• #Violences_sexuelles à l’#université : pourquoi les #procédures_disciplinaires sont souvent un chemin de croix pour les victimes

    Pour les victimes de violences sexistes et sexuelles qui osent se lancer dans une procédure disciplinaire contre leurs agresseurs, le parcours est souvent long et traumatisant.

    Le jour où elles ont décidé d’aller voir le doyen de la faculté de droit et de sciences politiques de Montpellier pour faire un #signalement de violences sexuelles concernant un étudiant de leur promotion, Marie* et Elise* sont arrivées avec un avantage non négligeable : elles étaient deux. Convaincues d’avoir été victimes du même agresseur, ces amies âgées de 20 ans ont décidé de faire front en faisant remonter les faits, il y a un an.

    Marie accuse ainsi le jeune homme de « lui avoir tapé la tête contre le sol d’un parking », lui causant un traumatisme crânien, assorti d’un jour d’ITT, d’après sa plainte, déposée le 22 février 2020 et que franceinfo a pu consulter, pour des faits qui se seraient produits la nuit précédente. De son côté, Elise le soupçonne de l’avoir droguée à son insu, en présence de trois autres garçons qu’il avait invités un soir chez elle. Dans sa #plainte, elle raconte avoir fait un malaise après avoir bu « deux ou trois verres » d’alcool en leur présence. Elle ajoute que l’étudiant en question l’a ensuite « saisie par les cheveux » et qu’elle s’est retrouvée sur le canapé « complètement avachie ». Elle rapporte « avoir senti des mains partout » sur elle. Quand elle s’est réveillée, les jeunes hommes étaient partis. Son débardeur était « relevé », son soutien-gorge « défait » et « la braguette de son pantalon descendue ».

    En entendant leurs récits, et conformément à l’article 40 du Code de procédure pénale, le doyen de la faculté, Guylain Clamour, informe par écrit le procureur de la République. En parallèle, il demande au président de l’université de lancer une procédure disciplinaire. Marie et Elise sont confiantes. Elles espèrent que leur agresseur présumé sera éloigné des bancs de la fac. Du lancement de la procédure à son aboutissement, dix mois plus tard, elles répondent à chaque exigence de la commission, qui leur demande de lui transmettre toutes les pièces qui pourraient appuyer leurs témoignages.

    La #formation_de_jugement, c’est-à-dire le jour où la commission auditionne les différentes parties prenantes, a lieu le 15 décembre. Chacune son tour, les deux amies sont convoquées pour une confrontation avec l’étudiant qu’elles incriminent, en présence des membres de la commission. Mais l’#audition prend la tournure d’un « #interrogatoire », assurent-elles. Elles en ressortent abattues, ayant abandonné la possibilité d’une éventuelle exclusion du jeune homme. Elles espèrent toutefois encore qu’il écopera au minimum d’un #blâme. Le jugement tombe le 22 décembre : l’étudiant est relaxé par la #commission_disciplinaire de l’université. Contactée, la présidente de cette commission n’a pas souhaité s’exprimer sur l’affaire.

    « Certaines questions posées sont scandaleuses »

    Le parcours d’Elise et Marie illustre certaines #défaillances des #procédures_disciplinaires dans l’#enseignement_supérieur en matière de violences sexistes et sexuelles. Ces commissions sont composées de deux professeurs, de deux maîtres de conférences, de représentants du personnel (et de six élus étudiants quand ce sont des usagers qui sont jugés). Elles peuvent être amenées à se prononcer sur de la tricherie aux examens, des actes de vandalisme, des propos racistes… et sur des signalements de violences sexistes et sexuelles.

    Ces sujets, particulièrement délicats, « demandent un accompagnement spécifique », explique Myriam Espinasse, de l’#Observatoire_étudiant_des violences_sexuelles_et_sexistes dans l’enseignement supérieur, une association dont le rôle est de recenser et sensibiliser sur ces #violences. Pour elle, le principal problème de ces commissions réside dans le manque de formation de leurs membres, dont peu ont assisté à des modules ou des conférences sur le sujet.

    « Enormément de #maladresses sont commises, avec des propos parfois très violents. »
    Myriam Espinasse, membre de l’Observatoire étudiant des violences sexistes et sexuelles dans l’enseignement supérieur, à franceinfo

    « Certaines questions posées par ces commissions d’enquête disciplinaire sont scandaleuses. On a demandé à plusieurs victimes comment elles étaient habillées, si elles avaient consommé de l’alcool… » confirme Camille, membre du #Collectif_de_lutte_antisexiste_contre_le_harcèlement_dans_l'enseignement_supérieur (#Clasches), association créée à l’initiative de doctorantes qui souhaitent garder l’anonymat.

    Souvent, les étudiant(e)s sont contraintes de répéter les faits au cours d’entretiens préalables au jugement. Un traumatisme de plus pour les victimes, qui, à chaque fois, « revivent les violences qu’elles ont subies », analyse Myriam Espinasse. A Montpellier, Elise et Marie ont ainsi été entendues deux fois par la commission avant le jour du jugement, et ce, malgré leurs dépôts de plaintes et un témoignage écrit détaillé versé par Elise, qui auraient pu être considérés comme des pièces suffisantes pour circonstancier leurs récits. Elles disent avoir eu le sentiment de devoir se justifier, à chaque reprise, face aux membres des commissions.

    Le jour du jugement restera dans leur mémoire comme un moment traumatisant. Elise et Marie assurent s’être retrouvées en confrontation directe avec leur agresseur présumé, assis « à une chaise d’écart », se souvient la première. « La séance s’est transformée en une heure de réinterrogatoire à la fin duquel un élu étudiant [membre de la commission] m’a dit : ’Moi, je n’ai toujours pas compris pourquoi il aurait voulu vous faire du mal ? Quelle est la raison à votre avis ?’ » affirme la jeune femme. Elle raconte avoir alors fondu en larmes.

    « Aujourd’hui, je ne conseillerais à aucune victime de se lancer dans cette procédure, qui a été une violence de plus. »
    Elise, étudiante à Montpellier à franceinfo

    Difficile à affronter pour les victimes, la procédure disciplinaire pèche aussi par son #opacité. En pratique, il suffit d’une simple lettre du président de l’université à la commission pour saisir la #section_disciplinaire. Mais, dans les faits, « les sections ne sont pas suffisamment saisies », constate Delphine Gassiot-Casalas, présidente de Jurisup, le réseau des affaires juridiques de l’enseignement supérieur. Et, quand les faits remontent jusqu’au président, « il peut considérer que le dossier n’est pas suffisamment étayé pour poursuivre ».

    Des procédures longues et aléatoires

    Certains rechignent ainsi à lancer des procédures disciplinaires en l’absence de plainte au pénal, selon les associations interrogées. Pourtant, les deux procédures sont décorrélées : l’une peut être lancée sans l’autre, et vice-versa. Lise Lerichomme, déléguée à l’égalité femmes-hommes et à la lutte contre les discriminations de genre à l’université d’Amiens, insiste sur cette distinction. « La reconstruction des étudiants peut passer par l’accompagnement de notre institution et pas forcément par celui de l’institution judiciaire, qui a son fonctionnement propre », appuie-t-elle. D’autant que le disciplinaire est censé être plus rapide que le pénal. Reste qu’en pratique, le jugement peut mettre des mois à être prononcé. « Facilement un an, tranche Myriam Espinasse. Dans la temporalité d’une victime, c’est terrible : ça veut dire qu’elle croise son agresseur tous les jours. »

    Des mesures conservatoires peuvent être prises par le président de l’université dans l’attente du jugement. A Montpellier, le président a ainsi imposé à l’agresseur présumé d’Elise et Marie de suivre les cours à distance pendant deux mois. Mais les situations peuvent être plus aléatoires. A l’université de Lorraine, où, selon nos informations, une procédure a été lancée par une étudiante en décembre 2019 contre un de ses enseignants pour des propos sexistes et dégradants à son encontre, aucune mesure conservatoire n’a été mise en place pour éloigner le professeur en question.

    Franceinfo a pu consulter plusieurs pièces du dossier dans lesquelles l’étudiante fait état d’une série de commentaires ouvertement sexuels, faisant référence à son corps et à sa tenue vestimentaire. Pendant toute la durée de la procédure, la jeune femme devait continuer à se rendre aux cours de cet enseignant, « alors qu’il était pertinemment au courant qu’elle avait fait un signalement à son encontre », assure une partie prenante du dossier, sous couvert d’anonymat. Et de souligner que l’étudiante aurait fait face à des « allusions répétées, déplacées et humiliantes » et se trouvait dans un « état psychologique grave ». A ce jour, ni la jeune femme, ni les multiples témoins – étudiants et enseignants – ayant été entendus dans cette affaire en octobre n’ont été notifiés du jugement de la commission.
    « Des relances qui restent sans nouvelles »

    Globalement, les victimes sont peu informées des différentes étapes de la procédure et de leurs droits. Dans certaines universités, « c’est un combat régulier, avec des relances qui restent sans nouvelles. On sait qu’il y a une enquête mais on ne sait pas quand elle va aboutir », regrette Camille, du Clasches.

    En outre, certains aspects fondamentaux de la procédure ne sont pas clairement expliqués aux victimes, qui commettent parfois des erreurs pouvant leur coûter cher. Ainsi, Elise et Marie affirment avoir fourni, à la demande de la commission, toutes les pièces qui pourraient appuyer leurs témoignages… sans savoir qu’elles seraient consultables par la partie adverse. Elles regrettent de ne pas avoir été informées dès le départ de ce point pourtant important.

    De même, peu de victimes savent qu’elles ont, depuis peu, le droit de venir accompagnées de la personne de leur choix, y compris un avocat, le jour de la formation de jugement, et ce, depuis la loi n°2019-828 du 6 août 2019 de transformation de la fonction publique. Quant aux jugements des différentes commissions, ils sont souvent difficiles à consulter. Les établissements ont l’obligation de les afficher pendant deux mois dans leurs bâtiments (de manière anonymisée dans la grande majorité des cas). Ils sont toutefois rarement disponibles sur les sites des universités, ce qui constituerait pourtant un élément d’information essentiel pour les victimes : elles pourraient ainsi comparer les procédures précédentes avant d’en lancer une elles-mêmes. Certaines universités se montrent plus transparentes que d’autres, à l’instar de l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, qui a publié sur son site internet le détail de sa procédure et l’ensemble des décisions prises entre 2016 et 2019.
    « On est des juges de pacotille »

    Ce cadre est particulièrement attendu. Car, selon nos interlocuteurs, les membres des commissions disciplinaires se montrent souvent frileux dans leurs jugements et peinent à sanctionner fermement. « Les enseignants-chercheurs membres de ces commissions ne se sentent pas armés pour prendre des sanctions qui vont impacter la carrière d’un collègue qu’ils croisent tous les jours dans les couloirs », pointe Delphine Gassiot-Casalas. C’est là l’un des grands reproches formulés à ces commissions : des pairs jugent des pairs, avec toute la partialité que cela peut impliquer.

    En outre, certains professeurs et maîtres de conférences ne se sentent souvent pas assez rodés dans leur connaissance des procédures. « On est légitimes pour les affaires de triche et de plagiat, commente Didier Peltier, président de la commission disciplinaire de l’université d’Angers, mais quand on se retrouve face à des affaires de type sexuel, là, on est très mal à l’aise. Ce n’est pas notre métier : nous, on est des juges de pacotille. » Auteur d’un article sur la répression disciplinaire du harcèlement sexuel à l’université, Alexis Zarca, maître de conférences en droit public à l’université d’Orléans, milite pour que l’on accorde aux membres des commissions un temps dédié à l’instruction disciplinaire. « C’est une charge quasi bénévole pour eux et dieu sait que les universitaires assurent déjà beaucoup de missions en plus des leurs », insiste-t-il.

    Les universités prennent toutefois peu à peu conscience de la nécessité de prononcer des sanctions dissuasives et exemplaires. Certaines décisions récentes sont encourageantes, comme à l’université Jean-Jaurès de Toulouse, où deux professeurs ont été exclus définitivement de l’enseignement supérieur pour harcèlement sexuel et moral. Il aura tout de même fallu près de douze témoignages contre eux. A l’université de Lorraine, en revanche, l’enseignant visé par le signalement d’une étudiante n’a pas été sanctionné et continue d’exercer, selon nos informations, l’université ayant refusé de nous transmettre une copie de la décision.

    Du côté du Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (Cneser), qui peut être saisi en appel, la tendance n’est pas non plus à la sévérité. Selon une étude de l’agence de presse spécialisée AEF info, qui a consulté les comptes-rendus des décisions du Cneser disciplinaire publiés entre janvier 2008 et juillet 2019, l’instance aurait même tendance à amoindrir la sanction. Au total, 42,3% des décisions de jugement au fond allègent la sanction d’origine.
    Dépayser les affaires les plus graves ?

    Dès lors, comment faire en sorte que la procédure disciplinaire ne soit plus un chemin de croix pour les victimes ? Certaines universités ont décidé de prendre le problème à bras le corps, comme à Amiens, qui fait preuve, depuis quatre ans, d’un volontarisme très fort en matière de violences sexistes et sexuelles. Pour faciliter la parole des victimes, un référent a été mis en place dans chaque UFR de la faculté. Un groupe de travail préalable à la commission disciplinaire complète le dispositif. Cette « cellule restreinte » se réunit dans les 48 heures en cas de signalement pour prendre connaissance de la situation et décider, ou non, de lancer une commission. Une formation sera bientôt dispensée à l’ensemble des membres du disciplinaire, avec l’objectif d’en finir avec l’idée qu’il faut absolument une confrontation de la victime avec son agresseur.

    D’autres pistes d’amélioration avaient été avancées dès 2019, lors d’un colloque de Jurisup (lien abonnés) sur les questions liées au disciplinaire dans l’enseignement supérieur. Face aux risques de partialité des commissions disciplinaires locales, la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, avait proposé en 2019 (lien abonnés), à l’occasion du « Grenelle contre les violences conjugales », de « dépayser les affaires les plus sensibles pour qu’elles ne soient pas jugées au sein de leurs établissements et qu’ainsi tout soupçon de laxisme soit écarté ». Delphine Gassiot-Casalas défend, elle, la création d’une instance nationale dans laquelle des membres du personnel plus professionnalisés jugeraient les contentieux les plus sensibles. Dans le but d’avoir, enfin, des sanctions à la hauteur des faits dénoncés.

    * Les prénoms ont été modifiés

    https://www.francetvinfo.fr/societe/harcelement-sexuel/enquete-violences-sexuelles-a-l-universite-pourquoi-les-procedures-disc

    #facs #ESR #sexisme

    –—

    ajouté à la métaliste sur le #harcèlement_sexuel à l’université :
    https://seenthis.net/messages/863594

    ping @_kg_

  • Facebook et WhatsApp, où l’art de vous trahir
    https://www.pixeldetracking.com/fr/facebook-whatsapp-trahir-confiance

    Sa position dominante acquise, Facebook a pu imposer sa surveillance. L’histoire se répète maintenant avec WhatsApp Le pire du capitalisme de surveillance Je n’avais encore jamais écrit sur Facebook, et pourtant cette société représente ce qui se fait de pire dans le domaine de la surveillance publicitaire. Les conséquences de sa domination sont graves : Addictions : Les équipes produit de Facebook ont pour objectif ultime de faire croître l’engagement. Plus vous passez de temps sur ses (...)

    #Facebook #Instagram #MySpace #Signal #WhatsApp #algorithme #domination #BigData #modération #GigEconomy #santé #travail #censure (...)

    ##santé ##addiction

  • Warning Signal : the messaging app’s new features are causing internal turmoil
    https://www.theverge.com/22249391/signal-app-abuse-messaging-employees-violence-misinformation

    The fast-growing encrypted messaging app is making itself increasingly vulnerable to abuse. Current and former employees are sounding the alarm. OnOn January 6th, WhatsApp users around the world began seeing a pop-up message notifying them of upcoming changes to the service’s privacy policy. The changes were designed to enable businesses to send and store messages to WhatsApp’s 2 billion-plus users, but they came with an ultimatum : agree by February 8th, or you can no longer use the app. (...)

    #Signal #cryptage #technologisme #biais

  • WhatsApp : quelles sont les données personnelles stockées par l’application ?
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2021/01/15/whatsapp-quelles-sont-les-donnees-personnelles-stockees-par-l-application_60

    Les doutes et la défiance à l’égard de Facebook ont jeté une ombre sur l’usage de WhatsApp. Ces derniers jours, un grand nombre d’utilisateurs de WhatsApp ont commencé à s’interroger sur le traitement de leurs données par la messagerie possédée, depuis 2014, par Facebook. A l’origine de ces questionnements se trouve l’annonce de nouvelles conditions d’utilisation, qui entreront en vigueur le 15 mai : elles redéfinissent en partie le périmètre des données WhatsApp qui sont partagées avec Facebook pour ses (...)

    #Facebook #Instagram #Messenger #Signal #WhatsApp #géolocalisation #[fr]Règlement_Général_sur_la_Protection_des_Données_(RGPD)[en]General_Data_Protection_Regulation_(GDPR)[nl]General_Data_Protection_Regulation_(GDPR) (...)

    ##[fr]Règlement_Général_sur_la_Protection_des_Données__RGPD_[en]General_Data_Protection_Regulation__GDPR_[nl]General_Data_Protection_Regulation__GDPR_ ##données

  • Police surveillance of Black Lives Matter shows the danger technology poses to democracy
    https://theconversation.com/police-surveillance-of-black-lives-matter-shows-the-danger-technolo

    US police forces have been turning to technology to track down Black Lives Matter protestors. Content from social media platforms and affiliated sites has been instrumental in the authorities being able to identify protestors based on photos of their faces, clothes and hair, or on the fact that they posted while at the protests. Meanwhile, drones have been added to the police’s own means of capturing footage of the protests. Making technology-driven state surveillance part of the police’s (...)

    #Google #Ring #Amazon #Signal #Home #Alexa #CCTV #drone #InternetOfThings #sonnette #activisme #journalisme #police #racisme #données #vidéo-surveillance #violence #BlackLivesMatter #discrimination #écoutes #extrême-droite (...)

    ##surveillance

    • #Irlande : sept essais de #vaccins contraires à l’ #éthique ont été menés entre 1934 et 1973. + 9000 décès d’enfants de mères célibataires dans ces établissements tenus par des religieuses catholiques et l’Etat
      https://www.rts.ch/info/monde/11892060-une-enquete-en-irlande-pointe-le-drame-des-maisons-pour-meres-celibatai

      Une commission d’enquête sur les anciennes maisons pour mères célibataires en Irlande a mis en lumière mardi la mortalité dramatique des enfants dans ces établissements tenus par des religieuses catholiques et l’Etat.

      Elle a aussi révélé l’hostilité générale envers ces naissances jugées illégitimes. « Toute la société était complice », a résumé le Premier ministre Micheal Martin à l’occasion de la publication après cinq ans d’enquête du rapport de 3000 pages. Il a annoncé qu’il présenterait les « excuses » de l’Etat mercredi devant le Parlement irlandais, le Dail.

      L’enquête a mis en évidence 9000 décès, soit 15% des 57’000 enfants qui sont passés par ces établissements entre 1922 et 1998. « Il est difficile de concevoir l’ampleur de la #tragédie et le chagrin qui se cache derrière ce chiffre », a déclaré le ministre irlandais de l’Enfance, Roderic O’Gorman.

      Ces maisons ne sauvaient pas les vies
      Dans son rapport, la commission a conclu qu’avant 1960, de fait ces maisons « mère-enfant » ne « sauvaient pas les vies des enfants ’illégitimes’ », pire, « il semblent avoir significativement réduit leurs perspectives de survie ».

      Le taux de #mortalité « très élevé » était « connu des autorités locales et nationales à l’époque et enregistrés dans les publications officielles », souligne-t-il. La plupart des décès dont les cause étaient identifiables étaient dus à des infections respiratoires et des gastro-entérites.

      Ces maisons accueillaient jeunes filles et jeunes femmes rejetées par leurs familles qui n’avaient pour la plupart « aucune alternative ». Considérés comme illégitimes, les enfants qui y naissaient étaient souvent séparés de leur mère pour ensuite être adoptés, rompant tout lien avec leur famille biologique.

      Scandales dans l’Eglise catholique
      La commission a été mise sur pied pour faire la lumière sur le haut niveau de mortalité des enfants dans ces anciennes institutions de la très catholique Irlande. Cette affaire s’inscrit dans une série de scandales qui ont ébranlé la puissante église catholique irlandaise ces dernières années, avec l’ampleur de la pédophilie et les « Magdalene Sisters », ces jeunes filles qui travaillaient gratuitement dans des blanchisseries exploitées commercialement par des #religieuses.

      Dans le cas des « maisons mère-enfant », l’enquête avait été ouverte en 2015 dans le sillage des travaux d’une historienne, Catherine Corless. Elle affirmait que près de 800 enfants nés dans l’une de ces maisons de naissance, le foyer St Mary des soeurs du Bon Secours de Tuam (ouest de l’Irlande), avaient été enterrés dans une fosse commune entre 1925 et 1961.

      Responsabilité des familles
      Le rapport final porte surtout la responsabilité sur les familles qui envoyaient les femmes concernées dans ces établissements ou ne leur laissaient pas d’autre choix faute de soutien, et au delà sur toute la société irlandaise.

      Il décrit un chapitre « sombre et honteux de l’histoire récente de l’Irlande », a déclaré Micheal Martin, et met en lumière la « culture misogyne » qu’a connu le pays pendant « plusieurs décennies », particulièrement les « discriminations graves et systématiques contre les femmes, particulièrement celle qui ont accouché hors mariage ».

      « Nous avions une attitude complètement déformée vis-à-vis de la sexualité et de l’intimité », « dysfonctionnement » pour lequel « les jeunes mères et leurs fils et filles » dans ces établissement « ont été contraints de payer un prix terrible », a déclaré Micheal Martin.

      afp/jpr

      Mères « forcées à abandonner leurs enfants »
      Un groupe de victimes de ces institutions, Irish First Mothers, a dénoncé l’échec du rapport à établir que « les mères étaient forcées à abandonner leurs enfants ». Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, le groupe estime que la commission « absout à la fois l’église et l’Etat de toute responsabilité systémique pour ce qu’elle reconnaît comme l’incarcération de fait de mères enceintes ».

      Jusqu’au années 1960, « la plupart des femmes plaçaient leur enfant à l’adoption » et quittaient l’établissent « dans les quelques mois qui suivaient la naissance », selon le rapport.

      Certaines estiment que « leur consentement n’était pas total, libre et éclairé », mais hormis quelques cas qui ont été porté devant la justice, « il n’y a pas de preuve que tel était leur opinion au moment de l’adoption ».

      Les investigations ont également permis d’établir que sept essais de vaccins contraires à l’éthique ont été menés dans ces maisons entre 1934 et 1973.

      #religion #catholique #monstres #culture_du_viol #viol #femmes #ventre_des_femmes #blame_the_victim #génocide #enfants #femmes #vaccin #Tuam #couvent #religion #Galway #Magdalene_asylums #église #église_catholique #enfants_placés

  • Signal : tout comprendre à l’application de messagerie sécurisée à très fort succès
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2021/01/11/signal-tout-comprendre-a-l-application-de-messagerie-securisee-a-tres-fort-s

    Disponible sur Android comme sur iOS, l’application est prisée pour être particulièrement bien sécurisée, et n’avoir aucun lien avec Facebook, propriétaire de WhatsApp. Signal est une application de messagerie sécurisée, disponible sur Android comme sur iOS. Elle permet d’échanger par écrit, entre deux personnes ou en groupe, de passer des appels audio ou vidéo, d’envoyer des fichiers… Bref, elle fonctionne comme à peu près toutes les messageries populaires, mais elle est aussi réputée pour être, depuis (...)

    #Google #Apple #Facebook #Instagram #Messenger #Parler #Signal #Twitter #cryptage #écoutes (...)

    ##surveillance

  • WhatsApp Doesn’t Read Your Messages, It Doesn’t Need To - Pen Magnet
    https://medium.com/swlh/whatsapp-doesnt-read-your-messages-it-doesn-t-need-to-7ce0ec2846f9

    As of this writing, WhatsApp released a newer version of its privacy policy on Jan 4, 2021. Among other things, it mentions : We are one of the Facebook Companies. You can learn more further below in this Privacy Policy about the ways in which we share information across this family of companies. When I opened WhatsApp yesterday, I was greeted with a prompt to read the fine print. Among other things, it talks highly about “End to end encryption.” WhatsApp even has a ridiculous (...)

    #NSA #CIA #FBI #Facebook #Messenger #Signal #Skype #WhatsApp #Zoom #algorithme #cryptage #Android #payement #WiFi #iOS #données #écoutes (...)

    ##surveillance
    https://miro.medium.com/max/1200/0*l-aSb_r4sZU6Ktk1

  • How to install and use Signal messenger without a smartphone · ctrl.alt.coop
    https://ctrl.alt.coop/en/post/signal-without-a-smartphone

    Signal-cli + Signal-Desktop

    Signal-cli is a command line interface for Signal. It’s used to register a new signal account and then link a Signal-Desktop app to this account. If you really use Signal without a smartphone, signal-cli functions as the single-point-of-truth.

    Go to the following link and download the latest signal-cli release: https://github.com/AsamK/signal-cli/releases/latest

    In our case this is v0.6.2

    $ wget https://github.com/AsamK/signal-cli/releases/download/v0.6.2/signal-cli-0.6.2.tar.gz
    $ tar xfv signal-cli-0.6.2.tar.gz
    $ cd signal-cli-0.6.2

    To be able to use Signal you have to register yourself with a phone number (doesn’t has to be a mobile number).

    $ bin/signal-cli -u YOUR_NUMBER register

    You will then get a SMS with a verfication number if it’s a mobile number or else a call. You use this number then to verify your account:

    $ bin/signal-cli -u YOUR_NUMBER verify VERIFICATIONCODE

    Install the latest version of Signal-Desktop from here: https://signal.org/download

    Now you have to start Signal-Desktop and extract the actual QR-Code. For this, start Signal-Desktop. It should display a barcode to link your Signal-Desktop app to a Signal device. You can either decode the barcode on your local machine or use a smartphone to scan the barcode.

    Android:

    Install Barcode Scanner on your device
    Scan barcode and tsdevice-Link should appear

    Linux:

    Toggle Developer Tools, go to Network Tab
    search for data:image/png entry, click on it and the actual barcode should be displayed
    Right click on the bar code to save it for instance as /tmp/qr.png
    use zbarimg (zbar-tools) to decode it: $ zbarimg /tmp/qr.png QR-Code:tsdevice:/?uuid...
    Copy tsdevice-Link

    Now you can link your Signal-Desktop to your Signal account through signal-cli:

    $ bin/signal-cli -u YOUR_NUMBER addDevice —uri “tsdevice:/?uuid...”

    Add contacts

    We use signal-cli daemon to synchronise contacts (with names^^) with our Signal-Desktop instance.

    On Ubuntu, you have to install libunixsocket-java package (otherwise the signal-cli daemon can’t start)

    Fill in contacts in the signal-cli config: .local/share/signal-cli/data/YOUR_NUMBER in the dict

    “contactStore” : {
    “contacts” : [ {
    “name” : “name”,
    “number” : “+49xxxx”
    }, {
    “name” : “name2”,
    “number” : “+49yyyyy”,
    }]}

    Start signal-cli daemon:

    $ bin/signal-cli -u YOUR_NUMBER daemon

    And then synchronise contacts in the Signal Desktop App (File->Preferences->Contacts->Import Now)
    Troubleshooting

    If signal-cli daemon reports following error Envelope from: <yournumer> (device: 2) Timestamp: xxxxx Exception: org.whispersystems.libsignal.InvalidMessageException: No valid sessions. (ProtocolInvalidMessageException) Failed to decrypt message.

    then:

    $ bin/signal-cli -u YOUR_NUMBER send -e -m “foo” YOUR_NUMBER

    In the same config, set the Active parameter for all groups to true, in order to be able to send messages in groups.

    Signal-cli as a daemon

    You may want to run signal-cli as a user systemd service to prevent that the key material gets out of sync for signal-cli.

    Symlink the signal-cli executable to ~/.bin/signal-cli:

    $ ln -s <ABSOLUTE-PATH-TO>/signal-cli-0.X.X/bin ~/.bin/signal-cli

    (This way you only have to update the symlink and not all the configs, if you get a newer signal-cli version.)

    Add following line to your ~/.bashrc or ~/.bash_profile:

    export PATH=$PATH:$HOME/.bin

    And place following systemd service config in ~/.config/systemd/user/signal-cli@.service:

    [Unit]
    Description=Signal cli for %I
    Requires=dbus.socket
    After=dbus.socket
    Wants=network-online.target
    After=network-online.target

    [Service]
    Type=dbus
    Environment="SIGNAL_CLI_OPTS=-Xms2m"
    ExecStart=%h/.bin/signal-cli -u %I daemon —ignore-attachments
    BusName=org.asamk.Signal

    [Install]
    WantedBy=multi-user.target

    Start the service with:

    $ systemctl —user start signal-cli@<YOUR NUMBER>

    And verify it is running with:

    $ systemctl —user status signal-cli@<YOUR NUMBER>

    If you change something in the config, stop the service:

    $ systemctl —user stop signal-cli@<YOUR NUMBER>

    reload the daemon:

    $ systemctl —user daemon-reload

    And start it again.

    That’s it! Happy messaging.

  • WhatsApp, Signal : l’Europe songe à s’attaquer à la confidentialité des communications
    https://cyberguerre.numerama.com/8784-whatsapp-signal-leurope-songe-a-sattaquer-a-la-confidenti

    Le Conseil de l’Union Européenne envisage de remettre sur la table la question de l’accès aux communications chiffrées. Déjà discutée entre 2015 et 2017, elle impliquerait d’introduire une porte dérobée (backdoor) dans un système qui garantit aujourd’hui la confidentialité des échanges. Une fois de plus, l’Europe envisage l’instauration de procédures pour que les forces de l’ordre puissent accéder aux communications chiffrées de bout en bout. La radio autrichienne ORF a récupéré le brouillon d’une note (...)

    #iMessage #Signal #WhatsApp #cryptage #écoutes #surveillance #Facebook

    //c2.lestechnophiles.com/cyberguerre.numerama.com/content/uploads/sites/2/2020/11/Chiffrement-cyberguerre.jpg

  • Austrian press reporting EU Council of Ministers have an ’almost complete’ resolution on the table to ban end to end encryption on apps like #whatsapp & #signal

    https://twitter.com/jsrailton/status/1325546833624625157

    Source:
    .
    Auf den Terroranschlag folgt EU-Verschlüsselungsverbot

    Im EU-Ministerrat wurde binnen fünf Tagen eine Resolution beschlussfertig gemacht, die Plattformbetreiber wie WhatsApp, Signal und Co künftig dazu verpflichtet, Generalschlüssel zur Überwachbarkeit von E2E-verschlüsselten Chats und Messages anzulegen.


    https://fm4.orf.at/stories/3008930
    #surveillance #internet #Autriche #cryptage #encodage #chiffrement
    ping @etraces

  • ‘Five Eyes’ alliance demands ways to access encrypted apps
    https://www.euractiv.com/section/cybersecurity/news/five-eyes-alliance-demands-ways-to-access-encrypted-apps

    The “Five Eyes” intelligence alliance demanded Sunday (11 October) that tech companies insert “backdoors” in encrypted apps to allow law enforcement agencies the access they say they need to police online criminality. The top justice officials of the United States, Britain, Australia, Canada and New Zealand said in a statement that the growth of end-to-end encrypted apps that make official oversight impossible – like Signal, Telegram, FaceBook Messenger and WhatsApp – “pose significant (...)

    #Facebook #Messenger #Signal #Telegram #WhatsApp #algorithme #backdoor #smartphone #écoutes #surveillance #FiveEyes (...)

    ##cryptage

  • Now You Can Use Instagram to Chat With Friends on Facebook Messenger
    https://www.nytimes.com/2020/09/30/technology/instagram-facebook-messenger-integration.html?campaign_id=158&emc=edit_ot_2

    Facebook began integrating its Instagram and Messenger apps, allowing users of the services to directly communicate with each other. SAN FRANCISCO — Facebook began allowing people to use the photo-sharing app Instagram and the messaging app Messenger to communicate with each other on Wednesday, as part of a planned integration of the social network’s major messaging applications. With the changes, people who use Instagram can now send photo, video or text messages to those who use Facebook (...)

    #Apple #Facebook #iMessage #Instagram #Messenger #Signal #WhatsApp #iPhone #smartphone #technologisme #domination #FTC #Tencent (...)

    ##WeChat

  • Signal Is the Messaging App of the Protests - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2020/06/11/style/signal-messaging-app-encryption-protests.html

    Over the last two weeks, the number of Americans who have downloaded Signal, an encrypted messaging application, has skyrocketed. Many are using the app to organize and participate in protests against police brutality (without being spied on by law enforcement).

    The week before George Floyd died on May 25, about 51,000 first-time users downloaded Signal, according to data from the analytics firm Sensor Tower. The following week, as protests grew nationwide, there were 78,000 new downloads. In the first week of June, there were 183,000. (Rani Molla at Recode noted that downloads of Citizen, the community safety app, are also way up.)

    Organizers have relied on Signal to devise action plans and develop strategies for handling possible arrests for several years. But as awareness of police monitoring continues to grow, protest attendees are using Signal to communicate with friends while out on the streets. The app uses end-to-end encryption, which means each message is scrambled so that it can only be deciphered by the sender and the intended recipient.

    SMS texts are not encrypted, so those messages can be read easily off the servers and cell towers that transmit the data. WhatsApp is encrypted but owned by Facebook. Many activists believe the application is only as secure as Mark Zuckerberg’s convictions.

    Signal has also already been tested. In 2016, the chat service withstood a subpoena request for its data. The only information it could provide was the date the accounts in question were created and when they had last used Signal. Signal does not store messages or contacts on its servers, so it cannot be forced to give copies of that information to the government.

    Signal also allows users to set their messages to delete after a period of time. And last week, the app introduced a “blur” tool for photographs, which can be liabilities for protesters. Many organizers suggest attendees wear nondescript clothing and face coverings, because police have identified people from protest footage.
    Editors’ Picks
    Solving the Mystery of What Became of J.F.K.’s Other Patrol Boat
    Can Anna Wintour Survive the Social Justice Movement?

    “I stood in front of a crowd of a few thousand people the other day and told them to wear as nondescript clothing as possible,” said Lilith Sinclair, 25, an Afro-Indigenous organizer who lives in Portland, Ore.

    #Signal #Cryptographie #Messagerie #Manifestations

  • Pour soutenir les manifestants, la messagerie Signal déploie un outil de floutage des visages - Cyberguerre
    https://cyberguerre.numerama.com/5467-pour-soutenir-les-manifestants-la-messagerie-signal-deplo

    « De nombreuses personnes et groupes qui s’organisent pour le changement utilisent Signal pour communiquer, et nous travaillons durement pour soutenir l’augmentation du trafic. Nous essayons aussi de trouver de nouvelles façons de soutenir toutes les personnes dans la rue actuellement », avance la messagerie sécurisée Signal dans un communiqué publié le 3 juin. Vox a relevé que l’app de messagerie avait été téléchargée plus de 121 000 fois aux États-Unis depuis le 25 mai, au point de se hisser pour la première fois de son histoire dans un top 10 de l’App Store d’Apple.

    Pour soutenir les manifestations contre les violences policières, l’app va déployer un outil de floutage des visages. Il sera automatisé, mais les développeurs recommandent de l’ajuster à la main pour être sûr qu’aucun visage n’apparaît. Cette manipulation sera effectuée en local sur le smartphone, de sorte qu’il sera compliqué de l’inverser, au cas où la photo serait envoyée à la mauvaise personne.

    Au début du confinement, j’ai vu aussi un petit pic de salariées de grosses boîtes dont l’employeur recommandait #Signal.

  • #France : #Castaner redoute une montée du #communautarisme

    Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a déclaré jeudi qu’il redoutait une montée du communautarisme en France à la faveur de l’épidémie de #coronavirus et des mesures de #confinement, susceptibles selon lui de provoquer un #repli_communautaire.

    “Je crains le risque de communautarisme et que le communautarisme puisse se développer”, a-t-il déclaré lors d’une audition en visioconférence devant la mission parlementaire portant sur l’impact, la gestion et les conséquences de l’épidémie de coronavirus.

    “L’organisation du renforcement communautaire dans une période où une société doute est quelque chose à laquelle tous les pays ont pu faire face”, a-t-il ajouté. “C’est un sujet qui peut provoquer du repli sur soi et peut provoquer du repli communautaire, c’est un sujet de #préoccupation que nous suivons et que nous analysons pour nous préparer à la sortie du confinement, le moment venu”.

    Christophe Castaner a également évoqué, sans donner plus de précisions, des “réseaux d’ultra droite et d’ultra gauche”, très actifs “sur les réseaux sociaux” et appelant “à préparer un certain nombre d’actes qu’ils voudraient commettre à la sortie de la période de confinement”.

    https://fr.reuters.com/article/idFRKCN21R1EB


    https://cache.media.eduscol.education.fr/file/Reprise_deconfinement_Mai2020/69/5/Fiche-Replis-communautaires_1280695.pdf
    –-> attention à ne pas critiquer devant vos enfants les « mesures gouvernementales », car ielles peuvent après en parler à l’école et... tac :

    certaines questions et réactions d’élèves peuvent être abruptes et empreintes d’#hostilité et de #défiance : remise en question radicale de notre société et des valeurs républicaines, méfiance envers les discours scientifiques, fronde contre les mesures gouvernementales, etc.

    #risque #repli_communautariste #communautarisme #déconfinement #ultra_droite #ultra_gauche #extrême_droite #extrême_gauche #mesures_gouvernementales #fake-news #école #valeurs_républicaines #idéaux_républicains #France #radicalisation #complotisme #idées_radicales #mots #vocabulaire #terminologie #communauté #universalisme #intégration #cohésion_sociale #lien_social #identité #lien_positif #vigilance #peur #religion #vengeance #apocalypse #antagonismes #confusion #autorité_scientifique #science #signalement #indivisibilité_de_la_République #unicité_du_peuple_français #égalité_hommes_femmes #laïcité #esprit_critique #complotisme #socialisation_positive
    #géographie_culturelle

    ping @cede @karine4

    via @isskein

  • La #Suisse sous couverture - Agents infiltrés (1/5)

    En 1955, les #services_de_renseignement américains et l’entreprise suisse #Crypto_AG concluent un accord confidentiel qui permettra l’#espionnage des communications de 130 pays. Durant des décennies, un pan de l’industrie helvétique sera impliqué dans ces activités, malgré la « #neutralité » du pays et avec la bénédiction du Conseil fédéral.

    https://www.rts.ch/play/tv/la-suisse-sous-couverture/video/la-suisse-sous-couverture-agents-infiltres-15?id=10868165

    #histoire #USA #guerre_froide #Crypto #William_Friedman #cryptographie #technologie #espions #renseignements #Boris_Hagelin #neutralité #espionnage #affaire_Buehler #Hans_Buehler #Nora_Makabee #BND #Siemens #Loèches #Valais

    ping @simplicissimus @etraces

    • La Suisse sous couverture - Les grandes oreilles de la Confédération (2/5)

      A #Loèche, #Swisscom, le Département fédéral de la défense et des entreprises privées proches de la #National_Security_Agency (#NSA) gèrent un parc d’antennes pour les communications satellitaires entre la Suisse et l’étranger. En l’an 2000, ce site stratégique devient la porte d’entrée privilégiée de Washington pour espionner les communications dans le monde entier.

      https://www.rts.ch/play/tv/la-suisse-sous-couverture/video/la-suisse-sous-couverture-les-grandes-oreilles-de-la-confederation-25-?id=108681
      #neutralité #télécommunication #satellites #ONYX #services_de_renseignement #USA #Etats-Unis #Jean-Paul_Rouiller #signalhorn #Treasure_Map serveurs_clandestins #déni

    • La Suisse sous couverture - #Genève, nid d’espions (3/5)

      Des salons de l’#ONU truffés de micros, des antennes camouflées dans les missions diplomatiques et des agents russes ou américains infiltrés partout... A Genève, où Edward Snowden travaillait pour la #CIA, le petit monde du renseignement grenouille discrètement et les espions chassent en meute.

      https://www.rts.ch/play/tv/la-suisse-sous-couverture/video/la-suisse-sous-couverture-geneve-nid-despions-35?id=10868210
      #Snowden #Nations_Unies #Special_collection_service (#SCS) #organisations_internationales #système_d'écoute #site_C #Wiesbaden #Fort_Meade #NSA #Russie

    • La Suisse sous couverture - Le secret bunker suisse (4/5)

      Nos données numériques personnelles sont une mine d’or d’informations qu’il faut protéger des regards indiscrets. En Suisse, une législation déficiente – elle date de 1992 – permet à des puissances étrangères d’accéder à ces données. Dans le dossier du « big data », c’est la souveraineté de la Confédération qui est en jeu.

      https://www.rts.ch/play/tv/la-suisse-sous-couverture/video/la-suisse-sous-couverture-le-secret-bunker-suisse-45?id=10868236

      #big_data #données_numériques #coffre-fort_numérique #réduit_national_4.0 #stockage #RGPD #protection_des_données #cloud_act

    • La Suisse sous couverture - Crypto révolution (5/5)

      D’un côté, Google et consorts contrôlent les canaux et le stockage de l’information. De l’autre, une puissante mouvance de hackers tente de rendre cette information publique, en piratant des systèmes informatiques. L’enjeu de cette guerre ? La défense de libertés fondamentales, aussi bien sur internet que dans la société.

      https://www.rts.ch/play/tv/la-suisse-sous-couverture/video/la-suisse-sous-couverture-crypto-revolution-55?id=10868255

      #activisme #résistance #hackers #Digital_Gesellschaft #droits_humains #chaos_computer #club #surveillance #économie_de_la_surveillance

    • La CIA s’est servie d’une entreprise suisse pour espionner plus de 100 pays

      Une affaire d’espionnage secoue la Suisse : pendant des décennies, les services de renseignement américains et allemands ont secrètement utilisé une entreprise suisse et sa technologie pour espionner de nombreux États. Que savaient les autorités suisses à ce sujet ?

      Vue de l’extérieur, la firme zougoise Crypto AG était une entreprise suisse sérieuse, spécialisée dans la technologie de pointe. Elle fabriquait un produit peu utilisé par la plupart des gens : des appareils de chiffrement. Ses clients étaient des États ainsi que leurs armées et services secrets voulant rendre leurs communications secrètes illisibles, c’est-à-dire les crypter ou les chiffrer.

      Cependant, Crypto AG n’était une entreprise normale et respectant les valeurs ayant cours en Suisse que côté pile. Côté face, elle possédait une structure cryptique – au sens propre – car ses propriétaires agissant dans l’ombre étaient, à partir de 1970, l’agence centrale de renseignement américaine (CIA) et le service de renseignement allemand (BND). Les deux services secrets firent en sorte que la technologie de cryptage « swiss made », réputée infaillible, soit munie d’une porte dérobée.

      Grâce à ces manipulations ciblées, la CIA et le BND ont pu espionner 148 États – ennemis ou alliés – pendant des dizaines d’années. Tous ces pays avait investi des millions pour obtenir la technologie de ce pays neutre et digne de confiance qu’était la Suisse. Autrement dit, ils ont payé eux-mêmes les appareils qui les ont trahis.

      Les faits ont été dévoilés à la mi-février par la télévision suisse alémanique SRF, la chaîne allemande ZDF et le « Washington Post » à l’issue d’une enquête commune. L’équipe de recherche s’est appuyée sur des dossiers de la CIA qu’on lui a fait passer en douce, et sur des entretiens avec d’anciens employés de Crypto AG et leurs proches.

      L’ampleur du « coup du siècle des services secrets » – ce sont les termes de la CIA – paraît énorme. L’affaire met en lumière les tensions de l’époque de la guerre froide. La complicité de la CIA et du BND éclaire d’un nouveau jour bon nombre d’événements historiques de ces 50 dernières années. Jusqu’où faut-il réécrire l’histoire mondiale récente ? Seule une étude approfondie des CryptoLeaks le déterminera. L’histoire suisse doit-elle, elle aussi, être révisée ? C’est la question qui fait tant de vagues aussi en Suisse. On se demande ce que les autorités suisses savaient, et si l’État suisse était au courant des agissements des services de renseignement étrangers sur son sol et les a couverts.
      « Le programme a dépassé les espérances les plus folles »

      Dans quelle mesure les activités d’espionnage de la CIA et du BND, s’appuyant sur la technologie truquée de l’entreprise Crypto AG, ont-elles abouti ? Le succès des espions est toujours un échec pour ceux qui en sont victimes : la réponse dépend donc du point de vue adopté. Celui de la CIA, d’après les sources publiées, est le suivant : « Cela a été le projet d’espionnage à la fois le plus productif et le plus long depuis la Seconde Guerre mondiale. » Ainsi, entre 80 et 90 % des communications secrètes de l’Iran ont pu être déchiffrées. D’après la source de la CIA, « le programme a dépassé les espérances les plus folles de ses inventeurs. »

      Ces écoutes ont permis aux États-Unis d’influencer l’issue de tous les grands conflits ou presque à leur profit. Un exemple : selon l’état actuel des sources, le coup d’État militaire au Chili (1973) a été soutenu par les États-Unis sur la base des écoutes. En même temps, la CIA et le BND ont épié les conversations du régime militaire alors parvenu au pouvoir et n’ont donc jamais rien ignoré des méthodes de persécution et de torture qui coûtèrent la vie à 30 000 opposants au régime.
      Beaucoup de questions, premières réponses

      Les révélations sur Crypto AG font beaucoup de vagues, mais il n’est pas encore possible d’en tirer des conclusions définitives. Les grandes questions qu’elles posent esquissent cependant la portée de l’affaire pour la Suisse.

      Pourquoi la CIA et le BND ont-ils utilisé la couverture discrète d’une entreprise suisse ?

      Crypto AG a été fondée en 1952 par le cryptologue suédois Boris Hagelin. Il n’a pas implanté son entreprise en Suisse par hasard : « Lorsqu’on travaillait dans un domaine aussi sensible que la cryptographie, il valait mieux rechercher la protection d’un pays neutre mais faisant preuve de peu de scrupules moraux », indique la source de la CIA. Boris Hagelin a vendu son entreprise en 1970 à une société-écran de la CIA et du BND.

      Ce sont la CIA et le BND qui se sont livrés à ces activités d’espionnage. Pourquoi l’affaire est-elle perçue en Suisse comme un scandale « suisse » ?

      Du point de vue suisse, il est déterminant de savoir si les autorités du pays connaissaient les intentions, le modus operandi et la portée des activités d’espionnage, et si elles les ont tolérées, voire même favorisées.

      Des employés de Crypto AG soupçonnèrent que des puissances étrangères s’étaient immiscées dans les rouages de leur parfaite technique. Ils en ont informé la justice suisse. Que s’est-il passé ensuite ?

      Il est prouvé qu’au milieu des années 1970, un employé a informé des instances officielles que les appareils vendus étaient « dotés de générateurs de clés manipulés permettant aux services d’espionnage allemands et américains de déchiffrer les messages » : c’est ce que dit une fiche des Archives fédérales du 24 juillet 1977. Le problème est que les dossiers relatifs à cette fiche ont en partie disparu…

      La police fédérale suisse a enquêté sur la base de ces accusations, mais sans résultat. Des témoins de l’époque affirment aujourd’hui que les interrogatoires menés par la police ne l’ont été que « pour la forme »...

      Toute l’affaire ne sent-elle pas un peu le réchauffé de l’époque de la guerre froide ?

      Il est vrai que les premières accusations ont été lancées au milieu des années 1970. Et que Hans Bühler, ancien employé de Crypto, a accusé ouvertement son entreprise de collaborer avec des services secrets étrangers (Hans Bühler, soupçonné d’espionnage, a passé neuf mois dans une geôle iranienne, et a publié ses accusations dans un livre paru en 1994). Mais toute la portée de l’affaire n’éclate au grand jour que maintenant, car des preuves ont été fournies par des sources de la CIA. De plus, les activités d’espionnage ont perduré jusqu’en 2018, soit bien après la fin de la guerre froide. Le BND s’en est toutefois retiré en 1993 déjà, à la suite de la réunification de l’Allemagne.

      Dans l’état actuel des connaissances, que savait le Conseil fédéral de ces activités d’espionnage ?

      C’est une question clé. On ne sait pas encore dans quelle mesure des conseillers fédéraux étaient au courant de ces activités. Les documents de la CIA impliquent l’ancien conseiller fédéral Kaspar Villiger (PLR). Aujourd’hui âgé de 79 ans, ce dernier nie vigoureusement avoir été informé des détails.

      Pourquoi est-ce si important de savoir si le Conseil fédéral était au courant des activités d’espionnage ?

      S’il devait s’avérer que le Conseil fédéral, ou certains conseillers fédéraux, connaissaient ces activités d’espionnage, des questions sérieuses se posent : le gouvernement les a-t-il tolérées ? Ou les a-t-il couvertes ? A-t-il accepté que la neutralité suisse serve de leurre ? Et si la Suisse a été complice, a fermé les yeux ou couvert les faits : comment justifier l’espionnage contre des pays belligérants lorsqu’on affiche une politique de neutralité ?

      Comment le Conseil fédéral et le Parlement réagissent-ils à l’affaire ?

      La présidente de la Confédération, Simonetta Sommaruga, a dit très tôt que le gouvernement allait réunir tous les faits et était favorable à une enquête. La ministre de la Défense Viola Amherd a confirmé que son département abrite des documents laissant penser que son prédécesseur Kaspar Villiger était au courant. Désormais, l’affaire fait l’objet d’une enquête de la Délégation des Commissions de gestion des chambres fédérales. Cet organe de contrôle entend déterminer ce que la Suisse savait de ces activités d’espionnage, et si les renseignements suisses en ont même éventuellement même.

      L’affaire des CryptoLeaks met-elle en péril le rôle actuel de la Suisse ?

      La Suisse joue un rôle d’intermédiaire dans de nombreux conflits. Elle propose même ses « bons offices » dans les régions du monde sous tension. Ainsi, elle joue actuellement le « rôle du facteur » entre les États-Unis et l’Iran. La Suisse ne peut endosser ce rôle diplomatique que si sa crédibilité d’État neutre est intacte. C’est précisément cette crédibilité qui est en jeu maintenant. Ajoutons que l’Iran a été particulièrement touché par l’espionnage permis par la technologie « swiss made » truquée et vendue par le représentant de Crypto, Hans Bühler.

      Ce sont les États-Unis et l’Allemagne qui ont espionné d’autres pays. Pourquoi la réputation de la Suisse en souffrirait-elle ?

      L’avenir dira si la perception extérieure de la Suisse a subi des dommages. Mais la perception intérieure de la Suisse est de toute façon affectée : l’image de pays neutre à laquelle tiennent tant de Suisses est endommagée. L’affaire des CryptoLeaks pourrait jeter un discrédit total sur la neutralité suisse (voir aussi le commentaire de notre invité, p. 15).

      Crédibilité, confiance, image de soi : ce sont des facteurs subjectifs. L’affaire menace-t-elle aussi des intérêts économiques tangibles ?

      La Suisse possède une branche technologique en plein essor, qui dépend aussi de l’image de marque du pays. De plus, la Suisse souhaite se vendre comme une « place numérique propre », et promeut une initiative internationale dans le domaine de l’éthique. L’affaire des #CryptoLeaks tombe très mal.

      https://www.revue.ch/fr/editions/2020/03/detail/news/detail/News/la-cia-sest-servie-dune-entreprise-suisse-pour-espionner-plus-de-100-pays

  • Allô place Beauvau ? C’est pour un bilan | Mediapart en #AccèsLibre
    https://www.mediapart.fr/studio/panoramique/allo-place-beauvau-cest-pour-un-bilan

    allo @Place_Beauvau - c’est pour un bilan (provisoire) en #AccèsLibre tout le week-end

    Novembre 2018 / #Confinement 2020 : une répression française

    909 #signalements
    3 décès
    333 blessures à la tête
    27 éborgnés
    5 mains arrachées

    #violencespolicières

  • RSF dévoile la liste 20/2020 des Prédateurs numériques de la liberté de la presse | RSF
    https://rsf.org/fr/actualites/rsf-devoile-la-liste-202020-des-predateurs-numeriques-de-la-liberte-de-la-press

    A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la cybercensure, le 12 mars, Reporters sans frontières (RSF) dévoile une liste de 20 Prédateurs numériques de la liberté de la presse en 2020. En traquant les journalistes, ces entreprises, organismes et administrations mettent en péril notre capacité à nous informer. La liste n’est pas exhaustive, mais ces 20 Prédateurs numériques de la liberté de la presse représentent en 2020 un danger évident pour la liberté d’opinion et d’expression, garantie par (...)

    #RSF #harcèlement #haine #censure #religion #manipulation #FinSpy #WhatsApp #Weibo #WeChat #Twitter #Telegram #Signal #Facebook #Baidu #TikTok #Zensorium #NSO #Vupen_Security #Roskomnadzor #HackingTeam #Islam (...)

    ##surveillance

  • #Enfance en danger : pour le Sénat, il faut encourager les #signalements plutôt que changer le cadre juridique
    https://www.banquedesterritoires.fr/enfance-en-danger-pour-le-senat-il-faut-encourager-les-signalem

    Deux commissions du Sénat se sont penchées sur « l’obligation de signalement par les professionnels astreints à un secret des violences commises sur les mineurs ». Leur rapport dresse un état des lieux du secret professionnel. Les choses ne sont pas simples. La pertinence d’une obligation qui s’imposerait à tous est toutefois loin d’être évidente. Une modification du cadre juridique actuel n’est donc pas préconisée.

    […] Au final, le rapport du Sénat estime que « le cadre juridique actuel, qui autorise la préservation du secret professionnel dans certains cas complexes, permet aux professionnels d’agir de la façon la plus adaptée à la santé et à la sécurité du #mineur » et n’appelle donc pas à sa modification. En revanche, il préconise certaines mesures pour faciliter les signalements des professionnels dans le cadre législatif en vigueur. Celles-ci consisteraient notamment à harmoniser la rédaction des codes de #déontologie des professions de santé pour que le devoir d’alerte protège tous les mineurs jusqu’à l’âge de 18 ans et à approfondir les connaissances sur les procédures de signalement.

    Autres mesures préconisées : un renforcement de la #formation initiale et continue des #professionnels_de_santé et des travailleurs_sociaux sur la détection des situations de maltraitance et les procédures de signalement, une meilleure diffusion des bonnes pratiques, un développement des échanges pluridisciplinaires entre professionnels, ou encore un encouragement des professionnels à s’appuyer sur des médecins référents, experts en #protection_de_l'enfance, en cas de doute sur une situation de maltraitance.

    Le rapport et sa synthèse :
    http://www.senat.fr/rap/r19-304/r19-304_mono.html
    http://www.senat.fr/rap/r19-304/r19-304-syn.pdf

  • Protect our Speech and Security Online : Reject the Graham-Blumenthal Proposal | EFF Action Center
    https://act.eff.org/action/protect-our-speech-and-security-online-reject-the-graham-blumenthal-proposa

    Senators Lindsey Graham and Richard Blumenthal are quietly circulating a serious threat to your free speech and security online. Their proposal would give the Attorney General the power to unilaterally write new rules for how online platforms and services must operate in order to rely on Section 230, the most important law protecting free speech online. The AG could use this power to force tech companies to undermine our secure and private communications. We must stop this dangerous (...)

    #EFF #lutte #censure #législation #pédophilie #cryptage #WhatsApp #Signal