• La première femme rabbin au monde : Regina Jonas


    Allemande, orthodoxe, ordonnée par un rabbin libéral en 1935, elle ne pourra officier qu’à partir du moment où les communautés juives auront perdu leurs rabbins. En 1942, elle est déportée par les nazis à Theresienstadt, où elle œuvre avec le psychiatre Viktor Frankl (concepteur de la logothérapie) et Leo Baeck (philosophe du judaïsme et représentant des juifs libéraux d’Allemagne) à soulager le sort des déporté·es. Ces messieurs omettront de mentionner son nom par la suite. Elle est assassinée à Auschwitz en 1944.
    La dessinatrice Elke Renate Steiner lui a consacré une petite bande dessinée : « Woman Rabbi » http://www.electrocomics.com/pdfs/electrocomics_regina_jonas.pdf
    A Berlin, au n° 6 de la Krausnickstraße, une plaque lui est dédiée. A Offenbach, un chemin porte son nom.
    Des infos : https://fr.wikipedia.org/wiki/Regina_Jonas
    #Regina_Jonas #femme_rabbin #shoah #déportation #histoire_des_femmes #visibilisation #nom_de_rue

  • Der Führer schenkt den Juden eine Stadt (Le Führer offre une ville aux Juifs)


    Sources : United States Holocaust Memorial Museum, Ivan Vojtech Fric, https://collections.ushmm.org/search/catalog/pa1144024 et https://collections.ushmm.org/search/catalog/pa1144026
    Ce film nazi de 1944/45 a été tourné à Theresienstadt, le camp de concentration de Terezín en Tchécoslovaquie annexée, après qu’il eut été transformé artificiellement en camp de travail modèle le temps de la visite de la Croix Rouge.
    Une autre forme de l’horreur.
    Quelques fragments ont été conservés, dont, ici, un exemple sonore : https://archive.org/details/TheresienstadtDerFhrerSchenktDenJudenEineStadtFilm

    Des infos : https://fr.wikipedia.org/wiki/Theresienstadt_(film)
    #shoah #Theresienstadt #camp_de_concentration #propagande #film #national-socialisme

  • Antisémitisme : les petits arrangements de Yann Moix avec la vérité à « ONPC »
    https://www.lexpress.fr/culture/livre/antisemitisme-les-petits-arrangements-avec-la-verite-de-yann-moix-a-onpc_20

    Yann Moix s’est expliqué samedi soir sur le plateau de Laurent Ruquier. On attendait un mea culpa sincère, on a eu droit à des éléments de langage. Décryptage.

    Yann Moix a décidément du mal avec les mea-culpa. À la suite des révélations de L’Express https://web.archive.org/web/20190826152559/https://www.lexpress.fr/culture/quand-yann-moix-publiait-dans-un-journal-antisemite_2095721.html, il lui avait déjà fallu s’y reprendre à deux fois avant d’avouer qu’il était bien l’auteur non seulement des dessins, mais aussi des textes publiés dans un petit magazine étudiant à tendance #négationniste. Hier soir, sur le plateau de #Laurent_Ruquier, le romancier a de nouveau présenté ses excuses pour ces errements de jeunesse. Mais interviewé par #Adèle_Van_Reeth et #Franz-Oliver_Giesbert, qui n’avaient pas la moindre idée de ce que contenaient les trois numéros d’Ushoahia, #Yann_Moix a de nouveau eu tendance à minimiser sa participation à coups de petits arrangements avec la vérité.

    Par ailleurs, Le Monde avait révélé hier https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/08/31/ces-heures-ou-yann-moix-a-tente-de-rester-frequentable_5504880_3224.html avant l’émission que Moix était le salarié de la maison de production #Tout_sur_l'écran, productrice d’On n’est pas couché. C’est en effet cette même société qui produit Chez Moix, l’émission présentée sur #Paris-Première par le romancier. Un étrange mélange des genres sur le Service Public. Retour sur un mea-culpa incomplet.

    "Je demande pardon pour ces bandes dessinées"

    Yann Moix connait trop bien le sens des mots pour les employer au hasard, surtout au coeur d’une polémique aussi explosive. Il a asséné pendant plus d’une heure un « élément de langage » forgé à l’avance : « Je faisais des bandes dessinées #antisémites. » Nous avons compté : Yann Moix a martelé dix-neuf fois l’expression « bande dessinée » durant l’émission, sans jamais avoir été repris une seule fois par ses interviewers ! Or, en demandant le pardon pour ces « bandes dessinées », le romancier renvoie à un mode d’expression qui évoque inconsciemment l’enfance et suscite donc l’indulgence.

    Vérification faite, sur la centaine de pages que forment au total les trois numéros d’Ushoahia, on ne trouve aucune bande dessinée de sa main dans le numéro 1 (le plus négationniste), trois pages seulement dans le numéro 2 et deux pages dans le troisième numéro. Soit donc seulement cinq pages sur... cent ! À noter que ces rares bandes dessinées visent le plus souvent à ridiculiser #Bernard-Henri_Lévy, parfois sur le mode scatologique, parfois pour se demander comment « le distinguer de Jean-Jacques Goldman ».

    Dans l’absolution que #BHL accorde ce matin à Moix, le philosophe reprend symptomatiquement le même élément de langage, n’évoquant que « ces fameuses BD ».


    Case d’une des rares bandes dessinées de Yann Moix publiée dans Ushoahia.

    En revanche, dans ces numéros, on trouve de très nombreuses caricatures de la main de Moix, très souvent antisémites. Le romancier, qui rêvait de publier dans Hara-Kiri, sait que caricature et bande dessinée sont loin d’être synonymes. Tout particulièrement quand le sujet en est l’ #antisémitisme, comme le rappelle le spécialiste Didier Pasamonik ce matin https://www.actuabd.com/TRIBUNE-LIBRE-A-DIDIER-PASAMONIK-A-propos-des-bandes-dessinees-de-Yann-Moix

    Mais surtout, en demandant pardon pour ses « bandes dessinées », Yann Moix occulte à nouveau l’essentiel : il était bel et bien l’auteur de nombreux textes d’Ushoahia. Après l’avoir tout d’abord farouchement nié dans son entretien à L’Express, il avait été contraint de le reconnaître vingt-quatre heures plus tard dans Libération, lorsque L’Express avait retrouvé https://www.lexpress.fr/actualite/societe/negationnisme-le-mensonge-de-yann-moix_2095809.html l’un de ses manuscrits signés de sa main contenant nombre des textes antisémites publiés dans Ushoahia.

    Or, en plus d’une heure passée dans le fauteuil de l’émission de Laurent Ruquier, Yann Moix n’a pas une seule fois évoqué ou assumé ces textes. Que cache ce déni ?

    "J’avais 20 ans"

    Quel âge avait vraiment Yann Moix au moment où il publiait ces textes et dessins ? La maturité n’est pas la même à 18 ans, à 20 ans ou à 22 ans. Dans Le Monde, son éditeur Olivier Nora évoque un « fanzine lycéen ». Sur le plateau d’ONPC, Moix parle de l’année 1988. Précisons donc que certains numéros d’Ushoahia sont parus dans les premiers mois de 1990 (l’un d’entre eux évoque longuement la mort du dictateur roumain Nicolae Ceaucescu survenue le 25 décembre 1989). Yann Moix, né le 31 mars 1968, s’apprêtait donc à fêter ses vingt-deux ans. Il avait quitté le lycée trois ans plus tôt, avait passé deux ans en classes préparatoires et étudiait dans une grande école, l’ESC Reims.

    Dans Orléans, il ne cesse d’ailleurs de rappeler combien il était précoce intellectuellement, s’amusant même du fait qu’il était sans doute le plus jeune abonné du Bulletin des amis d’André Gide de l’Histoire (il était alors en quatrième). Il raconte aussi comment il dévorait les oeuvres de Francis Ponge, Charles Péguy, Sartre, Céline, Baudelaire, Gombrowicz... D’ailleurs, le « style » des textes d’Ushoahia, aussi odieux soit-il, fait preuve d’une virtuosité certaine.

    "Je m’en prenais aussi aux myopathes, aux handicapés, aux Éthiopiens"

    Yann Moix sous-entend donc que les Juifs ne seraient qu’une cible parmi d’autres dans ses écrits de jeunesse et qu’il « faisait feu de tout bois ». Les myopathes ? Les handicapés ? Pas une ligne sur eux dans les trois numéros d’Ushoahia. En revanche, la couverture du numéro 2 est bien consacrée à la famine en #Éthiopie. Voici les premières lignes de l’article consacré au sujet : « Après les six millions de #Juifs soi-disant morts dans les camps en carton pâte que la Metro Goldwyn Meyer a fait construire un peu partout en Europe pour le compte (en banque) de quelques Juifs avides de pognon, on réinvente l’actualité pour renflouer les caisses de quelques dictateurs nègres dont le roseau de 30 cm ne suffit plus à aguicher les putains d’Adis-Abeba. » Et un peu plus loin : « En fait, ces #nègres maigres n’existent pas. Ce ne sont que les négatifs des photos truquées par les Juifs sur les prétendus camps de la mort. »

    Texte paru dans le numéro 2 d’Ushoahia.

    Le numéro 3 d’Ushoahia est lui consacré à l’abbé Pierre. Là encore, voici les toutes premières lignes de l’article : « Il est petit, épais comme un #Juif version #Buchenwald, porte des binocles pour mieux voir le fric (...) et une barbe de père Noël pouilleux qui serait resté trop longtemps à distribuer des cadeaux aux pensionnaires d’ #Auschwitz. Faut dire, vu le nombre de cheminées qu’il y avait là-haut, il devait y avoir du pain (grillé) sur ces planches qui ont servi à casser du Youpe, etc. » Le texte est signé « #Auschwitz-Man ».

    Extrait du numéro 3 d’Ushoahia.

    Bref, les #Éthiopiens et l’abbé Pierre ne sont une nouvelle fois que prétexte à développer une obsession antisémite et négationniste. Dans le numéro 3, même la pauvre peluche Casimir -pour laquelle Moix a toujours eu un faible, au point de la mettre en scène longuement dans son premier roman, Jubilations vers le ciel- porte un brassard à #croix_gammée.

    On comprend mieux pourquoi Yann Moix n’a pas souhaité s’appesantir sur les textes.

    "Ces révélations sont téléguidées par l’extrême-droite"

    Discréditer le supposé émetteur d’une information est une technique vieille comme le monde. Dans son interview à L’Express, en début de semaine, Yann Moix accusait son frère d’être la « balance ». À On n’est pas couché, changement de stratégie, c’est l’ « extrême-droite ». Deux anciennes amitiés de Moix avec des personnages sulfureux ont d’ailleurs été évoquées sur le plateau de Laurent Ruquier.

    Premier nom : #Marc-Edouard_Nabe, écrivain dont Moix fut très admiratif à ses débuts et dont il fut proche un temps, avant de se brouiller avec lui. Depuis, les deux hommes sont à couteaux tirés. Nabe est le premier à avoir cité le titre Ushoahia, en 2017, dans son livre Les Porcs 1, mais il n’a jamais eu entre les mains ces publications. Sinon, lui qui publie régulièrement sur son site « Nabe News » des documents révélant les parts d’ombre de ses ennemis, se serait évidemment fait un malin plaisir de rendre public un florilège des oeuvres de jeunesse compromettantes de Moix, étrillé à longueur de pages dans Les Porcs 1.

    Couverture du premier numéro d’Ushoahia dessinée par Yann Moix.

    L’autre ami évoqué à ONPC s’appelle #Paul-Éric_Blanrue. Auteur d’un documentaire avec le négationniste #Robert_Faurisson, il fut très proche de Moix dans les années 2000. Ce dernier lui donna même en 2007 une préface (sans ambiguïtés) à une anthologie de textes antisémites d’auteurs célèbres. Pour l’anecdote, #Blanrue fait une petite apparition - en sosie d’Elvis Presley - dans le film Podium de Yann Moix. Aujourd’hui, les deux ex-complices sont en froid. Mais si Blanrue avait entendu parler lui-aussi d’Ushoahia, il n’en détenait aucun exemplaire. Il nous l’avait confirmé, lorsque nous l’avions interrogé avant notre premier article sur le sujet. Il nous avait même envoyé trois mails, demandant si nous ne pouvions pas lui envoyer en primeur une capture d’écran de l’une des couvertures (ce que nous n’avons évidemment pas fait).

    Yann Moix le sait donc bien. Si l’ « #extrême-droite » avait eu la possibilité de faire « fuiter » ses dessins et écrits de jeunesse, elle l’aurait fait depuis longtemps. Alors pourquoi l’accuser ? Ne peut-il imaginer que certaines personnes aient tout simplement été horrifiées par ce qu’elles ont découvert dans les publications antisémites et négationnistes dont il était l’auteur et le dessinateur ?

    #Shoah #Racisme #Raciste

    • Par ailleurs, Le Monde avait révélé hier avant l’émission que Moix était le salarié de la maison de production Tout sur l’écran, productrice d’On n’est pas couché. C’est en effet cette même société qui produit Chez Moix, l’émission présentée sur Paris-Première par le romancier. Un étrange mélange des genres sur le Service Public. Retour sur un mea-culpa incomplet.

  • #Maroc. L’incroyable histoire du #mémorial de la #Shoah érigé au pied de l’#Atlas_marocain

    Les Marocains ont découvert avec stupéfaction qu’un étrange mémorial de l’#Holocauste était en construction depuis plus d’un an près de Marrakech, à l’initiative d’un artiste et activiste allemand un peu fantasque. Les autorités ont réagi sans tarder en démolissant l’œuvre.

    Des stèles en béton ressemblant à celles du mémorial de l’Holocauste de Berlin. Un arc-en-ciel LGBT peint au sol. Un obélisque. Un bâtiment noir bizarre évoquant surtout Le Seigneur des anneaux. Une haute clôture grillagée et un drapeau européen, en référence, dans un douteux mélange des genres, à la politique migratoire européenne. Le tout voulu comme… un mémorial de l’Holocauste, en plein Maroc rural, près de Marrakech.

    Voilà l’hallucinante rumeur qui a parcouru les réseaux sociaux marocains le week-end dernier et provoqué dans le royaume des réactions étonnées, incrédules ou énervées, et des accusations de “propagande israélienne”. Encore plus hallucinant : la rumeur était vraie. Et la construction de cet étrange mémorial avait débuté… il y a plus d’un an, en juillet 2018.

    Le sujet a fait le tour de la presse marocaine, qui a présenté son concepteur : un Allemand résidant au Maroc nommé Oliver Bienkowski, à la tête d’une ONG “antiraciste et de défense des droits humains” intitulée PixelHelper, qui montrait depuis un an sur Twitter et Facebook l’avancement du chantier, sans lésiner sur les hashtags.

    Oliver Bienkowski avait en fait été interviewé quelques jours plus tôt par le quotidien israélien The Jerusalem Post, dans un article donnant une première idée de sa personnalité plutôt farfelue.

    https://www.courrierinternational.com/article/maroc-lincroyable-histoire-du-memorial-de-la-shoah-erige-au-p
    #mémoire

    ping @albertocampiphoto @reka

  • Artist Shames Tourists Taking Inappropriate Selfies At The Holocaust Memorial Site In Berlin (NSFW) | DeMilked

    https://www.demilked.com/holocaust-memorial-selfies-yolocaust-shahak-shapira

    Il semble qu’il reste à faire un travail de mémoire aussi à destination de celles et ceux qui rendent visite à des lieux de mémoire.

    sraeli artist Shahak Shapira has seen enough of these disrespectful selfies taken in the absolute worst places for them. So he launched an art project called “Yolocaust” in hopes to shame the selfie-takers from the Holocaust Memorial in Berlin.

    “Over the last years, I noticed an interesting phenomenon at the Holocaust memorial in Berlin: people were using it as a scenery for selfies. So I took those selfies and combined them with footage from Nazi extermination camps,” Shapira wrote. He gathered the selfies from the social media sites like Facebook, Instagram, Tinder, and Grindr, and then combined them with the hard-to-watch real footage from concentration camps. The artist was shocked by just how distanced from the actual meaning of the monument its visitors were, which is illustrated with the comments, hashtags and “likes” that were posted with the selfies.

    #mémoire

  • Principal Who Tried to Stay ‘Politically Neutral’ About Holocaust Is Removed - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/07/08/us/spanish-river-william-latson-holocaust.html

    Un proviseur radié parce qu’il refuse de se prononcer sur la Shoah... Bravo, mais c’est aux Etats-Unis, pourtant paradis du laisser-dire n’importe quoi.
    Pendant ce temps le négationiste Etienne Chouard continue d’avoir la parole et l’oreille de certains
    https://www.lesinrocks.com/2019/06/12/actualite/medias-actualite/etienne-chouard-interviewe-par-le-media-honteux-ou-utile
    Et ça, c’est chez nous, un pays qui interdit la propagande négationiste.
    Allez comprendre pourquoi le monde tourne à l’envers.

    A high school principal in Florida has been removed from his position over his refusal to state that the Holocaust was a factual historical event, saying that he had to stay “politically neutral” about the World War II-era genocide of six million Jews.

    “Not everyone believes the Holocaust happened,” the principal, William Latson of Spanish River Community High School in Boca Raton, Fla., wrote in an email exchange with an unidentified parent in April 2018. He said that the school offered an assembly and courses on the Holocaust, but that they were optional and could not be “forced upon” all students.

    The emails were recently obtained and published by The Palm Beach Post.

    “I can’t say the Holocaust is a factual, historical event because I am not in a position to do so as a school district employee,” Mr. Latson wrote, making a distinction between his personal beliefs about the Holocaust and his role as the leader of a public school. “I do allow information about the Holocaust to be presented and allow students and parents to make decisions about it accordingly. I do the same with information about slavery.”

    The comments set off an intense backlash in South Florida, which has a significant Jewish population and has among the highest concentrations of Holocaust survivors in the world. Thousands signed an online petition calling for Mr. Latson’s resignation, and on Monday, the Palm Beach County school district announced that he would be stripped of his position as principal and reassigned to another job in the district.
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    The debate comes as memory of the Holocaust is fading and anti-Semitism is on the rise. Florida is among the states working to combat that; under state law, all school districts must offer Holocaust education. In 2018, the gunman who killed 17 people at Marjory Stoneman Douglas High School in Parkland, Fla., about a 20-minute drive from Spanish River Community High School, opened fire during one of these lessons, a class called History of the Holocaust.

    #Shoah #Négationisme

  • BBC - Travel - The Holocaust memorial of 70,000 stones
    http://www.bbc.com/travel/story/20190328-the-holocaust-memorial-of-70000-stones

    At the end of a quiet, suburban cul-de-sac in north-eastern Berlin, Michael Friedrichs-Friedländer quickly ushers me into his garage. He casts a watchful glance down the road, as if to check I’ve come here alone.

    “I’d ask you not to mention the precise location,” he said. “The neighbours all know what I do, but I don’t want any outside trouble.”

    #stolpersteine

    • Ouf,

      Voilà, c’est fini... Ce samedi, à partir de 23h30, Laurent Ruquier présentera l’ultime numéro d’On n’est pas couché de la saison sur France 2. Il sera entouré pour la dernière fois de Charles Consigny et Christine Angot, dont les départs de l’émission ont été annoncés la semaine dernière. L’animateur souhaite effectivement revoir en profondeur le format de son émission, à l’antenne depuis 2006 et dont les audiences se sont grandement essoufflées cette saison. Avec 925 000 téléspectateurs en moyenne (14% de PDA), le talk-show a rarement dépassé la barre du million de fidèles en audience linéaire et en a égaré près de 200 000 par rapport à la saison 2017-2018. La faute à un plateau souvent faiblard et à une diffusion de plus en plus tardive.

      yahoo.com

      Face au tollé provoqué par sa déclaration, Christine Angot a présenté ses excuses dans un communiqué :

      « Je regrette de ne pas avoir réussi à me faire comprendre dans l’émission du 1er juin et d’avoir blessé par mes propos. Mon intention était à l’opposé (...) explique-t-elle (...) J’ai voulu rapprocher les deux crimes contre l’humanité que sont l’esclavage et la Shoah, tout en prenant soin de spécifier la différence fondamentale de méthode dans la déshumanisation, d’un côté exterminer les personnes, de l’autre leur retirer leur humanité pour en faire des objets de commerce qu’on achète et qu’on vend.

      L’expression "en bonne santé" était cependant absurde », a-t-elle encore reconnu, avant de préciser qu’elle considérait qu’« indifférencier les souffrances infligées par ces crimes me paraît dangereux. L’indifférenciation pouvant conduire à l’indifférence. »

      La femme de lettres « regrette » encore de ne pas avoir « su trouver les mots » pour exprimer sa pensée avant de conclure : « Mon travail est de me faire comprendre. Je m’excuse d’y avoir échoué. Il me tenait à cœur d’éloigner la concurrence victimaire dont certains jouent. »

      Salutations attentives,

      Fabienne Abbou - Chargée de la médiation des programmes

      http://m.mediateur.francetv.fr/emissions/le-mediateur-des-programmes/vos-messages/trouver-les-mots_573860

      Ne pas réussir à se faire comprendre sur le plateau d’ONPC ne demande pas beaucoup de travail. Cette émission étant une des plus emblématique gabegie du service public.

  • Christine Angot, l’esclavage et la justification de l’ordre du monde
    https://joaogabriell.com/2019/06/03/christine-angot-et-la-justification-de-lordre-du-monde

    Outre leur dimension spécifiquement négrophobe, les propos de Christine Angot lors de l’émission On n’est pas couché ce samedi 1er juin sur la « différence fondamentale » entre shoah et esclavage industriel pratiqué par les européens contre les populations africaines, sont pour moi une des facettes de la conception eurocentrée du racisme[1]. A savoir une approche du racisme dont la compréhension n’a évidemment pas pour but d’y mettre fin, mais plutôt d’en avoir une lecture opportuniste et superficielle, et dont la finalité est la justification de l’ordre du monde. Ici je vise la façon dont les mots comme « racisme », « génocide » sont définis par les Etats ou les instances internationales sous pilotage occidental et repris ensuite par des personnages publiques. Source : Le blog de (...)

    • en réaction à cette hiérarchisation entre « génocide » et « esclavage », beaucoup pour insister sur l’importance de tel ou tel crime, utilisent dès lors du coup le mot de génocide pour désigner toutes les situations coloniales afin de « prouver » que c’était vraiment grave. Malheureusement cela revient au final à entériner la hiérarchisation qu’il revient au contraire de critiquer. Toutes les situations coloniales ne relèvent pas de génocide au sens d’un programme intentionnel d’extermination, ms toutes les situations coloniales produisent de l’extermination comme résultat. Et surtout c’est le fait colonial en tant que tel qu’il faut disqualifier, pas juste certains épisodes précis, car c’est le fait colonial qui crée les conditions pour que certaines de ses expressions les plus spectaculaires – génocide, esclavage – soit possible.

      #esclave #génocide #shoah #hiérarchisation #Histoire #racisme #Christine_Angot #colonisation

    • Il était si courant que les esclaves soient tués durant leur déportation, que les assureurs refusèrent de les rembourser
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_du_Zong

      Le massacre du Zong (anglais : Zong Massacre) est le meurtre estimé à 142 esclaves à partir du 29 novembre 1781, sur le Zong, navire négrier britannique de Liverpool qui se livrait au commerce triangulaire pour le compte du Gregson slave-trading syndicate (« syndicat du commerce d’esclaves Gregson »).

      Comme pratique courante, le syndicat avait pris une assurance sur les vies des esclaves du navire. Quand suite à des erreurs de navigation, le Zong allait se retrouver à court d’eau potable selon les estimations erronées, l’équipage jette des esclaves par-dessus bord pour les noyer, en partie pour assurer la survie du reste de l’équipage et de sa cargaison d’esclaves, mais aussi pour empocher l’assurance sur les esclaves, en ne perdant pas d’argent sur les esclaves qui seraient mort de soif.

      Quand le Zong arrive au port de Black River en Jamaïque, il fait une demande aux assureurs afin d’obtenir la compensation pour la perte des esclaves. Lorsque les assureurs refusent de payer, l’affaire est résolue en justice (Gregson v Gilbert (1783) 3 Doug. KB 232). Le jugement déclare que dans certaines circonstances, tuer des esclaves de manière délibérée était légal et que les assureurs pourraient devoir rembourser la mort des esclaves. Mais le Lord juge en chef d’Angleterre et du pays de Galles, William Murray, rend un jugement contre le syndicat propriétaire des esclaves à cause de nouvelles preuves suggérant que le capitaine et son équipage étaient en faute.

      https://www.youtube.com/watch?time_continue=38&v=1lXowB_FJu4

  • Une Stolpersteine pour Eva (1/2) : A la recherche d’une inconnue

    https://www.franceculture.fr/emissions/une-histoire-particuliere-un-recit-documentaire-en-deux-parties/une-stolpersteine-pour-eva-12-a-la-recherche-dune-inconnue

    En 1993, le sculpteur et artiste allemand Gunter Demnig, entame un travail sur les victimes du 3ème Reich, destiné à leur rendre une histoire individuelle. Il crée et encastre, au départ illégalement, sur les trottoirs de plusieurs villes allemandes de petits carré de métal de 10 cm de côté sur lequel il grave à la main, le nom, la date de naissance et le destin individuel de la victime devant le dernier lieu où elle vécut librement. Il baptise ces pierres Stolpersteine, littéralement pierres d’achoppement, pierres sur lesquelles on trébuche.

    On parle aussi du plus grand mémorial décentralisé du monde. Claire Kaiser

    Dès 1996, à la demande de descendants de victimes, de voisins, de comités de quartiers, il en pose dans toute l’Allemagne, puis au-delà des frontières du pays. Il y en a aujourd’hui et plus de 8 000 à Berlin et plus de 71 000 en Europe.
    1er épisode : à la recherche d’une inconnue

    Le 21 février dernier, une #Stolpersteine a été posée à Berlin en mémoire d’Eva Salinger, arrêtée le 29 octobre 1941 et assassinée deux ans plus tard, dans le camp d’extermination de Chełmno, peu de temps après avoir été déportée du ghetto de Lodz. C’est son petit neveu Joachim Salinger qui en a fait la demande. Il veut rendre hommage à cette tante oubliée, mère célibataire, l’une des seules de la famille Salinger à ne pas avoir pu quitter l’Allemagne à temps. Et dont le souvenir s’est dissous dans une mémoire familiale douloureuse. Lorsqu’il entame ses recherches, Joachim n’est pas même sûr de son prénom.

    #mémoire #shoah #allemagne

  • Spatialités des mémoires

    Ce numéro de Géographie et cultures consacré aux spatialités des mémoires propose de poursuivre les voies ouvertes par de nombreux chercheurs appartenant à différentes disciplines des sciences sociales, et d’examiner comment la géographie contemporaine se situe dans le champ des #Memory_Studies.
    Si la mémoire, abordée dans ses dimensions individuelles et collectives, exprime d’emblée un rapport au passé, elle articule et produit conjointement de nombreuses interactions, entre soi et les autres, entre le temps et l’espace. La mémoire, plus ou moins visible et lisible, d’un passé réactivé, remodelé, nié ou instrumentalisé n’est pas sans lien avec des stratégies d’acteurs diversifiés. Qu’il s’agisse de mémoires institutionnalisées dans des #sites, #musées ou #mémoriaux, ou d’espaces dans lesquels les mémoires sont échafaudées à partir de traces, la (re)production d’#espaces_mémoriels s’organise autour d’une subtile articulation #identités/#mémoires/#territoires, laquelle rend compte d’une dialectique de l’#ancrage et de la #mobilité, fût-elle éphémère.
    Les articles de ce numéro thématique explorent différentes formes de productions (ou d’empêchement de productions) spatiales mémorielles liées aux diverses recompositions politiques, sociales et économiques qui affectent les sociétés.


    https://journals.openedition.org/gc/6318
    #mémoire #géographie

    Les articles :

    Dominique Chevalier et Anne Hertzog
    Introduction [Texte intégral]

    Laurent Aucher
    Devant le mémorial, derrière le paradoxe [Texte intégral]
    Réflexions sur les pratiques de visite au monument berlinois de la #Shoah
    In front of the memorial, behind the paradox:
    thoughts about practices of visiting the Berliner memorial of Shoah

    Thomas Zanetti
    #Matérialité et spatialité d’une mémoire meurtrie [Texte intégral]
    La reconnaissance mémorielle des #maladies_professionnelles des anciens verriers de #Givors
    Materiality and spatiality of a bruised memory: the memorial recognition of the occupational diseases of the former glassmakers of Givors

    Cécile Tardy
    Les infra-espaces des mémoires du Nord [Texte intégral]
    The infra-spacies of memories of the “Nord” region of #France

    Noémie Beltramo
    Le #territoire_minier [Texte intégral]
    Vecteur ou support de la mémoire de l’#immigration_polonaise ?
    The territory: vector or support of the Polish immigration’s memory?
    #migrants_polonais #extractivisme #mines

    André-Marie Dendievel et Dominique Chevalier
    Topos et mémoires des deux rives de La Loire amont (XVIIIe–XXe siècles) [Texte intégral]
    L’exemple de Chassenard (Allier) et Digoin (Saône-et-Loire)
    Topos and memories on both sides of the upstream section of the Loire River (XVIIIth‑XXth centuries AD): the example of #Chassenard (Allier) and Digoin (Saône-et-Loire)

    Patrick Naef
    L’escombrera de #Medellin [Texte intégral]
    Une #fosse_commune entre #reconnaissance et #oubli

    Sophie Didier
    #Droit_de_mémoire, Droit à la Ville [Texte intégral]
    Essai sur le cas sud-africain
    Right to memory, Right to the City: an essay on the South African case
    #afrique_du_sud

    Florabelle Spielmann
    Combats de bâtons de #Trinidad [Texte intégral]
    Fabrique géographique, sociale et culturelle de la mémoire
    Trinidad stick-fight: shaping memorial places through geographic, social and cultural spaces

    ping @reka @albertocampiphoto

  • Le touriste, l’#émotion et la #mémoire_douloureuse

    Les lieux de mémoires douloureuses comptent aujourd’hui parmi les destinations prisées d’un tourisme mondialisé. L’article s’attache aux modalités expérientielles et émotionnelles qui participent de l’agencement de leurs visites, en analysant les #scénographies et les parcours, mais aussi l’expression des émotions par les touristes comme celle de leur convenance et de leur adéquation aux lieux. Les émotions constituent ainsi un opérateur spatialisé de mémoire, fondé sur l’épreuve et l’#expérience_des_lieux de mémoire douloureuse, mais révélant dans le même espace-temps la tension entre les horizons de collectifs à construire et à commémorer.


    https://journals.openedition.org/cdg/644
    #tourisme #mémoire #dark_tourism #tourisme_de_mémoire #Cu_Chi #WWII #deuxième_guerre_mondiale #seconde_guerre_mondiale #shoah #Vietnam #Ben_Dinh #selfie #Auschwitz #9/11 #11_septembre #ground_zero #Salle_des_Noms #Berlin #Mémorial_d’Eisenman
    ping @albertocampiphoto @reka #Mémorial_de_la_Shoah #Paris #tourisme_de_la_désolation

  • Rencontre ce matin avec la famille Bujakowsky

    Que #KeinVerblassen @DiePolierer sur twitter rappelle à notre bon souvenir

    1942 wurde Familie Bujakowsky im Pariser Exil von der französischen Polizei des #Vichy-Regimes verhaftet und ins KZ verschleppt.

    Ihre 5 jährige Tochter Stephanie wurde dabei direkt aus dem Kindergarten „geholt“.

    #shoah #vichy #déportations #france

  • Jussens helter 2 : Hitlers ulydige byråkrat - Juridika

    https://juridika.no/innsikt/jussens-helter-hitlers-ulydige-byr%C3%A5krat

    Voici une remarquable série, en norvégien hélas, qui rreprend douze histoire de Une série de juriste qui, pour des raisons éthiques, ont réfusé de répondre aux injonctions du système.

    Ici, un texte sur les fonctionnaires, la bureaucratie qui a désobéit à Hitler.

    Hans Petter Graver reparle de Schindler, mais aussi d’un autre juste : l’avocat allemand Hans Calmeyer - complètement oublié aujoud’hui - dirigeait le bureau aux affairs juives installé par les nazis aux Pays-Bas. Il a secrètement utilisé les dispositions des lois d’exception pour empêcher au moins 3 500 personnes d’être envoyées dans des camps de concentration.

    Jussens helter
    av Hans Petter Graver

    En serie i tolv deler om jurister som valgte å følge sin samvittighet fremfor å leve opp til systemets krav.

    #histoire #justice #sgm #shoah #hitler #nazisme #résistance #résister #seconde_guerre_mondiale #droit

  • Holocaust-Gedenken: Götz Alys Rede zum 74. Jahrestag der Befreiung von Auschwitz | Berliner Zeitung
    https://www.berliner-zeitung.de/politik/meinung/holocaust-gedenken-goetz-alys-rede-zum-74--jahrestag-der-befreiung-

    Wir haben uns versammelt, um an den 27. Januar 1945 zu erinnern – den Tag der Befreiung des Konzentrationslagers Auschwitz-Birkenau. Erst in der Nacht zuvor hatten SS-Truppen das letzte der vier aus Erfurt gelieferten Großkrematorien gesprengt; eines war im Oktober 1944 bei einem Aufstand des „Sonderkommandos“ zur Leichenverbrennung zerstört, die beiden anderen waren bereits im Dezember zerlegt und Richtung Mauthausen verfrachtet worden. Dort, am Rand der geplanten Alpenfestung, sollte unter dem Codewort „Neu-Auschwitz“ ein gleichwertiges Vernichtungslager entstehen. Bis Ende 1944 waren in Auschwitz eine Million Menschen ermordet worden, die allermeisten, weil sie Juden waren.

    Am 27. Januar vor 74 Jahren verharrten noch etwa 7000 von den geflüchteten Wachmannschaften zurückgelassene, extrem geschwächte Häftlinge im Lager. Nach Gefechten mit Wehrmachtsverbänden erreichten zwei vermummte Soldaten das Tor von Auschwitz-Birkenau um 15.00 Uhr. 213 ihrer Kameraden waren bei den Kämpfen um Auschwitz gefallen. Ihr Maschinengewehr zogen die beiden Soldaten per Schlitten hinter sich her. Ein Freudenschrei erhob sich aus der Menge der Gefangenen: „Die Russen sind da!“

    Am 15. April rückten britische Truppen auf das Konzentrationslager Bergen-Belsen vor. Auch dort waren die deutschen Bewacher jäh verschwunden. Wie die ungarische Jüdin Lilly Weiss bezeugte, die als Einzige ihrer großen Familie überlebte, herrschte unter den Häftlingen äußerste Spannung. Man hörte Schüsse und Kanonendonner – bis plötzlich aus einem Lautsprecher diese Sätze erschollen: „Hier sind die Soldaten der Britischen Armee! Ihr seid frei! Ab morgen gibt es Lebensmittel. Die Kranken werden versorgt, die Gesunden kommen in Quarantäne. Sie können nach Hause. Keine Panik! Jeder bleibt an seinem Platz! Bergen-Belsen ist befreit!“

    Die Deutschen mussten mit Gewalt befreit werden
    Einige Tage später erreichten sowjetische Truppen den Osten Berlins. Dort, auf dem Jüdischen Friedhof in Weißensee, hielten sich einige Dutzend Juden versteckt, unter ihnen Rabbiner Martin Riesenburger. Er berichtete: „Man schrieb Montag, den 23. April 1945. Als es 15 Uhr war, durchschritt das Tor unseres Friedhofs der erste sowjetische Soldat! Aufrecht und gerade war sein Gang. Ich hatte das Gefühl, dass er mit jedem Schritt bei seinem Kommen zu uns ein Stück des verruchten Hakenkreuzes zertrat. Wir umarmten diesen Boten der Freiheit, wir küssten ihn – und wir weinten!“ „Für mich“, so notierte der Philosoph Rudolf Schottlaender, der dank seiner „arischen“ Ehefrau in Berlin-Heiligensee überlebt hatte, „war eben Befreiung, was ringsum nur Niederlage und Schrecken bedeutete.“

    Sowjetische Soldaten mussten die mit Abstand schwersten Opfer auf sich nehmen. Sofern sie den Krieg lebend überstanden hatten, kehrten sie in eine zerstörte, ausgeplünderte und ausgeblutete Heimat zurück; mehr als zwei Millionen von ihnen wurden in deutscher Gefangenschaft vorsätzlich ermordet, zumeist mit dem Mittel des Hungers. Zu den Gefallenen oder von Deutschen als Gefangene ermordeten sowjetischen Soldaten zählen auch 200 000 der insgesamt 500 000 jüdischen Rotarmisten.

    Mit harter militärischer Gewalt mussten im Mai 1945 viele Zehnmillionen Deutsche dazu gezwungen werden, ihr Werk des Hasses, der Zerstörung und Selbstzerstörung zu beenden. Sie hatten Hitler gewählt, bejubelt oder geduldet und für ihn gekämpft. Insgesamt mobilisierte die Wehrmacht von 1939 an 18 Millionen deutsche Männer – fast alle, die laufen konnten –, um zerstörend, raubend und mordend über Europa herzufallen: vom Nordkap bis zum Kaukasus, von Marseille bis Leningrad. Weit überwiegend fühlten sich die Landser als Herrenmenschen, zumal im Osten Europas. Angetrieben hatte sie nazistische Überzeugung, vaterländisches Pflichtgefühl, nationaler Dünkel, Abenteuerlust oder Gleichgültigkeit – die Verrohung erzeugte die Art der Kriegsführung, verstärkt von der begleitenden Propaganda vom „Untermenschen“.

    Die Kriegsverbrechen der Wehrmacht
    Mir bleibt rätselhaft, wie der AfD-Vorsitzende Alexander Gauland zu folgender Forderung fand: Auch „wir haben das Recht, stolz zu sein auf Leistungen deutscher Soldaten in zwei Weltkriegen“. Ich verspüre kein solches Bedürfnis. Warum das so ist, erkläre ich Ihnen am Beispiel des Feldwebels Werner Viehweg. Er wurde 1912 geboren und wuchs in einem sozialdemokratischen Elternhaus auf. Sein Vater verlor 1933 sofort seine Stellung als Bezirksoberschulrat im sächsischen Löbau; 1945 wurde er als Ministerialrat in Dresden reaktiviert. Doch dokumentiert das Kriegstagebuch, das Werner Viehweg 1941/42 in Polen und Russland führte, wie regimekon-form er und auch seine beiden Brüder waren – trotz sozialistischer Erziehung.

    Auf dem Marsch Richtung Ukraine notierte Viehweg: „Auffallend die vielen Juden in Polen. Ich lernte sie in ihrem Dreck so richtig kennen, als ich unverhofft ins Judenviertel kam. Überall saßen die ekelhaften Gestalten vor ihren vor Dreck starrenden Läden und mauschelten jiddisch.“ Aus der Ukraine berichtete er: „In der Nähe hatte vor einigen Stunden ein Überfall versprengter Russen auf einen Trupp Flaksoldaten stattgefunden; sechs Mann waren dabei ermordet worden. Bei der Gegenaktion schnappte man an die 100 Russen, die größtenteils erschossen wurden. Nur einige hatten eine Gnadenfrist erhalten, um verhört zu werden.“

    Am 13. August 1941 notierte er: „Dann bummelte ich durch die trostlose Stadt, als dauerndes Schießen verriet, dass eine Erschießung im Gange war. Ich kam gerade hin, als die letzten beiden Raten dran kamen. Jedes Mal wurden sechs Mann an die Grube geführt. Ein Ukrainer gab ihnen Anweisungen ,Kopf hoch! Mehr links! Mehr rechts!‘ – dann kommandierte ein SS-Mann, und die Schüsse knallten. Lautlos sackten die Leute zusammen und fielen in die Grube. Wer sich noch regte, bekam einige Schüsse mit der MP. Die Leichen lagen wie Heringe in dem Loch. Ein ekelhafter Blutgeruch drang von dort heraus.“

    Auch Viehweg muss gedacht werden
    Neben der beifällig-passiven Teilnahme an weiteren Massenmorden notierte unser sächsischer Infanterist, wie er das Abbrennen halber Dörfer bewerkstelligte, wie „das Organisationskommando“ Schweine und Hühner einfing, Honig, Getreide und Gemüse requirierte, oder wie man sich in einer kühlen Oktobernacht in der Nähe von Kiew behalf: „Schnell wurden die Schulbänke zerkloppt und in den Ofen gesteckt, so hatten wir es herrlich warm.“ An anderer Stelle redete er zu sich selbst: „Nur gut, dass ich mir gestern ein paar wundervolle Stiefel von einem Gefangenen besorgt hatte.“ Möchte jemand in diesem Plenarsaal auf diesen ansonsten durchschnittlichen, gewiss gut und menschenfreundlich erzogenen Wehrmachtssoldaten stolz sein?

    Werner Viehweg fand am 8. Februar 1942 den sogenannten Heldentod. Wir sollten auch seiner gedenken, allerdings mit Schaudern vor den menschlichen Abgründen, mit dem selbstkritischen und demütigen Wissen, wie schnell Menschen verrohen und das nur scheinbar feste Korsett bürgerlicher Kultiviertheit abschütteln können.

    Auch Werner Viehweg war einer von uns. Kein Fremdkörper. Er gehört zu Deutschland, zur deutschen Geschichte. Vergessen wir ihn nicht, indem wir uns bequem mit den Opfern des nationalsozialistischen Volksstaats identifizieren und uns einbilden, wir Heutigen stünden auf der moralisch sicheren Seite. Indirekt verweist das Tagebuch auf die üblichen Beschönigungen familiärer Nazivergangenheiten, die so lauten: „Unser Großvater Erich wurde 1933 als SPD-Schulrat entlassen: Wir waren Opfer, durch und durch antifaschistisch!“ Aber Vater Erich Viehweg entschied sich früh und in der DDR gegen ein solches Märchen, fertigte eine Abschrift und bewahrte das Tagebuch in der Familie – zur mahnenden Erinnerung. Das ehrt ihn besonders.

    Flucht ins Vergessen
    Die meisten Deutschen schwiegen jedoch 1945, vernichteten Dokumente und flüchteten ins Vergessen. Zunächst bezeichneten sie die Niederlage vom 8. Mai 1945 als Zusammenbruch, dann faselten sie von der Stunde null, später vom Neuanfang – Begriffe, mit denen sie versuchten, die begangenen Verbrechen geschichtlich zu amputieren. Ohne Erfolg. Auch wenn wir Heutigen es selten aussprechen, begreifen wir den Mai 1945 doch weit überwiegend als den Beginn der menschlichen, kulturellen und politischen Wiedergeburt unseres Landes.

    Nicht auszudenken, wenn die Deutschen – also „wir“ – diesen Krieg gewonnen hätten. Welche Denkmäler wären errichtet worden? Wer alles hätte Verdienstkreuze, Ehrenbürgerschaften, Straßennamen und Preise bekommen? „Wenn es so weitergegangen wäre“, überlegte ein polnischer Autor 1973, „wer weiß, wie viele Tagebücher und Erinnerungen bis heute in Deutschland erschienen wären, vielleicht mit Titel wie ,Ich war in der politischen Abteilung des KL Auschwitz‘ oder ,Ich vernichtete 600 000 Feinde des Dritten Reiches‘ oder ,Buchenwald-Majdanek-Mauthausen. Kampfetappen eines treuen SS-Mannes‘.“

    Apropos „treuer SS-Mann“: In der Gegenwart werden gelegentlich kaum mehr verhandlungsfähige 95-Jährige wegen Beihilfe zum Mord vor Gericht gestellt, weil sie in einem KZ-Lager als Wachleute oder auf der Schreibstube tätig waren. Wären solche Prozesse nach den heute angewandten strafrechtlichen Kriterien zwischen 1950 und 1970 in den drei Nachfolgestaaten des Großdeutschen Reiches – DDR, BRD und Österreich – geführt worden, dann hätten mindestens 300 000 deutsche und österreichische Männer und einige Zehntausend Frauen wegen solcher Taten zu lebenslänglicher Haft verurteilt werden müssen. Das hätten die Gesellschaften und Millionen betroffene Familienmitglieder nicht ertragen.

    Oft geht uns der auf Distanz bedachte Begriff „SS-Scherge“ allzu leicht über die Lippen. Denn 1945 stammte jeder zweite der damals etwa 40 000 KZ-Wachmänner aus der Wehrmacht. Frauen wurden in der zweiten Kriegshälfte für gewöhnlich über die Arbeitsämter als KZ-Aufseherinnen rekrutiert. Eine Mitgliedschaft in der NSDAP war dafür nicht entfernt erforderlich.

    Sprache ist eine Waffe, auch heute
    Hier in Thüringen dauerte der Nationalsozialismus bekanntlich nicht zwölf, sondern rund 14 Jahre. Mit einer Unterbrechung stellte die NSDAP hier seit dem 23. Januar 1930 den ersten nationalsozialistischen Minister, den späteren Reichsinnenminister Wilhelm Frick, und Ende August 1932 wurde Gauleiter Fritz Sauckel nach einem glänzenden Wahlerfolg der NSDAP zum Chef der Landesregierung gewählt.

    Die frühen Siege der NSDAP gingen mit sprachlicher Verrohung einher. So beschimpfte der Abgeordnete Sauckel 1931 seine Konkurrenten der bürgerlichen Parteien als „Verräter“, „Betrüger“, „trottelhafte Greise“, „Leisetreter“ oder „bürgerliche Schlappschwänze“. Nachdem die erste Regierung mit der NSDAP gescheitert war, rief Sauckel im April 1931 zur Jagd auf die Demokraten: „Wir kommen wieder, und über Ihre Parteileichname spaziert das deutsche Volk!“

    Als Volksbildungsminister hatte Frick 1930 den folgenden Erlass herausgegeben: „Seit Jahren machen sich fast auf allen kulturellen Gebieten in steigendem Maße fremdrassige Einflüsse geltend, die die sittlichen Kräfte des deutschen Volkstums zu unterwühlen geeignet sind. Einen breiten Raum nehmen dabei die Erzeugnisse ein, die – wie Jazzband- und Schlagzeug-Musik, Negertänze, Negergesänge, Negerstücke – eine Verherrlichung des Negertums darstellen und dem deutschen Kulturempfinden ins Gesicht schlagen.“ Laut Begründung sollte „die Verseuchung deutschen Volkstums durch fremdrassige Unkultur (...) mit aller Schärfe“ gestoppt werden. Unter der Überschrift „Wider die Negerkultur – für deutsches Volkstum“ steht dieser Text im Amtsblatt des Thüringischen Ministeriums für Volksbildung vom 22. April 1930.

    Dem damals, also vor 89 Jahren, in Weimar formulierten Verständnis von deutscher Leitkultur entspricht heute die in äußerlich gepflegtem Ton vorgetragene Bemerkung: Die Leute fänden Jérôme Boateng zwar „als Fußballspieler gut“ – aber sie wollen einen Boateng nicht als Nachbarn haben“. Dazu passend behaupten rechtsradikale Ideologen wie etwa Björn Höcke, „die brutale Verdrängung der Deutschen aus ihrem angestammten Siedlungsgebiet“ sei „heute Teil der Demographiestrategie der Bundesregierung“.

    Wo Adolf Hitler agitierte, „der schwerste Kampf“ müsse „nicht mehr gegen die feindlichen Völker, sondern gegen das internationale Kapital ausgefochten werden“ – gemeint war das angeblich „jüdische“ – geht es bei Höcke um „die Strukturen des globalen Geldmachtkomplexes“; aus dem „nationalen Sozialismus“ und der „Volksgemeinschaft“ wird bei ihm „solidarischer Patriotismus“.

    Die Verantwortung der Kirche
    In seiner bekannten „Vogelschiss“-Rede setzte der AfD-Vorsitzende Gauland der volksgestützten nationalsozialen Verbrechensherrschaft „über tausend Jahre erfolgreicher deutscher Geschichte“ entgegen. Damit meinte er auch Martin Luther, sprich die protestantische Reformation. Aber 1932/33 wählte jeder zweite Protestant Hitler, jedoch nur jeder vierte Katholik. Bei den Kirchenwahlen vom 23. Juni 1933 errangen die sogenannten Deutschen Christen, also die nazifreundliche Fraktion der evangelischen Kirchen, in Thüringen 88 Prozent der abgegebenen Stimmen, und das bei ungewöhnlich hoher Wahlbeteiligung.

    Am 12. November 1933 ließ der gewählte Vorstand der thüringischen Landeskirche diesen Text von den Kanzeln verlesen: „Schuldige Dankespflicht gegen Gott und Adolf Hitler treibt uns, uns feierlich und einmütig hinter diesen Mann zu stellen, der unserem Volke und der Welt gesandt ist, die Macht der Finsternis zu überwinden! Wir rufen darum unsere Gemeinden auf, gleichen Sinnes mit uns sich als ein einig Volk von Brüdern hinter den Führer zu stellen.“

    Elf evangelische Landeskirchen gründeten 1938 das „Institut zur Erforschung und Beseitigung des jüdischen Einflusses auf das deutsche kirchliche Leben“ in Eisenach, ausgerechnet am Fuß der Wartburg, der Zuflucht Martin Luthers. Der Direktor dieses evangelischen Verbrecherinstituts war der später in der DDR noch aktive und anerkannte Jenenser Theologieprofessor Walter Grundmann.

    Er forderte 1942 unter dem Titel „Das religiöse Gesicht des Judentums“: „Der Jude muss als feindlicher und schädlicher Fremder betrachtet werden und von jeder Einflussnahme ausgeschaltet werden. In diesem notwendigen Prozeß fällt der deutschen Geisteswissenschaft die Aufgabe zu, das geistige und religiöse Gesicht des Judentums scharf zu erkennen.“

    Was ist deutsch?
    Auf die Frage, was das Besondere an unserer Kultur sei, erwiderte Gauland: „Es gibt Bach und Goethe und Händel, es gibt Thomas Mann.“ Aber ähnlich dem Protestantismus wurden 1933 all diese Namen von Leuten verraten, die sich für Träger der deutschen Kultur hielten, und es vor 1933 und oft auch nach 1945 tatsächlich waren. Die Auseinandersetzung mit dem Nationalsozialismus konfrontiert uns immer wieder mit hochgebildeten, feinsinnigen Männern und Frauen, die aus freien Stücken zu Helfern und Exekutoren der Barbarei wurden. Hannah Arendt sprach deshalb vom Bündnis zwischen Mob und Elite.

    Johann Sebastian Bach, der in Eisenach, Ohrdruf, Weimar, Mühlhausen und Arnstadt als Kantor gewirkt hatte, war bald nach seinem Tod von der deutschen Kulturwelt vergessen worden. Wiederentdeckt hat ihn und seine Werke Felix Mendelssohn Bartholdy. Aber dessen als „jüdisch“ gebrandmarkte Symphonien und Oratorien verschwanden 1933 sofort von den Programmzetteln, hingegen wurde der französischen und italienischen Einflüssen zugeneigte Bach zum Inbegriff „deutscher Stammesart“ umgebogen.

    So steht es in dem Aufruf vom Frühjahr 1933, mit dem führende protestantische Kantoren verhindern wollten, dass „unserem Volk eine nichtbodenständige, kosmopolitische Kirchenmusik dargeboten wird“. Zu den Initiatoren gehörte Günther Ramin, Thomaskantor in Leipzig von 1940 bis zu seinem Tod 1956. Bruno Walter, der bessere Kapellmeister, der seit 1929 das Leipziger Gewandhausorchester dirigiert hatte, musste die Stadt 1933 seiner „fremden Rasse“ wegen verlassen. Der Naziprofiteur Ramin wurde in der DDR wie in der Bundesrepublik mit Sonderbriefmarken geehrt.

    Auch der weltoffene, strikt antinationalistische Johann Wolfgang von Goethe wurde von der noblen Goethe-Gesellschaft in das System des Bösen gezwungen. Die großzuüge Erweiterung des Goethemuseums am Weimarer Frauenplan stammt aus dem Jahr 1935. Im Vestibül prangten bis 1945 eine bronzene Hitlerbüste und diese Ehrentafel: „Erweiterungsbau geschaffen durch die hochherzige Unterstützung des Führers und Reichskanzlers Adolf Hitler im dritten Jahr seiner Regierung 1935.“

    Als Direktor des Goethe-Nationalmuseums amtierte von 1918 bis zum Tode 1949 der Germanist Professor Hans Wahl. 1928 hatte er den antisemitischen Kampfbund für deutsche Kultur mitbegründet. Wie Heinrich Lilienfein, der von 1920 bis zu seinem Tode 1952 Generalsekretär der Deutschen Schillerstiftung in Weimar gewesen war, ruht Hans Wahl in einem Ehrengrab in nächster Nähe zu Johann Wolfgang Goethe und Friedrich Schiller.

    Auch Lilienfein, einer meiner Großonkel, hatte 1933 das von so vielen deutschen Intellektuellen unterschriebene, an Hitler gerichtete „Gelöbnis treuester Gefolgschaft“ abgelegt. Wenn deutsche Hochkultur, die sich im mitteldeutschen Raum zweifellos besonders stark entwickelt hatte, derart missbraucht werden konnte, dann bleibt Skepsis geboten.

    Nun zu Alexander Gaulands letztgenanntem Zeugen: Thomas Mann. Er weigerte sich bis zu seinem Tode mit guten Gründen, die 1944 erworbene amerikanische Staatsbürgerschaft abzulegen und wieder deutscher Staatsbürger zu werden.

    Zu Leuten, die fremdenfeindliche Tiraden schwangen und dafür trommelten, dass Deutschland ausschließlich sogenannten Blutsdeutschen gehören solle, bemerkte er 1937: Aus „einem völkergesellschaftlichen Minderwertigkeitsgefühl“ erwuchs ostentative Überheblichkeit. „Dünkelmütiger Provinzialismus“ machte „die Atmosphäre verdorben und stockig“ und das Wort „international“ zum Schimpfwort. 1945 resümierte er: „Der deutsche Frei-heitsbegriff war immer nach außen gerichtet; er meinte das Recht, deutsch zu sein, nur deutsch und nichts anderes.“ Er beinhaltete nicht die Freiheit der Menschen, sondern die „für das deutsche Vaterland“. Er war – und ist – Ausdruck von „völkischem Egoismus“ und „militantem Knechtssinn“.

    Am 19. Februar 1945 schworen die so vielen Nationen angehörenden Überlebenden von Buchenwald, für eine „Welt des Friedens und der Freiheit“ einzutreten. Im Sinne des Schwurs von Buchenwald danken wir den Millionen ausländischer Soldaten, unter ihnen – gerade hier in Thüringen – den vielen Soldaten afroamerikanischer Herkunft: Sie befreiten die Gefangenen der Konzentrations- und Vernichtungslager, die todgeweihten Zwangsarbeiter, die Insassen der Heil- und Pflegeanstalten – und nicht zuletzt befreiten sie die Deutschen von sich selbst.

    Der Text ist das Manuskript der Rede, die Götz Aly am 27. Januar im thüringischen Landtag zum 74. Jahrestag der Befreiung des Konzentrationslagers Auschwitz-Birkenau hielt.

    #Allemagne #histoire #guerre #shoa #shoah #nazis

  • About | Medical Review Auschwitz
    https://www.mp.pl/auschwitz/auschwitz/172694,about


    L’actualité d’Auschwitz n’a rien à faire avec les problèmes de l’état hébreux. Au contraire les pentecôtistes et autres chrétiens étatuniens pensent que les juifs occupent une place importante dans l’expansion de l’apocalypse qui d’après eux serait en train de se propager à partir de la Palestine. Pour eux les êtres humains à purger sont tous les infidèles et ceux que dieu aime moins que ses fidèles dont le signe de sa bénédiction est leur succès économique. Voici la véritable raison pourquoi les Bush, Trump et Bolsonaro ne s’intéressent pas à la catastrophe climatique imminente et accélèrent plutôt les pas vers le grand collapsus tout en tirant le maximum de profit de leurs « Ètats SS ».

    Medical Review – Auschwitz (Przegląd Lekarski – Oświęcim) was an academic journal of the Kraków Medical Society (Towarzystwo Lekarskie Krakowskie) published in Polish between 1961 and 1991. It investigated the medical, psychological and social consequences of Nazi persecution in concentration camps. Medical Review – Auschwitz is a unique publication worldwide. Spanning over 10,000 pages, or over 1000 articles, the documentation is based on detailed examinations of a few thousands of former concentration camp prisoners. Medical Review – Auschwitz is a collective work of 477 authors, which to this day remains one of the most significant sources of knowledge on the pathology of war and concentration camps.

    Medical Review – Auschwitz was started thanks to the efforts of two physicians and former concentration camp prisoners: Antoni Kępiński (1918–1972, prisoner of the concentration camp at Miranda de Ebro in Spain) and Stanisław Kłodziński (1918–1990, prisoner of Auschwitz-Birkenau).
    ...
    The project has been developed with the aim of sharing all 31 volumes of Medical Review – Auschwitz with the international community by making the articles available free of charge online. Apart from the original volumes of Medical Review – Auschwitz, the website also hosts a selection of articles translated into English, a German anthology Die Auschwitz-Hefte and the 1962 volume in 3 language versions (German, French and Russian).

    « Anus mundi » | Medical Review Auschwitz
    https://www.mp.pl/auschwitz/translations/english/192366,anus-mundi


    Prinz-Albrecht-Palais, Berlin, Wilhelmstraße,1837

    Les Georgia Guidestones révèlent leur véritable caractère à travers les observations suivantes.

    On y retrouve l’idée de la nécessite de purger le monde des être en surnombre et de profiter de l’occasion pour en sélectionner les meilleurs. A la différence des nazis les instigateurs étatsuniens ont l’intention prévoient de laisser les guerres et catastrophes naturelles faire leur travail et d’organiser la sélection en amont par la concurrence capitaliste. Voici un élément qui renforce mon opinion que les efforts des innovateurs de la #silicon_valley sont pour une bonne part les héritiers des enthousiastes technophiles au #Reichssicherheitshauptamt.

    In a conversation with the SS physician J. P. Kremer, his colleague Dr Heinz Thilo, a member of the SS staff of Auschwitz, called Auschwitz the anus mundi (the world’s anus – quotation after Sehn). We may infer that this trenchant epithet was an expression on the one hand of the revulsion and horror this concentration camp evoked in anyone who saw it, and on the other hand justified its existence by the need to purge the world. Catharsis, the motif of cleansing, so important in the life of every human individual, appears to play a salient role in the life of whole societies.

    On comprend que les élites sont en train de transformer la terre entière an #anus_mundi .

    #Pologne #médecine #Auschwitz #sélection #holocauste #shoa #shoah #nazis

  • Franziska Mann: Widerstand vor der Tür des Todes :: Internationales Auschwitz Komitee
    https://www.auschwitz.info/de/aktuelles/archiv/artikel/lesen/23-oktober-1943-auschwitz-birkenau-krematorium-iii-199.html

    Ab Juli 1942 hatten im Warschauer Ghetto die großen Deportationen der jüdischen Familien in die Vernichtungslager der Nazis begonnen. Die ständigen Deportationen und den sicheren Tod vor Augen, erhoben sich die Bewohner des Ghettos am 19. April 1943 zum Aufstand, der erst am 16. Mai 1943 von den Deutschen niedergeschlagen werden konnte. Der Ermordung der Aufständischen und dem Aufstand folgte die Auflösung des Ghettos. In den folgenden Wochen versuchte die SS in Warschau der Juden habhaft zu werden, die sich bisher hatten verstecken können oder sich aus den Mauern des Ghettos auf die arische Seite gerettet hatten. Sie ließ verbreiten, dass im Hotel Polski in Warschau ausländische Visa und Zuzugsgenehmigungen ausländischer Staaten für Juden erworben werden könnten.

    
Mehrere tausend jüdische Bürger Warschaus meldeten sich daraufhin im Hotel Polski – für sie ein Ort der Hoffnung und eventueller Rettung.

    Eine von denen, die auch auf diese Rettung hofften, war die polnisch-jüdische Tänzerin Franziska Mann, die als Lola Horowitz in Brod geboren worden war. Franziska Mann war den Warschauern sowohl aus dem Theater als auch durch ihre Auftritte in Warschauer Nachtclubs bekannt. Sie bekam im Hotel Polski das ersehnte Visum – ein „Visum“, das sie erst nach Bergen-Belsen und schließlich nach Auschwitz-Birkenau führen sollte.

    Sicher ist – und das berichteten Überlebende übereinstimmend: Franziska Mann war eine schöne Frau. Eine, die auffiel. Auch den SS-Männern an der Rampe in Birkenau, die an diesem 23. Oktober 1943, einem Sonnabend, auf einen Zug mit Häftlingen warteten, die ins Gas geschickt werden sollten. Unter ihnen Franziska Mann, 37 Jahre alt. Eine Frau, die als Heldin in Erinnerung bleibt. Sie wagte den Aufstand vor den Türen der Gaskammer im Vernichtungslager Auschwitz-Birkenau – und tötete dabei einen SS-Bewacher.

    1800 Männer, Frauen und Kinder hatte die SS zuvor vom Hotel Polski in Warschau nach Bergen-Belsen transportiert. Von dort, logen die Nazi-Verbrecher, sollten die Gefangenen ins Lager „Bergau“ bei Dresden gebracht werden. Ein Lager, das es nicht gab. Stattdessen erreichte der Zug Auschwitz-Birkenau. Auf der Rampe, gleich nach dem Verlassen des Zuges, wurden die Häftlinge unruhig. Sie merkten, dass sie hintergangen und betrogen worden waren. Schreien, Brüllen, wütende Kommandos, Prügel mit Stöcken und Gewehrkolben. SS-Mannschaften trennten die Männer von den Frauen und Kindern. Auf Lastwagen wurden die Männer zum Krematorium II gebracht und dort sofort ins Gas geschickt, Frauen und Kinder zum Krematorium III.

    Einer der SS-Männer an der Rampe war Josef Schillinger. Überlebende beschrieben ihn später als sadistisch und besonders bösartig und brutal. Er war „ein verkommenes Subjekt, ein Schrecken der Häftlinge“. Er prügelte oft und gerne: „Der Hieb seiner Hand war wuchtig wie ein Knüppel, spielend zerschlug er einen Kiefer, und wo er hinschlug, floss Blut.“

    SS-Obersturmführer Franz Hößler, sogenannter „Schutzhaftlagerführer“ im Frauenlager Auschwitz-Birkenau, täuschte die verängstigten Häftlinge ein letztes Mal. Sie müssten desinfiziert werden, um ausreisen zu können. Er befahl ihnen, sich auszuziehen. Die Hälfte der Opfer ließ sich überreden, legte die Kleidung ab und betrat die Gaskammer. Die anderen waren misstrauisch, sie weigerten sich. Erst als sie von den SS-Bewachern mit Knüppeln und Peitschen geprügelt werden, begannen sie, sich auszuziehen. Unter ihnen Franziska Mann.

    Was dann geschah, wurde später unterschiedlich dargestellt. Von der wahrscheinlichsten Version berichtet der Publizist Andreas Meckel von „Gegen Vergessen – Für Demokratie e.V.“: Franziska Mann zog sich betont langsam aus. Plötzlich schlug sie dem völlig überraschten SS-Oberscharführer Walter Quakernack blitzschnell den Absatz ihres Schuhs ins Gesicht. Der Mann wollte sich mit den Händen schützen. Da entriss ihm Franziska Mann seinen Revolver und schoss auf ihn. Sie verfehlte ihn knapp. Aber sie traf den neben Quakernack stehenden Schillinger in den Bauch und verwundete ihn schwer. Schillinger starb auf dem Weg ins Krankenhaus. Franziska Mann schoss auch auf SS-Unterscharführer Wilhelm Emmerich, der mit einem steifen Bein danach nie wieder wie früher laufen konnte.

    Nach den Schüssen stürzten sich die Frauen mit bloßen Händen auf die SS-Leute. Die bewaffneten Männer rannten aus dem Raum. Kurz darauf ließ Lagerkommandant Rudolf Höß zwei Maschinengewehre aufstellen und auf die wehrlosen Gefangenen schießen. Der Widerstand, den Franziska Mann entfacht hatte, endete in einem Blutbad. Wer nicht von den Schüssen getroffen wurde, starb im Gas. Am nächsten Tag feuerten SS-Wachleute als Vergeltung wahllos ins Lager. 13 Häftlinge starben, viele wurden verwundet.

    Franziska Mann wurde vor 70 Jahren in Auschwitz-Birkenau ermordet. Ihr Aufstand war getragen vom Mut der Verzweiflung. Ihr Wille, sich aufzulehnen, obwohl sie nicht die geringste Chance hatte, ist auch heute noch bewundernswert.

    Internationales Auschwitz Komitee
    Stauffenbergstraße 13/14, 10785 Berlin, Deutschland

    Franciszka Mann – Wikipedia
    https://de.wikipedia.org/wiki/Franciszka_Mann#cite_note-1

    Nach anderer Darstellung soll sich der Vorfall bereits an der Rampe ereignet haben.

    #Allemagne #Pologne #histoire #shoa #shoah #résistance #femmes

  • Hugo Ruschin - Blumenstraße
    https://www.mappingthelives.org/bio/adf32700-c851-4751-a800-25f0c15cd926


    Wir erfahren durch diesen Eintrag, dass Hugo Ruschin nach 1931 von der Blankenfeldestraße 14 in die Blumenstraße 94 umgezogen ist.

    Geburtsdatum: 28.04.1878
    Geburtsort: Rogozno (Rogasen) / Obornik / Polen
    Geschlecht: männlich
    „Rasse“: JJJJ
    Verfolgungsgrund: rassisch
    Opfer des Holocausts: Ja

    Aufenthalt 1
    Aufenthaltsdatum: 17.05.1939
    Historische Straßenanschrift: Blumenstr. 94
    Historische Stadt: Mitte
    Historischer Kreis: Mitte
    Historisches Land: Berlin
    Historischer Staat: Deutsches Reich
    Heutige Straßenanschrift: Neue Blumenstr.
    Heutiges Stadtviertel: Mitte
    Heutige Stadt: (Mitte)
    Heutiges Land: Berlin
    Heutiger Staat: Bundesrepublik Deutschland

    Deportation 1
    Datum der Deportation: 06.03.1943
    Deportiert ab: Berlin
    Zielort der Deportation: Auschwitz
    Bezeichnung des Ortes: Vernichtungslager
    Todesdatum: vor 08.05.1945

    Alternative Personalien
    ID-Nr. aus der 1939 Volkszählung: VZ121986
    Quelle(n): Angaben aus der Volkszählung: (1.1) Bundesarchiv, R 1509 (Reichssippenamt). Volks-, Berufs- und Betriebszählung am 17. Mai 1939. Formular der Ergänzungskarte für Angaben über Abstammung und Vorbildung, Erläuterungen zu umstehendem Fragebogen.
    Alle Emigrations-, Inhaftierungs-, Deportations-, und Todesdaten; weitere Angaben nur wenn vermerkt: (1.2) Bundesarchiv, Abteilung R (Deutsches Reich), „Liste der jüdischen Einwohner im Deutschen Reich 1933–1945“ (kurz: „Residentenliste“).

    Berliner Adreßbruch, Ausgabe 1938 - Digitale Landesbibliothek Berlin - Zentral- und Landesbibliothek Berlin
    https://digital.zlb.de/viewer/readingmode/34115495_1938/2386


    Die Quelle für weitere Informationen


    Blumenstraße 1929 - Grieben Plan Berlin
    https://landkartenarchiv.de/griebenplan.php?q=grieben_berlin_1929


    Die Lage der Hausnummern der Blumenstraße auf dem Pharus-Plan Ausgabe 1928 entspricht nicht der historischen Entwicklung. Laut WIkipedia sollte das Haus Ecke Alexanderstraße die Nummer 102 tragen.


    Der Plan ist wahrscheinlich nach dem Jahr 1930 erschienen, da er die in diesem Jahr gewidmete #Stresemannstraße zeigt. (vorher #Königgrätzer_Straße , im Nationalsozialismus #Saarlandstraße)

    Neue Blumenstraße 1-24 in Berlin - KAUPERTS
    https://berlin.kauperts.de/Strassen/Neue-Blumenstrasse-10179-Berlin

    Straßenverlauf: von Blumenstraße und Krautstraße bis Singerstraße
    Falk‑Stadtplan: Planquadrat L 18-19
    Geschichte von Neue Blumenstraße
    Ehemaliger Bezirk: Mitte
    Name seit: 9.8.1963

    Nach Veränderung der Straßenführung mit Bezug auf ihren alten Namen benannt.

    Durch den Neuaufbau dieses Gebiets zwischen 1958 und 1963 wurde die Blumenstraße in ihrer einstigen Straßenführung verändert. In Anlehnung an ihren Namen wurde dieser Abschnitt nun Neue Blumenstraße genannt. Die Blumenstraße erhielt ihren Namen nach den dort einst befindlichen Gärten von David Karl Bouché (1747–1819). Bouché übernahm von seinem Vater Pierre Bouché den Gärtnereibetrieb. Nicolai rühmte die „vorzüglich schönen Früchte“ aus dem „Bocherschen Obstgarten“. Bouché war Besitzer des Terrains Blumenstraße 11, auf dem er einen Garten angelegt hatte.

    Die Blumenstraße, an die der Name anknüpft, existiert heute nur noch in Friedrichshain. Der Name ist mit revolutionären Traditionen der Arbeiterbewegung verbunden und sollte deshalb, wenn auch in ihrer Straßenführung etwas verändert, erhalten bleiben.
    © Edition Luisenstadt, kaupert media gmbh


    Blumenstraße 1948 - Falk Plan Berlin
    https://www.landkartenarchiv.de/falkplan.php?q=falk_berlin_1_1948

    Blumenstraße (Berlin-Friedrichshain) – Wikipedia
    https://de.wikipedia.org/wiki/Blumenstra%C3%9Fe_(Berlin-Friedrichshain)#Neue_Blumenstra%C3%9Fe

    Nach dem Zweiten Weltkrieg wurde für die Stadtmitte im Osten – für Friedrichshain (Stalinallee) – bei völliger Neugestaltung der Straßenzüge neue Berliner Mitte projektiert. Die 1015 Meter lange Blumenstraße verlor 800 m und wurde bis Ende der 1960er Jahre schrittweise[9] aufgehoben. Der neue Straßenzug war eine gerade Fortsetzung in den Bezirk Mitte als Neue Blumenstraße benannt.[10]

    Der alte Verlauf

    Die (historische) Blumenstraße gehörte zum Stralauer Viertel. Die Grundstücke wurden fortlaufend gezählt, ab Alexanderstraße an der südlichen Straßenseite mit Grundstück 1 beginnend. Sie lag im Polizeirevier 22, organisatorisch gehörten die Grundstücke 1, 2, 4–26 und 59–84 zum Stadtbezirk 103 (Alexanderstraßen-Bezirk), das Haus 3 zu 102 (Holzmarkt-Bezirk), im mittleren Abschnitt lagen 27–34 und 51a–58 im Stadtbezirk 104 (Blumenstraßen-Bezirk) und 34a bis 51 gehörten zu 119 (Nicolaus-Hospital-Bezirk).[11] Den Kirchengemeinden waren die südlichen Häuser 1–14a Kirchspiel Ⅰ (St. Andreas-Kirche, Stralauer Platz) zugeordnet, die östlichen Wohnhäuser dem Kirchspiel ⅩⅥ (St. Marcus-Kirche, Weberstraße 54/55) und die nördlichen Häuser 76–84 Kirchspiel Ⅷ (St. Jacobi-Kirche, Oranienstraße 133).[12] 1850 ist die Blumenstraße mit den 109 Grundstücken (große waren geteilt, einige zusammengefasst) weitestgehend bebaut: es sind 23 Mietshäuser mit mehr als 10 Mietern, 23 vom Eigentümer bewohnte Häuser verzeichnet und als Baustelle[13] sind Nummer 1, 7/8, 25, 33, 41, 43–45, 49, 51, 52, 55/56 verzeichnet.[14] 20 Jahre später kommt die Wallnertheaterstraße zwischen 1 und 3 hinzu, Grundstück 2 für den Durchbruch, die Rosengasse hieß Markusstraße. Grundstück 40/41 wurde zu Andreasstraße 48 und Straßenland. Grundstücke sind neu bebaut: 9 und 9a sind 1870 im Umbau, 49 ist noch und 11 und 79 wurden Baustelle. In 42 Häusern wohnen nun mehr als 10 Mieter (Dienstboten, Gehülfen und Hausdiener sind im Adressbuch nicht erfasst).[15] Anmerkung: die östlichsten Grundstücke 40 und 41 (schon an der Lehmgasse) befanden sich am Durchgang zur Großen Frankfurter Straße. Sie wurden um 1860 aufgehoben, um beim Ausbau der Andreasstraße vom Andreasplatz zur Großen Frankfurter Straße eine Nord-Süd-Verbindung durchzuführen.

    Im Jahr 1913 (Beschlussfassung 1912[16]) wurden die Grundstücke der Blumenstraße neu geordnet, das Haus 1 lag weiterhin an der Alexanderstraße, aber die Zählung endete gegenüber mit Grundstück 102 (vorher 84), das zu Alexanderstraße 24 gehört. Geteilte Grundstücke (wie 51, 51a, 51b, 51c) wurden nun durchgezählt. Auffällig ist zu diesem Zeitpunkt eine hohe Zahl Mietshäuser im Eigentum der Erben oder von Rentnern.[17] Das Adressbuch 1912 (mit dem Stand des Jahres 1911) zeigt noch das nördliche Eckgrundstück Alexanderstraße als 84 an, an der Andreasstraße wechselte die Zählung von 39 auf 42 zur Nordseite rücklaufend.

    Anmerkungen
    9 - Auf histomapberlin.de (http://histomapberlin.de/histomap/de/index.html) zeigt die Karte 423D/1966 noch zwei Abschnitte der Blumenstraße, die auf 423D/1970 entfallen sind. 1) Für Friedrichshain 90 Meter westlich der Krautstraße 2) für Mitte 120 Meter westlich der Markusstraße mit den Häusern 77–79 und 22, 25, 26.

    10 - Karte von Berlin 1:5000: Lage aktuell: Hausnummern 38–41, 47, 47a, 49 https://fbinter.stadt-berlin.de/fb/index.jsp?loginkey=zoomStart&mapId=k5_farbe@senstadt&bbox=39310

    11 - Nachweis der Stadtbezirke. In: Allgemeiner Wohnungs-Anzeiger nebst Adreß- und Geschäftshandbuch für Berlin, 1870, Ⅴ., S. 83 ff. http://digital.zlb.de/viewer/image/10666966_1870/1410

    12 - Blumenstraße. In: Allgemeiner Wohnungs-Anzeiger nebst Adreß- und Geschäftshandbuch für Berlin, 1870, Ⅵ., S. 96. „Nachweis der Straßen […] mit Angabe der Polizei=Reviere, Stadt=Bezirke, Armen=Commissionen und Kirchspiele“. http://digital.zlb.de/viewer/image/10666966_1870/1423

    13 - Im Adressbuch sind als Baustelle im Kataster eingetragene Parzellen /Grundstücke mit Eigentümer gemeint. Es muss kein Bau oder Bauwille bestehen.

    14 - Blumenstraße 1–84. In: Allgemeiner Wohnungsanzeiger für Berlin, Charlottenburg und Umgebungen, 1850, Ⅱ., S. 13, 14 (Querstraßen: 1 an der Andreasstraße, zw. 11 und 15 am grünen Weg, zw. 27 und 28 Rosengasse, zw. 35b und 35 Krautsgasse // zwischen 39 und 40 Seitenwechsel // zw. 52 und 53 an der Krautsgasse, zw. 57 und 58 Rosengasse, 68/69 Garten Bouché mit Wohnsitz und 70 Besitz, zw. 75 und 76 an der Schillingsgasse, 84 an der Alexanderstraße, Haus 84 s. Alexanderstraße 21). http://digital.zlb.de/viewer/image/11940441_1850/587

    15 - Blumenstraße. In: Berliner Adreßbuch, 1970, Ⅱ., S. 29 ff. http://digital.zlb.de/viewer/image/10089470_1970/919

    16 - Mit der Anerkennung von Lichtenberg als Stadtgemeinde kam es zu Gebiets- und Grundstücksänderungen im Osten von (Alt-)Berlin insbesondere Friedrichshains.

    17 - Blumenstraße 1 bis 102. In: Berliner Adreßbuch, 1914, Ⅲ., S. 85 ff. „1, ←Wallnertheaterstraße→, 2 (auch Wallnertheaterstraße 22), 3–7, 8 (auch Wallnertheaterstraße 16/17, Ida-Claus-Stiftung), 9 (Ida-Claus-Stiftung), 10 (Prachtsäle „Alt-Berlin“, E: Gastwirt P. Baatz, Residenz-Lichtspiele von W. Bromme), 11–13, ←Ifflandstraße→, ←Grüner Weg→, 14/15 (auch Grüner Weg 124 u. 125), 16 (auch Grüner Weg 123), 17–26, ←Markusstraße→, 27–32, ←Markusstraße→, 33/34 („Markushof“, auch Krautstraße 4, 5 und Markusstraße 18, 35–37), ←Krautstraße→, 38 (auch Krautstraße 53), 39–49 // ←Andreasstraße→ // 50, 51 (zu Große Frankfurter Straße 113), 52 (auch Große Frankfurter Straße 111), 53–56, 57 (auch Große Frankfurter Straße 106), 58–60, ←Krautstraße→, 61–70, 71 (auch Markusstraße 22), ←Markusstraße→, 72–79 (77 im Besitz der Stadt Berlin), 80/81 (E: Ingenieur Lachmann, Arbeiterinnenheim der Vereinigung zur Förderung der Arbeiterinnenbewegung, Postamt 99), 82, 83, 84/85 (auch Marsiliusstraße 12), 86 (E: Stadt Berlin), ←Marsiliusstraße→, 87, 88 (E: Stadt Berlin: Vorderhaus und 9 Aufgänge), 89–94, ←Schillingstraße→, 95 (E: Stadt Berlin), 96–101, 102 (zu Alexanderstraße 24), ←Alexanderstraße→“ (Die überwiegende Anzahl der Häuser hat mehr als 10, viele mehr als 30 Mieter.). http://digital.zlb.de/viewer/image/10089470_1914/4170


    Blumenstraße / Neue Blumenstraße - Openstreetmap 2019
    https://www.openstreetmap.org/way/4083446#map=16/52.5172/13.4238

    Blumenstraße (Berlin-Friedrichshain) – Wikipedia
    https://de.wikipedia.org/wiki/Blumenstra%C3%9Fe_(Berlin-Friedrichshain)#Bewohner_und_Grundst%C3%BCck


    Stolperstein Blumenstraße 49
    Keine Erwähnung von Hugo Ruschin am 22.1.2019

    Im Buch der Erinnerungen[49] sind folgende Deportationen 1943–1945 aus der Blumenstraße aufgeführt. Haus 13: Herta Dobrin (geb. Rosenthal, 26. Juli 1903), Fritz Julius Dobrin (26. Juni 1907). Haus 25: Walter Michelsohn (23. Dezember 1910 * LL: 17. Juli 1943 in Riga), Hildegard Michelsohn (geb. Schirn, 27. Juni 1909). Haus 41: Johanna Boetzel (geb. Peritz, 4. Dezember 1884) Martin Boetzel (14. Mai 1880). Haus 80: Regina Bass (geb. Prager, 1. Mai 1878). Haus 74: Selma Bock (geb. Rosenthal, 28. September 1891), James-Hugo Bock (9. Mai 1926). Haus 94: Eva Jaeckel (geb. Lippmann, 28. Juli 1885), Alfred Jaeckel (23. September 1880). Haus 98: Jachet-Chaja Heller (geb. Steiner, 28. Dezember 1888), Erna Heller (16. März 1906), Josef-Gerhard Heymann (25. Dezember 1897, am 16. August 1944 von Stuttenhof nach Buchenwald).

    cf. list of murdered jews https://seenthis.net/messages/363328

    #Allemagne #Berlin #Mitte #Blumenstraße #Neue_Blumenstraße #Alexanderstraße #histoire #juifs #shoa #shoah #cartographie #projekt_stolperstein

  • WDR, NDR und SWR zeigen „Holocaust – Die Geschichte der Familie Weiss“ - Presselounge - WDR
    https://presse.wdr.de/plounge/wdr/programm/2018/11/20181130_holocaust.html


    40 ans après sa première sur les écrans de télévision allemands la série Holocaust est de nouveau disponible. Cette série a lancé la carrière de Meryl Streep qui joue une mère de famille juive victime de la persécution nazie. La série a beaucoup contribué au débat sur la responsabilité des Allemands pour les crimes contre les Juifs.

    Dans les années 1950 et 1960 règnait le silence de la génération d’Allemands nazis, collaborateurs et témoins passifs. Ces films permirent pour la première fois au grand public allemand né après 1945 de se faire une idée des crimes antisémites commis par la génération de leurs parents et grand parents.

    Holocaust (1/4) : 1935-1940
    https://www.ardmediathek.de/ard/player/Y3JpZDovL3dkci5kZS9CZWl0cmFnLTVkZDdmODkzLWUwMzItNDBiZS1iZWY2LWRlMDE2OTFlYTU2MQ/holocaust-1-4-1935-1940

    Holocaust (2/4) : 1941 - 1942
    https://www.ardmediathek.de/ard/player/Y3JpZDovL3dkci5kZS9CZWl0cmFnLWUxM2U1ODQ0LWI1MDgtNDJiNy1hOTA5LTBjOWVmZDNjNTU5YQ/holocaust-2-4-1941-1942

    Auf Initiative des WDR Fernsehens strahlen WDR, NDR und SWR Fernsehen Anfang Januar die vierteilige US-amerikanische TV-Serie „Holocaust – Die Geschichte der Familie Weiss“ aus dem Jahr 1978 nochmals aus. Die Serie von Marvin J. Chomsky erzählt die fiktive Geschichte der jüdischen Arztfamilie Weiss, die in Berlin zur Zeit des Nationalsozialismus lebt. Die Serie wurde vor 40 Jahren, im Januar 1979, auch in Deutschland gezeigt und löste intensive gesellschaftliche Debatten über die NS-Vergangenheit aus. Ergänzt wird die Ausstrahlung durch die aktuell vom WDR produzierte Dokumentation „Wie ‚Holocaust‘ ins Fernsehen kam“, die die Entstehung und Wirkung der Serie nachzeichnet.
    Inga Helms-Weiss (Meryl Streep)

    WDR-Fernsehdirektor Jörg Schönenborn: „Die Serie ‚Holocaust‘ hat Fernseh- und Zeitgeschichte geschrieben. Vielen der 20 Millionen Zuschauerinnen und Zuschauer brannten sich damals Bilder und Wahrheiten ins Gedächtnis, die man sich bis dahin trotz allen Wissens einfach nicht vorstellen wollte oder verdrängt hatte. Sie brachte den Holocaust ins kollektive Bewusstsein der westdeutschen Nachkriegsgesellschaft. Ich selbst habe, wie viele meiner Generation, ‚Holocaust‘ mit der ganzen Klasse als 14-Jähriger auf Videorekorder im Unterricht gesehen. Es war erschütternd, das werde ich nie vergessen. Ich finde es wichtig, diese historische Serie auch 40 Jahre nach der Erstausstrahlung wieder zu zeigen. Denn in einer Zeit, in der Antisemitismus in unserer Gesellschaft leider immer noch eine Rolle spielt, haben die Zuschauerinnen und Zuschauer somit die Möglichkeit, die Serie mit aktuellem Blick zu sehen.“

    „Holocaust“ wurde 1979 innerhalb von fünf Tagen in den zusammengeschalteten Dritten Programmen der ARD ausgestrahlt. Im Anschluss an die einzelnen Folgen gab es Diskussionsrunden, in die sich die Zuschauerinnen und Zuschauer per Telefon einbringen konnten. Kritiker warfen der Serie damals vor, historisches Geschehen zu trivialisieren. Auf der anderen Seite gab es Meinungen, wonach das Gezeigte der deutschen Bevölkerung nicht zuzumuten sei. Die Erstausstrahlung von „Holocaust“ erreichte Einschaltquoten von bis zu 39 Prozent und gilt als Meilenstein sowohl der deutschen Fernseh¬geschichte als auch der Aufarbeitung der Ereignisse im Nationalsozialismus.

    In den Hauptrollen der NBC-Serie sind u.a. Fritz Weaver (Dr. Josef Weiss), Rosemary Harris (Berta Palitz-Weiss), James Woods (Karl Weiss) und – ganz am Anfang ihrer Karriere – Meryl Streep (Inga Helms-Weiss) zu sehen. „Holocaust“ wurde mit acht Emmys ausgezeichnet.

    Buch & Regie: Alice Agneskirchner
    Kamera: Ralf Ilgenfritz
    Ton: Ulla Kösterke
    Regieassistenz: Corinna Volkmann
    Viola Rusche: Montage
    Mischung: Raimund von Scheibner
    Grafik: Sebastian Martinez
    Mastering: Werner Bednarz
    Produzent: Gunter Hanfgarn

    Eine Produktion von HANFGAR & UFER in Koproduktion mit WDR / NDR / SWR

    Gefördert von Film- und Medienstiftung NRW

    Die Sendetermine im Überblick:

    WDR Fernsehen:
    7.1.2019, 22.00 Uhr, „Holocaust“ – Teil 1
    8.1.2019, 22.10 Uhr, „Holocaust“ – Teil 2
    14.1.2019, 22.10 Uhr, Dokumentation „Wie ‚Holocaust‘ ins Fernsehen kam“, 22.55 Uhr, „Holocaust“ – Teil 3
    15.1.2019, 22.10 Uhr, „Holocaust“ – Teil 4

    NDR Fernsehen:
    7.1.2019, 22.00 Uhr, „Holocaust“ – Teil 1
    14.1.2019, 23.15 Uhr, „Holocaust“ – Teil 2
    16.1.2019, 23.45 Uhr, „Wie ‚Holocaust‘ ins Fernsehen kam“
    21.1.2019, 23.15 Uhr, „Holocaust“ – Teil 3
    28.1.2019, 23.15 Uhr, „Holocaust“ – Teil 4

    SWR Fernsehen:
    9.1.2019, 22.00 Uhr, „Holocaust“ – Teil 1
    16.1.2019, 22.00 Uhr, „Holocaust“ – Teil 2, 23.35 Uhr, Dokumentation „Wie ‚Holocaust‘ ins Fernsehen kam“
    23.1.2019, 22.00 Uhr, „Holocaust“ – Teil 3
    30.1.2019, 22.00 Uhr, „Holocaust“ – Teil 4

    https://en.wikipedia.org/wiki/Holocaust_(miniseries)

    #Allemagne #film #télévision #shoa #shoah #histoire #nazis #auf_deutsch

  • The boy left behind in Nazi Vienna - BBC News

    https://www.bbc.co.uk/news/resources/idt-sh/left_behind_in_nazi_vienna

    In fear for her life, Kurt’s Jewish single mother fled Nazi Vienna for the UK in 1939, leaving him behind. This 14-year-old’s story of abandonment and adversity can be told for the first time, through recently discovered letters.

    It is mid-March 1939 and 14-year-old Kurt and his devoted Jewish single mother Hedwig are standing on the platform of a train station in Nazi Vienna saying their tearful goodbyes.

    The destination of the impending journey is the UK, and the purpose is to escape the intensifying persecution of Austria’s Jewish citizens.

    Since December 1938, trains have been carrying Jewish children from Germany and German-annexed Europe to safety in the UK, thanks to the Kindertransport operation, a charity-run scheme sanctioned by the British Government.

    Many children have already fled Austria, leaving selfless parents behind to face an uncertain fate - in most cases, a barbaric death.

    #shoah #nazisme #vienne

  • The achievement of Schindler’s List - World Socialist Web Site

    https://www.wsws.org/en/articles/2018/12/07/list-d07.html

    #Steven_Spielberg’s #Schindler’s_List opened in movie theaters 25 years ago. It went on to win Best Picture, along with six other honors, at the Academy Awards in March 1994.

    The film, in a restored version, is being re-released this week and shown in selected theaters in the US. We are posting below the review that was published in the International Workers Bulletin, a forerunner of the World Socialist Web Site, on January 10, 1994.

    In a recent interview with NBC News, Spielberg expressed his deep concern about the current rise not only of anti-Semitism, but of “xenophobia” and “racism.” He suggested that “this may be the most important time to re-release this film, possibly now is even a more important time to re-release Schindler’s List than 1993, 1994, when it was initially released. I think there’s more at stake today than even back then.”

    –------

    Schindler’s List at 25: looking back on Spielberg’s defining Holocaust drama | Film | The Guardian
    https://www.theguardian.com/film/2018/dec/06/schindlers-list-25th-anniversary-steven-spielberg-holocaust

    A big-screen rerelease leads to a re-examination of the 1993 Oscar winner which had a profound effect on critics and audiences

    Pamela Hutchinson
    @pamhutch

    Thu 6 Dec 2018 08.00 GMT
    Last modified on Thu 6 Dec 2018 16.25 GMT

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    ‘For Spielberg, telling Schindler’s story was a tool to combat ignorance, but it is work that continues.’
    ‘For Spielberg, telling Schindler’s story was a tool to combat ignorance, but it is work that continues.’ Photograph: Allstar/Cinetext/Universal

    Twenty-five years ago, Steven Spielberg brought out two of his best movies, in a matter of months. The films were poles apart in style and subject matter, and the process of completing one while shooting the other left the director exhausted and emotionally ragged. In spring 1993, Spielberg was in Poland, recreating the terror of the Kraków ghetto and the Kraków-Płaszów concentration camp for Schindler’s List by day, and each night he was calling Industrial Light & Magic in California to oversee the special effects for the dinosaurs in Jurassic Park. Spielberg’s friend Robin Williams would call him up once a week to tell him jokes for 15 minutes at a time and release the tension.

    #shoah

    • In a recent interview with NBC News, Spielberg expressed his deep concern about the current rise not only of anti-Semitism, but of “xenophobia” and “racism.” He suggested that “this may be the most important time to re-release this film, possibly now is even a more important time to re-release Schindler’s List than 1993, 1994, when it was initially released. I think there’s more at stake today than even back then.”

      Donc selon Spielberg la meilleure parade contre la montée de l’antisémitisme et de la xénophobie c’est de ressortir sa grosse merde révisionniste. On peut penser différemment. Mais j’ai bien compris que cela sera de peu de poids.

  • Géographie du souvenir. Ancrages spatiaux des mémoires de la #Shoah

    Comme l’écrit Denis Peschanski dans sa préface, le livre de #Dominique_Chevalier apporte une pierre importante aux études sur la Shoah et, de manière plus générale, à la réflexion sur les relations entre mémoire et #espace qui furent au cœur des travaux de Maurice Halbwachs. L’ambition de l’ouvrage est en effet d’articuler des régimes de spatialité à des régimes d’historicité, voire de #mémorialité, dans la lignée de la réflexion alimentée depuis les années 1990 sur les « lieux spatiaux », alors même que la notion de « #lieux_de_mémoire » esquivait en partie la relation au territoire.

    Pour mener à bien son entreprise, Dominique Chevalier définit une problématique, un objet, des espaces et une méthodologie. Les politiques mémorielles et patrimoniales de la Shoah, dans leur dimension spatiale, constitue l’objet de cette recherche dont le pari est d’étudier sous l’angle géographique les différentes formes de territorialités et de mémorialités des principaux musées-mémoriaux urbains mondiaux consacrés au judéocide. Les connexions entre échelles spatiales, échelles temporelles et échelles mémorielles, corrélées aux relations des rapports sociaux/spatiaux permettent la co-construction et la co-production de lieux de mémoire singuliers si remarquables qu’il paraît tout à fait légitime de parler de « régime de spatialité », nous prévient l’auteur (p. 18). Le questionnement se déploie alors dans plusieurs dimensions : géopolitique d’abord, territoriale ensuite, spatiale, à l’intérieur des musées, pour finir. C’est ainsi que, de l’échelle la plus réduite à la plus grande, se constitue un continuum entre des espaces distincts qui dessinent in fine une forme de mondialisation de la mémoire de la Shoah, tissée de circulations intenses. Encore fallait-il échapper aux pièges que tend la mémoire de la Shoah d’un continent à l’autre : aux États-Unis, le terme de « survivor » désigne tous les Juifs ayant survécu aux années 1930 et 1940, y compris ceux installés en Amérique, alors que celui de « rescapé », dans la tradition européenne et israélienne, ne désigne que ceux qui survécurent à l’expérience des camps.

    Quelles sont les répercussions spatiales, géographiques et géopolitiques de cette mémoire qui semble constamment et partout présente, bien au-delà des lieux d’exclusion, de concentration et d’extermination des Juifs pendant la guerre ? L’enquête commence à une échelle « macro » où sont situés les lieux commémoratifs mondiaux, avec une attention particulière pour ces lieux « délocalisés » spatialement, loin du terreau des souffrances, loin des « lieux-témoins » centre-européens. Ces lieux ex situ, qui n’utilisent pas le substrat tangible des camps comme « ressource mémorielle » (p. 205), échappent donc à la concordance mémoire/lieu. Ils constituent une ressource idéelle accentuant une production culturelle et spatiale inédite et spécifique : Yad Vashem, les musées de Washington, de New York, de Los Angeles, de Montréal mais aussi de Budapest, de Berlin, de Paris et de Varsovie, sont ainsi mobilisés. Quant à la méthode, Dominique Chevalier s’appuie sur des observations in situ et des témoignages qui dénotent un goût pour les rapports subjectifs des individus à l’espace, notamment en ce qui concerne l’analyse des pratiques des usagers.

    La première partie de l’ouvrage identifie quatre temps de la mémoire de la Shoah qui correspondent à quatre investissements spatiaux distincts. Le premier voit l’affrontement du mémorial de Paris et de Yad Vashem, à Jérusalem, dans les années 1950. La double concurrence, idéelle et idéologique, qui résulte de ces projets contraste avec le projet du kibboutz Lohamei Haghetaot, fondé par 196 rescapés de la Shoah. Le deuxième temps est celui de la guerre froide, de la guerre des Six Jours et de la guerre du Kippour qui contribue à lier étroitement la mémoire de la Shoah à celle de l’existence, un temps compromise, de l’État d’Israël. C’est sur ce substrat que la Shoah s’américanise rapidement, à partir de 1974-1977. Troisième temps, celui du Rideau de fer et de la chute du mur de Berlin où l’Allemagne s’impose comme un épicentre européen de la mémoire de la Shoah puis, dans son sillage, certains pays de l’Europe centrale comme la Hongrie et la Pologne. Enfin, à partir des années 2000, on assiste à une extension mondiale qui touche aussi bien l’Australie que l’Afrique du Sud, la Turquie ou, dans une moindre mesure, l’Iran.

    La deuxième partie de l’ouvrage se concentre sur les stratégies spatiales de chacune de ces créations ex situ qui révèlent une forme de globalisation des rapports au passé. En géographe, Dominique Chevalier avance une sorte de typologie des territoires mémoriaux de la Shoah sans s’éloigner du fil conducteur de sa réflexion qui est le phénomène de métropolisation des lieux de mémoire. Dans un premier cas de figure, le musée-mémorial s’articule de manière essentielle à l’histoire des Juifs dans un territoire donné : à Paris, le mémorial s’implante très tôt à proximité du Pletzl mais aussi, de façon plus étonnante, à Shanghai, Los Angeles ou Montréal, les musées s’implantent dans le quartier des rescapés. Deuxième cas de figure : la co-présence d’autres mémoires blessées qui établissent avec la Shoah un lien existentiel. À Melbourne, la mémoire du judéocide se trouve associée à celle des Aborigènes ; au Cap, à celle de l’esclavage ; à Fukuyama, à celle des bombes atomiques. En troisième lieu, les musées-mémoriaux s’enracinent dans des lieux symboliques mais dont la récurrence mémorielle n’est liée ni à un passé juif, ni à la possible communion avec d’autres mémoires douloureuses. Là, ils valorisent des territoires dans lesquels s’ancrent des architectures médiatisées, telles que celle de Berlin où intervint Daniel Libeskind mais aussi l’Holocaust Mahnmal de Peter Eisenman, et l’Holocaust Memorial Museum à Washington. La quatrième catégorie concerne les espaces offrant l’opportunité d’embrasser de larges paysages naturels, comme le mémorial de San Francisco, le Jewish Heritage Museum de New York et Yad Vashem à Jérusalem. Pour finir, Dominique Chevalier souligne combien la Maison de la Terreur, à Budapest, relève d’une logique à part qui est celle du non-lieu, d’un lieu excentré. Tous ces exemples ont en commun de constituer des instruments essentiels d’aménagement et de communication territoriale et politique, que ce soit celle de la catastrophe revendiquée pour légitimer a posteriori la création de l’État d’Israël, ou bien celle des culpabilités embarrassantes qui servent à expier les fautes, comme à Washington ou à Berlin. En bref, pour Dominique Chevalier, l’espace urbain est un « miroir social sur lequel se réfléchissent des intentions, des logiques d’acteurs, des temporalités, des références identitaires, des relations passé/présent et des rapports local/global particuliers » (p. 132).

    La troisième partie s’intéresse à la micro-échelle des lieux où se noue la connexion entre le lieu et le sujet sur le mode de l’expérience individuelle et collective. Accéder au musée, se déplacer en son sein puis franchir la distance qui sépare l’observateur d’un objet difficile à comprendre comme l’est la Shoah : tels sont les passages obligés auxquels se confrontent les visiteurs des lieux étudiés. Les corps sont de plus en plus mis à l’épreuve des mémoires blessées par des dispositifs architecturaux et muséographiques qui favorisent le déséquilibre, les troubles et les vertiges de l’espace. L’usage des sons et du jeu lumière/ténèbres y est intense. L’architecture se veut volontiers anxiogène afin de reproduire le récit mémoriel développé par les institutions muséales. Ces lieux mettent en scène trois formes spatiales privilégiées : l’espace de méditation, sorte de « cabinet de réflexion » (p. 167), qui prépare le visiteur à devenir témoin et à transmettre ce qu’il vient de voir ; des micro-territoires de reconstitution (une rue de ghetto, un wagon à bestiaux, etc.) ; des espaces de sacralisation de la nature qui sont autant de lieux de purification, de ressourcement moral à la gloire du Créateur ou de l’État, selon les versions. Cette mythification de la nature n’est pas propre aux musées de la Shoah mais elle y joue un rôle essentiel. L’auteur montre ainsi que les micro-agencements muséaux, organisés à travers des seuils, des passages, des déambulations, des frontières, des discontinuités, traduisent et incarnent des récits chronologiques et muséographiques. L’expérience souvent douloureuse de ces lieux cherche à se rapprocher, sur un plan physique et émotionnel, des trajectoires individuelles des victimes et des diasporas européennes.

    La dernière partie de l’ouvrage est consacrée au tourisme de mémoire, c’est-à-dire aux destinataires de tels lieux. L’expérience muséale n’a pas la même signification que le visiteur soit étudiant, chercheur, touriste, enfant de rescapé, juif ou pas, etc. Dominique Chevalier tente alors une comparaison des publics pédagogiques, qui constituent partout la part la plus importante des visiteurs, sur la base de trois cas d’étude (Washington, Jérusalem et Paris). Puis elle se concentre sur le touriste dont elle souligne les similarités avec les autres touristes patrimoniaux, culturels et urbains. À l’inverse, le thanatotourisme (dark tourism) des lieux de massacre ne trouve pas là de terrain privilégié dans la mesure où la relation matérielle et historique avec les lieux de la catastrophe y est distendue.

    En conclusion, l’auteur, à travers l’exemple de la Shoah, a indéniablement réussi à démontrer que la mémoire constitue (aussi) un objet spatial, et ceci à plusieurs échelles. La mémoire produit de l’espace « en conjuguant le global au local, le général au particulier » (p. 209). Ces lieux permettent à leur manière la circulation de savoirs entre les lieux mêmes de la destruction des Juifs d’Europe et les autres lieux attestant diverses mémoires douloureuses. Ces musées, qui sont bien souvent des vitrines architecturales, sont des éléments de valorisation des territoires, outils et produits du marketing culturel et patrimonial performant. En effet, le propre de ces lieux n’est pas le contenu de leurs collections mais leur capacité à raconter une histoire difficile. Au total, cet ouvrage remarquable ouvre une foule de nouvelles pistes de réflexion, des formes de l’autonomie du sujet à l’invention sociale des territoires. Il mérite indéniablement d’être lu.


    http://www.memoires-en-jeu.com/compte_rendu/geographie-du-souvenir-ancrages-spatiaux-des-memoires-de-la-shoah/
    #livre #mémoire #géographie #géographie_culturelle
    ping @reka

  • 1945: The horrors of the Holocaust in Hungary - World Socialist Web Site

    https://www.wsws.org/en/articles/2018/05/11/1945-m11.html

    1945: The horrors of the Holocaust in Hungary
    By Joanne Laurier
    11 May 2018

    Directed by Ferenc Török; screenplay by Török and Gábor T. Szántó

    Hungarian director Ferenc Török’s 1945 is a serious effort to come to terms with the ghastliness of the Holocaust in Hungary. Co-written by Török and Gábor T. Szántó, the movie was adapted from the latter’s short story, “Homecoming.”

    #holocauste #sgm #seconde_guerre_mondiale #hongrie #shoah