• Rücksichtslos vernichtet - Babi Jar.
    https://www.jungewelt.de/artikel/411399.schoah-r%C3%BCcksichtslos-vernichtet.html

    Vor der Erschießung mussten die Kiewer Juden ihren Besitz abgeben und sich entkleiden. Das Mitglied einer deutschen Propagandakompanie Johannes Hähle fotografierte in der Schlucht von Babi Jar einige Tage nach dem Massaker die Bekleidung der Opfer
    ...
    Vor 80 Jahren verübten die Nazis in der Nähe von Kiew das größte Massaker des Zweiten Weltkriegs
    ...
    Über den Ablauf des Massenmordes berichteten die Täter in der »Ereignismeldung UdSSR Nr. 106« nach Berlin: »Einmal auf Grund der wirtschaftlichen Besserstellung der Juden unter bolschewistischer Herrschaft und ihrer Zuträger- und Agentendienste für das NKWD, zum anderen wegen der erfolgten Sprengungen und der daraus entstandenen Großfeuer, war die Erregung der Bevölkerung gegen die Juden außerordentlich groß. Hinzu kommt, dass Juden sich nachweislich an der Brandlegung beteiligt hatten. Die Bevölkerung erwartete deshalb von den deutschen Behörden entsprechende Vergeltungsmaßnahmen. Aus diesem Grunde wurden in Vereinbarung mit dem Stadtkommandanten sämtliche Juden Kiews aufgefordert, sich am Montag, den 29.9. bis 8.00 Uhr an einem bestimmten Platz einzufinden. Diese Aufrufe wurden durch die Angehörigen der aufgestellten ukrainischen Miliz in der ganzen Stadt angeschlagen. Gleichzeitig wurde mündlich bekanntgegeben, dass sämtliche Juden Kiews umgesiedelt würden.

    In Zusammenarbeit mit dem Gruppenstab und zwei Kommandos des Polizeiregiments Süd hat das Sonderkommando 4 a am 29. und 30.9. 33.771 Juden exekutiert. Geld, Wertsachen, Wäsche und Kleidungsstücke wurden sichergestellt und zum Teil der NSV (Nationalsozialistische Volkswohlfahrt, U. S.) zur Ausrüstung der Volksdeutschen, z. T. der kommissarischen Stadtverwaltung zur Überlassung an bedürftige Bevölkerung übergeben. Die Aktion selbst ist reibungslos verlaufen. Irgendwelche Zwischenfälle haben sich nicht ergeben. Die gegen die Juden durchgeführte ›Umsiedlungsmaßnahme‹ hat durchaus die Zustimmung der Bevölkerung gefunden. Dass die Juden tatsächlich liquidiert wurden, ist bisher kaum bekanntgeworden, würde auch nach den bisherigen Erfahrungen kaum auf Ablehnung stoßen. Von der Wehrmacht wurden die durchgeführten Maßnahmen ebenfalls gutgeheißen. Die noch nicht erfassten bzw. nach und nach in die Stadt zurückkehrenden geflüchteten Juden werden von Fall zu Fall entsprechend behandelt.«¹

    Der Bericht verdeutlicht, dass sich die Täter der Tragweite des Verbrechens in jeder Hinsicht bewusst waren und sie für ihre Taten Lob erwarteten, lief die Aktion aus Sicht der Nazis doch reibungslos ab.

    https://www.librarian.be/pdf/arturoui.pdf

    Epilog

    Ihr aber lernet, wie man sieht statt stiert
    Und handelt, statt zu reden noch und noch.
    So was hätt einmal fast die Welt regiert!
    Die Völker wurden seiner Herr, jedoch
    Daß keiner uns zu früh da triumphiert –
    Der Schoß ist fruchtbar noch, aus dem das kroch!

    Bert Brecht, Der aufhaltsame Aufstieg des Arturo Ui

    #génocide #nazis #shoa #histoire

  • Un document inédit atteste de l’implication de pétain dans les lois antisémites de 1940 04/10/2010 - Sarah LEDUC - Roselyne FEBVRE
    https://www.france24.com/fr/20101004-decouverte-document-statut-juif-accable-marechal-petain-seconde-g
    Voir la vidéo sur le site de france24

    La découverte d’un document sur le statut des juifs en 1940, annoté par Pétain, tranche un débat historique. Ce texte prouve l’implication du Maréchal dans l’élaboration et la radicalisation de la loi discriminatoire à l’égard des juifs.

    Pour les historiens, le débat est tranché. Il est désormais avéré que le Maréchal Pétain est directement impliqué dans la radicalisation des mesures antisémites de la France de Vichy, alors que son rôle n’était pas, jusque-là, clairement établi.

    Un document original de l’État français définissant le statut des juifs en octobre 1940, annoté de la main du Maréchal Pétain, a été découvert par l’historien et avocat Serge Klarsfeld, fondateur de l’Association des Fils et Filles de Déportés juifs de France. Un donateur anonyme l’a confié au Mémorial de la Shoah de Paris le dimanche 3 octobre, 70 ans jour pour jour après l’adoption de la loi.

    Ce document inédit comporte les annotations aux crayons à papier écrites par Philippe Pétain, établissant son rôle déterminant dans la rédaction de ce statut.

    « Aujourd’hui, un texte officiel prouve que Pétain est intervenu dans la rédaction du statut des juifs. Pour les historiens, ce texte est important car il tranche ce débat », explique à France 24.com l’historien Jean-Pierre Azema, spécialiste de la Seconde Guerre mondiale et plus spécialement de la France de Vichy et de la Résistance.

    En effet, les historiens ne pouvaient jusqu’alors se référer qu’au seul témoignage de Paul Baudouin, ancien ministre des Affaires étrangères sous Vichy. Dans « Neuf mois au gouvernement », un ouvrage publié en 1946, il écrivait que, lors du Conseil des ministres du 1er octobre 1940, le gouvernement avait étudié « pendant plus de deux heures le statut des Israélites. C’est le maréchal qui se montre le plus sévère. Il insiste en particulier pour que la justice et l’enseignement ne contiennent aucun juif ».

    La « nationalité par l’exclusion »
    Le projet de loi - dont le document est issu - est débattu en Conseil des ministres le 1er octobre 1940 et adopté le 3 en ayant intégré les corrections du Maréchal. Ce texte de loi complète la liste de juridictions d’où sont exclus les juifs et ajoute aux mandats qui leur sont déjà interdits, les sièges dans « toute assemblée issue de l’élection ».

    Il élargit également à « tous les membres du corps enseignant » l’interdiction pour les juifs d’exercer, alors que le projet initial prévoyait une interdiction pour les recteurs, inspecteurs, proviseurs et directeurs d’établissement primaires et secondaires seulement. Enfin, alors que le projet initial épargnait « les descendants juifs nés français ou naturalisés avant 1860 », le Maréchal a décidé de rayer cette mention.

    Pour Jean-Pierre Azema, ce texte définit la « nationalité par l’exclusion ». En résumé, il réduit les juifs français – les seuls concernés par le texte de loi - à être des citoyens de second rang. Ce texte rompt avec les principes même de la Constitution française qui exclut toute possibilité de discrimination religieuse ou raciale. Depuis 1846, « aucune loi française n’avait distingué de groupe religieux ou ethnique dans la métropole pour le frapper d’incapacité légale », peut-on lire dans Vichy et les Juifs, de Marrus et Paxton.

    La fin du mythe du héros de Verdun
    Ce document inédit devrait mettre fin au mythe, partagé par quelques Vichyssois et négationnistes, d’un Pétain « bon grand-père », héros de Verdun et conquérant de la Première Guerre mondiale, qui aurait protégé les juifs de France. « On a beaucoup dit que Pétain était le défenseur de la nation, qu’il n’intervenait pas dans les lois liberticides, contrairement à Laval ou Raphaël Alibert, le ministre de la Justice de l’époque. Pétain était le bouclier et De Gaulle était l’épée. Certains continuent de véhiculer cette image du ‘bon Vichy’ », explique Jean-Pierre Azema.

    En effet, l’idée que Pétain n’était pas responsable des atrocités de Vichy et que la France, État captif, ne faisait que relayer les ordres de l’occupant, reste étrangement répandue. Mais l’historien précise que les Allemands n’ont pas fait pression sur la France de Vichy pour promulguer ce statut. « La décision de statuer sur les juifs est propre à Vichy. L’occupant a certainement approuvé mais, à ce moment-là, il s’occupe peu de la législation française. »

    Jean-Pierre Azéma rappelle que « Pétain est un pur produit de la droite nationaliste. Et pour mettre en marche la révolution nationale et le redressement intellectuel et moral de la France, il fallait limiter l’influence de l’anti-France, dont les juifs, accusés d’avoir trop d’influence sur les médias et la politique. »

    L’antisémitisme primaire de la France de Vichy et son implication dans la Shoah constitue toujours un pan de l’Histoire que la France assume difficilement. Si Jacques Chirac avait été le premier Président à reconnaître la responsabilité de l’État français dans la rafle du Vel’ d’Hiv’ dans son discours de 1995, Nicolas Sarkozy estime lui, dans un discours commémoratif en 2008, qu’il faut en finir avec l’idée de « repentance ».

    #lois #antisémites #Histoire #pétain #discrimination #Shoah #vichy #France

  • Pas d’indemnités pour les Juifs du Maroc victimes de la Shoah – Cour suprême Times of Israel Staff
    https://fr.timesofisrael.com/pas-dindemnites-pour-les-juifs-du-maroc-victimes-de-la-shoah-cour-

    Les juges ont estimé que, si la communauté a été confrontée à l’antisémitisme pendant la Shoah, elle ne remplit pas les conditions fixées par la loi sur la persécution nazie


    Des Juifs du Maroc arrivent par bateau au port de Haïfa, le 24 septembre 1954. (Crédit : COHEN FRITZ/GPO)

    La plus haute cour d’Israël a statué jeudi que, si les Juifs du Maroc ont pu souffrir d’antisémitisme pendant la Seconde Guerre mondiale, ils ne sont pas éligibles pour une compensation en tant que survivants de la Shoah.

    La loi israélienne sur la persécution nazie stipule que les personnes ayant souffert de problèmes de santé à la suite de persécutions nazies pendant la Shoah ont droit à des prestations et à une indemnisation.

    Les plaignants avaient fait appel d’un jugement du tribunal du district de Haïfa, qui avait rejeté leur plainte pour persécution nazie au Maroc.

    La Cour suprême a jugé que la privation de libertés et les restrictions imposées aux Juifs marocains pendant la guerre ne remplissaient pas les conditions prévues par la loi.

    Les juges ont déclaré que le préjudice subi par les Juifs marocains était principalement économique et se limitait en grande partie à leur capacité à s’intégrer au marché du travail, à acquérir une éducation en dehors de la communauté juive et à choisir leur lieu de résidence.

    Les juges Neal Hendel, David Mintz et Yosef Elron ont déclaré dans leur décision que les souffrances causées aux Juifs du Maroc pendant la Seconde Guerre mondiale étaient le résultat de la pression exercée par le régime français de Vichy sur le gouvernement marocain pour qu’il applique des lois antisémites.


    Les juges de la Cour suprême arrivent pour une audience à la Cour suprême à Jérusalem, le 24 février 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

    Les plaignants avaient affirmé que ces restrictions légitimaient le préjudice causé aux Juifs, les privaient de leurs libertés et leur avaient causé une peur extrême.

    Les juges ont noté que leur décision ne visait pas à influer sur les éléments historiques permettant de déterminer si les Juifs du Maroc avaient effectivement été persécutés. « Les rôles de l’historien et du tribunal sont différents l’un de l’autre », ont-ils déclaré.


    Un enfant juif immigré de Casablanca, Maroc, avec des bagages à l’aéroport de Lod, le 24 septembre 1955. (Crédit : Eldan David/GPO)

    Le montant total de la compensation monétaire que l’État aurait dû verser si la demande avait été acceptée est estimé à 400 millions de shekels par an.

    Après le jugement, l’avocat des plaignants, David Yadid, s’est plaint que « l’État discrimine les victimes du régime nazi pour des considérations budgétaires ».

    Yadid a ajouté qu’il envisageait de soumettre une demande pour une autre audience sur la question avec un panel élargi de juges.

    #Shoah #Maroc #antisémitisme #persécution

  • Transport 35 from Berlin,Berlin (Berlin),City of Berlin,Germany to Auschwitz Birkenau,Extermination Camp,Poland on 06/03/1943

    https://deportation.yadvashem.org/index.html?language=en&itemId=5092744

    Transports to Extinction: Holocaust (Shoah) Deportation Database

    Transport 35 from Berlin,Berlin (Berlin),City of Berlin,Germany to Auschwitz Birkenau,Extermination Camp,Poland on 06/03/1943

    This transport was the 35th to leave Berlin for the ghettos and killing sites in Eastern Europe and was thus designated “Osttransport 35”. It departed the city’s Putlitzstrasse Station in the Moabit district on March 6, 1943 and arrived in Auschwitz the following day.

    There were 665 Jews on this transport. On the day of their deportation they were ordered into a train consisting of closed cattle cars. A guard unit, usually composed of two SS men, was usually posted in the control compartment. The train usually went to Auschwitz via Breslau (Wroclaw) and Kattowitz (Katowice), but the constant strain put on the German railway system might have caused individual transports to take other routes.

    Historian Danuta Czech notes in the Auschwitz Chronicles that a transport organized by the RSHA arrived in Auschwitz on March 7. It consisted of 665 Jewish men, women and children from Berlin. Upon arrival outside the Auschwitz camp complex, the deportees were subject to a selection process carried out by the SS. 153 men, given Nos. 107164-107316, and 6 women, given Nos. 38001-38605, were sent to forced labour under harsh conditions which they rarely survived. The remaining 447 deportees, 30 of them men and 417 women and children, were sent directly to the gas chambers at Birkenau (Auschwitz II) and murdered.

    Else Penkuhn, born Muskatblatt on September 17, 1904 in Berlin, was on this transport. In 1968 she testified at the trial against Otto Bovensiepen (the former Head of the Berlin Gestapo):

    "I also recall that on March 6, 1943, together with other Jews, I was taken from Berlin on a transport to the East, which meant Auschwitz. Whether this was the 35th Osttransport, I am not sure. (...) As I remember, I had been picked up from the apartment of Mrs. Gertrud Kummer in Berlin, on Grenadierstrasse (23?) on Friday, March 5 at around 9 o’clock in the morning by two Gestapo officials, whose names I wasn’t familiar with. These officials just told me, “Get dressed and come with us”. Initially I was asked for my name and when I reported by the name “Michaelis”, they took me with them. I was taken to the assembly camp on Grosse Hamburger Strasse, not far from the Grenadierstrasse assembly camp. On the way the two Gestapo officials who accompanied me did not abuse me. The officials walked three steps behind me and on the way to the assembly point there was no talking at all. (...) In the assembly camp in Berlin, I was taken to an office, and there I had to provide my personal details. Afterwards I was put in a large room, where many other Jews were already present. I cannot tell how many people were placed in this room together with me. . (...) I was placed in the aforementioned Jewish home for the elderly from March 5 to March 6, 1943 in the morning. On March 6th we were driven in trucks to the Putlitzstrasse railway station (freight station). There we were loaded into freight cars. . (...) In the room at the assembly camp in Berlin, it was only possible to stand due to the overpopulation of the house with people of all ages both sick and healthy. This room was terribly overcrowded. I would also say that there was a lack of washing facilities and the condition of the toilets was very poor. As to the food supply, I can say that I didn’t receive any provisions on Friday, March 5. Only on March 6, before boarding the transport, we received a pre-prepared packet with 3 sandwiches spread with margarine. I don’t recall anymore whether these sandwiches had some sausage or anything else edible in them. In this assembly camp in Berlin there was no medical care whatsoever. (...) When I was arrested on March 5, I was neither abused nor verbally harassed. However, on March 6, when we were being loaded onto the train at the Putlitzstrasse railway station, an SS man struck me on my back with a stick, and this was apparently because I didn’t get into the freight car fast enough. (...) We only knew that we were being taken to the East but we did not know where the transport was headed for. Among us prisoners there was talk about us being taken to some ghetto. We then arrived in Auschwitz. There, we were unloaded and separated into lines of men, women and children. SS women spread a blanket in front of us and we had to put our jewelry, handbags, and all our belongings on it. Afterwards, most of the prisoners, mainly women and children, were loaded onto trucks and driven away. At first, we did not know where these people had been taken. At the selection of the prisoners in Auschwitz I was assigned to a working unit like many others. When we were in the camp in Auschwitz, I learned that those women and children, who, as I mentioned, were driven away on a truck, were murdered in the gas chamber…”

    Another survivor of this transport, Otto Fried, born April 20, 1905 in Josefdorf/Katowice, testified in 1968 at the trial against former employees of the Gestapo in Berlin: “On the occasion of the ’Fabrikaktion’ I was also arrested and taken to the former Hermann Göring barracks. The following day partners in mixed marriages were selected and transferred to the Jewish Community building on Rosenstrasse. We met a large number of fellow sufferers - other partners in mixed marriages or Jews from privileged mixed marriages. During the next few days, the prisoners from the privileged mixed marriages were released. There remained 25 partners from mixed marriages who were separated and transported to Auschwitz from the Putlitzstrasse railway station. The commander at the Rosenstrasse assembly camp was the Gestapo official Schneider (...). We arrived in Auschwitz in early March 1943. There my left forearm was tattooed… with the prisoner number 107323.”

    According to historian Rita Meyhoefer 9 of the deportees are known to have survived this transport.

    Sources

    Adler, Hans Guenther. Der verwaltete Mensch : Studien zur Deportation der Juden aus Deutschland . Tuebingen : Mohr, 1974.
    https://library.yadvashem.org/index.html?language=en&book_id=0107421
    Czech, Danuta. Auschwitz chronicle 1939-1945.New York : H. Holt, 1990, p. 347.
    https://library.yadvashem.org/index.html?language=en&book_id=0020388
    Ehmann, Annegret. Die Grunewald-Rampe : die Deportation der Berliner Juden . Berlin : Colloquium Vlg., 1993.
    https://library.yadvashem.org/index.html?language=en&book_id=0051553
    Freie Universitaet. Zentralinstitut fuer sozialwissenschaftliche Forschung (Berlin). Gedenkbuch Berlins der juedischen Opfer des Nationalsozialismus : „Ihre Namen moegen nie vergessen werden“ . Berlin : Hentrich, 1995, p. 1420.
    https://library.yadvashem.org/index.html?language=en&book_id=0049803
    Gottwaldt, Alfred. Die „Judendeportationen“ aus dem Deutschen Reich, 1941-1945 : eine kommentierte Chronologie . Wiesbaden : Marix Vlg., 2005, pp. 415-416.
    https://library.yadvashem.org/index.html?language=en&book_id=0117586
    שאול כוכבי, אתרי הזיכרון לגירוש יהודי ברלין: http://onegshabbat.blogspot.com/2020/04/blog-post_21.html

    #Shoa #Holocaust #archives #Hugo_Ruschin #projekt_stolperstein #Transport_35

  • Ces trésors pillés par les nazis qui ont atterri chez des collectionneurs juifs Jenni Frazer - Time of Israel
    Source : https://fr.timesofisrael.com/ces-tresors-pilles-par-les-nazis-qui-ont-atterri-chez-des-collecti
    Après que des antiquités ont été données au Victoria and Albert Museum, leur "histoire cachée" a été révélée


    La collection Rosalinde et Arthur Gilbert, photographiée le 15 novembre 2016. (Les galeries Rosalinde et Arthur Gilbert. © Victoria and Albert Museum, Londres)

    LONDRES (Jewish News) – Un jour de 1969, Arthur Gilbert, un immigrant juif londonien à Los Angeles, se promenait dans un magasin d’antiquités sur Rodeo Drive, le quartier chic de la ville, et est tombé amoureux.

    Plus précisément, il est tombé amoureux d’une forme d’art étonnante et presque oubliée – ce que Gilbert appelle la micromosaïque : des milliers et des milliers de minuscules morceaux de verre qui forment une image, presque indiscernable d’une peinture.

    Cette technique, mise au point à Rome au XVIIIe siècle et appliquée à des objets allant de plateaux de table exquis à des tabatières, est devenue le cœur de l’une des plus extraordinaires collections d’arts décoratifs jamais possédée par un musée : la collection Rosalinde et Arthur Gilbert, en prêt permanent au Victoria and Albert Museum depuis 2008.

    Même sans la « manie de la micromosaïque », l’histoire des Gilbert est extraordinaire.

    La belle Rosalinde Gilbert a rencontré le bel Abraham Bernstein – comme on l’appelait à l’époque – lors d’un bal organisé au musée de cire de Madame Tussauds à Londres ; ils se sont mariés en 1934.

    Avec seulement 500 livres sterling, le couple lance une maison de haute couture pour femmes, Rosalinde Gilbert Limited, basée sur les créations de cette dernière. Comme tout le monde s’adressait à Arthur (tel était à présent son prénom), en tant que M. Gilbert plutôt que M. Bernstein, il changea de nom légalement – et il devint finalement Sir Arthur Gilbert à la fin de sa longue vie.


    Le collectionneur Arthur Gilbert tient une pièce sur cette photo non datée. (Crédit : The Rosalinde and Arthur Gilbert Galleries. Victoria and Albert Museum, Londres)

    En 1945, l’entreprise de mode connaît un tel succès que les Gilbert s’installent en Californie, avec l’intention de prendre leur retraite. Mais le génie d’Arthur pour s’enrichir dans l’immobilier le conduit à une seconde carrière, faisant de lui un magnat de l’immobilier et profitant du boom de la construction d’après-guerre à Los Angeles.

    Mais comme l’explique le Dr. Jacques Schuhmacher, curateur de la provenance et de la spoliation au Victoria and Albert Museum (V&A), les Gilbert ont commencé à constituer leur collection « à une époque où les lacunes dans la provenance [l’historique détaillé de la propriété d’une œuvre d’art] n’étaient pas considérées comme un problème ».

    Et donc, involontairement, Arthur et Rosalinde, eux-mêmes enfants d’immigrants juifs d’Europe de l’Est, ne se sont pas demandé si ce qu’ils achetaient pouvait avoir été pillé par les nazis à d’autres collectionneurs juifs pendant la Shoah.

    Après la mort de Rosalinde en 1995, Arthur a fait don de la collection à la Grande-Bretagne. Elle a d’abord été conservée à Somerset House avant d’être transférée au V&A.


    Jacques Schuhmacher, conservateur de la provenance et de la spoliation au Victoria and Albert Museum. (Autorisation : Schuhmacher/ Victoria and Albert Museum, Londres)

    Elle est désormais administrée par un trust, qui continue d’acheter des objets pour enrichir la collection.

    Schuhmacher, historien né à Francfort qui a passé son doctorat à Oxford, est arrivé au V&A en 2018 pour commencer des recherches méticuleuses sur les 1 000 objets de la collection Gilbert.

    Il est devenu à la fois amateur d’art et détective, suivant les traces écrites dans des archives poussiéreuses, identifiant les propriétaires originaux d’un objet, puis essayant de retracer son parcours entre 1933, lorsque les nazis sont arrivés au pouvoir, et 1945, la fin de la guerre.

    À ce jour, Schuhmacher, en collaboration avec Alice Minter, conservatrice de la collection Gilbert, pense que 80 objets de la collection présentent des lacunes dans leur provenance.

    Toutes ces lacunes ne sont pas dues au pillage nazi, mais Schuhmacher en a identifié au moins huit avec ce qu’il appelle des « histoires cachées » – et chaque objet a une histoire fascinante.

    Tenter d’expliquer l’histoire de chaque œuvre d’art était un défi en soi, car le V&A insiste normalement pour que chacun de ses objets ne soit légendé que par 60 mots. Dans ce cas, une dérogation spéciale a dû être accordée pour que les légendes explicatives doublent ce chiffre.


    Une horloge en argent et ivoire, fabriquée en Allemagne vers 1690. (Crédit : The Rosalinde and Arthur Gilbert Galleries. Musée Victoria et Albert, Londres)

    L’une des pièces les plus remarquables est une somptueuse horloge en argent et ivoire incrusté, dont on pense qu’elle a été fabriquée en 1690, mais qui n’a été assemblée sous sa forme actuelle qu’en 1880.

    Elle a appartenu à un horloger juif prospère de Francfort, Nathan Ruben Frankel, qui est mort en 1909. Mais personne ne sait ce qu’il est advenu de l’horloge – qui présente au niveau supérieur la minuscule figure d’un navigateur regardant la mer – entre la mort de Frankel et son acquisition par Arthur Gilbert à Milwaukee en 1979.

    Les descendants de Frankel, Friedrich et Klara Frankel, avaient une entreprise horlogère florissante à Francfort qu’ils ont été contraints de vendre aux nazis. Le couple a fui en France en 1938 et a survécu à la guerre en se cachant.

    Mais on ne sait pas s’ils possédaient encore l’horloge lorsque les nazis ont repris leur affaire – ou s’ils l’ont récupérée après la guerre. Peut-être s’agit-il d’un mystère qui ne sera jamais résolu.

    Il y a également une splendide paire de portes filigranes qui ornaient autrefois un monastère à Kiev. Ces portes, aujourd’hui exposées dans les galeries de la collection Gilbert du V&A, appartenaient autrefois à S. et J. Goldschmidt, parmi les plus célèbres marchands d’art juifs de Francfort et de Berlin.


    Portes du monastère de Kiev. (Crédit : Galeries Rosalinde et Arthur Gilbert. © Victoria and Albert Museum, Londres)

    Après la saisie de leur entreprise par les nazis en 1937, les portes ont finalement été vendues à Londres. Mais là encore, l’histoire de la propriété de ces objets inestimables présente de grandes lacunes.

    Il est difficile de juger Rosalinde et Arthur pour ne pas avoir posé plus de questions sur le fait que les objets de leur collection étaient le résultat du pillage nazi.

    Peut-être ont-ils été simplement influencés par le fait que certains de ces objets provenaient de la collection du magnat de la presse William Randolph Hearst. Mais on ne saura peut-être jamais où ils se trouvaient pendant la Shoah.

    #art #gros_sous #histoire #capitalisme #shoah #shoa #William_Randolph_Hearst #pillage #nazisme #Musées

  • Der Vernichtungskrieg | Unsere Zeit
    https://www.unsere-zeit.de/der-vernichtungskrieg-156090

    18. Juni 2021 VON Klaus WGNER - Der Krieg im Osten wurde mit zynischer Brutalität geführt. Mit den siegreichen Kriegen im Westen glaubten sich der Faschismus und die Wehrmachtsspitzen hinreichend stark, um die strategische Ostexpansion des Deutschen Reiches vorantreiben zu können. Die Aufrüstung zur vollen Kriegsstärke war vom Reichswehr-Generalstab bereits 1923 bis 1925 detailliert geplant worden. Und nach exakt diesen Reichswehr-Planungen wurde die deutsche Kriegsmaschine errichtet und genauso eröffneten die Hitlerfaschisten 1939 den Zweiten Weltkrieg.

    Die Reichswehr/Wehrmacht als das entscheidende deutsche Machtzentrum hätte Faschismus, Krieg und Vernichtung verhindern können. Die Militärs wählten die Kollaboration. Auch sie wollten den Krieg, auch den Vernichtungskrieg. Eine „saubere Wehrmacht“ gab es nicht. Von vornherein war allen Beteiligten klar, dass dieser Krieg als „weltgeschichtlicher Kampf“ gegen das „Weltjudentum“ und den „Bolschewismus“ zu konzipieren war, wie Hitler es schon in „Mein Kampf“ geschrieben hatte und wie es dann bei den vorbereitenden Gesprächen mit den Spitzen des faschistischen Staatsapparates und des Militärs immer wieder dargelegt wurde. Wie bei der Besprechung mit 200 führenden Wehrmachtsoffizieren am 30. März 1941, bei der Hitler ausdrückte, was alle dachten: der Kommunist sei „vorher kein Kamerad und nachher kein Kamerad“. Es gehe um die „Vernichtung der bolschewistischen Kommissare und der kommunistischen Intelligenz“.

    Der neue deutsche „Lebensraum im Osten“ sollte nach der Eroberung als eine Art vorindustrieller, hauptsächlich agrarischer Siedlungsraum mit spärlicher, nur notdürftig gebildeter Bevölkerung entstehen. Dazu musste die 170-Millionen-Bevölkerung der UdSSR deutlich dezimiert werden. „Die Bildung einer militärischen Macht westlich des Ural“ dürfe „nie wieder in Frage kommen und wenn wir hundert Jahre darüber Krieg führen müssten“, so hatte es Hitler vor Partei- und Wehrmachtsführern am 16. Juni 1941 ausgedrückt.

    Ebenso klar war den Nazi- und Wehrmachts-Kriegsplanern, dass das Ziel von „Barbarossa“ die Eroberung, Annexion und wirtschaftliche Ausbeutung des weiten sowjetischen Raumes, des „neuen Lebensraumes im Osten“ war. Die Eroberung „neue(r) Gebiete in Europa“ könne „in der Hauptsache nur auf Kosten Russlands geschehen“, hatte Hitler in „Mein Kampf“ geschrieben, das neue deutsche Reich solle „seinen Vormarsch auf demselben Wege beginnen, den in früheren Zeiten die deutschen Ordensritter entlangritten, diesmal jedoch, um durch das deutsche Schwert Boden für den deutschen Pflug zu gewinnen und so der Nation ihr tägliches Brot zu geben“. In die gleiche Richtung dachte auch die deutsche Generalität. Daher der Codename „Barbarossa“. Natürlich ging es nicht nur um „das tägliche Brot“, sondern vor allem auch um Arbeitskräfte, Rohstoffe, Kohle, Erze, Mineralien und insbesondere Erdöl. Das „deutsche Schwert“ hatte zu diesem Zweck die „Wirtschaftsorganisation Ost“, eine Mammutbehörde mit 20.000 Mitarbeitern, geschaffen, die damit größer war als die kriegswirtschaftlichen Verwaltungen des Reiches und aller übrigen besetzten Gebiete zusammengenommen. Strategisch betrachtet ging es um die Schaffung eines vom Deutschen Reich unangefochten beherrschten Großraums vom Atlantik bis zum Ural, von der Barentssee bis zum Nahen/Mittleren Osten.

    Schon das Kaiserreich hatte mit der Bagdadbahn und mit Hilfe der Osmanen vergeblich versucht, Zugriff auf die strategisch wichtigste Region des Globus zu erlangen. Nun versuchte es der deutsche Faschismus mit einer Art großräumiger Zangenbewegung von Nordwesten durch die Sowjetunion und von Südwesten aus Nordafrika. Das erklärte geostrategische Ziel war die Erringung einer blockadesicheren Nahrungsmittel-, Energie- und Rohstoffversorgung, der Erbeutung eines ausreichenden Arbeitskräftepotentials, um dem herrschenden anglo-amerikanischen Machtkomplex auf Augenhöhe gegenübertreten zu können. Hier lagen, wie es sich im Ersten Weltkrieg gezeigt hatte, die großen kriegswirtschaftlichen Probleme des strategisch weit unterlegenen Deutschen Reiches. Der Faschismus hatte diese Kriegsziele, die zur Erringung einer Weltmachtposition führen sollten, nicht erfunden. Sie wurden in den strategischen Zirkeln des Reiches schon seit mehr als einem halben Jahrhundert diskutiert.

    Das „tägliche Brot“ des Reiches war aus eigenen Ressourcen nicht zu sichern. Im Ersten Weltkrieg waren angesichts der britischen Seeblockade 800.000 Menschen in Deutschland aufgrund von Unterernährung gestorben. Die „Barbarossa“-Planungen sahen daher eine Nahrungsmittelversorgung aus den Ressourcen der Sowjetunion vor. Auf der Besprechung der Staatssekretäre am 2. Mai 1941 stellte Staatssekretär Herbert Backe (Ernährung und Landwirtschaft) die nach ihm benannten agro-ökonomischen Planungen für „Barbarossa“ vor. Danach sollten dort allein 8,7 Millionen Tonnen Getreide für Deutschland requiriert werden. Die Sowjetunion hatte keine Getreideüberschüsse. Den Planern war klar, dass „hierbei zweifellos zig Millionen Menschen verhungern“ werden. Die sowjetische Getreideproduktion hatte sich in Folge des Krieges in 1942 ohnehin auf 11,7 Millionen Tonnen etwa halbiert. Trotzdem wurden den sowjetischen Menschen in diesem Jahr 4,3 Millionen Tonnen Getreide, 495.000 Tonnen Fleisch, 723.000 Tonnen Speiseöle und Fette und 1,9 Millionen Tonnen Kartoffeln geraubt. Der Hunger wurde ebenso wie das Morden der Einsatzgruppen zu einem primären zynischen Mittel zur Dezimierung der Bevölkerung. Nicht nur rund eine Million Bürger Leningrads, auch drei Millionen sowjetische Kriegsgefangene ließ man bewusst verhungern. Insgesamt starben mehr als sieben Millionen Sowjetbürger durch den Hungerplan des deutschen Faschismus.

    Mit „Barbarossa“ begannen auch die systematischen Vernichtungskampagnen der als Juden, Slawen, Zigeuner oder sonstwie als „Untermenschen“ diskriminierten Menschen, sogar von Kranken und Behinderten, aber auch die Ermordung von Partisanen, Kommunisten, von Rote-Armee-Kommissaren, von Angehörigen der Intelligenz und von sowjetischen Kriegsgefangenen. Es begann die Errichtung der sechs großen Vernichtungslager Chelmno, Belzec, Sobibor, Treblinka, Majdanek und Auschwitz-Birkenau. Das Morden der als „Einsatzgruppen“ verharmlosten Killerkommandos aus SS und SD hatte schon während des Überfalls auf Polen begonnen, wurde nun aber massiv ausgeweitet. Eine der bekanntesten Massenerschießungsstätten lag in der Schlucht Babij Jar bei Kiew. Hier wurden zwischen 1941 und 1943 etwa 100.000 bis 200.000 Menschen erschossen. Insgesamt ermordeten die Einsatzgruppen in der UdSSR etwa 1,5 Millionen Menschen.

    Die Dezimierung der sowjetischen Bevölkerung um 30 Millionen wurde allerdings nicht erreicht. Die deutschen Planungsstäbe hatten nicht mit dem Widerstandswillen der sowjetischen Menschen gerechnet. Nach der Operation Bagration im Sommer 1944, bei der die Rote Armee die gesamte Wehrmachts-Heeresgruppe Mitte zerschlug und rund 600 Kilometer bis Ostpreußen und Mittelpolen vorstieß, hörte das große Morden auf russischem Boden auf. „Barbarossa“ stand wieder an der deutschen Grenze.

    Wer Menschen im großen Stil umbringen will, braucht dazu eine legitimierende Theorie, die ihn und seine Anhänger davon zu überzeugen vermag, dass das, was sie tun, richtig und notwendig ist. Die lebensphilosophischen und rassebiologischen „Begründungen“ für den Vernichtungskrieg im Osten sind ebenso wenig vom deutschen Faschismus erfunden worden wie die dazu notwendigen Truppenformationen. Den Hitlerfaschisten gebührt das „Verdienst“, die seit Jahrzehnten kursierenden rassistischen und geostrategischen Wahnvorstellungen aufgegriffen, zu einer „Staatsidee“ zusammengebastelt und sie im Verlauf des Krieges hin zu einem Vernichtungswillen radikalisiert zu haben. Mit der Herausbildung des Imperialismus entwickelten seine Theoretiker den alten, häufig religiös geprägten Suprematiegedanken, der geholfen hatte, Millionen Indigene in Amerika umzubringen und Millionen Afrikaner zu versklaven, zu einem biologisch definierten, „wissenschaftlich“ begründeten Rassismus weiter. Grob verkürzend: Arthur de Gobineau hatte 1855 mit seinem „Versuch über die Ungleichheit der Menschenrassen“ gewissermaßen das Tor dazu aufgestoßen. Mit einem auf die menschliche Gesellschaft übertragenen Sozialdarwinismus wurde aus der Ungleichheit ein Überlebenskampf der Menschenrassen. Nietzsche hatte in seiner „Genealogie der Moral“ dem „Raubtier“, der „prachtvolle(n) nach Beute und Sieg lüstern schweifende(n) blonde(n) Bestie“ seine ganze Sympathie zugeschrieben. Nietzsche und seine Adepten waren im Kaiserreich und in der Weimarer Republik in rechten Kreisen entsprechend populär. Der verlorene Erste Weltkrieg hatte zu einer Radikalisierung dieser Ansichten geführt. Eine Radikalisierung, die zum Mordprogramm wurde, als nach 1941 auch dieser Krieg verloren zu gehen drohte.

    Die „vornehme Rasse“ (Nietzsche) der Arier hatte in dieser „Logik“ nicht nur das Recht, sondern es war ihre historische Aufgabe, sich von der Bedrohung und Durchmischung niederer, parasitärer Rassen zu reinigen und zu befreien. In diesem Sinne war die „Endlösung der Judenfrage“ und die Eliminierung des slawisch-jüdischen Bolschewismus ein Akt der Notwehr und der Befreiung. Die Täter, die SS- oder SD-Einsatzgruppen waren, wie Himmler bei seinen Posener Reden mehrfach betonte, Helden, welche das deutsche Volk vor der Dekadenz, dem Verfall und letztlich der Versklavung bewahrten. „Ob bei dem Bau eines Panzergrabens 10.000 russische Weiber an Entkräftung umfallen oder nicht, interessiert mich nur insoweit, als der Panzergraben für Deutschland fertig wird.“ Die millionenfachen Morde – „ein Ruhmesblatt unserer Geschichte“. In der Tat: Die Aufkündigung aller zivilisatorischen Standards, „die Umwertung aller Werte“.

    #nazis #impérialisme #guerre #shoa urss

  • Credit Suisse soll milliardenschwere Nazi-Konten öffnen
    https://www.wiwo.de/unternehmen/banken/dokumentenfund-in-argentinien-credit-suisse-soll-milliardenschwere-nazi-konten-oeffnen/25615760.html

    06. März 2020 von Jannik Deters- In Argentinien hat ein Forscher eine alte Liste mit 12.000 Nazi-Anhängern gefunden. Viele von ihnen brachten Vermögen in der Schweiz unter – das ihnen nicht gehört.

    Die interne Spitzelaffäre um Ex-CEO Tidjane Thiam Anfang des Jahres ist ausgestanden, der Machtkampf an der Spitze der Credit Suisse entschieden. Doch jetzt muss der neue Vorstandschef Thomas Gottstein, gerade vier Wochen im Amt, schon den nächsten Imageschaden von der zweitgrößten Schweizer Bank abwenden. Die Ursache dafür lag viele Tausende Kilometer entfernt lange versteckt: in Buenos Aires.

    Dort hat ein Forscher eine verschollen geglaubte Liste entdeckt, darauf: 12.000 Namen von argentinischen Nazis oder Menschen vor Ort, die zumindest eng verbunden mit dem Hitler-Regime waren. Sie sollen in den 1930er- und 1940er-Jahren Geld auf Konten der Schweizerischen Kreditanstalt versteckt haben. Aus der Kreditanstalt ging 1997 die Credit Suisse hervor. Das Simon Wiesenthal Center (SWC), das seit Jahrzehnten Naziverbrecher aufspürt, geht davon aus, dass die Gelder in Europa Juden geraubt und dann über Familienangehörigen oder Gesinnungsgenossen in Argentinien in die Schweiz transferiert wurden. So sei der Weg des gewaschenen Geldes verschleiert worden.

    Das SWC hat das Züricher Institut offiziell aufgefordert, der jüdischen Organisation Zugang zu den nach dem Ende des Zweiten Weltkriegs eingefrorenen Bankkonten zu geben. „Wir glauben, dass es sich um Gelder handelte, die aus Enteignungen jüdischer Opfer aufgrund der Nürnberger Rassengesetze in den 30er-Jahren stammten“, schreiben Shimon Samuels und Ariel Gelblung vom SWC in einem Brief an die Schweizer. Angesichts dieses Fundes müssten die Konten neu bewertet werden.


    Auszüge aus der Namensliste, die Nazis oder zumindest eng mit dem Hitler-Regime verbundene Personen listet, die in den 1930er- und 1940er-Jahren Geld auf Konten der Schweizerischen Kreditanstalt versteckt haben. Quelle: Simon Wiesenthal Center

    Übereinstimmenden argentinischen Medienberichten zufolge beläuft sich die Summe auf den Konten auf rund 33 Milliarden Euro. Die Summe wollten weder das SWC noch das Geldhaus kommentieren.

    Viele der erwähnten Personen hatten offenbar Verbindungen zu Unternehmen, die während des Zweiten Weltkriegs von den USA und Großbritannien auf eine Schwarze Liste gesetzt worden waren. Darunter die IG Farben, die das Zyklon-B produzierte, mit dem Hitlers Untertanen in den Vernichtungslagern Juden vergasten. Die Verbindungen zwischen Deutschland und Argentinien waren vor und während der Hitler-Diktatur eng. Verschiedene argentinische Regierungen sympathisierten mit den Nationalsozialisten in Deutschland. Die Auslandsorganisation der NSDAP zählte 1400 Mitglieder in dem südamerikanischen Land. Nach einem Machtwechsel 1938 ging die neue argentinische Regierung zwar gegen die Nazi-Anhänger vor und setzte eine Untersuchungskommission ein, die die ursprüngliche Liste mit den 12.000 Unterstützern erstellte. Als sich 1943 der faschistische Offizier Pedro Pablo Ramírez an die Macht putschte, löste der die Untersuchungskommission aber wieder auf und ließ die Listen verbrennen. Die Kopie der Liste, die der Forscher Pedro Filipuzzi jetzt in die Hände bekam, lag im früheren Nazi-Hauptquartier in Buenos Aires.

    Nach 1945 war Argentinien ein beliebter Zufluchtsort für deutsche Kriegsverbrecher. Einer von ihnen war Adolf Eichmann, Organisator der Judenvernichtung in Europa. Ihn entführten 1960 jüdische Agenten und brachten ihn nach Israel, wo ihm der Prozess gemacht wurde.

    Schweizer Banken sind für Diskretion bekannt – bei der Credit Suisse gilt das nicht mehr, seit eine Spitzelaffäre die Großbank erschüttert hat. Verlierer des anschließenden Machtkampfs ist der Vorstandschef.

    Das Wiesenthal Center verfolgt nicht nur seit Jahrzehnten auf der ganzen Welt Menschen wie Eichmann, es erstreitet auch Geld für enteignete Juden und Opfer des Holocausts. An das eingefrorene Vermögen in der Schweiz will aber nicht nur das SWC heran. Laut einem Bericht der argentinischen Zeitung „La Nación“ versuchen Nachfahren einiger der Personen auf der Liste, Konten mit juristischer Hilfe freigeben zu lassen. Der bekannteste Name ist die Familie Freude. Ludwig Freude war in Buenos Aires einige Jahre Direktor der Banco Alemán Transatlántico. Die Tochtergesellschaft der Deutschen Bank sowie die Deutsch-Südamerikanische Bank hätten den Geldfluss von Deutschland nach Südamerika und weiter in die Schweiz organisiert, so Shimon Samuels.

    Erst Ende der 90er-Jahre versuchte eine Kommission um den US-Ökonomen Paul Volcker die Rolle der Schweizer Banken während der Raubzüge der Nazis, die Juden um ihr Vermögen brachten, aufzuklären. Mehrere Institute legten einen Fonds mit 70 Millionen US-Dollar für die Hinterbliebenen auf. Die Erkenntnisse der Volcker-Kommission überprüfte eine internationale Gruppe von Historikern noch einmal. Ein Sprecher der Credit Suisse sagte, dieser zweite Bericht sei zu dem Schluss gekommen, dass die erste Untersuchung „ein umfassendes Bild über die Schweizer Konten von Opfern der Nazi-Verfolgung geschaffen“ habe. Die Bank stehe wegen des aktuellen Falls aber mit dem Center in Kontakt und werde „der Angelegenheit nochmals nachgehen“.

    Ob sich Thomas Gottstein mit der 80 Jahre alten Liste beschäftigt, ist unklar. Fragen über konkrete Schritte und die Chancen des Centers, mit der Forderung durchzukommen, ließ der Credit-Suisse-Sprecher offen.

    #nazis #shoa #Argentine #Suisse #banques #histoire

  • 5 September 2007 PAUL HARRIS - Their names could hardly sound more British - Harry, Geoffrey and Sid; Ernest, Willy and Eric.
    https://www.dailymail.co.uk/news/article-479882/Reunited-The-German-refugees-fled-Nazis-fight-Britain.html

    In their uniforms they looked just like any of their chums, united in wartime against the common enemy of Hitler’s Germany.

    But they shared a fascinating secret. For this was an unsung army of refugees who fled the Nazis to fight for Britain during the Second World War.

    And only their real names - among them Horst, Helmut, and Ernst - betrayed the story of their German links.

    Yesterday - most of them still proudly bearing the home-grown names they acquired to blend in all those years ago - they came together for the first time in a unique tribute to the part they played in Britain’s victory over Germany.

    Their service was recognised by the Imperial War Museum in a ceremony to mark the courage of more than 100 surviving men and women who joined British forces in the liberation of Europe.

    The event coincides with the publication of a book, The King’s Most Loyal Enemy Aliens, that tells their stories for the first time.

    These were not merely evacuees seeking safe haven in England, but a generation of Germans and Austrians determined to do their bit for the war.

    Some saw frontline service as commandos, marines or tank crew.

    Others fought in the D-Day landings, or played vital roles in communications and code-breaking, using their native German in aid of the Allied cause.

    Scroll down for more...

    Ernest Goodman

    One of them even has the distinction of being the man who shot and arrested “Lord Haw Haw”, the traitorous propagandist William Joyce.

    But being an “alien” in Britain during wartime - not to mention having a German accent - meant that this particular band of brothers sometimes faced danger from both sides.

    Harry Rossney was among them. He was born Helmut Rosettenstein in the Baltic port of Koenigsberg, and partly raised in a Berlin orphanage.

    Even now, nearly 88 years later, he still speaks with a heavy German accent.

    Six decades ago on a moonless Devon beach, it nearly cost him his life.

    Mr Rossney joined the Pioneer Corps after coming to England in 1939. He was dispatched to the North Devon coast one evening, armed only with a pick-axe handle, and ordered to keep watch for an enemy invasion.

    Unfortunately, a squad of soldiers was also patrolling the beach. “Halt! Who goes there?” was the cry that rang out in the dark.

    Harry identified himself - and immediately heard a rifle being cocked in front of him.

    “He heard my accent and thought he’d found the enemy,” Mr Rossney said. "I thought that was it - this was how my war was going to end. But a sergeant’s voice shouted ’Hold your fire!’, which allowed me to explain who I was.

    “I don’t think they understood, but that split second saved my life.”

    Mr Rossney, a craftsman and signwriter, was drafted to Normandy after D-Day, where his skills were employed to hand-write the names of fallen Allied soldiers on the temporary crosses that eventually became Commonwealth War Graves.

    There were so many, he said, he could barely keep up.

    “I loved my country but it rejected me,” said Mr Rossney, who married 53 years ago and still lives in North-West London.

    "Now, I’m as English as I can possibly be. But it was different back then. My christian name couldn’t really be more German, and everyone at that time was suspicious.

    "I suppose it was pointless to have an English name with an accent like mine, but that’s the name I took. I just looked through the telephone book and picked one out.

    "I’m proud of what I did, although there were so many others like me who did so much more, and exposed themselves to great danger.

    “But I’m very grateful someone has acknowledged that we existed.”

    Some 75,000 German and Austrian refugees arrived in Britain during the 1930s, many of them Jews fleeing Nazi persecution.

    Most were interned when war broke out - the Government failed to distinguish between those who had fled and those who might pose a threat.

    But many were determined to fight for Britain.

    So in 1940, more than 4,000 were allowed to enlist in the non-combatant Pioneer Corps, with many later drafted into fighting units in the Army, Royal Navy and RAF.

    All signed a loyal oath to the King, and mischievously nicknamed themselves The King’s Own Enemy Aliens.

    Geoffrey Perry, now 85, was born Horst Pinschewer and grew up in Berlin, before coming to Britain as a Jewish schoolboy evacuee.

    He was educated at Buxton College in Derbyshire, where, he said, “the headmaster made it his duty to turn us into little Brits”.

    It was Mr Perry - who became a Press photographer and broadcaster - who captured William Joyce.

    In May 1945, he and a British officer with the unlikely name of Bertie Lickorish encountered an odd-looking figure in a forest near the German border with Denmark.

    Mr Perry had been drafted in to broadcast from Radio Hamburg when the Allies liberated Germany, and did so from the same microphone that Joyce used to transmit his sneering, English-accented propaganda to Britain.

    “I shot him in the bum,” Mr Perry recalled gleefully. "It was one shot but four holes - in one cheek and out the other side; then through the other cheek and out again.

    “I’d asked him if he was by any chance Lord Haw Haw. His hand went to his pocket as if to pull out a gun - so I fired.”

    Mr Perry, who is widowed with two sons and four grandchildren, and also lives in North-West London, is modest about his role in the war, even though he fought in the wake of the D-Day landings and was among those who witnessed the horrors of Belsen concentration camp after it was liberated.

    “I had a personal and national motivation for joining the Army, and I’m proud that I did, but I don’t regard it as a big deal,” he said. “I’m sure that the next generation would do precisely the same thing if the need arose.”

    • The King’s Most Loyal Enemy Aliens: Germans Who Fought For Britain in the Second World War, by Helen Fry (Sutton Publishing)

    THE KING’S OWN ENEMY ALIENS

    Ernest Goodman


    • Ernest Goodman, now 82, was born Ernst Guttmann in Breslau (now Wroclaw in Poland) and evacuated to England in 1939. He served with the Coldstream Guards, and was on the front line through France, Belgium and Holland. He was wounded during the assault on the Rhine.

    Eric Sanders


    • Eric Sanders, now 88, was born Ignaz Schwarz in Vienna and arrived in England in 1938. Joined Pioneer Corps and later volunteered for “hazardous duty”. Trained for the Special Operations Executive to be dropped behind enemy lines, he was one of 30 “refugee” SOE men. At end of the war, returned to Vienna in British uniform as a translator with a unit reconstructing Austria.

    Geoffrey Perry


    • Geoffrey Perry, now 85, was born Horst Pinschewer and grew up in Berlin before being evacuated to England. Took part in D-Day landings and carried out prisoner of war interrogations. On May 28, 1945, he arrested Lord Haw-Haw. “Historically, I think I’m more excited by the fact that I broadcast from his actual microphone when we took over Radio Hamburg.”

    Harry Rossney


    • Harry Rossney, now 87, was born Helmut Rosettenstein in Koenigsberg. Partly brought up in Berlin before coming to England in March 1939. Joined Pioneer Corps before serving with the Graves Restoration Unit in post D-Day Normandy. “I was not a hero,” he said. “I would rather see this in the wider context as a history lesson for the younger generation.”

    Sidney Graham


    • Sidney Graham, now 83, was born Szaja Gumpricht in Danzig, West Prussia, (now Gdansk in Poland). Evacuated to England in February 1939 and was one of only two known “aliens” to serve in the Royal Navy, decoding enemy transmissions. All his family, except for his sister, were murdered in the Holocaust. He said: “My life belongs to England - they saved me from certain death.”

    Willy Field


    • Willy Field, now 87 and a keen Arsenal fan, was born William Hirschfeld in Bonn. Sent to Dachau concentration camp in 1938, allowed to emigrate to England in 1939 - but arrested as an enemy alien and sent to Australia. Volunteered to fight for Britain, and trained as a tank driver with the Royal Armoured Corps 8th Hussars. Fought in Normandy. He said: “I’m very British.”

    #guerre #histoire #espionnage #pinschewer #shoa #résistance #Royaume_Uni #Allemagne

  • Le juge, la nièce et les historiens
    https://laviedesidees.fr/Le-juge-la-niece-et-les-historiens.html

    Quand la nièce d’un maire impliqué dans la déportation des juifs polonais porte plainte contre des historiens, ces derniers se voient menacés ou censurés par le pouvoir, fort des nouvelles lois mémorielles protégeant la #Pologne contre toute mise en cause dans l’histoire de la #Shoah.

    #Histoire #nationalisme #antisémitisme #révisionnisme
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20210601_pologne.docx
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20210601_pologne.pdf

  • Grandeur des petits gestes
    https://laviedesidees.fr/Entretien-avec-Jacques-Semelin.html

    Les massacres de civils, selon Jacques Semelin, obéissent à une « grammaire » conçue comme un processus mental qui conduit à la destruction de groupes humains. Dans cet entretien, l’historien des violences de masse évoque aussi sa cécité et la manière dont celle-ci l’a rendu sensible aux petits gestes qui sauvent des vies.

    #Histoire #Shoah #génocide #massacre #handicap #enquête

  • Verfahren gegen KZ-Sekretärin : Warum noch heute ? | NDR.de - Fernsehen - Sendungen A-Z - Panorama 3
    https://www.ndr.de/fernsehen/sendungen/panorama3/Verfahren-gegen-KZ-Sekretaerin-Warum-noch-heute,nsverbrechen268.html

    La secrétaire du camps de concentration de Stutthof sera jugée cet automne. Elle a 95 ans, au moment des crimes elle avait 18 ans. Le procès suivra alors le règles pour mineurs. Ce procès contre une accusées sans responsabilité directe pour les meurtres nazis est possible depuis le jugement de John Demjanjuk en 2011 qui marque un changement juridique principal en Allemagne.

    La question dont la réponse sera décisive pour sa condamnation est si elle était au courant des meurtres à Stutthof qui comptent evnirons 65.000. Le parquet lui reproche une responsabilité dans au moins 11.430 cas et un nombre inconnu de cas de coups et blessures .

    DLa jeune femme s’occupa de tous les dossiers de son patrons alors il semble évident qu’elle fût courant des faits précis dans le camp de Stutthof. A travers sa participation à la gestion des crimes elle s’est sans doute rendue coupable.

    11.05.2021, von Julian Feldmann - Jahrzehnte nach Ende des Zweiten Weltkriegs wird heute noch gegen mutmaßliche NS-Verbrecher*innen ermittelt. Die Staatsanwaltschaft Itzehoe hat im Januar eine ehemalige Schreibkraft eines Konzentrationslagers wegen Beihilfe zum Mord in tausenden Fällen angeklagt.

    Irmgard F., heute 95 Jahre alt, war Sekretärin des Kommandanten des Konzentrationslagers Stutthof bei Danzig. Ihr wird vorgeworfen, das Morden im KZ unterstützt zu haben.Die Meinungen darüber, was solche Verfahren 76 Jahre nach dem Kriegsende bringen, sind ganz unterschiedlich.
    Wolf Molkentin © NDR Foto: Screenshot
    Wolf Molkentin ist der Verteidiger der Angeklagten Irmgard F.

    „Die Aufarbeitung finde ich grundsätzlich sinnvoll, auch wenn das für einen alten Menschen in gewisser Weise eine Zumutung darstellt, wenn man das so spät zum Lebensende tut“, sagt Rechtsanwalt Wolf Molkentin im Interview mit Panorama 3. Er ist der Verteidiger von Irmgard F. Ein solches Verfahren sei auch eine Chance, so Molkentin, sich damit auch persönlich auseinanderzusetzen.

    In einem Prozess würde er auch sicherstellen wollen, dass den Überlebenden der NS-Verbrechen Gehör geboten werde, sagt Molkentin. Mit seiner Mandantin sei er sich darüber einig, dass die Verteidigung die historischen Tatsachen nicht infrage stellt. „Den industriellen Massenmord werden wir nicht anzweifeln“, stellt Molkentin klar. Die individuelle Schuld seiner Mandantin sei aber noch nicht bewiesen, die müsse das Gericht klären.
    Beleidigungen gegen Staatsanwaltschaft

    Juristisch zweifelsfrei ist: Mord verjährt nicht und Beihilfe zum Mord auch nicht. Die Staatsanwält*innen müssen gegen die mutmaßlichen Täter*innen auch heute noch ermitteln. Dass die „einfache“ Tätigkeit in einem KZ juristisch als Mordhilfe gewertet wird, hat mit einer Änderung der Rechtspraxis zu tun. Den Beginn dieser Änderung markiert das Urteil gegen John Demjanjuk, der in München 2011 wegen Beihilfe zum Mord in 28.060 Fällen zu einer fünfjährigen Haftstrafe verurteilt wurde.
    Der Angeklagte im Stutthof-Prozess wird im Landgericht Hamburg in einen Gerichtssaal geschoben. © picture alliance/Daniel Bockwoldt/dpa Foto: Daniel Bockwoldt

    Der 93-jährige ehemalige KZ-Wachmann wurde zu einer Bewährungsstrafe verurteilt.

    Demjanjuk war Wachmann im Vernichtungslager Sobibor, ihm konnten aber keine eigenhändigen Mordtaten nachgewiesen werden. Seitdem werden auch einfache Wachleute aus Konzentrationslagern, in denen systematisch gemordet wurde, wegen Beihilfe zum Mord angeklagt. So wurden die Auschwitz-Wächter Oskar Gröning und Reinhold Hanning zu Freiheitsstrafen verurteilt. Im vergangenen Jahr sprach das Landgericht Hamburg den Stutthof-Aufseher Bruno Dey schuldig und verurteilte ihn zu einer zweijährigen Bewährungsstrafe.

    Ab 1943 Sekretärin im KZ Stutthof

    Eine alte schwarz-weiße Aufnahme zeigt Stenotypistin des KZ Außenlagers Stutthof Irmgard F in ihren jungen Jahren. © NDR
    Irmgard F. war die Stenotypistin des Lagerkommandanten Paul-Werner Hoppe. Jetzt hat die Staatsanwaltschaft Itzehoe sie angeklagt wegen Beihilfe zum Mord.

    Irmgard F., die in einem Pflegeheim im Kreis Pinneberg lebt, wird vorgeworfen, von dem Morden im KZ Stutthof gewusst und mit ihrer Tätigkeit das KZ-System unterstützt zu haben. In Stutthof und den Außenlagern ermordeten die Deutschen etwa 65.000 Menschen. Im Lager wurde mit einer Genickschussanlage, mit Giftspritzen und dem Giftgas Zyklon B gemordet. Außerdem starben durch die lebensfeindlichen Bedingungen Zigtausende, etwa an den Folgen einer Typhus-Epidemie. Die Anklageschrift der Staatsanwaltschaft wirft F. Beihilfe zum Mord in mindestens 11.430 Fällen und Beihilfe zum versuchten Mord in weiteren Fällen vor.

    Von Juni 1943 an war die damals 18-jährige F. als persönliche Sekretärin und Stenotypistin des Kommandanten des KZ Stutthof tätig. Ihren Chef, den KZ-Kommandanten Paul Werner Hippe, hatte F. in einer Aussage in den 1950ern als „pflichtbewusst“ beschrieben. Über ihren Schreibtisch sei der gesamte Schriftverkehr mit dem SS-Wirtschaftsverwaltungshauptamt gelaufen, sagte F. in einer Zeugenvernehmung damals. Durch ihre Tätigkeit habe F. von den Vorgängen im KZ detailliert Kenntnis gehabt, so die Anklage. Nach Informationen von Panorama 3 bezeichnete F. die Vorwürfe gegenüber Ermittlern im Jahr 2017 als „lächerlich“. Zu den Tatvorwürfen will sich F.s Anwalt nicht äußern.
    Historiker: Fokus auf Täter*innen
    Jens-Christian Wagner © NDR Foto: Screenshot
    Der Historiker Jens-Christian Wagner sieht in dem Verfahren eine Chance zur gesellschaftlichen Auseinandersetzung mit den Täter*innen in der NS-Zeit.

    Für den Historiker Professor Jens-Christian Wagner bergen Verfahren wie das gegen Irmgard F. noch heute eine Chance für die Gesellschaft. Zwar könnte die heutige Aufklärung von einzelnen Tatkomplexen vor Gericht die Schuld der versäumten juristischen Aufarbeitung nicht wiedergutmachen. Doch heutige Gerichtsverfahren könnten ein Anstoß sein, sich intensiver mit den „kleinen“ Täter*innen zu befassen. „Tatsächlich kann es, wenn vor Gericht darüber gesprochen wird, wie ein KZ funktioniert - das war ja quasi ein Uhrwerk mit ganz vielen kleinen Rädchen (…) Das kann insofern hilfreich sein, die breite Arbeitsteilung bei den NS-Verbrechen - dass das gesellschaftlich weiter transportiert wird und dazu beiträgt, dass Verbrechen eben nicht nur von einigen Exzesstätern und von einigen ’ganz da oben’ begangen wurden, sondern dass Verbrechen immer nur dann funktionieren, wenn ein großer Teil der Bevölkerung mitmacht“, so Wagner.

    Mit den Mechanismen, die zu den Gewaltverbrechen geführt haben, müsse sich die Gesellschaft stärker beschäftigen, fordert Wagner. „Das Trauern um Opfer ist wohlfeil, wenn man nicht danach fragt, warum Menschen zu Opfern geworden sind. Und das wird viel zu wenig gemacht.“ Die späten Prozesse gegen mutmaßliche NS-Verbrecher*innen könnten dazu beitragen, der breiten Bevölkerung etwa das „arbeitsteilige“ Morden in einem Konzentrationslager vor Augen zu führen, hofft Wagner.

    Das Landgericht Itzehoe prüft derzeit die Verhandlungsfähigkeit der Beschuldigten. Ein Prozess könnte im dritten Quartal beginnen.

    #Allemagne #nazis #génocide #shoa #justice

  • Zusammenhang #Kolonialismus und #Faschismus: "Den hier empfohlenen ...
    https://diasp.eu/p/12900331

    Zusammenhang #Kolonialismus und #Faschismus: „Den hier empfohlenen kompakten Überblick über eine richtungsweisende Debatte empfehle ich dringend, denn kürzer fand ich bislang keine Zusammenfassung von hoher Qualität, die die Haltung wichtiger Protagonisten skizziert.“ (piqd) https://www.republik.ch/2021/05/05/wer-die-einzigartigkeit-des-holocaust-belegen-will-kommt-nicht-um-vergleich

    • #Afrique #Allemagne #Colonialisme #orientalisme #fascisme #nazisme #racisme #antisemitisme #Shoah
      #Madagascar Tanganyika (aujourd’hui #Tanzanie)

      Von Jörg Heiser, 05.05.2021

      [...]

      1885 spricht der deutsche «Orientalist» Paul de Lagarde, einer der übelsten Vordenker des modernen völkischen Antisemitismus, beinahe beiläufig von den «nach Palästina oder noch lieber nach Madagaskar abzuschaffenden» Juden Polens, Russlands, Österreichs und Rumäniens. Brechtken hört hier noch den «exotisch-erlösenden Ton» des Kolonial­romantikers heraus, den es schon zwei Jahre später bei Theodor Fritsch – einem der wenigen, die Hitler explizit als Einfluss nennt – nicht mehr hat; nun sollen die Juden sich nur mehr selbst «irgendwo ein Colonial-Land erwerben».

      Hans Leuss fordert 1893 «die Transplantation» des jüdischen Volkes nach Südafrika. Der Engländer Henry Hamilton Beamish, ein weiterer Verfechter der Madagaskar-Idee – ehemals Soldat in Südafrika –, trat 1923 mit Hitler vor 7000 Zuschauern im Münchner Zirkus Krone auf. Derselbe schrieb 1926 im «Völkischen Beobachter» zynisch: «Wo ist das Paradies, das allen Juden vergönnt, in Frieden und Freude dahinzuleben, dabei sich rein zu halten und auch ihren Idealen […] nachzugehen? Das ist Madagaskar.»

      1934 traf sich ein internationaler Antisemiten-Kongress gleich zweimal – erst in der Schweiz, in Bellinzona, dann in Belgien – und gipfelte in einem gemeinsamen «Rütli-Schwur» aller Teilnehmer, man werde «nicht ruhen und rasten», bis auch der Jude «sein eigenes Vaterland habe», das allerdings nicht Palästina sein könne, sondern gross genug sein müsse für alle Juden der Welt. Als Alternative bleibe sonst nur die «blutige Lösung der Judenfrage».

      Unter Nazigrössen kursierten in den folgenden Jahren auch andere Szenarien; so spielte Göring mit dem Gedanken, man könnte die Jüdinnen in der ehemaligen deutschen Kolonie Tanganyika (heutiges Tansania) ansiedeln – Hitler wandte ein, man könne Territorien, «in denen so viel deutsches Helden­blut» geflossen sei, nicht den ärgsten Feinden der Deutschen überlassen.

      [...]

    • oAnth :

      Le texte fournit un bon exemple de l’effort d’argumentation et de la connaissance méticuleuse des détails qu’il faut déployer en Allemagne pour être autorisé à établir en public sans répercussions négatives (#BDS) le moindre parallèle entre la pratique coloniale historiquement prouvée et les relations actuelles d’ #Israël avec les #Palestiniens. Dans la pratique professionnelle, cela équivaut à une interdiction thématique clairement définie de parler et d’écrire, dont est exempté au mieux un cercle hermétique d’universitaires. Il ne fait aucun doute qu’un bon nombre des détails compilés de manière experte dans cet article peuvent être considérés comme évidents, ou du moins peuvent être classés comme connus de manière latente. Si, toutefois, on devait dire de telles choses sans le contexte scientifiquement établi - "la violence coloniale vise à assurer la domination et l’exploitation, tandis que la violence antisémite vise à l’anéantissement complet" - on se retrouverait dans un champ miné de suspicions dans l’opinion publique, dont on ne pourrait guère s’échapper, même avec des clarifications ultérieures, et, bien sûr, tout cela ne manquerait pas de sérieuses conséquences professionnelles. En tout cas je considère cet article comme une lecture hautement recommandée, mais en même temps, il montre indirectement à quel point il est devenu risqué en Allemagne de discuter ouvertement de la politique d’ #apartheid d’Israël à l’égard des Palestiniens sans licence académique institutionnelle.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Boycott,_désinvestissement_et_sanctions#En_Allemagne

      Traduit avec l’aide de deepl.com de l’allemand :

      Der Text liefert ein gutes Beispiel, mit welchem argumentativen Aufwand und akribischer Detailkenntnis man in Deutschland zu Werke gehen muss, um öffentlich ohne negative Auswirkungen (BDS) auch nur annähernd eine Parallele zwischen der historisch belegten kolonialen Praxis und dem anhaltenden Umgang Israels mit den Palästinensern ziehen zu dürfen. Das kommt in der beruflichen Realität einem thematisch klar umgrenzten Rede- und Schreibverbot gleich, von dem bestenfalls ein hermetischer Zirkel von Wissenschaftlern ausgenommen ist. Zweifelsohne können viele der hier im Artikel fachkundig zusammengestellten Details als evident angesehen werden, oder sind zumindest als latent bekannt einzustufen. Würde man dergleichen allerdings ohne den wissenschaftlichen gesicherten Kontext “bei kolonialer Gewalt geht es um Herrschaftssicherung und Ausbeutung, bei antisemitischer Gewalt geht es um restlose Vernichtung” äußern, gelangte man in der öffentlichen Meinung auf ein Minenfeld von Verdächtigungen, aus dem es auch mit nachträglichen Klarstellungen, kein Entrinnen mehr gäbe, was selbstredend mit schwerwiegenden beruflichen Konsequenzen einherginge. Grundsätzlich halte ich diesen Artikel für eine sehr empfehlenswerte Lektüre, die aber gleichzeitig indirekt zeigt, wie riskant es in Deutschland geworden ist, die Apartheidpolitik von Israel gegenüber den Palästinensern ohne institutionelle akademische Lizenz offen zu diskutieren.

      #académisme_obligatoire #Palestine

    • Voici un article dans le sens susmentionné de la licence académique et du conflit concernant la question de la relation entre le colonialisme et l’ #antisémitisme dans le #national-socialisme.

      Decolonizing #Auschwitz ?

      https://taz.de/Steffen-Klaevers-ueber-Antisemitismus/!5763362

      [...]

      Es gibt Tendenzen in der postkolonialen Theorie, welche die Spezifik des Antisemitismus nicht richtig erkennen. Man könnte von einer Bagatellisierung sprechen. Das geschieht meist dann, wenn ­Antisemitismus als Spielart, Unterform oder Variante des Rassismus begriffen wird, obwohl es signifikante Unterschiede in den Dynamiken und den ­Wirkungsweisen dieser beiden Ideologien gibt.

      In dem Moment, wo Antisemitismus als Unterform des Rassismus und Rassismus als grundlegende Ideologie des Nationalsozialismus bezeichnet wird, gerät man an theoretische Probleme und Grenzen des Rassismus­konzepts

      [...]

  • Wohin mit den Knochen ?
    https://taz.de/Funde-menschlicher-Ueberreste-in-Berlin/!5750486

    24.2.2021 von Susanne Messmer - Funde menschlicher Überreste in Berlin

    Auf dem Gelände der Freien Universität wurden 16.000 Knochen­fragmente gefunden. Nun fragt sich: Soll man sie weiter erforschen – oder bestatten?

    Irgendwann bringt es Roxana-Lorraine Witt auf den Punkt. „Aus meiner Sicht muss Menschlichkeit im Vordergrund stehen.“ Die ehemalige Leiterin des Referats für Bildung beim Dokumentations- und Kulturzentrum Deutscher Sinti und Roma plädiert für eine kollektive Bestattung der 16.000 Knochenfragmente, die auf dem Gelände der Freien Universität (FU) in Dahlem gefunden wurden.

    Der Hintergrund: Es ist sicher, dass die Menschen, deren Überreste hier gefunden wurden, Opfer von Gewaltverbrechen waren. Die Fundstellen befinden sich neben dem ehemaligen Kaiser-Wilhelm-Institut für Anthropologie, menschliche Erblehre und Eugenik, in dem sich zahlreiche medizinische Sammlungen kolonialgeschichtlicher Provenienz befanden, das aber auch eifrig an der Legitimation für die nationalsozialistische Rassenpolitik mitarbeitete.

    Sogar der berüchtigte Lagerarzt Josef Mengele, der unter anderem jüdische und Sinti- und Roma-Zwillingskinder quälte und ermordete, hat wohl Leichenteile zur Untersuchung ans Kaiser-Wilhelm-Institut schicken lassen. Heute befindet sich in dem Gebäude des Kaiser-Wilhelm-Instituts das Otto-Suhr-Institut für Politikwissenschaft der FU.

    Es ist ein sonniger Dienstagnachmittag, und trotzdem haben sich zur dreistündigen öffentlichen Diskussion per Videokonferenz auf Initiative von FU und Max-Planck-Gesellschaft, der Rechtsnachfolgerin des Kaiser-Wilhelm-Instituts, etwa 250 Menschen aus aller Welt eingefunden.
    Die ersten Funde wurden bestattet

    Der Fall ist spektakulär. Denn die 16.000 Fragmente haben eine umstrittene Vorgeschichte. Bereits im Sommer 2014 wurden bei Bauarbeiten menschliche Überreste von mindestens 15 Personen gefunden. Bei den Überresten befanden sich zehn runde Marken mit handschriftlichen Ziffern, außerdem eine Ampulle mit Resten eines Lokalanästhetikums. Trotzdem wurde ein halbes Jahr später bekannt, dass die Knochenreste auf Veranlassung des Berliner Landesinstituts für gerichtliche und soziale Medizin ohne weitere Untersuchung eingeäschert und bestattet wurden.

    Daraufhin brach 2015 ein Shitstorm los. Die Knochen, so der Vorwurf an die FU, hätten erforscht werden müssen. Die FU fühlte sich getroffen und veranlasste die archäologische Begleitung weiterer Baumaßnahmen und Grabungen, über die an diesem Nachmittag die US-amerikanische Archäologin Susan Pollock spricht, Professorin am Institut für Vorderasiatische Archäologie der FU. Die Fragmente seien inzwischen gesäubert, gewogen, untersucht.

    Sie stammen, so Pollock, von mindestens 54 bis 107 Kindern, Frauen und Männern jedes Alters. Nach Pollocks Vortrag entspinnt sich im Grunde dieselbe Kernfrage, die seit 2014 diskutiert wird, die aber immer mehr öffentliches Interesse weckt: Was sollen wir mit diesen so grausigen wie traurigen Funden tun? Sollen wir endlich aufhören, sie zu objektivieren, sie etwa invasiv zu erforschen, und sie stattdessen würdevoll bestatten?

    Nicht nur die Ver­tre­te­r*in­nen der FU, sondern auch viele der Anwesenden in der Videokonferenz sprechen sich anders als die Kri­ti­ke­r*in­nen 2015 für Letzteres aus. Die individuellen Biografien dieser Menschen lassen sich ohnehin nicht mehr rekonstruieren, so das Argument. Und wenn lediglich ein kolonialer oder ein NS-Zusammenhang festgestellt würde, dann hätte man eben jene rassistischen Raster bedient, die zum Tod dieser Menschen führten.
    Es gibt auch Argumente gegen die Bestattung

    Das sehen selbst Ver­tre­te­r*in­nen afrodeutscher Communitys wie Tahir Della von der Initiative Schwarze Menschen in Deutschland so. Und das, obwohl sie viel zu lang von Institutionen wie FU und Max-Planck-Gesellschaft ignoriert wurden. Und auch, obwohl die Entstehung der Sammlungen des Kaiser-Wilhelm-Instituts in den ehemaligen deutschen Kolonien hinlänglich bekannt ist. Della schreibt im Chat, er würde eine kollektive Bestattung „als Möglichkeit sehen“.

    Trotzdem gibt es auch an diesem Nachmittag eine Seite, die sich eher gegen die Bestattung der Funde ausspricht, allen voran der britische Medizinhistoriker Paul Weindling, der sich als Enkel eines Holocaust-Überlebenden einführt. Erst kürzlich hat er eine Reihe von Artikeln über die besagten Zwillinge veröffentlicht, in denen es um Zeitpunkt und Ausmaß der Verbrechen sowie um den Mangel an Entschädigungen geht. Er schreibt im Chat, die angestrebte Anonymisierung der Opfer sei ein Schock für ihn.

    Anderntags fasst Weindling gegenüber der taz nach: „Das Opfer sollte immer zentral sein. Identifikation ist entscheidend.“ Die Quellen zur Krankengeschichte der Zwillinge und was sie durchgemacht haben, seien bislang unzureichend untersucht worden. Auch seien die Knochen in Hinblick auf Krankheiten nicht erforscht worden, was angesichts der experimentellen Infektionen in Auschwitz viele Rückschlüsse zuließe.

    Auch Florian Schmaltz, Projektleiter des Forschungsprogramms „Geschichte der Max-Planck-Gesellschaft“, gibt zu bedenken: Was, wenn man die DNA dieser Knochen doch analysieren könnte? Was, wenn wir in einigen Jahren über immer bessere Technik verfügen, um die Herkunft menschlicher Überreste genauer zurückzuverfolgen, als wir uns dies derzeit vorstellen können?

    So oder so: Der Dialog zwischen den Institutionen und den Opferverbänden und Selbst­organisationen hat endlich begonnen. Und das ist wahrscheinlich der zentrale Dialog. Nur er wird die knifflige Frage nach dem Umgang mit den Knochen beantworten können.

    #racisme #colonialisme #nazis #sciences #shoa #holocauste #Berlin #Dahlem #Garystraße #Harnackstraße #Ihnestraße #histoire

  • Verbindung zur Kolonialzeit und Auschwitz möglich 16.000 Knochen-Fragmente auf Gelände der FU Berlin
    https://m.tagesspiegel.de/berlin/verbindung-zur-kolonialzeit-und-auschwitz-moeglich-16-000-knochen-fragmente-auf-gelaende-der-fu-berlin-ausgegraben/26946590.html

    Pendant plusieurs annés j’ai piétiné sans m’en rendre compte les ossements de victimes du colonialisme et nazisme allemand. On les a enterré avec les débris des bâtiments endommagés du Kaiser-Wilhelm-Institut derrière l’ensemble archtitectoral dédié aux raciste étatsunien Henry Ford. Tous les étudiants des instituts situés au sein du triangle composé par Garystraße, Harnackstraße et Ihnestraße ont fait pareil..

    https://www.openstreetmap.org/way/28848503

    24.02.2021 von Boris Buchholz - Nach einem Knochenfund bei Bauarbeiten 2014 in Dahlem haben Archäologen Tausende menschliche Überreste entdeckt. Wie soll die Universität damit umgehen?

    Das Dreieck zwischen Ihne-, Gary- und Harnackstraße in Berlin-Dahlem ist für Archäologin Susan Pollock eine „kontaminierte Landschaft“. Seit 2015 leitet sie mit ihrem Kollegen Reinhard Bernbeck die Ausgrabungen auf dem Grundstück der Freien Universität, auf dem sich zwischen 1927 und 1945 das Kaiser-Wilhelm-Institut für Anthropologie, menschliche Erblehre und Eugenik (KWI-A) befand. 2014 sind dort bei Bauarbeiten die ersten Knochen gefunden worden.

    Etwa 16.000 Teile menschlicher Knochen haben die Wissenschaftlerinnen und Wissenschaftler seitdem in jahrelanger Arbeit ausgegraben, „Fragmente, teilweise nur so groß wie ein Fingernagel“, so Susan Pollock. Die Knochenteile hätten in fünf absichtlich gegrabenen Gruben gelegen.

    „Wir haben es nicht mit Gräbern zu tun“, erklärte die Forscherin am Dienstagnachmittag bei der öffentlichen Präsentation der Ausgrabungsergebnisse. Die Freie Universität, die Max-Planck-Gesellschaft und das Landesdenkmalamt hatten zur Online-Konferenz geladen, 350 Teilnehmer:innen aus dem In- und Ausland hatten sich angemeldet.

    Die 16.000 Knochenteile gehören nicht zu kompletten Skeletten. Gefunden wurden Schädel, Arme, Rippen, Füße, Zähne, Hände, Wirbel, Beine, Becken, Unterkiefer. Je nach Berechnungsgrundlage gehen die Forscher von mindestens 54 beziehungsweise 107 Menschen aus, von denen die Knochen stammen. „Wahrscheinlich liegt die richtige Zahl irgendwo dazwischen“, meint Susan Pollock. Rund um das ehemalige KWI-A fanden die Archäologen Überreste von Männern und Frauen, von Alten, Kindern und Föten.

    „Ich halte es für sehr wahrscheinlich, dass wir es mit den Resten der Sammlung des Kaiser-Wilhelm-Instituts für Anthropologie zu tun haben“, erklärte Hans-Walter Schmuhl, Professor an der Universität Bielefeld. Das Institut beherbergte medizinisch-ethnologische Sammlungen unterschiedlicher Art und kolonialgeschichtlicher Provenienz; es lieferte aber unter anderem auch eine pseudo-wissenschaftliche Legitimation für die nationalsozialistische Rassenpolitik.
    Aus dem KZ wurden Körper nach Berlin geschickt

    Dass sich unter den Knochen auch Überreste von Auschwitz-Opfern befinden könnten, „ist nicht völlig ausgeschlossen“, sind sich Hans-Walter Schmuhl und Susan Pollock einig. „Wir wissen, dass Körper von Auschwitz an das Kaiser-Wilhelm-Institut gesendet worden sind“, sagt die Forscherin. Auch Augen von Sinti-Zwillingen seien nach Berlin geschickt worden.

    Die überwiegende Anzahl der Knochen – das Ausgrabungsteam hat auch tierische Knochen gefunden – „scheint nicht aus Auschwitz zu stammen“, ist für Susan Pollock klar. Die fehlende Zahnbehandlung, nicht vorhandene Prothesen und auch gefundene Klebstoffreste würden diese Schlussfolgerung nahe legen.

    Egal woher sie kommen: Es sind alles Opfer von Verbrechen. „Es sind Menschen, es sind Reste von Menschen, egal ob sie aus dem NS- oder dem Kolonialzusammenhang stammen“, betonte FU-Präsident Günter M. Ziegler. „Die klaren Antworten, die wir uns wünschen, können wir nicht bekommen.“

    Gemeinsam mit dem Zentralrat der Juden in Deutschland und dem Zentralrat Deutscher Sinti und Roma habe die Universität beschlossen, die menschlichen Knochen weder einer DNA- noch einer Radiokarbon-Untersuchung zu unterziehen. Man wolle die Würde der Toten achten; zudem bestehe auch bei weiteren Untersuchungen „keine Chance“ Individuen zu identifizieren. „Das ist fürchterlich“, so der FU-Präsident, „wir können den Opfern kein Gesicht geben“.

    „Wir können den Opfern kein Gesicht geben“

    Die Leichenteile sollten „würdig, aber nicht religiös bestattet werden“, schlug Günter Ziegler vor. Auf einem Grabstein sollte kenntlich gemacht werden, „woher die Opfer kommen, die dort liegen“. Noch sei jedoch nichts entschieden, es sei ein Vorschlag, man wolle keine Fakten schaffen.

    In der anschließenden Diskussion forderten verschiedene Konferenzteilnehmer:innen, „Dachverbände der schwarzen, afrikanischen oder afrodiasporische Community“, den Zentralrat der Afrikanischen Gemeinde, die Initiative Schwarze Menschen in Deutschland oder Vertreter der Herero in die Gespräche einzubinden. Jetzt müsste man in kleinerer Runde mit den Verbänden und Selbstorganisationen das weitere Vorgehen beraten, stimmte Ziegler zu.
    Im einstigen Kaiser-Wilhelm-Institut residiert heute das Otto-Suhr-Institut

    Für die Freie Universität muss noch eine zweite Frage geklärt werden: Wie soll angemessen mit der grauenvollen Geschichte an ihrem Standort umgegangen werden? Im ehemaligen Gebäude des Kaiser-Wilhelm-Instituts hat heute das Otto-Suhr-Institut für Politikwissenschaft (OSI) seinen Sitz. Im Projekt „Geschichte der Ihnestr. 22“ entwickelt das Team um Historikerin Manuela Bauche Konzepte für das Gedenken und Erinnern, sie wollen „den Ort sichtbar machen“.

    Seit 1988 gebe es zwar eine Gedenktafel am Eingang des OSI, doch sei sie schwierig zu entziffern, sie werde kaum wahrgenommen. Das Projektteam schlägt für den Innenbereich des OSI eine Beschilderung „in zwei Schichten“ vor: Jeder Raum würde mit der heutigen Funktion ausgeschildert werden – aber in einer Schicht darunter würde die Nutzung des Raums im Kaiser-Wilhelm-Institut deutlich.

    Wo heute Dozent X der Fachrichtung Y seinen Schreibtisch hat, könnte sich zum Beispiel der „Psychologische Versuchsraum“ befunden haben. Eine Ausstellung in allen vier Geschossen sowie Computerterminals, auf denen vertiefende Informationen abrufbar und Zusammenhänge erklärt werden, sollen das Konzept abrunden.
    Hinweistafeln und eine Außenausstellung sind geplant

    Im Außenbereich lautet das Ziel, alle Gebäude, die zum Kaiser-Wilhelm-Institut gehört haben, durch Hinweistafeln kenntlich zu machen. Ein weiterer Informationsort sollen die Fund- und Grabungsstellen der Knochenfragmente werden. Zudem ist zur Harnackstraße hin eine Außenausstellung geplant. Auch hier gilt: Erste Vorschläge liegen auf dem Tisch, nichts ist beschlossen, die Diskussion läuft.

    Das war das Stichwort für Alexander von Schwerin. Er lehrt an der Technischen Universität Braunschweig und ist Mitarbeiter im Forschungsprogramm zur „Geschichte der Max-Planck-Gesellschaft“, der Nachfolgeorganisation der Kaiser-Wilhelm-Institute. Er schlägt vor, am ehemaligen Ort des KWI-A ein „Gedenk- und Bildungszentrum der Geschichte der Verfehlungen der Wissenschaft in NS- und Kolonialzusammenhängen“ zu begründen.

    Auch die Verantwortung der Wissenschaft heute und in der Zukunft sollte das Thema des Zentrums sein. Florian Schmaltz vom Max-Planck-Institut für Wissenschaftsgeschichte pflichtete bei: „Einen solchen Gedenk- und Bildungsort gibt es bislang nicht und er würde es ermöglichen, immer wieder neu auftauchende wissenschaftsethische und wissenschaftspolitische Fragen zu diskutieren.“

    „Erinnern heißt verändern“, sagte die Archäologin Susan Pollock am Dienstagnachmittag. Sie zog die Verbindung zum rassistischen Terroranschlag in Hanau, der sich am 19. Februar jährte. Über den „gewissenlosen Forschungsrassismus“ müsse aufgeklärt, an die Opfer würdig erinnert werden.

    Kaiser-Wilhelm-Institut für Anthropologie, menschliche Erblehre und Eugenik
    https://de.m.wikipedia.org/wiki/Kaiser-Wilhelm-Institut_f%C3%BCr_Anthropologie,_menschliche_Erblehre

    #racisme #colonialisme #nazis #sciences #shoa #holocauste #Berlin #Dahlem #Garystraße #Harnackstraße #Ihnestraße #histoire

  • Champ contre-champ, les images des camps - Ép. 1/4 - “Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers...” 75e anniversaire de la libération des camps

    https://www.franceculture.fr/emissions/le-cours-de-lhistoire/ils-etaient-vingt-et-cent-ils-etaient-des-milliers-75e-anniversaire-de

    Le film dure 32 minutes. Ce n’est pas long 32 minutes sur une heure de cours, le temps que les élèves entrent dans la classe, qu’ils s’installent, le temps de faire l’appel et d’accueillir un retardataire.
    32 minutes, cela permet de dire quelques mots de présentation du film : il a été réalisé par Alain Resnais en 1955, c’est-à-dire seulement dix ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il faut expliquer que les textes sont de Jean Cayrol, un écrivain qui a été résistant, arrêté, déporté pendant la guerre. Disposer d’un peu de temps avant de lancer la projection, permet de mettre en garde : le film débute par des images en couleurs puis viennent les archives, en noir et blanc, des images souvent insoutenables. Le film commence, avec la voix de Michel Bouquet qui explique que « même un paysage tranquille ; même une prairie avec des vols de corbeaux, des moissons et des feux d’herbe ; même une route où passent des voitures, des paysans, des couples ; même un village pour vacances, avec une foire et un clocher, peuvent conduire tout simplement à un camp de concentration ».
    Le film Nuit et Brouillard, d’Alain Resnais, dure 32 minutes. Ce n’est pas long 32 minutes sur une heure de cours, le temps de laisser place au silence après le générique de fin.

    #nuit_et_brouillard #holocauste #mémoire #shoah #historiographie #réconstitution_historique

  • Zalmen Gradowski, ou la poésie comme témoignage
    https://www.en-attendant-nadeau.fr/2020/11/21/gradowski-poesie-temoignage

    Les quatre textes disponibles de Gradowski, sous la forme de deux liasses retrouvées séparément à la libération du camp en 1945, constituent un seul et même récit. Il raconte comment sont progressivement et savamment brisés tous les liens qui se nouent entre les humains et les unissent au monde, aux lieux, aux objets, aux êtres ; tous ces fils innombrables qui font la trame d’une vie, forment le tissu conjonctif d’une humanité et, à l’intérieur de celle-ci, font de chaque humain un monde – qui font monde. Ces quatre textes épinglent les événements marquants comme autant d’étapes d’une expérience narrée à la première personne et jalonnent un récit d’un lyrisme halluciné et visionnaire mis au service d’une démonstration rigoureuse, implacable et profondément politique, révélant le processus de destruction de l’humain en chacun de ces individus qui jadis composaient encore un peuple, une « famille », dit Gradowski. Progressant pas à pas – « N’aie crainte, écrit Gradowski s’adressant à son lecteur, je ne te révélerai pas la fin avant de t’avoir montré le début » –, de texte en texte, ce récit lancinant met en scène l’œuvre de désintégration systématique et inlassable de l’humain, sans cesse recommencée jusqu’à l’anéantissement, car toujours des fils se renouent au sein même du camp et retissent ailleurs et autrement d’autres liens entre les prisonniers ou avec leur milieu.

    #Zalmen_Gradowski #Auschwitz-Birkenau #Sonderkommando #yiddish #Shoah

  • Nicht jeder half uneigennützig

    –-> available as Podcast on website

    Wer während der NS-Zeit in den Untergrund ging, um sich vor der Deportation zu retten, war angewiesen auf Helfer, ob in Deutschland oder im besetzten Europa. Die Helfer riskierten viel – und oft verlangten sie eine Gegenleistung: Jüdinnen sollten sexuell gefügig sein. Von einigen sind Erinnerungen überliefert.

    „Die Situation spitzte sich zu. Wenn wir nicht auf die Straße gesetzt werden wollten, so dachte ich, musste ich etwas tun. Das bedeutete: Ich musste dem Ehemann dieser Frau zu Willen sein. Ich war in sexueller Hinsicht schon erfahren und dachte: Was soll’s, bringen wir’s hinter uns. Es passierte auch nur zwei Mal. Herr Waldmann und ich gingen in das einstmals sehr gutbürgerliche jüdische Hotel ‚König von Portugal‘. Und wen traf ich da auf der Treppe? Meine Turnlehrerin! Wir lächelten uns an. Die war also auch mit einem Mann da. Und ich war noch Schülerin.“ (Marie Jalowicz)

    „Es war völlig – in der Retrospektive – für sie selbstverständlich, dass alles im Leben seinen Preis hat und dass sie diesen Preis eben häufig nicht wollte, aber zahlen musste, mit ihrem Körper. Und das hat sie ganz klar gesehen und ausgesprochen.“

    Was der Historiker Hermann Simon über seine Mutter Marie Jalowicz erzählt, wirft ein Licht auf ein Kapitel der Schoah, das lange kaum beachtet wurde: sexuelle Gewalt gegen untergetauchte Jüdinnen und Juden.

    Dass zur Geschichte der Schoah auch sexuelle Gewalt gehört, kann bei näherer Betrachtung kaum überraschen. Denn überall dort, wo es eine Hierarchie der Macht und Gewaltausübung gibt, wo Menschen schutzlos ausgeliefert sind, wo Rechte nichts gelten und die Würde des Anderen nicht zählt, ist jedweder Anwendung von Gewalt – der körperlichen, der seelischen, der sexuellen – Tür und Tor geöffnet. Man weiß von Bordellen in den Lagern, wo jüdische Frauen ihren Peinigern in SS-Uniform sexuell zu Diensten sein mussten, bevor sie ins Gas geschickt wurden.
    Bündnisse auf Zeit

    Und doch ist nur wenig davon überliefert. Zaghafte Zeugnisse aus einem an alltäglicher Demütigung und Erniedrigung reichen Gewaltregime in den Lagern. Das gilt auch für sexuelle Übergriffe auf Jüdinnen und Juden im Versteck. Wer in den Untergrund ging, um sich vor der Deportation zu retten, war angewiesen auf mutige Helfer, ob im Deutschen Reich oder im besetzten Europa. Ein täglicher Kampf ums Überleben, den viele, sehr viele verloren.

    Über die Umstände im Versteck, die Abhängigkeitsverhältnisse, die fragilen Bündnisse auf Zeit, geprägt von Heldenmut und Verrat und vielen Grautönen dazwischen, ist noch immer recht wenig bekannt. Überliefert sind meist nur die Geschichten von Überlebenden und das oft kaum mehr als in Bruchstücken. Und es gibt ein paar verfasste Erinnerungen. So wie die von Marie Jalowicz.

    „Insgesamt ist das Thema der Hilfen für verfolgte Juden in der NS-Zeit in Deutschland ein Thema, das über Jahrzehnte hinweg nicht beachtet wurde. Stattdessen wurden diejenigen, die Juden geholfen hatten, auch nach 1945 noch als Verräter angesehenm“, sagt Johannes Tuchel ist Leiter der Gedenkstätte Deutscher Widerstand in Berlin. Erst seit den 1980er Jahren haben sich Forscher eingehender mit Hilfen für verfolgte und untergetauchte Juden beschäftigt. Und es ging noch einmal ein Vierteljahrhundert ins Land, bis im Jahr 2000 mit der Dauerausstellung und zugleich Forschungsstelle „Stille Helden“ den Helfern, ihren Netzwerken und den Schicksalen der Untergetauchten erstmals Raum gegeben wurde.

    „Viele haben aber auch geschwiegen, weil sie ihre eigene Rettungstat für etwas Selbstverständliches hielten. Erst langsam hat sich dann auch ein Bewusstsein dafür breitgemacht, wie vielfältig die Hilfen für Verfolgte gewesen sind, aber wie vielfältig auch die Motivlage gewesen ist“, sagt Johannes Tuchel.

    Sichtbar wurden auch Schattenseiten des stillen Heldentums. Nicht jeder half uneigennützig. Johannes Tuchel spricht von einem ganzen Motivbündel, das Menschen dazu brachte, verfolgte Juden zu verstecken. Das konnte von einer ganz spontanen, der Situation geschuldeten Hilfe bis hin zu einem organisierten Netzwerk reichen. Auf jeden Untergetauchten kamen Helfer, meist nicht nur ein oder zwei, sondern oft ein ganzes Netz.

    Politische Gegnerschaft zum Nationalsozialismus fand sich dabei ebenso wie schlicht kommerzielle Interessen. Manchmal ging es auch weiter.
    „Kampf uns Überleben in jedem Augenblick“

    „Zu dieser Vielfalt von Motiven gehörte auch, dass Männer Frauen geholfen haben und dann sich in entsprechender Art und Weise von diesen Frauen eine Gegenleistung erhofften“, sagt Johannes Tuchel.

    Was Marie Jalowicz Jahrzehnte später ihrem Sohn erzählte, war, so ist anzunehmen, keine Seltenheit.

    „Und da ist dann die Frage, ist das noch ambivalent oder ist das ein Ausnutzen der Situation gewesen? Es gehören aber auch immer zwei dazu. Ist ja nicht nur so gewesen, dass der Helfer einen Entschluss fassen musste. Musste ja auch erst einmal derjenige einen Entschluss fassen, der sagt, ich gehe in den Untergrund. Und da stellte sich die Frage: Was nehme ich alles auf mich?

    Von schätzungsweise 10.000 Jüdinnen und Juden geht die Forschung heute aus, die während des Krieges im gesamten Deutschen Reich im Untergrund lebten. Die größte Zahl in der Reichshauptstadt, auch, weil sich hier die Deportationen über einen längeren Zeitraum zogen und es Möglichkeiten zum Untertauchen gab, die in einer Kleinstadt nicht gegeben waren.

    5.000-7.000 haben in Berlin den Sprung in den Untergrund gewagt, doch viele schützte die Zeit im Versteck nicht. Man schätzt, dass vielleicht 2.000 von ihnen den Krieg überlebten. Und das unter kaum vorstellbaren Zuständen. Marie Jalowicz erinnert sich: „Von Augenblick zu Augenblick habe ich darum gekämpft zu überleben. Alles, was ich erlebt habe, war sehr kompliziert, zum Teil qualvoll, zum Teil zum Verzweifeln.“

    Die Geschichte von Marie Jalowicz ist besonders. Nicht weil das, was sie durchlitten hat, sich grundsätzlich unterscheiden würde von den Erlebnissen anderer. Marie Jalowicz Geschichte ist besonders, weil wir davon in einer unglaublichen Detailfülle wissen.

    Weil ihr Sohn, der Historiker Hermann Simon, langjähriger Chef des Berliner Centrum Judaicum, ein altes Vorhaben der Mutter, kurz vor ihrem Tod umsetzte. „Du wolltest doch immer mal Deine Geschichte erzählen“, sagte er eines Tages zu ihr, als sie schon hochbetagt im Krankenhaus lag und hielt ihr ein kleines Aufnahmegerät hin. Was folgte, waren sich über ein Jahr hinziehende Interviews, in denen sich die Mutter Kapitel für Kapitel ihrer eigenen dramatischen Geschichte bis zu ihrer Befreiung im Frühjahr 1945 näherte. Es war auch ein Stück Selbstverpflichtung.

    Simon: „Ja, das spielte bei ihr eine Rolle, aber das hat sie sich wahrscheinlich erst wieder klar gemacht während der Diktate, denn sonst hätte sie, denke ich mal, nicht so lange gezögert. (…) Ich glaube schon, dass viele dieser Geschichten im täglichen Leben präsent waren, sehr viel präsenter, als wir als Familie das wahrgenommen haben und gewusst haben.Hermann Simon beim Unterschreiben von Büchern bei einer Buchvorstellung. (imago/Gerhard Leber)Hermann Simon beim Unterschreiben von Büchern bei einer Buchvorstellung. (imago/Gerhard Leber)

    Zu dem, was sie in bemerkenswerter Klarheit und präziser Erinnerung ein halbes Jahrhundert später ihrem Sohn ins Mikrofon sprach, gehörten Momente höchster Intimität. Herrman Simon sagt: „Sie hat es gar nicht bewertet. Sie hat es einfach berichtet, unsentimental, so war das eben. Aber es schwang immer so ein bisschen mit, glaube ich sagen zu können, das ging doch allen so. Nur die anderen erzählen es nicht.“

    Etwas später verkündete der Gummidirektor: Ich muss Dir mal was sagen, was mir sehr schwerfällt, ich mach’s auch kurz. Mit gesenktem Kopf und mit Tränen in den Augen erklärte er, er müsse mich enttäuschen. Er sei zu keiner wie immer gearteten sexuellen Beziehung mehr im Stande. Ich versuchte, das neutral und freundlich hinzunehmen, aber mich überwältigte ein solcher Jubel und eine solche Erleichterung, dass ich nicht mehr sitzenbleiben konnte. Ich floh auf die Toilette. Es wurde der erhabenste und erhebenste Klobesuch meines Lebens. Ich stellte mir, natürlich in Kurzfassung, einen Freitagabendgottesdienst vor, wie ich ihn in der alten Synagoge oft erlebt hatte. Ich rufe euch meine lieben Chorknaben singen, dachte ich, und ließ sie in meiner Erinnerung singen. All das das diente dazu, gaumel zu benschen, das heißt, für die Errettung aus Lebensgefahr zu danken. (Marie Jalowicz)

    Marie Jalowicz wurde 1922 in Berlin geboren. Ab Frühjahr 1940 musste sie Zwangsarbeit bei Siemens verrichten. Ihre Mutter starb 1938, ihr Vater, ein Anwalt, 1941. Der Verhaftung durch die Gestapo im Juni 1942 entging sie nur um Haaresbreite. Fortan lebte sie bis zu ihrer Befreiung 1945 im Untergrund. Drei quälend lange Jahre. In welche Gefahren sie dabei geriet, illustriert die Begegnung mit dem sogenannten Gummidirektor. Sie traf den unbekannten Mann an einem bitterkalten Winterabend in einer Kneipe. Sie brauchte dringend ein Versteck für die Nacht und so ging sie, ihre wahre Identität verbergend, mit ihm zu seiner Laube, in der er wohnte.

    Er entpuppte sich als überzeugter Nazi und, davon ging die junge Frau aus, als sie ihn auf wackligen Beinen sah, er litt wohl an Syphilis.

    Ich weiß zwar nicht, worunter Galetzki damals wirklich litt, aber ich hielt ihn für einen Syphilitiker. Wenn ich das Bett mit ihm hätte teilen müssen, wäre ich in Lebensgefahr gewesen. Nachdem ich wusste, dass es dazu nicht kommen würde, war ich zutiefst erleichtert und fühlte mich zutiefst befreit. Ha Shem... Gott ist mit mir. Ich fürchte nichts, rezitierte ich im Stillen, bevor ich zu ihm zurückkehrte. (Marie Jalowicz)

    Die Historikerin Barbara Schieb trägt in der Berliner Gedenkstätte „Stille Helden“ Stück für Stück die Geschichten von Untergetauchten und ihren Helfern zusammen.

    „Wir unterscheiden zwischen Helfern, die wirklich aus uneigennützigen Motiven geholfen haben. Und wir wissen ganz genau, dass es viele Menschen gegeben hat, die geholfen haben, aber dafür auch eine Gegenleistung haben wollten. Und eigentlich ist es auch für die Untergetauchten mit der Gegenleistung gar nicht so unwillkommen gewesen. Wenn man einen Deal hat, ich bekomme eine Leistung, dafür gebe ich auch etwas. Das Beste wäre natürlich gewesen, die Leistung mit Geld zu bezahlen, das Handelsübliche.“
    „Augen zu und durch“

    Doch den meisten Untergetauchten war das nicht möglich. Und so geriet man sehr schnell in eine Abhängigkeit, sagt Barbara Schieb.

    Barbara Schieb: „Man war immer abhängig von dem guten Willen anderer Leute und man wusste, man musste etwas bezahlen. Bei Frauen war das eben öfter mal die sexuelle Gegenleistung und das war den meisten Frauen auch völlig klar, dass das so ist. Sie haben sich über alle gefreut, die diese Gegenleistung nicht gefordert haben. Aber sie hielten es für durchaus auch völlig selbstverständlich, dass es so gefordert wurde. Wie Marie Jalowicz, die ganz genau wusste: so, Augen zu und durch.“

    Eine dieser Untergetauchten war Ilse Stillmann. Sie hat später von ihren Erlebnissen berichtet. Die so zwielichtige wie komplexe Problematik fasste Ilse Stillmann in ein paar dünnen Worten zusammen:

    Ja, ich hatte ja Erfahrungen gemacht. Frauen wollten billige Dienstmädchen und Männer wollten mit einem schlafen und dazu war ich nicht bereit. (Ilse Stillmann)

    Doch ob das so stimmt? Das ist die große Schwierigkeit bei einem Thema, das einem Schatten im Schatten gleicht. Vielleicht war es so, dass Ilse Stillmann tatsächlich nein sagen konnte. Barbara Schieb: „Also sie hat ganz explizit gesagt, nein das wollte ich nicht, dann bin ich auf diese Deals nicht eingegangen, dann hat sie sich einen anderen Schlafplatz gesucht.“

    Als ich mich immer noch nicht rührte und auch nichts zu sagen wagte, begann er, sanft meinen Arm zu streicheln, und sagte leise: ‚Berthy, du bist kein Kind mehr... mein Leben ist so viel lebendiger, so viel schöner, seit du hier bist. Ich möchte...‘ Er stockte erneut. Ich war mir nicht sicher, ob es gut wäre, wenn er jetzt weitersprechen würde. ‚Onkel Wim, bitte lass uns doch einfach so unbeschwert zusammen sein wie bisher‘, flüsterte ich endlich zurück. (Cilly Levitus-Peiser)

    Cilly ist noch jung, gerade 17 Jahre alt. Onkel Wim ist der Vater einer holländischen Bauernfamilie, die Cilly, genannt Berthy, nach ihrer Flucht aus Nazideutschland für einige Zeit verstecken. Auf der Flucht hatte sie sich in einen anderen jüdischen Jungen, Yakov, verliebt, erste Zärtlichkeiten erlebt. Sie mochte Bauer Wim, der sie in seinem Haus versteckte. Aber da waren diese Annäherungsversuche des 40-Jährigen Mannes.

    Wie sollte ich mich nur verhalten? Ich mochte Onkel Wim gern, sicher lieber als seine Frau. Aber wie weit wollte er jetzt gehen? Und was konnte ich tun? Was sollte ich tun? Mein Herz begann zu rasen, weil mir nichts einfiel, wie ich mich aus dieser Situation hätte retten können. ‚Berthy, hab keine Angst...‘, begann Onkel Wim nun wieder und fuhr zum ersten Mal mit der Hand unter meinen Schlafanzug. Dieser Abend blieb nicht der einzige. Er wiederholte sich viele Male. (Cilly Levitus-Peiser)
    Schweigen aus Scham

    Cilly Levitus-Peiser, die als 13-Jährige mit einem Kindertransport im November 1938 ins holländische Exil geschickt wurde, hat Jahrzehnte über diese Erlebnisse bei den Bauern geschwiegen. Aus Scham, wie sie später in ihren Erinnerungen schrieb.

    Vielleicht, weil ich mich geschämt habe zuzugeben, dass ich mich nicht wirklich gewehrt habe. Dass ich es manchmal sogar ein wenig genoss. Diese Aufmerksamkeit, diese Zärtlichkeit. Onkel Wim war kein schlechter Mensch. Er war einer von denen, die damals mein Leben gerettet haben. Aber er hat die Situation eines siebzehnjährigen Mädchens, dessen Leben von ihm abhing, ausgenutzt. (Cilly Levitus-Peiser)

    Die Berliner Kinderärztin und Psychotherapeutin Marguerite Marcus hat sich in ihrer Arbeit mit Überlebenden und deren Nachkommen viel mit fortwirkenden Traumata beschäftigt. Sexuelle Gewalt als Erfahrung von Überlebenden im Versteck sei dabei eigentlich nie zur Sprache gekommen, sagt sie.

    Marguerite Marcus: „Das Thema spielt keine Rolle, das ist so schambesetzt. Keiner redet darüber, dass er auch schwach war. Die Überlebenden reden gerne über die Stellen in ihrem Leben, wo sie stark waren und was ihnen geholfen hat zu überleben und sie waren ja so mutig. Das wichtigste war, überlebt zu haben. Die haben weite Teile auch verdrängt, weil sie auch in so depressiven Phasen waren, oft den Lebensmut verloren haben und alles haben über sich ergehen lassen. Manchmal war eben die sexuelle Gewalt gar nicht das Schlimmste. Manchmal war die mentale Gewalt von einer Frau, die einen als Aschenputtel in seinem Haus schrubben ließ auch nicht besser als der Mann, der dann wenigstens zärtlich war und der einen als Mensch begegnet hat.“
    Der „liebe Onkel von nebenan“

    Es wirkt umso erstaunlicher, mit welcher Offenheit Marie Jalowicz von den Übergriffen erzählt. Ihr Sohn Hermann Simon kannte im Wesentlichen all die Geschichten, bevor er das Interview-Projekt am Lebensabend seiner Mutter startete. Er erinnert sich an einen Fall: Ein „lieber Onkel“ von nebenan, zu dem er als Kind gern ging.

    Er erzählt: „In meinen Augen im besten Sinne des Wortes ein Proletarier, Fabrikarbeiter, mit Herz auf dem rechten Fleck, so habe ich den in meiner Erinnerung aus der Kindheit. Die Frau hat meiner Mutter, war ne ganz anständige Frau, in der unmittelbaren Nachkriegszeit geholfen. Und dieser Mann nähert sich meiner Mutter, ich glaube, sie war da nur eine Nacht und konnte da nicht lange bleiben, das ist eine hellhöriges Haus, ich weiß genau, wo das ist, ist ne feste Größe meiner Kindheit, und der nähert sich meiner Mutter, steht da, zitternd, im Nachthemd, beschreibt sie ja ziemlich genau, vor ihrem Bett, also, ja... muss ja eigentlich für eine junge Frau auch ekelhaft gewesen sein.“

    Barbara Schieb: „Das ist einfach eine absolute Schutzlosigkeit und ein Angewiesensein auf Menschen, die einem weiterhelfen in vielerlei Hinsicht. Man brauchte Lebensmittel, man brauchte einen Schlafplatz, man brauchte falsche Papiere, man brauchte einen Job, man brauchte Geld und man brauchte vielleicht auch emotionale Zuwendung. Man war einfach ein in die Welt geworfenes Wesen, das überhaupt nichts mehr mit dem alten Leben zu tun hatte.“

    Ein Foto zeigt den Umschlag des Buches „Untergetaucht“ (undatiertes Foto). In dem Buch sind die Erinnerungen der damals 20 jährigen Jüdin Marie Jalowicz Simon an die Nazi-Diktatur in Deutschland zusammengefasst. (S. Fischer Verlag/dpa)Buchtitel zu den Erinnerungen von Marie Jalowicz (S. Fischer Verlag/dpa)

    Herrmann Simon: „Die ganze Situation war eine Ausnahmesituation für alle Beteiligten. Keiner wusste, wie lange er noch zu leben hat.“

    Dass das Thema der „stillen Helden“ so wenig Beachtung fand, lag vor allem an der deutschen Nachkriegsgesellschaft, sagt Gedenkstättenleiter Johannes Tuchel:

    „In dem Moment, wo Sie eine Geschichte von Menschen erzählen, die verfolgten Juden geholfen haben, wird deutlich, es gab eine Alternative. Und dieses Aufzeigen von Handlungsalternativen hat man natürlich in der Nachkriegsgesellschaft äußerst ungern gesehen. Denn, um einen verfolgten Juden zu verstecken, mussten Sie kein hoher Offizier sein, nicht in irgendeiner Machtposition sein. Sie konnten Ottonormaldeutscher sein, der half.“

    Rein formal sei das Verstecken eines Juden kein Vergehen gewesen. Aber die Nazis konstruierten genügend andere Delikte, für die man belangt werden konnte: Wer einen Juden mit Lebensmitteln versorgte, verstieß gegen die Kriegswirtschaftsordnung. Wer zu falschen Papieren verhalf, beging Urkundenfälschung. Nicht die direkte Hilfe war strafbar, oft aber die begleitenden Handlungen.
    Helden oder Täter?

    Waren Helfer, die sich die Situation zunutze machten und Sex als Preis verlangten, stille „Helden“ oder Täter?

    Herrmann Simon: „Die Helfer haben geholfen. Die Helfer haben objektiv geholfen. Sie haben meiner Mutter das Leben gerettet und haben ihr Leben riskiert. Dass die nicht so selbstlos waren, wie wir das gerne hätten, steht auf einem anderen Blatt. Wenn wir hier irgendwas lernen können, dann doch das, dass die Geschichte nicht schwarz-weiß ist. Ist grau, bestenfalls.“

    Hermann Simons Mutter Marie Jalowicz hatte einen Grundsatz, sagt ihr Sohn: Nach vorne leben, nicht rückwärtsgewandt und schon gar nicht, dieser dunklen Zeit in ihrem Leben, diesen 12 Jahren, zu großen Raum schenken. Es habe für seine Mutter, die in der Zeit des Untertauchens eine junge Frau von Anfang 20 war, auch noch ein Leben danach gegeben. Kinder und Familie, die wissenschaftliche Karriere als Altphilologin und Philosophiehistorikerin an der Berliner Humboldt-Universität, Erfolge, Misserfolge, alles, was so zum Leben dazugehört.

    Herrmann Simon: „Sie wusste und so hat es sie auch gesagt, dass sie einen Preis dafür zu zahlen hat. Der Preis war hoch, aber das war auch mit ihrer Befreiung vorbei. Da fängt ein komplett neues Leben an. Schreibt sie ja auch, dass sie ausspuckt und sagt, jetzt ist Schluss. Jetzt will ich die sein, zu der ich erzogen worden bin.“

    #sexual_harassment #rape #Shoah #National_Sozialism #power_abuse #helper #return_service #underground

    https://www.deutschlandfunk.de/versteckte-juedinnen-in-der-ns-zeit-nicht-jeder-half.2540.de.html?dr

  • L’enquêteur, le nazi et son fils
    https://laviedesidees.fr/Philippe-Sands-The-Ratline-Love-Lies-Justice-Nazi.html

    À propos de : Philippe Sands, The Ratline. Love, Lies and Justice on the Trail of a Nazi Fugitive, Londres, Weidenfeld & Nicholson, 2020.. L’avocat Philippe Sands, petit-fils de Juifs persécutés, a enquêté sur le personnage d’Otto von Wächter, Autrichien SS et gouverneur de Cracovie pendant la guerre, avec l’aide du fils de ce dernier.

    #Histoire #Pologne #Shoah #famille #nazisme
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20200923_ratline.docx
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20200923_ratline.pdf

  • Lydia Chagoll, rebelle
    https://www.solidaire.org/articles/lydia-chagoll-rebelle
    https://leblognotesdehugueslepaige.be/lydia-chagoll-rebelle)

    Témoin et actrice, victime et combattante : Lydia Chagoll a traversé les tragédies du XXe siècle avec une détermination qui ne l’a jamais quittée jusqu’à son dernier souffle le 23 juin dernier.

    Elle était née en Hollande en 1931, dans une famille juive dont le père est un journaliste antifasciste. En 1940, lors de la débâcle, Lydia passe en Belgique avant de se réfugier dans les Indes néerlandaises où elle passera trois ans dans différents camps de concentration japonais jusqu’en 1945 alors qu’une grande partie de sa famille est gazée à Sobibor. Expérience évidemment fondatrice qui alimentera à la fois ses inlassables combats antifascistes et antiracistes et sa lutte pour les droits des enfants.[1] Par ses films et par ses livres, mais aussi par les visites qu’elle guide à Auschwitz[2], Lydia Chagoll consacre une grande partie de sa vie à la mémoire de la Shoah, mais aussi à celle de la déportation et du génocide des Roms et Sinti (« Tsiganes »)[3]. Elle sera aussi — et en même temps —, comme juive disait-elle, une ardente combattante pour les droits des Palestiniens. Ce qui lui vaudra les foudres d’une partie de sa communauté d’origine. Au lendemain de la guerre, la première partie de la vie professionnelle de Lydia Chagoll est consacrée à la danse. Elle est danseuse et chorégraphe et fonde sa propre troupe. Déjà, elle écrit sur la danse avec ce souci d’intégrer la réflexion et les interrogations sur la création artistique.

    En 1974, sa rencontre avec le cinéaste Frans Buyens (1924-2004)[4] constitue le tournant de sa vie. Lydia et Frans vont constituer un couple exceptionnel par la force de leur amour et la richesse de leur complicité créatrice et politique. Ils ne sont pas fusionnels, mais égalitaires en discussion permanente dans l’écoute respectueuse, mais sans concession de l’apport de chacun. e. Frans est déjà un cinéaste reconnu. Journaliste, écrivain, pamphlétaire et réalisateur autodidacte. Il a réalisé le seul film consacré aux grèves 60-61 (Combattre pour nos droits). « Je suis un cinéaste idéologue », disait Frans qui réalise de nombreux documentaires politiques, mais aussi artistiques, avec notamment deux films essentiels consacrés à Frans Masereel sans oublier plusieurs films de fiction dont le très beau récit autobiographique consacré à la mort de sa mère par euthanasie (Minder dood dan de anderen (Moins morte que les autres, 1992[5]).

    À partir de 1974 et jusqu’à la mort de Frans, le couple va réaliser ensemble 31 films. L’œuvre est immense. On ne retiendra ici que la somme emblématique consacrée à l’histoire du nazisme et à la mémoire de ceux qui l’affrontèrent : 540 minutes, 9 films dont 4 sur l’histoire proprement dite et 5 films constitués de témoignages de survivants et de combattants. La forme est rigoureuse, radicale, inventive. Des plans fixes [iconographie du nazisme] pour l’histoire, des entretiens face caméra, avec trois dimensions de plans, sur le même fond teinté de couleurs différentes selon les époques. Le titre du film est essentiel : « Savoir Pourquoi »[6]. Les deux mots donnent tout leur sens au film. Il s’agit bien d’aller aux racines du nazisme qui n’est pas un accident de l’histoire ni un simple dévoiement du nationalisme, mais le fruit d’un système d’exploitation. Il s’agit aussi d’armer les générations futures contre le retour de ce mal absolu. « Savoir Pourquoi » fait œuvre de connaissance et de réflexion, mais ne verse pas dans le pédagogisme élémentaire. Le travail sur le rapport entre la voix et l’image est sans nul doute fondamental pour créer la distanciation que Chagoll et Buyens recherchaient.

    Ayant eu la chance de travailler quelques fois avec eux, je me rappelle ici de cette exigence sur l’utilisation de la voix — et donc du texte —. Alors que je faisais une des « voix off » du film, je me souviens avoir passé des dizaines d’heures en studio avec eux. Débats politiques passionnants et parfois heurtés sur le texte lui-même, mais surtout difficulté d’affronter au mieux leurs choix techniques et artistiques. Contrairement à l’usage, le couple refusait que l’on voie les images que nous commentions. On enregistrait le texte « à blanc » pour ne pas se laisser porter — ou déformer — par l’émotion qu’un plan pouvait engendrer. Ils nous faisaient travailler sur le sens du texte et en exigeant une discipline vocale sans faille. Le résultat en était étonnant : après mixage, l’émotion n’était pas absente, mais surtout « on savait pourquoi »…                                  

    L’œuvre Chagoll-Buyens est tout entière dans cette démarche intellectuelle et cette écriture cinématographique. Elle a marqué de son empreinte l’histoire du documentaire en Belgique. Paradoxalement leur cinéma salué dans de très nombreux festivals internationaux n’a jamais obtenu la reconnaissance qu’il méritait dans leur propre pays.

    Trente et un films communs, après la mort de Frans, en 2004, Lydia achèvera seule le 32e qui était une autobiographie croisée [Duo Portrait, 2006] et qui illustre superbement leur parcours généreux et rebelle.

    Il y a un peu plus d’un an, je présentais avec Lydia son dernier film « Félix Nussbaum », portrait du peintre mort à Auschwitz et dont l’œuvre oubliée sera redécouverte après la guerre. Dans cette biographie à la fois empathique et rigoureuse, Lydia fait revivre — et découvrir — une peinture marquée par l’émotion et l’histoire. Après la projection, autour d’un verre, on a refait le monde comme toujours en associant le souvenir de Frans. À la fin de notre longue conversation, Lydia, pourtant fatiguée et malade, mais requinquée par la projection et la réaction du public m’a dit « Eh bien Huge — c’est ainsi qu’elle prononçait — je pense que je vais encore en faire un… ». Elle avait alors 88 ans. Lydia, éternelle combattante.

    (article paru sur le Blog de Hugues Le Paige : https://leblognotesdehugueslepaige.be/lydia-chagoll-rebelle)
    [1] « Au Nom du Führer » ( 1977) : documentaire sur l’enfant aryen et « non aryen » sous le régime nazi et » La petite peau blanche devait courber la tête devant l’empereur Hirohito » (2003) d’après son propre récit autobiographique.
    [2] En collaboration avec la Fondation Auschwitz : voir https://auschwitz.be/fr/accueil/agenda/deces-de-lydia-chagoll-23-juin-2020
    [3] « Ma Bister », 2014
    [4] Voir mon article consacré à Frans Buyens dans la revue Politique : https://www.revuepolitique.be/des-hommes-contre
    [5] Ce sera le premier film belge consacré à la question de l’euthanasie
    [6] Coproduit par Image Création avec la participation de la RTBF ( une autre époque…), ces films sont aussi à la disposition du service public qui peut donc les rediffuser à sa meilleure convenance… On ne doute pas qu’un hommage sera ainsi rendu à Lydia Chagoll et à Frans Buyens.

    #Femme #combat #cinéma #documentaire #combat #antifacisme #antiracisme #Shoah #déportation #couple #Frans_Masereel #Histoire #social

  • «La montagna a casa» celebra l’eroismo di un grande alpinista antifascista - Lo scarpone on-line - L’house organ del Club Alpino Italiano
    http://www.loscarpone.cai.it/news/items/la-montagna-a-casa-celebra-leroismo-di-un-grande-alpinista.html

    «La montagna a casa» celebra l’eroismo di un grande alpinista antifascista
    “Oltre il confine. La storia di Ettore Castiglioni” di Andrea Azzetti e Federico Massa è il film che sarà proiettato questa sera per la rassegna cinematografica del Cai

    9 maggio 2020 - Inizia un altro weekend in compagnia della rassegna “La montagna a casa”. Oggi sarà protagonista Ettore Castiglioni, figura tra le più amate della storia del Cai, sia come accademico che per il suo impegno antifascista. Attraverso le Alpi Castiglioni ha portato in Svizzera tanti dissidenti e tanti ebrei. “Oltre il confine. La storia di Ettore Castiglioni” di Andrea Azzetti e Federico Massa cercherà anche una risposta all’ultima domanda rimasta insoluta, quella sulla missione a causa della quale morì in alta Valmalenco nella primavera del 1944.

    Il film sarà trasmesso alle 21 sul canale Youtube del Cai. “La montagna a casa” è organizzata dal Cai con la collaborazione di Sondrio Festival, Museo della Montagna e Parco dello Stelvio. Il link per guardare il film è: https://www.youtube.com/watch?v=kUZmtHbevwk

    .

    Se volete rivedere il film di ieri, “Tamara Lunger – facing the limit”, appuntamento con la replica delle 17.30. Il link per partecipare alla proiezione è: https://www.youtube.com/watch?v=3Z4I_vR0aQY

    .
    Ecco la scheda del film di oggi:

    “Oltre il confine. La storia di Ettore Castiglioni”
    Regia: Andrea Azzetti e Federico Massa
    Produzione: Giuma
    Sceneggiatura: Andrea Azzetti, Federico Massa e Gerassimos Valentis
    Fotografia: Andrea Azzetti
    Paese: Italia
    Anno: 2017
    Durata: 66 min.

    Attori: Stefano Scandaletti, Marco Albino Ferrari
    Con le testimonianze di Alessandro Tutino, Andrea Tognina, Maurizio Giordani, Annibale Salsa, Alessandro Rizzi, Ivano Marco Rebulaz, Ruggero Cominotti, Oscar Brandli, Milan Bier, Nenga Negrini, Dominik Lieinenbach.

    Sinossi:
    #Film dedicato alla nobile figura di Ettore Castiglioni, accademico del #CAI, compilatore di guide alpinistiche CAI-TCI, musicista, morto assiderato in alta Valmalenco nella primavera del 1944, durante la sua fuga dalla prigione svizzera del passo del Maloja, accusato di espatrio clandestino.
    #EttoreCastiglioni scelse di avere come unico confidente il suo diario. Le sue parole compongono il ritratto di un grande alpinista e insieme la figura di un uomo solo e inquieto. Ma raccontano un cambiamento profondo: da ragazzo di buona famiglia ad antifascista che all’indomani dell’8 settembre 1943 guidò un gruppo di ex soldati sulle montagne della Valle d’Aosta e si adoperò per portare in salvo sul confine svizzero profughi ed ebrei in fuga dalla guerra. “Dare la libertà alla gente per me adesso è una ragione di vita”: scriveva così qualche giorno prima di cadere in un tranello delle guardie di frontiera. L’ultima nota nel diario è del marzo ’44 e non svela nulla degli avvenimenti successivi. Sconfinò nuovamente in Svizzera e fu arrestato. Privato degli abiti e degli scarponi fu rinchiuso in una stanza d’albergo a Maloja. Durante la notte si calò dalla finestra e affrontò il ghiacciaio del Forno avvolto in una coperta. Cosa lo spinse a tentare una fuga impossibile? Quale missione aveva da compiere oltre il confine? Lo scrittore Marco Albino Ferrari, curatore dell’edizione critica del diario, ripercorre i momenti salienti dalla vita dell’alpinista, raccoglie documenti e testimonianze e si addentra nel mistero della sua morte.

    @cdb_77 #wwII #frontiere #alpes #suisse #italie #shoah

  • 1946 : le pogrom de Kielce
    http://www.laviedesidees.fr/1946-le-pogrom-de-Kielce.html

    À propos de : Joanna Tokarska-Bakir, Pod klątwą. Społeczny portret pogromu kieleckiego (Sous l’anathème. Portrait social du pogrom de Kielce). Le pogrom de Kielce, à moins de 200 kilomètres au sud de Varsovie, a été reconstitué minute par minute, afin de mettre en lumière le rôle des différents acteurs. Depuis vingt ans, la « nouvelle école historiographique polonaise » contribue à mettre en lumière l’antisémitisme de l’après-1945.

    #Histoire #Pologne #Shoah #antisémitisme #judaïsme #massacre
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/202003_kielcepogrom.docx