• Trump dit à des élues démocrates du Congrès de « retourner » d’où elles viennent
    https://www.courrierinternational.com/depeche/trump-dit-des-elues-democrates-du-congres-de-retourner-dou-el

    Il faisait très vraisemblablement référence à de jeunes élues du Congrès comme Alexandria Ocasio-Cortez de New York, Ilhan Omar du Minnesota, Ayanna Pressley du Massachusetts ou encore Rashida Tlaib du Michigan.

    Et d’ajouter : « Et ensuite elles reviennent et nous montrent comment il faut faire ».

    « Ces endroits ont vraiment besoin de votre aide, il faut y aller vite. Je suis sûr que Nancy Pelosi sera très contente de trouver rapidement des voyages gratuits », a-t-il relevé.

    Ultérieurement, Donald Trump a affirmé dans un autre tweet, sans les nommer, que les personnes qu’il vise « haïssent Israël avec une passion effrénée », semblant faire référence à Ilhan Omar et Rashida Tlaib, qui ont été récemment impliquées dans des polémiques pour des propos controversés quant à l’Etat juif.

    #sionisme #israël #trump

  • #Hugues_MOUTOUH : « Le mot “#migrants” traduit un parti pris idéologique que nous devons refuser »

    Le terme de « migrants » s’est imposé dans le ­#discours public et désigne indistinctement des ­réalités très différentes. À la faveur de ce mot ­s’impose ­subrepticement une vision de l’immigration à l’opposé du vœu des Français, s’inquiète l’ancien préfet Hugues MOUTOUH.

    –-----------

    Depuis quelques années déjà, l’actualité européenne ne parle plus que d’eux. Ils font régulièrement la une des journaux télévisés, sont le sujet de nombreuses conférences intergouvernementales et la source de bien des brouilles diplomatiques. On dit même qu’ils pourraient achever de saper le projet européen, à force de mettre à l’épreuve la solidarité des États membres. Mais de qui parle-t-on ? Des « migrants », bien sûr.

    La France, comme les autres pays européens, n’échappe pas à la fameuse « crise migratoire ». Il suffit d’ouvrir n’importe quel journal de ces derniers jours pour s’en convaincre : « Loire-Atlantique : la préfète juge parfaitement insupportable l’existence d’un campement de migrants dans le centre de Nantes » ; « Nord : les autorités évacuent à nouveau le campement de migrants de Grande-Synthe, où vivent environ 500 personnes ».

    Pas une semaine sans que les mots de « migrant » ou de « migration » ne viennent alimenter les chroniques de presse ou déclarations des personnalités politiques. Tout ou presque sur ce sujet semble avoir été dit… excepté peut-être l’essentiel : pourquoi parle-t-on aujourd’hui de « migrants » et de « migrations » ?

    Ce vocable est nouveau dans la bouche des journalistes et des politiques. Voilà quelques années, les mêmes auraient décrit le phénomène auquel nous sommes actuellement confrontés avec des mots plus classiques. On aurait parlé de #réfugiés, de vagues d’immigrés ou de #clandestins, selon le point de vue adopté. Entre hier et aujourd’hui, les réalités que désignent ces mots n’ont pas changé. Des personnes quittent leurs pays, toujours pour des raisons identiques : la guerre, la famine, ou, le plus souvent, l’espérance d’une vie meilleure plus au nord. En fin de compte, la seule vraie nouveauté est d’ordre sémantique. Dorénavant, d’Emmanuel MACRON à Marine LE PEN, en passant par Jean-Luc MÉLENCHON, un même mot est utilisé pour désigner la chose. Exit la figure de « l’#immigré » ! Dépassé, le débat sur « l’#immigration ». C’est du « migrant » dont il est question.

    « La seule vraie nouveauté est d’ordre sémantique »

    Cette évolution du langage n’est ni anodine ni innocente. On sait qu’en politique, plus que dans n’importe quel autre domaine, les mots ont un sens. Chaque époque conditionne ainsi, à travers les mots que l’on emploie, ce qu’il est possible et acceptable de dire.

    Ce n’est ni par anti-modernisme ou simple esprit de réaction que, pour notre part, nous pensons préférable de reparler en 2018 d’« #immigration ». C’est parce que, selon nous, seul l’emploi de ce terme permet de traiter du sujet comme il devrait l’être : uniquement sous l’angle #politique et non à travers un prisme déformant, exclusivement #humanitaire. Nul ne peut contester à un pays le droit de contrôler en toute #souveraineté son immigration. Il n’y a là aucune question #morale, juste un peu de #droit au service d’une politique nationale. L’immigré est l’#étranger qu’un État accepte d’accueillir sur son sol pendant une durée déterminée, à la condition qu’il se conforme aux règles d’entrée et de séjour qui lui sont signifiées. Lorsqu’il se trouve en situation irrégulière, il n’a vocation ni à entrer ni à demeurer sur le territoire de cet État. Les cas des #demandeurs_d’asile_sincères appellent un traitement particulier, mais le détournement du droit d’asile en filière d’#immigration_illégale doit cesser.

    Or, dès lors que l’on parle de « migrants » et de « migration », les termes du débat se trouvent faussés. S’installe alors, au profit de ces mêmes étrangers, une présomption de #devoir_d’accueil, avec un renversement inédit de la #charge_de_la_preuve : les gouvernants se retrouvent sommés de s’expliquer devant le tribunal de l’opinion. Ils doivent se justifier de ne pas accueillir chaque jour toujours plus de « migrants », qui semblent se voir reconnu (par qui et au nom de quoi ?) un véritable droit de créance sur les États européens, une sorte d’incroyable et de terrible #pouvoir_d’exiger.

    Refuser de parler de « migrants » est donc tout sauf une #coquetterie_langagière. C’est un véritable #acte_de_résistance, le refus de reconnaissance à notre encontre d’une #dette positive pesant sur nos épaules et surtout celles des générations futures. Non, les « migrants » qui sont convoyés par les nouvelles mafias, avec le concours irresponsable (mais pas toujours naïf) de quelques #ONG, ne peuvent exiger de la France, de l’Allemagne ou de l’Italie tout un ensemble de prestations qui vont du droit à l’accueil et à l’assistance au droit au logement, en passant par le droit au travail ou à l’instruction.

    Qui ne comprend qu’accepter de parler de « migration » revient non seulement à faire le jeu de ceux qui militent depuis toujours pour l’abolition des frontières et la fin des nations, mais donne aussi le sentiment que l’Europe est une terre à conquérir ? Pour concevoir et faire appliquer une politique en matière d’immigration, il faut d’abord mener la bataille des mots.

    https://www.association-iceo.fr/actualite-par-thematiques/opinion/hugues-moutouh-le-mot-migrants-traduit-un-parti-pris-ideologique-qu
    #terminologie #mots #vocabulaire #asile #migrations #réfugiés #migrant

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    Le collègue qui m’a envoyé ce texte par email a commenté ainsi :

    Quand on entre dans ce niveau d’approche sémantique, cela ouvre l’attention ? Quand on voit un Préfet parler des « des journalistes et des politiques », ca sent toujours le roussi. A mon avis, il y a un là un personnage intéressant pour comprendre comment la « #peste_brune » pénètre les services de l’État.

    https://www.association-iceo.fr/actualite-par-thematiques/opinion/hugues-moutouh-le-mot-migrants-traduit-un-parti-pris-ideologique-qu

    ping @karine4 @reka @isskein

    Notez ce magnifique terme :
    "#demandeurs_d’asile_sincères" —> @sinehebdo
    #sincérité (et donc #mensonge #abus, vrais et faux réfugiés, #catégorisation)

  • CNN.com - Sharon: ’Occupation’ terrible for Israel, Palestinians - May. 27, 2003
    http://edition.cnn.com/2003/WORLD/meast/05/26/mideast

    Mai 2003,

    JERUSALEM (CNN) — Israeli Prime Minister Ariel Sharon appears to be urging Israelis to accept giving up land for peace and advocating an end to what he called “occupation.”

    “You cannot like the word, but what is happening is an occupation — to hold 3.5 million Palestinians under occupation. I believe that is a terrible thing for Israel and for the Palestinians,” he said Monday.

    #sionisme #Palestine

  • palestinian journeys | ghassan kanafani
    https://www.paljourneys.org/en/biography/6566/ghassan-kanafani

    #Kanafani was assassinated in Beirut on 8 July 1972. The Israeli #Mossad had placed an explosive charge in his car, which killed him and his niece, Lamis, who happened to be with him. He was buried in Beirut.

    Ghassan Kanafani was a political activist who was deeply committed to the cause of #Palestine; a man of letters; an accomplished artist; and one of the most prominent Arab novelists and modernist playwrights of the second half of the twentieth century. In his early literary writings Palestine was depicted as a cause in and of itself. Later on he came to see in Palestine a total human symbol whereby his stories and novels dealt not merely with the Palestinians and their problems but also, and through the figure of the Palestinian, the human predicament of agony and deprivation.

    #crimes #sionisme

  • Le foulard des accompagnatrices scolaires : une question plus civique que religieuse
    Anne-Sophie Lamine, The Conversation, le 25 juin 2019
    https://theconversation.com/le-foulard-des-accompagnatrices-scolaires-une-question-plus-civique

    L’interdiction de sorties scolaires aux mères d’élèves qui arborent un signe religieux vient, une fois de plus, de faire l’objet de débats. Un amendement a été voté dans ce sens par le Sénat le 15 mai, puis a été rejeté le 13 juin par la commission mixte paritaire de députés et sénateurs.

    #France #discrimination #islamophobie #femme #mères #mamans #écoles #sorties_scolaires #voile #foulard #signe_religieux #loi

  • Barak Ravid sur Twitter : “WATCH: U.S. ambassador to Israel David Friedman takes a 10 pounds hammer and breaks open a tunnel which runs under the Palestinian village of #Silwan to the old city of #Jerusalem. This happens at a settlers organisation event with Sara Netanyahu and Sheldon Adelson at his side” / Twitter
    https://twitter.com/BarakRavid/status/1145362268022067200

    https://video.twimg.com/ext_tw_video/1145362068507430912/pu/vid/640x360/A_akO0XpJxkZ-Rl-.mp4?tag=10

    Des officiels américains à un évènement lié aux colons israéliens à Jérusalem-Est - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1176973/des-officiels-americains-a-un-evenement-lie-aux-colons-israeliens-a-j

    Deux responsables américains ont assisté dimanche à l’inauguration à Jérusalem-Est d’un site archéologique organisée par une association ultranationaliste israélienne, une présence qui rompt une nouvelle fois avec la pratique diplomatique s’agissant de la colonisation et du secteur palestinien de la ville occupé par Israël.

    Jason Greenblatt, conseiller du président américain Donald Trump, et David Friedman, ambassadeur en Israël, ont assisté en compagnie de responsables israéliens à une cérémonie dévoilant le résultat de travaux archéologiques à Silwan, quartier palestinien de Jérusalem-Est. Silwan, situé en contrebas des murailles de la Vieille ville, est le théâtre de tensions permanentes entre les résidents palestiniens et des colons juifs de plus en plus nombreux.

    Les travaux archéologiques, portant sur une route souterraine utilisée il y a environ 2.000 ans pour le pèlerinage vers le Second Temple juif, ont été entrepris par l’association Elad, dont le but avoué est de renforcer la présence juive à Jérusalem-Est.

    [...]

    Les Palestiniens accusent Israël et la fondation Elad de chercher à les chasser de Jérusalem.

    [...]

    L’ONG israélienne Emek Shaveh, qui lutte contre l’usage de l’archéologie au service de la colonisation, a également critiqué la présence d’officiels américains à la cérémonie. Elle dénonce un « acte politique qui se rapproche le plus d’une reconnaissance américaine de la souveraineté israélienne » sur toute la Vieille ville de Jérusalem.

    Israël considère Jérusalem comme sa capitale « unifiée et indivisible ». Mais la communauté internationale ne reconnaît pas l’annexion en 1967 de la partie orientale occupée de la ville, dont les Palestiniens veulent faire la capitale de l’Etat auquel ils aspirent.

    Le président Donald Trump a rompu en décembre 2017 avec des décennies de consensus diplomatique en reconnaissant Jérusalem comme la capitale d’Israël, poussant les Palestiniens à couper tout contact formel avec Washington.

    L’ambassadeur américain en Israël David Friedman est un fervent soutien des colonies israéliennes dans les Territoires palestiniens, considérées comme illégales par la communauté internationale.

    #sionisme #etats-unis

    • Editorial Settlers From the White House
      Haaretz Editorial
      Jun 30, 2019 11:20 PM
      https://www.haaretz.com/opinion/editorial/settlers-from-the-white-house-1.7424748

      The event held Sunday in a tunnel under the main street of the Silwan neighborhood in East Jerusalem, just outside the Old City walls, would have been impossible only a few years ago. Two of the U.S. administration’s most senior diplomats, Special Envoy to the Middle East Jason Greenblatt and U.S. Ambassador David Friedman, were there alongside Israeli ministers at the inauguration of the Path of the Pilgrims – a tunnel excavated by the right-wing Elad organization with generous help from the state.

      The tunnel, which according to Elad exposed a street from the Second Temple period that brought pilgrims from the Shiloah pool to the Temple Mount, is a central project in the organization’s efforts to Judaize Silwan and its environs by way of archaeology and tourism. When the tunnel opens to the public, presumably in a few months, it will become a major tourist attraction.

      The participation of American diplomats at an event sponsored by a right-wing group in East Jerusalem constitutes de facto recognition of Israeli sovereignty in Jerusalem’s historic basin. If anyone had any doubts about that, Friedman made clear in an interview with the Jerusalem Post that, “The City of David is an essential component of the national heritage of the State of Israel.” Giving it up, even in the context of a peace agreement, he said, “would be akin to America returning the Statue of Liberty.”

      This recognition doesn’t just put the American administration on the extreme right of the Israeli political map – thus undercutting the claim that American can be an unbiased broker between Israel and the Palestinians – but it also ignores the complicated reality in Silwan, East Jerusalem and the entire region. The tunnel, which was excavated using controversial methods from a scientific standpoint, harnesses archaeology to politics while ignoring the nuances of Jerusalem’s ancient past.

      But the main problem is that excavating under the street blatantly ignores what’s happening at street level. In Silwan alone there are 20,000 Palestinians without citizenship or civil rights, who justifiably feel that this archaeological project is aimed at forcing them out of their neighborhood. Surrounding Silwan are another 300,000 Palestinian residents of East Jerusalem, also without rights.
      https://www.youtube.com/watch?v=zfbMcYhJY6Q


      Anyone having even a passing familiarity with the Palestinian people knows that there’s no chance of arriving at any kind of agreement that will end the occupation so long as Israel continues to control East Jerusalem and the Temple Mount. Thus, by mere words and an event dripping with sweetness and smiles, the administration of U.S. President Donald Trump has sentenced Israelis to a life of constant conflict, or to an apartheid state in which there are two types of residents, those with rights and those without them.

  • Sulle Dolomiti, un gruppo di persone sta organizzando un’utopia reale

    #Simposio' è una tre giorni a #Borca_di_Cadore, in un ex #villaggio_Eni, con poca corrente elettrica e tante ipotesi sul futuro che ci aspetta.

    Il Villaggio Eni di Borca di Cadore nasce sulle Dolomiti negli anni Cinquanta del Novecento, un periodo storico in cui la parola utopia non suscitava terrore ma stimolava l’ingegno. È un villaggio di 100.000 mq edificati, voluto da Enrico Mattei e progettato da Edoardo Gellner per ospitare i dipendenti dell’Eni per le vacanze. Durante il periodo di attività, le oltre 200 villette monofamiliari venivano assegnate tramite sorteggio, e non c’era alcuna distinzione tra operai e dirigenti. Il villaggio di Borca è uno dei rari casi italiani in cui progettualità, società e utopia hanno dato luogo a una complessa e raffinata infrastruttura architettonica.

    Con il passare degli anni, però, quella che doveva essere la sede di un’utopia sociale ha sfiorato il degrado—in una bella metafora dei tempi che sono trascorsi e stiamo ancora vivendo. Ma a partire dal 2002 l’intero villaggio viene acquisito da Minoter che lo riqualifica insieme allo stesso Gellner. Nel 2014 Minoter incontra Dolomiti Contemporanee dando vita a un progetto che prevede, tra le altre cose, residenze artistiche. È in questo contesto di architetture industriali incastrate tra alberi e rocce da 250 milioni di anni che dal 4 al 7 luglio avrà luogo Simposio: una tre giorni di talk, workshop e performance artistiche organizzata dal collettivo romano NONE.

    L’idea di un simposio nasce nel 2017 dal bisogno di un progetto sociale e culturale e allo stesso tempo libero da mediazioni e committenze. “Non abbiamo fatto altro che riprendere un format millenario, il Simposio appunto. Siamo partiti coinvolgendo amici e creando affinità per sviluppare un progetto senza scopo di lucro. Abbiamo anche cercato partner e istituzioni che sostenessero l’iniziativa, senza molto successo: la cultura, l’arte e l’intelletto non sono il primo punto dell’ Agenda Italia,” mi ha detto Gregorio De Luca Comandini, portavoce di NONE. “Conoscevamo il lavoro di valorizzazione svolto dal Progetto Borca, abbiamo proposto l’idea di una comune simposiana, è piaciuta ed eccoci qua.”

    Nel corso del soggiorno ci saranno degli speech tenuti da attivisti e ricercatori. Tra gli altri, Tatiana Bazzichelli di Distruption Lab e Andrea Natella, ex membro di Luther Blisset. Inoltre, terranno dei laboratori MACAO, Kabul Magazine, La Scuola Open Source, Clusterduck e Francesco Nucci, Presidente della Fondazione Volume!. Ci saranno poi performance di Marco Donnarumma e dei Luminous Bees, e opere di fuse*, dotdotdot, Quiet Ensemble, Donato Piccolo, Kamilia Kard, NONE collective, Cristian Rizzuti. Proiezioni—tra cui quella di Apocalipse WOW!, un cortometraggio con protagonista Franco “Bifo” Berardi—e infine i live musicali di Tullia Benedicta, Teiuq, Cosimo Damiano, Marco Ubik Bonini, Arssalendo, Hubble, Mai Mai Mai.

    “Nel 2019 parole come assemblea e collettivo rimandano a un mondo vecchio, kefiah ed eskimo, che suona sfigato. Eppure ci sono persone, gruppi, progetti che provengono da quell’estrazione ma che non corrispondono più allo stereotipo, che si sono calate nell’attivismo e nello sviluppo di modelli artistici, culturali ed economici alternativi,” ha continuato De Luca Comandini. “L’utopia reale di Simposio significa lavorare insieme per lo sviluppo di progetti indipendenti strutturati. Oggi siamo talmente immersi nel tecnocapitalismo che abbiamo la sensazione di non poterne più prescindere, ma è necessario uscirne, proporre un’alternativa.”

    Ogni giorno a Simposio si terrà un’assemblea plenaria di tre ore in cui si farà il punto su speech e laboratori, nonché su una serie di temi generali proposti dai partecipanti all’interno di un Google Doc. Le domande—che per ora vanno dalle questioni ambientali passando per l’intelligenza artificiale, il suffragio universale, la genetica e la cooperazione—verranno estratte a sorte e sottoposte a tutti.

    “Le partecipazioni sono avvenute abbastanza spontaneamente: la rete di contatti e collaborazioni si è allargata anche a persone e contenuti che non conoscevamo ma che hanno mostrato interesse. L’intenzione principale è stata quella di diversificare i contributi individuando lavori e ricerche di diversa natura, accostando figure di diverse competenze, diversi punti di vista. Noi non siamo dei curatori, non abbiamo intenzione di rappresentare un quadro esaustivo della scena contemporanea, non abbiamo aspirazioni di ricerca scientifica. Deve esserci per forza un obiettivo preciso? Noi non lo crediamo,” ha concluso De Luca Comandini.

    https://www.vice.com/it/article/xwnpaa/simposio-none-vilaggio-eni-borca-dolomiti-festival-utopia
    #Dolomites #montagne #utopie #utopie_réelle #Italie

  • The steal of the century: stolen land, stolen water, stolen images – Middle East Monitor
    https://www.middleeastmonitor.com/20190627-the-steal-of-the-century-stolen-land-stolen-water-stolen

    Jared Kushner and Benjamin Netanyahu must have considered it the longest of long shots but what if the Palestinians by some wild stretch of the imagination had called their bluff on the “deal of the century”; what if they had suddenly decided to turn up in Bahrain for the “Peace to Prosperity” workshop this week?

    To guard against any such thing happening, Israel’s Ambassador to the United Nations, Danny Danon, wrote a deliberately offensive and insulting opinion piece on 24 June that the #New_York_Times was happy to publish. “What’s wrong with Palestinian surrender?” mused Ambassador Danon. “Surrender is the recognition that in a contest, staying the course will prove costlier than submission.” Having backed the Palestinians into a corner from which they could only say no, Kushner then had Danon stick the knife in.

    The message, in all its arrogance, was clear: if you don’t take what is on offer, it is going to get a hell of a lot worse. However, we know we have made it impossible for you to take what is on offer, so guess what? The two state solution is well and truly dead; the path to a greater Israel is secured; welcome to the new reality of Palestinian Bantustans in the West Bank and Gaza. And, oh yes, we promise to throw cash at you, $50 billion; that’s a lot of dosh, if you do what is commanded of you. If you don’t, well that money is off the table.

    While many commentators have rightly attacked the New York Times for publishing an openly racist and hate-mongering piece, they may have missed the larger significance of what is happening at speed in the killing of the two-state solution. The day before the Danon article, US National Security Advisor John Bolton accompanied the Israeli Prime Minister to land overlooking the Jordan Valley, the most fertile region of the West Bank. Nearly 90 per cent of the valley has been allocated to Israeli settlements and agriculture, in violation of UN Security Council Resolution 242 and international law.

    #vol #voleurs #sans_vergogne #Palestine #impunité #etats-unis #sionisme

  • AIDS im nachkolonialen Afrika - Auftakt zur Epidemie | Telepolis
    https://www.heise.de/tp/features/AIDS-im-nachkolonialen-Afrika-Auftakt-zur-Epidemie-4437090.html?seite=all

    Welche Veränderungen führten in Zentralafrika zur Expansion von AIDS? Eine Fallstudie über Ursachen und Folgen von Massenverelendung und Flucht. AIDS als koloniales Überbleibsel - Teil 5

    Eine Gewebeprobe von 1959 beweist, dass HIV bereits in Léopoldville, der Hauptstadt des damaligen Belgisch-Kongo, existierte. Die Probe einer weiteren Person, 1960 unmittelbar nach der Unabhängigkeit am selben Ort genommen, zeigt bei der Virus-RNA bereits in 12% des genetischen Materials Abweichungen. Bei den bekannten Mutationsraten des Virus zeugt diese Verschiedenheit von einer jahrzehntelangen Evolution während der Kolonialperiode.1

    Die untenstehende Tabelle zeigt alle wesentlichen Verbreitungsmöglichkeiten, die im kolonialen Afrika eine Rolle spielten.
    Infektionsweg Risiko pro Kontakt
    intravenöse Injektion (medizin. Behandlung) 0,60%
    perkutane Nadelstiche (medizin. Behandlung) 0,20%
    heterosexueller (vaginaler) Geschlechtsverkehr <0,08%
    Mittlere Übertragungsrisiken von HIV-1 Gruppe M bei einer infizierten Quelle. Die Werte liegen erheblich höher, wenn sich der Überträger in der hochansteckenden Anfangsphase oder im Spätstadium befindet. Datenquellen: CDC (Centers for Disease Control and Prevention) Online [Stand: 18.4.2019] / Pépin J (2011): The Origins of AIDS. Cambridge University Press, Cambridge.

    Angesichts der niedrigen Übertragungswahrscheinlichkeiten und einer geringen Anzahl von Erstinfizierten konnte die Krankheit nur weiterexistieren, wenn Infizierte mit einer größeren Anzahl von Menschen in Kontakt kamen. Eine Schlüsselrolle spielten weitläufige Gesundheitskampagnen mit schlecht sterilisierten Instrumenten sowie die familienfeindlichen Zuzugsbeschränkungen einiger Städte, indem sie unbewusst zur Förderung der Prostitution beitrugen.

    Wie auch im Rest der Welt existierte Sex gegen Bezahlung bereits im vorkolonialen Afrika. Durch die wirtschaftlichen und sozialen Veränderungen während der Kolonialperiode erhielt das Gewerbe jedoch einen starken Aufschwung und wurde teilweise sogar gesellschaftsfähig. Innerhalb der Gesellschaft wuchs eine Risikogruppe, welche die Fortexistenz der Seuche sicherte.

    Dennoch gibt es während der Kolonialzeit keinen Hinweis auf eine geographische Ausweitung der Infektion über einen beschränkten Teil von Belgisch-Kongo und die angrenzenden französischen Territorien hinaus. Die Expansion auf den ganzen afrikanischen Kontinent und darüber geschah erst in Folge des kongolesischen Bürgerkriegs.
    Die Epidemie als Begleiterscheinung neokolonialistischer Machtpolitik

    Zum Verständnis des nachkolonialen Entwicklungssprungs der Seuche sind zwei Dinge wesentlich. Der wirtschaftliche Zusammenbruch und die einhergehende Verelendung förderten die Verbreitung von Krankheiten. Das ist wenig überraschend und war auch damals vorhersehbar. Jedoch war der unmittelbare Kollaps des jungen kongolesischen Staates keineswegs dem Unvermögen der Afrikaner geschuldet. Es war auch kein simpler Betriebsunfall in den kongolesisch-belgischen Beziehungen, wie die Historiker Ludo De Witte2 und Hugues Wenkin3 aufgrund von Archivdokumenten nachwiesen.

    Stattdessen handelte es sich um zielgerichtete Sabotage des damaligen Brüsseler Machtzirkels aus Politik, Wirtschaft und Militär. Sie schufen den Status Quo, der das Land bis heute beherrscht und neben den Metallen für die Elektronikindustrie ebenso billige Arbeitskräfte nach Europa exportiert. In diesem Sinne waren die 1960er Jahre nur ein kurzer Versuch der kongolesischen Unabhängigkeit, nach dessen blutiger Unterdrückung die wesentlichen ökonomischen Abhängigkeiten unverändert blieben.4

    Bis jetzt werden sie mit denselben Methoden aufrechterhalten, die das koloniale Getriebe schmierten: Gewalt und die Korruption einer einheimischen Oberschicht. Die resultierende Verelendung ist genauso unspektakulär wie die daran gekoppelte Elendsprostitution, welche der Seuche den Weg durch den Kontinent bahnte. Doch gegen Ende der 1950er Jahre sah es zunächst optimistischer aus.
    Ein Machtsystem zerfällt

    Für die kolonialen Völker zeigte der Zweite Weltkrieg ein anschauliches Beispiel der Schwäche ihrer Herren. Frankreich und Belgien wurden im Krieg von Deutschland besetzt und die Exilregierungen mussten sogar in den Kolonien rekrutieren lassen, um ihre Armeen aufzufüllen. Nach Kriegsende traten sowohl die USA als auch die Sowjetunion für eine Dekolonisierung ein, die in Asien begann. Internationale Konventionen forderten die Abschaffung der Zwangsarbeit.5

    Wie hoch das Misstrauen der Einheimischen gegenüber der Administration gestiegen war, lässt sich daran ermessen, dass sogar die prophylaktischen Maßnahmen gegen die Schlafkrankheit unpopulär wurden. Eine Reihe von „Betriebsunfällen“ mit Dutzenden von Toten, bedingt durch zwangsläufige Hygienemängel bei der Massenabfertigung, trug schließlich zu ihrer Einstellung in den meisten Kolonien bei.6 Politische Reformversuche, wie zumindest im französischen Machtbereich, kamen zu spät, da sie unglaubwürdig wirkten. Die Führungsschicht Belgisch-Kongos, die sich durch eine bemerkenswerte politische Blindheit auszeichnete, führte das Land statt zur Entkolonialisierung in eine humanitäre Katastrophe.
    Apartheid im Herzen Afrikas

    Um 1960 lebten etwa 88.000 Belgier im Kongo. In der Mehrzahl dem Mittelstand zugehörig, leisteten sie als Kleinhändler, Angestellte, Techniker, Lehrer und Ärzte ihren Beitrag zur Aufrechterhaltung von Wirtschaft und Gesellschaft. Beim Überangebot billiger einheimischer Arbeitskräfte profitierten sie von Dienstleistungen, die ihnen in Belgien kaum zur Verfügung gestanden hätten. Hinzu kamen eine subventionierte Infrastruktur und rechtliche Freiheiten, welche ihnen das Bewusstsein oder besser gesagt die Illusion vermitteln sollte, zum Establishment zu gehören.

    Von den ausgesprochenen Nutznießern des Systems dürften nur die wenigsten jemals im Kongo gewesen sein. Gemeint sind die Aktionäre und Bosse der anglo-belgischen Union Minière du Haut-Katanga sowie anderer Großunternehmen im Rohstoffhandel.

    Die Verwaltung orientierte sich an Britisch-Indien. Ein Großteil der einheimischen Bevölkerung lebte auf dem Lande und unterstand ihren einheimischen Häuptlingen in traditioneller Gerichtsbarkeit. Wirtschaftszonen und Städte wurden dagegen direkt von der belgischen Administration gelenkt, der auch die afrikanischen Angestellten in Polizei, Militär und Verwaltung untergeordnet waren.7

    Die sichtbare Abgehobenheit der weißen Oberschicht, zementiert durch eine rassistische Gesetzgebung, wirkte wie eine Zielscheibe. Obwohl die Stadtbevölkerung sowohl ökonomisch als auch rechtlich besser als die Landbevölkerung stand, blieb sie einer strikten Rassentrennung unterworfen. Wie jede kongolesische Stadt bestand Leopoldville aus einem weißen und einem schwarzen Stadtteil mit getrennter Infrastruktur (Schulen, Krankenhäuser, Geschäfte, Kinos, Restaurants usw.) Über die Primarschule hinausgehende Bildungsmöglichkeiten waren für Afrikaner nicht vorgesehen, sodass es außergewöhnlichen Ehrgeiz erforderte, diese zu erkämpfen.

    Die höchste Stufe des sozialen Aufstiegs für einen Afrikaner war in Belgisch-Kongo an einen Einschreibungsnachweis (attestation d’immatriculation) geknüpft. Mit diesem Dokument war er rechtlich zumindest den weißen Ausländern, also Europäern ohne belgische Staatsbürgerschaft gleichgestellt. Sein Erwerb erlaubte die Mitnutzung der höherwertigen Infrastruktur, welche für die weiße Bevölkerung vorgesehen war.

    In einer abgeschwächten Vorstufe konnten sich Kongolesen um die Bescheinigung staatsbürgerlicher Leistung (carte du mérite civique) bemühen, welche unter anderem das Privileg einräumte, bei eventueller Bestrafung nicht mehr ausgepeitscht zu werden. (Für den Rest der Einheimischen wurde diese Praxis erst 1955 abgeschafft.) Mit dem Dokument galt ein Kongolese als „fast zivilisiert“, was verständlicherweise als Demütigung empfunden wurde. Doch die Etappen der Emanzipation waren an langwierige, oftmals entwürdigende Aufnahmeverfahren gebunden. Im Jahre 1959 waren unter 14 Millionen Kongolesen nur 1557 im Besitz der carte du mérite civique, während 217 von ihnen eine attestation d’immatriculation besaßen. (Details zur rechtlichen Abstufung, Vergabepraxis und den Auswirkungen findet man bei C. Braeckman8, N. Tousignant9 sowie D. Tödt10, letzteres in deutscher Sprache.)

    Hinter der Schikane stand ein durchdachtes System. Die belgische Oberschicht betrachtete die Politik ihrer französischen und britischen Nachbarn zur Formung einer einheimischen Elite als Fehler, da ebendiese früher oder später eine Machtkonkurrenz darstellen würde. Pas d’élites, pas d’ennuis! (keine Eliten, keine Scherereien) lautete der Wahlspruch, den man in einer Zeit umzusetzen versuchte, die vom Zerfall des weltweiten Kolonialsystems gezeichnet war.

    Die Herabstufung von Afrikanern zu Bürgern zweiter Klasse im eigenen Land und die gesetzlich verordnete Rassentrennung nach Hautfarben sorgten erwartungsgemäß dafür, dass rassistische Ressentiments von allen Richtungen Auftrieb erhielten. Gleichzeitig garantierte sie die enge Bindung der weißen Minderheit an das System, welches nicht nur ihre Lebensweise, sondern ihr physisches Überleben absicherte.
    Offene Arroganz wird den Mächtigen selten verziehen

    Am 4. Januar 1959 entwickelte sich in Leopoldville aus einer nichtgenehmigten Versammlung der Unabhängigkeitspartei Abako (Association des Bakongo pour l’Unification, l’expansion et de la Défense de la Langue Kikongo) plötzlich eine unerwartete Situation: Nach Schüssen eines Polizeibeamten zog eine Menschenmenge, der sich fast die Hälfte der afrikanischen Stadtbevölkerung anschloss, durch die Stadt. Ein harter Kern der Demonstranten randalierte. Zur Zielscheibe wurde alles, was sich irgendwie mit der weißen Hautfarbe assoziieren ließ: Einrichtungen und Personen, unabhängig von deren Geschlecht, Alter oder persönlicher Einstellung.

    Den Soldaten der kongolesischen Force Publique gelang es unter beträchtlichem Aufwand, das weiße Stadtviertel vor einer Plünderung zu schützen. Zur Bilanz der Ereignisse zählten zwischen 250 und 500 Toten unter der afrikanischen Bevölkerung und ein bleibender Schreck unter den Weißen.11 Erstmals in der Kolonialgeschichte wurden die afrikanischen Truppen durch ein beträchtliches Kontingent aus dem Mutterland ergänzt, während die belgische Regierung nun hastig darüber nachdachte, wenigstens die Filetstücke der Beute zu retten.

    Die Nutznießer des Systems (französische Karikatur). Um den Hauptprofiteur oben zu halten, musste man die beiden anderen durch geeignete Einheimische auswechseln. Bild: L’assiette au beurre, n 110, 1903 / BnF (Bibliothèque nationale de France).
    Machtwechsel?

    In der belgischen Bevölkerung, die keine ähnlichen Privilegien besaß und weniger von kolonialem Herrschaftsbewusstsein durchdrungen war, gab es kaum Opferbereitschaft, für eine abgehobene Kaste in einem Krieg fern der Heimat die eigene Haut zu Markte zu tragen. 1960 schwenkte die Regierung in Brüssel, die bisher starr am Kolonialstatus festgehalten hatte, innerhalb weniger Monate überraschend um. Falls Unabhängigkeit darin besteht, durch Korruption einer kleinen lokalen Oberschicht in den Besitz aller wesentlichen Güter zu kommen, wäre sie sogar rentabler als das alte System. Im Grunde war die Idee nicht einmal originell, sondern nur die Erweiterung des erprobten Prinzips, Drecksarbeit durch eine gekaufte Schicht Einheimischer erledigen zu lassen.

    Unter der Vielzahl regional und ethnisch organisierter politischer Bewegungen unterschied sich der MNC (Mouvement National des Congolais) durch seine Offenheit, die gesamte Bevölkerung von Belgisch-Kongo zu repräsentieren. Eine seiner Führungspersönlichkeiten war der charismatische Patrice Lumumba. Zu den Erwerbstätigkeiten des jungen Teilzeitjournalisten gehörte auch die Arbeit als Handelsvertreter und kaufmännischer Direktor einer Brauerei - für Kongolesen damals eine ungewöhnlich hohe Position.

    Es gibt wenig Grund zur Annahme, dass Lumumbas Ansichten kommunistisch geprägt waren. Bereits im Anschluss an die Brüsseler Verhandlungen im Februar 1960 hatte er sich in die BRD begeben, um vor Vertretern aus Politik und Wirtschaft eine schriftliche Garantie zum pro-westlichen Kurs seiner Partei abzugeben (siehe T. Gülstorff12). Er ließ es jedoch an der nötigen Unterwürfigkeit fehlen, als König Baudouin in seiner Abschiedsrede am 30. Juni 1960 die zivilisatorischen Verdienste von Léopold II lobte. Damit hatte er sich als Vertreter belgischer Interessen disqualifiziert.

    Wegen des katastrophalen Fachkräftemangels wäre auch ein unabhängiger Kongo auf die Hilfe belgischer Spezialisten angewiesen. Eine Gruppe von Politikern, Militärs und Technokraten beschloss, diesen Zustand auszunutzen.

    Der Historiker Hugues Wenkin veröffentlichte 2017 ein vom 12. Juli 1960 datiertes Memorandum. Das Papier aus der Feder eines Beraters von Ministerpräsident Eyskens wurde zur Vorbereitung einer Kabinettssitzung verfasst, wo die Errichtung eines Militärprotektorats über die ehemalige Kolonie diskutiert werden sollte. Gleichzeitig sollte die Abspaltung einzelner Regionen gefördert werden. „Im Interesse des Kongo und von Belgien“ wurde außerdem die Ermordung von Lumumba ins Auge gefasst. (Der vollständige Text in französischer Sprache findet sich bei Wenkin13, S. 204.)

    Unter Berücksichtigung dieser Notizen erscheinen historische Ereignisse in einem anderen Licht. Am 5. Juli 1960, sechs Tage nach der Unabhängigkeitserklärung, provozierte Generalleutnant Émile Janssens seine afrikanischen Untergebenen in der Kaserne von Léopoldville mit einer Rede14, wobei er den Spruch „avant l’indépendance = après l’indépendance“ (vor der Unabhängigkeit = nach der Unabhängigkeit) an eine Wandtafel schrieb. Aufgrund ihrer Herkunft hatten Kongolesen auch künftig keinerlei Beförderung in höhere Offiziersränge zu erwarten.

    Général Janssens im Gespräch mit dem kongolesischen Premier Patrice Lumumba. Bild: H. Wenkin, mit freundlicher Genehmigung der Edition O. Weyrich

    Es war dieselbe alte Arroganz der Macht, welche nun eine Rebellion der Armee entfachte. In der Kaserne von Thysville kam es zu brutalen Übergriffen der Soldaten auf ihre Vorgesetzten und deren Familien. Ehefrauen der Offiziere wurden vor den entsetzten Augen ihrer Kinder von Soldaten vergewaltigt. Die Unruhen griffen rasch auf Truppeneinheiten in Luluabourg, Élisabethville und Matadi über, wo sie von wahllosen Plünderungen der weißen Stadtviertel begleitet wurden. Während Lumumba die Auflösung seiner Armee vor Augen stand, erhielt er von den ehemaligen Machthabern ein „Hilfeangebot“.15 Sie hatten ihre Truppenkontingente zuvor beträchtlich aufgestockt und glaubten sich imstande, ihre technische Überlegenheit ausspielen zu können.

    Wäre die militärische Unterstützung von der kongolesischen Regierung angenommen worden, so hätte sie ihren Rückhalt in der Bevölkerung verloren und wäre de facto wieder in die alte Abhängigkeit zurückgekehrt. Lumumba lehnte folgerichtig ab, entließ stattdessen Janssens und startete zusammen mit dem Präsidenten Kasavubu eine Reise durch das Land. Vor den Kasernen leitete er umgehend die Afrikanisierung der Kader ein, wodurch sich die Situation vor Ort sichtlich beruhigte. Indessen hatte das belgische Kabinett ungefragt beschlossen, das Problem auf seine eigene Art zu lösen.
    Intervention unter humanitärem Vorwand

    Für die nachfolgenden Ereignisse sei das Buch des Militärhistorikers Hugues Wenkin16 (in französischer Sprache) empfohlen.

    Während die beiden kongolesischen Politiker die Situation in den Kasernen schrittweise unter Kontrolle brachten, ließ die Regierung Eyskens belgische Truppen „zum Schutz ihrer Landsleute“ anrücken. Es kam zu Gefechten mit kongolesischen Einheiten, womit die Feindseligkeiten gegen weiße Zivilisten wieder Auftrieb erhielten. In Matadi endete die gesamte Militäroperation in einem Debakel. Die Belgier verloren die Kontrolle über die Hafenstadt, welche nun einer zweiten Plünderungswelle ausgesetzt war. Infolge des Verlustes dieses Verkehrsknotenpunkts kam es auch in der Hauptstadt Léopoldville zu schweren Versorgungsengpässen. Es war der Beginn des wirtschaftlichen Niedergangs im ganzen Lande.

    Am 12. Juli fand in Brüssel die bemerkenswerte Kabinettssitzung hinter verschlossenen Türen statt, in welcher das neokoloniale Projekt und der Mordplan gegen Lumumba und seinen Minister Anicet Kashamura zur Sprache kamen.

    Elitetruppen der Chasseurs ardennais im Hafen von Matadi. Bild: H. Wenkin, mit freundlicher Genehmigung der Edition O. Weyrich

    Erst nach dem Einspruch des UN-Sicherheitsrats lenkte die belgische Regierung ein. Die Provinz Katanga behielt sie trotzdem unter ihrer Kontrolle. Dort gab es weit mehr als die Landsleute zu schützen. Durch seinen Reichtum an Bodenschätzen war das Gebiet für die anglo-belgische Bergbaugesellschaft Union Minière du Haut Katanga (UMHK) von zentraler Bedeutung. Mit einem Anteil von 70% der Landeseinkünfte galt Katanga als unbestrittenes Filetstück der Kolonie. Seine Abtrennung bedeutete nicht nur die Kontrolle über den Reichtum, sondern zugleich die wirtschaftliche Strangulation des verbleibenden Kongo, der damit erpressbar blieb.

    Die Aufnahme aus den 1940er Jahren zeigt die Uranmine von Shinkolobwe, welche von der Union Minière du Haut Katanga betrieben wurde und das Material zur Herstellung der Atombomben für Hiroshima und Nagasaki lieferte. Während des Zweiten Weltkriegs besaß Belgisch-Kongo als Rohstofflieferant (Uran, Kautschuk) eine hohe strategische Bedeutung für die USA. Bild: Public Domain

    Nachdem belgische Truppen die meuternde Garnison von Élisabethville (Lubumbashi) am 10. Juli entwaffnet hatten, übertrugen sie dem Lokalpolitiker Moïse Tshombé pro forma die politische Macht. Tshombé besaß zwar nicht die Popularität Lumumbas, genoss aber das Vertrauen der Schwerindustrie. Bereits am 11. Juli verkündete er - umringt von belgischen Beratern - die Sezesssion. Für die nächsten Jahre schuf er tatsächlich auf kleinerem Raum das in Brüssel erträumte Protektorat, konnte sich jedoch nur mit Hilfe weißer Söldner halten.

    Nach dem Beispiel Katangas flackerten Erhebungen im ganzen Kongo auf. Der verzweifelte Premier des krisengeschüttelten Landes wandte sich um Unterstützung an die USA, welche ihn komplett ignorierte. Dieses Desinteresse wandelte sich schnell in Feindseligkeit, als Lumumba ein Hilfegesuch an die Sowjetunion richtete und tatsächlich eine Zusage erhielt.

    Der Mordplan kam zur Ausführung - sein Ablauf wird ausführlich bei De Witte17 geschildert. Auf Anraten belgischer Berater ließ Präsident Kasavubu seinen Premierminister fallen und sicherte mit diesem Schritt seine eigene politische Zukunft. Mithilfe belgischer Söldner und der CIA wurde Lumumba schließlich am 17. Januar 1961 umgebracht - den schmutzigsten Teil überließ man dem neuen Vertrauensmann Tshombé - und schließlich durch Oberst Mobutu ersetzt, dessen Kleptokratie das Land bis 1997 im Verbund mit westlichen Rohstofffirmen ausplünderte. Der begonnene Bürgerkrieg hält bis jetzt große Landesteile gefangen.

    Mobutu Sese Seku, späterer Präsident von Zaire und Handlanger beim Mord an Lumumba, wurde in Washington mit offenen Armen empfangen. Hier bei Gesprächen mit Präsident Nixon am 10.Oktober 1973. Bild: Jack E. Kightlinger, U.S. federal government / Public Domain
    Kollaps einer Gesellschaft

    Auch ohne das erwähnte Memorandum aus dem Kabinett Eyskens ist klar zu sehen, dass die belgische Politik gegen Ende der Kolonialzeit die Abhängigkeit des Kongo um jeden Preis erhalten wollte. Der bereits vor der Unabhängigkeit eingeleitete Wirtschaftskrieg zielte auf die Schwächung der kongolesischen Ökonomie und nahm die Verarmung der Bevölkerung bewusst in Kauf. Kurz vor dem 30. Juni 1960 verlegte die Union Minière du Haut Katanga ihren Hauptsitz nach Belgien, um möglichen Steuerforderungen des kongolesischen Staates zu entkommen. Dem jungen Land wurde außerdem die gesamte Verschuldung aufgebürdet, welche die Kolonie zwischen 1950 und 1959 angehäuft hatte.18

    Als Kolonialmacht hatte Belgien dafür gesorgt, dass der Anteil Einheimischer mit Studienabschluss - mit Ausnahme von Theologen - nahezu bei null lag. Nach der Unabhängigkeit wurden die belgischen Fachkräfte abgezogen oder flüchteten vor den Bürgerkriegswirren. In weiten Teilen des Landes brach die medizinische Versorgung zusammen und den Schulen fehlten die Lehrer. Betriebe schlossen, was wegen fehlender Zulieferung und Absatz eine Kettenreaktion wirtschaftlicher Bankrotte auslöste. Durch Krieg und Elend schnellte die Arbeitslosigkeit in ungeahnte Höhen.
    Die AIDS-Rate steigt an

    Das von Kampfhandlungen verhältnismäßig verschonte Kinshasa, ehemals Léopoldville, wurde zum Zufluchtsort von Flüchtlingsströmen aus verschiedenen Landesteilen. Nun führte das Überangebot sexueller Dienstleistungen bei gleichzeitiger Verarmung seiner Kunden im Gewerbe zu einem Preisverfall, der den Frauen eine Massenabfertigung aufzwang. In dieser Situation entwickelte sich die Elendsprostitution, die schrittweise für die weitere Verbreitung des HI-Virus sorgte.19 In den 1970er Jahren wurde die staatliche Gesundheitsfürsorge der über 7000 städtischen Prostituierten schließlich aus Kostengründen eingestellt. Staatsausgaben waren der Bereicherung des Machthabers Mobutu und seines Freundeskreises untergeordnet.

    Das stetige Ansteigen der HIV-Rate bis in die 1990er Jahre stellte zunehmend eine Gefährdung der Bevölkerung dar und ist in Kinshasa durch archivierte Gewebeproben aus Geburtskliniken dokumentiert. Während die Rate um 1970 unter jungen Müttern noch bei 0,25% lag, befand sie sich zehn Jahre später bereits bei 3%. In anderen afrikanischen Städten ließ sich zeitlich verzögert eine ähnliche Entwicklung nachweisen, wobei das Virus umso rascher eintraf, je besser die Verkehrsanbindung war. HIV-1 reiste buchstäblich auf Eisenbahnschienen.20 Es setzte sich zuerst in den Zentren der Prostitution fest, von wo es in die Mitte der Gesellschaft gelangte.
    Globalisierung 1.0

    Selten konnte die Entstehung eines Krankheitserregers so gut beobachtet werden wie bei der Pandemie HIV-1 M. Auffällig ist die Verschiedenheit der Einflussfaktoren und ihr grenzübergreifendes Zusammenwirken. Die Entstehungsgeschichte von AIDS lässt sich als Episode einer Globalisierung verstehen, in der sich maßlose Profitgier mit neuen technischen Möglichkeiten verband, deren Folgen überhaupt nicht absehbar waren.21 Der Mensch wurde zur Ressource und zum Kostenfaktor degradiert, die frei von jeder sozialen Bindung an einen beliebigen Einsatzort verschoben werden konnte.

    Zur Rekrutierung billiger, flexibler Arbeitskräfte zerstörte man planmäßig Gesellschaftsstrukturen. Gleichzeitig priesen Propagandisten das neue Modell nach außen als Fortschritt und Befreiung, obwohl seine Ungerechtigkeiten offensichtlich waren. Sie missbrauchten wahre Spitzenleistungen der Forschung zur Verbreitung der Illusion, Probleme seien rein technologisch lösbar. Dieser Ansatz verengte die kritische Sicht und führte bei der Seuchenbekämpfung zur Eskalation anstelle einer Lösung.

    Um die wirtschaftliche Emanzipation schließlich zu verhindern, führten die Machthaber eine rücksichtslose Doppelstrategie aus Wirtschaftskrieg und Intervention, die unter dem Deckmantel humanitärer Hilfe kaschiert wurde. Man installierte Banditen und ließ die Bevölkerung eines ganzen Landes in den freien Fall der Verelendung abgleiten.

    Frankreich überbringt Marokko die Gaben der Zivilisation, des Reichtums und des Friedens. Bild Le petit Journal vom 19.11.1911.

    Die Verbrämung des Kolonialsystems als großmütig helfende Hand ist so verlogen, wie es nicht besser als in der Persönlichkeit von Carl Peters (1856-1918), dem Gründer von Deutsch-Ostafrika, zum Ausdruck kam. Während er feierlich die Abschaffung der Sklaverei proklamierte, hielt er sich einen ganzen Harem von Sexsklavinnen. Ebenso richtet sich Inhumanität niemals nur gegen „fremde Rassen“, sondern ist universell. Der weiße Bevölkerungsteil des Kongo blieb stets Geisel des starren Machtsystems. Letztlich durften die Flüchtlinge - ganz gleich, welcher Hautfarbe - den Preis für das Scheitern der belgischen Eskalationspolitik zahlen. Die Verantwortlichen übernahmen weder Verantwortung, noch wurden sie jemals zur Verantwortung gezogen.

    Teile des Puzzles zeigen eine erschreckende Aktualität. Zur Erschaffung einer globalen Bedrohung wie AIDS bedarf es keiner Geheimlabors oder Verschwörungen. Gewöhnlicher Raubtierkapitalismus mit der unvermeidlichen Portion Dummheit reichen aus.

    Die Biologin Lynn Margulis vermutete, dass sich die selten beobachtbare Entstehung neuer Arten oft durch neue Wechselwirkungen zwischen Arten vollzieht. Mit fortschreitender Technologie wachsen die menschlichen Möglichkeiten zur - bewussten wie auch unbewussten - Teilnahme. Die Folgen sind nicht kalkulierbar - umso mehr, wenn der Antrieb durch Größenwahn und Profitgier bestimmt wird.

    #SIDA #histoire #colonialisme

  • Bis in die 1930er Jahre gehörte die Zwangsarbeit zu den wichtigen Wirtschaftsfaktoren | Telepolis
    https://www.heise.de/tp/features/Bis-in-die-1930er-Jahre-gehoerte-die-Zwangsarbeit-zu-den-wichtigen-Wirtschafts

    AIDS im kolonialen Afrika - Renditen und Risikogruppen. AIDS als koloniales Überbleibsel - Teil 4

    Bis in die 1930er Jahre gehörte die Zwangsarbeit in Afrika zu den Wirtschaftsfaktoren, ohne welche die Großprojekte im Eisenbahn- und Straßenbau undenkbar gewesen wären. Gleichzeitig stammt die erste Beschreibung AIDS-ähnlicher Symptome von Untersuchungen an Zwangsarbeitern.

    In den letzten Jahrzehnten konnten Forscher über DNA-Vergleiche nachweisen, dass HI-ähnliche Viren in der ersten Hälfte des 20. Jahrhunderts in Zentralafrika von Affen auf Menschen übergewechselt sind (Teil 1). Diese Anpassung setzt Mutationen voraus, um die Übertragbarkeit von Mensch zu Mensch zu optimieren. Die Überwindung einer Artenschranke bedeutet also einen evolutionären Sprung, in welchem das Virus ausgerechnet in der Kolonialzeit günstige Bedingungen vorgefunden hat. Neben umfangreichen Kampagnen zur Seuchenbekämpfung mit kaum sterilisierten Spritzen Teil 2 gehörten auch Wirtschaftsprojekte dazu, bei denen Arbeiter aus entfernten Regionen unter miserablen Arbeits- und Lebensbedingungen zusammengeführt wurden.

    In der Verklärung der Kolonialzeit gilt die Abschaffung der Sklaverei als eines der wertvollsten Geschenke westlicher Zivilisation. Abgesehen davon, dass sich der Sklavenhandel erst durch europäische Nachfrage in seine ungewöhnliche Dimension entwickeln konnte, fällt unter den Tisch, dass die Sklaverei oftmals lediglich durch eine befristete Variante ersetzt wurde. In mehreren Kolonien blieb die Zwangsarbeit selbst nach seiner offiziellen Abschaffung in Gebrauch, wobei man die Konvention 105 der Internationalen Arbeitsorganisation (ILO) von 1957 trickreich umging.1

    Die Congo-Océan-Bahnlinie in Mayumbe. Viadukt mit fünf Bögen bei Kilometer 87. Bild: © Archives Nationales d’Outre Mèr (ANOM)
    Die Toten der Congo-Ocean-Eisenbahn

    Entlang der romantischen Congo-Ocean-Linie (Chemin de fer Congo-Océan, kurz CFCO2) durch die Demokratische Republik Kongo (ehemals Französisch - Äquatorialafrika), welche Brazzaville mit der Hafenstadt Pointe-Noire verbindet, liegt die kleine Bahnstation Les Saras. Angeblich gab es dort mehrfach Entgleisungen, welche man auf einen Fluch von Zwangsarbeitern aus dem tschadischen Stamm der Sara zurückführte, die in großer Zahl beim Bau ihr Leben verloren. Mit der Namensgebung des Stationshäuschens bat man die Toten symbolisch um Vergebung.3

    Gebaut wurde die 511 km lange Strecke von 1921 bis 1934. Zuvor benutzte man die parallele Linie durch Belgisch-Kongo. Doch eine eigene Eisenbahn erschien längerfristig lukrativer und war zudem ein profitabler Auftrag für die Société de construction des Batignolles (SCB), da die Kolonialverwaltung die Arbeitskräfte zu Dumpinglöhnen garantierte. Am Projekt waren 127’250 zwangsverpflichtete Einheimische beteiligt, die aus den verschiedensten Regionen rekrutiert wurden. Manche stammten aus Gebieten, wo auch die SIV-infizierte Schimpansenart Pan troglodytes troglodytes anzutreffen war.

    Schon vor dem Bau der CFCO (rote Linie) hatte Brazzaville eine gute Verkehrsverbindung zum Atlantik, die über das benachbarte Léopoldville (Kinshasa) und das Territorium von Belgisch-Kongo (RD du Congo) verlief. Ein wesentliches Motiv zur Konstruktion der CFCO bestand darin, Benutzungsgebühren zu sparen. Bild: Jkan997 / CC-BY-3.0

    Als Massengrab erwies sich der 100 km lange Streckenabschnitt im Bergland von Mayombe. Der menschenfeindliche Dschungel, miserable Arbeitsbedingungen, Unterernährung und mangelnde Hygiene forderten einen Tribut, wobei in der schlimmsten Zeit jährlich die Hälfte der Zwangsarbeiter zugrunde ging. Wurden Männer in die Lazarette eingeliefert, steckten sie sich häufig mit anderen Krankheiten an und starben noch schneller. Die Toten, insgesamt schätzte man ihre Zahl auf 17.000, ersetzte man umgehend durch Neuzugänge.

    Erst nachdem der Schriftsteller André Gide zusammen mit dem Journalisten Albert Londres in Frankreich für die Aufdeckung der skandalösen Zustände sorgte, verbesserte der Gouverneur die Lebensbedingungen. Um den Arbeitern im Lager eine gewisse Abwechslung zu bieten, wurde außerdem einer beschränkten Anzahl von Frauen Zutritt gewährt, von denen einige im Männerüberschuss eine neue Einkommensquelle sahen. Die Elendsprostitution begann zu florieren und öffnete der Verbreitung von Geschlechtskrankheiten neue Wege.

    Tunnelbau für die Congo-Ocean-Eisenbahn (CFCO) in Mayombe. Bild: Public Domain
    Cachexie de Mayombe

    Zu den außergewöhnlichen Persönlichkeiten der französischen Medizin gehörte Léon Pales, der 1931 als Arzt an das Hospital von Brazzaville versetzt wurde. Autopsien von Afrikanern waren dort nicht üblich, doch Pales verfügte sowohl über die Fertigkeiten als auch das Interesse, um den Dingen auf den Grund zu gehen.

    Dr. Léon Pales (1905-1988), Militärchirurg, Anthropologe, Archäologe und Volkskundler. Seine Dissertation zur Paläopathologie (Untersuchungen von Krankheiten in prähistorischer Zeit anhand von Knochenfunden) blieb über 30 Jahre lang ein Standardwerk in diesem Fachgebiet. Von 1957 bis 1981 war Dr. Pales als Forschungsdirektor am CNRS (Centre national de la recherche scientifique) tätig. Bild: Prof. Jacques Pépin, mit freundlicher Genehmigung.

    Unter den Verstorbenen des Krankenhauses befanden sich ehemals zwangsverpflichtete Eisenbahnarbeiter, die meistens an bakteriellen Erkrankungen wie Tuberkulose oder Shigella dysenteriae, verstärkt durch Berberi (durch Vitamin B1-Mangel) und Depressionen, zugrunde gegangen waren.

    Bei 26 Opfern lieferten die Tests auf typische Krankheitserreger jedoch negative Ergebnisse. Dr. Pales fand stattdessen eine derart ungewöhnliche Kombination von Symptomen, dass er sie in einem wissenschaftlichen Artikel als neues Krankheitsbild - Cachexie de Mayombe - beschrieb. Cachexia ist das Fachwort für starken Gewichtsverlust, wie er bei AIDS im Spätstadium typisch ist. Auch andere Merkmale (Hirnatrophie, generalisierte Lymphadenopathie, chronische unblutige Diarrhoe) passen hierzu ins Bild. Zur damaligen Zeit erschienen sie dagegen rätselhaft - besonders die Hirnatrophie (Gehirnschwund), welche bei jüngeren Menschen nicht typisch ist.

    Pales Untersuchungen4 sind die frühesten Berichte, welche auf AIDS hinweisen könnten. Der Verdacht - auch hier sind Gewebeproben nicht mehr auffindbar - wird von namhaften Wissenschaftlern geteilt (siehe auch Le Figaro Santé Online5). Hätte sich das HI-Virus schon damals in Brazzaville festgesetzt, so wäre es nur ein Sprung über den Kongo-Fluss nach Léopoldville, wo man später die ältesten HIV-Gewebeproben nachwies.

    Titel der Dissertation von Jean Auclert (Auclert J (1937): Contribution à l’étude de la tuberculose des Noirs et de ses lésions anatomiques en Afrique équatoriale française. impr. M. Leconte.), einem Assistenten von Leon Pales. Die Arbeit enthält eine detaillierte Beschreibung der neuartigen Krankheitsfälle von Mayombe. Bild: Prof. Jacques Pépin, mit freundlicher Genehmigung.
    Zivilisation

    Zu den privilegierteren Zonen des Kongo gehörten zweifellos die gegenüberliegenden Hauptstädte Léopoldville und Brazzaville am Kongofluss. Beide wurden erst in der Kolonialzeit gegründet. Durch intensiven Handel und Personenverkehr miteinander verbunden, wuchsen sie rasch. In Léopoldville, dem heutigen Kinshasa, war der Zuzug für Afrikaner nur mit einer Aufenthaltserlaubnis (permis de séjour) möglich, die an eine Arbeitsstelle gekoppelt war.

    Ihr Status entsprach nicht Bürgern im eigenen Land, sondern war eher mit heutigen asiatischen Gastarbeitern in den arabischen Ölmonarchien vergleichbar. Die Bezahlung lag über dem Landesdurchschnitt und das Leben war -trotz einer ganzen Reihe rechtlicher Einschränkungen für Afrikaner- vergleichsweise komfortabel, sodass die Stadt sogar zum Ziel von Arbeitsmigranten von entfernteren Gegenden wurde.

    Jüngere Männer standen hierbei in deutlicher Überzahl, denn sie waren meist besser qualifiziert als die Frauen. Die Städte wuchsen rasch, behielten jedoch stets einen beträchtlichen Männerüberschuss, den es in vorkolonialen Siedlungen nie gab. (Gegen Ende der 1950er Jahre betrug das Zahlenverhältnis Männer / Frauen bei Alleinstehenden in Léopoldville sogar 5 zu 1.) Durch eine administrative Ansiedlungspolitik nach rein ökonomischen Kriterien, mit rigoroser Bevorzugung männlicher Singles, schufen urbane Zentren unbeabsichtigt eine Nachfrage der Prostitution. Die neue Wirtschaftsform - ob in Zwangsarbeit oder freier Beschäftigung- zerriss bestehende soziale Strukturen und begünstigte die Verbreitung sexuell übertragbarer Risiken.
    Neue Werte, neue Normen

    Bereits David Graeber6 wies darauf hin, dass sich die Machtausübung kolonialer Systeme nur teilweise über direkten Zwang vollzog. Für die Einbindung der breiten Bevölkerung in den neugeschaffenen Wirtschaftskreislauf bevorzugte man flexiblere Methoden. Das in Umlauf gesetzte Geld sollte einen hohen ideellen Stellenwert erhalten, denn Konsum und Schulden garantieren die Abhängigkeit ohne kostenaufwändige Überwachung. Entgegenstehende traditionelle Normen wurden zwangsläufig außer Kraft gesetzt. Am besten ließen sich diese Prozesse in der Veränderung der Stellung der Frauen beobachten.

    Die feudalen Stammesstrukturen sollten keinesfalls idealisiert werden. Oft war den Frauen in der vorkolonialen Gesellschaft eine passive Rolle vorgeschrieben. Man arrangierte ihre Ehen, teilweise in Polygamie. Ohne nennenswerte Ausbildung blieben ihnen nur die Nischenplätze der Gesellschaft.

    In einer neuen Welt des Männerüberschusses verhältnismäßig reicher Städte bot die Prostitution nun gleichzeitig Wohlstand und höhere Unabhängigkeit, sofern sie weder als Massenerscheinung noch an Zuhälterei gekoppelt auftrat. (In Léopoldville scheint das tatsächlich lange der Fall gewesen zu sein. Überliefert ist, dass sich viele derartige Frauen, die oft über Scheinehen in die Stadt gelangten, eine stabile Handvoll „Lover“ hielten. Dort waren sie gleichzeitig als Teilzeithaushälterin tätig.7)

    Das Ausmaß des kolonialen Wertewechsels in der Stellung der Frau lässt sich darin ablesen, dass sogar die Forderungen für Brautgeld stiegen.8 Eltern hielten sich bei der Verheiratung ihrer Töchter zum traditionellen Preis zurück, weil Prostitution weitaus lukrativer erschien. Innerhalb weniger Generationen hatte sich das gesellschaftliche Ansehen von Sexarbeiterinnen vollständig verändert.

    In der zweiten Hälfte der 50er Jahre schätzten Angestellte des Gesundheitswesens die Zahl der Vollzeitprostituierten in Léopoldville zwischen 5000 und 6000. Hinzu kommt eine unbestimmte Anzahl von Frauen, die nur gelegentlich dieser Tätigkeit nachgingen. Im Jahre 1955 zählte die Gesamtbevölkerung der Stadt 272.954 Einwohner.
    Eine folgenreiche Verwechslung

    Den Behörden war nicht verborgen geblieben, dass mit dem Wachstum der Städte auch die Geschlechtskrankheiten anstiegen. Da dort ein Großteil der Weißen lebte und es -trotz strikter Rassentrennung im öffentlichen Leben - noch genügend Kontaktmöglichkeiten zwischen den Bevölkerungsteilen gab, nahmen es die Behörden mit der Gesundheitsprophylaxe in ihrer Hauptstadt besonders ernst. Das Rote Kreuz betrieb von 1929 bis 1955 im Barumba-Distrikt von Léopoldville eine Klinik zur Bekämpfung von Geschlechtskrankheiten (Centre de Médicine Sociale) für Afrikaner, wo sich außer den örtlichen Prostituierten und Männern mit einschlägigen Problemen auch alle Neuankömmlinge vorstellen mussten - letztere unabhängig vom Gesundheitszustand. Täglich wurden bis zu 1000 Patienten empfangen, wobei man Fälle von Syphilis und Gonorrhoe mehrwöchig mit intravenösen Injektionen behandelte.

    Es war eine Massenabfertigung. Außer den bereits erwähnten unsterilen Spritzen gab es hier noch ein weiteres Problem: die Diagnose. Bei Frauen ist Gonorrhoe im Frühstadium ohne modernen Nachweis nur schwer zu diagnostizieren und kann leicht mit harmloseren Unregelmäßigkeiten verwechselt werden. Bei Syphilis kommt ein Problem hinzu, das in Europa unbekannt ist - die im tropischen Afrika weitverbreitete Frambösie. Das Bakterium ist mit dem Syphiliserreger verwandt, obwohl die Krankheit nicht geschlechtlich übertragen wird. Mit Sicherheit war das Krankenhauspersonal technisch nicht in der Lage, eine schwelende Frambösie genau von einer beginnenden Syphilis zu unterscheiden. Im Zweifelsfall behandelte man die Verdächtigen erst einmal.

    1953 wurde die Problematik der unsicheren Diagnosen mitsamt seiner möglichen Nebenwirkungen vom belgischen Arzt Dr. Paul Beheyt kritisiert. Das führte zwei Jahre später zur Übergabe des Hospitals an die Behörden, welche die Zustände verbesserten. Wie viele unnötige Fälle bis dahin behandelt und ob auch HIV auf diesem Wege zusätzlich übertragen wurden, ist im Nachhinein schwer zu bestimmen. Doch es ist unbestritten, dass das Virus unter den Prostituierten von Léopoldville bzw. Brazzaville seinen festen Platz gefunden hat.
    Die Startbahn ist angelegt

    Eine Reihe westeuropäischer Länder, darunter auch Deutschland und die Schweiz, lebt seit Jahrzehnten mit geringen und relativ stabilen HIV-Zuwachsraten.9 Innerhalb der Gesamtbevölkerung ist etwa 0,1% infiziert. Für Normalbürger, die sich nicht ausgesprochen unvernünftig benehmen, besteht also keine unmittelbare Gefahr, obwohl die Zahl der Infizierten nicht zurückgeht.

    Eine der Ursachen dieses Schwebezustands liegt in den Risikogruppen. Sie bilden ein festes Reservoir, welches durch gelegentliche Kontakte für Neuinfektionen sorgt. Außerdem ermöglichen seit einigen Jahren Medikamente den Patienten längere Lebensdauern. Gelingt es, diese Risikogruppen (durch Rückführung in stabile Lebensverhältnisse) zu verringern oder zumindest zu schützen, so lässt sich das Virus schließlich zum Verschwinden bringen.

    Funde aus medizinischen Archiven im urbanen Großraum Brazzaville-Léopoldville lassen vermuten, dass sich das Virus auch dort in einer Risikogruppe - den Prostituierten - verankert hat, die in den Jahrzehnten zuvor kräftig angewachsen war. Von einer weiträumigen Epidemie konnte noch keine Rede sein, sonst hätte man mehr Material gefunden. Doch die genetische Vielfalt der wenigen frühen Gewebeproben wies darauf hin, dass bereits zuvor eine verzweigte Evolution stattgefunden haben musste - mit einer größeren Anzahl Infizierter.

    Die Städte wurden zu Knotenpunkten eines international ausgebauten Verkehrsnetzes, über Wasserstraßen, Eisenbahnen und Straßen. Das Virus war sicher etabliert und zum nächsten Sprung bereit.

    #SIDA #histoire #colonialisme

  • Was konnte den HI-Virus zur Seuche werden lassen? | Telepolis
    https://www.heise.de/tp/features/Was-konnte-den-HI-Virus-zur-Seuche-werden-lassen-4405959.html

    Das frühe HI-Virus war nicht ausreichend an den Menschen angepasst, um auf sexuellem Wege effektiv übertragen zu werden. AIDS als koloniales Überbleibsel - Teil 2

    Das HI-Virus sprang in der ersten Hälfte des 20. Jahrhunderts in Zentralafrika vom Affen zum Menschen über, wahrscheinlich durch die Verletzung eines Jägers oder Kochs im Kontakt mit einem infizierten Tier. Zu Beginn der Kolonialperiode, als sich die Ausbeutung der Ressourcen schrittweise ins Landesinnere verlegte, hatten sich die Bedingungen dafür verbessert. Um die zwangsrekrutierten Arbeitskräfte in entlegenen Gebieten kostengünstig zu ernähren, griff man auf die Jagd zurück, welche mit Feuerwaffen wirkungsvoll betrieben werden konnte. So könnte sich ein höherer Anteil von Menschen mit dem HI-Virus infiziert haben als in vorkolonialer Zeit. Doch selbst bei einer Handvoll Infizierter ist es unwahrscheinlich, dass einer von ihnen zum Auslöser der späteren Epidemie wurde.

    Außerhalb von Afrika, wo die Verbreitung von HIV später begann und besser dokumentiert ist, waren es stets Risikogruppen, welche dem Virus als Eingangstor in die Gesellschaft dienten. Eine Drogenszene oder allzu freizügige Gay-Community war im Afrika des beginnenden 20. Jahrhunderts sicher nicht vorhanden. Selbst von Massenprostitution konnte in den ländlichen Gebieten keine Rede sein. Nach dem Tod der Erstinfizierten und ihrer unmittelbaren Angehörigen wäre die Krankheit also erloschen, wie es wahrscheinlich in der vorkolonialen Periode regelmäßig passiert ist.
    Infektionsrisiken im Gesundheitswesen

    Als letzte Möglichkeit zur Verbreitung bleiben mangelhaft sterilisierte medizinische Instrumente. Ein krasses Beispiel ist aus Rumänien dokumentiert, wo die Missachtung von Hygienevorschriften in Kinderheimen und Waisenhäusern gegen Ende der sozialistischen Ceaușescu-Ära zu einer regelrechten Kettenreaktion führte.

    Im Jahre 1990 wurde dort bekannt, dass 1168 Kinder, meist im Alter unter vier Jahren, mit HIV infiziert waren.1 Untersuchungen ergaben, dass nur ein kleiner Teil der Mütter das Virus in sich trug. Die Kinder hatten stattdessen Injektionen mit Nährstoffen, Bluttransfusionen oder Impfungen erhalten. Bedenkt man, dass HIV erst zu Beginn der 1980er Jahre durch eine kleine Zahl Afrikareisender nach Rumänien eingeschleppt wurde, so war die Verbreitungsgeschwindigkeit erstaunlich. Über infizierte Blutkonserven und unsterile Nadeln lässt sich das Virus effektiver als über Sexualkontakte verbreiten. Ähnliche Voraussetzungen herrschten während der ersten Hälfte des 20. Jahrhunderts im kolonialen Afrika.
    Das Grab des weißen Mannes und sein Fegefeuer

    Einer der Gründe für die späte Kolonialisierung des afrikanischen Kontinents lag in seiner Lebensfeindlichkeit für Europäer. Als besonders extrem galt Zentralafrika mit dem Kongobecken. Die Ausbeutung des Landesinneren beinhaltete jedoch die wirtschaftliche Erschließung von Gebieten, vor denen selbst deutlich robustere Afrikaner zurückscheuten.

    Der belgische König Léopold, der den Kongo von 1885 bis 1908 als Privatbesitz verwaltete, ließ seinen afrikanischen Untertanen zwar zur Abschreckung die Hände abhacken, wenn sie zu wenig Kautschuk sammelten, doch ihren massenweisen Arbeitsausfall durch tödliche Krankheiten konnte er damit nicht verhindern. Zu Beginn des 20. Jahrhunderts war die Bevölkerungszahl in vielen Teilen Afrikas drastisch gesunken, allein im Kongo reduzierte sie sich zwischen 1880 und 1920 um die Hälfte. Seuchen breiteten sich in ungeahnten Größen aus und drohten zwangsläufig auf Europäer überzugreifen.

    Fortschritte der Tropenmedizin wurden zur strategischen Aufgabe, um eine ausreichende Präsenz von Weißen zu gewährleisten und die Sterblichkeit unter den afrikanischen Arbeitern in Grenzen zu halten. In Marseille, London, Liverpool, Hamburg und Brüssel wurden Tropeninstitute gegründet und führende Forscher herangezogen. Ihre Untersuchungen erschlossen der Medizin neue Horizonte und verbanden sie mit der aufstrebenden Chemie.
    Gesundheitsfürsorge vor Ort: schnell, effektiv, billig

    Nach Beendigung des Ersten Weltkriegs forcierten mehrere Kolonialmächte in verschiedenem Umfang kostenlose Gesundheitskampagnen, um die Epidemien einzudämmen. Sie wurden schrittweise erweitert und erreichten -insbesondere in den französischen Kolonien und Belgisch-Kongo, den späteren HIV-1-Kernzonen - ein beachtliches Niveau. Allerdings war man keinesfalls gewillt, den Aufbau autonomer Gesundheitssysteme zu fördern. Man sah die Hilfe im Gegenteil als Möglichkeit, die Abhängigkeit der Kolonialisierten zu zementieren.

    Ärzte und Teamleiter kamen prinzipiell aus dem Mutterland oder wurden zur Not aus anderen Teilen Europas angeworben. Einige von ihnen, wie Dr. Eugene Jamot, waren hochbegabte energische Enthusiasten, doch die Mehrzahl hatte ein eher pragmatisches Verhältnis zu ihrer Arbeit. Einheimische waren nur im medizinischen Hilfspersonal, als Krankenschwestern oder Pfleger zugelassen. Außerdem sollten sich die Kosten in Grenzen halten, was im Gesundheitswesen -damals wie heute- oft zum Sparen an der falschen Stelle führt und tödliche Folgen haben kann.

    In den französischen Kolonien stellte man kleine mobile Teams auf, die das Land bereisten. Oft bestanden diese aus einem weißen Arzt und einer Handvoll einheimischer Sanitäter, ausgerüstet mit einigen Spritzen, Mikroskopen und den notwendigen Medikamenten zur Behandlung einer speziellen Krankheit (z.B. Schlafkrankheit, Lepra bzw. Malaria). Die Organisationsform erwies sich als wirkungsvoll und wurde später von anderen Ländern übernommen. Allein zur Bekämpfung der Schlafkrankheit, die vom Ende des Zweiten Weltkriegs bis zur Unabhängigkeit der afrikanischen Staaten durchgeführt wurden, verabreichte man insgesamt 12-13 Millionen präventive Injektionen.

    Man muss anerkennen, dass die Kampagnen durchaus positive Wirkungen zeigten. Vor der Unabhängigkeit wurde die afrikanische Schlafkrankheit in vielen Ländern auf einen Tiefstand gebracht.

    Bekämpfung der Schlafkrankheit in Pagouda, Französisch-Togoland, zwischen 1940 und 1950. Pro Arbeitstag mussten die mobilen Brigaden vormittags im Durchschnitt 250 Injektionen verabreichen. Bild: ANOM
    Zu Wirkungen und Nebenwirkungen ...

    Um mit beschränkten personellen und materiellen Ressourcen eine größtmögliche Wirkung zu erzielen, verzichtete man auf die zeitraubende Sterilisierung von Spritzen und Nadeln nach jedem einzelnen Patienten, womit nun andere Krankheiten übertragen werden konnten.2 Inwieweit sich die Organisatoren der Risiken bewusst waren, lässt sich an den Verordnungen zur Prophylaxe der Schlafkrankheit ablesen. Maßnahmen, welche für Afrikaner obligatorisch waren, wurden für Weiße untersagt oder an strengere Auflagen gekoppelt.3 Es handelte sich um eine Zweiklassenmedizin, wobei das Risiko individueller Schädigung in der tieferen Klasse einen geringen Stellenwert erhielt.
    Einige Gesundheitskampagnen im kolonialen Zentralafrika, bei denen ein hohes Infektionsrisiko bestand.
    Zeitraum Projekt
    1893-1910 Bis zu 35 000 Arm- zu- Arm- Pockenimpfungen: Dabei wurde Lymphflüssigkeit aus der Impfpustel einer zuvor behandelten Person auf die nächste übertragen.
    1920-1935 Bekämpfung der Afrikanischen Schlafkrankheit in den französischen Kolonien Zentralafrikas unter Leitung von Dr. Eugène Jamot (60 000 bis 600 000 Injektionen pro Jahr)
    1930er bis 1950er Jahre Bekämpfung von Frambösie, Syphilis, Leishmaniose und Lepra
    Quellen: Vance, M. A. (2019). Conflicting Views in Narratives on HIV Transmission via Medical Care. Journal of the International Association of Providers of AIDS Care (JIAPAC). / De Sousa JD ua. (2012): Enhanced Heterosexual Transmission Hypothesis for the Origin of Pandemic HIV-1. Viruses 2012, 4, 1950-1983 / Pepin J, Labbe AC. Noble goals, unforeseen consequences: control of tropical diseases in colonial Central

    In ländlichen Regionen von Kamerun konnte tatsächlich nachgewiesen werden, dass der damals behandelte Bevölkerungsteil häufiger von Hepatitis C betroffen wurde. Dasselbe war in Guinea-Bissau mit HIV-2 zu beobachten.4 Da die Seuche weniger fatal als HIV-1 verläuft und die Gesundheitskampagnen in den portugiesischen Kolonien später als in anderen Ländern durchgeführt wurden, gab es noch Langzeitüberlebende. Für HIV-1 kann dasselbe nur vermutet werden. Bei einer Lebenserwartung von 12 Jahren nach Infektionsbeginn müssten die Betroffenen der Krankheit bereits seit langem zum Opfer gefallen sein.

    #SIDA #histoire #colonialisme

  • AIDS als koloniales Überbleibsel | Telepolis
    https://www.heise.de/tp/features/AIDS-als-koloniales-Ueberbleibsel-4403543.html

    Der segenreiche Kolonialismus hat es sogar fertiggebracht, Viren die Überwindung der Artenschranke zu ermöglichen - Teil 1

    Die Viren wurden so erfolgreich, dass man sie jetzt als Geißel der Menschheit bezeichnet. Mit Ausnahme des Happy End enthält die Geschichte jedoch alle Elemente kolonialer Erfolgsstories: wissenschaftlichen Pioniergeist, das Gesundheitswesen, Eisenbahnen, neuen Wohlstand, Konsum und die Überwindung traditioneller Stammesschranken.
    Die guten alten Zeiten...

    Im Gleichklang zur europäischen Militärpräsenz in der Dritten Welt regen sich Stimmen aus Politik und Wissenschaft zur Weißwaschung der kolonialen Vergangenheit. Das französische Parlament verabschiedete 2005 die Forderung an das Schulwesen zur Betonung der positiven geschichtlichen Rolle Frankreichs in Übersee. Der britische Bildungsminister Michael Gove beklagte die negative Darstellung des Empire an Schulen. Günter Nooke, Afrikabeauftragter der deutschen Bundesregierung zitierte 2018 einen „Experten“ mit der Aussage, dass der Sklavenhandel zwar schlimm gewesen sei, doch habe die europäische Herrschaft in Afrika „dazu beigetragen, den Kontinent aus archaischen Strukturen zu lösen“. Zeitgleich liefen Verhandlungen der Bundesregierung mit Namibia über eine Entschuldigung wegen des Völkermordes an den Herero und Nama.

    Unter Wissenschaftlern lässt sich diese Revue fortsetzen. In seiner „Weltgeschichte der Sklaverei“ stellte der Althistoriker Egon Flaig fest, der europäische Kolonialismus habe „Afrika nach einer 1000-jährigen Geschichte von blutigster Gewalt und Völkermorden die Möglichkeit zu neuen Wegen eröffnet“.

    Nach dem britischen Historiker Bruce Gilley war die Kolonialzeit, insbesondere nach dem Ersten Weltkrieg, die erfolgreichste Periode der kolonisierten Länder, sodass er den Belgiern aus reiner Menschenliebe empfahl, wieder in den Kongo zurückzukehren.1 Harvard-Professor Niall Ferguson ruft die amerikanischen Eliten unverhüllt auf, dem Vorbild des britischen Empire zu folgen.2

    Hier wird gezeigt, wie der koloniale Kapitalismus einem Virus half, die Artenschranke zu überwinden. Die nachfolgenden Fakten und Thesen stützen sich größtenteils auf das Buch "The Origins of AIDS"3 des kanadischen Forschers und Arztes Jacques Pépin, der wichtige Forschungsergebnisse der letzten Jahrzehnte zusammenfasst. Sie wurden teilweise durch aktualisierte Zahlen ergänzt. Die Thematik wird außerdem in der sehenswerten Dokumentation von Carl Gierstorfer beleuchtet.4

    Nach einer HIV-1-Infektion blieb den damals Betroffenen kaum eine längere Lebensspanne als zwölf Jahre und die ersten Generationen der Opfer starben lange vor der Entdeckung des Virus. Somit fehlen zwangsläufig einige exakte Beweise im Puzzle. Dennoch zeigen die folgenden Beispiele deutlich, welche unvorstellbaren Möglichkeiten die koloniale Ära einem Virus eröffnete, den evolutionär aufwändigen Sprung zu einem neuen Wirt zu bewältigen.
    Von SIV zu HIV

    Schimpanse, neben Ruß-Mangabe, Überträger des SI-Virus auf den Menschen. Bild: Thomas Lersch, CC BY-SA 3.0

    Das HI-Virus forderte im nachkolonialen Afrika bereits Tausende Opfer, bevor es im Rest der Welt überhaupt wahrgenommen wurde.5 Als AIDS gegen Ende der 1970er Jahre erstmals in der westlichen Welt in Erscheinung trat, hielt man es für einen speziellen Krebs unter Homosexuellen. Hier wurde eine Folge mit der Ursache verwechselt. Beim Kaposi-Sarkom, einer Hauterkrankung, handelt es sich in Wirklichkeit nur um eine der möglichen Begleiterscheinungen der Immunschwäche. Es wird durch das sexuell übertragbare Herpesvirus 8 ausgelöst.

    Entdeckt wurde das HI-Virus schließlich 1983, doch es dauerte bis ins 21. Jahrhundert, bis sich durch Stammbaumanalysen der DNA seine Herkunft und Entstehungszeit rekonstruieren ließen.
    Tabelle 1: Typen von HIV, Überträger und Übertragungszeiträume. (Bei wenigen Fällen ist der Zeitraum nur ungenau oder nicht bestimmbar.)
    Typ Gruppe Verbreitung Überträger Zeitraum
    HIV-1 M weltweit Schimpanse 1908-1933
    N wenige Fälle (Kamerun) Schimpanse 1948-1977
    O zumeist Westafrika Schimpanse, evtl. Gorilla 1890-1940
    P Einzelfall (Kamerun) Schimpanse unbekannt
    HIV-2 A zumeist Westafrika Ruß-Mangabe 1906–1956
    B zumeist Westafrika Ruß-Mangabe 1907–1961
    C bis H Einzelfälle (Westafrika) Ruß-Mangabe unbekannt

    Grundlegend unterscheidet man zwei HIV-Typen, die sich in mehrere Gruppen unterteilen lassen. Inzwischen ist erwiesen, dass sich jede Gruppe auf eine einzige Übertragung von Menschenaffen (für HIV-1) sowie einer Meerkatzenart (für HIV-2) zurückführen lässt. Auffällig ist, dass sie allesamt in der ersten Hälfte des 20. Jahrhunderts erfolgten. Für die überwiegende Mehrzahl der AIDS-Opfer ist die Übertragung auf Patient Zero von HIV-1 M verantwortlich. Diese Gruppe hat sich inzwischen in eine Vielzahl von Untergruppen aufgespalten, welche eine einheitliche Behandlung erschweren. Besonders weitgefächert sind die zentralafrikanischen Mutationen, welche eine Entstehung der Seuche auf dem afrikanischen Kontinent nahelegen.

    Weltweite Verteilung der Untergruppen von HIV-1. Seine höchste Vielfalt ist in Afrika anzutreffen. Bild: Los Alamos National Laboratory, HIV sequence database

    Das entsprechende Virus bei Affen wird als SIV (Simian immunodeficiency virus) bezeichnet, wobei auch hier verschiedene Gruppen unterschieden werden. Nach einer Übertragung auf Menschen benötigte es erst eine Reihe von Mutationen zur Anpassung an seinen neuen Wirt. Ein wesentlicher Optimierungsbedarf bestand bei der Übertragbarkeit von Mensch zu Mensch.

    Fleisch von Schimpansen steht bei einigen zentralafrikanischen Völkern auf der Speisekarte. Die Erstübertragung geschah vermutlich auf einen Jäger oder Koch, der mit dem Blut eines erjagten Tieres in Kontakt kam. Dabei ist interessant, dass HIV unter den traditionell ohne Feuerwaffen jagenden Pygmäen ausgesprochen selten ist. Stattdessen verbreitete es sich über Angehörige von Bantu-Völkern, die von der Landwirtschaft leben und die Jagd nur gelegentlich betreiben. Selbst die wenigen Fälle von HIV bei Pygmäen scheinen von benachbarten Bantu-Bauern übertragen worden zu sein.
    Das Anfangsrisiko-Modell

    Nehmen wir die Zeit um 1921 als möglichen Startpunkt von HIV-1 Gruppe M, welche im Jahre 2017 für weltweit fast 37 Millionen Infizierte verantwortlich war. Eine Rechnung soll abschätzen, wie viele Personen damals durch Schimpansen SIV-infiziert waren. Da unbekannt ist, welcher Bevölkerungsanteil aus den entsprechenden Gebieten einem Direktkontakt ausgesetzt war, benutzen wir für diesen Parameter zunächst den aktuellen Wert. Durch Befragungen im südlichen Kamerun wurde ermittelt, dass gegenwärtig etwa 0,1 % der erwachsenen Bevölkerung aus Dörfern im Umfeld von Schimpansen tatsächlich über die Jagd oder Küche mit rohem Schimpansenfleisch in Berührung kommen.

    Nicht alle Schimpansen, sondern nur die Unterart Pan troglodytes troglodytes kommt als Überträger zu HIV-1 in Frage. Da die Tiere relativ ortsfest leben, lässt sich das Territorium der Erstübertragung eingrenzen. Zur Abschätzung der Personenzahl, die um 1921 durch Direktkontakt infiziert gewesen sein könnten, benutzen wir die folgenden Daten6:

    Nach Volkszählungen lebten damals 1,35 Millionen Erwachsene in den Verbreitungsgebieten von Pan troglodytes troglodytes. Etwa 0,1 % davon waren gelegentlich mit der Jagd oder Zubereitung von Schimpansenfleisch beschäftigt.
    Der Anteil SIV-infizierter Pan troglodytes troglodytes liegt bei 5,9 %. Nehmen wir an, dass dieser Wert unverändert geblieben ist.
    Für das Übertragungsrisiko von einem SIV-infizierten Tier auf den Jäger oder Koch wird der Wert 3 %. angenommen. (Dieser Wert orientiert sich am Zehnfachen des entsprechenden Infektionsrisikos von medizinischem Personal bei HIV-infizierten Patienten, wie es bis Anfang 1990 auftrat.)

    Multiplikation ergibt 1,35 x 106 x 10-3 x 5,9 x 10-2 x 3 x 10-2 = 2,3.

    Damit können wir von etwa zwei Infizierten ausgehen, welche das Virus noch an ihre Ehepartner und schlimmstenfalls ihre Kinder übertragen konnten.

    Das Modell liefert also höchstens eine Handvoll Direktinfizierte, von denen einer zum Ausgangspunkt der Pandemie wurde. Bereits hier lässt sich vermuten, dass es noch weitere Faktoren zur Begünstigung der Seuche gab. Anderenfalls müsste unser ländlicher Kandidat entweder stark vom Zufall erwählt oder mit seiner gesamten Umgebung ein Sexualleben bis an die physischen Grenzen geführt haben. SIV ist bei Menschen über heterosexuelle Intimkontakte längst nicht so einfach wie HIV-1 übertragbar. Bei letzterem liegt das Risiko pro Intimkontakt im Schnitt bei 0,1 %, falls sich der infizierte Partner nicht gerade in der hochansteckenden Anfangsphase befindet.

    Nun bleibt zu prüfen, wie sich unser Modell mit der vorkolonialen bzw. kolonialen Wirklichkeit verträgt.
    Die vorkoloniale Lebenswelt

    Vergleicht man die Daten 1) bis 3) mit der vorkolonialen Situation, so lag die Kontaktrate aus 1) vermutlich tiefer als 0,1 %, da Jagderfolge seltener waren. Die in Verbänden lebenden Schimpansen sind nicht nur intelligent, sondern auch robust genug, sodass die Jagd für einen Bauern ohne Feuerwaffen sehr aufwändig wäre. Der Bogen besitzt eine geringere Reichweite und aus traditionellen Fallen können sich die geschickten Tiere oft befreien. Außerdem war das Verkehrsnetz damals weniger ausgebaut und ersteckte sich nicht in den Dschungel, der für einen Gelegenheitsjäger wie den einheimischen Bauern fast nur in der Trockenzeit passierbar war. Solange Schimpansen nicht die Felder angriffen, wurden sie von den Bantu-Bauern eher in Ruhe gelassen. Die Zahl von zwei Infizierten war also eher an der Obergrenze.
    Veränderungen durch die Kolonisation

    Nach der territorialen Aufteilung zu Ende des 19. Jahrhunderts änderte sich die Lebensweise großer Bevölkerungsteile grundlegend. Reichtümer wie Elfenbein, Kautschuk und Holz lagen den europäischen Geschäftsleuten, allen voran dem belgischen König Léopold II, zwar buchstäblich zu Füßen, doch sie mussten abgeholt werden. Die gesetzlich eingeführte Zwangsarbeit sicherte die billigen Arbeitskräfte, welche ohne Beachtung gesundheitlicher Risiken weiter und weiter ins Landesinnere geschickt wurden. Skrupellosigkeit wurde zur wichtigsten unternehmerischen Voraussetzung.7 Eine anschauliche Schilderung dieser Beutezüge in einer weitgehend menschenfeindlichen Wildnis findet man in Joseph Conrads Kongo-Roman „Heart of Darkness“.

    Natürlich mussten die Arbeiter vor Ort ernährt werden, weshalb der Jagd eine entscheidende Bedeutung zukam. Da sie (von den Aufsehern) mit Gewehren betrieben wurde, rückten auch Schimpansen ins Beutespektrum. Das Ausmaß dieser Wilderei ist schwierig abzuschätzen. Unstrittig dokumentiert durch Edmund Morel, waren Waffen und Munition der wichtigste Importartikel für Léopolds Congo-Freistaat. Ihre Anwendung lässt sich daran ermessen, dass bereits zu Beginn des Jahrhunderts warnende Stimmen auf die Ausrottung ganzer Arten hinwiesen. Auch die Schimpansen waren gefährdet, denn ihre Jagd wurde schließlich in den französischen Territorien mit hohen Steuern belegt und im belgischen Teil sogar verboten. Allerdings ist kaum anzunehmen, dass die Verbote damals mehr Wirkung als heute zeigten. In den ausgedehnten und entlegenen Territorien waren sie praktisch nicht durchsetzbar.

    Zusammenfassend lässt sich sagen, dass die Jagdkontakte mit Schimpansen zu Beginn der kolonialen Periode wahrscheinlich angestiegen sind. Die Rate bei 1) lag höher als 0,1 % und die Zahl von zwei Infizierten damit näher an der Untergrenze.

    Dr. Raj Spielmann ist Mathematiker und Autor des Buches „Wahrscheinlichkeitsrechnung und Statistik. Mathematische Anwendungen in Natur und Gesellschaft“, das im Verlag Walter De Gruyter erschienen ist.

    #SIDA #histoire #colonialisme

  • Le phénomène ThinkerView ou le triomphe de l’info non-formatée
    https://www.marianne.net/medias/le-phenomene-thinkerview-ou-le-triomphe-de-l-info-non-formatee

    Attirant des centaines de milliers d’internautes, ThinkerView se pose en "anti-chaîne info" et semble surtout répondre à un besoin inassouvi de comprendre la complexité du monde.

    C’est devenu une sorte de must de l’interview. Un endroit privilégié où l’on s’adresse à ceux qui ne regardent plus la télé. En témoigne le geste d’Edwy Plenel annonçant le 24 mai qu’il profite de son passage sur ThinkerView pour lancer une offre d’abonnement à Mediapart, avec un accès gratuit le week-end suivant son intervention en direct. Un signe marketing de l’intérêt porté à « la chaîne qui monte », comme l’a qualifiée l’ex-directeur de la rédaction du Monde. L’influence médiatique a dérivé vers le Web, et une chaîne YouTube peut connaître plus de retentissement que tout autre canal. Alain Juillet en fut sidéré après sa visite en 2018 dans le décor noir à la lumière soignée de ThinkerView. « J’ai été invité par l’intermédiaire d’amis qui travaillent dans l’intelligence économique et qui m’ont incité à accepter, confie cet ancien directeur du renseignement à la DGSE. En arrivant dans la cave faisant office de studio, je me suis demandé ce que je faisais là. Mais j’ai découvert un monde à l’impact effarant. J’avais déjà fait des passages télé, mais jamais connu ça. Des gens m’arrêtent depuis dans la rue parce qu’ils m’ont vu sur ThinkerView. »

    Son interview, un panorama de la géopolitique mondiale, approche les 900 000 vues. Pour plus de deux heures de décryptage, ce que l’on ne voit nulle part ailleurs. Un livre atteste l’effet ThinkerView : Crépuscule, de Juan Branco. Best-seller de ce printemps, il est numéro un des ventes dès sa sortie. Ignoré par les médias mainstream, ce pamphlet contre la Macronie est paru une semaine après que son auteur s’est retrouvé dans le fauteuil de l’interviewé. « Il est impossible de mesurer l’impact sur les ventes mais l’effet amplificateur paraît évident », remarque Florent Massot, coéditeur de Crépuscule. Branco a rapidement accumulé plus de 1 million de vues, l’audience record de la chaîne, supérieure à celle de bon nombre de programmes de télévision. Mais dans ce format long qui parvient à captiver l’auditoire. « Thinker view, c’est l’antichaîne info », estime Pierre Conesa, ancien haut fonctionnaire du ministère de la Défense, invité pour des entretiens où il explique comment la propagande fausse notre vision des conflits. Avec une liberté de ton rare.

    « L’intervieweur pose des questions simples auxquelles on peut répondre de façon directe », résume l’analyste. ThinkerView, c’est d’abord cet intervieweur qui n’apparaît pas à l’écran et se fait appeler Sky. Il refuse de nous rencontrer et déclare quand on lui demande d’où il vient : « Tu ne vas rien savoir sur moi. » Pas même son identité. On découvrira toutefois qu’il est un fils de médecin, d’une quarantaine d’années, qui ne dément pas se prénommer Bertrand. La page Wikipédia de ThinkerView lui accole le nom de « Calinou », patronyme à l’imaginaire affectueux renvoyant à une culture revendiquée par Sky, celle des hackeurs.
    Rejet du journalisme du "star system"

    « Ce milieu écrit sous pseudo depuis que les journalistes de reflets.info ont été menacés de mort et convoqués à la DGSE pour avoir enquêté sur la surveillance numérique, rappelle Fabrice Epelboin, spécialiste du Web qui enseigne à Sciences-Po et publia sur Reflets. Je connais Bertrand depuis longtemps, mais, réflexe typique de hackeur pour ne pas mettre l’autre en danger, je ne veux pas savoir son nom. Il a raison de ne pas le divulguer, et ça s’inscrit dans son rejet en bloc du journalisme du star system. »

    Ledit Bertrand « n’aime pas les journalistes ». Du moins ceux d’aujourd’hui, car il « regrette le temps où les gens prenaient le temps de se parler », comme dans « Italiques », l’émission de l’ORTF à laquelle participait Marc Ullmann. Ce journaliste, décédé en 2014, apparaît comme son mentor. Il l’a accueilli au Club des vigilants, un think tank créé en 1999 avec le but d’apprivoiser l’avenir en agissant pour le mieux afin d’éviter le pire. Là où Bertrand imagina ThinkerView, lancé en 2013 avec l’aide d’amis travaillant comme lui dans la sécurité informatique et le soutien de Marc Ullmann.

    Le premier interviewé fut Jacques Blamont, pionnier de la recherche spatiale et auteur d’Introduction au siècle des menaces. Dans sa vidéo inaugurale, il parle d’ « une humanité qui va dans le mur » alors que la technologie avance à une vitesse exponentielle inédite. « Le genre de considérations qui échappe totalement au public », soulignait cet octogénaire, répondant aux objectifs de ThinkerView : « Ecouter les points de vue peu médiatisés afin d’élargir nos prismes de lecture » et « appréhender toute la complexité des enjeux actuels et futurs de notre monde. »

    « C’est une chaîne lanceuse d’alerte », considère Stéphanie Gibaud, qui a consacré un livre (la traque des lanceurs d’alerte, Max Milo Editions) aux poursuites dont sont victimes ceux qui ont déclenché l’alarme. Invitée à ThinkerView en juin 2017, elle appréciait déjà ce « média qui pousse à la réflexion en présentant des regards inhabituels. On y découvre la collapsologie, les dysfonctionnements de notre système économique, mais aussi des esquisses de solution pour le futur ». Depuis six ans, plus de 150 interviews ont été réalisées, avec dès la troisième, l’apparition d’un logo représentant un cygne noir. Une référence à la théorie selon laquelle un événement aussi rare qu’imprévisible peut avoir des conséquences colossales.
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    Comment Internet a bouleversé la manière de se forger une culture politique

    Comme à la recherche de ces tournants clés, ThinkerView accueille une large palette d’invités. Un banquier peut annoncer que « la réalité du risque est camouflée à tous les niveaux » d’un système financier où l’on joue déraisonnablement sur les effets de levier. Le ministre conseiller de l’ambassade de Russie se voit interroger sur l’usine à trolls qui s’activa depuis son pays à influencer des élections à l’étranger. Des experts en énergie nous informent sur la réalité du pétrole de schiste, et des hackeurs, sur la possibilité d’une cyberdictature. Un policier apporte son expérience dans la lutte contre le terrorisme, un ingénieur avertit de l’impasse écologique où nous mène le high-tech, un taxi dénonce le sacrifice de sa profession, un général explique pourquoi la guerre revient tandis qu’un illustre physicien livre un cours magistral sur le boson de Higgs. Autant d’intervenants qui font dire aux fidèles de la chaîne qu’elle relève du service public. « La diversité et la qualité des invités qui ont le temps de développer une pensée complexe me permettent de mieux saisir ce monde dans lequel on vit », note Jean-Philippe, un artisan de 52 ans.
    Démarche de hackeur

    On peut s’étonner que ThinkerView ait su attirer depuis ses débuts des personnalités qui vont de l’homme d’affaires libanais Michel Eléftériadès au professeur de l’université de Berkeley Peter Dale Scott, de l’activiste des mers Paul Watson au footballeur Lilian Thuram en passant par le philosophe Edgar Morin, le mathématicien Cédric Villani ou encore Marc Luyckx Ghisi, conseiller de Jacques Delors à la Commission européenne en charge de la prospective. « Bertrand a un gros carnet d’adresses et un culot qui lui permet de brancher n’importe qui », indique son ami Olivier Delamarche, analyste financier avec qui il a cofondé en 2014 Les Econoclastes, un think tank multidisciplinaire très porté sur la macroéconomie. Un des terrains de prédilection de ThinkerView qui a sollicité à maintes reprises des représentants de ces éconoclastes.

    Mais, « la plupart du temps, les invités nous sont proposés par la communauté qui nous suit comme on regarderait une série, avec des gens qui interagissent entre eux, explique Bertrand, pour signifier l’importance de la connectivité avec un public partie prenante du programme grâce à Internet. On est partout, du livreur de pizza au banquier international, et des poissons pilotes sortent du banc pour dénicher des auteurs ou des personnalités intéressantes. » En établissant éventuellement le contact. Avec cette méthode, ThinkerView, forte de sa communauté et de son audience, arrive aujourd’hui à recevoir à peu près qui elle veut.

    Tout a longtemps dépendu d’un engagement bénévole. Un précieux apport technique a été offert par Les Parasites, collectif de jeunes cinéastes qui réalisait les émissions et a aidé à concevoir ce décor graphique sur fond noir immédiatement reconnaissable. Il peut s’installer n’importe où, par exemple au ministère de Mounir Mahjoubi pour l’entretien de ce dernier. Les Parasites ont également permis d’obtenir en 2018 une subvention du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) de 50 000 €.

    “LA QUALITÉ A UN COÛT, MAIS IL EST ESSENTIEL DE RESTER GRATUIT. C’EST LA DÉMARCHE DU HACKEUR QUI MET TOUT SUR LA TABLE ET LAISSE FAIRE CE QU’ON VEUT.” BERTRAND

    « Sans cela on aurait arrêté, mais si la communauté arrive à nous faire tenir, on ne redemandera pas cette aide », signale Bertrand. Car un système de crowdfunding est utilisé depuis un an pour financer une équipe qui s’est professionnalisée. Et la communauté répond présente en apportant chaque mois de quoi payer les techniciens, le matériel, un studio, ainsi qu’un salaire pour Sky. En mai 20 000 € ont été récoltés grâce à plus de 2 000 donateurs. De quoi pérenniser un modèle économique où certains paient pour que chacun puisse en profiter. « La qualité a un coût, mais il est essentiel de rester gratuit, insiste Bertrand. C’est la démarche du hacker qui met tout sur la table et laisse faire ce qu’on veut. »
    Soupçons de conspirationnisme

    Depuis six mois, la presse se penche sur ce phénomène, avec des articles dans les Inrocks et sur Francetvinfo. A chaque fois, on cherche à percer ce mystère incarné par Sky, et on conclut sur un soupçon de conspirationnisme en s’appuyant sur Rudy Reichstadt, directeur de Conspiracy Watch, qui diagnostique chez ThinkerView « une culture complotico-compatible » ou un « tropisme procomplotiste ». Dans M, le magazine duMonde, un article a également été consacré à cette chaîne qui a connu une hausse significative de ses abonnées sur YouTube depuis le mouvement des « gilets jaunes ». « Il a été modifié dans la version Web après parution, relate Laureen Ortiz, son auteur, une journaliste qui a travaillé aux Etats-Unis pour Libération et l’AFP. Il a été ajouté que ThinkerView avait des relents conspirationnistes et que Les Econoclastes produisaient des analyses biaisées, sans dire en quoi. A mon sens, de l’idéologie est venue se mêler à l’affaire, alors que je me borne au terrain et me fie à mon instinct. Or, j’ai surtout senti chez Sky une sorte de résistance à l’esprit libre, voire anar. »

    Découvrant le relookage conspi de son article, Laureen a publié un commentaire toujours en ligne indiquant que des ajouts avaient été effectués sans son accord, et elle a réclamé que sa signature soit retirée. Cette suspicion de conspirationnisme repose sur le reproche fait à ThinkerView d’avoir invité une poignée d’individus catalogués dans une indéfinie mouvance complotiste, comme le sulfureux panafricaniste Kemi Seba ou le journaliste Laurent Obertone qui a publié des enquêtes sur la délinquance et l’immigration dont Marine Le Pen a fait la promotion.

    « Ils représentent des courants de pensée très importants dans la société, objecte Fabrice Epelboin. Même s’ils peuvent mettre mal à l’aise, ne pas leur donner la parole ne fait qu’accroître leur crédit en laissant monter le sentiment qu’il y a des choses à cacher. » « Appréhender la réalité, c’est la regarder intégralement, même quand ça dérange votre idéologie, ajoute Alain Juillet. Cela ne m’étonne pas que l’on taxe ThinkerView de conspirationnisme, car cet anathème tombe vite aujourd’hui pour qui sort de la pensée unique. Mais une autre perception se met en place chez un public qui ne veut plus se faire manipuler et préfère s’informer sans se limiter à une seule lorgnette ne proposant qu’une vision partielle et partiale. »

    Alors on peut toujours aller chercher des poux à ThinkerView, trouver que son intervieweur a laissé dérouler certains discours sans les contredire, ou qu’il ferait parfois mieux de se taire, mais cette chaîne comble un vide médiatique en répondant à un besoin de connaissance. Sans œillères, et en incitant à remettre en question ce qui se dit à l’écran grâce à la plate-forme Captain Fact qui offre la possibilité de réfuter les affirmations d’un intervenant. Le succès de ThinkerView devrait plutôt interpeller notre profession, que Sky fustige tout en l’idéalisant, lui qui a interviewé Denis Robert, Paul Moreira ou Elise Lucet, en partisan de l’investigation. « Je respecte la vraie presse et ceux qui ont dédié leur vie à ce boulot comme à une passion, mais la majorité des journalistes est tenue en laisse ou affamée », déplore l’homme dans l’ombre. À la profession de démontrer sa capacité à produire une info débridée.

    #masculinisme

    • J’aime bien Thinkerview, mais ca manque gravement de femmes et il y a beaucoup de propos antiféministes, presque à chaque entretiens on a le droit à une question « pourquoi les belles femmes ne couchent qu’avec les riches ? ». Dans cet article il me semble voir en action un mécanisme de l’invisibilisation des femmes :

      « la plupart du temps, les invités nous sont proposés par la communauté qui nous suit comme on regarderait une série, avec des gens qui interagissent entre eux, explique Bertrand, pour signifier l’importance de la connectivité avec un public partie prenante du programme grâce à Internet. On est partout, du livreur de pizza au banquier international, et des poissons pilotes sortent du banc pour dénicher des auteurs ou des personnalités intéressantes. » En établissant éventuellement le contact. Avec cette méthode, ThinkerView, forte de sa communauté et de son audience, arrive aujourd’hui à recevoir à peu près qui elle veut.

      Combien de femmes dans cette communauté de « hackers » qui choisissent les personnes à invité et organisent les prises de contacte ? J’ai pas le temps aujourd’hui mais je vais calculé un jour leur % de femmes interviewer à mon avis ca dépasse pas les 5-10%
      #invisibilisation_des_femmes #silenciation #femmes #thinkerview

    • Je ne connais pas bien ces #vidéos mais j’étais tombée dessus plein de fois et j’avais noté aussi le biais de genre, pas les remarques sexistes entre mecs pour rigoler puisque je n’étais pas allée plus loin (et pas le biais racial, qui est aussi assez évident).

      Le succès du truc est assez étonnant et je crois qu’il marque un peu l’échec de la gauche à produire de telles formes (qu’elle laisse à des petits mecs visiblement pas très cultivés politiquement, comme elle laisse son agenda militant et le reste... problème de manque de socialisation militante). Thomas Lacoste a essayé de faire ça vers 2007, interviewer des intellectuel·les en leur donnant un peu plus de temps qu’à la télé. Peut-être ne diffusait-il pas assez sur Internet, peut-être n’avait-il pas eu confiance dans la capacité des gens à écouter deux heures d’explications savantes ou précises. En tout cas, c’est intéressant au regard de ce qui se passe, cette télé qui postule que « les gens sont cons » en leur fourguant des micro-formats (France Inter qui met de la musique tous les quarts d’heure pour éviter la surchauffe de cerveau) et les gens qui se rebellent en écoutant en masse des propos qui se déploient dans la longueur, de gens qui partagent des informations sur leur expérience très spécifique et riche du monde social. Ça correspond aussi à une envie assez vaine de « ne pas être dupe » mais c’est aussi assez rassurant.

  • Qu’a-t-on à apprendre des réseaux sociaux chinois ?
    https://www.zdnet.fr/blogs/social-media-club/smc-focus-qu-a-t-on-a-apprendre-des-reseaux-sociaux-chinois-39886459.htm

    En Chine, les réseaux sociaux se sont développés avec des mécanismes radicalement différents de l’occident. Les spécialistes surveillent aujourd’hui ces évolutions de très près, autant pour essayer de pénétrer le marché chinois que pour essayer d’en tirer certaines leçons. En Chine, les réseaux sociaux se sont développés avec des mécanismes parfois radicalement différents de l’occident. Les spécialistes surveillent aujourd’hui ces évolutions de très près, autant pour essayer de pénétrer le marché chinois que (...)

    #Alibaba #Google #Sina_Corp #Instagram #WhatsApp #WeChat #Alibaba.com #Amazon #Facebook #Paypal #Skype #Uber #algorithme #smartphone #SocialNetwork #domination #marketing #web #publicité (...)

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  • "Hacia un pensamiento Islámico decolonial"

    En una mañana de julio en Madrid me encontraba disfrutando de una ponencia del profesor Enrique Dussel y en medio del receso tuve la oportunidad de encontrarme con Sirin Adlbi Sibai a quien había conocido anteriormente por su conferencia “Mas allá del feminismo islámico: hacia un pensamiento islámico decolonial”, la cual, despertó un gran interés en mi por leer y conocer más sobre su trabajo. En sus artículos “Colonialidad, feminismo e Islam” y “Hacia un pensamiento islámico decolonial” Sirin hace un análisis crítico de las bases que sostienen las mayores desigualdades y discriminaciones en el sistema-mundo en el que vivimos hoy y cómo dichas bases se han constituido y han afectado de manera radical a la humanidad; pero sobre todo, cómo el mundo moderno occidentalocéntrico ha afectado a la vida de lxshumanxs (y también la de lxs no humanxs) tanto dentro y fuera de los territorios colonizados. Por todo ello, le manifesté a Sirin mi deseo de entrevistarle para que nos explicase cuestiones que se encuentran en el debate público como lo es el feminismo islámico, la islamofobia y el hiyab de la mujer musulmana, además de que nos cuente un poco de su perspectiva sobre la situación de lxsdesplazadxs por la guerra en Siria y la penosa actitud de los gobiernos europeos ante esta situación.

    Aprovecho este espacio de la entrevista para celebrar y dar a conocer su nuevo libro “La cárcel del feminismo. Hacia un pensamiento Islámico decolonial” publicado en Akal en la colección Inter Pares [1]

    Podrías darnos una breve explicación de qué es el decolonialismo epistémico, para que nos cuentes ¿porqué partes desde estos fundamentos en tus estudios y cual es la importancia, en la actualidad, de promover un conocimiento decolonial? y ¿qué es la violencia epistémica y cómo se ejerce?

    Para comprender qué es la decolonialidad epistémica, tenemos que entender, reconocer y concienciarnos primero de la existencia y práctica estructural, sistémica y sistemática de la violencia colonial epistémica y epistemológica desde hace más de 500 años aproximadamente y hasta la actualidad. También, entender cuáles han sido sus dispositivos de funcionamiento y analizar, visibilizar y denunciar los epistemicidios y los extractivismos epistemológicos que ha generado y sigue haciéndolo.

    La colonialidad es el aparato de poder que se refiere a cómo las jerarquías globales (laborales, epistémicas, lingüísticas, espirituales, etno-raciales, sexuales, culturales, etc.) se imbrican entre sí y se articulan en torno al mercado capitalista global, a la idea de raza y al sistema de sexo-género y constituye el reverso de la modernidad occidentalocéntrica. No hay modernidad sin colonialidad.

    La modernidad occidentalocéntrica se funda y genera entorno a una matriz dualista-negacionista: YO-EL OTRO, dibujada sobre la línea de lo humano: SER-NO SER. Algo que ya dijo Fanon y desarrollan Grosfoguel y Boaventura, caracterizándolo éste último como el pensamiento abismal.

    En contra del mito occidentalocéntrico de una modernidad lineal y auto-instituida (Dussel) que sostiene que la modernidad empieza en una punta de Europa y acaba en la otra: Grecia y Roma hasta llegar a la Revolución Industrial y la Ilustración, la modernidad occidentalocéntrica comienza en 1492, que es cuando Europa se convierte por primera vez verdaderamente en “centro” del mundo con el control de las rutas de comercio internacional y tiene lugar el despliegue del sistema-mundo moderno/colonial.

    Lo que sucede entonces es que una experiencia local y concreta se violenta como imposición universal válida para todo tiempo y lugar y como medida de todo. Ahí podemos empezar a hablar ya del surgimiento del privilegio epistemológico y el epistemicidio. Cuando Europa destruye a las otras civilizaciones y se apropia de todas sus riquezas materiales, culturales, epistemológicas, filosóficas, etc., las interioriza e integra en su proyecto moderno-colonizador-civilizador y usurpa el lugar de un universalismo abstracto invisibilizando y deshumanizando el resto de la existencia y todos los ejercicios de violencia, genocidio, expropiación y apropiación que debe hacer para ubicarse ahí donde lo ha hecho.

    En segundo lugar, la designación de los saberes no occidentales como “tradicionales”, los ubicaba y los ubica hasta el día de hoy, como residuos de un pasado sin futuro, siendo éste propiedad exclusiva de Occidente y estableciéndose por lo tanto la imposibilidad fáctica de acceso por parte de cualquier otra forma cultural, civilizacional, social, política, lingüística o epistemológica, ni al presente, ni al futuro. Condenando, por lo tanto, a todos “los otros” al silencio y a la invisibilización a través de la imposición de un único camino de acceso a los mismos a través de los marcos modernos occidentales, lo cual supone un ejercicio perverso de múltiple anulación y auto-anulación que únicamente perpetúa un monólogo occidental y occidentalocéntrico infinito, que podemos identificar, no sólo como la colonialidad del saber, sino también como otra forma enredada con ella que es la de una colonialidad espacio-temporal.

    Todo esto dibuja, en cierto modo, algunos de los aspectos de lo que yo denomino en mi trabajo la cárcel epistemológico-existencial y espacio-temporal del sistema-mundo moderno/colonial que va a marcar al mundo quién puede hablar, cómo se puede hablar y desde dónde se puede hablar.

    Después de esta muy “breve” introducción es posible intuir cómo los principales conceptos que utilizan las ciencias sociales están impregnados de colonialidad y de violencia epistémica, lo que trunca mediante un macabro ejercicio todas las posibilidades de “pensar”, “hablar” o “ser” de los sujetos colonizados/racializados ubicándolos y re-ubicándolos indefinidamente en el NO SER…en una irracional racionalidad de violencia y aniquilación. De ahí la necesidad ineludible y la urgencia de la descolonización epistemológica, de revisar todos los términos, los conceptos, el uso que hacemos de-con ellos y su trasfondo y cuestionarnos nuestros puntos referenciales de partida, todas y cada una de las categorías que utilizamos. De otro modo, estaremos participando en la reproducción indefinida de la producción de saber y (des)conocimiento colonial con todas las consecuencias, materiales en última instancia, de subalternización y aniquilación de dos terceras partes de la Humanidad.

    Ahora con la oleada de migración de personas sirias, también de países africanos por culpa de los conflictos armados y en medio de la palpable exhibición del racismo de Europa desde su propio seno ¿Cuál es tu perspectiva de todo este panorama cómo mujer proveniente de Siria y como investigadora que ha trabajado la decolonialidad por varios años desde dentro y fuera de Europa?

    Lo que hoy estamos viviendo en Siria, que es la mayor catástrofe y genocidio de los últimos siglos, es consecuencia directa del colonialismo y la colonialidad, que ha mantenido en el poder en los países árabes a mafias corruptas que sirven a los intereses de las principales potencias. Occidente se ha aliado con Rusia (ese héroe de la izquierda marxista-leninista racista y colonial que no duda en apoyar el genocidio de todo el pueblo sirio en nombre de un anti-imperialismo trasnochado) para mantener en el poder al clan de los Asad y no permitir la democratización de Siria que tendría la consecuencia necesaria de la disposición y autodeterminación de los sirios sobre sus bienes y riquezas. Las personas que están muriendo en las fronteras de la Europa enferma, huían de la muerte de las bombas asadíes-ruso-iraníes-occidentales. No nos han dejado vivir en nuestros países con dignidad, libertad y justicia, han desplazado masivamente a la población para seguir implementando sus agendas de saqueo. Nadie querría ir a Europa y abandonar su hogar si puede seguir viviendo dignamente en él, sólo huyen de la muerte para volvérsela a encontrar de frente. Parece que nuestro único destino como infrahumanos es el camino de la muerte y de la aniquilación, en todas su formas. Pero como decía Cesaire, en esta política está inscrita la pérdida de Europa misma, que si no toma precauciones, perecerá por el vacío que creó alrededor de ella.

    Siguiendo con el tema del racismo y colonialidad pero enfocándonos más en el mundo árabe; se habla constantemente en los medios de comunicación sobre islamofobia como la discriminación a las personas que practican el Islam, nos podrías contar ¿qué es el Islam? y ¿cómo nace la islamofobia en occidente?

    Yo defino el Islam como una forma de ser, estar, saber, conocer, sentir y relacionarse en/con la existencia, con la realidad y la naturaleza. El Islam no es una “religión”, este es un concepto cristianocéntrico y occidentalocéntrico que ha sido empleado para la colonización del resto del mundo y de todas las formas plurales de existencia/conocimiento en el mundo. El Islam es una ética y praxis de la más absoluta liberación de todas las formas de esclavitud: el egoísmo, el materialismo, el exhibicionismo, las apariencias, el consumismo. Es un orden de valores y es, como diría AbdelmuminAya, una vuelta a la fitra, naturaleza original y es asumir la deuda que tenemos con la realidad, con la existencia y con todas sus cosas y sus criaturas. El Islam es compasión, humildad, generosidad. Es como dice el filósofo musulmán Taha Abderrahman, una epistemología del Ethos. El componente ético es estructural y transversal y dota de todo sentido y forma al Islam. Así mismo el Islam no es un conjunto de dogmas y doctrinas. En el Islam no hay ninguno de estos dos, sino que es sobre todo una experiencia. No se cree en el Islam, el Islam se experimenta, se vive y se siente y ésas formas, por la naturaleza misma de los seres humanos y de las sociedades, son plurales, multiformes y heterogéneas y es que el Islam es así. Los más de 1600 millones de musulmanes que hay en el mundo, no practican un solo Islam. Pertenecen a todo tipo de culturas y hablan todo tipo de idiomas y por consiguiente tienen también formas muy dispares de experimentar y comprender el Islam.

    La islamofobia es un aparato de poder colonial que hunde sus raíces en el despliegue del sistema-mundo moderno-colonial. Es un dispositivo que específicamente se ocupa de la subhumanización, epistemicidio y aniquilación del Islam y los musulmanes, mediante marcos discursivos y conceptuales que han ido transformándose en las diferentes coyunturas históricas y que en la actualidad se entreteje entorno a los discursos coloniales del desarrollo/el feminismo/el terrorismo/la democratización/la liberalización, etc. Desde aquí se ve ya que trabajo con una concepción alejada del clásico que sostiene muy limitadamente que es una forma de racismo entendido como “el odio al Islam y a los musulmanes”.

    Además la islamofobia, como dispositivo de poder colonial, es triplemente generizada: en el sentido de quién la genera: las instituciones del sistema-mundo moderno/colonial, cómo se genera (a través de qué): del objeto colonial “mujer musulmana con hiyab”; y sobre quién tiene mayor incidencia: las mujeres musulmanas. De este modo estoy planteando una comprensión de la islamofobia que difiere de la sostenida por YasmineZine que habla de un tipo específico de islamofobia que ella denomina como “islamofobia de género”. En mi concepción, la generización no se da en una tipología específica derivada de la islamofobia, sino que atraviesa, estructura, sistematiza y racionaliza todo el aparato de la islamofobia. Es decir, que no hay islamofobia sin género. Esta diferencia es crucial a la hora de concienciarnos, comprender y analizar la fundación-funcionamiento del dispositivo colonial islamófobo y por lo tanto, incide determinantemente en la transformación de los diseños de las resistencias/luchas contra la islamofobia/colonialidad.

    Situándonos en tu trabajo de investigación; sobre la mujer en concreto describes en tus artículos que “la mujer musulmana con hiyab es un argumento islamofóbico que favorece el discurso liberal occidental” ¿podrías explicarnos este argumento?

    Cuando en la respuesta anterior hablo de la triple generización de la islamofobia, me refiero a un tipo de producción de la misma basada en discursos, “la mujer musulmana con hiyab oprimida, subyugada, analfabeta, sumisa” no representa a ningún sujeto real, de hecho, “la mujer musulmana con hiyab” mismamente, así en singular y sin el resto de adjetivos, también es una categoría sumamente problemática. Entonces esa “mujer musulmana con hiyab” es lo que yo denomino un objeto colonial sexuado y feminizado, prototipo supremo de la mujer del Tercer Mundo de la que hablaba Mohanty, un objeto de intervención y clasificación, a través del cual se han colonizado y se sigue colonizando la civilización arabo-islámica: las sociedades y los individuos árabo-musulmanes, sus culturas, sus sociedades, su cosmovisión y todo lo que son. La producción de “la mujer musulmana con hiyab oprimida” se trata del pilar fundamental que va a estructurar todo el edificio islamófobo en sus diferentes vertientes y formas.

    En occidente se considera el hiyab como una institución simbólica del patriarcado árabe, sin embargo las feministas decoloniales lo niegan. ¿Porqué?

    Occidente que se ha autoerigido en portavoz de la humanidad, se ha adueñado de todos los términos y los conceptos, practicando sus violencias y sustracciones epistemológicas. Ha robado la voz de las y los colonizados y el derecho de éstos a desarrollar sus propias formas de ver y entender el mundo. En este contexto, el hiyab es relacionado por parte del colonizador occidental con opresión, sumisión, subyugación o cuanto menos, tradicionalismo, subdesarrollo y retraso, silenciándonos e invisibilizándonos por completo a las mujeres musulmanas que lo vestimos como ejercicio de nuestro pleno derecho a expresarnos del modo y la forma en el que nosotras queramos hacerlo. El colonizador occidental también pretende hacer de policía y salvaguarda de unos derechos y unas libertades que es quien en primera instancia priva al resto de la humanidad de ellos. Ejercemos nuestro pleno derecho a vestir como nosotras consideramos más adecuado, según nuestros valores y nuestra cosmovisión y nos vemos acosadas sistemáticamente por un sistema que pretende mediante la manipulación de los conceptos que demos explicaciones continuas sobre todo lo que hacemos y dejamos de hacer, cómo vestimos, cómo vivimos y casi cómo respiramos. Pero claro que esta práctica de regulación sobre los cuerpos y las vidas de las mujeres no se limita sólo a las mujeres musulmanas, sino a las mujeres en todo el mundo, ya que el sistema es intrínsecamente patriarcal. Solo que las mujeres no occidentales, sufren violencias mucho más complejas, puesto que se hayan intersectadas por la más destructiva y brutal estructura de poder que es la de la colonialidad que Occidente practica contra ellas, reforzando de una manera sistemática los patriarcados y otras estructuras de poder locales que afectan a las vidas de las otras mujeres no occidentales.

    Los patriarcados locales que en las sociedades musulmanas se apropian igualmente del Verbo, de su interpretación y de su puesta en práctica, forzando a las mujeres musulmanas a vestir en ocasiones y en otras a dejar de vestir el hiyab, son reforzados por el patriarcado occidental sobre el Islam. En medio estamos nosotras, las mujeres musulmanas que luchamos por rescatar al Islam de manos de unos y otros para vivirlo en plenitud, lejos de imposiciones y violencias.

    El problema principal respecto a los significados secuestrados del hiyab es que tanto Occidente como algunos sectores patriarcales islámicos obsesionados ambos con los cuerpos de las mujeres y la regulación sobre ellos, han colonizado y limitado, reduciendo hasta el absurdo la ética global islámica extremadamente sofisticada respecto a los cuerpos de los hombres y las mujeres en general, pero más aún, el hiyab se está utilizando de modo que llegue a constituir un verdadero “velo” respecto al significado y el sentido global de todo el Islam, que es en primer lugar, como ya he dicho, una epistemología ética de liberación.

    Ante esto, hay una corriente mayoritaria de mujeres musulmanas (al contrario de la imagen que los medios promueven y promocionan) que deciden llevar el hiyab y lo hacen desde una plena conciencia de su práctica espiritual transgresora y liberadora, frente a todos aquellos que pretenden imponerles tanto sus visiones deformes de una modernidad colonial como sus interpretaciones tergiversadas del Islam.

    Debido a las diferentes formas de discriminación y violencia hacia la mujer árabe, ya no solo desde los prejuicios coloniales occidentales sino desde las propias estructuras patriarcales del mundo árabe, se ha generado una corriente teórica y activista que reivindica los derechos de la mujer, denominándose así misma como feminismo Islámico, ¿cómo se complementa el feminismo con el islam y cuáles son sus principales demandas?

    Bueno, primero habría que aclarar, que las feministas islámicas más destacadas, no son árabes. Aunque sí musulmanas de EEUU, Malasia, Indonesia, Irán o India, entre otros. También me gustaría subrayar (algo sobre lo que espero haber podido arrojar algo de luz en las respuestas anteriores) que no estamos hablando de simples “prejuicios coloniales” sino de estructuras de poder muy profundas institucionales e institucionalizadas.

    El término “feminismo islámico”, tal y como se ha empleado por parte de las académicas y los medios de comunicación encierra no poca confusión y se mezclan y confunden a menudo los feminismos árabes con los autodenominados feminismos islámicos o con cualquier movimiento femenino que surja en los países árabes y/o musulmanes. Lo cierto es que hay una gran diversidad de movimientos y discursos que son sumamente heterogéneos y que pueden ser incluso contradictorios.

    Si nos referimos a los feminismos islámicos como aquellos que primero se autodenominan a sí mismos como tal y que segundo basan su activismo feminista en el Corán, el hadiz (hechos y dichos del Profeta Muhammad, sAaws) y la sunna (biografía del Profeta) y que también presentan lecturas muy diversas según a quién estemos escuchando y según el contexto sociopolítico en el que se elabora dicho discurso, podemos sin embargo, afirmar que efectivamente guardan una base compartida: la de sostener la existencia en el Corán y por tanto en el Islam, de una matriz igualitaria desde la que partir para construir políticas y praxis de liberación de las mujeres musulmanas. Su trabajo, por lo tanto se centra en hacer una revisión de los textos que refuta cualquier discurso misógino, machista y patriarcal que pretenda justificarse en una base islámica, que en todo caso, solo podría hacerse desde la tergiversación de las interpretaciones de los textos islámicos y la historia de la vida y el ejemplo del Profeta Muhammad (sAaws).

    Dicho esto, personalmente no opto por expresarme como “feminista islámica”, como lo hacen otras compañeras mías a las que respeto y admiro. Yo sin embargo, lo hago como “pensadora musulmana decolonial”, y en mi libro La cárcel del feminismo… trato de sostener el por qué. En el mismo, desde la decolonialidad, problematizo los discursos sobre feminismo e Islam y muestro las diversas violencias epistémicas que se enredan en los modos muy particulares de construir estos discursos. Digamos que trato de llevar hasta la última de sus consecuencias la descolonización epistemológica, terminológica y conceptual. Una de mis hipótesis principales es que la producción de los discursos sobre feminismo e Islam, hoy en día, en términos generales e incluida la de los propios discursos de las mujeres musulmanas, aún no han podido trascender la normativa liberal y se hayan encerrados en la cárcel epistemológico-existencial y espacio-temporal. Necesitamos una revolución decolonial en el seno de los diferentes movimientos de mujeres musulmanas que parta de una consciencia plena del epistemicidio occidentalocéntrico, cristianocéntrico, capitalista, blanco, militar, sexista, patriarcal y sus consecuencias para nuestras vidas y por lo tanto, que repiense todos y cada uno de los términos que escogemos para llevar a cabo el ejercicio de la enunciación como sujetos existentes, conscientes y resilientes.

    Dentro de las distintas hermenéuticas que realizan las feministas islámicas al Corán ¿cómo se analiza la figura de Alá desde una perspectiva de género?

    En tu forma de plantear la cuestión hay algunos problemas de partida, en los que mismamente algunas de las compañeras feministas musulmanas han caído. Y esto es por herencia directa de la colonialidad cristianocéntrica. En primer lugar, desde la concepción islámica no podemos hablar de “figura” si nos referimos a Allah, así como tampoco tiene sentido en una lógica islámica aplicar la perspectiva de género (como han hecho algunos trabajos) al estudio de Allah. Ya que en el Islam, Allah no es la figura patriarcal del Dios que existe en la Cristiandad. Allah en el Islam no tiene género, ni número, ni tiempo, ni forma alguna concebible por las capacidades humanas. Allah no es un conjunto de dogmas y conocimientos previos en los que se tiene fe, como sucede con la figura de Dios en la Cristiandad. Allah en el Islam, no es lo que se entiende por Dios en Occidente y no puede traducirse por Dios (AbdelmuminAya). Las y los musulmanes no creemos en Dios, sino que experimentamos a Allah como la existencia misma, y entonces fluimos en esa existencia y en Allah. En su búsqueda a través de la praxis de una epistemología eminentemente Ética.

    Con todo esto, quiero llamar la atención sobre el peso de la colonialidad occidentalocéntrica y cristianocéntrica sobre el resto de epistemologías del mundo, hasta el punto de haber colonizado nuestra propia capacidad de comprendernos a nosotros mismos y a nuestros referentes, nuestra cultura, nuestras maneras (la de todas y todos los sujetos colonizados en su diversidad invisibilizada) de vivir, de ser y de existir.

    Desgraciadamente, las feministas musulmanas que han caído en la trampa de pretender aplicar la perspectiva de género al análisis de Allah no han estado tan alejadas de las formas patriarcales que se imponen en las sociedades árabo-musulmanas, debido, entre otras cosas, a que esas formas patriarcales fueron reforzadas por el patriarcado Occidental sobre el resto del mundo, y en ese ejercicio se envistieron de occidentalocentrismo y cristianocentrismo las formas de opresión patriarcal locales pre-existentes a la colonización. Aplicar por lo tanto, la perspectiva de género al análisis de Allah en vez de mostrar todas las implicaciones de una comprensión tal de Allah, acaba convirtiéndose en un doble ejercicio de subalternidad y colonización de la tradición islámica.

    “El especismo es una forma de discriminación, contra quienes no pertenecen a determinada especie.En la mayoría de sociedades humanas se considera completamente normal discriminar a los animales de otras especies. La manera en que esta discriminación ocurre y su gravedad difiere en cada lugar, y determinados animales son tratados peor en algunos lugares que en otros.” (animal-ethics.org) Algunas feministas occidentales señalan que la propia construcción de la masculinidad patriarcal esta basada en el especismo en la misma medida en que lo está en el sexismo. Dado que debemos oponernos a todas las formas de discriminación y desigualdades injustificadas, incluso cuando las afectadas no son humanas, independientemente del lugar que ocupemos en el sistema-mundo ¿consideras que dentro del feminismo islámico hay cabida para incorporar planteamientos antiespecistas?

    Dentro del Islam es perfectamente posible desarrollar teorizaciones similares. En la concepción occidental capitalista y patriarcal existe un problema original de planteamiento de “la otredad” y de las formas de relacionarse con todo lo que es construido como otredad. Dentro del Islam no existen los mismos problemas de planteamiento. Las y los musulmanes partimos del concepto del TAWHID: la unicidad y unificación de Allah. La unicidad de Allah significa que ya de entrada en nuestra epistemología no existe el dualismo negacionista (Yo-el Otro) de la tradición occidental. La unicidad de Allah es también la unicidad de la Creación de Allah, de la Existencia y en esa existencia todos los seres, humanos y no humanos, las plantas, los animales tienen en el Islam, derechos sobre nosotros. Para ponerte un ejemplo, se relatan en varios hadizes que una persona puede alcanzar el janna-Jardín eterno (mal traducido por paraíso) por haber tratado bien y haber sido compasivo con un animal y lo opuesto, por haberle maltratado.

    https://vientosur.info/spip.php?article11946

    #décolonialisme #décolonial #islam #Sirin_Adlbi_Sibai

    • La cárcel del feminismo

      Inspirándose principalmente en el pensamiento decolonial latinoamericano, en los llamados feminismos de la #Tercera_Ola y en el pensamiento islámico del filósofo marroquí #Taha_Abderrahman, esta obra plantea una crítica profunda a los fundamentos epistemológicos de los feminismos islámicos, a la vez que tantea la urgencia de un pensamiento islámico decolonial como la respuesta y quizás la única, pero no unificada, solución posible a la crisis del pensamiento islámico contemporáneo. Se trata de una invitación a comenzar un recorrido otro de verdadera introspección dialógica intracultural e intracivilizacional islámica cuya premisa básica parte paradójicamente de «la consciencia del No Ser» en el contexto del «imperio de la anulación del Otro» y que nos brinda posibilidades reales de liberación y de regeneración, así como de una reinserción anticapitalista, antisexista, antipatriarcal, antirracista, anticlasista y anticolonial en los presentes y futuros de los que, como sujetos colonizados, hemos sido expulsados.

      Desde una lectura decolonial renovada de la islamofobia como una de las estructuras de poder, control, gobierno y subalternización del Islam y los musulmanes en el sistema-mundo moderno/colonial, esta investigación muestra cómo los discursos feministas islámicos son una respuesta reactiva a la misma. En este sentido, pueden leerse desde lo que Judith Butler ha denominado «la paradoja de la subjetivización», y es que los discursos que resisten tales normas, son en sí mismos habilitados o creados, incluso, por esas mismas normas, lo cual supone una limitación constitutiva que, aunque no anule su capacidad de agencia social, sí los convierte en discursos reiterativos o rearticuladores inherentes al poder.

      https://www.akal.com/libro/la-carcel-del-feminismo_35238
      #féminisme #livre #féminisme_islamique #islamophobie #pouvoir #subjectivisation

  • Il faut redéfinir le #viol

    Les voix réclamant que toute relation sexuelle non consentie soit considérée comme un viol se multiplient.

    https://lecourrier.ch/2019/06/23/il-faut-redefinir-le-viol
    #définition #justice #consentement #Suisse #Suède

    –-> En #Suisse il faut qu’il y ait violence ou contrainte pour que le délit de viol existe. La Suède, elle, a révisé son droit il y a maintenant un an pour y inclure toute #relation_sexuelle non consentie. Explications avec #Silvia_Ingolfsdottir_Åkermark.

    • L’article sous pay-wall pose déjà une grosse confusion. on confond agression sexuelles et viol comme si c’etait des synonyme et le viol est désigné comme un simple délit. Peut etre qu’en Suisse il n’y a pas de nuances entre viol, agression sexuelle, crime et délit, mais ca m’étonnerais un peu. Prétendre clarifié les choses et écrire autant d’erreurs en une phrase... Pas sur qu’Silvia Ingolfsdottir Åkermark soit très contente de la manière dont son discours est « retranscrit » par Ariane Gigon.
      #crime #correctionnalisation #langage #culture_du_viol #euphémisation

    • L’interview complet:

      « Il faudra bientôt passer un contrat écrit avant de faire l’amour ! » Ce genre de critiques fusent, parfois, lorsqu’il est question de définir le viol comme résultat d’une absence de consentement. Car en Suisse, pour l’heure, il faut qu’il y ait violence ou contrainte pour que le délit existe. Résultat : nombre d’agressions ne débouchent pas sur une condamnation. Des professeurs de droit pénal et des parlementaires demandent une nouvelle définition.

      Début juin, la Grèce est devenue le neuvième pays européen à inscrire dans son droit pénal que des relations sexuelles sans consentement équivalaient à un viol. Outre la Belgique et le Royaume-Uni, qui connaissent cette définition depuis plus de dix ans, l’Allemagne, l’Autriche, Chypre, l’Irlande, l’Islande ou encore la Suède ont également révisé leur droit.

      Ancienne procureure à Stockholm, aujourd’hui avocate des victimes d’agressions sexuelles, Silvia Ingolfsdottir Åkermark est aujourd’hui une partisane convaincue d’une définition basée sur le consentement. Explications – en marge des rencontres que la Suédoise a tenues cette semaine avec des parlementaires, à l’invitation de la section suisse d’Amnesty International, qui a lancé une pétition demandant au Conseil fédéral d’agir.

      Pourquoi étiez-vous d’abord ­sceptique sur le critère de consentement ?

      Silvia Ingolfsdottir Åkermark : Avec mes collègues, nous ne pensions pas qu’une nouvelle loi permettrait d’aboutir à davantage de condamnations. Mais nous étions trop concentrés sur notre cadre légal que nous essayions d’utiliser au mieux, loi qui prévoyait, comme en Suisse, la nécessité qu’il y ait eu contrainte ou violence pour que le viol soit reconnu. Le problème de cette définition est que, dans un très grand nombre de cas, les victimes ne portent pas de marques sur le corps, elles n’ont pas de bleus, pas de blessures.

      La loi suédoise est en vigueur depuis bientôt une année. Qu’est-ce qui a changé ?

      Je n’ai pas de chiffres car c’est encore trop tôt, mais il y a indubitablement davantage de condamnations. Les choses ont changé dès le premier mois. Les procureurs doivent toujours prouver ce qu’ils avancent, mais les personnes accusées et les victimes sont interrogées différemment. Nous n’avions pas non plus réalisé à quel point le cadre normatif était important. La loi permet des campagnes éducatives pour les jeunes, mais aussi pour les entreprises.

      L’accusé doit-il désormais prouver qu’il n’est pas coupable ?

      Non, comme avant, ce sont les procureurs qui doivent prouver ce qu’ils avancent. La présomption d’innocence demeure. Cela n’est ni plus facile ni plus difficile, de ce point de vue. Ce qui est fondamental, c’est que ce n’est plus à la victime de justifier son comportement. Les questions « pourquoi ne vous êtes-vous pas défendue, pourquoi n’avez-vous pas crié, pourquoi n’avez-vous pas dit non ? » ne sont plus centrales.

      Mais en fait, ce n’est pas difficile. Si je vous prête mon téléphone et que vous me le volez, un juge ne va pas me demander pourquoi je vous l’ai prêté. Eh bien, c’est la même chose ! C’est le prévenu qui doit s’expliquer, dire comment il pense s’être assuré que la victime était consentante. La nouvelle loi permet aussi de mieux parler des faits.

      Une autre critique est qu’il faudrait passer un contrat avant l’acte sexuel. Que répondez-vous ?

      (Elle sourit) Ce sont les hommes qui disent cela. Je n’ai jamais entendu une femme dire ne pas savoir où sont les limites ou ce qu’elle peut faire ou pas. Quant aux accusés affirmant « je croyais qu’elle voulait », je cite souvent une petite phrase d’une auteure suédoise Katarina Wennstam : « Une femme qui veut faire l’amour ne reste pas immobile. » Pourquoi ne pas demander ? Pour ne pas prendre le risque d’entendre une réponse négative. Demander, savoir ce que son partenaire veut ou ne veut pas, ce n’est pas tuer le désir, au contraire, c’est sexy. Et cela n’a rien à voir avec la morale.

      La nouvelle définition a-t-elle aussi diminué ou éliminé la honte que ressentent souvent les victimes ?

      Pour cela, il faudra plus de temps. En tant qu’avocate, je prépare aussi les victimes aux questions auxquelles elles devront répondre, par exemple si elles avaient bu de l’alcool. Je leur explique que cela n’est pas pour les rendre responsables du délit, mais pour établir les faits. Je leur rappelle que si une femme boit de l’alcool, son accompagnant devrait veiller sur elle, et non essayer de la pénétrer. Mais je suis régulièrement frappée par le fait que même des jeunes femmes qui ont fait des études disent par exemple avoir honte quand leur compagnon ne jouit pas. Le désir et le plaisir du mâle sont toujours dominants dans les esprits. Et la pornographie, où les femmes ne disent jamais, jamais, jamais [elle insiste] « non », n’aide pas.

      Précisément, la pornographie joue-t-elle un rôle dans les agressions ?

      Pas systématiquement, mais il y a des schémas qui se répètent. Les jeunes voient des images à un âge précoce. Ils ne savent pas les gérer et sont dépassés. En groupe, avec de l’alcool et des drogues, des dérapages surviennent. Dans nos stéréotypes, nous aimerions que les violeurs soient des monstres, des étrangers, des requérants d’asile – tout sauf des gens qui soient comme nous. Mais ce sont bien souvent des gens comme nous…

      Quelle impression avez-vous du débat politique suisse ?

      J’ai d’abord été choquée que le viol, dans votre Code pénal, n’existe que s’il y a eu pénétration vaginale, alors que les viols par relation orale et anale sont très courants. Mais j’ai un grand espoir. Je pense que cela va changer. Vous allez écrire l’histoire ! Dans tous les cas, la Suisse ne devrait pas attendre plus longtemps. La Suède aurait dû faire ce changement il y a des années, ne faites pas la même erreur que nous !

  • SSH gets protection against side channel attacks (https://www.undea...
    https://diasp.eu/p/9244409

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    HN Discussion: https://news.ycombinator.com/item?id=20241363 Posted by throw0101a (karma: 625) Post stats: Points: 150 - Comments: 68 - 2019-06-21T10:49:30Z

    #HackerNews #against #attacks #channel #gets #protection #side #ssh HackerNewsBot debug: Calculated post rank: 122 - Loop: 155 - Rank min: 100 - Author rank: 25

  • Ce matin, l’Ambassadeur d’Italie au Niger, S.E.M. #Marco_Prencipe, a présidé, la cérémonie d’ouverture de l’Atelier de lancement des projets #SCCAN et #SINA mis en œuvre par @OIM_Niger et financés à hauteur de 3 millions EUR par le Gouvernement italien.


    https://twitter.com/ItalyinNiger/status/1141747201628155905?s=19
    #Italie #Niger #OIM #IOM #externalisation #frontières #asile #migrations #réfugiés
    #Assamaka (à la frontière entre le Niger et l’#Algérie)
    #Nigeria

    ping @karine4 @isskein

    Ajouté à la métaliste :
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  • The U.S. is wrong about the Muslim Brotherhood — and the Arab world is suffering for it
    https://www.washingtonpost.com/news/global-opinions/wp/2018/08/28/the-u-s-is-wrong-about-the-muslim-brotherhood-and-the-arab-world-is-suffering-for-it/?noredirect=on

    Texte intégral de l’article:
    By Jamal Khashoggi

    August 28, 2018
    During the Obama presidency, the U.S. administration was wary of the Muslim Brotherhood, which had come to power in Egypt after the country’s first-ever free elections. Despite his declared support for democracy and change in the Arab world in the wake of the Arab Spring, then-President Barack Obama did not take a strong position and reject the coup against President-elect Mohamed Morsi. The coup, as we know, led to the military’s return to power in the largest Arab country — along with tyranny, repression, corruption and mismanagement.
    That is the conclusion that David D. Kirkpatrick arrives at in his excellent book “Into the Hands of the Soldiers,” which was released this month. A former Cairo bureau chief for the New York Times, Kirkpatrick gives a sad account of Egypt’s 2013 coup that led to the loss of a great opportunity to reform the entire Arab world and allow a historic change that might have freed the region from a thousand years of tyranny.
    The United States’s aversion to the Muslim Brotherhood, which is more apparent in the current Trump administration, is the root of a predicament across the entire Arab world. The eradication of the Muslim Brotherhood is nothing less than an abolition of democracy and a guarantee that Arabs will continue living under authoritarian and corrupt regimes. In turn, this will mean the continuation of the causes behind revolution, extremism and refugees — all of which have affected the security of Europe and the rest of the world. Terrorism and the refugee crisis have changed the political mood in the West and brought the extreme right to prominence there.
    There can be no political reform and democracy in any Arab country without accepting that political Islam is a part of it. A significant number of citizens in any given Arab country will give their vote to Islamic political parties if some form of democracy is allowed. It seems clear then that the only way to prevent political Islam from playing a role in Arab politics is to abolish democracy, which essentially deprives citizens of their basic right to choose their political representatives.
    Shafeeq Ghabra, a professor of political science at Kuwait University, explains the problem in this way: “The Arab regimes’ war on the Brotherhood does not target the movement alone, but rather targets those who practice politics, who demand freedom and accountability, and all who have a popular base in society.” A quick look at the political degradation that has taken place in Egypt since the military’s return to power confirms what Ghabra says. President Abdel Fatah al-Sissi’s regime has cracked down on the Islamists and arrested some 60,000 of them. Now it has extended its heavy hand against both secular and military figures, even those who supported him in the coup. In today’s Egypt, political life is totally dead.
    It is wrong to dwell on political Islam, conservatism and identity issues when the choice is between having a free society tolerant of all viewpoints and having an oppressive regime. Five years of Sissi’s rule in Egypt makes this point clear.
    There are efforts here in Washington, encouraged by some Arab states that do not support freedom and democracy, to persuade Congress to designate the Muslim Brotherhood as a terrorist organization. If they succeed, the designation will weaken the fragile steps toward democracy and political reform that have already been curbed in the Arab world. It will also push backward the Arab countries that have made progress in creating a tolerant environment and allowing political participation by various components of society, including the Islamists.
    Islamists today participate in the parliaments of various Arab countries such as Kuwait, Jordan, Bahrain, Tunisia and Morocco. This has led to the emergence of Islamic democracy, such as the Ennahda movement in Tunisia, and the maturing of democratic transformation in the other countries.
    The coup in Egypt led to the loss of a precious opportunity for Egypt and the entire Arab world. If the democratic process had continued there, the Muslim Brotherhood’s political practices could have matured and become more inclusive, and the unimaginable peaceful rotation of power could have become a reality and a precedent to be followed.
    The Trump administration always says it wants to correct Obama’s mistakes. It should add his mishandling of Arab democracy to its list. Obama erred when he wasted the precious opportunity that could have changed the history of the Arab world, and when he caved to pressure from Saudi Arabia and the United Arab Emirates, as well as from members of his own administration. They all missed the big picture and were governed by their intolerant hatred for any form of political Islam, a hatred that has destroyed Arabs’ choice for democracy and good governance.

    #démocratie #Islam #pays-arabes #Egypte #Sissi #Morsi #Révolutions-arabes #Trump #Etats-Unis #coup-d'état

  • The U.S. is wrong about the Muslim Brotherhood — and the Arab world is suffering for it

    https://www.washingtonpost.com/news/global-opinions/wp/2018/08/28/the-u-s-is-wrong-about-the-muslim-brotherhood-and-the-arab-world-is-suffering-for-it/?noredirect=on

    L’aversion des États-Unis pour les Frères musulmans, qui est plus manifeste dans l’administration Trump actuelle, est à la source d’une situation difficile dans l’ensemble du monde arabe. L’éradication des Frères musulmans n’est rien de moins qu’une abolition de la démocratie et une garantie que les Arabes continueront de vivre sous des régimes autoritaires et corrompus. À son tour, cela signifiera la poursuite des causes de la révolution, de l’extrémisme et des réfugiés, qui ont tous affecté la sécurité de l’Europe et du reste du monde.

    ... Il ne peut y avoir de réforme politique et de démocratie dans aucun pays arabe sans accepter le fait que l’islam politique en fait partie. Un nombre important de citoyens dans un pays arabe donné donneront leur vote aux partis politiques islamiques si une certaine forme de démocratie est autorisée. Il semble donc clair que le seul moyen d’empêcher l’islam politique de jouer un rôle dans la politique arabe est d’abolir la démocratie, ce qui prive essentiellement les citoyens du droit fondamental de choisir leurs représentants politiques.

    #démocratie #Islam #pays-arabes #Egypte #Sissi #Morsi #Révolutions-arabes #Trump #Etats-Unis #coup-d'état