fils
    https://laviedesidees.fr/Philippe-Sands-The-Ratline-Love-Lies-Justice-Nazi.html

    À propos de : Philippe Sands, The Ratline. Love, Lies and Justice on the Trail of a Nazi Fugitive, Londres, Weidenfeld & Nicholson, 2020.. L’avocat Philippe Sands, petit-fils de Juifs persécutés, a enquêté sur le personnage d’Otto von Wächter, Autrichien SS et gouverneur de Cracovie pendant la guerre, avec l’aide du fils de ce dernier.

    #Histoire #Pologne #Shoah #famille #nazisme
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20200923_ratline.docx
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20200923_ratline.pdf

  • Lydia Chagoll, rebelle
    https://www.solidaire.org/articles/lydia-chagoll-rebelle
    https://leblognotesdehugueslepaige.be/lydia-chagoll-rebelle)

    Témoin et actrice, victime et combattante : Lydia Chagoll a traversé les tragédies du XXe siècle avec une détermination qui ne l’a jamais quittée jusqu’à son dernier souffle le 23 juin dernier.

    Elle était née en Hollande en 1931, dans une famille juive dont le père est un journaliste antifasciste. En 1940, lors de la débâcle, Lydia passe en Belgique avant de se réfugier dans les Indes néerlandaises où elle passera trois ans dans différents camps de concentration japonais jusqu’en 1945 alors qu’une grande partie de sa famille est gazée à Sobibor. Expérience évidemment fondatrice qui alimentera à la fois ses inlassables combats antifascistes et antiracistes et sa lutte pour les droits des enfants.[1] Par ses films et par ses livres, mais aussi par les visites qu’elle guide à Auschwitz[2], Lydia Chagoll consacre une grande partie de sa vie à la mémoire de la Shoah, mais aussi à celle de la déportation et du génocide des Roms et Sinti (« Tsiganes »)[3]. Elle sera aussi — et en même temps —, comme juive disait-elle, une ardente combattante pour les droits des Palestiniens. Ce qui lui vaudra les foudres d’une partie de sa communauté d’origine. Au lendemain de la guerre, la première partie de la vie professionnelle de Lydia Chagoll est consacrée à la danse. Elle est danseuse et chorégraphe et fonde sa propre troupe. Déjà, elle écrit sur la danse avec ce souci d’intégrer la réflexion et les interrogations sur la création artistique.

    En 1974, sa rencontre avec le cinéaste Frans Buyens (1924-2004)[4] constitue le tournant de sa vie. Lydia et Frans vont constituer un couple exceptionnel par la force de leur amour et la richesse de leur complicité créatrice et politique. Ils ne sont pas fusionnels, mais égalitaires en discussion permanente dans l’écoute respectueuse, mais sans concession de l’apport de chacun. e. Frans est déjà un cinéaste reconnu. Journaliste, écrivain, pamphlétaire et réalisateur autodidacte. Il a réalisé le seul film consacré aux grèves 60-61 (Combattre pour nos droits). « Je suis un cinéaste idéologue », disait Frans qui réalise de nombreux documentaires politiques, mais aussi artistiques, avec notamment deux films essentiels consacrés à Frans Masereel sans oublier plusieurs films de fiction dont le très beau récit autobiographique consacré à la mort de sa mère par euthanasie (Minder dood dan de anderen (Moins morte que les autres, 1992[5]).

    À partir de 1974 et jusqu’à la mort de Frans, le couple va réaliser ensemble 31 films. L’œuvre est immense. On ne retiendra ici que la somme emblématique consacrée à l’histoire du nazisme et à la mémoire de ceux qui l’affrontèrent : 540 minutes, 9 films dont 4 sur l’histoire proprement dite et 5 films constitués de témoignages de survivants et de combattants. La forme est rigoureuse, radicale, inventive. Des plans fixes [iconographie du nazisme] pour l’histoire, des entretiens face caméra, avec trois dimensions de plans, sur le même fond teinté de couleurs différentes selon les époques. Le titre du film est essentiel : « Savoir Pourquoi »[6]. Les deux mots donnent tout leur sens au film. Il s’agit bien d’aller aux racines du nazisme qui n’est pas un accident de l’histoire ni un simple dévoiement du nationalisme, mais le fruit d’un système d’exploitation. Il s’agit aussi d’armer les générations futures contre le retour de ce mal absolu. « Savoir Pourquoi » fait œuvre de connaissance et de réflexion, mais ne verse pas dans le pédagogisme élémentaire. Le travail sur le rapport entre la voix et l’image est sans nul doute fondamental pour créer la distanciation que Chagoll et Buyens recherchaient.

    Ayant eu la chance de travailler quelques fois avec eux, je me rappelle ici de cette exigence sur l’utilisation de la voix — et donc du texte —. Alors que je faisais une des « voix off » du film, je me souviens avoir passé des dizaines d’heures en studio avec eux. Débats politiques passionnants et parfois heurtés sur le texte lui-même, mais surtout difficulté d’affronter au mieux leurs choix techniques et artistiques. Contrairement à l’usage, le couple refusait que l’on voie les images que nous commentions. On enregistrait le texte « à blanc » pour ne pas se laisser porter — ou déformer — par l’émotion qu’un plan pouvait engendrer. Ils nous faisaient travailler sur le sens du texte et en exigeant une discipline vocale sans faille. Le résultat en était étonnant : après mixage, l’émotion n’était pas absente, mais surtout « on savait pourquoi »…                                  

    L’œuvre Chagoll-Buyens est tout entière dans cette démarche intellectuelle et cette écriture cinématographique. Elle a marqué de son empreinte l’histoire du documentaire en Belgique. Paradoxalement leur cinéma salué dans de très nombreux festivals internationaux n’a jamais obtenu la reconnaissance qu’il méritait dans leur propre pays.

    Trente et un films communs, après la mort de Frans, en 2004, Lydia achèvera seule le 32e qui était une autobiographie croisée [Duo Portrait, 2006] et qui illustre superbement leur parcours généreux et rebelle.

    Il y a un peu plus d’un an, je présentais avec Lydia son dernier film « Félix Nussbaum », portrait du peintre mort à Auschwitz et dont l’œuvre oubliée sera redécouverte après la guerre. Dans cette biographie à la fois empathique et rigoureuse, Lydia fait revivre — et découvrir — une peinture marquée par l’émotion et l’histoire. Après la projection, autour d’un verre, on a refait le monde comme toujours en associant le souvenir de Frans. À la fin de notre longue conversation, Lydia, pourtant fatiguée et malade, mais requinquée par la projection et la réaction du public m’a dit « Eh bien Huge — c’est ainsi qu’elle prononçait — je pense que je vais encore en faire un… ». Elle avait alors 88 ans. Lydia, éternelle combattante.

    (article paru sur le Blog de Hugues Le Paige : https://leblognotesdehugueslepaige.be/lydia-chagoll-rebelle)
    [1] « Au Nom du Führer » ( 1977) : documentaire sur l’enfant aryen et « non aryen » sous le régime nazi et » La petite peau blanche devait courber la tête devant l’empereur Hirohito » (2003) d’après son propre récit autobiographique.
    [2] En collaboration avec la Fondation Auschwitz : voir https://auschwitz.be/fr/accueil/agenda/deces-de-lydia-chagoll-23-juin-2020
    [3] « Ma Bister », 2014
    [4] Voir mon article consacré à Frans Buyens dans la revue Politique : https://www.revuepolitique.be/des-hommes-contre
    [5] Ce sera le premier film belge consacré à la question de l’euthanasie
    [6] Coproduit par Image Création avec la participation de la RTBF ( une autre époque…), ces films sont aussi à la disposition du service public qui peut donc les rediffuser à sa meilleure convenance… On ne doute pas qu’un hommage sera ainsi rendu à Lydia Chagoll et à Frans Buyens.

    #Femme #combat #cinéma #documentaire #combat #antifacisme #antiracisme #Shoah #déportation #couple #Frans_Masereel #Histoire #social

  • «La montagna a casa» celebra l’eroismo di un grande alpinista antifascista - Lo scarpone on-line - L’house organ del Club Alpino Italiano
    http://www.loscarpone.cai.it/news/items/la-montagna-a-casa-celebra-leroismo-di-un-grande-alpinista.html

    «La montagna a casa» celebra l’eroismo di un grande alpinista antifascista
    “Oltre il confine. La storia di Ettore Castiglioni” di Andrea Azzetti e Federico Massa è il film che sarà proiettato questa sera per la rassegna cinematografica del Cai

    9 maggio 2020 - Inizia un altro weekend in compagnia della rassegna “La montagna a casa”. Oggi sarà protagonista Ettore Castiglioni, figura tra le più amate della storia del Cai, sia come accademico che per il suo impegno antifascista. Attraverso le Alpi Castiglioni ha portato in Svizzera tanti dissidenti e tanti ebrei. “Oltre il confine. La storia di Ettore Castiglioni” di Andrea Azzetti e Federico Massa cercherà anche una risposta all’ultima domanda rimasta insoluta, quella sulla missione a causa della quale morì in alta Valmalenco nella primavera del 1944.

    Il film sarà trasmesso alle 21 sul canale Youtube del Cai. “La montagna a casa” è organizzata dal Cai con la collaborazione di Sondrio Festival, Museo della Montagna e Parco dello Stelvio. Il link per guardare il film è: https://www.youtube.com/watch?v=kUZmtHbevwk

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    Se volete rivedere il film di ieri, “Tamara Lunger – facing the limit”, appuntamento con la replica delle 17.30. Il link per partecipare alla proiezione è: https://www.youtube.com/watch?v=3Z4I_vR0aQY

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    Ecco la scheda del film di oggi:

    “Oltre il confine. La storia di Ettore Castiglioni”
    Regia: Andrea Azzetti e Federico Massa
    Produzione: Giuma
    Sceneggiatura: Andrea Azzetti, Federico Massa e Gerassimos Valentis
    Fotografia: Andrea Azzetti
    Paese: Italia
    Anno: 2017
    Durata: 66 min.

    Attori: Stefano Scandaletti, Marco Albino Ferrari
    Con le testimonianze di Alessandro Tutino, Andrea Tognina, Maurizio Giordani, Annibale Salsa, Alessandro Rizzi, Ivano Marco Rebulaz, Ruggero Cominotti, Oscar Brandli, Milan Bier, Nenga Negrini, Dominik Lieinenbach.

    Sinossi:
    #Film dedicato alla nobile figura di Ettore Castiglioni, accademico del #CAI, compilatore di guide alpinistiche CAI-TCI, musicista, morto assiderato in alta Valmalenco nella primavera del 1944, durante la sua fuga dalla prigione svizzera del passo del Maloja, accusato di espatrio clandestino.
    #EttoreCastiglioni scelse di avere come unico confidente il suo diario. Le sue parole compongono il ritratto di un grande alpinista e insieme la figura di un uomo solo e inquieto. Ma raccontano un cambiamento profondo: da ragazzo di buona famiglia ad antifascista che all’indomani dell’8 settembre 1943 guidò un gruppo di ex soldati sulle montagne della Valle d’Aosta e si adoperò per portare in salvo sul confine svizzero profughi ed ebrei in fuga dalla guerra. “Dare la libertà alla gente per me adesso è una ragione di vita”: scriveva così qualche giorno prima di cadere in un tranello delle guardie di frontiera. L’ultima nota nel diario è del marzo ’44 e non svela nulla degli avvenimenti successivi. Sconfinò nuovamente in Svizzera e fu arrestato. Privato degli abiti e degli scarponi fu rinchiuso in una stanza d’albergo a Maloja. Durante la notte si calò dalla finestra e affrontò il ghiacciaio del Forno avvolto in una coperta. Cosa lo spinse a tentare una fuga impossibile? Quale missione aveva da compiere oltre il confine? Lo scrittore Marco Albino Ferrari, curatore dell’edizione critica del diario, ripercorre i momenti salienti dalla vita dell’alpinista, raccoglie documenti e testimonianze e si addentra nel mistero della sua morte.

    @cdb_77 #wwII #frontiere #alpes #suisse #italie #shoah

  • 1946 : le pogrom de Kielce
    http://www.laviedesidees.fr/1946-le-pogrom-de-Kielce.html

    À propos de : Joanna Tokarska-Bakir, Pod klątwą. Społeczny portret pogromu kieleckiego (Sous l’anathème. Portrait social du pogrom de Kielce). Le pogrom de Kielce, à moins de 200 kilomètres au sud de Varsovie, a été reconstitué minute par minute, afin de mettre en lumière le rôle des différents acteurs. Depuis vingt ans, la « nouvelle école historiographique polonaise » contribue à mettre en lumière l’antisémitisme de l’après-1945.

    #Histoire #Pologne #Shoah #antisémitisme #judaïsme #massacre
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/202003_kielcepogrom.docx

  • Déportation de Hugo Ruschin - Transportliste du 06.03.1943
    https://collections.arolsen-archives.org/archive/127212780/?p=2&s=Ruschin&doc_id=127212780

    Je viens de retrouver le document précis qui prouve la déportation à Auschwitz de Hugo Ruschin. Cet article dans Telepolis nous informe sur la publication en ligne des archives Arolsen où il est conservé : https://www.heise.de/tp/features/Memory-of-the-World-4711847.html

    Ce document confirme que Hugo Ruschin fut déporté et assassiné à 64 ans avec sa femme Ernestine (née Neumann, 65 ans) et Ida Pfeil (née Neumann, 63 ans), vraisemblablement la soeur de celle-ci et dont dernier lieu de résidence officiel à #Berlin se trouve à N 113, #Ibsenstraße 53 dans l’arrondissement #Prenzlauer_Berg. Ida Pfeil était une tante de Felicitas Kleinmann qui a déposé en 1982 à Yad Vashem les informations sur l’assassinat de son père mentionmné ici : https://seenthis.net/messages/755583

    1 Inhaftierungsdokumente / 1.2 Verschiedenes / 1.2.1 Deportationen und Transporte /
    Welle 50 - 35. Osttransport in das KL Auschwitz, 06.03.1943
    Signatur: 15510043
    Entstehungszeitraum: 1943-03-06 - 1943-03-22
    Anzahl Dokumente: 36

    Form und Inhalt

    Enthält:
    I) Korrespondenz der Stapoleitstelle Berlin mit dem Oberfinanzpräsidenten betreffend die Einziehung von Vermögenswerten der deportierten Jüdinnen und Juden.
    II) Transportliste: 35. Osttransport in das KL Auschwitz (662 Namen), 06.03.1943.

    Sprache: Deutsch
    Physische Beschaffenheit: Originale
    Kategorie des Dokuments: Transportliste
    Sach-Thematischer Index: „Fabrik-Aktion 1943“

    16 jours après la déportation la Gestapo envoie son rapport au président de la Vermögensverwertungsstelle Berlin-Brandenburg afin de régulariser l’utilisation du patrimoine réquisitionné des juifs assassinés.

    Geheime Staatspolizei, #Staatspolizeileitstelle, #Berlin C2 #Grunerstraße 12, Ecke #Dircksenstraße

    A chaque fois que je me penche sur la question c’est une horreur. D’abord parce qu’il s’agit de voisins et relation de mon père puis ces listes évoquent le sort de familles entières et dessinent des histoires individuelles tragiques. Sur la feuille précise on lit après les noms de Hugo Ruschin et des membres de sa famille les noms de quatres enfants de #Auguststraße 46 déportés sans leurs parents dont le destin m’est inconnu. Ce sont des drames sans égal à cause du charactère technique et administratif de leur production. De véritables tragédies de l’age industriel moderne.

    Là nous vivons une époque qui voit de nouveau le triage médical. A Auschwits le médecin SS triait la majorité destinée immédiatement aux chambres à gaz de ceux qui semblaient assez solides pour être exploités jusqu’à ce que mort s’en suive.
    Là les médecins trient ceux qu’on laisse mourir dans les hôpitaux sous-équipés des heureux qu’on essaie de sauver alors que personne n’a encore compris cette maladie qui fait des ravages.

    Sachant que l’apparition de l’épidémie actuelle était prévue et qu’en même temps les fonctionnaires des associations de médecins et de l’industrie phamaceutique tout comme leur représentants dans les parlements européens faisaient leur possible pour réduire le nombre de lits et faciliter la délocalisation de la production de médicaments, une question s’impose. Est-ce qu’actuellement on vit dans une ère meilleure qu’en 39-45 ?
    Sans doute la réponse dépend du point de vue de la personne interrogée.

    #Shoa #Holocaust #archives #Hugo_Ruschin #projekt_stolperstein #Gestapo #Vermögenverwertungsstelle

  • Archiv zur NS-Verfolgung | Arolsen Archives
    https://arolsen-archives.org/suchen-erkunden


    Les

    Sie suchen Informationen über in der NS-Zeit verfolgte Angehörige? Sie forschen über nationalsozialistische Verfolgung oder planen ein Bildungsprojekt dazu? Die Arolsen Archives haben die größte Sammlung zu NS-Opfern, mit Schwerpunkten auf Dokumenten zu Konzentrationslagern, Zwangsarbeit und Displaced Persons. Drei Wege führen zu diesem Archiv: Die Suche im Online-Archiv, eine Anfrage oder ein Besuch vor Ort.

    Arolsen Archives

    International Center
    on Nazi Persecution

    Große Allee 5-9
    34454 Bad Arolsen
    Deutschland

    T +49 5691 629-0
    F +49 5691 629-501
    info@arolsen-archives.org

    #histoire #holocaust #shoa #persécution #archives #nazis #Allemagne

  • 22 Stolpersteine werden in Friedenau verlegt - Berliner Morgenpost
    https://www.morgenpost.de/bezirke/tempelhof-schoeneberg/article228495645/22-Stolpersteine-werden-in-Friedenau-verlegt.html

    21.02.2020 - In Friedenau werden an diesem Freitag und Sonnabend insgesamt 22 Stolpersteine verlegt. Der Kölner Künstler Gunter Demnig, auf dessen Initiative die Verlegung vor vielen Jahren entstanden ist, ist wieder in Berlin, um die Steine zum Gedenken an Opfer des Nationalsozialismus dort zu in das Straßenpflaster einzulassen, wo diese zuletzt gelebt haben. Neben der Verlegung finden auch Gedenkfeiern statt. Am Sonnabend, 13 Uhr, gibt es ein Chor-Konzert unter der Leitung von Jossif Gofenberg in der Evangelischen Philippuskirche in der Friedenauer Stierstraße 17-19.

    Man versuche immer, Menschen aus der Nachbarschaft zu finden, die einst im Bezirk gelebt haben, berichtet Sigrun Marks von der Stolperstein-Initiative Stierstraße Berlin-Friedenau. Die Initiative recherchiert dazu die Biographien und Wohnorte der Opfer – und ihrer Angehörigen. Wenn möglich, werden sie zur Verlegung eingeladen. Zum Teil müsse man bis zu vier Jahre warten, bis ein Stein verlegt werden kann. Das hänge auch mit dem engen Zeitplan des Künstlers zusammen, der nur viermal im Jahr in Berlin ist.
    Stolpersteine: Den Opfern der Nazi-Zeit jeden Tag begegnen können

    „Ihm ist wichtig, dass Menschen immer wieder daran vorbeigehen“, sagt Sigrun Marks über die Motivation des Künstlers. Die Gesellschaft werde am besten miteinbezogen, wenn sie den Opfern der Nazi-Zeit jeden Tag begegnen können.

    Am Sonntag wird auch Max Abraham in der Bennigsenstraße 8 mit einem Stolperstein gedacht. Über seinen jüdischen Vater konnte die Initiative nicht viel in Erfahrung bringen, die Mutter sei nicht jüdisch gewesen. Abraham habe in einem möblierten Zimmer zur Miete gelebt. Er war Einkäufer und ledig. 1942 wurde Max Abraham durch die Gestapo von Berlin nach Theresienstadt deportiert und dort durch die sowjetische Armee 1945 befreit. Er emigrierte später in die USA. Dort habe sich seine Spur verloren.
    Zeitplan für die Verlegungen am Freitag und Sonnabend:

    Freitag, 21.2.:

    14 bis 14.15 Uhr, #Luitpoldstraße 42: 1 Stein für Manfred Sommerfeld

    14.20 bis 14.40 Uhr, #Traunsteiner_Straße 10: 3 Steine für Dr. Franz Selten, Erna Selten, Eva Maria Selten

    Sonnabend, 22.2:

    09 bis 09.30 Uhr, #Motzstraße 82: 5 Steine für Emma Fabian, Michael Tennenbaum, Ilse Johanna Tennenbaum, Steffa Emilia Tennenbaum, Fritz Fabian

    09.35 bis 09.45 Uhr, #Eisenacher_Straße 29: 1 Stein für Siegfried Engel

    09.50 bis 10.10 Uhr, #Hauptstraße 63: 2 Steine für Luise Cohn, Ludwig Cohn

    10.15 bis 10.35 Uhr, Bennigsenstraße 16: 2 Steine für Clara Lichtenstein, Dora Lichtenstein

    10.35 bis 10.55 Uhr, Bennigsenstraße 17: 2 Steine für Paul Bendix, Max Tausk

    10.55 bis 11.10 Uhr, Bennigsenstraße 6: 1 Stein für Louis Ludwig Broh

    11.10 bis 11.25 Uhr, #Bennigsenstraße 8: 1 Stein für Max Abraham

    11.35 bis 11.55 Uhr, #Varziner_Straße 12: 3 Steine für Karl Silberstein, Erna Silberstein, Heinz Silberstein

    #Berlin #Schöneberg #Friedenau #Geschichte #Shoa

  • The gates of hell: #Auschwitz 75 years on | World news | The Guardian
    https://www.theguardian.com/world/2020/jan/12/auschwitz-gates-hell-75-years-on

    The Nazi death camp where more than one million people perished was liberated on 27 January 1945. As one survivor, now aged 90, prepares to commemorate the date, she explains why the Holocaust must never be forgotten … especially in an age of rising antisemitism and nationalism

    by Harriet Sherwood

    #nazisme #shoah #seconde_guerre_mondiale #sgm

  • La première femme rabbin au monde : Regina Jonas


    Allemande, orthodoxe, ordonnée par un rabbin libéral en 1935, elle ne pourra officier qu’à partir du moment où les communautés juives auront perdu leurs rabbins. En 1942, elle est déportée par les nazis à Theresienstadt, où elle œuvre avec le psychiatre Viktor Frankl (concepteur de la logothérapie) et Leo Baeck (philosophe du judaïsme et représentant des juifs libéraux d’Allemagne) à soulager le sort des déporté·es. Ces messieurs omettront de mentionner son nom par la suite. Elle est assassinée à Auschwitz en 1944.
    La dessinatrice Elke Renate Steiner lui a consacré une petite bande dessinée : « Woman Rabbi » http://www.electrocomics.com/pdfs/electrocomics_regina_jonas.pdf
    A Berlin, au n° 6 de la Krausnickstraße, une plaque lui est dédiée. A Offenbach, un chemin porte son nom.
    Des infos : https://fr.wikipedia.org/wiki/Regina_Jonas
    #Regina_Jonas #femme_rabbin #shoah #déportation #histoire_des_femmes #visibilisation #nom_de_rue

  • Holocaust versus Nakba ? | Telepolis
    https://www.heise.de/tp/features/Holocaust-versus-Nakba-4533266.html
    Cet article décrit l’idéologie sioniste et sa justification du nettoyage ethnique de la Paestine depuis 1948. Le texte est remarquable parce qu’il cite les auteurs sionistes d’aujourd’hui qui reconnaissent et justifient chaque crime commis contre les Palestiniens. Leurs arguments ne tiennet pas debout quand on les soumet à une critique systématique. La conclusion s’impose que l’État d’Israël poursuit une politique illégale et meurtrière dont les acteurs méritent une inculpation pour de nombreux crimes dont la définition est le résultat des procès de Nuremberg.

    Les positions sionistes décrites ici constituent une des raisons d’être de la Bundesrepublik Deutschland où on prend souvent des mesures draconiennes contre les personnes qui osent critiquer l’État d’Israël et les crimes commis par ses agents.

    Zur Tiefenstruktur des sogenannten Israel / Palästina - Konflikts

    Es gibt Umstände in der Geschichte, die ethnische Säuberungen rechtfertigen.
    Benny Morris

    Und der Genozid an den Juden ist ein solcher Fall.

    Mit der Staatsgründung Israels im Jahre 1948 ist die Vertreibung von etwa 750.000 Palästinensern untrennbar verbunden. Wie ist diese Vertreibung aus heutiger Sicht zu beurteilen?

    Darüber macht sich bei uns, in Übereinstimmung mit der israelisch/zionistischen Strategie der Ablehnung der Nakba als solcher (d.h. als einer Katastrophe), kaum jemand Gedanken. Dieser Beitrag versucht es zumindest.(1)

    1 Der Palästina-Konflikt

    1.1 Worum geht es im Palästina-Konflikt, dem Nahost-Konflikt? Nicht einmal darüber gibt es Konsens. Außer vielleicht darüber, dass zwei Gruppen von Menschen Anspruch auf ein und dasselbe Land erheben: auf das ehemals britische Mandatsgebiet Palästina.

    1.2 Unter beiden Gruppen gibt es solche, die das Land ausschließlich für die eigene Gruppe beanspruchen (Maximalisten); und solche (die Nicht-Maximalisten), die bereit sind, das Land mit der anderen Gruppe zu teilen, entweder durch Teilung des Landes (Zweistaaten- Lösung) oder in einem gemeinsamen Staat (Einstaaten-Lösung).

    1.3 Die erhobenen Ansprüche auf das Land sind unterschiedlichster Art: religiös (das Land selbst als Geschenk Gottes), historisch, rechtlich, ökonomisch, politisch (global wie lokal) und auch moralisch. Miteinander verbunden sind diese verschiedenartigen Begründungen für den Anspruch auf das Land in Form von so genannten Narrativen (Kollektiv-Geschichten), mit deren Hilfe sich die Identitäten der Gruppen und Untergruppen bilden und festigen.

    1.4 Ein gemeinsames, den bisherigen Konflikt transzendierendes (israelisch-jüdisches / palästinensisch-arabisches) Narrativ ist bislang nicht in Sicht. Im Gegenteil: Ein wesentlicher Effekt der zunehmenden medialen Inszenierung des Konflikts scheint der zu sein, dass sich die einander widersprechenden Narrative weiter verhärten. Fast hat man den Eindruck: an einem diese Widersprüche auflösenden gemeinsamen Narrativ hat so gut wie niemand echtes Interesse.

    1.5 Die Folge ist: Keine Seite ist derzeit imstande, die Welt aus der Sicht der anderen Seite zu sehen. Und so ist sie dazu in der Regel auch nicht willens. Solange dies so bleibt, ist der Konflikt nicht lösbar. Jedenfalls nicht einvernehmlich.

    1.6 Bei der Begründung der Ansprüche auf Palästina spielen quer über die verschiedenen (religiösen, historischen etc.) Kategorien hinweg auf israelischer Seite vor allem die Erinnerung an die Shoa (den Holocaust) und auf palästinensischer Seite die an die Nakba (die ethnischen Säuberungen von 1948/49) eine wichtige Rolle. Diese Erinnerungen (als historische Reminiszenzen wie auch als Imperative) bilden das Herzstück der konkurrierenden Narrative.

    1.7 Diese Erinnerungen begründen auch eine der wenigen Gemeinsamkeiten: Beide Seiten sehen sich primär als Opfer. Und beide Seiten sind das auch. Aber, und vielleicht liegt genau darin die zentrale Tragik des Konfliktes: Beide Seiten sehen - auch in ihrem gegenseitigen Verhältnis - fast ausschließlich nur sich selbst als Opfer.

    2 Die Nakba

    Vor diesem allgemeinen Hintergrund nun zur Nakba selbst.

    2.1 In keinem Punkt divergieren die beiden Narrative stärker als in diesem. Verständlicherweise. Denn bei diesem Thema geht es für beide Seiten (bisher) um alles oder nichts.

    2.2 Der einzige Konsens - ist dieser: Im Kontext des 48er Krieges kam es zu einem erheblichen Bevölkerungs-Transfer, von dem etwa eine ¾ Million Palästinenser betroffen waren. Punkt. Ende des Konsenses.

    2.3 Die israelische Seite wollte diesen Transfer anfangs - und will das unter den letzten Rechts-Regierungen zunehmend wieder - am liebsten so verstanden wissen: Diese Flucht war großteils eine Reaktion auf entsprechende Aufforderungen von Seiten der Führung der angreifenden arabischen Armeen; diese sollten freies Schussfeld haben. Nach dieser Auffassung hätten die Palästinenser demnach ihre Dörfer freiwillig verlassen; ihre Flucht war, von wenigen Ausnahmen abgesehen, nicht die Folge einer Vertreibung.

    2.4 Die Forschungen der sogenannten Neuen Historiker aus den 80er und 90er Jahren widersprechen dieser Darstellung.2 Die Vertreibungen waren von langer Hand - von speziellen Transfer-Kommittees - geplant, fanden zum Teil bereits vor dem Kriegsbeginn statt, waren ersichtlich gut koordiniert, etc.

    2.5 Als die zwei bedeutendsten historischen Pionierarbeiten zur Nakba können gelten: Die 1987 erschienene Arbeit The Birth of the Palestinian Refugee Problem 1947 - 1949 des israelischen Historikers Benny Morris; und das von Walid Khalidi 1992 hrsg. Buch All That Remains: The Palestinian Villages Occupied and Depopulated by Israel in 1948, ein Almanach der zerstörten Dörfer, „unverzichtbar für jeden, der die ungeheuren Ausmaße der Katastrophe von 1948 begreifen möchte“.3

    2.6 Was man wissen könnte, deckt sich, sobald es um Macht geht, freilich selten mit dem, was man (auch öffentlich) wissen will. Im politischen Diskurs zur Nakba wird jedenfalls auch jetzt noch oft weiterhin so gesprochen, als hätte es den durch Khalidi und Morris definierten Erkenntnisstand zur zionistischen Planung und Durchführung der Nakba gar nie gegeben.

    Angesichts dieser Lage empfehle ich Ihnen dringend: Machen Sie, ehe Sie sich auf eine Diskussion mit einem angeblichen Nakba-Experten einlassen, bei diesem unbedingt vorher den Khalidi/Morris-Test: Ignorieren Sie den betreffenden Experten, wenn dieser noch nicht auf deren Erkenntnisstand aus den 80er/90er Jahren ist. Sie werden sehen: Dieser Test erspart Ihnen sehr viele nutzlose Diskussionen.

    2.7 Auch der Morris-Forschungsstand ist nicht mehr der neueste. Wer sich für dieses Thema überhaupt zu interessieren getraut, wird auch das neue, bereits 2010 bei Zweitausendeins auch auf Deutsch erschienene Buch von Ilan Pappe kennen bzw. sollte es kennen. Es hat den geradezu ungeheuer klaren Titel: Die ethnische Säuberung Palästinas.

    Die Differenz zu Morris ist diese: Während sich die ethnischen Säuberungen für Morris primär durch die Notwendigkeiten des 48er Krieges erklären lassen, hebt Pappe in seinem Werk auf den weit über die damaligen Kriegsnotwendigkeiten hinausgehenden eigenständigen Charakter dieser Säuberungen ab.

    Sie können sich vielleicht vorstellen, wie heftig über die Details dieser Differenz zwischen Morris’s Kriegsparadigma einerseits und dem Pappe’schen ethnische Säuberungen-Paradigma andererseits gestritten wird - derzeit und gewiss auch noch lange. Wobei daran zu erinnern ist, dass viele Dokumente auch heute noch nicht zugänglich sind.

    2.8 Wäre es in dieser Lage nicht angezeigt, auch hier das zu tun, was wir in anderen vergleichbaren Kontexten - z.B. gegenüber Türken und Armeniern - doch sonst so gerne tun? Nämlich: zur Klärung der offenen Fragen die Einrichtung gemischter (in diesem Fall also: israelisch/palästinensischer) Forschungskommissionen zu empfehlen?

    2.9 Und natürlich ist auch dieser Streit kein bloß akademischer. Schließlich geht es bei diesem Thema, wie oben schon gesagt, ums Ganze. Wie man die Nakba sieht bzw. wie man die Nakba zu sehen hat, das bleibt schließlich nicht folgenlos. Insbesondere nicht ohne Folgen dafür, wie man mit den direkten Folgen der Nakba umzugehen hat: mit den vertriebenen palästinensischen Flüchtlingen.

    3 Die Nakba und das Rückkehrrecht

    3.1 Aus der Sicht des Völkerrechts ist die Sache klar. Die Vollversammlung der UNO hat in der Resolution 194 vom 11.12.1948 den Palästinensischen Flüchtlingen grundsätzlich das Recht auf Rückkehr in ihre Heimat und/oder auf Entschädigung zugesprochen, wobei sich diese Resolution auf die (einen Tag zuvor verabschiedete) Allgemeine Erklärung der Menschenrechte (insbes. Art 13.2 und 17.2) stützt. Diese Rückkehr-Resolution wird seit 1948 Jahr für Jahr bekräftigt.

    Aber wer kümmert sich im Kontext des Palästina-Konflikts schon wirklich darum, was das Recht sagen würde? Die Umsetzung der Resolution 194 von 1948 wurde bis heute verhindert.

    3.2 An dieses Rückkehr-Recht klammert sich bei den Palästinensern, nachdem sie alles andere verloren hatten, der Rest an Hoffnung. Dieses Recht gehört zum Kern ihrer Identität. Es ist für sie prinzipiell unverhandelbar.

    3.3 Dasselbe gilt exakt für die Negation dieses Rechts durch das zionistische Israel. Eine Rückkehr der vertriebenen Palästinenser würde die Transformation Israels in einen binationalen Staat bedeuten - und damit das Ende des gerade dank der Nakba 1948 zum Erfolg geführten zionistischen Projekts.

    3.4 Genau aus diesem Grund fordert Israel immer wieder die Anerkennung seiner Existenz als jüdischem Staat, womit primär einfach ein Staat gemeint ist, in dem eine (möglichst große) jüdische Mehrheit garantiert ist.

    Wer das Existenzrecht Israels (in diesem Sinne) anerkennt, sollte also wissen, was er damit tut: Er bestreitet damit eo ipso genau das, was die UNO-Rückkehr-Resolution fordert. Woraus folgt: Zur deutschen Staatsraison gehört derzeit auch … genau: auch die Nicht-Umsetzung dieses Rückkehrrechts!4

    3.5 Es ist schlicht die Angst vor dem Ende des zionistischen Projekts, woraus sich im Kontext der palästinensischen Flüchtlingsproblematik das ganze Spektrum der so genannten israelischen Ablehnungs- bzw. Verweigerungs-Politik (The Politics of Denial)5 erklärt. Wie das offizielle Israel anfänglich

    – Das Vorkommen bzw. das Ausmaß bzw. die Intentionalität der Vertreibungen ja sogar (man erinnere sich an Golda Meir’s entsprechendes Diktum „Es gibt keine Palästinenser“)
    – Die Existenz von Palästinensern bestritten hat, so lehnt es über
    Das Recht auf Rückkehr bzw. Entschädigung der vertriebenen Palästinenser hinaus auch
    – Jegliche (moralische) Verantwortung für die Nakba schlechterdings ab.

    3.6 Die Argumente, auf die sich diese zionistische Position der eigenen Unverantwortlichkeit stützt, sind die üblichen. Sie sind ziemlich platt - und eigentlich gar keiner näheren Betrachtung würdig. Aber leider gilt ja nur allzu oft: Je schwächer (oder noch einfacher: je blöder) ein Argument ist, desto wirksamer ist es. Das „selber-schuld“-Argument etwa, das besagt: Es waren die Palästinenser, die, anders als die Yishuv, den UN-Teilungsplan abgelehnt und mit dem Krieg angefangen hatten - und darum seien sie für alles, was in diesem Krieg passiert sei, schließlich selber verantwortlich - einschließlich der Vertreibungen und der mit diesen verbundenen Massaker. Oder dass die jüdischen Massaker nur Vergeltungsreaktionen auf palästinensische Gewalttaten gewesen seien. Oder das sogenannte na und?- bzw. was soll’s?-Argument, nach dem die Vertreibung der Palästinenser im Vergleich zum Holocaust doch nur ein Klacks gewesen sei.

    3.7 Der Politikwissenschaftler Saleh Abdel Jawad von der Birzeit Universität hat Recht, wenn er sagt, dass diese Argumentations- bzw. Ausweich-Strategien nichts anderes als „Versuche“ seien, es "Israel zu ersparen, das an den Palästinensern begangene Unrecht [auch nur] zu thematisieren."6

    3.8 Der Gipfel der zionistischen Verdrängungs-Politik manifestiert sich in dem schon 2011 beschlossenen Gesetz, wonach all jenen Gemeinden Finanzhilfen der Zentralregierung verwehrt werden, die die israelische Staatsgründung von 1948 öffentlich als Nakba (als Katastrophe) bezeichnen. Noch weitaus schärfere Gesetzesvorhaben sehen vor, dass sogar die öffentliche Benennung der israelischen Staatsgründungs-Vorgänge als Nakba generell unter Strafe gestellt wird.

    4 Prolegomena zu einer Ethik der Nakba

    Betrachten wir zum Schluss noch jene Position, die gerade keine Ausweichposition ist, vielmehr eines der härtesten Beispiele für eine aggressive Vorwärts-Strategie. Der Fall mag Sie schockieren; aber vielleicht dient gerade dies der nötigen Klarheit.

    4.1 Die große Figur unter den israelischen Neuen Historikern habe ich oben schon herausgehoben: Benny Morris. Es dürfte niemanden geben, der die aus den bisher zugänglichen israelischen Quellen ermittelbaren Fakten zur Nakba besser kennt. Wenn es um die von den jüdischen Milizen verübten ethnischen Säuberungen um 1948 herum geht, so weiß Morris genau, worum es geht.

    Und ausgerechnet dieser Mann wirft heute Ben Gurion, dem Hauptverantwortlichen für diese Säuberungen, vor, diese ethnischen Säuberungen nicht radikal genug durchgeführt, sie nicht konsequent genug zu Ende gebracht zu haben.

    4.2 Ich zitiere aus dem Interview jetzt etwas ausführlicher.7 (Die fett-Hervorhebungen in diesem Interview stammen von mir. Es sind die zentralen Stellen, auf die ich gleich noch besonders eingehen werde.)

    Ari Shavit: Sie sind ein Experte für die Greueltaten des Jahres 1948. Rechtfertigen Sie letztlich all das? Befürworten Sie den Transfer von 1948?

    Benny Morris: […] unter bestimmten Bedingungen ist Vertreibung kein Kriegsverbrechen. Ich denke nicht, dass die Vertreibungen von 1948 Kriegsverbrechen waren. Du kannst kein Omelett machen, ohne Eier zu zerbrechen.

    Ari Shavit: Wir sprechen über die Ermordung von tausenden Menschen, der Zerstörung einer gesamten Gesellschaft.

    Benny Morris: Eine Gesellschaft, die droht, Dich zu zerstören, zwingt Dich, sie zu zerstören. Wenn die Wahl besteht zwischen Zerstören oder selbst zerstört zu werden, ist es besser zu zerstören. […]

    Ari Shavit: Wenn also die Kommandeure der Operation Dani dastehen und den langen und schrecklichen Flüchtlingsstrom der 50.000 Menschen, die aus Lod vertrieben wurden, auf seinem Weg nach Osten beobachten, stehen sie dann dort gemeinsam mit ihnen? Rechtfertigen Sie sie?

    Benny Morris: Ich kann sie zweifellos verstehen. Ich verstehe ihre Motive. Ich glaube nicht, dass sie irgendwelche Gewissensbisse hatten und an ihrer Stelle hätte ich auch keine gehabt. Ohne diese Tat hätten sie den Krieg nicht gewonnen und kein Staat wäre entstanden. […] Es gibt Umstände in der Geschichte, die ethnische Säuberungen rechtfertigen. Ich weiß, dass dieser Begriff im Diskurs des 21. Jahrhunderts völlig negativ ist, aber wenn die Wahl zwischen ethnischer Säuberung und Genozid - der Vernichtung deines eigenen Volkes - besteht, dann ziehe ich ethnische Säuberung vor. […]

    Ari Shavit: Sie haben eine interessante Wandlung durchgemacht. Sie zogen aus, Ben- Gurion und das zionistische Establishment kritisch zu erforschen, aber letztlich identifizieren sie sich sogar mit ihnen. Ihre Worte sind so hart wie deren Taten.

    Benny Morris: Da mögen Sie Recht haben. Weil ich den Konflikt intensiv erforscht habe, war ich genötigt, mich mit den tiefgehenden Fragen auseinanderzusetzen, mit denen diese Leute fertig werden mußten. Ich verstand die problemat ische Situation, in der sie sich befanden und vielleicht habe ich einen Teil ihrer Weltsicht übernommen. Aber ich identifiziere mich nicht mit Ben-Gurion. Ich glaube, er hat 1948 einen schwerwiegenden historischen Fehler gemacht. Obwohl er das demographische Problem und die Notwendigkeit, einen jüdischen Staat ohne große arabische Minderheit zu errichten, verstand, bekam er im Verlauf des Krieges kalte Füße. Letztlich hat er gezögert.

    Ari Shavit: Ich bin nicht sicher, ob ich richtig verstehe. Sagen Sie, Ben-Gurion hätte zu wenige Araber vertrieben?

    Benny Morris: Wenn er schon die Vertreibung begonnen hat, hätte er sie vielleicht auch zu Ende bringen sollen. Ich weiß, dass das die Araber und die Liberalen und all die politisch Korrekten sprachlos macht. Aber mein Gefühl sagt mir, dass dies hier ein ruhigerer Ort wäre und weniger Leid herrschen würde, wenn die Sache ein für alle Mal zu Ende gebracht worden wäre. Wenn Ben-Gurion eine große Vertreibung durchgeführt und das gesamte Land gesäubert hätte: das ganze Land Israel bis zum Jordan. Es mag sich noch zeigen, dass dies sein fataler Fehler war. Wenn er eine vollständige Vertreibung durchgeführt hätte - und keine teilweise - , hätte er den Staat Israel auf Generationen hinaus stabilisiert.

    Und dann folgt der Absatz:

    Ari Shavit: Ich kann kaum glauben, was ich höre.

    Benny Morris: Wenn sich das Ende der Geschichte als düster für die Juden erweist, wird dies daran liegen, weil Ben-Gurion den Transfer 1948 nicht vollendet hat. Weil er eine große und unberechenbare demographische Reserve in der Westbank und Gaza und in Israel selbst beließ. […].

    4.3 So schockierend dieses Interview für einige von uns auch immer sein mag, so kommt ihm doch das Verdienst zu, genau die Fragen aufzuwerfen, die man sich stellen muss, wenn man sich über die Nakba ein eigenes moralisches Urteil bilden will. Und selbst wenn man, wie ich, diese Position von Morris keineswegs teilt - seine Sichtweise zumindest zu kennen und zu verstehen, ist schon deshalb wichtig, weil er mit seinen Antworten in brutaler Offenheit nur das ausdrückt, was auch viele anderen denken.

    4.4 Wir werden mit diesem Interview auf die härteste aller denkbaren Fragen gestoßen, die es in dem Bereich der so genannten Kriegsethik bzw., allgemeiner, in dem sehr weiten Berich der Ethik der Gewalt überhaupt gibt. Diese Frage, ich bezeichne sie im Folgenden kurz als die Omega-Frage, lautet: Kann es gewisse extreme Ausnahme-Situationen geben, in denen sogar die schlimmsten Kriegsverbrechen bzw. sogar die schlimmsten Verbrechen gegen die Menschlichkeit erlaubt, ja sogar geboten sind?

    4.5 Churchill stand im 2. Weltkrieg genau vor dieser Frage. Seine Antwort kennen wir: Das Terrorbombing deutscher Städte. Seine Begründung war die gleiche wie die von Morris vorgebrachte: Das Terrorbombing war notwendig. Notwendig, um den worstcase zu verhindern: die Weltherrschaft Hitlers.

    4.6 Michael Walzer, der Klassiker der modernen Theorie des gerechten Krieges, hat die Omega-Frage genau anhand dieses Churchill-Beispiels diskutiert - und mit einer differenzierten Antwort versehen. Solange der Omega-Fall, die drohende Weltherrschaft Hitlers, wirklich gegeben war, war auch jenes Terrorbombing vertretbar. (Und dies, obgleich diese Bombardierungen ohne diesen Omega-Kontext ein extremes Kriegsverbrechen darstellen.) Sobald diese Gefahr nicht mehr bestand, nicht mehr. Also nicht mehr nach der deutschen Niederlage von El Alamain, 1942, bzw. nach Stalingrad, 1943. Die Bombardierung Dresdens im Februar 1945 war demnach, da nicht mehr durch die Omega-Regel gedeckt, ein klares Kriegsverbrechen.

    4.7 Das große Problem dieser ganzen Debatte ist natürlich dieses: Wann genau ist eine Situation derart schlimm, dass sie als relevanter extremer Ausnahmefall - als Omega-Fall - gelten kann? Und wer entscheidet darüber? Und lässt sich ein Omega-Fall überhaupt objektiv definieren? Schließlich unterscheidet sich, was jeweils als „schlimm“ gilt, von Person zu Person, von Gruppe zu Gruppe, ja von Kultur zu Kultur.

    Das sind für den engen Rahmen dieses Beitrags freilich viel zu große Fragen. Hier reicht aber die Feststellung, dass ein Genozid, ein laufender oder auch nur mit hinlänglicher Sicherheit bevorstehender, das allgemein anerkannte Paradigma für einen Omega-Fall darstellt.

    4.8 Und das ist genau der Fall, auf den auch Morris abhebt. Seine Kernthese besagt (wörtlich - siehe das oben schon Fettgedruckte): "Es gibt Umstände …, die ethnische Säuberungen rechtfertigen" Und ein Genozid ist (auch für ihn) so ein Fall. In unsere eigene obige Redeweise übersetzt - bzw. präzisiert - besagt diese Kernthese:

    Wenn ein Genozid in Gang ist oder mit hinreichender Sicherheit bevorsteht, dann ist - als ultima ratio, versteht sich - gegen ihn sogar eine ethnische Säuberung erlaubt.

    4.9 So weit, so vielleicht richtig - wie wir im Folgenden der weiteren Argumentation wegen einfach mal annehmen wollen.

    Aber, und das ist ein großes ABER: Reicht diese Wenn-Dann-Basis bereits als Rechtfertigung für die von Morris verteidigten ethnischen Säuberungen im israelischen Teil Palästinas?

    Mit Sicherheit nicht. Aus WENN-A, DANN-B alleine folgt nicht schon B. Es fehlt noch der Nachweis, dass A, das heißt der Nachweis dafür, dass im Kontext der Vertreibungen der Palästinenser tatsächlich ein Genozid vorlag oder bevorstand.

    4.10 Von welchem Genozid ist in diesem Morris-Interview überhaupt die Rede? Von welchem Genozid, zu dessen Beendigung bzw. Verhinderung die Vertreibung der Palästinenser tatsächlich notwendig war?

    4.11 Für Morris reicht freilich, wie das obige Interview zeigt, bereits das Postulat einer solchen genozidalen Omega-Situation, um die Haupt-Akteure der in dem Interview erwähnten Säuberungen, d.h. die Kommandeure der Operation Dani, zu verstehen. Was voraussetzt, dass Morris zumindest glaubt, dass diese Akteure ihrerseits glaubten, dass sie es mit einem Omega-Fall zu tun haben.

    4.12 Frage an die Historiker: War dem wirklich so? Glaubten das die Dani-Kommandeure - und auch deren Befehlsempfänger - tatsächlich?

    4.13 Und falls sie das tatsächlich geglaubt haben sollten - wäre das dann auch schon eine hinreichende Basis nicht nur für ein Verstehen, sondern auch für ein Rechtfertigen ihres Tuns? Wiederum: mit Sicherheit nicht.

    Ihr entsprechender Glaube würde zwar in der Tat erklären, warum sie, was sie taten, „ohne jede Gewissensbisse“ getan hatten. Aber wie gerade wir Deutschen aus unserer eigenen Vergangenheit, genauer: aus den Versuchen einer ‚Bewältigung’ unserer eigenen Vergangenheit her wissen: Fehlende Gewissensbisse sind mit den schrecklichsten Taten verträglich. Und spätestens seit dem Eichmann-Prozess könnte das doch wirklich jederman wissen.

    4.14 Noch einmal: Von welchem Genozid spricht hier Morris eigentlich?

    Ich vermute: Von keinem realen, insbesondere von keinem damals realen in Palästina. Morris „Genozid“-Bezug hebt vielmehr lediglich auf einen fiktiven Genozid ab, auf einen lediglich potentiellen.

    Dafür spricht die weitere Fettdruck-Stelle des Interviews. Dort heißt es, dass sie, die damaligen Akteure, ohne diese Vertreibungen bzw. Säuberungen "den Krieg nicht gewonnen [hätten] und auch kein Staat … entstanden [wäre]."

    4.15 Welche Relevanz hat das für das Morris’sche Genozid-Verhinderung-durch-ethnische Säuberungen-Argument? Die für den schlüssigen Zusammenhang notwendige Prämisse scheint für ihn so selbstverständlich zu sein, dass er sie gar nicht erst aussprechen zu müssen glaubt. Nämlich: Vor einem weiteren Genozid schützt uns nur ein eigener starker Staat.

    4.16 Morris’s Position ist also, aus der 48er Perspektive formuliert, diese:

    1. Um vor einem weiteren Genozid sicher zu sein, brauchen wir Juden einen eigenen möglichst starken jüdischen Staat.
    2. Einen solchen Staat gibt es nur dann, wenn Israel (a) im Unabhängigkeitskrieg als Sieger hervorgeht und (b) auch weiterhin nicht von Palästinensern in seinem Inneren bedroht ist.
    3. Und beides - der Sieg im Krieg wie die innere Sicherheit - erfordert die möglichst vollständige Säuberung Israels von den Palästinensern. Konklusion : Um vor einem weiteren Genozid sicher zu sein, ist eine möglichst vollständige Vertreibung der Palästinenser aus Israel notwendig - und, so glaubt Morris, insofern auch gerechtfertigt.

    4.17 Ich gehe auf diese Argumentation von Morris nicht nur deshalb so ausführlich ein, weil ich generell ein großer Fan von Offenheit bin - selbst dann, wenn diese Offenheit einigen weh tut; sondern vor allem deshalb, weil Morris mit dieser Argumentation radikal- zionistischen Klartext spricht. Mit seiner brutal expliziten Argumentation hat uns Morris so etwas wie einen ersten klaren Einblick in die andernorts meist nur implizit zum Einsatz kommende Software der radikal zionistischen Denkungsart verschafft.

    4.18 Nun ist diese Software zwar, was den Notwendigkeitsaspekt der Vertreibungen angeht, auf der Basis der angeführten Prämissen in sich perfekt logisch schlüssig, hat dafür aber zwei erhebliche Defizite.

    Zum einen sind alle drei Prämissen alles andere als evident, ja sogar höchst zweifelhaft. Und zum anderen hat diese Argumentation jetzt wirklich nichts mehr mit dem obigen Omega-Rechtfertigungsschema zu tun. Denn dieses bezieht sich bisher nur auf bereits vorliegende oder mit großer Wahrscheinlichkeit unmittelbar bevorstehende Omega-Situationen. Durch die von Morris vollzogene Erweiterung dieses Schemas auch auf aus heutiger Sicht bloss potentielle spätere Omega-Fälle verliert dieses Schema aber jegliche Überzeugungskraft.

    4.19 Das tut der weiten Verwendung dieses erweiterten Schemas freilich keinerlei Abbruch. Im Gegenteil: Rechtfertigen lassen sich mit dieser Erweiterung, wenn man diese akzeptiert, schließlich alle möglichen Arten von sogenannten präemptiven Verteidigungen. Und so verwundert es überhaupt nicht, dass Morris unter Rekurs auf dieses erweiterte Omega-Schema auch für einen möglichst baldigen Präemptionsangriff auf den Iran plädiert.

    4.20 Wie Sie sehen: Schon ein kurzer Blick auf Morris’s Versuch einer moralischen Rechtfertigung der jüdischen ethnischen Säuberungen in Palästina eröffnet ein sehr weites Feld. Ein für jetzt zu weites, klar.

    Deshalb jetzt nur noch dies: Ich habe Ihnen eine Reihe von Unterscheidungen und Fragen vorgestellt, die wir beachten müssen, wenn wir uns über das Problem der Rechtfertigungen der Vertreibungen der Palästinenser selber ein klares Urteil bilden wollen. Wie Sie mit diesen Unterscheidungen umgehen, das ist und bleibt jetzt Ihre Sache.

    Georg Meggle ist Analytischer Philosoph. Seit seiner Emeritierung (2009) lehrt er jeweils abwechselnd in Kairo (Winter) und Salzburg (Sommer).
    ––––––––––

    Fussnoten
    1
    Dieser Beitrag geht auf einen Vortrag zurück, den ich bereits 2011 zur Eröffnung der von Ingrid Rumpf betreuten Wanderausstellung Die Nakba. Flucht und Vertreibung der Palästinenser 1948 in der VHS Heidelberg gehalten hatte - und der bis heute nicht veröffentlich war. Der folgende Paragraph 1 entspricht dem Paragraph 2 meines 2010 verfassten Entwurfes für ein neues Grundsatzpapier der Nahostkommission von Pax Christi, unter dem Titel Menschenwürde und der Palästina-Konflikt, abgedruckt als 13. Kapitel in: Georg Meggle, Philosophische Interventionen, mentis Verlag, Paderborn, 2011, S. 197-201, nunmehr auch in dem eBook: Georg Meggle, Über Medien, Krieg und Terror (2019).

    2
    Von israelischer Seite vor allem: Simha Flapan, Benny Morris, Ilan Pappe und Tom Segev. Und von palästinensischer Seite: Whalid Khalidi, Rashid Khalidi, Sharif Kana’ana und Nur Masalha.

    3
    So Ilan Pappe, Die ethnische Säuberung Palästinas, Zweitausendeins, 2010, S. 15.

    4
    Diese Argumentation ist so noch nicht ganz wasserdicht (schreit also, wie diese Reflexionen generell, nach weiteren Differenzierungen): Denn auch wenn das Rückkehrrecht (nach der UNO-Resolution) umgesetzt würde, müsste das nicht auch schon das Ende der jüdischen Mehrheit in Israel bedeuten - denn die Palästinenser könnten sich ja statt für die Rückkehr für eine bloße Entschädigung entscheiden! Um genau dies zu erreichen, müssten die angebotenen Entschädigungen aber wohl entsprechend hoch sein. Was sicher auch ein dickes finanzielles Engagement anderer Länder beinhalten müsste.

    5
    Dazu: Nur Masalha, The Politics of Denial. Israel and the Palestinian Refugee Problem, London (Pluto Press), 2003.

    6
    So in seinem Beitrag in INAMO 54, S. 18.

    7
    Das von Ari Shavit durchgeführte Interview erschien am 09.01.2004 in der Zeitung Ha’aretz; die folgende deutsche Übersetzung findet sich in INAMO 49, 2007, S. 32

    #Israël #Paestine #Nakba #Shoa #Holocaust #idéologie #crimes_de_guerre #crime_de_guerre #génocide #impérialisme

  • Der Führer schenkt den Juden eine Stadt (Le Führer offre une ville aux Juifs)


    Sources : United States Holocaust Memorial Museum, Ivan Vojtech Fric, https://collections.ushmm.org/search/catalog/pa1144024 et https://collections.ushmm.org/search/catalog/pa1144026
    Ce film nazi de 1944/45 a été tourné à Theresienstadt, le camp de concentration de Terezín en Tchécoslovaquie annexée, après qu’il eut été transformé artificiellement en camp de travail modèle le temps de la visite de la Croix Rouge.
    Une autre forme de l’horreur.
    Quelques fragments ont été conservés, dont, ici, un exemple sonore : https://archive.org/details/TheresienstadtDerFhrerSchenktDenJudenEineStadtFilm

    Des infos : https://fr.wikipedia.org/wiki/Theresienstadt_(film)
    #shoah #Theresienstadt #camp_de_concentration #propagande #film #national-socialisme

  • Antisémitisme : les petits arrangements de Yann Moix avec la vérité à « ONPC »
    https://www.lexpress.fr/culture/livre/antisemitisme-les-petits-arrangements-avec-la-verite-de-yann-moix-a-onpc_20

    Yann Moix s’est expliqué samedi soir sur le plateau de Laurent Ruquier. On attendait un mea culpa sincère, on a eu droit à des éléments de langage. Décryptage.

    Yann Moix a décidément du mal avec les mea-culpa. À la suite des révélations de L’Express https://web.archive.org/web/20190826152559/https://www.lexpress.fr/culture/quand-yann-moix-publiait-dans-un-journal-antisemite_2095721.html, il lui avait déjà fallu s’y reprendre à deux fois avant d’avouer qu’il était bien l’auteur non seulement des dessins, mais aussi des textes publiés dans un petit magazine étudiant à tendance #négationniste. Hier soir, sur le plateau de #Laurent_Ruquier, le romancier a de nouveau présenté ses excuses pour ces errements de jeunesse. Mais interviewé par #Adèle_Van_Reeth et #Franz-Oliver_Giesbert, qui n’avaient pas la moindre idée de ce que contenaient les trois numéros d’Ushoahia, #Yann_Moix a de nouveau eu tendance à minimiser sa participation à coups de petits arrangements avec la vérité.

    Par ailleurs, Le Monde avait révélé hier https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/08/31/ces-heures-ou-yann-moix-a-tente-de-rester-frequentable_5504880_3224.html avant l’émission que Moix était le salarié de la maison de production #Tout_sur_l'écran, productrice d’On n’est pas couché. C’est en effet cette même société qui produit Chez Moix, l’émission présentée sur #Paris-Première par le romancier. Un étrange mélange des genres sur le Service Public. Retour sur un mea-culpa incomplet.

    "Je demande pardon pour ces bandes dessinées"

    Yann Moix connait trop bien le sens des mots pour les employer au hasard, surtout au coeur d’une polémique aussi explosive. Il a asséné pendant plus d’une heure un « élément de langage » forgé à l’avance : « Je faisais des bandes dessinées #antisémites. » Nous avons compté : Yann Moix a martelé dix-neuf fois l’expression « bande dessinée » durant l’émission, sans jamais avoir été repris une seule fois par ses interviewers ! Or, en demandant le pardon pour ces « bandes dessinées », le romancier renvoie à un mode d’expression qui évoque inconsciemment l’enfance et suscite donc l’indulgence.

    Vérification faite, sur la centaine de pages que forment au total les trois numéros d’Ushoahia, on ne trouve aucune bande dessinée de sa main dans le numéro 1 (le plus négationniste), trois pages seulement dans le numéro 2 et deux pages dans le troisième numéro. Soit donc seulement cinq pages sur... cent ! À noter que ces rares bandes dessinées visent le plus souvent à ridiculiser #Bernard-Henri_Lévy, parfois sur le mode scatologique, parfois pour se demander comment « le distinguer de Jean-Jacques Goldman ».

    Dans l’absolution que #BHL accorde ce matin à Moix, le philosophe reprend symptomatiquement le même élément de langage, n’évoquant que « ces fameuses BD ».


    Case d’une des rares bandes dessinées de Yann Moix publiée dans Ushoahia.

    En revanche, dans ces numéros, on trouve de très nombreuses caricatures de la main de Moix, très souvent antisémites. Le romancier, qui rêvait de publier dans Hara-Kiri, sait que caricature et bande dessinée sont loin d’être synonymes. Tout particulièrement quand le sujet en est l’ #antisémitisme, comme le rappelle le spécialiste Didier Pasamonik ce matin https://www.actuabd.com/TRIBUNE-LIBRE-A-DIDIER-PASAMONIK-A-propos-des-bandes-dessinees-de-Yann-Moix

    Mais surtout, en demandant pardon pour ses « bandes dessinées », Yann Moix occulte à nouveau l’essentiel : il était bel et bien l’auteur de nombreux textes d’Ushoahia. Après l’avoir tout d’abord farouchement nié dans son entretien à L’Express, il avait été contraint de le reconnaître vingt-quatre heures plus tard dans Libération, lorsque L’Express avait retrouvé https://www.lexpress.fr/actualite/societe/negationnisme-le-mensonge-de-yann-moix_2095809.html l’un de ses manuscrits signés de sa main contenant nombre des textes antisémites publiés dans Ushoahia.

    Or, en plus d’une heure passée dans le fauteuil de l’émission de Laurent Ruquier, Yann Moix n’a pas une seule fois évoqué ou assumé ces textes. Que cache ce déni ?

    "J’avais 20 ans"

    Quel âge avait vraiment Yann Moix au moment où il publiait ces textes et dessins ? La maturité n’est pas la même à 18 ans, à 20 ans ou à 22 ans. Dans Le Monde, son éditeur Olivier Nora évoque un « fanzine lycéen ». Sur le plateau d’ONPC, Moix parle de l’année 1988. Précisons donc que certains numéros d’Ushoahia sont parus dans les premiers mois de 1990 (l’un d’entre eux évoque longuement la mort du dictateur roumain Nicolae Ceaucescu survenue le 25 décembre 1989). Yann Moix, né le 31 mars 1968, s’apprêtait donc à fêter ses vingt-deux ans. Il avait quitté le lycée trois ans plus tôt, avait passé deux ans en classes préparatoires et étudiait dans une grande école, l’ESC Reims.

    Dans Orléans, il ne cesse d’ailleurs de rappeler combien il était précoce intellectuellement, s’amusant même du fait qu’il était sans doute le plus jeune abonné du Bulletin des amis d’André Gide de l’Histoire (il était alors en quatrième). Il raconte aussi comment il dévorait les oeuvres de Francis Ponge, Charles Péguy, Sartre, Céline, Baudelaire, Gombrowicz... D’ailleurs, le « style » des textes d’Ushoahia, aussi odieux soit-il, fait preuve d’une virtuosité certaine.

    "Je m’en prenais aussi aux myopathes, aux handicapés, aux Éthiopiens"

    Yann Moix sous-entend donc que les Juifs ne seraient qu’une cible parmi d’autres dans ses écrits de jeunesse et qu’il « faisait feu de tout bois ». Les myopathes ? Les handicapés ? Pas une ligne sur eux dans les trois numéros d’Ushoahia. En revanche, la couverture du numéro 2 est bien consacrée à la famine en #Éthiopie. Voici les premières lignes de l’article consacré au sujet : « Après les six millions de #Juifs soi-disant morts dans les camps en carton pâte que la Metro Goldwyn Meyer a fait construire un peu partout en Europe pour le compte (en banque) de quelques Juifs avides de pognon, on réinvente l’actualité pour renflouer les caisses de quelques dictateurs nègres dont le roseau de 30 cm ne suffit plus à aguicher les putains d’Adis-Abeba. » Et un peu plus loin : « En fait, ces #nègres maigres n’existent pas. Ce ne sont que les négatifs des photos truquées par les Juifs sur les prétendus camps de la mort. »

    Texte paru dans le numéro 2 d’Ushoahia.

    Le numéro 3 d’Ushoahia est lui consacré à l’abbé Pierre. Là encore, voici les toutes premières lignes de l’article : « Il est petit, épais comme un #Juif version #Buchenwald, porte des binocles pour mieux voir le fric (...) et une barbe de père Noël pouilleux qui serait resté trop longtemps à distribuer des cadeaux aux pensionnaires d’ #Auschwitz. Faut dire, vu le nombre de cheminées qu’il y avait là-haut, il devait y avoir du pain (grillé) sur ces planches qui ont servi à casser du Youpe, etc. » Le texte est signé « #Auschwitz-Man ».

    Extrait du numéro 3 d’Ushoahia.

    Bref, les #Éthiopiens et l’abbé Pierre ne sont une nouvelle fois que prétexte à développer une obsession antisémite et négationniste. Dans le numéro 3, même la pauvre peluche Casimir -pour laquelle Moix a toujours eu un faible, au point de la mettre en scène longuement dans son premier roman, Jubilations vers le ciel- porte un brassard à #croix_gammée.

    On comprend mieux pourquoi Yann Moix n’a pas souhaité s’appesantir sur les textes.

    "Ces révélations sont téléguidées par l’extrême-droite"

    Discréditer le supposé émetteur d’une information est une technique vieille comme le monde. Dans son interview à L’Express, en début de semaine, Yann Moix accusait son frère d’être la « balance ». À On n’est pas couché, changement de stratégie, c’est l’ « extrême-droite ». Deux anciennes amitiés de Moix avec des personnages sulfureux ont d’ailleurs été évoquées sur le plateau de Laurent Ruquier.

    Premier nom : #Marc-Edouard_Nabe, écrivain dont Moix fut très admiratif à ses débuts et dont il fut proche un temps, avant de se brouiller avec lui. Depuis, les deux hommes sont à couteaux tirés. Nabe est le premier à avoir cité le titre Ushoahia, en 2017, dans son livre Les Porcs 1, mais il n’a jamais eu entre les mains ces publications. Sinon, lui qui publie régulièrement sur son site « Nabe News » des documents révélant les parts d’ombre de ses ennemis, se serait évidemment fait un malin plaisir de rendre public un florilège des oeuvres de jeunesse compromettantes de Moix, étrillé à longueur de pages dans Les Porcs 1.

    Couverture du premier numéro d’Ushoahia dessinée par Yann Moix.

    L’autre ami évoqué à ONPC s’appelle #Paul-Éric_Blanrue. Auteur d’un documentaire avec le négationniste #Robert_Faurisson, il fut très proche de Moix dans les années 2000. Ce dernier lui donna même en 2007 une préface (sans ambiguïtés) à une anthologie de textes antisémites d’auteurs célèbres. Pour l’anecdote, #Blanrue fait une petite apparition - en sosie d’Elvis Presley - dans le film Podium de Yann Moix. Aujourd’hui, les deux ex-complices sont en froid. Mais si Blanrue avait entendu parler lui-aussi d’Ushoahia, il n’en détenait aucun exemplaire. Il nous l’avait confirmé, lorsque nous l’avions interrogé avant notre premier article sur le sujet. Il nous avait même envoyé trois mails, demandant si nous ne pouvions pas lui envoyer en primeur une capture d’écran de l’une des couvertures (ce que nous n’avons évidemment pas fait).

    Yann Moix le sait donc bien. Si l’ « #extrême-droite » avait eu la possibilité de faire « fuiter » ses dessins et écrits de jeunesse, elle l’aurait fait depuis longtemps. Alors pourquoi l’accuser ? Ne peut-il imaginer que certaines personnes aient tout simplement été horrifiées par ce qu’elles ont découvert dans les publications antisémites et négationnistes dont il était l’auteur et le dessinateur ?

    #Shoah #Racisme #Raciste

    • Par ailleurs, Le Monde avait révélé hier avant l’émission que Moix était le salarié de la maison de production Tout sur l’écran, productrice d’On n’est pas couché. C’est en effet cette même société qui produit Chez Moix, l’émission présentée sur Paris-Première par le romancier. Un étrange mélange des genres sur le Service Public. Retour sur un mea-culpa incomplet.

  • #Maroc. L’incroyable histoire du #mémorial de la #Shoah érigé au pied de l’#Atlas_marocain

    Les Marocains ont découvert avec stupéfaction qu’un étrange mémorial de l’#Holocauste était en construction depuis plus d’un an près de Marrakech, à l’initiative d’un artiste et activiste allemand un peu fantasque. Les autorités ont réagi sans tarder en démolissant l’œuvre.

    Des stèles en béton ressemblant à celles du mémorial de l’Holocauste de Berlin. Un arc-en-ciel LGBT peint au sol. Un obélisque. Un bâtiment noir bizarre évoquant surtout Le Seigneur des anneaux. Une haute clôture grillagée et un drapeau européen, en référence, dans un douteux mélange des genres, à la politique migratoire européenne. Le tout voulu comme… un mémorial de l’Holocauste, en plein Maroc rural, près de Marrakech.

    Voilà l’hallucinante rumeur qui a parcouru les réseaux sociaux marocains le week-end dernier et provoqué dans le royaume des réactions étonnées, incrédules ou énervées, et des accusations de “propagande israélienne”. Encore plus hallucinant : la rumeur était vraie. Et la construction de cet étrange mémorial avait débuté… il y a plus d’un an, en juillet 2018.

    Le sujet a fait le tour de la presse marocaine, qui a présenté son concepteur : un Allemand résidant au Maroc nommé Oliver Bienkowski, à la tête d’une ONG “antiraciste et de défense des droits humains” intitulée PixelHelper, qui montrait depuis un an sur Twitter et Facebook l’avancement du chantier, sans lésiner sur les hashtags.

    Oliver Bienkowski avait en fait été interviewé quelques jours plus tôt par le quotidien israélien The Jerusalem Post, dans un article donnant une première idée de sa personnalité plutôt farfelue.

    https://www.courrierinternational.com/article/maroc-lincroyable-histoire-du-memorial-de-la-shoah-erige-au-p
    #mémoire

    ping @albertocampiphoto @reka

  • Artist Shames Tourists Taking Inappropriate Selfies At The Holocaust Memorial Site In Berlin (NSFW) | DeMilked

    https://www.demilked.com/holocaust-memorial-selfies-yolocaust-shahak-shapira

    Il semble qu’il reste à faire un travail de mémoire aussi à destination de celles et ceux qui rendent visite à des lieux de mémoire.

    sraeli artist Shahak Shapira has seen enough of these disrespectful selfies taken in the absolute worst places for them. So he launched an art project called “Yolocaust” in hopes to shame the selfie-takers from the Holocaust Memorial in Berlin.

    “Over the last years, I noticed an interesting phenomenon at the Holocaust memorial in Berlin: people were using it as a scenery for selfies. So I took those selfies and combined them with footage from Nazi extermination camps,” Shapira wrote. He gathered the selfies from the social media sites like Facebook, Instagram, Tinder, and Grindr, and then combined them with the hard-to-watch real footage from concentration camps. The artist was shocked by just how distanced from the actual meaning of the monument its visitors were, which is illustrated with the comments, hashtags and “likes” that were posted with the selfies.

    #mémoire

  • Principal Who Tried to Stay ‘Politically Neutral’ About Holocaust Is Removed - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/07/08/us/spanish-river-william-latson-holocaust.html

    Un proviseur radié parce qu’il refuse de se prononcer sur la Shoah... Bravo, mais c’est aux Etats-Unis, pourtant paradis du laisser-dire n’importe quoi.
    Pendant ce temps le négationiste Etienne Chouard continue d’avoir la parole et l’oreille de certains
    https://www.lesinrocks.com/2019/06/12/actualite/medias-actualite/etienne-chouard-interviewe-par-le-media-honteux-ou-utile
    Et ça, c’est chez nous, un pays qui interdit la propagande négationiste.
    Allez comprendre pourquoi le monde tourne à l’envers.

    A high school principal in Florida has been removed from his position over his refusal to state that the Holocaust was a factual historical event, saying that he had to stay “politically neutral” about the World War II-era genocide of six million Jews.

    “Not everyone believes the Holocaust happened,” the principal, William Latson of Spanish River Community High School in Boca Raton, Fla., wrote in an email exchange with an unidentified parent in April 2018. He said that the school offered an assembly and courses on the Holocaust, but that they were optional and could not be “forced upon” all students.

    The emails were recently obtained and published by The Palm Beach Post.

    “I can’t say the Holocaust is a factual, historical event because I am not in a position to do so as a school district employee,” Mr. Latson wrote, making a distinction between his personal beliefs about the Holocaust and his role as the leader of a public school. “I do allow information about the Holocaust to be presented and allow students and parents to make decisions about it accordingly. I do the same with information about slavery.”

    The comments set off an intense backlash in South Florida, which has a significant Jewish population and has among the highest concentrations of Holocaust survivors in the world. Thousands signed an online petition calling for Mr. Latson’s resignation, and on Monday, the Palm Beach County school district announced that he would be stripped of his position as principal and reassigned to another job in the district.
    Sign Up for The Daily Newsletter

    Every Friday, get an exclusive look at how one of the week’s biggest news stories on “The Daily” podcast came together.

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    The debate comes as memory of the Holocaust is fading and anti-Semitism is on the rise. Florida is among the states working to combat that; under state law, all school districts must offer Holocaust education. In 2018, the gunman who killed 17 people at Marjory Stoneman Douglas High School in Parkland, Fla., about a 20-minute drive from Spanish River Community High School, opened fire during one of these lessons, a class called History of the Holocaust.

    #Shoah #Négationisme

  • BBC - Travel - The Holocaust memorial of 70,000 stones
    http://www.bbc.com/travel/story/20190328-the-holocaust-memorial-of-70000-stones

    At the end of a quiet, suburban cul-de-sac in north-eastern Berlin, Michael Friedrichs-Friedländer quickly ushers me into his garage. He casts a watchful glance down the road, as if to check I’ve come here alone.

    “I’d ask you not to mention the precise location,” he said. “The neighbours all know what I do, but I don’t want any outside trouble.”

    #stolpersteine

    • Ouf,

      Voilà, c’est fini... Ce samedi, à partir de 23h30, Laurent Ruquier présentera l’ultime numéro d’On n’est pas couché de la saison sur France 2. Il sera entouré pour la dernière fois de Charles Consigny et Christine Angot, dont les départs de l’émission ont été annoncés la semaine dernière. L’animateur souhaite effectivement revoir en profondeur le format de son émission, à l’antenne depuis 2006 et dont les audiences se sont grandement essoufflées cette saison. Avec 925 000 téléspectateurs en moyenne (14% de PDA), le talk-show a rarement dépassé la barre du million de fidèles en audience linéaire et en a égaré près de 200 000 par rapport à la saison 2017-2018. La faute à un plateau souvent faiblard et à une diffusion de plus en plus tardive.

      yahoo.com

      Face au tollé provoqué par sa déclaration, Christine Angot a présenté ses excuses dans un communiqué :

      « Je regrette de ne pas avoir réussi à me faire comprendre dans l’émission du 1er juin et d’avoir blessé par mes propos. Mon intention était à l’opposé (...) explique-t-elle (...) J’ai voulu rapprocher les deux crimes contre l’humanité que sont l’esclavage et la Shoah, tout en prenant soin de spécifier la différence fondamentale de méthode dans la déshumanisation, d’un côté exterminer les personnes, de l’autre leur retirer leur humanité pour en faire des objets de commerce qu’on achète et qu’on vend.

      L’expression "en bonne santé" était cependant absurde », a-t-elle encore reconnu, avant de préciser qu’elle considérait qu’« indifférencier les souffrances infligées par ces crimes me paraît dangereux. L’indifférenciation pouvant conduire à l’indifférence. »

      La femme de lettres « regrette » encore de ne pas avoir « su trouver les mots » pour exprimer sa pensée avant de conclure : « Mon travail est de me faire comprendre. Je m’excuse d’y avoir échoué. Il me tenait à cœur d’éloigner la concurrence victimaire dont certains jouent. »

      Salutations attentives,

      Fabienne Abbou - Chargée de la médiation des programmes

      http://m.mediateur.francetv.fr/emissions/le-mediateur-des-programmes/vos-messages/trouver-les-mots_573860

      Ne pas réussir à se faire comprendre sur le plateau d’ONPC ne demande pas beaucoup de travail. Cette émission étant une des plus emblématique gabegie du service public.

  • Christine Angot, l’esclavage et la justification de l’ordre du monde
    https://joaogabriell.com/2019/06/03/christine-angot-et-la-justification-de-lordre-du-monde

    Outre leur dimension spécifiquement négrophobe, les propos de Christine Angot lors de l’émission On n’est pas couché ce samedi 1er juin sur la « différence fondamentale » entre shoah et esclavage industriel pratiqué par les européens contre les populations africaines, sont pour moi une des facettes de la conception eurocentrée du racisme[1]. A savoir une approche du racisme dont la compréhension n’a évidemment pas pour but d’y mettre fin, mais plutôt d’en avoir une lecture opportuniste et superficielle, et dont la finalité est la justification de l’ordre du monde. Ici je vise la façon dont les mots comme « racisme », « génocide » sont définis par les Etats ou les instances internationales sous pilotage occidental et repris ensuite par des personnages publiques. Source : Le blog de (...)

    • en réaction à cette hiérarchisation entre « génocide » et « esclavage », beaucoup pour insister sur l’importance de tel ou tel crime, utilisent dès lors du coup le mot de génocide pour désigner toutes les situations coloniales afin de « prouver » que c’était vraiment grave. Malheureusement cela revient au final à entériner la hiérarchisation qu’il revient au contraire de critiquer. Toutes les situations coloniales ne relèvent pas de génocide au sens d’un programme intentionnel d’extermination, ms toutes les situations coloniales produisent de l’extermination comme résultat. Et surtout c’est le fait colonial en tant que tel qu’il faut disqualifier, pas juste certains épisodes précis, car c’est le fait colonial qui crée les conditions pour que certaines de ses expressions les plus spectaculaires – génocide, esclavage – soit possible.

      #esclave #génocide #shoah #hiérarchisation #Histoire #racisme #Christine_Angot #colonisation

    • Il était si courant que les esclaves soient tués durant leur déportation, que les assureurs refusèrent de les rembourser
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_du_Zong

      Le massacre du Zong (anglais : Zong Massacre) est le meurtre estimé à 142 esclaves à partir du 29 novembre 1781, sur le Zong, navire négrier britannique de Liverpool qui se livrait au commerce triangulaire pour le compte du Gregson slave-trading syndicate (« syndicat du commerce d’esclaves Gregson »).

      Comme pratique courante, le syndicat avait pris une assurance sur les vies des esclaves du navire. Quand suite à des erreurs de navigation, le Zong allait se retrouver à court d’eau potable selon les estimations erronées, l’équipage jette des esclaves par-dessus bord pour les noyer, en partie pour assurer la survie du reste de l’équipage et de sa cargaison d’esclaves, mais aussi pour empocher l’assurance sur les esclaves, en ne perdant pas d’argent sur les esclaves qui seraient mort de soif.

      Quand le Zong arrive au port de Black River en Jamaïque, il fait une demande aux assureurs afin d’obtenir la compensation pour la perte des esclaves. Lorsque les assureurs refusent de payer, l’affaire est résolue en justice (Gregson v Gilbert (1783) 3 Doug. KB 232). Le jugement déclare que dans certaines circonstances, tuer des esclaves de manière délibérée était légal et que les assureurs pourraient devoir rembourser la mort des esclaves. Mais le Lord juge en chef d’Angleterre et du pays de Galles, William Murray, rend un jugement contre le syndicat propriétaire des esclaves à cause de nouvelles preuves suggérant que le capitaine et son équipage étaient en faute.

      https://www.youtube.com/watch?time_continue=38&v=1lXowB_FJu4

  • Bloggende Hochstaplerin Hingst : In der Fantasie eine Nachfahrin von Holocaust-Opfern - Kultur - Tagesspiegel
    https://www.tagesspiegel.de/kultur/bloggende-hochstaplerin-hingst-in-der-fantasie-eine-nachfahrin-von-holocaust-opfern/24411300.html


    Marie Sophie Hingst lors de la remise du prix "Goldener Blogger 2017"

    Cette jeune historienne s’est inventée un passé judéo-allemand et a élaboré de longs textes sur ses ancêtres persécutés. Aujourd’hui les journalistes des grands journaux sont indignés parce qu’elle a réussi à tous les duper. Ses histoires étaient de pures créations littéraires.

    01.06.2019 Caroline Fetscher - Die Bloggerin Hingst hat eine dramatische jüdische Familiengeschichte erfunden. Eine abgründige Geschmacklosigkeit – gegenüber den wahren Holocaust-Opfern.

    Marie Sophie Hingst, 31 Jahre alt, geboren in Wittenberg in Sachsen-Anhalt, studierte Geschichte, promovierte – und verdrehte in einem Nebenleben als Bloggerin den Auftrag ihres Fachs. Die junge Frau erdichtete Geschichten, die sie, wie „Der Spiegel“ jetzt darlegt, als historische Fakten der Öffentlichkeit anbot.

    Aus ihrer offenbar evangelischen Familie formte Hingst in der Fantasie eine Familie jüdischer Holocaust-Opfer. Hingst selbst war in ihren Erzählungen, die sie elegisch verkitscht „Read on, my dear, read on“ taufte, die Urenkelin der alleinigen Überlebenden auf der Vaterseite wie der Mutterseite.

    Aus einem Urgroßvater Hermann Hingst und dessen Frau Marie machte sie zwei NS-Verfolgte und Ermordete. Hermann Hingst war jedoch noch 1947 am Leben, als er in der sowjetisch besetzten Zone einen Antrag auf Wiedereinstellung als Lehrer stellte. Den anderen Urgroßvater, Josef Karl Brandl, verwandelte Hingst in einen jüdischen „Jakob Brandel“, der mit Frau und Kindern in Auschwitz verendet sein soll.
    20 Fantasiebiografien

    Diese und 20 andere Fantasiebiografien soll Hingst auf sorgfältig ausgefüllten Formularen der israelischen Gedenkstätte Yad Vashem übersandt haben. Nur drei der Personen, stellt sich jetzt heraus, sollen überhaupt real existiert haben. 19 zu drei, das dürfte hier in etwa dem Verhältnis von Fiktion zu Fakten entsprechen.

    Recherchiert hatte laut „Spiegel“ schon seit Monaten eine wachsende Gruppe von Archivaren und Genealogen, der auch eine Juristin beisprang. Sie werden ähnlich vorgegangen sein wie die Kollektive der Internet-Plattform „Wikiplag“ bei Plagiatsaffären mit Instant-Promotionen à la Karl-Theodor zu Guttenberg. Das Internet machte die Pseudo-Biografie von Hingst erst möglich, das weltweite Netz trug allerdings auch dazu bei, dass sie schnell aufflog.

    Doch Hingst, die auf Podien und Tagungen in der Doppelrolle als Historikerin und Nachkommin verfolgter Juden auftrat, ging es offenbar um mehr als Karrieresprünge und Ruhm. Sie scheint den Nimbus der Opferrolle gesucht zu haben, das selbsterhöhende Pathos leidgetränkter Schicksale, eine erlogene Dornenkrone, ein Narrativ ohne jedwede reale Substanz.
    Eine abgründige Geschmacklosigkeit

    Dass ihre historische Kopierwerkstatt eine abgründige Geschmacklosigkeit und Taktlosigkeit darstellt, muss sie ausgeblendet haben, um ihre Rolle vor sich und anderen spielen zu können. Seit ein „Spiegel“-Redakteur die junge Frau, die jedem Claas Relotius das Wasser reichen kann, vor einigen Tagen in Dublin stellte, hat sie nach anfänglichem Weiterleugnen einen Anwalt eingeschaltet. Der räumte dem Magazin gegenüber ein, sie nehme „ein erhebliches Maß an künstlerischer Freiheit für sich in Anspruch“.

    Ihr Casus erinnert stark an den von Binjamin Wilkomirski, der 1995 im Jüdischen Verlag Suhrkamp sein Buch „Bruchstücke. Aus einer Kindheit 1939-1948“ veröffentlichte, und der sich wie ein waschechter Borderliner in eine unechte Geschichte als verfolgtes jüdisches Kind hineingelebt hatte.

    Selbst erfahrene Lektoren und Experten saßen der suggestiven Fiktion auf. Mit Primo Levi verglichen und in zwölf Sprachen übersetzt, wurde die Geschichte, deren Ich-Erzähler schildert, wie er als Kind in Osteuropa Konzentrationslager überlebte, und Morde an Verwandten miterleben musste. Auf dem Weg über ein polnisches Waisenhaus sei er in die Schweiz gelangt und adoptiert worden.
    Auch ihre Gastbeiträge waren erfunden

    In Wahrheit hieß der 1941 geborene Autor Bruno Dössekker, geboren war er als uneheliches Kind unter dem Namen Bruno Grosjean, adoptiert worden war er tatsächlich von der Familie Dössekker in Zürich. Seine jüdische Biografie war, wie 1998 ans Licht kam, und 1999 von einem Historiker bestätigt wurde, komplett erdichtet.

    Ihre anderen Online-Märchen zerstieben jetzt ebenfalls zu nichts, etwa ihr angebliches Engagement für Flüchtlinge, worüber sie für „Zeit Online“ unter dem Pseudonym „Sophie Roznblatt“ einen Gastbeitrag verfasst hatte und wovon sie bei Deutschlandfunk Nova berichtete. Jungen Männern will sie sexuellen Aufklärungsunterricht gegeben haben, in Deutschland und zuvor, schon als 19-Jährige, auch in Indien, wo sie eine Slumklinik gegründet haben wollte.
    Engagement für Deniz Yücel

    Wahr scheint, dass sie dem inhaftierten Journalisten Deniz Yücel Postkarten ins türkische Gefängnis schickte, wahr ist, bedauerlicherweise, dass Hingst 2018 für einen Essay den „Future of Europe“-Preis der „Financial Times“ einheimste, dass sie Redaktionen, eine Blog-Anhängerschaft von mehr als 240.000 Followern, jüdische Gemeinden und einen Radiosender täuschen konnte. Wie im Fall der New Yorker Hochstaplerin Anna Sorokin – sie gab sich eine Zeitlang mit Erfolg als reiche Oligarchentochter aus – will die Familie der Betrügerin, jedenfalls laut dem „Spiegel“, nichts von ihren Lügengespinsten mitbekommen haben.

    Eine bizarre Note hat auch die Veröffentlichung, die Hingst im März 2019 beim Dumont-Verlag als Bildband herausgab. Auch der Tagesspiegel berichtete über das Buch. Unter dem Titel „Kunstgeschichte als Brotbelag“ publizierte sie im grob vereinfachten Stil Giuseppe Arcimboldos Nachbildungen berühmter Bilder, die mit Hilfe von Obstschalen, Gemüseschnitzen und anderen Partikeln von Lebensmitteln hergestellt wurden.

    Zu diesem Spiel hatte sie ihre Fangemeinde im Netz aufgerufen. „Brot und die Deutschen, das ist die Geschichte einer ganz besonderen Beziehung“ heißt es im Vorwort. Juden und Deutschland, das wird oft als die Geschichte einer ganz besonderen Beziehung bezeichnet, und ohne dass der Vergleich hier gezogen wird, kann er sich aufdrängen.

    Auf alle Fälle lässt das groteske Spiel der Verzerrung und Vergröberung der sich plump und absichtlich als Fälschung zeigenden Brotbilder Rückschlüsse auf den Spieltrieb zu, mit dem Hingst ihrer Groteske konstruierte, indem sie künstliche Geschichten als Broterwerb betrieb. Dieser Aspekt ihres Handelns weist implizit auf eine Lust am Betrügen hin, die mit dem offenbar zwanghaften Lügen einherging.
    Besonderer Effekt jüdischen Leidens

    Gezielt arbeitet Hingst mit Themen, die von Tabus, Schuldgefühlen und Ängsten behaftet sind, und weitete den Radius klassischer Techniken etwa betrügerischen Spendensammelns ins Literarische aus, indem sie auf den besonderen Effekt jüdischer Leidensgeschichte setzte. Sie schien gewandt wie jene Bettler mit schmerzverzerrtem Gesicht, die humpelnd gehen, während sie den Hut für Münzen in der Hand halten, aber behände davoneilen, wenn das Ordnungsamt auftaucht.

    Wer wird schon skeptisch, kritisch nachfragen, wenn es um jüdische Leidenserfahrung geht? Auf das Tabu vertraute die CDU in Hessen bei ihrer Spendenaffäre von 1999, als illegale Zahlungen an die Partei fälschlich zu „jüdischen Vermächtnissen“ deklariert wurden.
    Ihr Verhalten bedient Antisemiten

    An diesem Wochenende kam es in Berlin wieder zum jährlichen Al-Quds-Marsch, einer Demonstration israelfeindlicher und antisemitischer Gruppen und Individuen, deren Zahl derzeit zunimmt. Fälle wie die der fälschenden Historikerin beliefern immer auch antisemitische Phantasmen.

    Der Erfinderin muss zumindest als Furchtdämmerung am Horizont vor Augen gewesen sein, dass ihre Fabrikationen ans Licht kommen könnten. Daran, dass ihr Verhalten dann auch Antisemiten bedienen würde, hatte Hingst in ihrer selbstverfassten Rolle als Tochter aus einer Familie Shoah-Überlebender nicht gedacht – oder es war ihr egal.

    Marie Sophie Hingst ging es vermutlich nicht um Menschlichkeit, sondern nur um einen einzigen Menschen: um sich selbst. Und dieses Menschenkind hat ein großes Problem.

    Kontakt - Die Goldenen Blogger
    https://die-goldenen-blogger.de/?page_id=55571

    Die Goldenen Blogger ist eine Veranstlatung von Thomas Knüwer, Franziska Bluhm, Christiane Link und Daniel Fiene.

    #médias #shoa #Allemagne #histoire

  • Une Stolpersteine pour Eva (1/2) : A la recherche d’une inconnue

    https://www.franceculture.fr/emissions/une-histoire-particuliere-un-recit-documentaire-en-deux-parties/une-stolpersteine-pour-eva-12-a-la-recherche-dune-inconnue

    En 1993, le sculpteur et artiste allemand Gunter Demnig, entame un travail sur les victimes du 3ème Reich, destiné à leur rendre une histoire individuelle. Il crée et encastre, au départ illégalement, sur les trottoirs de plusieurs villes allemandes de petits carré de métal de 10 cm de côté sur lequel il grave à la main, le nom, la date de naissance et le destin individuel de la victime devant le dernier lieu où elle vécut librement. Il baptise ces pierres Stolpersteine, littéralement pierres d’achoppement, pierres sur lesquelles on trébuche.

    On parle aussi du plus grand mémorial décentralisé du monde. Claire Kaiser

    Dès 1996, à la demande de descendants de victimes, de voisins, de comités de quartiers, il en pose dans toute l’Allemagne, puis au-delà des frontières du pays. Il y en a aujourd’hui et plus de 8 000 à Berlin et plus de 71 000 en Europe.
    1er épisode : à la recherche d’une inconnue

    Le 21 février dernier, une #Stolpersteine a été posée à Berlin en mémoire d’Eva Salinger, arrêtée le 29 octobre 1941 et assassinée deux ans plus tard, dans le camp d’extermination de Chełmno, peu de temps après avoir été déportée du ghetto de Lodz. C’est son petit neveu Joachim Salinger qui en a fait la demande. Il veut rendre hommage à cette tante oubliée, mère célibataire, l’une des seules de la famille Salinger à ne pas avoir pu quitter l’Allemagne à temps. Et dont le souvenir s’est dissous dans une mémoire familiale douloureuse. Lorsqu’il entame ses recherches, Joachim n’est pas même sûr de son prénom.

    #mémoire #shoah #allemagne

  • Spatialités des mémoires

    Ce numéro de Géographie et cultures consacré aux spatialités des mémoires propose de poursuivre les voies ouvertes par de nombreux chercheurs appartenant à différentes disciplines des sciences sociales, et d’examiner comment la géographie contemporaine se situe dans le champ des #Memory_Studies.
    Si la mémoire, abordée dans ses dimensions individuelles et collectives, exprime d’emblée un rapport au passé, elle articule et produit conjointement de nombreuses interactions, entre soi et les autres, entre le temps et l’espace. La mémoire, plus ou moins visible et lisible, d’un passé réactivé, remodelé, nié ou instrumentalisé n’est pas sans lien avec des stratégies d’acteurs diversifiés. Qu’il s’agisse de mémoires institutionnalisées dans des #sites, #musées ou #mémoriaux, ou d’espaces dans lesquels les mémoires sont échafaudées à partir de traces, la (re)production d’#espaces_mémoriels s’organise autour d’une subtile articulation #identités/#mémoires/#territoires, laquelle rend compte d’une dialectique de l’#ancrage et de la #mobilité, fût-elle éphémère.
    Les articles de ce numéro thématique explorent différentes formes de productions (ou d’empêchement de productions) spatiales mémorielles liées aux diverses recompositions politiques, sociales et économiques qui affectent les sociétés.


    https://journals.openedition.org/gc/6318
    #mémoire #géographie

    Les articles :

    Dominique Chevalier et Anne Hertzog
    Introduction [Texte intégral]

    Laurent Aucher
    Devant le mémorial, derrière le paradoxe [Texte intégral]
    Réflexions sur les pratiques de visite au monument berlinois de la #Shoah
    In front of the memorial, behind the paradox:
    thoughts about practices of visiting the Berliner memorial of Shoah

    Thomas Zanetti
    #Matérialité et spatialité d’une mémoire meurtrie [Texte intégral]
    La reconnaissance mémorielle des #maladies_professionnelles des anciens verriers de #Givors
    Materiality and spatiality of a bruised memory: the memorial recognition of the occupational diseases of the former glassmakers of Givors

    Cécile Tardy
    Les infra-espaces des mémoires du Nord [Texte intégral]
    The infra-spacies of memories of the “Nord” region of #France

    Noémie Beltramo
    Le #territoire_minier [Texte intégral]
    Vecteur ou support de la mémoire de l’#immigration_polonaise ?
    The territory: vector or support of the Polish immigration’s memory?
    #migrants_polonais #extractivisme #mines

    André-Marie Dendievel et Dominique Chevalier
    Topos et mémoires des deux rives de La Loire amont (XVIIIe–XXe siècles) [Texte intégral]
    L’exemple de Chassenard (Allier) et Digoin (Saône-et-Loire)
    Topos and memories on both sides of the upstream section of the Loire River (XVIIIth‑XXth centuries AD): the example of #Chassenard (Allier) and Digoin (Saône-et-Loire)

    Patrick Naef
    L’escombrera de #Medellin [Texte intégral]
    Une #fosse_commune entre #reconnaissance et #oubli

    Sophie Didier
    #Droit_de_mémoire, Droit à la Ville [Texte intégral]
    Essai sur le cas sud-africain
    Right to memory, Right to the City: an essay on the South African case
    #afrique_du_sud

    Florabelle Spielmann
    Combats de bâtons de #Trinidad [Texte intégral]
    Fabrique géographique, sociale et culturelle de la mémoire
    Trinidad stick-fight: shaping memorial places through geographic, social and cultural spaces

    ping @reka @albertocampiphoto

  • Le touriste, l’#émotion et la #mémoire_douloureuse

    Les lieux de mémoires douloureuses comptent aujourd’hui parmi les destinations prisées d’un tourisme mondialisé. L’article s’attache aux modalités expérientielles et émotionnelles qui participent de l’agencement de leurs visites, en analysant les #scénographies et les parcours, mais aussi l’expression des émotions par les touristes comme celle de leur convenance et de leur adéquation aux lieux. Les émotions constituent ainsi un opérateur spatialisé de mémoire, fondé sur l’épreuve et l’#expérience_des_lieux de mémoire douloureuse, mais révélant dans le même espace-temps la tension entre les horizons de collectifs à construire et à commémorer.


    https://journals.openedition.org/cdg/644
    #tourisme #mémoire #dark_tourism #tourisme_de_mémoire #Cu_Chi #WWII #deuxième_guerre_mondiale #seconde_guerre_mondiale #shoah #Vietnam #Ben_Dinh #selfie #Auschwitz #9/11 #11_septembre #ground_zero #Salle_des_Noms #Berlin #Mémorial_d’Eisenman
    ping @albertocampiphoto @reka #Mémorial_de_la_Shoah #Paris #tourisme_de_la_désolation

  • Rencontre ce matin avec la famille Bujakowsky

    Que #KeinVerblassen @DiePolierer sur twitter rappelle à notre bon souvenir

    1942 wurde Familie Bujakowsky im Pariser Exil von der französischen Polizei des #Vichy-Regimes verhaftet und ins KZ verschleppt.

    Ihre 5 jährige Tochter Stephanie wurde dabei direkt aus dem Kindergarten „geholt“.

    #shoah #vichy #déportations #france

  • Jussens helter 2 : Hitlers ulydige byråkrat - Juridika

    https://juridika.no/innsikt/jussens-helter-hitlers-ulydige-byr%C3%A5krat

    Voici une remarquable série, en norvégien hélas, qui rreprend douze histoire de Une série de juriste qui, pour des raisons éthiques, ont réfusé de répondre aux injonctions du système.

    Ici, un texte sur les fonctionnaires, la bureaucratie qui a désobéit à Hitler.

    Hans Petter Graver reparle de Schindler, mais aussi d’un autre juste : l’avocat allemand Hans Calmeyer - complètement oublié aujoud’hui - dirigeait le bureau aux affairs juives installé par les nazis aux Pays-Bas. Il a secrètement utilisé les dispositions des lois d’exception pour empêcher au moins 3 500 personnes d’être envoyées dans des camps de concentration.

    Jussens helter
    av Hans Petter Graver

    En serie i tolv deler om jurister som valgte å følge sin samvittighet fremfor å leve opp til systemets krav.

    #histoire #justice #sgm #shoah #hitler #nazisme #résistance #résister #seconde_guerre_mondiale #droit

  • Entschädigung für NS-Opfer : In Groß Gaglow sollen Rentner Häuser und Land verlieren | Berliner Zeitung
    https://www.berliner-zeitung.de/berlin/brandenburg/entschaedigung-fuer-ns-opfer-rentner-in-cottbus-sollen-land-und-hae

    L’histoire allemande rattrappe des propriétaires agés de maisons individuelles à Cottbus près de la frontière polonaise. La Jewish Claims Conference réclame les maisons que leurs parents ont acheté sous les nazis après la déportation des propriétaires précendents. C’est dur parce que les propriétaires actuels ne sont pas responsables pour les crimes nazies. L’organsation juive propose des solutions individuelles qui permettent au personnes agées d’habiter leurs maisons jusqu’à la fin de leurs vie. Les vieux ne sont pas prêt à accepter ce compromis car leurs parents et eux mêmes ont remboursés les crédit jusque dans les années 1970. Pour eux il est évident que les maisons leurs appartiennent.

    21.01.2019 - Groß Gaglow - Der Bescheid ist ein erstaunlich dicker Stapel Papier. 38 Seiten DIN A4, eng bedruckt. Renate Homer schiebt den Haufen in die Mitte des Tisches. „Da, bitte. Jetzt ist es amtlich. Wenn wir nicht Klage eingereicht hätten, würde ich nicht mehr hier sitzen. Dann hätten sie mich zwangsgeräumt“, sagt sie.

    Renate Homer ist 75 Jahre alt. Sie spricht schleppend, aber man sollte sie deswegen nicht unterschätzen. Sie überblickt ihre Situation sehr genau. Schlank und aufrecht sitzt sie an diesem Januartag an einem großen runden Tisch in ihrem Wohnzimmer. Rings um den Tisch haben ihre Nachbarn Platz genommen. Erika und Siegfried Wehlan, 78 und 82 Jahre alt, sind gekommen, Günther und Monika Freier, 88 und 75 Jahre alt, der Ortsbürgermeister Dieter Schulz und Gemma Graf. Sie ist Töpferin mit einer Werkstatt auf dem Grundstück der Homers.

    Auf einer Anrichte an der Wand steht ein großes Foto. Ein schwarzes Band umschließt eine Ecke. Es zeigt Karl Homer, den Ehemann der Hausherrin. Er ist im Dezember gestorben. Der bürokratischen Wust, der es auf diese 38 Seiten Papier schaffte, hat ihn jeden Tag beschäftigt. Karl Homer hat Bemerkungen an den Rand des Textes geschrieben. Mit Bleistift. Die akkuraten Buchstaben lassen auf einen ordnungsliebenden Mann schließen.
    Ein ungleicher Gegner

    In Groß Gaglow, einem Ortsteil von Cottbus, sind in den vergangenen Jahren viele Menschen zu Experten für Vermögensrecht geworden. Nicht nur diejenigen, die sich an diesem Tag im Wohnzimmer von Renate Homer treffen. Aber sie besonders. Diese Runde von Nachbarn könnte ein nettes Beisammensein von Menschen sein, die seit Jahrzehnten Tür an Tür leben. Aber so ist es nicht. Die Alten am Tisch werden vielleicht ihre Häuser verlieren. So will es das Bundesvermögensgesetz.

    Familie Wehlan und die Homers haben das schriftlich vom Bundesamt für zentrale Dienste und offene Vermögensfragen. Die Freiers warten noch auf den endgültigen Bescheid. Aber sie wissen, dass der genauso wie bei den Homers und den Wehlans lauten wird. Sie sollen ausziehen oder sich mit dem neuen Eigentümer, der Jewish Claims Conference, einigen, mit der Organisation, die die Entschädigungsansprüche jüdischer Opfer des Nationalsozialismus zugunsten sozialer jüdischer Projekte durchsetzt, wenn es keine Erben gibt, und die in Groß Gaglow seit Jahren versucht, für begangenes Unrecht an jüdischen Siedlern eine Entschädigung zu erwirken. Für die Rentner ist das eine anonyme Institution. Ein ungleicher Gegner.

    Das Unrecht, das hier wieder gut gemacht werden soll, liegt mehr als 80 Jahre zurück. Und doch ist dieser Prozess noch immer nicht abgeschlossen. Weil zu DDR-Zeiten jüdische NS-Opfer nicht entschädigt wurden und die Regelungen zur Rückübertragung erst 1990 auf das ostdeutsche Gebiet übertragen wurden. Weil sich die deutsche Bürokratie dann endlos verhakte und die Betroffenen erst im Jahr 2000 informierte, dass die Claims Conference bereits 1992 Ansprüche auf ihre Grundstücke erhob. Und weil es dann 18 Jahre dauerte, eine Vielzahl von Rückübertragungsansprüchen in Ostdeutschland zu bearbeiten. Noch immer gibt es Tausende nicht abschließend beschiedene Fälle.
    Pauschale Schuld

    Die Rentner am Tisch von Renate Homer haben den Eindruck, der Staat warte nur auf ihren Tod, damit sich die Probleme endlich von selbst auflösen.

    Sie persönlich trifft keine Schuld. Sie waren Kinder zur NS-Zeit. Sie bezweifeln aber auch, dass ihre Mütter und Väter sich unrecht verhalten haben. Das Unrecht bleibt für sie vage, die Gesetzeslage ist pauschal. Die Konsequenzen dagegen sind real. Es geht um die Häuser, in denen sie aufgewachsen sind und seitdem leben. „Ich habe lange geglaubt, dass wir es schaffen können, aber jetzt verliere ich langsam den Mut“, sagt Monika Freier. Sie ist dabei den Tränen nah.

    Wenn 74 Jahre nach Kriegsende in Groß Gaglow Unrecht an jüdischen Siedlern wieder gutgemacht wird, ist neues Unrecht die Folge. Nicht im juristischen Sinne allerdings. Renate Homer und die anderen werden dafür bezahlen, dass sich deutsche Behörden zur Nazizeit unredlich verhalten haben. Sie zahlen dafür, dass ihre Vorfahren Grundstücke kauften, die nur aufgrund der Vertreibung der jüdischen Vorbesitzer überhaupt zu verkaufen waren. Und sie erleben, dass erst die deutsche Einheit die Rückführung ihrer Grundstücke möglich gemacht hat.

    Gleichzeitig müssen sie zur Kenntnis nehmen, dass die meisten Nachbarn geschützt sind. Durch die Besonderheiten der deutschen Vermögensgesetzgebung bleiben nur sie, diese Wenigen, übrig. Sie kämpfen mit den Wirren der Bürokratie, mit wechselnden Zuständigkeiten im Verlauf der Jahrzehnte. Nach der Wende geschah viele Jahre lang nichts, Bundesbehörden übernahmen, die dann wieder jahrelang mit Aktenbergen kämpften. Gleichzeitig sind Renate Homer und die anderen nicht bereit, die Gesetzeslage zu akzeptieren und gemeinsam mit der Jewish Claims Conference eine Lösung zu suchen.

    An Groß Gaglow kann man deutsche Geschichte studieren. Die Rentner sind irgendwie in den Strudel der Geschichte geraten.
    Die Anfeindungen begannen direkt nach der Machtergreifung der Nationalsozialisten

    Groß Gaglow entstand auf den Flächen eines Ritterguts. 1928 gründete sich in Berlin die Jüdische Landarbeiter GmbH, eine Gesellschaft, an der auch die Jüdische Gemeinde zu Berlin finanziell beteiligt war und die sich zum Ziel gesetzt hatte, Juden, die ihren Berufen infolge von Unterdrückung nicht nachgehen konnten, als Landwirte und Gärtner zu qualifizieren.

    Die Gesellschaft erwarb 1930 das Rittergut Groß Gaglow, begann, dort kleine Höfe zu entwickeln und sie an jüdische Siedler zu verkaufen. Die Historie ist im Bescheid der Familie Homer nachzulesen. Sachbearbeiter des Bundesamts haben sie recherchiert. Demnach begannen die Anfeindungen gegen die Gesellschaft direkt nach der Machtergreifung der Nationalsozialisten 1933.

    Parzellen mussten an arische Siedler vergeben werden. 1935 verfügte der Reichsminister für Landwirtschaft und Ernährung, dass die jüdische Gärtnersiedlung Groß Gaglow aufzugeben sei. Die Siedler lehnten die Übergabe der Flächen ab. Ohne Erfolg. Im Landratsamt Cottbus wurde festgelegt, dass die Höfe und Flächen an eine Gemeinnützige Siedlungs-Treuhandgesellschaft übergeben werden. Die jüdischen Siedler verließen Groß Gaglow. Der Ausbildungsleiter Martin Gerson wurde später im KZ Auschwitz ermordet.
    Entscheidend ist allein der Zeitpunkt des Kaufs

    Der Vater von Karl Homer kam 1935 aus Bayern nach Groß Gaglow. Laut Bescheid hat er sein Land 1937 übernommen und bis in die Siebzigerjahre abgezahlt. „Meine Schwiegereltern haben das Land zu den gleichen Preisen erworben, die auch die jüdischen Siedler bezahlt haben“, sagt Renate Homer. Renates Ehemann Karl ist in Groß Gaglow aufgewachsen. 1975 baute er auf dem Grundstück seiner Eltern ein neues Haus. Nach dem Tod des Vaters erbte er das Grundstück.

    Die Homers haben versucht, den Bescheid auf vielen Ebenen anzugreifen. Aber das Bundesamt ist der Ansicht, dass es nicht darauf ankommt, ob Karls Vater wusste, dass er jüdisches Land kaufte oder ob vielleicht bei der Vertreibung eine finanzielle Entschädigung bezahlt wurde. Entscheidend ist allein der Zeitpunkt des Kaufs. Alles, was zwischen Januar 1933 und Mai 1945 aus jüdischem in anderes Eigentum wechselte, gilt heute als unredlich erworben. So ist es im alliierten Rückerstattungsrecht geregelt und später in die deutsche Vermögensgesetzgebung überführt worden.

    Karl Homer hat diese Stichtagsregelung angegriffen und dem Amt Willkür vorgeworfen. Im Bescheid wird das mit Hinweis auf geltendes Recht entkräftet.
    Zwischen den alten eigenwilligen Siedlerhäusern stehen heute moderne Fertighäuser

    Die Rentner am Tisch von Renate Homer haben ihre Grundstücke geerbt. Damit gibt es laut Bundesamt keinen Grund, ihre Flächen von einer Restitution auszunehmen. So wie es in der Nachbarschaft vielfach geschah. Weil Verjährung drohte, hatte das Bundesamt in alle Grundbücher von Groß Gaglow Vormerkungen eintragen lassen. Über 50 Familien waren betroffen. Es kam zu Demonstrationen. Aber die meisten Grundstücke waren zu DDR-Zeiten weiterverkauft worden oder erst in den letzten Jahren durch Parzellierung der riesigen Flächen entstanden.

    Man sieht es der Siedlung an. Zwischen den alten eigenwilligen Siedlerhäusern mit ihrem typischen Holzaufsatz im Obergeschoss stehen heute moderne Fertighäuser. Sie sind von der Restitution ausgeschlossen wie auch öffentliche Flächen. Am anderen Ende von Homers Land steht ein altes Siedlerhaus. Karl Homer ist dort geboren. Es sieht hübsch aus mit seinem dunklen Holzaufsatz und den weißen Wänden. Auch dieses Haus ist von der Rückübertragung ausgenommen, denn Karl Homer hat Haus und Garten zu DDR-Zeiten verkauft. Für etwaige Ansprüche tritt in solchen Fällen über einen Entschädigungsfonds der Staat ein.
    Suche nach Hilfe

    Die Homers dagegen sind mit Zumutungen in den Details des Bescheides konfrontiert. Die kleine Töpferei von Gemma Graf auf Homers Grundstück soll nach dem Willen der Behörde einfach weiterarbeiten. Der Mietvertrag bleibt vom Eigentumswechsel unberührt. Miet- und Pachteinnahmen seit 1997 müssen aber an die Claims Conference überwiesen werden. Im Gegenzug haben die Homers einen Entschädigungsanspruch für das Haus, das sie auf dem Grundstück gebaut haben. Der ursprüngliche Kaufpreis, den die Eltern für ihren Grund über Jahre abstotterten, spielt keine Rolle, weil er nicht der Jüdischen Siedlungsgesellschaft zugeflossen ist. Die Homers sollen einen Antrag auf Erstattung ans Bundesamt stellen.

    Renate Homer soll sich jetzt mit der Jewish Claims Conference einigen, aber so weit ist sie noch nicht. „Uns hat man angeboten, dass wir hier lebenslang wohnen bleiben können, und dann kassieren sie das alles. Aber das ist ja die Aufgabe von allem. Das kommt nicht in Frage“, sagt Renate Homer.

    Fragt man bei der Jewish Claims Conference nach, kann man folgendes hören: „Die Sach- und Rechtslage der betroffenen Grundstücke in Groß-Gaglow ist klar und transparent. Die Grundstücke wurden den jüdischen Siedlern während der NS-Zeit weggenommen und an Dritte verkauft. Es handelt sich damit um NS-verfolgungsbedingt entzogenes jüdisches Vermögen, das an den Rechtsnachfolger zurückzugeben ist.“

    Man kann bei Mitarbeitern der Organisation verständnisvolle Worte für die Situation der Rentner hören, aber auch, dass aus Groß Gaglow neben persönlicher Betroffenheit leider Stimmungsmache und antisemitische Töne zu hören seien. Tatsächlich wird in Groß Gaglow darauf hingewiesen, dass durch die Vorgänge eine antisemitische Stimmung quasi zwangsläufig entstünde.
    „Ich verstehe nicht, dass mich mein Staat so im Stich lässt.“

    Die Jewish Claims Conference schickt auch versöhnliche Töne. In Härtefällen werde gemeinsam mit den Betroffenen nach einer Lösung gesucht, heißt es.

    Aber die Homers wollen etwas anderes. Sie haben im Landeshauptarchiv Akten stapelweise studiert. Aber sie sind Laien. Sie wussten nicht genau, wonach sie eigentlich suchten. Ortsbürgermeister Dieter Schulz hat an Bundesminister, Abgeordnete und den Bundespräsidenten geschrieben und um Hilfe gebeten. „Wenn nichts passiert, dann bin ich pleite“, sagt Renate Homer. Ihr Sohn führt nun Klage vor dem Verwaltungsgericht gegen die Bundesrepublik und später vielleicht gegen die Claims Conference vor dem Amtsgericht, wenn es bei dem Bescheid bleibt.

    Auch die anderen Betroffenen haben Anwälte engagiert. Monika Freier hat die Quittungen der vergangenen 50 Jahre herausgesucht, um eine Gegenrechnung aufzumachen. Der Stapel Papier mit dem Bescheid liegt in der Mitte des Tisches wie ein giftiges Objekt. „Ich weiß gar nicht, was die Leute denken, wie wir das verkraften sollen“, sagt Monika Freier. „Ich verstehe auch nicht, dass mich mein Staat so im Stich lässt.“ Das sei das Schlimmste. Darüber komme sie in diesem Leben nicht mehr hinweg.

    #Allemagne #shoa #restitution