• Un document inédit atteste de l’implication de pétain dans les lois antisémites de 1940 04/10/2010 - Sarah LEDUC - Roselyne FEBVRE
    https://www.france24.com/fr/20101004-decouverte-document-statut-juif-accable-marechal-petain-seconde-g
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    La découverte d’un document sur le statut des juifs en 1940, annoté par Pétain, tranche un débat historique. Ce texte prouve l’implication du Maréchal dans l’élaboration et la radicalisation de la loi discriminatoire à l’égard des juifs.

    Pour les historiens, le débat est tranché. Il est désormais avéré que le Maréchal Pétain est directement impliqué dans la radicalisation des mesures antisémites de la France de Vichy, alors que son rôle n’était pas, jusque-là, clairement établi.

    Un document original de l’État français définissant le statut des juifs en octobre 1940, annoté de la main du Maréchal Pétain, a été découvert par l’historien et avocat Serge Klarsfeld, fondateur de l’Association des Fils et Filles de Déportés juifs de France. Un donateur anonyme l’a confié au Mémorial de la Shoah de Paris le dimanche 3 octobre, 70 ans jour pour jour après l’adoption de la loi.

    Ce document inédit comporte les annotations aux crayons à papier écrites par Philippe Pétain, établissant son rôle déterminant dans la rédaction de ce statut.

    « Aujourd’hui, un texte officiel prouve que Pétain est intervenu dans la rédaction du statut des juifs. Pour les historiens, ce texte est important car il tranche ce débat », explique à France 24.com l’historien Jean-Pierre Azema, spécialiste de la Seconde Guerre mondiale et plus spécialement de la France de Vichy et de la Résistance.

    En effet, les historiens ne pouvaient jusqu’alors se référer qu’au seul témoignage de Paul Baudouin, ancien ministre des Affaires étrangères sous Vichy. Dans « Neuf mois au gouvernement », un ouvrage publié en 1946, il écrivait que, lors du Conseil des ministres du 1er octobre 1940, le gouvernement avait étudié « pendant plus de deux heures le statut des Israélites. C’est le maréchal qui se montre le plus sévère. Il insiste en particulier pour que la justice et l’enseignement ne contiennent aucun juif ».

    La « nationalité par l’exclusion »
    Le projet de loi - dont le document est issu - est débattu en Conseil des ministres le 1er octobre 1940 et adopté le 3 en ayant intégré les corrections du Maréchal. Ce texte de loi complète la liste de juridictions d’où sont exclus les juifs et ajoute aux mandats qui leur sont déjà interdits, les sièges dans « toute assemblée issue de l’élection ».

    Il élargit également à « tous les membres du corps enseignant » l’interdiction pour les juifs d’exercer, alors que le projet initial prévoyait une interdiction pour les recteurs, inspecteurs, proviseurs et directeurs d’établissement primaires et secondaires seulement. Enfin, alors que le projet initial épargnait « les descendants juifs nés français ou naturalisés avant 1860 », le Maréchal a décidé de rayer cette mention.

    Pour Jean-Pierre Azema, ce texte définit la « nationalité par l’exclusion ». En résumé, il réduit les juifs français – les seuls concernés par le texte de loi - à être des citoyens de second rang. Ce texte rompt avec les principes même de la Constitution française qui exclut toute possibilité de discrimination religieuse ou raciale. Depuis 1846, « aucune loi française n’avait distingué de groupe religieux ou ethnique dans la métropole pour le frapper d’incapacité légale », peut-on lire dans Vichy et les Juifs, de Marrus et Paxton.

    La fin du mythe du héros de Verdun
    Ce document inédit devrait mettre fin au mythe, partagé par quelques Vichyssois et négationnistes, d’un Pétain « bon grand-père », héros de Verdun et conquérant de la Première Guerre mondiale, qui aurait protégé les juifs de France. « On a beaucoup dit que Pétain était le défenseur de la nation, qu’il n’intervenait pas dans les lois liberticides, contrairement à Laval ou Raphaël Alibert, le ministre de la Justice de l’époque. Pétain était le bouclier et De Gaulle était l’épée. Certains continuent de véhiculer cette image du ‘bon Vichy’ », explique Jean-Pierre Azema.

    En effet, l’idée que Pétain n’était pas responsable des atrocités de Vichy et que la France, État captif, ne faisait que relayer les ordres de l’occupant, reste étrangement répandue. Mais l’historien précise que les Allemands n’ont pas fait pression sur la France de Vichy pour promulguer ce statut. « La décision de statuer sur les juifs est propre à Vichy. L’occupant a certainement approuvé mais, à ce moment-là, il s’occupe peu de la législation française. »

    Jean-Pierre Azéma rappelle que « Pétain est un pur produit de la droite nationaliste. Et pour mettre en marche la révolution nationale et le redressement intellectuel et moral de la France, il fallait limiter l’influence de l’anti-France, dont les juifs, accusés d’avoir trop d’influence sur les médias et la politique. »

    L’antisémitisme primaire de la France de Vichy et son implication dans la Shoah constitue toujours un pan de l’Histoire que la France assume difficilement. Si Jacques Chirac avait été le premier Président à reconnaître la responsabilité de l’État français dans la rafle du Vel’ d’Hiv’ dans son discours de 1995, Nicolas Sarkozy estime lui, dans un discours commémoratif en 2008, qu’il faut en finir avec l’idée de « repentance ».

    #lois #antisémites #Histoire #pétain #discrimination #Shoah #vichy #France

  • Pas d’indemnités pour les Juifs du Maroc victimes de la Shoah – Cour suprême Times of Israel Staff
    https://fr.timesofisrael.com/pas-dindemnites-pour-les-juifs-du-maroc-victimes-de-la-shoah-cour-

    Les juges ont estimé que, si la communauté a été confrontée à l’antisémitisme pendant la Shoah, elle ne remplit pas les conditions fixées par la loi sur la persécution nazie


    Des Juifs du Maroc arrivent par bateau au port de Haïfa, le 24 septembre 1954. (Crédit : COHEN FRITZ/GPO)

    La plus haute cour d’Israël a statué jeudi que, si les Juifs du Maroc ont pu souffrir d’antisémitisme pendant la Seconde Guerre mondiale, ils ne sont pas éligibles pour une compensation en tant que survivants de la Shoah.

    La loi israélienne sur la persécution nazie stipule que les personnes ayant souffert de problèmes de santé à la suite de persécutions nazies pendant la Shoah ont droit à des prestations et à une indemnisation.

    Les plaignants avaient fait appel d’un jugement du tribunal du district de Haïfa, qui avait rejeté leur plainte pour persécution nazie au Maroc.

    La Cour suprême a jugé que la privation de libertés et les restrictions imposées aux Juifs marocains pendant la guerre ne remplissaient pas les conditions prévues par la loi.

    Les juges ont déclaré que le préjudice subi par les Juifs marocains était principalement économique et se limitait en grande partie à leur capacité à s’intégrer au marché du travail, à acquérir une éducation en dehors de la communauté juive et à choisir leur lieu de résidence.

    Les juges Neal Hendel, David Mintz et Yosef Elron ont déclaré dans leur décision que les souffrances causées aux Juifs du Maroc pendant la Seconde Guerre mondiale étaient le résultat de la pression exercée par le régime français de Vichy sur le gouvernement marocain pour qu’il applique des lois antisémites.


    Les juges de la Cour suprême arrivent pour une audience à la Cour suprême à Jérusalem, le 24 février 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

    Les plaignants avaient affirmé que ces restrictions légitimaient le préjudice causé aux Juifs, les privaient de leurs libertés et leur avaient causé une peur extrême.

    Les juges ont noté que leur décision ne visait pas à influer sur les éléments historiques permettant de déterminer si les Juifs du Maroc avaient effectivement été persécutés. « Les rôles de l’historien et du tribunal sont différents l’un de l’autre », ont-ils déclaré.


    Un enfant juif immigré de Casablanca, Maroc, avec des bagages à l’aéroport de Lod, le 24 septembre 1955. (Crédit : Eldan David/GPO)

    Le montant total de la compensation monétaire que l’État aurait dû verser si la demande avait été acceptée est estimé à 400 millions de shekels par an.

    Après le jugement, l’avocat des plaignants, David Yadid, s’est plaint que « l’État discrimine les victimes du régime nazi pour des considérations budgétaires ».

    Yadid a ajouté qu’il envisageait de soumettre une demande pour une autre audience sur la question avec un panel élargi de juges.

    #Shoah #Maroc #antisémitisme #persécution

  • Ces trésors pillés par les nazis qui ont atterri chez des collectionneurs juifs Jenni Frazer - Time of Israel
    Source : https://fr.timesofisrael.com/ces-tresors-pilles-par-les-nazis-qui-ont-atterri-chez-des-collecti
    Après que des antiquités ont été données au Victoria and Albert Museum, leur "histoire cachée" a été révélée


    La collection Rosalinde et Arthur Gilbert, photographiée le 15 novembre 2016. (Les galeries Rosalinde et Arthur Gilbert. © Victoria and Albert Museum, Londres)

    LONDRES (Jewish News) – Un jour de 1969, Arthur Gilbert, un immigrant juif londonien à Los Angeles, se promenait dans un magasin d’antiquités sur Rodeo Drive, le quartier chic de la ville, et est tombé amoureux.

    Plus précisément, il est tombé amoureux d’une forme d’art étonnante et presque oubliée – ce que Gilbert appelle la micromosaïque : des milliers et des milliers de minuscules morceaux de verre qui forment une image, presque indiscernable d’une peinture.

    Cette technique, mise au point à Rome au XVIIIe siècle et appliquée à des objets allant de plateaux de table exquis à des tabatières, est devenue le cœur de l’une des plus extraordinaires collections d’arts décoratifs jamais possédée par un musée : la collection Rosalinde et Arthur Gilbert, en prêt permanent au Victoria and Albert Museum depuis 2008.

    Même sans la « manie de la micromosaïque », l’histoire des Gilbert est extraordinaire.

    La belle Rosalinde Gilbert a rencontré le bel Abraham Bernstein – comme on l’appelait à l’époque – lors d’un bal organisé au musée de cire de Madame Tussauds à Londres ; ils se sont mariés en 1934.

    Avec seulement 500 livres sterling, le couple lance une maison de haute couture pour femmes, Rosalinde Gilbert Limited, basée sur les créations de cette dernière. Comme tout le monde s’adressait à Arthur (tel était à présent son prénom), en tant que M. Gilbert plutôt que M. Bernstein, il changea de nom légalement – et il devint finalement Sir Arthur Gilbert à la fin de sa longue vie.


    Le collectionneur Arthur Gilbert tient une pièce sur cette photo non datée. (Crédit : The Rosalinde and Arthur Gilbert Galleries. Victoria and Albert Museum, Londres)

    En 1945, l’entreprise de mode connaît un tel succès que les Gilbert s’installent en Californie, avec l’intention de prendre leur retraite. Mais le génie d’Arthur pour s’enrichir dans l’immobilier le conduit à une seconde carrière, faisant de lui un magnat de l’immobilier et profitant du boom de la construction d’après-guerre à Los Angeles.

    Mais comme l’explique le Dr. Jacques Schuhmacher, curateur de la provenance et de la spoliation au Victoria and Albert Museum (V&A), les Gilbert ont commencé à constituer leur collection « à une époque où les lacunes dans la provenance [l’historique détaillé de la propriété d’une œuvre d’art] n’étaient pas considérées comme un problème ».

    Et donc, involontairement, Arthur et Rosalinde, eux-mêmes enfants d’immigrants juifs d’Europe de l’Est, ne se sont pas demandé si ce qu’ils achetaient pouvait avoir été pillé par les nazis à d’autres collectionneurs juifs pendant la Shoah.

    Après la mort de Rosalinde en 1995, Arthur a fait don de la collection à la Grande-Bretagne. Elle a d’abord été conservée à Somerset House avant d’être transférée au V&A.


    Jacques Schuhmacher, conservateur de la provenance et de la spoliation au Victoria and Albert Museum. (Autorisation : Schuhmacher/ Victoria and Albert Museum, Londres)

    Elle est désormais administrée par un trust, qui continue d’acheter des objets pour enrichir la collection.

    Schuhmacher, historien né à Francfort qui a passé son doctorat à Oxford, est arrivé au V&A en 2018 pour commencer des recherches méticuleuses sur les 1 000 objets de la collection Gilbert.

    Il est devenu à la fois amateur d’art et détective, suivant les traces écrites dans des archives poussiéreuses, identifiant les propriétaires originaux d’un objet, puis essayant de retracer son parcours entre 1933, lorsque les nazis sont arrivés au pouvoir, et 1945, la fin de la guerre.

    À ce jour, Schuhmacher, en collaboration avec Alice Minter, conservatrice de la collection Gilbert, pense que 80 objets de la collection présentent des lacunes dans leur provenance.

    Toutes ces lacunes ne sont pas dues au pillage nazi, mais Schuhmacher en a identifié au moins huit avec ce qu’il appelle des « histoires cachées » – et chaque objet a une histoire fascinante.

    Tenter d’expliquer l’histoire de chaque œuvre d’art était un défi en soi, car le V&A insiste normalement pour que chacun de ses objets ne soit légendé que par 60 mots. Dans ce cas, une dérogation spéciale a dû être accordée pour que les légendes explicatives doublent ce chiffre.


    Une horloge en argent et ivoire, fabriquée en Allemagne vers 1690. (Crédit : The Rosalinde and Arthur Gilbert Galleries. Musée Victoria et Albert, Londres)

    L’une des pièces les plus remarquables est une somptueuse horloge en argent et ivoire incrusté, dont on pense qu’elle a été fabriquée en 1690, mais qui n’a été assemblée sous sa forme actuelle qu’en 1880.

    Elle a appartenu à un horloger juif prospère de Francfort, Nathan Ruben Frankel, qui est mort en 1909. Mais personne ne sait ce qu’il est advenu de l’horloge – qui présente au niveau supérieur la minuscule figure d’un navigateur regardant la mer – entre la mort de Frankel et son acquisition par Arthur Gilbert à Milwaukee en 1979.

    Les descendants de Frankel, Friedrich et Klara Frankel, avaient une entreprise horlogère florissante à Francfort qu’ils ont été contraints de vendre aux nazis. Le couple a fui en France en 1938 et a survécu à la guerre en se cachant.

    Mais on ne sait pas s’ils possédaient encore l’horloge lorsque les nazis ont repris leur affaire – ou s’ils l’ont récupérée après la guerre. Peut-être s’agit-il d’un mystère qui ne sera jamais résolu.

    Il y a également une splendide paire de portes filigranes qui ornaient autrefois un monastère à Kiev. Ces portes, aujourd’hui exposées dans les galeries de la collection Gilbert du V&A, appartenaient autrefois à S. et J. Goldschmidt, parmi les plus célèbres marchands d’art juifs de Francfort et de Berlin.


    Portes du monastère de Kiev. (Crédit : Galeries Rosalinde et Arthur Gilbert. © Victoria and Albert Museum, Londres)

    Après la saisie de leur entreprise par les nazis en 1937, les portes ont finalement été vendues à Londres. Mais là encore, l’histoire de la propriété de ces objets inestimables présente de grandes lacunes.

    Il est difficile de juger Rosalinde et Arthur pour ne pas avoir posé plus de questions sur le fait que les objets de leur collection étaient le résultat du pillage nazi.

    Peut-être ont-ils été simplement influencés par le fait que certains de ces objets provenaient de la collection du magnat de la presse William Randolph Hearst. Mais on ne saura peut-être jamais où ils se trouvaient pendant la Shoah.

    #art #gros_sous #histoire #capitalisme #shoah #shoa #William_Randolph_Hearst #pillage #nazisme #Musées

  • Le juge, la nièce et les historiens
    https://laviedesidees.fr/Le-juge-la-niece-et-les-historiens.html

    Quand la nièce d’un maire impliqué dans la déportation des juifs polonais porte plainte contre des historiens, ces derniers se voient menacés ou censurés par le pouvoir, fort des nouvelles lois mémorielles protégeant la #Pologne contre toute mise en cause dans l’histoire de la #Shoah.

    #Histoire #nationalisme #antisémitisme #révisionnisme
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20210601_pologne.docx
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20210601_pologne.pdf

  • Grandeur des petits gestes
    https://laviedesidees.fr/Entretien-avec-Jacques-Semelin.html

    Les massacres de civils, selon Jacques Semelin, obéissent à une « grammaire » conçue comme un processus mental qui conduit à la destruction de groupes humains. Dans cet entretien, l’historien des violences de masse évoque aussi sa cécité et la manière dont celle-ci l’a rendu sensible aux petits gestes qui sauvent des vies.

    #Histoire #Shoah #génocide #massacre #handicap #enquête

  • Zusammenhang #Kolonialismus und #Faschismus: "Den hier empfohlenen ...
    https://diasp.eu/p/12900331

    Zusammenhang #Kolonialismus und #Faschismus: „Den hier empfohlenen kompakten Überblick über eine richtungsweisende Debatte empfehle ich dringend, denn kürzer fand ich bislang keine Zusammenfassung von hoher Qualität, die die Haltung wichtiger Protagonisten skizziert.“ (piqd) https://www.republik.ch/2021/05/05/wer-die-einzigartigkeit-des-holocaust-belegen-will-kommt-nicht-um-vergleich

    • #Afrique #Allemagne #Colonialisme #orientalisme #fascisme #nazisme #racisme #antisemitisme #Shoah
      #Madagascar Tanganyika (aujourd’hui #Tanzanie)

      Von Jörg Heiser, 05.05.2021

      [...]

      1885 spricht der deutsche «Orientalist» Paul de Lagarde, einer der übelsten Vordenker des modernen völkischen Antisemitismus, beinahe beiläufig von den «nach Palästina oder noch lieber nach Madagaskar abzuschaffenden» Juden Polens, Russlands, Österreichs und Rumäniens. Brechtken hört hier noch den «exotisch-erlösenden Ton» des Kolonial­romantikers heraus, den es schon zwei Jahre später bei Theodor Fritsch – einem der wenigen, die Hitler explizit als Einfluss nennt – nicht mehr hat; nun sollen die Juden sich nur mehr selbst «irgendwo ein Colonial-Land erwerben».

      Hans Leuss fordert 1893 «die Transplantation» des jüdischen Volkes nach Südafrika. Der Engländer Henry Hamilton Beamish, ein weiterer Verfechter der Madagaskar-Idee – ehemals Soldat in Südafrika –, trat 1923 mit Hitler vor 7000 Zuschauern im Münchner Zirkus Krone auf. Derselbe schrieb 1926 im «Völkischen Beobachter» zynisch: «Wo ist das Paradies, das allen Juden vergönnt, in Frieden und Freude dahinzuleben, dabei sich rein zu halten und auch ihren Idealen […] nachzugehen? Das ist Madagaskar.»

      1934 traf sich ein internationaler Antisemiten-Kongress gleich zweimal – erst in der Schweiz, in Bellinzona, dann in Belgien – und gipfelte in einem gemeinsamen «Rütli-Schwur» aller Teilnehmer, man werde «nicht ruhen und rasten», bis auch der Jude «sein eigenes Vaterland habe», das allerdings nicht Palästina sein könne, sondern gross genug sein müsse für alle Juden der Welt. Als Alternative bleibe sonst nur die «blutige Lösung der Judenfrage».

      Unter Nazigrössen kursierten in den folgenden Jahren auch andere Szenarien; so spielte Göring mit dem Gedanken, man könnte die Jüdinnen in der ehemaligen deutschen Kolonie Tanganyika (heutiges Tansania) ansiedeln – Hitler wandte ein, man könne Territorien, «in denen so viel deutsches Helden­blut» geflossen sei, nicht den ärgsten Feinden der Deutschen überlassen.

      [...]

    • oAnth :

      Le texte fournit un bon exemple de l’effort d’argumentation et de la connaissance méticuleuse des détails qu’il faut déployer en Allemagne pour être autorisé à établir en public sans répercussions négatives (#BDS) le moindre parallèle entre la pratique coloniale historiquement prouvée et les relations actuelles d’ #Israël avec les #Palestiniens. Dans la pratique professionnelle, cela équivaut à une interdiction thématique clairement définie de parler et d’écrire, dont est exempté au mieux un cercle hermétique d’universitaires. Il ne fait aucun doute qu’un bon nombre des détails compilés de manière experte dans cet article peuvent être considérés comme évidents, ou du moins peuvent être classés comme connus de manière latente. Si, toutefois, on devait dire de telles choses sans le contexte scientifiquement établi - "la violence coloniale vise à assurer la domination et l’exploitation, tandis que la violence antisémite vise à l’anéantissement complet" - on se retrouverait dans un champ miné de suspicions dans l’opinion publique, dont on ne pourrait guère s’échapper, même avec des clarifications ultérieures, et, bien sûr, tout cela ne manquerait pas de sérieuses conséquences professionnelles. En tout cas je considère cet article comme une lecture hautement recommandée, mais en même temps, il montre indirectement à quel point il est devenu risqué en Allemagne de discuter ouvertement de la politique d’ #apartheid d’Israël à l’égard des Palestiniens sans licence académique institutionnelle.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Boycott,_désinvestissement_et_sanctions#En_Allemagne

      Traduit avec l’aide de deepl.com de l’allemand :

      Der Text liefert ein gutes Beispiel, mit welchem argumentativen Aufwand und akribischer Detailkenntnis man in Deutschland zu Werke gehen muss, um öffentlich ohne negative Auswirkungen (BDS) auch nur annähernd eine Parallele zwischen der historisch belegten kolonialen Praxis und dem anhaltenden Umgang Israels mit den Palästinensern ziehen zu dürfen. Das kommt in der beruflichen Realität einem thematisch klar umgrenzten Rede- und Schreibverbot gleich, von dem bestenfalls ein hermetischer Zirkel von Wissenschaftlern ausgenommen ist. Zweifelsohne können viele der hier im Artikel fachkundig zusammengestellten Details als evident angesehen werden, oder sind zumindest als latent bekannt einzustufen. Würde man dergleichen allerdings ohne den wissenschaftlichen gesicherten Kontext “bei kolonialer Gewalt geht es um Herrschaftssicherung und Ausbeutung, bei antisemitischer Gewalt geht es um restlose Vernichtung” äußern, gelangte man in der öffentlichen Meinung auf ein Minenfeld von Verdächtigungen, aus dem es auch mit nachträglichen Klarstellungen, kein Entrinnen mehr gäbe, was selbstredend mit schwerwiegenden beruflichen Konsequenzen einherginge. Grundsätzlich halte ich diesen Artikel für eine sehr empfehlenswerte Lektüre, die aber gleichzeitig indirekt zeigt, wie riskant es in Deutschland geworden ist, die Apartheidpolitik von Israel gegenüber den Palästinensern ohne institutionelle akademische Lizenz offen zu diskutieren.

      #académisme_obligatoire #Palestine

    • Voici un article dans le sens susmentionné de la licence académique et du conflit concernant la question de la relation entre le colonialisme et l’ #antisémitisme dans le #national-socialisme.

      Decolonizing #Auschwitz ?

      https://taz.de/Steffen-Klaevers-ueber-Antisemitismus/!5763362

      [...]

      Es gibt Tendenzen in der postkolonialen Theorie, welche die Spezifik des Antisemitismus nicht richtig erkennen. Man könnte von einer Bagatellisierung sprechen. Das geschieht meist dann, wenn ­Antisemitismus als Spielart, Unterform oder Variante des Rassismus begriffen wird, obwohl es signifikante Unterschiede in den Dynamiken und den ­Wirkungsweisen dieser beiden Ideologien gibt.

      In dem Moment, wo Antisemitismus als Unterform des Rassismus und Rassismus als grundlegende Ideologie des Nationalsozialismus bezeichnet wird, gerät man an theoretische Probleme und Grenzen des Rassismus­konzepts

      [...]

  • Champ contre-champ, les images des camps - Ép. 1/4 - “Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers...” 75e anniversaire de la libération des camps

    https://www.franceculture.fr/emissions/le-cours-de-lhistoire/ils-etaient-vingt-et-cent-ils-etaient-des-milliers-75e-anniversaire-de

    Le film dure 32 minutes. Ce n’est pas long 32 minutes sur une heure de cours, le temps que les élèves entrent dans la classe, qu’ils s’installent, le temps de faire l’appel et d’accueillir un retardataire.
    32 minutes, cela permet de dire quelques mots de présentation du film : il a été réalisé par Alain Resnais en 1955, c’est-à-dire seulement dix ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il faut expliquer que les textes sont de Jean Cayrol, un écrivain qui a été résistant, arrêté, déporté pendant la guerre. Disposer d’un peu de temps avant de lancer la projection, permet de mettre en garde : le film débute par des images en couleurs puis viennent les archives, en noir et blanc, des images souvent insoutenables. Le film commence, avec la voix de Michel Bouquet qui explique que « même un paysage tranquille ; même une prairie avec des vols de corbeaux, des moissons et des feux d’herbe ; même une route où passent des voitures, des paysans, des couples ; même un village pour vacances, avec une foire et un clocher, peuvent conduire tout simplement à un camp de concentration ».
    Le film Nuit et Brouillard, d’Alain Resnais, dure 32 minutes. Ce n’est pas long 32 minutes sur une heure de cours, le temps de laisser place au silence après le générique de fin.

    #nuit_et_brouillard #holocauste #mémoire #shoah #historiographie #réconstitution_historique

  • Zalmen Gradowski, ou la poésie comme témoignage
    https://www.en-attendant-nadeau.fr/2020/11/21/gradowski-poesie-temoignage

    Les quatre textes disponibles de Gradowski, sous la forme de deux liasses retrouvées séparément à la libération du camp en 1945, constituent un seul et même récit. Il raconte comment sont progressivement et savamment brisés tous les liens qui se nouent entre les humains et les unissent au monde, aux lieux, aux objets, aux êtres ; tous ces fils innombrables qui font la trame d’une vie, forment le tissu conjonctif d’une humanité et, à l’intérieur de celle-ci, font de chaque humain un monde – qui font monde. Ces quatre textes épinglent les événements marquants comme autant d’étapes d’une expérience narrée à la première personne et jalonnent un récit d’un lyrisme halluciné et visionnaire mis au service d’une démonstration rigoureuse, implacable et profondément politique, révélant le processus de destruction de l’humain en chacun de ces individus qui jadis composaient encore un peuple, une « famille », dit Gradowski. Progressant pas à pas – « N’aie crainte, écrit Gradowski s’adressant à son lecteur, je ne te révélerai pas la fin avant de t’avoir montré le début » –, de texte en texte, ce récit lancinant met en scène l’œuvre de désintégration systématique et inlassable de l’humain, sans cesse recommencée jusqu’à l’anéantissement, car toujours des fils se renouent au sein même du camp et retissent ailleurs et autrement d’autres liens entre les prisonniers ou avec leur milieu.

    #Zalmen_Gradowski #Auschwitz-Birkenau #Sonderkommando #yiddish #Shoah

  • Nicht jeder half uneigennützig

    –-> available as Podcast on website

    Wer während der NS-Zeit in den Untergrund ging, um sich vor der Deportation zu retten, war angewiesen auf Helfer, ob in Deutschland oder im besetzten Europa. Die Helfer riskierten viel – und oft verlangten sie eine Gegenleistung: Jüdinnen sollten sexuell gefügig sein. Von einigen sind Erinnerungen überliefert.

    „Die Situation spitzte sich zu. Wenn wir nicht auf die Straße gesetzt werden wollten, so dachte ich, musste ich etwas tun. Das bedeutete: Ich musste dem Ehemann dieser Frau zu Willen sein. Ich war in sexueller Hinsicht schon erfahren und dachte: Was soll’s, bringen wir’s hinter uns. Es passierte auch nur zwei Mal. Herr Waldmann und ich gingen in das einstmals sehr gutbürgerliche jüdische Hotel ‚König von Portugal‘. Und wen traf ich da auf der Treppe? Meine Turnlehrerin! Wir lächelten uns an. Die war also auch mit einem Mann da. Und ich war noch Schülerin.“ (Marie Jalowicz)

    „Es war völlig – in der Retrospektive – für sie selbstverständlich, dass alles im Leben seinen Preis hat und dass sie diesen Preis eben häufig nicht wollte, aber zahlen musste, mit ihrem Körper. Und das hat sie ganz klar gesehen und ausgesprochen.“

    Was der Historiker Hermann Simon über seine Mutter Marie Jalowicz erzählt, wirft ein Licht auf ein Kapitel der Schoah, das lange kaum beachtet wurde: sexuelle Gewalt gegen untergetauchte Jüdinnen und Juden.

    Dass zur Geschichte der Schoah auch sexuelle Gewalt gehört, kann bei näherer Betrachtung kaum überraschen. Denn überall dort, wo es eine Hierarchie der Macht und Gewaltausübung gibt, wo Menschen schutzlos ausgeliefert sind, wo Rechte nichts gelten und die Würde des Anderen nicht zählt, ist jedweder Anwendung von Gewalt – der körperlichen, der seelischen, der sexuellen – Tür und Tor geöffnet. Man weiß von Bordellen in den Lagern, wo jüdische Frauen ihren Peinigern in SS-Uniform sexuell zu Diensten sein mussten, bevor sie ins Gas geschickt wurden.
    Bündnisse auf Zeit

    Und doch ist nur wenig davon überliefert. Zaghafte Zeugnisse aus einem an alltäglicher Demütigung und Erniedrigung reichen Gewaltregime in den Lagern. Das gilt auch für sexuelle Übergriffe auf Jüdinnen und Juden im Versteck. Wer in den Untergrund ging, um sich vor der Deportation zu retten, war angewiesen auf mutige Helfer, ob im Deutschen Reich oder im besetzten Europa. Ein täglicher Kampf ums Überleben, den viele, sehr viele verloren.

    Über die Umstände im Versteck, die Abhängigkeitsverhältnisse, die fragilen Bündnisse auf Zeit, geprägt von Heldenmut und Verrat und vielen Grautönen dazwischen, ist noch immer recht wenig bekannt. Überliefert sind meist nur die Geschichten von Überlebenden und das oft kaum mehr als in Bruchstücken. Und es gibt ein paar verfasste Erinnerungen. So wie die von Marie Jalowicz.

    „Insgesamt ist das Thema der Hilfen für verfolgte Juden in der NS-Zeit in Deutschland ein Thema, das über Jahrzehnte hinweg nicht beachtet wurde. Stattdessen wurden diejenigen, die Juden geholfen hatten, auch nach 1945 noch als Verräter angesehenm“, sagt Johannes Tuchel ist Leiter der Gedenkstätte Deutscher Widerstand in Berlin. Erst seit den 1980er Jahren haben sich Forscher eingehender mit Hilfen für verfolgte und untergetauchte Juden beschäftigt. Und es ging noch einmal ein Vierteljahrhundert ins Land, bis im Jahr 2000 mit der Dauerausstellung und zugleich Forschungsstelle „Stille Helden“ den Helfern, ihren Netzwerken und den Schicksalen der Untergetauchten erstmals Raum gegeben wurde.

    „Viele haben aber auch geschwiegen, weil sie ihre eigene Rettungstat für etwas Selbstverständliches hielten. Erst langsam hat sich dann auch ein Bewusstsein dafür breitgemacht, wie vielfältig die Hilfen für Verfolgte gewesen sind, aber wie vielfältig auch die Motivlage gewesen ist“, sagt Johannes Tuchel.

    Sichtbar wurden auch Schattenseiten des stillen Heldentums. Nicht jeder half uneigennützig. Johannes Tuchel spricht von einem ganzen Motivbündel, das Menschen dazu brachte, verfolgte Juden zu verstecken. Das konnte von einer ganz spontanen, der Situation geschuldeten Hilfe bis hin zu einem organisierten Netzwerk reichen. Auf jeden Untergetauchten kamen Helfer, meist nicht nur ein oder zwei, sondern oft ein ganzes Netz.

    Politische Gegnerschaft zum Nationalsozialismus fand sich dabei ebenso wie schlicht kommerzielle Interessen. Manchmal ging es auch weiter.
    „Kampf uns Überleben in jedem Augenblick“

    „Zu dieser Vielfalt von Motiven gehörte auch, dass Männer Frauen geholfen haben und dann sich in entsprechender Art und Weise von diesen Frauen eine Gegenleistung erhofften“, sagt Johannes Tuchel.

    Was Marie Jalowicz Jahrzehnte später ihrem Sohn erzählte, war, so ist anzunehmen, keine Seltenheit.

    „Und da ist dann die Frage, ist das noch ambivalent oder ist das ein Ausnutzen der Situation gewesen? Es gehören aber auch immer zwei dazu. Ist ja nicht nur so gewesen, dass der Helfer einen Entschluss fassen musste. Musste ja auch erst einmal derjenige einen Entschluss fassen, der sagt, ich gehe in den Untergrund. Und da stellte sich die Frage: Was nehme ich alles auf mich?

    Von schätzungsweise 10.000 Jüdinnen und Juden geht die Forschung heute aus, die während des Krieges im gesamten Deutschen Reich im Untergrund lebten. Die größte Zahl in der Reichshauptstadt, auch, weil sich hier die Deportationen über einen längeren Zeitraum zogen und es Möglichkeiten zum Untertauchen gab, die in einer Kleinstadt nicht gegeben waren.

    5.000-7.000 haben in Berlin den Sprung in den Untergrund gewagt, doch viele schützte die Zeit im Versteck nicht. Man schätzt, dass vielleicht 2.000 von ihnen den Krieg überlebten. Und das unter kaum vorstellbaren Zuständen. Marie Jalowicz erinnert sich: „Von Augenblick zu Augenblick habe ich darum gekämpft zu überleben. Alles, was ich erlebt habe, war sehr kompliziert, zum Teil qualvoll, zum Teil zum Verzweifeln.“

    Die Geschichte von Marie Jalowicz ist besonders. Nicht weil das, was sie durchlitten hat, sich grundsätzlich unterscheiden würde von den Erlebnissen anderer. Marie Jalowicz Geschichte ist besonders, weil wir davon in einer unglaublichen Detailfülle wissen.

    Weil ihr Sohn, der Historiker Hermann Simon, langjähriger Chef des Berliner Centrum Judaicum, ein altes Vorhaben der Mutter, kurz vor ihrem Tod umsetzte. „Du wolltest doch immer mal Deine Geschichte erzählen“, sagte er eines Tages zu ihr, als sie schon hochbetagt im Krankenhaus lag und hielt ihr ein kleines Aufnahmegerät hin. Was folgte, waren sich über ein Jahr hinziehende Interviews, in denen sich die Mutter Kapitel für Kapitel ihrer eigenen dramatischen Geschichte bis zu ihrer Befreiung im Frühjahr 1945 näherte. Es war auch ein Stück Selbstverpflichtung.

    Simon: „Ja, das spielte bei ihr eine Rolle, aber das hat sie sich wahrscheinlich erst wieder klar gemacht während der Diktate, denn sonst hätte sie, denke ich mal, nicht so lange gezögert. (…) Ich glaube schon, dass viele dieser Geschichten im täglichen Leben präsent waren, sehr viel präsenter, als wir als Familie das wahrgenommen haben und gewusst haben.Hermann Simon beim Unterschreiben von Büchern bei einer Buchvorstellung. (imago/Gerhard Leber)Hermann Simon beim Unterschreiben von Büchern bei einer Buchvorstellung. (imago/Gerhard Leber)

    Zu dem, was sie in bemerkenswerter Klarheit und präziser Erinnerung ein halbes Jahrhundert später ihrem Sohn ins Mikrofon sprach, gehörten Momente höchster Intimität. Herrman Simon sagt: „Sie hat es gar nicht bewertet. Sie hat es einfach berichtet, unsentimental, so war das eben. Aber es schwang immer so ein bisschen mit, glaube ich sagen zu können, das ging doch allen so. Nur die anderen erzählen es nicht.“

    Etwas später verkündete der Gummidirektor: Ich muss Dir mal was sagen, was mir sehr schwerfällt, ich mach’s auch kurz. Mit gesenktem Kopf und mit Tränen in den Augen erklärte er, er müsse mich enttäuschen. Er sei zu keiner wie immer gearteten sexuellen Beziehung mehr im Stande. Ich versuchte, das neutral und freundlich hinzunehmen, aber mich überwältigte ein solcher Jubel und eine solche Erleichterung, dass ich nicht mehr sitzenbleiben konnte. Ich floh auf die Toilette. Es wurde der erhabenste und erhebenste Klobesuch meines Lebens. Ich stellte mir, natürlich in Kurzfassung, einen Freitagabendgottesdienst vor, wie ich ihn in der alten Synagoge oft erlebt hatte. Ich rufe euch meine lieben Chorknaben singen, dachte ich, und ließ sie in meiner Erinnerung singen. All das das diente dazu, gaumel zu benschen, das heißt, für die Errettung aus Lebensgefahr zu danken. (Marie Jalowicz)

    Marie Jalowicz wurde 1922 in Berlin geboren. Ab Frühjahr 1940 musste sie Zwangsarbeit bei Siemens verrichten. Ihre Mutter starb 1938, ihr Vater, ein Anwalt, 1941. Der Verhaftung durch die Gestapo im Juni 1942 entging sie nur um Haaresbreite. Fortan lebte sie bis zu ihrer Befreiung 1945 im Untergrund. Drei quälend lange Jahre. In welche Gefahren sie dabei geriet, illustriert die Begegnung mit dem sogenannten Gummidirektor. Sie traf den unbekannten Mann an einem bitterkalten Winterabend in einer Kneipe. Sie brauchte dringend ein Versteck für die Nacht und so ging sie, ihre wahre Identität verbergend, mit ihm zu seiner Laube, in der er wohnte.

    Er entpuppte sich als überzeugter Nazi und, davon ging die junge Frau aus, als sie ihn auf wackligen Beinen sah, er litt wohl an Syphilis.

    Ich weiß zwar nicht, worunter Galetzki damals wirklich litt, aber ich hielt ihn für einen Syphilitiker. Wenn ich das Bett mit ihm hätte teilen müssen, wäre ich in Lebensgefahr gewesen. Nachdem ich wusste, dass es dazu nicht kommen würde, war ich zutiefst erleichtert und fühlte mich zutiefst befreit. Ha Shem... Gott ist mit mir. Ich fürchte nichts, rezitierte ich im Stillen, bevor ich zu ihm zurückkehrte. (Marie Jalowicz)

    Die Historikerin Barbara Schieb trägt in der Berliner Gedenkstätte „Stille Helden“ Stück für Stück die Geschichten von Untergetauchten und ihren Helfern zusammen.

    „Wir unterscheiden zwischen Helfern, die wirklich aus uneigennützigen Motiven geholfen haben. Und wir wissen ganz genau, dass es viele Menschen gegeben hat, die geholfen haben, aber dafür auch eine Gegenleistung haben wollten. Und eigentlich ist es auch für die Untergetauchten mit der Gegenleistung gar nicht so unwillkommen gewesen. Wenn man einen Deal hat, ich bekomme eine Leistung, dafür gebe ich auch etwas. Das Beste wäre natürlich gewesen, die Leistung mit Geld zu bezahlen, das Handelsübliche.“
    „Augen zu und durch“

    Doch den meisten Untergetauchten war das nicht möglich. Und so geriet man sehr schnell in eine Abhängigkeit, sagt Barbara Schieb.

    Barbara Schieb: „Man war immer abhängig von dem guten Willen anderer Leute und man wusste, man musste etwas bezahlen. Bei Frauen war das eben öfter mal die sexuelle Gegenleistung und das war den meisten Frauen auch völlig klar, dass das so ist. Sie haben sich über alle gefreut, die diese Gegenleistung nicht gefordert haben. Aber sie hielten es für durchaus auch völlig selbstverständlich, dass es so gefordert wurde. Wie Marie Jalowicz, die ganz genau wusste: so, Augen zu und durch.“

    Eine dieser Untergetauchten war Ilse Stillmann. Sie hat später von ihren Erlebnissen berichtet. Die so zwielichtige wie komplexe Problematik fasste Ilse Stillmann in ein paar dünnen Worten zusammen:

    Ja, ich hatte ja Erfahrungen gemacht. Frauen wollten billige Dienstmädchen und Männer wollten mit einem schlafen und dazu war ich nicht bereit. (Ilse Stillmann)

    Doch ob das so stimmt? Das ist die große Schwierigkeit bei einem Thema, das einem Schatten im Schatten gleicht. Vielleicht war es so, dass Ilse Stillmann tatsächlich nein sagen konnte. Barbara Schieb: „Also sie hat ganz explizit gesagt, nein das wollte ich nicht, dann bin ich auf diese Deals nicht eingegangen, dann hat sie sich einen anderen Schlafplatz gesucht.“

    Als ich mich immer noch nicht rührte und auch nichts zu sagen wagte, begann er, sanft meinen Arm zu streicheln, und sagte leise: ‚Berthy, du bist kein Kind mehr... mein Leben ist so viel lebendiger, so viel schöner, seit du hier bist. Ich möchte...‘ Er stockte erneut. Ich war mir nicht sicher, ob es gut wäre, wenn er jetzt weitersprechen würde. ‚Onkel Wim, bitte lass uns doch einfach so unbeschwert zusammen sein wie bisher‘, flüsterte ich endlich zurück. (Cilly Levitus-Peiser)

    Cilly ist noch jung, gerade 17 Jahre alt. Onkel Wim ist der Vater einer holländischen Bauernfamilie, die Cilly, genannt Berthy, nach ihrer Flucht aus Nazideutschland für einige Zeit verstecken. Auf der Flucht hatte sie sich in einen anderen jüdischen Jungen, Yakov, verliebt, erste Zärtlichkeiten erlebt. Sie mochte Bauer Wim, der sie in seinem Haus versteckte. Aber da waren diese Annäherungsversuche des 40-Jährigen Mannes.

    Wie sollte ich mich nur verhalten? Ich mochte Onkel Wim gern, sicher lieber als seine Frau. Aber wie weit wollte er jetzt gehen? Und was konnte ich tun? Was sollte ich tun? Mein Herz begann zu rasen, weil mir nichts einfiel, wie ich mich aus dieser Situation hätte retten können. ‚Berthy, hab keine Angst...‘, begann Onkel Wim nun wieder und fuhr zum ersten Mal mit der Hand unter meinen Schlafanzug. Dieser Abend blieb nicht der einzige. Er wiederholte sich viele Male. (Cilly Levitus-Peiser)
    Schweigen aus Scham

    Cilly Levitus-Peiser, die als 13-Jährige mit einem Kindertransport im November 1938 ins holländische Exil geschickt wurde, hat Jahrzehnte über diese Erlebnisse bei den Bauern geschwiegen. Aus Scham, wie sie später in ihren Erinnerungen schrieb.

    Vielleicht, weil ich mich geschämt habe zuzugeben, dass ich mich nicht wirklich gewehrt habe. Dass ich es manchmal sogar ein wenig genoss. Diese Aufmerksamkeit, diese Zärtlichkeit. Onkel Wim war kein schlechter Mensch. Er war einer von denen, die damals mein Leben gerettet haben. Aber er hat die Situation eines siebzehnjährigen Mädchens, dessen Leben von ihm abhing, ausgenutzt. (Cilly Levitus-Peiser)

    Die Berliner Kinderärztin und Psychotherapeutin Marguerite Marcus hat sich in ihrer Arbeit mit Überlebenden und deren Nachkommen viel mit fortwirkenden Traumata beschäftigt. Sexuelle Gewalt als Erfahrung von Überlebenden im Versteck sei dabei eigentlich nie zur Sprache gekommen, sagt sie.

    Marguerite Marcus: „Das Thema spielt keine Rolle, das ist so schambesetzt. Keiner redet darüber, dass er auch schwach war. Die Überlebenden reden gerne über die Stellen in ihrem Leben, wo sie stark waren und was ihnen geholfen hat zu überleben und sie waren ja so mutig. Das wichtigste war, überlebt zu haben. Die haben weite Teile auch verdrängt, weil sie auch in so depressiven Phasen waren, oft den Lebensmut verloren haben und alles haben über sich ergehen lassen. Manchmal war eben die sexuelle Gewalt gar nicht das Schlimmste. Manchmal war die mentale Gewalt von einer Frau, die einen als Aschenputtel in seinem Haus schrubben ließ auch nicht besser als der Mann, der dann wenigstens zärtlich war und der einen als Mensch begegnet hat.“
    Der „liebe Onkel von nebenan“

    Es wirkt umso erstaunlicher, mit welcher Offenheit Marie Jalowicz von den Übergriffen erzählt. Ihr Sohn Hermann Simon kannte im Wesentlichen all die Geschichten, bevor er das Interview-Projekt am Lebensabend seiner Mutter startete. Er erinnert sich an einen Fall: Ein „lieber Onkel“ von nebenan, zu dem er als Kind gern ging.

    Er erzählt: „In meinen Augen im besten Sinne des Wortes ein Proletarier, Fabrikarbeiter, mit Herz auf dem rechten Fleck, so habe ich den in meiner Erinnerung aus der Kindheit. Die Frau hat meiner Mutter, war ne ganz anständige Frau, in der unmittelbaren Nachkriegszeit geholfen. Und dieser Mann nähert sich meiner Mutter, ich glaube, sie war da nur eine Nacht und konnte da nicht lange bleiben, das ist eine hellhöriges Haus, ich weiß genau, wo das ist, ist ne feste Größe meiner Kindheit, und der nähert sich meiner Mutter, steht da, zitternd, im Nachthemd, beschreibt sie ja ziemlich genau, vor ihrem Bett, also, ja... muss ja eigentlich für eine junge Frau auch ekelhaft gewesen sein.“

    Barbara Schieb: „Das ist einfach eine absolute Schutzlosigkeit und ein Angewiesensein auf Menschen, die einem weiterhelfen in vielerlei Hinsicht. Man brauchte Lebensmittel, man brauchte einen Schlafplatz, man brauchte falsche Papiere, man brauchte einen Job, man brauchte Geld und man brauchte vielleicht auch emotionale Zuwendung. Man war einfach ein in die Welt geworfenes Wesen, das überhaupt nichts mehr mit dem alten Leben zu tun hatte.“

    Ein Foto zeigt den Umschlag des Buches „Untergetaucht“ (undatiertes Foto). In dem Buch sind die Erinnerungen der damals 20 jährigen Jüdin Marie Jalowicz Simon an die Nazi-Diktatur in Deutschland zusammengefasst. (S. Fischer Verlag/dpa)Buchtitel zu den Erinnerungen von Marie Jalowicz (S. Fischer Verlag/dpa)

    Herrmann Simon: „Die ganze Situation war eine Ausnahmesituation für alle Beteiligten. Keiner wusste, wie lange er noch zu leben hat.“

    Dass das Thema der „stillen Helden“ so wenig Beachtung fand, lag vor allem an der deutschen Nachkriegsgesellschaft, sagt Gedenkstättenleiter Johannes Tuchel:

    „In dem Moment, wo Sie eine Geschichte von Menschen erzählen, die verfolgten Juden geholfen haben, wird deutlich, es gab eine Alternative. Und dieses Aufzeigen von Handlungsalternativen hat man natürlich in der Nachkriegsgesellschaft äußerst ungern gesehen. Denn, um einen verfolgten Juden zu verstecken, mussten Sie kein hoher Offizier sein, nicht in irgendeiner Machtposition sein. Sie konnten Ottonormaldeutscher sein, der half.“

    Rein formal sei das Verstecken eines Juden kein Vergehen gewesen. Aber die Nazis konstruierten genügend andere Delikte, für die man belangt werden konnte: Wer einen Juden mit Lebensmitteln versorgte, verstieß gegen die Kriegswirtschaftsordnung. Wer zu falschen Papieren verhalf, beging Urkundenfälschung. Nicht die direkte Hilfe war strafbar, oft aber die begleitenden Handlungen.
    Helden oder Täter?

    Waren Helfer, die sich die Situation zunutze machten und Sex als Preis verlangten, stille „Helden“ oder Täter?

    Herrmann Simon: „Die Helfer haben geholfen. Die Helfer haben objektiv geholfen. Sie haben meiner Mutter das Leben gerettet und haben ihr Leben riskiert. Dass die nicht so selbstlos waren, wie wir das gerne hätten, steht auf einem anderen Blatt. Wenn wir hier irgendwas lernen können, dann doch das, dass die Geschichte nicht schwarz-weiß ist. Ist grau, bestenfalls.“

    Hermann Simons Mutter Marie Jalowicz hatte einen Grundsatz, sagt ihr Sohn: Nach vorne leben, nicht rückwärtsgewandt und schon gar nicht, dieser dunklen Zeit in ihrem Leben, diesen 12 Jahren, zu großen Raum schenken. Es habe für seine Mutter, die in der Zeit des Untertauchens eine junge Frau von Anfang 20 war, auch noch ein Leben danach gegeben. Kinder und Familie, die wissenschaftliche Karriere als Altphilologin und Philosophiehistorikerin an der Berliner Humboldt-Universität, Erfolge, Misserfolge, alles, was so zum Leben dazugehört.

    Herrmann Simon: „Sie wusste und so hat es sie auch gesagt, dass sie einen Preis dafür zu zahlen hat. Der Preis war hoch, aber das war auch mit ihrer Befreiung vorbei. Da fängt ein komplett neues Leben an. Schreibt sie ja auch, dass sie ausspuckt und sagt, jetzt ist Schluss. Jetzt will ich die sein, zu der ich erzogen worden bin.“

    #sexual_harassment #rape #Shoah #National_Sozialism #power_abuse #helper #return_service #underground

    https://www.deutschlandfunk.de/versteckte-juedinnen-in-der-ns-zeit-nicht-jeder-half.2540.de.html?dr

  • L’enquêteur, le nazi et son fils
    https://laviedesidees.fr/Philippe-Sands-The-Ratline-Love-Lies-Justice-Nazi.html

    À propos de : Philippe Sands, The Ratline. Love, Lies and Justice on the Trail of a Nazi Fugitive, Londres, Weidenfeld & Nicholson, 2020.. L’avocat Philippe Sands, petit-fils de Juifs persécutés, a enquêté sur le personnage d’Otto von Wächter, Autrichien SS et gouverneur de Cracovie pendant la guerre, avec l’aide du fils de ce dernier.

    #Histoire #Pologne #Shoah #famille #nazisme
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20200923_ratline.docx
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20200923_ratline.pdf

  • Lydia Chagoll, rebelle
    https://www.solidaire.org/articles/lydia-chagoll-rebelle
    https://leblognotesdehugueslepaige.be/lydia-chagoll-rebelle)

    Témoin et actrice, victime et combattante : Lydia Chagoll a traversé les tragédies du XXe siècle avec une détermination qui ne l’a jamais quittée jusqu’à son dernier souffle le 23 juin dernier.

    Elle était née en Hollande en 1931, dans une famille juive dont le père est un journaliste antifasciste. En 1940, lors de la débâcle, Lydia passe en Belgique avant de se réfugier dans les Indes néerlandaises où elle passera trois ans dans différents camps de concentration japonais jusqu’en 1945 alors qu’une grande partie de sa famille est gazée à Sobibor. Expérience évidemment fondatrice qui alimentera à la fois ses inlassables combats antifascistes et antiracistes et sa lutte pour les droits des enfants.[1] Par ses films et par ses livres, mais aussi par les visites qu’elle guide à Auschwitz[2], Lydia Chagoll consacre une grande partie de sa vie à la mémoire de la Shoah, mais aussi à celle de la déportation et du génocide des Roms et Sinti (« Tsiganes »)[3]. Elle sera aussi — et en même temps —, comme juive disait-elle, une ardente combattante pour les droits des Palestiniens. Ce qui lui vaudra les foudres d’une partie de sa communauté d’origine. Au lendemain de la guerre, la première partie de la vie professionnelle de Lydia Chagoll est consacrée à la danse. Elle est danseuse et chorégraphe et fonde sa propre troupe. Déjà, elle écrit sur la danse avec ce souci d’intégrer la réflexion et les interrogations sur la création artistique.

    En 1974, sa rencontre avec le cinéaste Frans Buyens (1924-2004)[4] constitue le tournant de sa vie. Lydia et Frans vont constituer un couple exceptionnel par la force de leur amour et la richesse de leur complicité créatrice et politique. Ils ne sont pas fusionnels, mais égalitaires en discussion permanente dans l’écoute respectueuse, mais sans concession de l’apport de chacun. e. Frans est déjà un cinéaste reconnu. Journaliste, écrivain, pamphlétaire et réalisateur autodidacte. Il a réalisé le seul film consacré aux grèves 60-61 (Combattre pour nos droits). « Je suis un cinéaste idéologue », disait Frans qui réalise de nombreux documentaires politiques, mais aussi artistiques, avec notamment deux films essentiels consacrés à Frans Masereel sans oublier plusieurs films de fiction dont le très beau récit autobiographique consacré à la mort de sa mère par euthanasie (Minder dood dan de anderen (Moins morte que les autres, 1992[5]).

    À partir de 1974 et jusqu’à la mort de Frans, le couple va réaliser ensemble 31 films. L’œuvre est immense. On ne retiendra ici que la somme emblématique consacrée à l’histoire du nazisme et à la mémoire de ceux qui l’affrontèrent : 540 minutes, 9 films dont 4 sur l’histoire proprement dite et 5 films constitués de témoignages de survivants et de combattants. La forme est rigoureuse, radicale, inventive. Des plans fixes [iconographie du nazisme] pour l’histoire, des entretiens face caméra, avec trois dimensions de plans, sur le même fond teinté de couleurs différentes selon les époques. Le titre du film est essentiel : « Savoir Pourquoi »[6]. Les deux mots donnent tout leur sens au film. Il s’agit bien d’aller aux racines du nazisme qui n’est pas un accident de l’histoire ni un simple dévoiement du nationalisme, mais le fruit d’un système d’exploitation. Il s’agit aussi d’armer les générations futures contre le retour de ce mal absolu. « Savoir Pourquoi » fait œuvre de connaissance et de réflexion, mais ne verse pas dans le pédagogisme élémentaire. Le travail sur le rapport entre la voix et l’image est sans nul doute fondamental pour créer la distanciation que Chagoll et Buyens recherchaient.

    Ayant eu la chance de travailler quelques fois avec eux, je me rappelle ici de cette exigence sur l’utilisation de la voix — et donc du texte —. Alors que je faisais une des « voix off » du film, je me souviens avoir passé des dizaines d’heures en studio avec eux. Débats politiques passionnants et parfois heurtés sur le texte lui-même, mais surtout difficulté d’affronter au mieux leurs choix techniques et artistiques. Contrairement à l’usage, le couple refusait que l’on voie les images que nous commentions. On enregistrait le texte « à blanc » pour ne pas se laisser porter — ou déformer — par l’émotion qu’un plan pouvait engendrer. Ils nous faisaient travailler sur le sens du texte et en exigeant une discipline vocale sans faille. Le résultat en était étonnant : après mixage, l’émotion n’était pas absente, mais surtout « on savait pourquoi »…                                  

    L’œuvre Chagoll-Buyens est tout entière dans cette démarche intellectuelle et cette écriture cinématographique. Elle a marqué de son empreinte l’histoire du documentaire en Belgique. Paradoxalement leur cinéma salué dans de très nombreux festivals internationaux n’a jamais obtenu la reconnaissance qu’il méritait dans leur propre pays.

    Trente et un films communs, après la mort de Frans, en 2004, Lydia achèvera seule le 32e qui était une autobiographie croisée [Duo Portrait, 2006] et qui illustre superbement leur parcours généreux et rebelle.

    Il y a un peu plus d’un an, je présentais avec Lydia son dernier film « Félix Nussbaum », portrait du peintre mort à Auschwitz et dont l’œuvre oubliée sera redécouverte après la guerre. Dans cette biographie à la fois empathique et rigoureuse, Lydia fait revivre — et découvrir — une peinture marquée par l’émotion et l’histoire. Après la projection, autour d’un verre, on a refait le monde comme toujours en associant le souvenir de Frans. À la fin de notre longue conversation, Lydia, pourtant fatiguée et malade, mais requinquée par la projection et la réaction du public m’a dit « Eh bien Huge — c’est ainsi qu’elle prononçait — je pense que je vais encore en faire un… ». Elle avait alors 88 ans. Lydia, éternelle combattante.

    (article paru sur le Blog de Hugues Le Paige : https://leblognotesdehugueslepaige.be/lydia-chagoll-rebelle)
    [1] « Au Nom du Führer » ( 1977) : documentaire sur l’enfant aryen et « non aryen » sous le régime nazi et » La petite peau blanche devait courber la tête devant l’empereur Hirohito » (2003) d’après son propre récit autobiographique.
    [2] En collaboration avec la Fondation Auschwitz : voir https://auschwitz.be/fr/accueil/agenda/deces-de-lydia-chagoll-23-juin-2020
    [3] « Ma Bister », 2014
    [4] Voir mon article consacré à Frans Buyens dans la revue Politique : https://www.revuepolitique.be/des-hommes-contre
    [5] Ce sera le premier film belge consacré à la question de l’euthanasie
    [6] Coproduit par Image Création avec la participation de la RTBF ( une autre époque…), ces films sont aussi à la disposition du service public qui peut donc les rediffuser à sa meilleure convenance… On ne doute pas qu’un hommage sera ainsi rendu à Lydia Chagoll et à Frans Buyens.

    #Femme #combat #cinéma #documentaire #combat #antifacisme #antiracisme #Shoah #déportation #couple #Frans_Masereel #Histoire #social

  • «La montagna a casa» celebra l’eroismo di un grande alpinista antifascista - Lo scarpone on-line - L’house organ del Club Alpino Italiano
    http://www.loscarpone.cai.it/news/items/la-montagna-a-casa-celebra-leroismo-di-un-grande-alpinista.html

    «La montagna a casa» celebra l’eroismo di un grande alpinista antifascista
    “Oltre il confine. La storia di Ettore Castiglioni” di Andrea Azzetti e Federico Massa è il film che sarà proiettato questa sera per la rassegna cinematografica del Cai

    9 maggio 2020 - Inizia un altro weekend in compagnia della rassegna “La montagna a casa”. Oggi sarà protagonista Ettore Castiglioni, figura tra le più amate della storia del Cai, sia come accademico che per il suo impegno antifascista. Attraverso le Alpi Castiglioni ha portato in Svizzera tanti dissidenti e tanti ebrei. “Oltre il confine. La storia di Ettore Castiglioni” di Andrea Azzetti e Federico Massa cercherà anche una risposta all’ultima domanda rimasta insoluta, quella sulla missione a causa della quale morì in alta Valmalenco nella primavera del 1944.

    Il film sarà trasmesso alle 21 sul canale Youtube del Cai. “La montagna a casa” è organizzata dal Cai con la collaborazione di Sondrio Festival, Museo della Montagna e Parco dello Stelvio. Il link per guardare il film è: https://www.youtube.com/watch?v=kUZmtHbevwk

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    Se volete rivedere il film di ieri, “Tamara Lunger – facing the limit”, appuntamento con la replica delle 17.30. Il link per partecipare alla proiezione è: https://www.youtube.com/watch?v=3Z4I_vR0aQY

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    Ecco la scheda del film di oggi:

    “Oltre il confine. La storia di Ettore Castiglioni”
    Regia: Andrea Azzetti e Federico Massa
    Produzione: Giuma
    Sceneggiatura: Andrea Azzetti, Federico Massa e Gerassimos Valentis
    Fotografia: Andrea Azzetti
    Paese: Italia
    Anno: 2017
    Durata: 66 min.

    Attori: Stefano Scandaletti, Marco Albino Ferrari
    Con le testimonianze di Alessandro Tutino, Andrea Tognina, Maurizio Giordani, Annibale Salsa, Alessandro Rizzi, Ivano Marco Rebulaz, Ruggero Cominotti, Oscar Brandli, Milan Bier, Nenga Negrini, Dominik Lieinenbach.

    Sinossi:
    #Film dedicato alla nobile figura di Ettore Castiglioni, accademico del #CAI, compilatore di guide alpinistiche CAI-TCI, musicista, morto assiderato in alta Valmalenco nella primavera del 1944, durante la sua fuga dalla prigione svizzera del passo del Maloja, accusato di espatrio clandestino.
    #EttoreCastiglioni scelse di avere come unico confidente il suo diario. Le sue parole compongono il ritratto di un grande alpinista e insieme la figura di un uomo solo e inquieto. Ma raccontano un cambiamento profondo: da ragazzo di buona famiglia ad antifascista che all’indomani dell’8 settembre 1943 guidò un gruppo di ex soldati sulle montagne della Valle d’Aosta e si adoperò per portare in salvo sul confine svizzero profughi ed ebrei in fuga dalla guerra. “Dare la libertà alla gente per me adesso è una ragione di vita”: scriveva così qualche giorno prima di cadere in un tranello delle guardie di frontiera. L’ultima nota nel diario è del marzo ’44 e non svela nulla degli avvenimenti successivi. Sconfinò nuovamente in Svizzera e fu arrestato. Privato degli abiti e degli scarponi fu rinchiuso in una stanza d’albergo a Maloja. Durante la notte si calò dalla finestra e affrontò il ghiacciaio del Forno avvolto in una coperta. Cosa lo spinse a tentare una fuga impossibile? Quale missione aveva da compiere oltre il confine? Lo scrittore Marco Albino Ferrari, curatore dell’edizione critica del diario, ripercorre i momenti salienti dalla vita dell’alpinista, raccoglie documenti e testimonianze e si addentra nel mistero della sua morte.

    @cdb_77 #wwII #frontiere #alpes #suisse #italie #shoah

  • 1946 : le pogrom de Kielce
    http://www.laviedesidees.fr/1946-le-pogrom-de-Kielce.html

    À propos de : Joanna Tokarska-Bakir, Pod klątwą. Społeczny portret pogromu kieleckiego (Sous l’anathème. Portrait social du pogrom de Kielce). Le pogrom de Kielce, à moins de 200 kilomètres au sud de Varsovie, a été reconstitué minute par minute, afin de mettre en lumière le rôle des différents acteurs. Depuis vingt ans, la « nouvelle école historiographique polonaise » contribue à mettre en lumière l’antisémitisme de l’après-1945.

    #Histoire #Pologne #Shoah #antisémitisme #judaïsme #massacre
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/202003_kielcepogrom.docx

  • The gates of hell: #Auschwitz 75 years on | World news | The Guardian
    https://www.theguardian.com/world/2020/jan/12/auschwitz-gates-hell-75-years-on

    The Nazi death camp where more than one million people perished was liberated on 27 January 1945. As one survivor, now aged 90, prepares to commemorate the date, she explains why the Holocaust must never be forgotten … especially in an age of rising antisemitism and nationalism

    by Harriet Sherwood

    #nazisme #shoah #seconde_guerre_mondiale #sgm

  • La première femme rabbin au monde : Regina Jonas


    Allemande, orthodoxe, ordonnée par un rabbin libéral en 1935, elle ne pourra officier qu’à partir du moment où les communautés juives auront perdu leurs rabbins. En 1942, elle est déportée par les nazis à Theresienstadt, où elle œuvre avec le psychiatre Viktor Frankl (concepteur de la logothérapie) et Leo Baeck (philosophe du judaïsme et représentant des juifs libéraux d’Allemagne) à soulager le sort des déporté·es. Ces messieurs omettront de mentionner son nom par la suite. Elle est assassinée à Auschwitz en 1944.
    La dessinatrice Elke Renate Steiner lui a consacré une petite bande dessinée : « Woman Rabbi » http://www.electrocomics.com/pdfs/electrocomics_regina_jonas.pdf
    A Berlin, au n° 6 de la Krausnickstraße, une plaque lui est dédiée. A Offenbach, un chemin porte son nom.
    Des infos : https://fr.wikipedia.org/wiki/Regina_Jonas
    #Regina_Jonas #femme_rabbin #shoah #déportation #histoire_des_femmes #visibilisation #nom_de_rue

  • Der Führer schenkt den Juden eine Stadt (Le Führer offre une ville aux Juifs)


    Sources : United States Holocaust Memorial Museum, Ivan Vojtech Fric, https://collections.ushmm.org/search/catalog/pa1144024 et https://collections.ushmm.org/search/catalog/pa1144026
    Ce film nazi de 1944/45 a été tourné à Theresienstadt, le camp de concentration de Terezín en Tchécoslovaquie annexée, après qu’il eut été transformé artificiellement en camp de travail modèle le temps de la visite de la Croix Rouge.
    Une autre forme de l’horreur.
    Quelques fragments ont été conservés, dont, ici, un exemple sonore : https://archive.org/details/TheresienstadtDerFhrerSchenktDenJudenEineStadtFilm

    Des infos : https://fr.wikipedia.org/wiki/Theresienstadt_(film)
    #shoah #Theresienstadt #camp_de_concentration #propagande #film #national-socialisme

  • Antisémitisme : les petits arrangements de Yann Moix avec la vérité à « ONPC »
    https://www.lexpress.fr/culture/livre/antisemitisme-les-petits-arrangements-avec-la-verite-de-yann-moix-a-onpc_20

    Yann Moix s’est expliqué samedi soir sur le plateau de Laurent Ruquier. On attendait un mea culpa sincère, on a eu droit à des éléments de langage. Décryptage.

    Yann Moix a décidément du mal avec les mea-culpa. À la suite des révélations de L’Express https://web.archive.org/web/20190826152559/https://www.lexpress.fr/culture/quand-yann-moix-publiait-dans-un-journal-antisemite_2095721.html, il lui avait déjà fallu s’y reprendre à deux fois avant d’avouer qu’il était bien l’auteur non seulement des dessins, mais aussi des textes publiés dans un petit magazine étudiant à tendance #négationniste. Hier soir, sur le plateau de #Laurent_Ruquier, le romancier a de nouveau présenté ses excuses pour ces errements de jeunesse. Mais interviewé par #Adèle_Van_Reeth et #Franz-Oliver_Giesbert, qui n’avaient pas la moindre idée de ce que contenaient les trois numéros d’Ushoahia, #Yann_Moix a de nouveau eu tendance à minimiser sa participation à coups de petits arrangements avec la vérité.

    Par ailleurs, Le Monde avait révélé hier https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/08/31/ces-heures-ou-yann-moix-a-tente-de-rester-frequentable_5504880_3224.html avant l’émission que Moix était le salarié de la maison de production #Tout_sur_l'écran, productrice d’On n’est pas couché. C’est en effet cette même société qui produit Chez Moix, l’émission présentée sur #Paris-Première par le romancier. Un étrange mélange des genres sur le Service Public. Retour sur un mea-culpa incomplet.

    "Je demande pardon pour ces bandes dessinées"

    Yann Moix connait trop bien le sens des mots pour les employer au hasard, surtout au coeur d’une polémique aussi explosive. Il a asséné pendant plus d’une heure un « élément de langage » forgé à l’avance : « Je faisais des bandes dessinées #antisémites. » Nous avons compté : Yann Moix a martelé dix-neuf fois l’expression « bande dessinée » durant l’émission, sans jamais avoir été repris une seule fois par ses interviewers ! Or, en demandant le pardon pour ces « bandes dessinées », le romancier renvoie à un mode d’expression qui évoque inconsciemment l’enfance et suscite donc l’indulgence.

    Vérification faite, sur la centaine de pages que forment au total les trois numéros d’Ushoahia, on ne trouve aucune bande dessinée de sa main dans le numéro 1 (le plus négationniste), trois pages seulement dans le numéro 2 et deux pages dans le troisième numéro. Soit donc seulement cinq pages sur... cent ! À noter que ces rares bandes dessinées visent le plus souvent à ridiculiser #Bernard-Henri_Lévy, parfois sur le mode scatologique, parfois pour se demander comment « le distinguer de Jean-Jacques Goldman ».

    Dans l’absolution que #BHL accorde ce matin à Moix, le philosophe reprend symptomatiquement le même élément de langage, n’évoquant que « ces fameuses BD ».


    Case d’une des rares bandes dessinées de Yann Moix publiée dans Ushoahia.

    En revanche, dans ces numéros, on trouve de très nombreuses caricatures de la main de Moix, très souvent antisémites. Le romancier, qui rêvait de publier dans Hara-Kiri, sait que caricature et bande dessinée sont loin d’être synonymes. Tout particulièrement quand le sujet en est l’ #antisémitisme, comme le rappelle le spécialiste Didier Pasamonik ce matin https://www.actuabd.com/TRIBUNE-LIBRE-A-DIDIER-PASAMONIK-A-propos-des-bandes-dessinees-de-Yann-Moix

    Mais surtout, en demandant pardon pour ses « bandes dessinées », Yann Moix occulte à nouveau l’essentiel : il était bel et bien l’auteur de nombreux textes d’Ushoahia. Après l’avoir tout d’abord farouchement nié dans son entretien à L’Express, il avait été contraint de le reconnaître vingt-quatre heures plus tard dans Libération, lorsque L’Express avait retrouvé https://www.lexpress.fr/actualite/societe/negationnisme-le-mensonge-de-yann-moix_2095809.html l’un de ses manuscrits signés de sa main contenant nombre des textes antisémites publiés dans Ushoahia.

    Or, en plus d’une heure passée dans le fauteuil de l’émission de Laurent Ruquier, Yann Moix n’a pas une seule fois évoqué ou assumé ces textes. Que cache ce déni ?

    "J’avais 20 ans"

    Quel âge avait vraiment Yann Moix au moment où il publiait ces textes et dessins ? La maturité n’est pas la même à 18 ans, à 20 ans ou à 22 ans. Dans Le Monde, son éditeur Olivier Nora évoque un « fanzine lycéen ». Sur le plateau d’ONPC, Moix parle de l’année 1988. Précisons donc que certains numéros d’Ushoahia sont parus dans les premiers mois de 1990 (l’un d’entre eux évoque longuement la mort du dictateur roumain Nicolae Ceaucescu survenue le 25 décembre 1989). Yann Moix, né le 31 mars 1968, s’apprêtait donc à fêter ses vingt-deux ans. Il avait quitté le lycée trois ans plus tôt, avait passé deux ans en classes préparatoires et étudiait dans une grande école, l’ESC Reims.

    Dans Orléans, il ne cesse d’ailleurs de rappeler combien il était précoce intellectuellement, s’amusant même du fait qu’il était sans doute le plus jeune abonné du Bulletin des amis d’André Gide de l’Histoire (il était alors en quatrième). Il raconte aussi comment il dévorait les oeuvres de Francis Ponge, Charles Péguy, Sartre, Céline, Baudelaire, Gombrowicz... D’ailleurs, le « style » des textes d’Ushoahia, aussi odieux soit-il, fait preuve d’une virtuosité certaine.

    "Je m’en prenais aussi aux myopathes, aux handicapés, aux Éthiopiens"

    Yann Moix sous-entend donc que les Juifs ne seraient qu’une cible parmi d’autres dans ses écrits de jeunesse et qu’il « faisait feu de tout bois ». Les myopathes ? Les handicapés ? Pas une ligne sur eux dans les trois numéros d’Ushoahia. En revanche, la couverture du numéro 2 est bien consacrée à la famine en #Éthiopie. Voici les premières lignes de l’article consacré au sujet : « Après les six millions de #Juifs soi-disant morts dans les camps en carton pâte que la Metro Goldwyn Meyer a fait construire un peu partout en Europe pour le compte (en banque) de quelques Juifs avides de pognon, on réinvente l’actualité pour renflouer les caisses de quelques dictateurs nègres dont le roseau de 30 cm ne suffit plus à aguicher les putains d’Adis-Abeba. » Et un peu plus loin : « En fait, ces #nègres maigres n’existent pas. Ce ne sont que les négatifs des photos truquées par les Juifs sur les prétendus camps de la mort. »

    Texte paru dans le numéro 2 d’Ushoahia.

    Le numéro 3 d’Ushoahia est lui consacré à l’abbé Pierre. Là encore, voici les toutes premières lignes de l’article : « Il est petit, épais comme un #Juif version #Buchenwald, porte des binocles pour mieux voir le fric (...) et une barbe de père Noël pouilleux qui serait resté trop longtemps à distribuer des cadeaux aux pensionnaires d’ #Auschwitz. Faut dire, vu le nombre de cheminées qu’il y avait là-haut, il devait y avoir du pain (grillé) sur ces planches qui ont servi à casser du Youpe, etc. » Le texte est signé « #Auschwitz-Man ».

    Extrait du numéro 3 d’Ushoahia.

    Bref, les #Éthiopiens et l’abbé Pierre ne sont une nouvelle fois que prétexte à développer une obsession antisémite et négationniste. Dans le numéro 3, même la pauvre peluche Casimir -pour laquelle Moix a toujours eu un faible, au point de la mettre en scène longuement dans son premier roman, Jubilations vers le ciel- porte un brassard à #croix_gammée.

    On comprend mieux pourquoi Yann Moix n’a pas souhaité s’appesantir sur les textes.

    "Ces révélations sont téléguidées par l’extrême-droite"

    Discréditer le supposé émetteur d’une information est une technique vieille comme le monde. Dans son interview à L’Express, en début de semaine, Yann Moix accusait son frère d’être la « balance ». À On n’est pas couché, changement de stratégie, c’est l’ « extrême-droite ». Deux anciennes amitiés de Moix avec des personnages sulfureux ont d’ailleurs été évoquées sur le plateau de Laurent Ruquier.

    Premier nom : #Marc-Edouard_Nabe, écrivain dont Moix fut très admiratif à ses débuts et dont il fut proche un temps, avant de se brouiller avec lui. Depuis, les deux hommes sont à couteaux tirés. Nabe est le premier à avoir cité le titre Ushoahia, en 2017, dans son livre Les Porcs 1, mais il n’a jamais eu entre les mains ces publications. Sinon, lui qui publie régulièrement sur son site « Nabe News » des documents révélant les parts d’ombre de ses ennemis, se serait évidemment fait un malin plaisir de rendre public un florilège des oeuvres de jeunesse compromettantes de Moix, étrillé à longueur de pages dans Les Porcs 1.

    Couverture du premier numéro d’Ushoahia dessinée par Yann Moix.

    L’autre ami évoqué à ONPC s’appelle #Paul-Éric_Blanrue. Auteur d’un documentaire avec le négationniste #Robert_Faurisson, il fut très proche de Moix dans les années 2000. Ce dernier lui donna même en 2007 une préface (sans ambiguïtés) à une anthologie de textes antisémites d’auteurs célèbres. Pour l’anecdote, #Blanrue fait une petite apparition - en sosie d’Elvis Presley - dans le film Podium de Yann Moix. Aujourd’hui, les deux ex-complices sont en froid. Mais si Blanrue avait entendu parler lui-aussi d’Ushoahia, il n’en détenait aucun exemplaire. Il nous l’avait confirmé, lorsque nous l’avions interrogé avant notre premier article sur le sujet. Il nous avait même envoyé trois mails, demandant si nous ne pouvions pas lui envoyer en primeur une capture d’écran de l’une des couvertures (ce que nous n’avons évidemment pas fait).

    Yann Moix le sait donc bien. Si l’ « #extrême-droite » avait eu la possibilité de faire « fuiter » ses dessins et écrits de jeunesse, elle l’aurait fait depuis longtemps. Alors pourquoi l’accuser ? Ne peut-il imaginer que certaines personnes aient tout simplement été horrifiées par ce qu’elles ont découvert dans les publications antisémites et négationnistes dont il était l’auteur et le dessinateur ?

    #Shoah #Racisme #Raciste

    • Par ailleurs, Le Monde avait révélé hier avant l’émission que Moix était le salarié de la maison de production Tout sur l’écran, productrice d’On n’est pas couché. C’est en effet cette même société qui produit Chez Moix, l’émission présentée sur Paris-Première par le romancier. Un étrange mélange des genres sur le Service Public. Retour sur un mea-culpa incomplet.

  • #Maroc. L’incroyable histoire du #mémorial de la #Shoah érigé au pied de l’#Atlas_marocain

    Les Marocains ont découvert avec stupéfaction qu’un étrange mémorial de l’#Holocauste était en construction depuis plus d’un an près de Marrakech, à l’initiative d’un artiste et activiste allemand un peu fantasque. Les autorités ont réagi sans tarder en démolissant l’œuvre.

    Des stèles en béton ressemblant à celles du mémorial de l’Holocauste de Berlin. Un arc-en-ciel LGBT peint au sol. Un obélisque. Un bâtiment noir bizarre évoquant surtout Le Seigneur des anneaux. Une haute clôture grillagée et un drapeau européen, en référence, dans un douteux mélange des genres, à la politique migratoire européenne. Le tout voulu comme… un mémorial de l’Holocauste, en plein Maroc rural, près de Marrakech.

    Voilà l’hallucinante rumeur qui a parcouru les réseaux sociaux marocains le week-end dernier et provoqué dans le royaume des réactions étonnées, incrédules ou énervées, et des accusations de “propagande israélienne”. Encore plus hallucinant : la rumeur était vraie. Et la construction de cet étrange mémorial avait débuté… il y a plus d’un an, en juillet 2018.

    Le sujet a fait le tour de la presse marocaine, qui a présenté son concepteur : un Allemand résidant au Maroc nommé Oliver Bienkowski, à la tête d’une ONG “antiraciste et de défense des droits humains” intitulée PixelHelper, qui montrait depuis un an sur Twitter et Facebook l’avancement du chantier, sans lésiner sur les hashtags.

    Oliver Bienkowski avait en fait été interviewé quelques jours plus tôt par le quotidien israélien The Jerusalem Post, dans un article donnant une première idée de sa personnalité plutôt farfelue.

    https://www.courrierinternational.com/article/maroc-lincroyable-histoire-du-memorial-de-la-shoah-erige-au-p
    #mémoire

    ping @albertocampiphoto @reka

  • Artist Shames Tourists Taking Inappropriate Selfies At The Holocaust Memorial Site In Berlin (NSFW) | DeMilked

    https://www.demilked.com/holocaust-memorial-selfies-yolocaust-shahak-shapira

    Il semble qu’il reste à faire un travail de mémoire aussi à destination de celles et ceux qui rendent visite à des lieux de mémoire.

    sraeli artist Shahak Shapira has seen enough of these disrespectful selfies taken in the absolute worst places for them. So he launched an art project called “Yolocaust” in hopes to shame the selfie-takers from the Holocaust Memorial in Berlin.

    “Over the last years, I noticed an interesting phenomenon at the Holocaust memorial in Berlin: people were using it as a scenery for selfies. So I took those selfies and combined them with footage from Nazi extermination camps,” Shapira wrote. He gathered the selfies from the social media sites like Facebook, Instagram, Tinder, and Grindr, and then combined them with the hard-to-watch real footage from concentration camps. The artist was shocked by just how distanced from the actual meaning of the monument its visitors were, which is illustrated with the comments, hashtags and “likes” that were posted with the selfies.

    #mémoire

  • Principal Who Tried to Stay ‘Politically Neutral’ About Holocaust Is Removed - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/07/08/us/spanish-river-william-latson-holocaust.html

    Un proviseur radié parce qu’il refuse de se prononcer sur la Shoah... Bravo, mais c’est aux Etats-Unis, pourtant paradis du laisser-dire n’importe quoi.
    Pendant ce temps le négationiste Etienne Chouard continue d’avoir la parole et l’oreille de certains
    https://www.lesinrocks.com/2019/06/12/actualite/medias-actualite/etienne-chouard-interviewe-par-le-media-honteux-ou-utile
    Et ça, c’est chez nous, un pays qui interdit la propagande négationiste.
    Allez comprendre pourquoi le monde tourne à l’envers.

    A high school principal in Florida has been removed from his position over his refusal to state that the Holocaust was a factual historical event, saying that he had to stay “politically neutral” about the World War II-era genocide of six million Jews.

    “Not everyone believes the Holocaust happened,” the principal, William Latson of Spanish River Community High School in Boca Raton, Fla., wrote in an email exchange with an unidentified parent in April 2018. He said that the school offered an assembly and courses on the Holocaust, but that they were optional and could not be “forced upon” all students.

    The emails were recently obtained and published by The Palm Beach Post.

    “I can’t say the Holocaust is a factual, historical event because I am not in a position to do so as a school district employee,” Mr. Latson wrote, making a distinction between his personal beliefs about the Holocaust and his role as the leader of a public school. “I do allow information about the Holocaust to be presented and allow students and parents to make decisions about it accordingly. I do the same with information about slavery.”

    The comments set off an intense backlash in South Florida, which has a significant Jewish population and has among the highest concentrations of Holocaust survivors in the world. Thousands signed an online petition calling for Mr. Latson’s resignation, and on Monday, the Palm Beach County school district announced that he would be stripped of his position as principal and reassigned to another job in the district.
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    The debate comes as memory of the Holocaust is fading and anti-Semitism is on the rise. Florida is among the states working to combat that; under state law, all school districts must offer Holocaust education. In 2018, the gunman who killed 17 people at Marjory Stoneman Douglas High School in Parkland, Fla., about a 20-minute drive from Spanish River Community High School, opened fire during one of these lessons, a class called History of the Holocaust.

    #Shoah #Négationisme

  • BBC - Travel - The Holocaust memorial of 70,000 stones
    http://www.bbc.com/travel/story/20190328-the-holocaust-memorial-of-70000-stones

    At the end of a quiet, suburban cul-de-sac in north-eastern Berlin, Michael Friedrichs-Friedländer quickly ushers me into his garage. He casts a watchful glance down the road, as if to check I’ve come here alone.

    “I’d ask you not to mention the precise location,” he said. “The neighbours all know what I do, but I don’t want any outside trouble.”

    #stolpersteine

    • Ouf,

      Voilà, c’est fini... Ce samedi, à partir de 23h30, Laurent Ruquier présentera l’ultime numéro d’On n’est pas couché de la saison sur France 2. Il sera entouré pour la dernière fois de Charles Consigny et Christine Angot, dont les départs de l’émission ont été annoncés la semaine dernière. L’animateur souhaite effectivement revoir en profondeur le format de son émission, à l’antenne depuis 2006 et dont les audiences se sont grandement essoufflées cette saison. Avec 925 000 téléspectateurs en moyenne (14% de PDA), le talk-show a rarement dépassé la barre du million de fidèles en audience linéaire et en a égaré près de 200 000 par rapport à la saison 2017-2018. La faute à un plateau souvent faiblard et à une diffusion de plus en plus tardive.

      yahoo.com

      Face au tollé provoqué par sa déclaration, Christine Angot a présenté ses excuses dans un communiqué :

      « Je regrette de ne pas avoir réussi à me faire comprendre dans l’émission du 1er juin et d’avoir blessé par mes propos. Mon intention était à l’opposé (...) explique-t-elle (...) J’ai voulu rapprocher les deux crimes contre l’humanité que sont l’esclavage et la Shoah, tout en prenant soin de spécifier la différence fondamentale de méthode dans la déshumanisation, d’un côté exterminer les personnes, de l’autre leur retirer leur humanité pour en faire des objets de commerce qu’on achète et qu’on vend.

      L’expression "en bonne santé" était cependant absurde », a-t-elle encore reconnu, avant de préciser qu’elle considérait qu’« indifférencier les souffrances infligées par ces crimes me paraît dangereux. L’indifférenciation pouvant conduire à l’indifférence. »

      La femme de lettres « regrette » encore de ne pas avoir « su trouver les mots » pour exprimer sa pensée avant de conclure : « Mon travail est de me faire comprendre. Je m’excuse d’y avoir échoué. Il me tenait à cœur d’éloigner la concurrence victimaire dont certains jouent. »

      Salutations attentives,

      Fabienne Abbou - Chargée de la médiation des programmes

      http://m.mediateur.francetv.fr/emissions/le-mediateur-des-programmes/vos-messages/trouver-les-mots_573860

      Ne pas réussir à se faire comprendre sur le plateau d’ONPC ne demande pas beaucoup de travail. Cette émission étant une des plus emblématique gabegie du service public.